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Cafetier au CAFES DE PARIS

Posté par francesca7 le 5 mars 2014

 

Café Procope (Le) à Paris, accueillant
les grandes figures des arts et lettres

(D’après « Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris », paru en 1862)

 
320px-Café_Procope_1  
L’établissement des cafés de Paris ne date que de la moitié du XVIIe siècle, et c’est en 1686 que le Sicilien Procope, après avoir travaillé pour un cafetier du nom de Pascal, rachète un établissement rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés, qu’il ouvre trois ans plus tard et qui devient l’un des cafés littéraires les plus en vogue, où se rendent Rousseau, Voltaire, Saint-Foix ou encore Crébillon

En 1669, Louis XIV régnant, un ambassadeur de la Sublime Porte, Soliman-Aga, introduisit dans cette ville l’usage du café, dont il était fait depuis longtemps une si grande consommation en Orient, et un Arménien, Pascal, en tint bientôt débit dans une boutique de la foire Saint-Germain.

Mais le café menaçait de passer, comme toutes choses à la mode, et de donner ainsi raison à la moitié de la prédiction de madame de Sévigné, lorsqu’un Sicilien, qui portait le même nom que le secrétaire de Bélisaire, Procope, imagina de recommencer la tentative de Pascal, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés, où venaient de déménager le théâtre de la Comédie-Française —, d’où par la suite, rue de l’Ancienne-Comédie.

Cafetier au CAFES DE PARIS dans ARTISANAT FRANCAIS 240px-Cafe_Procope_barLe café ouvert par Procope en face du théâtre, au n°13 de la rue, n’avait pas tardé à être fréquenté par la meilleure compagnie et par la plus illustre — des gardes du roi et des philosophes, des gentilshommes et des académiciens. Les écrivains, c’étaient Voltaire, Destouches, Piron, J.B. Rousseau, Danchet, Ducastre d’Auvigny, Richer, Tronchin, Guyot de Merville, Lachaussée, Facarony, Fontenelle, Crébillon, Saint-Foix, Diderot, Lemierre, De Belloy, Chauveau, Voisenon, etc.

Etait-ce à cause du délicieux poison noir que venaient là ces gens de lettres ou de génie ? Oui, quant aux uns ; non, quant aux autres. La Comédie-Française était en face, et il était naturel que ceux qui vivaient d’elle ou qui la faisaient vivre demeurassent le plus longtemps possible dans son voisinage, et passassent leurs journées au café Procope, foyer de nouvelles et de cancans de toutes sortes — même après le départ de la Comédie pour l’autre rive de la Seine.

P.L. Buirette de Belloy, membre de l’Académie française, avait fait jouer par messieurs les comédiens français trois ou quatre tragédies, une Gabrielle de Vergy, un Titus, une Zelmire, un Siège de Calais ; Lemierre, autant de tragédies, un Artaxerce, une Hypermnestre, unBarnevelt, un Idoménée ; Prosper Jolyot de Crébillon, père, autant de tragédies, un Catilina, un Idoménée, un Xercès, une Electre ; Bernard Le Bouvier de Fontenelle, autant de tragédies, un Bellérophon, un Brutus, un Énée ; Rousseau, autant de tragédies, un Jason, uneMarianne ; Alexis Piron, autant de tragédies, un Fernand Cortez, un Gustave Wasa, unCalisthène ; Poullain de Saint-Foix, quelques comédies, la ColonieDeucalion et Pirrhale Financierles Veuves turques ; Denis Diderot, deux drames, le Fils naturel et le Père de famille ; Chauveau, une comédie en cinq actes et en vers, l’Homme de cour.

Au café Procope venaient aussi des fermiers généraux amants des Muses et des comédiennes, par exemple Mgr J.J. Leriche de la Popelinière, qui, à ses heures de loisir, subsevivae horae, daignait écrire tout comme un autre, et nous en a laissé, comme preuve, une Daïra, tirée à un très petit nombre d’exemplaires, et des Dialogues dans le goût du Portier des Chartreux, tirés à un seul exemplaire.

Les gardes du roi se mêlaient, au café Procope, aux « gardes d’Apollon », en petite quantité, mais ils s’y mêlaient. Il y a, à ce propos, une anecdote qu’on a beaucoup racontée, et qui mérite de l’être encore.

Un jour Saint-Foix entre chez Coltelli dans de mauvaises dispositions ; il avait sans doute été sifflé la veille. Derrière lui entre un garde du roi qui demande une tasse de café au lait et un petit pain, pour « dîner ». « Alors, murmure Saint-Foix, une tasse de café au lait et un petit pain, cela fait un fichu dîner ! »

D’abord le garde du roi n’entend pas, ou ne veut pas l’entendre. Saint-Foix, ainsi que cela arrive aux gens qui sont distraits et qui s’ennuient, répète sa phrase plusieurs fois, et chaque fois plus haut. Le garde du roi se fâche et le regarde avec une sorte de colère, comme pour l’inviter à se taire.

« Vous ne m’empêcherez pas, répondit Saint-Foix, de trouver qu’une tasse de café au lait avec un petit pain ne fasse un fichu dîner !… Oui, répéta-t-il avec plus de chaleur encore, une tasse de café au lait avec un petit pain fait un fichu dîner !… » Le garde du roi, justement impatienté, se lève alors et fait à Saint-Foix un signe sur lequel il n’y avait pas à se méprendre. En ce temps-là ce n’était pas comme aujourd’hui, chacun portait une épée au côté et la peau répondait de l’intempérance de la langue.

Le garde du roi et Saint-Foix sortent donc du café Procope et s’en vont à quelques pas de là, dans le jeu de paume, qui est devenu le passage du Commerce. Saint-Foix est blessé au bras ; son adversaire s’approche courtoisement de lui ; il lui répète, avec cette obstination qu’on a quelquefois, on ne sait pourquoi : « Oui, monsieur, je soutiens qu’une tasse de café au lait

Le garde du roi va se fâcher de nouveau. On s’attroupe autour des deux adversaires qui veulent remettre l’épée à la main ; et alors surviennent deux gardes des maréchaux de France qui s’attachent à chacun des combattants et les conduisent devant le duc de Noailles, doyen des maréchaux de France. Il faut s’expliquer. Le garde du roi dit que Saint-Foix l’a insulté à plusieurs reprises, même après le premier coup d’épée. Saint-Foix s’écrie brusquement :

« Monseigneur, je n’ai point prétendu insulter M.&nsbp;le garde du roi, je le tiens pour un galant homme et un brave militaire ; mais votre grandeur ne m’empêchera pas de dire qu’une tasse de café au lait avec un petit pain ne soit un fichu dîner !… »

Le duc de Noailles rit, tout le monde rit, Louis XV rit, et l’affaire en resta là, heureusement. Saint-Foix avait raison pourtant : c’est un maigre dîner qu’une tasse de café au lait avec un petit pain, un triste dîner, car beaucoup de gens de lettres aujourd’hui, beaucoup de savants même, de ceux qui viennent au café Procope, ne peuvent s’en payer un plus confortable et plus réconfortant.

