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COUP D’OEIL SUR LE PANORAMA DE LA TOUR EIFFEL AU 19ème siècle

Posté par francesca7 le 24 novembre 2013

(D’après Guide officiel de la Tour Eiffel, paru en 1893)

 

Illustration.L’ascensionniste fera bien de commenter la visite du premier étage par une promenade sur les galeries extérieures. Le tour de ces galeries mesure 282m,76 de longueur, chaque côté ayant 70m,69. C’est donc une grande et belle promenade.

Si le visiteur est arrivé, par exemple, par la pile Ouest, il fera bien de commencer par la galerie qui fait face au pont d’Iéna et au Trocadéro, c’est le nouveau Paris, spacieux, élégant, borné par le Bois de Boulogne qui s’étend devant lui au second plan.

Passant à la galerie qui fait face à l’esplanade des Invalides, le visiteur aura sous les yeux le panorama du vrai Paris, du cœur de la Cité, avec les silhouettes imposantes des vieux monuments, et Montmartre au fond. La Madeleine, l’Opéra, Saint-Augustin, le Palais de l’Industrie, la place de la Concorde, le Louvre, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, etc., se trouvent dans cette partie du panorama que traverse le cours de la Seine animé par des centaines de bateaux.

La galerie suivante – côté École militaire – embrasse le Champ de Mars tout entier, qui apparaît comme un magnifique plan en relief. Ce coup d’œil est merveilleux. Le dôme des invalides apparaît derrière celui des Beaux-Arts, avec Saint-Sulpice et le Panthéon plus à gauche. Peu de monuments au delà de l’École militaire : mais on a les Palais de l’Exposition à ses pieds, et cela suffit.

La quatrième galerie fait face à Grenelle. Et ce n’est pas le plus vilain côté des panoramas. Non par le nombre des monuments (il n’y en a pas), mais par la beauté pittoresque de ce côté de Paris. C’est le côté des couchers du soleil – et l’un sait que Paris a le privilège des plus beaux couchers de soleil.

Premier étage. Pourtour : 
La Seine coupe ce panorama en deux parties bien distinctes. Sur sa rive droite, les riants coteaux de Passy ; sur la rive gauche, la noire ville des usines de Grenelle et de Javel. Le contraste est saisissant. La Seine est superbe de ce côté, toujours lumineuse. Elle est coupée dans sa longueur par cette singulière île des Cygnes, longue, étroite et régulière comme un ruban. C’est là, que s’élève la statue de la Liberté éclairant le monde, de Bartholdi. Au fond, le beau viaduc du Point-du-Jour fait tableau. A gauche, du côté de Meudon, l’on voit presque tous les jours s’élever des ballons. Ce sont les expériences d’aérostation militaire qui se font là-bas.

En route pour le second étage : 
Si vous voulez monter au second étage en ascenseur, c’est l’ascenseur Otis qui vous y élèvera en une petite minute. A peine le temps de constater que les treillis de fer sont plus sveltes, plus espacés, et que le constructeur a allégé le poids à mesure que l’édifice s’élevait.

Si vous voulez vraiment jouir d’un coup d’œil merveilleux, de la transformation des choses ; si vous voulez savourer les impressions que vous donne cette admirable ascension, c’est à pied qu’il faut la faire, du moins, de temps à autre. Dans ce cas, il faut rejoindre l’escalier héliçoïdal de la pile Nord ou Sud consacré à la montée. Le bureau des tickets est derrière l’escalier. La montée est curieuse. Par exemple, arrêtez-vous vers la 160° marche, pour voir un des plus jolis mor-ceaux de Paris découpé par les entretoises. Le cadre est largement ouvert. L’on voit de Montmartre au Panthéon, Montmartre donne le sentiment de son altitude ; il se découpe encore sur le ciel au-dessus de l’horizon.

Si vous regardez au-dessous de vous, vous ne voyez que zinc et verre. Ce sont les toitures rondes des restaurants et des loggias des galeries extérieures du premier étage. Du milieu de ces couvertures brillantes, vous voyez sortir la pile Ouest. On perd le sentiment de l’élévation oit l’on se trouve et jusqu’au souvenir des pieds de le Tour, qui vont du sol au premier étage. Toute cette colossale construction du bas n’est plus appréciable, ayant disparu. Il semble que le premier étage soit un point de départ nouveau. Pour l’ascensionniste placé entre le premier étage et le second, la Tour semble partir du premier comme d’un sol nouveau.

Le second étage :
Sur cette seconde plate-forme l’emplacement se rétrécit, mais se compense largement par l’étendue du coup d’œil panoramique. Les choses de la terre deviennent minuscules, et, chose étrange, aucun vertige, aucune trépidation ou oscillation ne vous communique la sensation de la hauteur.

Un bar-brasserie (où l’on peut luncher excellemment), un photographe (avec son atelier aérien de pose), divers kiosques de vente de souvenirs y sont installés. On y trouve aussi un abri vitré, avec bureau pour la correspondance, des water-closets, etc.

Impressions d’un Piéton : 
Pour pouvoir donner des impressions justes, j’ai plusieurs fois fait l’ascension du second au troisième par l’escalier. C’est en décrivant les impressions ressenties durant ces ascensions faites à pied que je serai le meilleur guide et conseiller pour les voyageurs de l’ascenseur.

L’escalier est héliçoidal ; il n’est pas livré au public. La distance qui sépare le second étage du plancher intermédiaire est de 80m,60. L’horizon s’étend démesu-rément. Ce ne sont, de toutes parts, que des tableaux merveilleux découpés par les treillis. Un album de vues variées à l’infini, dans d’innombrables cadres. Le fer n’est plus du tout gênant comme au-dessous. Les entretoises sont d’une légèreté extrême, et, dans les jours énormes dessinés entre ces croix de Saint-André, les fragments du panorama sont bizarrement découpés, comme des panneaux japonais.

Je m’arrête à mi-chemin, entre le second étage et le plancher intermédiaire, à peu près à 460 mètres de hauteur. Le Mont-Valérien et Montmartre perdent de leur hauteur, leurs sommets affleurent l’horizon. Au delà apparaissent déjà des coteaux jusqu’ici invisibles, des terres nouvelles.

Un phénomène curieux se produit, qui va en augmentant à mesure que l’on s’élève. Tandis que les choses éloignées semblent se rapprocher, celles qui sont au pied de la Tour semblent s’éloigner. Le Point-du-Jour, les panaches de fumée des chemins de fer de Versailles et de Ceinture paraissent plus près, et le Trocadéro plus éloigné. On distingue encore le bruit des voitures. Quelques martinets tournent autour de la Tour, un peu plus haut que le point où je me trouve, inquiets. Pensez donc ! un profane dans le monde des oiseaux !

Le Plancher intermédiaire : 
Je reprends ma course. Me voici au plancher intermédiaire. Juste à 200 mètres du sol. C’est ici que les deux cabines do l’ascenseur Edoux échangent leurs voyageurs. Celle qui s’élève du second étage arrivera là, sous la même action mécanique et en même temps que celle qui descendra du troisième. A la rencontre, elles boucheront les deux trous béants que je vois ; et leurs planchers ne feront qu’un avec celui du balcon placé entre elles. Le balcon est divisé en deux parties. Sur l’une déboucheront les ascensionnistes de la cabine « montante » ; de l’autre sortiront les « descendants ». Si bien que chacune se remplira de ce qui sortira de l’autre.

