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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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Senlis est une ville historique

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

Une ancienne ville royale qui a conservé toute sa noblesse. En lieu et place du vieil oppidum gaulois (ville fortifiée), les romains construisirent une ville neuve qui sera détruite au IIIeme siècle. Très vite sur ses ruines, sera édifié Augustomagus, cité protégée par 840 mètres d’enceinte dont seize tours sont encore remarquables aujourd’hui. Fief chrétien dès le IVeme siècle et érigée comme place forte sous Charlemagne, elle cesse d’être citée comme royale après Henri IV et connaît un déclin économique avec les Guerres de Religion.

 Hotel_du_Nord

 Elle reste prisée du XVIIeme au XIXeme siècles par les aristocrates qui y font construire de magnifiques hôtels particuliers dont elle préserve de remarquables exemples. Ainsi, les visiteurs curieux découvriront en traversant Senlis des vestiges gallo-romains sur lesquels a été construit le Palais Episcopal au IVème siècle transformé aujourd’hui en Musée d’Art et d’Archéologie (avec des peintures de Thomas Couture, Philippe de Champaigne ou Flameng, des objets gallo-romains de la vie quotidienne et la collection d’ex voto du IIème siècle.) La Cathédrale Notre-Dame, d’époques gothique et Renaissance présente un exceptionnel portail occidental polychromé faisant apparaître l’évènement du Couronnement de la Vierge.

 

Une flèche de 78 mètres de haut restaurée en 1993, des vitraux du XVIème, une Vierge en pierre du XIVème siècle et une succession d’hôtels particuliers du XVIIème siècle dans les rues Bellon, Saint-Yves-à-l’Argent, de Meaux, des Cordelières, de la Poulaillerie et la Place Gérard de Nerval complètent cet endroit particulier. On notera aussi la présence de l’ancienne abbaye royale Saint-Vincent, du Musée d’Histoire de la Ville (à l’hôtel Vermandois), de celui de la Vénerie et de celui des Spahis qui y ont, au XIXème siècle, tenu garnison durant trente ans.

La commune de Senlis est située à 40km au nord de Paris, en suivant le grand axe entre la capitale et la ville de Lille. Senlis n’est pas toute récente et le patrimoine qu’elle a su longuement conservé en est la preuve. Senlis a toujours marqué l’histoire en étant témoin des plus grands hommes qui ont fait l’histoire. Parmi eux et depuis le moyen-âge Hugues Capet, Saint Louis, ou encore le Maréchal Foch. La visite de la ville de Senlis se veut donc sous le charme de siècles d’histoire, il y a beaucoup de monuments et de vestiges à découvrir comme la cathédrale Notre-Dame de Senlis qui l’une des plus petites de France. Elle commença à être construite au XIIe siècle pour s’achever au XVIe siècle ce qui fait d’elle un voyage dans le temps rien qu’à travers son architecture. Toute l’évolution de l’architecture gothique y est représentée. Les hôtels particuliers l’hôtel Vermandois du XIIème siècle qui accueille d’ailleurs un musée mérite une petite visite. Après votre visite culturelle de la commune, il est possible de se réconcilier avec la nature en découvrant ses très beaux sites naturels. D’ailleurs une petite promenade en famille dans la Parc Naturel Régional Oise-Pays de France, créé en 2004, devrait réjouir les petits comme les Senlis est une ville historique dans Oise 150px-Senlis_%28Oise%29%2C_vieille_borne_rue_du_faubourg_Saint-Martingrands.

Senlis : ville de nature et ville d’histoire à seulement quelques kilomètres de Paris

À seulement 40 km au nord de Paris , Senlis a su préserver son calme et son identité à l’abri des forêts qui l’entourent. Lieu occupé probablement depuis la préhistoire, la ville connaît son essor dans l’Antiquité, puis au Moyen-âge. De nombreux témoignages nous sont parvenus, notamment sa célèbre cathédrale gothique enserrée dans une vieille ville parfaitement conservée. 

À voir, à faire à Senlis : 

Senlis est d’abord une ville d’histoire riche en monuments et traces des périodes successives de l’histoire de France . Son patrimoine exceptionnel compte notamment un quartier médiéval et renaissance à l’intérieur des remparts gallo-romains de 4m d’épaisseur. On y compte de nombreux hôtels particuliers le long de ses rues pavées ainsi que plusieurs édifices religieux magnifiquement conservés. Le plus important est la cathédrale Notre-Dame, symbole de la ville, dont le clocher est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Sa construction s’est étalée entre le 12e et le 16e siècle. On ne manquera pas de visiter la chapelle Saint Frambourg, l’église Saint-Pierre ou encore le prieuré Saint-Maurice. 

La ville médiévale compte également les restes du château royal où Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, a été notamment élu roi de France en 987. 

Hors des remparts, les visiteurs pourront admirer les vestiges de l’époque gallo-romaine, notamment les arènes. Mais, on peut également y visiter de nombreuses églises, des demeures anglo-normandes et plusieurs bâtiments ruraux d’époque. 

Les collections d’objets trouvés dans la région, ainsi que son histoire plus récente, ont permis la création de quatre musées (labélisés Musée de France) dans la ville : le musée d’art et d’archéologie (fermé pour travaux), le musée de la Vénerie, le musée des Spahis et le musée de l’hôtel de Vermandois. 

Située au coeur du Parc naturel régional Oise Pays de France, Senlis, c’est aussi une ville bordée de plusieurs forêts (d’Halatte, d’Ermenonville et de Chantilly) offrant un cadre idéal aux amoureux de la nature. Ainsi, de nombreux sentiers de randonnées pédestres sont balisés pour découvrir le patrimoine naturel de la région. De plus, des centres équestres proposent aux débutants et aux initiés des promenades à cheval. Par ailleurs, les étangs et rivières des alentours sont autant de coins de pêche appréciés des amateurs.

Cuisine et spécialités culinaires :

 Comme beaucoup d’autres régions françaises, la Picardie cultive sa propre gastronomie grâce à un terroir donnant de nombreux produits typiques. On peut ainsi citer la bière avec trois brasseries dans la région, l’anguille, le canard, le haricot de Soissons, le maroilles (un des formages français les plus réputés) ou encore le miel, et la liste est encore longue.

Liens utiles: 

http://www.ville-senlis.fr  : Portail de la ville de Senlis

http://www.senlis-tourisme.fr  : Office de tourisme

Senlis et son patrimoine historique

A une quarantaine de kilomètres au nord de Paris, au-delà des frontières de la Picardie, Senlis est une ville d’environ 20000 habitants connue pour l’excellent état de conservation d’un riche patrimoine historique : déjà d’actualité à l’époque gallo-romaine, la ville demeure fortifiée durant la période médiévale ; ces remparts figurent parmi les monuments remarquables de Senlis, avec, sans ordre particulier, l’hôtel de ville, le château royal, la cathédrale Notre-Dame et de manière générale tout le centre historique de la ville, au cours de la visite duquel on croirait revenir quelques siècles en arrière. Plusieurs musées complètent ce patrimoine architectural, formant un ensemble patrimonial de haut niveau culturel.

Quels hébergements recommandés Senlis ?

220px-Senlis%2C_faubourg_de_Villevert%2C_pr%C3%A8s_du_calvaire_de_Villevert dans VILLAGES de FRANCELes hébergements à Senlis sont assez nombreux, allant des hôtels, des charmants cottages, des chambres d’hôtes aux auberges. Les prix sont assez moyens en général et varient de 20 euros à 130 euros par nuitée. Les prix assez élevés sont parfois justifiés par la qualité du service, les équipements et les matériels qui rendent le séjour agréable. Certains établissements disposent par exemple de jacuzzi. Les hôtels économiques disposent généralement de chambres confortables, et de quelques activités.

En savoir plus sur Senlis avant de réserver votre hôtel

Senlis se trouve dans le département de l’Oise, en région Picardie. Plus d’une douzaine des monuments de Senlis sont classés. C’est le cas de la Cathédrale Notre-Dame de Senlis qui conserve sa beauté architecturale, de la Collégiale Saint-Frambourg de Senlis et de l’Ancien Château royale. Le Vieux Senlis conserve des rues pavées et des maisons en bois ou en pierre taillée… Ses importantes galeries sont placées dans son musée d’art et d’Archéologie et dans son musée de la Vénerie. Les plats typiques de la région sont la ficelle de Picardie et la flamiche. La visite de la ville en elle-même est un spectacle, avec les ruelles médiévales et les constructions.

Gites, chambres hôtes et locations vacances Senlis: infos et réservation en ligne

Lors de vos vacances en famille ou entre amis dans la région de Picardie, vous pourrez facilement découvrir la ville de Senlis en logeant dans l’une des locations de vacances. Il peut s’agir de gîtes, maisons d’hôte ou chambre d’hôte près de grands axes touristiques. À Fresnoy-le-Luat par exemple, vous pourrez réserver un des gîtes dans l’écrin de verdure, pour environ 300 EUR la semaine. À la lisière de la forêt de Compiègne, il est possible de louer une des maisons du village de la Vallée de l’Automne ou celui de Verberie, pour en moyenne de 50 EUR la nuitée. Les villes voisines vous réservent également de nombreuses surprises comme Neuilly-en-Thelle avec ses chambres d’hôte, pour en moyenne 60 EUR la nuitée ou 400 EUR la semaine.

 

Publié dans Oise, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

En contrée du Pays de GEX

Posté par francesca7 le 12 juin 2014

 

située sur la rive gauche du Journan, GEX est un bon lieu de séjour en altitude moyenne (628m), à proximité de la haute montagne et au voisinage de Genève. De la place Gambetta, en terrasse, on découvre le Mont Blanc.

 220px-Bogat_602_-_GEX_-_Place_du_Pont_(La_Faucille)_-_Station_du_Tramway_Gex,_Ferney-Voltaire,_Genève

Le pays de GEX : Le débouché du col de la Faucille fut commandé de bonne heure par un château fort autour duquel s’éleva Gex. La ville devin le siège du gouvernement d’une petite principauté, dépendant de la Savoie, rattachée à la France en 1601. Ce curieux petit coin de terre est limité au Nord et à l’Est par la Suisse, à l’Ouest par la grande chaine du Jura, au Sud par le Rhône. Séparé du reste de la France par la montagne, il a pendant plus de 150 ans soumis à un régime douanier spécial.

Appartenant géographiquement à la banlieue de Genève, le Pays de Gex avait tout son commerce tourné vers la Suisse. Au 18ème siècle, Voltaire installé à Ferney, obtient du roi Louis XVI que le tabac et le sel entrent en franchise de Suisse dans le pays de Gex. C’est de là que vient le nom de « zone franche » donné à la région. A la Révolution, la région est incluse dans le département du Léman. Mais les traités de 1815 ramènent la frontière vers le Jura, confirment et étendant la franchise douanière : aucun droit français ne doit être perçu sur les marchandises suisses destinées au Pays de Gex. Le traité de Versailles de 1919 annule ceux de 1815, touchant la zone franche, mais il ne précise pas nettement le nouveau régime. La Franc e supprime le privilège douanier. Un différend naît alors avec la Suisses, tranché en 1932 par la Cour de La Haye, qui rétablit la zone franche. Cette franchise ne concerne que les habitants du pays, mais s’applique à tous les produits de provenance étrangère.

Au xviiie siècle, la ville dépasse les 2 000 habitants. Son développement continuera au xixe siècle grâce à une activité agricole soutenue, avec des foires et des marchés. Un tramway existait.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gex voit le passage de Klaus Barbie nommé alors chef de la sécurité. Pendant quelques mois, il se sert de Gex comme base arrière pour mener une mission d’espionnage en Suisse. Gex est libérée le 21 août 1945, quelques coups de feu sont échangés entre les Allemands qui fuient et la 5ème DBarrivant de Provence.

À partir de 1952 Gex développe son tourisme d’hiver grâce à la station de Mijoux-La Faucille, accessible par le col de la Faucille. L’arrivée de nombreux travailleurs frontaliers et du CERN transforme la ville, provoquant avec la création de nouveaux quartiers. Un centre historique, avec des maisons des XVe et XVIe siècles, et une église, rénovée au xixe siècle, ont été conservés.

Aujourd’hui, une partie importante de sa population est frontalière et travaille en Suisse, notamment dans le secteur tertiaire.

