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LA PLANTE de VENUS

Posté par francesca7 le 10 février 2016

 

 le-tilleul-ami-

Le tilleul est efficace pour soigner la grippe, l’insomnie, les troubles du système nerveux, les vertiges et bien plus. Découvrez ses nombreuses autres propriétés ainsi que les différentes manières de l’utiliser. Cet hiver, le tilleul,  vous ne pourrez pas vous en passer.

Pour des raisons qui échappent encore en partie, ayant passé l’année dernière un hiver d’enfer, criblé d’insomnies pendant lesquelles je restais allongé dans mon lit, alerte, bien trop alerte… Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une grippe agressive m’a cueilli par surprise pendant les fêtes. Il fallait bien que ça arrive.

En essayant de régler le premier problème, j’ai réussi, à mon grand étonnement, à bien canaliser le second. Comment je me suis soigné ? Avec des infusions de tilleul, tout simplement.

Bien sûr, le tilleul, ce n’est pas que des infusions, et ses pouvoirs curatifs rentrent depuis longtemps dans de nombreux remèdes hivernaux.

S’il est vrai que l’hiver ne nous a pas encore amené la grippe, je ne doute pas qu’elle se tienne en embuscade et ne tardera pas à nous tomber dessus. Quant à l’insomnie, elle ne connaît hélas pas de saison. Heureusement, le tilleul est là…

La plante de Vénus

Le tilleul était dédié à Vénus et a toujours été très utilisé en Europe continentale, tant en médecine qu’en sorcellerie.

Seuls soignent les tilleuls à grandes ou petites feuilles. Il existe aussi une variété de type intermédiaire, le tilleul argenté. Seul connu des Grecs et des Latins, ses propriétés thérapeutiques l’étaient moins.

Il faudra attendre la Renaissance pour que ses usages curatifs soient consignés. Pierandrea Matthioli, dit Matthiole (1501-1577), utilisait l’écorce mâchée en emplâtre sur les plaies, ainsi que les fleurs broyées sur les tumeurs. Dans ces mêmes années, on commença à utiliser les fleurs de tilleul contre les troubles nerveux, les vertiges et l’épilepsie, même si cette dernière vertu est aujourd’hui désavouée.

Le tilleul est aussi un bois de sculpture, très apprécié en papeterie et dont le charbon sert à la fabrication de la poudre et du fusain des dessinateurs. Son écorce était très utilisée en Russie et en Scandinavie pour fabriquer des cordes, des cordages, des paillassons, des filets de pêche, des chaussons et des sandales. Le jute (Corchorus capsularis), dont on fait la célèbre toile, est une variante orientale du tilleul.

En outre, ce grand arbre pousse dans la forêt, le long des avenues, dans les jardins. Très commun en France, il mesure de 20 à 30 mètres de haut et sa longévité peut dépasser 1000 ans.

Les fleurs renferment des tanins condensés, des acides-phénols et des flavonoïdes, dont la quercétine et le kaempférol, deux excellents antioxydantsElles contiennent aussi une huile essentielle, le farnésol, utilisée dans l’industrie de la parfumerie.

Riches en vitamine C, les fleurs se consomment jeunes, en salade. On peut également en aromatiser les salades de fruits, les desserts et les boissons.

 

 TILLEUL

Cet arbre est probablement le champion de son espèce. Selon Thomas Parkenham, auteur du Tour du monde en 80 arbres, c’est l’un des plus beaux arbres qu’il lui a été donné de voir. Pendant plus d’un siècle cet arbre porta le nom de Wolframslinde, c’est-à-dire le tilleul de Wolfram von Eschenbach, troubadour auteur de la version originale allemande de Parzival. Le poète fit de longs séjours au château voisin de Haidstein, où il tomba amoureux de la châtelaine. Certains prétendent que quantité de ses poèmes, y compris Parzival, ont été écrits en son honneur, dont certains alors que le poète était installé sous ce tilleul.

Selon l’estimation des historiens, cet arbre aurait mille ans. Il semble que ce soit là un maximum, le bois de tilleul étant trop tendre pour être résistant. Toutefois, il possède une capacité de régénération importante qui lui permet de rétablir une tête arrachée par une tempête. La majorité des tilleuls ne dépassent guère 400 ans, et les tilleuls à grandes feuilles semblent être les plus résistants

 

Le bois de tilleul est homogène, aux limites de cernes peu marquées. L’aubier et le bois de cœur sont non distincts. Il est jaunâtre à roussâtre, blanchâtre ou rosâtre, parfois veiné de vert avec quelques taches médullaires. Il a une odeur de poussière.

Le bois est de densité faible pour les espèces européennes, et moyenne pour celles d’Amérique du Nord. Il est tendre et facile à travailler, à scier, tourner et sculpter. Au séchage, il se rétracte fortement. Une fois sec et mis en œuvre, il est très stable. Ce bois est peu durable et inadapté aux utilisations extérieures, mais est correctement durable à l’état sec.

En Europe, le bois de Tilia cordata est plus apprécié que celui de Tilia platyphyllos, car ce dernier est réputé pour être plus tendre et moins résistant, le tronc souvent plus large mais présentant des formes moins satisfaisantes. Faute d’étude scientifique, il est actuellement impossible de distinguer avec certitude le bois de Tilia platyphyllos de Tilia cordata.

Apprécié pour son homogénéité et son travail facile, le bois de Tilia cordata ne convient pas là où une forte résistance mécanique est nécessaire. Il a néanmoins de nombreuses utilisations.

 

Contre la grippe et l’insomnie

Le docteur Henri Leclerc, éminent phytothérapeute et médecin du général Foch durant la Première Guerre mondiale, le prescrivait en cas d’artériosclérose afin de fluidifier le sang. Il préparait également des boissons à base de tilleul pour calmer les soldats et les aider à dormir.

Le tilleul est efficace pour soigner la grippe, entre autres parce qu’il favorise la transpiration. L’ethnobotaniste Pierre Lieutaghi nous fait remarquer qu’en 1957, année de forte grippe, on en infusa en France 500 tonnes (100 de plus que la consommation annuelle moyenne).

Il est surtout reconnu pour ses propriétés sur le système nerveuxHypnotique et sédative douce, la tisane de fleurs de tilleul est particulièrement recommandée pour rentrer dans le sommeil, en particulier pour les personnes qui ont une fâcheuse tendance à cogiter.

La plante apaise plus globalement le stress dû au surmenage intellectuel, en ne causant ni accoutumance, ni dépression par contrecoup. Toutefois, une mise en garde : des dosages trop forts peuvent au contraire exciter et provoquer des insomnies.

Ses fleurs ont en outre des vertus antispasmodiquesElles favorisent les digestions difficiles, surtout celles dues à la nervosité, ainsi que les spasmes gastriques.

Pour l’infusion de fleurs, il suffit de prendre 3 tasses par jour d’une infusion de 50 g de fleurs. Cela soigne les troubles digestifs d’origine nerveuse, les migraines, les palpitations, les vertiges et l’insomnie.

On retrouve ces deux propriétés des fleurs de tilleul,antispasmodique et hypnotique, dans son bourgeon, comme le relève le spécialiste de gemmothérapie Max Tétau. Particulièrement douce, cette forme n’a pas de contre-indication et conviendra bien aux enfants ou aux personnes âgées.

Diurétique, draineur et protecteur

Le tilleul est par ailleurs l’ami de vos reins et de votre foie du fait de ses propriétés drainantes. Pour ces indications, on s’orientera plus particulièrement vers l’aubier de tilleul, en décoction ou en ampoules.

C’est donc d’abord un diurétique de premier choix. De ce fait, une cure d’aubier de tilleul constituera un remède de fond pour accompagner toutes les pathologies liées à l’excès d’acidité telles que la goutte, les excès d’acide uriquel’arthrite ou les rhumatismes.

Tilia_cordata,_inflorescenceMais c’est également un draineur hépatobiliaire et un protecteur vasculaire, réduisant le mauvais cholestérol et la tension artérielle. Par extension, ces propriétés pourront s’avérer utiles en réponse aux digestions paresseuses et aux migraines, souvent liées aux surcharges hépatiques.

Enfin, c’est un antispasmodique puissant qui soulagera les colites hépatiques et néphrétiques. Un de ses principes actifs, le phloroglucinol, est d’ailleurs aussi celui du Spasfon.

On l’aura compris : l’aubier de tilleul sauvage nettoie l’organisme en profondeur. Il augmente le filtrage des déchets et des toxines en soutenant les fonctions essentielles de nos reins et de notre foie. Même s’il devient plus difficile à dénicher de nos jours, on pourra en trouver ici.

