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Au jeu de la Tarasque

Posté par francesca7 le 27 octobre 2014

 

la-tarasque-300x212Relatant les jeux de la Tarasque se déroulant en 1846, un chroniqueur du temps nous explique qu’alors, au milieu de cette population en rumeur, à entendre ces cris de fête, à voir ces costumes d’un autre temps, l’on pourrait se croire en plein Moyen Age. Et d’ajouter : « Vous auriez beau ressusciter à Paris le dragon de saint Marcel, à Vendôme le dragon de saint Bienheuré, à Rouen la gargouille, à Reims la kraulla, à Poitiers la grande Gueule ou la bonne sainte Vermine, à Troyes la Chair salée, à Metz la Grouille, etc., vous n’exciteriez pas le délire et l’enthousiasme qui exaltent ces imaginations méridionales, quand on leur crie que la tarasque va courir !

Il semblerait que c’est hier qu’ils ont été délivrés, par un miracle, du monstre antédiluvien qui ravageait le littoral des Bouches-du-Rhône, rapporte encore ce témoin des réjouissances de l’année 1846 liées à l’ancestrale légende de la Tarasques ; que c’est hier que sainte Marthe est venue exprès de la Palestine pour éteindre ses fureurs avec quelques gouttes d’eau bénite ; et que, dans la procession qui aura lieu plus tard pour célébrer les vertus de leur céleste libératrice, les Tarasconais seront persuadés qu’ils la voient elle-même conduire en laisse, avec un ruban, cette espèce de crocodile ou de saurien, dont l’appétit ne pouvait se satisfaire qu’avec de petits enfants, voire même avec des adultes.

Le monstre a existé, poursuit notre chroniqueur ; vous avez au moins une de ses vertèbres dans les fossiles de Cuvier. Sans croire pieusement à tous les détails de la légende de sainte Marthe, je crois au monstre avec tous les géologues modernes ; et je ne consens nullement à partager l’opinion de ces savants archéologues qui voient dans les jeux de la tarasque une allégorie mystique, où le paganisme est représenté par un dragon, et le christianisme par une vierge armée de l’aspersoir.

Le roi René arrangea en roi littérateur ces divertissements populaires ; il y ajouta quelques scènes, et les remit en faveur, comme fit Shakespeare pour les vieilles pièces du théâtre anglais ; mais il respecta la tradition, et n’inventa rien ; il n’inventa surtout pas la tarasque, serpent de l’espèce de celui que le chevalier Gozon détruisit à Rhodes, qui avait réellement habité les environs de Tarascon, et qui, d’après une autre légende manuscrite, fut tué par un chasseur artésien ; exploit qui valut à la famille d’Arlatan le privilège de prélever un droit sur la récolte annuelle du kermès.

Quelle que soit l’origine de ces jeux, nous apprend encore l’auteur de ce récit paru dans l’Illustration à la demande du rédacteur de la revue, ils ont été exécutés cette année à Tarascon avec une pompe extraordinaire. On eût dit que les Tarasconais, en voyant les rails de deux chemins de fer se croiser sur leur ville, pressentaient que c’en était fait des vieilles traditions, des vieux usages, des vieilles fêtes, et qu’avec la civilisation nouvelle il n’y aurait bientôt plus place pour la tarasque elle-même sur la place publique ; ils semblaient lui adresser un solennel adieu ; et quelque jour, nous le pensons nous-même, le spectacle que nous voudrions esquisser ne conservera d’autres vestiges que les lithographies de l’Illustration. Mais déjà on entend les fifres et les tambourins ; allons voir défiler la bravade : c’est le prologue de la pièce, la revue préliminaire des personnages principaux.

Où nous placer ? Il n’est que neuf heures du matin, et la foule encombre toutes les rues : les fenêtres sont garnies de dames, les toits ont leurs spectateurs, et tous les gradins des échafauds attestent, par la diversité des costumes, que plus de trente mille curieux sont arrivés de vingt lieues à la ronde : la belle juive d’Avignon n’a pas eu peur d’être insultée, comme la Rébecca de Walter Scott au tournoi d’Ashby-la-Zouche ; la protestante des Cévennes a oublié ses rigueurs puritaines ; elle a les yeux aussi animés que l’Arlésienne, qui est doublement fière de se sentir la plus belle de toutes par ses charmes naturels et l’élégance de sa toilette.

Ce serait une douce occupation d’étudier ces spectatrices si fraîches et si bien parées… ; Mais voici le cortège. En tête marchent les héros du jour, les tarascaïres ou chevaliers de la tarasque, sur deux rangs ; ils sont trente environ, précédés de leur chef qui porte le bâton du commandement, et suivis de leur drapeau, sur lequel est représentée la tarasque. Leur costume brille par la dentelle et la soie ; à leur écharpe en sautoir pend l’image de la tarasque, décoration dont ils sont plus glorieux qu’un grand d’Espagne de l’image de la Toison d’or ; leur cocarde est rouge et bleue, ce sont les couleurs de la tarasque.

A la grande satisfaction des fabricants de Nîmes et de Saint-Étienne, il s’est débité depuis la veille je ne sais combien de mètres de rubans de cette nuance : chaque tarascaïre en décore le nerf de bœuf et la longue fusée qui arment ses mains ; il en distribue a ses amis et à ses hôtes, aussi prodigue de ces faveurs bicolores que les héritiers constitutionnels de l’empereur du ruban de sa Légion d’honneur.