  • La « Fête de l’Oiseau », dont l’origine remonte au Moyen Âge, se déroule du vendredi au lundi  du week-end de la Trinité (ou exceptionnellement de la Fête-Dieu). Organisée par l’association du Comité de l’Oiseau de Gex, elle comporte le concours de tir de l’Oiseau, qui permet de désigner le Roi, l’élection de la Reine, un défilé de chars et une fête foraine.
  • Le festival « Tôt ou T’Arts », festival des Arts de la rue du Pays de Gex, a été créé en 2001. Organisé par le centre socioculturel « Les Libellules » de Gex, il se déroule durant une semaine du mois de juin. D’abord centré sur le quartier de Derde, il s’est déplacé dans les rues du centre de Gex, puis s’est étendu depuis 2008 à d’autres communes du pays de Gex.

 

280px-Bleu_de_GexGastronomie : Bleu de Gex Haut-Jura ou bleu de Septmoncel sont des appellations d’origines désignant un fromage français des plateaux du Haut-Jura, à cheval sur les départements de l’Ain et du Jura. Cette appellation bénéficie d’une AOC depuis le 20 septembre 1977 et d’une protection par AOP depuis le 25 septembre 2008. La meule de bleu de Gex, à faces planes avec des angles nettement arrondis entre les faces et le talon, mesure 31 à 35 cm de diamètre et 10 cm d’épaisseur et pèse 6 à 9 kg.

Le Bleu de Gex contient 29% de matière grasse sur produit fini (50% sur produit sec).

 

Situé à la frontière franco-suisse, entre Meyrin (canton de Genève) et Saint-Genis-Pouilly (département de l’Ain), à quelques kilomètres de Genève. Le CERN est à la pointe de la recherche en physique des particules depuis 1954 : ce laboratoire international dispose d’un immense accélérateur de particules (LEP) enfoui dans le sol. D’une circonférence de 27 kilomètres, il est le plus grand instrument scientifique jamais construit sous terre ! 3 000 scientifiques du monde entier étudient les particules élémentaires afin de percer à jour les secrets de la nature.

En 1992, Georges Charpak reçoit le Prix Nobel de Physique pour des travaux réalisés au CERN en 1968. Le CERN tient une place importante dans le développement de certaines technologies informatiques. La plus connue est certainement le World Wide Web.

L’Eglise Notre Dame et Saint-André à Ferney-voltaire

Cette église, consacrée le 8 novembre 1826, est le plus grand édifice religieux néo-classique construit dans le département de l’Ain, à l’initiative de Monseigneur Devie, le 1er évêque du Diocèse de Belley. Comme le Château, c’est le 2ème bâtiment de la ville classé monument historique avec une bonne partie de son mobilier. D’exceptionnels trompe-l’œil valent le détour.

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de Ferney

Attestés à Colovrex dès le XVe siècle, les ateliers de potiers ont constitué, jusqu’à une date récente, la principale activité artisanale recensée à Ferney-Voltaire. Connue localement pour son usage domestique, la production ferneysienne l’est aussi nationalement et internationalement grâce aux créations des maîtres potiers qui, profitant des débouchés offerts par la proximité de Genève, s’établirent sur notre territoire au XXe siècle. Cette exposition permanente, située dans le hall de la mairie, présente ce riche patrimoine de créations à travers trois fameux ateliers : Hécler, Nicole et Bonifas.

 

 

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Tour de l’Orle d’Or Semur-en-Auxois

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

Tour de l’Orle d’Or – 1, rue du Rempart à SEMUR EN AUXOIS (21)

 

images (8)Au centre de la cité médiévale, le quartier du Donjon possédait sa propre enceinte flanquée de quatre tours imposantes : la tour de la Prison, la tour Margot, la tour de la Gehenne et la tour de l’Orle d’Or. Cette dernière est la plus grande : elle mesure plus de 44 mètres de haut, avec une épaisseur de murs de 5 m à la base et de 2,50 m au sommet. Elle servait aussi d’entrée principale dans le bourg Notre-Dame, pour les gens qui arrivaient du pont Dieu ou pont des Minimes, avant la construction du pont Joly, en 1786. Initialement nommée tour Lourdeault, elle devient tour de l’Orle d’or à cause du bandeau de plomb cuivré qui protégeait ses créneaux (mais qui ont aujourd’hui disparu). Au cours de la visite guidée, vous découvrirez les cinq niveaux de la tour qui abritent les collections de la Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. Le dernier étage est libéré pour permettre aux visiteurs d’admirer la vue panoramique. Le sous-sol donne sur une estacade reconstruite, qui permettait de surveiller la route venant de Paris. On sait, depuis 2010, grâce à une étude datant les arbres utilisés pour la construction des planchers et de la charpente, que la tour a été érigée en 1274.

 La plus imposante des 4 tours du donjon (XIIIe-XIVe s.) était l’entrée principale de la cité au Moyen Âge. Elle abrite sur ses 4 niveaux les collections de la Société des Sciences Historiques de Semur. La salle des gardes a un accès sur une estacade reconstruite. Imposante  par sa hauteur de 44 mètres et par ses murs dont la base a 5 mètres d’épaisseur. Sa lézarde date de 1602 et son sommet était autrefois cerclé de métal doré. Elle est le siège depuis 1904 de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, dont elle est « affectataire » par accord avec la municipalité de Semur afin d’exposer ses collections, d’aménager sa bibliothèque. La Tour est par ailleurs ouverte au public par le biais de visite touristique, mené par le plus jeune sociétaire, Antoine LACAILLE. 

Ouvert du 01/07 au 31/08 de 14h à 19h (dernière visite vers 18h30),  fermé le lun. Ouv. certains weekend en mai, juin et septembre. Se renseigner auprès de l’office de tourisme et de la mairie. A (plus de 18 ans ) : 3 e. E (moins de 18 ans) : Gratuit. Tél. 03 80 97 05 96

  

Voir aussi  la Collégiale Notre-Dame

Edifiée aux XIIIe et XIVe s., c’est l’une des églises les plus raffinées du gothique Bourguignon. Le porche  pinacles flamboyants, les chapelles et les reliefs du tympan de la Porte des Bleds sont remarquables ainsi que le mobilier, les vitraux et les orgues du XVIIIe s. 

Ouvert du 01/01 au 07/04 et du 02/11 au 31/12, tlj de 9h à 12h et de 14h à 17h30 et du 08/04 au 01/11, tlj de 9h à 12h et de 14h à 18h30 sauf le dim. de 9h à 18h30 – office religieux le dim. à 11h Gratuit. (visite libre) Tél. 03 80 97 05 96

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Semur-en-Auxois

 le pont Joly enjambant l'Armançon

ET LE Musée municipal – Rue Jean-Jacques-Collenot

Installé dans l’ancien couvent des Jacobines (XVIIe s): galerie de plâtres originaux d’Augustin Dumont – dont le célèbre Génie de la Place de la Bastille à Paris, lapidaires de

l’époque médiévale, pièces archéologiques, section géologique, section zoologique, gravures des planches originales de Buffon et, autour de trois oeuvres de Corot, tableaux et sculptures des XIVe-XIXe s, le tout dans une ambiance du XIXe siècle !

 

Ouvert Du 01/04 au 30/09 tlj sauf mar. de 14h à 18h. En plus, du 01/06 au 30/09 lundi, mer. , jeudi, ven. de 10h à 12h30. Du 01/10 au 31/03 lundi, mer. , jeudi, ven. De 14h à 18h. Gratuit pour le public individuel. Tél. 03 80 97 24 25

 

Eco-musée agricole Ferme des Alouettes – Route de Lantilly

Visite guidée et commentée. Présentation de la collection d’outils et d’engins agricoles de

1930 à 1960 et de la collection complète de charrues utilisées pour les divers travaux  agricoles. Visites en calèche dans et autour de Semur-en-Auxois.

 

Ouvert du 01/05 au 30/09 le ven. de 14h à 18h et sam. et dim. de 9h à 12h et de 14h à 18h et toute l’année sur rendez-vous. Gratuit. (au choix des visiteurs, participation libre et reversée à une oeuvre) Tél. 03 80 97 26 13 

Visite guidée nocturne, le soleil a rendez-vous avec la lune

A la tombée de la nuit, redécouvrez la cité médiévale semuroise autrement ! Visite avec un guide en costume au départ de l’office de tourisme. Du 06/07/2012 au 31/08/2012 tous les vendredis de 21h à 22h30. A : 5 e Enfants (de 4 à 16 ans ) : 2.50 e Tél. 03 80 97 05 96 

Visite découverte de la cité médiévale

Du 19/06 au 11/09, tous les mardis de juillet et août, départ à 15h devant l’office de tourisme.

 

 

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Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude en Jura

Posté par francesca7 le 2 février 2014

 

Image illustrative de l'article Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude2 musées en un :  au musée de la pipe et du diamant, vous découvrirez tout sur l’art de fabriquer les pipes, mais aussi sur le métier de lapidaire. Ces deux métiers ont fortement marqué l’industrialisation de la ville de St Claude. 

Dans le musée de la pipe, vous pourrez admirer des chefs d’oeuvres de différents artisans, dont certains qui ont été élus meilleurs ouvriers de France. Une collection de tabatière est également présentée, ainsi qu’une collection de pipes du XiXe siècle. L’histoire de l’industrie de la pipe à St Claude vous est exposée. Vous découvrirez également les différentes étapes de la fabrication d’une pipe en bruyère, ainsi qu’un panorama de la pipe à travers le monde. Des vidéos vous apporteront des informations complémentaires, et vous découvirez également la Confrérie des maîtres-pipiers et ses membres célèbres ! 

Du coté du musée des lapidaires, vous verrez la reconstitution d’un atelier de taille du début du XXè siècle, avec des automates grandeur nature pour animer chaque poste de travail. Des reproductions de joyaux célèbres vous enchanteront. Des vidéos vous permettront également de mieux découvrir ce métier.

Musée de la pipe et du diamant (39-Saint-Claude-Jura)

 Image de prévisualisation YouTube

http://youtu.be/CIjALxioxsw

 

La confrérie des maîtres pipiers et l’association des diamantaires et lapidaires du Haut-Jura ont créé ce musée pour présenter leur travail et des collections de pipes et de pierres précieuses. On peut y voir une exposition permanente de pipes qui datent des temps les plus reculés jusqu’à nos jours. C’est ici qu’on fabrique des tabatières et des pipes, depuis le XVII ème siècle. Saint-Claude est d’ailleurs devenu la capitale mondiale de la pipe. L’histoire du tabac et la pipe sont évoquées par le biais d’une présentation riche et unique au monde. Saint-Claude mérite véritablement son titre de capitale de la pipe !

Le Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude est un musée de la pipe, des diamants et des pierres précieuses fondé en 1966 à Saint-Claudedans le Haut-Jura

Saint-Claude est au xixe siècle le centre mondial de l’industrie de la pipe et un site réputé de taille du diamant et des pierres précieuses.

La Confrérie des Maitres-Pipiers et l’Association des Diamantaires du Haut-Jura de Saint-Claude se sont associées pour présenter dans ce musée l’histoire de la fabrication des pipes ainsi que l’histoire de l’industrie de la taille des pierres précieuses à Saint-Claude.

Logo de l’association

Y sont exposés : collections de pipes d’hier et d’aujourd’hui, tabatières, diamants, pierres précieuses et pierres de synthèse taillés, chefs d’œuvres de différents artisans, outils et machines d’autrefois, atelier de fabrication et de taille, photos, documents, projection de vidéo…

Adresse : 1 Bis Rue Gambetta, 39200 Saint-Claude

Téléphone :03 84 45 17 00

 

Article de presse sur : http://www.leprogres.fr

La tradition a été respectée. Roger Vincent, pipier sculpteur Meilleur ouvrier de France (MOF), a déposé, ce mardi matin, dans la vitrine de la collection des présidents de la 5e République du Musée de la Pipe et du diamant, de Saint-Claude, la pipe sculptée qu’il a créée à l’effigie de François Hollande.

Il s’agit d’une tradition familiale, mais aussi une attente des collectionneurs et du Musée de la Pipe et du diamant de Saint-Claude. Un an après l’élection de François Hollande, la pipe à l’effigie de président français est venue rejoindre une prestigieuse collection.

Cette pièce unique, élaborée en bruyère naturelle et entièrement faite à la main, a nécessité 11 mois de travail à son créateur, Roger Vincent, pipier sculpteur MOF. Trois autres modèles de pièces de collection ont été créés à ce jour, vendus 350 euros.

