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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Village médiéval découvert au Puy du Fou

Posté par francesca7 le 4 juin 2016

 

 

 
 
En pleine extension, le parc à thème vendéen vient de découvrir un bourg du XIVe siècle. Une trouvaille archéologique importante qui l’enracine un peu plus dans ce qui fait sa force et sa spécificité : l’histoire.

« Nous avons été rattrapés par la légende », s’enthousiasme Nicolas de Villiers, le président du Puy du Fou. Le deuxième parc le plus fréquenté de France, adepte d’épopées épiques, ne pouvait, en effet, espérer meilleure découverte. En prévision de la construction d’une (grande) salle de spectacle, des sondages archéologiques ont révélé la présence d’un bourg du XIVe siècle sur son domaine. « Nous savions qu’il y existait une légende lorsque nous avons acquis la parcelle. Dans les fermes alentours, beaucoup l’évoquaient », confie le président.

 

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Les recherches sur le terrain du Puy du Fou ont démarré en novembre
et s’achèveront en février. © Crédit photo : Ouest France

 

Cette fable, c’est celle du bourg de Bérard, disparu au XVle siècle. Les pierres des maisons auraient notamment servi à la construction du château du Puy du Fou. « Le parc s’est employé à le chercher, par tous les moyens, explique Laurent Albert, le directeur du Puy du Fou. Même en montgolfière ! » Chou blanc depuis 25 ans. « On se disait que s’il existait, on l’aurait déjà trouvé, glisse Nicolas de Villiers. En fait, nous tournions autour de la légende alors que c’est elle qui nous tournait autour. Avant le démarrage d’un projet, nous réalisons des fouilles préventives. En nous disant que nous pouvions tomber dessus. »

Une maison cossue
Les fouilles ont donc dévoilé une rareté. Contrairement aux villages gaulois, les bourgs médiévaux ont quasiment tous disparu. Les habitations contemporaines les ont recouverts. Le bourg de Bérard révèle une maison cossue bâtie au XVe siècle. Elle témoigne de la vie des habitants de l’époque. « Des agriculteurs sur le haut du panier », indique David Jouneau, archéologue et responsable du projet. D’une emprise au sol de 200 m2, la construction devait comporter un étage. Les murs épais et le soubassement d’un escalier l’attesteraient. Elle comporte aussi un four à pain et un évier. Cette demeure a été édifiée sur un terrain humide où affleure la nappe phréatique. Des fossés maçonnés permettent d’évacuer l’eau vers un collecteur, utile en cas de pénurie d’eau, l’été.

Une découverte à valoriser
Coup de chance pour le parc : « La partie la plus intéressante se trouve en dehors de projet de construction de salle de spectacle », se réjouit Laurent Albert. Ainsi, le Puy du Fou pourra valoriser le site et le présenter à ses visiteurs. Les recherches aux archives départementales permettront, peut-être, de savoir pourquoi les lieux ont été abandonnés. Le bourg de Bérard complétera ainsi la panoplie historique dont peut se targuer le Puy du Fou, comme le château Renaissance et les ruines du vieux château, où se tient le spectacle du « Bal des oiseaux fantômes ».

Une aubaine de plus qui n’échappe pas à Nicolas de Villiers pour se différencier de ses concurrents : « Souvent l’exotisme, c’est le factice. Nous, nous créons des décors authentiques. » Le Puy du Fou, plus que jamais, construit sa légende sur l’histoire. « Le parc n’a pas été posé là par hasard, renchérit le président. Les Puyfolais nous envoient un message qui a traversé les siècles : vous êtes dans le vrai ! »

Lionel Piva
Ouest France

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Nuage, la légende de roquefort

Posté par francesca7 le 26 mai 2016

 

Conte Aveyronnais

« Nuage, portait le sein ardent de ses quinze hivernages, vivait en ce temps entre bronze et cuivre a sa peau pareil. Elle avait appris les gestes maternels, cueillir les branches mortes des mues hiémales et promises au feu. 

Tourner le lièvre ou les gigots aux lèches de la flamme. Porter l’eau sur la tête droite.

Broyer le blé

Broyer le blé sous le bois dur du pilon. Racler la peau de la bête jusqu’a rendre son revers aussi doux qu’une aisselle. Prendre le lait a la brebis. Elle savait tout de tout cela, et garder le troupeau aussi, dans ces longs jours d’été ou ses yeux aimaient s’abandonner aux horizons infinis du causse, filant comme quenouille en songes fleuris de bleu que pas même n’arrêtaient les monts dodus au loin .Elle était si fière aussi de la dernière chose apprise. 

Cette recette un peu magique qui du lait faisait de délicieux jolis petits fromages ronds. Il suffisait  d’enlever la caillette de l’agneau, juste où siège ce gout abominable, de la réduire en poudre lorsqu’elle avait séché, et d’en fariner le lait. Aux creux des faisselles, ces drôles de moules percés de petits trous, gouttait le moins bon, et restait le meilleur, ce fromage blanc immaculé, crémeux et velouté à la bouche. Nuage y risquait souvent un doigt qu’elle plongeait au caillé avant de l’offrir à sa langue. Et ça coulait frais en gorge, velouté. 

Ce velours elle en voulut un jour faire offrande aux fées et génies des grottes, filles et fils des bons esprits des brumes et de la nuit, s’ils pouvaient apaiser les colères des divinités quand le ciel se battait à coup de feu avec la terre, intercéder pour l’en bas auprès des forces de l’en haut. Et pour elle, ne pourraient-ils trouver celui qu’elle aimerait? Au moment où le jour cherche la nuit à l’horizon du plateau, Nuage prit donc trois petits fromages, bien blancs et beaux et frais. Elle connaissait une caverne où vivaient, disait-on chez elle, des fadarelles agréables aux humains. Si elle portait en don aux fées le fruit de son savoir-faire, elles sauraient exaucer ses voeux. 

Bien sûr. ce qu’elle fit, disposant les caillés sur un lit de galettes de blé, au maximum d’un trou noir caverneux où son courage l’autorisait à avancer. Puis Nuage s’en fut. Elle attendrait que la lune pleine devienne demi-lune. Alors, curieuse, elle visiterait la grotte. Il y eu du bonheur sur son visage. A la nuit de la demi-lune, et à la lueur de sa torche, deux fromages manquaient. Les fadarelles étaient passées. 

Mais pour couper le sourire de Nuage, il y avait une forme, couleur vieille, dent piquée de bleu, en place du troisième fromage. Pourquoi les fées avaient elles négligé celui-ci? N’était-il pas à leur goût? Pour s’en assurer elle prit et mit un bout de ce fromage en bouche. C’était un délice, plein de saveurs jusque-là inconnues. C’était comment dire…féerique! Nuage, aussitôt, pensa à quelque coup de magie. 

Et comme un jeune homme de sa tribu, beau et très attentionné en parures et pendeloques la regardait très longtemps dans les yeux, elle se dit qu’il fallait encore flatter le gout des fées. Cette fois, elle amena des fromages. 

Sans galettes. Immense fut sa déception. La lune suivante lui apprit que les caillés avaient simplement durcis, sans susciter le moindre appétit de la moindre créature. Elle vit aussi le jeune homme offrir des parures à d’autre Nuages. Elle en prit ombrage et pensa, de longs moments, en regardant le causse galoper vers la mer dont quelque tribu nomade lui avait dit l’émeraude et le sel. Elle se remit au travail. D’un foyer qu’elle avait allumé, elle sortit des galettes; et de ses méditations l’idée que ces pains-là n’étaient pas étranger à la magie des fées . Puis elle amena, comme la toute première fois galettes et fromages au fond de la grotte; et comme la première fois revint une demi-lune plus tard. 

Comme la première fois, l’effet fut féerique Elle offrit même un peu de cette pâte au jeune homme, l’effet fut immédiat……L’ensemble de la horde était conquis, et acquis à ce goût nouveau. On en redemandait de son fromage. D’entre toutes les femmes, Nuage fut considérée comme la première.

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Avec beaucoup de lait, un peu de caillette, beaucoup de pain, et un peu de fées, elle fit beaucoup de bien, et grand commerce de son fromage …….. » 

Pour celles et ceux qui sont intéressés, en plus des tisanes, baumes et confitures, Laurence vend également des tisanes rituelles pour les fêtes. Elle propose également de stage de cueillette et cuisine sauvage. Je compte bien me rendre à l’un d’entre eux.

 

Sa page facebook « le chaudron aux bonnes herbes » avec toutes ses actualités, et les salons où elle se rend  

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L’aubépine ou Valériane du coeur

Posté par francesca7 le 26 mai 2016

 

Un branchage dense, enchevêtré et épineux caractérise l’aubépine. Si ses nombreuses épines abritent de petits animaux, il y a, autour de l’épine blanche, comme un halo de mystère. Pourtant, on ne peut dire qu’elle soit rarissime, bien au contraire. Même si on ne connaît pas son nom, lorsqu’on la rencontre, il est impossible de rater son immaculée floraison printanière, encore moins ses fruits automnaux dont la couleur rouge bordeaux n’échappe pas aux oiseaux. 

Par quel mystérieux prodige l’aubépine jouit-elle d’une popularité qui oscille entre l’indifférence et la reconnaissance tardive des bienfaits qu’elle est capable de prodiguer ? 

aubépine

Bon, c’est un arbuste, c’est sûr qu’elle peut paraître moins fastueuse que bien des arbres, mais quand même ! Certains spécimens exceptionnels atteignent la taille d’un arbre moyen et n’ont pas à rougir face à un olivier ou à un laurier, cela, comme si, en quelque sorte, l’aubépine cherchait à se faire bien voir, du moins à attirer le regard… Si sa stature habituelle ne dépasse pas deux à cinq mètres, il existe réellement des formes monstrueuses, des êtres animés d’une force et d’un âge peu communs. Par exemple, l’aubépine du presbytère de Bouquetot, dans l’Eure. Âgée d’un demi-millénaire, son tronc mesure plus de 70 cm de diamètre ! Une autre aubépine, située dans le petit village audois de Lacombe, beaucoup plus jeune puisqu’elle n’a que deux siècles, présente un tronc dont le diamètre est encore bien supérieur : pas loin d’un mètre ! 

On a bien approché l’aubépine, certes de façon sporadique, pour des raisons médicinales. Au XIIIème siècle, Petrus de Crescences en fait un remède contre la goutte ; trois siècles plus tard, Jérôme Bock (Tragus) l’emploie contre la pleurésie. C’est bien peu. C’est faible, même. Que nous dit l’Antiquité hormis le fait que Théophraste et Dioscoride connaissaient tous deux un oxyacantha, mais dont les descriptions faites renvoient au buisson-ardent (Pyracantha coccinea) et à l’églantier (Rosa canina). 

L’Antiquité ne nous dit donc rien. Reprenons là où nous nous sommes arrêtés, c’est-à-dire au XVIème siècle. Joseph Duchesne de la Violette (1544-1609), médecin du roi Henri IV et Louise Bourgeois (1563- 1636), sage-femme attachée à la cour de la reine Catherine de Médicis indiquent tous deux l’aubépine bonne contre les lithiases urinaires. Au siècle suivant, on la rencontre dans les travaux de Nicolas Lémery comme antihémorragique, puis dans ceux de Gilibert comme traitement de la leucorrhée. C’est péniblement que nous parvenons à la fin du XIXème siècle. Dans un premier temps, un médecin de campagne, Bonnefoy, homme de la providence, indiquera avoir pris connaissance d’un texte rédigé par un auteur anonyme et qu’il daterait de 1695. L’auteur du document en question conseille la pervenche, l’alchémille et l’aubépine pour réguler la tension artérielle. 

