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Languedoc Roussillon et son histoire

Posté par francesca7 le 14 octobre 2014

 

images (1)Aux 12e et 13e s., le succès remporté par une hérésie, le catharisme, met à feu et à sang les terres du comte de Toulouse. La croisade contre les Albigeois entraîne des conséquences politiques inimaginables, à commencer par le rattachement au domaine royal de ce qui pouvait apparaître comme un État en gestation. Sa violence a durablement traumatisé les esprits languedociens et sans doute contribué à la méfiance envers tout ce qui émane du pouvoir central.

L’hérésie cathare

Venu d’Orient (en particulier de Bulgarie, ce qui a valu à ses adeptes le surnom de « boulgres »), le catharisme doit son nom au grec katharos (« pur »). L’évêque Nicétas de Constantinople fonde le « dualisme radical » en 1167 au concile de St-Félix-Lauragais. Issus du catholicisme mais niant la divinité du Christ, les cathares opposent un monde spirituel de lumière et de beauté au monde matériel de Satan qui emprisonne l’homme. En outre, ils refusent les rites traditionnels (baptême et mariage) ce qui attise la colère des clercs. Le seul sacrement administré est le consolamentum , pour l’ordination d’un parfait ou la bénédiction d’un croyant à l’article de la mort.

Parfaits et croyants

L’Église cathare est dirigée par quatre évêques (ceux d’Albi, d’où le nom d’Albigeois, de Toulouse, de Carcassonne et d’Agen). Mais ce sont les parfaits ou bonshommes , qui mènent une existence austère afin de se libérer de l’emprise du malin et d’accéder à la pureté divine, qui la propagent dans la population des croyants, simples fidèles. L’hérésie connaît d’abord un franc succès en ville dans le milieu de l’artisanat et du négoce, puis dans les campagnes sous la protection des seigneurs Roger Trencavel, vicomte de Béziers et de Carcassonne, et Raimond-Roger, comte de Foix. Quant au comte de Toulouse, Raimond VI, il ferme les yeux.

Guerre et répression

Rome tente de regagner du terrain : en prêchant auprès des croyants, avec saint Dominique de Guzmán ou en essayant de persuader Raimond VI de renoncer à protéger les hérétiques. En vain. En mars 1208, l’assassinat près de St-Gilles de Pierre de Castelnau, légat du pape Innocent III envoyé auprès du comte de Toulouse, déclenche la croisade.

Celle-ci est menée par les « barons du Nord », conduits par Simon de Montfort et Gui de Lévis. À la surprise générale, Raimond VI prend la croix : c’est qu’il s’agit pour lui, en se joignant à la croisade, d’éviter la confiscation de ses terres au profit des croisés, sort promis à tout soutien des hérétiques.

La campagne est ponctuée d’atrocités : le sac de Béziers (1209) est précédé de l’apostrophe célèbre mais vraisemblablement légendaire : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Carcassonne tombe la même année et Trencavel, qui n’avait pas eu la prudence de son suzerain, et sur qui reposait la résistance, est emprisonné et égorgé. Les croisés s’emparent des places fortes de Minerve, Termes, Puivert (1210) et Lastours (1211). Raimond VI fait alors appel à son beau-frère, le roi d’Aragon, Pere (Pierre) II, mais celui-ci est tué lors de la bataille de Muret (1213). Simon de Montfort met alors la main sur le comté de Toulouse, avant de succomber à son tour sous les remparts de la Ville rose (1218).

Des comtes de Montfort au royaume de France

Succédant à son père en 1222, Raimond VII entreprend la reconquête de ses territoires, devenus fief d’Amaury de Montfort, le fils de Simon. Vite débordé, Amaury doit céder ses droits au roi de France en 1224.

Le combat change alors d’âme. Louis VIII en personne mène la croisade : c’est le nord contre le sud, le royaume de France contre les comtés occitans. Le traité de Meaux (1229) clôt la « guerre sainte » : Raimond VII est contraint par Saint Louis de signer le traité de Lorris (1243) : sa fille unique, Jeanne, est mariée au frère du roi, Alphonse de Poitiers : cette union sans descendance a pour conséquence l’annexion à terme au royaume de France des possessions du comte de Toulouse.

Les derniers réduits cathares sautent les uns après les autres : Peyrepertuse tombe en 1240. Après l’attentat d’Avignonnet, 6 000 croisés assiègent le fief de Montségur : 225 cathares sont brûlés vifs (1244) et les rescapés n’obtiennent qu’un sursis au château de Puilaurens. La guerre albigeoise s’achève par la chute du bastion de Quéribus en 1255. En 1258, le roi de France, par le traité de Corbeil tient les Cinq Fils de Carcassonne : Peyrepertuse, Puilaurens, Termes, Aguilar et Quéribus, formidable barrage dressé face aux Aragonais. La fin des opérations militaires ne signifie pas pourtant le retour au calme pour les Languedociens. Vient le temps de la répression : l’Inquisition se met en place : enquêtes, questions, condamnations se succèdent, contribuant à la profonde cicatrice laissée par les événements dans la conscience populaire. Ce n’est qu’en 1321 que Guillaume Bélibaste, dernier parfait connu, monte sur le bûcher à Villerouge-Termenès.


Protestantisme : de la naissance à la révolte

La Réforme rencontra un grand succès, tant dans la noblesse et la bourgeoisie des villes que dans la paysannerie. Hélas ! Louis XIV, « travaillé » par le parti dévot, multiplia les persécutions avant de révoquer l’édit de Nantes. Les difficultés économiques aidant, l’exaspération se traduisit par une guerre qui contribua à dessiner le paysage politique de la région pendant plus de deux siècles.

La province de Languedoc

images (2)Guerres, avec invasions récurrentes des « bandes espagnoles », famines et épidémies marquent la charnière du 14e et du 15e s. dans les Pyrénées et en Languedoc. Cependant, le protestantisme s’implante en Languedoc, notamment dans les Cévennes et à Montpellier, et la région est à nouveau troublée en 1559 par une guerre sanglante entre protestants et catholiques. L’ édit de Nantes va ramener le calme en 1598, même si les tensions reprennent après la mort d’Henri IV : c’est la paix d’Alais (1629) qui va assurer un temps la liberté de conscience des protestants. Les gouverneurs de Languedoc (la famille Montmorency, puis les Conti) s’installent à Pézenas, plutôt qu’à Montpellier, place forte huguenote. La petite cité va alors connaître sa période de splendeur et se couvrir d’hôtels particuliers. Ce n’est qu’en 1685 que l’intendant Basville s’installe à Montpellier, qui trouve alors un rang de « capitale régionale » qu’elle n’a plus quitté depuis.

Le mauvais zèle de Louis XIV

En 1661, Louis XIV entreprend une vive campagne contre la « religion prétendue réformée » (RPR) : il impose aux huguenots de loger ses soldats, les redoutés « dragons », qui commettent les rudes « dragonnades ». Croyant à tort que sa politique engendre de nombreuses conversions – les rapports biaisés des intendants, soucieux de plaire à la Cour, ne sont pas étrangers à sa décision –, le Roi-Soleil décide de révoquer l’édit de Nantes : les temples sont démolis et les pasteurs chassés. Un véritable exode s’ensuit, vers Genève et les Pays-Bas. Trois à cinq cent mille protestants privent alors l’agriculture, le commerce, l’industrie, la science et les arts de leur force vive. Pour endiguer l’hémorragie, on emprisonne, on bastonne, on enlève les enfants, on condamne aux galères, on brûle parfois… Les pasteurs se réfugient dans des montagnes retirées : c’est le « désert » (en référence au désert biblique des Hébreux) où se tiennent des assemblées. Les pasteurs desservent clandestinement les villages, et « régularisent » lors de leurs passages un état civil aussi oral qu’officieux.

La révolte des camisards

En juillet 1702, l’assassinat de l’abbé du Chayla, qui retenait des huguenots prisonniers dans le château du Pont-de-Montvert sur le Tarn, donne le signal d’une insurrection générale : deux ans durant, les « camisards » (du languedocien camisa , chemise qu’ils portaient par-dessus leurs vêtements pour se reconnaître la nuit) partent en guerre contre le pouvoir catholique, menant une guérilla ponctuée d’audacieux coups de main.

Jean Cavalier et Pierre Laporte, dit Roland sont les deux chefs les plus célèbres des 3 000 à 5 000 camisards, largement soutenus par la population cévenole. Face à eux : 30 000 hommes et trois maréchaux, dont Villars, qui est assez habile pour amener Cavalier à négocier. Accusé de trahison par ses compagnons, celui-ci s’exile en Angleterre. Roland, lui, est capturé et brûlé à Nîmes en 1702. C’est la fin de la résistance camisarde.

