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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Libres humeurs de Vincent Van Gogh

Posté par francesca7 le 26 avril 2015

 

Vincent_van_Gogh_1866Peintre néerlandais (Groot Zundert, Brabant, 1853-Auvers-sur-Oise 1890).

Incarnant jusqu’à l’outrance le mythe du génie incompris de son vivant, tant ses œuvres furent ignorées en son temps et sont aujourd’hui parmi les plus recherchées au monde, Vincent Van Gogh tenta d’exorciser par la peinture le tumulte intérieur qui le minait. Ses recherches sur la forme et la couleur marquèrent durablement les avant-gardes à venir.

Fils de pasteur, Vincent Van Gogh porte le prénom d’un frère mort-né l’année précédant sa naissance. Quatre ans après sa naissance vient au monde un autre frère, Theodorus (1857-1891), qu’il appellera Théo – et qui, toute sa vie, le soutiendra moralement et financièrement.

Enfant instable mais doué pour le dessin, Vincent a parmi ses oncles le fondateur, à Paris, de la galerie d’art Goupil, qui compte de nombreuses succursales en Europe. Il est envoyé successivement dans la succursale de La Haye (1869), puis dans celles de Bruxelles et de Londres (1873-1876), pour faire son apprentissage du commerce de l’art. Par suite de déboires amoureux, il se réfugie dans le mysticisme et dans l’écriture de lettres à Théo qui seront un exutoire aux troubles de son âme.

Après un bref séjour à Paris, Van Gogh retourne à Londres et devient instituteur dans le quartier ouvrier d’Isleworth. Il sent naître en lui une vraie vocation religieuse, qui le conduit à vouloir évangéliser les mineurs du Borinage, en Belgique. Le zèle qu’il déploie alors heurte les autorités ecclésiastiques, qui y mettent un terme au bout d’un an (1879). Après plusieurs années d’errance solitaire, la peinture va prendre le pas sur la prédication.

 

Au contact de Gauguin, mais aussi sous l’influence des estampes japonaises, Van Gogh affine ses recherches sur la couleur ; sa palette s’éclaircit et se diversifie, sa facture s’assouplit, donnant lieu à des expérimentations sur des natures mortes, des paysages et des portraits (le Père Tanguy, 1887). Pour parfaire son travail, il lui faut trouver des ciels autres que ceux de Paris. C’est alors qu’il part s’installer à Arles, en février 1888.

L’Église d’Auvers-sur-Oise, vue du chevet

Peinture de Vincent Van Gogh (juin 1890). Huile sur toile, 94 x 74,5 cm. Musée d’Orsay, Paris.

Pour peindre cette église gothique, Van Gogh installe son chevalet en contrebas de la place afin d’englober dans sa composition le clocher et le chevet, vision en contre-plongée qui accentue la forme pyramidale de l’édifice. Sans se soucier de rendre son sujet de façon réaliste, le peintre insiste sur l’équilibre des masses architecturales, sur leurs articulations et leur élévation. Son dessin, volontairement déformé, crée une dramatisation des formes. Le bâtiment est traversé par la couleur bleue des nuées qui apparaît aux vitraux avec une nuance outremer foncé. La lumière s’accroche aux arêtes saillantes de l’église, coule le long des toits en longues traînées blanchâtres cernant les formes. À propos du tableau qu’il est en train de réaliser, Van Gogh, dans une lettre à sa sœur de juin 1890, écrit : « […] un effet où le bâtiment paraît violacé contre un ciel d’un bleu profond et simple, de cobalt pur, les fenêtres à vitraux paraissent comme des taches bleu outremer, le toit est violet et en partie orangé. Sur l’avant-plan un peu de verdure fleurie et du sable ensoleillé rose. » Le premier plan du tableau forme un triangle pointe en bas dont la forme est l’image inversée de l’église. La paysanne qui gravit le chemin à gauche donne Libres humeurs de Vincent Van Gogh dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Vincent_Willem_van_Gogh_020l’échelle de la composition. Réalisé un mois avant la mort de l’artiste, ce chef-d’œuvre fut offert par celui-ci à son ami le Dr Gachet, qui s’efforçait de le soigner et de l’apaiser.

 

Ébloui par la lumière du Midi, Van Gogh va faire de la couleur l’objet même de son œuvre, et non plus une composante de celle-ci. Il recherche la plus grande intensité possible à la fois des tons (tels les jaunes de la série des Tournesols) et des rapports chromatiques (jaune/bleu, jaune/vert, bleu/vert, rouge/vert) : fleurs (Pêcher en fleur, « souvenir de Mauve », 1888), paysages (la Plaine de la Crau avec la ruine de Montmajour, id.), intérieurs (le Café de nuit, id.), portraits (la Mousmée dans le fauteuil, id.) sont chargés d’une grande expressivité.

Vivant seul parmi des Arlésiens qui se méfient de cet étranger original, Van Gogh s’abîme dans la dépression. Pourtant, il n’a pas abandonné son rêve de constituer une communauté de peintres. Il finit par décider Gauguin à venir le rejoindre. Le maître de Pont-Aven arrive à Arles en novembre 1888 et s’installe dans la « Maison jaune » – l’atelier de son hôte.

170px-Gogh4 dans OiseMais il ne supporte pas le caractère cyclothymique de celui-ci et, le soir du 23 décembre 1888, après une dispute plus violente que les précédentes, il part à l’hôtel. C’est peu après que Van Gogh se saisit d’un couteau et se tranche une partie de l’oreille gauche, qu’il va ensuite porter à une prostituée. Deux autoportraits témoigneront de ce geste.

Admis à l’asile de Saint-Rémy-de-Provence, où il demeure un an (mai 1889-mai 1890), Van Gogh s’adonne à une peinture où l’allongement de la touche et la torsion des formes traduisent la force de ses tourments (Nuit étoilée [Cyprès et village] 1889). Dès sa sortie, il devra quitter Arles sous la pression des habitants, qu’il effraie.

Citations de Vincent Van Gogh, 

« On dit, et je le crois volontiers, qu’il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n’est pas non plus aisé de se peindre soi-même. »

Vincent Van Gogh (Lettres à son frère Théo) ; malgré cette assertion, le peintre exécuta, à partir de 1886, pas moins de trente-cinq autoportraits, espérant sans doute par là trouver sa propre identité.

« Il avait absorbé la nature en lui ; il l’avait forcée à s’assouplir, à se mouler aux formes de sa pensée, à le suivre dans ses envolées, à subir même ses déformations si caractéristiques. Van Gogh a eu, à un degré rare, ce par quoi un homme se différencie d’un autre : le style. »

Octave Mirbeau, dans un article de l’Écho de Paris publié huit mois après la mort de Van Gogh (31 mars 1891).

« Il avait raison, Van Gogh, on peut vivre pour l’infini, ne se satisfaire que d’infini, il y a assez d’infini sur la terre et dans les sphères pour rassasier mille grands génies. »

Antonin Artaud (Van Gogh, le suicidé de la société)

 

Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE, Oise | Pas de Commentaire »

Senlis est une ville historique

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

Une ancienne ville royale qui a conservé toute sa noblesse. En lieu et place du vieil oppidum gaulois (ville fortifiée), les romains construisirent une ville neuve qui sera détruite au IIIeme siècle. Très vite sur ses ruines, sera édifié Augustomagus, cité protégée par 840 mètres d’enceinte dont seize tours sont encore remarquables aujourd’hui. Fief chrétien dès le IVeme siècle et érigée comme place forte sous Charlemagne, elle cesse d’être citée comme royale après Henri IV et connaît un déclin économique avec les Guerres de Religion.

 Hotel_du_Nord

 Elle reste prisée du XVIIeme au XIXeme siècles par les aristocrates qui y font construire de magnifiques hôtels particuliers dont elle préserve de remarquables exemples. Ainsi, les visiteurs curieux découvriront en traversant Senlis des vestiges gallo-romains sur lesquels a été construit le Palais Episcopal au IVème siècle transformé aujourd’hui en Musée d’Art et d’Archéologie (avec des peintures de Thomas Couture, Philippe de Champaigne ou Flameng, des objets gallo-romains de la vie quotidienne et la collection d’ex voto du IIème siècle.) La Cathédrale Notre-Dame, d’époques gothique et Renaissance présente un exceptionnel portail occidental polychromé faisant apparaître l’évènement du Couronnement de la Vierge.

 

Une flèche de 78 mètres de haut restaurée en 1993, des vitraux du XVIème, une Vierge en pierre du XIVème siècle et une succession d’hôtels particuliers du XVIIème siècle dans les rues Bellon, Saint-Yves-à-l’Argent, de Meaux, des Cordelières, de la Poulaillerie et la Place Gérard de Nerval complètent cet endroit particulier. On notera aussi la présence de l’ancienne abbaye royale Saint-Vincent, du Musée d’Histoire de la Ville (à l’hôtel Vermandois), de celui de la Vénerie et de celui des Spahis qui y ont, au XIXème siècle, tenu garnison durant trente ans.

