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La langue Bretonne

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


La langue Bretonne dans Bretagne couple-breton-177x300Aux origines. Depuis des siècles, la Bretagne est partagée en deux zones linguistiques ; à l’ouest, la basse Bretagne, de langue bretonne, et à l’est, la haute Bretagne ou Bretagne gallo, de langue romane. Avant que le français ne devienne, à l’époque moderne, leur outil de communication, ces deux entités demeurèrent inintelligibles l’un à l’autre. Si le gallo, variété dialectale de langue d’oïl, appartient comme tel, à la fa mille des langues romanes, le breton ou Brezhoneg, lui est une langue celtique, au même titre que le gaélique parlé en Irlande et en Ecosse, et que le brittonique, comprenant le gallois ou encore le cornique, parlée en Cornouille jusqu’au 18ème siècle. Le breton doit son origine à un apport britannique ; vers le 5ème siècle, les Bretons insulaires originaires du Devon, de Cornouailles et du pays de Galles, émigrèrent sur la péninsule et enrichirent le gaulois qui y était parlé.

Quand, à la fin du 6ème siècle, Grégoire de Tours désigne, sous le nom Britannia, le pays occupé par les Bretons, la Vilaine constitue la limite entre ceux-là et les Francs. Le breton ne progressa à l’est de cette ligne qu’à partir du milieu du 9ème siècle, lorsque les Bretons entreprirent la conquête des pays de Rennes et de Nantes et du pays de Rets. Vers 1050, il se trouvait dans sa phase d’expansion maximale, on le parlait jusque dans la baie du Mont Saint Michel et dans la région de Saint Nazaire. Prédominant sur les marches orientales du duché, le gallo coexistait avec le breton dans le centre de la Bretagne. Du 9ème au 11ème siècle, le breton apparaît comme une langue homogène ne présentant, jusqu’au 10ème siècle que quelques traces de dialectalisation. La période féodale est marquée par une progression spectaculaire et rapide du français déplaçant la frontière linguistique vers l’ouest. A la fin du 16ème siècle, le breton finit par disparaître à l’est de la province où figure pour la première fois la séparation entre basse et haute Bretagne. La frontière se stabilisa vers 1886, et dès lors resta pratiquement inchangée.

Du fait de son prestige dans les milieux lettrés et administratifs, le français s’impose à partir du 13ème siècle comme langue diplomatique à la place du latin dans tout le duché. Dès cette époque, les villes de basse Bretagne deviennent bilingues, et le breton fit de très nombreux emprunts lexicaux au français. Langue des campagnes et du petit peuple, le breton marginalisa ceux dont il était le seul parler, et fut ressenti comme un  lourd handicap. Par ailleurs, il se fragmenta en quatre dialectes répartis end eux groupes : le KLT (cornouaillais, léonard, trégorrois) et le vannetais (avec le breton de Batz sur Mer, en Loire-Atlantique, qui a disparu dans les années 1960-1970). Malgré les efforts de certains lettrés, la dialectalisation ne put être entravée ; peu à peu chaque paroisse eut son breton, et le clergé fut le seul à l’écrie, le corrompant ainsi à sa manière. Citons parmi les tentatives pour fixer la langue l’œuvre de Jehan Lagadeuc, un Trégorrois né en 1464, qui compila le Catholicon, dictionnaire trilingue breton-français-latin (le premier dictionnaire français connu !). Destiné aux clercs bretons pauvres, il était en réalité voué à leur apprentissage du français et du latin. En 1659, Le Sacré Collège de Jésus, du père jésuite Julien Maunoir, s’adressant aux recteurs et aux missionnaires, tentait également de rationaliser  et de codifier la langue commune.