Après les chevaliers de la tarasque vient un corps de musique, c’est-à-dire, de tambourins et de fifres appartenant à la corporation des vignerons, que vous voyez avec les ustensiles de leur travail, des ceps de vignes, des gourdes, des barillets, etc. Les derniers de ces enfants de Noé traînent une corde qui servira à la cérémonie. Ils sont suivis de quatre hommes, dont deux portent un baril connu sous le nom de bouto embriagou (le tonneau d’ivresse) ; les deux autres ont sur l’épaule de longues barres.

La coiffure des deux premiers est burlesquement composée avec le fond de leurs sacs, que les deux autres ont plié autour du buste. Après eux se déploie encore une bannière, et puis vous reconnaissez les jardiniers, qui se sont munis de toute espèce de plantes potagères, de choux monstres, d’artichauts ; quelques-uns ont préféré des faisceaux de fleurs ; celui-ci porte un arrosoir, celui-là une pompe, et les trois derniers ont tressé une longue guirlande en rameaux de buis. Qui prend rang après les horticulteurs ? La houlette indique que ce sont les bergers, dont l’un porte un barillet rempli de cette espèce d’huile qu’on extrait du genévrier, et appelée ici oli de cadi.

Aux bergers succèdent les ménagers ou agriculteurs, y compris les charretiers et les garçons de ferme. Un second groupe de tambours et de fifres complète le cortège, qui, avant de défiler, est allé entendre la messe à Sainte-Marthe. Un repas de corps attend les diverses corporations ; mais quand une heure sonnera, elles seront toutes à leur poste.

A une heure après-midi, a lieu la première course de la tarasque. Lagadeou, lagadeou ! la tarascou, la tarascou ! Lagadeou, lagadidadeou, la tarascou, lou casteou ! (le château) Lagadeou ! est le cri traditionnel qui annonce l’approche du monstre : lagadeou ! mot sacramentel qui ferait tressaillir un Tarasconais, n’importe dans quel lieu du monde vous le prononceriez ; lagadeou ! mot talismatique dont se servira l’ange du jugement dernier, pour ressusciter toutes les générations qui dorment dans le cimetière de Tarascon. Le château (lou casteou !) est encore un cri local, le château de Tarascon étant l’unique monument de la ville, un modèle d’architecture militaire qui, par sa date et son style, appartient au règne du bon roi René.

Une explosion d’artifices annonce bientôt la tarasque elle-même sur la place de la Mairie, où la foule frémissante l’appelle par ses cris. A son aspect, les acclamations redoublent. Les mères montrent à leurs enfants cet animal extraordinaire, masse informe, abritée sous une carapace d’où sort une tête de dragon, jetant par les naseaux des gerbes de feu.

Quelques tarascaïres, cachés dans les entrailles de la tarasque, ont soin d’entretenir ce souffle infernal avec leurs fusées ; d’autres, poussant le monstre, lui prêtent une agilité extraordinaire ; mais il faut se garder surtout de sa queue, longue poutre qui se meut en tout sens, et qui a plus d’une fois cassé bras et jambes ; car ce jeu est sérieux pour ceux sur qui la tarasque se retourne tout à coup à l’improviste ; et c’est alors que la tarasque a bien fait (a ben fa), comme on dit du taureau qui blesse ou tue un toréador ; c’est alors qu’on crie plus haut : Lagadeou ! la tarascou !…

Heureusement, cette année, le nombre des boiteux et des manchots de Tarascon ne s’est pas augmenté. La tarasque a décrit toutes ses évolutions avec toute sa fureur traditionnelle ; mais les fuyards ont couru plus vite qu’elle ; ceux qui l’ont poursuivie se sont toujours écartés à propos, ou ils en ont été quittes pour, quelques contusions.

La bouto-embriagou n’a pas non plus envoyé beaucoup d’estropiés à l’hôpital. Pendant que la tarasque se repose de sa première sortie, les hommes aux sacs et aux barres, qui sont des portefaix, courent avec leur tonnelet suspendu à la corde ; ils renversent tous ceux qui se laissent toucher par leurs barres et par la bouto-embriagou, dont l’oscillation continuelle rend cette course assez originale.

Un épisode invite tout à coup au recueillement au milieu du tumulte. Notre-Dame des Pâtres vient en personne assister à la fête, escortée de ceux que nous avons vus défiler avec leurs houlettes. Notre-Dame se présente sur l’animal qui eut l’honneur de servir de monture à la sainte famille lorsqu’elle se réfugia en Egypte. Notre-Dame elle-même a pris la forme d’une petite fille toute rayonnante, d’une innocente beauté, d’une petite fille jolie comme on raconte que l’était Marie enfant, dans l’évangile apocryphe de la Vierge.

Deux gracieuses figures du même âge, que la coquetterie maternelle a couvertes de bijoux, sont assises avec elle sur le trône en baldaquin qu’on a artistement fixé sur l’ânesse. Admirez-les sans profane indiscrétion ; car, dans le cortège des bergers, il en est un de qui il faut vous défier, celui qui porte la provision d’huile visqueuse avec laquelle on goudronne la laine des moutons hargneux. Pendant que vous êtes là à vous ébahir, le nez au vent, il trempe une baguette dans son huile et vous la passe sur la lèvre supérieure, de manière à y laisser une sale et puante moustache. Les rieurs ne seront pas de votre côté, si vous êtes la victime de cette grossière malice.

