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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

Publié dans FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, Nièvre, Saône et Loire | Pas de Commentaire »

Franche-Comté, la belle verte

Posté par francesca7 le 27 octobre 2015

franche-comte-gorges-noailes 

L’Est de la Franche-Comté est jurassien, l’Ouest flirte avec la Bourgogne, le Nord est vosgien et le Sud presque bressan, le tout est franc-comtois. La Franche-Comté est une région qui se partage entre la sévère beauté des hauts plateaux, des cascades, des rivières et des forêts.

La Franche-Comté, paradis du tourisme vert ! La formule peut paraître sortie d’un dépliant touristique, mais elle colle parfaitement à ces quatre départements dont l’arbre couvre presque la moitié de la superficie. La forêt est omniprésente, et l’on peut se perdre dans des ensembles forestiers parfois très vastes, secrets et profonds. Si le vert tient une place prépondérante en Franche-Comté, le bleu n’est pas en reste, avec 5 350 km de cours d’eau navigables, plus de 80 lacs et quelques milliers d’étangs. On considère l’eau comme un bienfait de la nature. Il ne pleut pas plus qu’ailleurs, mais ici les saisons sont encore plus marquées : les étés sont chauds, les hivers rudes. Ce qui est un atout : lorsque la neige recouvre les montagnes jurassiennes, les skieurs remplacent les randonneurs dans les villages transformés en stations de sports d’hiver à taille humaine. Un pays qui compte tant de fromages au caractère puissant (morbier, comté, mont-d’or, cancoillotte…), de vins charpentés (vin jaune, champlitte ou arbois) et de produits dont le nom seul évoque les saveurs (la montbéliard, la morteau, le jambon de Luxeuil, les cerises de Fougerolles…) mérite qu’on y pose son sac un petit moment.

Des signes d’occupation humaine datant d’environ 700 000 ans ont été retrouvés dans la vallée supérieure de la Saône, le versant sud des Vosges, la Trouée de Belfort, la bordure occidentale et les premiers plateaux du Jura. Ces hommes taillaient des pierres, confectionnaient des armes en silex ou en os et vivaient dans des cavernes. Une dent d’enfant datant de 400 000 ans a également été découverte à Vergranne, près de Baume-les-Dames. Ces découvertes attestent de la présence de l’homme en Franche-Comté au paléolithique inférieur.
Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l’Antiquité. À l’origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par lesFrancs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l’époque, du Royaume de Bourgogne, du Saint-Empire romain germanique, des Etats Bourguignons ou du royaume de France, elle fut une possession des rois d’Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n’est qu’en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d’annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l’époque.

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabiefprincipalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d’Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d’avril à septembre.

Héritière d’une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments- son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font un panorama époustouflant.

Franche-Comté, la belle verte dans Bourgogne 220px-MontbeliardeLe franc-comtois est une langue romane appartenant à la famille des langues d’oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d’un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura et dans le Jura bernois (Suisse) ainsi qu’une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l’ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l’ensemble linguistique « arpitan ».

L’arpitan constitue l’une des trois grandes langues romanes avec l’occitan (langue d’oc) et le groupe des langues d’oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d’oïl et la langue d’oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe trois variantes dialectales parlées dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien, appelé aujourd’hui arpitan comtois, le sauget, et le bressan.

L’arpitan comtois connait depuis 2012 un regain d’intérêt grâce à la sélection de l’artiste salinois Billy Fumey pour la demi-finale du LIET International.

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

Publié dans Bourgogne, Côte d'Or, Jura, Morvan, Nièvre, Saône et Loire, Yonne | Pas de Commentaire »

L’age d’or du CREUSOT

Posté par francesca7 le 29 mai 2015

 

le_creusot_et_ses_usines_-_Liv4-Ch02grand ensemble sidérurgique et grande ville industrielle situés en Saône-et-Loire, dont la principale phase de développement s’ouvre dans les années 1830.

L’histoire industrielle du Creusot commence à la fin du XVIIIe siècle, avec l’exploitation systématique du charbon local pour fondre le fer. Travaillant essentiellement pour la marine, la Fonderie royale, qui compte 4 hauts fourneaux et quelque 1 500 ouvriers en 1785, fait déjà figure de géante industrielle. Mais Le Creusot prend son véritable essor après le rachat des usines par un groupe d’hommes d’affaires, dont deux Lorrains, les frères Schneider. En 1836, ils fondent la Société des forges et ateliers du Creusot.

L’âge d’or.

• Le développement du Creusot est étroitement lié à l’histoire de la dynastie Schneider. En 1838, on y construit la première locomotive française. Symbole de l’industrialisation de la France dans la seconde moitié du XIXe siècle, la compagnie connaît une croissance quasi ininterrompue jusqu’à la Première Guerre mondiale. Sous la présidence d’Eugène Schneider, qui fut aussi maire et député du Creusot, ainsi que vice-président puis président du Corps législatif sous le Second Empire, la variété et la qualité de ses produits (matériel ferroviaire, artillerie) permettent de concurrencer la très puissante sidérurgie anglaise.

Après la mort d’Eugène Schneider, en 1875, la croissance se poursuit, sous la houlette de son fils Henri, puis de son petit-fils Eugène, malgré une période de crise entre 1882 et 1887. En 1914, les usines du Creusot emploient 15 000 ouvriers - sur une population de 38 000 habitants. L’acier occupe alors une place prépondérante dans la production.

Un capitalisme paternaliste.

• Ce développement ne saurait être compris indépendamment du système mis en place par les Schneider, et qui peut être considéré comme l’un des sommets du paternalisme industriel. Alors que, jusqu’à la fin du XIXe siècle, la majeure partie de la production industrielle française dépend encore de petits ateliers ruraux ou urbains, le souci constant des Schneider est de fixer, discipliner et former la main-d’œuvre dans une grande ville-usine constituant un système clos. Dès 1837, des écoles sont créées pour assurer la formation des futurs employés de la compagnie, une initiative en rupture avec la tradition de transmission du savoir-faire ouvrier dans l’atelier. D’autre part, considérant que la préservation de la famille et de la propriété sont les meilleurs moyens d’assurer la moralisation et la « reproduction » de la main-d’œuvre sur place, les Schneider prennent progressivement en charge tous les aspects de la vie des Creusotins : santé, logement, retraite, allocations familiales.

La dépendance de la population à l’égard des Schneider, le poids politique de la dynastie, rendent toute opposition difficile, ou radicale. Les grèves sont peu nombreuses, mais dures : en 1870, les ateliers, puis les mines, sont paralysés ; la grève de 1899 donne lieu à un arbitrage du gouvernement et à la création des premiers délégués ouvriers, et celle de 1900, à l’exil de nombreux ouvriers hostiles aux Schneider.

Crises et déclin.

• Après la Première Guerre mondiale, tout en restant une grande ville industrielle, Le Creusot, concurrencé par d’autres sites, perd de son importance. En 1936, la nationalisation de la fabrication des armes et les lois sociales du Front populaire, qui rendent le paternalisme obsolète, réduisent l’emprise des Schneider sur la ville.

La reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis l’édification européenne, la concurrence de nouveaux pays et de nouveaux matériaux, conduisent à d’importantes concentrations dans la sidérurgie française. Après la mort, en 1960, de Charles Schneider, dernier membre de la famille à la tête du groupe, la fusion des Forges et ateliers du Creusot avec les Ateliers et forges de la Loire donne naissance, en 1970, à Creusot-Loire, qui devient le premier groupe national pour les aciers spéciaux. Mais la crise frappe durement cette nouvelle société, qui fait faillite en 1984. Déclaré « pôle de conversion », Le Creusot - Le Marteau-pilonLe Creusot doit faire face à la suppression progressive de 3 000 emplois, ainsi qu’à une reconversion douloureuse. Pour partie, ses usines, emblématiques de la croissance industrielle française au tournant du siècle, ont été transformées en musée.

Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne. Elle fait partie de la métropole Rhin-Rhône. Le Creusot est la septième ville de Bourgogne en termes de population, avec 22 783 habitants, une agglomération de 34 272 habitants et enfin une aire urbaine de 42 846 habitants.

Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec environ 23 000 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par la technologie de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (Arcelor-Mittal), de l’énergie (Areva, General Electric Oil & Gas, Siag), des transports (Alstom, Safran-Snecma), etc. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Écomusée ainsi que l’Académie François Bourdon, centre d’archives industrielles, qui retracent l’épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d’attractions et de balades en train touristique côtoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature.

Le Creusot est, par ailleurs, le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son Institut universitaire de technologie (4 départements, 6 licences professionnelles) et le centre universitaire Condorcet  (4 filières DEUG, DESS), antenne de l’université de Bourgogne.

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Le fromage Mâconnais

Posté par francesca7 le 21 mai 2015

Le fromage Mâconnais  (71) est appelé Chevroton de Maçon ou Cabrion de Maçon.
images (1)Le fromage Mâconnais prend la forme d’un petit cylindre tronçonique et pèse dans les 100 grammes. L’affinage du fromage Mâconnais dure deux semaines, mais plus l’affinage est prolongé, plus le fromage devient dur et salé.

Il peut être dégusté frais ou sec. Son odeur est celle d’une senteur d’herbe.