Pour profiter des vertus de l’infusion d’aubier, versez 20 grammes dans un demi-litre d’eau froide puis faites bouillir et laissez frémir une dizaine de minutes. Buvez deux à trois tasses par jour, sucrées au miel, pour profiter de ses effets purificateurs.

Un bain apaisant

Une utilisation originale des inflorescences de tilleul consiste à l’utiliser en externe. Leur richesse en mucilages apaisants les rend particulièrement utiles pour les affections dermatologiques comme les prurits ou les démangeaisons de l’eczéma, voire pour apaiser les brûlures.

Contre la nervosité, pourquoi ne pas essayer le bain de tilleul, ce remède ancien conseillé par Pierre Lieutaghi ? Faites infuser 500 g de fleurs protégées par un sachet de toile lâche ou de mousseline que vous plongerez dans 10 litres d’eau très chaude pendant une demi-heure. Ensuite, ajoutez cette préparation à l’eau de votre bain et prélassez-vous le plus longtemps possible dedans… Ce bain pourrait bien aussi apaiser les enfants un peu trop turbulents !

 source : http://www.plantes-et-sante.fr/

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaires »

D’OU NOUS VIENT LA POMME DE TERRE

Posté par francesca7 le 10 novembre 2014

images (1)La pomme de terre, d’où vient-elle ?

Ce mois-ci j’ai décidé de vous parler d’un tubercule très populaire et dont la culture est d’une grande simplicité, dans la mesure où vous avez un jardin cela va de soi : « Dame pomme de terre ».

On lui doit bien ce nom avec toutes les propriétés qu’elle renferme et surtout son implication lors des grandes famines au cours des siècles derniers. Tout au long de cet article nous verrons combien la pomme de terre d’origine a évolué et nous découvrirons les nombreuses variétés qui sont aujourd’hui apparues sur les marchés et dans les potagers.
Les façons d’apprêter la pomme de terre sont nombreuses, que ce soit en purée, gratin, salade…

La petite histoire de la pomme de terre

La pomme de terre est originaire de la cordillère des Andes près du littoral péruvien ou elle aurait été cultivée à l’époque du Néolithique. En effet des restes de tubercules ont été découverts datant de 8000 ans av. J.C. à 2800m d’altitude dans le canyon Chilca à 65 km de Lima puis d’autres découvertes similaires furent faites sur des sites archéologiques situés le long de la côte péruvienne à 200 km de Lima.

Un autre site archéologique celui de Monte Verde au Sud du Chili fait état de la découverte d’un tubercule, un specimen du type Solanum maglia, sorte de pomme de terre sauvage datant de 13 000 av, J-C.On pense qu’elle était. consommée mais pas cultivée.

La richesse des produits de la Terre
Tous les produits de la Terre, fruits et légumes ont des propriétés qui vont bien au-delà des valeurs gustatives mais également de très nombreuses valeurs bénéfiques à la santé et au mieux-être.
Pour en bénéficier, il est important de choisir des produits « bio » dans la mesure du possible, sans pesticides, ni insecticides, non OGM. Ils doivent surtout être préparés en conscience, et avec amour. S’ils sont cuisinés, le micro-onde est à proscrire. En effet le micro-onde tue la vie présente dans les aliments. Il en résulte des produits « morts » sans aucune valeur énergétique.
La pharmacopée connue de tous, n’est qu’une pâle imitation de ce nous offre la Nature.

On situe les premières cultures 1000 ans av. JC. dans la région l’Altiplano, près du lac Titicaca. Le peuple des Tiwanaku domestiquera les tubercules en travaillant sur un point important à savoir la détoxification qui permettait de faire baisser les taux de glycoalacaloïdes (plus particulièrement l’a-solanine (substance au goût amer et toxique) présents naturellement dans la plante pour se protéger du gel et toxique pour l’homme. Ils mirent au point une technique de conservation étonnante pour rendre la pomme de terre propre à la consommation : ce processus consistait en une suite de lessivage, de séchage faisant baisser le taux de l’a-solanine et la cuisson des pommes de terre congelées permettant de contrecarrer les effets d’hinibiteurs de protéinase et lectines (présents dans la plante pour se protéger des ravageurs) nuisibles à la digestion de l’homme et des animaux. De nos jours encore, les Quechuas pratiquent le même processus de conservation.

De nombreuses poteries furent découvertes et témoignent de l’importance que ce tubercule a revêtu pour ces peuples.
Puis la pomme de terre se développa progressivement dans tout l’empire Inca (Pérou, Bolivie, Nord du Chili, Nord-Ouest de l’Argentine, Sud de l’Équateur) et prit le nom quetchua de « papa ».

Au XVIe siècle, les conquistadores espagnols découvrent ce tubercule et se rendent compte qu’elle permet de lutter contre le scorbut lors des traversées sur les Gallions. Ils décident de l’introduire en Espagne notamment en Andalousie en la rebaptisant « batata » vers 1570. Malheureusement sa culture ne donna pas l’effet escompté. Considérée comme toxique par certains car entraînant des troubles neurologiques comme des hallucinations, vertiges, etc. dus à l’a-solanine contenue dans la peau. Aussi ne maîtrisant pas les procédés de détoxication, on se contentera de la cultiver pour agrémenter les jardins ou de la donner comme alimentation aux animaux notamment les porcs.

En 1550, elle arrive en Italie où on l’appela tortufole. C’est John Hawhings qui l’introduira en Irlande en 1545, puis, en 1585, Walter Ralegh l’importera de nouveau…
C’est en Allemagne, la Prusse alors, au 18ème siècle, que la pomme de terre fit sa véritable percée. Mais par la force : en effet, Frédéric II de Prusse, convaincu de ses qualités, fit adopter en 1744 une loi obligeant ses sujets à la cultiver et à la manger, sous peine de représailles. Un succès, l’Allemagne est aujourd’hui le premier producteur européen de pommes de terre !

Parmentier : promoteur de la pomme de terre 

Par ailleurs, la pomme de terre était boudée par les Français, il faudra attendre l’intervention au XVIIIe siècle de Antoine-Augustin Parmentier, apothicaire de son état aux armées qui en reconnu ses vertus nutritives lors de sa captivité en Prusse sous le règne de Louis XIV pendant la guerre de 7 ans. Il écrivit en 1773, dans « Examen chimique des pommes de terre » : «Nos soldats ont considérablement mangé de pommes de terre dans la dernière guerre ; ils en ont même fait excès, sans avoir été incommodés ; elles ont été ma seule ressource pendant plus de quinze jours et je n’en fus ni fatigué, ni indisposé ».

On peut dire que M. Parmentier fut le promoteur et un fervent défenseur de la pomme de terre. Il les recommande pour lutter contre les famines et elle fut d’un grand secours au peuple de France lors de la famine de 1789.
Avec l’accord du roi Louis XVI, il va jusqu’à planter des pommes de terre aux alentours de Paris plus précisément à Neuilly sur les plaines des Sablons. Ces plantations sont surveillées par des soldats le jour seulement. Ainsi la nuit les petites gens viennent marauder assurant ainsi une réelle publicité à la pomme de terre. Parmentier gagne son pari, vulgariser la consommation d’un féculent à la culture simple et trop longtemps négligée.

La pomme de terre fait ainsi son entrée dans les cuisines françaises et les potagers.
La pomme de terre est facile à conserver. On peut la laisser dans le sol, à l’abri des pillages et des incendies.

En 1785, Parmentier servira à la table du roi Louis XVI un repas entièrement constitué de pomme de terre qui viendra en quelque sorte couronner l’action entreprise par Parmentier depuis ces longues années pour la pomme de terre.

On doit le nom de « pomme de terre » a Louis XVI qui souhaitait qu’elle porta un nom plus élégant que celui de « papate »
Son implantation ne fera ensuite que progresser en France et en Europe, puis dans le monde entier.

La pomme de terre arrive en quatrième place de culture après le blé, le riz et le maïs, et occupe la 3ème place en matière de consommation humaine. La création du Centre international de la pomme de terre au Pérou, dans les années 1970, détient la plus grande banque mondiale de ressources génétiques de la pomme de terre, dont quelque 1 500 échantillons d’environ 100 espèces sauvages recueillies dans 8 pays d’Amérique latine, et 3 800 pommes de terres traditionnelles cultivées dans les Andes.