La commune de Senlis est située à 40km au nord de Paris, en suivant le grand axe entre la capitale et la ville de Lille. Senlis n’est pas toute récente et le patrimoine qu’elle a su longuement conservé en est la preuve. Senlis a toujours marqué l’histoire en étant témoin des plus grands hommes qui ont fait l’histoire. Parmi eux et depuis le moyen-âge Hugues Capet, Saint Louis, ou encore le Maréchal Foch. La visite de la ville de Senlis se veut donc sous le charme de siècles d’histoire, il y a beaucoup de monuments et de vestiges à découvrir comme la cathédrale Notre-Dame de Senlis qui l’une des plus petites de France. Elle commença à être construite au XIIe siècle pour s’achever au XVIe siècle ce qui fait d’elle un voyage dans le temps rien qu’à travers son architecture. Toute l’évolution de l’architecture gothique y est représentée. Les hôtels particuliers l’hôtel Vermandois du XIIème siècle qui accueille d’ailleurs un musée mérite une petite visite. Après votre visite culturelle de la commune, il est possible de se réconcilier avec la nature en découvrant ses très beaux sites naturels. D’ailleurs une petite promenade en famille dans la Parc Naturel Régional Oise-Pays de France, créé en 2004, devrait réjouir les petits comme les Senlis est une ville historique dans Oise 150px-Senlis_%28Oise%29%2C_vieille_borne_rue_du_faubourg_Saint-Martingrands.

Senlis : ville de nature et ville d’histoire à seulement quelques kilomètres de Paris

À seulement 40 km au nord de Paris , Senlis a su préserver son calme et son identité à l’abri des forêts qui l’entourent. Lieu occupé probablement depuis la préhistoire, la ville connaît son essor dans l’Antiquité, puis au Moyen-âge. De nombreux témoignages nous sont parvenus, notamment sa célèbre cathédrale gothique enserrée dans une vieille ville parfaitement conservée. 

À voir, à faire à Senlis : 

Senlis est d’abord une ville d’histoire riche en monuments et traces des périodes successives de l’histoire de France . Son patrimoine exceptionnel compte notamment un quartier médiéval et renaissance à l’intérieur des remparts gallo-romains de 4m d’épaisseur. On y compte de nombreux hôtels particuliers le long de ses rues pavées ainsi que plusieurs édifices religieux magnifiquement conservés. Le plus important est la cathédrale Notre-Dame, symbole de la ville, dont le clocher est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Sa construction s’est étalée entre le 12e et le 16e siècle. On ne manquera pas de visiter la chapelle Saint Frambourg, l’église Saint-Pierre ou encore le prieuré Saint-Maurice. 

La ville médiévale compte également les restes du château royal où Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, a été notamment élu roi de France en 987. 

Hors des remparts, les visiteurs pourront admirer les vestiges de l’époque gallo-romaine, notamment les arènes. Mais, on peut également y visiter de nombreuses églises, des demeures anglo-normandes et plusieurs bâtiments ruraux d’époque. 

Les collections d’objets trouvés dans la région, ainsi que son histoire plus récente, ont permis la création de quatre musées (labélisés Musée de France) dans la ville : le musée d’art et d’archéologie (fermé pour travaux), le musée de la Vénerie, le musée des Spahis et le musée de l’hôtel de Vermandois. 

Située au coeur du Parc naturel régional Oise Pays de France, Senlis, c’est aussi une ville bordée de plusieurs forêts (d’Halatte, d’Ermenonville et de Chantilly) offrant un cadre idéal aux amoureux de la nature. Ainsi, de nombreux sentiers de randonnées pédestres sont balisés pour découvrir le patrimoine naturel de la région. De plus, des centres équestres proposent aux débutants et aux initiés des promenades à cheval. Par ailleurs, les étangs et rivières des alentours sont autant de coins de pêche appréciés des amateurs.

Cuisine et spécialités culinaires :

 Comme beaucoup d’autres régions françaises, la Picardie cultive sa propre gastronomie grâce à un terroir donnant de nombreux produits typiques. On peut ainsi citer la bière avec trois brasseries dans la région, l’anguille, le canard, le haricot de Soissons, le maroilles (un des formages français les plus réputés) ou encore le miel, et la liste est encore longue.

Liens utiles: 

http://www.ville-senlis.fr  : Portail de la ville de Senlis

http://www.senlis-tourisme.fr  : Office de tourisme

Senlis et son patrimoine historique

A une quarantaine de kilomètres au nord de Paris, au-delà des frontières de la Picardie, Senlis est une ville d’environ 20000 habitants connue pour l’excellent état de conservation d’un riche patrimoine historique : déjà d’actualité à l’époque gallo-romaine, la ville demeure fortifiée durant la période médiévale ; ces remparts figurent parmi les monuments remarquables de Senlis, avec, sans ordre particulier, l’hôtel de ville, le château royal, la cathédrale Notre-Dame et de manière générale tout le centre historique de la ville, au cours de la visite duquel on croirait revenir quelques siècles en arrière. Plusieurs musées complètent ce patrimoine architectural, formant un ensemble patrimonial de haut niveau culturel.

Quels hébergements recommandés Senlis ?

220px-Senlis%2C_faubourg_de_Villevert%2C_pr%C3%A8s_du_calvaire_de_Villevert dans VILLAGES de FRANCELes hébergements à Senlis sont assez nombreux, allant des hôtels, des charmants cottages, des chambres d’hôtes aux auberges. Les prix sont assez moyens en général et varient de 20 euros à 130 euros par nuitée. Les prix assez élevés sont parfois justifiés par la qualité du service, les équipements et les matériels qui rendent le séjour agréable. Certains établissements disposent par exemple de jacuzzi. Les hôtels économiques disposent généralement de chambres confortables, et de quelques activités.

En savoir plus sur Senlis avant de réserver votre hôtel

Senlis se trouve dans le département de l’Oise, en région Picardie. Plus d’une douzaine des monuments de Senlis sont classés. C’est le cas de la Cathédrale Notre-Dame de Senlis qui conserve sa beauté architecturale, de la Collégiale Saint-Frambourg de Senlis et de l’Ancien Château royale. Le Vieux Senlis conserve des rues pavées et des maisons en bois ou en pierre taillée… Ses importantes galeries sont placées dans son musée d’art et d’Archéologie et dans son musée de la Vénerie. Les plats typiques de la région sont la ficelle de Picardie et la flamiche. La visite de la ville en elle-même est un spectacle, avec les ruelles médiévales et les constructions.

Gites, chambres hôtes et locations vacances Senlis: infos et réservation en ligne

Lors de vos vacances en famille ou entre amis dans la région de Picardie, vous pourrez facilement découvrir la ville de Senlis en logeant dans l’une des locations de vacances. Il peut s’agir de gîtes, maisons d’hôte ou chambre d’hôte près de grands axes touristiques. À Fresnoy-le-Luat par exemple, vous pourrez réserver un des gîtes dans l’écrin de verdure, pour environ 300 EUR la semaine. À la lisière de la forêt de Compiègne, il est possible de louer une des maisons du village de la Vallée de l’Automne ou celui de Verberie, pour en moyenne de 50 EUR la nuitée. Les villes voisines vous réservent également de nombreuses surprises comme Neuilly-en-Thelle avec ses chambres d’hôte, pour en moyenne 60 EUR la nuitée ou 400 EUR la semaine.

 

Publié dans Oise, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

L’OISE une contrée Historique

Posté par francesca7 le 3 avril 2015

 

220px-ArmisticetrainL’Oise, par sa situation géographique, a longtemps été considérée comme le dernier bastion à conquérir avant Paris. Site de passage, souvent traversée ou envahie, elle a été le théâtre de quelques-uns des faits marquants de l’Histoire de France. Les premières traces de peuplements dans l’Oise remontent à l’âge de pierre. Le climat, la fertilité des terres ainsi que l’accessibilité à l’eau ont conduit les premiers habitants à se regrouper dans cette région accueillante pour la vie humaine.

L’Oise au coeur du royaume des Francs L’Oise gauloise A partir du IIème siècle, l’arrivée et le renforcement de tribus gauloises, Bellovaques à Beauvais, Veliocasses dans le Valois, Silbanectes autour de Senlis ou les Suessions dans le Compiègnois marque la naissance des premières villes isariennes. La conquête romaine Entre 57 et 51 avant J-C, la conquête de l’Oise par Jules César et les troupes romaines se traduit par le développement des villes principales, Beauvais et Senlis, l’organisation de l’agriculture et la création d’axes de transports performants avec le pavement des voies. L

a région est alors incorporée à la Gaulle-Belgique. Le royaume des Francs Après sa victoire sur les romains à Soissons en 486, Clovis envahit la région picarde, prend la ville de Noyon et étend son royaume et fait de Paris sa capitale. Les vallées de l’Oise, de la Somme et de l’Aisne, deviennent l’épicentre du pouvoir et bénéficient d’une position dominante. En 561, à la mort de Clotaire Ier, fils de Clovis, le royaume est divisé : le Beauvaisis se trouve à cheval sur les frontières de la Neustrie, au nordouest de la France avec Soissons pour capitale et de l’Austrasie au nord-est. L’Oise devient ainsi le théâtre de la lutte entre Austrasiens et Neustrasiens.

En 778, Charlemagne est couronné roi d’Austrasie à Compiègne. L’Oise est alors une région privilégiée par les rois mérovingiens et carolingiens qui ont pris l’habitude d’y séjourner. La disparition de l’Empire carolingien En 843, le traité de Verdun consacre la division de l’Empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils :

- Lothaire Premier, qui devient empereur, reçoit la Lotharingie, du centre de l’Italie à la Frise (Allemagne du nord),

- Louis le Germanique reçoit la Francie Orientale qui deviendra la Germanie, noyau du futur saint Empire romain Germanique,

- Charles le Chauve reçoit la Francie Occidentale. Compiègne devient alors sa capitale royale.