Tenez-vous aussi à une distance prudente des ouvriers qui viennent piocher la terre et y planter leurs ceps. Il en est deux qui traînent chacun un bout de la corde dont ils se sont servis pour délimiter le champ du travail. Au moment où la foule se serre autour de ces vignerons, la corde se déploie, et ses replis tendus s’ouvrent pour fouetter les jambes des badauds, qui se renversent les uns sur les autres.

La musique annonce une autre scène : c’est l’enfant Jésus qui a voulu, lui aussi, comme sa mère, venir voir les jeux de la tarasque. En l’absence de l’ânesse, il a accepté l’offre du robuste personnage à qui sa complaisance pour l’enfant divin a valu le nom grec de Christophe (Christo-Phore) et le titre de patron des portefaix. Saint Christophe, avec sa robe de soie fanée, semble avoir été autrefois un grand seigneur ruiné ; le petit Jésus, intronisé sur ses larges épaules, a tout le luxe d’un enfant de sang royal, le diadème sur le front, et en main la croix qui a sauvé le monde.

L’enfant se sert de sa croix pour bénir les fidèles ; mais saint Christophe, dont la statue herculéenne est placée ordinairement au vestibule des églises, se conduit en vrai saint d’antichambre : il s’est armé d’un balai terminé par une touffe d’orties, et, sous prétexte de nettoyer la voie publique pour son divin fardeau , il s’adresse aux jambes dés curieux. Les cris de la mauvaise humeur des patients, comme les joyeux éclats de rire, se perdent, dans la musique des tambourins et des fifres qui précèdent l’enfant au céleste sourirent le géant goguenard.

Les jardiniers ont aussi leur intermède : ils ont orné une charrette d’un dôme de feuillage et de fleurs, sous lequel ils s’abritent ; vraie décoration à l’italienne, digne de la ville où l’on admire à bon droit la tonnelle de M. Audibert, le Vilmorin et le Loudon de la Provence. A ce char triomphal sont attelées des mules, animal employé ici à tous les travaux agricoles. Tout à coup elles partent au galop. Malheur à ceux qui se trouvent sur leur passage ! ce n’est pas seulement qu’ils risquent d’être écrasés, mais les jardiniers, qui ont avec eux leurs arrosoirs et leurs pompes, font tomber au loin une pluie d’orage.

A l’averse déterre succède la trombe marine, lorsqu’un autre char en forme de bateau, connu sous le nom de l’Esturgeon, signale la présence des mariniers du Rhône dans la fête. Les pompes des bateaux lancent leur déluge plus haut que les pompes des jardiniers. Si vous n’avez été qu’arrosé une première fois, vous êtes noyé une seconde.

Les malices des ménagers sont plus innocentes, et dignes de l’âge d’or. Il en est bien parmi eux qui, feignant de prendre votre soif en pitié, vous invitent à donner l’accolade à leur calebasse, et, l’approchant eux-mêmes de vos lèvres, vous inondent au lieu de vous désaltérer ; mais la plupart se contentent de figurer sur leurs mules dans la promenade de saint Sébastien, distribuant çà et là des petits pains. A leur tête marche un timbalier, qui bat la mesure à la musique. Cette cavalcade fait sourire les spectateurs venus de Montpellier, qui disent tout bas qu’ils préfèrent à la tarasque lou Chivalé, comme on l’appelle, dans le département de l’Hérault, le cheval de la danse mauresque que j’ai vu exécuter autrefois sur la place de la Canourgue.

tarasque_1Peut-être les Tarasconais abandonneraient-ils à votre critique quelques détails de leurs fêtes ; mais gardez-vous bien de médire de la tarasque qui a fourni ses trois courses entre les scènes d’intermèdes ! Vous seriez traité de sacrilège et expulsé de la ville, si vous n’y étiez pendu ; car la tarasque est à la fois, pour Tarascon, ce qu’était le Palladium pour la ville de Priam, le Veau d’or pour Israël idolâtre, le dieu Bel pour les Babyloniens.

Attaquer la tarasque, c’est attaquer le Tarasconais dans ses affections, son honneur, sa religion même. Lorsque, sous la Restauration, le comte d’Artois (Charles X) passa à Tarascon, le royalisme local se manifesta en offrant au prince une petite tarasque en or !

source (D’après « L’Illustration », paru en 1846)

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Château de l’Ours à Montluçon

Posté par francesca7 le 4 février 2014

 

 

Le chevet de l'égliseAu temps des premières croisades – l’Histoire ne précise pas la date – la vieille cité de Montluçon était gouvernée par Archambaud, comte de Montluçon, qui, comme beaucoup d’autres paladins, s’en alla combattre en Palestine, où il succomba. En partant pour la Terre Sainte, Archambaud avait laissé au Château de Montluçon, sous la garde de son écuyer Raimbaud, qu’il croyait fidèle, sa femme Ermengarde et ses enfants. Odile de Montluçon, charmante blonde de seize ans en était l’aînée.

Tant qu’Ermengarde vécut, Raimbaud dissimula ses noirs desseins. Mais la veuve d’Archambaud mourut et dans la nuit qui suivit son trépas, l’écuyer indigne ne craignit pas de satisfaire, par la violence, la brutale passion qu’il avait pour Odile. Afin de cacher son forfait, Raimbaud fit boire un narcotique à sa victime, l’enferma dans un cercueil et simula des obsèques.