File:Cafe Procope plaque.jpgLe café Procope fut un peu dédaigné par les lettres, car les lettres émigrèrent vers les hauteurs de Montmartre. Il demeura cependant parmi les habitués fidèles de cet établissement historique des noms qui, pour n’avoir pas le retentissement de ceux des habitués du café des Variétés ou de la Brasserie des Martyrs, n’en appartiennent pas moins à d’estimables personnes, comme : le savant Desprez, qui, le soit, y faisait de la copie savante ; Coquille, un rédacteur de feu l’Univers, journaliste qui écrivait beaucoup et qui parlait peu ; le commandant Couturier de Vienne, fort joueur d’échecs ; Bernard, la bête noire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, n savant professeur qui consacra quarante années de sa laborieuse carrière à un traité organique de la latinité ; Renard, libraire, féroce joueur de dominos, dont on cite une partie qui dura deux ans avec Dantzell, graveur de la Monnaie.

Citons encore Montferrand, un avocat ; Catelan, un professeur ; Galtier, Castelnau, Adam et Blatin, médecins ; puis un administrateur du bureau de bienfaisance, un greffier de justice de paix, quelques libraires, quelques rentiers, etc. N’oublions pas l’homme au thé, un respectable et mystérieux gentleman qui, chaque soir, à minuit sonnant, avalait méthodiquement plusieurs tasses de thé Souchon et de thé Hyswen mêlés, préparées par lui.

 

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, Paris | Pas de Commentaires »

Maisons normandes par Mély

Posté par francesca7 le 16 février 2014

 

par

F. de MÉLY

Illustrations de Jules ADELINE

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 Saint-Cenéri_Le_Gerei

La maison de bois sculpté est de tous les pays : on la trouve en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, en Italie ; mais c’est surtout en France que les vieilles demeures étalent sur les supports de leurs encorbellements, les histoires symboliques, les figures de fortune, pour employer le terme du XVIe siècle, que la fantaisie des artistes sut modifier de mille façons.

En Normandie, la maison a des caractères absolument particuliers qui n’échappent pas à l’oeil de l’observateur ; il y a là un art qui appartient en propre à une école de maîtres-maçons, au service desquels sculpteurs, charpentiers, potiers, mirent tout leur talent ; de cette association, sont sorties les maisons normandes, telles que nous les voyons encore aujourd’hui.

La véritable maison normande se trouve dans la Vallée d’Auge et dans le pays de Caux. Lorsque le train qui file vers Caen a dépassé Bernay, le paysage change : aux champs labourés de l’Ile-de-France, aux forêts du Vexin, succèdent de gras pâturages sillonnés de rivières et plantés de pommiers ; la verdure la plus intense se développe dans des terrains d’alluvions, au sous-sol marneux, où la pierre fait absolument défaut. C’est là, dans ce pays où les ouvriers durent se plier aux nécessités de la situation, qu’il faut suivre l’entier développement de cette architecture, qui n’a pas pris naissance en cet endroit, mais qui, forcément, subit certaines modifications imposées par le manque absolu de matériaux de première nécessité.

Tandis que dans les demeures de bois des autres pays, tout le rez-de-chaussée jusqu’au premier étage est de pierres de taille ou de solide maçonnerie, c’est à peine si, dans ce coin de la Normandie, les fondements s’élèvent au-dessus de terre, à la hauteur nécessaire pour préserver la filière de l’humidité. La maison dès lors devient une véritable cage, démontable, transportable, et plusieurs habitations déplacées de nos jours, par leurs propriétaires, ont mis dans la suite les archéologues dans un grand embarras.

*
**

Il faut établir une distinction bien nette entre la maison de ville et le manoir de campagne, d’ailleurs aussi dissemblables que possible, à quelque point de vue qu’on les étudie. A la ville, la maison n’a qu’un espace resserré, où elle doit s’élever entre deux autres maisons qui l’aideront à soutenir une façade toute en hauteur ; tout au plus sera-ce une maison d’angle. Les conditions d’existence sont essentiellement différentes à la ville et à la campagne ; les moeurs, les coutumes, sont autres pour le bourgeois et pour le gentilhomme. Chez l’un, il faut le calme, l’espace ; chez l’autre, le mouvement des affaires, les mille épisodes de la vie communale à laquelle il prend une part active, les événements quotidiens, qui dans une ville du moyen âge, si éloignée d’un autre centre, prennent une importance capitale, donnent à l’existence une direction bien différente. Qu’importent à la ville les grandes pièces, les vastes salles où se réuniront les amis ! Le maître du logis tient-il boutique ? C’est au rez-de-chaussée, dans un sous-sol, que sont entassées les richesses de son commerce ; c’est là qu’il reçoit, derrière son comptoir : c’est là qu’il apprend et raconte les nouvelles, quand le temps ne lui permet pas d’être dans la rue, et encore les vastes encorbellements que l’architecte lui a ménagés sauront-ils le préserver du soleil et de la pluie. La rue est étroite, la boutique est sombre : c’est sous l’encorbellement encore qu’il transporte son magasin, qu’il fait voir, qu’il étale ses plus belles marchandises, si bien qu’un jour, par droit de conquête, il tentera d’occuper toute la rue, et que les édits les plus sévères parviendront à peine à lui faire comprendre que le passage est à tout le monde. Les chemins sont mauvais et les voitures rares ; on circule à cheval : qu’est-il besoin dès lors de ces vastes chaussées sans lesquelles il semble qu’on ne puisse vivre aujourd’hui ? A l’encorbellement du premier étage succède celui du second : puis le grenier, le galetas, les lucarnes, venant brocher sur le tout, font de la rue une sorte de puits qui va en se rétrécissant et au fond duquel s’agite toute une population de gens affairés : affairés, mais calmes, ou les Normands auraient bien changé : le temps pour eux n’est rien ; et les longues transactions, les interminables affaires sous un ciel souvent brumeux, se discutent sans fin à l’abri du toit qui s’avance et qui remplace ainsi les arcades du Midi ; les unes défendent du soleil, les autres de la pluie. N’est-ce pas aussi du terrain gagné que ce double avancement, n’est-ce pas sans bourse délier un léger agrandissement ? Nous parlons ici des rues marchandes, bordées d’échoppes, de boutiques, où les corporations agglomérées se faisaient par leur voisinage une saine et loyale concurrence ; d’autres rues plus tranquilles, que le pas d’un cheval ou le bruit du lourd marteau de porte retentissant, faisaient seuls tressaillir, étaient bordées de maisons plus vastes, mais moins ornées, occupées pendant l’hiver par les hobereaux du voisinage. Habitués qu’ils étaient aux grandes habitations de la campagne, leur demeure tient le milieu entre la maison de ville et le manoir. A celles-là nous ne nous arrêterons pas, les caractères des deux logis s’y appliquent également. Quelques longues colonnettes sculptées, un écusson sur une porte gothique à panneaux plissés, à laquelle pend une poignée de fer forgé, indiquent l’aisance du propriétaire.

