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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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LA CITADELLE, UN PATRIMOINE VIVANT

Posté par francesca7 le 7 mars 2016

 

 

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Une première mention écrite de la ville est Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Vesentionem au Ier siècle avant Jésus-Christ, Visontione par Ausone et Besantionem IVe siècle par Ammien Marcellin. On a également retrouvé sur un portique dans la ville une inscription latine dédiée au dieu Mar(tis) Veso[nti(i), divinité topique associée au site comme cela était fréquent chez les Gaulois. Le nom de la ville signifiait donc « le domaine du (dieu) Vesontios » d’après Delamarre. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243.

Les recherches sur le sens du nom Vesontio/Vesontios ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. On a évoqué une racine préceltique *ves- associée à l’idée de hauteur et que l’on retrouverait notamment dans les noms du Vésuve et du Mont Viso, mais les toponymes basés sur cette racine sont très rares en France. Il convient probablement de relier le nom du dieu Vesontios à la rivière et à son méandre si caractéristique entourant presque complètement la ville (cf. la divinité fluviale représentée sur la Porte Noire): Jacques Lacroix propose la racine gauloise *ves-, de la racine indo-européenne *veis signifiant courber, tourner, enrouler, tandis que Pierre-Henri Billy évoque un autre sens de la même racine *veis: couler, s’écouler.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparaît dans un écrit de 821, n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance…

À la Belle Époque, alors que la ville connaît une intense activité thermale, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

La ville de Besançon jouit d’une situation privilégiée sur l’axe structurant européen dit « Rhin-Rhône », voie de communication entre mer du Nord et Méditerranée, l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d’élevage du massif du Jura et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises. La ville est placée sur le front externe du massif jurassien, dans la zone des faisceaux externes ; Besançon étant situé entre deux faisceaux, les faisceaux des Avant-Monts au nord et le faisceau bisontin au sud.

Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs, dans la vallée du Doubs. Elle est distante d’environ 90 kilomètres de Dijon en Bourgogne, de Lausanne en Suisse et de Belfort aux portes de l’Alsace et de l’Allemagne. Sa distance avec la capitale nationale, Paris, est de 327 kilomètres à vol d’oiseau pour un cap de 304 °. Il est à remarquer également que Besançon se situe presque exactement au milieu d’un segment Lyon-Strasbourg, chacune de ces villes étant distante de 190 kilomètres environ.

Sa citadelle

Immanquable, dominant la vieille ville de Besançon de toute sa hauteur, la citadelle de Besançon, classée au Patrimoine de l’Unesco, emplit le méandre du Doubs. Dès 1668, Vauban avait repéré ce rocher défendu par la boucle accusée de la rivière. Étendue sur 11 hectares, la citadelle est considérée comme son chef d’œuvre. « Dites-moi, Vauban, votre citadelle est-elle en or ? », se moquait Louis XIV, au coût de son édification… Des kilomètres de remparts aménagés permettent une vision globale de la ville. Transformée en « patrimoine vivant », cette citadelle incontournable, se visite par le circuit de remparts, trois musées et un jardin zoologique, avec deux restaurants sympathiques pour vous soutenir. Une bonne  journée en perspective ! Mettez donc vos chaussures les plus confortables pour monter par les vieux quartiers, jusqu’à la première des trois enceintes.

La mémoire militaire de la citadelle est fort bien évoquée dans Patrimoinedefrance.fr (cf. La nouvelle vie des citadelles, par F. Lutz). Nous la complèterons en suggérant la visite de la Communication 110 qui relie sur 127 m les deux premières enceintes (tlj en été à 15 h). Ce tunnel camouflé en souterrain vient d’être restauré. On remarquera sur le seuil, l’utilisation d’une pierre tombale de la cathédrale. Dans la première cour, le musée Comtois expose sur deux niveaux une partie des collections de l’abbé Jeanneret. Des plaques de cheminées anciennes évoquent les fonderies locales, en reprenant les armes de la ville et ses deux colonnes romaines. Les marionnettes, tel Barbizier, célèbrent les personnages des crèches comtoises où le peuple aimait à  caricaturer les notables locaux.

Grimpez, grimpez vers les remparts pour photographier de tous côtés le panorama sur le Doubs et les toits de tuile de la vieille ville. Tours du Roi et de la Reine surmontées de fleurs de lys et échauguettes mènent au jardin zoologique aménagé dans les douves. Le seigneur Tigre de Sibérie vous regarde dédaigneusement du haut de son escalier tandis que les lions dorment, l’œil grand ouvert.

Redescendez vers les galeries du Muséum, avec aquarium, insectarium et noctarium où dansent les souris… Face au puits Vauban activé par une roue où les hommes faisaient office d’écureuils, le musée de la Résistance et son importante documentation inspirent le respect et le recueillement. Le projet d’une nouvelle muséologie est à l’étude. L’espace Vauban complète la visite, sans manquer, à l’entrée de la citadelle, sa statue debout sur une carte de France marquée de ses quarante fortifications. Vous serez étonnés par leur nombre et par leur emplacement.

 

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Besançon est classée Ville d’Art et d’Histoire depuis le 14 février 1986 et possède des fortifications inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 7 juillet 2008, au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban créé en 2005 à l’initiative de la ville de Besançon. Le quartier Battant a fait l’objet d’un secteur sauvegardé de 30 hectares en 1964 tandis qu’en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 238 hectares pour la Boucle et les zones d’accompagnement, l’ensemble constituant actuellement le deuxième plus grand secteur sauvegardé de France.

Avec 186 édifices protégés au titre des monuments historiques en 2011, Besançon arrive en douzième position des communes comptant le plus de monuments classés.

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Jura, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Franche-Comté, la belle verte

Posté par francesca7 le 27 octobre 2015

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L’Est de la Franche-Comté est jurassien, l’Ouest flirte avec la Bourgogne, le Nord est vosgien et le Sud presque bressan, le tout est franc-comtois. La Franche-Comté est une région qui se partage entre la sévère beauté des hauts plateaux, des cascades, des rivières et des forêts.