C’est sans doute la première fois que l’on mentionne le fait que l’aubépine a du coeur ! Avant 1897, le docteur Leclerc savait « déjà, par une habitante d’Épinal, qu’en Lorraine, l’infusion de ce simple était d’un usage courant pour calmer les palpitations et pour combattre l’insomnie ». Après prise de connaissance de ce texte de la fin du XVIIème siècle, Leclerc procède à l’expérimentation de  l’aubépine comme modérateur de l’éréthisme cardiovasculaire. Et c’est véritablement à cette époque que démarre la véritable carrière thérapeutique de l’aubépine (1896 : désordres du coeur ; 1898 : angor ; 1903 : propriété cardiotonique ; 1904 : arythmie cardiaque, etc). Celle que le professeur Léon Binet appela « la valériane du coeur » allait connaître un très grand succès. L’aubépine a, en effet, un coeur gros comme ça : elle est cardiotonique, régulatrice du rythme cardiaque, sédative et antispasmodique cardiaque. Avec une telle pléthore de moyens, il n’est donc guère étonnant que l’aubépine prenne grand soin de ceux qui souffrent du muscle cardiaque. Dans ce domaine, sa polyvalence n’a d’égal que son absence de toxicité et d’effets secondaires. 

Aussi intervient-elle dans les cas suivants : palpitations, douleurs et spasmes cardiaques, tachycardie, diminution des rythmes trop rapides ou trop lents, diminution de la perception exagérée des battements cardiaques… Là où l’aubépine fait très forte, c’est qu’elle est hypotensive et hypertensive. Mais elle ne se concentre pas qu’au coeur du myocarde.  L’aubépine étend aussi son action sur le reste du système circulatoire, les artères en particulier. Ainsi, troubles circulatoires, artériosclérose, angor, spasmes artériels sont justiciables de l’emploi des fleurs d’aubépine.

 Aubépine2

Son deuxième grand domaine de prédilection concerne la régulation émotionnelle.

Les fleurs d’aubépine étant sédatives et hypnotiques, elles interviennent dans les cas suivants : troubles du sommeil (dont insomnie), nervosité, anxiété, angoisse, colère, émotivité excessive, palpitations, bouffées de chaleur, irritabilité et insomnie dues à la ménopause, chagrin amoureux (quand je vous dis que l’aubépine a un grand coeur ! Dans ce dernier cas, on se tournera efficacement vers l’élixir floral d’aubépine que l’on utilisera lorsque les relations deviennent conflictuelles, ainsi qu’en cas de séparations acceptées avec difficulté : deuil, divorce, etc.). 

L’aubépine étant une plante à l’action douce, il est préférable de l’utiliser de façon régulière en cure longue (quatre à huit semaines) pour que les effets puissent pleinement se manifester. L’avantage est doublé en cela que l’action bénéfique de l’aubépine se propage bien longtemps après l’arrêt des prises. 

 De plus, pour les problèmes de régulation émotionnelle, on peut efficacement l’associer à des plantes détenant des propriétés analogues telles que la passiflore, la valériane, la fleur d’oranger et le  coquelicot. Voilà donc tout ce que peut faire pour nous la blanche fleur de l’aubépine. Quant aux baies et à  l’écorce des rameaux, elles limitent leurs actions à des domaines périphériques et mineurs. Les baies astringentes sont parfois utilisées en cas de diarrhée et de dysenterie, alors que l’écorce fébrifuge des rameaux intervient en cas de fièvres intermittentes. 

Si l’on a tardivement reconnu à l’aubépine ses bienfaits médicinaux, en revanche, la faim aura souvent poussé l’homme à s’en remettre à elle, non pour ses fleurs, mais pour ses fruits de la forme d’une petite pomme – rosacée oblige – qu’on appelle cenelles. Rouges et globuleuses, elles contiennent deux à trois graines. Consommées depuis les temps préhistoriques, elles représentent un apport nutritif non négligeable. Comestibles mais farineuses, on peut les apprêter de différentes manières. Quoi qu’il en soit, en cas de coups durs, l’homme n’aura pas toujours fait la fine gueule avec ces cenelles assez insipides il est vrai. Elles étaient largement employées dans l’ancien empire germanique, usage dont il reste un nom, celui donné à ces fruits en allemand : mehlbeere, qui signifie littéralement « baie à farine », terme qui révèle les usages alimentaires dont on a pu alors en faire : du pain, des galettes, des gâteaux, etc. 

Durant la Première Guerre Mondiale, on broyait les graines contenues dans les cenelles et on leur faisait jouer le rôle de café. Un ersatz, hein !? (Ils devaient avoir un moulin à l’huile de coude, c’est dur comme du bois, ces machins). On alla même jusqu’à ramasser les jeunes feuilles, elles aussi  comestibles. A l’état bourgeonnant, elles ont comme un goût de noisette. On en fit du thé, elles remplacèrent même le tabac quand le rationnement se faisait sentir. 

Aujourd’hui, on utilise encore les cenelles en compotes et purées, bien qu’il faille les agrémenter avec d’autres fruits, mais elles sont intéressantes du fait de l’amidon et des sucres qu’elles contiennent. Très étranges les rapports entretenus par l’homme avec l’aubépine. Bonne à manger quand il n’y a plus rien à se mettre sous la dent, c’est donc tout « naturellement » vers elle qu’on se tourne et dont on brave les épines. Pas si ingrate que ça, l’aubépine que l’on nomme parfois, à tort, « épine de mal » (sans doute une déformation de « mai », mois durant lequel les fleurs d’aubépine s’épanouissent). 

Médicinale, alimentaire, telles ne sont pas les uniques vertus de l’aubépine, elle occupe aussi un vaste pan de l’histoire spirituelle des hommes. Dans les Fastes du poète romain Ovide, on trouve déjà une allusion aux pouvoirs magiques de l’aubépine, puisque c’est d’elle que le dieu Janus tire une verge écartant les enchantements dont pourraient être victimes les enfants en bas âge, une croyance qui se perpétuera longtemps. Épineuse, l’aubépine est protectrice lorsqu’on en garnit les ouvertures des maisons. 

 aubepine-dabElle éloignerait alors tant les mauvais esprits que les serpents si on la porte sur soi en amulette (Jean-Baptiste  Porta en donnait même l’infusion capable de guérir les morsures de ces animaux). Elle entretient aussi une relation avec le mariage. Par exemple, chez les Romains, le mari agitait un rameau d’aubépine en conduisant son épouse vers la chambre nuptiale,  tandis que les Grecs en ornaient la porte de la chambre durant la nuit de noces. Cependant, elle implique aussi l’idée de chasteté. L’on sait que durant l’Antiquité gréco-romaine, les mariages se faisaient rares au mois de mai, puisque c’était à cette période de l’année que l’on se préparait au solstice d’été, en nettoyant et purifiant les temples. Fleurissant au mois de mai, l’aubépine est très tôt devenue une fleur de la pureté et de la virginité (elle serait même anaphrodisiaque selon certains auteurs). L’association de l’aubépine à ce mois printanier se retrouve aussi chez les Celtes qui en décoraient les mâts de mai lors de Beltane. 

Si l’aubépine célèbre la vie, elle a, chez d’autres peuples, une dimension funéraire assez marquée : les Germains utilisaient du bois d’aubépine pour embraser les bûchers funéraires. « On suppose que, par la vertu du feu sacré qui s’élève des épines, les âmes des trépassés sont reçues au ciel, et il est clair que ce feu sacré est l’image du feu céleste, l’incendie du cadavre un symbole de l’orage, puisque d’abord on consacrait le bûcher avec le marteau, attribut du dieu Thor », d’où la relation de l’aubépine avec l’éclair. Protectrice, l’aubépine détient de multiples pouvoirs contre la foudre et les orages. Pour cela, il faut accrocher des rameaux d’aubépine fleurie à la porte des maisons ou bien dans les combles et greniers. 

Paul-Victor Fournier se hasarde même à dire qu’ « il se pourrait que l’arbuste écoule par ses épines l’électricité comme les paratonnerres par leurs pointes » . L’aubépine pousse souvent en bosquet serré. D’ailleurs, sa présence en grand nombre sur une colline est l’indice que des fées ne sont pas loin. Des couronnes d’aubépine offertes aux fées permettent de s’en attirer les bonnes grâces, mais à certaines dates clés (Beltane, Samhain, Solstice d’été), l’on dit qu’il ne fait pas bon s’asseoir près d’une aubépine, au risque d’être enchanté par les fées, ce qui rappelle l’épisode durant lequel Merlin fut ensorcelé par Viviane sous une aubépine de la forêt de Brocéliande. 

Porte vers l’autre monde (le Sidh de la mythologie celtique), l’aubépine figure aussi en bonne place au sein de l’alphabet oghamique, dans lequel elle porte le nom de Huathe, un ogham qui rend compte de la nécessité de s’isoler dans le silence et dans le jeûne, à l’image d’une retraite spirituelle, toute faite de simplicité, de prière et de méditation, ou bien d’épreuves solitaires nécessaires imposées par le destin ou le sort. Huathe implique la suppression du superflu, ce qui entrave l’être humain dans sa volonté de détachement, tout en nous faisant bien prendre conscience de la difficulté que l’on peut parfois rencontrer à l’idée de modifier ses habitudes. Cette réticence peut s’expliquer par la crainte (d’ailleurs, Huathe provient de uath, qui veut dire « peur », « frayeur », en vieil irlandais). C’est pourquoi « l’ogham Huathe […] présente une facette obscure et inquiétante, permettant paradoxalement de renforcer la lumière en soi ». 

Le légendaire chrétien, une fois de plus, fit ses choux gras de l’aubépine. Il est dit que l’un de ceux qui auraient procédé à l’ensevelissement du Christ parvint en Angleterre en 63 après J.-C., dans le Somerset (à Glastonbury pour être exact). Cet homme, c’est Joseph d’Arimathie. Plantant son bâton en terre, il en jaillit une aubépine superbe et notre homme prit la décision de construire la première église d’Angleterre à proximité. Connue sous le nom d’aubépine miraculeuse de Wear-all Hill, elle a comme pouvoir de fleurir chaque année, la veille du jour de naissance du Christ. Pendant des siècles, une tradition consistait à offrir au roi d’Angleterre un rameau de cette aubépine. Elle subit un coup d’arrêt à la mort de Charles Ier. Au XVIIème siècle (1649), alors même qu’on tranche la tête de ce roi, l’aubépine est abattue sous les coups de Cromwell.

 Plantes_medicinales_sechees Aubepine

Aujourd’hui, ce lieu est marqué d’une pierre ; des rejets de l’aubépine originelle subsisteraient, ce qui ferait d’elle un arbre presque bi-millénaire… La légende s’arrête là. Cette aubépine est, en réalité, une variété dite biflora connue que depuis 1562 et présentant deux floraisons dans l’année : la première au mois de mai, comme toutes les aubépines, la seconde en hiver (si seulement l’hiver est doux, or l’Angleterre subira le Petit âge glaciaire du XIVème au XIXème siècle : autant dire que cette aubépine « miraculeuse » n’a pas dû fleurir souvent en hiver…). 

Quoi qu’il en soit, bien avant la soi-disant arrivée de Joseph d’Arimathie en Angleterre, les Celtes rendaient déjà un culte à cet arbuste sacré. 

Mais l’implantation progressive du christianisme a fait que l’aubépine fut rapidement consacrée à saint Patrick en Irlande (Vème siècle après J.-C.) et à saint Maudez, un missionnaire qui fonda un monastère sur l’île de Bréhat (VIème siècle après J.-C). 