Les successeurs de Charlemagne règnent sur un empire affaibli par les partages de territoires et les rivalités entre héritiers. Avec le traité de Verdun, les ducs et comtes, qui avaient reçu une terre pour un service rendu, deviennent indépendants. Certains d’entre eux s’emparent même du titre royal. Ainsi, Hugues Capet est élu roi à Senlis et couronné à Noyon en 987. Sous Hugues Capet, le régime féodal s’affirme et l’autorité du roi diminue. La réalité du pouvoir passe aux mains des abbés, évêques et comtes. Le domaine royal se réduit. Il ne concerne plus que l’Île de France qui s’étend jusqu’à Compiègne, l’Orléanais et quelques îlots tels que le domaine d’Attigny.

L’OISE une contrée Historique dans OiseL’histoire du département se divise entre les différents évêchés et comtés qui prennent chaque jour un peu plus d’importance. Seules les régions de Chantilly, Senlis et Compiègne, au sud de la rivière Oise, restent dans le domaine royal rétréci. Le Moyen-Âge voit l’Oise évoluer sous l’influence grandissante du clergé. De nombreuses abbayes sont construites dans la région où le pouvoir s’exerce dans les trois évêchés de Beauvais, Noyon et Senlis. Le pouvoir du roi se heurte régulièrement à celui de l’évêque, comte de Beauvais, grand seigneur prépondérant de la région, qui devient rapidement le deuxième personnage du royaume.

L’Oise et la construction de la France Philippe Auguste, l’affirmation du pouvoir royal .. En 1180, à la mort de Louis VII, le domaine royal ne s’étend plus que du Vexin au vicomté de Bourges. La plus grande partie des terres du royaume, de l’Aquitaine à la Normandie, est sous la suzeraineté des Plantagenêt, les rois d’Angleterre. Philippe Auguste arrive alors sur le trône et n’a de cesse de renforcer le pouvoir royal.

Avec le soutien des milices bourgeoises des villes de Picardie, il mène diverses batailles contre ses vassaux trop puissants. Il va également créer les Baillis, fonctionnaires de la couronne chargés de faire appliquer la justice et de contrôler directement l’administration du domaine royal. Le pouvoir royal s’affirme à nouveau avec l’appui de fidèles vassaux, comme les évêques-comtes de Noyon et de Beauvais. Philippe Auguste fait construire de nouvelles enceintes fortifiées autour des villes. Beauvais, Clermont, Senlis et Compiègne s’entourent alors de remparts. A la fin de son règne, Philippe Auguste est devenu le plus grand prince territorial du royaume avec le rattachement au domaine royal de plusieurs comtés et évêchés. Vers une stabilité des frontières La fin de la guerre de Cent ans est marquée par le rétrécissement puis la disparition des zones contrôlées par les Anglais. Le royaume de France va s’agrandir jusqu’à atteindre ses limites actuelles.

En 1477, c‘est sous Louis XI que la Picardie est rattachée définitivement au royaume. Du XVIème au XVIIIème siècle, une fois la paix revenue, la région connait une ère de renouveau et de prospérité économique. La manufacture de tapisserie de Beauvais est par exemple fondée par Colbert en 1664.

L’Oise devient aussi un lieu de villégiature pour les rois et certains grands noms de l’histoire de France tels Molière, La Fontaine, Racine… Vient ensuite l’épisode révolutionnaire avec sa nouvelle organisation unifiée du territoire, le rattachement des dernières enclaves et la création des départements.

Le 27 juin 1790, le département de l’Oise est créé dans ses limites actuelles. Formé à partir des territoires appartenant aux deux anciennes provinces d’Île de France et de Picardie, il recouvre pour tout ou partie, plusieurs petits pays de l’ancienne France : Valois, Vexin français, pays de Thelle, pays de Bray, Noyonnais Soissonais, Beauvaisis, comté de Clermont, pays de Chaussée, Santerre et Amiénois. Il est divisé en 739 communes, 76 cantons et 9 districts.

De Napoléon Ier, à Louis XVIII, en passant par Napoléon III, Compiègne reste très prisée des dirigeants du pays. En 1870, alors que Paris et l’Oise sont occupés par les Austro-Prussiens, les élus de l’Oise aident Gambetta lors de sa fuite vers Amiens. Les guerres mondiales Durant la première Guerre Mondiale, l’Oise est occupée jusqu’à l’offensive de Joffre avec le célèbre épisode des Taxis de la Marne. Le département devient le quartier général du commandement français et le 11 novembre 1918, l’armistice est signé en forêt de Compiègne, dans la clairière de Rethondes dans le célèbre wagon de l’Armistice.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemand bénéficient d’une grande supériorité technique et militaire. Beauvais est rasée par l’aviation allemande et devient la principale base de lancement des V1 et des V2 allemands à destination de l’Angleterre. Les soldats français se battent à Formerie, Erquinvillers et Noyon, mais les Allemands atteignent Paris le 18 juin.

220px-Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds_vu_depuis_le_Parc dans OiseDans un but de revanche, l’Armistice est signé sur les lieux même de celui de 1918, dans le wagon, à Rethondes. La reconquête par les Anglo-Américains s’effectue ensuite assez rapidement après la retraite allemande de Normandie en 1944. L’Oise est encore une fois particulièrement touchée par les bombardements. Située comme zone tampon entre Paris et le secteur nord de la France, l’Oise a, de tous temps, été une zone stratégique de première importance. C’est l’ultime rempart avant la capitale. Plus précisément, on observe que c’est la vallée de l’Oise à l’Est du département (partie de la « trouée de l’Oise ») qui canalise les principaux combats. L’Histoire fait ainsi ressortir la dualité de l’Oise à la fois « banlieue » de la région parisienne et territoire autonome servant de glacis protecteur de Paris.

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Description du département de l’Oise de Cormeilles

Posté par francesca7 le 22 novembre 2014

 

téléchargement (3)Le canton de Cormeilles est placé entre ceux de Crevecœur, de Breteuil, et de Luchy. Les sites de ce canton sont très pittoresques ; ils offrent un pays sombre et sauvage, qui plaisait extrêmement à l’imagination rembrunie de J. J. Rousseau : que de hauteurs, que de précipices ! on ne peut passer d’une commune à l’autre sans avoir à franchir des ravins et des fondrières : dans les grandes pluies le voyageur est entouré de chûtes d’eaux, de cascades, et de torrents fort dangereux.

Le sol est ingrat ; un quart des terres seulement y donne du froment : les produits de la nature lui sont arrachés par l’infatigable activité des habitants.

Des terrains montueux, escarpés, pierreux, donnèrent l’idée de planter des vignes ; elles dépérirent d’années en années. La commune de Bonneuil est la seule où l’on en trouve encore ; mais on l’arrache sans replanter : cette commune est peuplée d’hommes laborieux, qu’on accuse d’être un peu défiants et très intéressés.

On ne peut citer en ces lieux qu’une prairie superbe ; elle s’étend depuis Fontaine et Bonneleau jusqu’à Croissy ; le foin qu’elle produit est d’une excellente qualité. Toutes les terres en général au nord de Cormeilles sont détestables, si l’on en excepte Blanc fossé où elles sont de quelque rapport.

La petite rivière de Seille arrose et traverse cette prairie.

À Fontaine il y a des eaux ferrugineuses très estimées par l’apothicaire Walot : il a fait des dépenses pour leur donner quelque crédit. Celles de Bonneleau guérissent les pâles couleurs. La stérilité des terres force les habitants à travailler la laine : ce moyen de subsistance s’oppose à l’émigration qui jadis avait lieu dans ce pays ingrat ; un père de dix ou douze enfants les établit en leur donnant un métier pour toute dot. À quelques époques heureuses on a vu régner une assez grande aisance dans ce canton ; mais la cherté, la rareté des laines, le peu de produit des manufactures de serges de blicourt et de sakatis, qui ne sont recherchées ni par les villes voisines ni par les étrangers, laisse les habitants dans un état dangereux de stagnation et de misère.

Les étoffes dites sakatis, qui fournissent un vêtement commode et peu dispendieux, ont été inventées il y a près de quarante ans par des fabricants de Cormeilles, entre autres par feu Jean Mention, et par Louis Ménard, qui vit encore.

Il ne faut pas attendre beaucoup de lumières et de civilisation d’une agrégation d’individus qui ne quittent jamais leurs chambres, ou les boutiques étroites qu’ils nomment veilles : leur vie sédentaire, le besoin d’agitation chez des êtres toujours assis donnent à leur imagination une activité productrice ; de pieuses fables, de faux miracles, des histoires de sorciers, de devins et de revenants, les délassent de leur immobilité.

C’est dans le château d’Hardivillers, peu distant de Cormeilles, que se passa le fait si répandu que je vais raconter.

