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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

Publié dans FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, Nièvre, Saône et Loire | Pas de Commentaire »

Les Arbres remarquables de France

Posté par francesca7 le 22 novembre 2015

 

 Les Arbres remarquables de France dans Côte d'Or 1024px-St-Pierre_d%27Exideuil_Tilleul_de_Sully_2012

Les arbres remarquables de France sont des arbres vivants exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces ligneux représentent un patrimoine naturel et culturel qui doit être conservé.

« Arbre remarquable de France » est un label décerné, depuis 2000, par l’association A.R.B.R.E.S. (Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde) qui effectue un inventaire sur le territoire national. Ce label distingue des sujets exceptionnels, limités à environ 200 arbres.

Les communes, collectivités territoriales, établissements publics et propriétaires privés qui reçoivent ce label s’engagent, par un accord de partenariat, à entretenir, sauvegarder et mettre en valeur l’arbre distingué, considéré comme patrimoine naturel et culturel.

Chez moi, par exemple on pourra citer le tilleul de Sully qui est un tilleul remarquable et ancien dont l’origine remonterait à une décision de Sully, ministre d’Henri IV et grand voyer de France de faire planter des tilleuls ou des ormes dans les villages de France, devant la porte de l’église ou sur la place principale. De nombreux tilleuls de Sully subsistent encore dans les villes et villages de France, sans qu’il soit toujours possible d’établir que la plantation en est à relier à cette initiative de Sully.

On dit parfois « un sully » pour désigner un de ces arbres dont la tradition, le plus souvent orale, fait remonter l’origine à Sully.

Ces arbres étaient destinés à abriter les assemblées des villageois tenues au sortir de la messe pour traiter des affaires de la paroisse.

Les tilleuls de Sully, fragilisés par leur vieillesse, sont souvent victimes des intempéries, comme le tilleul de Planay (Côte-d’Or) : en partie creux à l’intérieur, il n’a pas résisté à la tornade du 27 juillet 2013. Le tilleul de Sainte-Colombe-des-Bois (Nièvre) a été fortement endommagé par un orage en 2007, celui de Montgibaud (Corrèze) par la tempête de décembre 1999. D’autres, de grande hauteur et isolés, ont été frappés par la foudre : à Saint-Romain (Côte-d’Or), le 25 avril 1924, àBlannay (Yonne) ; celui de Journans (Ain), coupé en deux par la foudre, a été consolidé avec une maçonnerie en briques et un cerclage métallique. Le tilleul de Sully de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), de 6 mètres de circonférence, consolidé par un tuteur en béton datant de 1881, se trouvait dans le cimetière du village ; âgé de 400 ans, le tilleul était répertorié dans l’inventaire des « arbres remarquables de France » ; il a été coupé en 2002 ; il s’agissait de l’arbre le plus âgé du massif de la Chartreuse. Quant aux ormes, ils sont victimes d’une maladie, la graphiose de l’orme.

A.R.B.R.E.S

Parlons de l’Intérêt de Sully pour les arbres

Sully a manifesté son intérêt pour la plantation d’arbres dans d’autres contextes que celui de ces tilleuls et ormes villageois. Nommé grand voyer de France en 1599, il a veillé à la réfection et à la modernisation du réseau routier du royaume ; il a fait planter des ormes le long des routes pour les ombrager. Nommé grand maître de l’artillerie de France, il aménage l’Arsenal de Paris et ses alentours selon un plan grandiose dû à Philibert de L’Orme ; en 1603, sur la berge de la Seine, une grande allée est plantée de mûriers, qui furent par la suite remplacés par des ormes.

 

ou bien encore, le CHENE….. Il nous dit !

Je suis du genre Quercus, qui viendrait du celte « kaerquez », « bel arbre », et me décline en plusieurs espèces : chêne pédonculé et chêne sessile ou rouvre en France ; mais aussi chêne vert, chêne liège, chêne chevelu, chêne blanc.

Qui mieux que moi symbolise la force et la majesté ?

De 40 m de hauteur, de tronc droit et puissant – jusqu’à 2 m de diamètre, voyez-un peu la chose – une longévité qui se compte en centaines d’années, des racines profondes et des branches massives et tortueuses, mon nom est Chêne !

Je suis tellement impressionnant que mon nom grec, dru, signifie « arbre », rien que ça !

Tout comme le Châtaignier et le Hêtre, j’appartiens à la famille des Fagacées, du grec phago, « manger », en référence à mes glands comestibles.

J’aime la lumière

En France, je recouvre 40% des forêts.

C’est sous ma forme « Chêne pédonculé » que je suis le plus connu, le plus typique des forêts françaises, même si je suis absent des Alpes du Sud et du pourtour méditerranéen. J’aime les climats très lumineux et ne supporte pas le couvert !

Je m’installe ainsi en lisère ou en haie, sur des sols compacts, profonds, frais et humides. Au dessus de 500 m, je ne pousse plus.

Associés au Hêtre, nous formons des chênaies-hêtraies.

Mes feuilles simples, alternes, mesurent de 7 à 13 cm de long et présentent un découpage en cinq à sept lobes si caractéristiques : arrondis asymétriques, séparés par des sinus relativement profonds.

Elles arborent une couleur vert foncé sur le dessus et une coloration plus pâle en dessous. La base de leur limbe est étroite et comporte deux petits lobes en oreillettes.

Mon feuillage ajouré permet le passage de la lumière, favorisant le développement des semis et d’un sous-bois arbustif.

En hiver, mes feuilles se dessèchent avant de tomber (feuilles marcescentes comme les membres des Fagacées en général), contrairement à celles du Chêne liège et du Chêne vert.

Sur un pied d’égalité

Côté reproduction, je suis monoïque : je porte mes fleurs mâles et femelles sur un même pied.

Mes chatons mâles, longs et jaunâtres, pendants, croissent de fin avril à mai, à l’extrémité de ma pousse annuelle. Tandis que mes chatons femelles, minuscules, sont placés dans une cupule à l’extrémité d’un long pédoncule.

Ils apparaissent sur mes pousses annuelles, peu de temps après la feuillaison.

Les fruits qui résultent de la fécondation sont des glands ovoïdes allongés, de 1,5 à 3 cm de long, groupés sur un long pédoncule (d’où mon nom).

Une cupule écailleuse les couvre sur un tiers. La fructification a lieu en septembre et octobre.

Comme la plupart des feuillus, je suis un Dicotylédone : à l’état embryon, dans la graine, je possède deux cotylédons, des lobes foliacés qui me servent de réserves.

Mon écorce

Mon écorce grise, lisse dans les premières années, se creuse de sillons longitudinaux roses et ocres de plus en plus profonds à partir de 20 ou 30 ans.

Un bois dur et durable

Mon bois est souple quand il est frais, dur en vieillissant, empêchant ainsi les vers de s’y loger.

Il est d’ailleurs le plus dur et le plus durable des bois européens. Il est donc utilisé pour la charpente, les traverses de chemin de fer et bien sûr pour l’ébénisterie et la sculpture. Mon bois est aussi très dense et très lourd, avec une densité supérieure à 1 tonne par m3.

Mis en œuvre sous l’eau, ma durabilité est presque illimitée. Idéal pour des pilotis !

Comme il résiste bien à l’eau, le bois de mes branches courbes était très utilisé pour la construction navale. Mon bois sert aussi à faire des tonneaux, une utilisation due à la qualité de mes bois de merrains et à la présence de tanin. Pour la même raison, mon écorce est utilisée pour tanner le cuir.

Côté alimentation, mes glands riches en amidon servaient à engraisser les porcs. Tandis que torréfié, ils peuvent être un substitut de café.

 

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Franche-Comté, la belle verte

Posté par francesca7 le 27 octobre 2015

franche-comte-gorges-noailes 

L’Est de la Franche-Comté est jurassien, l’Ouest flirte avec la Bourgogne, le Nord est vosgien et le Sud presque bressan, le tout est franc-comtois. La Franche-Comté est une région qui se partage entre la sévère beauté des hauts plateaux, des cascades, des rivières et des forêts.

La Franche-Comté, paradis du tourisme vert ! La formule peut paraître sortie d’un dépliant touristique, mais elle colle parfaitement à ces quatre départements dont l’arbre couvre presque la moitié de la superficie. La forêt est omniprésente, et l’on peut se perdre dans des ensembles forestiers parfois très vastes, secrets et profonds. Si le vert tient une place prépondérante en Franche-Comté, le bleu n’est pas en reste, avec 5 350 km de cours d’eau navigables, plus de 80 lacs et quelques milliers d’étangs. On considère l’eau comme un bienfait de la nature. Il ne pleut pas plus qu’ailleurs, mais ici les saisons sont encore plus marquées : les étés sont chauds, les hivers rudes. Ce qui est un atout : lorsque la neige recouvre les montagnes jurassiennes, les skieurs remplacent les randonneurs dans les villages transformés en stations de sports d’hiver à taille humaine. Un pays qui compte tant de fromages au caractère puissant (morbier, comté, mont-d’or, cancoillotte…), de vins charpentés (vin jaune, champlitte ou arbois) et de produits dont le nom seul évoque les saveurs (la montbéliard, la morteau, le jambon de Luxeuil, les cerises de Fougerolles…) mérite qu’on y pose son sac un petit moment.

Des signes d’occupation humaine datant d’environ 700 000 ans ont été retrouvés dans la vallée supérieure de la Saône, le versant sud des Vosges, la Trouée de Belfort, la bordure occidentale et les premiers plateaux du Jura. Ces hommes taillaient des pierres, confectionnaient des armes en silex ou en os et vivaient dans des cavernes. Une dent d’enfant datant de 400 000 ans a également été découverte à Vergranne, près de Baume-les-Dames. Ces découvertes attestent de la présence de l’homme en Franche-Comté au paléolithique inférieur.
Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l’Antiquité. À l’origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par lesFrancs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l’époque, du Royaume de Bourgogne, du Saint-Empire romain germanique, des Etats Bourguignons ou du royaume de France, elle fut une possession des rois d’Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n’est qu’en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d’annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l’époque.