Pour autant, les persécutions ne cessent véritablement qu’en 1787, avec la signature de l’édit de Tolérance par Louis XVI. Les protestants peuvent désormais exercer un métier, se marier et faire constater officiellement les naissances. En 1789, ils tiennent le haut du pavé lors de la Révolution qui leur garantit la pleine liberté de conscience .


Le temps des mutations

La politique de grands travaux encouragée par Colbert avait posé les bases d’une première industrialisation… Pourtant, en dépit de l’exploitation du bassin houiller des Cévennes, le Languedoc-Roussillon passe à côté de la révolution industrielle du 19e s. et reste ancré dans l’agriculture jusqu’à ce que pointent les activités touristiques.

Quelques atouts majeurs pour son développement économique remontent à la fin du 17e s. : aménagement du port de Sète par Colbert à partir de 1666, percement du canal du Midi par Pierre Paul Riquet entre 1666 et 1680, développement des manufactures de textile (Villeneuvette). La Cévenne se voue alors à l’élevage du ver à soie après la destruction de la châtaigneraie par un hiver très rigoureux (1709). Pratiquée depuis le 13e s., cette activité avait pris un premier essor sous Henri IV, grâce à l’agronome Olivier de Serres et au pépiniériste nîmois Traucat… La plantation intensive de mûrier, plat exclusif du ver à soie, va permettre à « l’arbre d’or » de supplanter « l’arbre à pain » pour quelque temps. Mais, malgré les découvertes de Pasteur, la sériciculture décline à partir du milieu du 19e s., sous l’action conjuguée de la pébrine (maladie du ver à soie), de l’apparition des fibres synthétiques et de la concurrence extrême-orientale.

Tourisme et industrie

C’est avec le 19e s. qu’apparaît une activité nouvelle, le tourisme : les cures thermales d’Amélie font fureur sous Louis-Philippe, tandis que se développe le goût pour l’escalade dans les Pyrénées. Les Cévennes se lancent quant à elles dans l’exploitation des minerais de fer, de plomb et surtout de houille à Alès, Bessèges et La Grand-Combe. Dans le même temps, les forges catalanes, connues depuis le 12e s., disparaissent.

Le « Midi Rouge »

À la terrible crise du phylloxera (1868-1872) qui avait ruiné tant de viticulteurs, puis à la découverte d’un autre fléau, le mildiou, champignon qui pourrit le vignoble, s’ajoute au début du 20e s. une série de facteurs économiques défavorables. La greffe de plants américains, résistants au premier, provoque une surproduction de vins sans qualité et encourage la pratique de la chaptalisation (ajout du sucre). La concurrence sévère des vins d’Algérie et les importations sauvages entraînent la chute des cours.

La révolte des gueux

Divisé en départements depuis 1790, le Languedoc avait prouvé à plusieurs reprises – opposition au coup d’État de Napoléon III en décembre 1851, Commune de Narbonne en 1870-1871 – sa capacité de résistance. La crise du vin semble imposer une réaction. Les protestations enflent et des manifestations monstres se succèdent dans les principales villes languedociennes à l’appel du Tocsin , le journal animé par un cafetier d’Argeliers (Aude), Marcellin Albert . Le maire emblématique de Narbonne, Ernest Ferroul , renvoie son écharpe tricolore, comme plus de 600 maires de la région, et prend la tête des révoltés qui se baptisent eux-mêmes les « gueux ».

L’affaire prend une ampleur considérable : ils sont un million à Montpellier le 9 juin. Le 17, le gouvernement donne l’ordre d’arrêter les leaders. Le 19, la troupe tire à Narbonne et six manifestants sont tués. Mais, fils de viticulteurs pour la plupart, les soldats du 17e régiment d’infanterie basé à Agde fraternisent avec les manifestants. Ils se mutinent et marchent sur Béziers. La situation est quasi insurrectionnelle : Marcellin Albert monte à Paris pour négocier avec le président du Conseil, Clemenceau. Mais le brave cafetier n’est pas rompu aux roueries de la politique : à la fin de la réunion, Clemenceau lui avance quelques francs afin qu’il puisse regagner le pays… et s’empresse de le faire savoir, déconsidérant ainsi le malheureux aux yeux de ses camarades !

Cependant, l’Assemblée nationale vote des mesures afin de prévenir la fraude (« mouillage » et « sucrage »), ce qui donnera naissance aux services de répression des fraudes, bien connus aujourd’hui, ainsi qu’à la mise en place des vins d’appellation d’origine (1919), ancêtres des AOC. Afin de pallier les méventes, les vignerons s’organisent en coopératives : la première voit le jour à Lézignan en 1909. Ces caves mettent à en commun des outils de vinification, et assurent la commercialisation.

images (3)Croissance urbaine et stations balnéaires

Le Languedoc-Roussillon va voir les accords d’Évian (1962) se traduire par l’installation massive de rapatriés d’Algérie. Pour faire face à cet afflux, les municipalités édifient en hâte des quartiers en périphérie. Parallèlement, le plan d’aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, décidé en 1963, fait surgir de terre des stations créées de toutes pièces : La Grande-Motte, Le Cap-d’Agde, Canet-Plage ou St-Cyprien-Plage…

Le tourisme devient le principal moteur de l’économie régionale, d’autant que les activités traditionnelles périclitent : le vignoble va de crise en crise, le bassin minier des Cévennes s’éteint en 1989. Les années 1970 sont marquées par des luttes désespérées pour la survie de cette économie traditionnelle : les manifestations-happenings contre l’extension du camp du Larzac, comme le renouveau occitan, culturel mais aussi politique, sont emblématiques de cette période.

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Benodet un petit port du Finistère

Posté par francesca7 le 6 mars 2014

Arrivée_course_croisière_à_Bénodet_en_aout_1936

A 15 km de Quimper, Benodet se présente comme un petit port de charme et une station balnéaire familiale. Le slogan de la ville est « Bénodet. Bonne idée ! » auquel s’est récemment ajouté « la station cinq étoiles ». C’est une station balnéaireclassée. La commune se dénommait Perguet jusqu’en 1878

Le 5 mai 1597 des bateaux appartenant à la troupe du soldat ligueur et brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui prend ce jour-là momentanément Quimper avant d’être repoussé, attendaient dans le port de Bénodet pour prendre part au pillage, mais « frustrés de leurs espérances, s’en retournèrent à vide comme ils étaient venus » écrit le chanoine Moreau12.

 Des annotations de Berthou de Launay jointes à une carte datant de 1723 met en avant les qualités nautiques du site de l’estuaire de l’Odet (l’orthographe de l’époque a été respectée):

« Dans les marées ordinaires, il reste dans le canal de la rade cinq ou six brasses d’eau, la brasse de cinq pied de Roy. La coste du bon mouillage depuis l’anse de Sainte-Maraine du costé de Combrit jusqu’à l’anse de la Vieuville est roide (…), ayant au pied des roches qui se découvrent dans les basses mers deux ou trois brasses d’eau, on y pouroit fabriquer de beaux quays et de beaux magazins, la pierre étant sur les lieux. Pareillement depuis la pointe nommée pointe de la Pierre jusqu’à l’autre pointe du nord-est contigu, (…), où on pouroit fabriquer des quays de carrénage et de beaux magazins, ayant la pierre sur l’endroit, et même étant proche de la belle pierrière du manoir de Kergos et des anses du dit Kergos et de Penfoul, où on pouroit former des chantiers de construction et de radoub. Dans le bourg de Saint-Thomas [il s'agit de Bénodet], il y a plusieurs maisons ruinées qu’on pouroit rétablir, outre celles qui sont sur pied qui sont logeables, avec de beaux emplacements pour bâtir. On peut mettre facilement ce port hors d’insulte, bâtissant sur les pointes de saint Gildas et du corps de garde de Combrit des batteries de 30 canons de 24 et en augmentant le fort de 20 pièces de 36 (…). Outre que l’on pourrait fermer le port en cas de nécessité, de bonnes estacades en forme de « V », liées de grosses chaînes dans l’espace de la Pointe du Coq à l’autre pointe oposée du coté de Combrit, qui ne contient de distance que 130 toises. (…) »

Au xviie siècle, Bénaudet (orthographe utilisée à l’époque) est sous la mouvance des seigneurs de Bodigneau (Bodinio) en Clohars-Fouesnant, mais fait partie de la paroisse de Perguet : plusieurs actes notariés des juridictions de Kemper-Corentin et de la baronnie du Pont attestent de l’existence du village à cette époque.