Choix à l’aspect  du fromage Mâconnais: croûte fine et de couleur bleu clair;
Choix à l’odeur : du fromage Mâconnais aucune odeur spéciale;
Choix au toucher  du fromage Mâconnais: pâte ferme presque dure;
Choix au goût du fromage Mâconnais : faible saveur caprine peu noisetée à noisetée;

Originaire de Bourgogne du sud, le Mâconnais a obtenu son AOC en décembre 2005. Fromage de chèvre fabriqué à base de lait cru et entier, le Mâconnais était historiquement consommé pour le casse-croûte lors des travaux de la vigne : l’élevage de chèvres était traditionnellement une activité complémentaire des exploitations viticoles du Mâconnais. 
De couleur crème, sa pâte lisse et ferme, à la texture fine, s’assouplit avec l’affinage qui doit durer 10 jours au minimum.
Le Mâconnais est un fromage de chèvre de Bourgogne du Sud, aussi appelé Chevreton de Mâcon. 
Historiquement, l’élevage des chèvres a toujours été une activité complémentaire à la viticulture mâconnaise : le pâturage des chèvres sur les prairies intercalées entre les vignobles à flanc de coteaux permettait de produire le fumier nécessaire à la vigne et … des fromages !
La notoriété du Mâconnais a dépassé sa région d’origine dès le XIX ème siècle.

Le Mâconnais est un petit fromage élaboré à partir de lait de chèvre cru faiblement emprésuré.Il est obtenu à partir d’un caillé de type lactique. Sa forme particulière, facilement identifiable, detype tronconique est due à l’utilisation d’un moule à la forme adéquate et à l’absence de retournement des fromages en faisselle depuis le démoulage et jusqu’à la fin de la période minimale d’affinage prévu 

Traditionnellement, le Mâconnais sèche à l’air libre dans des cages à fromages installées à l’ombre, avant d’être affiné en cave ou en hâloir . Il y reste au moins 6 jours entre 8 et 12°C, et 70 à 90% d’hygrométrie.
Durée d’affinage minimum : 10 jours

L’alimentation du troupeau est basée sur un système herbager avec des fourrages issus exclusivement de l’aire géographique définie au chapitre 4 du présent cahier des charges. L’herbe est consommée soit sous forme pâturée (prairies permanentes et/ou temporaires), soit apportée en vert à l’auge ou encore sous forme de foin. Les prairies temporaires monospécifiques sont interdites, à l’exception de la luzerne. En période de pâturage ou d’affouragement en vert, la part de l’herbe fraîche pâturée et/ou distribuée à l’auge représente au minimum un tiers de la ration quotidienne par chèvre, avec un apport en foin ne pouvant excéder 1,2 kg de matière brute et un apport en aliments complémentaires ne pouvant excéder 1 kg en matière brute. Toute forme de fourrages fermentés est interdite dans l’alimentation du troupeau caprin. Par ailleurs, dans le cas d’exploitations utilisant des fourrages fermentés sur d’autres ateliers que l’atelier caprin, les producteurs doivent stocker ces fourrages fermentés à l’écart du parcours normal des chèvres et de manière individualisée des aliments destinés à leur alimentation.
images (2)Les aliments complémentaires aux fourrages sont constitués des matières premières incorporables définies selon une liste positive (annexe 2). Le lactosérum issu de la ferme peut-être redistribué aux chèvres mais n’est pas intégré dans le calcul de la ration.
La quantité annuelle d’aliments complémentaires distribuée ne peut excéder 350 kg de matière brute par chèvre.
Seuls sont autorisés dans l’alimentation des animaux les végétaux, co-produits et aliments complémentaires issus de produits non transgéniques. L’implantation de cultures transgéniques est interdite sur toutes les surfaces d’une exploitation produisant du lait destiné à être transformé en appellation d’origine protégée « Mâconnais ». Cette interdiction d’implantation s’entend pour toute espèce végétale susceptible d’être donnée en alimentation aux animaux de l’exploitation et toute culture d’espèce susceptible de les contaminer.

Lire la suite sur le site d’origine….. http://androuet.com/

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Découverte au Château de Brancion

Posté par francesca7 le 19 mai 2015

 

800px-Brancion_-_Chateau_26Dans le 71 – saône et loire

Pendant trois cents ans, le château est la possession de la famille de ce nom. « Gros » est le surnom porté par ces seigneurs. Ils ont pour devise « Au plus fort de la mêlée » et pour armes : « D’azur à trois fasces ondées d’or ».

L’histoire de ces seigneurs est une longue suite de batailles et de pillages qui leur crée quelques difficultés avec l’abbaye de Cluny ; à plusieurs reprises, les moines et les bourgeois de Clunyse plaignent de ces exactions à l’évêque et au comte de Chalon et il en résulte une chevauchée de Louis VII et un arbitrage de Philippe Auguste ; l’un de ces seigneurs va à Rome solliciter son pardon, d’autres partent pour la Terre sainte.

Au xiie siècle, les seigneuries de Brancion et d’Uxelle sont unies et composent un ensemble homogène que contrôle les deux châteaux principaux que sont Brancion et Uxelles, complété par ceux de Boutavant et Nanton.

En 1259, pour éponger les dettes de son père, Henri III Gros de Brancion vend ses seigneuries d’Uxelles et de Brancion au duc Hugues IV de Bourgogne.

Pendant deux cent dix-huit ans, Brancion est chef-lieu d’une châtellenie ducale avec garnison permanente ; le château apparaît comme une des clez du paiz. Les ducs renforcent et augmentent le confort du château, en édifiant notamment le logis de « Beaujeu ». Jean de Charette, écuyer, en est à la fin du xive siècle le châtelain.

Domaine royal

En 1477, à la mort du duc Charles le Téméraire, la terre entre dans le domaine de la couronne de France ; après une courte période de confusion, un châtelain royal succède au châtelain ducal.

En 1548, Jean de Lugny, seigneur engagiste, porte le titre de comte de Brancion. Vers 1580, Jean de Saulx-Tavannes succède au précédent ; il fait du château l’un des plus forts points de résistance de la Ligue catholique. En 1594, la forteresse finit par être prise après avoir vaillamment résisté aux troupes du colonel Alphonse d’Ornano, lieutenant du roi, qui la saccagent. Le déclin du château commence alors.

En 1701, après les Saulx-Tavannes, le château passe aux La Baume-Montrevel. À l’extinction de ces derniers, en 1759, la châtellenie est concédée à un avocat au Parlement de Dijon.

Brancion, démantelé, ruiné, est racheté en 1860 par le comte Victor de Murard de Saint-Romain.

Depuis 2005, l’association « La Mémoire Médiévale » assure la maîtrise d’ouvrage des travaux de restauration, l’ouverture du château à la visite et développe des animations culturelles sur le site de Brancion. Elle a en effet conclu un bail emphytéotique de 50 ans avec le propriétaire, François de Murard de Saint-Romain.

Des détenus en fin de peine du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand participent à la restauration du château.

Fouilles archéologiques

En 2005 plusieurs fouilles ont été effectuées permettant de détecter un secteur d’habitat du haut Moyen Âge daté du viiie siècle et une portion de l’enceinte de l’an Mil. Le tracé du fossé d’enceinte du château et l’extension du cimetière adjacent à l’église ont été également repérés.

Le château était défendu par trois enceintes fortifiées, la porte d’entrée de la ville perçant la troisième d’entre elles qui défendait le bourg. Plusieurs tours flanquaient l’ensemble : la « tour de Beaufort », la « tour de la Chaul », la « tour de Longchamp », etc.

Au centre de ce dispositif, au point culminant du rocher, défendu au nord et à l’ouest par la troisième muraille, se dresse le donjon, haute tour carrée en moyen appareil comportant un rez-de-chaussée aveugle sans accès de l’extérieur et trois étages. Il reste impressionnant avec son « retrait », la chambre du seigneur.

Jusqu’au xvie siècle, il était couronné de créneaux et coiffé d’un toit pointu auxquels on a substitué une terrasse. Contre le donjon, s’appuie à l’est un logis seigneurial ruiné, percé de baies tréflées, qui semble avoir été rebâti au xve siècle sur des assises du xiie siècle. Il est flanqué à l’est de deux tours carrées solidaires de la seconde enceinte, la « tour du Préau » et la « tour de la Gaîte ». Au sud de cet ensemble, subsistent des murailles en arête de poisson qui appartiennent à une construction antérieure au xie siècle.

La chapelle du château était placée sous le patronage de sainte Catherine.

Le château, propriété privée, est ouvert au public.

Image illustrative de l'article Château de BrancionLe château de Brancion est un ancien château fort, du xiie siècle, dont les vestiges se dressent sur la commune de Martailly-lès-Brancion dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne.

Les restes du château de Brancion, y compris ceux de l’enceinte, et porte de ville attenante font l’objet d’un classement au titre des monument historique par arrêté du 9 juin 1977.

Les vestiges du château de Brancion sont situés dans le département français de Saône-et-Loire sur la commune de Martailly-lès-Brancion, sur un éperon barré dominant un col emprunté par la route reliant Cluny à la Saône. La forteresse offre du haut de son donjon une vue incomparable à ses pieds sur le petit village de Brancion et son église romane, puis sur une immense étendue de plaines et de collines.