Après inventaire, Roger Vincent en fera donation à la ville. Et il devrait profiter du 25e congrès du concours des MOF en 2015 pour la remettre en main propre à l’Elysée, au président François Hollande.

téléchargement (3)Pourquoi Saint-Claude est elle devenue la capitale mondiale de la pipe et du diamant ?
La réputation de Saint-Claude s’étend bien au-delà des frontières de l’hexagone, même si tout le monde ne sait pas toujours bien situer où la ville se niche sur la carte de France ! Impossible d’affirmer depuis quand on fume la pipe. L’objet moderne aurait fait son apparition un peu avant le XVIe siècle. Mais pour fumer la pipe il faut du tabac, introduit en France par Jean Nicot en 1560. Mais pourquoi Saint-Claude est-elle devenue la capitale mondiale de la pipe ? Pour le comprendre il faut remonter le temps. La Ville était un centre religieux célèbre pour son abbaye. Elle devint ensuite un lieu de pèlerinages grâce à l’un de ses abbés, Claude. Avec la venue des pèlerins débute la fabrication et le commerce des objets de piété en bois tourné. Puis au fil des siècles la gamme des produits s’élargit aux objets profanes et usuels. On ne sait pas exactement quand les tourneurs orientèrent leur activité vers les pipes, toutefois, il semble que les premières virent le jour au début du XVIIIe siècle. C’est vers 1750 que l’usage de la pipe se répandit. Les premières étaient fabriquées avec des bois de pays, elles devaient donc être doublées d’un foyer métallique pour ne pas se consumer ! L’importation de la racine de bruyère, vers 1850, matériau plus résistant, dope le développement, et la fabrication des pipes à Saint-Claude et transforme l’activité artisanale en une véritable industrie qui emploie 6 000 ouvriers en 1925.
Quant à la lapidairerie, ou taille des pierres fines et synthétiques, elle était implantée dans le Haut-jura depuis le XVIIIe siècle. La taille du diamant, pratiquée d’emblée en usine par une main d’œuvre qualifiée et mieux payée que celle de la pipe, prend son essor à Saint-Claude entre 1885 et 1914. La guerre, puis la crise économique de 1929 provoquèrent la disparition de nombreuses entreprises. 

Aujourd’hui les savoir-faire des artisans se sont mis au service de l’industrie. Parallèlement, l’artisanat traditionnel, fabrication des pipes et taille de pierres précieuses se maintiennent dans les deux secteurs, artisanal et industriel.

Après la seconde guerre mondiale, l’évolution des techniques est impressionnante. Le plastique remplace bon nombre de matériaux. Les industries traditionnelles déclinent pour faire place à la transformation du plastique. Dans toute la vallée de Bienne, c’est l’embellie du plastique et la naissance de la « Plastics vallée » qui s’étend de Nantua à Morez. Cette vallée a été ainsi baptisée par un journaliste américain qui a comparé l’état d’esprit qui règne sur cette terre d’innovations permanentes à celui de la mythique Silicon Valley en Californie. Imagination et créativité irriguent en permanence les 1 500 entreprises de la Plastics Vallée dans toutes les étapes de la filière plasturgie : conception, réalisation d’outillages, fabrication de machines, transformation de polymères, finition, décoration, recyclage, logistique industrielle… 

La vie économique est également rythmée par l’outillage de précision, les équipements automobile, électriques et électroniques. A Saint-Claude, c’est la sous-traitance pour l’industrie automobile qui domine. A cette activité s’ajoute le développement du tourisme.

Les vagues migratoires du XIXe et XXe siècles
En augmentation régulière depuis 1860, l’immigration italienne atteint son maximum dans les années 1920, allant jusqu’à représenter 12 % de la population sanclaudienne. Au fil des ans, les portugais prennent le relais, suivis, par ordre d’importance, des algériens et des espagnols. Plus récemment, ce sont les turcs qui se sont installés et oeuvrent au sein des entreprises locales.

 

 

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Un petit tour à l’Eglise Saint Germain d’Auxerre

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

 

Ancienne abbaye Saint-Germain

Situation

Centre ville, 89000 (Yonne)

Parties Romanes

Clocher, cryptes carolingiennes, salles du bâtiment des moines, fouilles de la nef et du narthex

Décoration

Fresques carolingiennes, chapiteaux et frises divers, sculptures romanes du musée

Datation

Milieu du 9e siècle (cryptes), troisième quart du 12e siècle (clocher et batiment des moines), éléments divers des 6e, 7e, 9e, 11e et 12e siècles

 280px-Eglise_de_l'abbaye_St_Germain_à_Auxerre_DSC_0007

L’abbaye Saint-Germain était sans doute le plus important des monastères d’Auxerre et l’est toujours. Un petit oratoire dédié à Saint-Maurice-d’Agaune aurait été fondé au 5e siècle par Saint-Germain, illustre évêque auxerrois. Après sa mort à Ravenne en 448, son corps est transporté à Auxerre et déposé dans l’oratoire. C’est autour de l’an 500 que la reine Clothilde décide de construire une église plus importante sur le tombeau du Saint si vénéré, on parle de la première basilique Saint-Germain. Plusieurs reconstructions et agrandissements suivent pendant les périodes carolingiennes et romanes. Au milieu du 9e siècle, la basilique est agrandie et c’est de cette époque que datent les magnifiques cryptes qui sont, aujourd’hui, les plus importants vestiges carolingiens en Bourgogne. Ces Saintes-Grottes se composent d’un confession central entouré d’un couloir de circulation rectangulaire et de plusieurs oratoires, prolongé du coté oriental, par une rotonde à deux étages superposés, reconstruite au 13e siècle. Une construction carolingienne semblable n’existe qu’à Flavigny dans la Côte d’Or. Le tout est décoré de plusieurs fresques de la même époque racontant des scènes de la vie de saint Etienne qui sont les plus anciennes fresques connues en France. Le 11e siècle vit la construction de la grande nef romane, dont des fouilles récentes et accessibles montrent les fondations. Pendant la deuxième moitié du 12e siècle l’abbaye est restaurée une fois de plus, comme en témoigne le très beau clocher Saint-Jean, séparé de l’abbatiale depuis les destructions du 19e siècle, montrant des affiliations avec les clochers de l’Ile-de-France avec ses arcatures et son étage octogonal à clochetons, très semblable aussi au clocher de Vermenton. De cette époque datent également trois salles de l’abbaye, dont surtout est intéressante la salle capitulaire avec ses arcatures richement décorées et récemment dégagées. L’église abbatiale est reconstruite aux 13e et 14e siècles et les bâtiments abbatiaux autour du cloître classique datent d’époques différentes. Ils abritent le Musée très intéressant de la ville, où on peut découvrir l’histoire de l’abbaye, quelques sculptures romanes et une grande collection archéologique provenant des divers sites de l’Yonne.

Salle capitulaire de l'abbaye de Saint-Germain
Auxerre possède un grand nombre d’autres édifices religieux dont plusieurs datent de l’époque romane ou préromane. C’est d’abord la Cathédrale Saint-Etienne, qui conserve sous le magnifique vaisseau gothique la crypte de la cathédrale romane de la première moitié du 11e siècle. Ce bel ensemble roman se compose de trois nefs voûtées d’arêtes, entourées d’un vaste déambulatoire à chapelle axiale où on peut admirer des fresques très intéressantes dont le Christ à cheval du 11e siècle. Derrière le chevet de la cathédrale se trouve l’ancien évêché, aujourd’hui préfecture, dont le grand bâtiment médiéval conserve une magnifique galerie romane de la première moitié du 12e siècle avec arcatures à colonnettes et chapiteaux. Auxerre roman, c’est aussi le très beau clocher de l’ancienne collégiale Saint-Eusèbe, qui s’inspire à la fois du clocher voisin de Saint-Germain et de l’art de La Charité. Je peux mentionner encore les cryptes intéressantes des anciennes églises Saint-Pélerin et Saint-Amatre. Pour l’énumération complète des édifices romans de la ville, voir les listes de l’Yonne.

 

Visite

Pour en savoir plus sur Auxerre, vous pouvez visiter les sites Internet suivants:

Site très intéressant sur l’abbaye Saint-Germain: http://www.auxerre.culture.gouv.fr/.
Site très intéressant sur l’histoire de la ville: http://perso.wanadoo.fr/mahistaux/Auxerre.htm.
Le site de l’Office de Tourisme de la ville: http://www.ot-auxerre.fr/.

 

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La Légende de CONDOM

Posté par francesca7 le 19 octobre 2013

Condom, (en gascon Condòm) aussi appelée Condom-en-Armagnac ou Condom-sur-Baïse, est une commune française, sous-préfecture du département du Gers, dans la région Midi-Pyrénées. Les habitants de Condom sont appelés les Condomois. Condom se trouve sur la Via Podiensis, chemin de pèlerinage vers Compostelle, entre les étapes de La Romieu et de Larressingle.

Au XIV siècle furent bâtis à Condom deux hôpitaux destinés à accueillir les pèlerins se rendant à Compostelle, et consacre la ville comme étape incontournable très tôt.

Condom

Grâce à des fouilles effectuées sur le site de Condom, il est avéré qu’il était occupé avant l’invasion romaine, ce qui réfute la légende selon laquelle la fondation de la ville serait dûe à un noble de retour de Palestine avec des reliques de la croix .

Dès le IX ème siècle, Condom fut le siège d’une importante abbaye bénédictine qui fut incendiée par les Normands et reconstruite au siècle suivant. La ville fut ensuite envahie à deux reprises par les anglais. Le clergé participa activement au développement de la ville par la construction de nombreux couvents et abbayes.En 1317, Condom se détache du diocèse d’Agen en étant érigé en évêché par le Pape Jean XXII.L’église abbatiale devient alors une cathédrale.

En 1569, l’armée protestante de Montgomery saccagea la ville et sa cathédrale.

Bossuet fut titulaire du diocèse au XVIIème siècle, mais ne s’y rendit jamais.

Au XIXème siècle, Condom est un grand centre de commerce grâce à son port crée en 1839 pour permettre l’acheminement de l’armagnac vers Bordeaux.

Aujourd’hui, la ville s’est beaucoup dépeuplée, mais connaît un regain de fréquentation grâce notamment à l’intérêt de plus en plus important porté au tourisme rural.

La Légende de CONDOM dans LEGENDES-SUPERSTITIONS telechargement-11

La légende veut qu’un noble revenant de Palestine ait été envoyé par un pape, avec des reliques de la croix, dans une région boisée, pour y fonder une ville sur une colline. Des fouilles ont cependant démontré que des populations habitaient la ville bien avant l’invasion romaine.

L’origine de la ville est sujette à discussions. Certains la font remonter à la prise de pouvoir du duc d’Aquitaine, Eudes d’Aquitaine, sur la Gascogne, à la fin du viie siècle. Il aurait alors distribué des terres aux Gascons qui l’auraient aidé. Plus tard un duc d’Aquitaine, sa mère et sa femme, que la tradition nomme Egalsius ou Algasius, dont l’existence est parfaitement inconnue, Ysemburge et Agnès, auraient édifié une chapelle sur le site. Quelques religieux seraient venus s’y établir pour fonder un monastère. Ce monastère aurait ensuite été détruit par les Vikings.

C’est vers 930, que la femme du duc de Gascogne Garcia Sanche le Courbé ou le Tors, Honorette (ou Honorée), entreprit de reconstruire l’église de Condom et la dota de terres. Elle fit aussi bâtir des demeures pour les nouveaux habitants du village. Elle mourut en voulant voir une urne miraculeuse qui se trouvait dans l’église et donna naissance à Arnaud ou Nonné, premier comte d’Astarac.

170px-Sanctuaire.eglise.Saint.Leu.Esserent dans LEGENDES-SUPERSTITIONSHugues de Gascogne (mort vers 1013), petit-fils de Garcia Sanche le Courbé, évêque d’Agen, hérita des terres de Condom à la mort de son père, Gombaud (frère de Guillaume Sanche de Gascogne) qui porta le titre de duc et d’évêque de Gascogne. Hugues de Gascogne fit un voyage à Rome où il rencontra le pape Benoît VIII pour se faire absoudre de la faute qu’il avait commise de cumuler les titres d’évêques d’Agen et de Bazas. Le pape accepta de lui pardonner à condition qu’il fasse une donation à une abbaye. Il le fit à son retour au profit de l’abbaye de Condom. Il décida de reconstruire l’église d’Honorette détruite par un incendie. Il remplaça les prêtres qui y étaient par des moines de l’ordre bénédictin et nomma son filleul Pierre de Saint-Puelles, prieur claustral de l’abbaye. Il en fut le premier abbé. Le jour de la consécration de la nouvelle église Saint-Pierre, il réunit le duc de Gascogne, Sanche-Guillaume, l’évêque de Bazas, Arsius Raca (Arnaud), et les vicomtes de Lomagne, d’autres seigneurs et leurs épouses, tous ses parents et héritiers possibles, pour accepter devant l’autel la donation qu’il faisait à l’abbaye des terres qu’il possédait à Condom et autour, dontLarressingle, plaçant l’abbaye sous l’autorité du Saint-Siège. L’acte porte la date du 4 des ides d’août de l’année 1011. Certains ont mis en doute cette donation car Benoît VIII est devenu pape en mai 1012, mais cette erreur est probablement due au copiste. Pierre de Saint-Puelles lui a succédé mais ne survécut pas longtemps à Hugues de Gascogne. Il est remplacé par un certain Verecundus de Lana. L’abbé suivant est Seguin de Casalda qui a augmenté considérablement les biens de l’abbaye, dont l’église et le lieu de Cassaigne donné par le comte de Fezensac, Guillaume-Astanove Ier. Il est remplacé avant 1068 par Raymond d’Olbion puisque ce dernier signe comme abbé de Condom au concile de Toulouse qui rétablit l’évêché de Lectoure.