Benodet un petit port du Finistère dans Bretagne 220px-B%C3%A9nodet_au_d%C3%A9but_du_XX%C3%A8me_si%C3%A8cleLe 5 août 1669, Nicolas Euzenou, chevalier, capitaine garde-côte de Bénodet et de l’Île-Tudy, seigneur de Kersalun et du Cosquer (en Combrit), marié avec Claude Guégant de Querpiguet, demande, tant pour lui que pour ses héritiers dont René Euzenou, chevalier, seigneur de la Vieuville, son fils aîné à être reconnus comme « nobles, issus d’ancienne chevalerie et extraction noble ». C’est lui qui fut pendu le 23 juin 1675 à une fenêtre de son château du Cosquer par des paysans révoltés lors de la révolte du papier timbré. Sauvé momentanément par un paysan de Combrit, Mathieu Mendez, il mourut le 1er juillet 1675 à Pont-l’Abbé des suites de ses blessures.

Le bailli de Quimper François-Marie de Kerguélen de Penanjeun écrit en 1709 : « Le port de Benodet est très mal gardé, qu’il vient tous les jours des battaux pecheurs se rendant à Quimper qui y acheptent des blets, du pain et des provisions qu’ils vendent aux grenesiens (Guernesiais) et cela de nuit et de jour. Il parait, Monseigneur, qu’il seroit à propos de faire aborder au fort tous les bataux entrant et sortant. Comme se sont quatre ou cinq péïsants des paroisses voisines mal disciplinés qui montent à leur tour cette garde, si sa Majesté le juge à propos, j’aurez le soin d’en faire la visite toutes les semaines et de remédier à ce désordre, sans en atteindre aucune rétribution que l’honneur de vous en rendre compte, et de marquer par là à votre Grandeur le zèlle que je conserverai toujours pour les intérêts du Roy ».

600px-Plage-Avant-apres-2 dans Finistère

Benjamin Girard, dans son livre « La Bretagne maritime », publié en 1889, décrit ainsi Bénodet les siècles précédents :

« Bénodet était il y a trois siècles un hameau habité par quelques familles de pêcheurs. Dès cette époque, son mouillage offrait un abri précieux aux navires surpris par le mauvais temps entre les Glénan et Penmarc’h. (…) Pendant les guerres du Premier Empire, un grand nombre de navires, chargés d’approvisionnements divers à destination de Brest, purent aborder à Bénodet, en échappant à des croiseurs anglais, obligés, par les dangers de la côte, à se tenir au large. Une corvette de la marine impériale s’y réfugia ; bientôt attaquée par des péniches anglaises armées d’artillerie légère, elle repoussa cette attaque grâce à l’appui des batteries de côte dont les défenseurs furent efficacement secondés par les habitants du pays. (…) Bénodet est un lieu de relâche très fréquenté : le mouillage y est excellent et on y trouve, à certains endroits, plus de 10 mètres d’eau à mer basse. La Compagnie des Indes eut, dit-on, le projet d’y faire un port. Deux fanaux, l’un à la pointe du Coq, l’autre à la Pyramide, indiquent la direction à suivre pour entrer dans l’Odet. Un troisième feu, situé sur la rive de Combrit, près du sémaphore, sera prochainement allumé. (…) Les ouvrages du port actuel comprennent un quai de 53 mètres de longueur et une cale perpendiculaire à ce quai, dont la longueur est de 66,50 mètres. À l’extrémité de cette cale les navires trouvent, à haute mer 4 m en vive eau ordinaire et 2,83 m en morte eau. Le commerce local consiste en quelques expéditions de poteaux de mines vers l’Angleterre et de bois à brûler pour les ports voisins ; 18 chaloupes y font la pêche côtière, principalement celles du congre et duhomard. »

Le bulletin du Conseil général du Finistère de décembre 1877 écrit : « Le conseil municipal de Perguet demande que la commune soit autorisée à échanger le nom de Perguet contre celui de Bénodet » ; le Conseil général donne un avis favorable dans sa séance du 23 décembre 1877.

La commune de Bénodet est née le 15 mars 1878 par décret du Président de la République, maréchal Mac Mahon. Jusqu’à cette date, elle s’appelait Perguet, du nom de la paroisse de Perguet qui, jusqu’au début du xixe siècle, se composait d’une multitude de petits hameaux agricoles, constitués de fermes et de penty à l’intérieur des terres, et d’un hameau de pêcheurs et de marins pratiquant le cabotage, constitué autour de la chapelle Saint-Thomas, au port.

C’est au cours du xixe siècle que ce hameau de pêcheurs devient le centre névralgique de la commune avec la construction de la mairie, de l’école mixte et l’agrandissement de l’ancienne chapelle Saint-Thomas, élevée au rang d’église paroissiale. Bénodet comptait environ 150 habitants en 1878. C’était la seule agglomération de la commune et seules quelques routes encaissées y menaient.

Marius Sepet visite Bénodet en 1894 et en fait cette description : « Environné de belles habitations, Bénodet est fréquenté par les Quimperrois (sic), qui se baignent sur une plage de sable en arc de cercle (grandes cabines), située en avant du petit fort, ou batterie de Bénodet. Deux phares, l’un à feu fixe rouge et haut de 10 mètres, l’autre à feu fixe blanc et haut de 17 mètres, signalent l’entrée de l’Odet. Il existe en outre un sémaphore sur la rive droite. Ce ne sont plus seulement les Quimperrois qui fréquentent la plage de Bénodet et la riante verdure qui la couronne, elle est en train de devenir, grâce aux facilités de circulation, une station recherchée de loin, même des Parisiens et des Parisiennes ».

Cette autre description de Bénodet date de 1899 :

« Bénodet, modeste village, assis au pied des collines de la rive gauche de l’Odet et près de l’embouchure de ce fleuve, n’a été pendant longtemps fréquenté que par les habitants de Quimper ; mais, attirés par ce site ravissant et un climat doux et régulier, des visiteurs de plus en plus nombreux viennent chaque année passer la saison ici ; un très confortable hôtel et plusieurs villas ont été construits de sorte que Bénodet est en passe de devenir une plage à la mode ; il le mérite à tous égards. »

500px-Archives_bac_B%C3%A9nodet dans VILLAGES de FRANCE

En 1890 la mise en service de deux bacs charretiers de 10 mètres de long et trois mètres de large est un grand progrès ; un essai de service assuré par une régie départementale échoue et le bac est à nouveau affermé (à Pierre Caoudal); en 1902 l’un des bacs fait naufrage en raison de son manque d’entretien et de sa vétusté sans faire de victimes et est renfloué, reprenant du service jusqu’en 1905, le second continuant toutefois à fonctionner. En 1906, Adrien de Baroncelli écrit : « Au hameau de Sainte-Marine, un grand bac à rames permet de traverser l’embouchure de l’Odet. Ce bac transporte au besoin des automobiles, néanmoins l’embarquement et le débarquement ne sont pas commodes ; enfin si plusieurs voitures doivent passer, on risque d’attendre longtemps son tour ». Le tarif est alors de 5 centimes pour les piétons, 10 centimespour les bicyclettes, 2 francs pour les automobiles et la durée de la traversée est estimée à six minutes. En 1908, Gordon Sturrock note que le tarif de la traversée est de 30 centimes par personne, mais que ce prix ne comprend pas le passage de la bicyclette.! La différence de tarif indiquée par ces deux auteurs, à deux ans d’intervalle, est surprenante.Le premier bac à vapeur, long de 15 mètres et large de huit mètres, est mis en service le 1er août 1911 : il est tracté par des chaînes mouillées s’enroulant autour d’un tambour, mais il doit cesser son fonctionnement dès 1925 car le mécanisme a mal vieilli et les pannes étaient trop fréquentes.

