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La grande histoire de la courgette

Posté par francesca7 le 13 mai 2016

 

Au Paléolithique (jusqu’à 9 000 à 10 000 ans avant notre ère) : Des courges sauvages, ancêtres de la courgette sont consommées par les nomades cueilleurs d’Amérique centrale, entre le Mexique et le Guatemala. Elles y seront progressivement domestiquées. La courgette, qui appartient au sous-groupe des courges dites « à moelle », a probablement été sélectionnée par les peuplades du Sud du Mexique et cultivée soit pour servir de récipients, soit pour leurs graines nutritives (elles ne contenaient alors que très peu de chair).

Courgette

Au Néolithique : Au gré des échanges entre les peuples amérindiens, la courge s’est rapidement disséminée vers le nord comme vers le sud. Des variétés ayant plus de chair et une saveur plus fruitée sont développées. Jusqu’au XVe siècle : Les courges, ancêtres de la courgette, étaient cultivées avec le maïs et les fèves par les Aztèques, les Incas et les Mayas, peuples de l’Amérique latine, si bien qu’à l’arrivée des conquérants espagnols, sa culture était largement répandue sur le continent.

XVIe siècle : Les conquistadores découvrent l’askutasquash des Indiens du Nouveau Monde. Ils en décrivirent rapidement de très nombreuses variétés, et en rapportèrent en Europe pour les jardins botaniques, avant de les cultiver comme légume. Pendant 400 ans : La courge « à moelle », la préférée des européens fait l’objet pendant 400 ans de sélections successives dans le but d’obtenir une floraison hâtive, des plants compacts et des fruits uniformes. Elle est rapidement adoptée en Afrique et en Asie où elle symbolise l’abondance et la fécondité. Les États-Unis, la Chine, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud produisent de leur coté, des cultivars adaptés à leur cuisine et à leur climat respectifs.

Au XVIIIe siècle : les Italiens contrairement aux français n’ont jamais boudé les courges. Ils ont l’idée, d’en consommer une certaine variété, brillante et aqueuse, avant complète maturité pour en faire la courgette que nous connaissons aujourd’hui. Il était alors d’usage de laisser les courges parvenir à complète maturité avant de les consommer, ce qui permettait d’obtenir de meilleurs rendements, et de faciliter leur conservation.

XXe siècle : La courgette remonte la France depuis la méditerranée où on la trouve depuis deux siècles. 1929 : Le terme « courgette » apparaît dans la langue française qui la nommait jusque là « courge d’Italie ».

Aujourd’hui : Légume de l’été, la courgette se retrouve toute l’année sur les étals, grâce aux serres chauffées, comme en Île-de-France, et aux importations d’Espagne, d’Italie et du Maroc.

On dénomme le fruit de cette plante par le même nom. La courgette, plus allongée et plus petite, est une courge cueillie très jeune, bien avant sa maturité, d’où son nom qui en est le diminutif (formé à l’aide du suffixe -ette).

La courgette est un fruit de forme allongée ou ronde, et de couleur verte ou jaune. Elle a l’allure d’un grand concombre. Bien qu’il s’agisse d’un fruit au sens botanique du terme parce qu’elle contient les graines de la plante, elle est communément utilisée comme un légume.

Courgette_jaune

La courgette est facile à cultiver dans un jardin potager familial. Le plus simple et le plus sûr consiste à repiquer au printemps de jeunes plants achetés à un professionnel. La plante adulte couvre un cercle d’environ un mètre de diamètre. Un pied produit des fleurs mâles stériles et femelles fructifères sur une période de plusieurs mois. Une fois formé, le fruit grossit vite et passe en quelques jours de courgette prête à consommer à courge moins tendre à croquer (car les nombreuses grosses graines apparaissent et la peau devient plus épaisse).

La courgette se mange cuite ou crue comme se mange le concombre. Elle est courante dans la gastronomie méditerranéenne. Cuite, elle se mange bouillie, sautée, frite, farcie, en gratin ou en soupe. Souvent associée à une viande blanche ou à un fromage frais, elle entre également dans la composition de la ratatouille.

Les fleurs mâles stériles sont enlevées tôt pour ne pas freiner la fructification et sont consommées, farcies ou en beignet, notamment dans les Balkans, en Italie, dans la région provençale et surtout à Nice. La fleur de courgette farcie est une spécialité de la cuisine duVietnam.

Un œil expérimenté repère rapidement les fleurs mâles des fleurs femelles : la fleur mâle se dresse sur une tige verticale fine et vigoureuse alors que la femelle est sur une tige plus trapue.