De toutes ces vieilles villes, Lisieux est peut-être celle qui a le mieux conservé son aspect du moyen âge. Tout, encore aujourd’hui, semble d’un autre temps, et, pour un peu, on s’attendrait à voir sur le seuil de sa boutique, un homme en surcot, avec ses souliers pattés, coiffé du chaperon, vous proposant sa marchandise. Au rez-de-chaussée, des grilles ferment les fenêtres, moins compliquées certes que celles de la rue des Prouvaires, dont nous parle Guillebert de Metz dans sa description de Paris, à l’abri de laquelle on parlait à ceux de dehors « si besoin étoit sans doubter le trait ; » mais derrière elle, on s’attend encore à voir le gracieux hennin de la fille du crieur qui regarde la longue procession s’avancer vers l’église.

Les fenêtres prises dans l’entre-deux des colombages sont étroites. L’art du charpentier ne s’est pas encore élevé jusqu’au chevronnage en losange que nous voyons apparaître au XVIe siècle seulement ; alors, il faudra ménager de plus larges ouvertures, des fenêtres et non des jours ; plus tard, au XVIIe siècle, on en arrivera même à un développement si considérable, que de larges travées de vitraux finiront par remplir des parties entières du pan de bois. La maison ressemblera dès lors à une lanterne et, à des générations qui ont vécu dans l’exagération de l’obscurité, succéderont des enfants qui voudront l’exagération de la lumière.

A la fin du XVe siècle, le vieux sentiment gothique avec tous ses caractères fait un nouvel effort en Normandie ; alors que Michel Colomb, sur la Loire, sculpte à Nantes le tombeau du duc François II, cette large page qui nous dit la puissance réaliste de son ciseau, les vieux fabliaux français retrouvent, avec leur iconographie ancienne, la vogue qu’ils avaient perdue : Chanteclair, le coq, Fauvel, le renard, se reprennent à la vie, et viennent, non seulement dans les cathédrales, sur les stalles et sur les boiseries, étaler leur image parfois fort inconvenante, mais au faîte des maisons, les vieux bestiaires normands nous montrent la réaction qui se produit à ce moment.

Tous ces montants, toutes ces potilles appellent le ciseau du sculpteur ; mais si d’aucuns propriétaires élèvent de jolies demeures, bien peu cependant ont le moyen de couvrir entièrement de sculptures tous ces bois apparents. Les maisons où les têtes de poutres, les consoles disparaissent sous les modillons, sont communes ; celles-là sont rares, au contraire, qui comme la vieille demeure de la Salamandre semblent un grand bahut du XVIe siècle, reposant sur de forts piliers, entre lesquels le marchand ouvre sa boutique.

Le toit se couronne d’une vaste lucarne, si large quelquefois qu’elle tient toute l’étendue de la façade, sans être cependant un pignon ; suspendue en encorbellement, elle semble une adjonction, ce n’est qu’une chambre de plus gagnée sur la hauteur. On la prendra dans le toit mansardé au XVIIe siècle. Il faut alléger le poids de la maison, le mur forcément doit être moins épais, le maçon appelle à son aide le couvreur, et ce dernier garnit cette nouvelle portion de la façade, soit de tuiles aux tons vermeils, soit d’ardoises habilement taillées, soit d’un mince bardeau de bois dont les écailles, les losanges, les carrés, artistement entrelacés, deviendront un nouveau motif de décoration. A la fenêtre, de forts anneaux de fer soutiennent de longues perches de bois, sur lesquelles la ménagère fait sécher son linge et ses hardes, et le rayon de soleil qui descend sur ces cottes rouges, jaunes, entremêlées de draps et de nappes, donne, comme à Gênes et à Venise, un air de fête aux plus pauvres demeures, dont l’épi qui surmonte le toit vient mêler aux tons chauds de la tuile l’harmonie de son brillant émail.

Dans le Midi, tout est fait contre le soleil ; en Normandie, tout est disposé contre la pluie : les toits dépassent d’une façon exagérée les murs de la maison et, pour supporter leur avancement, le charpentier, sous la main duquel le moindre bois prend un aspect artistique, développe sur deux corbeaux aux figures grimaçantes cette gracieuse arcade gothique, qui couronne d’une façon si heureuse les entrelacements du pan de bois.

Quand un étage n’est pas protégé par une saillie de l’encorbellement supérieur, une sorte de petit auvent de tuiles ou d’ardoises défend la fenêtre contre l’eau qui fouette ; l’intérieur n’en est pas égayé, à notre point de vue s’entend ; l’étroite fenêtre à guillotine laisse filtrer peu de jour, les toits, les auvents le diminuent encore ; les chambres sont petites, mal disposées, se commandent ; un demi-jour y règne continuellement, mais ce clair-obscur, c’est la lumière pour l’artisan qui dans les sombres profondeurs de sa boutique se livre aux travaux les plus délicats. Que de fines dentelles, de délicates ciselures naissent sous les doigts de ces artistes dans un milieu où nous verrions à peine le siège qu’on nous offre et qu’un pauvre rayon de soleil ne vient jamais égayer. Mais pour l’apprenti la vie est pleine d’avenir, il sait qu’à son tour il deviendra maître quand il aura produit son chef-d’oeuvre, et le maître n’a qu’un souci, c’est de laisser intacte à ses enfants la réputation du magasin du Petit Saint-Georges ou de la Truie qui file.