André Chevrillon décrit ainsi le départ du bac en 1920 :

« Maintenant le bac va partir. Il est amarré à la grève ; on a mis des planches sur les goémons pour que deux chars à bancs qui attendent puissent embarquer. C’est très difficile de caser ces deux hautes voitures, avec leurs chevaux, dans le radeau creux où de massives bigoudens, des pêcheurs avec leurs paniers de poisson, doivent aussi trouver place. Les passeurs crient, les cochers huent en faisant « culer » leurs bêtes : Zous ! An dré ! Chom azé (…) L’ordre est fait ; le calme règne. Les bons chevaux patients sont installés avec les charrettes paysannes dont le devant est peinturluré de fleurs naïves. Il reste même un peu de place entre les coffres et les redoutables bigoudens. Nous embarquons. Penchés en arrière, appuyant ensemble d’un grand effort sur leurs longues gaffes, les rameurs « poussent ». »

Un nouveau bac à vapeur est inauguré le 26 juillet 1929, mais coule lors d’une tempête (le patron aurait oublié de fermer l’un des hublots !) dans la nuit du 4 au 5 décembre 1929 dans le port de Bénodet ; il est renfloué et reprend du service après réparations le 20 avril 1930 jusqu’au 11 octobre 1944, jour où les Allemands le dynamitent. Une vedette à moteur, puis un chaland provisoire en bois le remplacent alors, la liaison n’étant rétablie avec une véritable bac qu’en 1951 : ce bac peut charger un maximum de 20 voitures et, très vite, est engorgé, principalement en saison estivale, en raison de l’accroissement du trafic (28 000 véhicules en 1951, 135 000 en 1964, 290 000 en 1971, le bac fonctionnant alors 18 heures par jour). Le temps d’attente avant d’embarquer peut être supérieur à une heure et de nombreux automobilistes, ainsi que les poids lourds, doivent faire le détour par Quimper où la rocade sud et le pont de Poulguinan (qui permet de traverser l’Odet juste en aval de Quimper) n’existent pas encore (mis en service en 1974).

Bénodet, aujourd’hui station balnéaire réputée de la côte de Cornouaille, a toujours été un lieu reconnu pour son intérêt géographique d’embouchure de l’Odet, navigable jusqu’à Quimper. Sa situation lui vaut son nom en breton de  » tête de l’odet « . Pendant tout le Moyen âge, Bénodet servit d’avant port commercial à Quimper pour le trafic des céréales, vins, toiles, bois, poissons et autres matières de cabotage vers l’Espagne, Bordeaux, l’Angleterre ou les Pays-Bas.

L’essor actuel de Bénodet débuta au début du siècle dernier par le développement du tourisme et la vogue des bains de mer puis du nautisme. Ses charmes alliant les douceurs champêtres de sa rivière à la rudesse de l’océan donnent à Bénodet son climat spécifique si apprécié par tous ceux qui le découvrent.

Des écrivains de talent comme Emile Zola, André Suarez, Frédéric le Guyader, Guillaume Apollinaire y ont traduit leurs émotions. De nombreux artistes-peintres ont idéalisé ces moments de lumière et d’émotions comme André Dauchez, Lucien Simon, Eugène Boudin.

 

L’église Notre Dame de la Mer située sur le port est dédiée à Saint-Thomas Becket. Edifiée au XIIIe siècle, elle ne comptait à l’origine qu’une nef et un petit clocher. Elle fut agrandie au cours du XVIe puis remaniée au XIXe avec réemploi d’éléments anciens.

Eglise d’architecture contemporaine, construite en 1968 sur l’avenue de la Mer.

Curiosité : Une piéta en bois de la fin du XVe siècle.

Musée du Bord de Mer

Un voyage dans le temps est proposé au visiteur pour découvrir la Belle Plaisance, les origines du yachting à Bénodet, ainsi que la magie de l’estuaire de l’Odet.

Exposition permanente : Art de vivre à la mer

Dans une ambiance marine, découvrez le monde des loisirs au bord de mer. Bains de mer, tourisme et hôtellerie se développent au début du XXéme siècle. Films inédits, photos d’époque, bateaux modèles et tableaux des peintres officiels de la marine agrémentent le parcours du visiteur. Un lieu à découvrir en famille!

Nouvelle exposition : A bord des paquebots

Embarquement immédiat pour 2 années de voyage avec l’association French-Lines pour  découvrir l’art de vivre A BORD DES PAQUEBOTS.

Jusqu’au printemps 2014, documents iconographiques, films et maquettes feront revivre au public cette fantastique épopée dans une reconstitution ludique accessible à toute la famille. Les loisirs à bord seront évoqués durant 2012, l’art de la table et la gastronomie à partir d’avril 2013.

Port de Bénodet vu de Sainte Marine.Exposition produite et réalisée par la ville de Bénodet et l’association French-Lines avec le concours de Franck Senant, ingénieur du patrimoine, spécialiste de l’histoire des paquebots.
Le musée est ouvert tous les jours (sauf mardi et mercredi) de 10h à 13h et de 14h à 18h. Ouvert tous les jours en Juillet-Août.

Exposition permanente sur le thème de la Belle Plaisance.

phare de la Pyramide

D’une hauteur de 48 mètres, il fut construit en remplacement d’une ancienne balise en bois en forme de pyramide qui servait d’amer aux marins pour l’entrée de l’Odet.

 

Phare du Coq

Balisage par alignement avec le phare de la Pyramide à l’entrée de l’Odet, il doit son nom à une roche immergée dont la forme étrange évoque un coq.

 

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A Autun, les Joies du détour

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

A  Autun, les Joies du détour dans Saône et Loire

« Sœur et émule de Rome ». Ces mots gravés sur la façade de l’hôtel de ville peuvent paraître exagérés, mais il ne faudrait sous-estimer l’importance de cette cité gallo-romaine. Un théâtre de 20 000 places, le plus grand de Gaule, l’imposant temple de Janus, des portes monumentales et bien d’autres vestiges attestent sa puissance passée. La beauté de son cadre, les rues médiévales, les sculptures de la cathédrale et la richesse de ses musées ne peuvent manquer de séduire ses visiteurs. 

Autun provient de la contraction d’Augustodunum, terme gallo-romain qui signalait la ville fortifiée d’Auguste, fondée au 1er siècle avant Jésus-Christ pour remplacer la capitale éduenne de Bibracte. 17 906 Autunois, tous fiers de leur grand artiste mythique, Gislebertus. Ce sculpteur audacieux est en effet l’auteur du tympan de la cathédrale ou de la fameuse Tentation d’Eve conservée au musée Rolin 

La Rome des Gaules – Les splendeurs d’Augustodunum, cité romaine de prestige, éclipsèrent rapidement la place forte gaulois existante, la capitale éduenne Bibracte. La grande route commerciale et stratégique Lyon-Boulogne, sur laquelle la ville avait été construire, fit sa fortune. Extraordinaire pôle de romanisation, Autun eut cependant à subir dès le 3ème siècle, de désastreuses invasions. Il ne reste aujourd’hui de l’enceinte fortifiée et des nombreux monuments publics de l’époque que deux portes et les vestiges d’un théâtre. 

Le siècle des Rolin – La ville allait connaître au Moyen Age un regain de prospérité. Elle doit en grande partie au rôle joué par les Rolin père et fils. Né à Autun en 1376 dans l’hôtel qui porte son nom, Nicolas Rolin devint un des avocats les plus célèbres de son temps. Habile négociateur attaché à Jean sans Peur, il reçut de Philippe le Bon la charge de chancelier de Bourgogne. Parvenu au faite des honneurs et des richesses, il fonda l’Hôtel Dieu de Beaune sans toutefois oublier sa ville natale, dans laquelle il mourut en 1461. L’un de ses fils, le cardinal Rolin, devenu évêque d’Autun, en fit un grand centre religieux. De cette époque datent l’achèvement de la cathédrale St Lazare, l’édification de remparts au Sud et la construction de nombreux hôtels particuliers. 

Partir de la place du Champ de mars et visiter :

le Lycée Bonaparte…..  Ancien collège de jésuites, construit en 1709, il termine noblement le « Champ » (c’est ainsi que les Autunois appellent la place). Ses grilles forgées en 1772, sont rehaussées de motifs dorés : médaillons, mappemondes, astrolabes, lyres. Sur la gauche, l’église Notre Dame (17ème siècle) servit de chapelle à ce collège qui abrita du temps des jésuites le fantasque Bussy-Rabutin, puis Napoléon, Joseph et Lucien Bonaparte. Entré à une époque où l’évêque était le neveu du gouverneur de Corse, napoléon n’y resta que quelques mois en 1779, avant d’entrer à l’école de Brienne. 

Remparts gallo-romain d'AutunEmprunter la rue St Saulge, au n°24 occupé par l’hôtel de Morrey, du 17ème siècle, puis la rue Chauchien, aux façades agrémentées de balcons en fer forgé. Rejoindre les remparts par la rue Cocand. 

Les remparts – A hauteur du boulevard des Résistants-Fusillés, bel aperçu de la portion la mieux conservée des remparts gallo-romains. Les longer à votre guise jusqu’à la tour des Ursulines, ancien donjon du 12ème siècle. Revenir sur la cathédrale par la rue Notre Dame (hôtel de Millery au n°12) pur flâner dans la rue Dufraigne (maisons à colombage) et l’impasse du jeu de Paume (hôtel Mac Mahon). La place d’Hallencourt donne sur l’évêché dont la cour est accessible. Gagner la rue St Antoine. Plus loin prendre à gauche la rue de l’Arbalète qui rejoint le secteur piétonnier de la rue aux Cordiers.