Il existe pour la courgette différentes couleurs. La plus connue est bien sûr la verte mais il en existe de couleur jaune qui sont beaucoup plus douces que la courgette verte.

D’après les botanistes, la courge (dont la courgette est un dérivé) serait originaire d’Amérique Centrale. Bien que consommée depuis des millénaires, elle ne fut cultivée en France qu’à partir du XIXe siècle.


UNE AUTRE HISTOIRE

À l’instar de nombreux autres fruits et légumes, la courge aurait été découverte par les Européens lorsqu’ils débarquèrent dans le Nouveau Monde. Ils en décrivirent très vite les différentes variétés, avant de les ramener pour les cultiver comme légume.

L’invention de la courgette

Cueillies à complète maturité, les courges permettaient de meilleurs rendements ainsi qu’une durée de conservation accrue par rapport aux courgettes que nous consommons actuellement. Ce sont les Italiens qui, au XVIIIe siècle, décidèrent de les déguster avant complète maturité. C’est ainsi que naquit… la courgette !

 courgette2

L’équilibre alimentaire a ses lois qu’il convient de respecter. Mais l’alimentation idéale en termes de santé n’existe pas. Tout simplement déjà parce que les goûts et les besoins diffèrent d’un individu à un autre. Cependant et comme le préconise le « Programme national nutrition santé », des conseils de base simples restent les règles élémentaires pour un bon épanouissement psychique et physique, comme la consommation quotidienne d’au moins 5 fruits et légumes, la surveillance de la prise de calcium, des lipides et des glucides.

La cuisine contribue de son côté, avec des recettes qui respectent ces consignes préventives, à protéger l’organisme, participant ainsi à l’accroissement de l’espérance de vie.

 

Courgettes farcies

• Ingrédients :


- 6 courgettes 
- 3 lamelles de jambon de Westphalie
- 1 œuf 
- 1/4 litre de lait
- 1 grosse cuillerée débordante de farine images
- 1/2 oignon
- Huile
- Sel
- Poivre
- Noix de muscade 

• Préparation :


> La veille
> Peler les courgettes, les fendre en deux et faire blanchir (5 minutes). Égoutter sur un linge.
> Lorsque les courgettes sont froides, enlever les graines.
> Le jour même
> Dans une poêle, mettre un peu d’huile, le 1/2 oignon émincé à feu doux. Laisser cuire sans roussir.
> Ajouter les 3 lamelles de jambon coupées très fin. Incorporer la grosse cuillerée de farine et le 1/4 de litre de lait, puis éteindre le feu.
> Saler, poivrer et ajouter la noix de muscade et l’œuf entier. Garnir les courgettes.
> Enfourner 45 minutes à four moyen. À surveiller…

 

Publié dans FLORE FRANCAISE, GASTRONOMIE FRANCAISE | Pas de Commentaires »

La lavande flamboie dans ma campagne

Posté par francesca7 le 21 juillet 2015

LavenderPlante mellifère très courtisée par les abeilles, la lavande se reconnait facilement à ses fleurs en épis très odorantes, généralement mauves ou violettes. Plante estivale par excellence, la lavande est originaire du bassin méditerranéen et est une grande consommatrice de soleil. Sa récolte a généralement lieu en été, car les fortes chaleurs permettent à la fleur de sécréter ses essences les plus qualitatives, notamment pour produire l’huile essentielle de lavande. La fleur est ainsi largement utilisée en parfumerie, en médecine et dans la gastronomie. Dans le langage des fleurs, la lavande est associée à la tendresse. Source d’énergie positive, c’est une plante protectrice du foyer et des enfants.

Venue de l’ouest du bassin méditerranéen, la lavande était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée au Moyen Âge, pour la composition de parfums et de médicaments, mais c’est à partir du xixe siècle que sa culture se développa.

L’essor de la production française d’huile essentielle de lavande fine est lié à l’implantation de parfumeries dans la région deGrasse. La mise en culture organisée systématique du lavandin, dans les années 1950, prit ensuite le relais.

La culture de la lavande du Quercy apparut également sur les derniers versants du sud-ouest du Massif central avant 1936 à Roquecor en Tarn-et-Garonne. Celle-ci atteignit son apogée dans les années 1950 et 1960, et seuls quelques cultivateurs perpétuent encore cette tradition.

