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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Des jardins intérieurs en Ardèche

Posté par francesca7 le 5 mai 2015

 

Gérard Bernet, Tu es le fondateur d’Existence en Ardèche qui est un centre qui propose durant l’année (mais surtout l’été) des stages et des formations pour le mieux vivre et l’harmonie interieure. Les thèmes sont très variés : la relaxation, le massage, la voix, la pleine conscience, la méditation, la communication, le couple, la santé, le rebirth, le clown gestalt, la danse etc. Le choix est varié…pourquoi proposer tant de stages et de formations, quelle est la vocation du centre Existence ? 

La vocation initiale du centre Existence - qui fut créé en  1986 - est contenu dans son nom : Existence, cette expérience, cette aventure humaine que nous partageons tous… en quête de bonheur mais sans mode d’emploi. 

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Nous proposons donc des activités centrées sur la personne qui dans leurs diversités laissent la place à chacun pour trouver sa réponse, son sens, sans vouloir présupposer d’une vérité ou d’une voie obligée. Nous ne souhaitons absolument pas proposer une croyance mais laisser à chacun la place, l’espace intérieur d’un cheminement.

Enfin, comme dans l’existence que nous traversons tout à la fois seul et en groupe nous souhaitons, pendant les stages et formations que nous organisons, ouvrir un espace relationnel de tolérance ou chacun se sent accepté dans sa différence, dans sa démarche, dans ses passions. L’existence s’apprend. Etre en soi et dans la relation bourgeonne et fleuri tout au long de la vie. Notre vocation lors des stages et formations qui se déroulent principalement aux Jardins intérieurs en Ardèche est de proposer un cadre sécurisant ou chacun puisse découvrir et expérimenter pendant toute la semaine ( et non seulement pendant son stage) une qualité relationnelle nouvelle, un autre aspect de soi, une atmosphère unique, à la source de tous ses possibles…

J’ai vu dans le programme de cet été de la danse derviche tourneur et des danses sacrées…C’est l’approche soufie de la méditation je crois. J’ai vu aussi un stage de pleine conscience avec Annick Havard, plusieurs stages de yoga, des stages de danse…que conseilles-tu à ceux qui peuvent hésiter face à des stages différents de pratiques spirituelles?

Lorsque, généralement par téléphone, nous sommes questionnés à propos d’un choix de stage, la première chose à faire est … de ne pas choisir « à la place de »…mais d’écouter, de mettre en évidence les différences entre chacun des stages afin de permettre à son interlocuteur « d’y voir plus clair »;  Plus clair dans son attente et dans ses besoins du moment. Plus clair aussi dans les spécificités de chaque proposition. Il ne s’agit surtout pas de conseiller une pratique plutôt qu’une autre mais de l’aider à discerner le stage dans lequel le futur stagiaire décidera par lui-même de s’investir. 
Le choix d’une pratique fait déjà partie d’un cheminement intérieur. C’est déjà le début du stage.

Qu’est-ce que c’est pour toi être « spirituel aujourd’hui » ? Est-ce que le terme « spirituel » a un sens ou est-ce encore une nouvelle catégorisation mentale ? 

A EXISTENCE nous évitons d’employer le terme spirituel pour catégoriser nos activités. Ce terme a évidemment un sens…. pour celui qui l’utilise. Il peut sous entendre tout à la fois l’évidence d’une croyance religieuse qu’un intérêt pour ce qui relève de l’esprit sans présupposé religieux, voir même l »humour et la vivacité »… de l’esprit.
Etre spirituel aujourd’hui comme hier n’a donc pas « un » sens mais « des » sens. 
La question de l’esprit et donc de la relation que nous entretenons avec la matière est au centre de l’EXISTENCE humaine, consciemment ou inconsciemment. La réponse que nous y apportons détermine notre chemin de vie.
Venons-nous et allons-nous de la terre au ciel ou du ciel à la terre ? Evidemment, en proposant des stages centrés sur la personne nous partons d’un a-priori ; nos modes de pensée, notre « état d’esprit » sont tout au long de notre vie, expérience après expérience, rencontre après rencontre…en constante évolution. L’attention que nous allons porter à ce « monde de l’esprit’ va modifier les conditions matérielles de notre EXISTENCE. En cela nous croyons que notre bonheur nous appartient et qu’en mettant l’accent sur son développement personnel nous affirmons qu’ en apprenant à être, ce seront toutes les dimensions de l’humain, individuelles, collectives, matérielles et spirituelles qui s’élèveront.

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Permets moi deux questions personnelles : dans ta vie quotidienne, qu’est-ce que cela signifie porter de l’attention à “ton « état d’esprit » ou « tes modes de pensée »? Et as-tu l’impression d’être plus heureux qu’avant, arrives-tu à goûter au bonheur chaque jour ?

À question personnelle… réponse personnelle.
J’avais à peine 18 ans lorsque je pénétrais pour la première fois dans l’enceinte d’un hôpital psychiatrique pour entamer mes études d’infirmier. Un nouveau monde déferlait. Une autre réalité co-existait. L’esprit était coupé en deux. Les murs de l’institution séparaient santé et maladie mentale.
Bonne chance à celui qui savait ou pouvait choisir son camp ! 

Comment basculait-t-on d’un monde à l’autre? Était-ce le fruit d’un cheminement individuel? Une responsabilité sociétale? Qui décidait pour qui? Une foule de questions m’envahissaient. Une certaine angoisse existentielle émergeait. Si la maladie mentale m’ouvrait le monde de l’Esprit, mon quotidien de « soignant » me laissait sur ma faim. Quel décalage! Pompier de l’esprit qui s’enflamme, je devais agir pour éteindre le symptôme, le mal-être, la peur, le dérangement qu’un esprit souffrant fait peser sur lui-même et sur la société. Le « foyer » éteint, les questions demeuraient généralement sans réponse. Côté maladie.

Côté santé les questions m’apparaissaient passionnantes: ce sont celles qui occupent, consciemment ou inconsciemment, toute notre existence. Qui nourrissent notre « âme ».
Ne sommes-nous pas tous malades de l’esprit, malades de la relation, fragiles face à l’immensité de l’aventure humaine? Existe-il des modes d’emplois qui nous prémunissent avant que la blessure et la souffrance nous aient rendues parfois impotent? À partir de quand l’âme meurtrie peut-elle se ressaisir? Doit-on l’emprisonner? Comment garder la force de la confiance en soi pour aborder et dépasser les obstacles que « la vie » ne manquera jamais de nous proposer?

Esprit saint. Esprit malade. Deux faces d’une même médaille. L’univers du « développement de la personne » s’ouvrait devant moi. Côté santé. Comme une priorité. Si les institutions prenaient en compte l’état de l’esprit qui vacille, qui souffre, qui dérange, qui est « dérangé »… où pouvons-nous apprendre à être? À  être en santé ? À savoir vivre avec soi-même? À sortir de l’ignorance des mécanismes relationnels qui polluent notre quotidien? À mieux être avec soi-même plutôt que d’en « perdre les pédales » ? Doit-on apprendre le couple sur le tas, s’enferrer dans les mêmes illusions ? Générations après générations doit-on se refiler les mêmes problèmes… comme une patate chaude ?

Esprit d’état contre État d’esprit, la collectivité intervient quand l’esprit de la personne pose problème, quand elle n’arrive plus à faire face aux défis de l’existence, à se faire face. Où aller et comment faire pour rompre cette logique de l’esprit qui chavire, victime dès l’enfance de diverses violences institutionnelles, et en premier lieu de celles de la famille -qui certes façonne notre histoire mais nous entraine parfois dans une forme ou une autre d’isolement relationnel 

Pourquoi attendre d’aller mal pour aller bien ?

Dans ma vie quotidienne, porter mon attention à  »mon » état d’esprit, à mes modes de pensée concerne chaque instant de mon existence, comme une nécessité. Elle se matérialise dans ma vie relationnelle. Mes erreurs me recadrent. En couple, en famille, les défis sont incessants. L’aspiration au bonheur, le regard qui s’aiguise peu à peu, le temps qui use (aussi) mes « conneries », tout peut devenir une joyeuse occasion de croissance.
Je me suis certainement aidé en fondant un centre de développement personnel nommé bien sûr  »Existence » qui aborde les thèmes qui me concernent. Une ambiance. Un environnement relationnel. Un état d’esprit. Je me suis aidé également en fondant  »Les Jardins Intérieurs », centre d’hébergement dans lequel nous accueillons des groupes, non seulement des stages et formations mais, à d’autres périodes de l’année, des cousinades, des anniversaires et des mariages… car je n’aspire pas au cloisonnement. Le développement de la personne n’est pas une spécialité.  Plutôt un regard. Une priorité. Un mode de vie. Une démarche. Peu importent les croyances ou leurs absences, peu importent les techniques utilisées, qui ne sont qu’un argument parfois nécessaire, parfois indispensable, mais ni une fin en soi, ni même la mesure d’un accomplissement. 

Être en marche. Oser sa différence. Savoir dire non. Refuser toute forme de sectarisme. Chercher. Partout. Seul ou ensemble. Exister. Tout le temps. 

Ai-je l’impression d’être plus heureux aujourd’hui? En quête dans ma jeunesse sans le savoir, mon bonheur est certainement aujourd’hui plus paisible. J’ai parfois un sentiment nouveau de gratitude qui m’envahit. 
En couple, avec mes enfants, ma famille, mes amis, dans mes relations professionnelles, je me sens privilégié.

Goute-t-on au bonheur comme à une source à laquelle on s’abreuve ou est-ce l’évidence d’une eau claire qui s’apprend?

Merci pour cette longue et riche réponse…j’ai lu sur le site web que tu as écris: « Existence est né il y a 26 ans. Existence a atteint l’âge adulte. Comme dans la vraie vie. » Comment s’annonce cette nouvelle saison d’été d’Existence aux jardins intérieurs en Ardèche du sud ? 

Existence est né il y a 29 ans. La spécificité des stages à Existence aux Jardins Intérieurs, en Ardèche du Sud, se dessine chaque année un peu mieux. A chacun son existence. Occupons-nous de nous… même si tout va bien …ou pas trop mal. Apprenons les tournants de l’Existence. A chacun son questionnement et sa liberté de chercher, à son rythme et selon ses valeurs, sans se sentir jugé. Trouver sa place, se sentir accepté, laisser aussi sa place à l’humour… comme un trait d’esprit, un regard décalé, échanger avec ceux qui partagent nos passions. La légèreté ensoleillée des vacances pour se faire du bien et la profondeur de la vie relationnelle sont au coeur de nos préoccupations. Pour qu’un stage soit une expérience « heureuse » sur laquelle s’appuyer. Pour qu’un « déclic » soit toujours possible. 
Cette nouvelle saison ne peut donc que s’annoncer bien !