 Passage de la Halle – Ce passage couvert du milieu du 19ème siècle ouvre sur la place du Champ de Mars par un majestueux portail classique. Suivre la rue De Lattre de Tassigny, dotée d’hôtels particuliers du 18ème siècle. 

Hôtel de ville – Il abrite une importante bibliothèque contenant une riche collection de manuscrits et d’incunables.  Terminez votre promenade par un passage dans la rue Jeannin, derrière la mairie, et dans l’une de ses jardins cachés par une porte cochère. 

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A visite également, la Cathédrale Saint Lazare – Extérieurement, la cathédrale a perdu son caractère roman : le clocher, incendié en 1469, fut reconstruit et surmonté d’une flèche gothique. La partie supérieure du chœur et les chapelles du bas-côté droit datent aussi du 15ème siècle ; celles du bas-côté gauche sont du 16ème siècle. Quant aux deux tours du grand portail, inspirées de celles de Paray le Monial, elles ont été édifiées au 19ème siècle à l’occasion d’importants travaux de restauration contrôlés par Viollet le Duc. En 1766, l’édifice eut à subir de graves dommages ; les chanoines du chapitre détruisirent le jubé, le tympan du portail Nord et le tombeau de Saint Lazare qui se dressait derrière le maître-autel (des vestiges se trouvent au musée Rolin). 

Tympan du portail central – Réalisé entre 1130 et 1135, il compte parmi les chefs-d’oeuvre de la sculpture romaine. Son auteur, Gislebertus, a laissé son nom sur le rebord supérieur du linteau, sous les pieds du Christ. La composition très ordonnée du tympan, qui représente le Jugement dernier, ayant trouvé l’équilibre des effets sur une surface de dimensions difficiles, est bien la marque du génie. Au centre, le Christ en majesté siège dans une mandorle soutenue par quatre anges, dominant toute la scène. Au bas, les morts sortent de leur tombeau, prévenus de l’heure du jugement par quatre anges soufflant dans de grands olifants ; au centre du linteau, les élus sont séparés des damnés par un ange. A la gauche du Christ, l’archange saint Michel fait face au Malin qui tente de fausser la pense des âmes en tirant sur le fléau de la balance. Derrière lui s’ouvre l’Enfer dont la place est judicieusement réduite à l’extrême droite du tympan tandis que le ciel occupe tout le registre supérieur avec à droite deux apôtres – ou le prophète Elie et la patriarche Enoch transportés vivants au Ciel – et à gauche Marie qui domine la Jérusalem céleste et le groupe des apôtres attentifs à la pesée des âmes ; saint Pierre, reconnaissable à la clef qu’il porte sur l’épaule, prête main-forte à un bienheureux, tandis qu’une âme tente de prendre  son envol en s’accrochant au manteau d’un ange sonnant de la trompette. 

La figure humaine, privilégiée par le sujet même du tympan, est traitée avec une extrême diversité. Dieu, sa cour céleste et les personnages bibliques sont tous vêtus de draperies légères, finement plissées, qui témoignent de l’essence immatérielle des êtres qui les portent. Les morts, beaucoup plus petits mais sculptés en fort relief, ont une tout autre présence ; la nudité des corps (libérés de toute honte) permet d’exprimer par des attitudes variées l’état d’âme de chacun ; les élus cheminent le regard tendu vers le Christ en un cortège paisible. Les trois voussures de l’arc en plein cintre coiffent l’ensemble de la composition ; la voussure extérieure symbolise le temps qui passe, les médaillons représentant alternativement les travaux des mois et les signes du zodiaque ; au centre, entre les Gémeau et le Cancer, l’année est figurée sous les traits d’un petit personnage accroupi. Su la voussure centrale serpente une guirlande de fleurs et de feuillage.

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Intérieur – Les piliers et les voûtes datent de la première moitié du 12ème siècle. Le caractère roman clunisien subsiste malgré de nombreux remaniements : élévation sur trois niveaux (grands arcs brisés, faux triforium et fenêtres hautes), massifs piliers cruciformes cantonnés de pilastres cannelés, berceau brisé sur doubleaux dans la nef et voûtes d’arêtes dans les collatéraux. Cependant le chœur adopte la formule paléochrétienne de l’abside flanquée de deux absidioles ; leur voûtement en cul de four a disparu à la fin du 15ème siècle lorsque le cardinal Rolin fit éclairer le chœur par des hautes fenêtres (vitraux modernes). 

Par ailleurs, la présence à Autun d’abondants vestiges antiques explique que se soit généralisé l’usage des pilastres cannelés surmontés de chapiteaux à feuillages à l’ensemble de la galerie haute, conférant ainsi à l’église une grande unité intérieure. Cette majestueuse ordonnance est animée par le décor sculpté des chapiteaux, dont certains seraient dûs au ciseau de Gislebertus. Selon un ordre que le visiteur peut suivre sur place, les pièces les plus intéressantes sont les suivantes :

-          Simon le magicien tente de monter au Ciel en présence de St Pierre, clef en main, et de St Paul. Simon tombe, la t^te la première, sous le regard satisfait de St Pierre et les ricanements du diable.

-          Lapidation de St Etienne, premier martyr chrétien.

-          Samson renverse le temple, représenté de façon symbolique par une colonne.

-          Chargement de l’arche de Noé lequel, à la fenêtre supérieure, surveille les travaux.

-          Porte de la sacristie du 16ème siècle.

-          Statues funéraires de Pierre Jeannin, président du Parlement de Bourgogne et ministre de Henri IV, mort en 1623, et de sa femme.

-          Les reliques de St Lazare avaient été placées provisoirement dans l’abside de la chapelle St léger.

-          Apparition de Jésus à Ste Madeleine. Admirer les volutes du feuillage à l’arrière-plan de ce chapiteau inachevé.

-          Seconde tentation du Christ.

-          La Nativité. La Vierge est couchée, aidée par un groupe de femmes. L’Enfant jésus est au bain. Sur le côté, St Josèph médite.

Salle capitulaire – Construire au début du 16ème siècle, elle abrite de beaux chapiteaux. (12ème siècle) en pierre grenée contenant du mica, qui ornaient à l’origine les piliers du chœur et du transept restaurés par Viollet le Duc en 1860 (après Vézelay … l’ordre de préséance n’ayant pas changé en sept siècle). Les plus remarquables sont sur le mur droit après l’entrée.

 

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A Pâques ou à la Trinité

Posté par francesca7 le 29 septembre 2013


 A Pâques ou à la Trinité dans EXPRESSION FRANCAISE images-121Cela signifie qu’un projet ou un engagement est renvoyé à une époque très incertaine

L’origine de cette locution proverbiale date du XIIIe et du XIVe siècle où, par des ordonnances royales, on promettait de rembourser soit à la fête de Pâques, soit à celle de la Trinité, les sommes empruntées à des particuliers par les rois de France.

Ce ne fut qu’après bien des remises que les malheureux créanciers de ces familles royales en arrivèrent à ne plus compter sur des échéances sans cesse reculées. C’était là ruine de tout commerce, puisque l’exactitude à observer les dates des échéances constitue le crédit.

Pâques est la fête de la résurrection du Christ ; le nom, comme le dit saint Paul, vient de l’usage juif de faire la pâque, c’est-à-dire de manger de l’agneau, rappelant le dernier repas des apôtres avec leur Maître. Quant à La Trinité, l’Église la célèbre le premier dimanche après la Pentecôte, Pâques et Trinité étant séparées de neuf semaines. 11 septembre 1709 : la bataille de Malplaquet, au sud de Mons en Belgique, permet à Lord Churchill, le duc de Marlborough, de l’emporter sur les troupes françaises du maréchal de Villars. Aussitôt après une chanson fut composée rappelant une vieille chanson espagnole dont la version française aurait existé du temps des Croisés en Égypte, la Chanson de Marlborough : « Il reviendra z-à Pâques… ou à La Trinité. » Ces deux termes ont figuré, en fait, dans des ordonnances édictées par le roi de France au XIIIe siècle, comme dates d’échéances de ses propres dettes. Bien souvent, ces dernières n’étaient pas remboursées à Pâques et restaient toujours insoldées à La Trinité. Peu à peu, ces dettes furent considérées comme perdues, les échéances semblèrent illusoires et sujettes à caution. Cela ne pouvait qu’augmenter le succès de la chanson et, partant, de l’expression. À Pâques ou à La Trinité signifie dans un avenir lointain, indéterminé, autant dire : jamais.

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Les migrations internationales au 18è siècle

Posté par francesca7 le 11 avril 2013

 

 

En Europe et outre Mer

Elles sont importantes par leur variété et leurs conséquence,s mais mineures quant au nombre d’émigrants concernés, surtout si on les compare avec les migrations britanniques, sauf pour l’exode des huguenots.

