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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

Saint-Vincent et la linotte

Posté par francesca7 le 15 novembre 2014

 

images (2)Contes et légendes de Lorraine : Les hommes donnent souvent un rôle symbolique aux oiseaux : la chouette représente l’intelligence, le chardonneret est un symbole de la Lorraine, le rossignol est le messager des amoureux.

La linotte est la mascotte des vignerons.

Ceux du pays de Toul en ont même fait une légende…

Tête de linotte

Un jour que Saint-Vincent, patron des vignerons, se promenait dans la région de Toul, il serait entré dans une maison d’où le propriétaire était absent. Il y avait une cruche remplie de vin posée sur la table.

Le saint se sert un verre et commence à boire, quant un oiseau entre par la fenêtre et se pose sur sa main. Il lui dit :

- Saint-Vincent, je suis la linotte, je veille sur la vigne et les vignerons depuis toujours. Pourtant, je n’ai aucune récompense pour mes services et mon chant. Les plumes du rouge-gorge sont oranges sur sa poitrine, et celles du chardonneret sont multicolores, mais moi, je reste grise.

- Je ne peux pas faire grand-chose pour toi, linotte. Mais en attendant, est-ce que tu veux un peu de vin ?

L’oiseau se serait alors penché sur la cruche pour boire, mais il aurait glissé et failli se noyer. Saint-Vincent le rattrapa juste à temps. On dit que serait alors apparue sur la poitrine de la linotte une tâche rouge foncé, teintée de bleu et de gris, comme le vin du pays de Toul.

L’oiseau était enfin récompensé de ses efforts grâce à la bonté de saint-Vincent.

Ces petits riens qui font tout

En ce qui concerne Saint-Vincent, on ne sait pas bien pourquoi il est le patron des vignerons. C’était unprêtre qui vivait au 3e siècle, à l’époque où l’on persécutait les chrétiens.

Certains disent qu’il a été torturé avec une roue de pressoir à raisin, d’autres qu’il prêchait en Bourgogne, région viticole. Mais aucune de ces hypothèses n’a été vérifiée par l’histoire.

Les légendes se nourrissent de faits extraordinaires ou incompréhensibles, comme un aqueduc géant ou un bloc de glace éternelle, mais elles naissent aussi de la vie de tous les jours, des petites choses qui semblent anodines mais auxquelles on veut donner une signification.

Ainsi, la linotte est un petit rien qui a de l’importance pour les vignerons parce qu’elle fait partie de leur vie. Alors ils en ont fait le symbole de leur travail.

La linotte est devenue l’oiseau fétiche des vignerons tout simplement parce qu’elle vit là où ils travaillent. C’est un oiseau qui aime vivre dans une végétation peu fournie et proche du sol.

La forêt dense n’est donc pas son habitat de prédilection, elle préfère les terres cultivées des campagnes, où elle trouve des haies et des vignes.

La linotte n’a pas disparu des vignes. Même si cette légende s’est oubliée aujourd’hui, la linotte et sa cocarde rouge restent les compagnes fidèles du vigneron, qu’il soit de Toul, ou d’ailleurs !

Publié dans LEGENDES-SUPERSTITIONS, Meuse | Pas de Commentaire »

Des rivières partout en Meuse

Posté par francesca7 le 22 juin 2014

 

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Le Département de la Meuse possède de nombreux cours d’eau de 1ère et 2ème catégorie dont vous trouverez le descriptif ci-dessous. Des étangs privés peuvent également vous accueillir, voir plus loin.  

Un site à visiter : http://michaelprobst.phpnet.org/wordpress/stage-sejour-peche-meuse

La Saulx

Rivière à truite par excellence, la Saulx est célèbre pour ces gros spécimens.
En parcourant cette jolie vallée calcaire aux paysages diversifiés et riche en patrimoine architectural, le pêcheur de salmonidés sera comblé.
Que vous recherchiez la Truite ou l’Ombre plus en aval, à vous de trouver la technique la mieux adaptée…

La Cousance

La longueur de son cours d’eau est de 28,8 km. La Cousances prend naissance à Souilly localité située sur le plateau du Barrois, dans le département de la Meuse. Elle se dirige d’abord vers l’ouest, mais après quelques kilomètres adopte la direction du nord, qu’elle maintient jusqu’à la fin de son parcours. De ce fait, elle coule parallèlement à l’Aire pendant la plus grande partie de son cours. Elle finit par se jeter dans l’Aire (en rive droite) à Aubréville, à onze kilomètres en amont (au sud) de Varennes-en-Argonne. Il existe un homonyme qui prend sa source à Narcy en Haute-Marne puis regagne la Meuse à Cousances. La Cousance serpente en Meuse avant d’aller confluer dans la Marne. Riche d’une belle population de Fario, ce ruisseau mérite le détour…

 

L'Ornain à Bar-le-Duc, franchi par le pont Notre-DameLa Chée et l’Ornain

L’Ornain est une rivière classée en première catégorie et appartient au domaine public. L’Ornain peut être considéré comme une offre de pêche de premier ordre. La rivière est densément habitée par des truites farios de belle taille, des vairons et aussi des vandoises. Situés dans le sud du département de la Meuse, la Chée et l’Ornain sont des cours d’eau de 1ère catégorie, tous deux affluents de la Saulx. Le premier présente les caractéristiques d’une petite rivière de plaine qui serpente entre pâtures et cultures, le second alterne courants rapides, grands plats et fosses profondes pour créer un cours très diversifié.

Tout au long de son parcours, la Chée est alimentée par de nombreux ruisseaux, qui servent de frayères naturelles aux truites autochtones. Les Farios de l’Ornain côtoient quant à elles, à partir de Ligny, quelques bancs d’Ombres Communs et des poissons blancs, telles que Vandoises et Chevesnes. 

Aire, Aisne, Biesme

L’AIRE d’une longueur de 125,6 km, elle prend sa source à Saint-Aubin-sur-Aire dans le département de la Meuse, à L'Aire à Varennes-en-Argonne.l’altitude 324 mètres, à deux kilomètres au sud-est de la forêt domaniale de Commercy.

Elle traverse ensuite ce département du sud au nord à la limite orientale du massif de l’Argonne, et conflue en rive droite avec l’Aisne en amont de Mouron, dans les Ardennes, par deux bras séparés d’environ 500 mètres sur les communes de Senuc et de Termes, à l’altitude 104 mètres.

Son bassin versant a une surface de 1 043 km2. Elle a un débit moyen de 13,6 m3/s.

Avant d’être capturée par l’Aisne, il y a environ un million d’années2, elle se jetait dans la Bar, un affluent de la Meuse.

Ce n’est pas une rivière navigable.

Le poisson le plus convoité par les pêcheurs de ce bassin, située à l’Ouest du département, est sans aucun doute la truite Fario. Ici, les passionnés de la pêche au toc, au vairon manié, au lancer, mais aussi de la pêche à la mouche fouettée se régalent.

En particulier sur l’Aire, cours d’eau de référence de ce bassin, où la gestion patrimoniale engagée par les principales AAPPMA depuis quelques années porte ses fruits. La qualité du peuplement de truites Fario sauvages ne cesse de s’améliorer et l’Ombre Commun semble vouloir s’y développer.

La Meuse

Des rivières partout en Meuse dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 220px-Abbinden_der_Maas_von_der_Waal_1904_aus_Hochwasserschutzgr%C3%BCndenOù l’on peut pêcher le Gardon, la Carpe, le Sandre ou le Brochet, vous avez toutes les chances d’assouvir votre passion en venant parcourir les rives de la Meuse. Quelle soit « sauvage » ou par endroit, canalisée, la rivière vous enchantera par sa population piscicole aussi variée qu’insoupçonnée !!!