220px-La_Tour_Eiffel_surplombant_ParisTout autour, une assez spacieuse terrasse où les ascensionnistes pourront faire une petite station de curiosité, entre deux trains, c’est le cas de le dire. L’ascenseur Edoux, logé entre trois montants qui portent les pistons, les câbles, les glissières et les tuyaux, est orienté de façon à avoir une cabine nord dans la direction de l’Arc de Triomphe et une cabine sud vers Grenelle. La cabine nord fait l’ascension supérieure du plancher intermédiaire au troisième, et la cabine sud fait le service inférieur. Ces cabines sont très vastes.

Du plancher, la vue est magnifique. On est plus près des fers de la Tour, et les découpures dans le panorama sont plus larges. Pauvre Montmartre ! pauvre Mont-Valérien ! L’horizon les dépasse maintenant, les submerge. Leurs silhouettes n’ont plus aucun commerce avec le ciel. Elles se détachent minablement sur les terres d’au delà. Des pays nouveaux sont visibles. Du Plancher intermédiaire au sommet. Quatrième étape. Encore 90 mètres ! Allons ! Je m’aperçois que la carcasse de fer se rapproche de l’axe, L’ascenseur Edoux finira par remplir l’ossature et par affleurer les entretoises. C’est que la Tour s’amincit notablement.

On voudrait s’arrêter à chaque marche, tant il y a de belles choses et de surprises tout autour de la Tour. L’École Militaire surgit. peu à peu derrière le masque de fer et de verre derrière lequel on l’a cachée, et le puits de Grenelle se dégage tout entier. Je vois les cava-liers manœuvrer dans les cours des grandes casernes ; mais si petits, si petits qu’on dirait des cirons à cheval sur des puces. Je crois voir des cloportes dans ces cours. En y regardant, je démêle que ce sont des caissons d’artillerie.

Le troisième étage : 
Ici l’œuvre de M. Eiffel apparaît sous un aspect véritablement grandiose, merveilleux, éblouissant. Quel magnifique horizon ! C’est indescriptible !

Que vous parveniez à la troisième plate-forme par escalier ou par ascenseur, vous débouchez dans une vaste salle octogonale, ou si vous le préférez, carrée â pans coupés. Les grands côtés mesurent une douzaine de mètres et les pans coupés deux mètres environ. La salle mesure un peu plus de deux mètres et demi en hauteur. On y trouve trois minuscules boutiques de vente de souvenirs, guides, etc., encastrées dans les piliers, et aussi un bar de dégustation. Sur les quatre côtés, les ascensionnistes du troisième peuvent inscrire leur nom sur les feuilles apposées à cet effet. Elles sont renouvelées chaque jour et destinées à former l’album des ascensionnistes de la Tour.

A hauteur de vue, de magnifiques glaces ferment les baies, et là, à l’abri des intempéries, on peut admirer le panorama incomparable qui vous entoure. De nombreux visiteurs y suivent avec grand intérêt, à certains jours, les courses de Longchamp, d’Auteuil et de Levallois-Perret. Par une gracieuse et utile inspiration la Société de la Tour a fait reproduire sur les panneaux du haut une vue et description panoramiques des localités et monuments entr’aperçus.

Le public n’est pas admis à dépasser la plate-forme du troisième étage, bien que 23 mètres la séparent du drapeau, dont la hampe est exactement à 303 mètres au-dessus du sol.

Renseignements généraux, administration : 
L’administration de la société de la Tour Eiffel est installée au pied du pilier nord, dans l’élégant pavillon en bois édifié pour l’Exposition Universelle de 1889, par le gouvernement norvégien. Les services d’administration, secrétariat, services techniques, caisse, comptabilité et direction du personnel y sont centralisés.

Boîtes aux lettres :
Par les soins d’employés spéciaux, les lettres et cartes postales déposées dans les boites aux lettres de la Tour par les visiteurs sont expédiées par tous les courriers postaux de chaque jour. Les boites aux lettres sont installées à tous les étages et les visiteurs peuvent se procurer les cartes postales dans tous les kiosques de vente.

Bureau de tabac : 
Un bureau de tabac a été installé au premier étage (pilier Est). On y vend aux mémos prix qu’aux autres débits tous les tabacs de la Régie.

Distributeurs automatiques : 
Les ascensionnistes et visiteurs peuvent se procurer de charmants souvenirs et vues photographiques de la Tour aux huit distributeurs automatiques installés : quatre au premier étage, deux au deuxième, et deux au troisième.

Interprètes : 
Les ascensionnistes étrangers trouveront aux deuxième et troisième étages des interprètes parlant toutes les langues de l’Europe (anglais, allemand, russe, italien, espagnol, etc.). Prix : 0,50 centimes le quart d’heure.

170px-Tour_eiffel_at_sunrise_from_the_trocaderoJumelles et longues-vues : 
Le service de l’optique de la Tour a été considérablement augmenté pour l’année 1892. Il existe à chaque étage un bureau de location et de rente d’objets d’optique. Au deuxième étage, doux postes composés chacun de cinq télescopes sont établis l’un à la pile Nord, l’autre à la pile Est. Chaque télescope est muni d’un téleacographe, appareil nouveau permettant aux visiteurs de trouver eux-mêmes d’une manière rapide les points de vue et les monuments les plus remarquables de Paris et des environs.

Le télescographe indique de plus le nom du point de vue ou du monument et la distance à laquelle ils se trouvent de la Tour. 0 fr. 25 par personne et par poste. Au troisième étage, quatre télescopes sont installée et permettent de découvrir les points de vue jusqu’aux horizons les plus lointains. 0 fr. 50 par personne pour les quatre télescopes.

Réclamations : 
Les visiteurs pourront adresser leurs réclamations au chef du personnel, dont le bureau est installé au premier étage (pilier Ouest).

Water-Closets : 
On trouve des water-closets aux premier et deuxième étages. Prix : 15 centimes.

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Ascension de LA TOUR EIFFEL AU 19ème siècle

Posté par francesca7 le 29 octobre 2013

(D’après Guide officiel de la Tour Eiffel, paru en 1893)

Ascension de LA TOUR EIFFEL AU 19ème siècle dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-tour_eiffel_1905_championnat_de_lescalierL’Ascension à pied :
Le piéton est mieux partagé pour cette première partie de l’ascension. L’escalier est droit, commode, facile, avec des paliers nombreux sur lesquels il peut. s’arrêter à tout moment pour admirer. Nous avons fait cette ascension un grand nombre de fois, et, chaque fois, avec un plaisir nouveau et grand !

Si les ascenseurs ont l’avantage de vous élever rapidement et de vous donner la surprise d’un changement subit, les escaliers vous permettent, par contre, de détailler le plaisir de la montée. C’est là une question de goût et de tempérament. En résumé, nous conseillons les deux modes d’ascension. Celui qui aura détaillé

son plaisir via-escalier, recherchera ensuite les montées rapides. Celui qui n’aura vu, de la cabine, en passant, que des broussailles de fer, ne sera pas fâché de monter une fois à pied, tranquillement, savourant à l’aise les cent tableaux différents découpés dans le panorama de Paris par les entretoises et les treillis. La montée via-escalier se faisant, par exemple, par la pile Ouest, on a tout de suite une vue cavalière des palais du Champ de Mars.