Les migrations internationales au 18è siècle dans AUX SIECLES DERNIERS migration-300x194

L’université de Montréal a dépouillé toutes les sources relatives au peuplement du Canada, qui est très bien connu aujourd’hui : entre 1600 et 1729, 27 000 immigrants, dont 13 000 soldats, 3 900 engagés, 715 prisonniers, 721 missionnaires et seulement 1 797 femmes se sont installés au Canada. La majorité des hommes, célibataires, sont rentrés en France. Les émigrants fondateurs ne sont que 8 527, et au-delà de 30 ans, il y a deux fois plus d’hommes que de femmes. En dessous de 30 ans, il y a autant d’hommes que de femmes, ces dernières étant surtout « les filles du roi », arrivées entre 1663 et 1673, dont plus de la moitié sortaient de la prison de la Salpêtrière. Ces « filles du roi » sont restées presque toutes sur place, alors que les hommes sont très souvent repartis. Cette émigration représente en moyenne 110 départs par an, ce qui est infime (6 migrants pour 1 million de Français). Elle est répartie sur toute la France, les régions de départ étant pourtant à l’ouest, de la Saintonge à la Normandie, et concernent le plus souvent des familles avec beaucoup de jeunes et très peu de célibataires. Ainsi, l’accroissement naturel sera très fort au Canada, particulièrement en Acadie, qui passe de 440 à 13 000 habitants entre 1671 et 1755, grâce à 60 familles et une bonne centaine de célibataires ! Malgré cela, le Canada ne compte que 60 000 Français contre 1 000 000 de Britanniques, ce qui explique la perte de la Nouvelle-France par Montcalm. Le même problème se pose pour la Louisiane, sous-peuplée et sous-défendue.

 De même, sur les 200 000 Français qui sont partis à partir de 1635 vers les Antilles, surtout des hommes, beaucoup n’ont fait que passer. Comme pour le Canada, l’enthousiasme était si faible qu’il a fallu recourir au système des « engagés », ou « trente six mois » : un colon ou un armateur dieppois, ou un marchand rochelais ou bordelais payant le voyage à un particulier, agriculteur ou artisan, qui en échange travaillait pour lui. Au bout de trois ans, l’engagé recevait un trousseau et de quoi créer une petite plantation. Peu à peu, viennent aussi les colons libres, des nobles ruinés, des marchands, huguenots fugitifs, « passagers » qui sont inscrits sur les registres portuaires d’embarquement.

De La Rochelle partent 6 100 engagés de 1634 à 1715, mais 1 200 seulement de 1715 à 1772 ; de Bordeaux, 6 500 entre 1698 et 1771. De Bordeaux aussi, 27 000 passagers s’embarquent entre 1713 et 1789.

 En 1775, il y a environ 25 000 Blancs à la Martinique et la Guadeloupe. A Saint Domingue, on dénombre en 1687, 4 500 Blancs et 3 500 esclaves noirs et, cent ans après, 28 000 Blancs, 30 000 affranchis et 406 000 esclaves. Les Blancs qui ont peuplé cette grande île viennent essentiellement de l’Aquitaine, de Poitou-Charentes et des pays de Loire : rappelons la primauté de Bordeaux pour le commerce antillais.

 Les Blancs qui ont peuplé les îles mascareignes et l’Inde sont venus de Paris, ainsi que des pays de Loire et de la Bretagne , en raison du rôle personnel du gouverneur de Nantes, directeur de la Compagnie d’Orient vers 1654 et de la maîtrise des océans par les marins bretons. L’île Bourbon (la Réunion) est passée de 507 habitants blancs en 1709 et 7 833 en 1787. L’île de France (île Maurice) est un peu moins peuplée. Les tentatives de Colbert pour faire de Madagascar une colonie de peuplement  échoue avec la Compagnie des Indes orientales. Les comptoirs de l’Inde, tels Chandernagor, Pondichéry… créés après 1670 ne verront s’installer que quelques centaines de Français. D’autres Français s’installent à Rabat pour le commerce saharien, et des négriers, au Sénégal, pour la traite des Noirs (environ 1 000 000 d’esclaves auraient été déportés aux Antilles françaises dont 58 % à Saint Domingue) en deux siècles : ces trafiquants venaient surtout de Nantes, de Saint Malo, de La Rochelle, de Bordeaux et du Havre.

 Quant au peuplement de la Guyane, nombreuses ont été les tentatives, d’abord isolées et sans appui des autorités, puis encouragées par Colbert qui fonde la colonie de Cayenne en 1664, avec 1 200 colons pauvres encadrés par des Jésuites, puis par Turgot qui fonde la colonie de Kourou un siècle après avec 14 000 colons. Mais leur manque d’organisation, alliée à l’hostilité de la nature (chaleur et humidité constante, marécages infestés d’insectes et de crocodiles, « bois » aux « couleuvres » géantes, difficulté de cultiver la terre) les ont souvent poussés à attaquer les Indiens pour les pilier, d’où des massacres réguliers de chaque côté, sans compter les épidémies (8 000 des 14 000 colons de Kourou en meurent).

L’émigration la plus importante est, de loin, celle des huguenots qui a commencé bien avant la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV, et dès François 1er avec le départ pour Genève et Jean Calvin et de Théodore de Bèze, après les premières persécutions consécutives à « l’affaire des Placards » (1534). La première émigration collective est celle des Vaudois qui en 1545 fuient le Lubéron pour échapper au carnage ; la deuxième suit le massacre de la Saint Barthélémy en 1572. Les réfugiés passent en Allemagne, en Hollande, en Angleterre (2 000 Français à l’église de Londres en 1571,  1 400 en 1630), soit 5 000 en moyenne dans tout le sud-est et l’est de l’Angleterre ; et à Genève où 776 réfugiés deviennent « habitants » avant 1560 et beaucoup plus après 1572. De 1522 (premier réfugié, Lambert d’Avignon) à 1685, plusieurs milliers de protestants français ont quitté le royaume, dont au moins 20 000 définitivement avant 1660, 10 000 autres s’exilent au début du règne d’un Louis XIV qui accentue les brimades et tolère même les dragonnades après 1680. Environ 200 000 partent entre 1660 et 1730, dont 150 000 entre 1685 et 1689, juste après la Révocation et toujours dans la clandestinité, l’édit de Fontainebleau interdisant l’émigration, sous peine de galère, de prison, voire de mort, tout en rendant obligatoire pour les pasteurs (sous 15 jours).

 

Un tiers part vers les Provinces-Unies (entre 60 000 et 80 000), un autre tiers vers l’Angleterre, l’Irlande, le reste vers la Suisses, l’Allemagne protestante (40 000), le Danemark (2 000), les Antilles, l’Amérique du Nord et même l’Afrique du Sud et le Russie… La Suisse et Francfort sur le Main étant, souvent des « plaques tournantes de transit ».

 

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La révocation de l’Edit de Nantes

Posté par francesca7 le 6 avril 2013

 

Par l’édit de Fontainebleau (15 octobre 1685), Louis XIV révoque celui de Nantes et met fin à l’existence légale de la religion prétendue réformée ; les curés devront désormais baptiser les enfants ; les décès devront être signés au juge seigneurial ou royal par les plus proches parents, voir deux voisins ; les pasteurs sont bannis dans les 15 jours ou abjurent, et n’ont plus à tenir des registres spécifiques à une religion désormais illégale, mais qui survit dans la clandestinité du « Désert ». 

La révocation de l'Edit de Nantes dans AUX SIECLES DERNIERS nantes-223x300

 De ses réformés, « nouveaux convertis » ou « opiniâtres » imaginent toutes sortes de subterfuges pour échapper aux sacrements catholiques, vont se marier à Genève, en Avignon ou dans les ambassades des pays protestants ; ils enterrent leurs morts près de leurs maisons afin d’échapper au curé, et font baptiser leurs enfants de par les prédicants qui ont remplacé les pasteurs dans les Cévennes, le Dauphiné, le Poitou et qui administrent aussi des mariages. A partir de 1730, quelques registres du « Désert » sont tenus et ils sont recommandés par le synode national du Désert en 1744, en raison d’une tolérance, croissante par rapport à la rigueur des textes officiels, de moins en moins appliquée.