À certaines époques de l’année, spécialement à l’approche de la fête des morts, on entendait un bruit affreux, des hurlements épouvantables dans le château d’Hardivillers ; la nuit il paressait en feu. Le fermier seul, avec lequel l’esprit était apprivoisé, osait habiter cette demeure de démons et de réprouvés ; si quelque malheureux passant y couchait une nuit, il était si cruellement traité que six mois après il portait encore la marque des coups qu’il avait reçus : les paysans du voisinage voyaient des milliers de démons sur les toits, dans les cours, à toutes les fenêtres du château ; ces démons se promenaient quelquefois en bande dans la prairie, vêtus en présidents, en conseillers de robes rouges, mais toujours entourés de tourbillons de feu ; ils s’asseyaient en rond, faisaient paraître et condamnaient à mort un gentilhomme du pays, qui cent ans auparavant avait eu la tête tranchée. On voyait quelquefois dans cette assemblée sabbatique se promener un des parents du maître du château, donnant le bras à une fort jolie femme qui depuis quelques temps avait disparu…On ne parlait que des merveilles du château d’Hardivillers. Cinq ans s’étaient écoulés ; le propriétaire du château était forcé de louer sa terre à vil prix. Il soupçonna, éclairé par ses réflexions, par quelques faits, par les observations profondes de quelques philosophes, que les ruses de quelques filous pouvaient déterminer tous ces tours de lutins Escorté de deux braves, à l’époque la plus dangereuse, à la Toussaints, veille de la fête des morts, il se rendit à son château, armé jusques aux dents ; les esprits se tinrent tranquilles en annonçant dans le village qu’ils étaient enchaînés par le démon du président, plus fort et plus subtil qu’eux : ils se contentèrent de remuer des chaînes, dont le bruit fit accourir la femme et les enfants du fermier ; ils se jetèrent à genoux pour empêcher nos braves de se rendre dans la chambre où ce bruit se faisait entendre : « Messieurs, leurs criaient-ils, que peut la force humaine contre des gens de l’autre monde ? M. de Féquencourt a tenté cette entreprise, il en revint le bras cassé ; M. d’Wrseles pensa périr accablé sous le poids de bottes de foin ». Tous ces exemples n’arrêtèrent point les braves compagnons du président : ils montèrent, le pistolet d’une main, une bougie de l’autre ; ils ne virent d’abord qu’une épaisse fumée, traversée de quelques traits de flamme, à l’aide desquelles on apercevait confusément l’esprit en costume de cartes-postales-photos-La-Rue-du-Sac-CORMEILLES-60120-60-60163008-maxipantalon ; il avait de plus une grande paire de cornes, et derrière lui pendait une longue queue. Un des deux gentilshommes éprouve un moment de frayeur ; l’autre le rassure en lui montrant que le démon n’a pas même l’esprit de souffler leurs lumières ; ils s’avancent, tirent presque à bout portant un coup de pistolet : le fantôme s’arrête et les fixe ; cependant le spectre recule, évite de se laisser saisir : le gentilhomme avance ; l’esprit prend son parti, s’enfuit, descend un petit escalier ; le gentilhomme le suit, traverse la cour et le jardin : l’esprit ne disparaît que dans la grange. Notre brave, sans quitter la place, appelle le président : on cherche ; on découvre une trappe, qu’un verrou fermait dans l’intérieur ; on fit sauter la trappe, et dans le souterrain on trouva notre pantalon caché sous des matelas qui l’avoient reçu dans sa chute. On reconnut l’honnête fermier couvert d’une peau de buffle à l’épreuve du pistolet : il avoua toutes ses ruses, et se tira d’affaire en comptant à son maître les arrérages de cinq années.

La morale a moins perdu dans cette contrée par la révolution que dans beaucoup d’autres pays ; la paix et l’union y règnent ; la tendresse paternelle, la piété filiale, la fidélité conjugale y sont en honneur. Un peu d’emportement, cette chaleur naturelle à l’esprit du Picard, y donne lieu quelquefois à des procès, qui presque tous finissent chez le juge-de-paix.

Texte issu de Tome 1 par Jacques Cambry

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Le palais de Compiègne

Posté par francesca7 le 17 novembre 2014

 

 

Compiègne_(60),_palais,_façade_sud-est_sur_le_parc_6Royal puis impérial, le Palais de Compiègne se distingue par la sobriété de son architecture néo-classique.

L’origine de la résidence de Compiègne remonte à la dynastie mérovingienne. L’édifice que l’on peut admirer aujourd’hui fut construit au XVIIIème siècle par l’architecte Ange-Jacques Gabriel, sur ordre du roi Louis XV.

Au XIXème siècle, Napoléon Ier décide de redonner au château sa splendeur passée. Après sa remise en état, l’empereur entreprend la restauration des appartements. L’architecte en charge des travaux, L-M Berthault, modifie une grande partie des décors et remeuble les appartements dans le style de l’époque. Il aménage également le parc paysager, traversé par la célèbre allé des Beaux-Monts qui s’étend sur près de 5 kms. Elle prolonge la magnifique terrasse rythmée de statues à l’Antique.

Le château de Compiègne appelé aussi Palais de Compiègne, occupe une place de choix dans l’histoire du Second Empire. Sous l’impulsion de Napoléon III, les travaux se poursuivent avec la construction de la Galerie Neuved Gabriel-Auguste Ancelet, et du grand Théâtre Impérial.

Le château de Compiègne devient un lieu de villégiature privilégié pour Napoléon III et l’impératrice Eugénie. Ils laissent l’empreinte indélébile de leurs fréquents séjours avec les fameuses « Séries de Compiègne », périodes d’une semaine pendant laquelle une centaine de convives prestigieux sont logés au château.

 

Une visite au Palais de Compiègne permet de rencontrer les têtes couronnées qui y ont résidé et de partager les divertissements de la cour.

                                                                                                                                                                    

Bâti par Louis XV et Louis XVI, réaménagé sous Napoléon Ier puis Napoléon III, le palais de Compiègne fut un haut-lieu de la vie de cour et de l’exercice du pouvoir. L’originalité et la beauté du plus grand palais néo-classique français, la qualité de ses décors intérieurs et de son mobilier, constituent un ensemble unique, un lieu historique qui, aux côtés de Versailles et de Fontainebleau, est l’une des trois plus importantes résidences royales et impériales françaises.

De Charles V à Louis XVI, un lieu de séjour pour la  cour de France

Sur la route des Flandres, à quatre-vingts kilomètres de Paris, le palais de Compiègne fut une résidence royale et impériale dont les appartements, par delà les remparts de la ville, donnent sur une forêt de plus de quatorze mille hectares. Une position qui reflète la décision du roi Charles V d’acquérir ces terrains à l’intérieur de la ville pour y construire un palais, presque achevé à sa mort en 1380.

Si le bâtiment de Charles V fut modifié au fil du temps, il garda un aspect médiéval jusqu’au XVIIe siècle. C’est à Louis XV, qui se passionna pour Compiègne, que l’on doit le palais actuel. La maison de ses ancêtres étant exigüe et démodée, il voulut une résidence à laquelle attacher son nom. Il demanda un « grand projet » à son premier architecte Ange-Jacques Gabriel qui en dessina les plans validés par le roi en 1751.

Devenu roi en 1774, Louis XVI commanda à son tour des travaux au successeur de Gabriel, Le Dreux de la Châtre, qui suivit les grands traits du projet de Gabriel, réalisant l’aile neuve donnant sur le parc, que Marie-Antoinette allait s’approprier, le péristyle, la salle des colonnes, la salle des gardes et d’importants aménagements intérieurs comme l’appartement du roi et celui de la reine. C’est sous son règne qu’une partie des décors intérieurs que nous connaissons furent réalisés.

Le palais des deux empereurs

De Napoléon Ier…

La Révolution amena la dispersion du mobilier en 1795 et seules quelques pièces ont pu revenir de nos jours. En 1799 un prytanée militaire fut installé au palais ; il est à l’origine de l’Ecole des Arts et Métiers (1803) qui s’installa à Châlon-sur-Marne en 1806. Il était nécessaire de rendre à cette résidence sa fonction originale. Aussi Napoléon Ier donna-t-il l’ordre, le 12 avril 1807 de remettre Compiègne en état. Immédiatement, de grands travaux intérieurs furent lancés, sous la conduite de l’architecte Louis-Martin Berthaut, qui venait de travailler pour Joséphine à la Malmaison. Ils se déroulèrent de 1808 à 1810 et entrainèrent une nouvelle distribution des espaces et surtout de nouveaux décors avec un mobilier qui nous est en partie parvenu. L’Empereur occupa l’ancien appartement du roi tandis que l’Impératrice fut logée à l’extrémité de la terrasse ; l’ancien appartement de la Reine devint un appartement destiné à un souverain étranger. L’essentiel des décors muraux est l’oeuvre des ateliers de Dubois et Redouté tandis que les meubles furent réalisés par Jacob-Desmalter et par Marcion. Il s’agit des appartements les plus complets du Premier Empire en France.

350px-Picardie_Compiègne3_tango7174… à Napoléon III

Le Second Empire est indissociable de Compiègne. Napoléon III apprécia particulièrement le palais, y organisant avec l’impératrice à l’automne les fameuses « séries » qui rassemblaient chaque semaine une centaine d’invités durant quatre à six semaines consécutives. Personnalités proches du pouvoir, souverains ou princes étrangers, diplomates, écrivains, artistes, scientifiques se retrouvaient dans la quasi intimité de la famille impériale. Chasses, excursions, jeux, concerts et pièces de théâtre occupaient les journées où l’on oubliait les contraintes de l’étiquette. Des aménagements furent alors effectués pour recevoir les invités et un important mobilier contemporain fut introduit. L’Empereur fit également construire la Galerie Neuve, dite Galerie Natoire, afin de pouvoir accéder directement au théâtre impérial, qu’il édifiait de l’autre côté de la rue d’Ulm, et qui resta inachevé en 1870.