Peu de temps après, par une nuit noire, il enferma Odile, en compagnie d’une vieille servante, dans le sauvage château des sires de Lignerolles, dont il voulait en faire son tombeau et où elle mit au monde un fils. L’enfant, élevé au milieu des bois, grandissait et errait souvent sur les rochers d’alentour, vêtu d’une peau de fauve, effrayant par sa vue les pâtres du voisinage, qui baptisèrent alors le manoir du nom de Château de l’Ours.

Un jour, sur les bords du Cher, il fit la rencontre d’un vieil anachorète habitant l’ermitage de Ste-Radegonde, auquel il conta les souffrances et la triste odyssée de sa mère. L’ermite, un ancien preux qui avait porté la colichemarde et la cotte de mailles, en informa quelques seigneurs voisins, vassaux de celui de Montluçon, les conduisit au Château de l’Ours et, tous ensemble, s’emparèrent de Raimbaud, au moment où celui-ci venait une fois de plus torturer ses victimes. Le crime de l’écuyer traître et félon, ayant été dévoilé aux habitants de la cité, on le pendit, haut et court, aux créneaux du château de Montluçon.

Odile, ramenée dans la demeure seigneuriale, se retira ensuite dans un couvent de la ville, où elle finit ses jours. Quant à son fils, il s’illustra plus tard en Palestine sous le nom de chevalier Sarrazin.

Telle est la tragédie dont furent témoins les quelques murs qui subsistent encore. Pour l’édification des touristes, promeneurs ou pêcheurs qui hanteront encore ces parages, nous avons tenu à rappeler la légende qui flotte autour de ces ruines archéologiques.

La ruine du château de l’Ours s’élève dans la vallée du Cher, à 9 Km au Sud de Montluçon; et dans un site sauvage aux confins des communes de Sainte-Thérence et de Saint-Genest, à l’extrémité d’une arrête rocheuse étroite, au confluent du Che! et de son affluent le ruisseau de l’Ours. Malgré les efforts des historiens, le passé du château de l’Ours est mal connu…

 

Son nom même a donné lieu à des tentatives d’explication qui, en l’état de nos connaissances, sont autant d’hypothèses. L’Ours pourrait être le nom de la première famille noble qui occupa le château mais on ne sait rien d’elle. Montusés fait remonter le mot à Orcus, autre nom de Pluton, roi des enfers et dieu des morts, et le mot désignerait par extension un lieu sauvage. Selon le docteur Piquand, un ours pyrénéen aurait pu être amené par un membre de la colonie maure rescapée de la bataille de Poitiers (732) et installé dans la vallée de ruisseau de l’Ours, non loin du château, où elle teignait la laine, de la légende .

 La légende ne s’est pas privée d’inventer d’autres explications, toute fantaisistes: le nom proviendrait de l’ours diabolique dompté par Sainte Thérence ou de la peau d’ours dont était vêtue la pitoyable Odile de Montluçon emprisonné dans le donjon.

 

L’explication la plus simple et la plus vraisemblable sans doute est d’ordre étymologique : l’Ours ou Lource, Lource dériverait de la racine préceltique OURS OURCE qui désignait l’eau tumultueuse: le château aurait tout simplement pris le nom du ruisseau de l’Ours qu’il surplombe. L’occupation première du site pourrait remonter à la naissance de la féodalité, aux IXe -Xe siécles, époque à laquelle certains individus ont subjugué les populations locales par leur puissance relative et cherché à asseoir leur sécurité en des lieux naturellement protégés.

Le donjon datant du début du XIIIe siècle, il est toutefois plus vraisemblable de penser que c’est à cette époque que le site fut fortifié dans le cadre d’une politique défensive du Bourbonnais menée par Philippe Auguste et son fidèle vassal Guy de Dampierre contre la menace anglaise venue d’Aquitaine (les anglais ont occupés Montluçon de 1170 à 1188). En récompense de ses loyaux services, Guy de Dampierre reçut alors la châtellenie de Montluçon en augmentation de fief et étendit ses terres vers l’ouest; il lui fallait des défenses solides dans la région de Marcillat, zone limite avec l’Aquitaine; il fit donc construire vers 1210 sans doute le château de l’Ours et celui de Ronnet, places fortes d’un ensemble fortifié s’étendant de Montaigut-en-Combraille à Nouhant.

Toutefois la situation du château de l’Ours au fond d’une vallée étroite difficile à franchir à cet endroit n’étant guère stratégique, on peut imaginer que la forteresse fut construite par le sire de Bourbon à la demande des moines de Menat et pour leur protection; ils étaient en effet établis en aval, à Saint-Genest-Vieux-Bourg, à Polier et à Lavault-Sainte-Anne: le fond de la vallée conduisait tout droit à leurs prieurés.

260px-Le_chateau_de_l'ours_au_début_du_XX_siècleLE SITE / Protégé naturellement par d’impressionnants à-pics du côté des vallées du Cher et du Ruisseau de l’Ours, ce site de confluence ne l’était pas au sud, du coté de l’unique accès possible par l’arrête rocheuse sur laquelle le château fût construit; un ensellement profond, creusé de main d’homme dans le rocher, permit de renforcer ce point faible en même temps qu’il procurait la pierre nécessaire à l’édification de la forteresse: le château de l’Ours est construit sur un éperon barré.

Les gravures du XIXè siècle et les photographies prises au début du XXè montrent les abords du château complètement dénudés. Les troupeaux de bovins, de chèvres et de moutons qui paissaient sur les communaux des Côtes empêchaient alors la repousse de la végétation.