J’ai feuilleté le nouveau catalogue d’été “Mon Bonheur m’appartient”qui est vraiment très agréable à regarder et qui propose plus de 50 stages de développement personnel. Comment les internautes peuvent-ils se le procurer ? 

- En écrivant à Existence BP 60019  17132 Meschers
– En le consultant sur internet : www.existence.fr

Merci pour cette interview…et bonne saison d’été !
Les questions ont été posées par Emmanuel Moulin

Publié dans Ardèche, FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

UN PETIT TOUR AU VILLAGE DU LAC

Posté par francesca7 le 28 février 2015

 

1) Raphaël Lalaouna, vous vous occupez du « Village du Lac » qui propose des stages de développement personnel avec une ouverture sur la spiritualité contemporaine et aussi des formations certifiantes en Ardèche. Pouvez-vous nous parler un peu de l’historique du lieu ? Comment le lieu a-t-il été crée ? Quelle est la vision ou le message que vous souhaitez partager avec ce centre? 

Les activités du Village du lac ont débuté en l’an 2000 à l’initiative des frères Bonhomme. Le pari mené par ces deux entrepreneurs-thérapeutes a été de transformer une ancienne colonie d’équitation en un centre de développement personnel. Nous les remercions chaleureusement pour tout le travail accompli. Je suis entré en tant qu’associé dans le projet en 2006 et, suite au départ de Michel Bonhomme, j’en assure la direction depuis septembre 2012.

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Jusqu’en 2012, la vocation du centre était principalement l’accueil de stages de développement personnel et de groupes extérieurs. Depuis 2012 tout en poursuivant le travail déjà engagé sur les énergies de transformation nous ouvrons le centre à dimension de spiritualité universelle.

Nous sommes une équipe animée par des valeurs communes et nous souhaitons partager cette aventure dans un esprit de célébration avec bienveillance et simplicité.

2) Quelle est la capacité d’accueil du Village du lac ?

La capacité d’accueil du Village du lac est d’environ 80 lits répartis en chambres individuelles, chambres à deux ou trois lits et en dortoirs de 4 à 6 lits. L’été nous avons également un espace camping avec des sanitaires. A 1050 mètres d’altitude, en moyenne montagne, sur les hauts plateaux du Vivarais, le domaine s’étend sur 6 Ha de prés et de forêts à proximité du très beau lac de Deveset  Nous proposons 6 salles d’activités de 40 à 150 m2 + une salle de pratique et de méditation. Notre cuisine est végétarienne et nous avons un grand restaurant avec deux terrasses, l’une face au soleil levant, très agréable le matin, et l’autre face au soleil couchant très agréable le midi et le soir. Le centre est situé sur les hauteurs et nous bénéficions d’un magnifique panorama sur le lac de Devesset et sur les montagnes alentours, notamment le mont Mezenc qui culmine à 1850 m et le mont Gerbier de Jonc source de la Loire.

3) Le Village du Lac est en général plein en juillet et août et j’ai lu sur votre site web que vous recherchez des bénévoles pour venir vivre, expérimenter et travailler dans le centre pendant l’été. Quelles sont les conditions de ce bénévolat et quelle type de profile vous recherchez ?

Effectivement nous recherchons des bénévoles pour soutenir les activités tout particulièrement en été. La demande est principalement dans les cuisines pour de l’aide, à la pluche, à la plonge, la mise en place du self…et également pour la maintenance et les extérieurs, entretiens des bâtiments, des pelouses, de la fôret et des jardins. Les conditions d’accueil sont les suivantes, nous demandons 15 € / jour pour l’hébergement en pension complète en chambre à deux personnes pour environ 6 heures par jour de service au lieu. Venir faire du bénévolat au Village du lac, tout particulièrement en été, c’est profiter de la nature environnante, du lac, des forêts et de toutes les belles présences. Cette année eu égard aux nouvelles énergies qui s’enracinent progressivement les bénévoles ont été particulièrement enchantés de séjourner sur le lieu.

4) J’ai entendu que l’enseignante spirituelle Somasekha sera au Village du Lac pour un stage du 26 juillet au 1er août 2015, la connaissez-vous un peu ?

Somasekha est venue sur le lieu pour la première fois avec un groupe en automne 2013. C’est une grande joie pour nous qu’elle ait choisi de nous faire confiance et de revenir à nouveau en été 2015. Nous apprécions tout particulièrement les personnes qui l’accompagnent et qui lui font confiance tout comme sa démarche universelle qui prône l’espace du cœur comme demeure de l’essentiel  

Dans un autre registre, le domaine de l’agir ensemble et de la sociocratie, nous allons également accueillir l’Université du Nous (UdN) en juillet 2015. L’UdN est déjà venu en juillet 2014 et choisi également de nous accorder à nouveau sa confiance pour 2015. Nous en sommes très honorés car nous apprécions leur démarche qui consiste à explorer les modes de prise de décisions commune dans le cadre de démarches solidaires et humanistes et l’exercice et l’influence de la souveraineté individuelle dans le cadre de projets communs et globaux http://universite-du-nous.org  

5) Vous proposez vous-même des cercles de tambours et danses au Village du Lac, pouvez-nous dire quelques mots sur ce travail chamanique ?

Ce que je propose avec les cercles de tambours et danses est une célébration. Une célébration de la vie par le jeu et la danse, une célébration de la vie par le rythme, la voix et la transe. Avec le soutien puissant de la vibration comme véhicule et du cercle comme matrice, l’idée est d’établir un contact direct avec l’énergie et la conscience, un contact direct avec les espaces de l’être et du corps et de nous installer durablement dans l’espace du coeur.

Au sujet du Chamanisme, et dans la continuation de la célébration chamanique de Trimurti, nous avons la joie et l’honneur d’accueillir l’Odyssée chamanique du 22 au 25 mai 2015.
http://www.presence-ardeche.com/l-odyss-e-chamanique.html

 

6) Vous êtes situez dans une région de moyenne montagne, êtes-vous ouvert toute l’année ?

Oui, nous avons fait le choix d’être ouvert toute l’année. En 2005 nous avons installé un système de chauffage central à plaquettes forestières qui nous permet de chauffer tous les bâtiments. Nous bénéficions d’un climat de montagne et nous avons régulièrement de la neige entre novembre et mars. Nous oeuvrons à développer les activités hivernales afin de lisser l’activité sur toute l’année.

L’un de nos projets est de valoriser nos conditions de moyenne montagne en période hivernale, par exemple en développant l’accueil de séjours individuels de quelques jours à plusieurs semaines ainsi que l’accueil de groupes souhaitant faire des retraites. L’énergie de l’hiver sur le plateau nous invitent fortement à l’intériorisation et au ralentissement, en ce sens elle est d’un grand soutien pour les personnes ou les groupes recherchant un lieu propice à la méditation et à l’introspection.

7) L’activité est-elle suffisante pour financer les emplois, la maintenance et la rénovation du centre ? 

Nous avons une activité soutenue en période estivale et au ralentie en période hivernale. A moyen terme notre projet est de pouvoir maintenir plusieurs emplois toute l’année afin de fidéliser nos visiteurs. Nous avons à trouver un équilibre entre maintenir et créer des emplois  et maintenir le centre en bon état pour le confort et l’accueil des permanents et des visiteurs.

lalaounaDepuis 2013 nous avons ouvert à nouveau les portes de la SCI (Société Civile Immobilière propriétaire du domaine). Nous recherchons de nouveaux associés pour réaliser des apports en fonds propres. Notre priorité est de rembourser les prêts des banques et des particuliers qui en font la demande. Ensuite nous souhaitons réaliser des travaux pour améliorer la qualité et le confort de l’accueil. Toute personne intéressée par le centre et notre projet est bienvenue de nous contacter pour échanger à ce sujet.

Site web : http://www.presence-ardeche.com

 

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Les vins d’Ardèche

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

Chabrot_01Blancs, rosés ou rouges, les vins de pays des coteaux de l’Ardèche sont élaborés à partir d’une mosaïque de vignes qui autorise une gamme étendue de cépages. Les blancs sont plutôt secs et accompagnent bien les plats de poissons ou se servent à l’apéritif, comme les rosés. Volontiers corsés et épicés, les rouges se lient sans façon avec les plats de viande rouge et le gibier.

Derniers-nés, les côtes-du-vivarais , devenus AOC en 1999, sont le signe de l’émergence d’une grande région viticole en Ardèche méridionale. Ces vins, gourmands et rocailleux, associent le grenache du sud à la syrah du nord et expriment leur terroir par des vins rouges aux arômes de fruits noirs et d’épices, et des tanins plutôt robustes. Cas à part, le chatus, typiquement ardéchois, est produit à partir d’un cépage ancestral. Très tannique, il convient aux plats riches.

 

La vigne existe en Ardèche depuis la fin du Tertiaire y est peut-être indigène, puisque ses feuilles fossilisées dans des dépôts de diatomées ont été trouvées dans des couches du Pliocène aux environs de Privas. Elles proviennent d’une vigne identifiée comme vitis previnifera Sap.. Selon Louis Levadoux, ce type de vigne marque le passage entre les vignes asiatiques et la vigne européenne apte à faire du vin.

Sous l’Antiquité, et en particulier au cours de la colonisation romaine, la vigne fut prospère comme le prouve le nom de Valvignères. Sa plus ancienne graphie est in Vallevinaria (attesté en 892), un toponyme d’origine latine signifiant la vallée productrice de vins. Et dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien relate l’existence d’un cépage sélectionné par les Helviens « A Alba Helviorum, dans la province de Narbonnaise, a été inventée une vigne perdant sa fleur en un jour et par cela très robuste. ».

Au xviie siècle, Olivier de Serres, apprécie les vins d’Ardèche « tant précieux et délicats qu’il n’est point besoin d’en aller chercher ailleurs! ».

En savoir plus sur la conduite du vignoble et le travail du vin selon Olivier de Serres.

Au début du xxe siècle, le vignoble s’étend sur plus de 25 000 hectares et les vignerons se regroupent en caves coopératives qui, un siècle plus tard, vinifient près de 90 % de la récolte. Au cours de ce siècle, le vignoble ardéchois a fortement évolué. Des hybrides ont été plantés pour reconstituer le vignoble après le phylloxéra.