A découvrir : http://www.oisetourisme.com/Decouvrez-l-Oise

 

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DES FERMES A VISITER DANS L’OISE

Posté par francesca7 le 15 novembre 2014

 

L’étude pédologique du département fait apparaître une grande diversité des types de sols ; ainsi, le département de l’Oise est considéré comme l’un des plus complexes du Bassin Parisien. Cette variété de sols se traduit par la subdivision du département en dix petites régions naturelles auxquelles s’ajoutent l’ensemble des vallées alluviales. Elles se distinguent par leur relief et leurs types de sols, plus ou moins favorables à la mise en culture. Il n’existe pas une agriculture mais des agricultures dans l’Oise.

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Petites régions naturelles de l’Oise

 

La Picardie verte : plateau à couverture limoneuse peu épaisse avec des sols généralement humides ; les versants des vallées sont souvent caillouteux. Les terres labourées sont plus fréquentes que les prairies permanentes.

 

Le Pays de Bray : dépression très vallonnée limitée par deux cuestas. Les sols sont extrêmement variés souvent peu favorables à la mise en culture à cause de la pente ou de l’excès d’eau. Les surfaces en prairies sont importantes et les collines sableuses sont boisées.

 

Le Pays de Thelle : plateau découpé par des vallons secs ou humides. Couverture limoneuse majoritairement peu épaisse et assez chargée en cailloux de silex, sauf au sud et au sud-est où les sols sont plus favorables. Les terres sont labourées et les pentes fortes sont boisées.

Le Vexin Français : plateau marqué par des buttes-témoin boisées et des versants en pente forte ; sols limoneux ou sableux, parfois peu épais. Prédominance de terres labourées.

 

Le Plateau Picard : vaste plateau ondulé marqué par de nombreux vallons ; couverture limoneuse d’épaisseur variable, plus importante à l’est ; sols crayeux fréquents sur les versants, souvent boisés ou en prairies sur forte pente ; terres labourées dominantes.

 

Le Clermontois : fortement entaillé par les vallées du Thérain et de la Brèche. Les nombreux massifs forestiers occupent souvent des sols peu épais ou sableux (forêt de Hez).  Les terres labourées occupent en général des plateaux à couverture limoneuse épaisse.

 

Le Noyonnais : région vallonnée dominée par des plateaux étroits au sud et des massifs sableux boisés (forêts de Carlepont et de Laigue). Sols très variés, sableux à argileux, souvent humides mais majoritairement labourés.

 

La Plaine d’Estrées : plateau à couverture limoneuse épaisse, avec des sols sableux au sud-est, localement argileux. Terres labourées largement dominantes.

 

Le Soissonnais : occupé à l’ouest par le massif à dominante sableuse de la forêt de Compiègne. A l’est, plateau à couverture limoneuse épaisse fortement entaillé par des vallées avec des sols calcaires peu épais en bordure ; plateau cultivé.

 

Le Valois-Multien : deux plateaux à couverture limoneuse épaisse, bordés à l’ouest et au centre par des grands massifs forestiers à dominante sableuse (Chantilly, Halatte et Ermenonville). Au sud, sols du plateau multien localement argileux, souvent humides ; terres labourées.

 

Les vallées alluviales et leurs affluents : marquées par la présence d’une nappe permanente à faible profondeur ; les sols sont humides et de texture variée, parfois tourbeux.  Elles sont occupées par des prairies permanentes ou des peupleraies plus fréquemment que

par des terres labourées.

 

Les agriculteurs deviennent les meilleurs ambassadeurs de la Picardie :

Qu’est-ce que le réseau Bienvenue à la Ferme ?

images (4)Il y a plus de 30 ans que les agriculteurs ont développé des activités d’accueil touristique sur leur exploitation. Leurs motivations étaient notamment la recherche d’une ouverture sur l’extérieur, la volonté de faire découvrir leur métier, de valoriser leurs productions et le souci de préserver un patrimoine bâti de qualité. Parallèlement, les consommateurs et les touristes recherchent un retour à la nature, expriment des exigences croissantes en matière de cadre de vie, de qualité des produits alimentaires, de loisirs, et souhaitent renouer des relations de proximité.

Le réseau « Bienvenue à la Ferme » a permis de croiser l’offre des agriculteurs et la demande de la société. Pour mettre en place cette nouvelle activité les agriculteurs se sont peu à peu structurés et en 1988, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture a crée le service « Bienvenue à la Ferme ».

Venez profiter d’activités variées, pédagogiques et ludiques en famille dans les fermes de l’Oise !

Apprendre à traire une vache, faire une balade à cheval, découvrir les techniques de fabrication du cidre…il y en a pour tous les âges et tous les goûts. De vrais moments de plaisir et de convivialité à partager dans les fermes de l’Oise labellisées Bienvenue à la Ferme.

 

En adhérant à ce réseau, les exploitants s’engagent à respecter les chartes de qualité et les valeurs Bienvenue à la Ferme, tels qu’un accueil personnalisé, une qualité des prestations touristiques, la transmission de leur passion, la préservation du patrimoine agricole et rural…

 

Les 5 fermes de découverte de l’Oise :

Venez visiter une exploitation agricole et connaître les différents métiers de la ferme, ainsi que ses activités humaines et économiques. Individuellement ou par petits groupes, vous êtes accueilli par une personne de l’exploitation qui vous présente toutes les activités de la ferme : élevage, productions, techniques utilisées… 
Un goûter ou une dégustation peut aussi vous être proposé, l’occasion de déguster produits du terroir et spécialités régionales en découvrant leur secret de fabrication.

  • Ferme des 4 saisons
  • Ferme du Lariquet
  • Les Fleurs en liberté
  • Ferme de Saint Aubin

Les 6 fermes pédagogiques de l’Oise :

De nombreuses activités éducatives sont proposées aux plus jeunes, dans le cadre de leur scolarité ou de leurs loisirs. Sur place, les enfants peuvent observer le fonctionnement des machines agricoles, s’approcher et donner à manger aux animaux… Une véritable découverte vivante et pédagogique de la nature et de la ferme. Chaque visite ou séjour fait l’objet d’un programme adapté, établi entre l’enseignant ou l’animateur et l’agriculteur.

  • Ferme des 4 saisons
  • Les Fleurs en libertéimages (5)
  • Ferme du Lariquet
  • Ferme de Saint Aubin
  • Ferme de Richemont

 

Renseignements :

Bienvenue à la Ferme
Chambre d’Agriculture de l’Oise
Rue Frère Gagne
60 000 BEAUVAIS
Tél : 03 44 11 44 66
www.bienvenue-a-la-ferme.com/picardie
laurence.margerin@agri60.fr

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Histoire du département de l’Oise

Posté par francesca7 le 15 novembre 2014

 

(Région Picardie)

téléchargement (4)Le territoire du département de l’Oise fut primitivement habité par les Bellovakes, lesSilvanectes et les Veromandues. Ces peuples prirent deux fois part au soulèvement de la Gaule contre César, qui, dans ses Commentaires, vante leur courage et leur habileté. Vaincus sur le territoire des Rèmes, en 57, ils perdirent leur capitale, Bratuspantium (Beauvais ou Breteuil). Cinq ans plus tard, ils se donnèrent pour chef le Bellovake Corrée, dont la mort héroïque rendit les Romains maîtres du pays, qui, subjugué, mais non soumis, pendant longtemps encore résista à leur domination, en l’an 29, avec les Trévires, et plus tard avec les Belges.

Après ces vaines tentatives, Rome introduisit dans le pays définitivement conquis son administration, et, si les sauvages habitants de cette partie de la Gaule-Belgique perdirent quelque chose du courage farouche de leurs ancêtres, ils reçurent en échange les bienfaits de la civilisation. De vastes terrains furent défrichés, les forêts s’éclaircirent, les villes s’élevèrent. Il reste aujourd’hui des traces des immenses travaux entrepris par les Romains dans cette contrée : c’est une voie qui traverse le département et qui porte le nom de chaussée Brunehaut, parce que, dans la suite, elle fut réparée par cette reine d’Austrasie.

Dioclétien comprit le territoire des Bellovakes dans la IIe Belgique. Leur principale ville, qui longtemps avait porté le nom de Caesaromagus et qui était une des plus importantes stations de la voie romaine qui unissait Rothomagus (Rouen), Ambiani (Amiens) et Parisii (Paris), eut le nom de Civitas Bellovacorum, avec le droit de cité.

Par la suite, on la désigna sous le nom de Bellovacum, Beauvais. Le christianisme y fut porté dans le Ier siècle de l’ère chrétienne par saint Lucien, fils, disait-on, d’un sénateur romain du nom de Lucius, que saint Pierre avait converti. Ce premier apôtre du Beauvaisis avait deux compagnons, saint Maxien et saint Julien, qui souffrirent avec lui le martyre.