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabiefprincipalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d’Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d’avril à septembre.

Héritière d’une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments- son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font un panorama époustouflant.

Franche-Comté, la belle verte dans Bourgogne 220px-MontbeliardeLe franc-comtois est une langue romane appartenant à la famille des langues d’oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d’un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura et dans le Jura bernois (Suisse) ainsi qu’une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l’ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l’ensemble linguistique « arpitan ».

L’arpitan constitue l’une des trois grandes langues romanes avec l’occitan (langue d’oc) et le groupe des langues d’oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d’oïl et la langue d’oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe trois variantes dialectales parlées dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien, appelé aujourd’hui arpitan comtois, le sauget, et le bressan.

L’arpitan comtois connait depuis 2012 un regain d’intérêt grâce à la sélection de l’artiste salinois Billy Fumey pour la demi-finale du LIET International.

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

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MUSEE DU SEPTENNAT à Château Chinon

Posté par francesca7 le 15 janvier 2014

 

Nièvre

6, rue du Château – 58120 CHATEAU-CHINON

Tél : 03 86 85 19 23

musees@cg58.fr

Entrée du musée du Septennat

 

François_Mitterrand_1959Le musée du Septennat de François Mitterrand est un musée labellisé « Musée de France » situé à Château-Chinon, dans le département de la Nièvre en Bourgogne.

Il rassemble une importante collection de cadeaux offerts à François Mitterrand, à titre officiel ou personnel, durant ses deux mandats de président de la République française.

La collection rassemble les objets donnés par les représentants de la plupart des pays du monde avec lesquels le Président de la République a entretenu des relations diplomatiques, ainsi que ceux provenant de France, présents des collectivités, des institutions publiques ou de simples particuliers. Souvent luxueux, les cadeaux d’apparat offerts par les chefs d’état étrangers sont en général des produits d’artisanat d’art de haut niveau ; ils proviennent de manufactures de réputation mondiale.

Céramiques, verreries, pièces d’argenterie et d’orfèvrerie, dessins, gravures, tableaux, meubles et tapisseries, s’ajoutent aux décorations, médailles et objets d’artisanat local venus des cinq continents pour exprimer les relations privilégiées de la France et de son Président avec de très nombreux pays. On trouve, à côté de ces objets, une information générale sur les voyages présidentiels, illustrée de photographies montrant la remise des cadeaux au Président.

Durant la seconde Guerre mondiale, Mitterrand forme à partir de 1942 son réseau de résistance intérieure française, le rassemblement national des prisonniers de guerre / mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (François Mitterrand pendant la Seconde Guerre mondiale).

En 1944 alors qu’il dirige son réseau de résistance en Bourgogne sous le nom de code « François Morland », il rencontre sa future épouse Danielle Gouze, résistante dans son réseau âgée de 17 ans et habitante de Cluny. A partir de 1946 Mitterrand entreprend le rituel symbolique de l’ascension de la roche de Solutréen mémoire de ses années de résistance en Bourgogne.

En 1946 le PDG fondateur de L’Oréal Eugène Schueller et ami résistant de Mitterrand le convint de se présenter dans la Nièvre avec l’aide d’importants réseaux d’anciens amis résistants locaux influents. Il est élu député de la Nièvre de 1946 à 1958 puis de 1962 à 1981, sénateur de la Nièvre de 1959 à 1962, maire de Château-Chinon de 1959 à 1981, conseiller général puis président du conseil général de la Nièvre de 1964 à 1981. Il est cofondateur de l’Académie du Morvan en 1967.

MUSEE DU SEPTENNAT à Château Chinon dans BourgogneLe musée est créé en 1986, à la fin du premier mandat présidentiel de François Mitterrand, dans l’ancien couvent Sainte-Claire du xviiie siècle.

À l’issue de sa réélection en 1988, un nouveau bâtiment est construit, relié au premier par une salle souterraine, pour accueillir les cadeaux reçus par le président durant son second septennat. 

Présentés dans l’ancien couvent Sainte Claire, les cadeaux du monde entier reçus par le Président François Mitterrand durant ses deux septennats forment une véritable caverne d’Ali Baba, invitation au voyage et à la découverte des cultures du monde.

Le Musée du Septennat abrite les cadeaux officiels ou personnels reçus par le Président de la République François Mitterrand dans le cadre de ses fonctions et données par lui au département de la Nièvre. Découverte du trésor des Mille et unes Nuits version 20ème siècle : étonnante diversité d’objets des quatre coins du monde, illustrant le cadeau rituel officiel et privé. Après sa réélection en 1988, un nouveau bâtiment relié au premier par une vaste salle souterraine dont la grande baie vitrée s’ouvre sur les collines du Morvan, a été édifié pour abriter les cadeaux offerts durant le deuxième septennat. 

Le Musée du Septennat est probablement l’un de nos musées les plus singuliers. Etroitement associé à son unique donateur, à une période historique bien limitée, son intérêt n’en est pas pour autant moins universel. Car de fait, il nous offre un remarquable aperçu des diverses cultures du monde.

Le parcourir donne à ressentir combien cette coutume très largement répandue de l’échange de cadeaux diplomatiques touche aux fondements des civilisations, à leur inscription dans l’histoire. 

 dans MUSEES de FRANCEMessage visuel par excellence, a priori non destiné à être exposé, le cadeau diplomatique, se voit ici valorisé  à l’endroit même de sa fonction de représentation. Et c’est bien de ce point de vue que des œuvres d’art  contemporain peuvent trouver leur place dans les vitrines du musée. L’art contemporain quand il s’affranchit des seuls critères de beauté et de savoir-faire, s’attache à  questionner plus profondément nos mécanismes et besoins de représentation. De nombreux artistes se  sont ainsi employés à réactiver les enjeux sous-jacents de nos usages ou symboles institués. Mises en  regard de ces présents offerts à un Chef d’Etat, de telles démarches artistiques nous invitent à dépasser les  caractéristiques intrinsèques de l’objet, l’identité des donateur et donataire, pour mieux nous attarder sur  ce qui motive nos échelles de valeur. 

C’est dans cet esprit qu’à l’invitation du Musée du Septennat, le FRAC Bourgogne s’est inséré dans ses  vitrines et ses salles. Qu’elles interrogent les questions de valeur, de beauté, d’objet ‘décoratif’ ou qu’elles  mettent en exergue une problématique géopolitique, les quelques trente œuvres présentées voudraient  jouer d’un juste écart, tout en s’inscrivant dans la continuité visuelle de la collection du musée. 

Les artistes choisis travaillent sur des médiums et des contextes sociaux ou historiques fort différents mais tous adoptent des matériaux ordinaires, une approche directe et nous induisent à porter ainsi l’attention  sur le geste, l’intention et le désir à l’œuvre dans la conception, la fabrication, le choix d’un cadeau diplomatique.

 

Conversations avec le FRAC Bourgogne 25 mai au 01 Septembre 2013 Musée du Septennat

CHÂTEAU-CHINON (Nièvre) : http://www.frac-bourgogne.org/static/upload/fichier/1369753202_mus__e_du_septennat_collection_frac_bourgogne.pdf

 

Membre du Réseau Esprit de Famille depuis 2006, le Musée départemental du Septennat, à Château-Chinon, propose une visite ludique pour les enfants de 2 à 5 ans. Dans certaines salles du musée, de grands coffres ont été disposés autour des trésors que le Président François Mitterrand a rapporté de ses voyages à travers le monde. Ces coffres renferment des jeux conçus spécialement (cubes puzzles, encastrements, dominos, livres) permettant aux plus petits de découvrir les œuvres exposées, de manière ludique. Ces jeux associent manipulations et observations des vitrines environnantes. Pour les enfants de 6-12 ans, un carnet de voyage gratuit est disponible à l’accueil. 

 

 

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Histoire du Crottin de Chavignol

Posté par francesca7 le 19 décembre 2013

 

280px-Crottin_de_ChavignolLe crottin de Chavignol est un fromage de chèvre français originaire de l’ancien village berrichon de Chavignol situé dans le département du Cher, la région Centre et la région naturelle du Sancerrois.

Il bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis 1976 et de l’appellation d’origine protégée (AOP) depuis 1996. Le syndicat du crottin de Chavignol est une association à laquelle adhèrent les éleveurs et fromagers de l’AOC.

Le nom du fromage Crottin de Chavignol est rattaché à celui de sa commune d’origine de la province du Berry. L’habitude de laisser vieillir les fromages pour la fin de saison fait qu’ils deviennent alors bruns et secs, d’où crottin. Bien que le nom de fromage Crottin de Chavignol soit impropre quand il s’agit de fromages jeunes ou mi-vieux, il a été retenu pour l’appellation d’origine.

L’élevage des chèvres fait parti de la tradition du pays Sancerrois depuis le XVIe siècle. La taille du fromage Crottin de Chavignol est liée à son histoire, le lait produit par les chèvres ne permettant pas de faire de gros fromages. Il est reconnu en Appellation d’Origine Controlée depuis 1976. Le fromage Crottin de Chavignol prend la forme d’un petit palet rond et il pèse dans les 60 grammes. Il est affiné à sec en cave fraîche et ventilée pendant deux semaines.

Choix à l’aspect du fromage Crottin de Chavignol : croûte fine et bleutée, pâte lisse et blanche
Choix à l’odeur  du fromage Crottin de Chavignol: légère odeur de chèvre
Choix au toucher  du fromage Crottin de Chavignol: pâte ferme et compacte
Choix au goût  du fromage Crottin de Chavignol: nuancé et noiseté

Le fromage Chavignol dévoile des caractères variés : fondant, fleuri, plus ou moins corsé, cassant…Tout dépend de sa maturité.I l est recouvert d’une flore naturelle blanche ou bleue. Sa pâte blanche ou ivoire est lisse et ferme.Selon son âge, le Chavignol offre une gamme infinie de saveurs :  

– Mi-sec, il dégage des arômes lactés et une discrète saveur de chèvre. 
– Légèrement fleuri, son goût s’affirme tout en équilibre. 
– Plus affiné, il peut alors être recouvert de pénicillium bleu et libère alors des arômes de champignons et de sous-bois. 
– Sec, le Chavignol révèle des saveurs de noix et de noisette. 
– Plus âgé encore, conservé dans des pots en grès, le « repassé » vous surprendra par sa puissance et son crémeux. 