Jusqu’aux années 1950, dans le sud du département, la production vinicole était à 99,5 % composée de vins ordinaires. Le travail de la vigne en était facilité car les cépages hybrides résistaient à la maladie (donc peu de traitements) et au gel. C’est ce breuvage que découvrit Jean Ferrat quand il s’installa en Ardèche et qui était déjà en voie de disparition :

Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
À ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête.

Car le pari de la qualité avait été lancé afin d’en finir avec la vente en vrac et se diriger vers la vente en bouteilles sur le lieu de production par les vignerons eux-mêmes. La reconversion du vignoble devint une nécessité et fut entreprise au cours des années 1970. Les hybrides furent arrachés et on replanta des cépages nobles tel que grenache, cinsault, syrah, gamay, cabernet-sauvignon ou merlot. Les premiers débouchés commerciaux de ces vins furent liés au tourisme.

C’est dans ce cadre que, dans les Cévennes ardéchoises, a été redécouvert, au cours des années 1990, le chatus , un cépage autochtone, dont la culture avait été anéantie par le phylloxéra en 1880. Elle a été relancée avec succès.

220px-Theatre_d'Adriculture_et_Mesnage_des_ChampsTout comme le tourisme, la viticulture ardéchoise est un des moteurs du développement économique du département. Par son importance, c’est la première production agricole départementale et le troisième vignoble de la région Rhône-Alpes.

Le vignoble exempt de cépages hybrides put, par le décret 68-807 du 13 septembre 1968 revendiquer le label Vin de Pays de l’Ardèche. Label qui, au 1er août 2009, a été reconnu comme indication géographique protégée au niveau européen. Ce logo IGP de l’Union européenne figure sur l’étiquetage lorsque la mention indication géographique protégée est remplacée par la mention traditionnelle Vin de Pays.

 

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Un verger pour la France

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

La Vallée du Rhône : 

À partir de 1880, les cultures fruitières prennent le relais d’un vignoble sévèrement touché par le phylloxéra. Depuis, chaque printemps, la vallée se transforme en un superbe jardin fleuri. Composé à 70 % de six espèces (abricot, cerise, pêche, prune, poire et pomme), le verger rhône-alpin, déployé sur 42 500 ha, alimente aujourd’hui le tiers de la production nationale et se distingue par une importante production de châtaignes.

téléchargementCultures fruitières

Un climat doux, des sols favorables, des systèmes d’irrigation et des méthodes de production qui, bien que mécanisées, restent en majeure partie artisanales, tels sont les secrets de la grande qualité des fruits de la région : aux framboises et groseilles des monts du Lyonnais comme aux célèbres noix de l’Isère, il convient d’ajouter les cerises, prunes, poires et pommes cultivées en Ardèche et dans la Drôme.

Il faut noter également que la région possède plus de la moitié du verger abricotier français ; la Drôme totalisant à elle seule 79 % de la superficie régionale. En effet, l’abricot ayant bénéficié de primes à la rénovation du verger, les superficies se sont vues multipliées par trois en vingt ans.

La palme revient aussi aux pêchers , bien que leur nombre ait récemment beaucoup diminué : depuis les premières plantations en 1880 à St-Laurent-du-Pape, ils ont fait la renommée de la vallée de l’Eyrieux d’où ils se sont répandus dans la vallée du Rhône. Jaunes ou blanches ou encore sanguines, leurs variétés sont nombreuses. Les récoltes, qu’elles soient précoces, de pleine saison ou tardives, assurent une activité majeure pour la région pendant toute la période estivale. Là encore, la Drôme se distingue pour ses pêches et ses nectarines qui bénéficient d’un Label Rouge.

L’or vert

La production d’ huile d’olive est le fleuron des industries séculaires, héritée des Grecs qui plantèrent les premiers oliviers. L’oléiculture fut pourtant longtemps abandonnée au profit de la vigne et des arbres fruitiers.

En Drôme provençale, les oliveraies renaissent depuis vingt ans ; autour de Nyons, les moulins sont rénovés. Plus chère que les huiles de grande consommation vendues en grandes surfaces (avec des olives espagnoles, italiennes ou grecques), l’huile d’olive est avant tout un plaisir de gourmets, avec ses appellations d’origine et ses grands crus.

Bon à savoir – La production française représente moins de 0,2 % de la production mondiale et la France transforme 4 % de sa production en huile d’olive. Pour plus d’informations, reportez-vous au site de l’Afidol (www.afidol.org), l’Association française interprofessionnelle de l’olive.

Châtaignes et châtaigniers

Malgré la découverte d’une châtaigne fossilisée datant de 8,5 millions d’années, la légende veut que ce soient les Romains qui aient apporté dans leurs chars ces précieuses denrées en Ardèche. Les châtaigniers, surnommés « arbres à pain », furent longtemps la base de l’alimentation quotidienne et l’une des principales ressources pour les villageois qui les cultivaient à quelque 800 m d’altitude.

Aujourd’hui, près de 6 000 ha de châtaigneraies sont toujours exploités sur un territoire qui s’étend de Lamastre, au nord, jusqu’aux Vans, au sud. Avec plus de 5 000 t, l’ Ardèche se classe ainsi premier département français et fournit environ la moitié de la production nationale.

En 2006, l’obtention de l’AOC promet une seconde jeunesse à la châtaigne devenue reine de la fête grâce aux Castagnades d’automne qui se célèbrent tous les week-ends de la mi-octobre à la mi-novembre. L’occasion de redécouvrir les grandes variétés appréciées des gastronomes telles la garinche et la comballe , « blonde et douce ». Déclinées en pâtisseries, marrons glacés, crèmes ou purées, elles affichent leur haute qualité gustative et sont toujours aussi recherchées pour l’accompagnement du gibier et de certaines volailles.

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Lac d’Issarlès

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

 (Ardèche), cratère d’un ancien volcan

 
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Au nord-ouest de l’Ardèche, sur les limites de la Haute-Loire et de la Lozère, dans la commune d’Issarlès, on remarque un des plus vastes lacs qu’ont formés les bouches de volcan des Cévennes du Nord. L’origine de ce lac est ainsi racontée dans une légende rapportée au XIXe siècle par une vieille femme de Sainte-Eulalie, commune voisine d’Issarlès…

Il y a près de chez moi une vaste paroisse qui, aux temps anciens, se composait de maisons éparses dans la campagne et d’une ville qu’on nommait Issarlès, explique Nannette Lévesque au XIXe siècle. Un jour, un pauvre vint en cette paroisse demander l’aumône. Il commença par la campagne. A la première maison qu’il rencontra :

— Donnez-moi quelque chose, dit-il, j’ai faim !

— Oh ! mon ami, je n’ai rien pour vous donner, dit avec pitié une femme.

— N’auriez-vous pas quelques pommes de terre dans votre marmite ?

— Oui, répondit la femme, en voilà deux, si vous voulez.

Le pauvre en prit une et s’éloigna. Il poursuivit son chemin et arriva sur le seuil d’une autre maison.

— Donnez-moi quelque chose pour l’amour de Dieu !

La femme se leva et dit :

— Mon ami, nous n’avons point de pain, mais la pâte est dans la maie [vaisseau de bois où l’on tient la pâte et les pains avant de les enfourner] toute prête, le four est presque chaud, nous allons enfourner et nous vous ferons une petite pompe [sort de pain au lait plus délicat que le pain ordinaire], asseyez-vous et attendez.

Le pauvre dit : « Votre pain est cuit. » La femme dit à son mari : « Mon mari, le pauvre dit que notre pain qui est dans la maie est cuit, comment cela se pourrait-il, nous ne l’avons pas mis au four ! » Le mari regarde la maie, il voit le pain cuit, et près des grands pains il voit une petite pompe : « Ce que vous avez annoncé est arrivé, dit-il au pauvre, le pain est cuit sans avoir été enfourné ; c’est une permission de Dieu. Asseyez-vous à notre table et mangez avec nous. » Le pauvre refusa. « Prenez, dit le mari, la pompe que ma femme voulait préparer pour vous et qui est cuite avec les grands pains. » Le pauvre prit la pompe et avant de s’éloigner, il dit aux époux : « Dans peu de temps, vous entendrez un grand bruit, soyez sans inquiétude. »

A quelque distance de la maison, le pauvre rencontra deux petits enfants qui jouaient.

— Que faites-vous là, mes enfants ?

— Nous nous amusons.

— Vous n’avez pas faim ?

— Non.

— Si vous voulez un peu de pompe, je vous en donnerai.

— Tout de même, nous en mangerons bien.

Le pauvre partagea la pompe et en donna la moitié à chacun des enfants qui se mirent à courir auprès de leur mère : « Maman, un pauvre nous a donné à chacun une moitié de pompe. » La mère les gronda : « Il ne faut jamais prendre le pain des pauvres , il n’est pas propre, je vous défends de manger de cette pompe. » « Maman, elle est bien bonne, elle est meilleure que notre pain. » « Je vous défends d’en manger, je ne connais pas celui qui vous l’a donnée. » Et ce disant, elle prit les morceaux de pompe des mains des enfants et les jeta dans l’auge aux cochons.

Quelques instants après, le pauvre se présentait à la porte de la maison de cette femme, située à l’entrée même de la ville. Les enfants l’indiquèrent à leur mère qui s’écria : « Vous demandez l’aumône, vous qui distribuez votre pain aux enfants que vous rencontrez en chemin ! Votre pain, vous feriez bien de le garder. Ce n’est pas une nourriture faite pour mes enfants. Pour moi, je n’ai rien à donner à ceux qui donnent. »

Le pauvre se retira, il pénétra dans la ville, implora la charité de maison en maison et partout fut rebuté. Il allait quitter la ville, quand, sur les confins, il aperçut deux petites maisons ; il voulut tenter une nouvelle épreuve en s’y adressant. De la première maison vers laquelle il s’était dirigé une femme sortit : « Je n’ai point de pain, dit-elle, je n’ai que du levain ; en voulez-vous, je vous en donnerai ? » « Je ne puis manger le levain, répondit le pauvre. » Cette femme mentait, elle avait du pain, mais n’en voulait pas donner.

Le pauvre fit quelques pas plus avant et fut bientôt vers la seconde maison. Assise près de la muraille, une femme trayait une chèvre.

— J’ai bien soif, fit le pauvre, me donneriez-vous un peu de lait ?

— Ah ! mon ami, je vous donnerai tout le lait de ma chèvre, si vous voulez.