*
**

Tout autre est le manoir. Dans la verdure que plaquent au printemps les larges taches roses des pommiers en fleurs, une légère colonne de fumée signale une habitation. Il nous faut la chercher, cachée chaudement, comme un nid, au pied de la colline qui l’abrite du vent de mer. Avançons sur le frais tapis vert qui descend en pente douce jusqu’à l’étang, au milieu d’une avenue d’arbres fleuris, qui sèment au vent du soir la neige de leurs pétales. Le calme règne ; dans l’herbage paissent les belles vaches qui lèvent à peine la tête au passage de l’étranger ; des chiens aboient, c’est que le maître du logis est chasseur, que dans les bois qui couronnent sa demeure il trouve de quoi satisfaire ses goûts cynégétiques. Il n’est pas belliqueux ; mais que la guerre arrive, que son seigneur l’appelle, il détachera la lourde épée dont ses aïeux se sont servi ; il montrera que le nom qu’il porte, nom qui sera plus tard inscrit sur la plaque de Dives, n’a pas dégénéré, et que le cri de guerre du duc Guillaume trouve un écho dans son coeur ; mais ce n’est pas sa carrière. A d’autres les combats ; la lutte, il la laisse aux seigneurs que leurs donjons de pierre, leurs fossés remplis d’eau mettent à l’abri d’un coup de main ; ce qu’il veut, c’est la vie paisible, tranquille, à laquelle la guerre de Cent Ans ne l’a pas habitué ; il veut jouir de la paix et c’est dans son domaine qu’il prétend la trouver.

Le manoir est assez difficile à définir : ce n’est pas un château, ce n’est pas non plus une simple maison d’habitation : le vieux mot normand de maison manable ne saurait s’y appliquer. Si le propriétaire n’est pas toujours noble, en tout cas, c’est un homme libre, qui ne relève que de son seigneur, et qui sur sa terre est maître de bâtir, sans cependant pouvoir élever des travaux de défense. Aussi avec quel soin il construit sa maison. L’intérieur varie peu : au rez-de-chaussée, la grande salle basse qui communique directement avec le dehors ; à côté la cuisine ; et par derrière, l’escalier, dans une tourelle indépendante, qui donne justement à toutes ces demeures un caractère tout spécial, par la légèreté qu’elle apporte à l’économie de l’édifice ; l’extérieur, au contraire, est toujours différent ; ici rien n’arrête comme à la ville le libre développement de la construction et chacun dispose à sa fantaisie, qui le pignon, qui les lucarnes, qui la tourelle de l’escalier, demandant ensuite au sculpteur, plus habile, plus artiste peut-être que celui de la ville, d’orner suivant son goût les façades de sa demeure. Le lourd colombage, qui, dans la maison de ville du XVe siècle, coupe en deux les étroites fenêtres, s’amincit et devient un délicat morceau de bois, chargé d’écailles. Que le manoir soit petit, qu’il soit grand, qu’il date du XVe ou du XVIe siècle, tout y est à étudier, à examiner, parce que tout est soigné, fini, et que de longues années ont vu se succéder des artistes que l’amour de l’art, plus que celui du gain, semble avoir inspirés.

Maisons normandes par Mély dans LITTERATURE FRANCAISE 236px-Caen_Maison_des_Quatrans_faceDans la vaste salle du rez-de-chaussée, s’écoule pour ainsi dire la vie tout entière du gentilhomme campagnard. Plus constamment vivante, peut-être, que dans les grands châteaux, elle voit se succéder tous les amis du maître ; du vassal au seigneur, chacun y est reçu, et si le banc de bois est réservé au paysan, la haute chaire, garnie de ses couettes et de ses épaulières, attend le suzerain.

Noël du Fail, sieur de la Hérissaye, dans les Contes et Discours d’Eutrapel, nous en a laissé une description bien charmante qu’il faut reproduire dans son vieux texte imagé : « Dedans la salle du logis la corne de cerf ferrée et attachée au plancher, où pendent bonnets, chapeaux gresliers, couples et lesses pour les chiens, et le gros chapelet de patenostres pour le commun. Et sur le dressorier ou buffet à deux estages, la saincte Bible de la traduction commandée par le Roy Charles Quint y a plus de deux cens ans, les Quatre Fils Aymon, Oger le Danois, Mélusine, le Kalendrier du Berger, la Légende Dorée, le Roman de la Roze. Derrière la grande porte, force longues et grandes gaules de gibier et au bas de la salle, les bois couzus et entravés dans la muraille, demie-douzaine d’arcs avec leurs carquois et flesches, deux bonnes et grandes rondelles, avec deux espées courtes et larges, deux hallebardes, deux picques de vingt-deux piés de long, deux ou trois cottes de chemises de mailles dans le petit coffre plein de son, deux fortes arbalestres de passés avec leurs bandages et garrot dedans et sur la grande fenestre sur la cheminée trois haquebuctes, et au joignant la perche pour l’espervier, et plus bas à costé, le tonnelet, esclotaières, rets, filets, pautières, et aultres engins de chasse ; et sous le grand banc de la sale, large de trois piés, la belle paille fresche pour couchier les chiens, lesquels pour ouyr et sentir leur maître près d’eux, en sont meilleurs et vigoureux. Au demeurant deux assez bonnes chambres pour les survenants et estrangers et en la cheminée de beaux gros bois verd lardé d’un ou deux fagots secs qui rendent un feu de longue durée. » Sur les hauts landiers de l’âtre, l’écuelle d’étain est au chaud, et pendant qu’accoudé sur la vaste table qui occupe le milieu de la pièce, le maître mange sa bouillie de farine, dont les Normands étaient si friands qu’ils en avaient été nommés les bouilleux, il regarde à travers les losanges de plomb de sa fenêtre, la pièce d’eau bordée de joncs et de lèches, où vient sommeiller quelque peu avant d’aller grossir le ruisseau voisin, la source près de laquelle est bâtie le manoir. De grands cygnes y nagent paresseusement, et les poules d’eau affairées troublent dans leur indolence les grenouilles qui tachent de points verts, au milieu des nénuphars, le miroir liquide.

L’escalier en pas de vis nous conduit à la chambre à coucher ; le mobilier est succinct, mais les sculpteurs ont passé de longs jours à fouiller les panneaux du lit et ceux du coffre de mariage. Aux entrelacements flamboyants succèdent la mythologie et l’histoire de la Renaissance ; le Sacrifice d’Abraham, les Aventures de Jonas, Apollon et les Muses, entourées d’arabesques pansues, couvrent les coffres ou est serré le linge de la maison, qui ne doit pas tenir grand’place, à en juger par les inventaires du temps : quelques draps, quelques serviettes, là se bornent les toiles, même d’un grand château, à côté de nombreux draps d’or, des soies, des argenteries luxueuses.