Toutes les pommes de terre cultivées n’appartiennent qu’à une seule espèce botanique, Solanum tuberosum, mais il en existe des milliers de variétés dont la taille, la forme, la couleur, la texture, la tenue à la cuisson et le goût diffèrent beaucoup. Le Centre international de la pomme de terre en possède 7 500 variétés (dont 1 950 sont sauvages). Plus de 5 000 variétés indigènes poussent encore dans les Andes.

images (2)Ce centre a permis de mettre au point de nombreuses variétés. Des recherches ont été faites afin d’adapter les cultures sous d’autres latitudes, notamment sous les tropiques humides de l’Afrique et de l’Asie. De ce fait, on peut désormais cultiver la pomme de terre dans des régions où il n’était pas envisageable de le faire auparavant. La culture de la pomme de terre représente pour les cultivateurs de ces pays, un revenu non négligeable, améliorant ainsi leur qualité de vie et la possibilité de consommer aliment très digeste, riche en nutriments. Cette collection est mise à la disposition des sélectionneurs du monde entier sur demande.

Un peu de botanique

La pomme de terre Solanum tuberosum est un tubercule comestible qui fait partie de la famille des solanacées. C’est une plante vivace, cultivée comme une plante annuelle et constitutée de deux parties distinctes :

-       une partie aérienne prostrées ou dressées, mesurant un mètre ou moins. Les feuilles sont oblongues et pointues ; les fleurs ont une couleur variant du blanc au violet. Les fruits sont des baies de la taille d’une cerise, plus ou moins grosses, charnues, lisses, légèrement aplaties et sillonnées des deux côtés.

-       une partie souterraine (racines, stolons et tubercules). 

-       Les racines sont de deux sortes : les fibreuses qui permettent à la plante d’aller puiser dans le sol les éléments essentiels à sa croissance. Quant aux autres racines, les tubéreuses, elles trouvent un intérêt tout particulier en alimentation. Les extrémités de ces dernières portent les tubercules, recouverts d’une peau et présentant en surface de petits yeux d’où sortiront les prochains bourgeons. Mais la particularité de ces racines est leur reproduction asexuée. Celle-ci s’effectue par le repiquage de tubercules ou d’une section de celui-ci contenant un bourgeon non développé.

 

La pomme de terre : surprenante de diversité

On dénombre à peu près 4300 variétés de pommes de terre, une trentaine seulement sont vendues en France. On retiendra Starlette, la Roseval, la Charlotte, l’Amandine.

La France est le deuxième producteur européen de pommes de terre après l’Allemagne. Elles sont produites principalement dans le Nord-Pas-de-Calais (35 % de la production française) et la Picardie (25 %).
Les Français consomment aujourd’hui 40 kg de pomme de terre par personne et par an,auxquels il faut ajouter 25 kg sous forme de produits transformés.

Il existe 2 types de pommes de terre :

Les primeurs, ou pommes de terre nouvelles, plantées en hiver puis récoltées 3 mois après, qui arrivent sur les marchés en avril. Dans cette catégorie on trouve l’exquiseBonotte de Noirmoutier et la pomme de terre primeur de l’Ile de Ré (qui est la seule à bénéficier d’une AOC).
Il n’est pas nécessaire de les éplucher, leur peau toute fine est délicieuse, et elles sont un régal tout simplement cuites à l’eau et servies avec du bon beurre demi-sel.

Les pommes de terre de conservation, plantées en avril-mai et qui sont ensuite vendues tout l’hiver.

Les différentes variétés de pommes de terre

Les pommes de terre à chair ferme
Ces différentes variétés se tiennent très bien à la cuisson principalement pour les salades, les pommes de terre vapeur ou les pommes de terre en robe des champs. Elles pourront être utilisées également pour les pommes de terre sautées, les gratins et les pot-au-feu.

Belle de Fontenay : forme allongée régulière, peau jaune, chair jaunes foncées, petites tubercules, idéale pour une cuisson à la vapeur, sautée ou en salade.

BF 15 : forme assez régulière, peau et chair jaune. Taille moyenne, idéale pour une cuisson à la vapeur, sautée et en gratin.

Charlotte : forme allongées, très régulière,chair et peau jaunes. Taille moyenne. La star des variétés à chair ferme, idéale pour une cuisson à la vapeur, sautée ou en salade.

Ratte du Touquet : idéale pour une cuisson à la vapeur, sautée ou en salade.

Roseval : forme très régulière, facile à reconnaître à sa peau rouge, chair jaune et rosée, idéale pour une cuisson à la vapeur, gratin ou en salade, et la Chérie boxe dans la même catégorie.

Rosine : forme arrondie à allongée. Peau rouge, chair pâle. Taille moyenne, idéale pour cuisson à la vapeur, gratin et salade.

Francine : forme régulière, peau rose, chair jaune. Taille moyenne, idéale pour une cuisson à la vapeur, gratin salade.

Pompadour vapeur : forme allongée régulière, peau jaune, chair jaunes sautée, salade.

Les pommes de terres à chair farineuse
Ces différentes variétés seront utilisées pour la réalisation de purées, de frites, de chips mais seront également la base pour les gnocchis ou les boulettes de pommes de terre, les soupes ou les pot-au-feu.

Bintje : forme oblongue régulière, peau et chair jaunes. Gros tubercules, la pomme de terre la plus consommée en France (et la moins chère), très farineuse, cultivée dans le Nord. Parfaite pour la purée, la soupe, les frites.

Mona Lisa : forme oblongue régulière, peau et chair jaunes, idéale pour la purée, les frites et au four.

Estima : forme oblongue régulière, peau et chair jaunes, idéale pour la purée, les frites et au four.

Samba : forme oblongue régulière, peau et chair jaunes, idéale sautée et au four.

images (3)images (3)Les pommes de terre nouvelles
Appelées ainsi car leur commercialisation est réglementée. Elles ne peuvent, en effet, être vendues qu’à partir de mai et ceci jusqu’au 1er août.
Toutes les pommes de terre nouvelles sont récoltées avant complète maturité et sont utilisées pour la cuisson en papillote, en robe des champs, rissolées ou en salade.

Ostara : forme régulière oblongue, peau et chair jaunes, idéale à la vapeur, sautée ou en salade

Sirtéma : forme régulière arrondie, peau et chair jaune, idéale à la vapeur, sautée ou en salade

Belle de Fontenay : forme régulière allongés, peau et chair jaunes, idéale à la vapeur, sautée ou en salade

Pomme de terre Vitelotte
Une petite pomme de terre que j’ai découverte et déjà cuisiné plusieurs fois
La vitelotte appelée aussi « Négresse » ou « Truffe noire » est une variété de pomme de terrequi nous vient du Pérou. C’est une variété très ancienne qui fait partie des légumes oubliés. Sa chair est bleu-violet du fait de la haute teneur en anthocyanine (pigments naturels, des feuilles, des pétales et des fruits, solubles dans l’eau, allant du rouge au bleu). Elle n’est cultivée que par quelques exploitants en France

On retrouve les premières traces de la Vitelotte dans les Mémoires d’agriculture, publiées à Paris en 1817 , la Vitelotte est citée comme l’une des six espèces de pomme de terre connues aux Halles de Paris.

Aujourd’hui régénérée, la Vitelotte a une peau toujours aussi noire et une forme cylindrique assez bosselée.

L’histoire merveilleuse de la pomme de terre

Sa chair violacée est plutôt farineuse ; de plus elle conserve sa couleur de chair, même après sa cuisson. Très utilisée en cuisine pour la décoration, elle étonne toujours par cette couleur très particulière.

Très prisée des gourmets et souvent utilisée par les grands chefs, son goût légèrement sucré rappelle les marrons ou la châtaigne voire la noisette. A la cuisson elle a tendance à tirer sur le bleu marine. Difficile à éplucher, il vaut mieux la faire cuire avec sa peau puis la peler après cuisson. Très ferme, elle est délicieusement sucrée, et fait sensation pour des gnocchi, des chips.