 Au début du 19ème siècle, une réaction s’opéra. Bannisant les emprunts faits au français, le grammairien et lexicologue Le Gonidec prôna une normalisation orthographique et grammaticale. Sa tentative, trop dogmatique et puriste, échoua. Elle fut néanmoins à l’origine d’un renouveau littéraire, dont le révélateur fut la publication, en 1839 par Hersart de la Villemarqué, du Barzaz-Breiz ou Chants populaires de la Bretagne. De veine religieuse et ecclésiastique à l’origine, la littérature se fit profane. La production écrite progressa, et cette tendance s’amplifia au 20ème siècle. Le breton retrouva enfin sa place dans les media et à l’école. L’enseignement laïc qui l’avait proscrit le remit au programme en 1977. Apparurent alors les premières écoles Diwan, où le breton est enseigné dès la maternelle, l’étude du français se commençant qu’au CE1. A la rentrée 1991, il existait 27 écoles Diwan ; mais l’avenir du breton en tant que langue vernaculaire paraît compromis. Malgré l’accroissement démographique, la pratique de la langue se perd. Les parlers gallos ont connu le même sort. Actuellement, 300 000 Bretons de basse Bretagne parlent breton et 600 000 le comprennent.

NOMS DE LIEUX : Les noms de lieux, très variés dans leur forme, reflètent la partition linguistique ; plus de la moitié des communes de la péninsule portent des noms d’origine bretonne, le reste se partageant entre noms gaulois, gallo-romains, bas latins et français. Parmi les noms bretons antérieurs au 10ème siècle, ploe (du latin plebem, communauté de fidèles, paroisse) existe aujourd’hui sous les formes plou, plo, plu, plueu, plé, pli et parfois poul. Il signale l’emplacement des paroisses primitives des 6ème et 7ème siècles. Dans les trois quarts de ses emplois, il est suivi d’un nom de saint du haut Moyen Age, tout comme lann, terme qui signifie ermitage, monastère. Dans les noms bretons du 11ème au 14ème siècle, il faut surtout retenir ker (ferme, village), caer en vieux breton. C’st le terme le plus représenté ; il est à l’origine de plus de dix huit mille noms de lieux habités.

NOMS DE PERSONNES : le Bihan (le petit) ; Le Coant (le joli) ; Le Coz (le vieux) ; Le treut (le maigre)à ; Le Guen (Le blanc) ; Pennec (qui a une grosse tête) ; Pensec (fessu) ; Le Fur (le sage) ; Queffelec (bécasse) ; Le Guével (le jumeau) ; Le Hénaff (l’aîné) ; Person (recteur)… ces sobriquets familiers et affectueux, si typiquement bretons, se multiplièrent dès le 10ème siècle et devinrent peu à  peu héréditaires ; mais il fallut attendre cependant la Renaissance pur qu’ils se fixent, après que la tenue des registres d’état civil eut été rendue obligatoire, en 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts.

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Lac de Guerlédan

Posté par francesca7 le 22 mars 2013

 

 Lac de Guerlédan dans Bretagne lac-de-guerledan-300x200

Le lac de Guerlédan est un lac artificiel situé à cheval sur la commune de Saint-Aignan dans le Morbihan et la commune de Mûr-de-Bretagne dans les Côtes-d’Armor. Sa formation est due à la construction du barrage de Guerlédan en 1930 sur le cours d’eau du Blavet. Il matérialise, en partie, la limite entre le Morbihan et les Côtes-d’Armor. Son nom vient du breton vannetais : Gouer ledan, soit : le ruisselet large.

D’une superficie de 400 ha, long de 12 km et profond de 40 m au pied du barrage, le lac de Guerlédan est le plus grand lac artificiel de Bretagne.

Ce lac a été créé pour alimenter le barrage de Guerlédan. Le chantier dura sept ans de 1923 à 1930 et dut faire face à de nombreuses difficultés d’ordre géologique, technique et financier.

La création de ce lac et surtout celle du barrage a coupé la continuité du trafic fluvial sur le canal de Nantes à Brest qui emprunte, à cet endroit, le cours du Blavet. 17 écluses du canal furent noyées sous les eaux du lac.