Après plusieurs crises qui entraînèrent la chute de la production et une régression des cultures, les plantations furent relancées par la stabilisation des surfaces à cultiver et le développement des moyens de distillation.

De nos jours, la plus grande fête consacrée à la lavande en France est célébrée depuis près de 70 ans à l’occasion du « Corso de la Lavande » à Digne-les-Bains et s’achève par un défilé de chars décorés de lavande.

Le phytoplasme du Stolbur a détruit 50% de la récolte française d’huile essentielle de lavande entre 2005 et 2010 la réduisant à entre 25 et 30 tonnes en 2011. La Bulgarie avec une production de 45 tonnes en 2010 et entre 55 à 60 tonnes en 2011 est devenue le premier producteur mondial de lavande avec 45 tonnes devant la France produisant de 25 à 30 tonnes à cette date. Les deux pays fournissent les trois quarts de la production internationale et entre 80% et 90% de l’huile essentielle de lavande bulgare est vendue en France.

Si les noms latins des lavandes ne posent plus guère de problèmes, il n’en va pas de même avec les noms courants. La même lavande devient française, anglaise ou espagnole selon le pays où elle est classée. On distingue quatre espèces principales :

  • Lavandula angustifolia, ou lavande vraie. Noms anciens : L. officinalisL. vera. Autres noms usuels : lavande anglaise (certains auteurs préférant donner ce nom à l’espèce L. dentata), lavande des Alpes, lavande fine. C’est la meilleure des lavandes pour la qualité de son huile essentielle. À l’état sauvage, elle pousse naturellement surtout en haute Provence au-dessus de 700 à 800 mètres d’altitude. Robuste, elle résiste aux contraintes climatiques des montagnes sèches de la haute Provence, mais elle peut être cultivée dans des régions plus septentrionales, d’autant qu’il en existe de nombreux cultivars. C’est un arbrisseau buissonnant pouvant atteindre 0,50 m de haut. Les feuilles, linéaires et de couleur gris-vert, ont une longueur variant entre 3 et 5 cm. Lors de la floraison (juillet-août), la plante développe de longs pédoncules non ramifiés terminés par des épis dont la couleur varie du mauve pâle au violet. Seule l’huile essentielle issue de cette production sur une zone déterminée bénéficie de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC), huile essentielle de lavande de Haute-Provence. On recense environ 4 000 hectares cultivés dans les 4 départements producteurs.

  • Lavandula latifolia, ou lavande aspic. Nom ancien : L. spica. Par rapport à la précédente, ses feuilles sont plus larges (elliptiques) et très odorantes. La floraison est plus précoce (juin-août), et les fleurs ont une odeur très camphrée. Elles poussent à l’extrémité de tiges ramifiées, ce qui est le moyen le plus sûr de la différencier de la lavande vraie. Elle est beaucoup moins appréciée en parfumerie.

  • Lavandula × intermedia, ou lavandin, hybride naturel entre L. angustifolia et L. latifolia. C’est la troisième des lavandes provençales. Découvert un peu par hasard, il a été cultivé à partir des années 1930. Le lavandin est aujourd’hui l’espèce la plus cultivée, car sa fleur est plus productive en huile essentielle que la lavande vraie. Son essence de bonne qualité olfactive est plus camphrée que celle de la lavande, elle est très utilisée dans la parfumerie industrielle. Au cours des années, plusieurs variétés de cet hybride ont été sélectionnées et reproduites par bouturage. Les surfaces cultivées en lavandins sont estimées à 17 000 hectares. Les variétés les plus cultivées actuellement sont :
    • Lavandin Grosso 80 % des surfaces en lavandins
    • Lavandin Abrial 10 %
    • Lavandin Super 10 %

  • Lavandula stoechas, ou lavande stéchas, lavande papillon, cantueso (nom surtout donné à la sous-espèce L. stoechas pedunculata). À l’état sauvage, c’est certainement la lavande dont le territoire géographique est le plus vaste (tout le pourtour méditerranéen). Mais elle n’est d’aucune utilité en parfumerie : elle sent un peu le camphre, et rien d’autre. Elle se distingue des espèces précédentes par deux caractéristiques : d’une part elle apprécie surtout les terrains siliceux, notamment le schiste; de l’autre elle possède à l’extrémité de ses épis de grandes bractées violettes, souvent plus foncées que les fleurs proprement dites. Floraison : avril-juillet.