 

Principales sources :
• Bactéries et champignons :www.bacteries-champignons.blogspot.fr
• Chef patate : www.chefpatate.fr
• CNIPT : www.cnipt-pommesdeterre.com
• Cosmovisions : www.cosmovisions.com
• La Nutrition : www.lanutrition.fr
• Le Point : www.lepoint.fr
• Marmiton : www.marmiton.org
• Passeport Santé : www.passeportsante.net
• Plaisirs Santé : www.plaisirssante.ca
• Santé Le Figaro : www.sante.lefigaro.fr
• Sionneau : www.sionneau.com
• Wikipedia : www.wikipedia.org

 

Article complémentaire :
Les propriétés de la pomme de terre

 

Publié dans FLORE FRANCAISE, GASTRONOMIE FRANCAISE | Pas de Commentaires »

Trouvères et troubadours : la musique au Moyen Âge

Posté par francesca7 le 22 janvier 2014

 

 

 

BernardDeVentadourUn des aspects particulier de la musique du Moyen Âge en France s’épanouit dans l’art des trouvères et des troubadours, art profane entièrement monodique, alors que la musique d’église de l’époque s’oriente progressivement vers un art polyphonique. Depuis un passé immémorial, ces compositions mélodiques se propagent, célébrant le plus souvent la nature, l’histoire, l’amour ou les métiers. Parfois accompagnés de danse, ils présentent tous une simplicité charmante et une réelle fraîcheur de sentiments. Mais il faut arriver au IX e siècle pour voir apparaître en grand nombre des créations non religieuses qui expriment le désir d’élargir le domaine de l’art.

 

Trouvères et troubadours

L’initiative de ce mouvement poétique et musical prend sa source dans le midi de la France. Les premiers à s’engager dans cette voie sont les « trobadors » de Provence, puis les pays de langue d’oc (au sud de la Loire entre la mer, les Alpes et les Pyrénées). Les trouvères ou poètes-musiciens du nord continuent l’œuvre commencée par les troubadours. Cet art particulièrement florissant au XII e et XIIIe siècle, dont nous avons conservé des manuscrits, révèle environ deux cents chansons de troubadours et près de deux mille chants de trouvères (le chansonnier de st-Germain, le chansonnier du Roy et le chansonnier d’Arras). 

Ces poètes des vers et des sons, inventeurs de forme nouvelles toujours écrites avec le plus grand soin,  »soupirent » après leur dame, rendent hommage à leurs suzerains, chantent leurs terres natales ou proclament la gloire de Dieu, soit dans la langue du pays soit en latin. Ils s’accompagnent d’un instrument à corde pincée la « rote », (modifié dès le XI e siècle par le jeu avec archet, la viole) qui double la mélodie et que l’on trouve représenté sur les vitraux des cathédrales. 

Jongleurs et Goliards

Leurs compositions étaient souvent exécutées par les « jongleurs », sortes de musiciens professionnels ambulants et amuseurs en tous genre qui, la vièle sur le dos, la besace au côté, déambulaient de châteaux en châteaux, de villages en villages, avec leur répertoire musical agrémenté de farces. L’hiver pendant le carême ces jongleurs appelés plus tard ménestrels, se rendaient aux écoles de « Ménestraudie » où ils apprenaient les règles de leur art, le jeu de la viole et les chansons nouvelles.

 Les Goliards poètes- musiciens itinérants vivaient en marge des institutions qui les avaient formés. Composés de clercs d’étudiants et de moines ils tournaient en dérision les valeurs dominantes de leur époque par leurs créations satiriques et parodiques. Ils menaient une existence aux mœurs dissolues. Un manuscrit conservé dans un monastère bavarois le « Benedictbeuren » d’où son nom Carmina Burana (chant de Beuren) contient l’immense répertoire des goliards. On y trouve des pièces provenant de toute l’Europe écrites en latin, en vieil Allemand et en ancien Français (du XI e au XIIIe siècle). S’y côtoient de gracieux chants d’amour, des chansons à boire et des satires anticléricales et irrévérencieuses. 

Les genres de compositions

Presque toutes les œuvres procèdent du genre strophique, avec ou sans refrain et demeurent le reflet de la civilisation du Moyen Âge, de son histoire sociale et littéraire : elle est l’expression de la foi chrétienne, de l’esprit chevaleresque à l’époque des croisades et de toutes les nuances de la poésie courtoise. 

- La plus courante est le Canso (chanson) dont les six couplets sont bâtis sur les mêmes rimes.

- La Séréna (sérénade) décrit les lamentations du chevalier amoureux.

- Le Plahn est un chant de deuil.

- L’Aube (ou aubade) parle de la tristesse de deux amants contraints de se séparer au lever du jour.

- Les Siventès sont des satires politiques.

- La Ballade est destinée à être dansée.

- La Pastourelle révèle l’amour qu’inspire une bergère.

- La Chanson des croisades met en valeur la prouesse des croisés au service de la foi et l’urgence de la quête amoureuse exacerbée par le danger. 

-          Le Partimen (jeu-parti en langue d’oïl) et la Tenso sont des œuvres crées par plusieurs troubadours elles parlent le plus souvent d’amour.

 La chanson courtoise au Moyen Âge

Le culte de la femme est au Moyen Âge le centre d’où émane toute poésie et se présente comme une sorte de transposition de l’amour divinisé, d’une grâce naturelle et prenante, la mélodie garde un ambigu assez restreint. La langue d’oïl est plus rude, moins fluide mais plus nerveuse, rendant l’intonation nette et franche, tandis que la langue d’oc chantante et caressante s’agrémente d’ornements mélodiques expressifs et souples qui lui confère un charme particulier. Notons le Rondeau qui fut très en vogue dès le début du XIII e siècle où le refrain se répète à la fin de chaque strophe et s’intercale au milieu de chaque couplet.

Principaux compositeurs. Ces poètes- musiciens se rencontrent dans toutes les classes de la société : moines et comtes, fermiers, marquis, marchands ou clercs (on y retrouve même des femmes compositeurs).

Citons quelques troubadours : Guillaume IX comte de Poitiers qui fut l’un des premiers à partir en croisade. Marcabru gascon du XI e siècle auteur de la chanson des croisades, qui se fit moine, Bernard de Ventadour à la fin du XII e siècle, Gaucelm Faidit auteur du Planh sur la mort de Richard Cœur de lion, Hambault de Vaquaires rendant un hommage d’une exquise délicatesse à la dame de ses pensées dans la ravissante « Estampiella Kalenda Maya » et surtout Jaufré Rudel auteur de la délicieuse « Canso à la princesse lointaine »qui fut chantée plus tard par Rostand. 

Trouvères et troubadours : la musique au Moyen Âge dans CHANSON FRANCAISE troubadourms6Parmi les trouvères, Chrétien de Troyes et Gautier d’Epinal, le châtelain de Coucy, aux mélodies originales, Thibault IV comte de Champagne au XIIIe siècle dont les œuvres se distinguent par la délicatesse du sentiment et la grâce de l’expression. L’humble ménestrel Colin Muset manie admirablement le genre satirique. Arras voit se se développer le style des trouvères-bourgeois (le jeu-parti de la pastourelle). Le plus connu est Adam de la Halle auteur du jeu de Robin et de Marion, et de très beaux rondeaux. 

La chanson savante à l’étranger

Les pays germaniques ont eux aussi leurs trouvères et troubadours : ce sont les « Minnesänger » (du mot ancien Minne indiquant la pensée sentimentale (dont l’objet est la femme aimée) et Sänger le chanteur. Cet art se développe dès la fin du XIII e siècle et prend tout son essor le siècle suivant. Parmi les plus célèbres citons : le duc Henri IV de Breslau, le margrave Othon de Brandebourg, le moine de Salzbourg. L’on retrouve également des trouvères bourgeois, les Meistersinger, maitres-chanteurs populaires dont les chants plus lents et plus religieux annoncent déjà le choral luthérien. 

Au XIX e siècle Wagner illustre dans Tannhauser un célèbre tournoi à la Wartburg et dans « les maître-chanteurs de Nuremberg » met en scène cette corporation, en particulier un nom illustre : Hans Sach.

Dans sa  »divine comédie », Dante cite les troubadours Français devenus célèbres. Le roi Denis du Portugal introduit dans son pays la culture poétique provençale en appelant des compositeurs Français à sa cour. En Italie, st-François D’assise, dont le « Cantique des créatures » était probablement chanté, marque le point de départ du mouvement lyrique religieux en langue populaire. Enfin en 1252, Alphonse X, roi de Castille grand amateur de musique et de poésie s’est rendu célèbre par ses cantiques à la vierge. 

Un grand nombre d’œuvres de trouvères et de troubadours existent encore de nos jours. Si elles nous paraissent parfois simples et naïves, on ne peut nier leur grand charme poétique, leur vive spontanéité et leur souplesse rythmique. Cet art représente pour la musique Française au Moyen Âge une tradition originale basée sur l’esprit chevaleresque d’une part et sur les croisades d’autre part. Toutes les manifestations de ces formes musicales et chantées consistent à  »servir  » ( servir Dieu, servir le suzerain, servir la femme) mais également à diffuser de manière attrayante des informations et un peu de rêve dans toutes les couches sociales… 

Bibliographie

- Brève histoire de la musique au Moyen-Age de Olivier Cullin. Fayard, 2002.