Aujourd’hui le lac de Guerlédan est devenu un lieu touristique. On peut y pratiquer diverses activités nautiques ou bien se promener sur les rives du lac et profiter de jolis points de vue panoramiques, notamment au rond point du lac et à l’anse de Landroannec.

Le lac était asséché tous les dix ans depuis 1951, dévoilant ainsi un paysage étonnant : figée dans les profondeurs, la vallée engloutie ressurgit avec ses maisons, ses jardinets, ses écluses. Aujourd’hui, la technologie permet de s’affranchir de cette vidange.

L’embarcadère de Beau-Rivage, premier site aménagé sur le lac, offre de nombreuses activités qui combleront autant le pêcheur que le promeneur : déjeuner en salle face au lac, bar panoramique, location de barques, et bateau à pédales. : http://www.guerledan.com/

Les Vedettes de Guerlédan,

 beau rivage, 22530 CAUREL

 tél : 02.96.28.52.64 fax : 02.96.26.09.37

 

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Le lac de Guerlédan est un lac artificiel issu de la construction d’un barrage sur les cours (communs à cet endroit) du Blavet et du canal de Nantes à Brest. 

Mis en service en 1933 le barrage de Guerlédan inonde la vallée du Blavet sur 13Km de long, couvrant une surface de 400 ha. Sa profondeur est de 45m et son volume de 55 millions de mètres cubes. Le lac est dominé au sud vers Cléguérec, par des crêtes et la forêt de Quénécan, massif de plus de 3000 ha. Plusieurs plages aménagées sont proposées aux baigneurs dont une à l’anse de Sordan.

Contrairement à certaines légendes,  aucun village ne fut engloutit lors de l’inondation de la vallée. Seules les maisons d’écluses et quelques autres furent recouvertes par les eaux. Autrefois vidangé tous les 10 ans (la dernière fois en 1985) pour des contrôles sur le barrage, le site offrait alors un paysage lunaire attirant une foule de visiteurs…

La vallée du Blavet, engloutie pour les besoins de la production électrique, s’est ainsi transformée en un lac superbe. Au fil des ans, il est devenu de plus en plus apprécié des promeneurs et des amateurs de loisirs nautiques, au point d’être aujourd’hui l’un des principaux pôles d’attraction de la Bretagne intérieure.

Un lac aux rives découpées

Le site, il est vrai, est magnifique, avec la forêt de Quénécan et les grands bois de la rive nord qui descendent en pente abrupte jusqu’aux rives découpées du lac. Tout autour de ce paysage grandiose, rayonnent les vallées encaissées des rivières du bassin du Blavet, les gorges de Daoulas etdu Poulancre.Terre bénie des amoureux de nature sauvage et de sites pittoresques, le pays de Mûr s’offre à la découverte grâce à un réseau serré de chemins et de sentiers, de crête en vallon, de crique en falaise, de lande et fûtaie.

  • Le barrage de Guerlédan, dont la construction a commencé en 1923, a été achevé sept ans plus tard. Ce barrage était un précurseur des grands ouvrages alpins. Avec sa hauteur de 45 mètres, sa longueur de crête de 206 mètres et sa largeur à la base de 35 mètres, il était à l’époque le plus imposant du pays. Sa retenue d’eau, qui a englouti maisons, villages et forêts de la vallée du Blavet sur une longueur de 12 kilomètres, compte 55 millions de mètres cubes. Elle couvre une superficie de 400 hectares et sa profondeur atteint 40 mètres. Elle alimente une usine hydro-électrique de 23 mégawatts. On peut observer l’impressionnant ouvrage, en aval du barrage, mais on ne peut en approcher la base, incluse dans l’enceinte de la centrale électrique.