— Je ne veux point tout le lait de votre chèvre, un peu me suffira.

La femme alla chercher un verre, le remplit de lait et l’offrit au pauvre.

— Voulez-vous y tremper du pain, dit la femme.

— Non, je n’ai pas faim , je n’ai que soif et j’ai plus qu’il ne me faut pour boire.

Il but, et comme la femme continuait à traire sa chèvre, Jésus s’approcha d’elle (car le pauvre c’était Jésus) et lui dit : « Vous allez entendre un grand bruit, si grand qu’il soit et de quelque côté qu’il vienne, ne vous retournez pas, continuez à traire votre chèvre. »

Au même instant, un grand bruit éclata. C’était la ville d’Issarlès qui s’enfonçait dans la terre béante. La femme tourna à demi la tête pour voir d’où venait le brait, elle n’avait pas encore achevé ce mouvement, qu’elle fut engloutie avec la ville. Une nappe d’eau ne tarda pas à recouvrir toutes ces ruines. Par un temps clair, on aperçoit, au fond du lac, les débris de la ville d’Issarlès et on distingue, à côté d’une petite maison, la dernière de la ville, une femme qui, de ses deux mains, trait une chèvre.

(D’après « Mélusine : Revue de mythologie,littérature populaire, traditions et usages », paru en 1878)

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Histoire du département de l’Ardèche

Posté par francesca7 le 21 juillet 2014

 

(Région Rhône-Alpes)

220px-01_Paysans_et_chaumière_en_ArdècheParmi les anciennes peuplades celtiques, celle des Helvii, ou Helviens, n’était ni la moins puissante ni la moins renommée. Au temps des Tarquins, ils portèrent, sous la conduite de Brennus, la terreur jusque dans Rome et finirent par s’en emparer. Plus tard, ils prirent part aux guerres des Allobroges et des Arvernes contre les Romains. On voyait encore au XIXe siècle à Désaignes les ruines d’un temple de Diane, qui paraît être un des deux temples élevés par Quintus Fabius Maximus en souvenir de sa victoire sur Bituitus, chef des Arvernes.

Cependant les Helviens ne furent assujettis à aucun tribut. Protégés par le Rhône et leurs montagnes, ils occupaient le territoire dont le département de l’Ardèche a été formé. Ils avaient pour cité Alba, aujourd’hui Aps ; mais, s’ils échappèrent au joug romain, ils ne surent pas se préserver des pièges de cette politique habile et prévoyante qui préludait à la conquête par des alliances, et, quand César parut dans les Gaules, il trouva dans les Helviens des auxiliaires.

C’est ainsi qu’ils s’unirent au conquérant marchant contre Vercingétorix. Ce fut à travers leur pays que le général romain conduisit son armée jusqu’aux frontières des Arvernes. Rome, pour prix de leur fidélité, leur accorda le droit latin. Compris sous Auguste dans la Gaule Narbonnaise, régis par des chefs qu’ils élisaient eux-mêmes, ils conservèrent leurs libertés et leurs lois. Alba, leur cité, joignit à son nom celui d’Augusta et devint une colonie florissante. Il y avait un temple de Jupiter et un collège de flamines. Une double vole romaine reliait l’Helvie au pays des Arvernes et à celui des Vellaviens. On en peut suivre encore les traces ; elle est comme dans le Vivarais sous le nom de chemin de César, la tradition voulant que ce soit par là que César ait passé pour pénétrer dans l’Arvernie.

Vers l’an 200, saint Janvier vint prêcher l’Évangile dans l’Helvie ; il y fonda l’église d’Alba Augusta ; mais cette ville ayant été plus tard détruite par les Vandales, Viviers devint le siège épiscopal et la capitale de l’Helvie, qui ne tarda pas à prendre le nom de Vivarais (Vivariensis pagus).

Après la conquête des Gaules par les Francs et les Burgondes, ce pays fit partie du royaume de Bourgogne ; mais il en fut détaché, en 924, pour passer le bas Vivarais, aux comtes de Toulouse, et le haut Vivarais aux comtes de Viennois et de Valentinois, Dans la -suite, à la faveur des guerres féodales, les évêques de Viviers, déjà riches et puissants, cherchèrent à s’en emparer. C’était le temps où, sous prétexte d’hérésie, l’Église déposait les princes et confisquait leurs biens à son profit. Raymond VI, comte de Toulouse, venait d’être excommunié et dépossédé par le pape Innocent III comme fauteur de l’hérésie albigeoise, et, dans le partage qui fut fait de ses États, l’évêque de Viviers, alors Bernon de Brabant, ne s’oublia point ; il s’adjugea par provision le pays de Largentière et les riches mines qui en dépendaient.

A la mort de Raymond VI, son fils et successeur Raymond VII essaya, mais en vain, de faire rentrer Largentière sous ses lois ; la spoliation était consommée (1215). Cependant, quoique souverain de fait du Vivarais, l’évêque de Viviers reconnaissait la suzeraineté des rois d’Arles et de la Bourgogne transjurane et des empereurs qui leur succédèrent. Prélat et prince de l’empire, il avait de grands privilèges ; mais les rois de France, jaloux d’étendre leur domination, travaillèrent à rendre ce pays dépendant de leur couronne. Philippe le Hardi, en 1271, réunit à son domaine le bas Vivarais. Philippe le Bel, en 1308, et plus tard Charles V achevèrent l’œuvre de leur prédécesseur, et tout le pays rentra sous l’administration d’un bailli royal du Vivarais et du Valentinois. A la vérité, les évêques de Viviers conservèrent le titre de comtes et de seigneurs de Viviers et de Largentière ; mais, au lieu de princes de l’empire, ils durent se résigner à n’être plus que princes de Donzère, un humble bourg qu’ils possédaient de l’autre côté du Rhône, dans le bas Dauphiné.

Cependant, à travers ses vicissitudes, le Vivarais avait su rester indépendant. Cet amour de la liberté, qui avait caractérisé leurs ancêtres et que Rome elle-même respecta, les montagnards helviens n’en avaient rien perdu durant les longues agitations qui suivirent la conquête, et le même esprit qui leur rit, sous les Romains, conserver leurs coutumes les porta sous le pouvoir royal à s’associer pour défendre leurs franchises.

De là l’origine des états particuliers du Vivarais, origine antérieure à l’établissement des états généraux du Languedoc. Deux ordres seulement les composaient, la noblesse et le tiers. L’évêque de Viviers y avait entrée comme baron, non en sa qualité d’évêque. Deux barons diocésains, ceux de Pradelles et de Lagorce, et les douze barons du Vivarais, ceux de Crussol, de Montlaur, de Lavoulte, de Tournon, de Largentière, de Boulogne, de Joyeuse, de Glialençon et La Tourrette, de Saint-Remèze, d’Annonay, d’Aubenas et de Vogué, y représentaient l’ordre de la noblesse ; treize consuls ou députés des villes et communautés composaient le tiers état. Les barons siégeaient alternativement et par tour aux états généraux du Languedoc ; mais ils n’assistaient pas toujours en personne aux états du Vivarais ; chacun d’eux y était représenté par un bailli.

Aucune preuve de noblesse n’était exigée ni pour les baillis ni pour les représentants. Ces états étaient présidés par le baron qui avait assisté dans l’année aux états généraux du Languedoc. Il n’y avait rien de fixe pour le lieu où devaient siéger les états ; le baron président ou son bailli subrogé les convoquait où bon lui semblait, et même dans sa propre maison. Comme seigneur de Viviers, l’évêque envoyait son bailli aux états. Celui-ci, qui était ordinairement un des vicaires généraux, y prenait rang et séance avant les baillis des barons. Le sénéchal du Vivarais ou son lieutenant et le premier consul de Viviers avaient entrée aux états en qualité de commissaires ordinaires. Telle était l’organisation des états du Vivarais, les seuls du royaume où l’ordre du clergé n’avait point de représentants.

A quelle époque eut lieu l’union de ces états à ceux du Languedoc ? C’est ce que rien ne nous apprend. Sans doute, le besoin de concerter des mesures générales pour arrêter les incursions des Anglais ou pour apaiser les troubles qui agitaient le pays dut contribuer à cette union, qui, d’abord accidentelle et dépendante de circonstances majeures, ne finit par s’opérer régulièrement que lorsque Charles VIII eut donné aux états généraux la forme stable qu’ils n’avaient pas avant son règne.

Après la bataille de Brignais (1361), si fatale aux maisons de Bourbon et du Forez, les tard-venus se ruèrent sur le Vivarais et le mirent à contribution. Ces bandits faisaient profession de tout piller et saccager dans les endroits où ils arrivaient, de violer femmes, filles et religieuses et de rançonner toutes sortes d’hommes, nobles et paysans. Ils n’étaient d’aucune religion ; mais ils assistaient les hérétiques pour avoir sujet de voler les clercs, les prêtres et les églises.

Plus tard, sous Charles VII, les routiers reparurent dans le Vivarais. Rodrigo de Villandras, un de leurs chefs, noble aragonais que Jean Ier, duc de Bourbon, avait jugé digne de devenir l’époux de l’une de ses bâtardes, s’était adjugé par droit de conquête, outre le Velay et le Gévaudan, le Vivarais et avait fait d’Annonay sa capitale et sa place d’armes. Heureusement, il n’y séjourna pas longtemps, et, le 24 mai 1430, le Vivarais vit s’éloigner pour toujours ces bandes de pillards.

A ces temps orageux succéda pour les habitants du Vivarais un siècle de tranquillité ; mais ils devaient l’expier chèrement. Naturellement portés à tendre la main à tout ce qui est proscrit ou qui leur rappelle leur antique liberté, ces fiers montagnards avaient pris parti pour les Albigeois. Après la sanglante expédition de Montfort, ils en sauvèrent plus d’un de la fureur des catholiques. Comment le cri du moine saxon n’eût-il pas eu de l’écho dans ce pays ? C’est en 1528 que la Réforme y fut prêchée pour la première fois à Annonay, d’où elle ne tarda pas à se répandre dans les autres villes du Vivarais. Désaignes, Privas, Le Pouzin, Andance, Le Cheylard, Viviers, Saint-Agrève, Vallon se prononcèrent pour la nouvelle doctrine. Partout les religionnaires, rappelant le zèle des premiers chrétiens contre les idoles, se jetaient sur les couvents ou sur les églises, renversant les croix et les autels, brisant les images et foulant aux pieds les vases sacrés. Ces excès en appelèrent d’autres, et les catholiques usèrent de représailles.