La zone d’appellation du crottin de Chavignol couvre une superficie de 550 000 hectares répartis sur le territoire de trois départements et 214 communes des régions Centre et Bourgogne. Le département du Cher constitue sa superficie la plus importante, et dans une moindre mesure, les départements de la Nièvre et du Loiret.

La photo couleur présente une chèvre marron à chanfrein et ligne dorsale noire, couchée dans la paille.

Histoire du fromage Crottin de Chavignol.

C’est dans le Sancerrois, avec sa capitale Sancerre et son village de Chavignol, que se situe le berceau du Crottin de Chavignol. L’élevage de chèvres est traditionnel dans le Sancerrois depuis le 16ème siècle comme en témoigne « L’histoire mémorable de Sancerre » écrite par Jean de Léry en 1573. L’abbé Poupart contant le siège de Sancerre de 1573 fait revivre la résistance des protestants bloqués dans la ville : « les peaux de bœufs, de vaches, de chèvres furent trempées, pelées, raclées, hachées… ». Les chèvres étaient présentes dans toutes les exploitations de l’époque où chèvres, vigne, céréales et fourrages se côtoyaient. Peu exigeantes en nourriture, souvent gardées par les femmes de vignerons, les chèvres satisfont la consommation journalière et apportent un complément de revenu grâce à la production de lait et de fromages. 

Même si l’origine du nom « Crottin de Chavignol » est plus difficile à dater, il est vraisemblable que les fromages de chèvre du Sancerrois furent dénommés Crottin de Chavignol depuis des temps anciens. Dans un ouvrage de 1829 intitulé « Statistiques du Cher », l’auteur, un inspecteur des contributions directes et du cadastre, note sous la rubrique « Chèvres » : « leur lait n’est pas propre à faire du beurre, mais on en fait de très bons fromages : ceux du Sancerrois sont connus sous le nom de Crotins de Chavignolles ». 

Histoire du Crottin de Chavignol   dans Bourgogne 220px-Fromagerie_in_ChavignolLe contenant donne son nom au contenu. A la fin du 19ème siècle, l’attaque du phylloxera sur le vignoble libère des parcelles pour le pacage des chèvres et contribue au développement de la production de lait de chèvre qui gagne la Champagne berrichonne, la Sologne Orientale et le Val de Loire. Dans les années 1900, apparaissent les premiers affineurs qui collectent les fromages à la ferme. Grâce notamment aux moyens de transport et à l’installation de la ligne de chemin de fer Paris/ Nevers, ils couvriront les marchés des grands centres et de la capitale. Le Crottin de Chavignol tirerait son nom du terme berrichon « crot » qui signifie « trou ». Etaient ainsi appelés les lieux au bord des rivières où les femmes lavaient leur linge. La terre argileuse qui bordait ces « crots » était utilisée par les paysans qui en firent d’abord des lampes à huile puis des moules à fromages pour l’égouttage du caillé. « Crot » aurait donné naissance à « Crottin ».

 

 

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L’histoire de la Nièvre

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

(source Région Bourgogne)

Les lacs de la Nièvre

Les lacs de la Nièvre

L’histoire de ce département n’égale pas en intérêt celle de quelques autres, que leur situation, leur richesse ont mêlés davantage aux grands événements. Ce pays de montagnes, caché au centre de la France, a eu une existence plus modeste et plus obscure. A cheval sur la chaîne des monts du Morvan (Mar, noir ; vand, montagne), qui se détache des montagnes de la Côte-d’Or, possédant à la fois les sources de l’Yonne et une partie de la rive droite de la Loire, son histoire et ses intérêts se trouvent engagés également dans les deux bassins de la Manche et de l’océan Atlantique. Mais son influence ne rayonna bien loin ni d’un côté ni de l’autre.

Au temps des Gaulois, son territoire était occupé, pour la plus grande partie, par les Éduens (Aeligdui), et, pour la partie nord-ouest, entre Clamecy, Cosne et La Charité, par les Sénonais (Senones). Quelques dolmens ou menhirs encore debout, quelques haches en pierre trouvées dans le sol, voilà tout ce qu’a laissé dans le pays l’époque druidique.

César vint, et deux fois s’en rendit maître. L’administration romaine eut grand souci d’un pays si voisin du centre de partage des eaux de la France, si propre à établir des postes militaires inexpugnables, et enfla situé sur la route d’Autun à Bourges, deux des plus grandes villes de cette époque. Aussi trouve-t-on de nombreux vestiges de voies, de camps romains. Le sommet du mont Beuvray, particulièrement, était un centre où aboutissaient plusieurs routes. Des savants ont prétendu que l’ancienne Bibracte était située sur un plateau élevé de 680 mètres au-dessus de la mer. Une levée de terre circulaire semble indiquer, en effet, ou une ancienne ville gauloise, ou un camp romain.

Le camp est plus probable. Il y en avait un autre à Saint-Sauges, dont les traces sont encore visibles, et Château-Chinon possède les ruines d’un fort bâti par les Romains. Mais les plus curieux débris de ces temps sont les ruines d’une ancienne ville trouvée à Saint-Révérien ; l’amphithéâtre de Bouhy, des fragments de statues, de cippes trouvés à Entrains, et surtout les thermes de Saint-Honoré.

Les eaux thermales et minérales que toute cette région doit à sa nature volcanique, étaient sans doute une des causes les plus actives qui attiraient les Romains. Les thermes de Saint-honoré, dont la découverte s’est complétée en 1821 par des fouilles faites au pied même des montagnes du Morvan, sont remarquables par une salle de bains toute revêtue de marbre, au milieu de laquelle trois réservoirs donnent une eau abondante, et par les nombreuses et brillantes habitations dont les Romains avaient orné cette petite ville.

Ils y fondèrent même un hospice militaire où les bains se prenaient dans dix-neuf bassins aujourd’hui rendus à la lumière. Si l’on en croit Gui Coquille, savant magistrat du pays même, la plupart des noms en y de la province seraient dérivés de noms latins par la transformation suivante : villa Cecilii, Cézilly ; Germanici, Germancy ; Cervini, Corbigny ; Cassii, Chassy ; Sabinii, Savigny ; Ebusii, Bussy, etc. La terminaison fréquente nay viendrait de la terminaison non moins fréquente chez les latins anum : Lucianum, Lucenay ; Casianum, Chassenay ; Appianum, Apponay ; etc.

C’est sous la domination romaine que cette province, comme presque toutes celles de la Gaule, reçut le christianisme prêché par saint Révérien et le prêtre saint Paul, qui furent martyrisés à Nevers en 274. Saint Pèlerin, apôtre de l’Auxerrois, vint presque aussitôt après enseigner l’Évangile aux habitants du district d’Entrains, où il eut à lutter contre les prêtres d’un temple de Jupiter élevé dans ce pays. Pèlerin finit aussi par le martyre ; car, Dioclétien étant devenu empereur, il fut persécuté comme tous les chrétiens, enfermé dans un souterrain et enfin massacré.

La domination des Burgondes, établie sous Honorius dans le sud-est de la Gaule, comprit le Nivernais. Les Francs survinrent, et Clovis, à l’occasion de son mariage avec Clotilde, s’en empara. A sa mort (511), ce fut le roi d’Orléans qui eut le Nivernais. Sous les derniers Mérovingiens, sous les premiers Carlovingiens, la province suit le sort du reste de la Gaule. Louis le Débonnaire la donne ensuite à Pépin, roi d’Aquitaine, dans le partage qu’il fait de ses États en 817, et elle est de nouveau entraînée dans les vicissitudes des grands événements de l’époque ; elle souffre de tous ses maux.

Rien ne donne une plus terrible idée des ravages des Normands, que de voir ces pirates barbares porter la désolation jusque dans le Nivernais, au coeur même de la France. Nevers eut cependant pour comte le fameux Gérard de Roussillon, héros de tant de romans de chevalerie. Mais Gérard se brouilla, en 865, avec Charles le Chauve, qui transféra son comté, avec l’Auxerrois, à Robert le Fort.

Puis, les liens de l’obéissance à l’autorité royale se relâchant de plus en plus, à la fin du même siècle, le Nivernais fit partie des domaines du duc de Bourgogne, qui le donnait à gouverner à des comtes de son choix. L’un de ces comtes, Rathier, suivant une tradition, fut accusé par un certain Alicher d’avoir violé la femme du duc, son suzerain ; le procès se plaida par le combat judiciaire, et déjà Rathier avait enfoncé son épée dans la mâchoire inférieure de son adversaire, quand celui-ci le frappa d’un coup mortel. Le suzerain offensé et vengé était alors Richard le Justicier. Il donna le fief à un certain Séguin.

Henri le Grand en investit ensuite Otto-Guillaume, fils d’Adalbert, roi d’Italie, qui, en 992, le donna en dot à sa fille Mathilde, en la mariant avec Landry, sire de Metz-le-Comte et de Monceaux. C’est de ce moment que date l’existence séparée du Nivernais. Il eut ses comtes distincts, en même temps comtes d’Auxerre. Les autres petits seigneurs du pays, vassaux du comte, se fortifiaient à la même époque dans leurs châteaux et se rendaient presque indépendants, faisant à l’égard des grands vassaux ce que les grands vassaux faisaient à l’égard du roi.

Maintenant nous sommes en pleine vie féodale. Guerres continuelles, de voisinage, à droite, à gauche, principalement avec les ducs de Bourgogne à propos du comté d’Auxerre. Le plus remarquable des comtes de Nevers dans cette période est Guillaume Ier (1040). Le chroniqueur assure qu’on ne trouverait pas, dans toute sa vie, une seule année de paix. Autour de lui, il entretenait sans cesse cinquante chevaliers, et cela ne l’empêchait pas d’avoir toujours 50 000 sous d’argent dans ses coffres, ce qui est assez remarquable pour l’époque. II battit le fils du duc de Bourgogne. Moins heureux lorsqu’il porta secours au roi de France contre le seigneur du Puiset, il fut fait prisonnier au siège de ce château qui tint en échec la faible royauté de ce temps.