Dans les Côtes-d’Armor, dans la commune de Lanmodez, se trouve une aubépine qui « saigne », près d’un rocher connu sous le nom de Kador sant Vode (chaise de saint Maudez). Aubépine « miraculeuse » elle aussi, elle rappelle que d’aucuns ont vu dans la couronne d’épines du Christ des rameaux  l’aubépine, sans oublier la blancheur virginale de ses fleurs associées à la Vierge Marie. 

Hôte des campagnes, l’aubépine affectionne l’orée des forêts, les sous-bois et les haies dont elle est une composante majeure à l’instar du prunellier (Prunus spinosa). Épine noire et épine blanche font donc bon ménage. Les feuilles de l’aubépine sont lobées (trois à sept lobes) et fortement échancrées. Ses fleurs à cinq pétales paraissent parfois rosâtres du fait de la présence de nombreuses étamines rouges au coeur de la fleur. 

Retrouvez les articles de Dante sur son blog :https://booksofdante.wordpress.com

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L’anneau de Jeanne d’Arc restera en France

Posté par francesca7 le 24 mai 2016

 
Fin de la « bataille » qui oppose depuis deux mois l’Angleterre et le Puy du Fou. Le Conseil des Arts britannique a indiqué ce jeudi qu’il renonçait à récupérer la relique de la Pucelle d’Orléans acquis par le parc vendéen le 26 février.

Porté par la Pucelle d’Orléans quand elle commandait les troupes françaises contre l’envahisseur britannique, récupéré à sa mort par les Anglais, racheté par des Français, réclamé par les Anglais, retenu par les Français, le modeste anneau de laiton de Jeanne d’Arc a connu une histoire mouvementée qui semble toucher à sa fin aujourd’hui.

À quelques jours à peine des fêtes qui se tiendront le 8 mai en l’honneur de la sainte, les Anglais renoncent définitivement à la relique. Inscrit à la dernière minute à des enchères qui se tenaient à Londres le 26 février, le propriétaire du Puy du Fou Nicolas de Villiers avait acquis le bijou à Londres pour la somme de 376.833 euros et l’avait rapporté en France, mais en ne demandant qu’après coup la licence d’exportation exigée par la loi.

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L’anneau de Jeanne d’Arc. © Crédits photo : Jean-Sébastien Evrard / AFP

 

Au nom de cet oubli, le Conseil des Arts britannique l’avait sommé de rendre la relique dans les délais les plus brefs. La réponse de Nicolas de Villiers était ferme : « Cet anneau est tout ce qu’il nous reste de Jeanne d’Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Nous ne livrerons pas une deuxième fois la Pucelle d’Orléans aux Anglais ».

Exposé dans un monument unique
L’un refusait d’accorder la licence d’exportation. L’autre refusait de rendre l’anneau. Après un long bras de fer de deux mois, le Conseil des Arts vient de céder en remettant au Puy du Fou la pièce manquante pour que le transfert du bijou soit définitivement légal. « La bataille fut rude mais loyale », concluent avec soulagement les représentants du parc vendéen dans un communiqué.

Le 14 avril, Nicolas de Villiers avait envoyé à la reine d’Angleterre une lettre que s’est procurée le Figaro. Au nom de « l’histoire commune » de la France et de l’Angleterre, il y suppliait Elisabeth II « que la relique de notre grande héroïne puisse demeurer dans notre pays et que les difficultés juridiques soient vite aplanies par son arbitrage ». Il rappelle notamment que son « ancêtre la Reine Victoria avait manifesté le désir de restituer l’anneau à la France. » Nul ne saura si c’est cette missive qui a fait pencher la balance en faveur du Puy du Fou.

« Revenu en France, après six siècles d’exil, l’anneau de Jeanne d’Arc va finalement rester au Puy du Fou, a annoncé Nicolas de Villiers. Il fera l’objet d’une présentation provisoire cet été, puis il sera exposé dans un monument spécialement construit à l’extérieur du Grand Parc du Puy du Fou pour permettre à chacun d’admirer gratuitement ce trésor de l’Histoire de France. »

Marie-Amélie Blin
(Source : Le Figaro)

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L’aliment qui ressort de terre

Posté par francesca7 le 19 mai 2016

 

Après une longue traversée du désert, la betterave rouge ressort de terre. Ses qualités nutritionnelles ont fait parler d’elle, et certains la voient aujourd’hui comme un super aliment avec le vent en poupe. Il est vrai qu’elle a des prétentions, la belle rouge ! Etudes scientifiques à l’appui, qui plus est. 


Si vous l’aviez un peu enterrée, il serait peut-être temps de redécouvrir les avantages de la betterave rouge, et les meilleures façons d’en profiter. La betterave rouge est un légume-racine, au même titre que la carotte ou le céleri. Cultivée et consommée depuis des siècles « de l’Atlantique à l’Oural » et au-delà, elle figurait en bonne place dans tout potager qui se respecte jusque dans les années soixante-dix.

Quelque peu éclipsée par le boom de l’agro-industrie, elle revient sous les feux des projecteurs grâce à des qualités nutritionnelles qui collent aujourd’hui au plus près des préoccupations à la mode en matière d’alimentation et de santé : faire le plein de nutriments protecteurs et d’antioxydants.

Betterave_potagère_rouge

La betterave potagère, un véritable alicament

Les Grecs et les Assyriens voyaient déjà dans la betterave potagère un véritable alicament. Mais à notre époque, c’est son rôle majeur dans la fameuse cure anti-cancer Breuss qui lui a donné ses lettres de noblesse en tant que légume-santé. Depuis quelques années, études et recherches « officielles » se sont attachées à démontrer les nombreuses vertus de la betterave rouge, qu’elle soit consommée crue, cuite ou en jus.

La betterave constitue d’abord un excellent apport de fibres solubles et insolubles, qui contribuent à entretenir la flore intestinale ou restaurer la bonne santé du tube digestif. Puis il y a toute une cohorte de vitamines : A, C, bêta-carotène, B5, B6, B9 (l’acide folique), B1 (la thiamine), B2 (la riboflavine) et la choline, pour ne citer que les principales. Viennent ensuite des composés comme la lutéine, la zéaxanthine, la glycine et la bétaïne. Lesminéraux ne sont pas en reste, avec du calcium, du magnésium, du potassium, du phosphore, du fer, du manganèse, du zinc, du sélénium, du cuivre…

Des nitrates, mais des bons

Les nitrates ont beaucoup fait parler d’eux il y a quelques années quand on s’est rendu compte que les rivières et les nappes phréatiques subissaient de plein fouet la pollution due aux amendements azotés agricoles et engrais issus de la pétrochimie. Dans toutes les régions où l’agriculture et l’élevage intensifs prédominaient, les teneurs en nitrates avaient dangereusement augmenté. Il est avéré qu’une ingestion élevée et prolongée de ces nitrates présente un risque pour la santé, tout particulièrement celle des nourrissons. Le principal symptôme est la fatigue, causée par une sous-oxygénation cellulaire qui peut, dans les cas extrêmes, provoquer l’asphyxie.

Pas grand-chose à voir, heureusement, avec les nitrates d’origine végétale qu’on trouve dans la quasi-totalité de nos légumes (céleri, laitue, épinards, radis…), la betterave en particulier, et qui ont un rôle bénéfique. Notamment celui de réduire l’hypertension artérielle. En effet, notre organisme convertit une partie des nitrates des végétaux en nitrite, puis en oxyde nitrique dans le sang. Ce dernier est un gaz capable de dilater les vaisseaux et d’améliorer la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus. Si bien que de nombreux sportifs ont adopté la betterave dans l’espoir d’augmenter leurs performances et leur endurance.

La bétaïne pour retrouver du jus

Des recherches sur la physiologie d’enfants autistes ont montré que la bétaïne, un acide aminé dont regorge la betterave rouge, pouvait faire office d’antidépresseur naturel de premier ordre. Le cheminement est le suivant : la bétaïne est un précurseur de S-Adénosylméthionine (couramment dénommé SAMe), elle-même indispensable à la synthèse de certaines hormones dont le binôme noradrénaline-dopamine et la sérotonine, maintenant bien connue pour son action équilibrante sur l’humeur ‒ d’où son surnom d’hormone du bonheur.

La bétaïne de la betterave a d’autres avantages : elle relance également la production de glutathion, reconnu depuis peu pour être peut-être le plus puissant antioxydant que l’organisme synthétise. Il joue notamment un rôle central dans la protection et la détoxification du foie, plus que jamais en danger de nos jours devant les innombrables molécules synthétiques auxquelles il est confronté via notre alimentation ou notre médication.

Autre bénéfice important de la bétaïne : elle agit sur les maladies cardiovasculaires  athérosclérotiques. Celles-ci sont très souvent liées à un taux sanguin d’homocystéine anormalement élevé, qui engendre l’encombrement des artères du cœur, mais aussi du cerveau et des membres inférieurs, avec thrombose veineuse. Un apport régulier de bétaïne fait chuter ce taux d’homocystéine et minore considérablement les désagréments qu’elle engendre.

La betterave en première ligne contre le cancer : la cure Breuss

Si vous connaissez la cure Breuss, vous savez que l‘ingrédient principal des jus de légumes qui en sont le pilier est… la betterave rouge. Rien d’étonnant donc à ce que notre légume du jour, sous forme d’extrait, se soit révélé un excellent cytotoxique dans plusieurs études officielles devant des cellules humaines de cancers dits hormonodépendants.

Le jus de betterave, comparativement à d’autres légumes, est aussi celui qui prévient le mieux les mutations susceptibles de dégénérer en cancer. Car le cancer est également ‒ ou avant tout selon certains ‒ une maladie du terrain, et là aussi, la betterave excelle. Sa richesse en minéraux la rend idéale pour contrebalancer un terrain acide, dénutri et sous-oxygéné, souvent (pour ne pas dire toujours) un corollaire des terrains cancéreux. Les personnes sous anticoagulants devront juste prendre garde à leur consommation de fanes de betterave, riches en vitamine K, un agent de coagulation du sang.

Betterave

Une liste de vertus à retenir

La betterave a indéniablement de nombreuses vertus, éprouvées par des millions de consommateurs et toutes plus importantes les unes que les autres. Pour en profiter au maximum, la solution idéale est évidemment de la manger crue et fraîche, sous forme de salade ou de jus, obtenu grâce à un extracteur à faible vitesse de rotation. Vous pourrez ainsi :

Améliorer votre transit intestinal.

ŸVous protéger de la déprime et de la dégénérescence cognitive.

ŸAugmenter vos performances physiques et cérébrales.

ŸDétoxifier et protéger votre foie.

Contribuer à faire barrage au cancer.

ŸLutter contre l’hypertension.

ŸVous mettre à l’abri des problèmes circulatoires et des cardiopathies, ou les amoindrir.

ŸBooster votre système immunitaire et votre moral.

Nous reviendrons prochainement sur ces jus de légumes et autres jus verts qui font de nombreux nouveaux adeptes ces dernières années.

A lire sur http://www.plantes-et-sante.fr

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HISTOIRE DU MANOIR DE LA REMONIERE

Posté par francesca7 le 16 mai 2016

 

A l’époque Gallo-Romaine, la famille Caîus Neron s’installe sur ce domaine au bord de l’Indre.
Les vestiges encore visibles sont ceux des temples construits par Secunda pour son mari et son fils.

Au XVe Siècle s’élève le Manoir, sur l’ancienne villa Gallo-romaine.

Au XVIe Siècle Philippa Lesbay entreprend la construction du château d’Azay le Rideau sur ce grand Domaine. C’est alors que François 1er séjourna à la Rémonière.