A l’image de nombreux cours d’eau, la Meuse voit son lit barré par des déversoirs et barrages qui ont pour but de régulariser l’ardeur de la rivière lors des crues. A proximité et en se conformant à la réglementation, se trouvent d’excellents postes à carnassiers, notamment en gros Brochets. De nombreux bras morts ou noues sont en communication avec la rivière et constituent des biotopes non seulement agréables et favorables à la pêche mais jouent un rôle important dans la reproduction des diverses espèces de poissons, notamment le Brochet.

Les extractions de sable ont laissé à la disposition de certaines AAPPMA des ballastières où la population de poissons est très importante, notamment les grosses carpes qui dépassent allègrement les 20 kilos. Quant aux traqueurs de carnassiers, ils auront le choix entre Brochets, Sandres et depuis peu le Silure.

A découvrir aussi, les ruisseaux de 1ère catégorie qui sillonnent la vallée et qui abritent une
importante population de Vairons et de Truites Fario.

L’accès à la rivière, dans l’ensemble est facilité par de nombreux chemins. Les voitures resteront garées le long de ceux-ci ! De nombreux campings bien aménagés sont à proximité des lieux de pêche et sont prêts à vous accueillir avec votre famille.

Orne, Longeau, Madine

L’Orne et le Longeau s’écoulent paisiblement vers l’Est. La tête du bassin versant du Longeau est classée en 1ère catégorie (18 km) jusque Saulx-les-Champlon. La pêche de la Truite au toc, est la technique la mieux adaptée sur ce ruisseau. En seconde catégorie, la pêche au coup, au vif et au mort manié, permettent de prendre des poissons blancs, Goujons, Perches et Brochets.

Que vous souhaitiez marcher et chercher les meilleurs postes, ou bien rester plus paisiblement au bord de l’eau, vous trouverez toujours un endroit poissonneux répondant parfaitement à vos attentes.
Pour les pêcheurs recherchant les grands espaces, le célèbre Lac de Madine est là… à prospecter en barque ou depuis les rives, les gros poissons trophées (Brochets, Perches, Sandres, Carpes) vous y attendent.

Les belles vallées de la Meuse :

Sillonnées par les rivières de 1ère et 2ème catégorie du même nom, vous y découvrirez de belles populations de Brochets, Perches, Carpes, Tanches, poissons blancs et Truites. Alors n’hésitez plus, venez prendre votre carte de pêche dans une de nos AAPPMA bordant ces cours d’eau.
Et croyez-moi, pour oublier ses soucis et les vicissitudes de la vie quotidienne, rien de tel qu’une bonne partie de pêche. 

Que vous gardiez le poisson que vous avez pris ou que vous le remettiez à l’eau, une seule chose comptera désormais : « revenir dès que possible dans ce petit coin de paradis ».

Fédération de la Meuse pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
Moulin Brûlé
55120 NIXEVILLE
Tél. : 03 29 86 15 70       
www.federation-peche-meuse.fr

Publié dans COURS d'EAU-RIVIERES de France, Meuse | Pas de Commentaire »

Des Circuits de belles découvertes en Meuse

Posté par francesca7 le 20 juin 2014

 

Territoire aux grands espaces, dont le tiers est recouvert de forêt, la Meuse est prédestinée à la randonnée. Elle compte plus de 4500 km de chemins protégés dont 800 km balisés. Ce réseau de chemins est accessible à tous, randonneurs et passionnés du milieu naturel. Deux sentiers de grande randonnée traversent la Meuse : le GR 14 et le GR 714, un réseau de 800 km de sentiers de pays et quatre sentiers thématiques accessibles à pied, à cheval et à VTT.

 

LE VENT DES FORÊTS
Six villages forestiers accueillent depuis 1997 des artistes internationaux en résidence estivale. Fruits de ces séjours, plus de 130 oeuvres ont été créées le long des 45 kms de sentiers spécifiquement balisés et librement accessibles de mars à septembre. Riches de la rencontre des démarches personnelles des artistes et de notre milieu rural et sylvestre, les oeuvres du Vent des Forêts ponctueront votre cheminement de moments de grâce, de surprise, de plaisir ou de questionnement. Parcours-conférence sur réservation. plus d’infos ici : http://leventdesforets.org 

CIRCUIT DE LA MIRABELLE
Sur 60 km, ce circuit vous permet de partir à cheval et à VTT à la découverte des Côtes de Meuse et des Hauts de Meuse. Au programme : un panorama superbe sur le village médiéval d’Hattonchâtel et sur la vallée de la Meuse. Vous traverserez vignobles et vergers, vous visiterez les caves de nos producteurs de vin. Vous découvrirez le massif forestier des Hauts de Meuse, les pelouses calcaires de Génicourt sur Meuse et vous vous offrirez des vues imprenables sur la plaine de la Woëvre.
Durée : 2 jours – hébergement possible en gîte de randonnée ou en hôtel.
>> Télécharger le circuit… (7.5 M). 

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CIRCUIT JEANNE D’ARC
Créé en 1995, le Circuit Jeanne d’Arc, ouvert à tous les types de randonneurs, propose 80 km de sentiers chargés d’histoire. On y découvre la maison natale de Jeanne d’Arc, la chapelle de Bermont où elle venait se recueillir, Montigny-lès-Vaucouleurs où elle acheta son cheval, Vouthon, le village natal de sa mère Isabelle Romée et bien sûr Vaucouleurs « la cité qui arma Jeanne d’Arc ». Durée : 2 jours – hébergement possible en gîte de randonnée ou en hôtel.

CIRCUIT LES MARCHES DE MEUSE

Ce circuit aux Marches de Meuse vous emmène au pays du houblon et des fortifications.
Ce houblon, ingrédient indispensable de la bière, vous le découvrez au Musée Européen de la Bière de Stenay. Vous en apprécierez la qualité en dégustant une bière brassée localement : la Charmoy.
Ces fortifications, signe que ce pays est une terre de frontière :
– La citadelle de Montmédy

- Les châteaux de Charmois

- Le château d’Imécourt à Louppy sur Loison qui accueillit Louis XIV en 1657.
– Les vestiges de la citadelle de Jametz où les troupeaux paissent paisiblement.
Et voir aussi le charme de la citée espagnole de Marville. 

 

CIRCUIT SAILLANT DE SAINT-MIHIEL
Secteur stratégique essentiel de 1914 à 1918, le Saillant de Saint-Mihiel conserve les stigmates des terribles combats qui s’y sont déroulés pendant 4 ans. Le Bois d’Ailly, le Bois Brûlé et la Tranchée de la Soif témoignent des souffrances endurées par les combattants.
Site exceptionnel, les Tranchées des Bavarois et de Roffignac, dont les aménagements restent intacts depuis 90 ans, ressuscite le temps d’une visite le quotidien des soldats des deux camps.
Durée : 1 jour

Les sentiers de randonnée

Les 800 kilomètres de chemins balisés qui vous attendent, que ce soit le long du GR14 (balisage rouge et blanc), du GR 714 (balisage rouge et blanc), du GR 703 (balisage rouge et blanc) ou des GR de Pays (balisage rouge et jaune), sont autant de chances et d’opportunités de découvrir le terroir meusien, ses forêts, ses monuments discrets… autant de chances de surprendre un chevreuil au coin du bois, d’observer le faucon crécerelle dans sa quête de nourriture, d’apercevoir un renard cherchant un abri… mais c’est aussi la certitude de trouver le soir venu une table accueillante et une chambre confortable.