 

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, Saône et Loire | Pas de Commentaire »

Histoire du département de la Saône-et-Loire

Posté par francesca7 le 21 juillet 2014

 

(Région Bourgogne)

200px-Clocher_de_clunyLes Éduens, puissante tribu de la Gaule centrale, occupaient, avant l’invasion romaine, la plus grande partie du territoire dont a été formé le département de Saône-et-Loire. C’est comme allié des Éduens, et appelé par eux, pour les aider dans une guerre qu’ils soutenaient contre les Séquanais, que César franchit les Alpes.

L’occupation romaine ne rencontra donc d’abord dans la contrée aucune résistance et n’y souleva aucune opposition. Bibracte (dont on crut jusqu’en 1851 qu’il s’agissait d’Autun), la vieille capitale du pays, fut adoptée par les soldats de César comme une seconde patrie ; mais cette union, qui reposait sur un malentendu, ne fut pas de longue durée ; lorsque les Éduens virent se changer en conquête définitive une occupation qu’ils n’avaient acceptée que comme un secours momentané, leur esprit national se réveilla et les sympathies anciennes firent bientôt place à une hostilité mal déguisée.

De leur côté, les conquérants, pour entraver l’organisation de la révolte, changèrent à diverses reprises les divisions administratives de la province. Une levée de boucliers répondit à ces mesures vexatoires ; les esclaves gladiateurs destinés aux cirques de Rome se réunirent sous un chef acclamé par eux, le vaillant Sacrovir ; la population presque entière se joignit à eux, et les Éduens tentèrent, mais trop tard, de réparer la faute qu’ils avaient commise en appelant l’étranger dans leur patrie. Cette tentative échoua comme celle de Vercingétorix dans l’Arvernie ; les dernières forces de la race celtique s’y épuisèrent, et la volonté des Éduens n’eut même plus à intervenir dans le choix des maîtres qui se disputèrent leur territoire.

Quand le colosse romain commença à vaciller sur ses bases, quand les possessions de l’empire énervé purent être attaquées impunément, la Saône fut franchie tour à tour par les hordes barbares qui, des rives du Rhin ou du sommet des Alpes, se ruaient dans les plaines de l’ouest et du midi.

Attila, avec ses Huns, passa comme une avalanche. Les lourds Bourguignons s’arrêtèrent au bord du fleuve, et jusqu’à la venue des Francs le pays fut possédé par deux maîtres à la fois, les Bourguignons et les Romains. Les nouvelles divisions territoriales qu’entraîna la conquête de Clovis, les partages de son héritage, plus tard la constitution des grands fiefs donnèrent naissance à un royaume, puis à un duché de Bourgogne, dont fit presque toujours partie le département de Saône-et-Loire, mais dont l’histoire trouvera sa place plus spéciale dans notre notice sur Dijon et la Côte-d’Or.

L’importance des villes détermina d’abord la division administrative du pays en pagi ou cantons, qui devinrent autant de comtés plus ou moins indépendants quand prévalut, sous la seconde race, l’organisation féodale dans la France entière, et ne furent réunis à la couronne que successivement et beaucoup plus tard. L’Autunois, le Mâconnais, le Châlonnais et le Charolais eurent donc chacun pendant longtemps une existence particulière, dont se compose l’ensemble des annales du département.

L’Autunois tira son nom de la ville d’Autun, autrefois Bibracte, l’ancienne capitale des Éduens. Cette tribu, par haine des Allobroges et des Arvernes, s’allia étroitement avec les Romains ; aussi eut-elle des citoyens admis dans le sénat avant toutes les autres peuplades gauloises.

La foi chrétienne fut apportée clans cette contrée dès le IIe siècle par saint Andoche, prêtre, et saint Thirse, diacre, qui, malgré la protection d’un riche habitant de Saulieu nommé Faustus, souffrirent le martyre à leur retour à Autun ; en même temps qu’un marchand du nom de Félix qui leur avait donné asile. Tetricus, général romain, s’étant fait reconnaître empereur, entraîna les Éduens dans son parti. Claude vint le combattre, ravagea les campagnes, incendia et pilla les villes.

Constance et Constantin réparèrent ces désastres ; le pays fut tranquille et prospère jusqu’à l’invasion des barbares. Les rapides progrès du christianisme dans l’Autunois et l’influence de l’évêque dans la capitale donnèrent de bonne heure une prépondérance marquée au pouvoir clérical. Sur quatre bailliages dont la province était composée, un seul, celui de Bourbon-Lancy devint une baronnie de quelque importance.

Le Mâconnais (pagus Matisconensis) des Éduens eut sous les Romains les mêmes destinées que l’Autunois. Sa position sur les bords de la Saône en faisait un centre d’approvisionnement ; on y fabriquait aussi des instruments de guerre. Sous la seconde race, le Mâconnais est possédé par des comtes qui rendent leurs domaines héréditaires, et arrivent par leurs alliances jusqu’a la couronne ducale de Bourgogne. C’était un comte du Mâconnais, cet Othon-Guillaume auquel le roi Robert fut obligé de disputer devant un concile et par les armes les deux Bourgognes et le comté de Nevers.

Sa descendance resta en possession du comté jusqu’en 1245, époque a laquelle il fut cédé à saint Louis par la comtesse Alix. A l’exception d’une courte période pendant laquelle Charles VII l’aliéna à Philippe le Bon, le Mâconnais est demeuré depuis annexé au domaine royal ; depuis saint Louis, il relevait du parlement de Paris, et les privilèges municipaux accordés par ce prince aux habitants des villes furent maintenus jusqu’à la Révolution de 1789.

Le pouvoir épiscopal profita moins encore de l’extinction des comtes du Mâconnais que de l’importance acquise par la puissante abbaye de Cluny. Le convent fournit un grand nombre de prélats au siège de Mâcon ; aussi fut-il occupé, le plus souvent, par des personnages d’un grand nom et d’une haute position dont l’influence fut souveraine sur les destinées de la province.

Le Châlonnais était aussi compris dans le pays des Éduens ; il en est question, ainsi que de sa capitale Cabillonum, Châlon ; dans César, Strabon et Ptolémée. C’était un poste important des légions romaines ; une large chaussée fut construite pour relier Autun à la Saône. La tradition populaire donne les environs de Châlon pour théâtre à l’apparition de la croix miraculeuse autour de laquelle Constantin put lire : « Tu vaincras par ce signe : » In hoc signo vinces.

Après avoir été traversé et ravagé par Attila, le Châlonnais devint le centre de la première monarchie burgonde. Châlon était la capitale du roi Gontran, et Clovis II y convoqua une assemblée nationale. La position du pays, qui le désigna dès les premières invasions comme le passage le plus favorable de l’est au centre de la France et du nord au midi, ne lui permit d’échapper à aucun des envahissements que nos pères eurent a subir. Après les Romains, les Germains, les Helvètes, les Huns et les Bourguignons, vinrent les Sarrasins, et après eux les Normands.

200px-Mont_beuvray4Jamais terre ne fut foulée par tant d’ennemis différents ; et comme si ce n’eût point encore été assez, après tant d’assauts, de devenir le théâtre des luttes entre les maisons de France et de Bourgogne, il fallut encore que le Châlonnais payât tribut aux guerres de religion et à toutes nos discordes civiles. Le premier comte héréditaire du Châlonnais fut Théodoric Ier ; c’est seulement en 1247 que, par suite d’échange, le comté échut à la maison de Bourgogne ; il y est resté jusqu la réunion du duché à la France.

Le premier apôtre du Châlonnais fut saint Marcel, prêtre attaché a saint Potin et venu de Lyon avec lui ; il souffrit le martyre en 161, sous le règne de Vérus. Pendant la période féodale, le pouvoir de l’évêque sur le Châlonnais fut plus nominal que réel ; les comtes se laissaient investir par eux de leur titre, mais sans renoncer a agir ensuite au gré de leur caprice ou selon leur intérêt ; les ducs de Bourgogne et les rois de France, trop haut placés pour recevoir l’investiture du comté des mains de l’évêque de Châlon, leur laissèrent en réalité un cercle d’action plus libre et moins restreint. Il est juste d’ajouter que le pays ne s’en trouva pas plus mal.

Les Ambarri et les Brannovii occupaient le Charolais et vivaient dans une étroite alliance avec les Éduens ; sous les Romains et les Bourguignons, leurs destinées furent communes. L’administration franque constitua le Charolais en comté, qui sous la première race dépendit du comté d’Autun, et de celui de Châlon sous la seconde.

Au XIIIe siècle, Hugues IV, duc de Bourgogne, ayant acquis le comté de Châlon et ses dépendances, le donna en apanage à son second fils Jean, qui épousa l’héritière de Bourbon. Une seule fille naquit de cette union : on la maria à Robert, comte de Clermont, fils de saint Louis ; ce prince et trois générations de ses descendants possédèrent donc le Charolais, mais comme fief relevant du duché de Bourgogne.

En 1390, Philippe le Hardi le racheta moyennant 60 000 francs d’or. Il demeura plus d’un siècle dans la maison ducale, et l’estime qu’elle faisait de cette possession est attestée par le titre de comte du Charolais que portaient ordinairement les fils aînés des ducs de Bourgogne. A la mort de Charles le Téméraire, en 1477, le Charolais fut compris dans les dépouilles de l’ennemi vaincu que Louis XI réunit a la France.