Traversant les siècles d’histoire, le château d’Azay le Rideau et le Manoir de la Rémonière n’ont cessés de se regarder à travers une large percée dans le parc.        

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         En 1985, Chantal et Carole PÉCAS acquièrent le Domaine et réveillent ces lieux endormis.
Un Manoir enchanté au cœur de 33 ha de nature, bois, prairies et rivière.

Au Domaine de la Rémonière, l’histoire se lit, s’écoute, et se vit, emprunte de magie :
Devant la cheminée du salon au coin du feu,
Sur la terrasse à la tombée de la nuit, face au Château d’Azay LE Rideau illuminé,
Dans l’embrassement d’une fenêtre à meneaux éclairée de vitraux …

Séjourner à la Rémonière c’est partager la paix et l’authenticité d’un lieu hors du temps

Au Coeur de la Vallée des Rois
Les Châteaux :
 

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Azay-le-Rideau, Bâti sur une île au milieu de l’Indre, Emergeant au centre d’un parc romantique, il fut édifié sous François 1er.
Distance : Contigu à la Rémonière
http://www.monum.fr/

Saché, demeure de Balzac où il écrivit le Lys dans la vallée. Découvrez de nombreux manuscrits, portraits et lettres de l’auteur.
Distance : 5 km
http://www.cg37.fr/

Langeais, château médiéval, avec son superbe pont-levis et sa remarquable collection de tapisseries du XVème et XVIème siècle.
Distance : 10 km
http://www.chateaulangeais.com/

Rigny Ussé (Château de la Belle au Bois Dormant), dominant la vallée de l’Indre, inspira Perrault pour ses célèbres contes.
Distance : 13 km
http://www.tourisme.fr/usse/

Villandry et ses Jardins : Villandry, magnifique témoignage de l’architecture et des jardins renaissance : étonnant potager, jardin d’eau, labyrinthe végétal, animations et festivals.
Distance : 10 km
http://www.chateauvillandry.com/

Chinon : Le château de Chinon, domine le long de la Vienne l’ensemble du centre ville sur 500m de longueur et est positionné sur un éperon rocheux, dont les pentes sont abruptes sur 3 cotés.
Distance : 20 km
http://www.cg37.fr/

Goûtez l’Italie en Val de Loire

Amboise : bâti aux 15 et 16èmes siècles, ce Château authentiquement royal, introduit le goût italien en Val de Loire. Lieu d’Histoire, il en permet une évocation chaleureuse du fait de la présence d’une exceptionnelle collection de mobilier gothique et Renaissance.

Après la visite des logis royaux, la promenade s’impose dans de beaux jardins panoramiques plantés d’essences méditérannéennes. Dans la chapelle Saint-Hubert, la tombe de Léonard de Vinci vient de faire l’objet d’une élégante restauration.

Chaumont-sur-Loire : Dominant la Loire du haut d’une falaise, le château de Chaumont fut à l’origine une forteresse bâtie par les comtes de Blois, bâtie à partir du 10e siècle. Devenue propriété des Chaumont-Amboise, celle-ci fut démantelée par Louis XI en 1465. Entreprise la même année, la reconstruction se poursuivit jusqu’en 1510, pour glorifier la famille d’Amboise, qui s’était illustrée durant les guerres d’Italie. Le château a en partie perdu son aspect militaire au 18e siècle, avec la disparition du bâtiment fermant la cour intérieure du côté de la vallée. Le dispositif de défense de l’entrée contraste avec le décor Renaissance des façades.

Chenonceaux : Construit sur le Cher, dont les eaux reflètent la beauté de son architecture Renaissance, le château de Chenonceau est la merveille du Val de Loire. Ses jardins sont le témoignage éclatant du goût et du raffinement de leurs inspiratrices : Diane de Poitiers et Catherine de Médicis.
Depuis 2004, la visite est accessible par un audio guide (iPod) qui est à la disposition des visiteurs individuels (visite de 45mn ou 90mn). A côté de la visite du Château, de nombreuses activités sont proposées : le musée de cires, une promenade dans les jardins et le nouveau labyrinthe, le restaurant traditionnel de l’Orangerie et un self-service, une dégustation de vins dans la cave des dômes, mais aussi en période estivale une promenade nocturne dans les jardins illuminés, une flânerie en barque sur le Cher, l’exposition annuelle d’art contemporain, une aire de jeux pour les enfants… 
En 2005, les enfants sont les rois au Château puisqu’il met à la disposition des 7/12 ans une nouvelle promenade musicale audio guidée (iPod) ainsi qu’une fiche-jeu découverte «Sur la piste de l’Enfant Roy» pour apprendre en s’amusant.

 

 

SITE SOURCE A CONTACTER / http://www.manoirdelaremoniere.com/index.htm

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Le guérisseur des fous : Martin Degimard

Posté par francesca7 le 14 mai 2016

 

 
 
Au début du XXe siècle, le hasard d’un déménagement exhuma de sous un monceau de papiers à trier appartenant aux Archives départementales du Cantal un cahier de 18 pages in-folio, où se suivent, dans un ordre à peu près chronologique, de 1761 à 1781, 31 copies de lettres, annonces, certificats, attestations, tous documents à la gloire de Martin Degimard, docteur en médecine de Bort, inventeur d’un merveilleux spécifique contre la folie et les aliénations de l’esprit

imagesSur Martin Degimard, les renseignements que nous possédons se réduisent à bien peu de chose. Il fit ses études et obtint le titre de docteur à la célèbre Faculté de Médecine de Montpellier et, natif de Bort, il se fixa dans sa ville natale. Une pièce de procédure nous montre que la renommée que lui acquit sa découverte permit à Martin Degimard, quoique appartenant à une famille bourgeoise, de s’allier à la famille noble de Quinson. Nous devons donc nous borner à présenter une simple publication de textes.

Quoique à l’état de copies, l’authenticité de ces documents paraît hors de cause. Le dossier est, en effet, terminé par des attestations de Bernard Chasteau, « avocat en Parlement, bailli, juge civil, criminel et de police de la présente ville de Bort » et de Charles-Antoine Guirbail, bailli pour le duc de Castries, dans ses terres de Granges et Tauves, qui certifient que lesdites « copies de lettres missives et certificats ont été extraites mot à mot sur les originaux représentés par le sieur Martin Degimard et que foy doit y estre ajoutée ».

La première pièce est une lettre d’envoi, signée de la marquise de Salvert de Montrognon, « de l’approbation de Messieurs les quatre premiers médecins de la Cour, pour un malade de la première distinction, affecté de plusieurs maladies sérieuses, sans aliénation d’esprit » : « Voilà, Monsieur, la consultation que j’ai fait faire ; elle est de tout ce qu’il y a de plus habile dans le royaume, puisque c’est de Monsieur de Sénac, premier médecin du Roy, de M. de Lanove, médecin de la Reine, de M. de Bouillac, médecin de Madame la Dauphine, et rédigée par M. Petit, médecin de Monseigneur le duc d’Orléans. Vous voyez que votre conduite a été approuvée, il n’y a plus qu’à continuer de même. Je vous scay gré de votre zèle pour nos intérêts ; continuez, je vous en prie, et recommandez aussi l’ordre dans la maison si vous le pouvez. Donnez-moi de temps en temps des nouvelles du malade : vous voyez que je lui rends le bien pour le mal ; je pratique une religion qui me l’ordonne. Ma santé n’est pas bonne depuis longtemps. J’ai l’honneur d’être, Monsieur, plus que personne, votre très humble et très obéissante servante. Signé : LA MARQUISE DE SALVERT DE MONTROGNON. De Paris, le 12 novembre 1761 ». Et, au-dessus, est écrit à M. Martin Degimard, docteur en médecine, à Bort.

 

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Un aliéné

 

Le nom de la marquise de Salvert, célèbre dans la chronique galante de l’époque, vaut qu’on s’y arrête un moment. Jeanne-Marie de Méallet de Farges avait épousé en 1738 Guillaume de Salvert de Montrognon, seigneur de la Rodde, de Marse, lieutenant-général des armées du roi. Tous deux offrirent un parfait exemple de ces ménages si fréquents au XVIIIe siècle. Le marquis fut interdit et même enfermé pour dettes en 1748. Quant à sa femme, sa liaison avec son cousin germain, le baron de Lavaur, dura plus de trente ans, et ne cessa qu’à la mort du baron, en 1773. Cette belle et constante passion n’était, d’ailleurs, rien moins que désintéressée ; la marquise de Salvert sut profiter de l’état de décrépitude intellectuelle de son amant pour lui arracher in extremis un testament qui la faisait son héritière universelle au détriment des propres neveux du baron de Lavaur, les enfants de La Ronade. Ceux-ci attaquèrent le testament, et un procès en captation d’héritage se plaida en Parlement.

Quel était ce personnage « de la première distinction », à qui la marquise de Salvert déclarait rendre le bien pour le mal ? Peut-être le marquis de Salvert lui-même. La lettre est, en effet, du 12 novembre 1761, et nous savons que le marquis mourut en 1762. Le ton de cette lettre confirmerait d’ailleurs notre opinion. Comme bon nombre de personnes dont la conduite n’est pas à l’abri de toute critique, la marquise savait employer les mots de devoir et de religion, qui vont si bien dans la bouche des victimes innocentes et des épouses irréprochables. Cette première lettre, on le voit, ne fait pas mention du remède contre la folie inventé par Martin Degimard ; il y est même dit que le malade « de la première distinction » n’est pas atteint « d’aliénation d’esprit ». Au contraire, la seconde lettre de notre dossier, postérieure à la première de près de huit ans, parle précisément du fameux remède. Il semble bien que l’on en puisse placer la découverte durant ces huit années, de 1761 à 1769, et cette présomption devient fort vraisemblable, si l’on se rapporte aux termes mêmes de l’annonce du spécifique que nous citons plus loin. Cette annonce, du 8 août 1771, dit, entre autres choses, qu’après avoir guéri en 1761 diverses personnes « attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation d’esprit », le sieur Degimard a fait « depuis quelque temps la découverte d’un spécifique, etc. ».

Le 6 mai 1769, Turgot, alors intendant de la province du Limousin, écrivait à M. Chasteau, subdélégué à Bort : « Je vous envoye, Monsieur, la copie d’un mémoire qui m’a été remis, par lequel on annonce que le sr Martin Degimard, docteur en médecine, demeurant à Bort, a un remède spécifique pour le traitement et la guérison des maladies de la folie, des vapeurs et la consomption. Je vous serai obligé de me mander s’il est vray que le sieur Martin Degimard demeure à Bort, et quel degré de confiance vous pensez qu’on puisse avoir dans ses traitemens. J’ai l’honneur d’être… Signé : TURGOT. La réponse du subdélégué sur la réalité de ces guérisons dut confirmer les termes du mémoire dont parlait Turgot, à en juger par les lettres et certificats qui, depuis lors, ne cessèrent d’arriver à Bort, non seulement de tous les points de la France, mais aussi de l’étranger.

C’est ainsi que Me Jean Ternat, prieur et curé de Salins, Pierre Bruny, marchand, Jean Delpeux, Gérard Mauria, Pierre Griffol, Dussol, licencié en droit, et Forestier, chirurgien juré, « tous notables habitans » du village de Fageoles, attestent « que le nominé Jacques Dauzet, fils à Guillaume, laboureur, habitant dudit village, attaqué depuis treize ans de folie héréditaire, a été guéri par le sieur Martin Degimard qui a employé à sa guérison le remède spécifique de sa composition, lequel a été administré par le sr Antoine Forestier, chirurgien du bourg de Saignes, à qui ledit sieur Martin avait donné sa confiance… A Salins, le 14 janvier 1770 ».