La Franche-Comté, paradis du tourisme vert ! La formule peut paraître sortie d’un dépliant touristique, mais elle colle parfaitement à ces quatre départements dont l’arbre couvre presque la moitié de la superficie. La forêt est omniprésente, et l’on peut se perdre dans des ensembles forestiers parfois très vastes, secrets et profonds. Si le vert tient une place prépondérante en Franche-Comté, le bleu n’est pas en reste, avec 5 350 km de cours d’eau navigables, plus de 80 lacs et quelques milliers d’étangs. On considère l’eau comme un bienfait de la nature. Il ne pleut pas plus qu’ailleurs, mais ici les saisons sont encore plus marquées : les étés sont chauds, les hivers rudes. Ce qui est un atout : lorsque la neige recouvre les montagnes jurassiennes, les skieurs remplacent les randonneurs dans les villages transformés en stations de sports d’hiver à taille humaine. Un pays qui compte tant de fromages au caractère puissant (morbier, comté, mont-d’or, cancoillotte…), de vins charpentés (vin jaune, champlitte ou arbois) et de produits dont le nom seul évoque les saveurs (la montbéliard, la morteau, le jambon de Luxeuil, les cerises de Fougerolles…) mérite qu’on y pose son sac un petit moment.

Des signes d’occupation humaine datant d’environ 700 000 ans ont été retrouvés dans la vallée supérieure de la Saône, le versant sud des Vosges, la Trouée de Belfort, la bordure occidentale et les premiers plateaux du Jura. Ces hommes taillaient des pierres, confectionnaient des armes en silex ou en os et vivaient dans des cavernes. Une dent d’enfant datant de 400 000 ans a également été découverte à Vergranne, près de Baume-les-Dames. Ces découvertes attestent de la présence de l’homme en Franche-Comté au paléolithique inférieur.
Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l’Antiquité. À l’origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par lesFrancs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l’époque, du Royaume de Bourgogne, du Saint-Empire romain germanique, des Etats Bourguignons ou du royaume de France, elle fut une possession des rois d’Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n’est qu’en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d’annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l’époque.

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabiefprincipalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d’Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d’avril à septembre.

Héritière d’une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments- son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font un panorama époustouflant.

Franche-Comté, la belle verte dans Bourgogne 220px-MontbeliardeLe franc-comtois est une langue romane appartenant à la famille des langues d’oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d’un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura et dans le Jura bernois (Suisse) ainsi qu’une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l’ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l’ensemble linguistique « arpitan ».

L’arpitan constitue l’une des trois grandes langues romanes avec l’occitan (langue d’oc) et le groupe des langues d’oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d’oïl et la langue d’oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe trois variantes dialectales parlées dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien, appelé aujourd’hui arpitan comtois, le sauget, et le bressan.

L’arpitan comtois connait depuis 2012 un regain d’intérêt grâce à la sélection de l’artiste salinois Billy Fumey pour la demi-finale du LIET International.

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

Publié dans Bourgogne, Côte d'Or, Jura, Morvan, Nièvre, Saône et Loire, Yonne | Pas de Commentaire »

Les bords du lac de NANTUA

Posté par francesca7 le 11 février 2015

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Une nouvelle fenêtre sur le lac : En accord avec le comité de gestion du site classé du lac, la mairie de Nantua décline sa politique de mise en valeur de cet espace naturel exceptionnel. Dans ce cadre, souhaitant améliorer l’ouverture de la ville sur le lac, elle a récemment fait procéder à l’arrachage de la haie de troènes, située à hauteur du rond-point de l’Europe, à proximité du monument des déportés. Si la vue s’en trouve largement améliorée, l’action a également eu pour conséquence de redécouvrir le magnifique cèdre du Liban, centenaire, situé dans cet espace. 

A l’assaut panoramique des monts d’Ain :  En 1903, Maurice Sonthonnax, un habitant de Nantua, lançait un défi sportif : rejoindre le point culminant du Signal depuis la Place d’Armes en moins de 45 minutes. Un pari gagné puisque c’est finalement en 41 minutes et 23 secondes que le sportif catholard avala les 650 mètres de dénivelé. Découvrant ce récit, Patrick Martel, un passionné d’histoire local et membre du Club Alpin Français (CAF) de Nantua, eu alors l’idée de faire revivre ce challenge à quelques compétiteurs aguerris. Le 9 juin 2013, le CAF de Nantua, avec le concours de la municipalité, organisera donc le «Défi des monts d’Ain», un trail de 4,5 km sur les traces de Marius Sonthonnax, ouvert aux coureurs comme aux randonneurs. Ceux-ci auront le choix entre deux parcours, avec ou sans lacets, pour une pente pouvant atteindre 30 % sur certains passages. L’effort devra donc être soutenu, mais les organisateurs assurent que la course sera conviviale, des animations étant prévues le long du parcours. Renseignements et inscriptions sur http://defidesmontsdain.free.fr/ 

Le Lac de Nantua est souvent cité en France comme un exemple caractéristique de l’influence de l’activité humaine sur l’environnement. Son « état de santé » a été l’objet de préoccupations des pouvoirs publics et des élus locaux depuis qu’y est apparue la tristement célèbre Oscillatoria rubescens. L’ouvrage rend compte d’études menées pendant près de 10 ans concernant essentiellement l’évolution de l’écosystème lacustre en relation avec les activités humaines. Y sont exposées les conséquences du déversement d’eaux usées dans un lac de taille moyenne, les modifications physicochimiques et biologiques consécutives au détournement de ces eaux usées. Il est question enfin d’un essai infructueux d’oxygénation hypolimnique. 

En ce qui concerne Nantua, la tradition décrit un lac autrefois très pur, dont les eaux permettaient « de faire le pain le plus blanc de la région’.’ Mais pendant des années des tanneries ont rejeté leurs eaux usées dans les affluents du lac. Il est donc probable que des rejets organiques polluants ont été abondamment amenés au lac à cette époque ; la teneur, anormalement élevée, en métaux lourds dans les sédiments du lac, 0,16 mg Hg, 3,6 mg Cd et 38 mg Pb par kg de sédiment sec (rapport « Inventaire des lacs » non publié) est au moins en partie un témoin de cette pollution ancienne.

Le Lac de Nantua tel qu’on peut le voir actuellement résulte des grands travaux de 1856 : ces travaux abaissèrent le niveau du lac de plus d’un mètre. Ils ont permis un assainissement des zones marécageuses et l’aménagement de l’esplanade du Lac côté Nantua.

Les zones ainsi dégagées et assainies furent revendues en grande partie à des particuliers en 1869 par la mairie de Nantua en tant que lac non domanial. À l’origine, deux bras du lac ont servi à l’évacuation de ce volume énorme d’eau, un seul demeurant de nos jours, le deuxième étant asséché et comblé.

Poissons : le peuplement de poissons est assez varié : ablette, Gardons, brème, tanche, carpe commune, carpe miroir, carpe écaille, chevesnes, perche, brochet, sandre, lavaret, truite arc-en-ciel, truite fario, truite lacustre.