Les Normands ont compris de bonne heure, et c’est à leurs expéditions en Italie qu’ils semblent le devoir, la gaieté et la richesse de ces carrelages chaudement émaillés, qui rappellent et les mosaïques et les tapis d’Orient. Aussi, dès que les fabriques des environs de Lisieux, du Pré d’Auge et de Manerbe, succédant à celles du Molay-Bacon, s’établissent, au commencement du XVIe siècle, elles voient s’ouvrir une ère de prospérité, qu’elles doivent à l’éclat, aux tons si gais, si harmonieux de leurs produits brillamment colorés. Pas une salle qui n’en soit pavée : plus tard même, nous verrons les carreaux de faïence mêlés aux colombages de bois extérieurs, dont la teinte mate et neutre fera encore mieux ressortir la vigueur de leur décoration.

De chaque côté du manoir s’élèvent les bâtiments de service. Ici, la laiterie et la fromagerie ; là, le pressoir et les caves ; le maître, de sa porte, peut surveiller ses gens ; au milieu, rompant la monotonie des lignes droites, le colombier octogone, qui dans l’architecture normande occupe une place qu’il ne faut pas négliger. Il nous dit l’importance de la propriété, car ici ce n’est pas aux nobles seuls qu’appartient le droit de colombier, c’est un droit terrien, bien plus qu’un droit seigneurial. Comme son pignon est joli, avec son double toit, surmonté de l’épi de faïence et coupé de grandes lucarnes bien disposées pour abriter les pigeons ! Dans l’entre-deux des colombages, des tuiles entremêlent élégamment leurs tranches sanglantes à la blancheur des mortiers, et les bois dans leurs montants encadrent d’une sombre ligne ce damier d’un nouveau genre. Sur les toits, des paons aux couleurs diaprées, dont la queue aux changeants reflets macule de larges taches d’émeraude la rouge toiture de tuiles, suivent d’un oeil curieux la jeune fille du maître qui cueille dans son jardin, pour s’en faire une coiffure, les roses dont les Normands étaient si fiers.

220px-Caen_saintsepulcre_porteromane dans NormandieNous sommes au XVIe siècle. Jamais ce moment artistique n’aurait vu s’élever le château de Granchamp, resté jusqu’à nos jours comme le type de la bizarrerie d’un architecte du XVIIe siècle : si mal distribué, si étrangement incommode, que les marquis de Saint-Julien, ses propriétaires, durent faire bâtir, à côté, au XVIIIe siècle, un château de pierre, capable de les recevoir. Il était loin, en effet, de ressembler à ce joli manoir de Belleau, démoli il y a quelques années seulement, de toute la Normandie peut-être le plus curieux ; pas un morceau de bois qui ne fût sculpté, pas une extrémité de poutre qui n’eût son écusson. D’abord, c’est la chasse du cerf avec toutes ses péripéties ; la poutre n’est pas assez large, par exemple, pour représenter le chasseur debout ? On le fera couché ; les chiens sont ceux du roi Modus. Puis nous trouvons la légende duRenard et du Singe, et tout à l’entour, la sirène, le chat-huant, la bièvre, le serpent, la tortue, qui ne sont autre chose que l’illustration du bestiaire de Guillaume le Normand. Le sculpteur a laissé aux abbayes, aux églises, le Lai d’Aristote et celui de Virgile, si gais dans leur composition, mais d’une philosophie trop élevée ; le propriétaire a voulu des sujets qu’il comprît : il n’en était pas de plus simple que la chasse et les animaux qu’il rencontrait chaque jour.

Tous ces vestiges du temps passé sont destinés malheureusement à disparaître dans un avenir prochain. A la ville, ce que l’alignement épargnera, sera démoli par le propriétaire ; à la campagne, ces vieilles bâtisses se lézardent, il faut les réparer, elles ne sont pas confortables, on fait construire une autre demeure. Encore quelques années, et de toutes ces vieilles habitations si pittoresques, il ne restera que le souvenir ; ce sont donc presque des adieux que nous leur faisons aujourd’hui.

Source : MÉLY, Fernand de (1852-1935) : Maisons normandes / ill. de Jules Adeline.- Paris : Boussod, Valadon et Cie, éditeurs, 9 rue Chaptal, 1889.- 14 p.- 2 f. de pl., ill. ; 32 cm. – (Extrait de la revue illustrée Les Lettres et les Arts, livraison du 1er décembre 1888).

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Les Fables de La Fontaine

Posté par francesca7 le 10 août 2013

 

 

Les Fables de La Fontaine dans LITTERATURE FRANCAISE images-10« Le lièvre et la tortue », « Le rat des villes et le rat des champs », « La cigale et la fourmi » sont, parmi les Fables de La Fontaine, autant de paraboles qui viennent du fond des âges et que l’auteur a su transmettre à la postérité. Plusieurs des récits poétiques que contient le recueil original sont en fait des reprises de fables du « Panchatantra » indien, transcrits en arabe dans « Kalila wa Dimna ». Si l’antique Ésope garde toutefois la paternité objective de la majorité du contenu, l’écrivain français a habillé le tout de telle sorte que 350 ans plus tard, l’inconscient collectif reste persuadé que La Fontaine et ses Fables sont indissociables…

Puisqu’il faut rendre à César ce qui est à César, le génie de Jean de La Fontaine consiste véritablement à s’être approprié l’œuvre d’Ésope et la sagesse des Anciens en leur instillant un style littéraire et poétique accessible. Le recueil des Fablesest ainsi devenu un véritable best-seller. On ne compte plus ses adaptations au cinéma d’animation ! Walt Disney lui-même a puisé dans ces récits pour réaliser nombre de ses dessins animés.

Une synthèse en 243 fables
Si nous ne connaissons pour la plupart d’entre nous que les principales, il faut savoir que le recueil original comporte 243 fables écrites en vers. Un premier jet correspondant aux Livres de I à VI et publié en 1668 est dédié au Dauphin à des fins éducatives. Le deuxième, du livre VII à XI publié en 1678, est dédicacé à Madame de Montespan, maîtresse du roi. Le troisième, livre XII datant de 1694, est adressé au Duc de Bourgogne, petit-fils du roi. Il s’agit en fait d’un travail de réécriture et d’actualisation de toute une culture classique. On y trouve donc en majorité les Fables d’Ésope mais aussi celles d’auteurs latins comme Horace, Tite-Live et même des lettres apocryphes d’Hippocrate. Ainsi, aborder les Fables de Jean de La Fontaine, c’est entrer en communication avec l’essence de la tradition humaniste sans être obligé d’ingurgiter des tonnes d’ouvrages… On trouve aujourd’hui un nombre incalculable d’éditions qui vont de la plus simple impression (éditions de poche) jusqu’à de magnifiques ouvrages de collection richement reliés, annotés et illustrés. Une bibliothèque sans les Fables de La Fontaine a d’ailleurs presque du mal à se concevoir !