Un tournant d’escalier vous met devant les yeux les dômes du Palais des Beaux-Arts, énormes bijoux de turquoise, derrière lesquels apparaît, non moins énorme, le dôme des Invalides. Tout est colossal dans le colosse qui vous abrite. La montée par l’escalier peut seule donner l’idée de l’immensité du travail de fer accompli sous le premier étage et son admirable ordonnancement. Elle procure le sentiment de la sécurité parfaite donnée par l’édifice tout entier.

Lorsqu’on arrive aux trois quarts de la montée, à une quinzaine de mètres au-dessous du premier étage, on se trouve abrité comme dans une chambre, derrière les parois pleines qui forment à l’intérieur les encorbellements et les voussures qui supportent la galerie. Comme suspendues sous le premier étage, sont les cuisines et les caves des restaurants. Il est curieux de voir les chefs et les marmitons le nez à leurs fenêtres, si haut placées, et cependant en sous-sol.

Le premier Étage : 
Enfin, que vous émergiez de l’escalier, ou que vous sortiez de la cabine de l’ascenseur, quelle surprise ! C’est à n’en pas croire ses yeux. On ne sait, en vérité, où porter les regards. Tout vous sollicite et vous attire. Une petite ville de près de 5.000 mètres de superficie s’étale devant vous : salle d’exposition, restaurant, café, brasserie, luxueux et vastes comme les grands établissements des boulevards vous ouvrent des portes hospitalières ; çà et là, égrenés auprès des quatre grandes salles, les kiosques de vente, les guichets d’ascension, un graveur sur verre, un amusant découpeur de portraits-silhouettes, les bureaux d’administration, etc., qu’anime tout un monde cosmopolite de visiteurs ; la vie parisienne en petit, à la hauteur des tours 220px-Eiffel_Tower_and_the_Trocadero%2C_Exposition_Universal%2C_1900%2C_Paris%2C_France dans ParisNotre-Dame, et la vue du splendide panorama de la Ville-Lumière.

A quelques pas de là, des galeries donnent sur l’ouverture béante au fond de laquelle se trouvent les pelouses et les fleurs, entre les étonnants raccourcis des piliers de la Tour, avec des bonshommes. tout petits, tels que Gulliver devait les voir en Lilliput. Mais si l’on se retourne, c’est le merveilleux panorama de paris qui se développe et vous empoigne. On resterait des heures à le contempler. D’autant qu’on éprouve déjà, à cette hauteur, un véritable bien-être. On respire à pleins poumons un air pur, étant au-dessus de la couche plus ou moins altérée et chargée de microbes qui avoisine le sol de la capitale et en remplit les rues profondes. Nous voici sur la plate-forme du premier étage. Sachez que le pourtour extérieur de cette plate-forme est un immense carré de 70m,69 de côté, enfermant près de 5.000 mètres superficiels.

Je suppose l’arrivée au premier étage par le pilier Ouest, par ascenseur ou par escalier. On remarque aussitôt que le premier étage a deux niveaux : celui des restaurants et des cafés, balcons et terrasses et celui des galeries de pourtour, plus bas d’un mètre environ. Cette différence est rationnelle et ingénieuse, en ce qu’elle permet aux visiteurs des galeries de circuler sans obstruer la vue de ceux des restaurants et des terrasses. Douze escaliers mettent ces deux plans en communication.

Vous perdez le sentiment de la hauteur où vous êtes, et dès que vous mettez le pied sur le premier étage, vous ayez la sensation de l’entrée dans une ville. Si vous avancez sur la vaste terrasse qui s’étend devant vous, vers l’intérieur, vous arrivez devant une ouverture immense, béante, dans laquelle vous voyez, comme au fond d’un abîme, le pendule de Foucault, érigé sous la direction de M. Mascart (de l’institut) ; puis les jardins, les lacs, le départ des piliers de la Tour ; tout en raccourci, tout petit. Au milieu de ce paysage vu à vol d’oiseau, les hommes circulent comme des êtres lilliputiens. On s’identifie tellement avec le colosse de fer qui vous porte, que l’on voit tout, au-dessous de soi, avec des yeux de géant.

Devant chaque grande salle règne un balcon arrondi, partant des pans coupés des terrasses intermédiaires et formant un gracieux dessin d’ensemble. Le gouffre béant mesure environ 25 mètres d’ouverture.

Le Restaurant, la Terrasse, la Brasserie et la Salle des fêtes : 
Comme nous le disions plus haut, les quatre grandes salles du premier étage sont luxueuses et richement décorées. Le Restaurant occupe toute la surface du bâtiment située entre les piliers Est et Sud (côté Champ de Mars). On y sert, à la carte, d’excellents repas. La cave a même acquis déjà une renommée.

L’ancien Restaurant russe (côté Paris, entre les piliers Nord et Est) est aujourd’hui une annexe du restaurant ; complètement ouvert sur la façade, c’est une véritable terrasse particulièrement agréable pendant les grandes chaleurs, et il n’est guère nécessaire de dire que la carte et les prix y sont exactement pareils. Sur le côté Grenelle, nous trouvons l’ancienne salle de lecture de 1890, transformée aujourd’hui en café-brasserie. Enfin, la quatrième salle (côté Trocadéro) est convertie en salle de spectacle, où dans la saison d’été (du 1er juin au 15 septembre), sous l’habile direction de Bodinier, directeur-fondaleur du théâtre d’application, il y a représentation tous les soirs à 9 heures.

Image illustrative de l'article Le Jules VerneLa façade extérieure de chaque salle donne sur une terrasse de plain-pied, dominant la galerie du pourtour. De là, la vue est merveilleuse. L’admiration et l’extase, aussi bien que l’ascension et l’air vif, poussent naturellement à la consommation.

Les caves et les cuisines en sous-sol sont vastes et commodes. En sous-sol à 55 mètres au-dessus du niveau du Champ de Mars ! Lorsque vous monterez et que vous verrez par vous-même, vous direz que les phrases que vous venez de lire ne sont ni baroques ni fantaisistes. M. Eiffel vous élève à des hauteurs où les termes terre-à-terre de cette terre, sur laquelle nous rampons, ont besoin d’être corrigés, modifiés, élargis.

Le dernier mot n’est pas dit pour les installations à faire sous le sol du premier étage, dans les espaces vides si considérables que vous remarquez entre les fers de la charpente. Il y aura là, quelque jour, des installations de toutes sortes : étables, poulaillers, glacières et même des fours à pâtisserie, pour les restaurants et les bars : tout aussi bien que les caves et les cuisines qu’on y voit actuellement.

Qui sait, lorsque la Tour Eiffel sera, avec le temps, devenue un lieu hygiénique, l’équivalent d’une station balnéaire, le sanatorium des anémiés d’en bas, si l’on n’y installera pas des chambres, des salles de bains, de douches, de gymnastique et d’escrime ? Tout est possible dans ce vaste sous-sol… en l’air !