Ses successeurs, Charles VIII et Louis XII, restituèrent ce comté aux héritiers de Marie de Bourgogne ; il fut donc rendu, en 1493, à Philippe d’Autriche, père de Charles-Quint, et resta dans la maison d’Espagne jusqu’en 1684, mais cette fois comme fief de la couronne de France, à la charge de foi et hommage, et soumis à la juridiction française. Le prétexte dont on usa pour mettre fin à cet état de choses mérite d’être rapporté.

En dehors des grands événements qui décidèrent de ses destinées, les régions qui composent le département de Saône-et-Loire eurent leur part dans toutes les épreuves que traversa la France : sans avoir été marqué par des luttes aussi violentes que dans d’autres localités, l’établissement des communes l’agita au XIIIe siècle.

Au XIVe le pays fut décimé par la peste noire ; treize familles seulement survécurent à Verdun-en-Châlonnais. Ce fut ensuite l’invasion des Anglais sous la conduite du Prince Noir, et, quelques années plus tard, les brigandages des Écorcheurs. Du Guesclin, en 1366, les avait décidés à le suivre en Espagne dans l’espoir d’un riche butin ; mais ils revinrent quelques années après et ravagèrent tout le Mâconnais.

Nous les retrouvons, en 1438, en compagnie de la peste et de la famine, dévastant le Charolais et les environs de Paray-le-Monial, sous la conduite du fameux Antoine de Chabannes ; il fallut, pour en délivrer la contrée, que le comte de Fribourg, gouverneur de la Bourgogne, convoquât la noblesse à une sorte de croisade ; les prisonniers mêmes ne furent point épargnés.

La guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, les luttes qui précédèrent la réunion du duché a la France eurent presque continuellement pour théâtre ces contrées douées d’une telle vitalité que quelques années de paix leur rendaient une prospérité relative.

Les discussions religieuses agitaient sourdement la France depuis plusieurs années, lorsque le massacre de Vassy fit éclater la guerre civile. La noblesse de Bourgogne était peu favorable aux protestants, mais ils avaient de nombreux adhérents dans les villes. En 1562, un fameux capitaine calviniste nommé Ponsenac parcourut la Bresse et le Mâconnais à la tête d’une troupe de six à sept mille hommes, saccageant, pillant, brûlant les couvents et les églises. Le capitaine d’Entraigues et deux de ses lieutenants, Jean-Jacques et Misery étaient maîtres d’une partie de la province, quand leur marche fut arrêtée par le maréchal de Tavannes. Quelques années plus tard, en 1567, 1570 et 1576, c’est contre les Suisses et les reîtres des Deux-Ponts qu’il faut se défendre ; ces derniers avaient traversé la Loire a Marcigny, au nombre de 25 000 environ.

L’anarchie régna en Bourgogne pendant tout le temps de la Ligue, et même après l’abjuration de Henri IV et la bataille de Fontaine-Française ; en 1593, un article du traité de Folembray accordait au duc de Mayenne la ville de Chalons comme place de sûreté.

Sous Louis XIII, la révolte de Gaston d’Orléans, frère du roi, appela les Impériaux en Bourgogne ; la courageuse et patriotique résistance des habitants fit obstacle aux funestes progrès de l’invasion, qui échoua définitivement devant l’héroïsme de Saint-Jean-de-Losne. Le pays se ressentit peu des agitations de la Fronde ; quelques communes seulement eurent à subir les exactions de soldats indisciplinés et d’une bande de rebelles qui ne compta jamais plus de 500 hommes et que commandait un aventurier du nom de Poussin de Longepierre.

Les règnes suivants ne furent signalés que par d’utiles travaux et de magnifiques améliorations (1789). Le grand Condé, ayant fait sa paix avec la cour de Saint-Germain, réclama du roi d’Espagne des sommes considérables, prix de ses services pendant la guerre contre la France ; pour rentrer dans cette créance, il saisit le Charolais : une procédure s’ensuivit comme s’il se fût agi de la dette d’un marchand, ou tout au moins d’une seigneurie ordinaire ; on plaida, et un arrêt intervint qui adjugea le comté à la maison de Condé. C’est seulement en 1761 qu’il fut racheté par Louis XIV et réuni au domaine royal.

En 1814, à la chute du premier Empire, le département fut traversé par les troupes autrichiennes. Châlon, qui n’avait qu’une garnison de 200 hommes, n’en résista pas moins au général Bubna, et l’ennemi ne s’en rendit maître qu’après un vif combat soutenu, le 4 février, parles habitants. Sa vengeance s’exerça sur Autun qui fut durement traitée, et sur le château de Martigny-sous-Saint-Symphorien qui fut incendié.

220px-Autun_porte_Saint-AndréEn 1870, la situation pouvait paraître plus périlleuse. Autun couvrant l’important établissement du Creusot, dont le matériel et les puissantes ressources devaient être un objectif pour les envahisseurs victorieux ; ils firent, en effet, dans les premiers jours de décembre, quelques démonstrations hostiles ; mais Garibaldi y avait alors son quartier général, où des forces imposantes avaient été réunies, pour appuyer les opérations de l’armée de l’Est, commandée par le général Bourbaki ; l’ennemi s’en tint donc à quelques reconnaissances autour de la ville, et prit sa direction vers le département de l’Yonne et la Loire. Les pertes éprouvées par le département montèrent seulement à 30 292 francs 27 centimes.

La Révolution de 1789, qui donna à la France unité et liberté, avait été accueillie par le département de Saône-et-Loire avec le plus grand enthousiasme. Les habitants sont restés fidèles au culte de leurs principes. En 1792, comme en 1814 et en 1870, la patrie menacée ne trouva dans aucune province de plus dévoués défenseurs. Le sentiment de la nationalité est aussi fortement empreint chez le citoyen des villes que dans la population des campagnes. Les développements de l’industrie et du commerce, le soin des intérêts privés n’ont altéré ni comprimé dans ce département les élans généreux, les aspirations enthousiastes qui caractérisent les fortes races et les grands peuples.

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Aux Musées de CHALON

Posté par francesca7 le 27 février 2014

 


Musée DENON / sis à  Châlon sur Saône, centre portuaire, industriel et commercial d’une grande activité, Chalon est aussi la capitale économique d’une riche zone de culture et d’élevage, au cœur d’un vignoble dont certains crus sont dignes de leurs grands voisins.

 280px-Musee_Denon

Le Musée Denon est installé dans une annexe (18ème siècle) de l’ancien couvent des Ursulines dotée pour lui d’une façade néo-classique, il porte le nom d’une des gloires de la ville : Vivant Denon.

 

DOMINIQUE VIVANT – PARON DENON : Né à Givry en 1747, diplomate de l’Ancien Régime, il fréquente Voltaire et Pierre le Grand. Graveur renommé, membre de l’académie des Beaux-Arts en 1787, part en Italie ; de retour à Paris, la Convention le considère comme un émigré ; son ami le peintre David le sauve de justesse de la guillotine. Lors de la campagne d’Egypte, il fait le relevé des monuments (préfiguration de l’égyptologie), avant de devenir le conseiller artistique de Napoléon 1er, surintendant des arts en quelque sorte, grand pourvoyeur et organisateur des musées de France. Ayant quitté ses fonctions officielles, il se consacre comme son compatriote Niepce au procédé nouveau de la lithographie. Artiste complet, il est l’auteur d’un roman ; Point de Lendemain, qui fera l’admiration de son biographe Philippe Sollers ; il fut peintre aussi, ses autoportraits sont visibles au musée. 

Le Musée DENON possède un échantillon de la peinture du 17ème siècle au 19ème : l’école italienne est représentée par trois toiles baroques de Giordano, par son contemporain napolitain Solimène, par Bassano (Plan de Venise, Adoration des bergers) et le Caravage ; le Siècle d’or hollandais (17è siècle) avec un Bouquet de tulipes de Hans Bollongier et des natures mortes de Deheem ; la peinture française du 19ème, par le Portrait d’u Noir de Géricault et les paysages préimpressionnistes du peintre chalonnais Etienne Raffort. 

L’ethnographie retrace la vie chalonnaise et la navigation sur la Saône aidée par un ensemble de meubles régionaux. Une très belle collection de bois gravés d’avant la Révolution présente de façon savoureuse les moeurs de nos ancêtres, constituant une source de documentation régulièrement étudiée. 

Le rez de chaussée est réservé aux pièces archéologiques, la plupart retrouvées lors de dragages de la Spone : silex préhistoriques de Volgu (région de Digoin-Geugnon-les plus grands et les plus beaux que l’on connaisse ; des « feuilles de laurier » datant du solutréen – Roche de Soluté) et nombreux objets métalliques ou lapidaires gallo-romains et médiévaux.

 

UN LIEN : http://www.musees-bourgogne.org/les_musees/musee_bourgogne_resultat.php?id=71&theme=archeologie

 

 Illustration.