La chapelle Sainte Suzanne

A I’entrée nord de Mûr, la chapelle Sainte Suzanne dresse son élégante silhouette, au beau milieu d’un jardin ombragé par les vieux chênes qui ont inspiré Corot (le peintre, un ami du maire M. Le Cerf, était un habitué de Mûr). Au pied des grands arbres, un cercle de pierres dressé voici près de 40 ans témoigne de la perpétuation du druidisme : ici se sont tenus les «Gorsed», ces rassemblements de druides, bardes et ovates unis dans le culte ésotérique de la nature.

Un splendide rétable

  • Selon la légende, on priait autrefois sainte Suzanne non loin de là, près des fontaines de Menehiez, sur le site d’un culte préchrétien. Cette subsistance païenne incommodait le clergé local, qui a décidé de transférer la statue de la sainte au bourg de Mûr. Mais la charrette qui la transportait, emportée à un train d’enfer par des boeufs devenus subitement d’une vélocité incroyable, a subi un brutal cahot qui a éjecté la statue. Celle-ci s’est fichée en terre, debout au pied d’un grand chêne. C’est sur ce lieu qu’a été érigée la chapelle, au XVIIe siècle.
  • L’édifice, à l’élégant porche-clocher, daté de 1670, abrite un splendide rétable présentant une grande toile représentant sainte Suzanne, des statues polychromes et un ex-voto marin. On y trouve aussi un exceptionnel chemin de croix, peint sur la totalité des lambris couvrant les plafonds.

Beau Rivage, le port du lac

Situé au bout d’une pointe enserrée entre le corps du lac et une petite anse, Beau Rivage le bien-nommé se donne des allures de petite station balnéaire. Ses plages, ses campings, ses embarcadères, ses mouillages en font le grand lieu touristique de la région.

  • On y trouve également des restaurants, crêperies et cafés ouverts toute l’année. La foule ne s’y presse guère hors saison : c’est plutôt le rendez-vous des gens du pays et des pêcheurs. Le lac est poissonneux : ony trouve des perches de belle taille dépassant les 40 centimètres, des sandres de 14 livres et des brochets d’un mètre 10, dont on parle encore autour d’un petit bordeaux au retour de la pêche. « En plein hiver, c’est toujours bien calme, confie le patron de la jolie crêperie panoramique « Les pieds dans l’eau ». Mais, en été, les vacanciers sont nombreux à venir se balader, faire de la voile ou du ski nautique ».
  • Autre temps fort de Beau Rivage : l’ouverture de la pêche.  » Une armada de 400 bateaux vient traquer les allee-couverte-300x225 dans LACS DE FRANCEpremiers poissons. Sans compter tous ceux qui pêchent du bord… »

L’allée couverte de Coët-Correc

Entre Mûr et Caurel, sur les hauteurs de la Lande Blanche qui culmine à 309 mètres, l’allée couverte de Coat-Correc fait partie des nombreux mégalithes dispersés dans la campagne (menhirs et tombeau gaulois de Saint-Mayeux, allées couvertes de Liscuis). L’allée, dont on peut voir les restes de pavage entre les pierres dressées, est surplombée d’une étonnante arche d’ardoise. Elle a été bâtie à la fin du XIXe siècle par un paysan qui avait voulu christianiser ce monument païen. Elle était, à l’origine, surmontée d’une croix aujourd’hui disparue.

De là-haut, on domine de 180 mètres l’étendue du lac qui se découpe à trois kilomètres au sud.

 

 

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La Gaule « Barbare » du IIIè au XIè siècle (partie 4)

Posté par francesca7 le 18 mars 2013

 