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Franche-Comté : en bref…

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013

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Franche-Comté : en bref... dans HISTOIRE DES REGIONS 150px-franche-comte_administrative.svg_

histoire

La découverte de fossiles sur le site de la Caune de l’Arago, près de Tautavel (Pyrénées-Orientales), témoigne d’une présence humaine sur le territoire actuel de la France environ 450 000 ans avant Jésus-Christ. Au Paléolithique moyen, entre -90 000 et -40 000 ans, les hommes de Néandertal s’installent dans l’ensemble du pays. Ces chasseurs laissent derrière eux les traces des plus vieilles sépultures recensées en France, notamment sur le site de Regourdou, en Dordogne. Plus encore que celui de Néandertal, l’Homme de Cro-Magnon, qui apparaît vers -33 000, va laisser son empreinte sur le sol français. De nombreux sites attestent du travail de ces artistes, le plus célèbre étant la grotte de Lascaux, en Dordogne, richement décorée de gravures et d’une centaine de peintures aux couleurs éclatantes.

320px-Citadelle_Besan%C3%A7on dans JuraEntre le Vème et le IIème millénaire avant Jésus-Christ, des communautés sédentarisées vivant dans le sud de la Bretagne érigent sur plusieurs kilomètres des milliers de menhirs et de dolmens à proximité de plusieurs tumulus. Ces files de mégalithes étaient sans doute liées à des rites religieux basés sur l’observation du mouvement des astres. Le site le plus réputé est celui de Carnac, dans le Morbihan.

Les Celtes arrivent en Gaule vers 1 500 avant Jésus-Christ. De leur présence sur le sol français, on retient la création vers -600 du comptoir grec de Marseille et d’autres villes de Provence pour développer les relations commerciales sur les bords de la Méditerranée. Au VIème siècle avant Jésus Christ, ils s’installent en Auvergne, faisant de cette région de volcans éteints et de sources vives l’une des plus florissantes de toute la Gaule.

La défaite des Arvernes contre les Romains en -52, à l’issue de la bataille d’Alésia, marque la fin de l’indépendance gauloise. L’empereur Auguste réorganise le territoire en quatre provinces (Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). Routes pavées, aqueducs (pont du Gard), amphithéâtres (Nîmes, Arles), arcs de triomphe, villes construites selon un plan à la romaine (forum, temples, thermes) : les vestiges de la Gaule romaine sont encore très nombreux dans le sud de la France.

Après les invasions germaniques du Vème siècle, qui mettent un terme à l’hégémonie romaine sur la Gaule, les Francs conquièrent une grande partie du territoire sous l’autorité de leur roi Clovis Ier, dont le règne marque le début de la christianisation véritable du territoire. C’est en 709, à la fin de la dynastie mérovingienne, que le mont Saint Michel voit le jour. Après l’élévation d’une abbaye bénédictine en 966, le petit village devient un lieu de pèlerinage très fréquenté. Le site, qui est aujourd’hui l’une des principales attractions touristiques de France, est enrichi par la construction à flanc de rocher d’un bâtiment double, la Merveille, au nord de l’église Saint Pierre, véritable chef-d’oeuvre de l’architecture gothique flamboyante. La petite cité fortifiée établie autour résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).

Autour de l’An Mil, la France se couvre de constructions chrétiennes. Les églises romanes sont plus grandes et plus solides, la charpente en bois étant délaissée au profit de la voûte de pierre. L’abbaye de Cîteaux et celle de Cluny, la plus grande d’Europe, font de la Bourgogne l’un des centres de la vie religieuse médiévale. En Provence, la cité d’Avignon connaît son apogée. Devenue possession de la papauté, elle servira de refuge à Clément V en 1309 avant que ses successeurs ne construisent le Palais des Papes et ne couvrent la ville d’églises et de couvents avant d’y élire résidence.

Au XIème siècle, sous l’impulsion de Saint-Louis, est lancée la première des neuf croisades pour reprendre Jérusalem et la Terre sainte aux musulmans. En 1246, le roi fait construire la Sainte-Chapelle dans le palais de la Cité. Berceau des premiers rois capétiens, l’Ile-de-France devient alors le centre du royaume en imposant sa langue, le français, et sa capitale, Paris. Le XIIIème siècle est celui des cathédrales. Des édifices majestueux se dressent partout en France (Albi, Soissons, Strasbourg, Chartres, Bourges, Amiens…). Mais la cathédrale la plus emblématique de l’art gothique est celle de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la cité, au c?ur de la capitale. Construite pendant près de deux siècles, elle n’est achevée qu’en 1345.

A la fin du XVème siècle, François Ier fait construire une trentaine de châteaux dans le Val de Loire, entre Gien et Angers. Azay-le-Rideau, Amboise, mais surtout Chambord, en bordure de la forêt de Sologne, et Chenonceau, avec son jardin à la française : ces édifices souvent décorés par des artistes italiens, plus spacieux et lumineux que les châteaux forts, serviront de résidences royales durant toute la Renaissance. Le « roi chevalier » transforme également le château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et modernise le Vieux Louvre, qui deviendra un musée, aujourd’hui le plus fréquenté du monde.

meulen-300x249Au début du XVIIème siècle, le style baroque, tout en exubérances, se diffuse en France. Mais s’il rencontre un vif succès ailleurs en Europe (Italie, Allemagne), il n’influence au pays de Louis XIII que la construction de quelques églises et palais, dont le fameux dôme de l’Eglise du Val-de-Grâce, à Paris. Pour des raisons militaires, Richelieu dote la France de ses trois grands arsenaux (Brest, Rochefort, Toulon) avant que Louis XIV ne crée à Paris en 1670 l’hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés à son service. Le règne du « Roi Soleil » est également marqué par la construction de somptueux édifices civils et utilitaires pour accueillir les principales manufactures de France, comme les Gobelins à Paris ou de la corderie de Rochefort. Souhaitant gouverner le royaume ailleurs qu’à Paris après les événements de la Fronde, Louis XIV ordonne en 1661 le lancement des travaux du château de Versailles, qui dureront plus trente ans. Avec son jardin dessiné par Le Nôtre et son édifice très sobre, il impose le style classique qui servira de modèle à de nombreux palais construits en Europe.

Durant le règne de Louis XV, Paris acquiert ses lettres de noblesse, grâce à la construction du palais de l’Elysée et de l’Ecole militaire, et l’aménagement de la place de la Concorde. En 1786, trois ans avant la prise de la Bastille, le sommet alpin du Mont Blanc, qui culmine à 4 807 mètres, est atteint pour la première fois.