Musée Nicéphore-Niepce / situé dans l’hôtel des Messageries (18ème siècle) au bord de la Saône, le musée contient une très riche collection d’images et matériels anciens qui permet de suivre la découverte et les évolutions de la photographie. L’évolution de la photochimie et de l’optique est illustrée par des collections prestigieuses. Remarquer les premiers matériels de Nicéphore Niepce et de Daguerre (son associé en 1829, lequel développe un matériel commercialisable :

Aux Musées de CHALON  dans MUSEES de FRANCEle Daguerréotype), le Grand Photographe de Chevalier (vers 1840), les appareils Dagron ou Nertsch pour la photographie microscopique, les Dubroni (photographie instantanée, 1860), les canons à ferrotypes (support métallique au lieu du verre), les cyclographes (photographie panoramique, 1890) de Damoiseau, la « photosculpture » de Givaudan. La présentation permet également de suivre les progrès spectaculaires de l’image ; projection lumineuse (lanternes magiques) vues stéréoscopiques (relief), premières éditions d’albums par W.H Fox Talbot (« The Pencil of Narure » 1844), premières photographies en couleur, les photochromies de Louis Ducros du Hauron (1868) ? HOLOGRAPHIE (1948-1970). Cette progression s’accélère au 20è siècle qui voit l’apparition du format 24 x 36 (1923) et le succès populaire de la « photo ». Parmi les pièces exposées, on trouve les premiers Kodak, les petits appareils espions, l’appareil lunaire d’Hasselblad (programme Apollo) et le Globuloscope panoramique (1981).

UN LIEN : http://www.museeniepce.com/

 

 

 

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la Pyramide d’Autun en Saône et Loire

Posté par francesca7 le 25 janvier 2014

 

Autun est le chef-​​lieu du dépar­tement de la Saône-​​et-​​Loire, dans la Région Bour­gogne. Cette ville, d’environ 15 000 habi­tants, était autrefois une ville romaine de la pre­mière impor­tance, plus grande que le Dijon antique. Augus­to­dunum, sur­nommé « sœur et émule de Rome », signifie « la for­te­resse d’Auguste », du nom de l’empereur romain qui l’a fonda durant son règne, au premier siècle avant Jésus-​​Christ (entre -24 et -14).

Dans le village de Couhard, en Saône-​​et-​​Loire, dans la région Bour­gogne, unepyramide de près de 25 mètres de haut s’élève au-​​dessus de la cité médiévaled’Autun, en contrebas.

La pyramide d’Autun porte plus « pudiquement » le nom de « Pierre de Couhard » du nom du hameau où elle se trouve. J’insiste sur l’appellation : « pyramide » car pour moi il n’y a aucun doute… elle en possède bien plusieurs caractéristiques nous dit l’auteur : Antoine Gigal – spécialiste des pyramides égyptiennes.

Cette pyramide est datée plus ou moins officiellement du 1er siècle. Elle est située sur un tertre en bordure de la fille fortifiée d’Autun en Bourgogne, l’ancienne cité d’Augustodunum fondée, nous dont-on en -15 av. JC pendant le règne d’Auguste (27-14 avec J.C).

La Pyramide de Couhard, face Sud-Ouest

on suppose que la ville d’Autun fut construite par les Romains pour compenser l’abandon d’une grande cité voisine : Bibracte, et récompenser certains Gaulois. Nous verrons que rien n’est mon  sûr. La pyramide mesurait 33 m de haut à l’origine, avec une base parallélépipédique, des fondations et des pierres d’angles. Elle était anciennement recouverte de marbre blanc (ou pour certains d’un magnifique parement de calcaire blanc). Des plans datant de François 1er confirment bien le revêtement de calcaire. Il fut réutilisé plus tard dans la petite église voisine de Couhard. Le tertre sur lequel est édifiée la pyramide a servi de cimetière gaulois et romain, et sous la prairie se trouvent un grand nombre se stèles funéraires. En bas vers l’est, une rivière d’au transparente coule et l’on entend le bruissement de la cascade Brisecou qui descend des monts voisins. Les monts au sud-est sont recouverts d’une épaisse forêt et d’affleurements granitiques. Au nord se dressent les remparts d’Autun.

L’histoire officielle nous dit qu’Augustodunum (Autun) fut construite pour remplacer Bibracte la capitale et oppidum (fille fortifiée) des Gaulois Eduens afin de remercier ceux-ci de leur alliance avec Rome… Celle-ci avait secouru les Eduens au IIè siècle avant JC en écrasant l’armée Arverne, puis en repoussant l’invasion Helvète en Gaulle en 58 av. J.C avec 6 légions et Jules César. Les Eduens de leur côté avaient déjà prêté main-forte à plusieurs reprises aux Romains pendant des conflits avec d’autres tribus au point de s’être fait nommer par le Sénat romain : « FRERES DE LA REPUBLIQUE » Car Romains et Gaulois Eduens avaient des intérêts communs et notamment des pactes commerciaux de grande importance. En effet, Bibracte se trouvait à un carrefour d’arrivée de marchandises très précieuses à l’époque : toutes les denrées convoitées de l’Empire Romain, en provenance du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Orient transitant par là, pour se déverser ensuite au nord de l’Europe et ailleurs. Une alliance fut établie entre certains grands commerçants Gaulois Eduens et certains riches Romains désireux de protéger leurs intérêts et prérogatives commerciales. Mais il s ne partageaient pas que cela, ils échangeaient également des connaissances.

« UNE SECONDE ROME »

la Pyramide d’Autun en Saône et Loire dans Saône et LoireA côté de notre petite pyramide se trouvent assurément des hauts lieux de la civilisation celte. Mais, fait très important : on ne date la petite pyramide d’Autun du 1er siècle après J.C que sur le seul fait qu’il est couramment admis qu’Augustodunum (Autun) n’a existé qu’à partir de son édification par Auguste (vers 15 avant J.C). or, on a retrouvé des traces d’une bien plus grande antiquité de cette cité. On a même retrouvé des inscriptions à une déesse Bibracte dans la ville d’Autun qui sera même rebaptisée Bibracte après la Révolution pendant quelque temps … La vocation d’Augustrodunum pour les Romains était de devenir une « seconde Rome » et elle devin très importante car elle était à la convergence d’une quinzaine de voies romaines comme il sied à une ancienne capitale. Autun est un lieu formidable pour une forteresse et le contrôle des axes commerciaux. Elle avait vraisemblablement une existence bien avant les Romains.   

Or, dans cette région, juste avant l’arrivée de Jules César, deux factions chez les Eduens celtes gaulois se disputaient le pouvoir : celle de Dumnorix, enrichi et renforcé par toutes les douanes et taxes de son fructueux commerce international, et celle de son propre frère le druide Diviciacos, partisan des Romains. N’oublions pas qu’étymologiquement le nom Eduen, Aedui, Aidouoi, Aedui, Hedui, provient de la racine celtique Aed : le feu, le zèle. Les Eduens sont donc : « les Ardents », « les Hommes de feu » au sacré caractère.

Dumnorix (de Dumno : monde et rix : roi) chef éduen s’allia aux Helètes en 58 av. J.C et épousé, par stratégie, la fille du roi des Helvètes, Orgétorix, favorisant ainsi leur projet d’invasion en Gaule, tout cela dans un geste de provocation contre les Romains. En effet, ceux-ci commençaient à contrôler fortement le commerce dans le sud de la France, là où s’approvisionnait également Dumnorix et cela ne lui plaisait pas bien sûr ; l’éventualité de les voir arriver du côté de Bibracte non plus. Il s’allia à une autre tribu gauloise puissante, les Bituriges, en mariant sa mère à leur chef et se mit à comploter contre César. En 54 av. JC, il empêcha la livraison de blé éduens promise à César. Or, il était vital pour les Romains d’avoir un approvisionnement abondant pour leur armée déployée tout autour du bassin Méditerranéen, qu’il fallait nourrir en toute circonstances.

Il  fut dénoncé par son propre frère le druide Diviciacos qui vit là le moyen de lui sauver la vie (ce qu’il réussit une première fois auprès de César) et de tempérer sa fougue qui mettait en danger des échanges cordiaux de plus en plus lucratifs avec les Romains. Or, dans cette histoire de la pyramide, c’est lui qui nous intéresse.. Pourquoi ? Mais parce que l’on retrouva, au voisinage tout proche de la pyramide, une médaille d’or  dédiée à ce druide portant la mention : « Gloria Aedorum druidumque », c’est à dire : «  Gloire aux Eduens ainsi qu’aux druides »… Toutefois, contrairement à ce que l’on raconte, cela ne prouve pas que cette pyramide lui était dédiée personnellement. On a longtemps cru qu’elle recelait son tombeau, alors que l’intérieur est constitué uniquement de pierres sans aucune chambre interne. N’oublions pas que tout le champ contient des épitaphes funéraires gauloises et romaines et que la médaille ne s’étant trouvé  ni à l’intérieur ni au bord même de la pyramide, pouvait faire partie d’une sépulture voisine.

UN MESOMPHALOS

Il était de coutume dans le monde celte que les druides localisent les lieux nommés : Mesophalos pour y célébrer des cultes. C’était généralement de petites collines, en périphérie de cités importantes, censées représenter un nombril du monde, un lieu où l’on procédait à des rites en rapport avec les cieux, l’homme et les profondeurs de la Terre, un lieu où l’on pratiquait également des guérisons par l’eau. Ord, le tertre de la petite pyramide correspond exactement à un Mesomphalos. De plus, un cours d’eau cristallin passe en bas ! Cela expliquerait parfaitement pourquoi, sur la médaille retrouvée, on parle des druides et des Eduens au pluriel. Personne ne note ce détail pourtant très important. En tout cas cela plaide en faveur d’une Bibracte-Augustodinum.