Vers la fin de ce siècle, le Tonnerrois fut réuni par héritage au Nivernais et à l’Auxerrois, et Guillaume II porta le titre de comte d’Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Ce Guillaume partit, en 1101, avec 15 000 hommes pour la Palestine, passa par Constantinople, perdit à peu près tout son monde en Asie Mineure, et arriva presque nu à Antioche, d’où il revint en Europe.

Il fut un des fidèles alliés de Louis le Gros. Comme il revenait de combattre le fameux Thomas de Marie, sire de Coucy, il fut fait prisonnier dans une rencontre avec Hugues le Manceau qui le livra au comte de Blois. Celui-ci le tint quatre ans enfermé dans son château avec une opiniâtreté qui résista longtemps aux sollicitations de la plupart des puissances de l’époque. On s’est demandé la cause d’un tel acharnement, et peut-être la trouverait-on dans le mécontentement que devait exciter chez certains seigneurs la persistance des comtes de Nevers à aider les progrès de la royauté.

L’existence des comtes de Nevers fut assez agitée à cette époque. C’est Guillaume III qui accompagne Louis VII en terre sainte et qui va ensuite en pèlerinage en Espagne. C’est Guillaume IV qui voit son comté dévasté par les comtes de Sancerre et de Joigny et qui réussit à les battre à La Marche, entre Nevers et La Charité (1163). Cette guerre lui avait coûté fort cher ; il avait fait des dettes ; comment les payer ? Or, écoutez comment s’y prenait un débiteur féodal pour rétablir ses finances.

L’histoire de la Nièvre dans LACS DE FRANCE 250px-Montferrand_centaures_NB3La ville de Montferrand passait pour très riche et renfermait, disait-on, un magnifique trésor. Guillaume prend la route de Montferrand, se jette sur la ville, la pille et emmène le seigneur du lieu en disant aux habitants qu’il le leur rendra quand ils auront payé une certaine somme. Un peu plus tard, on le voit marcher sous la bannière du roi Louis le Jeune contre le comte de Châlons.

Puis, pour expier tous ses péchés, il va en terre sainte et meurt à Saint-Jean-d’Acre. Le clergé ne lui sut aucun gré de cette dévotion tardive, et Jean de Salisbury, écrivant à l’évêque de Poitiers, lui fait cette triste oraison funèbre qui pourrait aussi bien s’appliquer à la plupart des seigneurs féodaux de ce temps : « Ce n’est ni par les traits des Parthes ni par l’épée des Syriens qu’il a péri ; une si glorieuse fin consolerait ceux qui le regrettent ; mais ce sont les larmes des veuves qu’il a opprimées, les gémissements des pauvres qu’il a tourmentés, les plaintes des églises qu’il a dépouillées, qui sont cause qu’il a échoué dans son entreprise et qu’il est mort sans bonheur au champ de la gloire. »

De tous ces comtes aventureux, le plus célèbre et le plus malheureux fut Pierre de Courtenay. Il n’était comte de Nevers que par sa femme. En effet, avec Guillaume V s’était éteinte la descendance mâle, et le fief avait fait retour à la couronne. Philippe-Auguste eut la générosité de le rendre à Agnès, soeur de Guillaume V, à laquelle il fit épouser Pierre de Courtenay, petit-fils de Louis le Gros, et, par conséquent, de sang royal.

A la mort d’Agnès, Pierre continua de gouverner le Nivernais, comme chargé de la garde-noble de ce fief pour sa fille Mahaut, que le roi de France maria plus tard avec Hervé, sire de Gien. A ce moment, Pierre de Courtenay se retira dans ses autres domaines. Quelque temps après, appelé au trône de l’empire latin de Constantinople, il partit pour en prendre possession ; mais un Comnène qui régnait en Épire l’arrêta par trahison, et le tint si bien prisonnier qu’on n’eut plus jamais de nouvelles de son sort.

Les comtes de Nevers et Pierre de Courtenay, le premier de tous, se montrèrent libéraux dans la question communale. Nevers, Clamecy (voyez ces villes) obtinrent des franchises. Des règlements furent publiés, d’accord avec les principaux barons du pays, pour protéger les agriculteurs dans leurs travaux, pour faciliter les mariages des femmes serves avec les hommes des autres seigneurs, sauf toutefois l’autorisation de leur propre seigneur, enfin pour maintenir la paix publique, et le bannissement fut prononcé contre quiconque, ayant détruit ou incendié une maison, refuserait la réparation exigée.

L’intervention de la royauté n’était donc pas fort impérieusement réclamée par l’intérêt des peuples dans ce pays. Mais la royauté, encore plus guidée par l’ambition d’un pouvoir qui sent croître ses forces que par ce beau motif du bonheur des peuples, intervenait partout.

En 1280, un arrêt du parlement interdit aux comtes de Nevers de créer des nobles. C’était le temps de l’impitoyable Philippe le Bel. Par un nouvel arrêt du parlement, le comte de Nevers se voit confisquer ses comtés de Nevers et de Rethel pour avoir refusé de venir se justifier, en cour des pairs, de quelques violences contre le clergé et la noblesse de son fief. Il est vrai que, sous Louis le Hutin, la féodalité regagne du terrain, et ce roi promet, en 1316, par lettres patentes, de ne plus permettre les empiétements de ses officiers sur la juridiction des comtes de Nevers.

Une nouvelle famille de comtes était encore une fois venue s’asseoir sur le siège comtal de Nevers. Yolande, seule héritière (1272), avait épousé Robert de Dampierre, qui fut quelque temps comte de Nevers par sa femme, et, après la naissance de leur fils,. Louis Ier continua de gouverner le fief. Lui-même devint comte de Flandre. Philippe le Bel accusa Louis de Nevers d’avoir soulevé les Flamands, et le fit emprisonner.

Rendu à la liberté, il en usa pour contester à Philippe le Long son droit de succession au trône, de concert avec le duc de Bourgogne, le comte de Joigny, etc. Un arrêt du parlement confisqua toutes ses seigneuries, qui lui furent peu après rendues. Louis II épousa la fille de Philippe le Long, et devint, du chef de son grand-père et de son père, comte de Flandre et de Nivernais (1322). On l’appelle souvent Louis de Crécy, parce qu’il mourut à la bataille de Crécy, en 1346.

Le Nivernais souffrit alors de l’invasion des Anglais. Ils le ravagèrent après la bataille même de Crécy, et, dix ans après, à l’époque du désastre de Poitiers, ils s’emparèrent de La Charité, d’où leurs partis désolèrent la province. En 1359, elle fut obligée de se racheter d’un nouveau pillage, lors du passage de l’armée conduite par Édouard III.

Louis III de Male avait obtenu de Philippe de Valois des lettres patentes qui érigeaient en pairie viagère les comtés de Nevers et de Rethel. Il ne laissa qu’une fille, Marguerite, qui épousa Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et lui porta à la fois la Flandre et le Nivernais. Les deux époux détachèrent le comté de Nevers et le donnèrent à l’aîné de leur fils, Jean (sans Peur) ; et celui-ci le céda à son frère Philippe, qui se fit tuer à Azincourt.

Les fils de ce Philippe moururent aussi, ne laissant qu’une fille, Élisabeth, et les Nivernais virent encore arriver un seigneur étranger ; c’était le duc de Clèves. Son petit-fils, François Ier, se distingua par ses talents militaires et obtint l’érection définitive du Nivernais en duché-pairie (1538).

Les seigneurs de Nevers firent alors exécuter un travail qui était bien dans l’esprit de cette époque de fusion, de centralisation, d’étude, c’est-à-dire la rédaction des coutumes de la province (1534), dont les états provinciaux (1490) avaient jeté les bases. Dans les guerres de religion, les Nivernais se montrèrent d’abord en majorité très catholiques et assez intolérants ; mais à la fin ils changèrent et se rallièrent à Henri IV. Leur pays fut, après Henri IV, le centre de cette nouvelle guerre folle que les seigneurs formèrent contre Marie de Médicis. La mort du maréchal d’Ancre apaisa tout.

La maison de Gonzague possédait alors le Nivernais depuis le mariage de Louis de Gonzague avec Henriette de Clèves, seule héritière (1565). Le cardinal Mazarin acheta le duché (1659), qui, à sa mort, passa à son neveu Philippe-Julien Mazarin, et sa maison l’a possédé jusqu’en 1789. Quelques-uns des derniers ducs de Nivernais se sont distingués au XVIIe et au XVIIIe siècle par leur esprit, leur goût pour la littérature. Le dernier de tous, à la fois auteur de gracieuses poésies légères et ambassadeur à Rome, à Berlin et à Londres, perdit ses biens à la Révolution, et sut vivre en sage, modestement, jusqu’en 1798.

Quant à la province, elle forma à peu près le département de la Nièvre. Auparavant, elle était un des trente-deux gouvernements militaires, et se divisait, pour l’administration, financière, en quatre élections, dont deux (Nevers et Château-Chinon), faisaient partie de la généralité de Moulins ; la troisième (Clamecy), de la généralité d’Orléans ; la quatrième (La Charité), de la généralité de Bourges.

Pour la justice, elle était comprise dans le ressort du parlement de Paris ; mais elle avait sa coutume écrite, dont on a parlé plus haut, sa chambre des comptes établie au nom du duc de Nivernais ; son hôtel des monnaies, qu’on faisait remonter à Charles le Chauve ; enfin sesGrands-Jours, institués en 1329 par Louis II, tribunal d’appel composé de « trois prud’hommes, un chevalier et deux gradués, pour juger les appeaux de Nivernais, tant des prévosts que des baillis, » avec pouvoir de juger, retenir ou renvoyer. Il y avait trois assises des Grands-Jours avant 1563 ; elles furent alors réduites à deux par un édit royal. Le Nivernais comptait 273 890 habitants.