Au début du XIXème siècle, durant le règne de l’empereur Napoléon Bonaparte, les petits bourgs ruraux des bassins miniers du Nord, de l’Est et du Massif Central se transforment en grandes cités ouvrières, à l’image du Creusot (Saône-et-Loire), qui devient en quelques années la capitale de la métallurgie française et l’un des emblèmes de la Révolution industrielle. Après la construction de l’Arc de Triomphe et de la Place de l’Etoile, Paris change de visage durant le Second empire (1852-1870), sous l’impulsion du baron Hausmann. Celui-ci fait raser les quartiers insalubres, construit les Halles et les gares, creuse les égoûts et fait tracer de larges avenues. A la Belle Epoque, Paris exhibe les prouesses des ingénieurs français à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, en faisant ériger le Petit et le Grand Palais et surtout la Tour de fer conçue par Gustave Eiffel. La capitale devient l’emblème d’une France dont la politique coloniale a fait un véritable empire outre-mer (Afrique noire, Indochine…)

La France sort épuisée de la Première Guerre mondiale. La coût humain et matériel du conflit est considérable. Dans les années 1930, de jeunes architectes formés dans la première école d’arts appliqués, le Bauhaus de Dessau et de Weimar, vont apporter des changements radicaux dans la conception urbaine pour mettre en accord architecture et civilisation industrielle. Les plus importants sont Tony Garnier (les cités-jardins) et Le Corbusier, avec ses unités d’habitation (la Cité radieuse de Marseille).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes sont reconstruites dans l’urgence. Les « Trente glorieuses » (1945-1974) sont également marquées par la construction de villes loisirs comme la Grande Motte (Languedoc Roussillon). Dans les années 1980, plusieurs projets ambitieux voient le jour, comme l’arche de la Défense de Paul Andreu, le centre culturel Georges Pompidou de Richard Roger et Renzo Piano, la Fondation Cartier de Jean Nouvel ou la Bibliothèque Nationale de France conçue par Dominique Perrault. Dernière prouesse architecturale en date : le viaduc de Millau, un pont autoroutier ouvert long de 2,5 km qui surplombe la vallée du Tarn.

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France : informations générales

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013

France : informations générales dans HISTOIRE DES REGIONS 180px-eiffel_trocadero_i

  • Continent : Europe
  • Capitale : Paris est la capitale de la France
  • Les villes principales : Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Strasbourg, Rennes
  • Langue officielle : La langue officielle de la France est le français
  • La monnaie : La monnaie de la France est l’euro.
  • Religions : Les catholiques sont majoritaires en France. Les principales minorités religieuses de France sont les musulmans, les protestants et les juifs.
  • Fête Nationale : Le 14 juillet, la France célèbre la prise de la Bastille (1789)

France : informations démographiques

  • Nombre d’habitants : 64 500 000. Avec 2 enfants par femme, la France est l’un des pays les plus féconds d’Europe. habitants
  • Evolution de la population : La croissance démographique française est très dynamique. Elle s’appuie sur un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne et un solde migratoire positif. Un peu moins de 5 millions d’immigrés vivent aujurd’hui en France. Longtemps venus du reste de l’Europe (Italie, Portugal, Pologne), ils sont aujourd’hui majoritairement originaires des anciennes colonies du Maghreb (Maroc, Algérie), d’Afrique Noire (Camerou, Mali, Sénégal) et d’Europe de l’est.
  • Densité : 108 Hab./km2
  • Origine des habitants : Les traces d’une présence humaine sur le territoire français remontent environ à 500 000 ans avant Jésus-Christ. Il s’agit des ancêtres de l’homme de Néandertal puis de celui de Cro-Magnon, venu d’Afrique. Mais c’est avec l’arrivée des Celtes que le pays commence à être massivement peuplé. Au début de la conquête romaine (-200 avant JC), on estime qu’environ six millions de personnes vivaient alors sur ce qui est aujourd’hui le territoire de la France.

France : informations géographiques

La France est le troisième pays européen le plus étendu. Au nord, la France est bordée par la Manche et la mer du Nord, à l’ouest par l’océan atlantique et au sud par la Méditerranée. Le massif pyrénéen sépare la France de l’Espagne, tandis que les Alpes, au sud-est, constituent la frontière de la France avec l’Italie.

  • Superficie : La France s’étend sur 551 500 km2
  • Pays frontaliers : Allemagne, Andorre, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Monaco, Suisse
  • Point culminant : Le point culminant de la France est le Mont Blanc (4 807 m).
  • Point le plus bas : Delta du Rhône, 2 m sous le niveau de la mer
  • Côtes : Les côtes de France s’étendent sur 3 427 km
Photographie d’une récolte de maïs à Épône, près de Paris.

France : faune et flore

Les paysages de France sont multiples. Le Bassin parisien, traversé par la Seine et la Loire, occupe une grande partie de la France. Avec plus d’un quart de son territoire couvert par des forêts, la France est aussi le quatrième pays le plus boisé d’Europe. La France compte également nombre de régions montagneuses : massifs anciens (JuraVosgesArdennes) ou chaînes de montagnes réputées comme les Pyrénées et les Alpes. Enfin, les côtes de France s’étendent sur plus de 3000 km, des plages de sable de l’Atlantique à celles de galets, en Méditerranée.

  • Espèce animale : Les forêts de France abritent une faune riche (cerf, chevreuil, écureuil, lièvre…). La France est également l’un des pays qui abritent le plus d’espèces d’oiseaux (cigogne, chouette, mésange, tourterelle, vautour). Enfin, l’étendue des eaux territoriales et des rivières de la France lui permet d’abriter une faune maritime très diverse (anchois, thon, harend, rouget, brochet, carpe…).

  • Végétation : Les forêts de France sont constituées d’une grande variété d’arbres feuillus (bouleau, chêne, hêtre…) et résineux (mélèze, sapin…). Dans les campagnes ou en haute altitude, la flore de la France est également très riche (campanule, lilas, myosotis, sauge, coquelicot…).

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La France en bref !

Posté par francesca7 le 14 juin 2013

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La France en bref ! dans AUX SIECLES DERNIERS imageoff_1_3-300x225

La découverte de fossiles sur le site de la Caune de l’Arago, près de Tautavel (Pyrénées-Orientales), témoigne d’une présence humaine sur le territoire actuel de la France environ 450 000 ans avant Jésus-Christ. Au Paléolithique moyen, entre -90 000 et -40 000 ans, les hommes de Néandertal s’installent dans l’ensemble du pays. Ces chasseurs laissent derrière eux les traces des plus vieilles sépultures recensées en France, notamment sur le site de Regourdou, en Dordogne. Plus encore que celui de Néandertal, l’Homme de Cro-Magnon, qui apparaît vers -33 000, va laisser son empreinte sur le sol français. De nombreux sites attestent du travail de ces artistes, le plus célèbre étant la grotte de Lascaux, en Dordogne, richement décorée de gravures et d’une centaine de peintures aux couleurs éclatantes.

Entre le Vème et le IIème millénaire avant Jésus-Christ, des communautés sédentarisées vivant dans le sud de la Bretagne érigent sur plusieurs kilomètres des milliers de menhirs et de dolmens à proximité de plusieurs tumulus. Ces files de mégalithes étaient sans doute liées à des rites religieux basés sur l’observation du mouvement des astres. Le site le plus réputé est celui de Carnac, dans le Morbihan.

Les Celtes arrivent en Gaule vers 1 500 avant Jésus-Christ. De leur présence sur le sol français, on retient la création vers -600 du comptoir grec de Marseille et d’autres villes de Provence pour développer les relations commerciales sur les bords de la Méditerranée. Au VIème siècle avant Jésus Christ, ils s’installent en Auvergne, faisant de cette région de volcans éteints et de sources vives l’une des plus florissantes de toute la Gaule.