Nous connaissons pas mal de choses sur cette aristocratie éduenne grâce à Jules César qui, séjournant à Bibracte en 52 et 51 av. J.C décrivit les deux frères dans ses « commentaires sur la Guerre des Gaules ». Ainsi on apprend que Dividiacos (de « divin » et de « divic » : vaincre) se présenta à Rome en 63 av. JC, devant le Sénat pour négocier une aide militaire. L’attaque helvète se profilait, il lui fallait des renforts et soustraire son frère à un leadership dangereux. César nous le décrit comme le grand chef du peuple Celtique le plus puissant de la Gaule du premier siècle av. JC. Et comme un très grand diplomate. Il était effectivement très apprécié à Rome, où il séjourna chez son ami le grand Cicéron (106-43 av. JC) dans sa luxueuse villa Palatine. Cicéron connaissait certainement déjà Diviciacos, car il avait de grands intérêts commerciaux en Gaule avec son commerce de vins. En fait, le druide gaulois était surtout très ami avec le frère de Cicéron : Quintus Tullius Cicéro (102-43 av. JC). Dans un ouvrage intitulé « De la division », Cicéron nous relate les nombreux entretiens que Quintus eu avec notre druide. LE DRUIDE DIVIDIACOS.

FAUTN07

En tout cas, la petite pyramide d’Autun est parfaitement orientée et comporte des arêtes bien découpées. Je me suis aperçue aussi qu’elle avait dû être constituée d’un magnifique granit rose à l’égyptienne, avant d’avoir été dépecée et « rafistolée » avec des cailloux, car j’ai pu retrouver certaines de ces pierres gisant au sol. Après les multiples destructions et un forage en 1649 qui défigura complètement une de ses faces, elle parût encore solide bien qu’on l’eût dépouillée de ses plus belles pierres. Beaucoup la fouillèrent, espérant un vil trésor alors qu’elle est très certainement un haut lieu de culte druidique… et le symbole d’un lien avec la connaissance égyptienne. Un haut lieu symbole de vie, que l’on transforme aujourd’hui en lieu funéraire, toujours par méconnaissance et parce qu’il y a eu juxtaposition ensuite dans le temps d’éléments funéraires autour. La même chose est arrivée sur le plateau de Giza en Egypte où des sépultures de la IVè dynastie et même plus récentes sont venues occuper des lieux et des monuments beaucoup plus anciens célébrant la Vie… La Connaissance se perd très vite et la mémoire est courte !

 

LA PYRAMIDE AVAIT SON EQUIVALENT A ROME

Or, à Rome un petit monument nous interpelle, une pyramide très similaire à celle d’Autun, mais en meilleur état, mesurant 36 m de hauteur, avec des fondations en travertin et recouverte d’un marbre blanc de Carare. Il s’agit de la pyramide de Caiüs Cestius, tribun et sénateur romain. On nous dit qu’il l’a fit construire pour être sa sépulture, en 330 jours, mais cela peut être une interprétation tardive car on n’a jamais retrouvé de tombe, ni de corps, à l’intérieur juste une petite pièce rectangulaire couverte de fresques. 

Cela pouvait parfaitement être un lieu de culte surtout que l’on sait que Cestius faisait partie de l’ordre des Setemviri Epulomum et était l’équivalent d’un druide, un Epulone, prêtre en charge des assemblées et des banquets. Cestius est mort en 12 av. JC, mais la véritable date de la construction de sa pyramide n’est pas établie avec certitude. Il a pu la faire construire bien avant sa mort pour s’en servir comme lieu de culte et puis en suite en faire son tombeau ou non. 

JPEG - 38.6 koEn tout cas, à Rome, la mode égyptienne remontait à 30 av. JC quand les légions envahirent l’Egypte. Le géographe Strabon (57A av. JC – 25 ap. JC ) qui nous parle de la forteresse des Eduens, voyagea en Egypte en compagnie du préfet romain Caiüs Aelius Gallus dès 24 av. JC. Or, Strabon avait eu le même précepteur que Pompée (106-48 av. JC) lequel mourut en Egypte après avoir offert le contrôle de l’Afrique à César. La mode romaine de construire de petites pyramides assez similaires à celles très pointues qu’ils trouvèrent à Meröe en Nubie, à l’époque, pouvait donc s’être prolongée jusqu’à Bribacte-Autun, grâce à une connexion forte entre les druides celtes et des prêtres romains puissants qui accomplissaient des rites égyptiens. 

Autre fait curieux : au XVIIè siècle, le Pape Alexandre III fit restaurer la chambre interne de la pyramide romaine et en scella l’entrée… Pourquoi un Pape s’intéressa-t-il à la restauration d’un édifice dédié à un tribun romain pourtant réputé païen ? Les secrets occultes sont les mieux gardés ! Il faut savoir également qu’une autre petite pyramide existait à Rome à la même époque et peut-être même encore avant, entre le Vatican et le mausolée d’Hadrien, mas elle fut détruite au XVIè siècle. 

Que notre pyramide d’Autun soit le résultat d’un lien fort entre les druides éduens, les prêtres romains et l’Egypte ou qu’elle soit encore bien plus ancienne, elle est le signe d’un haut lieu très important et n’est certainement pas cette « lanterne des morts » qu’on veut nous le faire croire. Ces lanternes étaient de petites colonnes ou tourelles creuses, construites au XIIè siècle, qui n’étaient jamais pyramidales et qui n’ont jamais eu l’envergure de la pyramide d’Autun. Sur celle-ci aucun emplacement de lanterne n’a jamais été retrouvé, elle n’est pas creuse et ses angles sont droits. De plus sa petite colline est dans un site plutôt encaissé rendant difficile le rôle de phare donné aux lanternes des morts. 

D’AUTRES VESTIGES
Le site d’Autun contient également d’autres sites d’importance comme l’emplacement du temple romain de Janus, ce qui milite une fois de plus en faveur d’une reconstruction romaine sur des sites celtes très importants  
Le temple de Janus :  Le temple dit « de Janus » est de forme gau­loise (carré) et de construction romaine (en pierre), il est donc dif­ficile de dire s’il était dédié à un dieu gaulois ou à un dieu romain.  

Il ne reste aujourd’hui que deux des quatre murs. Un péri­style entourait autrefois le temple.

Un autre théâtre se situait à 150 mètres au nord-​​ouest du temple de Janus et pro­ba­blement d’autres temples.

 dans VILLAGES de FRANCEL’importance de l’influence gau­loise sur le temple dit « de Janus » et la cor­ré­lation entre la date de fon­dation d’Augustodunum et la pyramide de Couhard, nous amène à penser que les Eduens sont à l’origine de la pierre de Couhard, et non pas un fonc­tion­naire romain, comme c’est le cas avec la pyramide de Cestius à Rome.

Dans ce cas, pour quel Eduen célèbre est érigée ce monument ?

Enfin, dernière remarque curieuse : ce lieu fut choisi dans toute la France pour des analyses et études à l’aide de radars satellites par une équipe américaine, le Remote Sening, GIS analysis dirigé par le Dr. Scott Madry, qui était chargé de scruter les profondeurs de la Terre depuis le ciel. A part de vagues clichés, nous n’avons pas beaucoup de détails… La Science a encore beaucoup de chemin à faire avant de se dévoiler !

 

pour ceux qui voudraient aller plus loin, un site : http://www.gizaforhumanity.org/  

 

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Au Musée Rolin d’Autun

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

 

 Image illustrative de l'article Musée Rolin

Le musée Rolin est un musée français qui se trouve dans la ville d’Autun en Bourgogne du sud. Il est situé à l’emplacement de l’ancien hôtel du chancelier Nicolas Rolin et de la maison Lacomme. Ses collections s’étendent de l’archéologie gallo-romaine à la peinture du xxe siècle et sont réparties dans une vingtaine de salle. Il est classé Musée de France.

Le musée Rolin porte le nom des anciens propriétaires de la magnifique bâtisse qui l’accueille. Les Rolin ont beaucoup compté dans l’histoire de la Bourgogne. Nicolas fut chancelier du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, pendant 40 ans. 

Les deux ailes perpendiculaires ainsi que la tourelle d’escalier sont le fruit de travaux d’embellissement réalisés par Nicolas Rolin. Ce dernier venait régulièrement dans l’hôtel paternel, qu’on surnommait le Donjon, et y mourut en 1462. Il faudra l’aide secourable de la Société Eduenne des Lettres, Sciences et Arts présidée par Jacques-Gabriel Bulliot, connu pour avoir découvert Bibracte, ancienne capitale des Eduens, pour faire classer le Donjon comme monument historique. 
La Société en fera don à la Ville en 1954 ainsi qu’une riche collection d’œuvres gallo-romaines et moyenâgeuses. 

Le musée est divisé en trois parties correspondant à trois âges et donc à trois bâtiments au fil de la visite. 
Commencez par arpenter les salles abritant des vestiges gallo-romains. La plupart des collections proviennent d’Autun ou des alentours. L’indication des endroits où ont été retrouvés des mosaïques ou des fragments de statue permet de mieux appréhender l’importance d’Autun au 1er siècle. Vous trouverez de nombreuses sculptures en pierre ou en bronze, vous y apprendrez les rites funéraires de l’époque à travers des stèles et des sarcophages. Vous vous initierez à l’art gallo-romain grâce aux statuettes qui sont, pour certaines, très bien conservées.