De même, un certificat de Jean Dominique de Monclard, chevalier, seigneur et baron de Monclard, Montbrun et Longuevergne, Georges Lescurier, bourgeois, seigneur de Fournols, François Lescurier, seigneur des Peyrières, Antoine Faucher, notaire royal, Jacques Lapeyre, Paul Lapeyre, marchands, et Pierre Delsuc, déclare que Martin Degimard a « traitté, guéry et rendu bien tranquille, sans aucune aliénation d’esprit, le sieur Jacques Robert, marchand, habitant du bourg d’Anglards attaqué depuis environ treize ans d’une folie héréditaire… Le 29 juillet 1770 ».

Enfin, un M. Bérenger, habitant à « Mongiens » en Piémont, annonçait en ces termes l’amélioration de l’état de son frère, le 27 mars 1770 : « Monsieur, mon frère me charge de mettre de l’argent au courrier pour avoir encore vingt-six prises de votre remède spécifique ; vous recevrez en conséquence soixante-dix-huit livres. Au reste, l’effet de votre remède s’est manifesté depuis quelque temps ; il y a mieux dans l’état de mon frère, aussi se flatte-t-il qu’il achèvera de lui rendre cette tranquillité d’esprit dont il jouissait avant sa cruelle maladie. J’ai l’honneur… ». Le même confirmait, le 3 avril 1773, les heureux effets du remède : « Le courrier qui vous porte celle-cy vous remettra soixante livres pour avoir encore de vos pilules ; je vous prie de m’en expédier quelques-unes courier par courier, en cas que vous n’en ayez pas le nombre complet. Votre spécifique mérite assurément toutes sortes d’éloges, puisque mon frère n’éprouve de soulagement que dans l’usage de celui-là seul, aussi en a-t-il un besoin pressant. Nous nous proposons de le lui faire continuer toute la vie s’il le faut, espérant que vous voudrez bien faire quelque léger sacrifice, veû que c’est une des bonnes pratiques que vous ayez ».

Citons aussi cette lettre, de M. Auzier de Laplaux, notaire royal dans la vallée d’Oust en Couserans (Ariège), annonçant la complète guérison de son fils et datée du 17 février 1781. Elle donne sur le cours de la maladie et de la guérison des détails assez minutieux qui ne sont pas sans intérêt. « Vers le commencement d’octobre, j’eus l’honneur de vous écrire l’état de mon fils qui se trouvait alors pour la seconde fois dans une espèce d’assoupissement léthargique qui lui dura exactement quinze jours, au bout desquels il commença à donner quelque signe de vie en répondant par monosyllabes, et prenant lui-même le bouillon, pale, maigre et deffait. Il se leva insensiblement de son lit, et recouvra peu à peu ses forces, se contentant de répondre par ouy ou par non, ne sortant jamais de sa maison et se cachant avec soin lorsque nos amis venaient le voir. Ce ne fut qu’aux fêtes de la Noel que je pus obtenir de luy de sortir ; il commença pour lors de parler, il fit ses visites, et depuis, il se produit au dehors et se comporte toujours avec discrétion, raison et prudence. Il a beaucoup engraissé et je l’occupe parfois à l’écriture ; souvent il dort toute la nuit, et jamais plus il n’avait été si tranquille qu’il l’est à présent. J’ai donc lieu de le croire parfaitement guéri ».

Il ne faut pas croire que Martin Degimard reçut seulement de bonnes paroles et des remerciements, voire même des demandes de « quelque léger sacrifice ». La reconnaissance de ceux qu’il avait guéris se manifestait par des marques plus solides. Par acte du 14 janvier 1770, passé à Mauriac par devant notaire, Guillaume Dauzet, père de Jacques Dauzet, dont nous avons vu le prieur de Salins attester la guérison, lui faisait don d’une somme de 600 livres, « avec convention expresse dudit sieur Martin Degimard, qu’au cas que cette maladie reprendroit ledit Jacques Dauzet pendant un an à compter de ce jour, il promet et s’oblige de lui faire les remèdes nécessaires et convenables pour lui remettre la tranquillité dans sa maladie, le tout aux fraix et dépens dudit sieur Martin, à la charge néantmoins d’être nourry, et son cheval, lorsqu’il sera obligé de faire des voyages audit village de Fageoles ».

 

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Turgot

 

Voici encore une « Lettre de Cette en Languedoc, petite ville et port de mer, pour un jeune homme attaqué depuis dix-huit ans de manie et traité par Messieurs les Professeurs de Montpellier, de Paris et autres médecins célèbres, que le sr Martin a guéry sans le voir et dont le père a fait une pension audit sieur Martin Degimard de la somme de 600 livres » : « De Cette, le 3 mars 1776. Monsieur, j’ai bien reçu les cent pilulles que vous m’avez fait passer par l’honneur de votre lettre du douze de ce mois, et le malade est charmé de votre nouvelle assurance d’une parfaite guérison ; il suivra exactement le régime que vous lui avez prescrit,et prendra son caffé tous les matins à la barbe des Esculapes. Il est trop persuadé de vos lumières, de votre conscience, bonne foy et talens, malgré la modestie qui règne dans toutes vos lettres, pour ne pas renoncer aux ordonnances de ceux qui se croient médecins de la première classe. Les bons effets qu’il éprouve de votre remède sont infiniment plus convaincants que tous les argumens frivoles de ces messieurs qui méritent à juste titre le nom de charlatans, puisqu’ils ne sont capables de rien produire de bon.

« Le malade s’inquiette seulement de l’opiniâtreté de sa maladie. Comme il a passé quelques jours sans votre remède, sa provision ayant finy, il a eu un petit retour de souffrance et vous suplie de ne pas lui laisser manquer de remèdes. Vous sçavez qu’il lui en faut tous les vingt-cinq à trente jours cent prises ; de grâce, ne mettez que trente jours d’un envoy à l’autre. Les dartres ont entièrement disparu depuis quinze jours ; il y a plus de dix-huit ans qu’il est attaqué. Pour la première fois, il ne faira plus usage d’aucune préparation d’opium, puisque vous le deffendez comme favorisant le délire et l’aliénation. J’ai l’honneur d’être sans réserve… Signé Charles, Frédéric, Ferbert. Permettez, s’il vous plaît, pour éviter la peine d’affranchir chaque fois les lettres, je vous envoye vingt-quatre livres pour vous dédommager des ports ».

Ces guérisons avaient attiré l’attention de l’intendant de la province ; et, en 1771, Martin Degimard, ayant été nommé collecteur d’impôts, obtint, « en considération des services qu’il rend journellement à un grand nombre de malades de la campagne », d’être déchargé de cette absorbante et parfois onéreuse fonction. « Madame, écrivait, le 12 août, Turgot à la baronne de Murat, j’ai reçu, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, la requette par laquelle le sieur Martin Degimard, médecin à Bort, demande la décharge de la collecte à laquelle il a été nommé. Je me ferai, Madame, représenter sa requette au département prochain et je lui rendray avec plaisir la justice qui lui sera due ».

La « sensibilité » de Turgot, comme on disait au XVIIIe siècle, l’inclinait à se préoccuper du parti à tirer de la découverte du médecin de Bort pour la guérison ou le soulagement des aliénés de l’hôpital de Limoges. Il ajoutait : « Comme il paroit que ce médecin a le secret d’un remède qu’il a employé avec succès à la guérison des personnes qui ont l’esprit aliéné, je serais fort aise qu’il en fît l’essai sous mes yeux, et, s’il vouloit se rendre à Limoges, je le chargerais volontiers du traitement de quelques malheureux qui sont renfermés à la maison de force pour cause de folie. Je vous serai obligé, Madame, de le lui proposer. Je suis, avec respect… ».

L’offre fut acceptée, car, le 17 août 1772, Turgot s’informait, auprès de Degimard lui-même, des dépenses qu’entraîneraient le séjour du guérisseur et la cure des malades. « Je consens volontiers, Monsieur, que vous fassiez sous mes yeux l’essai de votre remède sur les particuliers attaqués de démence qui sont renfermés dans la maison de force établie en cette ville, mais je vous serai obligé de me mander, avant vous rendre ici, quel est, non seulement le traitement que vous demandez, mais encore l’objet de la dépense qu’il y a lieu de faire pour la cure de chaque particulier. Je suis… »

Les conditions proposées par Degimard, à savoir « cent livres pour la guérison de chaque particulier » plus sa pension, furent agréées, et Turgot lui donna rendez-vous à Limoges pour la fin d’octobre 1772. Mais un contretemps inattendu empêcha au dernier moment la réalisation de ce projet. Le 12 octobre, Turgot envoyait à Degimard ce court billet : « Je viens, Monsieur, de recevoir une lettre de la Cour, par laquelle on me marque de me rendre incessamment à Paris, ce qui dérange entièrement notre projet. Il faudra, en conséquence, remettre au printemps prochain le traitement que nous avions proposé, ou, du moins, à mon retour de Paris ». Cette lettre est suivie de ces mots : « Pour lors, Monsieur Turgot entre au ministère ; en conséquence, le sr Martin ne fut pas mandé ». Il y a là une erreur. Ce n’est, en effet, que deux ans plus tard, le 20 juillet 1774, que Turgot prit possession du ministère de la Marine. Ne possédant aucun document susceptible d’apporter un élément de contrôle ou de comparaison, nous ne pouvons que signaler cette erreur, imputable très probablement à l’inattention du copiste, sans pouvoir préciser si elle porte sur le commentaire dudit copiste ou sur la date même des lettres.

Quoi qu’il en soit, le projet de Turgot ne fut pas repris et Degimard ne put procéder à une cure « officielle ». Son spécifique n’en continua pas moins à faire merveille, à en juger par les remerciements et les certificats dont la transcription deviendrait monotone et que nous nous bornons à résumer. Dom Palis, bénédictin à Saint-Pè, près de Tarbes en Bigorre, après avoir pris douze pilules purgatives ou de longue vie qui l’ont bien purgé et quarante pilules raisonnables « éprouve une différence considérable dans tout son être, n’ayant plus cette tension dans les nerfs ; les idées ne sont plus confuses et ne causent plus de suffocation, ni ces tiraillements énormes, ces mouvements convulsifs involontaires et ces tremblements de tous les membres » (Lettre du 12 décembre 1772). M. Alberty, docteur piémontais, médecin de la marquise de Ricei, à Nice, certifie que l’oncle de celle-ci a éprouvé, après les premières pilules, « un soulagement marqué, n’ayant plus ces mouvements convulsifs que, depuis longtemps, il soufroit aux yeux » (Lettre du 4 janvier 1774).

 

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L’Aliéné. Peinture de Théodore Géricault

 

D’une lettre du docteur Audibert, chirurgien de la marquise de Gantes au Puget-lès-Fréjus en Provence, nous extrayons ce curieux passage : « Il seroit bien temps que je vous donne des nouvelles de notre malade, qu’un excès de dévotion avoit jeté dans des accès de manie singulière… Le soir même de la réception de vos remèdes jusqu’à la fin d’iceux, nous eûmes la satisfaction de voir que notre aimable dolente avançoit journellement vers la santé par degrés bien marqués, de façon que vers la my-novembre, elle eut recouvré la santé et la raison… Grâce à vos remèdes, elle jouit aujourd’hui de la plus parfaite santé, pratiquant ses exercices de dévotion sans donner dans aucun excès… »

L’abbé Faugières, vicaire de la ville de Sarlat, le sieur François Chaussade, natif de Chamblat, paroisse de Trizac et le sieur Jean Brugières, ancien vicaire de Giat en Auvergne, retrouvèrent également la santé et le calme de l’esprit. Le sieur Chaussade « fut fait prêtre sur la parole dudit sieur Martin Degimard après sa guérison d’une manie extravagante héréditaire… ; depuis ce temps-là, il a été vicaire à Orcines, près le Puy-de-Dôme, et est actuellement vicaire en Bourbonnois ». Quant à Jean Brugières, « attaqué de manie violente extravagante et se croyant possédé par trois démons qu’il avait, selon lui, dans l’estomach depuis un an, a resté deux mois en pension chez ledit sieur Martin Degimard et a célébré pendant seize jours la messe… Il est parti sur la fin de novembre, bien tranquille, et a été six mois vicaire à Saint-Sauves, sa paroisse, où il est actuellement communaliste et fait bien ses fonctions depuis sa guérison, sans aucune récidive ».