Une sobriété de langage
À l’instar du « Roman de Renard », le procédé de la fable utilise à l’origine la personnification de l’animal pour imager implicitement les Grands de ce monde sans les nommer. Ainsi le fabuliste a-t-il en quelque sorte la fonction du « fou du roi », celui qui peut se permettre de critiquer les dérives du pouvoir tout en restant dans l’implicite. Pour exemple, le roi des animaux prend sa réalité dans « Le lion et le rat », message au souverain pour lui rappeler que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi. La leçon vaut d’ailleurs pour toutes les époques. La Fontaine utilise donc une méthode de simplification pour faire passer le message. Non seulement le texte est court mais, le vocabulaire utilisé, simple et direct. À ce sujet, Anatole France explique que La Fontaine, qui employa tant de mots, n’en inventa guère : il est à remarquer que les bons écrivains sont généralement fort sobres de néologismes. Le fond commun du langage leur suffit…

Des leçons de vie et de sagesse
Les « Fables de La Fontaine » contiennent une sagesse toujours d’actualité et applicable au quotidien. Lire et réfléchir autour de « Le lièvre et la tortue » a permis à Geoffrey, un élève en difficulté scolaire, de trouver l’énergie de persévérer dans ses apprentissages, même si son rythme ne correspondait pas à celui de sa classe. Il a suffi que l’enseignant ait pris en compte, grâce à l’aide d’un psychopédagogue, que les capacités intellectuelles de l’enfant n’étaient aucunement en cause. Bien au contraire, puisque lorsque ce professeur a réalisé que Geoffrey avait simplement besoin de plus de temps, le bilan de connaissances de fin d’année s’est avéré positif, au-delà de toute espérance… « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » enjoint à l’humilité et aux dangers de vouloir être ce que l’on n’est pas. « Le renard et les raisins » fustige celui qui rationalise en projetant sur l’objet de ses convoitises son propre échec. Ce mécanisme projectif fait d’ailleurs partie – on le sait depuis Sigmund Freud – de la psychogenèse de tout individu… Les Fables de La Fontaine ? Des histoires d’humanisation…

 Article de Corinne Delpierre paru au magazine http://www.psychanalysemagazine.com

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Symboles et signification de l’héraldique

Posté par francesca7 le 27 mai 2013

 

 

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 Il est facile d’apprendre les différents termes de la science héraldique et le nom des parties de la cotte d’armes. Des armoiries complètes sont composées d’un bouclier, d’un cimier et, éventuellement d’une devise. Le bouclier, ou écu est l’élément principal. Le cimier (un animal en général) est placé au sommet de l’écu. La devise peut être dans n’importe quelle langue, mais elle est souvent en latin, en français ou en anglais.

Symboles et signification de l’héraldique dans AUX SIECLES DERNIERS herarldique Dans de nombreuses armoiries, on trouve un casque ou des supports (soutiens ou tenants) en plus de l’écu. Beaucoup de blasons comportent des accessoires comme le lambrequin et la guirlande. Le lambrequin servait à l’origine à protéger le chevalier des rayons directs du soleil et à empêcher son armet de rouiller et de s’oxyder. La guirlande symbolise le dispositif de protection de l’endroit où le cimier était attaché à l’armet du chevalier. Il est important de noter que le mot « blason » est le terme technique approprié pour une cotte d’armes.

 Les diverses formes de boucliers : On distingue l’écu rectangulaire, appelé targe ou parme, des anciens Romains : le bouclier de forme ronde, appelé rondache ou rondelle ; les boucliers des anciens Gaulois qui sont rectangulaires, carrés ou échancrés ; le bouclier ovale des Italiens ; l’écu en bannière porté par les Bretons ; les Francs qui portent l’écu de bois rectangulaire arrondi sur la partie inférieure ou losangé, et bien d’autres encore.

 Les parties de l’écu : Lorsque l’on décrit, lit ou établit un blason, il faut toujours nécessairement tenir compte du fait que l’on se place à la positon du porteur de l’insigne. C’est ainsi que les notions de droite (dextre) et de gauche (senestre) sont inversées par rapport au lecteur. Le terme « teinture » correspond aux couleurs utilisées sur les armories. Les tentures représentent deux métaux, sept émaux et diverses fourrures.

LE CHAMP : L’écu quand il n’a aucune division, est dit plein de la couleur du métal ou de l’émail. Quand une ligne coupe le blason horizontalement, on dit que le bouclier est blasonné « par fasce ». Si la ligne est verticale, l’écu est blasonné « par pal » ; en diagonale de dextre à senestre « par barre de bâtardise ». Les lignes, qui ne sont ni simples ni droites, ont des noms particuliers, comme nébulées, dentées ou crénelées.

 1ère division : parti, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne verticale ;

-       coupé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par la ligne horizontale ;

-       tranché, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de la langue du chef à l’extrémité du flanc senestre, c’est à dire à droite pour celui qui regarde ;

-       taillé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de l’angle senestre du chef au flanc dextre, c’est-à-dire à gauche pour celui qui regarde ;

-       écartelé en sautoir, c’est la combinaison du tranché et du taillé ;

-       tiercé en pal est la division en trois parties égales par deux lignes verticales et dont une division est toujours soit un métal, soit un émail, et les deux autres vice versa.

-       Le tiercé en bande est le même que le tiercé en fasce, de même que le tiercé en barre ainsi que toutes les divisions qui découlent des divisons fondamentales précédentes.

LES MEUBLES

Le blason donne ensuite la description du meuble. Presque tout ce qui peut être symbolisé par une couleur ou une forme peut être un meuble. Les meubles représentent des animaux, des personnes, des monstres, des créatures divines, des objets naturels ou fabriqués. Les meubles sont souvent composés d’un seul mot qui simplifie la tâche de description. Par exemple, un lien debout sur ses pattes arrières avec les pattes de devant levées est dit « rampant ». Un aigle, qui regarde par-dessus son épaule droite avec les serres et les ailes déployées, s’appelle un « déployé ».

 Les meubles sur le champ les plus souvent utilisés sont les lions, les roses et les lys. Puis, il y a les pièces honorables. Ce sont des figures géométriques utilisées comme meubles de champ. Les sept pièces honorables sont la bande, le chevron, le chef, la croix, la fasce, le pal et le sautoir. Les quatorze pièces sous-honorables sont l’annelet, la billette, la bordure, le canton, le flaunch, le fet, le gyron, l’écusson, le label, le losange, l’orle, la pile, la rosace et le tressure. Les lignes de partition servent à séparer le champ et la bordure, les pièces honorables et les pièces sous-honorables. Les huit styles de base sont l’ondulé, le nébulé, ‘engrené, le dentelé, le danté, le crénelé, le danché et la ligne en lambel.