LA ROUTE LIGIER RICHIER, sculpteur de la Renaissance
 (en voiture)

C’est en Meuse, à Saint-Mihiel, que naquit un des plus remarquables sculpteurs du 16ème siècle : Ligier Richier. Ses oeuvres inestimables sont toujours visibles à Saint-Mihiel, Bar-le-Duc, Clermont-en Argonne, Etain, Génicourt-sur-Meuse et Hattonchâtel. La Route Ligier Richier offre l’occasion de parcourir la Meuse sur le thème des plus belles sculptures de la Renaissance Lorraine.

Brochure disponible sur simple demande dans le formulaire Brochures et Documents.

 

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La pharmacie Art Nouveau en Meuse

Posté par francesca7 le 20 juin 2014

 

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A la fin du XIXème siècle apparaît l’Art Nouveau. Il s’agit d’un vaste mouvement artistique de rénovation des arts décoratifs et de l’architecture, ainsi que du mobilier, des bijoux, de la littérature… L’Art Nouveau se distingue par son style original : ses artistes sont retournés à l’observation de la nature, s’inspirant des insectes et de la végétation, mais aussi des édifices gothiques et des estampes japonaises.

Voir le site : http://la-lorraine-se-devoile.blogspot.fr/2009/08/pharmacie-art-nouveau-commercy-meuse.html

A la fin du XIXème siècle apparaît l’Art Nouveau. Il s’agit d’un vaste mouvement artistique de rénovation des arts décoratifs et de l’architecture, ainsi que du mobilier, des bijoux, de la littérature… L’Art Nouveau se distingue par son style original : ses artistes sont retournés à l’observation de la nature, s’inspirant des insectes et de la végétation, mais aussi des édifices gothiques et des estampes japonaises. Un goût particulier pour les lignes sinueuses, courtes, élégantes et extravagantes s’est ainsi développé.

Au début du XXème siècle, un pharmacien commercien, Adrien Recouvreur, administrateur de la Caisse d’Epargne de la ville propose de faire appel à Victor Prouvé pour décorer les plafonds de la salle du conseil d’administration de la nouvelle Caisse d’Epargne. Un autre pharmacien Georges Malard, choisit de faire appel à Eugène Vallin pour aménager l’officine qu’il veut créer à Commercy. Au même moment le conseil municipal d’Euville décide de construire une nouvelle mairie et confit le projet à Henri Gutton.

Prouvé, Vallin, Gutton, quelques uns des plus grands noms de l’Ecole de Nancy vont travailler au Pays de Commercy
En 1890, on pose la première pierre de la nouvelle église Saint Pierre et Saint Paul. Le projet est réalisé en moins de deux ans. Au nombre des artisans qui y ont collaboré, le maître verrier Emmanuel Champigneulle et l’ébéniste Eugène Vallin. C’est leur première commande publique en Meuse.

Si l’Art Nouveau a choisit Nancy pour fonder sa grande Ecole en France, cette dernière a fait des émules un peu au delà. On connaît Euville, en Meuse, où l’Hôtel de Ville en est une concrétisation. Cela s’explique par la présence d’une des plus grandes carrière de pierres meusiennes qui permit de construire une grande partie de Nancy, notamment à l’époque Art Nouveau.

A côté d’Euville se trouve Commercy. On l’a connaît pour sa madeleine ou son château, elle possède aussi quelques perles issues de l’Art Nouveau.

Parmi elles, la pharmacie de la place du Général De Gaulle. C’est Eugène Vallin, maître de l’Ecole de Nancy, qui a conçu et réalisé cette devanture et ce magasin pour le moins étonnant en 1907. Pharmacie depuis toujours, son état de monument classé devrait lui conférer cette fonction pendant encore longtemps.

Bel exemple de ce qu’à pu être l’Art Nouveau mais aussi une bonne raison d’avoir le regard toujours observateur lorsque l’on déambule dans une ville.

Plus de renseignements : http://www.commercy.org/commercy.htm

 

La Mairie d’Euville
Plusieurs fois repoussée, la décision de construire une nouvelle mairie est prise en 1900. Le projet confié à Henri Gutton.  Pour le conseil municipal, cette nouvelle mairie, la seule commande publique confiée à l’Ecole de Nancy, doit être conçue comme une véritable publicité pour la pierre d’Euville, la pierre qui a fait la fortune du village. Certains alors n’hésitent plus à affirmer que c’est la plus riche commune de France !

En 1901, un premier projet est présenté et l’appel d’offres lancé. Mais le projet prend du retard. En 1903, Gutton fait appel à Eugène Vallin pour le remodelage de la façade principale. C’est à lui que l’on doit l’aspect plus résolument Art Nouveau de l’édifice. C’est dans les aménagements intérieurs, approuvés en 1906, que l’on retrouve nombre de chefs de file de l’Ecole de Nancy : Vallin intervient dans la décoration du vestibule d’entrée et de l’escalier d’honneur puis dans le décor sculpté de la salle des fêtes ; les luminaires sont des frères de Majorelle ; utilisant les verres américains, Emmanuel Champigneulle réalise les vitraux de la salle des fêtes et Jacques Gruber ceux de l’escalier d’honneur, déjà muni d’une rampe en fer forgé d’Edgar Brandt.

Visible aux heures habituelles d’ouverture de mairie : du lundi au vendredi de 8h30 à 11h30, le mercredi de 14h30 à 16h30, et le samedi de 9h00 à 11h00. 

En dehors de ces heures, renseignement à l’Office de tourisme du Pays de Commercy.

 

Ile Malard
Formée au milieu du lit de la Meuse, en aval du barrage des Allemands, cette petite île fut achetée par Georges Malard, le pharmacien fit venir Vallin à Commercy. Là, il pouvait se livrer à sa passion pour la pisciculture, tout en créant un petit havre de paix pour sa famille, un endroit que n’auraient renié les artistes de l’Ecole de Nancy. L’île est aujourd’hui ouverte aux promeneurs.

 

La Pharmacie

Vallin est contacté pour l’aménagement de la nouvelle pharmacie alors qu’il achève la salle des fêtes de la mairie d’Euville. Il se charge de la devanture et du mobilier intérieur et fait appel au peintre-verrier Joseph Janin pour la fourniture de vitraux et à Charles Friedrich pour les papiers peints (disparus). La devanture est réalisée en padouk (bois de corail) verni et les aménagements intérieurs sont en padouk ciré, pour la structure, et en acajou pour les panneaux.
Digitale et pavot dans les vitraux du fond, arum dans ceux de la vitrine, arum encore dans les poignées de porte, ombelle et plantes médicinales pour les lambris… le décor végétal est parfaitement soigné.


A Saint-Mihiel

Au début du XXème siècle, l’Art Nouveau dans l’architecture se diffuse le long de la vallée de la Meuse. A Saint-Mihiel, le marché couvert, livré en 1902, et qui rappelle les pavillons Baltard, remplace la halle du XVIème siècle. Les piliers sont en fonte de fer et le reste de l’ossature et la charpente en fer laminé. Des briques polychromes formant des motifs géométriques remplissent l’espace libre entre les poutres métalliques. De la céramique vernissée, chutes de fruits et de légumes, complète la décoration. Après la Première Guerre Mondiale, de nombreux immeubles sont reconstruits en faisant appel au vocabulaire de l’Art Nouveau. 