Sauvage et pittoresque le site fut classé en 1941, surtout à cause de l’originalité de sa  végétation : le buis, qui aime le sol calcaire, y prolifère sur le sol granitique.

 Le donjon / II est le vestige essentiel de cet ensemble fortifié. On en remarque la maçonnerie soignée, les rares ouvertures aux jambages et linteaux taillés, les chaînages de pierres équarries séparant les trois niveaux de la tour, qui mesure aujourd’hui 19 mètres de haut et 9,50 m de diamètre à la base.

Une ouverture pratiquée dans la muraille au sud, après l’abandon du château, permet d’entrer dans la salle du rez de chaussée (diamètre: 2.55m), d’apprécier l’épaisseur de la muraille (3.40m) et de constater que l’accès à cette salle se faisait uniquement par l’oculus percé 7 m plus haut au centre de la voûte en forme de goulot de bouteille (diamètre: 0.47).

Cette salle était la cave, le magasin à vivre du château et non, comme on l’imagine souvent, une oubliette abondamment évoquée dans les légendes. Elle servit pourtant de prison au moins une fois, en 1422, lorsque Guillaume du Betz, à la fois seigneur brigand de l’Ours et capitaine gouverneur de la justice de la ville de Montferrand, se vengea de ses administrés qui l’avaient mis à la porte en y enfermant deux otages.

D’un diamètre intérieur de 3.26 m la salle circulaire du premier étage n’est éclairée que par deux couloirs rayonnants la reliant à travers la muraille aux deux seules grandes ouvertures du donjon dominant le Ruisseau de l’Ours; celle de l’Est était agrémentée d’une bretèche en planches reposant sur les deux pierres apparentes en saillie et servait de latrines ; seule entrée possible, l’ouverture nord était accessible par une rampe fixe en bois prenant appui sur le sol et reposant sur le pilier, continuée jusqu’à la porte d’entrée, par une passerelle amovible, conformément au principe des donjons romans .

Par un escalier à vis construit dans l’épaisseur de la muraille et éclairé par deux petites ouvertures, on accédait du premier au second étage, quasiment borgne, circulaire lui aussi à l’origine, transformé plus tard en salle rectangulaire de 3 mètres sur 4, pourvue d’une _cheminée. LBIERJEON (exemple ancien doryon)

La hauteur de la tour jadis était de 24mètres, quand elle était coiffée de hourds en bois débordant du donjon. Au haut de la muraille on voit les trous où prenaient appuis les jambes de force qui soutenaient la courtine couverte de tuiles, poste d’observation idéal, moyen de défense vertical aussi.

Les propriétaires du château de l’Ours

Le château de l’Ours appartint dès le XIIIe siècle à la famille noble de la Voreille (Mazirat), puis passa par mariage en 1350 à la famille du Betz, propriétaire d’une seigneurie dont le siége primitif se tenait en face, sur Saint-Genest, entre Pégut et Rillat. Il passa à la couronne avec le rattachement du Bourbonnais à la France (1531).

Le château a pu être occupé jusqu’au XVIIe siècle au plus tard; il fut sans doute rarement, sinon jamais, résidence seigneuriale. Bastion défensif de la châtellenie de Montluçon, il abrita le plus souvent une garnison, une cinquantaine d’hommes d’armes au plus.

Le château de l’Ours est aujourd’hui propriété de la commune de Sainte Thérence, qui se soucie de la sauvegarde de ce bel exemple d’architecture militaire inscrit au « Monuments Historiques» (1995) d’une conception déjà archaïque d’une cinquantaine d’années quand il fut construit, au début du XIue siècle.

Après avoir mis la ruine hors d’eau en 1993 en faisant couler au sommet du donjon une dalle de béton, tâche délicate confiée à des alpinistes en bâtiment, le béton étant apporté par hélicoptère, la commune de Sainte-Thérence a fait réaménager en 1996 le chemin d’accès à cet imposant vestige historique.

Les légendes

Château de l’Ours à Montluçon dans CHATEAUX DE FRANCE 1-3Une telle forteresse rumée se dressant en un site aussi sauvage devait solliciter l’imagination et engendrer des légendes, recueillies par le docteur Piquand.

- On raconte que le château fut construit en peu de temps par le maure I1dérim (alias le malin) pour le compte de Humbaud, moitié seigneur moitié brigand qui lui avait vendu son âme et qui, ayant assassiné son diabolique ami, le rejoignit accidentellement dans l’immense cave qui occupe tout le rocher, dit-on; sa descendance en fut maudite et la foudre détruisit le château.

- Eprise de son cousin Rodolphe, Emma d’Artonne avait dû épouser le sire de Lignerolles qui tue Emma et jette son amant dans les oubliettes du château de l’Ours. Depuis, dit on, la fantôme implacable du sire erre désespérément dans lesruines.

- La pure Odile, fille d’Archambaud de Montluçon parti en Terre Sainte, est l’héroïne d’une légende à peu près semblable, et d’une autre au dénouement moins tragique: elle subit les outrages de Rambaud, homme de confiance de son père absent; Rambaud l’enferme dans le château de l’Ours où elle enfanta un fils; vêtue seulement d’une peau d’ours, elle survécut à une longue et dure captivité et Rambaud fut pendu à Montluçon.

SOURCE : ASSOCIATION Combraille Environnement 03420 Marcillat Mise à jour par la Commnnauté de Communes du Pays de Marcillat en Combraille, décembre 2006                                                                                             

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, LEGENDES-SUPERSTITIONS, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Les premiers contes de Noëls

Posté par francesca7 le 25 décembre 2013

La nuit de Noël est celle du merveilleux, des prédictions, des lumières symboles d’espérance et des contes faits à la veillée. Au fil des ans et des hommes qui les ont racontés, ces contes ont évolué, passant progressivement de Dieu à l’homme.