 On distingue différentes figures qui sont la combinaison des huit divisions fondamentales dont nous avons parlé précédemment et qui constituent :

-       le sautoir,

-       le chevron renversé, tourné, contourné,

-       le chevronné de diverses pièces, entrelacé, burelé, abaissé vers la ponte de l’écu,

-       les fasces mises l’une dans l’autre, c’est-à-dire la moitié de l’écu supérieur en selle inférieure ou la fasce dentée placée au centre de l’écu,

-        les pals ondés verticalement ou horizontalement et les bandes chevronnées de trois pièces, par exemple.

 220px-Armoiries_Roederer dans AUX SIECLES DERNIERSLe blason peut être orné d’arbres, de fleurs, de plantes et de fruits : ces pièces sont en général comparées aux hommes bons et mauvais et chacun d’eux a un sens caché sous son écorce. En ce qui concerne les arbres, le sapin, étant donné sa hauteur prodigieuse, représente la souveraineté ; le palmier signifie victoire et abondance ; le laurier est le symbole du triomphe : l’olivier, celui de la paix et de la concorde : le chêne symbolise la force et la longue vie : le grenadier et le myrte représentent l’amitié. Le cyprès est le symbole du deuil et de la mort, on le compare aussi à la beauté inexorable. Le pin est aussi symbole de la mort pour le même motif que le cyprès ; une fois coupé, il ne produit pas de rejeton. Le noyer représente l’innocence persécutée. La vigne est le symbole d’intempérance, elle signifie aussi réjouissance et liesse.

 Pour ce qui est des fleurs : les roses rouges symbolisent la beauté et l’amour ; l’oranger, représenté par l’orange, symbolise la dissimulation : le pommier, la fécondité : les fleurs de pensée, d’ancolies et la violette symbolisent la piété envers Dieu ; le tournesol est le symbole de l’homme de bien. Enfin, la corne d’abondance, pleine de fleurs débordantes, signifie libéralité, opulence, liesse et prospérité.

 Des animaux peuvent être représentés. On distinguera le lion, qui est, depuis la plus haute antiquité, déclaré le roi de tous les animaux quadrupèdes ; symbole de puissance et de force. Le lion rampant ne se blasonne pas car c’est sa position ordinaire. Le jeune lion est appelé lionceau. Lorsque le lion est représenté passant, on l’appelle léopard, ou léopardé lorsque la gueule est de face. Il représente spécifiquement la réalisation d’une entreprise hardie effectuée avec force et courage.

 D’autres quadrupèdes peuvent figurer sur le blason : la panthère est le symbole de la légèreté (elle représente la femme) ; le griffon est un animal imaginaire et dénote la vigilance ; le cerf est le symbole de la vitesse et de la crainte ; la licorne est un animal très beau, très noble, qui combat les choses impures ; le sanglier représente la fureur guerrière et la brutalité ; le loup symbolise un vaillant capitaine, mais il dénote aussi un homme paillard et menteur ; les louves sont comparées aux femmes de mauvaise vie.

 On trouve encore d’autres animaux tel le basilic, le serpent, le renard, le tigre, le taureau, le bélier, le chien, le chat, la guivre, la vipère, le dauphin, le cheval, l’hydre, les divers coquillages ; ces différentes figures pouvant être blasonnées ; ailées, dragonnées, adossées, chevillées, ondoyantes, barbées, diadémées, couronnées….

 Parmi les oiseaux et les poissons on distingue : l’aigle, qui est qualifié de roi des oiseaux, il fait sa demeure sur le sommet des montagnes les plus élevées pour s’approcher au plus près des rayons du soleil. On le blasonne ordinairement déployé, c’est-à-dire à deux t^tes, becqué, langué, lampassé, diadémé. Son diminutif est l’alérion ; le merle ayant comme diminutif les merlettes. Les éperviers sont le plus souvent blasonnés comme chaperonnés, liés, perchés, ailes ouvertes ou ployées. De même que le faucon, le vautour. La colombe tient dans son bec un rameau d’olivier, la chouette est couronnée d’or, le paon fait la roue et le pélican a l’estomac ensanglanté de geules.

 Les châteaux, les tours et portails peuvent faire l’objet de représentation sur les blasons. Les châteaux ou maisons sont toujours émaillés et les liaisons sont de sable, de même en ce qui concerne les tours qui peuvent être rondes, carrées, avec ou sans créneaux. Le donjon peut être sommé d’une girouette ou de diverses bannières. L’église ou chapelle est dite couverte, accompagnée ou non d’une ou plusieurs tours. Le portail peut être ouvert ou fermé, de même que la maison. Cette dernière peut être ornée de colonnes mises en pal, qui elles-mêmes, peuvent supporter un lion ou un aigle, par exemple.

 Pour plus d’informations voir ici : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lotec/EcoleCinema/robindesbois/heraldique2.pdf

 

 

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L’origine des noms de famille

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

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Les noms de famille sont venus jusqu’à nous de plusieurs façons. Ils peuvent tirer leur origine de l’entourage d’un individu ou de son métier, ou du nom de l’un de ses ancêtres. La plupart des noms proviennent de quatre sources principales :

 LE METIER : L’homme qui bâti les maisons, celui qui prépare les repas, celui qui moud le grain ou qui taille les vêtements seront nommés respectivement : Jean Charpentier, Jean Cuisinier, Jean Meunier et Jean Couturier. L’homme qui fabriquait les tonneaux était appelé Tonnelier, et Forgeron celui qui travaillait les métaux. Dans chaque village, il y avait plusieurs Forgeron, Charpentier et Meunier. Ils n’étaient pas forcément parents de ceux du village voisin.

 LE LIEU D’HABITATION : Jean, qui habitait sur la colline, s’appelait Jean Aumont ; celui qui vivait près d’un cours d’eau prouvait être baptisé Jean Ruisseau. De nombreux noms proviennent de noms de lieux géographiques. On sait q’un nom est un nom de lieu s’il se termine, par exemple par l’un des éléments suivants : – mont (Aumont), – bois (Verbois) – eau (Palaiseau) etc…

 PATRONYMES (NOM DU PERE) : On peut souvent reconnaître les patronymes d’origine anglaise par leur terminaison en – son (fils), comme Williamson, Jackson, etc. Les terminaisons qui signifient « fils » dans les autres pays sont : – ian pour les Arménien – sen pour les Danois et les Norvégiens – nen pour les Finlandais, – poulos pour les Grecs – ez, pour les Espagnols et – wiecz pour les Polonais. Les préfixes qui veulent dire « fils » sont les suivants : Ap – pour les Gallois, Mac – pour les Ecossais et les Irlandais et Fitz – pour les Normands. Ainsi, Jean, fils de Randolph est devenu jean Fitz-Randolph, puisque « Fitz » signifie « fils de ». Au pays de Galles, David, le fils de Jean a vu le préfixe « Ap » s’ajouter au nom de son père, et David Ap Jean s’est bientôt appelé David Upjean. En Ecosse, les descendants de Gilleain étaient connus sus le nom de MacGilleain. Ce nom a plus tard pris la forme de MacLeab, McClean, McLane, et plusieurs autres versions.