- La musique du Moyen Age de Albert Seay. Actes Sud, 1992.

- Chansons des trouvères de Samuel N Rosenberg. Poche, 1995.

- Au temps des troubadours de Geneviève Brunel-Lobrichon. hachette, 1999.

 

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Histoire du fromage du XXème à aujourd’hui

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

ytT3M_fabrication-du-fromageA l’aube du XXème siècle, la France peut se vanter de produire de nombreux fromages parmi lesquels certains dont la réputation n’est plus à faire : le Maroilles, le Brie, le Neufchâtel en Bray, le Camembert, le Roquefort, le Bleu de Sassenage.

L’industrie fromagère va progresser rapidement avec la collecte du lait qui s’organise pour la fabrication de fromage. Entre 1900 et 1925, des fromageries industrielles s’ouvrent dans la Meuse et dans l’Est; on y fabrique les premiers ferments de culture ; le Roquefort bénéficie d’une Appellation Contrôlée.

En 1962, Charles de Gaulle décrète « qu’on ne peut pas gouverner un pays qui offre 246 variétés de fromages ». 

Quant à Wilson Churchill, il déclare pendant l’occupation allemande « qu’un pays capable de donner au monde 360 fromages ne peut pas mourir ». 

En réalité il y a  plus de 1000 variétés de fromages qui représentent la créativité de notre pays et donnent toute sa dimension à notre civilisation. « Matière délicate et vivante dans laquelle se nichent les identités et les traditions, le fromage exhale l’âme de la terre et de ses habitants » disait Pierre Androuet.

 La première publicité télévisée pour un fromage date de 1968, avec le Boursin. A partir de 1973 : un fromage ne peut obtenir une Appellation d’Origine que par décret, après consultation de ce comité.

Il existe ainsi 46 fromages classés AOC en France : 

Brebis – Fromage aoc
Ossau-Iraty , fromage AOC depuis 1980

Brocciu , fromage AOC depuis   1998
Roquefort, fromage AOC depuis    1925

Chèvre – Fromage aoc
Banon de Banon, fromage AOC depuis   2003    
Chabichou du Poitou, fromage AOC depuis  1990
Charolais, fromage AOC depuis 2010
Chevrotin , fromage AOC depuis   2002
Crottin de  Chavignol , fromage AOC depuis   1976
Mâconnais  , fromage AOC depuis  2006
Pélardon, fromage AOC depuis   2000
Picodon, fromage AOC depuis    1983
Pouligny-Saint-Pierre, fromage AOC depuis   1972
Rigotte de Condrieu , fromage AOC depuis   2008
Rocamadour , fromage AOC depuis   1996
Sainte-Maure-de-Touraine , fromage AOC depuis   1990
Selles-sur-Cher, fromage AOC depuis  1975
Valencay, fromage AOC depuis   1998

Vache - Fromage aoc
Abondance, fromage AOC depuis   1990
Beaufort, fromage AOC depuis  1968
Bleu d’Auvergne , fromage AOC depuis   1975
Bleu de Gex , fromage AOC depuis   1977
Bleu des Causses, fromage AOC depuis  1991
Bleu du Vercors-Sassenage , fromage AOC depuis   1998
Brie de Meaux , fromage AOC depuis   1980
Brie de Melun , fromage AOC depuis  1980
Camembert de Normandie , fromage AOC depuis   1983
Cantal, fromage AOC depuis  1956
Chaource, fromage AOC depuis  1970
Comté, fromage AOC depuis   1958
Epoisses, fromage AOC depuis   1991
Fourme d’Ambert, fromage AOC depuis   1972
Fourme de Montbrison, fromage AOC depuis   1972
Gruyère français, fromage AOC depuis 
Laguiole, fromage AOC depuis   1961
Langres , fromage AOC depuis  1991

Livarot, fromage AOC depuis  1975
Maroilles, fromage AOC depuis   1976

Mont d Or, fromage AOC depuis   1981
Morbier, fromage AOC depuis   2000
Munster, fromage AOC depuis    1969
Coeur de Neufchâtel , fromage AOC depuis   1969
Pont l’Evêque, fromage AOC depuis   1972
Reblochon de Savoie, fromage AOC depuis    1958
Saint-Nectaire, fromage AOC depuis   1955
Salers , fromage AOC depuis   1961
Tome des Bauges, fromage AOC depuis 2002

2YRWm_moulageActuellement, la France, produit la part la  plus élevée de la production mondiale, les autres grands producteurs étant les Etats-Unis, le Danemark, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse, le Grande-Bretagne.

     La France produit environ 1,8 million de tonnes de fromage, soit, proportionnellement à sa surface et à sa production : 550.000 kilomètres carrés, 63 millions d’habitants, beaucoup plus que les Etats-Unis qui, pour 9.400.000 km² et 305 millions d’habitant, produisent 4,3 millions de tonnes de fromage.

     Aujourd’hui, l’industrie du fromage bat son plein, la France produit plus de 1.000 fromages et l’éleveur, le laitier et le fromager demeurent des savants qui continuent à perpétuer un art aussi vieux que la nuit des temps.
La petite production fermière se maintient avec peine. 
C’est pourquoi la maison Androuet se bat pour défendre les petits producteurs en leur assurant un débouché et en valorisant leurs productions.

Source : http://androuet.com/L’Histoire%20du%20fromage-1-1-guide-fromage.html

 

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Les chèvres et le fromage

Posté par francesca7 le 5 décembre 2013

 

220px-Kid Le lait de chèvre se digère plus facilement que le lait de vache et il est donc recommandé pour les bébés et les personnes qui supportent mal ce dernier. Le caillé est beaucoup plus fin et plus digeste.

De plus il est naturellement homogénéisé car il est dépourvu d’une protéine, l’agglutinine. Le lait de chèvre comporte peu de lactose puisqu’on y retrouve environ 40-45 grammes par litre de lait contre 45-50 g pour le lait de vache et 65-70 grammes pour le lait humain.

Contrairement à une idée reçue, le lait de chèvre n’a pas naturellement mauvais goût : quand il est manipulé correctement, qu’il vient de chèvres propres et en bonne santé, et qu’il est recueilli de manière hygiénique et réfrigéré rapidement, le goût n’a rien de particulier. Le lait de chèvres est aussi utilisé pour faire des fromages très populaires comme le Rocamadour, bien qu’il puisse aussi bien être utilisé pour fabriquer n’importe quel type de fromage.

À noter que 14 spécialités de fromage de chèvre sont en AOC en France : 

Banon de Banon, fromage de chevre de Provence AOC depuis   2003    
Chabichou du Poitou, fromage de chevre  AOC depuis  1990
Charolais, fromage de chevre  AOC depuis 2010
Chevrotin , fromage  de chevre AOC depuis   2002
* Crottin de  Chavignol , fromage  de chevre AOC depuis   1976
* Mâconnais  , fromage de chevre  AOC depuis  2006
Pélardon, fromage  de chevre  de chevre AOC depuis   2000
Picodon, fromage  de chevre AOC depuis    1983
Pouligny-Saint-Pierre, fromage  de chevre AOC depuis   1972
* Rigotte de Condrieu , fromage  de chevre AOC depuis   2008
Rocamadour , fromage  de chevre AOC depuis   1996
Sainte-Maure-de-Touraine , fromage  de chevre AOC depuis   1990
Selles-sur-Cher, fromage  de chevre AOC depuis  1975
Valencay, fromage de chevre  AOC depuis   1998

 Retrouvez également toutes les informations sur les fromages de chèvre sur le site d’origine :
* fromage de chevre de France
* fromage de chevre d’Espagne
* fromage de chevre d’Italie
* fromage de chevre d’Angleterre
* fromage de chevre du monde
 

 

L’élevage caprin a connu de profondes mutations lors de ces vingt dernières années. C’est un élevage traditionnellement extensif qui utilise les territoires où bovins et ovins ne sont pas rentables. La chèvre est probablement l’animal laitier le plus facile à élever car elle est peu exigeante. 
 