La Gaule Au début, les Danois se contentent d’incursions côtières, mais dès avant la mort de Charlemagne, pillent de plus en plus systématiquement les vallées des fleuves navigables par leurs Drakkars, attaquant surtout les bourgs, les cathédrales et les monastères prometteurs de butin, assassinant les évêques et torturant les moines. La Seine est attaquée dès 810, pis en 819, ainsi que la Loire. A partir de 830, les expéditions deviennent annuelles et s’organisent : Rouen est brûlée en 842, Nantes et Tours en 843, ainsi que Toulouse, car les Vikings s’aventurent aussi sur la Garonne. 100 drakkars prennent Paris en 845. Les Normandes hivernent en 852 et 853, puis tous les ans. En 857, ils incendient Paris, Chartres, Bayeux, et ils pillent les viles de Saint-Denis, Beauvais, Noyon, massacrant leurs évêques, en 858 et 859, date à laquelle une flottille de 62 drakkars passe Gibraltar, ravage le Roussillon, Nîmes, Arles, Valence, les vallées du Rhône et de la Saône, continuent vers l’Italie avant de revenir en Bretagne en 862 ! Entre-temps, en 860, un autre groupe de Danois prend et pille Paris, pour la troisième fois en moins de 20 ans ! Ils ravagent tout le nord de la France, de la Loire à la Lorraine, pendant 15 ans.

En 885, le comte de France, Eudes, ancêtre d’Hugues Capet, repousse, à force d’or, les 700 drakkars de Siegried venus assiéger Paris pour la quatrième fois ; les Danois partent en Angleterre, reviennent en 900, s’installent en Basse-Loire d’où ils pillent la Bretagne, et en Basse-Seine d’où il s dévastent la Bourgogne. En 911, afin d’affamer Paris, le Norvégien Rollon s’empare de la Beauce et assiège Chartres. Le traité de Saint Clair sur Epte -met fin    l’expansion des Normands, mais rend définitif leur établissement dans les diocèses de Rouen, d’Evreux et de Lisieux, sur le Bessin (déjà germanisé par les Saxons), l’Avranchin et le Cotentin ; La Normandie, qui s’est christianisée, deviendra un Etat puissant, au point d’offrir à l’Angleterre, un siècle plus tard, un roi de fer : Guillaume le Conquérant, descendant de Rollon.

Les Vikings les plus aventureux, qui refusent de se soumettre, forment en 919, sur la Loire, un second Etat normand, éphémère, puisqu’après avoir englobé le Poitou et le Limousin, il st liquidé, en 936, par le petit-fils du dernier roi de Bretagne, vaincu 20 ans auparavant.

Les immigrés normands sont surtout des hommes et peu nombreux. En grande majorité Danois (Norvégiens parfois en Basse Normandie) ils se marient dès la première génération avec des femmes gallo-romaines. D’autres immigrés viennent encore pendant un siècle, mais la langue viking disparaît en moins de 30 ans à Rouen. Elle subsiste seulement dans environ 80 patronymes (Anquetil, Angot, Yver…) dans des noms de lieu s’achevant en –fleur (baie), -havre (anse), – nez (cap), -bec (ruisseau)… et dans le vocabulaire maritime : bâtard, tribord, quille, étrave, dague, lof, digue, crique.

invasions-du-9e-siecle-255x300 dans AUX SIECLES DERNIERSLe goût de l’aventure portera les Normands, même francisés, vers l’Espagne et la Sicile (reconquête contre les musulmans) et l’Angleterre (après 1066). Le mixage des populations gallo-normandes entraînera la naissance de nombreux villages neufs, l’essor commercial de Rouen. Mais, sur le moment, les incursions des Vikings ont provoqué la fuite des populations indigènes de l’ouest vers l’Ile de France, la Bourgogne, le Berry et l’Auvergne, entraînant le dépeuplement des régions côtières menacées, la destruction ou la ruine de nombreuses villes de la Loire et de la Seine, la vente d’esclaves déportés vers la Scandinavie, l’Angleterre, l’Allemagne du nord.

Pour terminer cette première partie, n’oublions pas les Orientaux présents en Gaule du fait de leur appartenance à l’armée romaine ou de leur commerce. Jusqu’au VIè siècle, on trouve des marchands grecs et syriens à Orléans, Tour, Saintes, Bordeaux, Narbonne, Vienne et surtout Lyon. A partir du VIIè siècle, la conquête de la Syrie par les Arabes et la guerre sainte encouragée par Mahomet font décliner les affaires, et par conséquent, le nombre de Syriens. On trouve encore des évêques grecs à Agde, Bourges, Tours, Autun, Saintes et Poitiers.