220px-Crussol_2003-11-01_010Alors commença, en 1560, cette guerre qui pendant cinquante-huit ans ensanglanta le Vivarais. Saint-Chamond, le terrible chef catholique, était seigneur d’Andance. Ses vassaux, las de ses vexations et de ses tyrannies, secouèrent le joug et se livrèrent aux protestants. Aussitôt Saint-Chamond, qui guerroyait dans le Forez, accourt et assiège la ville. Trop faibles pour résister, les habitants se rendent ; mais, pour les punir de leur félonie, Saint-Chamond les chasse de leur ville et les condamne à ne jamais plus y rentrer. Cela fait, il marche contre Annonay, s’en empare et y met tout à feu et à sang.

Tels furent les excès des catholiques dans ce pays, qu’au XVIIe siècle ils n’y avaient déjà plus l’avantage du nombre. Partout les protestants y dominaient. Privas, Le Pouzin et la plupart des autres villes résistaient encore. Chargé de faire rentrer le Vivarais dans le devoir, le due de Montmorency vint mettre le siège devant cette dernière ville (1628). Après une vive résistance, elle se soumit ; mais ses murs et son château furent rasés. Déjà Le Cheylard avait subi le même sort. Saint-Agrève n’était plus qu’un monceau de cendres. Annonay, deux fois pillée et saccagée, respirait à peine. Bientôt Privas assiégé par Louis XIII devint aussi la proie des flammes. Ses habitants furent dispersés, et pendant longtemps la main royale s’appesantit sur cette ville comme sur un lieu maudit.

Après la révocation de l’édit de Nantes, l’insurrection des camisards dans les Cévennes agita le haut Vivarais ; mais on y envoya des garnisaires pour empêcher le mouvement de se propager. C’est ainsi que ce malheureux pays, à peine remis de ses désastres pendant les guerres du XVIe siècle, eut encore à subir les dragonnades. Depuis la Révolution de 1789, nous n’avons plus rien à signaler d’important dans l’histoire du département de l’Ardèche ; ses laborieux habitants se sont appliqués à vaincre la nature de leur sol souvent ingrat, et ils ont trouvé dans l’agriculture, dans l’industrie et le commerce, une prospérité croissante et méritée.

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Une terre laborieuse en pays de Rhône

Posté par francesca7 le 23 juin 2014

 

La préhistoire

Les découvertes actuelles situent l’arrivée de l’homo sapiens dans la région aux alentours de 40 000 ans av. J.-C. ; les dessins de la grotte Chauvet sont réalisés 10 000 ans plus tard. Déjà, la vallée du Rhône est une voie de passage. Des groupes s’y sont installés ; l’agriculture, l’artisanat et le commerce (ambre, étain…) s’y développent bientôt.

images (8)Les époques gauloise et romaine

Au 7 e s. avant notre ère, les Celtes s’installent de part et d’autre du Rhône : Helviens sur la rive droite, Allobroges sur la rive gauche.

Les Romains comprennent rapidement l’importance stratégique du Rhône : ils s’en servent comme voie de pénétration pour leurs produits, mais aussi pour leur civilisation. Les légions romaines s’installent à Vienne, capitale des Allobroges, et sur la rive gauche du fleuve en 121. Vers l’an 43, la conquête de la Gaule achevée, Munatius Plancus fonde Lyon en installant des colons romains sur les hauteurs qui dominent les rives de la Saône ; Lyon devient capitale des Gaules en 27. Grand centre économique et intellectuel, Lyon est aussi le point de départ de la diffusion du christianisme en Gaule. Elle le reste malgré les persécutions de Marc Aurèle en l’an 177 (martyres des premiers chrétiens dans l’amphithéâtre de Lyon).

En 280 apr. J.-C., l’empereur Probus enlève aux Lyonnais le monopole de la vente du vin en Gaule. C’est le début du déclin de Lyon devenue, sous Dioclétien, simple capitale de province.

Le Moyen Âge

Les Burgondes , puis les Francs se substituent aux Romains dans la région : c’est, du 5 e au 6 e s., la période des grandes invasions mais aussi de la fondation des premières abbayes dans la vallée. Au 8 e s. ont lieu les incursions arabes qui pénétreront jusqu’à Poitiers.

En 843, le traité de Verdun partage l’empire de Charlemagne entre les trois fils de Louis le Débonnaire. Lothaire reçoit les territoires allant de Rouen à la mer du Nord, la Provence, la vallée du Rhône et la Bourgogne. Bientôt, l’ensemble du territoire voit l’ascension de puissances féodales : ici, les comtes de Forez et les évêques de Viviers dont le domaine deviendra le Vivarais. Une première église est construite au sommet du rocher d’Aiguilhe au Puy-en-Velay, attirant les pèlerins à partir du 10e s. C’est une période de croissance économique, urbaine et démographique qui s’instaure sur la région et au-delà. Les 11e et 12e s. voient naître de nouvelles abbayes en Vivarais : Mazan, Bonnefoy… Les comtes d’Albon, « Dauphins de Viennois », étendent leurs possessions ; leurs terres, du Rhône aux Alpes, recevront le nom de Dauphiné.

Parallèlement, le développement des cités entraîne l’octroi au 13 e s. de nombreuses chartes de franchises communales. À la même époque, la puissance du royaume de France s’impose progressivement. Elle se conclut par le rattachement du Dauphiné à la France et la constitution des États du Dauphiné en 1349. Le 14 e s. est entaché par deux handicaps majeurs : la peste, qui ravage la proche Auvergne en 1348 et se maintient ensuite de manière endémique, et la guerre anglaise, qui sévit avec quelques débordements en Auvergne jusqu’à la fin du siècle.

Le temps des foires

images (9)Le calme et la prospérité reviennent dans la région, se traduisant par la création de l’université de Valence en 1452, la nouvelle spécialisation de St-Étienne dans la fabrication d’armes à feu, et le développement des foires et marchés, dans le Velay et à Lyon. Les premières foires de Lyon sont instituées en 1419 par le dauphin Charles, futur Charles VII. Dès 1463, Louis XI confirme les foires de Lyon par privilèges royaux. La ville devient une plaque commerciale et financière inévitable pour toute l’Europe. Au nombre de quatre par an au milieu du 15e s., les foires de Lyon déclinent au 16 e s. pour des raisons fiscales et des difficultés économiques plus ou moins liées aux guerres d’Italie, puis aux guerres de Religion. C’est pourtant à leur occasion que Rabelais publie à Lyon, en 1532 et 1534, son Pantagruel et son Gargantua .

Cocons, magnans et soierie

De la Chine à Lyon

Jolie histoire que celle de la découverte de la soie ! Selon la tradition, une princesse chinoise prenait en effet le thé à l’ombre de son jardin, selon les règles de l’art quand, plof ! une boule blanche tomba dans son bol. L’élégante dame entreprit donc de l’en retirer, avec des baguettes, bien sûr. Mais les baguettes glissaient sur la boule, elle dut s’y reprendre à plusieurs reprises et, surprise, finit par voir la boule blanche tourner comme une toupie dans la décoction bouillante : un cocon de bombyx du mûrier était tombé dans son thé, elle avait attrapé la soie et découvrait que ce fil, résistant, était d’une longueur impressionnante (jusqu’à 1,5 km). Histoire ou légende ? Qui sait ? Toujours est-il que la soie est utilisée en Chine dès le 17 e s. av. J.-C. et que le secret de sa fabrication y est gardé pendant vingt-trois siècles.

Après avoir traversé la Perse et l’Inde, l’élevage des vers à soie passe la Méditerranée (particulièrement en Italie) aux alentours du 12 e s., arrive en Provence avec les papes d’Avignon. En 1450, Charles VII accorde à Lyon le monopole de la vente de la soie dans le royaume, mais la ville est devancée vingt ans plus tard par Tours. Louis XI, François I er , puis Henri IV se mêlent de l’affaire et encouragent la culture de la soie, ce dernier avec l’aide du savant Olivier de Serres. En 1536, s’installe à Lyon une manufacture ; quelque soixante ans plus tard, l’importation de soierie est interdite.

L’essor

La soierie lyonnaise, en même temps que les élevages de magnans, prend un grand essor au 18 e s., avec des dessins et des techniques d’une complexité croissante. Élevage et tissage deviennent une activité majeure dans l’ensemble de la région. À l’aube du 19 e s., Jacquard invente une machine automatisant en partie le travail du canut, ouvrier de la soie. La production explose et, à sa suite, les révoltes de canuts en 1831, 1834, 1848 et 1885.

La crise

En 1850, la pébrine, maladie du ver à soie, ravage la sériciculture du Vivarais. Lorsque Pasteur y trouve un remède, le marché s’est orienté vers d’autres sources ; les magnaneries disparaissent une à une. Malgré le perfectionnement de son savoir-faire, le tissage ne tarde pas à prendre la suite : la Première Guerre mondiale, l’apparition des tissus synthétiques portent le coup de grâce à la grande époque de la soierie lyonnaise. Quelques grandes maisons en perpétuent néanmoins le souvenir, aujourd’hui encore.

La Révolution et l’essor de l’industrie

téléchargement (6)La Révolution offre à Lyon sa première municipalité lyonnaise, mais, bientôt, la résistance lyonnaise à la Convention engendre les terribles représailles de la Terreur. Comme dans le reste de la France, une fois les troubles calmés, la croissance industrielle prend son essor : 1800 voit les débuts de la fabrication de la mousseline à Tarare, que suivront les industries des cotonnades quelque trente ans plus tard. Le chemin de ferrelie St-Étienne à Andrézieux en 1827, puis à Lyon en 1832. Dix ans ne sont pas passés avant que ne suive l’inauguration du canal de Roanne . En 1880, le phylloxéra détruit la moitié du vignoble ardéchois, mais les vignes sont rapidement remplacées par des vergers dans les vallées du Rhône et de l’Eyrieux. Enfin, la fin du siècle assiste à la naissance de l’ industrie chimique lyonnaise et l’essor de la métallurgie dans la vallée du Rhône.