     La chèvre a ses terres de prédilection : le Poitou-Charentes et le Centre, berceau emblématique et historique depuis le VI siècle et l’occupation sarrasine, et la région Rhône-Alpes, où la chèvre s’est progressivement implantée puis enracinée. D’autres régions s’ouvrent à l’élevage caprin et laissent augurer d’une jolie production fermière dans les décennies à venir. 
 
Le cheptel caprin de France compte 1 200 000 têtes dont 800 000 chèvres. Les races Alpine et Saanen dominent largement cet effectif. Les principales races d’élevage en France sont : 

* Alpine 
* Saanen 
* Poitevine 
* Provençale 
* Corse 
* Angora 
* Pyrénées 
* Rove 
* Des fossés

Parmi elles /  


Les chèvres et le fromage dans FAUNE FRANCAISE 300px-Les_Lindarets- L’Alpine.
 Elle est originaire des Alpes suisses et françaises. Race sélectionnée depuis la Seconde Guerre mondiale pour améliorer sa production, elle a peu à peu conquis le centre-ouest de la France. Avec 55% du cheptel caprin, c’est la race de chèvre la plus répandue en France. Sa robe est de couleur variable, elle passe du blanc pur au blanc tacheté de brun, de fauve, de gris, de noir, de pie ou de roux. Les troupeaux sélectionnés génétiquement présentent une couleur plus homogène, marron avec les extrémités et la ligne dorsale noire. La femelle pèse entre 50 et 80 kg et le mâle entre 80 et 100kg.  

Chèvre de race Alpine à robe polychrome noire et blanche Elle a une stature fine, avec des jambes sèches aptes à la marche. Ses mamelles sont volumineuses et bien attachées. Les trayons sont bien adaptés à la traite manuelle comme mécanique. L’Alpine à d’excellentes aptitudes laitières. Elle produit en moyenne 850 litres de lait par lactation, mais les meilleures dépassent souvent 1000 litres par lactation. Elle supporte les écarts de température des alpages et ses onglons durs lui permettent d’être adaptée aux sols bétonnés des élevages intensifs comme aux cailloux des chemins de montagne.

- La Saanen est une race caprine originaire du Sannenland et de l’Obersimmental en Suisse. Le blanc et le crème sont les seules couleurs de robe acceptées. C’est une excellente laitière. Elle produit en moyenne 900 litres de lait par lactation, mais les plus productives dépassent 1000 litres. En France, le cheptel de saanen représente environ 350 000 têtes. Son élevage est surtout concentré dans le sud-est et le centre. Avec l’alpine et la poitevine, la saanen fournit la plupart des fromages de chèvre français. Au niveau mondial, c’est l’une des races laitières les plus répandues.

- La Poitevine est une race caprine originaire du centre ouest de la France. Pelage long de couleur brune marqué de blanc au ventre, aux pattes et la tête. Très nombreuse autrefois en Poitou, pays de fromage de chèvre par excellence, elle a été victime d’une épidémie de fièvre aphteuse au début du XXe siècle. Après des abattages massifs, les troupeaux ont été reconstitués par des Alpines et Saanens. Elle tente de reconquérir sa place, mais la sélection opérée sur ses concurrentes et dont elle n’a pas bénéficié en font une race locale protégée mais moins rentable. Elle produit quand même environ 500 litres de lait de très bonne qualité.

Malgré ce bref rappel sur le cheptel français, on ne peut pas plus parler de races de terroir. En effet, les croisements et la course effrénée à la productivité ont balayé ces notions de régionalisme. Les trois races principales assurent 90% de la production laitière du pays. 

On aura compris que l’époque moderne a donné priorité aux « usines à lait » que sont les races prolifiques au détriment de beaucoup de races locales, qui se sont dès lors raréfiées, voire éteintes. Ceci pourrait sembler dommageable sur le plan biologique mais n’a qu’une influence très limitée sur un plan strictement fromager. 

A quelques exceptions près, on peut dire que la race de l’animal n’a que peu d’influence sur le goût du lait. Les fromages ne sont pas nécessairement meilleurs s’ils sont issus de races autochtones.

Exemples de fromages de chèvre de ProvenceExemples de fromages de chèvre de ProvenceExemples de fromages de chèvre de Provence

+ Plus d’information sur la fabrication du fromage de chevre

Idée repas : proposer à vos convives un plateau de fromage de chèvre ou une recette au chèvre. 

source : http://androuet.com/fromage-paris.html

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Sur les bords de La Nivelle

Posté par francesca7 le 16 octobre 2013

 

Sur les bords de La Nivelle  dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 280px-ascain_nivelle_1-199x300La Nivelle est un fleuve côtier franco-espagnol du Pays basque, qui se jette dans le Golfe de Gascogne.

Le nom de Nivelle est une création d’après Nive. Son nom basque est Urdazuri ou Ur Ertsi.

La Nivelle naît de la collecte de nombreux ruisseaux au-dessus d’Urdazubi en Communauté Forale de Navarre. Elle traverse ce village sous le nom d’Ugarana puis passe en France (Pyrénées-Atlantiques) à Dantxarinea. Elle coule par Amotz (Saint-Pée-sur-Nivelle), Ascain, avant de se jeter dans le golfe de Gascogne dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

La longueur en France de son cours d’eau est de 41,1 km.

La Nivelle et ses affluents forme le bassin versant situé le plus à l’Ouest du département. La truite fario est présente sur la partie amont du bassin (ruisseaux du Lurgorrieta à Sare, du Lapitxuri à Aïnhoa, de l’Haniberre à Ascain). Ici  les bas de ligne en 10 ou 12/100e sont de rigueur dans des eaux souvent cristallines. La Nivelle, rivière “européenne” de 39 km de long, traverse le territoire espagnol (source au mont Alkurruntz – 932 m) puis dans sa grande majorité le territoire français : communes d’Ainhoa, Sare, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain, Ciboure et se jette dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

Totalement classée en première catégorie, la Nivelle est le fleuve côtier situé le plus au sud de la France en latitude. Sur la partie aval, il est possible de pêcher l’anguille (notamment en temps de crue), les chevesnes, goujons et autres poissons blancs. Le saumon, la truite de mer et l’alose font le bonheur de quelques spécialistes dans la basse Nivelle. Enfin, le cadre très prisé du Lac de Saint-Pée sur Nivelle offre de belles pêches au coup (rotengle, tanche, gardon,…) sans oublier les perches, les truites arc-en-ciel et les carpes.

Le bassin des Nives est constitué d’une multitude de torrents serpentant dans les vallées basques de la province de Basse-Navarre : nive des Aldudes (ou de Baïgorry), nive de Béhérobie, Laurhibar, nive d’Esterençuby, nive d’Arnéguy… Très prisées, ces nives sont poissonneuses et l’activité des truites y est particulièrement régulière.

Le climat très doux du Pays basque permet de pratiquer la pêche à la mouche sèche, de l’ouverture à la fermeture. Tous les types de parcours sont disponibles, des gorges très difficiles d’accès, où la pêche sera très sportive, aux grands calmes bordés par des prairies qui conviendront à tous.

Juste en aval de Saint-Jean-Pied-de-Port, la puissante « Grande nive » est formée par l’addition des eaux de ces torrents. Les truites farios sont moins nombreuses que dans les torrents situés en amont,mais elles atteignent des tailles intéressantes. Les migrateurs sont également présents (truites de mer et saumons) et peuvent être capturés en aval du village d’Ossès jusqu’à la confluence avec l’Adour. Enfin, de nombreuses espèces de seconde catégorie piscicole peuplent la nive aval entre Ustaritz et Bayonne : poissons blancs, carpes, brochets, black bass et sandres

… L’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Nivelle a été créée en 1937.

Elle gère les bassins de la Nivelle, de l’Untxin et de l’Uhabia, qui représentent 600 km de cours d’eau.

Ses principales activités sont :

- le nettoyage rivière

- l’alevinage en truite fario de souche autochtone

- l’animation d’une école de pêche enfants du mois d’avril à juillet – la gestion du parcours mouche no-kill La Nivelle -Urdazuri .

La Nivelle prend sa source en Espagne au mont Alkurruntz (932 m) et se jette dans la baie de Saint Jean de Luz après un parcours de 38 km de long. Principalement peuplée de salmonidés (truites farios, truites de mer, saumons atlantiques), on rencontre aussi des populations de goujons, vairons, loches, anguilles, aloses, lamproies de planer, perches, carpes et cyprins dans les avals et les lacs.