Les Capucins « missionnaires au fond de la Syrie, sur le déclin du Mont Liban », expérimentèrent sur les indigènes l’efficacité du traitement. Le 10 juillet 1781, leur correspondant à Marseille écrivait à Degimard : « Les RR. PP. Capucins me témoignent toute la satisfaction possible des bons effets que votre remède a déjà produit dans ce pays-là ».

Il est une lettre qui mérite une mention particulière. Il y est question d’un prince que l’on ne savait pas, croyons-nous, avoir donné des craintes pour sa raison et dans l’entourage duquel on avait fait, avec succès, usage des pilules « raisonnables » du médecin de Bort. Le nom de ce prince, d’abord écrit, a été raturé, mais non si parfaitement que l’on ne puisse voir qu’il s’agit du duc de Penthièvre : « Lettre adressée au sr Martin Degimard de la part de Son Altesse sérénissime, Monseigneur le duc de [Penthièvre]. Au château de la Brugière, le 20 juillet 1770. Monsieur, vos pilulles raisonnables ont fait de si bons effets, que Monseigneur le duc de [Penthièvre] m’a chargé de vous demander un imprimé que vous donnez en envoyant vos pilulles, pour voir si le régime que vous ordonnez peut se faire sans beaucoup de peine. Comme la santé de ce prince m’est chère, je le porterai à faire usage de votre remède, s’il peut lui être salutaire. Je vous prie de vouloir bien remettre à mon envoyé cet imprimé ; vous obligerez celui qui a l’honneur d’être… Signé : Du [Hautier], capitaine au régiment de [Penthièvre] dragons ».

Sur la composition du remède lui-même, rien dans toutes ces lettres ne nous donne aucune indication. Nous ne pouvons qu’en constater les effets extraordinaires, et, pour le reste, nous devons nous en tenir aux termes assez vagues – ainsi qu’il convient – de l’annonce insérée dans le Courrier de Monaco du 8 août 1771, et la Gazette de France de La Haye du 17 septembre 1772. Nous n’y trouvons qu’une chose précise, c’est que Degimard n’était pas partisan du traitement par l’eau froide, bien inférieur du reste comme efficacité à ses pilules :

« Le sieur Martin Degimard, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, résidant à Bort, ville du Limouzin, par une longue expérience et une pratique solide qui lui ont mérité la confiance du public, et, en 1761, l’approbation de MM. les quatre premiers médecins de la Cour, pour la guérison de plusieurs personnes de la première distinction, et nombre d’autres attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation, a fait depuis quelque temps la découverte d’un spécifique assuré contre la manie, la folie, la stupidité, la mélancolie, les vapeurs, la consomption, les convulsions, coliques, vomissements, migraines, diarrhées, dysenteries, aliénation d’esprit et toutes les maladies du genre nerveux. Il peut produire les certificats de guérison de plusieurs maniaques furieux, que l’honneur des familles l’empêche de rendre publics, dont les deux derniers, attaqués de folie héréditaire, ont été guéris l’année dernière en très peu de temps.

« Ce remède prodigieux, annoncé dans le Mercure de France et cette Gazette, lui a procuré des lettres d’Allemagne, du Piémont et autres royaumes de l’Europe, comme des principales villes de France, avec mille applaudissements. Son remède est aisé à prendre et opère en toute saison, ne donne aucun dégoût, ne fait aucun effet violent, et le régime en est doux, n’excluant que le salé et les liqueurs spiritueuses. Il s’envoie dans une lettre, et le sieur Martin Degimard ne demande de l’argent à ceux qui se rendent chez lui qu’après la guérison, et offre de le rembourser à ceux qui lui prouveront le mauvais effet de son remède, pourvu qu’on le prenne en suffisante quantité et avec les précautions qu’il indique en l’envoyant. Il n’use point de bains froids, dont il connaît les effets pernicieux. On trouve auprès de lui toute sorte de satisfactions ; il travaille à d’autres remèdes utiles au public. Le prix de ses consultations est de six livres, franc de port avec la lettre, si l’on veut une réponse. Son remède purifie aussi le sang et arrête l’effet des poisons. Le prix est de trente sols pour les riches et vingt sols pour les pauvres. Son adresse est à Bort, en Limouzin, par Paris et Clermont en Auvergne ». Les mots en italiques ne se trouvent que dans l’annonce deLa Gazette de France, postérieure d’un an à celle du Courrier de Monaco.

(D’après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1904)

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Religion et Spiritualité en France

Posté par francesca7 le 5 mai 2016

 

 

Au jour d’aujourd’hui, il nous est possible d’effectuer un constat assez clair des différences et points communs qui séparent et unissent le concept de religion et celui de spiritualité. Tentons de définir dans un premier temps ce que désigne ces deux mots.

religion en france

La religion, au sens ou nous l’entendons communément, est une structure sociale qui régulait autrefois (et encore aujourd’hui dans certains pays) la vie d’un pays. Elle établissait des règles morales, des lois, régissait les différents événements de la vie (naissance, mariage, décès). En fonction des époques, des lieux et des ethnies, la religion était mise en place par des réformateurs politico-religieux dans le but d’amener un changement. Ces réformateurs se donnaient deux objectifs particuliers ; le premier, offrir une structure socioreligieuse pour réguler la société et le second, offrir un enseignement spirituel libérateur à celles et ceux qui étaient prêts pour l’initiation, la connaissance de soi. Ainsi, on pouvait distinguer un courant exotérique, une religion populaire, et un courant ésotérique réservé aux êtres plus avancés intérieurement. Malheureusement, les conflits d’intérêt semèrent la discorde entre les suiveurs des réformateurs, et ceux qui avaient pour charge la religion populaire ont commencé à se sentir en concurrence avec les responsables des voies ésotériques. Alors, les initiés durent soit se fondre dans la religion populaire et masquer leurs enseignements, soit partir de certaines contrées sous peine d’être mis à mort.

En ce sens les courants dits ésotériques se rapprochent de ce que l’on peut nommer aujourd’hui spiritualité. Puisque l’essentiel de leur message était d’apprendre à connaître l’être humain et le libérer de la dualité de son esprit, afin de lui permettre d’être en pleine conscience, libre et aimant. On retrouve ainsi un but commun dans toutes les voies foncièrement ésotériques ou initiatiques : la réalisation intérieure, que l’orient a nommé « l’éveil » et qui prend d’autres noms ailleurs pour un même fond.

Aujourd’hui, en occident précisément, nous vivons dans des républiques laïques, il nous est inconcevable de vivre dans un régime théocratique comme hier. Nous nous sommes battus pour être libre du clergé dogmatique ce n’est pas pour recréer de telles structures liberticides. Si la république laïque avec son propre système judiciaire et son éthique, qu’il convient d’ancrer, gère ce que la religion faisait jadis, en ce qui concerne la recherche intérieure il y a un manque. Historiquement la science s’est opposée au clergé en prônant la toute puissance de la raison, c’est une belle avancée, mais nous avons jeté le bébé avec l’eau du bain. Certes, il fallait critiquer et combattre les dogmes abrutissant du clergé, mais nous aurions dû, avant de tout jeter, regarder ce que proposaient les voies ésotériques et initiatiques. Celles-ci prônant à l’inverse du clergé une voie de libération intérieure, une voie d’équilibre entre raison et intuition et non un rejet de la raison comme l’a fait la religion et un rejet de l’intuition comme l’a fait la science. En fait la science a rejeté l’intuition et s’est réfugiée dans un autre pan de la dualité pour être le plus loin possible de la religion qu’elle rejeté. Et ainsi nous avons deux ennemis qui s’affrontent chacun sur un pan de la dualité, ne se rendant même plus compte qu’il existe une troisième voie, une voie d’équilibre.

PortraitLa spiritualité aujourd’hui peut être totalement dégagée du baume religieux dans lequel elle était enveloppée jadis. En réalité le chemin vers soi est bien codifié depuis des millénaires par les initiés, il suffit d’en comprendre la trame et de l’adapter au monde dans lequel nous vivons. C’est ce qu’ont toujours fait d’ailleurs les initiés, en fonction des régions où ils se trouvèrent, ils transcodifièrent leur enseignement pour l’adapter à la culture où ils se trouvaient. Nous savons bien que toute religion est le syncrétisme de celles qui l’ont précédée, cela devient très clair à force de recherche archéologique et historiographique. Ainsi le judaïsme est une fusion de religion égyptienne et chaldéenne, le christianisme, un mélange de judaïsme et de religion païenne, l’islam un mélange de zoroastrisme, de judaïsme et de christianisme. Même le bouddhisme a comme base l’hindouisme pour ensuite s’adapter aux contrées dans lequel il s’installa. Ainsi, aujourd’hui en étudiant toutes les voies intérieures du monde, en les expérimentant et en intégrant leurs fondements, nous pouvons aussi effectuer ce travail de transcodification.

Certains courant de la psychologie moderne comme le courant transpersonnel et intégral avec Ken Wilber ont effectué ce travail de transcodification. Ils ont crée des pratiques de connaissance intérieure proche de ce qui se faisait dans les écoles initiatiques du passé et dans les voies ésotériques des religions. Ils ont proposé des méthodes de connaissance de soi adaptées aux contextes dans lequel nous vivons aujourd’hui. La spiritualité à la différence de la religion n’est pas soumise au dogme et à la croyance ; si elle peut avoir des croyances comme l’évolution de la conscience de vies en vies par exemple, celle-ci sera toujours inclusive, universelle et ne s’imposera à personne. Ces hypothèses seront proposées au chercheur afin qu’il voit si cela a une cohérence quelconque. Mais au final, la spiritualité n’a que très peu de croyances, car elle base son vécu sur le réel, sur ce qui peut être expérimenté au présent, en soi et non par un savoir de seconde main provenant de l’extérieur.

La spiritualité est je pense garante de la paix mondiale, les religions aujourd’hui causent la plupart des conflits mondiaux. Ces conflits sont issus du fait que tous les êtres s’inquiètent de leur sort et veulent accéder au bonheur mais que chacun est voilé par l’idée qu’il se fait du moyen d’y accéder. En effet, les religions populaires ont élevé des mythes, afin de calmer les esprits de peu de conscience en attendant qu’ils puissent comprendre des vérités plus vastes. Mais, il s’est élevé aussi des autorités religieuses qui n’ont pas voulues que les masses évoluent réellement, car si ces masses connaissaient le « secret » elles n’auraient plus besoin de ces autorités qui vivaient (et vivent encore aujourd’hui) sur la crédulité des peuples. Par contre les courants ésotériques de ces religions savaient la vérité cachée sous le mythe, mais ils devaient être prudents avec cela.