Les premiers contes de Noëls dans LEGENDES-SUPERSTITIONS houx

Les premiers contes de Noëls

img-noel-04 dans LEGENDES-SUPERSTITIONSLes premiers contes de Noël étaient colportés par les troubadours au Moyen Âge. Les anciens les racontaient ensuite à la veillée, notamment avant la messe de minuit. Ces contes médiévaux, liés à l’Histoire sainte et à la nativité, sont souvent inspirés des Évangiles apocryphes. Que racontent ces jolies légendes ? Des histoires d’animaux au grand cœur et des récits effrayants sur les envies meurtrières du roi Hérode… On y décrit comment le rossignol a pu endormir l’enfant Jésus dans sa crèche grâce à son chant aussi doux que celui de Marie ; comment le rouge-gorge s’est roussi le jabot en battant des ailes pour empêcher le feu de s’éteindre ; comment une araignée a tissé sa toile vite, vite, à l’entrée d’une grotte où s’était réfugiée la Sainte Famille pour que les soldats d’Hérode n’aient pas l’envie d’y entrer ; comment du blé semé a poussé et mûri en un seul jour pour que le paysan puisse répondre aux soldats, sans mentir, qu’il n’avait pas vu passer d’enfant depuis les semailles…

 

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Du premier Noël aux Noëls miraculeux

img-noel-02Ensuite, progressivement, les contes de Noël ont inscrit le merveilleux dans le quotidien : on racontait les miracles qui survenaient la nuit de Noël, les trésors cachés qui se découvraient, assurait-on dans de nombreuses régions, au moment de l’offertoire de la messe de minuit, le don de la parole dont les ânes et les bœufs se trouvaient pourvus cette nuit-là et qu’il ne fallait surtout pas surprendre (ça porterait malheur !), les morts qui reviennent, l’espace de quelques heures, se réchauffer ou dîner à la table des vivants… Dans de nombreuses provinces françaises, les familles laissaient d’ailleurs pour ceux de l’autre monde un peu de pain et de beurre sur la table avant de partir pour la messe de minuit.

 

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Noël dans le cœur de l’homme

img-noel-06À partir de la fin du XVIIIe siècle, les contes de Noël racontent moins la naissance de l’Enfant Jésus ou les miracles de cette nuit magique. Ils évoquent plutôt ce que Noël met alors de bonté et de merveilles dans le cœur des hommes. Le conte de Noël se développe au XIXe siècle au point de devenir un genre littéraire qui va se maintenir jusqu’à l’Entre-Deux-Guerres. Chaque année à Noël, les journaux et revues, tant pour adultes que pour enfants, vont publier le leur. Elles en demandent la rédaction à un journaliste, un romancier pour la jeunesse ou parfois à un écrivain de renom. On y découvre ainsi comment un homme dur peut retrouver la tendresse de son enfance (L’étrange Noël de M. Scrudge), comment rien n’est perdu en ce jour d’espérance (Les deux sapins de l’église Sainte-Aurélie, de Jean Variot), comment la pauvreté s’efface derrière l’amour ou la charité (Quand un mendiant devient père Noël, Les petits souliers…). Même un conte « dur» comme La petite fille aux allumettes d’Andersen sauve la noirceur du monde par la lumière de l’au-delà.

img-noel-07Évoquons aussi le souvenir de Charles Dickens : il avait écrit des contes de Noël tellement beaux qu’un industriel anglais, bouleversé à leur lecture, décida de donner tous les ans un jour de congé à ses employés pour Noël. Cela semble bien peu aujourd’hui, mais c’était beaucoup à l’époque : la magie de Noël avait joué son rôle…

 
Texte : Marie-Odile Mergnac

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baumes les Dames, jadis Balmea

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

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bien située dans un élargissement verdoyant de la vallée du Doubs, Baume les Dames vit en partie de petites industries (imprimerie, mécanique, meuble s, industrie alimentaire). Là sont fabriquées les célèbres pipes Ropp.

 La cité vit naître les frères Grenier ; Edouard, le poète (1819-1901) et Jules, le peintre (1817-1883) dont la maison natale se trouve rue Barbier au n°1 . C’est à Baume les Dames que le physicien Jouffroy d’Abbans (1751-1832) expérimenta pour la première fois en 1778, un bateau à vapeur. Un monument, élevé près du pont du Doubs, commémore l’événement.

 Comme Baumes les Messieurs, Baume les Dames, jadis Balmea, Balma, Palma puis Baume les Nonnes, doit son nom à un vieux mot celtique qui signifie grotte et à une ancienne abbaye de bénédictines ; sur la place de la République, une voûte permet d’accéder dans son enceinte et d’y voir l’église abbatiale restaurée ; l’abbaye fondée au 7ème siècle a l’emplacement d’un château, serait le lieu où sainte Odile, aveugle et chassée d’Alsace par son père, vécut et retrouve la vue par le baptême. Au 18ème siècle, les « chanoinesses » de Baume les Dames représentaient la fleur de l’aristocratie ; elles devaient témoigner, pour être admises, de 16 quartiers de noblesse.

Baume-les-Dames, anciennement, Baume-les-Nonnes, apparait pour la première fois au xe et xie siècles dans une charte d’Hugues Ier de Bourgogne et dans deux bulles des papes Célestin II et Innocent II3.