Faites un bon dans le temps pour vous immerger dans la deuxième partie du musée qui s’intéresse à l’art du Moyen-âge. L’essentiel des sculptures et des statues vient de la cathédrale Saint-Lazare. Admirez le travail de Gislebertus (à qui l’on doit le raffinement du tympan du grand portail de la cathédrale) dans La tentation d’Eve par exemple ou Le jeune homme encapuchonné. 
Une autre salle est dédiée au Tombeau de saint-Lazare dont un fragment a été retrouvé. Il est entouré de trois statues à taille humaine, Saint André, Sainte Marthe et Sainte Madeleine. On quitte alors le XIIe pour le XVe, période gothique symbolisée dans les œuvres de Jean de la Huerta ou Claus de Werve à qui l’on doit la magnifique Vierge d’Autun. 
Quelques peintures sont également remarquables comme La nativité au cardinal Rolin et surtout le Triptyque de l’Eucharistie peint en 1515. 

Enfin, on arrive à l’époque moderne avec beaucoup plus de tableaux mais aussi des objets du quotidien comme de la vaisselle ou du mobilier du XVIe jusqu’au XIXe siècle

La dernière salle rassemble des collections de peintures nordiques et italiennes du XVIIe du siècleavec Le Nain, Bourdon ou Falcone mais aussi des peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècles. Faites un arrêt sur un impressionniste bourguignon, Charlot, dont les peintures sont dignes d’intérêt

 

Situé à l’emplacement de l’ancien hôtel Rolin, le musée présente ses collections dans une vingtaine de salles et réparties selon quatre départements. Le fons médiéval est déposé dans une aile construire au 15ème siècle pour le chancelier. L’archéologie gallo-romaine, la peinture européenne à partir du 17ècme siècle, et l’histoire régionale se partagent l’hôtel Lacomme attenant, établi au 19ème siècle sur la base d’origine autrefois appelées « le Donjon ». 

Au rez de chaussée de celui-ci, sept salles abritent les pièces celtes et gallo-romaines. Des vestiges de l’oppidum de Bribracte y sont exposés ; la civilisation gallo(romaine est abordée à travers l’habitat, les parures et les soins du corps (remarquer un casque d’apparat romain), la religion, avec ses cultes à des divinités de traditions indigènes (comme Epona, la déesse aux chevaux), romaine ou égyptienne, et enfin l’art païen (sculpture savante et mosaïque dite du Triomphe de Neptune).

A l’étage (salles 13 à 20) sont exposés des peintures, sculptures et meubles de la Renaissance à nos jours. Deux salles (8 et 9) abritent des chefs-d’œuvre de la statuaire romane dus, en particulier, à deux grands noms de l’école bourguignonne : Gislebertus et le moine Martin. Du premiers, apprécier La Tentation d’Eve ont la sensualité naît du savant jeu de courbes du corps qui serpente et des végétaux.

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Gislebertus_Eva

 

Le second réalisa en partie le Tombeau de St Lazare : conçu comme une église miniature de 6 m de haut, il s’élevait dans le chœur de la cathédrale jusqu’à sa destruction, pour lui aussi en 1766. Il ne reste du groupe de statues qui l’entouraient, illustrant la scène de la résurrection du saint, que les longues et poignantes figures de St André et des sœurs de Lazare, Marthe (qui se bouche le nez) et Marie Madeleine. Un schéma aidé de fragments lapidaires tente de reconstituer le monument. 

Au premier étage, sont rassemblées des sculptures des 14ème  et 15ème siècle provenant des ateliers d’Autun. La salle consacrée aux Rolin renferme en particulier la célèbre Nativité au cardinal Rolin par le Maître de Moulins (1480), œuvre qui trahit la formation flamande du peintre par son extrême minutie d’exécution et ses couleurs froides, mais dont la plastique et la beauté grave sont la marque de la peinture gothique française. La statuaire est représentée par la Vierge d’Autun en pierre polychromée ainsi qu’un bel ensemble de sculptures (Sainte Catherine, Sainte Barbe, Saint Michel…) réalisées par des artistes à la cour de Philippe le Bon.

 

VISITES DU MUSEE

 

Musée Rolin
5 rue des Bancs
71400 Autun tél. : 03 85 52 09 76 – conserv. 03 85 54 21 60  Carnet d’adresse
site : http://www.autun.com
e-mail : musee.rolin@autun.com
  Horaires• du 1er avril au 30 septembre : de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h sauf mardi et 14 juillet
• du 1er octobre au 14 décembre : de 10h à 12h et de 14h à 17h, le dimanche 14h30 à 17h sauf mardi, 1er et 11 novembre
• du 15 décembre au 2 mars : musée fermé au public. Ouvert uniquement pour les groupes sur RV sauf mardi, samedi  et dimanche 

• du 2 au 31 mars : de 10h à 12h et de 14h à 17h, le dimanche 14h30 à 17h, sauf mardi.

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Droits d’entrée
• 5,15 € par personne
• 3,10 € tarif réduit  
– gratuité accordée tous les premiers dimanches de chaque mois, 
– gratuité en permanence aux scolaires et étudiants sur présentation d’un justificatif.

 

 DECOUVRIR LA VILLE GALLO ROMAINE D’AUTUN

 

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Théâtre romain – Les vestiges de sa cavea a trois étages de gradins permettent de mesurer ce que fut le plus vaste théâtre de Gaule ; il peut aujourd’hui recevoir jusqu’à 12 000 spectateurs. Noter les fragments lapidaires gallo-romains encastrés dans les murs de la maison du gardien.

 

Promenade des Marbres – Cette large promenade plantée d’arbres doit son nome à des traces romaines. Près de là s’élève un bel édifice du 17ème siècle précédé d’un jardin à la française et couvert d’un toit en tuile vernissées. Construit par Daniel Gittard, architecte d’Anne d’Autriche, c’est l’ancien séminaire, devenu l’Ecole militaire préparatoire. 

Porte Saint André – C’est là qu’aboutissaient les routes du pays des Lingons venant de Langres et de besançon. C’est l’une des 4 portes qui, avec 54 tours semi-circulaires, formaient l’enceinte gallo-romaine. Elle présente deux grandes arcades pour le passage des voitures et deux plus petites pour le passage des piétons. Elle est surmontée d’une galerie de dix arcades. Un des corps de garde qui la flanquaient subsiste encore grâce à sa conversion en église au Moyen Age (l’intérieur est orné de fresques représentant les différents travaux de l’année). C’est près de cette porte que la tradition place le martyre de Saint Symphorien. 

Porte d’Arroux – Celle-ci s’est appelée Porta Senonica (porte de Sens) et donnait accès à la voie Agrippa qui reliait Lyon à Boulogne sur Mer. De belle proportion, moins massive et moins bien conservée que la porte St André (toutefois restaurée par Viollet le Duc), elle possède le même type d’arcades. La galerie supérieure, ornée d’élégants pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens, a été édifiée à l’époque constantinienne. 

Musée lapidaire – L’ancienne chapelle St Nicolas (édifice roman du 12ème siècle dont l’abside est ornée d’un Christ peint en majesté appartenait à ce qui fut un hôpital. La chapelle et ses galeries, qui enserrent le jardin attenant, abritent  maints vestiges gallo-romains (fragments d’architecture et de mosaïques, stèles) et médiévaux (sarcophages, chapiteaux) que leur taille n’a pas permis de placer au musée Rolin, ainsi que des éléments de statuaire. 

Temple de Janus – Cette torr quadrangulaire, construite extra-muros (prend la rue du Morvan puis le faubourg St Andoche), haute de 24 m, dont il ne reste  que deux pans, se dresse solitaire au milieu de la plaine, au-delà de l’Arroux. Il s’agit de la « cella » d’un temple dédié à une divinité inconnue (l’attribution à Janus est de pure fantaisie ; au moyen âge, on l’appelait Tour de Genetoye).

 

 

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A Autun, les Joies du détour

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

A  Autun, les Joies du détour dans Saône et Loire

« Sœur et émule de Rome ». Ces mots gravés sur la façade de l’hôtel de ville peuvent paraître exagérés, mais il ne faudrait sous-estimer l’importance de cette cité gallo-romaine. Un théâtre de 20 000 places, le plus grand de Gaule, l’imposant temple de Janus, des portes monumentales et bien d’autres vestiges attestent sa puissance passée. La beauté de son cadre, les rues médiévales, les sculptures de la cathédrale et la richesse de ses musées ne peuvent manquer de séduire ses visiteurs. 

Autun provient de la contraction d’Augustodunum, terme gallo-romain qui signalait la ville fortifiée d’Auguste, fondée au 1er siècle avant Jésus-Christ pour remplacer la capitale éduenne de Bibracte. 17 906 Autunois, tous fiers de leur grand artiste mythique, Gislebertus. Ce sculpteur audacieux est en effet l’auteur du tympan de la cathédrale ou de la fameuse Tentation d’Eve conservée au musée Rolin 

La Rome des Gaules – Les splendeurs d’Augustodunum, cité romaine de prestige, éclipsèrent rapidement la place forte gaulois existante, la capitale éduenne Bibracte. La grande route commerciale et stratégique Lyon-Boulogne, sur laquelle la ville avait été construire, fit sa fortune. Extraordinaire pôle de romanisation, Autun eut cependant à subir dès le 3ème siècle, de désastreuses invasions. Il ne reste aujourd’hui de l’enceinte fortifiée et des nombreux monuments publics de l’époque que deux portes et les vestiges d’un théâtre. 