Les juifs de la Gaule romaine n’ont pas de statut particulier. Beaucoup portent des noms romains (Priscus, Julius), parlent latin et vivent en Gaule depuis l’époque de la Diaspora et la mode des religions orientales (IIè siècle). Ils sont nombreux mais toujours minoritaires à Bordeaux, Marseille, Auch, Arles, Narbonne, Carcassonne, Vienne, Mâcon, Châlon, Bourges, Tours, Orléans, Nantes, Clermont, Rouen. Ils sont extrêmement puissants à Lyon et à Paris. Au VIè siècle, l’évêque d’Uzès, Ferreor, fréquent les juifs, mais à la fin du siècle la persécution se généralise, avec le chantage à la conversion ou à l’expulsion. La synagogue d’Orléans est détruite. Condamnés au double jeu, les juifs sont marginalisés mais restent importants en Septimanie (Narbonne) en Provence (Marseille), à Vienne et à Lyon. Ils sont beaucoup moins nombreux en Gaule du nord (Rouen, Troyes, Mets) et jouissent d’une relative protection de Louis le Pieux aux croisades avant la reprise des pogroms.

Signalons enfin quelques apports isolés de prisonniers de guerre saxons, thuringeois, bavarois installés sous Charlemagne sur notre territoire et, inversement, l’extension de l’Etat carolingien qui a porté les Francs en Angleterre, en Allemagne et encore plus à l’est.

En 987, ces « grandes invasions » qui n’ont pas fini à la Gaule romaine, ou plutôt ces grandes migrations sont terminées après huit siècles d’amples vagues de passages de peuples en transit, d’implantations durables de conquérants, d’incursions de pillards. Le choc du IIIè siècle a été plus violent que celui du Vè siècle. Les peuples barbares se fondent rapidement dans le moule celto-romano-chrétien que leur offre leur nouveau pays. Ils cherchent plus l’entente et la fusion que la destruction d’une Gaule romaine qu’ils admirent même si parfois ils la ravagent.

Les nombreux mixages tendent à l’unification ethnique, mais la féodalité, née de l’insécurité et de l’incapacité des successeurs de Charlemagne à protéger les habitants, va entretenir pour de longs siècles des particularismes politiques, sociaux et culturels ; après un demi-millénaire de cohabitation parfois difficile, l’assimilation est complète, et en 987, sauf les Basques et les Bretons, tous les peuples de la Francie se considèrent comme « français », du moins sujets du bien lointain roi de France et vassaux de leur suzerain local. La germanisation a échoué là où la romanisation avait été forte et seules les frontières nord-est de la France sont vraiment germanisées. C’est à Verdun, sur la Meuse qu’est écrit, en 843, le premier texte détaché du latin : le traité de partage de l’Empire d’Occident qui donne à Charles le Chauve la Francie occidentale, l’obligeant à renoncer pour toujours au vieux rêve de rejoindre le Rhin. La France et la langue française sont nées en 843. Le peuple français existe dès 987, réuni par Hugues Capet.

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A Pont-Croix en Finistère

Posté par francesca7 le 22 février 2013

Pont-Croix (Finistère)

 

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 Pont-Croix (en breton : Pontekroaz) est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.

La ville est bâtie en forme d’amphithéâtre et se développe dès le XIe siècle. Elle a vu au cours de son histoire s’affairer une population d’artisans, de gens de robe, de marchands opulents qui commerçaient par mer avec l’Espagne. PONT-CROIX reste une ville animée les jours de foires et de marchés. Son activité est étroitement liée à l’agriculture. PONT-CROIX , petite cité de caractère, est chef-lieu de canton : 12 communes au total. Capitale du Cap Sizun composé de villes connues telles Audierne, Ile de Sein, Plogoff avec son site de la Pointe du Raz.