La pêche en rivière à Ascain se pratique sur La Nivelle. Cours d’eau côtier, il est classé en 1ere catégorie. La traversée d’Ascain vous propose un somptueux parcours de pêche. Truites, goujons, saumons, gardons, anguilles …

VISITEZ le SITE ICI…..  http://www.ascain-paysbasque.com/cote_detente/peche_en_riviere.php

Du même nom : La bataille de la Nivelle est une bataille qui, pendant la guerre d’indépendance espagnole, opposa, le 10 novembre 1813, les troupes britanniques du maréchal Wellington aux troupes françaises du maréchal Soult dans les actuelles Pyrénées-Atlantiques, près du fleuve la Nivelle.

La bataille se termina par la défaite des Français et permit l’entrée des troupes britanniques sur le territoire français.

 

 

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Après moi le déluge

Posté par francesca7 le 3 octobre 2013

 Après moi le déluge dans EXPRESSION FRANCAISE images-48

C’est le propos d’un prodigue ou d’un sans-souci qui ne tient à rien

 

Alain Rey indique n’avoir trouvé une attestation de cette expression qu’en 1789. Elle est pourtant, selon les sources, associée quelques dizaines d’années auparavant soit à Louis XV, soit à sa favorite, Mme de Pompadour.
Il est donc étonnant de ne pas en trouver de trace écrite un peu avant, compte tenu de la notoriété de leurs auteurs présumés.

Bien entendu, le ‘déluge’ fait référence non pas à une simple pluie diluvienne ou à une inondation ‘banale’, mais à la catastrophe biblique qu’a été le Déluge dont seul Noé est sorti vivant avec sa famille et tous les couples d’animaux qu’il avait pu faire monter à bord de son arche, à partir du moment où Dieu lui a fait savoir qu’il allait se débarrasser de tous ces fichus hommes incorrigibles pécheurs.

On prête cette expression à Louis XV qui parlant de son dauphin, l’aurait employée pour dire qu’il se moquait complètement de ce qu’il pourrait faire après sa disparition.

Quelques écrivains attribuent cette odieuse maxime à Néron ou à Tibère. Dans les temps plus modernes, on dit qu’elle fut répétée par Louis XV qui, sentant craquer les vieux ressorts de la monarchie sous les continuelles secousses de la révolution menaçante, aurait dit : « Au reste, les choses comme elles sont dureront autant que moi ; après moi le déluge ». Paroles à peu près équivalentes à cette pensée : « Que le monde après moi devienne ce qu’il pourra, pourvu que je m’amuse ». Ces paroles furent recueillies, et la ruine de l’état monarchique fut la cause que notre langue possède une locution proverbiale de plus.

Quoi qu’il en soit, ces paroles ne laissent pas que d’être la devise d’hommes que dirige un esprit étroit et égoïste. Cette locution proverbiale : Après moi le déluge, est le propos d’une personne qui a peu de souci de ses héritiers ; elle répond à ce proverbe traduit du grec : Me mortuo, conflagret humus incendiis, ce qui signifie : Moi mort, que la terre soit embrasée par le feu.

Les Indiens disent : Quand je me noie, tout le monde se noie. Dans les causeries de Sainte-Beuve (1864-1869), on rencontre cette phrase : Après moi le déluge : telle était de Chateaubriand l’inspiration habituelle.

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Histoire de l’Adour

Posté par francesca7 le 26 mars 2013

Histoire de l'Adour dans COURS d'EAU-RIVIERES de France ladour-300x199Les rives de l’Adour ont servi d’abri aux hommes préhistoriques ; puis se sont développées les activités propres aux fleuves : pêche, moulins, ports…L’Adour à ses origines, remontait jusqu’à Capbreton pour trouver un passage vers l’Océan  Atlantique. Au milieu du XIVè siècle, cet estuaire fut bouché, l’embouchure du fleuve remonta alors vers le Nord, jusqu’à Port d’Albret. Mais Bayonne n’avait plus de port. Au XVI siècle la dune fut brisée dans le cadre des travaux menés par l’ingénieur Louis de Foix, qui ramena l’embouchure à Anglet: le cours de l’Adour fut ainsi raccourci de 30 km.

Tout le long de la côte, jusqu’au Vieux Boucau, il subsiste un réseau de lacs.

L’Adour entretenait une forte activité de transport de marchandises sur galupes (gabarres landaises), permettant d’écouler la production de l’intérieur du Sud-Ouest et notamment les vins des vignobles gascons. Cette activité perdura jusqu’à l’orée du xxe siècle où elle s’inclina devant l’arrivée du train, plus rapide et plus économique. Les quatre principaux ports de l’Adour étaient, par ordre décroissant de tonnage réalisé :

  • Mugron
  • Saint-Sever
  • Hinx
  • Dax

À cela, il convient d’ajouter le trafic en provenance du port de Mont-de-Marsan, empruntant la Midouze avant de rejoindre l’Adour à hauteur de Tartas.

Aujourd’hui encore, l’Adour sert de vecteur d’exportation de certaines productions locales comme le maïs.

L’Adour est un fleuve du bassin aquitain dans le sud-ouest de la France, classé site Natura 2000 (SIC/pSIC). D’une longueur de 335 km, il prend sa source dans le massif pyrénéen du Pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées – 65) et se jette dans l’océan Atlantique après Bayonne, à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques – 64 Basses Pyrénées) pour la rive gauche.

En gascon, adour (terme ancien) signifie « source », « cours d’eau » et adourgà ou adorgar signifie « irriguer ». Le mot adur s’est spécialisé en basque dans le sens de ‘destin’, « onde magique » (sens présumé de « humeur »).

Adour, en basque Aturri, en latin Aturrus, est un nom de rivière pré-latin peut-être apparenté aux mots basque iturri « source » et languedocien teron « fontaine ». On lui doit les noms de  rivières Eure (Atura), Aar (Arura), Arroux (Aturauos), Arve (Aturaua), Orne (Otorna),Ourcq (Aturicos) ou de ville espagnoles : Tarazona (< Turiasso; Aragon), Tossa de Mar (< Turissa; Catalogne), Túria (Aragon, Valence), etc. sans oublier Aire-sur-l’Adour (Atura, du nom au fleuve).

 

Au xive siècle, le chroniqueur Jean Froissart mentionnait l’Adour en ces termes « la belle rivière de Lisse qui court tout au milieu de Tarbes » .

C’est une lutte de plusieurs siècles que se sont livrés gens de Bayonne, de Cabreton et de Port d’Albret (Vieux Boucau), pour faire de l’Adour leur fleuve. 

Longtemps c’est Capbreton qui est le port au débouché du fleuve sur l’Océan, et c’est par là qu’en 930, les Vikings ont envahi les Landes. C’est de là que partent les pêcheurs à la recherche des baleines, près des côtes tout d’abord, puis en Islande et jusqu’au Canada et Terre Neuve, lorsqu’elles se raréfient. Bayonne est alors en pleine prospérité. Grâce à sa situation privilégiée de port intérieur, aux eaux calmes et profondes à quelques kilomètres de l’embouchure, la vie économique y est florissante. 

Mais vers 1310, des événements climatiques catastrophiques vont tout bouleverser. Tempêtes, pluies diluviennes incessantes, montagnes de sables déplacées et qui finissent par boucher l’exutoire de l’Adour dont les eaux gonflent et inondent Bayonne … une situation critique ! 


C’est alors que la force des eaux du fleuve déchaîné ouvre une brèche vers la dépression d’Hossegor. Le flot puissant rejoint l’exutoire du lac de Soustons, et finit sa course vers l’Océan au Plug de Messanges. Une nouvelle embouchure s’est créée. Bayonnais et Capbretonnais sont soulagés, mais très vite la situation portuaire des deux cités s’avère catastrophique. L’étroit exutoire qui demeure à Capbreton, est souvent impraticable et le trafic vers Bayonne est très aléatoire. Le chenal vers la mer se modifie au gré des intempéries qui le détériorent (éboulement des rives, ensablement, …), et les gros navires ne peuvent plus l’emprunter. 

 

L’Adour se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents :

  • l’Adour de Payolle, du massif de l’Arbizon (2 831 m),
  • l’Adour de Gripp, du massif du pic du Midi de Bigorre (2 877 m)
  • l’Adour de Lesponne, du massif de Lascours (2 488 m),

L’Adour s’écoule vers le nord sur près d’une centaine de kilomètres à travers les Hautes-Pyrénées jusqu’au département du Gers. Là, il s’oriente vers l’ouest, contournant le vignoble de Madiran, et rejoint le département des Landes où il sépare les coteaux prépyrénéens deChalosse (au sud) des Landes de Gascogne (au nord).