L’occupation et la libération

Alors que le gouvernement vaincu de la France s’installe à Vichy, la ligne de démarcation passe au nord de la région. À la fin de 1940, Lyon devient la capitale de la Résistance réfugiée en zone libre. La ville ne tarde pourtant pas à être occupée par les Allemands, le 11 novembre 1942, rendant plus dangereux les actes de résistance : en mai 1943, Jean Moulin est arrêté près de Lyon par la Gestapo. Dans le Vercors, au mont Mouchet, les Allemands détruisent les maquis. En 1944, les combats de la ­Libération gagnent la vallée du Rhône. Les ponts sont détruits par les Allemands. C’est en 1987 que sera jugé le chef de la Gestapo pour la région lyonnaise,Klaus Barbie . Condamné pour crimes contre l’humanité à Lyon, il décédera en prison en 1991.

L’industrie, l’énergie et la cité internationale

L’industrialisation et l’équipement de la vallée du Rhône tendent d’abord à s’accentuer : construction des ouvrages de Donzère-Mondragon (1948-1952) ; mise en service à Pierrelatte d’une usine de séparation isotopique, portant l’enrichissement de l’uranium à un taux supérieur à 90 % (1967), construction à Creys-et-Pusignieu de Superphénix, premier réacteur européen à neutrons rapides (1986). La région est desservie par le premier TGV, qui relie Paris à Lyon en 1981. Au-delà de son influence régionale, Lyon aspire à compter parmi les plus importantes capitales européennes. Ancien Premier ministre, Raymond Barre est élu en 1995 maire de Lyon ; il prend la suite de Michel Noir. En 1996, Lyon confirme sa dimension internationale en accueillant le sommet du G7. Sa « cité internationale », son opéra et son orchestre national ont su aussi se hisser au plus haut rang. Rivale de Milan et Barcelone, Lyon signe cependant des accords depuis 1998 avec la Lombardie et la Catalogne afin de développer des liens économiques et politiques.

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Grottes en pays ardéchois

Posté par francesca7 le 6 avril 2014

 

téléchargement (3)Les profondes entailles des vallées vives du Haut-Vivarais contrastent avec les vastes solitudes grises et pierreuses des plateaux du Bas-Vivarais. Cette sécheresse du sol est due à la nature calcaire de la roche qui filtre comme une éponge toutes les eaux de pluie. Grâce à elle, une intense et étonnante activité souterraine a pris forme, créant de mystérieux réseaux encore méconnus.

L’infiltration des eaux

La magie qui se dégage des grottes aux splendides décors fait souvent oublier le long travail de la nature.

Chargées d’acide carbonique, les eaux de pluie dissolvent le carbonate de chaux contenu dans le calcaire. Se forment alors des dépressions généralement circulaires et de dimensions modestes appelées cloups ousotchs . Si les eaux de pluie s’infiltrent plus profondément par les innombrables fissures qui fendillent la carapace calcaire, le creusement et la dissolution de la roche amènent la formation de puits ou abîmes naturels appelés avens ou igues .

Peu à peu, les avens s’agrandissent, se prolongent, se ramifient, communiquent entre eux et s’élargissent en grottes. Ils ont laissé circuler de véritables rivières souterraines qui ont creusé des salles et des tunnels. Ceux-ci se modifient toujours sous l’impulsion d’eaux d’infiltration depuis leur assèchement ; les deux plus importantes grottes de ce type dans la région sont celles de Marzal et d’Orgnac.

Les rivières souterraines

Les eaux d’infiltration finissent par former des galeries souterraines et se réunissent en une rivière à circulation plus ou moins rapide. Elles élargissent alors leur lit et se précipitent souvent en cascades. Lorsqu’elles s’écoulent lentement, elles forment de petits lacs en amont des barrages naturels tels les gours édifiés peu à peu par dépôt de carbonate de chaux. Il arrive qu’au-dessus des nappes souterraines se poursuive la dissolution de la croûte calcaire : des blocs se détachent de la voûte, une coupole se forme, dont la partie supérieure se rapproche de la surface du sol. C’est le cas de la gigantesque salle supérieure d’Orgnac, haute de 50 m et que quelques dizaines de mètres seulement séparent de la surface du causse.

Stalactites, stalagmites et excentriques

Au cours de sa circulation souterraine, l’eau abandonne le calcaire dont elle s’est chargée en pénétrant dans le sol. Elle édifie ainsi un certain nombre de concrétions aux formes fantastiques défiant quelquefois les lois de l’équilibre et aux couleurs variées : la grotte de la Madeleine hésite entre le blanc et le rouge, dans celle d’Orgnac, on trouve des touches d’ocre (venues du fer) et de vert (venues du cuivre).

Dans l’aven d’Orgnac, le suintement des eaux donne lieu à des dépôts de calcite (carbonate de chaux) qui constituent des pendeloques, des pyramides, des draperies. Les représentations les plus connues de ces concrétions sont les stalactites, les stalagmites et les excentriques. Les stalactites se forment à la voûte de la grotte. Chaque gouttelette d’eau qui suinte du plafond y dépose, avant de tomber, une partie de la calcite dont elle s’est chargée. Peu à peu s’édifie ainsi la concrétion le long de laquelle d’autres gouttes viendront s’écouler.

Les stalagmites sont des formations de même nature qui s’élèvent du sol vers le plafond. Les gouttes d’eau tombant toujours au même endroit déposent leur calcite qui forme peu à peu un cierge. Celui-ci s’élance à la rencontre d’une stalactite avec laquelle il finira par se réunir pour constituer un pilier reliant le sol au plafond.

La formation de ces concrétions est extrêmement lente ; elle est actuellement de l’ordre de 1 cm par siècle sous nos climats. Les excentriques sont de très fines protubérances, dépassant rarement 20 cm de longueur. Elles se développent dans tous les sens sous forme de minces rayons ou de petits éventails translucides. Elles se sont formées par cristallisation et n’obéissent pas aux lois de la pesanteur. L’aven d’Orgnac, celui de Marzal et la grotte de la Madeleine en possèdent de remarquables.

Les spéléologues découvreurs

téléchargement (4)À la fin du 19 e s., l’exploration méthodique et scientifique du monde souterrain, à laquelle est attaché le nom d’Édouard-Alfred Martel , a permis la découverte et l’aménagement touristique d’un certain nombre de cavités. Depuis, les recherches spéléologiques n’ont pas cessé. En 1935, Robert de Joly explore l’aven d’Orgnac et en découvre les richesses ; trente ans plus tard, la présence d’un « trou souffleur » dans l’aven conduit à la reconnaissance d’un immense réseau de galeries supérieures.

En 1994, une équipe constituée de Éliette Brunel , Christian Hillaire et Jean-Marie Chauvet pénètre une cavité des environs de Vallon-Pont-d’Arc. Les spéléologues y trouvent plusieurs centaines de peintures rupestres et marques digitales datant de plus de 30 000 ans. La « grotte Chauvet », comme on la nomme à présent, est le plus ancien site préhistorique « décoré » connu au monde.

 

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Un pays de novateurs en Vallée du Rhone

Posté par francesca7 le 21 mars 2014

 

Qui a conçu la montgolfière ? Qui sont les inventeurs du cinématographe ? Et la machine à coudre ou le métier à tisser : qui les a créés ? La région s’avère être une pépinière de savants et d’ingénieurs dignes du concours Lépine (lequel est justement né à Lyon !).

220px-Montgolfiere_1783

Le ballon des frères Montgolfier

Dans les dernières années de l’Ancien Régime, les frères Joseph (1740-1810) et Étienne (1745-1799) de Montgolfier , descendants de l’une des plus anciennes familles de papetiers d’Europe, ont acquis la célébrité en réussissant les premières ascensions en ballon.

Poursuivant inlassablement sa recherche d’un gaz plus léger que l’air, Joseph fait une première expérience concluante avec un parallélépipède en taffetas qu’il emplit d’air chaud en faisant brûler un mélange de paille mouillée et de laine. Associant son frère à ses recherches et après plusieurs tentatives fructueuses, dont l’une menée dans les jardins de la papeterie familiale à Vidalon-lès-Annonay, il lance avec succès son premier aérostat, place des Cordeliers à Annonay, le 4 juin 1783.

Mandés dans la capitale pour renouveler leur exploit devant le roi, ils décident de se séparer momentanément, le temps que l’un d’eux accomplisse cette mission. C’est ainsi que le 19 septembre de la même année fut inauguré à Versailles, sous la conduite d’Étienne et devant la famille royale et la Cour médusées, le premier vol habité. Au ballon est attachée une cage à claire-voie, où les premiers passagers de l’espace sont un coq, un canard et un mouton. En quelques minutes, le Réveillon , timbré sur fond bleu du chiffre du roi, s’élève dans les airs, puis va se poser en douceur dans le bois de Vaucresson. Le mammifère et les deux volatiles ont parfaitement supporté le voyage ! Tous les espoirs sont permis.

La chaudière de Marc Seguin

Marc Seguin est né à Annonay en 1786. Il n’a pas seulement, avec son frère Camille, contribué à améliorer la technique des ponts suspendus par câbles de fer. Une autre de ses découvertes allait avoir une influence considérable sur le développement des chemins de fer.

Les premières locomotives produisaient à peine assez de vapeur pour atteindre 9 km/h. Appliqué en 1830 à laRocket (fusée), l’une des locomotives de l’Anglais Stephenson, le nouveau système de chaudière tubulaire se révèle une remarquable innovation : la plus grande quantité de vapeur dans un appareil de petites dimensions multiplie la vitesse par 7, puis 10. Lors d’une première expérience, la fusée atteignit 60 km/h. Aux essais suivants, elle fut même poussée à près de 100 km/h.

Conscient de l’importance de son invention, Marc Seguin laissa le brevet tomber dans le domaine public, refusant de tirer un profit personnel de l’intelligence dont le ciel l’avait favorisé. On doit enfin à Marc Seguin des travaux sur les bateaux à vapeur, ainsi que l’idée de remplacer les rails en fonte par des rails en fer et les dés en fer par des traverses en bois. Il mourut en 1875.

Description de cette image, également commentée ci-après

Du fil à l’étoffe

La soie de Serres

Olivier de Serres , le père de l’agriculture française, naît à Villeneuve-de-Berg en 1539 et meurt en 1619 dans son domaine du Pradel, près de sa ville natale. Gentilhomme huguenot, exploitant lui-même ses terres, il mesure les ruines causées par les guerres de Religion. Aussi, lorsque Henri IV, après la publication de l’édit de Nantes en 1598, fait appel aux bonnes volontés pour restaurer le royaume, Olivier de Serres consigne son expérience dans une étude sur L’Art de la cueillette de la soie . L’idée entre dans les vues du roi : l’extension de la culture du mûrier permettrait d’arrêter les sorties d’or pour l’achat d’étoffes étrangères. Henri IV donne l’exemple. Il fait planter 20 000 pieds de mûriers aux Tuileries ; une magnanerie modèle est construite. La sériciculture s’étendra ensuite à la moitié de la France.