Les artistes de l’Ecole de Nancy

Henri Gutton, architecte (1851-1933)

Ingénieur polytechnicien, élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, fondateur de la société des Architectes de l’Est de la France, il retourne à Nancy en 1876. Très compétent  sur les programmes nouveaux, il s’intéresse aussi aux problèmes du développement urbain et de l’habitat social. On lui doit notamment le magasin de la graineterie Genin-Louis (aujourd’hui agence bancaire) rue Saint Jean à Nancy.

Eugène Vallin, ébéniste, sculpteur (1856-1922)

Après l’Ecole des Beaux Arts de Nancy, il a fait son apprentissage dans la menuiserie de son oncle auquel il succède en 1881. Ses premières réalisations sont du mobilier d’église mais il devient rapidement un créateur et artiste de l’Art Nouveau sous l’influence de Gallé pour qui il réalise la porte de ses nouveaux ateliers. C’est dans le meuble qu’il devient célèbre pour sa production à la commande : il réalise ainsi des salles-à-manger, des salons pour les notables de Nancy : Eugène J.B. Corbin, Masson, Bergeret, Kronberg… Il devient en 1901, vice-président du comité directeur de l’Alliance qui devient l’Ecole de Nancy.

téléchargementAdrien Recouvreur, pharmacien, graveur (1858-1944)

Un nom revient ici fréquemment : le pharmacien Adrien Recouvreur. A Nancy, il suit les cours de l’école de Pharmacie avant de s’inscrire à l’école de Beaux-Arts. Il y fait la connaissance de tous ceux qui feront le succès de l’Ecole de Nancy. Installé à Commecry, il siège notamment au Conseil d’Administration de la Caisse d’Epargne. Grâce à lui, le Conseil  commande à Victor Prouvé, le plafond qui décore sa salle de réunion. Après avoir vendu son officine, il quitte Commercy et s’installe à Angers où il a été nommé conservateur du musée de la ville. A sa mort, il lègue à la ville de Commercy un important fonds sur l’Ecole de Nancy dont une petite partie est exposée à la mairie d’Euville.

Emile André, architecte (1871-1933)

Autre figure de l’Ecole de Nancy, l’architecte Emile André qui collabore régulièrement avec Vallin, Prouvé et Gutton, construit à Commercy une villa très proche de la « villa des Roches » du parc de Saurupt à Nancy. A la différence de cette dernière, elle a conservé ses volumes d’origine et vient d’être entièrement restaurée par ses propriétaires.

article à lire : http://books.google.fr/books?id=pKJ6ddTaMrEC&pg=PT38&lpg=PT38&dq=pharmacie+Art+Nouveau++en+meuse&source=bl&ots=z_IRS9oe7L&sig=Zp_75c08VymNc0abs9zl4hc6sN0&hl=fr&sa=X&ei=rriNU5HmFKLU0QX89oCQBw&ved=0CFQQ6AEwBw#v=onepage&q=pharmacie%20Art%20Nouveau%20%20en%20meuse&f=false

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Au château de Gombervaux (Meuse)

Posté par francesca7 le 7 juin 2014

 

 

280px-GombervauxLe Château de Gombervaux est un château du xive siècle situé près de Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine.

Cette maison forte, dont il ne subsiste guère que la façade, était dotée de quatre tours d’angle et d’un altier donjon-porche à créneaux. Partie du château (par abus de langage) a été utilisée comme carrière de pierre par les habitants des villages circonvoisins. Le château est entouré de douves emplies d’eau, alimentées par trois sources. L’eau des douves est régulée par une vanne et le trop-plein s’écoule dans le fossé dit de Gombervaux».

Le site de Gombervaux a été classé au titre des Monuments historiques par un arrêté du 21 mars 1994. La création de l’Association Gombervaux, le 11 janvier 1989, a permis de sauver le château qui était alors totalement a l’abandon, ses douves n’existaient plus, et la végétation avait envahi le château. Grâce aux efforts de l’association le château de Gombervaux a pu renaître de ses ruines, de nombreux éléments ont été restaurés. L’association anime le lieu en organisant des actions culturelles et touristiques, attirant un large public soucieux de mieux connaitre ce patrimoine régional. Pour en savoir plus sur l’association et ses actions, vous pouvez aller sur leur site www.gombervaux.com

Selon la légende, le premier château de Gombervaux serait l’oeuvre des quatre fils Aymon, héros ardennais, ou bien un pavillon de chasse de Charlemagne.

Après maints succès et libéralités royales, Geoffroy de NANCY se livre à des exactions, abus de pouvoirs, agissant plus en tyran qu’en pondérateur. Le 16 février 1348, un arrêt du Parlement de Paris le condamne. En 1350, Jean II le Bon, roi de France, fait arrêter Geoffroy qu’il accuse de forfaiture. Geoffroy réussit à s’enfuir pour se réfugier à La Ferté-sur-Chiers (Ardennes). Banni du royaume par contumace, ses biens sont confisqués. Le roi est vaincu à Poitiers par les Anglais et s’en va, prisonnier, à Londres. Charles V est paré du titre de lieutenant du royaume. Geoffroy se fait enjôleur et plaide sa cause, obtient son pardon et récupère, le château de Gombervaux, en cours de reconstruction, mais non son territoire, puis aussi partie de ses biens, largement amputés. Le dauphin lui accorde, en mars 1358, des lettres de grâce. Et le 11 du même mois Geoffroy de Nancy prête foi et hommage au dauphin Charles pour la seigneurie de Gombervaux dans laquelle il est rentré en possession. Geoffroy jouit encore quelque temps de titres honorifiques mais son pouvoir a été sérieusement amoindri.

Gombervaux est situé à 3,5 km au nord ouest de Vaucouleurs, en contrebas de la route qui mène à Commercy (D 964). Autrefois, ce point de passage obligé entre Vaucouleurs et Void surveillait les chemins reliant plusieurs villages de la châtellenie (SauvoyUgnyOurches, etc.). Niché au creux d’un vallon, le site dessine un quadrilatère entouré de larges fossés en eau. Avec la basse-cour adjacente (ferme actuelle), il forme un ensemble surprenant entre la forêt et les champs de colza. 

La façade sud est dominée en son milieu par un imposant donjon-porche crénelé, haut de 22 m. Elle témoigne d’une réelle qualité de construction (grand appareillage) et d’un goût certain pour l’ornementation (pierres jaunes et blanches, arc en tiers-point, archères finement travaillées, etc.). Les blasons sculptés sur le donjon et au-dessus des fenêtres représentent les familles seigneuriales qui se sont succédé à Gombervaux. 

Il ne subsiste que trois des quatre tours d’origine ; celle du nord-ouest a disparu, celle du nord-est s’est en partie effondrée au cours de l’hiver 1952-53. 
A l’origine, ces tours, presque aussi élevées que le donjon-porche, étaient coiffées de toits coniques en tuile (à l’exception de la tour nord-ouest, recouverte d’ardoise). 

170px-Château_de_gombervauxL’un des joyaux du château est la grande salle du logis sud-ouest, récemment protégée par une vaste toiture. Au centre : une grande cheminée dont les piédroits reposent sur des supports trapézoïdaux, dans le style gothique. C’est probablement dans cette cheminée que Taillevent a rôti les sangliers, paons et perdrix du banquet servi au roi Charles V en 1367. La voûte d’une des deux fenêtres encadrant la cheminée est décorée de petites fleurs peintes à même la pierre. 

Les travaux réalisés : 1989: Mise hors d’eau provisoire de la grande salle et de la tour sud-est.

Etaiement de la grande cheminée.