Blason : Coupé, au 1 d’azur, chargé d’un lion naissant d’or, brochant sur un semé de billettes du même ; au 2 d’or, chargé d’une main de carnation vêtue de gueules, mouvante d’une nuée du flanc sénestre, d’azur, et tenant une palme de sinople.

En 1040 est rédigé acte de donation de l’archevêque de Besançon, Hugues Ier, par lequel il y décrit la ville de Baume-les-Dames. Bâtie sur le versant du mont saint-Léger et descendant jusqu’à la plaine. La partie haute (qui sera détruite vers le milieu du xiie siècle par le duc Berthold) comprend l’église Saint-Léger tandis que la partie basse s’articule autour du monastère et du sanctuaire consacré à la vierge. Au nord se dressait l’église Saint-Martin, au sud-est l’église Saint-Sulpice et celle de Saint-Pierre. Par ce document Hugues Ier confirme aussi la possession de quatorze églises des environs au bénéfice de Baume.

En 1173 un traité est conclu en l’abbaye de Baume-les-Dames entre Aymon, prieur de Chaux, et Othon, comte palatin de Bourgogne, quatrième fils de l’empereur Frédéric Barberousse. Par cet acte ils s’associent chacun pour moitié dans la terre du prieuré. Cette opération sera à l’origine de la composition de la seigneurie de Clerval qui sera échangée en mars 1365 par les ducs de Bourgogne au profit des comtes de Montbéliard

La ville de Baume-les-Dames est située en plein cœur d’une vallée verte et pittoresque. Elle bénéficie d’un échangeur autoroutier sur l’A36, d’une gare ferroviaire et du canal du Rhône au Rhin, ce qui est propice au tourisme. Un pôle touristique nouvellement aménagé, lui permet d’ailleurs d’accueillir les vacanciers dans un cadre agréable, grâce au camping, aux 30 habitations légères de loisirs, à l’aire de camping-cars et à la halte fluviale.

Pour plus de renseignements sur le complexe touristique de la ville de Baume-les-Dames, cliquez ici

Les falaises baumoises agrémentent le cadre verdoyant et préservé de la vallée du Doubs et donnent l’occasion aux adeptes de sensations fortes de pratiquer l’escalade. L’escalade à Baume-les-Dames, un des sites d’escalade les plus importants du Doubs, est garante d’un moment de plaisir riche en émotions dans ces lieux pittoresques. Rocher de Sous Buen : 130 voies de 4 à 8. Endroit idéal pour les familles ou les débutants car il y a beaucoup de voies de niveau 4 à 6. Orientation : Sud – Sud/Sud/Est – Est suivant les voies Fente de Babre : 25 voies mixtes Terrain d’Aventure (de A0 à A1) et escalade libre (de 4 à 7b+). Orientation : Ouest Attention : le site est sensible ! L’escalade y est interdite du 15 février au 15 juin (arrêté préfectoral de protection de biotope). Roche de Beaumerousse : 61 voies de 4a à 8. Falaise adaptée pour les familles et les débutants. Orientation : Sud/Sud/Ouest (ombragé l’été) Rocher de Lonot : 16 voies de 5b à 7a. Orientation : Nord (agréable pour escalader au frais en été) Rocher du Quint : 170 longueurs de 5a à 9. Falaises adaptée aux grimpeurs confirmés. Orientation: Sud/Sud/Ouest Falaise de Joland : 13 voies de 6b à 9. Orientation: Sud/Sud/Ouest (ombragé l’été) Un topo faisant l’inventaire des sites est en vente à l’Office de Tourisme.

info@ot-paysbaumois.fr

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Les égoûts de Paris – toute une histoire

Posté par francesca7 le 8 août 2013

Les égoûts de Paris – toute une histoire dans Paris 220px-paris_souterrain_-_les_egouts_service_de_lassainissement__collecteur_du_boulevard_sebastopol

C‘est sous l’actuel boulevard Saint-Michel que les Romains construisirent les premiers égouts parisiens.
« Oubliés » au fil de l’histoire, ces égouts antiques laissent place au Moyen Âge à une version à ciel ouvert. Vers 1200, Philippe Auguste fait paver les principales rues de Paris avec en leur milieu une rigole d’écoulement.
Les eaux sont stagnantes et les rues de Paris sont alors un véritable cloaque.
À compter du xive siècle apparaissent des égouts à fossés qui se développent réellement à l’époque du prévôt Hugues Aubriot. Celui-ci fait construire en 1374 le premier égout voûté en maçonnerie, aujourd’hui localisé en dessous de la rue Montmartre.
Le lit du ruisseau de Ménilmontant devient le Grand Égout et 5 autres égouts, en partie à ciel ouvert sont construits. Ils recevaient les conduits nommé esviers, gargouilles, trous punais, trous Gaillard, trous Bernard. Dans le quartier de l’Université, une partie de l’ancien lit de la Bièvre, détourné par Charles V sert d’égout. Dans le quartier de la Cité, il n’y a pas d’égout; les eaux s’écoulent dans la Seine, par les ruisseaux des rues, des éviers et des gargouilles.
Les fossés de l’enceinte de Charles V (construite de 1356 à 1383) servent d’égouts à ciel ouvert sur la rive droite. Ils sont comblés sous Louis XIV pour aménager à leur emplacement les grands boulevards, avec un premier égout de ceinture sous eux.