LavandulaLe mot lavande est un dérivé du verbe laver, peut-être issu de l’italien lavando (action de laver), et qui remonte au latin lavandaria : linge à laver, sans doute à l’origine de l’anglais lavender (lavendre vers 1265). Cette étymologie laisse penser que très tôt on a utilisé la lavande pour parfumer le linge fraîchement lavé. Des sachets de fleurs séchées sont traditionnellement placés dans les armoires, pour éloigner les mites et parfumer la garde-robe.

Les fleurs de lavande, séchées, sont très résistantes et conservent leurs arômes très longtemps. Un autre usage très ancien est celui de mettre de la lavande dans l’eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et calmantes.

L’essence de lavande contient des composants différents selon les espèces . On l’obtient traditionnellement par distillation des sommités florales. Au xixe siècle et au début du xxe siècle, la Provence était parsemée de petites distilleries familiales, qui ont peu à peu toutes disparu, victimes de crises de mévente et de l’industrialisation de la production.

C’est bien sûr la parfumerie qui fait le plus gros usage de la lavande. On peut tout parfumer avec elle, depuis les savonnettes jusqu’aux détergents et au papier hygiénique. Dans les parfums proprement dits, la lavande est surtout réservée aux hommes, soit en soliflore dans les eaux de toilette, soit en note de cœur dans les eaux de Cologne.

Dans le langage des fleurs la lavande signifie « Répondez-moi », dans un sens d’impatience méfiante, de questionnement amoureux. Dans une relation plus établie ou une relation amicale, c’est un symbole de « tendresse » : en relation avec sa couleur mauve bleutée, son parfum, ainsi que ses propriétés apaisantes et antiseptiques.

Les noces de lavande symbolisent les 46 ans de mariage dans le folklore français.

 

un site à visiter http://www.interflora.fr/tendances-florales-juin

 

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Traditions et art de vivre en Bretagne

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

téléchargement (4)À l’instar des grandes régions françaises, la Bretagne cultive son identité en entretenant jalousement une série de traditions séculaires, comme les pèlerinages ou les pardons encore empreints de ferveur. Religieuses, vestimentaires, linguistiques ou plus largement artistiques, ces coutumes traduisent une mentalité et une façon de vivre tout à fait particulières. Du renouveau de la langue bretonne à l’enthousiasme pour les concerts de musique celtique, certaines anciennes pratiques restent ainsi bien ancrées, tout en étant adaptées au goût du jour. Cet attachement aux traditions se prolonge jusque dans l’assiette avec une cuisine simple et conviviale, qui porte haut les couleurs d’un terroir entre terre et mer. Parmi les fleurons de la gastronomie bretonne, poissons, coquillages et crustacés rappellent ainsi l’omniprésence d’un littoral rythmé par le ballet des marins et autres adeptes de nautisme en tout genre.

Traditions et folklore

Si la Bretagne a plus changé au cours de la première moitié du 20 e s. qu’au cours des deux siècles précédents, elle a su retrouver depuis les années 1990 toute l’originalité de ses traditions, malgré le dépeuplement des villages et l’évolution économique et touristique de la région.

Symboles bretons

Premier des symboles, le drapeau breton , le fameux Gwenn ha du (blanc et noir) a été dessiné en 1925 par Morvan Marchal. Ses cinq bandes noires symbolisent les cinq anciens évêchés de haute Bretagne (Rennes, Nantes, Dol, St-Malo et St-Brieuc) et ses quatre bandes blanches ceux de basse Bretagne (Léon, Cornouaille, Vannes et Tréguier).

Les hermines, quant à elles, rappellent l’ancien duché de Bretagne. Au 13 e s., la fourrure de ce petit animal fut adoptée par les ducs de Bretagne comme symbole du pouvoir. Autre attribut, le triskell , ou triskèle, se présente sous une forme tournante à trois branches représentant la terre, le feu et l’eau. Son origine serait celte.

Costumes et coiffes

La Bretagne possède des costumes d’une variété et d’une richesse surprenantes. Transmis de génération en génération, ils étaient autrefois de toutes les fêtes familiales et publiques. Aujourd’hui, les costumes traditionnels ne sortent des armoires qu’à l’occasion des pardons ou des différentes manifestations folkloriques. De satin ou de velours, brochés et brodés, garnis de dentelles, les tabliers rivalisent avec les robes de cérémonie.

Généralement noires et souvent ornées de bandes de velours, celles-ci présentent parfois des broderies de soies multicolores et flamboyantes, comme à Quimper ou sur le costume bigouden de Pont-l’Abbé.