Il paraît que la foi chrétienne s’établit difficilement dans cette contrée ; car, pendant les trois premiers siècles, un grand nombre de ceux qui s’étaient convertis y subirent de fréquentes persécutions. A cette même époque, le pays des Bellovakes eut beaucoup à souffrir des premières invasions des barbares en Gaule ; Dioclétien avait donné à cette partie de l’empire, pour la gouverner, Constance-Chlore, avec le titre de César.

Les Francs et les Alamans firent des invasions si fréquentes que toute l’ancienne Belgique fut en grande partie dépeuplée (292-305) ; il fallut que ce César, pour repeupler la contrée, autorisât, à l’exemple de l’empereur Probus, des colons germains à s’y établir.

Lorsque survinrent en Gaule les grandes invasions des Francs, cette partie septentrionale fut la première conquise ; elle vit, vers 430, le chef de la tribu Salienne, Clodion le Chevelu, franchir la Somme et promener ses bandes dévastatrices au midi de cette rivière ; mais Clodion fut chassé par le patrice Aétius, et c’était à Clovis qu’il était réservé de s’établir définitivement entre le Rhin et la Seine. Le patrice Syagrius, faible représentant des empereurs en Gaule, fut vaincu à Soissons en 486. Sa défaite entraîna la soumission du pays d’entre Rhin et Seine, et par conséquent de la contrée du Beauvaisis.

Cette partie des États de Clovis passa en héritage à son fils Clotaire, qui fut roi de Soissons en 511 ; celui-ci la laissa à Chilpéric Ier, époux de Frédégonde (561 à 584). Au temps de Clotaire II, la fille de l’un des principaux seigneurs du royaume fonda aux environs de Beauvais, à Oroër (Oratorium), une abbaye qui est devenue célèbre ; Angadresme, fille de Robert, chancelier du roi, était recherchée en mariage par un seigneur du Vexin, Ansbert ; mais elle préféra, à une position brillante, la retraite obscure et pieuse d’Oroër.

Ansbert, de son côté, touché de la grâce divine, se consacra au service du Seigneur et devint par la suite archevêque de Rouen. Angadresme, mise au nombre des saintes, pour sa vie pieuse, est devenue la patronne de Beauvais. Le Beauvaisis se trouvait sur les frontières de la Neustrie et de l’Austrasie ; il fut donc souvent le théâtre de la lutte des Austrasiens et des Neustriens, sous les maires Ébroïn et Pépin d’Héristal.

Sous les règnes de Pépin le Bref et de Charlemagne, plusieurs années de paix et de prospérité vinrent réparer les maux occasionnés par les guerres désastreuses qui avaient, sans interruption, désolé le pays pendant le cours de la première race ; des gouverneurs, placés sous la surveillance des legati et des missi dominici, furent donnés aux diverses parties de l’empire, et le territoire du département de l’Oise fut partagé en différents pagi, qui portèrent les noms de leurs principales villes, et qui étaient administrés par des comtes et des barons.

Ils n’étaient d’abord que simples gouverneurs et représentants de l’autorité impériale ; mais ils se rendirent indépendants sous les faibles successeurs de Charlemagne et reçurent de l’un d’entre eux, Charles le Chauve, en 877, la confirmation de leur usurpation et possédèrent alors ces fiefs à titre héréditaire. En même temps que la féodalité commencent les ravages exercés par les ’pirates normands dans toute la Gaule et en particulier dans le pays des anciens Bellovakes ; au milieu du IXe siècle, Hastings, qui, bien que né en Gaule, s’était joint aux Northmans et était devenu un de leurs chefs les plus célèbres, pénétra dans le Beauvaisis après avoir brûlé, près de Paris, l’abbaye de Saint-Denis, et détruisit les monastères de Saint-Oroër et de Saint-Germer.

A cette période du Moyen Age, l’histoire du département se divise forcément en trois parties ; la première, qui concerne le Beauvaisis, sera suffisamment traitée à l’article consacré spécialement à la ville évêché comté de Beauvais ; des deux autres, l’une comprend le Valois, dont les villes principales étaient Senlis et Crépy, et l’autre la ville de Clermont, qui eut des comtes particuliers.

Le Valois, pagus Vadensis, s’étendit, sous les deux premières races, aux territoires de Senlis, Soissons, Crépy, Meaux et Reims ; sa capitale était Crépy, et il en prit souvent le nom deComitatus Crispeius, Crispeiensis, Crispeicus ; une partie de ce pays appartient aux départements qui avoisinent l’Oise. Cependant nous donnerons ici le nom de ses principaux comtes, dans l’impossibilité où nous sommes de scinder son histoire et en considération de Crépy, sa capitale.

Un comte du nom de Pépin, frère du puissant comte de Vermandois, Herbert, en reçut l’investiture sous le règne du roi Eudes, successeur du faible Charles le Gros, qui avait été déposé en 887, à la diète de Tribur. Après lui, le Valois passa à une famille étrangère. Le comte Raoul II partagea, vers 1040, ses États entre ses deux fils, Raoul III le Grand et Thibaut III, qui fut comte de Blois. Le vaste château de Crépy fut séparé en deux parties ; Raoul reçut l’habitation avec ses dépendances, et Thibaut le donjon.

Après la mort du roi Henri Ier, Anne de Russie, veuve de ce prince, se retira dans le monastère de Senlis ; Raoul l’y vit et résolut de l’épouser ; Anne y consentit. Raoul était marié ; il fit accuser d’infidélité sa femme Éléonore, divorça et célébra publiquement son nouveau mariage en 1052. Mais l’épouse répudiée recourut au pape, qui fit faire, par les archevêques de Reims et de Rouen, une enquête dont le résultat fut favorable à Éléonore. Sommé de répudier Anne, le comte Raoul s’y refusa ; il fut excommunié et n’en persista pas moins dans sa faute.

téléchargement (5)Une version généralement accréditée fait retourner Anne de Russie auprès de son père, après la mort du roi, son mari. Celle que nous reproduisons a été adoptée par les savants bénédictins de Saint-Maur et le P. Ménétrier.

Le fils de Raoul, Simon (1074), fut assez puissant pour combattre le roi de France et lui reprendre quelques places que celui-ci lui avait enlevées. Deux années après avoir succédé a son père, le comte Simon fit transporter la dépouille du grand Raoul de la ville de Montdidier au monastère de Saint-Arnould de Crépy. Présent à l’exhumation du cadavre, il fut si vivement frappé de ce spectacle, qu’il résolut de quitter toutes les pompes de la vie et de se consacrer à Dieu.

Vainement ses amis, pour lui faire oublier cette résolution et resserrer les liens qui l’attachaient au monde, lui firent prendre une femme ; il consentit à épouser Judith, fille d’un comte d’Auvergne. Mais la nuit même de leurs noces les deux époux convinrent de se séparer et d’aller vivre tous deux dans la retraite. Simon partit avec trois compagnons, les plus vaillants chevaliers de sa cour, qu’il avait convertis, et se rendit au monastère de Sainte-Claude, puis dans les gorges du Jura, défrichant et fertilisant des terres jusque-là incultes. Simon fit passer le Valois dans la maison de Vermandois ; ce comté y demeura jusqu’à l’époque de sa réunion à la couronne, par Philippe-Auguste, en 1214.

Le roi saint Louis accorda, en 1224, le Valois à la reine Blanche, sa mère. Cette grande princesse étant morte en 1252, à l’abbaye de Maubuisson, près de Pontoise, le Valois fut réuni de nouveau à la couronne. Mais, deux ans avant sa mort, saint Louis l’aliéna encore en faveur de son quatrième fils, Jean Tristan, comte de Nevers, qui, né à Damiette pendant la première croisade du saint roi son père, mourut, ainsi que celui-ci, en 1270, pendant la seconde.

Le Valois rentra donc de nouveau dans le domaine royal à l’avènement de Philippe le Hardi. Celui-ci le donna en 1285 à Charles, son deuxième fils, qui fut la tige des rois de France de la branche des Valois. Cependant le Valois ne fut pas réuni à la couronne en 1328, à l’avènement de Philippe VI. Ce prince le donna en apanage à son cinquième fils Philippe, qui s’était distingué à la bataille de Poitiers, et qui fut l’un des otages envoyés en Angleterre pour la délivrance du roi Jean.

A sa mort, en 1375, le Valois rentra au domaine royal ; mais le roi Charles VI l’en détacha pour le donner, en 1392, à son jeune frère Louis d’Orléans, en faveur duquel il l’érigea, en 1406, en duché-pairie. Les contrées qui composent le département de l’Oise eurent grandement à souffrir des désordres du malheureux règne de Charles VI. Déjà, sous les rois Philippe VI et Jean le Bon, elles avaient été ravagées par les bandes de paysans soulevés qui prenaient le nom de Jacques.

La jacquerie était sortie, selon une tradition locale, du village de Frocourt-en-Beauvaisis. Les Jacques avaient pillé un grand nombre de villages et la ville de Senlis, lorsqu’ils furent atteints et défaits par le dauphin Charles, depuis Charles V, alors régent pour son père, prisonnier en Angleterre. Le soulèvement se porta plus loin vers le Midi ; mais les misères de toute sorte et les dévastations de la guerre étrangère jointes à la guerre civile dépeuplèrent ce malheureux pays, comme au temps des premières invasions des barbares.