La défaite des Arvernes contre les Romains en -52, à l’issue de la bataille d’Alésia, marque la fin de l’indépendance gauloise. L’empereur Auguste réorganise le territoire en quatre provinces (Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). Routes pavées, aqueducs (pont du Gard), amphithéâtres (Nîmes, Arles), arcs de triomphe, villes construites selon un plan à la romaine (forum, temples, thermes) : les vestiges de la Gaule romaine sont encore très nombreux dans le sud de la France.

Après les invasions germaniques du Vème siècle, qui mettent un terme à l’hégémonie romaine sur la Gaule, les Francs conquièrent une grande partie du territoire sous l’autorité de leur roi Clovis Ier, dont le règne marque le début de la christianisation véritable du territoire. C’est en 709, à la fin de la dynastie mérovingienne, que le mont Saint Michel voit le jour. Après l’élévation d’une abbaye bénédictine en 966, le petit village devient un lieu de pèlerinage très fréquenté. Le site, qui est aujourd’hui l’une des principales attractions touristiques de France, est enrichi par la construction à flanc de rocher d’un bâtiment double, la Merveille, au nord de l’église Saint Pierre, véritable chef-d’oeuvre de l’architecture gothique flamboyante. La petite cité fortifiée établie autour résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).
Autour de l’An Mil, la France se couvre de constructions chrétiennes. Les églises romanes sont plus grandes et plus solides, la charpente en bois étant délaissée au profit de la voûte de pierre. L’abbaye de Cîteaux et celle de Cluny, la plus grande d’Europe, font de la Bourgogne l’un des centres de la vie religieuse médiévale. En Provence, la cité d’Avignon connaît son apogée. Devenue possession de la papauté, elle servira de refuge à Clément V en 1309 avant que ses successeurs ne construisent le Palais des Papes et ne couvrent la ville d’églises et de couvents avant d’y élire résidence.

Au XIème siècle, sous l’impulsion de Saint-Louis, est lancée la première des neuf croisades pour reprendre Jérusalem et la Terre sainte aux musulmans. En 1246, le roi fait construire la Sainte-Chapelle dans le palais de la Cité. Berceau des premiers rois capétiens, l’Ile-de-France devient alors le centre du royaume en imposant sa langue, le français, et sa capitale, Paris. Le XIIIème siècle est celui des cathédrales. Des édifices majestueux se dressent partout en France (Albi, Soissons, Strasbourg, Chartres, Bourges, Amiens…). Mais la cathédrale la plus emblématique de l’art gothique est celle de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la cité, au coeur de la capitale. Construite pendant près de deux siècles, elle n’est achevée qu’en 1345.

A la fin du XVème siècle, François Ier fait construire une trentaine de châteaux dans le Val de Loire, entre Gien et Angers. Azay-le-Rideau, Amboise, mais surtout Chambord, en bordure de la forêt de Sologne, et Chenonceau, avec son jardin à la française : ces édifices souvent décorés par des artistes italiens, plus spacieux et lumineux que les châteaux forts, serviront de résidences royales durant toute la Renaissance. Le « roi chevalier » transforme également le château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et modernise le Vieux Louvre, qui deviendra un musée, aujourd’hui le plus fréquenté du monde.

Au début du XVIIème siècle, le style baroque, tout en exubérances, se diffuse en France. Mais s’il rencontre un vif succès ailleurs en Europe (Italie, Allemagne), il n’influence au pays de Louis XIII que la construction de quelques églises et palais, dont le fameux dôme de l’Eglise du Val-de-Grâce, à Paris. Pour des raisons militaires, Richelieu dote la France de ses trois grands arsenaux (Brest, Rochefort, Toulon) avant que Louis XIV ne crée à Paris en 1670 l’hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés à son service. Le règne du « Roi Soleil » est également marqué par la construction de somptueux édifices civils et utilitaires pour accueillir les principales manufactures de France, comme les Gobelins à Paris ou de la corderie de Rochefort. Souhaitant gouverner le royaume ailleurs qu’à Paris après les événements de la Fronde, Louis XIV ordonne en 1661 le lancement des travaux du château de Versailles, qui dureront plus trente ans. Avec son jardin dessiné par Le Nôtre et son édifice très sobre, il impose le style classique qui servira de modèle à de nombreux palais construits en Europe.

Durant le règne de Louis XV, Paris acquiert ses lettres de noblesse, grâce à la construction du palais de l’Elysée et de l’Ecole militaire, et l’aménagement de la place de la Concorde. En 1786, trois ans avant la prise de la Bastille, le sommet alpin du Mont Blanc, qui culmine à 4 807 mètres, est atteint pour la première fois.

Au début du XIXème siècle, durant le règne de l’empereur Napoléon Bonaparte, les petits bourgs ruraux des bassins miniers du Nord, de l’Est et du Massif Central se transforment en grandes cités ouvrières, à l’image du Creusot (Saône-et-Loire), qui devient en quelques années la capitale de la métallurgie française et l’un des emblèmes de la Révolution industrielle. 

Après la construction de l’Arc de Triomphe et de la Place de l’Etoile, Paris change de visage durant le Second empire (1852-1870), sous l’impulsion du baron Hausmann. Celui-ci fait raser les quartiers insalubres, construit les Halles et les gares, creuse les égoûts et fait tracer de larges avenues. A la Belle Epoque, Paris exhibe les prouesses des ingénieurs français à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, en faisant ériger le Petit et le Grand Palais et surtout la Tour de fer conçue par Gustave Eiffel. La capitale devient l’emblème d’une France dont la politique coloniale a fait un véritable empire outre-mer (Afrique noire, Indochine…)

La France sort épuisée de la Première Guerre mondiale. La coût humain et matériel du conflit est considérable. Dans les années 1930, de jeunes architectes formés dans la première école d’arts appliqués, le Bauhaus de Dessau et de Weimar, vont apporter des changements radicaux dans la conception urbaine pour mettre en accord architecture et civilisation industrielle. Les plus importants sont Tony Garnier (les cités-jardins) et Le Corbusier, avec ses unités d’habitation (la Cité radieuse de Marseille).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes sont reconstruites dans l’urgence. Les « Trente glorieuses » (1945-1974) sont également marquées par la construction de villes loisirs comme la Grande Motte (Languedoc Roussillon). Dans les années 1980, plusieurs projets ambitieux voient le jour, comme l’arche de la Défense de Paul Andreu, le centre culturel Georges Pompidou de Richard Roger et Renzo Piano, la Fondation Cartier de Jean Nouvel ou la Bibliothèque Nationale de France conçue par Dominique Perrault. Dernière prouesse architecturale en date : le viaduc de Millau, un pont autoroutier ouvert long de 2,5 km qui surplombe la vallée du Tarn.

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Paris, toute une histoire

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 Fichier: Tour Eiffel 3b40739.jpg

(D’après Paris à travers les âges, histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu’à nos jours, paru en 1879)

L’abbé de Saint-Denis rendit sa sentence à l’occasion des désordres qui s’étaient produits au convoi du feu roi ; il ordonna que les chanoines accusés d’avoir frappé le recteur et ses suppôts, feraient serment sur les saints Évangiles qu’ils ne s’étaient point portés à cette violence. Ils jurèrent et furent absous. En revenant de la cérémonie de son sacre, le nouveau roi se rendit selon la coutume à Notre-Dame, mais avant que d’y entrer, il fit entre les mains de l’archevêque de Sens, qui tenait la place de l’évêque absent, le serment de conserver les privilèges de l’Église de Paris.