On observe malheureusement depuis quelques années des perches soleils - Lepomis gibbosus - espèce importée aux conséquences écologiques néfastes sur les alevins de toutes espèces mais sa prolifération semble contenue, voire en régression.

Crustacés : on ne trouve quasiment plus d’ écrevisses indigènes à pattes rouges « astacus astacus » ou alors de petite taille. Elles entrent en concurrence depuis 2013 avec l’écrevisse de Californie « Pacifastacus leniusculus » (Pacifastacus leniusculus). Cette espèce est invasive, sa pêche n’est pas réglementée contrairement à celle de l’écrevisse indigène. Il est interdit de la transporter vivante (sous peine d’amende) pour éviter toute dissémination. La pêche de l’écrevisse indigène est, au contraire, réglementée.

800px-StizostedionLuciopercaAquariumMéduses d’eau douce : à partir de 2010, on a pu observer des méduses d’eau douce (craspedacusta sowerbyi). Cette méduse, importée, est non urticante. Elle n’apparait pas ensuite chaque année mais on peut la considérer désormais comme implantée sous forme de polypes.

Coquillages : il existe un fort peuplement de moules d’eau douce, principalement des dressènes (dressena polymorpha) (image : http://redpath-staff.mcgill.ca/ricciardi/dreissenap.html), plus rarement des Pisidia.

Attention: il ne faut pas consommer les moules d’eau douce car ce sont de véritables pièges à polluants. On observait jusqu’il y a cinq ans quelques colonies d’Anodonta Grandis mais elles ont été progressivement remplacées par les dressènes plus envahissantes et moins sensibles à l’eutrophisation. On n’observe néanmoins plus de gros spécimens (>10 cm) comme certaines personnes ont pu en trouver par le passé, ce qui témoigne d’une forte pollution sédimentaire profonde.

Gastéropodes : principalement du genre Hydrobiidae (concentration maximum vers 10 mètres) et Valvatidae (moins de 3 mètres).

Sangsues : sangsues de petites tailles (Helobdella robusta), qui ne s’attaquent pas à l’homme mais plutôt aux gastéropodes (qu’on peut apercevoir facilement en soulevant une pierre), voire aux poissons.

Le lac de Nantua a la particularité d’être non domanial: les berges et le lit d’un cours d’eau ou d’un lac non domanial appartiennent aux propriétés riveraines. (Source : archive du Bugey – article de P. Domingeon – Travaux de 1859). Certaines parties sont communales, d’autres privées. Il n’y a pas de droit de passage, sauf pour les éventuels accès pour contrôle sanitaire de l’eau.

L’eau d’un lac non domanial reste un bien public collectif qui, en l’occurrence appartient à la commune de Nantua. L’autorité administrative établit et met à jour pour chaque bassin ou groupement de bassins, après avis du comité de bassin, un programme de surveillance de l’état des eaux.

Les bords du lac de NANTUA  dans Jura 220px-Lac_de_NantuaEn 1947, le Comité des Déportés de Nantua décide la réalisation d’un monument à la mémoire des déportés du canton.

L’implantation en bord de lac, choisie pour magnifier l’ensemble et l’isoler de la ville, a été déterminée par le sculpteur et approuvé par les autorités locales. Le 9 octobre 1949, le sculpteur Louis Leygue justifie ce choix :« Lorsque le comité local de Nantua m’a demandé d’étudier un monument à la mémoire des déportés, j’ai pensé à le placer dans le cadre magnifique du lac. J’ai cherché un endroit assez retiré, loin des bruits de la ville, loin des fêtes éventuelles. De plus, j’ai choisi l’endroit où la ligne plongeante des montagnes semble se rencontrer au loin à la surface des eaux. Ce lieu magnifique centre l’attention sur le monument. »

 

Publié dans Jura, LACS DE FRANCE | Pas de Commentaire »

Histoire de cloches pour les Moines

Posté par francesca7 le 11 février 2015

 

La fonderie Charles Obertino - Labergement Sainte Marie est la plus vieille fonderie de cloche de vache en activité de France.

Elle est basée à Labergement Sainte Marie dans le Haut-Doubs depuis 1834 environ. Cette entreprise artisanale, de six employés, produit des cloches de vaches (personnalisées ou non), des cloches souvenirs (personnalisables), des cloches d’appel (de quelques centaines de grammes à la cloche de chapelle pesant 17 kilos).

La technique de production de moulage au sable et le savoir-faire sont traditionnels mais le résultat est de toute première qualité.

La fonderie expose chaque année au Salon de l’Agriculture à Paris et à la Foire Exposition à Besançon.

CLOCHES+CHAPELLES

Plus de renseignements sur la fonderie et la production des cloches :http://monjura.actifforum.com/de-l-artisanat-jurassien-la-petite-industrie-f14/la-fonderie-de-cloches-obertino-labergement-ste-marie-25-t64.htm

Je vous propose quelques photos prises à la fonderie. D’autres sont visibles en cliquant ici.

Les moînes cisterciens de Citeaux ont créer une nouvelle abbaye à Munkeby en Norvège.

Cela fait 500 ans que cet ordre n’avait pas créé de nouvelle fondation. Quatre moines sont partis en Norvége fonder la nouvelle abbaye, début septembre 2009. Ils ont emporté avec eux cette cloche qui rythmera la vie de la nouvelle communauté.

Historique de la cloche :

Cette cloche vient de l’Abbaye de la Grâce Dieu dans le Doubs. C’est une abbaye cistercienne créée en 1139. Des moines ont occupé les lieux sans interruption jusqu’à la Révolution Française. Les bâtiments et l’église furent tranformés en fonderie et forge après l’expulsion des moines.

Ces dernier réoccupèrent l’abbaye dès la fin des années 1830 environ.

En 1929, des religieuses cisterciennes achetent le monastère et font vivre l’abbaye jusqu’en 2009. Elles quittent ce couvent suite à une réorganisation de leur ordre monastique.

Une nouvelle communauté, les Travailleuses Missionnaires, occupent déjà les lieux. Ainsi la vocation religieuse du lieu perdure encore.

Comme partout, chaque déménagement est l’occasion de faire le tri. Trois cloches se trouvaient dans les greniers de l’abbaye sans aucune utilité. Elles ont été mises en vente et j en ai été l’acquéreur. 