A mi-route de Quimper (32 km) et de la Pointe du Raz (25 km) En 1997, PONT-CROIX comptait 1762 habitants. Comme en bien des communes de Bretagne et pour les mêmes raisons, les chiffres actuels de peuplement accusent une baisse assez importante par rapport au début du siècle (2025 habitants). Depuis 1992, PONT-CROIX est jumelée avec une petite ville de la Cornouailles anglaise : Contantine-Gweek. De nombreux échanges ont lieu, d’une part entre les familles pontécruciennes et celles de Constantine et d’autre part entre le collège de la ville et nos correspondants anglais.

De nombreux artistes et artisans ont choisi de vivre à PONT-CROIX (peintres, sculpteurs, potier, artisan du cuir…). Sans compter les nombreux peintres amateurs et professionnels qui y trouvent maintes inspirations pour leurs toiles. (voir le concours de peinture et de dessin du 15 Août).

Pont-Croix et plus généralement le Cap a toujours beaucoup inspiré les peintres. Il en est venu de célèbres tels que Matisse en 1895, Désiré Lucas, Max Jacob, Emile Simon.. Tous ces artistes étaient très bien accueillis au Cap. La propriétaire de l’Hôtel des Voyageurs, à Pont-Croix, qui était Mme Gloaguen dans les années 30, jouait un peu le même rôle que  » Marie Poupée  » à Pont-Aven… D’autres artistes fréquentaient l’Hôtel Poupon (famille de Vonnick Caroff). On pouvait les rencontrer en arpentant les petites rues escarpées ou sur la place du marché…

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Histoire

La civilisation gallo-romaine a laissé une trace importante dans les vestiges de la villa de Kervénenec (découverte de mosaïques) à l’ouest. Une voie dite romaine a donné un tracé rectiligne à une route prenant en écharpe le plateau qui domine la ville sur un itinéraire qui joignait Quimper à la Pointe du Van. S’il n’y a pas trace de fortifications, la tradition a gardé le souvenir du quadrilatère de rues dénommé le « Tour du Chastel » indiquant l’emplacement au milieu de la ville moderne de l’ancien château du Moyen Âge.

L’emplacement de Pont-Croix qui en fait un lieu stratégique à la jonction du Cap Sizun, dont elle est la capitale, et du Pays Bigouden, lui confère un rôle commercial et administratif majeur, car elle est à la fois le lieu de foires réputées et le siège d’une sénéchaussée. Elle héberge de nombreux membres des professions judiciaires, procureur, notaires, sergents de justice, dont une partie est au service des propriétaires de terres nobles. Elle a le statut apparent d’une ville, mais pas les attributs attachés, puisqu’il n’y aura pas de communauté de ville sous l’Ancien Régime et que malgré la superficie remarquable de son église et l’importance du clergé attaché, la paroisse restera un trève de Beuzec-Cap-Sizun jusqu’en 1791.

La famille de Rosmadec originaire de Telgruc-sur-Mer finit par y acquérir la prééminence avant d’être portée aux plus hautes charges ducales et épiscopales au début du xvie siècle.

En 1590, l’aventurier Guy Éder de La Fontenelle s’empare de la ville à la tête d’une troupe de cavaliers. Comme les bourgeois qui n’avaient pu fuir s’étaient retranchés dans la tour de l’église, le chef brigand fit traîner dans celle-ci par des chevaux des fagots de bois pour allumer un feu et déloger les assiégés en les enfumant et prendre les biens qu’ils avaient cru mettre à l’abri. Selon la tradition, les massacres perpétrés par les reîtres auraient fait dévaler des flots de sang sur les pavés pentus de la Grand rue Chère.