 Louis XVI met fin à cette situation absurde et Tragique par « l’édit de Tolérance » (novembre 1787) qui rétablit un état civil protestant. Les personnes mariées antérieurement ont un an pour déclarer leur mariage devant le curé ou le juge royal ; les fiancés pourront être mariés par un curé ou un vicaire « au nom de la loi », devant quatre témoins. Les naissances sont constatées par l’acte de baptême ou la déclaration devant le juge local. Le curé (ou le juge) enregistrera aussi les décès sans intervenir dans les enterrements. Les registres de mariages, de baptêmes et de décès seront distincts des registres catholique set en double exemplaire, l’un étant déposé chaque année au bailliage.

 Les sources démographiques sur les juifs sont encore plus lacunaires que celles sur les protestants. A Metz, dans le but de maintenir le plafond des 480 familles autorisées à résidence, les syndicats dirigeants laïcs de la communauté ont dû tenir entre 1718 et 1792, des registres de naissances, de mariages et de décès, dont un double était remis au juge local. Ces registres n’étant obligatoires en Alsace que depuis 1784, on n’a conservé qu’un livre de circonciseur d’un village près de Sélestat (en Hébreu). En plus d’un registre des circoncisions de 1706, Bordeaux possède des registres depuis 1738 ; Bayonne depuis 1751 et Avignon depuis 1763. Les « juifs du pape » tiennent mal, et seulement pour les hommes, des registres des circoncisions, en hébreu, ainsi que des rôles de décès, depuis 1620.

 L’exploitation de ces documents pose de nombreux problèmes : absence de noms de famille ; pratique de surnom ; transcription française fantaisiste ; tradition de la femme juive d’accoucher dans la résidence de sa mère. La loi de 1792 créant l’état civil oblige les juifs à adopter des noms et des prénoms fixes, mais ils ne s’y plient qu’après le décret de 1808.

 Parallèlement aux registres liés aux religions et reprenant l’exemple de Philippe VI de Valois en 1328, le pouvoir civil développe du 16ème au 18ème siècle la pratique des dénombrements de feux (foyers), la plupart du temps partiels et locaux, et dont les résultats ont souvent disparu ou sont d’interprétation difficile. Le comptage par la consultation des rôles des tailles (établi en 1349) n’inclus ni les nobles ni le clergé, exempts d’impôts ni, souvent les pauvres non taxés ; il faut également se méfier du mode de répartition et de perception dans le Midi languedocien et provençal (taille réelle), les autres provinces étant soumises à la taille personnelle.

 Dans le souci d’une meilleure rentrée de l’impôt, Colbert produit un « Atlas des gabelles », commande aux intendants des enquêtes locales, ainsi que, tous les ans, des recensements dans les colonies, mais il n’ose pas le faire en métropole par manque de moyens, mais aussi pour éviter les « émotions populaires », le peuple français associant « dénombrement » à « nouvel « impôt ». 

Suivant l’exemple de Colbert, Colbert de Seignelay, son fils, et Pontchartrain, qui lui succèdent aux finances, continuent son œuvre. Ce dernier fait recenser le nombre de bouches à nourrir en raison des mauvaises récoltes qui provoquent une des plus dramatiques famines du siècle, et en 1694, fait procéder à un recensement général du royaume en vue d’établir la capitation, premier impôt frappant tous les sujets du roi suivant leur fortune. 

Vauban, qui avait suggéré cette formule plus égalitaire, aurait souhaité un recensement tous les deux ou trois ans, en vue de planifier l’économie et de soulager les pauvres. Dans son projet de « Dixme royale » ce novateur a tenté même une évaluation de la population française. Des « Mémoires pour l’instruction du duc de Bourgogne » (héritier présomptif de Louis XIV) ont été commandés, en 1697, à tous les intendants ; ceux-ci les ont fournis mais les 32 originaux ont disparu et les 1 000 copies comportent des retouches, des erreurs et des corrections qui rendent difficile leur interprétation. De plus, seuls Bâville et Bignon, intendants du Languedoc et de Picardie ont effectué un recensement paroisse par paroisse. Nicolas Desmarets, neveu de Colbert et nouveau contrôleur général des Finances en 1708, aidé par son frère, Desmarest de Vaubourg, et son beau-frère, Nointel, eurent l’occasion, lors du grand hivers de 1709, qui provoqua gel et famine, d’ordonner un nouveau dénombrement, mais les résultats ont disparu, sauf pour l’Alsace. En revanche, on a conservé ceux du dénombrement de 1713 qui s’avère être l’un des meilleurs documents démographiques pour le règne de Louis XIV. 

Les gouvernements de Louis XV et de Louis XVI ordonnèrent plusieurs enquêtes locales, mais seulement deux dénombrements nationaux, en 1726 et 1762, en raison des difficultés de l’opération et de l’apparition d’une nouvelle méthode ; le multiplicateur universel, qui consistait à calculer la population d’après le nombre des naissances en année ordinaire et de le multiplier par un coefficient déterminé. Mais cette méthode comportait beaucoup d’erreurs, le comportement démographique variant beaucoup selon les régions, surtout en Normandie et en Aquitaine où le taux de natalité était inférieur à la moyenne nationale. Ainsi, en 1784, Necker attribuait à la France 24 670 000 habitants, alors que la réalité approchait les 27 000 000. 

En résumé, les sources de l’histoire démographique française sont devenues d’une extraordinaire richesse en variété. Les trois quarts des registres paroissiaux s’ouvrent dès le 17ème siècle, et on a conservé environ 300 millions d’actes de baptême, de mariage et de décès. En ajoutant les rôles d’impôts aux listes nominatives, on obtient 200 000 actes supplémentaires. Ces sources ont néanmoins souffert d’incendies désastreux (celui de la Chambre des comptes en 1737) ; des destructions massives : pendant la Révolution : la semaine sanglante de la Commune : les deux exemplaires de l’état civil parisien de la guerre de 1914-1918 (dans les régions envahies et dévastées, surtout le Nord et l’Est) ; 1939-1945 (destruction des archives des Ardennes, des Vosges, du Loiret, de la Manche et du Calvados) et, surtout, deux siècles de négligence et de sottise humaine. Au moins un quart des registres paroissiaux ont moisi dans des mairies humides, ont brûlé ou ont été jetés comme papier inutile, voire ont été prêté à des érudits qui ne les ont jamais rendus…. 

La qualité de l’enregistrement est restée inégale d’un village à l’autre, selon le sérieux du curé qui officiait ; mais elle s’est améliorée lentement, surtout après le code Louis et la déclaration de 1737. Les dénombrements s’avèrent aussi très utiles, même s’il faut les examiner et les critiquer avant de les interpréter. A côté de cette source essentielle que constitue l’enregistrement des familles catholiques, protestantes et juives, on peut trouver diverses informations dans des sources de moindre importance, mais non négligeables ; le fonds de Chambre des comptes, déposé aux Archives nationale, offre des registres d’hommages (actes par lesquels les vassaux juraient fidélité à leurs suzerains) dont l’enregistrement permettait au roi de percevoir une taxe et de connaître, par l’aveu, les terres, les fiefs et droits divers tenus par le vassal de son seigneur, et par dénombrement, la description de ces biens. Les terriers, quant à eux, contiennent les déclarations authentiques par lesquelles les vassaux reconnaissent tenir des bines de leur seigneur. A partir du 16ème siècle, de nombreux fiefs sont tenus par des roturiers, généralement bourgeois, qui payes un droit de franc-fief, mais qui ne sont pas forcément enregistrés comme tels. Ces actes permettent de remonter de propriétaire en propriétaire, de dater les changements par acquisition, par mariage ou par héritage. 

La source fiscale peut, elle aussi, être très utile ; dans les archives départementale sou communales, on retrouve, dans le Midi, les estimes, les compoix, les certificats d’habitations, les registres des tailles ; en Bourgogne, les cherches de feux ; en Normandie, les rôles des fouages et des aides ; en Ile de France les registres des tailles ; sans oublier les rôles de la capitation à partir de 1695 (impôt frappant tous les foyers) et du « dixième » à partir de 1710 (sur le revenu), devenu le « vingtième » en 1749. 

Aux archives départementales aussi, les fonds de l’enregistrement et des hypothèques (ou d’insinuations, obligatoires depuis l’ordonnance de Villers Cotterêts) qui remplacent souvent les fonds notariaux afin d’y avoir accès quand les minutes des notaires n’ont pas pu être déposées aux archives. Enfin, et surtout, les archives notariales constituent une mine de renseignements, d’autant plus que les familles conservaient la même étude pendant des générations et que plusieurs actes étaient obligatoirement enregistrés devant notaire : ventes, testaments, constats de bornage, contrats de mariage, inventaires… une fois terminé le « beau 16ème » et le repeuplement de la France à partir de 1560, les Français se sédentarisent, limitant leur vie à quelques paroisses autour de celle de leur naissance où, le plus souvent du reste, ils se marient et se font enterrer. Il y a, toutefois, des exceptions et, selon Pierre Goubert, 500 000 personnes, sur 20 000 000 de Français, auraient migré sous Louis XIV, à l’intérieur de la France ou à l’extérieur.