La cloche destinée à l’abbaye de Munkeby est la première sur la photo (celle du bas). Les deux autres font partie désormais de ma collection. Ce patrimoine Franc-Comtois reste donc dans la région.

La cloche destinée à la nouvelle fondation a un diamètre de 33 cm. Elle pèse 27 kilos, a été fondue à Besançon par le maître fondeur BEAU.

Elle est en bronze et date probablement des années 1820 ou 1830. De part sa taille et le type de fixation, cette cloche devait servir de cloche d’appel dans le monastère. On imagine aisément qu’elle pouvait se trouver au dessus de la porte d’entrée, ou à un endroit stratégique du monastère pour rythmer la vie des religieux. A noter que l’abbaye possède un clocher avec deux cloches monumentales servant encore actuellement pour les sonneries des heures et des offices.

La cloche avait été suspendue dans le clocher il y a plus de vingt ans dans l’espoir de créer un carillon, mais cela n’a pas abouti. De plus elle ne possèdait pas de battant.

La cloche a été nettoyée car certaines taches disgracieuses se trouvaient dessus. Le bronze se patinera avec le temps. Un battant neuf provenant de la fonderie de cloche OBERTINO à Labergement Sainte Marie dans le Doubs a été installé (Pour la petite histoire, une abbaye cistercienne se trouvait dans cette commune jusqu’à la Révolution)   

La cloche chez les moines :

Dans mon projet, j’ai souhaité que les moines disposent d’un support adapté à la cloche et surtout simple à fixer.

Diverses solutions ont été envisagées. J’ai proposé mon projet à Mr Claude GUINOT, ferronier d’art à MONTEPLAIN dans le Jura (pour la petite histoire, sa maison est une ancienne grange dépendant de l’abbaye cistercienne d’Acey).

Il a conçu un support moderne en forme d’ailes d’ange. C’est une très belle réalisation qui s’adaptera à merveille dans le cadre tout aussi moderne de la nouvelle abbaye.   

La curiosité est à son comble pour les quatres moines qui découvre avec joie, la cloche qui rythmera leur vie en Norvège. C’est une joie également pour eux que cette cloche issue d’une abbaye cistercienne multi-séculaires fasse le lien cistercien avec leur nouvelle fondation. Fin août, la cloche est partie en Norvège en camion avec les bagages des moìnes, ainsi que tout le materiel necessaire au bon fonctionnement de l’abbaye.

Le 12 septembre, les moines sont arrivés à Munkeby.  Un premier bâtiment est déjà construit. Il comporte les logements, la chapelle, une fromagerie. Plus tard d’autres batiments et une église seront construits.

Dès le premier jour, une messe et les vêpres ont été célébrés à Munkeby en présence des représentants des communautés religieuses voisines (il y a des soeurs cisterciennes entre autre), des représentants des autres religions et des autorités locales. La cloche, même si elle n’est pas encore fixée, semble déjà avoir trouvé sa vocation.   

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Quelques liens intéressants :

La nouvelle abbaye possède un site internet très intéressant expliquant le projet de création d’une nouvelle abbaye en Norvège.

Je vous invite à le visiter et à divulguer ce lien autour de vous : http://munkeby.net/francais/index.html

Le site de l’abbaye de Citeaux : cliquez ici

http://www.cloches.org/28.html

Publié dans CLOCHES de FRANCE, Jura, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Cérémonie du Jura d’autrefois

Posté par francesca7 le 28 août 2014

 

 

téléchargement (12)Lorsqu’un garçon a formé le dessein de se marier, un de ses amis se charge des négociations préliminaires. Sous le nom burlesque de Trouille-Bondon, il se rend chez les parents de la fille, où, après avoir fait un éloge pompeux des qualités et de la fortune de son ami, il entend à son tour l’éloge des vertus et des agréments de la jeune personne. Si la démarche a paru présenter quelques chances de succès, les parents se parlent, se visitent, afin de vérifier la vérité des rapports qui ont eu lieu de part et d’autre, et la demande se fait alors solennellement.

Vers la fin du repas du soir, le jeune homme, placé à côté de la jeune fille, lui présente sur une assiette ou dans son verre, un rouleau de pièces d’or ou d’argent, suivant ses ressources pécuniaires. Si elle accepte, elle met les arrhes dans sa poche, telle est sa réponse ; dès cet instant, elle est fiancée, ou du moins elle ne peut plus rompre l’engagement qu’elle a contracté sans rendre le double de la somme reçue.

A la veille de la publications des bans, les futurs distribuent à leurs parents et à leurs amis des dragées ou des beignets. Cette coutume s’appelle donner les fiançailles. Le jour où le contrat est passé, ordinairement la veille de la célébration du mariage, la fiancée réunit chez elle plusieurs amies ; toutes se déguisent et se retirent dans une pièce écartée.

Le futur, ses frères, ses camarades, arrivent, et frappent à la porte de la maison en réclamant une brebis qui leur appartient. On refuse de leur ouvrir, ils insistent, se font introduire, cherchent partout, et renouvellent leur demande à la porte de la chambre où sont retirées les jeunes filles. Un homme enfin se présente aux jeunes gens, et leur affirme qu’aucune brebis étrangère ne s’est introduite dans son troupeau. Afin de prouver ce qu’il avance, il fait défiler, une à une, les jeunes filles devant le prétendu ; celui-ci les fait danser successivement, et s’il ne reconnaît point sa fiancée, il est l’objet des railleries de chacun.

On apporte la robe de noces ; un membre de l’assemblée adresse aux futurs époux une harangue où l’hymen n’est pas ménagé ; on offre à la prétendue un mauvais morceau de pain noir, et ensuite un gâteau et du vin, afin de lui faire comprendre que son nouvel état amène avec lui peines et plaisirs. Enfin l’heure du souper arrive, on se met à table ; les femmes n’y font qu’une courte apparition, mais les hommes y restent bravement la nuit entière à boire et à chanter.

Le lendemain le mariage se célèbre dans la paroisse de la fiancée, qui, la tête ornée d’une couronne de myrte fleuri, se laisse conduire, après quelque résistance, à l’église, au bruit des armes à feu et des instruments de musique. Le père, ou, à son défaut, le plus proche parent de la future, lui donne le bras, et ouvre le cortège ; le prétendu reste en arrière avec les vieillards.