Encouragé par ce premier succès, Olivier de Serres publie en 1600 Théâtre d’agriculture et Mesnage des champs . L’auteur y préconise le labour profond, l’alternance des cultures, le soufrage de la vigne, les prairies artificielles, la culture du maïs, de la betterave à sucre, du houblon et probablement de la pomme de terre qu’il appelle « cartoufle » : autant d’innovations mises en pratique au Pradel.

Description de cette image, également commentée ci-après

Olivier de Serres

Jacquard et les risques du métier

Joseph-Marie Jacquard naît à Lyon en 1752. Son père, petit fabricant en étoffes façonnées, l’emploie à « tirer les lacs », ces cordes qui font mouvoir la machine compliquée servant à former le dessin de la soierie. L’enfant, de santé fragile, n’y résiste pas. On le place chez un relieur, puis chez un fondeur de caractères.

Après la mort de son père, Jacquard tente de monter une fabrique de tissus. Son inexpérience commerciale et ses recherches pour perfectionner le tissage le ruinent. Il doit se placer comme ouvrier chez un fabricant de chaux du Bugey, tandis que sa femme tresse la paille. En 1793, il s’engage dans un régiment de Saône-et-Loire avec son fils ; celui-ci sera tué à ses côtés. Rentré à Lyon, Jacquard travaille le jour chez un fabricant et, la nuit, à la construction d’un nouveau métier et d’une machine à fabriquer les filets de pêche. La République cherche des inventeurs : Carnot, ministre de l’Intérieur, fait venir Jacquard à Paris.

En 1804, Jacquard retourne à Lyon pour achever le métier auquel son nom est resté attaché. À un attirail de cordages et de pédales exigeant le travail de six personnes, il substitue un mécanisme simple, permettant à un seul ouvrier d’exécuter les étoffes les plus compliquées aussi facilement qu’une étoffe unie. Trois ouvriers et deux ouvrières se trouvent supprimés pour chaque métier ; dans une ville qui compte alors 20 000 métiers, des dizaines de milliers d’ouvriers se voient menacés dans leur travail. Les canuts se dressent contre cette « évantion » qui leur coupe les bras.

Pourtant, Jacquard parvient à convaincre les canuts de l’utilité de sa découverte. Des fabricants montrent l’exemple et, en 1812, plusieurs « Jacquards » fonctionnent à Lyon. Retiré à Oullins, leur inventeur peut enfin goûter un repos bien mérité. Il décède en 1834.

La machine à coudre de Thimonnier

Aussi opiniâtre que le tisseur lyonnais, Barthélemy Thimonnier (1793-1857) n’eut pas comme lui le bonheur de voir sa découverte exploitée dans son pays natal.

Lorsque la famille s’installe en 1795 à Amplepuis, le jeune Barthélemy est placé comme apprenti tailleur. En 1822, il s’installe comme tailleur d’habits à Valbenoîte près de St-Étienne. Hanté par l’idée de coudre mécaniquement et s’inspirant du crochet utilisé par les brodeuses des monts du Lyonnais, il construit dans le secret un appareil en bois et en métal permettant d’exécuter le point de chaînette. La machine à coudre était née.

Pour parvenir à breveter son invention, il s’associe à Auguste Ferrand , répétiteur à l’école des mineurs de St-Étienne. Une demande est déposée le 13 avril 1830 au nom des deux associés.

Thimonnier quitte ensuite St-Étienne pour la capitale où, bientôt, le premier atelier de couture mécanique voit le jour au 155 rue de Sèvres. Là, 80 machines à coudre fonctionnent six fois plus vite que manuellement. Cela déclenche la haine des tailleurs parisiens qui, lui reprochant de vouloir ruiner leur profession, saccagent l’atelier ; Thimonnier, ruiné, revient à Amplepuis, où il reprend son métier de tailleur.

En 1848, une compagnie de Manchester s’intéresse à son « couso-brodeur ». Épuisé par 30 ans de travail et de luttes, il s’éteint à l’âge de 64 ans, trop tôt pour connaître l’extraordinaire essor de la machine à coudre.

Un pays de novateurs en Vallée du Rhone dans Ardèche Thimonnier_portreto

Barthélemy Thimonnier

Un grand médecin : Claude Bernard

Il y a du sucre dans le foie, plus précisément du glycogène : par cette grande découverte (1843), le physiologisteClaude Bernard permit d’expliquer les mécanismes du diabète en 1853. Théoricien fondamental de la médecine expérimentale, il a aussi contribué à comprendre le système nerveux. Quel parcours pour ce membre des académies de Médecine et des Sciences, cet enseignant qui délivra des cours à la Sorbonne et au Collège de France ! Il est l’auteur de La Science expérimentale (1876).

Fils d’humbles vignerons de St-Julien dans le Beaujolais, Claude Bernard est né en 1813 : on peut voir sa maison au hameau de Chatenay, près du musée qui lui est consacré. C’est, dit-on, grâce au curé du village qu’on l’envoya étudier à Lyon. De là, il « monta » à Paris pour étudier la médecine.

Lumière ! et le cinéma est né…

En 1882, un photographe venu de Besançon, Antoine Lumière, s’installe dans un hangar de la rue St-Victor à Lyon et entreprend la fabrication de plaques sèches au gélatino-bromure, selon une formule qu’il a trouvée. Quatre ans plus tard, il a déjà vendu plus d’un million de plaques sous le nom d’« étiquette bleue ». Les deux fils de l’ancien photographe, Auguste (1862-1954) et Louis (1864-1948) Lumière , associés à leur père, travaillent à un appareil de leur invention. Ils le présentent en 1895 à la Société d’encouragement. L’appareil, qui reçoit finalement le nom de cinématographe, est présenté à Lyon le 10 juin 1896.

D’abord indifférent, le public se rue bientôt pour voir les dix premiers films, courtes saynètes dont l’humour n’a pas vieilli. Sortie d’un hangar lyonnais, la prodigieuse aventure du cinéma commençait…

Tony Garnier et la Cité industrielle

« En matière d’urbanisme, toute idée neuve et hardie est intéressante » : cette phrase de Tony Garnier, l’un des plus grands architectes du 20 e s., résume bien son élan. Né à Lyon en 1869, il y laissera à sa mort, en 1948, une œuvre abondante et innovante qui influencera de nombreux confrères, dont le célèbre Le Corbusier. Après ses études aux écoles nationales des Beaux-Arts de Lyon et de Paris, il travaille dans l’atelier de Julien Guadet et se passionne très vite pour la conception d’une Cité industrielle. Son projet mêle une organisation rationaliste et fonctionnelle des lieux à une vision utopique d’une société qui n’aurait besoin ni de police ni de religion, mais serait régie par la loi du travail. En architecture, il emprunte des éléments classiques à la Grèce et recourt à des matériaux encore mal connus, comme le béton armé.

En 1905, le nouveau maire, Édouard Herriot, lui confie la direction des « Grands Travaux ». Tony Garnier commence par un coup de maître, en construisant une immense halle (halle Tony-Garnier) au cœur des nouveaux abattoirs de La Mouche. Il poursuit en réalisant un stade olympique (stade de Gerland), un hôpital pavillonnaire (hôpital Édouard-Herriot), une école de tissage, le quartier d’habitation des États-Unis, le monument de l’île du Souvenir au parc de la Tête d’Or…

Image illustrative de l'article Tony Garnier

Tony Garnier

Autres personnalités de la région

Beaux-Arts

Raymond Depardon , grand photographe, fondateur de l’agence Gamma et cinéaste, est né à Villefranche-sur-Saône en 1942. Dans le livre La Ferme du Garet , il raconte son enfance dans le Beaujolais.

Hector Guimard (1867-1942), architecte, est né à Lyon. Cet adepte de l’Art nouveau est le créateur des premières bouches de métro parisiennes.

Pierre Cécil Puvis de Chavannes (1824-1898) est né à Lyon. Classé parmi les peintres académiques, il fut cependant admiré par les symbolistes et de jeunes confrères avant-gardistes tels que Gauguin.

Cinéma

Jean-Pierre Jeunet est né en 1953 à Roanne. Cinéaste, il est l’auteur, entre autres, de Delicatessen et duFabuleux Destin d’Amélie Poulain .

Muriel Robin , comédienne et humoriste, est née en 1955 à Montbrison.

Bertrand Tavernier , cinéaste, est né en 1941 à Lyon. Son Horloger de Saint-Paul se déroule dans sa ville natale. Il est également président de l’Institut Lumière basé à Lyon.

Histoire

L’ abbé Pierre , alias Henri Grouès (1912-2007), est le fondateur du mouvement Emmaüs chargé de lutter contre la pauvreté.

Marc Bloch (1886-1944), historien du Moyen Âge. Juif et résistant, il est fusillé par les Allemands en 1944 près de Lyon, sa ville natale.

Antoine Pinay (1891-1994) est né à St-Symphorien-sur-Coise. Ministre de l’Économie, il instaura le « nouveau franc » en 1959.

Émile Loubet (1938-1929), natif de Marsanne, fut élu président de la République en 1899. Son septennat se déroule sous une III e République secouée par l’affaire Dreyfus.

Laurent Mourguet (1769-1844), ouvrier de la soie reconverti en forain et arracheur de dents, crée le personnage de Guignol vers 1808.

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre. En 1617, il a fondé la première Confrérie de la Charité à Châtillon-sur-Chalaronne.

Littérature

Paul Claudel (1868-1955), poète, dramaturge, essayiste, est enterré dans le parc du château de Brangues, non loin de Morestel.

Frédéric Dard (1921-2000), écrivain prolifique, fit vivre sous sa plume près de 200 aventures à son héros, le commissaire San-Antonio. Il est inhumé au cimetière de St-Chef en Dauphiné, commune de son enfance.

Louise Labé (1524-1566), poétesse de l’école lyonnaise de la Renaissance, crée avec Maurice Scève l’un des premiers salons littéraires de la région.

Éric-Emmanuel Schmitt , auteur de théâtre, est né en 1960 à Ste-Foy-lès-Lyon. Les questions spirituelles hantent les pièces à succès de ce normalien. Le Visiteur (1994) fut couronné par trois molières.

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), écrivain et aviateur, naît au 8 de la rue du Peyrat à Lyon (rebaptisée aujourd’hui rue Antoine-de-St-Exupéry).

