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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Languedoc Roussillon et son histoire

Posté par francesca7 le 14 octobre 2014

 

images (1)Aux 12e et 13e s., le succès remporté par une hérésie, le catharisme, met à feu et à sang les terres du comte de Toulouse. La croisade contre les Albigeois entraîne des conséquences politiques inimaginables, à commencer par le rattachement au domaine royal de ce qui pouvait apparaître comme un État en gestation. Sa violence a durablement traumatisé les esprits languedociens et sans doute contribué à la méfiance envers tout ce qui émane du pouvoir central.

L’hérésie cathare

Venu d’Orient (en particulier de Bulgarie, ce qui a valu à ses adeptes le surnom de « boulgres »), le catharisme doit son nom au grec katharos (« pur »). L’évêque Nicétas de Constantinople fonde le « dualisme radical » en 1167 au concile de St-Félix-Lauragais. Issus du catholicisme mais niant la divinité du Christ, les cathares opposent un monde spirituel de lumière et de beauté au monde matériel de Satan qui emprisonne l’homme. En outre, ils refusent les rites traditionnels (baptême et mariage) ce qui attise la colère des clercs. Le seul sacrement administré est le consolamentum , pour l’ordination d’un parfait ou la bénédiction d’un croyant à l’article de la mort.

Parfaits et croyants

L’Église cathare est dirigée par quatre évêques (ceux d’Albi, d’où le nom d’Albigeois, de Toulouse, de Carcassonne et d’Agen). Mais ce sont les parfaits ou bonshommes , qui mènent une existence austère afin de se libérer de l’emprise du malin et d’accéder à la pureté divine, qui la propagent dans la population des croyants, simples fidèles. L’hérésie connaît d’abord un franc succès en ville dans le milieu de l’artisanat et du négoce, puis dans les campagnes sous la protection des seigneurs Roger Trencavel, vicomte de Béziers et de Carcassonne, et Raimond-Roger, comte de Foix. Quant au comte de Toulouse, Raimond VI, il ferme les yeux.

Guerre et répression

Rome tente de regagner du terrain : en prêchant auprès des croyants, avec saint Dominique de Guzmán ou en essayant de persuader Raimond VI de renoncer à protéger les hérétiques. En vain. En mars 1208, l’assassinat près de St-Gilles de Pierre de Castelnau, légat du pape Innocent III envoyé auprès du comte de Toulouse, déclenche la croisade.

Celle-ci est menée par les « barons du Nord », conduits par Simon de Montfort et Gui de Lévis. À la surprise générale, Raimond VI prend la croix : c’est qu’il s’agit pour lui, en se joignant à la croisade, d’éviter la confiscation de ses terres au profit des croisés, sort promis à tout soutien des hérétiques.

La campagne est ponctuée d’atrocités : le sac de Béziers (1209) est précédé de l’apostrophe célèbre mais vraisemblablement légendaire : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Carcassonne tombe la même année et Trencavel, qui n’avait pas eu la prudence de son suzerain, et sur qui reposait la résistance, est emprisonné et égorgé. Les croisés s’emparent des places fortes de Minerve, Termes, Puivert (1210) et Lastours (1211). Raimond VI fait alors appel à son beau-frère, le roi d’Aragon, Pere (Pierre) II, mais celui-ci est tué lors de la bataille de Muret (1213). Simon de Montfort met alors la main sur le comté de Toulouse, avant de succomber à son tour sous les remparts de la Ville rose (1218).

Des comtes de Montfort au royaume de France

Succédant à son père en 1222, Raimond VII entreprend la reconquête de ses territoires, devenus fief d’Amaury de Montfort, le fils de Simon. Vite débordé, Amaury doit céder ses droits au roi de France en 1224.

Le combat change alors d’âme. Louis VIII en personne mène la croisade : c’est le nord contre le sud, le royaume de France contre les comtés occitans. Le traité de Meaux (1229) clôt la « guerre sainte » : Raimond VII est contraint par Saint Louis de signer le traité de Lorris (1243) : sa fille unique, Jeanne, est mariée au frère du roi, Alphonse de Poitiers : cette union sans descendance a pour conséquence l’annexion à terme au royaume de France des possessions du comte de Toulouse.

Les derniers réduits cathares sautent les uns après les autres : Peyrepertuse tombe en 1240. Après l’attentat d’Avignonnet, 6 000 croisés assiègent le fief de Montségur : 225 cathares sont brûlés vifs (1244) et les rescapés n’obtiennent qu’un sursis au château de Puilaurens. La guerre albigeoise s’achève par la chute du bastion de Quéribus en 1255. En 1258, le roi de France, par le traité de Corbeil tient les Cinq Fils de Carcassonne : Peyrepertuse, Puilaurens, Termes, Aguilar et Quéribus, formidable barrage dressé face aux Aragonais. La fin des opérations militaires ne signifie pas pourtant le retour au calme pour les Languedociens. Vient le temps de la répression : l’Inquisition se met en place : enquêtes, questions, condamnations se succèdent, contribuant à la profonde cicatrice laissée par les événements dans la conscience populaire. Ce n’est qu’en 1321 que Guillaume Bélibaste, dernier parfait connu, monte sur le bûcher à Villerouge-Termenès.