Jusqu’au xviiie siècle, les urines et matières fécales sont recueillies dans des fosses d’aisance peu étanches qui participent à la dégradation des nappes phréatiques les plus superficielles et à la pollution des eaux de puits. Les fosses d’aisance sont vidées régulièrement par des vidangeurs ; les matières fécales extraites lors des vidanges sont acheminées à la voirie de Montfaucon au pied des Buttes-Chaumont où elles se dessèchent. La matière ainsi obtenue est ensuite revendue aux agriculteurs comme engrais.

Les égouts se développent peu à peu.
La grande épidémie de choléra de 1832 joue un rôle de déclencheur. Pour la première fois depuis la période romaine, la ville de Paris entreprend une grande opération d’assainissement. Les égouts sont encore fort peu nombreux au début du xixe siècle : moins de 50 kilomètres (pour plus de 2 000 à la fin du XXe).
Le peu d’égouts existant est mal connu de l’administration de l’époque, qui n’en possède pas les plans.
L’inspecteur des travaux de la ville de Paris Pierre Emmanuel Bruneseau (1751-1819) entreprit d’ailleurs d’en établir la cartographie tout en tentant d’en réaliser le curage. Ami de Victor Hugo, il est cité dans Les Misérables.

Rive droite, le Grand Égout suit le lit du Ru de Ménilmontant qui reçoit plusieurs ruisseaux descendant des buttes de Belleville et de Ménilmontant. Il se jette dans la Seine à hauteur du Pont de l’Alma. D’autres égouts descendent également vers la Seine, drainant sa rive nord.
Rive gauche, c’est la Bièvre qui joue le rôle d’égout collecteur principal. Déjà au Moyen Âge, les Parisiens utilisaient les pentes naturelles de la Montagne Sainte-Geneviève pour évacuer lesexcréments vers la Bièvre ou directement vers la Seine. Notons qu’à cette époque, l’eau de la Seine est puisée pour être consommée.

Le réseau contemporain

 dans ParisC’est Eugène Belgrand qui, sous l’impulsion du préfet Haussmann, en adéquation avec les théories hygiénistes, entreprend à partir de 1854 le vaste chantier d’assainissement dont est issu le réseau d’égouts actuel. Ils installent des collecteurs sous les artères nouvellement percées. Les immeubles sont progressivement contraints par la loi de 1894 à déverser leurs eaux pluviales et ménagères dans le réseau des égouts : c’est le tout-à-l’égout, ce qui signifie qu’aucune eau usée ne doit être rejetée directement dans la Seine.

Les égouts eux-mêmes ne se déversent plus dans Paris mais en aval, à Clichy. Pour y parvenir, les réseaux de la rive gauche se rejoignent au pont de l’Alma, où ils passent sous la Seine par unsiphon. La pollution de la Seine par le déversement des égouts pousse les successeurs d’Haussmann à mettre en place un système de décantation (premiers bassins en 1878 à Clichy) et d’épandage (d’abord sur Asnières et Gennevilliers). À partir de 1895, les émissaires sont prolongés jusqu’à Achères où les eaux d’égout sont exposées sur des champs d’épandage à Achères même, mais aussi à Pierrelaye et Triel-sur-Seine.

L’année 1930 voit naître les premières usines d’épuration. La plus importante est celle d’Achères, mais d’autres stations sont installées sur d’autres sites : Valenton (94), Noisy-le-Grand (93) et Colombes (92).

En 1985, un crocodile échappé d’une réserve s’est réfugié dans ces égouts, mais les autorités n’ont pas mis longtemps à le capturer.

Les égouts de Paris dans la littérature 

  • Victor Hugo, Les Misérables, tome 5, livres deuxième et troisième : les égouts anciens en 1862 Les Misérables TV L2.
  • Umberto Eco, Le Pendule de Foucault.
  • La Grande Vadrouille (1962), un film de Gérard Oury avec Louis de Funès et Bourvil
  • Les Frères Pétard (1986)
  • Bon voyage ! (1962)
  • Delicatessen (1991), de Jean-Pierre Jeunet, où des égoutiers s’infiltrent dans un immeuble par les égouts.
  • Ratatouille (2007), où le rat Rémy arrive dans les égouts de Paris entraîné par le courant d’une rivière (peut-être la Bièvre) dans laquelle il s’est jeté, à la campagne.
  • Rush Hour  (2007), avec Lee et Carter qui rejoignent Kenji dans les égouts après avoir été jetés du taxi de George et récupérés par les hommes de Kenji. Ensuite Lee et Carter plongent dans les égouts parisiens.

Les égouts de Paris au cinéma

 

 http://www.dailymotion.com/video/xaj4jr

 

 À Paris, les égouts font partie des attractions touristiques de la capitale. Ils peuvent être visités : un accès est ouvert au public sur la rive gauche de la Seine, au pied du pont de l’Alma. Ce « musée des égouts » accueille près de 95 000 visiteurs par an. Le parcours donne des informations sur l’histoire et le fonctionnement du réseau des égouts parisiens. Le musée présente les égouts de Paris depuis Hugues Aubriot, prévôt de Paris à l’origine du premier égout voûté de Paris vers la rue Montmartre, à Eugène Belgrand, ingénieur duxixe siècle, à l’origine de l’actuel réseau d’égouts.

On y aborde aussi le travail des égoutiers de la ville de Paris et l’assainissement de l’eau.

En 2007, le musée a reçu près de 95 000 visiteurs.

 

 

 

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