Au XVIIe, elle devient le siège de la subdélégation de l’Intendance royale, mais voit Audierne qui est à l’embouchure du Goyen, commencer à la concurrencer dans le commerce maritime.
Au siège du Présidial, dit ensuite la « Maison commune », furent rédigés, en 1789, les cahiers de doléances, « pardevant Louis Tréhot de Clermont, Sénéchal et Premier Juge Civil et Criminel de la Juridiction ». Celui-ci siègera comme député suppléant du Tiers-État aux États-Généraux, puis à l’Assemblée constituante.
La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-Libre.
En 1823, dans les bâtiment de l’ancien couvent des Ursulines, est créé le petit séminaire dont l’emprise constitue un espace clos à l’ombre de la flèche élancée de l’église qui inspire l’architecte diocésain Joseph Bigot pour les flèches de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1856).

Le petit séminaire sert aussi de collège-lycée privé placé sous le vocable de Saint-Vincent et contribue à former une partie des élites locales. Au {XIXe, le port est doté d’un quai en pierre, mais est handicapé par la marée et l’envasement qui limitent la taille des bateaux de charge, tandis que la ville devient un îlot républicain qui se donne au parti radical-socialiste. Le commerce de gros s’y installe, ainsi que se renforce la présence des artisans, des notaires et des commerçants. Des hôtels de tourisme sont construits à la fin du siècle et on inaugure le chemin de fer départemental à voie étroite qui fait se rejoindre les lignes de Douarnenez à Audierne (le train youtar) et de Pont-l’Abbé à Pont-Croix (le train carottes).

315px-Pont-Croix_MarquisatLe xxe siècle voit un affaiblissement de la position de la ville dont la population décline après 1950, mais se stabilise autour de 1 700 habitants à la fin du siècle.

Le développement relatif du tourisme ne compense pas la perte du rôle commercial aggravée par le lancement d’un pont entre Audierne et Plouhinec en 1933. En 1946, le vieux quartier outre-Goyen de Keridreuff est annexé par Pont-Croix aux dépens de Plouhinec, commune encore très rurale bien que beaucoup plus peuplée. La même année, la municipalité décide de faire démolir les anciennes halles, couvertes en charpente, pour cause de vétusté. La gare est fermée en 1947.

Le développement du tourisme de masse renforce la position de petit centre commercial jusqu’aux années 1960, mais un déclin progessif des fonctions de centralité atteint la ville jusqu’à la fin du 20e siècle.

Dans la nuit du 27 octobre 2006, le Petit Séminaire et ancien collège a été victime d’un violent incendie ravageant plus de la moitié des bâtiments.

Il y a eu des écrivains aussi : Gustave Flaubert, Maxime du Camp, François Coppée, Octave Mirabeau, Guy de Maupassant, André Theuriet… Par ailleurs, nous pouvons citer plusieurs films cinématographiques tournés à PONT-CROIX :

  • « La merveilleuse visite » de Marcel CARNE
  • « Vos gueules les mouettes » de Robert DHERY
  • « Le cheval d’orgueil » de Claude CHABROL, d’après le livre de Pierre-Jakes Hélias
  • « Le quincailler amoureux » épisode du téléfilm « Les cinq dernières minutes » avec Daniel Prévost et Pierre Santini. Episode tourné durant l’été 1995.
  • « Des croix sur la mer » film tourné en Juin 2000 sur les pavés de l’église. Il s’agit d’un film tiré du livre de Jean-François COATMEUR : l’action se passe à la fin de la guerre 1939-1945, avec flash back sur les 4 années de la guerre.

Si vous passez à PONT-CROIX, les sites incontournables :

  • la collégiale
  • les rues « chère » : rues pittoresques en escalier, reliées par la rue des Courtils (rue des remparts)
  • les quartiers des vieux moulins : Pen Ar C’Han, Pont de Keridreuff avec son moulin à marée
  • le vieux port de Pennanguer et le jardin de plantes médicinales
  • les lavoirs, les fontaines
  • les maisons chargées d’histoires et les vieilles maisons en pierres apparentes
  • une visite aux nombreux artistes et artisans présents au fil des rues et ruelles typiques.

VISITER LE SITE 
www.pont-croix.fr.fm

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