Le siècle des Rolin – La ville allait connaître au Moyen Age un regain de prospérité. Elle doit en grande partie au rôle joué par les Rolin père et fils. Né à Autun en 1376 dans l’hôtel qui porte son nom, Nicolas Rolin devint un des avocats les plus célèbres de son temps. Habile négociateur attaché à Jean sans Peur, il reçut de Philippe le Bon la charge de chancelier de Bourgogne. Parvenu au faite des honneurs et des richesses, il fonda l’Hôtel Dieu de Beaune sans toutefois oublier sa ville natale, dans laquelle il mourut en 1461. L’un de ses fils, le cardinal Rolin, devenu évêque d’Autun, en fit un grand centre religieux. De cette époque datent l’achèvement de la cathédrale St Lazare, l’édification de remparts au Sud et la construction de nombreux hôtels particuliers. 

Partir de la place du Champ de mars et visiter :

le Lycée Bonaparte…..  Ancien collège de jésuites, construit en 1709, il termine noblement le « Champ » (c’est ainsi que les Autunois appellent la place). Ses grilles forgées en 1772, sont rehaussées de motifs dorés : médaillons, mappemondes, astrolabes, lyres. Sur la gauche, l’église Notre Dame (17ème siècle) servit de chapelle à ce collège qui abrita du temps des jésuites le fantasque Bussy-Rabutin, puis Napoléon, Joseph et Lucien Bonaparte. Entré à une époque où l’évêque était le neveu du gouverneur de Corse, napoléon n’y resta que quelques mois en 1779, avant d’entrer à l’école de Brienne. 

Remparts gallo-romain d'AutunEmprunter la rue St Saulge, au n°24 occupé par l’hôtel de Morrey, du 17ème siècle, puis la rue Chauchien, aux façades agrémentées de balcons en fer forgé. Rejoindre les remparts par la rue Cocand. 

Les remparts – A hauteur du boulevard des Résistants-Fusillés, bel aperçu de la portion la mieux conservée des remparts gallo-romains. Les longer à votre guise jusqu’à la tour des Ursulines, ancien donjon du 12ème siècle. Revenir sur la cathédrale par la rue Notre Dame (hôtel de Millery au n°12) pur flâner dans la rue Dufraigne (maisons à colombage) et l’impasse du jeu de Paume (hôtel Mac Mahon). La place d’Hallencourt donne sur l’évêché dont la cour est accessible. Gagner la rue St Antoine. Plus loin prendre à gauche la rue de l’Arbalète qui rejoint le secteur piétonnier de la rue aux Cordiers.

 Passage de la Halle – Ce passage couvert du milieu du 19ème siècle ouvre sur la place du Champ de Mars par un majestueux portail classique. Suivre la rue De Lattre de Tassigny, dotée d’hôtels particuliers du 18ème siècle. 

Hôtel de ville – Il abrite une importante bibliothèque contenant une riche collection de manuscrits et d’incunables.  Terminez votre promenade par un passage dans la rue Jeannin, derrière la mairie, et dans l’une de ses jardins cachés par une porte cochère. 

320px-Autun_St_Lazare_Tympanon

A visite également, la Cathédrale Saint Lazare – Extérieurement, la cathédrale a perdu son caractère roman : le clocher, incendié en 1469, fut reconstruit et surmonté d’une flèche gothique. La partie supérieure du chœur et les chapelles du bas-côté droit datent aussi du 15ème siècle ; celles du bas-côté gauche sont du 16ème siècle. Quant aux deux tours du grand portail, inspirées de celles de Paray le Monial, elles ont été édifiées au 19ème siècle à l’occasion d’importants travaux de restauration contrôlés par Viollet le Duc. En 1766, l’édifice eut à subir de graves dommages ; les chanoines du chapitre détruisirent le jubé, le tympan du portail Nord et le tombeau de Saint Lazare qui se dressait derrière le maître-autel (des vestiges se trouvent au musée Rolin). 

Tympan du portail central – Réalisé entre 1130 et 1135, il compte parmi les chefs-d’oeuvre de la sculpture romaine. Son auteur, Gislebertus, a laissé son nom sur le rebord supérieur du linteau, sous les pieds du Christ. La composition très ordonnée du tympan, qui représente le Jugement dernier, ayant trouvé l’équilibre des effets sur une surface de dimensions difficiles, est bien la marque du génie. Au centre, le Christ en majesté siège dans une mandorle soutenue par quatre anges, dominant toute la scène. Au bas, les morts sortent de leur tombeau, prévenus de l’heure du jugement par quatre anges soufflant dans de grands olifants ; au centre du linteau, les élus sont séparés des damnés par un ange. A la gauche du Christ, l’archange saint Michel fait face au Malin qui tente de fausser la pense des âmes en tirant sur le fléau de la balance. Derrière lui s’ouvre l’Enfer dont la place est judicieusement réduite à l’extrême droite du tympan tandis que le ciel occupe tout le registre supérieur avec à droite deux apôtres – ou le prophète Elie et la patriarche Enoch transportés vivants au Ciel – et à gauche Marie qui domine la Jérusalem céleste et le groupe des apôtres attentifs à la pesée des âmes ; saint Pierre, reconnaissable à la clef qu’il porte sur l’épaule, prête main-forte à un bienheureux, tandis qu’une âme tente de prendre  son envol en s’accrochant au manteau d’un ange sonnant de la trompette. 

La figure humaine, privilégiée par le sujet même du tympan, est traitée avec une extrême diversité. Dieu, sa cour céleste et les personnages bibliques sont tous vêtus de draperies légères, finement plissées, qui témoignent de l’essence immatérielle des êtres qui les portent. Les morts, beaucoup plus petits mais sculptés en fort relief, ont une tout autre présence ; la nudité des corps (libérés de toute honte) permet d’exprimer par des attitudes variées l’état d’âme de chacun ; les élus cheminent le regard tendu vers le Christ en un cortège paisible. Les trois voussures de l’arc en plein cintre coiffent l’ensemble de la composition ; la voussure extérieure symbolise le temps qui passe, les médaillons représentant alternativement les travaux des mois et les signes du zodiaque ; au centre, entre les Gémeau et le Cancer, l’année est figurée sous les traits d’un petit personnage accroupi. Su la voussure centrale serpente une guirlande de fleurs et de feuillage.

160px-Leger_dutchms_500 dans VILLAGES de FRANCE

Intérieur – Les piliers et les voûtes datent de la première moitié du 12ème siècle. Le caractère roman clunisien subsiste malgré de nombreux remaniements : élévation sur trois niveaux (grands arcs brisés, faux triforium et fenêtres hautes), massifs piliers cruciformes cantonnés de pilastres cannelés, berceau brisé sur doubleaux dans la nef et voûtes d’arêtes dans les collatéraux. Cependant le chœur adopte la formule paléochrétienne de l’abside flanquée de deux absidioles ; leur voûtement en cul de four a disparu à la fin du 15ème siècle lorsque le cardinal Rolin fit éclairer le chœur par des hautes fenêtres (vitraux modernes). 

Par ailleurs, la présence à Autun d’abondants vestiges antiques explique que se soit généralisé l’usage des pilastres cannelés surmontés de chapiteaux à feuillages à l’ensemble de la galerie haute, conférant ainsi à l’église une grande unité intérieure. Cette majestueuse ordonnance est animée par le décor sculpté des chapiteaux, dont certains seraient dûs au ciseau de Gislebertus. Selon un ordre que le visiteur peut suivre sur place, les pièces les plus intéressantes sont les suivantes :

-          Simon le magicien tente de monter au Ciel en présence de St Pierre, clef en main, et de St Paul. Simon tombe, la t^te la première, sous le regard satisfait de St Pierre et les ricanements du diable.

-          Lapidation de St Etienne, premier martyr chrétien.

-          Samson renverse le temple, représenté de façon symbolique par une colonne.

-          Chargement de l’arche de Noé lequel, à la fenêtre supérieure, surveille les travaux.

-          Porte de la sacristie du 16ème siècle.

-          Statues funéraires de Pierre Jeannin, président du Parlement de Bourgogne et ministre de Henri IV, mort en 1623, et de sa femme.

-          Les reliques de St Lazare avaient été placées provisoirement dans l’abside de la chapelle St léger.

-          Apparition de Jésus à Ste Madeleine. Admirer les volutes du feuillage à l’arrière-plan de ce chapiteau inachevé.

-          Seconde tentation du Christ.

-          La Nativité. La Vierge est couchée, aidée par un groupe de femmes. L’Enfant jésus est au bain. Sur le côté, St Josèph médite.

Salle capitulaire – Construire au début du 16ème siècle, elle abrite de beaux chapiteaux. (12ème siècle) en pierre grenée contenant du mica, qui ornaient à l’origine les piliers du chœur et du transept restaurés par Viollet le Duc en 1860 (après Vézelay … l’ordre de préséance n’ayant pas changé en sept siècle). Les plus remarquables sont sur le mur droit après l’entrée.

 

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