Quelques jours plus tard, il fit arrêter dans l’hôtel de Nesle, Raoul comte d’Eu, connétable de France, qu’il accusa de haute trahison. Raoul, comte d’Eu et de Guines, connétable de France, avait été fait prisonnier par les Anglais ; à son retour de Londres, il se présenta devant le roi, qui le fit arrêter, et le troisième jour on lui trancha la tête dans l’hôtel qui lui servait de prison, en présence de plusieurs seigneurs, dont le duc de Bourbon, le comte d’Armagnac, le comte de Montfort, mais sans que son procès eût été rendu public. Le connétable était accusé de s’être laissé gagner par Édouard, comme Robert d’Artois et Geoffroi d’Harcourt sous le règne précédent : l’exemple de ces deux coupables, qui s’étaient échappés et qui ensuite causèrent tant de mal à la France, décida le roi à brusquer la mort du connétable. Il confisqua ses biens, donna son comté à son cousin Jean d’Artois et garda le reste.

Puis, il fonda un ordre de chevalerie à l’imitation de celui de la Jarretière que venait d’instituer le roi Edouard, en Angleterre, et qu’il nomma ordre de Notre-Dame de la Noble maison, désigné aussi sous le nom d’ordre royal de l’Etoile ; c’était, selon Froissart, « une compagnie sur la manière de la Table ronde, de laquelle devaient être trois cents chevaliers des plus suffisants. » Il donna aux membres de cet ordre la demeure royale de Saint-Ouen près Paris. Les chevaliers s’engageaient à ne pas fuir en bataille plus loin de quatre arpents et alors mourraient ou se rendraient prisonniers.

Le roi pour compléter cette oeuvre, pourvut en 1352 la chapelle de châtelains et de clercs. Les chevaliers portaient une bague sur le chaton de laquelle était une étoile. Au reste, Jean II affectionnait l’étoile, car on vit vers la même époque

circuler à Paris des pièces de monnaie portant une étoile et qu’on appelait gros blanc (10 deniers) petit blanc (6 deniers).

Une ordonnance du mois de janvier 1351, fut rendue contre les mendiants de toute espèce qui pullulaient dans Paris ; il leur fut enjoint de vider la ville dans les trois jours, à peine de prison au pain et à l’eau pendant quatre jours, et en cas de récidive du pilori ; s’ils rentraient à Paris une troisième fois, ils étaient passibles de la marque au fer chaud. Défense était faite de recevoir dans les hôpitaux les truands valides et de les assister, soit par aumônes, soit autrement.

Une commission fut nommée pour la vérification du pain des boulangers de Paris ; elle était composée de quatre bourgeois et du maire, du panetier de France. Cette commission confisquait tout pain n’ayant pas le poids légal et l’envoyait moitié à l’Hôtel-Dieu, moitié aux Quinze-Vingts. La police intérieure de la ville était règlementée par cette ordonnance qui visait toute espèce de commerce, et certaines habitudes à réformer, etc. — A ses termes, tout le monde avait le droit de tuer les cochons qu’il rencontrait dans les rues ; elle défendait de balayer les rues pendant la pluie afin de ne pas salir la rivière. Le prix des journées des artisans, les gages des serviteurs et jusqu’au gain des revendeurs, tout fut réglé dans cette ordonnance demeurée célèbre.

Les célestins vinrent s’établir à Paris au commencement du règne du roi Jean II, ils occupèrent le local que les carmes avaient abandonné pour se loger près de la place Maubert. Les six célestins qui arrivèrent venaient du monastère de Saint-Pierre fondé par le roi Philippe le Bel dans la forêt de Guise. Le collège des notaires, secrétaires du roi, leur donna une bourse et ils reçurent plusieurs autres
dotations, surtout, comme on le verra plus tard, du roi Charles V qui leur donna dix mille francs d’or pour bâtir leur église.

Ce fut aussi en 1353, que les carmes achevèrent de bâtir leur église qui fut dédiée dans la même année ; cette église était vaste, mais n’offrait rien de remarquable si ce n’est le portail ; on y voyait les statues de quelques reines, entre autres celle de Jeanne d’Evreux leur bienfaitrice, et quelques monuments funéraires assez curieux, entre autres celui du libraire Jacques Corrozet sur lequel on lisait :

L’an mil cinq cent soixante-huit,
A six heures avant minuit,
Le quatrième de juillet,
Décéda Gilles Corozet,
Agé de cinquante-huit ans.
Qui libraire fut en son temps.
Son corps repose en ce lieu ci
A l’âme Dieu fasse merci.

On y admirait aussi le monument élevé à la mémoire de M. Boullenois, avocat, vingt-deux ans après sa mort et qui n’avait pas coûté moins de cent mille écus à sa famille. La bibliothèque du couvent des Carmes renfermait douze mille volumes. Les carmes furent supprimés en 1790 ; leur église, après avoir servi d’atelier pour une manufacture d’armes, a été démolie en 1811 et sur l’emplacement du couvent fut établi le marché des Carmes.

Plusieurs collèges furent aussi fondés en 1353 :

Le collège de Boncourt, rue Bordet ou Bordeille (rue Descartes depuis 1813), sur la montagne Sainte-Geneviève, établi par Pierre Becoud pour l’entretien de huit écoliers du diocèse de Thérouenne. C’est du nom de Becoud que devint par altération celui de ce collège. Au XVIe siècle on y joua souvent des comédies et des tragédies, entre autres la tragédie de Jodelle : Cléopâtre. Il fut reconstruit en 1688 par Pierre Galand, son principal. Dans ses bâtiments furent placés les bureaux de’ l’Ecole polytechnique.

Le collège de Tournai, même rue, contigu au précédent et fondé la même année par l’évêque de Tournai, dans une maison qui lui appartenait. Il fut réuni au collège de Navarre.

Le collège des Allemands, rue Pavie-Goire, près la place Maubert (cette rue devint plus tard la rue du Mûrier). Elle fut supprimée en ces dernières années, lorsqu’on établit un square devant l’Ecole polytechnique. Fondé en 1353, le collège fut supprimé au XVIIe siècle.

En 1354, fut aussi fondé le collège de Justice rue de la Harpe par Jean de Justice, chanoine de Notre-Dame. Pierre Lizet de Salers en Auvergne, qui devint premier président au parlement de Paris, fonda cinq bourses dans ce collège, dont deux en faveur de ses parents ou alliés, ou, à leur défaut, pour des écoliers de la ville de Salers, et les trois autres en faveur d’écoliers de Paris. Il fut réuni en 1764 à l’Université et les bâtiments démolis.

Enfin, en 1358, fut fondé, dans la rue du Cimetière Saint-André-des-Arts (devenue rue Suger en 1844), le collège de Boissi par Étienne Vidé. Il fut réuni en 1764 à l’Université.