Parures de dentelle

La grande originalité du costume féminin breton reste néanmoins la coiffe , portée autrefois principalement dans le Finistère et le Morbihan.

images (4)L’une des plus attrayantes est certainement celle de Pont-Aven. Avec sa dentelle harmonieusement disposée autour d’un ruban de couleur, elle se complète d’une grande collerette empesée. La coiffe bigoudène (région de Pont-l’Abbé) est l’une des plus curieuses, et probablement la plus connue. Naguère de petites dimensions, cette ravissante et haute parure de dentelle a atteint, après 1930, des proportions déconcertantes. Il faut aussi évoquer la petite coiffe de Quimper, celle de Plougastel qui rappelle les hennins médiévaux, celle de Douarnenez qui est serrée sur le chignon, celle d’Auray qui ombre le front, celle de Huelgoat et sa résille en dentelle.

Encore une fois, la Bretagne se décline en variétés et diversités, et le voyageur curieux en prendra pleine conscience en visitant les musées de Quimper, Guérande, Rennes, Nantes, Dinan et Pont-l’Abbé.

Les pardons

Manifestations de ferveur religieuse, les pardons bretons ont lieu dans des églises ou chapelles consacrées par une tradition parfois millénaire. Les fidèles viennent y chercher le pardon de leurs fautes, exécuter un vœu ou demander des grâces. Si les grands pardons sont les plus spectaculaires, les petits sont souvent les plus fervents. Les uns et les autres offrent l’occasion d’assister à une cérémonie haute en couleur au cours de laquelle on porte en procession des bannières, des reliques, des croix et des statues. En général, les pardons sont clos par une fête villageoise plus profane, animée par des danses traditionnelles.

La grande troménie

Un sanctuaire druidique serait à l’origine de ce pèlerinage renommé, qui se déroule tous les six ans à Locronan. Ce parcours de 12 km à 12 stations, créé au 12 e s., ouvre, paraît-il, les portes du paradis à ceux qui le suivent rigoureusement. Il ne s’agit pas d’une fête folklorique mais d’un pèlerinage à marche lente, qui se déroule dans un esprit de dévotion.

Monsieur saint Yves

Saint Yves est l’un des saints les plus populaires de Bretagne. C’est le redresseur de torts et la consolation des pauvres. Fils d’un gentilhomme, Yves Hélori est né à Minihy-Tréguier en 1253. Magistrat et avocat, il a acquis une popularité inouïe par son esprit de justice et de conciliation. Un jour, un bourgeois assigne devant lui un mendiant qui, chaque jour, vient devant le soupirail de sa cuisine humer le fumet des plats. Yves saisit une pièce de monnaie, la fait sonner et renvoie le plaignant en disant : « Le son paie l’odeur. » Cet « avocat des pauvres » s’éteignit en 1303 et fut canonisé en 1347. En tant que patron des avocats et des gens de loi, son culte s’est étendu à toute l’Europe et jusqu’en Amérique. Cela explique que des délégations d’avocats étrangers se joignent à la foule des pèlerins qui, à Tréguier, assistent au « pardon des pauvres ».

Saints guérisseurs et saints protecteurs

Les relations des Bretons avec leurs saints ont toujours été empreintes de familiarité. Certains sont appelés pour combattre des maladies : sainte Apolline contre les maux de dents ; saint Colomban pour rendre l’esprit aux demeurés ; saint Hervé contre les maladies des yeux ; saint Hubert contre la rage ou la peur ; saint Mamert contre les maux de ventre ; saint Méen contre les troubles mentaux ; saint Mériadec contre la surdité ; sainte Eugénie contre la migraine… Ces saints guérisseurs exauçaient leurs invocateurs. Bien leur en prenait, car, faute de bienveillance, la statue était injuriée, quelquefois même fouettée ou traînée dans la boue !

images (5)Il y a aussi les saints protecteurs : saint Fiacre veille sur les jardiniers, saint Jacques sur les marins, sainte Barbe (invoquée par temps d’orage) sur les artificiers… Mais c’est à la Vierge Marie et à sa mère, sainte Anne, que va la ferveur la plus vive.

Sainte Anne

Son culte, répandu après les croisades, favorisé par la duchesse Anne, a fait de sainte Anne la patronne des Bretons. Le plus fameux pardon, celui de Ste-Anne-d’Auray, lui est consacré, de même que celui, très important de Ste-Anne-la-Palud, d’où ce dicton : « Mort ou vivant, à Ste-Anne une fois doit aller tout Breton. »

 

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