-        1990: Début de réfection de la salle voûtée. Déblaiement du premier étage de la tour sud-est; pose d’une toiture autoportante.

-        1991: Restauration du mur de soutènement de la grande salle; pose d’une dalle de béton. Réfection du sommet de la courtine sud-est

-        1992: Pose d’échafaudage en bois contre la tour nord-est à demi effondrée (5 niveaux de travail). Réfection d’une fenêtre de la courtine sud-est.

-        1993: Sauvegarde du mur ouest: pose d’un échafaudage en bois (4 niveaux), ouverture d’une fenêtre comblée. Début de réfection de la base de la tour sud-ouest.

-        1994: Installation d’escaliers et de passerelles entre les différents logis. Réfection de deux fenêtres. Début du nettoyage des douves.

-        1995: Travaux de réfection de la Salle voûtée, mise en place de la grille métallique, aménagement de la cour intérieure et assemblage et montage de la charpente en résineux pour en coiffer la tour sud-est.

-        1998: Début de la consolidation du parement du premier étage de la tour sud-est.

-        2000 et 2001: exploration archéologique avec le concours du SRA, permet la découverte, le soubassement de la tour nord-ouest, disparue, des vestiges du mur de courtine, un dallage de fours probablement du xviiie siècle.

-        2002: travaux d’ampleur sur le château ; tour sud-ouest : restauration du parement extérieur côté douves, restauration du cœur de la cheminée intérieure au premier étage ; salle voûtée : réfection de plusieurs arcs doubleaux menaçant de s’effondrer et réfection de l’embrasure de la fenêtre côté cour. Le coût total des travaux fût financé par les subventions de la DRAC Lorraine, de l’Union européenne, du propriétaire et de l’Association.

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Un tour dans la vallée de la Meuse

Posté par francesca7 le 7 juin 2014

 

une terre de légendes

Le Saut Thibault

Entre Linchamps et le Hautes-Rivières, une légende prétend qu’un cavalier poursuivi par des ennemis parvint tout essoufflé en haut de l’éperon rocheux appelé aujord’hui « Roche du Saut Thibault ». Sentant ses poursuivants le cerner, il ordonna « Allez, saute Thibault ». On n’a jamais su si c’est au cheval ou à lui-même qu’il s’adressait, mais ensemble ils s’élancèrent au-dessus de la vallée. Certains disent qu’on les entend gémir les soirs de pleine lune. D’autres voient dans la roche, les traits du valeureux guerrier.
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 Vaucouleurs  

En 1165, le roi de France Louis VII rencontre l’empereur du Saint-Empire romain germanique Frédéric Barberousse à Vaucouleurs.

En 1235, vallicolore, la vallée aux couleurs variés.

En 1429, bien qu’enclavée entre le duché de Lorraine (dépendant du Saint-Empire) et celui de Bourgogne (inféodé aux Anglais), la ville de Vaucouleurs est fidèle à Charles VII.

C’est pourquoi Jeanne d’Arc vient y demander une escorte pour se rendre auprès du roi.

 

Vaucouleurs tire son nom de l’appellation latin Vallis Colorum : la Vallée des Couleurs. Situé au Sud-est du département de la Meuse, limitrophe des Vosges au Sud et de la Meurthe et Moselle à l’Est, le canton de Vaucouleurs a pour axe la Vallée de la Meuse. Ses villages conservent leur caractère typiquement lorrain, avec usoirs et habitats traditionnels. 

Dès l’époque Gallo-Romaine, on y établi un amphithéâtre sur un coteau dominant la vallée, mais c’est au XVème avec Jeanne d’Arc que Vaucouleurs a rendez-vous avec l’Histoire. En mai 1428, Jeanne d’Arc vint y trouver Robert de Baudricourt pour lui demander de la mener à Chinon auprès de Charles VII. Le 13 mai 1428, Jeanne d’Arc franchit pour la première fois la Porte du château, afin de demander une escorte pour rejoindre Chinon. Baudricourt ne cédera qu’à sa troisième requête. Et le 23 février 1429, elle pourra enfin partir. Les habitants lui ont fait forger une épée que lui confiera Baudricourt avec une lettre d’accréditation à remettre au Dauphin à son arrivée.

Des lieux rappelant l’aventure extraordinaire de la petite bergère lorraine subsistent Domrémy où elle naquit, Bermont où elle priait, et Vaucouleurs avec quelques sites phares dont la Porte de France et le musée dédié à l’héroïne.

Le Musée de Vaucouleurs est consacrée à l’imagerie de la Sainte à travers l’histoire. Dans la chapelle castrale, vous verrez la crypte d’origine et sa statue du XIVème siècle de Notre Dame des Voûtes devant laquelle Jeanne se recueillait. Elle possède de beaux vitraux retraçant la vie de Jeanne. Sur le Maître – autel est exposée une belle statue de Jeanne de 1945, réalisée par Maxime Réal del Sarte.

L’hôtel de ville fut élevé en 1848 et abrite à l’intérieur un remarquable tableau réalisé en 1886 par Scherrer, mesurant 4,20 m par 3,20m retraçant le départ de Jeanne de la ville, également 6 tapisseries d’Aubusson de 1990 relatant l’épopée johannique.
Face à l’hôtel de ville sur la place se trouve une statue équestre de Jeanne de 1939. Erigée en Algérie en 1951, elle fut ramenée en France et confiée à la ville de Vaucouleurs en 1962.
  
Créé en 1995, le Circuit Jeanne d’Arc, ouvert à tous les types de randonneurs, propose 80 km de sentiers chargés d’histoire. On y découvre la maison natale de Jeanne d’Arc, la chapelle de Bermont où elle venait se recueillir, Montigny-lès-Vaucouleurs où elle acheta son cheval, Vouthon, le village natal de sa mère Isabelle Romée et bien sûr Vaucouleurs« la cité qui arma Jeanne d’Arc ».

>> Télécharger le circuit

 

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La Meuse en période renaissance

Posté par francesca7 le 6 juin 2014

 La  Meuse en période renaissance dans Meuse 660px-Pano-bar-le-duc

BAR LE DUC : Située entre Reims et Nancy, chef-lieu du département de la Meuse, Bar-le-Duc est la seule ville de Lorraine à être labellisée  »Ville d’art et d’histoire », elle fait aussi partie des  »plus beaux détours de France ». Ville étendue le long de l’Ornain, elle fut longtemps capitale du puissant et indépendant duché de Bar. Grâce à son remarquable quartier Renaissance, la ville-haute se dresse en véritable phare sur le Barrois. 

Au-delà de quelques empreintes du Moyen-Age, la ville haute rayonne surtout par son héritage Renaissance du 16ème siècle, période qui sera la plus faste d’un point de vue politique et culturel pour la ville. De magnifiques hôtels et demeures en pierre de taille s’offrent ainsi au regard du visiteur, dans un ensemble urbain classé secteur sauvegardé, l’un des ensembles urbains Renaissance les plus remarquables de France.

 

Des vestiges archéologiques témoignent de l’occupation très ancienne du site. Les premières mentions d’une agglomération remontent au Ier siècle de notre ère. Il s’agit alors d’un relais sur la route entre Reims et Toul qui porte le nom de Caturiges. Il en est par ailleurs fait mention sur la table de Peutinger. La petite bourgade, située sur les rives de l’Ornain, constitue le berceau de la ville actuelle.