Protestantisme : de la naissance à la révolte

La Réforme rencontra un grand succès, tant dans la noblesse et la bourgeoisie des villes que dans la paysannerie. Hélas ! Louis XIV, « travaillé » par le parti dévot, multiplia les persécutions avant de révoquer l’édit de Nantes. Les difficultés économiques aidant, l’exaspération se traduisit par une guerre qui contribua à dessiner le paysage politique de la région pendant plus de deux siècles.

La province de Languedoc

images (2)Guerres, avec invasions récurrentes des « bandes espagnoles », famines et épidémies marquent la charnière du 14e et du 15e s. dans les Pyrénées et en Languedoc. Cependant, le protestantisme s’implante en Languedoc, notamment dans les Cévennes et à Montpellier, et la région est à nouveau troublée en 1559 par une guerre sanglante entre protestants et catholiques. L’ édit de Nantes va ramener le calme en 1598, même si les tensions reprennent après la mort d’Henri IV : c’est la paix d’Alais (1629) qui va assurer un temps la liberté de conscience des protestants. Les gouverneurs de Languedoc (la famille Montmorency, puis les Conti) s’installent à Pézenas, plutôt qu’à Montpellier, place forte huguenote. La petite cité va alors connaître sa période de splendeur et se couvrir d’hôtels particuliers. Ce n’est qu’en 1685 que l’intendant Basville s’installe à Montpellier, qui trouve alors un rang de « capitale régionale » qu’elle n’a plus quitté depuis.

Le mauvais zèle de Louis XIV

En 1661, Louis XIV entreprend une vive campagne contre la « religion prétendue réformée » (RPR) : il impose aux huguenots de loger ses soldats, les redoutés « dragons », qui commettent les rudes « dragonnades ». Croyant à tort que sa politique engendre de nombreuses conversions – les rapports biaisés des intendants, soucieux de plaire à la Cour, ne sont pas étrangers à sa décision –, le Roi-Soleil décide de révoquer l’édit de Nantes : les temples sont démolis et les pasteurs chassés. Un véritable exode s’ensuit, vers Genève et les Pays-Bas. Trois à cinq cent mille protestants privent alors l’agriculture, le commerce, l’industrie, la science et les arts de leur force vive. Pour endiguer l’hémorragie, on emprisonne, on bastonne, on enlève les enfants, on condamne aux galères, on brûle parfois… Les pasteurs se réfugient dans des montagnes retirées : c’est le « désert » (en référence au désert biblique des Hébreux) où se tiennent des assemblées. Les pasteurs desservent clandestinement les villages, et « régularisent » lors de leurs passages un état civil aussi oral qu’officieux.

La révolte des camisards

En juillet 1702, l’assassinat de l’abbé du Chayla, qui retenait des huguenots prisonniers dans le château du Pont-de-Montvert sur le Tarn, donne le signal d’une insurrection générale : deux ans durant, les « camisards » (du languedocien camisa , chemise qu’ils portaient par-dessus leurs vêtements pour se reconnaître la nuit) partent en guerre contre le pouvoir catholique, menant une guérilla ponctuée d’audacieux coups de main.

Jean Cavalier et Pierre Laporte, dit Roland sont les deux chefs les plus célèbres des 3 000 à 5 000 camisards, largement soutenus par la population cévenole. Face à eux : 30 000 hommes et trois maréchaux, dont Villars, qui est assez habile pour amener Cavalier à négocier. Accusé de trahison par ses compagnons, celui-ci s’exile en Angleterre. Roland, lui, est capturé et brûlé à Nîmes en 1702. C’est la fin de la résistance camisarde.

Pour autant, les persécutions ne cessent véritablement qu’en 1787, avec la signature de l’édit de Tolérance par Louis XVI. Les protestants peuvent désormais exercer un métier, se marier et faire constater officiellement les naissances. En 1789, ils tiennent le haut du pavé lors de la Révolution qui leur garantit la pleine liberté de conscience .


Le temps des mutations

La politique de grands travaux encouragée par Colbert avait posé les bases d’une première industrialisation… Pourtant, en dépit de l’exploitation du bassin houiller des Cévennes, le Languedoc-Roussillon passe à côté de la révolution industrielle du 19e s. et reste ancré dans l’agriculture jusqu’à ce que pointent les activités touristiques.