Félibien, en parlant des petites écoles de Paris, ignore à quelle époque elles furent établies, mais dit qu’elles existaient en 1357, et qu’elles étaient alors réparties dans les divers quartiers de Paris ainsi que le constate un règlement qui en cette année fut fait pour les écoles. C’était le chantre de Notre-Dame qui donnait la permission d’enseigner. En 1380, fut tenue une assemblée générale de tous les maîtres et maîtresses d’école ; ils s’y trouvèrent au nombre de 63, dont 41 maîtres et 22 maîtresses. Les maîtres étaient bacheliers ou maîtres ès arts ; les écoliers leur payaient une rétribution et une au chantre. Quelques maîtres, pour se soustraire à la domination de ce chantre, tinrent des écoles dans des lieux secrets ou écartés, ce qui les fit nommer écoles buissonnières. Rien ne prouve la solidité de cette assertion, dont nous laissons la responsabilité à son auteur.

La première année du nouveau règne fut marquée par une grande disette dont on se plaignit fort à Paris ; le prix des denrées subit une augmentation énorme ; ainsi le setier de froment qui se vendait deux livres fut élevé à huit, et tous les autres objets de consommation furent augmentés de prix dans la même proportion, aussi la misère était-elle grande et le menu peuple très malheureux, et l’horizon était loin de s’éclaircir.

On craignait de nouveau la guerre avec l’Angleterre, et pour comble de mauvaise fortune, des dissensions éclatèrent entre le roi de France et le roi Charles de Navarre, surnommé le Mauvais, qui commença parfaire assassiner le connétable de France, Charles de Castille, qui fut égorgé dans son lit le 8 janvier 1353. Appelé à comparaître devant un lit de justice tenu par le parlement de Paris, le 4 mars, il fut contraint à demander pardon au roi, à genoux, en présence des pairs, des présidents et des conseillers, et ce fut tout. On craignait en le condamnant à quelque peine afflictive d’exciter son courroux, et on se contenta d’exiger qu’il fondât quelques messes pour le repos de l’âme de sa victime.

Les craintes que l’on concevait touchant une prochaine rupture avec l’Angleterre, ne tardèrent pas à se réaliser ; en 1354, la guerre éclata. La France se trouva attaquée à la fois par deux armées, l’une opérant en Picardie sous les ordres du roi d’Angleterre, l’autre en Gascogne, commandée par le prince de Galles. Pour résister à de si puissants ennemis, il fallait des troupes et de l’argent. Le roi assembla à Paris les trois corps du royaume : clergé, noblesse et bourgeoisie, et
obtint d’eux la levée d’une armée de trente mille hommes qui serait entretenue pendant un an au moyen des fonds provenant de la gabelle (c’est-à-dire de l’impôt sur le sel) et d’un impôt extraordinaire de huit deniers par livre sur toutes les marchandises.

Cette assemblée fut tenue dans la chambre du parlement, en la présence du roi. L’archevêque de Reims, Pierre de Craon, y assista au nom du clergé, Gaucher de Brienne, duc d’Athènes, au nom de la noblesse, et Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, pour le tiers état. Nous allons voir le rôle considérable que ce dernier joua dans les événements importants qui suivirent cette réunion des États généraux.

Mais d’abord quelques mots sur l’hôtel de la municipalité parisienne, théâtre principal de ces événements. On sait que la hanse des marchands de l’eau occupait anciennement une maison dans la vallée de Misère, sur le bord de la Seine, à l’ouest du Grand-Châtelet.

Plus tard elle tint ses assemblées successivement dans deux locaux appelés le Parloir aux Bourgeois, le premier entre le Grand-Châtelet et la chapelle Saint Leufroy, le second près de l’enclos des Jacobins entre la place Saint-Michel et la rue Saint-Jacques. Mais cet emplacement étant devenu insuffisant par suite de l’accroissement de la population de la ville et de l’importance des affaires soumises à la juridiction du prévôt des marchands et des échevins, on résolut d’en choisir un plus convenable ; or, il existait à la place de Grève une maison qui en portait le nom et que le roi Philippe Auguste avait achetée de Suger Clayon, chanoine de Paris, vers 1212. L’abbé de PreuiIly reconnut que le roi y avait droit de haute, basse et moyenne justice. Cette maison était appelée la maison aux Piliers, parce qu’elle était portée sur une suite de gros piliers.

Philippe de Valois avait fait don de cette maison en 1322 à Clémence de Hongrie, veuve et seconde femme de Louis le Hutin ; il la lui reprit en échange d’une autre, pour la donner en 1324 à Guy Dauphin de Viennois et en renouvela le don en 1335 au dauphin Humbert. Ce fut alors que cette maison fut désignée sous le nom de maison au Dauphin. En 1336, elle changea encore de mains, elle devint la propriété de Jean d’Auxerre, receveur des gabelles de la prévôté et vicomté de Paris, qui la reçut en 1356 de Charles de France, dauphin, duc de Normandie, en considération des services qu’il lui avait rendus. Ce fut cette maison qui fut vendue à la ville de Paris par Jean d’Auxerre et Marie sa femme, par contrat du 7 juillet 1357, moyennant la somme de 2,880 livres parisis ; elle fut payée 2,400 florins d’or au mouton du coin du roi, par Etienne Marcel, prévôt des marchands et des échevins.

L’hôtel au Dauphin n’était alors qu’un petit logis borné par deux pignons et situé entre plusieurs maisons bourgeoises. « Il y avait deux cours, un poulailler, des cuisines hautes, basses, grandes et petites, des étuves accompagnées de

chaudières et de baignoires, une chambre de parade, une d’audience appelée plaidoyer, une salle couverte d’ardoises, longue de cinq toises et large de trois, et plusieurs autres commodités. » Ce fut donc la Maison de ville qui devait, rebâtie en 1553, devenir l’Hôtel de Ville.

Un autre hôtel, réuni à la couronne par le roi Jean, fut aussi donné en 1354 par ce prince au comte de Savoie, Amédée VI ; l’hôtel de Behaigne, qu’on appela aussi l’hôtel de Nesle, du nom de son possesseur, Jean de Nesle, qui le céda en 1232 à saint Louis et à la reine Blanche. En 1296, il passa des mains de Philippe le Bel à celles de Charles de Valois, son frère ; Philippe de Valois le donna en 1327 à Jean de Luxembourg, roi de Bohême. Ce fut par corruption, que ce nom de Bohême se transforma en celui de Behaigne. Entré dans la maison de Savoie par le don du roi Jean, cet hôtel fut plus tard racheté par Charles VI moyennant la somme de 12,000 francs, il le donna à son frère le duc d’Orléans qui, en 1492, en céda une partie aux filles repenties et donna le reste en 1498 et 1499 à Jean Lebrun, son valet de chambre et à Robert de Framezelles, son chambellan.

L’emplacement de l’hôtel Behaigne plut à Catherine de Médicis ; les filles repenties reçurent l’ordre de se retirer dans la rue saint Denis au prieuré de Saint-Magloire dont on transféra les religieux à Saint-Jacques-du-Haut -Pas, et Catherine put se faire bâtir un palais à la place de l’hôtel Béhaigne. On lui donna le nom de l’hôtel de la Reine (31 octobre 1572) et les travaux commencèrent en 1573. En mourant, elle le légua à Christine de Lorraine, mais ses dettes absorbèrent toute sa succession et le duc de Mayenne fit de cet hôtel sa demeure ordinaire.

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