Quoi qu’il en soit de ces questions étymologiques, on trouve des détails relatifs à l’histoire de Bar dans des temps assez reculés. Childéric, fils de Mérovée, ayant été obligé, par la révolte des Francs, de se retirer en Thuringe, chargea son confident Véomade de le prévenir du moment où il serait bon de revenir. Lorsqu’au bout de quelque temps il reçut de Véomade un avis favorable et reprit le chemin de la Gaule, c’est à Bar que Véomade vint le recevoir. Les habitants de Bar firent si bon accueil à Childéric que, pour leur en témoigner sa reconnaissance, il les exempta d’impôts et les autorisa à établir chez eux une sorte de municipalité ; il est vrai que l’esprit romain n’avait guère pénétré chez les Leuques, et, par conséquent, le municipe ne fut point constitué.

On a dit aussi, mais sans preuve bien certaine, que Clovis, en 496, après la victoire remportée sur les Alamans à Tolbiac, passa par Bar en se rendant de Toul à Reims. La chose n’est peut-être pas bien démontrée, mais elle est fort probable, attendu qu’il n’y avait à cette époque, en Gaule, d’autres moyens de communications que les voies romaines, et qu’il en existait justement une dans la direction citée plus haut. Au milieu du xixe siècle, Bar-le-Duc bénéficie de deux axes de développement et de communication : le canal de la Marne au Rhin et la ligne de chemin de fer entre Paris et Strasbourg. Sur le plan industriel, les forges font de la cité un important pôle métallurgique et les brasseries sont prospères et réputées. Si les manufactures textiles disparaissent peu à peu, concurrencées par des entreprises plus modernes, Bergère de France s’impose dans le secteur du fil à tricoter.

Ne pas manquer le Festival Renaissances, l’un des plus grands festival des arts du cirque et de la rue. 

>> Office de Tourisme de Bar-le-Duc
>> Eglise Saint-Etienne
>> Musée Barrois

>> Excursions pour groupes : 
     > Bar-le-Duc en toute discrétion
     > Le jardin renaissance de la Lorraine champenoise
     > Bar-le-Duc à prix mini

SAINT MIHIEL

Aux portes du Parc Naturel Régional de Lorraine, entre Commercy, Verdun et Pont-à-Mousson, appuyée sur la Meuse, Saint-Mihiel est surnommée la Petite Florence Lorraine, au regard de son activité artistique à la Renaissance. Elle partage à cette époque avec Bar-le-Duc le statut de capitale du Barrois.

L’abbaye bénédictine, la collégiale et les maisons bourgeoises sont les témoins de ce passé prospère qui s’enorgueillit d’avoir vu naitre au 16ème siècle le plus prestigieux des sculpteurs lorrains : Ligier Richier. Deux de ses œuvres sont exposées dans les églises de la ville : Le Sépulcre à Saint-Etienne et la Pâmoison de la Vierge à Saint-Michel.

Au gré d’une balade, c’est toute l’architecture de Saint-Mihiel qui se découvre avec de somptueuses façades, étonnantes et séduisantes. A ne pas rater aussi la Bibliothèque Bénédictine, qui renferme plus de 8500 ouvrages dont 74 manuscrits et 86 incunables, et le musée d’art sacré qui met en valeur la patrimoine des communes du département (pièces d’orfèvrerie, sculptures…).

>> Office de Tourisme de Saint-Mihiel 
>> Bibliothèque Bénédictine
>> Eglise Saint-Etienne
>> Eglise Saint-Michel

     

Le quartier de l’église Saint-NicolasMARVILLE

La présence humaine est attestée de longue date en Lorraine ; la culture celte y a notamment prospéré au ve siècle av. J.-C.. Située sur le territoire de l’ancienne Gaule romaine, Marville est à mi-chemin entre les grandes cités de Verdun et d’Arlon en Belgique. Au Moyen Âge, Marville est intégrée au royaume de Lotharingie, au cours du ixe siècle, puis de la Francie orientale.

Les plus anciennes mentions de Marville remontent à la fin du xiie siècle ; le comte Thiébaut 1er de Bar y fait édifier une forteresse. Il affranchit partiellement la cité vers 1190 et confère de la sorte de nombreux avantages aux habitants et aux métiers de Marville, notamment dans le domaines économiques et judiciaires.

Par son mariage avec la comtesse Ermesinde de Luxembourg, fille d’Henri l’Aveugle, le comte Thiébaut 1er de Bar fait entrer Marville dans les possessions du Luxembourg. Mort en croisade contre les Albigeois dans le sud de la France, il laisse une veuve qui épousera le marquis d’Arlon et comte de Limbourg.

Située dans le nord du département de la Meuse à 10 km de la Belgique, entre Montmédy et Longuyon, Marville présente un nombre importants d’objets ou de monuments classés.

Bien que Marville se dévoile réellement à la Renaissance, son histoire commence au Moyen Âge. Un puissant Seigneur, le comte Thiébaut 1er de Bar s’empare à cette époque de Marville pour y édifier une forteresse. Marville connaîtra son apogée à la Renaissance aux 16ème et 17ème siècles. Elle possède de rares témoins de la Renaissance espagnole en Gaume, avec ses belles façades, nées de l’implantation de familles nobles, bourgeoises ou commerçantes attirées par l’époque prospère du 16ème siècle. Les rues d’aujourd’hui témoignent de cette période fastueuse. A chaque coin de rue, à chaque pas de porte, c’est une nouvelle et passionnante découverte. Le village possède surtout l’un des rares cimetières classés en raison de son exceptionnel état de conservation et de la diversité de ses tombes.

>> Office de Tourisme du Pays de Montmédy
>> Excursion pour groupes : Art et renaissance en ciel de Meuse


MAIS AUSSI…

- La Citadelle de Montmédy : les premières fortifications de cette place forte sont construites en 1545, sous Charles Quint.
– Stenay aves ses maisons à arcades, possède de nombreux immeubles d’inspiration Renaissance.
– La Basilique d’Avioth.
– La Vallée de la Saulx : le château de la Varenne à Haironville, le château Gilles de Trèves à Ville-sur-Saulx, les ponts…
– Le château de Montbras : demeure contruite entre 1598 et 1611 est un belle exemple de la Renaissance en Lorraine.
– Le château de Louppy-sur-Loison : la Renaissance ici s’exprime de manière éblouissante.
– Le musée de la Princerie à Verdun : il se développe autour d’une cour intérieure.
L’église Saint-Louvent de Rembercourt-aux-Pots : la façade est la plus complète des églises meusiennes de la Renaissance.
– Le château d’Hannoncelle à Ville-en-Woëvre.

 >> NOUVEAUTE : BROCHURE LA RENAISSANCE EN MEUSE

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Ancienne capitale du duché de Lorraine

Posté par francesca7 le 6 juin 2014

 

220px-Uckange_-_Parc_du_haut-fourneau_U4_-_3Le territoire de la Lorraine s’est constitué à l’issue de plusieurs partages.

Bar-le-Duc : Ses habitants sont appelés les Barisiens. Toutefois, à l’image de ce qui était le nom du terroir autrefois, on pourrait tout aussi légitimement les appeler Barrois. Bar-le-Duc fut la capitale du duché de Bar. La ville est le point de départ de la Voie sacrée qui, lors de la Première Guerre mondiale, permettait un accès à Verdun pour ravitailler les troupes françaises engagées dans les combats.