Les amis intimes des deux jeunes gens, sous le nom de garçon franc et de fille franche, s’avancent au premier rang, et sont chargés de faire les honneurs de la noce. Avant d’étendre la chape sur les futurs, le prêtre bénit leur pièce d’or ou d’argent, et leur anneau. Au moment où le marié met le sien au doigt de sa femme, il s’établit une altercation plaisante. Si la jeune fille prétend à la domination dans le ménage, elle s’efforce de repousser au-delà de la seconde phalange la bague que le marié, préoccupé du soin de s’assurer l’empire, cherche à faire glisser le plus loin possible.

La cérémonie terminée, le père de l’époux ramène l’épouse au logis pendant que des cris, des coups de feu, et les sons de la musette, expriment de nouveau la joie du jour.

Lorsque les deux familles ne sont pas du même village, on charge sur des voitures attelées de bœufs couverts de rubans, le mobilier et le trousseau de la mariée. Les femmes s’y placent pêle-mêle avec les meubles, et filent au fuseau pendant la route. Le cortège s’ébranle ; mais si la nouvelle épouse excite des regrets, la jeunesse du pays retarde son départ en embarrassant le chemin qu’elle doit parcourir, et à la sortie du village lui offre un bouquet.

La maison du jeune homme est fermée ; le couple s’y présente, la mère du marié lui jette par les croisées plusieurs poignées de blé, fèves, pois, etc., symbole de la prospérité qu’on lui souhaite. Bientôt la porte s’ouvre, la mère s’avance sur le seuil, et présente à sa brue un verre de vin et un morceau de pain. La jeune femme partage ce présent avec son époux, car tout entre eux va devenir commun ; puis elle est introduite dans la maison. On lui fait subir quelques épreuves ; par exemple, on pose un balai par terre en travers de la porte ; si elle est soigneuse, propre, laborieuse, elle le ramasse, le range, ou, mieux encore, balaie la chambre en présence des spectateurs. On parcourt ensuite toute la maison, ou se remet à table ; le marié n’y prend images (21)point place, mais sert tout le monde ; les honneurs sont réservés pour sa femme.

A la fin du souper, les amis communs se masquent, viennent divertir l’assemblée, et faire leurs compliments au jeune couple. C’est ce qu’on appelle aller à la poule. Il est inutile d’ajouter que la danse est toujours un des divertissements dont on se lasse le moins à pareille fête.

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1833)

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Le Jura inattendu

Posté par francesca7 le 28 août 2014

 

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Le Jura est un département français dont le nom vient du massif montagneux du Jura. C’est un des quatre départements de la région de Franche-Comté. La Plaine jurassienne longe la Bourgogne à l’Ouest, et à l’Est les montagnes séparent le Jura de la Suisse. 

Si le Jura est une palette de paysages, c’est aussi un foisonnement d’activités touristiques. Vous apprendrez à mieux le connaître, à travers ses 14 grands sites incontournables, mais aussi, pour les plus curieux, en partant à la recherche de ses nombreux trésors cachés, qu’ils soient naturels, patrimoniaux, ou culturels. Laissez-vous transporter et vous verrez, la magie opère toujours !

VISITER LE JURA

Des traces de dinosaures de Loulle, aux musées d’art moderne de Dole, de la région des lacs, à la reculée de Baume-les-Messieurs, en passant par le Parc naturel régional du Haut-Jura, le Musée du Jouet, la Maison de la Vache qui rit©, la Grande Saline de Salins-les-Bains classée à l’UNESCO, ou encore le Musée de la Lunette… 

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Le Jura transmet son Histoire, ses valeurs et savoir-faire qui lui ont donné ses lettres de noblesse ! Un patrimoine porté aux yeux du monde par les enfants du pays, que ce soit Rouget de Lisle, Pasteur, Paul-Émile Victor, Marcel Aymé, ou encore Louis Vuitton… Leur vie s’inscrit pleinement dans le paysage jurassien, d’hier et d’aujourd’hui.

 

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Les Mystères du Jura

Posté par francesca7 le 28 août 2014

 

 

téléchargement (11)Après les « Mystères de Saône et Loire », c’est maintenant dans les épaisses forêts du Jura que nous conduit Alain Lequien, à la rencontre de la discrète organisation des Charbonniers, d’étonnantes sorcières et même de loups-garous. L’auteur nous révèle d’étranges histoires, dont certaines, plus contemporaines, mettent en scène des ovnis…

Une relation charnelle avec le diable

Sans émettre de jugement définitif sur les protagonistes et sur l’époque, Alain Lequien revient sur les procès en sorcellerie menés contre des femmes ayant eu de prétendues relations charnelles avec le diable. Excuse grotesque pour justifier l’adultère d’une femme tombée enceinte des œuvres d’un autre que son mari ? A l’époque en tous cas, les procès en sorcellerie examinent ces cas avec le plus grand sérieux, comme celui de Guillemette Joubart, exécutée pour avoir « connu charnellement le démon lorsque celui-ci le lui demanda », acceptant « la demande du démon de se débarrasser de son chapelet en le jetant dans une auge de pourceaux ». Quand on lui demanda si elle n’avait pas peur de devenir ainsi enceinte, elle répondit que « Dieu ne voulait pas le permettre », et raconta, comme d’autres, que « la semence était froide comme glace »…

Le Loup-Garou de Commenailles

Parmi les légendes présentées par Alain Lequien, certaines trouvent leur source dans la naïveté populaire. Ainsi Commemailles, au cœur de la forêt, était réputé pour être la terre de prédilection des loups-garous. Vers le milieu du XIXème siècle, un de ces loups-garous avait pris l’habitude de s’attaquer aux femmes qui traversaient la forêt pour se rendre au marché de Bletterans. C’était certainement un sorcier ou un suppôt de Satan, qui sous l’influence du diable, quittait son logis pour commettre ses méfaits. Il les attaquait, les dévalisait, puis s’enfuyait, ne prononçant aucune parole. Quand une femme était accompagnée, rien ne se produisait, comme si cette protection masculine suffisait à l’empêcher de commettre son forfait. Un jour, le maire décida d’organiser une battue avec les hommes du village. Pour surprendre le loup-garou, ils décidèrent de suivre à distance les femmes allant au marché. Tout à coup, ils entendirent des cris de frayeur. Se précipitant, ils le capturèrent. Bien vite, on s’aperçut qu’il s’agissait d’un homme des bois, bûcheron ou charbonnier, qui était masqué et recouvert d’une peau de bique. Il avoua qu’il avait trouvé ce moyen pour se ravitailler à peu de frais…

Les Charbonniers et les « rites forestiers »