On ne peut omettre, dans l’histoire du département de la Nièvre, celle du commerce tout spécial qui le fait vivre et l’enrichit, d’autant plus qu’elle présente des incidents assez curieux. Il s’agit du commerce des bois. Les hautes montagnes du Morvan attestent que les volcans ont remué ce sol ; et, en effet, si l’on perce la couche de sable qui le recouvre, on trouve un fond de basalte et de granit. Cette chaude nature du sol a produit de tout temps une riche végétation de forêts.

Si, aujourd’hui qu’on a tant exploité les bois, le département de la Nièvre en possède encore 204 000 hectares sur 6 millions qui existent en France, combien en devait-il être couvert lorsque la France entière, au XVIe siècle, en possédait 30 millions d’hectares ! C’est à cette époque, en effet, que le commerce se développant, les communications s’ouvrant de toutes parts, et Paris, de plus en plus peuplé, manquant de bois, les Nivernais imaginèrent d’expédier le leur à la capitale.

Une compagnie de marchands se forma sous la raison René Arnoult et compagnie, et des lettres patentes lui furent accordées, qui portaient « autorisation de flotter sur les rivières de Cure et d’Yonne, sans qu’il fût donné empêchement par les tenanciers et propriétaires ou autres possesseurs d’aucuns moulins, écluses, ou ayant droit de seigneurie, pêcheries ou autres, et défense au parlement de Dijon de s’immiscer dans les contestations sur le flottage des bois, attribuées spécialement aux prévôts et échevins de la bonne ville de Paris en première instance, et, par appel, au parlement de Paris. »

Le flottage dont il est ici question avait été, dit-on, déjà employé en 1490 sur la rivière d’Andelle ; mais c’est véritablement à Jean Rouvet que l’on attribue (1549) l’invention de ce moyen de transport au profit de la compagnie susdite. Son système consistait à retenir par écluses les eaux au-dessus de Gravant, puis à les lâcher en y jetant Ies bûches à bois perdu, pour les recueillir ensuite au port de Gravant, et les expédier de là, par trains, sur l’Yonne et la Seine jusqu’à Paris.

téléchargement (11)On retrouve l’usage de ce même procédé au XIXe siècle. Des étangs creusés à la tête de chacun des ruisseaux qui vont former ou grossir l’Yonne amassent l’eau ; dès qu’on lève les pelles, elle s’écoule avec impétuosité, et le torrent emporte les bûches ; les premières, la cataracte franchie, sont jetées à droite et à gauche du ruisseau inférieur et s’y arrêtent : c’est ce qu’on appelle border la rivière ; il ne reste plus alors qu’un goulet étroit, au milieu du cours d’eau, par où les autres sont emportées rapidement. On passe ensuite à l’opération qui s’appelle toucher queue, c’est-à-dire qu’on déborde le ruisseau et qu’on ramène dans le milieu les bûches égarées sur les rives, pour les envoyer rejoindre celles qui ont marché plus vite. Arrivées au port, elles sont toutes arrêtées, tirées de l’eau, triées selon les marques des divers marchands, et empilées jusqu’à la saison d’automne, qui permet d’en former des trains sur la rivière et de les envoyer ainsi à Paris.

Mais les marchands nivernais ne jouirent pas sans conteste des avantages qui leur avaient été accordés. Les propriétaires riverains se plaignaient de la servitude qui leur était imposée, du chômage que souffraient leurs moulins.

D’un autre côté, les marchands de Paris, favorisés par la juridiction parisienne à laquelle avaient été attribuées toutes les contestations en cette matière, se rendirent maîtres des prix ; et, en 1704, ils gagnaient 30 livres sur la corde de 36 livres 10 sols, tandis que, les frais déduits, il ne revenait aux propriétaires que 5 sols par corde. Les propriétaires, les marchands forains se liguèrent contre cette tyrannie et s’entendirent pour flotter à leur gré, quelques-uns même pour conduire des trains jusqu’à Paris.

L’autorité intervint. Le subdélégué de l’hôtel de ville de Paris résidant à Auxerre se rendit sur le port de Clamecy avec une brigade à cheval et se vit entouré d’une foule menaçante de 5 ou 600 personnes, qui s’armèrent de bâtons et de bûches prises dans les piles, qu’ils aiguisaient par le bout.

« Allons , s’écriaient-ils , marchons, allons à la guerre ; mourir aujourd’hui ou mourir demain, cela est égal ; voilà de beaux hommes bien habillés ; il faut les f….. à la rivière. » Le subdélégué leur défendit de toucher aux piles. « Eh ! monsieur, lui dit l’un d’eux, je n’aurais. qu’à rencontrer un chien enragé. » L’exaspération allait croissant, les bâtons étaient levés ; ne se sentant pas en force pour lutter, l’officier public se retira et dressa le procès-verbal où ces détails sont écrits.

Depuis, le flottage fut libre, une rivalité existant cependant entre les marchands nivernais et ceux de Paris , le ministre de l’intérieur ayant dû intervenir en 1850 pour régler le partage des flots de l’Yonne.

Durant la guerre franco-allemande de 1870-1871, l’invasion s’arrêta aux limites mêmes de ce département, et, dans le tableau général des pertes éprouvées par les départements envahis, la Nièvre n’a été comptée que pour la somme insignifiante de 5 618 francs.

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Musée du Costume Château Chinon (nièvre)

Posté par francesca7 le 18 novembre 2013

 

4, Rue du Château
58120 Château-Chinon

Tél. 03 86 85 18 55
Fax. 03 86 60 67 53 
 Courriel : musees@cg58.fr 

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Le musée du Costume, également appelé musée du Costume et des Arts et Traditions populaires du Morvan, est un musée possédant le label « Musée de France » et situé à Château-Chinon (Ville)  .

Il permet de découvrir l’évolution de la mode française de la fin du xviiie siècle jusqu’au milieu du xxe siècle.

Créé en 1992, le musée abrite une collection d’environ 5 000 pièces. La plupart de ces pièces provienne de la collection Jules Dardy léguée en 1970 à la municipalité de Château-Chinon. D’autres sont issues de dons fait par des particuliers.

On y retrouve des vêtements de tous sexes et toutes catégories sociales, tous d’origine française :

  • costumes régionaux du Morvan,
  • costumes régionaux du Nivernais et d’autres provinces françaises,
  • costumes dits « de mode de Paris ».

On trouvera ainsi un costume d’Arlequin et des robes à panier datant du xviiie siècle, des robes en mousseline du Premier Empire, des robes à crinoline du Second Empire, des robes à tournurede la Troisième République, des robes courtes des Années folles.

Des tenues folkloriques et typiquement morvandelles sont également présentées, ainsi que de nombreux accessoires, tels que des sacs, des éventails, des chaussures, des chapeaux ou des couvre-chefs.

Les différents costumes sont proposés au visiteur selon une approche historique, artistique et ethnologique

Les acquisitions effectuées ces dix dernières années amènent à un constat réjouissant puisque plus de 400 pièces de toute nature ont intégré les collections du musée, c’est considérable ! Cette mise en lumière montre d’abord la qualité des vêtures collectées et la générosité des donateurs. Au musée du Costume le don est affectif, habité du souvenir de la personne qui a porté ce vêtement, très majoritairement féminin. C’est plus la mémoire d’un être cher qui se « réincarne » au musée qu’un habit qui est proposé, jamais vendu. Certains contributeurs participent aussi de manière anonyme à l’enrichissement des collections et il n’est pas rare de retrouver un carton devant la porte, comme autrefois un bébé placé devant la porte du couvent Ste Claire. Il appartient au musée de lui redonner vie. 

affiche-10-ans-W200Pour les plus importants, ces dons proviennent des familles Guyot, Auscaler, de Hennezel-Parseval, Casson, Chevalier, de Hennezel d’Ormois, ou depuis la Belgique, la famille Brunko ; que l’ensemble des donateurs–petits ou grands- soient ici remerciés. Cependant, les « blancs » de cette collection sont nombreux et se comblent grâce à la complicité avisée de l’Association des Amis du Musée du Costume ou du Conseil Général qui acquièrent les pièces haute couture, indispensables aux présentations. Carven, Pierre Cardin, Courrèges, Emanuel Ungaro ou Christian Lacroix et quelques autres vont bientôt ponctuer de manière permanente la mise en scène d’une nouvelle séquence sur la haute couture française.

■ Présentation générale du Musée du Costume : 
L’hôtel particulier de la famille Buteau-Ravizy, datant du 18ème siècle, abrite depuis 1992, un important ensemble de costumes riche de quelque 5 000 pièces dont la majorité provient de la collection Dardy acquise par la Ville de Château-Chinon. Sur une surface de 1 500 m2, on peut y découvrir les diverses évolutions de la mode française entre la fin du 18ème siècle et le milieu du 20ème. 

Conçue dans un esprit à la fois théâtral et pédagogique, la présentation ménage une approche non seulement historique, artistique et ethnologique, mais aussi sociologique. Ainsi la succession des robes à panier du 18ème siècle, robes de mousseline transparentes du Ier Empire, robes à crinoline du second, robes à tournure de la IIIème République, robes courtes des années folles, constituent non seulement un catalogue de formes, mais aussi le support d’une réflexion sur l’image de la femme et de la féminité.

De même la confrontation des costumes nobles et bourgeois aux vêtements des classes plus modestes permet d’opposer la variété des uns à la modestie et à l’uniformité des autres, de mieux saisir leur différence, accentuée par le contraste des fines étoffes de soie et des grosses toiles de chanvre et de laine. Cette collection originale comporte également de nombreux accessoires : sacs, éventails, chaussures, chapeaux, coiffes. 

A elles seules, ces dernières présentent un large panorama de la richesse d’invention et du talent des brodeuses du 18ème siècle à nos jours.