Le 20 juin 1285, Auger d’Anduran, abbé de Condom entre 1285 et 1305, conclut un acte de paréage avec le roi d’Angleterre, Edouard Ier. Dans cet acte de paréage, l’abbé fait participer le roi d’Angleterre pour rendre la justice dans la ville de Condom, le château de Larressingle et leurs dépendances. Le roi fait de même avec l’abbé pour le château de Goalard et ses dépendances. Deux baillis, l’un nommé par le roi, l’autre par l’abbé, sont chargés de rendre la justice dans l’ensemble de ce bailliage. L’abbé partage avec le roi le droit de créer des consuls, jurats et notaires, et de recevoir de nouveaux habitants à Condom. Le roi s’engage à protéger l’abbé de toute rébellion des habitants de Condom. Cet acte de paréage n’a pas mis fin aux oppositions entre les abbés, puis les évêques qui leur succèdent, avec les consuls de la ville.

Par deux fois envahie par les Anglais, la ville s’est libérée seule.

Condom a de tout temps été développée par le clergé, qui y a fondé de nombreuses abbayes et couvents. C’est le 13 août 1317 que l’abbaye de Condom devient un évêché et se détache ainsi du diocèse d’Agen. Raymond de Gallard est nommé évêque, et l’église abbatiale devient aussitôt cathédrale.

Après son sacre, le roi Louis XI (1423-1461-1483) attacha la ville à la couronne et autorisa et confirma en novembre 1461 plusieurs droits de la ville, afin qu’elle accroisse.

Au carrefour de nombreuses routes, le commerce était source de richesse, mais aujourd’hui les grands axes routiers contournent la ville :

  • l’axe Toulouse-Bordeaux passe plus au nord par Agen, avec l’autoroute des Deux-Mers et la route nationale 113 ;
  • la route nationale 21 qui va d’Agen à Tarbes passe par Auch et Fleurance ;
  • l’Itinéraire à Grand Gabarit passe plus au sud ;
  • la route nationale 124 qui relie Agen à Mont-de-Marsan se trouve plus à l’ouest.

En 1839, la commune de Lialores fut rattachée à Condom.

Fichier: Nef de la cathédrale Saint Pierre de Condom.jpgLe patrimoine religieux de Condom est extrêment riche: la cathédrale Saint-Pierre et son cloître, l’église Saint-Jacques de la Bouquerie, l’église-musée du Pradau, les églises romanes de Saint-Antoine de Lialores, de Saint-Christophe de Scieurac, de Sainte-Germaine .Sans oublier toutes les églises des hameaux dépendant de Condom: Grasimis, Pomaro, Gensac, Goalard, Canes, Baradieu, Scieurac, Herret, Saint-Michel.

A DECOUVRIR :

Des vestiges des anciens remparts sont encore visibles.

La place Bossuet, ancienne place d’Armes, mérite un détour.

L’ancien évêché, inscrit aux Monuments Historiques, abrite la Sous-Préfecture.

On peut admirer de beaux hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles.

De nombreux châteaux, les plus anciens datant du XIIIème siècle, sont encore présents.

la tour d’Andiran, du XIIIème siècle,  abrite aujourd’hui le syndicat d’initiative .

Le musée de l’Armagnac, se trouve dans les anciennes écuries de l’évêché.

Le musée du préservatif est une curiosité incontournable lors d’une visite à Condom!

 

 

 

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SALINS LES BAINS EN JURA

Posté par francesca7 le 31 juillet 2013

SALINS LES BAINS EN JURA dans Jura telechargement

Salins-les-Bains est une commune française du département du Jura (39) et de la région Franche-Comté dont les salines, première destination touristique payante du Jura, sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 27 juin 2009. J’y ai passé toute mon enfance, mon père étant originaire de cette ville chère à mon coeur !

Petite visite en vidéo : Image de prévisualisation YouTube

Salins-les-Bains est une petite ville d’un peu moins de 3000 habitants située dans le Revermont jurassien, au bord de la Furieuse, petit affluent de la Loue, dans un étranglement de la vallée dominée par des escarpements qui ont été fortifiés pour la défense de la cité.

La ville doit son nom aux salines connues dès l’Antiquité romaine et pendant de nombreux siècles l’exploitation du sel gemme fera la richesse de la ville qui constituera au Moyen Âge un fief important de la Maison de Chalon-Arlay, branche cadette des comtes de Bourgogne, et une source de revenu pour plusieurs abbayes comtoises (histoire du sel du Jura). Riche et active (la première imprimerie de Franche-Comté est installée en 1486), la ville sera plusieurs fois assiégée et endommagée par les guerres, par exemple lors du conflit entre le duc Charles le Téméraire et le roi Louis XI à la fin du xve siècle ou pendant la Guerre de dix ans et en encore en 1674 lors de la conquête de la Franche-Comté.

Les salines déclinent à la fin du xviiie siècle où une vaste réalisation industrielle associe Salins à Arc-et-Senans (elles seront cependant exploitées jusqu’en 1962) ; la prospérité de la ville se termine d’autant que l’incendie terrible de 1825 entraine une forte émigration de la population. Au milieu du xixe siècle la ville cherche un nouveau souffle avec l’installation de faïenceries en 1857 et se transforme en station thermale (les thermes de Salins-les-Bains sont créés en 1855 et 1858) sans réussir à atteindre une notoriété nationale même si en 1926, la cité adopte le nom de « Salins-les-Bains ».

Salins-les-Bains est une ville située au cœur de la vallée de la Furieuse (affluent de la Loue). Il s’agit de la seule vallée ouverte de Franche-Comté. Celle-ci est dominée par deux ensembles fortifiés, le fort Saint-André et le fort Belin, ainsi que par le mont Poupet au nord, qui culmine à 851 m d’altitude. Associée à Arbois et Poligny, elle forme le pays du Revermont.

Salins-les-Bains jouit d’une situation géographique exceptionnelle, à équidistance de toute les grandes villes de la région : Dole (34 km), Besançon (35 km),Pontarlier (37 km) et Lons-le-Saunier (40 km).

Salins-les-Bains est située sur un affleurement de marnes à sel gemme du Keuper inférieur et moyen, creusé par la Furieuse. Les hauteurs de Salins-les-Bains sont composées de marnes et de calcaires du Keuper supérieur, du Lias et du Bajocien. Les marnes à sel forment le soubassement de la vallée sur plus de 100 m de profondeur. Si le sel des couches supérieures est épuisé, la réserve paraît cependant « inépuisable ». En surface, ce sel est dissout par les eaux d’infiltration. La ville se situe à l’entrée d’une reculée qui ne correspond pas exactement aux critères de la reculée. En effet, elle ne coupe pas toujours les terrains horizontaux et ses pentes sont rarement abruptes.

Histoire de Salins les Bains

Aujourd’hui ville d’eau, l’économie de Salins a été basée pendant plusieurs siècles sur l’exploitation du sel. Les premières traces d’extraction sont ainsi datées du ve siècle. La cité a également été un grand centre de production viticole avant la crise du phylloxéra.

La première trace de présence humaine dans la vallée de la Furieuse et sur ses monts remonte au Néolithique. Celle-ci serait due à la présence de sources d’eau salée en surface. Elles furent découvertes par des bergers venant faire paître leur troupeau. Ainsi les premières communautés villageoises se sédentarisèrent près de ces sources saumâtre leur permettant de conserver plus longtemps leurs aliments périssables.

Salins a une grande importance dès l’Antiquité. Elle est site princier et un des plus grands centres religieux de Gaule sous les Celtes, puis oppidum sous les Romains. Au delà de cette première installation, il est fait référence à une théorie historique prônant la présence d’une cité religieuse celte au dessus de la ville actuelle, sur le mont Château. Cette cité dominant la vallée, d’envergure continentale pourrait être la célèbre Alésia. Selon Pierre Jeandot, c’est en ces lieux que se serait tenue la bataille d’Alésia qui mit fin à la guerre des Gaules. L’Association Scientifique et Historique du Pays de Salins milite pour défendre cette thèse. Cette hypothèse n’est toutefois pas validée par les recherches récentes, puisque les historiens et les archéologues s’accordent sur le site d’Alise-Sainte-Reine, en Bourgogne.

L’urbanisation et la viabilisation du territoire gaulois prônée par le Romain incite ces derniers à établir leur ville dans des lieux stratégiques en particulier aux abords des limites de l’Empire. Il en est question en Séquanie, où se situe Salins puisque cette région est en contact direct avec les populations et les tribus dites barbares d’Europe de l’Est et du Nord. Comme dans l’ensemble de l’Empire, les populations indigènes et romaines se mélangent. On parle alors des gallo-romains. La cité du sel n’y fait pas exception. Les Romains choisissent d’établir une cité au fond de la vallée de la Furieuse en continuité des installations celtes pour deux principales raisons :

  • c’est ici que passe la voix principale reliant l’ouest de l’Empire à ses frontières Nord. Le but est d’assurer une défense optimum par un déplacement facilité et sécurisé des troupes impériales. La route dominée par trois monts (Poupet, Belin, Chateau) surplombant la région et la route permettra de surveiller les potentiels invasions et de mettre à l’abri les légions.
  • la présence de sel, denrée déjà très recherchée pour la conservation des aliments, incite les romains à exploiter les sources d’eaux salées. La trace de cette première industrie date de l’époque Gallo-romaine.

Au Moyen Âge, le sel contribue à faire de la ville la deuxième cité de Franche-Comté avec plus de 8 000 habitants. Elle comprend alors 17 chapitres religieux, plus de 25 tours d’enceinte et fait figure de grand centre culturel, notamment du livre. Deux salines existent en 1115 : la petite saline, avec le « puits à Muire », et la grande saline, dite « grande saunerie », avec le « puits d’Amont ».

Sous la Révolution, malgré ses souhaits, Salins-les-Bains n’est pas choisie pour être chef-lieu du nouveau département du Jura. Elle devient chef-lieu de district de 1790 à 1795.

En 1825, un terrible incendie frappe la ville. Le bilan est catastrophique, la ville est quasiment détruite. Salins ne sera plus la même : une partie de la grande saline est en effet détruite.

Sous le Second Empire, Salins connaît un certain renouveau. On cherche à faire d’elle une élégante station thermale sous l’impulsion de Grimaldi, un homme d’affaires, qui a racheté la concession royale d’exploitation des salines en 1843. Les premiers thermes sont construits en 1854 sur l’emplacement de la petite saline (« puits à Muire »).

En 1926, la cité adopte ainsi le nom de « Salins-les-Bains ». Mais cette nouvelle vocation ne parvient guère à atténuer le coup final asséné par la fermeture des salines en 1962. En 1995, elle est suivie par celle des faïenceries.

En mai 2005, le décret no 2005–624 acte la fermeture du tribunal de commerce. C’est également une grande page de l’histoire de la ville qui se tourne, puisqu’elle abritait un présidial très influent, qui avait des compétences sur les bailliages de Salins, Quingey, Arbois, Poligny et Pontarlier. En 1785, 24 avocats étaient ainsi inscrits au barreau de Salins.

Depuis 2001, la municipalité voit l’avenir économique de la cité dépendre de trois axes : le tourisme, le thermalisme et le pôle santé. Ainsi, l’ouverture de la première tranche du musée du sel au printemps 2009 est destinée à augmenter la fréquentation du site des salines. En juin 2009, la cité obtient le label des « villes et pays d’art et d’histoire » (dans le cadre du « pays du Revermont », avec Arbois et Poligny) et, le 27 juin 2009, le comité du patrimoine mondial, réuni à Séville, a validé la candidature de la grande saline de Salins-les-Bains pour son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La construction d’un nouveau centre thermal, plus grand et plus moderne, est envisagée.

Le thermalisme à Salins les Bains

Les thermes de Salins-les-Bains accueillent des curistes depuis le xixe siècle. Ils sont agréés pour trois orientations médicales : la rhumatologie, la gynécologie et les troubles du développement de l’enfant. Les eaux naturellement salées et riches en oligoéléments sont également accessibles sans prescription médicale.