Musique

Hector Berlioz (1803-1869), grand compositeur, est natif de la Côte-St-André. Il est l’inventeur d’un style polyphonique dont l’influence s’est exercée jusqu’à nos jours.

Benjamin Biolay , auteur, compositeur, interprète, naît le 20 janvier 1973 à Villefranche-sur-Saône. Au conservatoire de Lyon, il apprend le trombone et obtient deux premiers prix en 1990.

Pierre Boulez , né en 1925 à Montbrison, chef d’orchestre et compositeur dodécaphoniste, est une personnalité majeure de la musique contemporaine française. Il a fondé l’lnstitut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) à Paris.

Liane Foly , chanteuse, est née en 1963 à Lyon.

L’Affaire Louis Trio , originaire de Lyon, groupe qui fit carrière au milieu des années 1980 avec Chic planète,s’est séparé. Le chanteur Hubert Mounier poursuit actuellement une carrière en solo.

Anne Sylvestre , chanteuse et auteur d’une foule de chansons enfantines, est née en 1934 à Lyon.

Sciences

André-Marie Ampère (1775-1836) est né à Polémieux-au-Mont-d’Or, près de Lyon. Physicien et chimiste français, il est le fondateur de l’électromagnétisme.

Jean-Baptiste Guimet (1785-1871), polytechnicien, fait fortune à Lyon avec la fabrication du bleu outremer artificiel de son invention. Son fils Émile (1836-1919) collectionna les œuvres d’art asiatiques visibles au musée Guimet de Paris.

Léopold Ollier (1830-1900), originaire des Vans en Ardèche, est considéré comme le véritable créateur de la chirurgie orthopédique moderne.

Sports

Aimé Jacquet , né le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan (Loire), était le sélectionneur de l’équipe de France de football qui fut sacrée championne du monde en 1998.

Alain Prost , champion du monde de course automobile en 1985, 1986, 1989 et 1993, est né en 1955 à Lorette (Loire).

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la promenade du Rhône

Posté par francesca7 le 15 mars 2014

 

la promenade du Rhône dans Ardèche 317px-Le_Rh%C3%B4ne_%C3%A0_CondrieuLe Rhône

Rapide et majestueux, le Rhône est le plus puissant des fleuves français. Au sud de Lyon, entre les talus du Massif central et des Préalpes, sa course vers le Midi offre l’aspect d’une percée lumineuse d’une ampleur magnifique. Il est une route romantique à lui seul. À chaque instant, à chaque méandre, la vallée se pare sur ses rives baignées de soleil d’une beauté nouvelle parfois appuyée par la violence et la force du mistral.

Un flot rapide et puissant

Le Rhône prend sa source en Suisse au glacier dit « du Rhône ». Il fait son entrée en France après avoir traversé le lac Léman et, jusqu’à son arrivée dans le delta de la Camargue, il n’arrose pas moins de onze départements.

Il est aussi l’un des fleuves français dans lequel se jettent le plus de rivières : l’Ain, le Doubs puis la Saône, l’Ardèche, le Gard, mais aussi l’Arve, le Fier, l’Isère, la Drôme et la Durance. Il draine en toute saison, à vive allure, un important volume d’eau. Son impétuosité est due à sa pente relativement forte : 0,5 m par km entre Lyon et Valence ; elle s’accentue encore entre Valence et le confluent de l’Ardèche (0,77 m) pour retomber entre le confluent de l’Ardèche et celui du Gardon (0,49 m). Plus en aval, la pente diminue fortement.

La puissance hydraulique du Rhône est remarquable : 1 350 m 3 /s en eaux moyennes à Valence. Pour un tel débit, sa vitesse est de l’ordre de 2,50 m/s. Pendant son parcours français, le fleuve reçoit des affluents de régimes différents : rivières alpines en crue au printemps et en été, torrents du Vivarais en automne et en hiver, si bien que, même en été, le Rhône garde un débit important.

Ses crues sont liées à celles de ses affluents. Les plus fortes sont aujourd’hui en bonne partie régulées par les nombreux barrages et autres aménagements répartis sur son cours. Le Rhône n’est plus vraiment cette « grande rivière sauvage » de Chateaubriand ; les « colères terrifiantes du Rhône » évoquées par Clavel se font rares même s’il est encore parfois ce « Rhône puissant, insolent, roulant vers le Midi une eau énorme et boueuse ; une eau à faire trembler tout ce qui (vit) dans la vallée ».

Des nautes aux automoteurs

À l’époque romaine, la navigation y devient très active. Le fleuve est alors la grande voie de commerce du vin ; les grandes villes se créent : Lyon, Valence, Vienne. Les nautes rhodaniens forment les corporations les plus puissantes des villes romaines. Ils ­deviendront, sous l’Ancien Régime, les « coches d’eau » desservant les villes bordières qui ont toutes leur port. La vie marinière est de ce fait intense.

À la fin du 18 e s., les bateliers remplacent les « coches d’eau » : chargés de marchandises, les trains de barques descendent le Rhône au gré du courant et le remontent halés par des chevaux. Le transport est lent et, lorsque les bateaux à vapeur apparaissent en 1829, la concurrence est dure. Le chemin de fer porta ensuite le dernier coup, presque fatal, aux modes de transports fluviaux.

Commence alors l’ère de la « houille blanche », l’hydroélectricité, et les travaux entrepris sur le fleuve redonnent au Rhône toute son importance. Après l’exploitation par remorqueurs , le transport est maintenant assuré, grâce aux travaux d’aménagement de la Compagnie nationale du Rhône (création de 13 biefs et de 12 écluses), par des automoteurs de 1 500 t et des convois poussés de 5 000 t et plus. Le tonnage annuel (4 100 000 t) comprend hydrocarbures, produits métallurgiques et agricoles, matériaux de construction.

320px-Pont_entre_Condrieu_et_les_Roches_detruit_le_20_juin_1940 dans ArdècheAménagement du Rhône

La Compagnie nationale du Rhône a été créée en 1934 en vue de l’aménagement du fleuve. Sa règle d’or se résume en trois mots : navigation, irrigation, électricité. Les ouvrages de la Compagnie font du Rhône un gigantesque escalier d’eau entre le lac Léman et la mer, et fournissent chaque année environ 16 milliards de kWh – le fleuve compte 20 centrales hydroélectriques sur son cours français et 3 sur son cours suisse. De Lyon à la mer, ce sont 330 km de voies navigables.

Des travaux imposants

En aval de Lyon, la vallée large et cultivée, aux berges généralement basses, ne permettait pas l’aménagement de réservoirs artificiels alimentant de hautes chutes comme en montagne. Aussi est-ce le Rhône lui-même que l’on a barré et dérivé dans un lit artificiel. Chaque ouvrage comprend un barrage au travers du fleuve qui dérive l’eau dans un canal d’amenée alimentant une usine « au fil de l’eau » à gros débit. Sortant de l’usine, les eaux rejoignent le Rhône par un canal de fuite. Des écluses équipent ces canaux à hauteur des usines et permettent le passage des bateaux. L’aménagement complet du Rhône de Lyon à la mer a été achevé en 1980 par la mise en service des ouvrages de Vaugris, près de Vienne.

En amont de Lyon, quatre usines de basse chute valorisent l’utilisation de l’ensemble Génissiat-Seyssel.

L’internationalisation du Rhône

Dès 1833, un canal relie les bassins du Rhône et du Rhin à partir de la Saône et jusqu’au port fluvial de Strasbourg. Mais c’est seulement dans les années 1960 que l’on relance l’idée d’un grand axe Rhin-Rhône : il s’agit de concurrencer l’axe Rhin-Main-Danube. Cependant, le projet s’essouffle pour des raisons de rentabilité. Le Rhône n’en reste pas moins un fleuve cosmopolite grâce à la multiplication des croisières pour vacanciers.

L’irrigation, source de richesse

Grâce à l’irrigation de milliers d’hectares, les plaines de la vallée du Rhône sont des terres de bon rendement. La production fruitière, en particulier, bénéficie de cette mise en valeur. Mais ces dernières années ont montré que cette ressource n’est pas inépuisable et qu’elle doit être gérée avec rigueur.

L’expansion industrielle

Le développement industriel de la vallée, lié aux aménagements du fleuve, a profondément modifié l’aspect du couloir rhodanien.

Au sud de Lyon, usines et installations se succèdent : raffineries de Feyzin, constructions mécaniques, verre, engrais, papier, carton de Chasse et Givors, centrale thermique de Loire-sur-Rhône, usines chimiques des Roches, St-Clair-du-Rhône et Le Péage-de-­Roussillon, ensemble industriel de Portes-lès-Valence et Montélimar, textiles de La Voulte, chaux et ciments de Cruas, Le Teil et Viviers.

Dans le domaine nucléaire , les centrales de St-Alban-St-Maurice, de Cruas-Meysse, du Tricastin et l’ensemble des aménagements de Pierrelatte confèrent à la vallée du Rhône un rôle de tout premier plan dans l’approvisionnement énergétique du pays et des États limitrophes.

Les ponts

180px-Vernaison_-_Pont_suspendu_sur_le_Rhône_-1Alors que les Romains n’avaient construit que deux ponts sur le Rhône, dont l’un en pierre à Vienne, les architectes du Moyen Âge , déjouant les difficultés, en lancèrent trois. Ce sont les frères pontifes, un ordre de moines bâtisseurs, qui édifièrent au 13 e s. le pont de la Guillotière à Lyon. Au 19 e s., les frères Seguin, en créant la technique du pont suspendu par câble en fer, apportèrent au problème du franchissement du fleuve une solution économique. Le premier pont suspendu construit sur le Rhône fut celui de Tournon ; inauguré en 1825, il a été démoli en 1965 (celui visible aujourd’hui date de 1846). La dernière guerre a détruit la plupart des ponts suspendus. À l’occasion de leur reconstruction, on a fait appel aux techniques les plus récentes, comme à Tournon, Le Teil, Viviers ; la travée centrale suspendue dépasse souvent 200 m de longueur (Le Teil : 235 m).

Le béton précontraint a été utilisé pour lancer des ponts non suspendus ; le plus remarquable est le pont de chemin de fer de La Voulte (1955). Les derniers ponts routiers ouverts à la circulation sont ceux de la déviation de Vienne (autoroute A 7) en 1973, celui de Chavanay en amont du Péage-de-Roussillon (fin 1977) et le pont de Tricastin sur le canal d’amenée de la chute de Donzère-Mondragon en 1978.

 

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