En 1902, on a pu lire dans « Le Morvan » d’Emile Blin : « il y a une trentaine d’années, Château-Chinon possédait un musée comprenant une riche et intéressante collection de numismatique, de zoologie et de minéralogie. Ces collections furent dispersées lors de la reconstruction de la sous-préfecture en 1897 ». En 1927, un comité animé par Joseph Pasquet, installe un musée dans l’ancienne chapelle Saint Romain. Avec la guerre, l’exode et l’Occupation, les collections furent déposées dans les sous-sols du palais de justice (actuelle mairie). En 1943, monsieur de la Tocquenaye légua la collection Blasini au Département.

En 1970, monsieur Dardy légua à son tour, contre une rente annuelle, 1243 objets, dont 650 pièces de costumes régionaux et dits de « mode de Paris » des XVIIIe , XIXe et XXe siècles. 1983 est l’année de l’acquisition de 1100 nouvelles pièces de la collection Dardy, avec l’aide du Fonds régional d’Acquisition pour les musées.

Sur décision du Président Mitterrand, le musée reçut, en 1986, un ensemble de tenues issues de l’Elysée. Voisin du musée du Septennat, il est installé sur 1500 mètres carrés dans l’ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, à l’époque propriété de la famille Buteau-Ravizy, appelé aussi pavillon Sainte-Reine, et acquis en 1967 par la municipalité pour devenir le musée des Arts et Traditions populaires du Morvan. A l’époque, les costumes sont prêtés par monsieur Dardy et on peut aussi y voir des pièces archéologiques, des œuvres d’art et des minéraux. On avait également prévu la reconstitution d’une chaumière, dans les jardins.

La collection présente un potentiel de 5000 pièces et concerne tout ce qui peut être porté : habits, mais aussi accessoires, tels que bourses, tabatières, éventails, cannes, manchons, boutons, destinés à parfaire les toilettes et à les rendre plus précieuses. Tous les âges de la vie sont parcourus par les présentations de tenues, féminines et masculines, de la fin du XVIIIe siècle, jusqu’au milieu du XXe siècle. Toutes les circonstances et les milieux sociaux sont évoqués et mis en valeur par une muséographie particulièrement bien réalisée. Le maître d’œuvre des transformations est l’architecte Fernier.

Depuis l’ouverture du musée le 4 avril 1992, la volonté des responsables de la conservation du patrimoine de la Nièvre est de proposer périodiquement des expositions temporaires sur des thèmes ciblés comme celui du corset, de la tradition hongroise ou celui des poupées Barbie.

Le musée procède encore à certaines acquisitions et reçoit des dons comme les deux robes proposées par mesdames Payen et Lamiraux ou le remarquable landau d’osier du XVIIIe siècle offert par monsieur et madame Plancq. La dernière donation a été faite par madame Gabrielle Guyot et comprend une cinquantaine de vêtements féminins des années 1950-1980. 

Le costume et les hommes

Min-Gazette-No-19-Automne20La présentation des costumes dépasse, évidemment, le simple défilé de pièces remarquables. On comprend vite que le vêtement va au-delà de la simple nécessité que l’homme a eue de se protéger, d’avoir une seconde peau. Il devient « l’habit » ou le costume qui donne une autre image de soi-même et adresse un message à nos semblables. Il devient connivence et complicité pour traduire un pouvoir, une différenciation sociale ou une reconnaissance entre individus de même caste ou de même activité. L’habit peut « faire le moine » et exprimer une personnalité, une extravagance, une révolte ou une provocation. Dans le silence de ce musée, on peut mieux comprendre ce que « costume veut dire », et ceci d’autant mieux qu’il a évolué avec les nécessités du moment et les mentalités de ceux qui l’ont porté.

L’implantation de cette maison dans la capitale du Morvan pourrait laisser entendre qu’elle est réservée au folklore. Si une place est réservée à la tradition, l’essentiel des pièces mises en scène nous projette heureusement vers d’autres sociétés. En conclusion, on peut citer le conservateur du musée de l’époque qui a pu écrire à propos de l’esprit du musée : « Le concept général que j’ai tenu à développer est que le costume et le fait de se vêtir sont des phénomènes de l’unique genre humain. Que s’habiller est un acte culturel et social. Les premiers hommes se vêtaient déjà, et pas seulement pour se protéger du froid… Il n’y a pas d’homme sans société et pas de société sans costume. Aussi, à partir des collections existantes du musée j’ai tenté d’exprimer cette idée qui s’inscrit dans une globalité historique. »

Jules Dardy : Alsacien par les ancêtres de son père et Morvandiau par sa mère, le petit Jules naît à Château- Chinon en 1911. Il passe son enfance entre l’atelier de menuiserie où son père, amateur d’art, restaure aussi des objets anciens, et l’atelier de  couture où, à l’étage, sa mère évolue entre « les odeurs et les crissements d’étoffe », les rubans et les dentelles. Après l’Armistice de 1918, il amasse toute pièce aux formes et aux couleurs insolites, qu’il doit malheureusement abandonner dans le Nord, où ses parents s’étaient installés.

A Paris, il fréquente l’école des Arts décoratifs et produit de nombreuses créations pour tissus, papier peint… Il exerce ses talents de peintre avec bonheur. Il rencontre Maurice Leloir, auteur de “ l’Histoire du Costume ”, et participe à des expositions au Grand Magasin du Louvre en même temps qu’il constitue sa collection. Après la Libération, il séjourne dix ans en Algérie, séduit par la lumière qui l’incite à peindre, à dessiner et à photographier. De retour en métropole, il partage son temps entre Paris et Château-Chinon où il préside le célèbre groupe folklorique des Galvachers dont il va recréer les costumes.

« Rêves d’Orient, sur les traces des marchands : Ouvrage féminin autant que privilège impérial chinois par excellence, les travaux et le commerce de la soie ont aujourd’hui une histoire millénaire. La route qui porte son nom a d’ailleurs constitué l’unique fil reliant Orient et Occident jusqu’à sa disparition progressive à la fin du XVe siècle. Relayé par les armateurs occidentaux, ce vecteur à lecture croisée où voisinent diplomatie, commerce, philosophie et religion, a permis d’entretenir les imaginaires créatifs respectifs. Au fil de la soie, trois espaces pour découvrir au musée du costume de mi-juin à mi-novembre les objets de la soie et de ses travaux, ceux des enjeux et de l’épopée marchande, enfin, ceux des rêves d’Orient du monde occidental. » Exposition temporaire, du 16 juin au 5 novembre 2006.

Texte Conservation des Musées et du Patrimoine de la Nièvre

http://www.ot-chateauchinon.com/index.php?/fr/Musees/musee-du-costume.html

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L’IMPRIMERIE EN EUROPE AUX XVe ET XVIe SIÈCLES

Posté par francesca7 le 1 novembre 2013


Les premières productions typographiques

et les premiers imprimeurs.

~*~

En dehors de l’intérêt que présente cet opuscule à tous ceux qui s’intéressent aux débuts de l’imprimerie, il offre une particularité curieuse qui réside dans sa confection même.

Depuis plus de quatre siècles la composition typographique a toujours été exécutée à la main. Ce qui faisait dire souvent à ceux qui ont discouru des choses de l’imprimerie que la typographie, en ce qui concerne spécialement la composition, était restée dans les limites que lui avaient assignées Gutenberg, Fust et Schœffer.
L'IMPRIMERIE EN EUROPE AUX XVe ET XVIe SIÈCLES dans Alpes Haute Provence yriarte02
Il était réservé au XIXe siècle – et les tentatives premières qui remontent presque au début de ce siècle se sont formulées plus nettement et ont abouti à de sérieux résultats dans ces vingt dernières années de donner une formule nouvelle à la composition typographique.

Jusqu’à cette heure le progrès le plus réel qui ait été réalisé dans la composition mécanique semble dû à la Linotype (machine qui compose, espace, justifie, fond et distribue), dont l’idée première appartient à James C. Cléphane, typographe à Washington et qui a été perfectionnée à la suite d’incessantes et patientes recherches par Mergenthaler.

La Linotype, véritable merveille de mécanisme, est appelée dans un prochain avenir à prendre dans l’imprimerie la place importante que lui assignent, dans notre siècle de vapeur et d’électricité, la rapidité de travail qu’elle donne et l’économie de temps et d’argent qu’elle permet de réaliser.

L’Imprimerie en Europe aux XVe et XVIe siècles a été, sauf les premières pages, entièrement composé par la Linotype, et la composition a été exécutée par un seul ouvrier en une journée de 10 heures.

C’est l’un des premiers travaux qui aient été exécutés en France, à l’aide de la Linotype. Les imperfections matérielles qu’on pourra rencontrer dans cet ouvrage sont inséparables des premiers essais. Mais déjà les résultats s’améliorent et sont de nature à satisfaire les esprits les plus rebelles.

En publiant ces notes chronologiques, nous devions au lecteur quelques éclaircissements sur la confection matérielle du volume et dégager ce point spécial qu’un ouvrage relatant les labeurs accomplis patiemment et péniblement par la main des ancêtres typographiques, il y a quatre siècles et plus, est aujourd’hui mis à jour presque automatiquement, grâce aux combinaisons ingénieuses et multiples d’une machine à composer.

AVANT-PROPOS
Le relevé chronologique des premières productions de la typographie en Europe et des noms des imprimeurs qui, les premiers, ont exercé l’art d’imprimer depuis Gutenberg (XVe siècle) jusqu’à la fin du XVIe siècle, nous semble devoir offrir quelqu’intérêt aux érudits et aux amateurs bibliographes.

Des monographies spéciales à certains pays ont été publiées et contiennent des indications plus ou moins étendues sur les origines de l’imprimerie dans telle ou telle partie de l’Europe, dans telle ou telle ville.

Mais nous ne pensons pas qu’un travail d’ensemble présentant les noms des premiers typographes en Europe et les titres des premiers ouvrages qui virent le jour du XVe au XVIe siècle ait été publié jusqu’ici.