L’auteur revient sur l’histoire de cette « fraternité » d’origine jurassienne, qui a traversé le dernier millénaire. Dès le XIIème siècle, la fabrication du charbon conduit à l’installation, dans la vaste forêt de Chaux, de communautés de 15 à 30 hommes vivant en autarcie : les Charbonniers. Le charbon est une marchandise précieuse vendue notamment aux seigneurs, une véritable « monnaie d’échange » à l’époque. Les Charbonniers forment une sorte de « fraternité du bois », de croyance christique, mais ne fréquentent pas les églises. Au début du XVIIème siècle, au moment de la « ruée vers l’or blanc » (le sel), ils vont se rapprocher des centres de transformation du sel et des hauts fourneaux. Alors, des personnes extérieures à leur corporation vont se rapprocher de ces fraternités du bois, attirées par leur démarche rituelle, leur état d’esprit, et un certain goût pour le secret de ces groupes…

Vers un rapprochement avec la Franc-Maçonnerie

Les Charbonniers connaissent leur apogée avant la Révolution française, et s’ils ont quitté leurs clairières pour « s’embourgeoiser » et se réunissent désormais dans des sortes de temples, ils n’ont cependant pas organisé leur fraternité comme une institution établie, à l’image de la Franc-Maçonnerie. Néanmoins les convergences grandissent, et certains, comme Lafayette, sont à la fois Charbonnier et Franc-Maçon. Les Charbonniers vont bientôt dépasser les frontières de la France, et initier en Italie la création des « Carbonari », mouvement politique pour l’indépendance italienne. A la Restauration, les Carbonari de France essaient en vain de renverser la monarchie. Finalement, avant même la naissance du Second Empire, Napoléon III dissoudra à la fois la fraternité des Charbonniers et les Carbonari. Nombre de Charbonniers rejoignent alors la Franc-Maçonnerie : les gens du bois rejoignent ceux de la pierre. Si les « rites forestiers » paraissent alors bien loin, les Charbonniers ont pu apporter à la Franc-Maçonnerie, outre de nouveaux effectifs, une ouverture enrichissante et la spécificité de leur vision christique.

Un OVNI près de Salins les Bains

images (20)Alain Lequien, dans cette enquête sur les mystères du Jura, nous livre également quelques évènements contemporains, dont ceux liés aux ovnis. Il s’appuie notamment sur les recherches du GEPAN (Groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non-identifiés), qui depuis 1977 répertorie nombre d’incidents, comme cette histoire arrivée en 2005 à ce couple, dans sa voiture, à Marnoz (Jura), en provenance de Salins les Bains : loin devant eux, nos témoins observent un objet qu’ils prennent d’abord pour un avion de ligne voulant atterrir (malgré l’absence d’aéroport à proximité). Deux feux clignotants sont visibles, celui de gauche étant rouge, celui de droite blanc. Le conducteur gare son véhicule quand l’objet passe à leur aplomb, légèrement sur la gauche. Ils constatent alors qu’il s’agit d’un simple tube (dont ils estimèrent la taille à environ 30 mètres de long sur 3 mètres de diamètre), sans aucune aile visible, avançant de travers et semblant se diriger vers le Mont Poupet, en ne faisant aucun bruit. Les témoins descendent de voiture pour continuer l’observation, quand ils aperçoivent, aux 2 extrémités, une lumière blanche « flashante »…


Alain Lequien, « Les Mystères du Jura », éditions De Borée.

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Historique de La région des LACS

Posté par francesca7 le 17 juillet 2014

 

200px-Lac_de_Chalain_-_Fontenu_(Jura)Le nom désigne une zone comprise entre Champagnole, Clairveaux les Lacs et St Laurent en Grandvaux, où sont regroupés de charmants lacs. Chacun d’eux a un caractère propre mais tous donnent la même impression de tranquillité, de repos, d’intimité. L’éclairage des sites et la couleur des lacs donnent leurs meilleurs effets en été au milieu de l’après-midi.

La région des Lacs s’étend sur les plateaux de Champagnole et du Frasnois. Le premier s’achève sur la vallée de l’Ain, appelée ici « Combe d’Ain », par une corniche abrupte. Il est profondément échancré par le lac de Châlain, par la vallée du Hérisson, où s’allongent les lacs de Chambly et du Val, et par la vallée du Drouvenant dans lequel se déversent les deux lacs de Clairvaux. Le petit plateau du Frasnois, situé au pied des hauteurs de la Chaux du Dombief, est plus élevé et accidenté. Six lacs y trouvent place : Vernois, Narlay, Ilay, Grand et Petit Maclu, Bonlieu.

MAUVAIS COMME WEIMAR : Pendant la campagne que Richelieu fait mener en Comté, à partir de 1635, la région des Lacs est dévastée par les troupes suédoises alliées des Français et commandées par Bernard de Saxe-Welmar ; maisons brûlées, moissons coupées en herbe, vignes et arbres fruitiers arrachés. La famine est si terrible qu’on manque de la chair humaine. L’habitant soupçonné de cacher de l’argent est soumis à un supplice terrible ; on lui verse dans le gosier, à plein entonnoir, de l’eau chaude, de l’huile, du purin ; on saut e à pieds joints sur son vente pour chasser le liquide et on recommence l’opération jusqu’à ce qu’il ait dit où se trouve son magot. Des familles entières, que l’on découvre cachées dans des grottes ou des souterrains, sont murées vivantes dans leur refuge. Pendant un siècle survivra l’expression : « Mauvais comme Weimar ».

Toute la province est soumise à la même épreuve. Aussi voit-on un grand nombre de Comtois s’expatrier en Savoie, en suisse, en Italie : 10000 à 12000 se fixent à Rome, en un même quartier. L’église, qu’ils dédient à Saint Claude, fait encore partie des établissements français de la Ville éternelle.

LACUZON, HEROS DE L’INDEPENDANCE : Une des grottes de la vallée du Hérisson, située à proximité du « Grand Saut », s’appelle la grotte Lacuzon. Elle servit d’abri au héros populaire Jean-Claude Prost dit Lacuzon (1607-1681) qui, pendant quarante ans, personnifia l’esprit comtois d’indépendance. Prost, né à Longchaumois, établi commerçant à St Claude, prend les armes dès l’invasion de 1636. Ce n’est pas un guerrier-né. Il tremble au début de chaque combat, et, pour se vaincre, se mord sauvagement. On lui prête cette fore apostrophe « Chair, qu’as-tu peur ? Ne faut-il pas que tu pourrisses ? » qui rappelle le « Tu trembles carcasse… » de Turenne. Son aspect austère, soucieux, lui a valu son surnom de Lacuzon (Cuzon = souci, en patois).