Le duc de Bourgogne entra dans les campagnes de l’Oise et les dévasta, pendant la sanglante rivalité des Armagnacs et des Bourguignons ; puis, après la victoire d’Azincourt (1415), les Anglais s’emparèrent du Beauvaisis et du Valois. Cette partie de la France fut reconquise par Charles VII vers 1430. Jeanne Parc, après avoir fait le siège d’Orléans et remporté la victoire de Patay, poursuivit les Anglais jusqu’au delà de l’Oise, les atteignit à Gerberoy et les battit de nouveau en 1430.

Les Anglais ne renoncèrent cependant pas à leurs tentatives sur le Beauvaisis. Vers 1436, ils se saisirent, dans Beauvais même, par un coup de main habile, du fameux capitaine La Hire, pendant que celui-ci jouait à la paume, et Charles VII fut obligé de leur donner Clermont pour la rançon de son général.

Il est bon, avant de passer à l’histoire des temps modernes, de dire quelques mots des comtes de Clermont. Le premier qui soit connu portait le nom de Renaud ; il fut un des chefs de l’armée conduite en 1054 par Eudes, frère du roi Henri Ier, contre Guillaume le Bâtard, duc de Normandie. Les Français furent battus, et le comte Renaud ne trouva son salut, dit Orderic Vital, que dans la vitesse de ses pieds. Hugues Ier et Renaud II lui succédèrent. Le fils de ce dernier, Raoul Ier, reçut du roi Louis VII la dignité de connétable de France.

II eut plusieurs démêlés avec le chapitre de Beauvais et fut excommunié deux fois ; mais il racheta ses fautes en accompagnant en Terre sainte, à la troisième croisade, en 1189, les rois Philippe-Auguste et Richard Coeur de Lion. Son petit-fils Thibaut le Jeune mourut sans enfants, et Philippe-Auguste, toujours prêt à mettre à profit les occasions d’agrandissement, réunit le comté de Clermont à la couronne.

Le roi de France disposa de cette acquisition, vers 1218, en faveur d’un fils, Philippe Hurepel, qu’il avait eu d’Agnès de Méranie. Ce dernier, qui fut aussi comte de Boulogne, le laissa à une fille, à la mort de laquelle saint Louis réunit de nouveau Clermont au domaine royal (1258). Mais, en 1269, il s’en défit en faveur de son sixième fils Robert, après lequel le comté de Clermont passa à la maison de Bourbon (1318). Robert de France eut pour bailli dans son comté le célèbre Beaumanoir, qui, en 1283, recueillit et rédigea les Coutumes de Beauvaisis,« le premier, dit Loysel, le plus grand et plus hardy œuvre qui ait été composé sur les coutumes de France. »

Pendant les guerres de Louis XI avec les derniers grands vassaux, le Valois et le Beauvaisis furent envahis par le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Il sera question plus loin de l’héroïsme des femmes de Beauvais (1472). Les rois Louis XI et Charles VIII témoignèrent leur reconnaissance aux fidèles sujets du Beauvaisis en leur accordant, à plusieurs reprises, d’importants privilèges.

En 1474, Louis XI donna à Beauvais une somme de 972 livres pour faire construire une chapelle à Notre-Dame. L’année suivante, le chapitre de cette ville reçut 3 000 livres pour acheter le seigneurie de Rotangis ; puis, en 1477, en récompense d’un prêt de 600 écus d’or, les habitants furent investis du droit, qui leur avait été enlevé depuis peu, de nommer leur maire.

La peste sévit dans la contrée qui nous occupe vers cette époque ; mais les ravages qu’elle causa furent peu de chose, en comparaison des misères que les querelles de religion entraînèrent dans le siècle suivant. En 1586, l’état des campagnes était des plus misérables ; une disette cruelle s’était jointe aux oppressions du pouvoir et aux brigandages des gens de guerre ; la population, sans ressources et affamée, se formait par bandes, qui s’en allaient la nuit dans les villages et s’emparaient du peu de blé que possédaient les malheureux paysans.

Après les guerres de religion vinrent celles de la Ligue, à laquelle prirent part les villes, puis vinrent les troubles de la minorité de Louis XIII ; la peste exerça de cruels ravages, en 1629 et 1635, dans toute la contrée qui s’étend d’Amiens à Beauvais. La Fronde causa de nouvelles agitations.

Le XVIIIe siècle ne fut pas exempt de misères : épidémies, disettes, troubles intérieurs. La Révolution survint, et ses premières réformes furent accueillies sans scènes de violence. La classe bourgeoise se montra dévouée à la Constituante, et ce parti modéré exerça dans les villes une grande influence.

téléchargement (6)La condamnation de Louis XVI jeta la consternation dans Beauvais ; deux commissaires de la Convention, Mauduit et Isoré, furent envoyés dans cette ville et, au moment de l’insurrection de la Vendée, levèrent, dans l’Oise, un bataillon de 800 hommes, qu’ils firent marcher contre le département royaliste. Collot d’Herbois vint à son tour à Beauvais ; de cette ville il se rendit à Senlis, où il promulgua un arrêté contre les parents de nobles et d’émigrés. Cependant la Terreur révolutionnaire ne fit pas, dans le département, beaucoup de victimes.

Pendant l’invasion de 1814, les habitants, animés d’un noble sentiment de patriotisme, prirent les armes et se portèrent à la rencontre de l’ennemi. L’époque impériale, la Restauration et les dix-huit années du gouvernement du roi Louis-Philippe rendirent à l’Oise le calme et la prospérité qui semblaient avoir fui ses laborieux habitants.

Mais, pendant la guerre de 1870-1871, le département fut un des premiers envahis ; il eut beaucoup à souffrir de la présence d’un ennemi implacable ; et lorsque enfin le territoire fut évacué, l’invasion allemande se traduisit pour lui par une perte de 11 567 175 francs 62 centimes.

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Fête de l’Eau au Fil du Temps (Oise)

Posté par francesca7 le 21 août 2014

3 juillet 2011

(Responsable : Association des Fêtes Historiques de Troissereux)

 
Troissereux  
Le dimanche 3 Juillet 2011, les fêtes historiques de Troissereux se replongent à l’époque de Marie Stuart (1542-1587), reine d’Ecosse et de France – elle passa par ce village lorsqu’elle se rendit à Paris –, épouse de François II, roi de France du 10 juillet 1559 au 5 décembre 1560. Marie fit en effet

A l’occasion de la fête de l’eau au fil du temps, le village de Troissereux propose un spectacle inédit mettant en scène le cortège de Marie Stuart et de François II dans la France du XVIe siècle. Au son des cornemuses, le cortège traversera le village, à partir de 10 h 30, pour se rendre au château et assister aux festivités : tournois, danses de cour et bien plus encore…

Le groupe bien connu « Somme Battlefield Pipe Band » viendra tout spécialement pour représenter la garde écossaise de la reine Marie Stuart et accompagnera le cortège composé de nos amis des fêtes historiques François Ier de Crèvecœur, des fêtes Jeanne Hachette de Beauvais, de Folleville, du souffle de la terre d’Ailly sur Noye, de Senlis, ainsi que la cavalerie des Hercui-liens de Crillon et de Folleville, sans oublier les enfants de l’école, ainsi que l’ensemble des associations de Troissereux et le Château de Troissereux qui ouvre ses portes gracieusement pour offrir un moment inoubliable aux petits comme aux grands…

Nombreuses animations et échoppes traditionnelles autour du château pour une journée encore plus magique …

Marie Stuart, fille de Jacques V d’Ecosse et de Marie de Guise, est l’un des personnages les plus attachants de l’histoire. Elle a seulement quelques jours lorsqu’elle devient reine par la mort de son père. Fiancée au fils aîné d’Henri II de France elle prend le chemin de Paris et passe à Troissereux.

Le village est en fête. Son intelligence, sa culture – elle parle plusieurs langues – et sa beauté en font bientôt une des plus brillantes étoiles de la cour. Elle a 15 ans lorsqu’elle épouse François de France, qui lui en a 14, et qui l’année suivante devient roi par la mort de son père Henri II (le jeune roi ayant pris comme symbole le soleil, ce symbole surmonte, en son honneur, une tour du Château de Troissereux). Mais bientôt François meurt à son tour - probablement d’une méningite - après moins de deux ans de règne et la jeune veuve doit prendre le chemin du retour vers l’Écosse.

Elle passe de nouveau à Troissereux, mais cette fois elle est en deuil et a le cœur serré. Sa vie ne sera plus alors qu’une suite de tragédies. A la fin, étant venue demander de l’aide à sa cousine Élisabeth Ière d’Angleterre, celle-ci l’a fit emprisonner et décapiter.

Renseignements pratiques 
Coordonnées : Rue de la Prairie – Allée du Château, 60112 TROISSEREUX
Web : Association des Fêtes Historiques de Troissereux
 

 

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L’IMPRIMERIE EN EUROPE AUX XVe ET XVIe SIÈCLES

Posté par francesca7 le 1 novembre 2013


Les premières productions typographiques

et les premiers imprimeurs.

~*~

En dehors de l’intérêt que présente cet opuscule à tous ceux qui s’intéressent aux débuts de l’imprimerie, il offre une particularité curieuse qui réside dans sa confection même.