Nous aidant des renseignements divers empruntés aux historiens de l’imprimerie, aux bibliographes, aux manuels et catalogues les plus complets, nous avons dressé un relevé aussi précis que possible, nous attachant à la reproduction fidèle des titres des ouvrages, dans leur orthographie souvent bizarre, complétant ces indications sommaires par des notes intéressantes touchant l’histoire de l’imprimerie.

Nous souhaitons que l’aridité apparente de ce travail qui nous a demandé de patientes recherches soit excusée et que ce modeste essai soit accueilli avec une indulgente faveur.
L. D.

FRANCE
________

220px-Buchdruck-15-jahrhundert_1 dans Ariège
ABBEVILLE (Somme), 1486.

L’imprimerie est exercée dans cette ville dès cette date. Jehan Dupré, l’illustre typographe parisien qui imprimait le « Missale » de 1481 confie à un artisan d’Abbeville, Pierre Gérard, les caractères et le matériel nécessaires a l’établissement d’une imprimerie considérable. Premier livre imprimé la « Somme rurale», complétée par Jeban Boutillier.

AGDE (Hérault), 1510.

Le premier livre paru dans cette ville, « Breviarium ad usum beatissimi protomartyris Agathi Diocaesis patroni », a été imprimé par Jehan Belon, qui avait également des presses à Valence en Dauphiné, sa patrie.

AGEN (Lot-et-Garonne), 1545.

On attribue l’introduction de l’imprimerie dans cette ville et l’impression du premier ouvrage à Antoine Reboul, qui fit paraître à cette date un ouvrage du célèbre César Frégose, devenu évêque d’Agen en 1550 : « Canti XI de le Lodi de la S. Lucretia Gonzaga di Gazuolo », etc.

AIX (Bouches-du-Rhône), 1552.

Le premier livre imprimé est un « Règlement des advocats, procureurs et greffiers et des troubles de cour », etc., par François Guérin. L’imprimeur est probablement Pierre Rest, ou Roux, bien que des privilèges aient été accordés en 1539 et 1545, aux libraires d’Aix, par François Ier, et que l’imprimeur de Lyon, Antoine Vincent, ait obtenu la permission pour trois ans (1536-39) d’imprimer les Ordonnances du pays de Provence.

ALBI (Tarn), 1529.

Le premier livre imprimé à cette date dans la quatrième des cités de l’ancienne Aquitaine est : « Sensuyt la vie et légende de madame saincte Febronie, vierge et martyre ». Le présent livre faict imprimer par Pierres Rossignol, marchât et bourgioys Dalby.

ALENÇON (Orne), 1530.

Le premier livre connu, « Sommaire de toute médecine et chirurgie », par Jean Gouevrot, vicomte du Perche, sort des presses de maistre Simon du Bois. A la fin du XVIe siècle et pendant tout le XVIIIe, une famille d’un nom très connu, les Malassis, fournit de nombreux imprimeurs à Alençon.

ANGERS (Maine-et-Loire), 1476.

C’est la cinquième ville de France dans laquelle ait pénétré l’imprimerie. Le premier ouvrage imprimé est la « Rhetorica nova » de Cicéron, qui dispute la priorité au « Coustumier d’Anjou », le plus ancien Coutumier français que l’on connaisse. La « Rhétorique » porte à la fin : « Audegani per Johanem de Turre atque Morelli impressores. »

ANGOULÈME (Charente), 1491.

Tous les bibliographes font remonter à cette date l’introduction de l’imprimerie dans cette ville par la publication de cet ouvrage : « Auctores octo Continentes libros videlicet », etc. etc. Le nom de l’imprimeur est inconnu. Au XVIe siècle, il faut citer parmi les imprimeurs la famille des Minières.

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Château Chinon en Morvan (nièvre)

Posté par francesca7 le 29 octobre 2013

Château Chinon en Morvan (nièvre) dans Nièvre 220px-plan_de_chateau-chinon_au_xviiie_siecle

La capitale du Morvan se développe sur un site privilégié. Du haut de sa colline, forteresse naturelle facile à défendre, Château-chinon fut successivement oppidum gaulois, camp romain, monastère, siège d’un château féodal et fief d’un maire future président de la république ; combats, siège en règle, hauts faits d’armes et soirées d’élections font valoir à la cité le devise. « Petite vile, grand renom ».

A l’époque celtique des Eduens, le nom du site évoquait une « cime blanche ». Au 12è siècle, le château Castro Canino donna son nom à la ville. 2 502 Château-Chinonais dont on ne présente plus leur ancien député-maire François Mitterrand à qui ils doivent le fameux musée du Septennat.

220px-Chateau-Chinon_-_Musee_du_Septennat_-_37 dans VILLAGES de FRANCEAu Musée du Septennat – Situé au sommet de la vieille ville, il occupe un ancien couvent de clarisses (18è siècle) et rassemble les cadeaux protocolaires reçus par François Mitterrand (maire de Château-Chinon entre 1959 et 1981) en sa qualité de chef d’état. Les collections se répartissent sur quatre étages et selon les deux septennats. La variété des cadeaux est extrême ; des vestiges archéologiques (Hydrie à figures rouges offerte par Caramanlis) côtoient les productions artistiques de maisons prestigieuses ou d’artisans locaux (Défense sculptée ajourée du Togo). Les plus richement décorés viennent souvent d’Arabie ou des Emirats qui privilégient la joaillerie (maquette d’un Boutre avec voile en or et Palmier d’or ciselé). Les arts orientaux sont représentés par de somptueuses pièces de mobilier et des objets finement travaillés. (Vases de laque du Vietnam).

Musée du Costume – Installé dans l’ancien hôtel du 18ème siècle, de Buteau-Ravisy, le musée présente une importante collection de costumes français, essentiellement du 18è siècle au 20è siècle, en particulier du Second Empire. Il expose également des accessoires de mode et de toilette, dentelles, bourses, éventails, des gravures et revues de mode anciennes, des tissus d’ameublement. Reconstitution d’une cellule de visitandine. Chaque année est organisée une exposition sur le thème de la mode ou des arts textiles.

220px-Chateau-Chinon_-_3_croixSe promener au Panorama du Calvaire : Du square d’Aligre, monter à pied. Le Calvaire (609 m d’altitude), constitué par trois croix de pierre ; est érigé à l’emplacement d’un oppidum gaulois et sur les vestiges d’un ancien château fort. Le prnorama circulaire est admirable (table d’orientation). On a une vue d’ensemble sur Château-Chinon et ses toits d’ardoise, au loin sur les croupes boisées du Morvan. Les deux sommets, le Haut Folin (901 m) et le mont Prémeley (855 m) apparaissent au Sued-Est. Au pied de la colline, la vallée de l’Yonne s’ouvre à l’Est, tandis qu’à l’Ouest, dominant le bassin supérieur du Veyrnon, la vue se prolonge au-delà du Bazois jusqu’au Val de Loire.

Une route, à flanc de coteau, fait le tour de la butte. Partir du faubourg de Partis et revenir par la rue du Château.

Le Vieux Château-Chinon – De la porte Notre Dame, reste d’un rempart édifié au 15è siècle, il est agréable d’arpenter les ruelles au cachet médiéval, en particulier le week-end, lorsqu’elles sont très animées. Ceux qui préfèrent les réalisations modernes peuvent aller voir la Fontaine monumentale située face à la marie, composée de sculptures indépendantes articulées, dues au couple Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle ainsi que le quartier des Gargouillats autour du collège, aux bâtiments conçus avec des matériaux traditionnels mais dans un style futuriste.

Histoire : Dès le deuxième siècle on a des preuves certaines de l’existence d’un poste militaire sur le Château et certains auteurs prétendent qu’il s’est formé autour de ce poste un municipe gallo-romain indépendant, berceau de la ville actuelle. Rien ne vient infirmer cette thèse, car la terre de Château-Chinon appartenait jusqu’au XIIe siècle à l’Evêché d’Autun et dans leurs multiples discussions avec leurs seigneurs, les habitants de Château-Chinon se sont toujours dits « êtres libres et de franche condition ». Charles le Téméraire voulant les assujettir à la Taille et à la Main morte, ils défendirent la ville qui, en représailles, fut brûlée et démantelée en 1460. Les archives municipales ayant été brûlées en 1693, on ne possède aucun document certain sur cette thèse qui, pour avoir été ainsi affirmée au péril de la cité, devait reposer sur des bases certaines à cette époque.

Le premier seigneur connu est SEGUIN. Baron de Château-Chinon et de Lormes à la fin du XIe siècle. En 1329, la seigneurie est érigée en comté. Elle avait alors 95 Fiefs nobles avec haute justice et 110 Fiefs ruraux, ses seigneurs appartenaient à de puissantes familles, de Mello, de Bourbon, de Bourgogne, d’Autriche, de Savoie-Carignan et ne relevaient que du Roi; l’Election avait son budget particulier; celui de 1762, signé de Louis XV, s’élevait à 50 133 livres 16 sols et 8 deniers. La justice était rendue au nom du comte par le baillage seigneurial créé par lettres patentes en 1395 et situé dans la maison dont le porche est encore existant au dessus de la rue du Centre; les appels de ses sentences, qui pouvaient aller jusqu’à la peine de mort, étaient portés devant le baillage royal de Saint-Pierre-le-Moutier.

Château-Chinon était une ville fortifiée, close de « haultes et puissantes murailles » dont il ne reste plus que la Porte Notre-Dame et les deux tours sur la place du même nom. Elle fut assiégée et brûlée bien des fois au cours des siècles, mais elle conserva toujours son indépendance et ce n’est que le 19 nivôse de l’An III qu’elle fut rattachée à la France et la seigneurie confisquée au profit de la Nation.

 

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A Clamecy dans la Nièvre

Posté par francesca7 le 26 septembre 2013

A Clamecy dans la Nièvre dans MUSEES de FRANCE images2

Clamecy est situé au coeur du joli pays des Vaux d’YONNE, véritable charnière entre le Morvan, le Nivernais et la basse Bourgogne. La vieille ville domine le confluent de l’Yonne et du Beuvron. Aménagements d’une plage sur l’Yonne, tourisme nautique et activités culturelles variées font de cette cité une station d’intérêt.