Quelques atouts majeurs pour son développement économique remontent à la fin du 17e s. : aménagement du port de Sète par Colbert à partir de 1666, percement du canal du Midi par Pierre Paul Riquet entre 1666 et 1680, développement des manufactures de textile (Villeneuvette). La Cévenne se voue alors à l’élevage du ver à soie après la destruction de la châtaigneraie par un hiver très rigoureux (1709). Pratiquée depuis le 13e s., cette activité avait pris un premier essor sous Henri IV, grâce à l’agronome Olivier de Serres et au pépiniériste nîmois Traucat… La plantation intensive de mûrier, plat exclusif du ver à soie, va permettre à « l’arbre d’or » de supplanter « l’arbre à pain » pour quelque temps. Mais, malgré les découvertes de Pasteur, la sériciculture décline à partir du milieu du 19e s., sous l’action conjuguée de la pébrine (maladie du ver à soie), de l’apparition des fibres synthétiques et de la concurrence extrême-orientale.

Tourisme et industrie

C’est avec le 19e s. qu’apparaît une activité nouvelle, le tourisme : les cures thermales d’Amélie font fureur sous Louis-Philippe, tandis que se développe le goût pour l’escalade dans les Pyrénées. Les Cévennes se lancent quant à elles dans l’exploitation des minerais de fer, de plomb et surtout de houille à Alès, Bessèges et La Grand-Combe. Dans le même temps, les forges catalanes, connues depuis le 12e s., disparaissent.

Le « Midi Rouge »

À la terrible crise du phylloxera (1868-1872) qui avait ruiné tant de viticulteurs, puis à la découverte d’un autre fléau, le mildiou, champignon qui pourrit le vignoble, s’ajoute au début du 20e s. une série de facteurs économiques défavorables. La greffe de plants américains, résistants au premier, provoque une surproduction de vins sans qualité et encourage la pratique de la chaptalisation (ajout du sucre). La concurrence sévère des vins d’Algérie et les importations sauvages entraînent la chute des cours.

La révolte des gueux

Divisé en départements depuis 1790, le Languedoc avait prouvé à plusieurs reprises – opposition au coup d’État de Napoléon III en décembre 1851, Commune de Narbonne en 1870-1871 – sa capacité de résistance. La crise du vin semble imposer une réaction. Les protestations enflent et des manifestations monstres se succèdent dans les principales villes languedociennes à l’appel du Tocsin , le journal animé par un cafetier d’Argeliers (Aude), Marcellin Albert . Le maire emblématique de Narbonne, Ernest Ferroul , renvoie son écharpe tricolore, comme plus de 600 maires de la région, et prend la tête des révoltés qui se baptisent eux-mêmes les « gueux ».

L’affaire prend une ampleur considérable : ils sont un million à Montpellier le 9 juin. Le 17, le gouvernement donne l’ordre d’arrêter les leaders. Le 19, la troupe tire à Narbonne et six manifestants sont tués. Mais, fils de viticulteurs pour la plupart, les soldats du 17e régiment d’infanterie basé à Agde fraternisent avec les manifestants. Ils se mutinent et marchent sur Béziers. La situation est quasi insurrectionnelle : Marcellin Albert monte à Paris pour négocier avec le président du Conseil, Clemenceau. Mais le brave cafetier n’est pas rompu aux roueries de la politique : à la fin de la réunion, Clemenceau lui avance quelques francs afin qu’il puisse regagner le pays… et s’empresse de le faire savoir, déconsidérant ainsi le malheureux aux yeux de ses camarades !

Cependant, l’Assemblée nationale vote des mesures afin de prévenir la fraude (« mouillage » et « sucrage »), ce qui donnera naissance aux services de répression des fraudes, bien connus aujourd’hui, ainsi qu’à la mise en place des vins d’appellation d’origine (1919), ancêtres des AOC. Afin de pallier les méventes, les vignerons s’organisent en coopératives : la première voit le jour à Lézignan en 1909. Ces caves mettent à en commun des outils de vinification, et assurent la commercialisation.

images (3)Croissance urbaine et stations balnéaires

Le Languedoc-Roussillon va voir les accords d’Évian (1962) se traduire par l’installation massive de rapatriés d’Algérie. Pour faire face à cet afflux, les municipalités édifient en hâte des quartiers en périphérie. Parallèlement, le plan d’aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, décidé en 1963, fait surgir de terre des stations créées de toutes pièces : La Grande-Motte, Le Cap-d’Agde, Canet-Plage ou St-Cyprien-Plage…

Le tourisme devient le principal moteur de l’économie régionale, d’autant que les activités traditionnelles périclitent : le vignoble va de crise en crise, le bassin minier des Cévennes s’éteint en 1989. Les années 1970 sont marquées par des luttes désespérées pour la survie de cette économie traditionnelle : les manifestations-happenings contre l’extension du camp du Larzac, comme le renouveau occitan, culturel mais aussi politique, sont emblématiques de cette période.

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