Aujourd’hui, cette prudence n’est plus de mise, notre monde a été réveillé par la science qui malgré son réductionnisme desséchant a tout de même permis de donner goût à la compréhension par delà les superstitions. Nous pouvons donc aisément révéler les « secrets » des initiés du passé afin de démystifier et libérer les croyants eux-mêmes du piège mythique dans lequel ils vivent pour certains. Grâce à l’histoire, l’archéologie, l’étude des mythes, la compréhension des symboles et surtout la compréhension intérieure, nous pouvons facilement remettre les pendules à l’heure et proposer la vérité qui se cachait sous le boisseau.

spiritualité

Ici je développe très rapidement, car cela sera démontré dans des articles suivants, que la vérité globale sur les religions est qu’elles ne furent pas révélées par un Dieu personnel, puisque selon la science ésotérique il n’existe pas de Dieu personnel. Dieu ou les dieux furent des mythes créés volontairement par les fondateurs pour tenter de réguler les peuples dont ils avaient la charge. Ainsi on codifia des récits mythiques et ont donna les clés de leur interprétation aux seuls initiés. La Torah est donc le fruit du chemin intérieur de Moise (s’il a existé) ou de ceux qui la rédigèrent, puis elle fut réécrite de nombreuses fois, des passages ayant été enlevés, d’autre rajoutés en fonction des desiderata des rois ou prêtres, et fonction des contingences guerrières de l’époque. Pour les évangiles, nous savons aujourd’hui qu’il y a très peu de chance pour que le Jésus des quatre évangiles canoniques ait réellement existé. Ces quatre évangiles étant une petite partie des dizaines d’autres qui existaient à l’époque, et qui étaient le fruit des écoles initiatiques qui rédigeaient des mythes initiatiques pour la compréhension intérieure des disciples. Mais ensuite, pour des raisons politico-religieuse, l’empire romain utilisa le christianisme non par foi, mais par intérêt et ainsi par le glaive il se développa. Pour l’islam c’est un peu la même chose, nous disposons de très peu de preuve de l’existence de Mahomet et les Corans les plus anciens retrouvés furent datés bien postérieurement à la naissance présumée de l’islam. L’analyse du Coran et des hadiths démontrant qu’ils sont une synthèse d’écrits juifs, chrétiens avec quelques éléments de mystique païenne. Le soufisme quant à lui, s’il apparaît dans une profondeur, est antérieur à l’islam et il est lié aux écoles initiatiques et non à la « révélation » coranique. Pour ce qui est des religions orientales c’est assez différent, l’hindouisme est la plus ancienne religion actuelle, elle n’a jamais essayé de se répandre par prosélytisme et ses fondements religieux sont assez ouverts, sans compté que sa mystique est restée intacte. Pour le bouddhisme, s’il a prit pied sur l’hindouisme en s’opposant à la dégradation du culte de l’époque, il est très ouvert et non dogmatique en général. Il s’est adapté dans les contrées où il s’est répandu avec une certaine souplesse, en incluant les religions et spiritualités qui y étaient déjà.

Les religions orientales ont laissé plus de place à la spiritualité et ainsi en les étudiant nous pouvons emprunter de nombreux éléments très intéressants pour l’élaboration d’une voie spirituelle occidentale et actuelle. Des êtres comme Bouddha par exemple relevaient plus du chercheur spirituel que du prophète missionné par un Dieu personnel. Le but était d’apprendre à connaître la conscience humaine et trouver un chemin de libération, qui mène au bonheur. Notre but est le même que celui du Bouddha jadis, trouver un chemin de libération qui mène au bonheur et qui s’adapte aux besoins des humains de ce siècle. Pour cela, non seulement il convient d’étudier toutes les religions, mystiques et voies initiatiques, mais il convient de les pratiquer, de les expérimenter et de voir ce qui est le plus efficace pour libérer l’humain de la peur et l’amener à vivre pleinement l’amour dans le cœur. Tout ceci peut réellement amener à l’émergence d’une société plus épanouie et en paix, si les êtres qui la constituent sont heureux et libre d’aimer, alors ce monde pourrait peut-être espérer en faire autant un jour. C’est en tout cas le pari d’Unisson, il parait utopique pour certains, mais comme disait Victor Hugo : « l’Utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain » sans le prendre comme une autorité, je pense qu’il savait ce qu’il disait par cela.

La religion aujourd’hui n’est plus adaptée, les outils qui servaient hier n’arrivent pas à comprendre les humains du 21 ème siècle. Notre monde n’est plus le même, c’est un fait, les modes d’accession au spirituel ne sont plus les mêmes non plus. Certains restent ancrés dans la religion parce qu’ils pensent (mais c’est tout simplement un conditionnement basé sur la peur de l’inconnu) qu’elle offrira l’au-delà. Mais avant de vouloir l’au-delà il convient de comprendre l’eau d’ici et maintenant. Dans toutes les voies initiatiques du passé (qui côtoyaient les religions populaires et les besoins de l’au-delà des peuples) on ne visait pas un au-delà illusoire, mais on essayait de comprendre ce qu’est la conscience humaine. Car, par expérience, les initiés savaient que les croyances en l’au-delà étaient des créations mentales et qu’elles n’étaient pas la réalité puisqu’elles se basaient plus sur l’inconscience de la peur de ne plus être plutôt que sur la conscience d’être. Voila pourquoi le tronc commun de ces voies indique que celui qui connaît la source de sa conscience crée sa propre réalité dans ce monde et dans l’autre. Ainsi, ils invitèrent ceux qui voulaient comprendre la vérité à méditer profondément et à remonter à la source de leur conscience, à l’unité foncière. Ainsi, les divers concepts sur l’au-delà élaborés par les religions voilent une compréhension symbolique et intérieure, mais tant que l’être ne s’est pas connu lui-même, il croira en la réalité d’un paradis et d’un enfer.

templeLa spiritualité laïque, tout comme les voies initiatiques, enseigne qu’il n’existe que la conscience et ce que celle-ci crée sa propre réalité. Elle énonce que toutes croyances, imageries, mots, concepts, dogmes n’est pas la réalité et de manière ultime, que tout ce qui peut être observé par la conscience est transitoire, impermanent. La seule chose qui soit réel dans le sens de stable et permanent étant la conscience témoin. Nous étudions ainsi la conscience humaine sous tous les aspects, les outils étant le corps, les sens, les émotions, les pensées. En étant cette conscience témoin la vie se vit clairement et librement sans craintes du passé ou du futur. La mort physique est aussi pleinement comprise grâce à l’expérimentation méditative et la compréhension de ce qu’est la conscience pure. En étudiant les processus de la mort à la lumière des écrits initiatiques et de l’expérience personnelle, nous pouvons ainsi préparer l’être à ces phases de l’existence. Comprendre la mort et son processus, s’est comprendre ce qu’est bien vivre et pourquoi nous vivons. Quand l’esprit est clair, lavé de toutes croyances, préjugés, projections, la conscience pure jaillie et la compréhension de toute la structure de l’être et du monde devient évidente. La mort physique est vue comme une étape dans l’évolution de la conscience et non comme une finalité. En comprenant le moteur évolutif qui sous-tend toute l’existence, nous pouvons comprendre que si l’espèce a évolué, la conscience aujourd’hui fait évoluer l’espèce dans son intériorité.

Je résume ici, mais au fond si l’on vient à s’intéresser à la spiritualité c’est aussi pour comprendre ce qu’est la vie et pourquoi la mort. Le chemin n’a que pour seul but de se libérer de la peur de la mort, c’est tout et c’est déjà l’essentiel. De part le passé, des milliers d’hommes et de femmes ont expérimenté cela, nous bénéficions ainsi de leur recherche et nous pouvons y associer les nôtres. La science évolue de son côté, elle essaye de sortir de l’ornière réductionniste dans laquelle elle a été forcée de se mettre pour lutter contre le dogmatisme de l’église. Des scientifiques courageux depuis Einstein à Jean Pierre Garnier-Mallet (physicien quantique) tentent d’élaborer des ponts entre science et spiritualité. La physique quantique, les neurosciences, la parapsychologie avancent grandement dans le but de trouver une explication universelle à la conscience humaine. La spiritualité laïque avance avec ces êtres qui bravent les résistances aux changements que l’on retrouve aussi dans les universités et les centres de recherches.

La spiritualité c’est juste la vie et la vie est UNE, il n’y a pas d’un côté la vie de la religion, de l’autre la vie de la science et entre les deux un conflit puéril à savoir qui aura le dernier mot. La vie est UNE et l’humain a autant besoin de rationalité que d’intuition, une vie que de raison devient froide et binaire, coupée d’une certaine créativité par peur de sortir du cadre. Une vie faite que d’intuition peut mener rapidement au manque de lucidité, de cohérence. En ce sens la spiritualité laïque, même si ce n’est qu’un concept de plus, propose la ré-union de la raison et de l’intuition et l’unité de l’être humain.

Je pense que cela vaut la peine d’être expérimenté, mais avant cela il convient d’effectuer un travail de fond en soi pour se déconditionner de ce qui empêche l’être de libérer sa créativité. Voila pourquoi nous proposons des pratiques, des lectures, des méditations ; tout ceci pour travailler directement et établir des prises de conscience pleines et entières.

Il n’est pas possible à un esprit conditionné par une religion dogmatique d’accéder directement à la compréhension de la spiritualité. Il lui faudra étapes par étapes travailler sur son déconditionnement progressif, qu’il se libère par un travail intérieure des chaînes mentales qui l’emprisonnent.

Il n’est pas possible à un esprit conditionné par une science réductionniste d’accéder directement à la compréhension de la spiritualité. Il lui faudra étapes par étapes travailler à l’ouverture de sa conscience à l’intuition, oser franchir le pas vers ce qui dépasse les limites de la raison.

Honnêtement tout ceci est possible car cela a été expérimenté, nous savons par expérience et non par croyance que la liberté humaine réside, comme l’avait énoncé le bouddha entre autre, dans « la voie du milieu »  ; une voie d’équilibre qui crée l’équilibre en soi et autour de soi.

Je ne demande à personne de croire à tout ce qui a été énoncé jusqu’ici, j’invite à expérimenter directement et si cela ne fonctionne pas et bien on pourra tout rejeter en bloc et revenir aux fonctionnements habituels. Je demande juste de ne pas juger ce qui est proposé d’un regard lointain élaborant des arguments pour s’éviter d’accueillir.

Tout est ouvert et je suis prêt à échanger avec tous afin d’éprouver ce que j’avance puis ensuite de venir avec moi expérimenter si cela fonctionne ou pas, j’ose ; à vous de voir si cela parle au-dedans de vous …

par Michael du magazine Unisson

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Fabrication et utilisation de l’Alun

Posté par francesca7 le 4 mai 2016

 

 

L’Alun  est un minéral d’un grand usage dans les arts. Incorporé au papier, il l’empêche de boire en formant un vernis qui ne permet pas à l’encre liquide de pénétrer dans la pâte. Il est employé pour conserver les poils aux pelleteries, pour retarder la putréfaction des matières animales, pour donner de la fermeté au suif des chandelles. La chirurgie s’en sert à l’état d’alun calciné pour ronger les chairs ; la médecine le prend comme astringent.

Exploitation

Mais c’est surtout dans les teintures que son emploi est à la fois le plus important et le plus étendu : il forme le principal mordant que le teinturier ait à sa disposition pour fixer les couleurs sur les étoffes. L’emploi du mordant est, comme l’on sait, une des bases de l’art du teinturier ; les matières colorantes ont rarement une grande affinité pour la substance organique à laquelle on veut les fixer ; la plupart d’entre elles seraient entraînées par l’eau des lavages, et l’étoffe se déteindrait promptement, si l’on ne se servait de certains intermédiaires qui, ayant à la fois une affinité vigoureuse et pour les fibres organiques du tissu et pour les matières colorantes, servent de lien entre les uns et les autres, en fixant d’une manière indestructible la couleur sur l’étoffe. Ce sont ces intermédiaires qui ont reçu le nom énergique de mordants : les oxydes d’étain et de fer, le tan, et surtout l’alumine qui entre dans l’alun, sont les substances qui réussissent le mieux.