Le nom de Clamecy – Les sources de l’appellation ne sont pas très claires : il peut s’agir d’un personnage gallo-romain ; Clamicius ou d’un rapport un peu enterré avec la racine klam, « pierre ». A tout prendre, il suffit d’apprécier les suaves sonorités du vocable.

Les Clamecycois répartis entre « l’Yonne promeneuse et le Beuvron baguenaudant » (R.Rolland).

A découvrir : Bûches perdues et évêché retrouvé – On comprend mal l’existence d’un évêché à Clamecy, compte tenu de l’importance des évêchés voisins, Auxerre, Nevers et Autun. Il faut remonter aux Croisades pour en avoir l’explication. Parti pour la Palestine en 1167, Guillaume IV de Nevers y contracta la peste et mourut à St Jean d’Acre en 1168. dans son testament, il demandait à être enterré à Bethléem et léguait à l’évêché de ce lieu un de ses biens de Clamecy, l’hôpital de Pantemor, à condition que celui-ci serve de refuge aux évêques de Bethléem, au cas où la Palestine tomberait aux mains des infidèles. Lorsque s’effondra le royaume latin de Jérusalem, l’évêque de Bethléem vint se réfugier à Clamecy dans le domaine légué par le comte. De 1225 à la Révolution, cinquante évêques in partibus se succédèrent ainsi.

Le flottage à bûches perdues – Ce mode de transport du bois, qui remonte au 16è siècle, a fait la fortune pendant près de trois siècles, du port de Clamecy. Les bûches, coupées dans les forêts du haut Morvan, étaient empilées sur le bord des rivières et marquées suivant les propriétaires. Au jour dit, on ouvrait les barrages retenant l’eau des rivières et non jetait les bûches dans « le flot » qui les emportait en vrac vers Clamecy. C’était le flottage à « bûches perdues ». Le long des rives, des manœuvres régularisaient la descente et à l’arrivée des barrages arrêtaient le vois, c’était le « tricage ». A l’époque des hautes eaux, les bûches étaient assemblées et formaient d’immenses radeaux appelés « trains » qui descendaient par l’Yonne et la Seine jusqu’à Paris, afin d’être utilisés pour le chauffage. Dès la création du canal du Nivernais, on préféra à ce mode de transport celui par péniches. Le dernier flot à bûches perdues eu lieu en 1923.

Au xviie siècle, de nouvelles communautés religieuses s’installent à Clamecy : les Récollets, dont l’église est consacrée en 1636, puis les sœurs de la Providence.

La Révolution est bien accueillie à Clamecy. La ville est cependant agitée par une émeute de flotteurs au printemps de 1792. Fouché vient à Clamecy du 15 au 17 août 1793 ; il y poursuit notamment l’entreprise de déchristianisation. Clamecy connaît la Terreur, avec son lot d’arrestations arbitraires et plusieurs exécutions. En 1800, la ville devient siège d’une sous-préfecture, d’un tribunal de première instance et d’une justice de paix. En 1815, la ville subit l’occupation étrangère.

Au cours du xixe siècle, l’activité du flottage du bois diminue progressivement, concurrencée par l’usage du charbon. Aussi les flotteurs de Clamecy provoquent-ils régulièrement des grèves. On suppose que les flotteurs, qui conduisaient leurs trains de bois à Paris, ramenaient à Clamecy les idées politiques de la capitale. Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte fait le coup d’État du 2 décembre 1851, une partie des Clamecycois, assistés par des habitants des communes environnantes, provoque du 5 au 7 décembre une insurrection, qui fait plusieurs morts. La révolte est durement réprimée par le pouvoir et quantité d’émeutiers sont condamnés à la prison ou à la déportation.

Sous le Second Empire est menée une politique de travaux, avec la construction d’un palais de justice et d’un nouvel hôtel de ville, comportant une halle, de 1859 à 1860. La ligne de chemin de fer de Clamecy à Auxerre est inaugurée en 1870. Au début de la Troisième République, en 1876, est fondée une société savante, la Société Scientifique et Artistique. La même année est créé un musée. L’activité du flottage s’achève, avec le départ du dernier demi train de bois pour Paris en 1876. Le dernier flot de bûches est lancé en 1923. Au début du xxe siècle, les travaux d’embellissement se poursuivent, avec le comblement d’un bras du canal, source d’insalubrité, à l’emplacement duquel est tracée l’avenue de la République. L’immeuble de la caisse d’épargne est bâti à partir de 1907. Plus de deux cents Clamecycois meurent pendant la Première Guerre mondiale, ce qui creuse un déclin démographique déjà amorcé depuis le début du xxe siècle. La ville regagne cependant des habitants dans les années 1920 et 1930. Une nouvelle faïencerie est créée. L’église Notre-Dame-de-Bethléem est construite en béton armé de 1926 à 1927. La Société des Produits Chimiques de Clamecy, qui a succédé en 1927 à l’usine de carbonisation du bois, est alors un employeur important.

Le 16 juin 1940, Clamecy est occupé par l’armée allemande, qui reste jusqu’à la libération de la ville le 19 août 1944. Le 18 juin 1940, la commune est le théâtre d’un des crimes racistes de l’Occupant : quarante et un prisonniers de guerre, appartenant aux régiments de tirailleurs africains, sont exécutés après que l’un d’eux ait attaqué un officier allemand. Un quarante-deuxième, blessé, s’échappe mais est repris et exécuté plusieurs jours après. Deux autres tirailleurs sont fusillés par les Allemands à Clamecy, à La Rochette, en juillet.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’administration municipale connaît une certaine stabilité, avec notamment le mandat du docteur Pierre Barbier (1959-1977), et surtout celui de Bernard Bardin, qui dure trente et un ans, de 1977 à 2008. Dans les années 1950 et jusqu’à la fin des années 1960, la Société des Produits Chimiques de Clamecy emploie six cents ouvriers et constitue une sorte de ville dans la vill5. Clamecy connaît une certaine reprise démographique dans les années 1970. L’un de ses enfants, Alain Colas, se fait connaître mondialement grâce à ses navigations. La ville se dote d’une salle polyvalente et d’équipements sportifs. Elle maintient sa tradition culturelle et patrimoniale. Un secteur sauvegardé, reconnaissant la valeur du centre ancien, est créé en 1985. Cependant, l’absence de grande industrie contribue à une érosion démographique, qui a notamment pour conséquence la fermeture, en 2008, de la maternité de Clamecy.

Illustration.Alors que des moyens de transport de bois plus traditionnels (péniches sur le canal du Nivernais, rail), ainsi que l’usage du charbon faisaient péricliter le flottage, l’industrie de transformation du bois est apparue à la fin du xixe siècle, le 1er juillet 1894. La Société des Produits Chimiques de Clamecy (SPCC) a eu une activité importante de carbonisation du bois et d’exploitation des produits chimiques dérivés. Elle employait près de mille personnes dans les années 1950. À partir des années 1960, la concurrence du pétrole condamna rapidement le procédé (comme pour sa voisine, l’usine Lambiotte de Prémery). Dans l’ancienne usine de Clamecy reste actuellement un établissement de chimie de spécialité, nettement plus modeste et intégré au groupe international Rhodia.

L’agroalimentaire, avec l’usine des pains Jacquet, constitue aujourd’hui l’essentiel de l’activité industrielle locale.

Une faïencerie a été fondée à Clamecy sous la Révolution et a fonctionné jusqu’en 1888. Une nouvelle faïencerie a été créée après la Première Guerre mondiale par André Duquénelle. Elle a été dirigée successivement par Roger Colas, père du navigateur Alain Colas, puis par Jean-François Colas, et maintenant par Alexandre Colas. Elle s’est spécialisée dans la telechargement2 dans Nièvreproduction très élaborée de fèves de galettes des rois.

En se promenant dans Clamecy – Les maisons anciennes. Partir de la place du 19 août (parking), sur le parvis de la collégiale, suivre la rue de la Tour, la rue Bourgeoise ; prendre à droite la rue romain-Rolland, puis la rue de la Monnaie (Maison du Tisserand et maison du St accroupi). Par la rue du Grand-Marché, puis la place du Général-Sanglé-Ferrière, rejoindre la place du départ.

Du quai des Moulins de la Ville, jolie vue sur les maisons qui dominent le bief.

Du qui du Beuvron, on découvre le pittoresque quai des Iles.

Du pont de Bethléem qui porte une statue élevée en souvenir des « flotteurs », vue d’ensemble sur la ville et les quais.

En amont, à la pointe de la chaussée séparant la rivière d’un canal, s’élève telle une figure de proue, le buste en bronze de Jean Rouvet, marchand de bois à Paris, l’inventeur du « flottage ».

Une grande statue en bronze de César, L’HOMME DU FUTUR, érigée en 1987

A visiter : l’Eglise Saint Martin – Elle a été édifiée de la fin du 12ème siècle, au début du 16ème (pour la tour). Sur les voussures du portail (mutilées à la Révolution) sont représentés des épisodes de la vie de Saint Martin. A l’intérieur, remarquer le plan rectangulaire et le déambulatoire carré, typiquement bourguignon. Un faux jubé a été construit par Viollet le Duc afin de contenir le fléchissement d’un pilier gauche chœur.

A CLAMECY : UN MUSEE – Musée d’art et d’histoire Romain-Rolland ; Situé dans l’ancien hôtel du duc de Bellegarde (l’entrée vaste et moderne fait croire à un musée national), il abrite des tableaux de l’école française et de maîtres hollandais, de belles faïences de Nevers et Rouen, avec des assiettes révolutionnaires, ainsi qu’une collection archéologique. Une salle est consacrée à l’histoire du flottage des bois ; une autre expose les œuvres de Charles Loups (1892-1962), célèbre affichiste de l’entre-deux guerres qui vécut à Chevroches. Le centre cultuel Romain-Rolland présente dans l’hôtel More de Tannerre (1601) des objets personnels de l’écrivain et différentes éditions de ses œuvres. Dans les caves, expositions temporaires d’art contemporain.

 

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