En 843, par le traité de Verdun, les fils de Louis le Pieux se partagèrent l’Empire carolingien. Le territoire de la future Lorraine revint à Lothaire Ier. En 855, à la mort de Lothaire Ier, ses fils se partagèrent son royaume et la partie nord revint à Lothaire II. Son royaume est désigné par Lotharii regnum, qui se déformera en Lotharingie. À la mort de Lothaire II (869), la Lotharingie fut partagée par ses deux oncles par le traité de Meerssen, mais Louis le Jeune en réunit les deux parties par le traité de Ribemont. À partir de 901, la Lotharingie fut confiée par le roi de Germanie puis l’empereur à des ducs, mais l’importance de ce duché, qui était une frontière face au royaume de France, ainsi que les fréquentes révoltes des ducs de Lotharingie, conduisirent en 959 Brunon de Cologne, duc de Lotharingie, et son frère l’empereur Otton Ier, à diviser la Lotharingie en deux : la Basse-Lotharingie, correspondant globalement à l’actuel Benelux, et la Haute-Lotharingie, qui deviendra le duché de Lorraine.

La Haute-Lotharingie correspondait à toute la partie de la province de Trèves située sur la rive gauche du Rhin, c’est-à-dire aux diocèses de Metz, Toul, Verdun et à la portion la plus considérable de celui de Trèves ; elle comprenait en outre la petite portion du diocèse propre de Reims qui embrassait les anciens pagi de Mouzon, de Castrice et du Dormois.

Ce dernier duché dépendra toujours du Saint-Empire romain germanique, jusqu’à l’accord qui le donna à la France en 1736. Les ducs se succédaient dynastiquement ; jusqu’à Charles Quint qui renonça à cette prérogative, ils avaient néanmoins besoin de l’investiture de l’Empereur.

Située entre Reims et Nancy, Bar-le-Duc est la seule ville de Lorraine à être labellisée « Ville d’art et d’histoire », elle fait aussi partie des « plus beaux détours de France ». Ville étendue le long de l’Ornain, elle fut longtemps capitale du puissant et indépendant duché de Bar. Grâce à son remarquable quartier Renaissance, la ville-haute se dresse ainsi en véritable phare sur le Barrois. 

Ville haute Lotharingie et ville basse

Au Xème siècle, un château et une cité fortifiée sont édifiés afin d’assurer la défense du Comté de Bar face au royaume de France. Malgré le démantèlement de la forteresse en 1670 et les destructions révolutionnaires, quelques vestiges des fortifications sont encore visibles : la Porte Romane et la Tour de l’Horloge

Au-delà de ces quelques empreintes du Moyen-Age, la ville haute rayonne surtout par son héritage Renaissance du XVIème siècle, période qui sera la plus faste d’un point de vue politique et culturel pour la ville. De magnifiques hôtels et demeures en pierre de taille s’offrent ainsi au regard du visiteur, dans un ensemble urbain classé secteur sauvegardé. 

Remarquez notamment la richesse architecturale de la Place Saint-Pierre, avec l’église Saint-Etienne qui accueille le fameux Transi de Ligier Richier, ainsi que les façades de la rue des Ducs. Plus bas, l’esplanade du château précède un bâtiment construit en 1563 à la demande du duc de Lorraine et de Bar, Charles III, pour son habitation personnelle, devenu aujourd’hui le Musée Barrois.

Sous l’aplomb de l’esplanade est érigé en 1573 le Collège Gilles de Trêves, qualifié par Montaigne de « plus belle maison de ville qui soit en France ». C’est Gilles de Trêves lui-même qui a fait construire le collège afin d’assurer l’éducation des enfants de la ville. Au cours du XVIIe siècle, cette institution voit ainsi passer les jeunes Oudinot et Exelmans, futurs Maréchaux d’Empire. 

Quant à la ville basse, celle-ci connaît un réel développement économique à partir du milieu du XIXe, avec l’implantation de la voie ferrée Paris-Strasbourg et du canal de la Marne au Rhin. L’industrie textile, la métallurgie et la brasserie sont alors les activités dominantes de ces quartiers.
Bar-le-Duc est aussi le berceau du fil à tricoter Bergère de France. Cette entreprise familiale est l’une des plus grandes et des plus compétitives filatures d’Europe. Des visites de l’entreprise sont possibles.

Tous les ans début juillet, ne pas manquer le « Festival Renaissances », qui est un très beau festival des arts de la rue. 

Pour plus d’informations, l’office de tourisme de Bar-le-Duc est à votre disposition.

250px-Pg455Aux alentours

La Vallée de la Saulx, Vallée de la Renaissance 

Le style Renaissance des châteaux Gilles de Trêves à Ville-sur-Saulx et La Varenne à Haironville prend ici toute sa dimension tandis qu’à Nettancourt, lechâteau de la Grange aux champs, se distingue pour son parc à l’anglaise et sa curieuse grotte-rocaille.

Ligny-en-Barrois, cité des Ducs de Luxembourg

Porte d’entrée du Barrois, Ligny-en-Barrois dévoile son étonnante histoire qui en fit une enclave du Duché du Luxembourg. A la fin du XIXème siècle, Ligny devient une des villes les plus industrialisées du département avec des brasseries, fabriques de meubles, de chaussures, de vêtements, des confitureries et surtout des instruments de précision et d’optique.
Ligny-en-Barrois est labellisée « Village étape« .

Pour plus d’informations, l’office de tourisme de Ligny-en-Barrois se tient à votre disposition.

 

 

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Sur les collines de l’Argonne

Posté par francesca7 le 4 juin 2014

 

L’Argonne est une région naturelle de la France, s’étendant sur les départements de la Marne, les Ardennes et la Meuse, à l’est du bassin parisien. L’Argonne est une région de forêt et d’étangs. La principale localité de l’Argonne est Sainte-Menehould. D’extension grossièrement nord-sud, L’Argonne se situe entre le massif ardennais au nord, la Champagne humide et haute-vallée de l’Aisne à l’ouest, les plateaux du Barrois et la vallée de l’Aire à l’est.

L’Argonne présente un relief modéré, aux environs de 350 mètres pour les plus hauts sommets, avec un escarpement vers l’est. La topographie de l’Argonne forme un bastion naturel ponctué de cinq passages : Le Chesne, La Croix-aux-Bois, Grandpré, Lachalade et les Islettes. Ce relief lui a valu de jouer un rôle stratégique important lors de nombreux conflits : notamment la Première Guerre mondiale et la Bataille de Valmy, ainsi qu’antérieurement lors de la guerre de 1870.

Stellungsbau im Argonnerwald

L’Argonne se caractérise par un relief de cuesta développé par l’affleurement de la gaize (grès glauconieux à spicules d’éponges cimenté par de l’opale) de l’étage Albien(Crétacé).

Situées à cheval sur trois départements (Ardennes, Marne et Meuse)les collines de l’Argonne et leur massif forestier forment un rempart naturel parcouru en surface par un impressionnant réseau de tranchées. En sous-sol, des kilomètres de galeries, pour partie accessibles, ont abrité les combattants ou alimenté la guerre des mines. Les innombrables vestiges des durs combats de1915 et 1916 sont présentés dans un état de conservation absolument saisissant.

C’est en septembre 1914 que les premiers combats se déclenchent en forêt d’Argonne. Les monuments et les vitraux dédiés aux morts en témoignent aujourd’hui. Les soldats doivent adapter leurs conditions de vie et de combat à l’épais massif forestier. Pour se défendre des attaques, les soldats se servent du terrain et mettent en place un réseau de tranchées et de fils barbelés ainsi que des postes de mitrailleuses et d’observations. La guerre des mines connait en Argonne une ampleur exceptionnelle. La vallée Moreau est un ancien camp allemand où les soldats se retrouvaient après les combats. Les tunnels de liaison comme le kaiser-tunnel permettaient aux soldats de circuler, d’être soignés et d’entreposer leur matériel. Cette guerre de position durera jusqu’en 1918, avec la vaste offensive franco-américaine (Meuse-Argonne) lancée en direction deSedan et dirigée par le général Pershing

C’est en Meuse que l’Armée américaine a, pour la première de son histoire, été engagée de manière autonome en Europe. La mémoire américaine est fortement présente en Meuse, à travers des monuments très imposants, de facture néoclassique. Le cimetière de Romagne est la plus importante nécropole US en Europe. 