L’actuel établissement thermal, situé place des Alliés, ayant atteint son taux de fréquentation maximal, des nouveaux thermes vont être construits place Barbarine. Les travaux devraient débuter en 2013 pour une ouverture prévue en 2015.

Les salines à Salins

Depuis le néolithique, les hommes ont puisé la saumure des entrailles de la ville pour en extraire le sel, pendant longtemps condiment cher et surtaxé, notamment par la gabelle. A partir de 1773, une partie de la saumure est acheminée jusqu’à la saline d’Arc-et-Senans, édifiée par Claude-Nicolas Ledoux à une vingtaine de kilomètres de Salins, au moyen d’une canalisation appelée un « saumoduc ».

En juin 2009, les salines de Salins-les-Bains ont été inscrites au patrimoine mondial par l’Unesco en extension de la saline royale d’Arc-et-Senans, devenant ainsi le premier ensemble industriel français à rejoindre cette liste prestigieuse.

  • Des galeries monumentales

Les galeries souterraines illustrent le travail gigantesque qu’ont réalisé les hommes pour construire cet ensemble. Ces galeries relient deux puits munis d’un système de pompage (qui sont toujours en état de fonctionnement) puisant la saumure à quelque 250 mètres de profondeur.

  • La salle des poêles

C’est une immense pièce où l’on chauffait la saumure jusqu’à évaporation. Lieu unique en France pour fabriquer le sel ignigène. Après cette opération, les sauniers recueillaient le sel avec des râbles.

Les salines de Salins-les-Bains font partie du réseau des musées des techniques et cultures comtoises.

Salins et son Patrimoine religieux

  • Collégiale Saint-Anatoile
  • Chapelle Notre-Dame-Libératrice, terminée le 23 juin 1662, a été intégrée dans l’hôtel de ville construit de 1718 à 1739. Son dôme a été rénové en 2007
  • Église Saint-Maurice
  • Ancienne église Notre-Dame : L’église était une des quatre églises paroissiales de Salins. Elle a été reconstruite en 1703 et 1709 à l’emplacement de l’ancienne église romane dony on a conservé le clocher. L’incendie de 1825 a fait de nombreux dégâts à l’intérieur mais a laissé intact l’important hôtel baroque. L’église a été désaffectée en 1975.
  • salins-les-bains_-_eglise_saint-maurice_-_heuze_02-223x300 dans JuraCouvent des Clarisses : le couvent est proche de l’église des Jésuites, au début de la rue des Clarisses qui monte à l’église Saint-Anatoile. Les Clarisses s’étaient installées à Salins à la fin de la guerre de Dix Ans. Elles ont acheté un hôtel en 1658 sur le terrain duquel elles ont construit leur chapelle. Le nombre de Clarisses ayant augmenté, elle décidèrent de reconstruire un couvent plus important. La première pierre de ce nouveau couvent a été posée en 1713.
    À la Révolution le couvent fut saisi et vendu comme bien national en 1796.
    Le bâtiment devient une caserne d’infanterie au xixe siècle. Le bâtiment a été endommagé par l’incendie de 1825.
  • Couvent des Carmélites. Les Carmélites ont occupé entre 1627 et 1793 l’ancienne maison forte construite par les Chalon au no 79 de la rue de la République.
  • Maison et église des Jésuites : Les Jésuites se sont installés à Salins en 1623 à l’emplacement de l’ancien hospice de la Charité. L’église a été construite en 1701, en même temps que l’ensemble des bâtiments la Maison des jésuites avec un noviciat important. Les Jésuites durent quitter les lieux quand leur ordre fut banni de France par Louis XV.
    Les bâtiments sont cédés en 1767 aux Oratoriens. Ils y installèrent un collège en remplacement de celui qu’ils avaient à Salins depuis 1642. À la Révolution les biens des ordres religieux sont saisis. L’église est désaffectée.
    En 1835, on installe dans les locaux la première école normale du Jura. L’église est divisée en deux, en 1855, par construction d’un plancher intermédiaire à mi-hauteur pour permettre d’installer la bibliothèque municipale au rez-de-chaussée. La première bibliothèque publique avait été créée en 1593 par les pères Capucins qui la gardèrent jusqu’à la Révolution.
  • Couvent des Visitandines. Le couvent des Visitandines a été construit à la même époque que celui des Clarisses.
  • Hôtel de ville
  • Ancienne maison forte des Chalon-Arlay
  • Hôtel-Dieu avec son apothicairerie du xviie siècle
  • Hôtel de l’Officier Général des Salines, ancien casino, actuellement en reconstruction après un incendie.
  • Thermes de Salins-les-Bains
  • Fontaine Truchot
  • Tour de Flore
  • Casino

Salins et son Patrimoine civil

La Furieuse

Le Mont Poupet

Une dernière visite de Salins les Bains en vidéo : Image de prévisualisation YouTube

Protégée par ses deux forts : Belin et Saint André,Salins-les-Bains, Petite Cité Comtoise de Caractère se découvre et vous laisse le temps de mieux la contempler. Source de vie, ici l’eau jaillit du sol, gorgée d’un sel bienfaiteur.

Ville fortifiée, Salins-les-bains doit dès le XIIIe siècle sa renommée et son pouvoir au sel qu’elle exploite et dont elle fait commerce, véritable « Or Blanc » de l’époque.

Au XVIIIe siècle, la saumure de Salins-les-bains était acheminée jusqu’à la Saline Royale d’Arc et Senans par une canalisation en bois appelée “saumoduc”. La Saunerie salinoise est à l’origine de la station thermale créée en 1854.

Deuxième ville de la Comté après Besançon jusqu’à l’époque moderne, ses bâtiments publics et religieux témoignent de ce passé glorieux.

Pour plus d’informations :
Site de l’Office du Tourisme de Salins les Bains

OFFICE DE TOURISME

Place des Salines
Tél : 03 84 73 01 34

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Arbois EN JURA

Posté par francesca7 le 30 mai 2013


VENEZ ME REJOINDRE SUR LE FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Arbois est une commune française située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Vacances d’été dans le Jura : découvrez Arbois

Située dans le département du Jura, dans la région de Franche-Comté, la commune d’Arbois est célèbre pour ses multiples attractions touristiques : culturelles et naturelles.

Arbois est connu pour son vignoble millénaire ainsi que pour sa production viticole riche et raffinée. Arbois produit les meilleurs vins du Jura et dispose d’un terroir riche qui varie entre produits d’apiculture bio, charcuterie artisanale, produits laitiers naturels d’origine contrôlée. Un séjour gastronomique permettra aux gourmets de découvrir toute la richesse de la cuisine jurassienne, dans un cadre naturel et authentique.

Arbois est par ailleurs une destination de tourisme culturel qui est prisée pour la richesse de son patrimoine ainsi que pour la valeur historique et architecturale de ses différents monuments : le château Pécauld avec son musée de la vigne et du vin, les tours, l’église Saint-Just, etc.

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu’elle se trouve au pied du premier plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le « Pays du Revermont ».

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

 Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l’élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.

 La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare TGV de Mouchard (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

  • Gare SNCF d’ARBOIS.

Tous les TER Franche-Comté (Besançon – Lyon ou autre) desservent cette gare.

  • aérodrome, de code OACI LFGD, avec une piste à usage restreint.

La petite cité historique bénéficie d’un climat très clément et peu humide. La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l’influence de la petite rivière La Cuisance étant faible. Le climat est plutôt continental, froid en hiver avec peu de neige toutefois, et chaud en été.

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L’histoire de la ville d’ARBOIS

 

Petite Cité Comtoise de Caractère,

Site du Pays d’Art et d’Histoire 

 La richesse du sol, la qualité du site, prédestinent la ville à devenir un fief important des Comtes de Bourgogne. Seigneurs et religieux élevèrent de nombreux édifices. Le bourg s’étend alors autour de l’église Saint-Just et de la forteresse comtale. Au XIIIème siècle, il est protégé par une épaisse muraille flanquée de tours. 

Longtemps balancé entre le Saint Empire romain germanique et le royaume de France, la seigneurie d’Arbois est aux XVIème et XVIIème siècles une terre des princes de Habsbourg, et rois d’Espagne. La cité devient française en 1674 après le siège de Louis XIV. 

Arbois 1ère cité républicaine de France : au cours de l’insurrection du 13 avril 1834, les arboisiens proclament la République « no sin tou t’sefs », « nous sommes tous chefs ».

Arbois peut être fière de la richesse de son patrimoine : châteaux, églises, anciens couvents, remparts, maisons nobles, bourgeoises ou vigneronnes, fontaines, moulins témoignent de la vitalité de la cité. Le témoin le plus évocateur reste probablement l’église Saint-Just édifiée du XIIème au XVIIIème siècle. L’imposant clocher de pierre rousse semble surgir d’un océan de vignes.

C’est une promenade à travers le temps qu’Arbois vous invite à découvrir : ses ruelles et ses quartiers empreints de l’histoire de la Franche-Comté.

ARBOIS, Pays de Pasteur

Louis Pasteur, inventeur du vaccin contre la rage, aima profondément son pays dans lequel son père Jean-Joseph, tanneur, vint s’installer en 1830.

 C’est à Arbois que le principal du collège, pressent chez le jeune Pasteur, l’étin­celle prête à jaillir. Malgré l’éloignement lié à ses fonctions, Louis Pasteur revient chaque année dans la cité et dans « Le Château de la Cuisance », la seule demeure qu’il possède en propre.

 Et c’est dans ce pays de vignoble qu’il médite les vastes et lointains desseins qui l’entraînent, par une logique inflexible à passer de la cristallographie, à l’étude de la fermentation puis à celle des maladies animales et humaines. Enfin, il crée l’œnologie moderne, et ses travaux sur les maladies du vin lui donnent un modèle expérimental pour sa théorie des germes et le conduit à la pasteurisation.

 Le savant trouve aussi la sérénité pour réaliser un travail considérable de rédaction de notes aux académies, de synthèses scientifiques. Dans le laboratoire qu’il a fait aménager, il fabrique des vaccins vétérinaires et observe au microscope du sang ou des cerveaux rabiques.

 Les moments de détente sont consacrés aux promenades à sa vigne ou aux sources de la Cuisance ; il participe au cortège du Biou et à la vie arboisienne. Dans le petit cimetière, il aime à se recueillir sur les tombes familiales. Le savant affirme lui-même, en 1864, qu’Arbois était une « ville chère à tant de titres ».

 Après la mort du savant, Madame Pasteur, ses enfants et petits-enfants reviennent fidèlement en Arbois. Hommages, manifestations se succèdent encore au fil des années.

 arbois-300x193 dans VILLAGES de FRANCE

ARBOIS, pays des VINS

Arbois tire son étymologie du celte « ar » et « bos » signifiant « terre fertile ».

Arbois fut la première Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) française en date du 15 mai 1936. Elle est aussi aujourd’hui la première du Jura par son volume de production, de l’ordre de 45 000 hectolitres par an.

 Cette appellation est répartie sur 13 communes avec un total de 843 hectares.

La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins sont évoqués par Pline. Avant François 1er ou Henri IV c’est Philippe le Bel qui introduit les vins d’Arbois à la cour de France. En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée. Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins d’Arbois. A partir de 1863, Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne, effectue ses travaux sur les maladies des vins dans la cité. Le phylloxéra n’atteint le vignoble arboisien qu’en 1886 et le détruit par vagues jusqu’en 1895. Le 23 février 1906, alors qu’une loi taxe à la circulation des vins et des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons déclenchent une grève de l’impôt. Cette même année l’une des premières coopératives de vinification de France est créée, à l’image des fruitières pour la fabrication du Comté.

 Dès 1907, les vignerons obtiennent un certificat d’origine garantissant la provenance et la protection de la marque « vin d’Arbois » préfigurant la future AOC.

Ce n’est qu’en 1986 que la ville acquiert le titre de « Capitale des vins du jura ».