Historique de  La région des LACS   dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceGUERRE DE PARTISANS : La plaine de Bresse, française depuis 1601, est mise en coupe réglée : « Délivrez-nous de la peste et de Lacuzon », prient chaque soir les villageois bressants. Sur les plateaux comtois, c’est la guerre d’escarmouches : colonnes harcelées, convois enlevés. Tous les Suédois capturés sont mis à mort non sans que leur aient été offerts les secours de la religion, car la piété de Lacuzon et de ses compagnons est très vive. Certains de ses stratagèmes sont restés fameux. C’est ainsi que, pur venir à bout d’une place qu’il assiège, Lacuzon y fait entrer un de ses lieutenants, Pille-Muguet, déguisé en capucin. Par ses vitupérations continuelles contre les assaillants et leur chef, le faux moine gagne la confiance des défenseurs, se fait donner les clefs d’une porte et l’ouvre, une nuit, à ses camarades.

La paix de Westphalie (1648), en mettant fin à la guerre de Trente Ans, interrompt l’activité militaire de Lacuzon. Elle reprend quand Louis XIV entre en Comté. Le vieux combattant trouve un émule dans Marquis, curée de St Lupicin, qui mobilise ses paroissiens et guerroie à leur tête. Il célèbre la messe, ses deux pistolets posés sur l’autel, explique au prône les exercices qu’il fait ensuite exécuter sur la place de l’église. Mais la lutte est trop inégale ; les derniers partisans comtois succombent. En 1674, sur le point d’être pris, Lacuzon réussit à échapper et à gagner le Milanais, possession espagnole. Il y meurt, intraitable, sept ans plus tard.

 

 

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LE JURA SUISSE

Posté par francesca7 le 12 juin 2014

 

Le Jura, qui culmine à 1717 m au Crêt de la Neige, en France, se présente en territoire helvétique comme un faisceau de chaînons calcaires vigoureusement plissés s’arquant sur une longueur de 200 km entre la Dôle et le Lâgern . Alors que le Jura s’abaisse, en France du côté de la plaine de la Saône en un gigantesque escalier de plateaux, les dernières rides de massif forment, en Suisse, au-dessus du Plateau ou Moyen-Pays qui s’étendent du Sud-est de la vallée de l’Aar, un rempart continu, s’élevant d’un seul élan à plus de 1000 m d’altitude, face à l’admirable chaîne des Alpes bernoises et au massif du Mont-Blanc. Comme en France, les frais paysages de la montagne jurassienne dévoilent une structure régulièrement plissée, héritée des mouvements de l’écorce terrestre qui ont fait surgir, à l’époque tertiaire, la chaîne des Alpes.

Mais à côté de cette « houle figée » dont les creux et les vagues portent les noms de « vais » et de « monts », il y a encore place du côté helvétique de la frontière pour de hauts plateaux à peine moutonnés, comme celui des Franche Montagnes. Les attaques de l’érosion ont eu pour effet de développer dans ce socle rocheux tout un réseau de coupures, de bassins intérieurs et de dégager, à la grande satisfaction du touriste, des escarpements rocheux souvent inattendus.

La traversée du JURA SUISSE – l’automobiliste venant de France suivra de préférence les itinéraires suivants : Belfort – Delle – Porrentruy – Tavannes – Bienne – St Hippolyte – Maîche – Gournois – Seignelégier – St Imier – Le Chasserai – La Neuve-ville. Morteau – Le Locle – La chaux de Fonds – la Vue des Alpes – Neuchâtel – Pontarlier – Vallorbe – la Dent de Vaulion – Lac de Joux – col du Marchairuz – Nyon…

 

téléchargement (1)

Saignelégier et les Franches-Montagnes

De la Chaux-de-Fonds ou de Bienne, à environ 30 min, le Haut-Plateau des Franches-Montagnes s’offre au voyageur. Dans ce pays des grands espaces, à 1000 m d’altitude, a lieu la rencontre de l’homme et du cheval. C’est aussi un paradis d’activités de plein air : à pied, à cheval, à vélo, sur l’eau, en roulotte, à ski de fond et en raquettes. Patinoire, piscine, manège, tennis offrent des compléments de loisirs par n’importe quel temps.

Delémont et le pays vadais

téléchargementSituée à environ 40 min de Bâle et de Bienne, la capitale du canton du Jura et sa région se targuent d’y vivre l’été jurassien le plus chaud. De plaines en collines, les rivières se sont frayées des chemins en sculptant des gorges magnifiques. A découvrir : quelques particularités régionales mais aussi l’art dans les musées, les galeries et les églises, au profit d’une vieille ville charmante.

Porrentruy et les plaines d’Ajoie

Porrentruy, deuxième ville du Jura, est et reste la capitale historique du canton. A environ 40 min de Belfort et de Mulhouse, sur quelque 300 km2, la région de l’Ajoie repose sur des bas plateaux calcaires jurassiens. Vaste plaine verdoyante qu’on nomme communément le verger du Jura, l’Ajoie offre ses damassiniers et ses vignes, ses grottes ainsi qu’un parc préhistorique, un aérodrome, des circuits en roulotte et des étangs magiques.

Saint-Ursanne et le Clos du Doubs

Au coeur du Jura, à 50 min de Bâle, le Clos du Doubs, en tant que réserve naturelle, se livre entre montagne et rivière. Le Doubs affluent de la Saône, baigne Saint-Ursanne, ancienne petite cité médiévale. C’est le repère d’une histoire prestigieuse aux témoins séculaires tels la Collégiale et le cloître dantant du XIIe. De nombreuses animations estivales, des parcours de canoë-kayak, des balades pédestres, le VTT et la pêche s’offrent au voyageur avide d’art, de culture, de sports aquatiques et terrestres.

Quelques sites et monuments de la région frontière : Le sommet du Passwang (panorama) – Arlesheim (église collégiale ) – Bâle (musée des Beaux-Arts, cathédrale, zoo) – St Ursanne – le Weissenstein (panorama)  – corniche du Jura – Soleure (ville ancienne, cathédrale) – abbaye de Bellelay – Gorges du Pichoux – Bienne (ville ancienne) – Le Chassral – La Chaux de fonds ( musée de l’Horlogerie) – Vue des Alpes – Tête de Ran – Neuchâtel (ville ancienne, collégiale) – le Chasseron – Ste Croix les Rasses (site) – Mont de Baulmes – Grandson (château) – Romainmôtier (église) – la Dent de Vaulion – Nyon – la Dole – Coppet.