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Histoire de Beaune

Posté par francesca7 le 7 février 2013

Histoire de Beaune dans Côte d'Or beaune

 

La charte des privilèges de Beaune : 1203

La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges. Eudes IIIduc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203sur le modèle de Dijon. Cette charte est conservée aux Archives municipales de Beaune.

Fondation des Hospices de Beaune en 1443

En 1422, Nicolas Rolin fut nommé chancelier de Philippe le Bonduc de Bourgogne. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde lesHospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux : Les sœurs hospitalières de Beaune. C’est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.

Révolte de Beaune et ralliement à Marie de Bourgogne en 1477

Les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l’occupation de la Bourgogne, par l’armée royale conduite par Jean IV de ChalonGeorges de la Trémoille et Charles d’AmboiseBeaune se rallient à Marie de Bourgogne, contre le roi de France Louis XI. Les révoltes de Beaune, ainsi que Semur-en-Auxois,Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées. Cependant, le roi confirme finalement les privilèges de la ville par ses lettres patentes en octobre 1478.

Les guerres de Religion

  • Henri II accompagné de son épouse Catherine de Médicis parcourt son royaume et fait une entrée fastueuse à Beaune le 18 juillet 1548. Le maire était Girard Legoux.
  • Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis, venant de Dijon, entre dans la ville le 30 mai 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’AnjouHenri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine : ils reçoivent un accueil triomphal.
  • En 1568, Wolfgang de Bavière, financé par Élisabeth Ire d’Angleterre prend la tête d’une armée expéditionnaire de 14 000 mercenaires pour apporter des renforts aux protestants français assiégés à La Rochelle. Dans sa traversée de la Bourgogne, ses troupes composées de reîtres, cavalerie lourde équipée de pistolets, ravagent la Franche-Comté et restent deux jours devant les murailles de Beaune et y détruisent les chartreux, avant de continuer leur route.
  • Le 15 avril 1575, on exécuta à DijonFrançois de Lespine et sa tête coupée fut plantée sur une pique, au-dessus de l’Hôtel-de-ville de Beaune, le 18. Il fut reconnu coupable de comploter en vue de livrer Dijon et le château de Beaune aux huguenots.
carte-postale-postcard-1914-1918-beaune-rue-des-tonneliers-et-hopital-auxiliaire-street-of-the-wet-coopers-and-auxiliary-hospital-300x197 dans Côte d'Or

Le grand hiver de 1709

De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial : un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.

Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709.

Beaune, sous-préfecture de la Côte-d’Or en 1790

Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l’Assemblée constituante à partir de l’ancienne province de Bourgogne.

Occupation de Beaune par l’armée autrichienne en 1814

En février 1814, 6000 hommes sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d’empêcher l’invasion de la France par la Sixième Coalition.

Création de l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture, la « Viti » en 1884

En 1881, la commission des Hospices de Beaune met en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture. Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture de Beaune. C’est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l’agriculture, en mars 1884, pour faire de ce projet, une priorité nationale et l’arrêté de création paraît le 25 octobre. L’école est destinée à former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L’entrée de l’école se fait alors sur concours, et accueille 30 élèves la première année, pour un cycle de 3 ans d’études. En 1962, avec la transformation de l’enseignement agricole, « la Viti », devint un Lycée agricole : le Lycée viticole de Beaune.

L’hôpital militaire américain de 1918-1919

  • Lors de la Première Guerre mondiale, Beaune devient l’une des bases arrière du corps expéditionnaire américain (A.E.F.) et de ses 2 millions d’hommes en France. En 1918, l’hôpital militaire américain est construit aux portes de la ville, avec 20 000 lits il sera l’un des plus importants en Europe.
  • L’hôpital sera transformé après l’armistice en Université américaine, par l’A.E.F. pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux États-Unis, dans les forces d’occupation de l’Allemagne. L’ »A.E.F. University of Beaune » ouvre de février à juin 1919 avec 15 000 militaires étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de 600 enseignants et personnels. L’A.E.F. University de Beaune avait un collège d’agriculture avec 2500 étudiants dans une ferme de 13 hectares a Allerey, et une branche de 1 000 étudiants, dans un collège d’art et d’architecture situé au château de Bellevue près de Versailles. Près de 30 000 ouvrages furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune. L’université fut dirigée par John Erskine, professeur d’anglais à l’université Columbia de New York, qui fut chargé de l’organisation de cette université militaire avec le colonel Ira Reeves.
  • À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par le 2e régiment de cuirassiers du colonel Durosoy, venue par Chalon-sur-Saône et Bligny-lès-Beaune le 8 septembre 1944. Unodonyme local (avenue du Huit-Septembre-1944) rappelle cet évènement. Les forces françaises se heurtent à de fortes défenses antichar, qui causent des pertes au 3e Escadron, et ne peut entrer dans la ville que le lendemain.

A.E.F. University of Beaune en 1919

Libération de Beaune en 1944

Viticulture

images-1Beaune est considérée comme la capitale des vins de Bourgogne. Au nord, au sud et à l’ouest de la commune s’étend la Côte de Beaune sur laquelle se trouvent nombre d’appellations qui comptent parmi les plus prestigieuses des vins de Bourgogne. Elle représente une superficie de 5 980 hectares, soit un peu moins d’un quart du vignoble de Bourgogne. Elle regroupe 20 AOC communales et 331 climats classés en premier cru.

De nombreux producteurs et négociants en vin sont implantés à Beaune. Chaque année depuis 1851, les Hospices de Beaune organisent une vente aux enchères de charité de ses production, qui bénéficie aujourd’hui d’une portée internationale. Enfin, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), qui fédère les viticulteurs et les négociants en vin, est domicilié à Beaune.

En outre, Beaune possède sa propre appellation d’origine contrôlée, le beaune. Cette appellation compte 411,7 hectares en superficie avec une très forte majorité de vins rouges. En couleur la répartition donne 362,74 hectares de vins rouges (dont 281,49 ha en premier cru) plantés en pinot noir et 48,96 hectares en vins blancs (dont 36,06 ha en premier cru) plantés en chardonnay. Sur le volume total, cela donne 13 540 hectolitres (dont 10 322 hl en premier cru) pour les vins rouges et 2 368 hectolitres (dont 1 761 hl en premier cru) pour les vins blancs.

Cependant en plus de l’AOC Beaune, d’autres vins peuvent légalement y être produits comme : le Bourgogne aligoté, le Bourgogne, le Bourgogne Passe-tout-grains et les Coteaux Bourguignons.

Écologie

Le tri sélectif et l’usage de composteur sont entrés dans les mœurs. Des pistes cyclables facilitent la circulation des vélos. Les jardins publics sont aménagés pour favoriser les pratiques propices à l’environnement : non implantation de gazon pour éviter les tontes, pose de caillebotis pour préserver le sol, limitation des traitements. Une usine de traitement des eaux permet d’éliminer les produits phytosanitaires liés à la vigne. L’entreprise Sécula spécialisée dans le traitements des déchets a su exporter son savoir faire à l’étranger. La commune a mis en place un programme de rénovation de l’éclairage public, qui lorsqu’il sera achevée en 2012, permettra une baisse de consommation d’énergie de 47 %.

Lieux et monuments

Beaune est classée Ville d’Art et d’Histoire. Pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

24 Heures de Beaune

Cette manifestation est une course de vélos originaux se déroulant sur vingt-quatre heures. Elle est organisée sur un weekend du mois de mai. Originellement du samedi au dimanche, le départ et l’arrivée se faisaient à 16 heures, depuis 2010 elle se déroule désormais du vendredi au samedi, le départ et l’arrivée se font à 20 heures.

Les vélos sont des tandems à trois roues (deux roues avant et une roue arrière) et sont généralement décorés de plaques en carton peintes.

Deux prix sont remis à l’issue de la course : Le prix du vainqueur, pour l’équipe qui a remporté la course, et le prix du plus beau vélo. Les équipes participantes ont donc le choix de concourir pour la victoire sportive ou pour l’effort artistique. Ces deux objectifs sont généralement exclusifs, l’ajout de structures décoratives alourdissent les vélos, et sont un frein évident à l’aérodynamisme, à la maniabilité, et donc à la compétitivité sportive. Des prix sont également remportés par catégories (hommes, femmes, mixtes, jeunes), ainsi que pour le fair-play, et la décoration des stands de chaque équipe.                                        

UN SITE à Visiter ici ……  

cotes-de-beaune-carte

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