Lieux et monuments

  • Église Saint-Just (XIIe-XVIe-XVIIIe s), Rue du Souvenir, classée au titre des monuments historiques depuis 1913;
  • Maison des consorts Brand (XIIIe s), Rue de Bourgogne, dont la cave est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Ancienne collégiale Notre-Dame (XIVe-XVIIIe s), Rue Notre-Dame, transformée en halle à blé en 1802, puis de nos jours en centre culturel;
  • Château Bontemps (XVIe s), Rue du Vieux-Château, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1989;
  • Château Pécauld (XVIe s), actuel musée du Vin, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1988;
  • Tour Gloriette (XVIe s), Rue de la Tour, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1927;
  • Chapelle Notre-Dame Libératrice (XVIIe s), à l’Hermitage (Avenue Pasteur).
  • Hôtel d’Achey (XVIIe s), puis Sarret de Grozon (XIXe s), Grande Rue, actuel musée d’art exposant, entre autres, des tableaux de Gustave Courbet;
  • Couvent des Ursulines (XVIIIe s), actuel hôtel de ville, Rue de l’Hôtel de ville, classé au titre des monuments historiques depuis 1995;
  • Maison du général et baron d’Empire Delort (XVIIIe s), Rue de la Faïencerie, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2006;
  • Moulins Béchet (XVIIIe s), Avenue Louis Pasteur, inscrits à l’IGPC depuis 1996;
  • Demeure dite « Château » (XVIIIe s), Rue de Verreux, partiellement inscrite au titre des monuments historiques depuis 1997;
  • Maison Pasteur (XVIIIe s), Rue de Courcelles, classée au titre des monuments historiques depuis 1937;
  • Fontaine aux Lions (XIXe s), Place de la Liberté;
  • Fontaine (XIXe s), Rue de Courcelles;
  • Fruitière vinicole (XIXe s), Rue Jean Jaurès, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Hôtel de Broissia (XIXe s), Grande-Rue, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Centrale hydroélectrique (début XXe s), Rue des Familiers, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Saut de la Cuisance, depuis le pont de la Rue de l’Hôtel de ville;
  • Vignoble arboisien (partiellement replanté au XIXe s);
  • Belvédère de l’Hermitage (XXe s).

À voir à proximité d’Arbois :

  • Vignes expérimentielle de Louis Pasteur, à Montigny-les-Arsures;
  • Grotte, sources et cascade de la Cuisance, à Les Planches-près-Arbois;
  • Ruines du château de La Châtelaine.

 

 Bons plans pour vos vacances en Arbois :

Si vous avez envie de passer vos vacances en Arbois, vous pouvez consulter le site Jura Tourism qui vous fournit toutes les informations nécessaires pour préparer votre séjour.

Nous vous informons sur tous les prestataires proposant des hébergements en Arbois et dans ses environs. Ainsi, vous avez un large choix parmi les locations de gîtes meublés, les chambres d’hôtes, les campings en pleine nature, les hôtels, les résidences collectives ou encore les chalets authentiques en bois.

Vous découvrirez également sur notre site, les sites naturels et les paysages à ne pas rater lors de vos vacances en Arbois. Les lacs du Jura, les cascades, les plaines à perte de vue, les grottes, les tourbières sont des attractions naturelles que vous pouvez découvrir dans le cadre des balades et excursions en montagne : randonnées équestres, randonnées pédestres balades en bateaux, circuits vtt). Vous pouvez aussi découvrir Arbois dans le cadre de circuits organisés à l’instar de la Route des vins, Route des sapins, Route des lacs, ou encore Route de Pasteur qui permet de découvrir la maison et le laboratoire personnel du grand savant natif d’Arbois.

Si vous désirez en savoir davantage sur la réservation de séjour en Arbois ainsi que dans le Jura, n’hésitez pas à contacter.

PETITE VIDEO SUR LA VILLE D’ARBOIS : 

Image de prévisualisation YouTube

 

Mairie d’Arbois • 10 rue de l’Hôtel de Ville • 39600 ARBOIS • Tél. : 03 84 66 55 55 • Email : mairie@arbois.fr

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L’oppidium de Bibracte

Posté par francesca7 le 7 mars 2013

 

L'oppidium de Bibracte dans Côte d'Or bibracte2Objet d’étude et site touristique L’oppidum de Bibracte fut la ville d’un siècle seulement, le 1er siècle avant J.-C., comme la plupart (sinon la totalité) des villes gauloises mentionnées par césar dans son récit sur la Guerre des Gaules.

Elle connut néanmoins une population importante, qui culmina vers 30-20 avant J.-C. et dont l’ordre de grandeur peut être fixé à 104 . Les raisons de son grand intérêt archéologique sont multiples. À son époque, il s’agit d’une des plus grandes agglomérations de la Gaule, dont l’importance est à la mesure de la puissance du peuple éduen.

Son abandon rapide, vers le changement d’ère, lorsque le peuple éduen décide de se doter d’une nouvelle capitale de physionomie purement romaine, à Autun (augustodunum), a permis une conservation exceptionnelle de ses vestiges, en l’absence de réoccupation ultérieure notable (à l’exclusion de deux modestes établissements religieux). On a donc aujourd’hui la possibilité, du moins théorique – car l’étendue de l’agglomération s’y oppose en pratique – de conduire une exploration extensive de la ville, alors que les autres sites gaulois contemporains de même importance sont soit fort érodés par l’agriculture (comme Gergovie, oppidum principal des arvernes), soit occultés par des occupations plus récentes (comme Besançon, oppidum principal des Séquanes).

Au terme d’un demi-siècle d’exploration  méthodique entre 1865 et 1914, et de deux décennies supplémentaires depuis 1985, avec des moyens accrus, l’oppidum de Bibracte nous livre l’image d’un site de contrastes (romero 2006).

On ignore encore les motifs exacts de l’installation de l’oppidum sur cette montagne peu facile d’accès et au rude climat. Les raisons semblent plutôt à rechercher du côté des préoccupations religieuses et politiques (la matérialisation d’un centre de rassemblement au cœur du territoire éduen) qu’économiques. Quoi qu’il en soit, une population importante s’est regroupée sur le mont Beuvray à l’extrême fin du IIème siècle avant J.-C. La ville qui se développe alors montre une grande vitalité économique. C’est un important lieu de consommation où les richesses du peuple éduen se concentrent et servent à acheter des denrées très variées, notamment du vin acheminé à grand prix et en grandes quantités depuis l’Italie centrale. C’est aussi un centre industriel où se côtoient des dizaines d’ateliers de bronziers, de forgerons, d’orfèvres…de fréquents incendies nous bibracte_porte dans MUSEES de FRANCEvalent de disposer de vestiges exceptionnellement conservés d’édifices à ossature de bois, qui étaient la norme dans la ville de la première moitié du Ier siècle avant J.-C. (ill. 4). On peut également suivre pas à pas l’introduction de manières de construire méditerranéennes (ill. 5) à partir du milieu du Ier siècle, Avec de vastes domus de type italique et un probable forum, qui suppose l’assimilation très précoce par les Éduens de modes de gouvernance d’origine romaine, peut-être en relation avec leur statut privilégié de civitas foederata au lendemain de la Guerre des Gaules.

En matière d’accueil du public, le mont Beuvray présente à la fois des avantages et des inconvénients (Barnoud et al. 2003). Au rang des avantages, il faut signaler avant tout le cadre naturel d’exception qui permet au site d’attirer un public familial et populaire nettement plus large qu’un musée traditionnel (cf. infra). Le même public apprécie également de découvrir un lieu animé, où les vestiges archéologiques sont en cours de dégagement et non pas figés dans un état issu de recherches achevées depuis des décennies, comme c’est généralement le cas.

La présentation de la ville gauloise au grand public est néanmoins rendue délicate par deux facteurs complémentaires.

Il s’agit d’abord de la grande étendue de la ville (2 km d’un bout à l’autre) et de son occultation quasi complète par la forêt: aucune appréhension d’ensemble de la ville n’est possible, les chantiers de fouilles étant dispersés dans des clairières sans continuité visuelle (ce qu‘un nouveau plan de gestion paysagère cherche à combattre ; cf. Guichard, Chazelle). D’un point de vue matériel, les grandes distances entre les points de visite compliquent la gestion des flux de visiteurs et rendent très coûteuses les tâches d’entretien des secteurs ouverts au public.

Il s’agit ensuite du caractère peu spectaculaire des vestiges architecturaux dégagés: dans de nombreux cas, les bâtiments ne sont plus perceptibles que par les empreintes dans le sol de leur ossature de bois. Le risque est grand de mettre trop en avant les vestiges d’architecture romanisée, plus facilement présentables car plus substantiels (maçonneries de pierre).

Au total, ces difficultés sont palliées en proposant aussi systématiquement que possible aux visiteurs un accompagnement par des guides animateurs, en mettant en avant le travail des archéologues autant que le résultat de leurs recherches – à ce titre, la visite de Bibracte peut se concevoir comme une visite d’entreprise – et en proposant, en complément de la visite du site, celle d’un musée où sont présentées les différentes facettes de l’archéologie de Bibracte, avec une mise en perspective européenne (ill. 6) 

mont-beuvray_-_cave dans NièvreDes missions de recherche et de formation ; Le cœur de l’activité scientifique de Bibracte est constitué par l’animation d’un programme de recherche archéologique sur la ville gauloise du même nom. Ce programme, ininterrompu depuis 1984, s’appuie sur les forces vives d’une quinzaine d’universités et instituts de recherche européens. Les partenariats actuellement les plus importants (2008) concernent des universités et centres de recherches basés dans les villes suivantes: Besançon, Bologne, Budapest, Dijon, Durham, Lausanne, Leipzig, Mayence, Paris, Rzeszow, Strasbourg, Vienne.

C’est en effet une originalité du programme de recherche d’être mis en œuvre par des chercheurs associés issus d’autres établissements, l’équipe permanente de Bibracte se contentant d’assurer la cohérence scientifique et le soutien logistique. Bibracte prend en charge l’intégralité des besoins techniques de ses chercheurs associés durant leurs séjours, soit, typiquement quatre à cinq semaines par an avec une équipe d’une quinzaine de collaborateurs et étudiants pour les opérations de terrain (fouille, prospection). Au total, ce sont quelque 6000 journées ouvrées d’intervenants extérieurs (étudiants stagiaires et chercheurs) qui sont encadrées chaque année.

Ces recherches se déroulent selon des cycles triennaux. Les documents de programmation sont évalués par les services du ministère de la culture, avec le concours du conseil national de la recherche archéologique, de même que les rapports annuels d’activité, auxquels contribuent les chercheurs associés .Le programme de recherche s’intéresse prioritairement à la ville gauloise elle-même: évolution de l’urbanisme et de l’architecture, étude des nombreux ateliers d’artisans du feu qu’elle abrite… il se déploie aussi de plus en plus sur des problématiques plus larges, tant du point de vue spatial que chronologique.

Des résultats substantiels ont ainsi été acquis récemment sur l’évolution à l’échelle millénaire de l’environnement végétal et des pollutions atmosphériques, à partir de l’étude pluridisciplinaire de tourbières proches de Bibracte.

Outre l’hébergement, les moyens logistiques permettent de subvenir à l’ensemble des besoins de la « chaîne opératoire » de l’archéologie: chantier (matériel lourd, conducteurs d’engins, topographe, photographe…), conditionnement et stockage des découvertes (restaurateur, magasinier, espaces de stockage), documentation (bases de données partagées, documentaliste, bibliothèque spécialisée sur les âges du Fer), édition (secrétaire d’édition, illustrateur, support éditorial). Ces outils partagés contribuent notablement à la promotion de méthodes de travail homogènes au sein de la communauté des archéologues protohistoriens et à la formation pratique des étudiants en Archéologie.

Le programme de recherche sert également de support au développement de nouvelles méthodes et nouveaux outils de recherche. Signalons par exemple des efforts importants pour développer un outil de documentation partagé par plusieurs dizaines de chercheurs et des expérimentations en cours pour la protection des chantiers de fouille et pour le relevé tridimensionnel des vestiges.

La logistique de Bibracte est également mise à profit pour l’organisation régulière de séminaires et colloques. Les actes de ces réunions scientifiques font généralement l’objet d’une publication dans la collection Bibracte, aux côtés des monographies qui rendent compte des recherches sur le Mont Beuvray et son environnement. Bibracte développe également des partenariats qui bénéficient de soutiens spécifiques de la part de la commission européenne (programmes Leonardo da Vinci, culture 2000…).

Signalons encore que les activités de recherche et de vulgarisation de Bibracte sont encadrées par un conseil scientifique constitué de huit experts européens reconnus dans la discipline. Un pôle régional d’attraction culturelle et touristique BiBracTE consacre la moitié de ses dépenses à valoriser l’archéologie auprès du grand public, au moyen d’un musée de site, d’expositions temporaires thématiques et de manifestations diverses. Pour cela, Bibracte peut s’appuyer sur une offre très diversifiée:

- un environnement naturel d’exception,

- un site archéologique en constante évolution,

- une vitrine de la civilisation celtique et des premières villes de l’Europe moyenne,

- des expositions et des événements tout au long de l’année,

- une politique active de démarchage et d’accueil du public,

- des activités éducatives pour les plus jeunes.

bibracte_musee_travail_du_bois-300x201 dans Saône et LoireAu total, ce sont entre 40000 et 45000 visiteurs qui sont accueillis chaque année au musée, dont 8000 scolaires. Ces chiffres sont stables depuis l’ouverture du musée en 1996, grâce à une politique promotionnelle soutenue et à un renouvellement régulier de l’offre événementielle (expositions, journées à thème…).