 

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En contrée du Pays de GEX

Posté par francesca7 le 12 juin 2014

 

située sur la rive gauche du Journan, GEX est un bon lieu de séjour en altitude moyenne (628m), à proximité de la haute montagne et au voisinage de Genève. De la place Gambetta, en terrasse, on découvre le Mont Blanc.

 220px-Bogat_602_-_GEX_-_Place_du_Pont_(La_Faucille)_-_Station_du_Tramway_Gex,_Ferney-Voltaire,_Genève

Le pays de GEX : Le débouché du col de la Faucille fut commandé de bonne heure par un château fort autour duquel s’éleva Gex. La ville devin le siège du gouvernement d’une petite principauté, dépendant de la Savoie, rattachée à la France en 1601. Ce curieux petit coin de terre est limité au Nord et à l’Est par la Suisse, à l’Ouest par la grande chaine du Jura, au Sud par le Rhône. Séparé du reste de la France par la montagne, il a pendant plus de 150 ans soumis à un régime douanier spécial.

Appartenant géographiquement à la banlieue de Genève, le Pays de Gex avait tout son commerce tourné vers la Suisse. Au 18ème siècle, Voltaire installé à Ferney, obtient du roi Louis XVI que le tabac et le sel entrent en franchise de Suisse dans le pays de Gex. C’est de là que vient le nom de « zone franche » donné à la région. A la Révolution, la région est incluse dans le département du Léman. Mais les traités de 1815 ramènent la frontière vers le Jura, confirment et étendant la franchise douanière : aucun droit français ne doit être perçu sur les marchandises suisses destinées au Pays de Gex. Le traité de Versailles de 1919 annule ceux de 1815, touchant la zone franche, mais il ne précise pas nettement le nouveau régime. La Franc e supprime le privilège douanier. Un différend naît alors avec la Suisses, tranché en 1932 par la Cour de La Haye, qui rétablit la zone franche. Cette franchise ne concerne que les habitants du pays, mais s’applique à tous les produits de provenance étrangère.

Au xviiie siècle, la ville dépasse les 2 000 habitants. Son développement continuera au xixe siècle grâce à une activité agricole soutenue, avec des foires et des marchés. Un tramway existait.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gex voit le passage de Klaus Barbie nommé alors chef de la sécurité. Pendant quelques mois, il se sert de Gex comme base arrière pour mener une mission d’espionnage en Suisse. Gex est libérée le 21 août 1945, quelques coups de feu sont échangés entre les Allemands qui fuient et la 5ème DBarrivant de Provence.

À partir de 1952 Gex développe son tourisme d’hiver grâce à la station de Mijoux-La Faucille, accessible par le col de la Faucille. L’arrivée de nombreux travailleurs frontaliers et du CERN transforme la ville, provoquant avec la création de nouveaux quartiers. Un centre historique, avec des maisons des XVe et XVIe siècles, et une église, rénovée au xixe siècle, ont été conservés.

Aujourd’hui, une partie importante de sa population est frontalière et travaille en Suisse, notamment dans le secteur tertiaire.

  • La « Fête de l’Oiseau », dont l’origine remonte au Moyen Âge, se déroule du vendredi au lundi  du week-end de la Trinité (ou exceptionnellement de la Fête-Dieu). Organisée par l’association du Comité de l’Oiseau de Gex, elle comporte le concours de tir de l’Oiseau, qui permet de désigner le Roi, l’élection de la Reine, un défilé de chars et une fête foraine.
  • Le festival « Tôt ou T’Arts », festival des Arts de la rue du Pays de Gex, a été créé en 2001. Organisé par le centre socioculturel « Les Libellules » de Gex, il se déroule durant une semaine du mois de juin. D’abord centré sur le quartier de Derde, il s’est déplacé dans les rues du centre de Gex, puis s’est étendu depuis 2008 à d’autres communes du pays de Gex.

 

280px-Bleu_de_GexGastronomie : Bleu de Gex Haut-Jura ou bleu de Septmoncel sont des appellations d’origines désignant un fromage français des plateaux du Haut-Jura, à cheval sur les départements de l’Ain et du Jura. Cette appellation bénéficie d’une AOC depuis le 20 septembre 1977 et d’une protection par AOP depuis le 25 septembre 2008. La meule de bleu de Gex, à faces planes avec des angles nettement arrondis entre les faces et le talon, mesure 31 à 35 cm de diamètre et 10 cm d’épaisseur et pèse 6 à 9 kg.

Le Bleu de Gex contient 29% de matière grasse sur produit fini (50% sur produit sec).

 

Situé à la frontière franco-suisse, entre Meyrin (canton de Genève) et Saint-Genis-Pouilly (département de l’Ain), à quelques kilomètres de Genève. Le CERN est à la pointe de la recherche en physique des particules depuis 1954 : ce laboratoire international dispose d’un immense accélérateur de particules (LEP) enfoui dans le sol. D’une circonférence de 27 kilomètres, il est le plus grand instrument scientifique jamais construit sous terre ! 3 000 scientifiques du monde entier étudient les particules élémentaires afin de percer à jour les secrets de la nature.

En 1992, Georges Charpak reçoit le Prix Nobel de Physique pour des travaux réalisés au CERN en 1968. Le CERN tient une place importante dans le développement de certaines technologies informatiques. La plus connue est certainement le World Wide Web.

L’Eglise Notre Dame et Saint-André à Ferney-voltaire

Cette église, consacrée le 8 novembre 1826, est le plus grand édifice religieux néo-classique construit dans le département de l’Ain, à l’initiative de Monseigneur Devie, le 1er évêque du Diocèse de Belley. Comme le Château, c’est le 2ème bâtiment de la ville classé monument historique avec une bonne partie de son mobilier. D’exceptionnels trompe-l’œil valent le détour.

Poterie 220px-Fort_l'Ecluse_1
de Ferney

Attestés à Colovrex dès le XVe siècle, les ateliers de potiers ont constitué, jusqu’à une date récente, la principale activité artisanale recensée à Ferney-Voltaire. Connue localement pour son usage domestique, la production ferneysienne l’est aussi nationalement et internationalement grâce aux créations des maîtres potiers qui, profitant des débouchés offerts par la proximité de Genève, s’établirent sur notre territoire au XXe siècle. Cette exposition permanente, située dans le hall de la mairie, présente ce riche patrimoine de créations à travers trois fameux ateliers : Hécler, Nicole et Bonifas.

 

 

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