L’alun était également exporté vers certains pays d’Asie où on l’utilisait dans la préparation des tapis d’Orient. Le mégis, bain de cendre et d’alun qui était employé pour mégir les peaux, donna son nom au mégisseur, qui mégit les peaux, c’est-à-dire prépare les peaux blanches – peaux de mouton et autres peaux délicates – qui servent à faire des gants ou qui doivent conserver leurs poils. Il servait également à l’amendement des vignobles croissant nombreux autrefois au flanc des collines mosanes, ou encore dans la préparation du plâtre comme durcisseur.

L’alun est un sel blanc, d’une saveur astringente, formé d’acide sulfurique, d’alumine, de potasse ou d’ammoniaque ; pour employer le langage chimique, c’est un sulfate double composé de sulfate d’alumine uni à un sulfate alcalin de potasse ou d’ammoniaque. Au sulfate double d’alumine et de potasse est réservé spécialement le nom d’alun ; si l’on veut désigner l’autre, on emploie le terme d’alun ammoniacal. Les savants ont reconnu seulement vers 1750 que l’alun contenait une terre (l’alumine) exactement semblable à celle qui fait la base de toutes les argiles ; la présence de la potasse et la véritable composition du sel n’a été reconnue que plus récemment encore, par Vauquelin et Chaptal. C’est de cette époque surtout qu’il fut possible à un grand nombre de fabricants nationaux de s’affranchir d’un tribut onéreux payé à des étrangers, en préparant eux-mêmes de toutes pièces l’alun dont ils avaient besoin.

L’alun se produit naturellement en plusieurs lieux, où il se forme par la réaction des substances sulfureuses, alumineuses et alcalines. Il effleurit à la surface du sol mêlé avec d’autres terres ; on le trouve ainsi abondamment dans les déserts de l’Egypte, en quelques localités de Bohême et de Saxe. Il existe encore de la même manière près de certains volcans, dans le royaume de Naples, dans l’archipel de la Grèce, à la Guadeloupe ; enfin il se forme dans des houillères embrasées.

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On peut aussi obtenir l’alun en traitant convenablement les substances minérales connues sous le nom d’alunites, qui renferment les éléments constitutifs de l’alun. C’est ainsi que les pays favorisés de ces substances, la Hongrie, et surtout la Tolfa dans les États Romains, produisent le sel estimé qu’elles livrent au commerce. Né à Caen en 1773, Hippolyte-Victor Collet-Descotils, ingénieur en chef au corps royal des mines, membre de l’Institut d’Egypte, et de plusieurs Académies et Sociétés savantes, fut chargé en 1813 d’aller inspecter et organiser les célèbres mines d’alun de la Tolfa.

La Syrie a conservé pendant longtemps le privilège exclusif de fabriquer l’alun, dans la ville de Rocca d’où provient la dénomination d’alun de roche. Vers le quinzième siècle l’Europe disputa à l’Orient les bénéfices de la fabrication, qui fut bientôt établie dans toute l’Italie. D’autres exploitations s’élevèrent successivement en Allemagne et en Espagne.

Il s’en établit une en Angleterre vers l’an 1600 : les produits en sont impurs, contenant, outre une quantité de sulfate de fer plus considérable que ceux des autres contrées, une matière animale huileuse. Néanmoins, la découverte d’une localité propre à la fabrication de l’alun fut considérée en Angleterre comme fort intéressante ; elle fut due à sir Thomas Chaloner. Dans un voyage en Italie, ce gentilhomme, parcourant la Solfatarra, avait soigneusement examiné le mode de fabrication et les substances minérales que fournissait le sol ; il s’était particulièrement attaché à reconnaître le caractère du terrain et les effets de la végétation ; n’examinant au reste, dit-on, toutes ces choses que par suite de ses habitudes d’observation et sans nourrir aucune arrière-pensée.

Quelques années après, en passant dans les environs de Guisborough, sir Thomas Chaloner observa, dit Camden, que la verdure des arbres y était d’une nuance plus faible qu’ailleurs ; que les chênes poussaient de fortes racines, mais ne les enfonçaient pas profondément en terre ; que le sol était formé d’une argile blanchâtre, marbrée de plusieurs couleurs jaunâtres et bleues ; enfin, il reconnut par une foule d’indices que le pays était doté d’une mine d’alun. Il se passa longtemps avant que les procédés industriels les plus convenables à la nature de la mine fussent définitivement trouvés ; les difficultés de détails ne furent entièrement levées que par l’assistance de Lambert Russell et de deux ouvriers français de La Rochelle.

2En 1767, Jean-Étienne Guettard et l’un de ses élèves les plus brillants, Antoine-Laurent Lavoisier, fondateur de la chimie moderne, entamèrent ensemble une expédition scientifique dans les Vosges. Ils entreprirent de former à Ronchamps une fabrique d’alun, et voici comme on opérait selon eux : « on concassait grossièrement le schiste alumineux, et on en formait de longues planches ou couches pyramidales, disposées en toit par le haut ; on entremêlait avec ce schiste des morceaux de charbon de terre, et on ménageait du jour pour la circulation de l’air. Lorsque tout était ainsi disposé, on mettait le feu au tas, et on laissait la masse s’affaisser et s’éteindre d’elle-même, ce qui n’arrive que quand tout le charbon de terre est consumé.

« Il se dégage beaucoup de soufre dans cette opération, et ce soufre était perdu lorsque nous visitâmes cette fabrique ; mais on se proposait de le recueillir dans la suite, et d’en tirer parti. Lorsque le schiste a été ainsi calciné, on le transporte dans de grands bassins carrés, creusés dans la terre et revêtus de planches, dans lesquels on le lessive en remuant avec un ringard ; de ces fosses, l’eau est conduite, par des canaux de bois, dans de grands réservoirs où elle s’épure, après quoi elle tombe dans des chaudières de plomb très épais, qui forment des carrés très allongés ; la liqueur est rapprochée, dans ces chaudières, jusqu’à ce qu’elle soit au point de cristallisation ; enfin on la met à cristalliser dans de grandes caisses de bois. »

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1835)

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Que devient la Basse-cour

Posté par francesca7 le 26 avril 2016

 

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À l’origine, la basse-cour d’élevage vise à nourrir la famille, à remplir les édredons, fournir de l’engrais… Les animaux sont nourris en partie à partir des déchets agricoles de la ferme et participent ainsi à l’entretien des abords (pré, cour, étable, hangar, mare, voire potager). Les animaux non volants (« désailage ») y sont en liberté ou semi-liberté le jour et sont enfermés la nuit à l’abri des vols et prédations.

En France, l’avènement de la Révolution verte et la baisse du nombre d’agriculteurs ont entrainé la régression des basses-cours que l’on rencontrait systématiquement dans les cours de fermes jusque dans les années 1950. Nombre de familles ne disposent plus de temps suffisant pour s’occuper de la basse-cour.

L’industrialisation de l’élevage des volailles a en outre mis sur le marché ses produits « bon marché » de qualité largement inférieure, rendant banale et quelconque une viande dite « du dimanche » excellente et autrefois très prisée.

basse cour

Aujourd’hui dans les campagnes, les basses-cours sont à usage essentiellement familial. Les animaux produits ne se retrouvent dorénavant que très peu sur les marchés. Elles sont tenues assez fréquemment par des personnes âgées ce qui leur assure un complément nutritionnel et pécuniaire parfois indispensable à leurs petites pensions de retraites.

La qualité des produits de la basse-cour comparée à celle de l’élevage industriel, ainsi qu’un plus faible coût à l’achat comparé à celui de l’élevage en série de type biologique ou fermier, incitent tout campagnard à avoir une petite basse-cour adaptée à ses possibilités et à sa consommation.

Avec l’emploi majoritaire de garnitures synthétiques pour des literies à durée de vie réduite, ainsi que l’élévation du niveau de vie, le besoin de produire des plumes et du duvet pour ses besoins propres n’existe plus.

La basse cour est aussi une ferme : dans la grange et dans les vastes greniers s’entassent les récoltes provenant du domaine propre du seigneur, exploité à l’aide des corvées, ainsi que les graines que les tenanciers livrent au titre des redevances. À Oricourt, cette fonction agricole a toujours existé, à côté de son rôle purement militaire. La ferme cesse d’être exploitée en 1990, seulement.

Après le succès du potager sur le toit des immeubles, place au phénomène du poulailler pour particulier, en ville comme à la campagne. Voilà une tendance qui allie parfaitement économie et écologie !

Les poules (ou gallinacés pour les plus scientifiques d’entre nous…) passent la plupart de leur temps dans leur abri préféré : le poulailler, que ce soit pour dormir, s’abriter, pondre ou couver leurs œufs. Contrairement aux idées reçues, installer un poulailler ne coule par toujours de source, car cela exige quelques ressources, que l’on choisisse de le fabriquer soi-même ou d’acheter un poulailler en kit, en bois ou même en plastique, déjà tout prêt et bien souvent plus joli, plus design et surtout plus pratique qu’un abri fait maison.

Autre chose à ne pas oublier : un bon abri devra être équipé d’accessoires pour le confort de vos volailles et pour celui de leur propriétaire. Parmi ces accessoires pour poulailler, on retrouve notamment l’abreuvoir, la mangeoire, le perchoir mais aussi la porte (qui peut être automatique, électrique ou manuelle) ainsi que le chauffage pour poulailler et le grillage ou filet qui permettra d’éviter aux poules de s’enfuir mais aussi aux prédateurs (renard, chats et chiens) de venir chasser vos précieuses poules pondeuses…

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Pour trouver le meilleur modèle de poulailler, il faut savoir que la conception d’un abri pour 2, 3, 4 poules (ou plus si vous voulez un grand poulailler ou même un poulailler XXL pour plus de 10 poules) doit remplir certaines conditions : confort, sécurité, bien-être et propreté ! Voici également d’autres critères à prendre en compte avant l’achat d’un poulailler pour profiter d’oeufs frais toute la semaine chez soi : la taille, la matière à utiliser (bois, plastique ou autre) et le type de poulailler (avec volière, avec porte ou trappe automatique, avec pondoir et perchoir) ce dernier pouvant être mobile, fixe ou en kit.

À l’ère du bio et des préoccupations écologiques aussi bien en ville qu’en campagne, la dernière tendance est l’installation dans son jardin d’une cabane design en guise de poulailler. Désormais, les gallinacés, poules, coqs et poulets s’invitent dans nos jardin, et même sur nos terrasses en ville. Mais où donc acheter un poulailler pratique et pas cher ? Sachez qu’avec les avancées technologiques, il est désormais possible de trouver des poulaillers discount et en promo dans certains magasins spécialisés, mais les meilleurs modèles et les meilleurs prix se trouvent surtout sur internet !

Avant de vous lancer dans l’achat d’une cage à poules, suivez donc les conseils, test, avis, comparatif et guide pratique de Meilleur Poulailler qui vous aideront dans votre choix et dans l’achat d’un poulailler, petit ou grand, mais toujours de qualité.


bibliographie : Jean-Claude Périquet, Les cahiers de l’élevage – Créer une basse-cour, Rustica Éditions, Paris, 1999

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, HISTOIRE DES REGIONS | Pas de Commentaire »

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