Le jeune public fait l’objet d’attentions particulières, avec une large gamme d’activités proposées dans le cadre scolaire et périscolaire (visites courtes, ateliers, « classes patrimoine », chantier école). Ces activités peuvent avoir une tonalité très archéologique ou historique, mais des approches plus variées sont proposées aux enseignants, à caractère artistique, scientifique, environnemental ou pluridisciplinaire. Une offre et des services spécifiques sont également proposés aux personnes disposant d’un handicap, quel qu’il soit (le site de Bibracte est labellisé Tourisme et Handicap).

Bibracte est aussi l’établissement culturel de référence du Pôle national de ressources éducatives « Patrimoine archéologique » mis en place en 2003 dans le cadre du plan interministériel pour l’éducation aux arts et à la culture. À ce titre, Bibracte s’investit fortement dans la formation des enseignants et médiateurs.

Un acteur du développement régional / ce fut une gageure du président Mitterrand que de décider de la création d’un important équipement scientifique et culturel au cœur du Morvan, un massif de moyenne montagne qui souffre depuis la fin du 19ème siècle d’une déprise agricole et d’une baisse démographique continues. Que l’on en juge: la population du Morvan est passée de 140000 à 35000 habitants en 150 ans, tandis que les communes où se situe le Mont Beuvray ont une densité de population de moins de dix habitants au km2. La population et les élus locaux attendent de BiBracTE une contribution notable à l’économie et à l’animation de ce territoire rural. Le défi était d’autant plus difficile à relever qu’un des principaux facteurs qui influent sur la performance d’un équipement qui accueille du public est sa situation au cœur d’un important bassin de population, alors que moins de 50000 personnes habitent aujourd’hui dans un rayon de 50 km autour du site et que l’infrastructure de ce territoire y est médiocre (pas de routes rapides, services publics en cours de démembrement…). Il fallait donc assumer ces contraintes et, autant que possible, les retourner pour en faire des avantages! De fait, si ses missions débordent largement du cadre régional, Bibracte revendique son attachement à la Bourgogne et au Morvan, en reconnaissant les obligations «sociales» que lui impose son implantation dans un territoire particulièrement déprimé du point de vue démographique et économique. L’impact de Bibracte sur le Morvan se décline de multiples façons :

- environ 40 emplois (équivalent temps plein, hors emplois fixes en sous-traitance), soit un pouvoir d’achat de plus de 1 M€ et une demande qui contribue à maintenir des services de proximité (bureau de poste, école…),

- des recettes à hauteur de 1 M€ pour les entreprises locales,

- des recettes fiscales directes à hauteur de 0,3 M€ pour les collectivités locales,

- des recettes induites pour l’économie touristique locale à hauteur de 0,5 M€ minimum (soit 20 € par visiteur de Bibracte résidant à l’extérieur de la Bourgogne, sur la base de 25000 visiteurs/an, ce qui est une base de calcul très prudente),

- une offre culturelle diversifiée pour le public local, notamment le jeune public,

- une notoriété (en progression) qui contribue fortement à l’attractivité touristique du Morvan et à la renommée de la région.

320px-Bibracte_Musee_Salle_des_maquettes dans YonneNéanmoins, il faut bien reconnaître que la « greffe » de Bibracte dans son environnement rural a eu quelques difficultés à prendre. L’installation de l’équipement a en effet été rondement menée dans le cadre de la politique de Grands Travaux de l’État, sans toujours prendre le temps de la concertation.

Certains, au niveau local, ont donc pu vivre Bibracte comme un projet parisien qui ne les concernait pas. Cette période semble aujourd’hui définitivement révolue, et Bibracte est aujourd’hui inscrit en bonne place dans les politiques publiques régionales et locales. Depuis 2008 et au terme d‘un traité de concession de quinze ans, Bibracte s‘est transformé en Établissement public de coopération culturelle (EPCC), un nouveau statut créé par le législateur en 2002 pour mutualiser les moyens nécessaires à l‘exploitation des établissements culturels. Les membres fondateurs de Bibracte EPCC sont pour la plupart d‘anciens actionnaires de la SAEMN : l’État, le conseil régional de Bourgogne, le conseil général de la Nièvre, le conseil général de la Saône-et-Loire, le Parc naturel régional du Morvan et le centre des Monuments nationaux. Ce statut fournit à Bibracte une meilleure garantie de soutien financier de la part de ses financeurs publics, tout en préservant l‘autonomie de gestion dont bénéficiait la SEM.

Le centre de recherche et de formation Le développement des activités de recherche et de formation ne requiert pas d’ajustage des équipements, l’objectif étant plutôt de profiter des disponibilités encore existantes dans le calendrier d’occupation des locaux et d’améliorer la qualité et (ou) l’impact des actions, tout en profitant de réseaux scientifiques déjà bien établis à l’échelle européenne.

Dans le domaine de la recherche, Bibracte souhaite consolider son rôle de lieu de référence européen pour les études consacrées à la période celtique et à l’émergence de la civilisation urbaine en Europe moyenne. Le programme de recherche sur le mont Beuvray doit pour cela demeurer un laboratoire permanent où les nouvelles hypothèses doivent être testées et débattues. Ce rôle de lieu de référence a été tenu par le passé par d’autres sites et institutions (notamment par le site de Manching en Bavière, fouillé de façon exemplaire par l’institut archéologique allemand dans les années 1950-1970), mais Bibracte n’a plus de tel « concurrent »

Aujourd’hui. Dans le domaine de la formation, Bibracte espère devenir un (le?) lieu de référence en Europe pour la formation pratique des archéologues. Le chemin pour y parvenir est déjà en partie parcouru, dans la mesure où le site accueille d’ores et déjà le plus important programme de recherches archéologiques de terrain organisé dans la durée.

Rappelons tout d’abord qu’une petite moitié du public qui fréquente le mont Beuvray n‘utilise pas les services culturels proposés par Bibracte. Sur les 43000 visiteurs du musée, près de la moitié réside en Bourgogne, ce qui explique l’attention particulière portée à la politique événementielle, afin de donner à ce public le goût de revenir, au moins une fois tous les deux ans. Les étrangers comptent pour 20 %, très majoritairement issus de Belgique et des Pays-Bas. Au total, la diversité du public est le reflet assez fidèle de la clientèle touristique du Morvan: un public familial, aux revenus souvent peu élevés, adepte du tourisme vert et exigeant sur la qualité de son environnement. Ce public est très différent de celui, bien plus nombreux, qui fréquente les églises romanes et les caves viticoles de la côte bourguignonne, entre Dijon et Mâcon. Ceci montre qu’il existe un potentiel important de développement de la fréquentation, pour peu que l’on parvienne à capter les touristes de la côte bourguignonne. De la même manière, les Bourguignons qui constituent le gros contingent du public de Bibracte sont en fait des locaux, le site parvenant très mal à drainer les habitants des principaux centres urbains de la région, tous situés en périphérie de celle-ci et à plus de 80 km de Bibracte.

La stratégie du plan de développement consiste à construire une offre culturelle qui permette de fixer les visiteurs sur une journée entière (contre rarement plus de trois heures précédemment). De cette façon, on espère pouvoir mobiliser des visiteurs potentiels en résidence (fixe ou touristique) à trois heures de trajet de Bibracte. Avec une offre qui ne permet pas aujourd’hui de capter des visiteurs à plus de 1h30 de trajet, le « bassin de chalandise » de Bibracte pourrait ainsi passer théoriquement de moins de 400 000 à plus de 10000000 personnes.

bibracte_musee_-200x300Bien que Bibracte soit le résultat d’un projet décidé au plus haut niveau de l’État, il est sans doute utile de rappeler que l’établissement actuel et les équipements qu’il gère sont le fruit d’un développement largement empirique et d’une histoire qui n’a pas toujours été exempte de débats contradictoires, entre l’État, les acteurs politiques locaux et les archéologues. Ces derniers ont vu leurs espérances largement rattrapées par les ambitions des politiques, à tel point qu’ils ont pu, par moments, avoir le sentiment que la gestion du site leur échappait. Rappelons ainsi que les Archéologues qui participaient aux premières campagnes de fouille, au milieu des années 1980, étaient loin d’imaginer l’ampleur que prendrait l’entreprise. Bibracte a donc bénéficié d’heureux concours de circonstances et des bonnes intuitions de quelques-uns.

Le programme de recherche a eu le bon goût de s’internationaliser par nécessité (car on manquait d’archéologues français spécialistes du sujet) au moment où la construction européenne avait besoin d’initiatives symboliques; la structure de gestion, qui devait être une solution provisoire, le temps des constructions, s’est révélée suffisamment robuste et efficace pour pouvoir être maintenue quinze années…

De cette histoire atypique, est née un équipement original et d’une certaine façon paradoxal, parce qu’il allie ce que l’on a coutume d’opposer ou du moins de traiter de façon séparée, par exemple:

- le local et l’international: un ancrage fort sur un site patrimonial du Morvan et un fonctionnement fondé sur des réseaux scientifiques résolument européens,

- le culturel et le rural: Bibracte est l’exemple unique d’un équipement culturel décidé au niveau national et implanté en pleine campagne (moins de 50000 habitants dans un rayon de 50 km),

- le patrimoine culturel et l’environnement: l’intérêt du site de Bibracte/Mont Beuvray vaut autant pour ses qualités environnementales (forêt séculaire au cœur d’un paysage préservé de bocage) que pour ses vestiges archéologiques (ceux de la plus importante agglomération de la Gaule à l’époque de césar),

- le scientifique et l’économique: l’établissement Bibracte gère une chaîne opératoire complète

conservation, étude et mise en valeur d’un site, exploitation culturelle et touristique,

- l’échelon politique local et l’échelon national : l’État/ministère de la culture est résolument le chef de file des partenaires publics de Bibracte, mais les collectivités locales (région, départements, PNRM) sont étroitement associées à sa gestion.

Bibracte peut donc être considéré comme une sorte de laboratoire où l’on expérimente la façon de traiter conjointement la recherche archéologique, la gestion du patrimoine, la coopération internationale, la revitalisation d’un territoire rural… au moyen d’un outil de gestion intégrée lié à un site patrimonial emblématique. L’histoire qui s’est déroulée ces vingt dernières années au mont Beuvray, avec ses succès et ses moments difficiles, constitue un important capital d’expérience qui témoigne, selon nous, de l’intérêt, tant pour le patrimoine que pour la population qui en est le dépositaire, de ce mode de gestion, qui prend en compte à la fois les exigences de conservation et de connaissance des spécialistes et les besoins d’appropriation des communautés locales.

Fichier: Bibracte333 crop.jpg

Bibliographie :

Barnoud et al. 2003 : Barnoud (P.), Boura (F.), Gorlier (J.), Guichard (V.). – L’aménagement de l’oppidum gaulois de Bibracte: chronique de quinze années de tâtonnements.

In:BaLsamo (I.) dir. — Vestiges archéologiques en milieu extrême, actes de la table ronde de Clermont-Ferrand (2000).

Paris: Centre des monuments nationaux, 2003, p. 150-163.

Guichard, Moreau 2000 : Guichard (V.), Moreau (r.).

— La conservation de la documentation archéologique au Centre archéologique européen du mont Beuvray.

In: DEYBER-PERSIGNAT (D.) dir. — Le dépôt archéologique, conservation et gestion pour un projet scientifique et culturel, actes des Assises nationales de la conservation archéologique, Bourges, 26-28 novembre 1998.

- Bourges:Editions de la ville de Bourges, 2000, p. 55-61.

- Romero 2006 : ROMERO (a.-M.). — Bibracte: l’aventure archéologique sur le mont Beuvray. Dijon; Glux-en-Glenne : France Territoires magazines; BIBRACTE, 2006.

 

 

 

 

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LA FRANCE

Posté par francesca7 le 10 février 2013

La France est un pays ancien, formé au Haut Moyen Âge. Du début du xviie siècle à la première moitié du xxe siècle, elle possède un vaste empire colonial. À partir des années 1950, elle est l’un des acteurs de la construction de l’Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La France joue un rôle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiqueslaïques et républicaines.

La France a, en 2011, le cinquième plus important produit intérieur brut au monde. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire.

Peuplée de 65,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013, la France est un pays développé, avec un indice de développement humain très élevé.

Sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge. Son hymne est La Marseillaise. Son principe est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro.

La France est composée de nombreux territoires situés en-dehors du continent européen, couramment appelés territoires d’outre-mer, naguère DOM-TOM, qui lui permettent d’être présente dans tous les océans.

 

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Carte de  Évolution du territoire de la France métropolitaine, de 985 à 1947.

 

Ces territoires ont des statuts variés dans l’administration territoriale de la France :

À travers ses collectivités ultra-marines, la France possède également des frontières terrestres avec le Brésil et le Suriname, ainsi qu’avec les Pays-Bas via la partie française de Saint-Martin.

La superficie de la France métropolitaine est de 552 000 km soit environ un hectare par habitant. En comptant la totalité des terres émergées d’outre-mer, la superficie totale est de 675 000 km2.

Elle est le 42e plus grand État du monde par sa surface terrestre. Elle est en outre le troisième plus grand pays d’Europe, après la Russie et l’Ukraine, deuxième si on inclut les départements ultra-marins, et le plus grand de l’Union européenne.

Son territoire métropolitain continental s’étend sur environ 1 000 km du nord au sud et d’est en ouest.

L’étendue de son littoral, outre-mer inclus, est de 8 245 km.

 

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(Drapeaux de la communauté Européenne – La France, État membre de l’Union européenne.

 

La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers avec près de 82 millions de visites en 2007, mais le troisième pays au monde pour les recettes liées au tourisme international. Le secteur du tourisme représentait en 2005 près de 900 000 emplois directs, et au moins autant d’emplois indirects. Plus de 1,3 milliard de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du pays. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s’agit tout à la fois d’un tourisme culturel (notamment à Paris), balnéaire (notamment sur la Côte d’Azur), naturel, d’affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourisme), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d’attractions le plus fréquenté d’Europe) et de sports d’hiver (dans les Alpes du Nord notamment). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité situés en Île-de-France (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles …) ; quelques sites de province attirent néanmoins de nombreux touristes, comme les châteaux de la Loire, le mont Saint-MichelRocamadour, le Château du Haut-Kœnigsbourg, le musée Unterlinden de Colmar, le Centre Pompidou-Metz ou le parc du Futuroscope.

Patrimoine culturel

Patrimoine architectural


La France possède un patrimoine architectural riche, témoin d’une longue histoire et de la rencontre de différents traits civilisationnels. Sur les 753 biens culturels classés au patrimoine mondial par l’UNESCO au 27 janvier 2012, 34 sont français, ce qui fait de la France le troisième pays du monde en nombre de sites culturels classés au patrimoine mondial. Le patrimoine architectural français classé au patrimoine mondial comporte à la fois des édifices d’architecture religieuse (l’abbaye de Fontenay par exemple), civile (les châteaux de la Loire), industrielle (la saline royale d’Arc-et-Senans), militaire (les villes fortifiées par Vauban) et urbaine (la place Stanislas de Nancy, le centre-ville de Strasbourg). Il comporte des exemples d’architecture de toutes les époques, de l’architecture romaine (le pont du Gard) à l’architecture d’après-guerre (le centre-ville du Havre), en passant par des chefs-d’œuvre de l’architecture romane (l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe), gothique (la cathédrale de Chartres) et classique (le canal du Midi). En France, depuis 1840, les bâtiments d’intérêt historique, architectural, patrimonial ou culturel peuvent être inscrits ou classés au titre des monuments historiques par l’État, de même que certains biens mobiliers (cloches), ce qui leur assure une protection juridique, ainsi que des aides à la restauration et à l’entretien. À la date du 31 décembre 2008, il y a en France 43 180 monuments historiques inscrits ou classés. La France a compté des architectes qui ont participé à façonner le patrimoine architectural français et européen à toutes les époques de son histoire, avec des figures telles que Pierre de Montreuil au Moyen Âge, LescotDelorme et Androuet du Cerceau à la Renaissance, MansartLe VauHardouin-MansartGabriel et Ledoux aux époques classique et néoclassique, Viollet-le-DucGarnier et Eiffel au xixe siècle et Le Corbusier et Perret à l’époque moderne.

Patrimoine artistique et événements culturels


Si des productions artistiques sont attestées dans l’espace correspondant à la France actuelle dès la Préhistoire, on ne peut parler d’« art français » avant le début du IIe millénaire de notre ère, à l’époque où un État et une nation commencent à se former. À partir de cette époque, les Beaux-Arts français vont être en grande partie similaires à ceux du reste de l’Europe occidentale, voyant se succéder un art roman aux xie et xiie siècles et un art gothique du xiie au xve siècles ; la célébration de la puissance de la monarchie française, d’un « espace privilégié » (A. Chastel) et la représentation du sacré font partie des thèmes privilégiés d’un art principalement commandé par le pouvoir politique ou religieux. La Renaissance et le développement du classicisme au xviie siècle puis du néoclassicisme au xviiie siècle sont l’expression à la fois d’une recherche de l’ordre et de l’apparat et d’influences antiques et italiennes ; c’est également à l’époque moderne qu’émergent des figures individuelles d’artistes, telles les peintres FouquetPoussinLa Tourle LorrainWatteauBoucherChardinFragonardGreuzeDavidGros et Ingres, ou les sculpteurs GoujonGirardonCoysevoxPuget et Houdon. Aux xixe et xxe siècles, la France joue un rôle majeur dans les grands courants et révolutions artistiques occidentaux : le romantisme (Delacroix et Géricault), le réalisme (Courbet), l’impressionnisme (MonetRenoirManetDegas) et le néo-impressionnisme (SeuratVan GoghCézanneGauguin), le fauvisme (MatisseDerainVlaminck), le cubisme (BraquePicassoLéger) ou encore le surréalisme (Duchamp) comptent des artistes français parmi leurs principaux représentants. Auguste Rodin, de son côté, révolutionne la sculpture à la fin du xixe siècle.


Contrairement à plusieurs pays qui s’incarnent dans une grande figure d’écrivain, la littérature française compte de nombreuses figures à l’importance et à la renommée à peu près équivalentes. Il serait vain de tenter d’en faire la liste, mais on peut citer au Moyen Âge les poètes Chrétien de Troyes et Villon ; au xvie siècle, le romancier Rabelais, l’essayiste Montaigne et les poètes Du Bellay et Ronsard marquent la Renaissance. Au xviie siècle, les dramaturges CorneilleRacine et Molière, le poète Boileau, le fabuliste La Fontaine et l’inclassable Pascal s’attachent à maintenir ou rétablir l’ordre par la raison ; au xviiie siècle, les auteurs des Lumières VoltaireDiderot et Rousseau, les romanciers PrévostLaclos et Sade et les dramaturges Marivaux et Beaumarchais fustigent la société de leur époque tout en 

 

abordant des sujets jusque là prohibés. Au xixe siècle, le roman connaît un apogée avec StendhalBalzacHugoDumas,Flaubert et Zola, mais les autres genres ne sont pas en reste, comme le montrent le mémorialiste Châteaubriand et les poètes LamartineMussetBaudelaireVignyRimbaud et Mallarmé. Au xxe siècle, le manque de recul rend plus difficile la perception de figures majeures ; on peut néanmoins citer les poètes ApollinaireÉluardAragonChar et Prévert, les romanciers Proust, GideCélineSartreCamus et Sarraute, et les dramaturges GiraudouxCocteauBeckett et Ionesco.


Divisée au Moyen Âge entre un art religieux inspiré du chant grégorien et le chant profane des troubadours et trouvères, la musique française atteint un certain apogée à partir de l’époque classique, avec des compositeurs comme Lully et Charpentier au xviie siècle, Rameau au xviiie siècle, BerliozGounod et Bizet au xixe siècle, ou Debussy au xxe siècle — beaucoup de ces artistes composent des opéras. À partir du début du xxe siècle, la musique dite « populaire » prend son essor, mêlant des genres propres à la France (la chanson française) à des genres importés (rock et rap en particulier), et permettant à des vedettes comme Mylène Farmer, Claude FrançoisJohnny HallydaySheilaMichel Sardou ou Jean-Jacques Goldman de vendre des dizaines de millions de disques.

Le cinéma, inventé en 1895 à Lyon par les frères Lumière, reste une activité importante en France malgré la concurrence hollywoodienne : la France est en 2005 le sixième producteur mondial et le premier producteur européen de longs-métrages. Le cinéma français, principalement tourné depuis les années 1980 vers la comédie et le cinéma d’auteur, a produit dans les années 2000 quelques films au succès mondial, comme Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou La Marche de l’empereur. Le Festival international du film, organisé chaque année à Cannes, est l’événement culturel le plus médiatisé au monde.

Attachée à l’idée d’une « exception culturelle », la France protège sa culture, notamment par le biais de quotas de films français à la télévision et d’œuvres musicales françaises à la radio.

Une longue tradition scientifique

La France est depuis le Moyen Âge un foyer de connaissances et de découvertes majeur. L’université de Paris, créée en 1200, a été dès son origine et jusqu’à l’époque contemporaine l’une des plus importantes d’Occident. Au 1er septembre 2010, 56 Françaises et Français se sont vu décerner un prix Nobel et onze ont obtenu la médaille Fields.

Au xviie siècle, René Descartes définit une méthode pour l’acquisition d’un savoir scientifique, tandis que Blaise Pascal resta célèbre pour son travail sur les probabilités et la mécanique des fluides. Le xviiie siècle fut marqué par les travaux du biologiste Buffon et du chimiste Lavoisier, qui découvrit le rôle de l’oxygène dans la combustion, tandis que Diderot et D’Alembert publiaient l’Encyclopédie. Au xixe siècle, Augustin Fresnel fut le fondateur de l’optique moderne, Sadi Carnot posa les bases de la thermodynamique, et Louis Pasteur fut un pionnier de la microbiologie. Au xxe siècle, on peut citer le mathématicien et physicien Henri Poincaré, les physiciens Henri BecquerelPierre et Marie Curie, restés célèbres pour leurs travaux sur la radioactivité, le physicien Paul Langevin ou encore le virologue Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida.

Gastronomie


La cuisine française est renommée, notamment grâce à ses productions agricoles de qualités: nombreux vins (champagnevins de Bordeaux ou de Bourgogne etc.) et fromages (roquefortcamembert etc.), et grâce à la haute gastronomie qu’elle pratique depuis le xviiie siècle. Néanmoins, la cuisine française est extrêmement variée, et est essentiellement constituée de spécialités régionales ayant conquis l’ensemble du territoire, comme la choucroute alsacienne, la quiche lorraine, les rillettes du Mans, le boeuf bourguignon, le foie gras périgourdin, le cassoulet languedocien, la tapenade provençale ou les quenelles lyonnaises. De plus, de véritables frontières culinaires se dessinent dans le pays, entre un nord utilisant le beurre et l’échalote et un sud leur préférant l’huile et l’ail, et entre des régions à la cuisine terrienne (le Périgord par exemple) et d’autres à la cuisine résolument tournée vers la mer (la Provence). Néanmoins, ces frontières ont tendance à disparaître aujourd’hui, en raison de la jonction des modes de vie et de l’essor d’une cuisine mondialisée.

Le « repas gastronomique des Français » a été inscrit le 16 novembre 2010 à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Rayonnement culturel international

Depuis le Moyen Âge, la France possède un rôle décisif dans l’histoire artistique, culturelle, intellectuelle et politique de nombreux pays. En particulier, beaucoup de ses anciennes colonies utilisent encore aujourd’hui sa langue, son droit, ses institutions politiques ou encore son système fiscal. La politique culturelle est depuis le milieu du xxe siècle un aspect majeur de la politique étrangère de la France.


L’influence culturelle mondiale de la France passe notamment par le français, langue de l’élite européenne et de la diplomatie jusqu’au début du xxe siècle. La France est le deuxième pays francophone du monde, après la République démocratique du Congo. Le français, parlé par quelque 220 millions de locuteurs dans le monde, est une des deux langues de travail de l’Organisation des Nations unies et de ses agences, une des trois principales langues de travail de la Commission européenne et de l’Union africaine. La France est un membre fondateur de l’Organisation internationale de la francophonie, qui regroupe 75 pays en 2011 et promeut la langue française, ainsi que les valeurs démocratiques et les droits de l’homme.

La présence culturelle de la France à l’étranger est entretenue non seulement par ses représentations diplomatiques, mais aussi par le réseau étendu de l’Alliance française et par les plus de 400 établissements scolaires français à l’étranger. De plus, la France est à l’origine de la création de médias à vocation internationale, tels que la radio RFI ou les chaînes de télévision TV5 Monde (commune à plusieurs pays) et France 24 

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