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Les sites à visiter

Parmi les sites remarquables d’Argonne :
la Butte de Vauquois : ce site spectaculaire demeuré intact, présentant un enchaînement de cratères de mines gigantesques, est parcouru de galeries souterraines visitables. C’est un symbole de la guerre des mines.
la Haute Chevauchée et son Monument-Ossuaire
le Kaiser Tunnel : il est le témoin des aménagements souterrains réalisés en Argonne pendant la première guerre mondiale (actuellement fermé pour travaux).
le Monument américain de Montfaucon : d’une hauteur totale de 60 mètres, il est surmonté d’une statue symbolisant la liberté.
le cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon, le plus grand d’Europe
Le Musée Romagne 14-18 : site étonnant où il est permis de toucher les objets…


 

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Un Champ de Bataille à Verdun

Posté par francesca7 le 4 juin 2014

 

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Le département de la Meuse fut particulièrement touché, surtout lors de la Bataille de Verdun en 1916 où neuf villages ont été complètement détruits par les combats. Six d’entre eux n’ont jamais été reconstruits. Après la guerre, il a cependant été décidé de ne pas les rattacher à d’autres communes et d’ainsi conserver leur mémoire. Ils sont administrés par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse, avec un maire et deux adjoints. Ils ont toutes les prérogatives d’un maire à l’exception du vote pour les sénatoriales.   

300 jours et 300 nuits de combats sans trêve, 300 000 morts et disparus, 400 000 blessés français et allemands… La Bataille de Verdun de 1916 est un choc frontal, le plus meurtrier de l’histoire, entre la France et l’Allemagne. Cette lutte d’anéantissement, à travers un duel d’artillerie sans précédent, symbolise et résume la guerre totale.

L’histoire de la bataille de Verdun :

Dès le début de la guerre en 1914, Verdun, sa citadelle et la ceinture des forts qui la protégeaient, sont considérés comme une clef du dispositif défensif français. Les stratèges allemands décident donc de la prendre.

En février 1916 (le début de la bataille de Verdun), l’armée allemande est prête à s’engager dans une offensive de grande envergure. Son but étant de réussir une percée décisive, ou tout au moins d’entamer et de réduire sérieusement les forces françaises. Il s’agit d’une opération spectaculaire  destinée à remonter le moral des troupes germaniques après déjà deux ans de combats et les échecs de la Marne et de l’Argonne.

L’offensive va se dérouler en trois phases, entre la fin février et la fin août 1916.

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La première attaque est brutale, faisant suite à une préparation d’artillerie d’une intensité inouïe. L’avance allemande sera pourtant insignifiante. Elle se soldera néanmoins par la prise du fort de Douaumont, le 25 février. Il ne sera libéré que le 24 octobre… (C’est dans ce fort que le général De Gaulle a été blessé lors de la bataille de Verdun en 1916).

Verdun est menacée. La résistance française va se montrer exemplaire. Renforts et matériels arrivent jour et nuit, acheminés par la seule route possible, celle de Bar-le-Duc à Verdun devenue la Voie Sacrée. Grâce à beaucoup d’abnégation, de sacrifices incommensurables, l’attaque allemande est contenue.

Jusqu’en mars et avril 1916, qui marquent le début de la seconde phase de l’offensive allemande, l’armée du Kronprinz opte pour une nouvelle stratégie, l’attaque par les ailes, qui présente l’avantage d’élargir le front. En vain, le Mort-Homme, la Côte du Poivre, le fort de Vaux résistent, héroïques.

Un Champ de Bataille à Verdun dans Meuse 200px-Munitions-VerdunLa troisième phase de la bataille de Verdun intervient. Le front s’étend toujours davantage. La guerre devient une guerre de position et s’enlise dans les tranchées. Les attaques allemandes sont permanentes et la bataille atteint son paroxysme. Les pertes humaines sont énormes. L’ultime offensive allemande va échouer, devant la poudrière de Fleury. Désormais, les troupes germaniques reçoivent l’ordre de rester strictement défensives.

Le visage de la guerre a changé. Les offensives russes sur le front de l’Est, l’offensive franco-britannique sur la Somme, obligent les armées allemandes à plus de prudence. Manifestement, elles ont perdu toutes les chances de remporter la décision à Verdun.

C’est au tour de l’armée française de prendre l’initiative et l’offensive. Trois brillantes attaques se succèdent : Douaumont-Vaux, Louvemont-Bezonvaux, Cote 304 et Mort-Homme. Elles ont lieu entre octobre 1916 et septembre 1917.

Il faudra attendre l’offensive franco-américaine du 26 septembre 1918 pour que Verdun et la Meuse soient définitivement libérées.

Le Champ de Bataille de Verdun, par l’authenticité et la richesse de ses vestiges, constitue un patrimoine unique au monde. Ce vaste espace situé en « Zone Rouge », proposé au classement UNESCO, porte les cicatrices saisissantes des combats acharnés de 1916. Il présente également un ensemble de sites remarquables qui permettent de comprendre les étapes de la construction mémorielle nationale. L’ensemble de ce patrimoine historique et mémoriel est un moyen de découverte exceptionnel de ce que fut la Grande Guerre en Meuse.

Les sites à visiter

- des sites de combats. Ici des hommes ont combattu : PC Driant, les forts de Douaumont et Vaux sur la rive droite ; la Cote 304 et le Mort-Homme sur la rive gauche…

- des sites funéraires. Ici des hommes sont inhumés : la nécropole nationale et l’Ossuaire de Douaumont…

- des sites du souvenir. Ici il est rendu hommage à des combattants : le Mémorial de Verdun (fermé pour travaux jusqu’en novembre 2015), la Tranchée des Baïonnettes, Monuments aux Israélites et aux Musulmans Morts pour la France…

- des sites de vie. les villages détruits.

Verdun, c’est également le symbole de la réconciliation possible et exemplaire entre des peuples jadis ennemis, par-dessus les tombes… Faisant écho à la rencontre De Gaulle – Adenauer de 1958, la poignée de main Kohl – Mitterrand de 1984, à Douaumont, a scellé le rapprochement entre la France et l’Allemagne, les deux piliers de l’Union Européenne.

Une tranchée française en 1916

 Capitale de la Grande Guerre 

Verdun, la ville la plus connue au monde après Paris, constitue la porte d’entrée des champs de bataille meusiens.

La ville-évêché fut reconstruite après-guerre. Traversée par le fleuve Meuse, parcourue par un réseau de canaux « vénitiens », elle présente aujourd’hui un cadre de vie harmonieux, à l’urbanisme rénové et élégant.

La mémoire de la Grande Guerre y demeure présente, notamment à travers son gigantesque Monument à la Victoire et la Citadelle souterraine où fut choisi le Soldat Inconnu.

Le Centre Mondial de la Paix accueille nombre d’événements culturels, colloques internationaux et expositions qui ouvrent la réflexion sur l’histoire des conflits du 20ème siècle.

Chaque été, l’association Connaissance de la Meuse organise un son et lumière, le plus grand spectacle d’Europe, autour d’une évocation scénique de la bataille de Verdun : « Des Flammes à la Lumière ».

 

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