Depuis plus de quatre siècles la composition typographique a toujours été exécutée à la main. Ce qui faisait dire souvent à ceux qui ont discouru des choses de l’imprimerie que la typographie, en ce qui concerne spécialement la composition, était restée dans les limites que lui avaient assignées Gutenberg, Fust et Schœffer.
L'IMPRIMERIE EN EUROPE AUX XVe ET XVIe SIÈCLES dans Alpes Haute Provence yriarte02
Il était réservé au XIXe siècle – et les tentatives premières qui remontent presque au début de ce siècle se sont formulées plus nettement et ont abouti à de sérieux résultats dans ces vingt dernières années de donner une formule nouvelle à la composition typographique.

Jusqu’à cette heure le progrès le plus réel qui ait été réalisé dans la composition mécanique semble dû à la Linotype (machine qui compose, espace, justifie, fond et distribue), dont l’idée première appartient à James C. Cléphane, typographe à Washington et qui a été perfectionnée à la suite d’incessantes et patientes recherches par Mergenthaler.

La Linotype, véritable merveille de mécanisme, est appelée dans un prochain avenir à prendre dans l’imprimerie la place importante que lui assignent, dans notre siècle de vapeur et d’électricité, la rapidité de travail qu’elle donne et l’économie de temps et d’argent qu’elle permet de réaliser.

L’Imprimerie en Europe aux XVe et XVIe siècles a été, sauf les premières pages, entièrement composé par la Linotype, et la composition a été exécutée par un seul ouvrier en une journée de 10 heures.

C’est l’un des premiers travaux qui aient été exécutés en France, à l’aide de la Linotype. Les imperfections matérielles qu’on pourra rencontrer dans cet ouvrage sont inséparables des premiers essais. Mais déjà les résultats s’améliorent et sont de nature à satisfaire les esprits les plus rebelles.

En publiant ces notes chronologiques, nous devions au lecteur quelques éclaircissements sur la confection matérielle du volume et dégager ce point spécial qu’un ouvrage relatant les labeurs accomplis patiemment et péniblement par la main des ancêtres typographiques, il y a quatre siècles et plus, est aujourd’hui mis à jour presque automatiquement, grâce aux combinaisons ingénieuses et multiples d’une machine à composer.

AVANT-PROPOS
Le relevé chronologique des premières productions de la typographie en Europe et des noms des imprimeurs qui, les premiers, ont exercé l’art d’imprimer depuis Gutenberg (XVe siècle) jusqu’à la fin du XVIe siècle, nous semble devoir offrir quelqu’intérêt aux érudits et aux amateurs bibliographes.

Des monographies spéciales à certains pays ont été publiées et contiennent des indications plus ou moins étendues sur les origines de l’imprimerie dans telle ou telle partie de l’Europe, dans telle ou telle ville.

Mais nous ne pensons pas qu’un travail d’ensemble présentant les noms des premiers typographes en Europe et les titres des premiers ouvrages qui virent le jour du XVe au XVIe siècle ait été publié jusqu’ici.

Nous aidant des renseignements divers empruntés aux historiens de l’imprimerie, aux bibliographes, aux manuels et catalogues les plus complets, nous avons dressé un relevé aussi précis que possible, nous attachant à la reproduction fidèle des titres des ouvrages, dans leur orthographie souvent bizarre, complétant ces indications sommaires par des notes intéressantes touchant l’histoire de l’imprimerie.

Nous souhaitons que l’aridité apparente de ce travail qui nous a demandé de patientes recherches soit excusée et que ce modeste essai soit accueilli avec une indulgente faveur.
L. D.

FRANCE
________

220px-Buchdruck-15-jahrhundert_1 dans Ariège
ABBEVILLE (Somme), 1486.

L’imprimerie est exercée dans cette ville dès cette date. Jehan Dupré, l’illustre typographe parisien qui imprimait le « Missale » de 1481 confie à un artisan d’Abbeville, Pierre Gérard, les caractères et le matériel nécessaires a l’établissement d’une imprimerie considérable. Premier livre imprimé la « Somme rurale», complétée par Jeban Boutillier.

AGDE (Hérault), 1510.

Le premier livre paru dans cette ville, « Breviarium ad usum beatissimi protomartyris Agathi Diocaesis patroni », a été imprimé par Jehan Belon, qui avait également des presses à Valence en Dauphiné, sa patrie.

AGEN (Lot-et-Garonne), 1545.

On attribue l’introduction de l’imprimerie dans cette ville et l’impression du premier ouvrage à Antoine Reboul, qui fit paraître à cette date un ouvrage du célèbre César Frégose, devenu évêque d’Agen en 1550 : « Canti XI de le Lodi de la S. Lucretia Gonzaga di Gazuolo », etc.

AIX (Bouches-du-Rhône), 1552.

Le premier livre imprimé est un « Règlement des advocats, procureurs et greffiers et des troubles de cour », etc., par François Guérin. L’imprimeur est probablement Pierre Rest, ou Roux, bien que des privilèges aient été accordés en 1539 et 1545, aux libraires d’Aix, par François Ier, et que l’imprimeur de Lyon, Antoine Vincent, ait obtenu la permission pour trois ans (1536-39) d’imprimer les Ordonnances du pays de Provence.

ALBI (Tarn), 1529.

Le premier livre imprimé à cette date dans la quatrième des cités de l’ancienne Aquitaine est : « Sensuyt la vie et légende de madame saincte Febronie, vierge et martyre ». Le présent livre faict imprimer par Pierres Rossignol, marchât et bourgioys Dalby.

ALENÇON (Orne), 1530.

Le premier livre connu, « Sommaire de toute médecine et chirurgie », par Jean Gouevrot, vicomte du Perche, sort des presses de maistre Simon du Bois. A la fin du XVIe siècle et pendant tout le XVIIIe, une famille d’un nom très connu, les Malassis, fournit de nombreux imprimeurs à Alençon.

ANGERS (Maine-et-Loire), 1476.

C’est la cinquième ville de France dans laquelle ait pénétré l’imprimerie. Le premier ouvrage imprimé est la « Rhetorica nova » de Cicéron, qui dispute la priorité au « Coustumier d’Anjou », le plus ancien Coutumier français que l’on connaisse. La « Rhétorique » porte à la fin : « Audegani per Johanem de Turre atque Morelli impressores. »

ANGOULÈME (Charente), 1491.

Tous les bibliographes font remonter à cette date l’introduction de l’imprimerie dans cette ville par la publication de cet ouvrage : « Auctores octo Continentes libros videlicet », etc. etc. Le nom de l’imprimeur est inconnu. Au XVIe siècle, il faut citer parmi les imprimeurs la famille des Minières.

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Fontaine-Bonneleau dans l’Oise

Posté par francesca7 le 5 octobre 2013

Fontaine-Bonneleau dans l'Oise dans Oise 640px-debray-bollez_-_environs_de_crevecoeur_-_fontaine-bonneleau_-_les_eaux_ferrugineuses-300x189

Fontaine-Bonneleau est une commune française située dans le département de l’Oise en région Picardie. En 2010, la commune comptait 259 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année

Sources de Fontaine Bonneleau 

les 3 premières Sources furent découvertes en 1770, puis captées par Mr Vallot Apothicaire à Amiens qui les exploita jusqu’à la Révolution.

Ces eaux étaient préconisées pour tous problèmes digestifs. Les dames de la cour de Louis XV en consommaient, et différents médecins de l’époque les prescrivaient à leurs patients.

Le nom de ces 3 premières Sources :

Source Vallot, Source Lapostole, Source Lavernot

1858 Première autorisation par l’état de l’exploitations des sources ( le 30/09/1858 ). Autorisation accordée au Dr Lavernot médecin à Conty (80).

1888 Mr Recourat pharmacien à Beauvais reprendra la source et la développera, grâce à la construction d’une ligne SNCF ( Amiens-Beauvais-Montsoult ) et d’une gare à coté de la source.

1922 Achat des sources par Mr Léon Caulier

1940 Formation d’une première société avec ses 2 premiers fils de 1922 à 1957, on exploitait dans les 3 premières sources

1957 La société Caulier fait un nouveau forage, une 4éme source est découverte par le bureau de recherche géologique et minéralogique elle s’appellera  » Source Blanche »1957 à 1968 Mr Pierre Caulier est le gérant

1968 Mr Pierre est actionnaire majoritaire 1988 Mr Pierre Caulier part en retraite, ce sont ses 4 enfants qui prennent la relève

Allez découvrir son site consacré à la défense de l’environnementhttp://www.legalletenvie.com

  • Comme son nom l’indique, des sources d’eau minérales existent à Fontaine-Bonneleau : les trois premières source, nommées Vallot, Lapostole et Lave ont été découvertes en 1770, puis captées par Mr Vallot Apothicaire à Amiens qui les exploita jusqu’à la Révolution. Ces eaux étaient préconisées pour tous problèmes digestifs. Les dames de la cour de Louis XV en consommaient, et différents médecins de l’époque les prescrivaient à leurs patients.
  • Au xixe siècle, le village disposait de cinq moulins sur la Celle, d’un four à chaux et d’une carrière
  • La commune disposait d’une gare de chemin de fer sur la ligne Beauvais – Amiens qui transporta les voyageurs de 1876 à 1939. Implantée près de l’usine des sources, elle en transportait les productions et contribua à son développement.
  • Une halte supplémentaire sur cette ligne a été créé vers 1889, sur la demande et avec le financement du Comte de Chatenay, sénateur de l’Oise, alors personnage très influent, semble-t-il pour desservir son domaine.

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