Il est rejoint à Port-de-Lanne par les Gaves réunis, de débit supérieur, qui apportent les eaux du Lavedan, du Haut-Béarn et de Soule. Puis il se jette dans l’océan Atlantique entre les Pyrénées-Atlantiques (Anglet) et les Landes (Tarnos).

Autrefois, l’Adour se terminait par un delta correspondant au Maremne, autour de son estuaire principal de Capbreton. Son exutoire actuel dans l’Atlantique, à hauteur d’Anglet, lui a été donné en 1578.

Extrait du récit d’un amoureux de l’Adour   

L’Adour est un des rares fleuves européens à posséder encore des frayères à saumons (Salmo salar).

Dans un lointain passé géologique, l’Adour a creusé une profonde vallée, aujourd’hui sous-marine. À 35 km au large, l’entaille atteint 1 000 à 1 500 mètres de profondeur : c’est le Gouf de Capbreton, qui ne se résorbe dans la grande déclivité océanique qu’à 50 km de la côte.

Qui connaît Lafitole, butte de molasse isolée, léchée par le fleuve, dont le château – disparu – était nommé « lanterne de Bigorre » ? Ce belvédère, haut de cinquante mètres, ne porte plus que quelques maisons et une église quelconque, mais le panorama sur les brumes du matin ou les couleurs tranchées des champs et des bois n’a que de lointaines limites ; le fleuve s’y devine en larmes argentées dans une gangue verte.

ladour2-300x218 dans COURS d'EAU-RIVIERES de FrancePassé de la Bigorre à l’Armagnac, l’Adour freine son cours, calcule ses premiers méandres véritables, forme des îles et des bras morts, les « noues ». Les rives ne sont plus tout à fait sûres. Mais il y a encore des passages plus rapides sur des « radiers » où les eaux se frottent aux cailloux dans un bruit continu de crécelle. Les poissons se multiplient en quantité et en nombre d’espèces. Les brochets n’arrivent pas à venir à bout des populations d’ablettes et de vairons ; gardons, carpes, barbeaux pullulent. Les truites finissent par renoncer. Sur les coteaux, la vigne est plus insistante.

On dit parfois que Bigourdans et Armagnacs auraient adopté le nom de « Val d’Adour » pour désigner cette vallée opulente. On peut en douter. Les solides ruraux qui peuplent les villages ancrés dans ce val utilisent toujours le nom de « Rivière » pour désigner leur terroir. Cinq communes sont ainsi baptisées. Le val est un rêve, la rivière une réalité.

A Aire-sur-l’Adour, le fleuve entre dans le département des Landes ; il est large, profond, dessine des contours plus amples et plus repliés, mais jamais son intérêt piscicole ne faiblit, et les « gros », tels la carpe, la brème et le mulet, appelé « muge », défieront les pêcheurs jusqu’au bout. Le fouillis des bois sur les rives s’accroît encore, tandis que villages et maisons s’éloignent des terrains saturés d’eau, les « barthes », qui occupent le fond de la vallée, plus ou moins bien protégées par des digues à l’approche de la mer.

Partout, l’Adour a l’âme généreuse. Les terres qu’il traverse, dans des paysages plantureux, ont la fécondité qu’apportent le soleil et l’eau. Sa vallée est celle de toutes les nourritures terrestres. Le maïs, plus ancien et plus beau ici qu’ailleurs, côtoie des prairies, des jardins, des vergers. Les oies comme les canards, gavés de grains dorés, apportent des promesses de foie gras.

La vigne est présente de Tarbes à Urt ; de Belloc à Larrivière, elle invente de somptueux crus de terroir : Madiran, Pacherenc-du-Vicbilh, Côtes-de-Saint-Mont, tandis que la traversée du Gers coïncide avec celle de l’Armagnac, qui distille dans ses alambics de cuivre une eau-de-vie de « premier jet », plus fréquemment qu’une eau-de-vie « à repasse », distillée deux fois, comme le cognac. Ici, contre toute attente, le bas Armagnac a plus de réputation que le haut, et s’écrit avec orgueil sur les étiquettes.

Tout au long de son cours, l’Adour est ainsi une provocation permanente à mépriser les régimes diététiques et les mises en garde sur les « abus dangereux ». Mais le remède est à côté du mal, dans les eaux de Bagnères-de-Bigorre, au pied de la montagne, et de Dax, où vient mourir la marée.

L’Adour ressemble à l’amour : passionné, généreux, toujours tentateur… et quelque peu médecin.

Les 28 et 29 octobre 1978, une centaine de scientifiques et d’accompagnants se réunissaient le plus sérieusement du monde à Bayonne en un congrès organisé par la ville de Bayonne et la Société des sciences, Lettres et Arts de cette cité, à propos d’un thème tout à fait inédit : le IVe centenaire du détournement de l’Adour…

Ceux qui connaissent la célèbre et très sonore chanson gasconne « Si la Garonne avait voulu, lanturlu ! » (si elle avait voulu à Toulouse ne pas se détourner vers Bordeaux !) pouvaient penser un instant à un canular de même calibre concernant l’Adour. Mais pas du tout : le thème était sérieux et très valable, car il fut constaté que des intéressés arrivèrent de tous les coins de France et aussi de l’étranger pour commémorer l’événement en question qui s’était déroulé à Bayonne quatre siècles auparavant, le 25 octobre 1578 très exactement.

Le « détournement » par Louis de Foix en 1578

On retrouvera l’ingénieur un peu plus tard dans la région, attachant son nom à la construction du très beau phare de Cordouan planté hardiment à 63 m de hauteur sur le rocher de même nom au large de l’estuaire de la Gironde, et dont l’édification traînera pendant vingt-six années, de 1584 à 1610…

Depuis : 400 ans de problèmes avec la « barre de l’Adour »
Mais le cadeau de Louis de FOIX aux Bayonnais en 1578 se révélera un peu empoisonné, Car à la nouvelle embouchure (le nouveau BOUCAU) il y a l’Atlantique… et il y a le sable ! Le fleuve dériva d’abord à l’intérieur de son nouvel estuaire : vers le sud de la côte d’Anglet, pour former près de la chambre d’Amour plusieurs passes sinueuses, et très vite il y eut formation d’un maudit banc de sable, véritable haut fond en plein travers de l’estuaire lui même : la « barre de l’Adour ».

De siècle en siècle pendant 400 ans, il fallut procéder à des endiguements de plus en plus rallongés, toujours pour chercher à resserrer le fleuve entre les deux rives en repoussant l’envahissement latéral des sables, le but étant de concentrer l’effet de chasse d’eau produit par le jusant. Mais chaque fois qu’on allonge les digues, la barre se recule d’autant, et elle est toujours là !

Article à lire en son entier sur le site d’origine  

Dans l’Adour, on trouve encore tous les migrateurs sauf l’esturgeon (disparu pour cause d’extraction massive, et de surpêche) : Saumon, Anguille, Grande Alose, Alose feinte, Truite de mer, Lamproie fluviatile, Lamproie marine.

1. Les aloses sont très présentes sur l’Adour jusqu’à Saint-Maurice (où se situe un obstacle infranchissable), et dans les Gaves.

2. L’anguille : sa population subit un très fort déclin dans la majeur partie de l’Europe depuis une vingtaine d’années, essentiellement à cause des atteintes portées à ses milieux de vie continentaux.

3. La lamproie est présente sur le bassin, mais on manque encore de connaissances sur l’évolution de sa population.

4. Le saumon est une espèce emblématique de ce bassin : on le trouve dans les bassins des gaves (Oloron, Pau) et de la Nive, mais pas dans l’Adour même. Les efforts engagés depuis 1999 pour la reconstitution de ce stock (réduction de la pêche au filet et à la ligne, alevinage), combinés à l’amélioration de circulation (passes à poissons) donnent des résultats encourageants : le saumon colonise de meilleures zones de frayères, sur les parties amont, et les productions de juvéniles atteignent des niveaux très supérieurs à ceux des quinze dernières années.

La diminution générale de la faune piscicole s’explique par plusieurs facteurs :

- la dégradation générale du milieu

- les nombreux obstacles tels que les barrages hydroélectriques, les seuils et les barrages de soutien d’étiage

- les extractions qui ont conduit à la destruction des zones de frai et de grossissement, notamment celle des esturgeons

- la mauvaise qualité de l’eau, notamment à l’aval de la Midouze, qui constitue un obstacle à la migration piscicole

- les prélèvements d’eau pour l’irrigation

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