 TRAITS PARTICULIERS : On baptisait parfois une personne particulièrement petite Lepetit, Lecourt, Lenain. A l’inverse, on pouvait l’appeler Legrand. De nombreuses personnes qui possédaient les caractéristiques attribuées à un animal recevaient le nom de cet animal. Exemples ; une personne urée pouvait être baptisée Renard, un bon nageur Poisson, un homme clame Ledoux, etc.

L'origine des noms de famille dans AUX SIECLES DERNIERS nom-de-famille

 Les noms les plus drôles, les plus surprenants, et parfois même les plus embarrassants, sont les noms dérivés de particularités physiques. Néanmoins, ne soyez pas affligé si votre nom désigne à l’origine une caractéristique que vous juger peu flatteuse. Souvenez-vous que ces traits particuliers peuvent être ceux d’un ancêtre mort depuis des siècles. Il existe des noms qui évoquent indubitablement des particularités physiques, comme Leroux (aux cheveux rouges), et Leblanc (cheveux blancs ou teint pâle), et ses équivalents italiens et allemands, respectivement Bianco et Weiss. On ne peut pas toujours connaître au premier abord la signification d’un nom car le sens des mot sa évolué au fil des siècles. Ainsi, le nom français Lefort, qui signifie « solide et fort », fait immédiatement penser à un homme plutôt gros. Il indique en fait l’existence d’un ancêtre possédant un château-fort. D’autres noms nous donnent immédiatement une idée de l’appartenance des gens, et leurs particularités physiques : Noueux est un nom qui signifie « homme aux jambes torses » ; le nom Beaudy « l’homme de belle apparence, beau », et le nom irlandais Balbette « celui qui bégaie et bafouille ». Nos ancêtres ne mâchaient pas leurs mots. Il nous faudra admettre qu’à l’occasion ils ne ménageaient pas non plus la susceptibilité d’autrui.

 On sait qu’il est fréquent de trouver différentes orthographes pour les noms ayant la même origine. En France, il y a la langue d’oïl (Nord) et la langue d’oc (Sud) ont introduit des variantes orthographiques régionales très diverses. C’est ainsi que l’on distingue les terminaisons en :

-          a ou az propres à la Savoir,

-          art dans le Nord et les Flandres,

-          asc et asque dans les régions du Sud-Est,

-          dan dans les Pyrénées,

-          ez en Artois et Hainaut,

-          ic en Bretagne,

-          ault dans les régions de la Loire, du Berry, de la Touraine et de l’Orléanais,

-          ouf dans le Calvados et la Manche,

-          oux dans le Centre,

-          uc et uque en Gascogne.

 

Des variantes orthographiques dans le nom de famille.

Quand vous commencez à faire des recherches plus approfondies sur votre nom, vous pouvez le rencontrer sous des orthographes différentes de celles utilisées aujourd’hui. En fait, il se peut très bien que ce nom se soit écrit différemment il y a des siècles, ou même que vous connaissiez quelqu’un dans votre famille qui a modifié son nom. Plus vous avancez dans vos recherches, plus vous avez de chances de trouver des orthographes différentes. L’évolution de la langue, l’étourderie et souvent l’illettrisme (parfois l’homme lui-même ne savait pas écrire son propre nom), ont composé les diverses manières dont un nom peut être écrit. Souvent, l’officier d’état civil écrivait le nom comme il l’entendait.

 Nous avons mentionné les origines les plus fréquentes des noms de famille e t nous avons recherché leur signification. Nous devons maintenant examiner certaines des idiosyncrasies de l’attribution des noms pour le pays d’origine. Les diverses cultures ne choisissaient pas les noms de leurs descendants  de la même manière. On trouvera  quelques nationalité et groupes ethniques et certaines des origines de leurs noms.

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Le Renard en Bourgogne

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le samedi 16 mars 2013, France 3 Bourgogne a diffusé à 15 h 20 « Le renard et nous », un film documentaire de Violaine Labrusse et Gilbert Loreaux qui permettra de mieux appréhender cet animal entre légendes et réalité, romantisme et réalisme.

Un renard roux (Vulpes vulpes) au British Wildlife Centre, en Angleterre. Il s'agit de l'espèce la plus connue et la plus répandue.

De tout temps, le renard a fasciné les hommes. Entre mythes et réalités, le film permet de pénétrer au plus près de cet animal. Ainsi, dans cette région d’éleveurs de volailles qu’est la Bresse, le renard roux est inévitablement considéré comme la « bête noire » par excellence. Il s’agit de faire face à une bête qui se voit proposer un véritable garde-manger en plein air ! Dès lors, une seule solution s’offre à l’éleveur : se faire piégeur et/ou avoir recours à un lieutenant de louveterie aidé de chasseurs pour organiser des battues. Car le renard roux est classé dans la catégorie des nuisibles. Il peut donc être chassé et piégé toute l’année.

Un animal particulièrement rusé

Si la profession agricole voit en cet animal un nuisible qui peut considérablement nuire à la rentabilité d’une exploitation, elle trouve face à elle de fervents défenseurs de la nature. Ces derniers estiment que le goupil est aussi et surtout un nettoyeur de la nature. Lui qui serait essentiellement un mangeur de campagnols. Ainsi, Serge Montagnon, photographe animalier, peut rester des heures à l’affût pour faire la bonne photo sans déranger l’animal. Quant à Marie-Noëlle Baroni, coach animalier pour le cinéma, elle n’hésite pas à aller à la rencontre du grand public pour faire plus particulièrement découvrir son couple de renards. Enfin, le centre Athénas, attaché à la sauvegarde de la faune sauvage, récupère des renardeaux orphelins puis les relâchent dans la nature. De son côté, Jean-Steve Meia apporte son regard de scientifique et fait partager sa parfaite connaissance de cet animal, dont il est devenu un éminent expert. Une vision plus chimérique est proposée par Vincent Durand-Dastès, spécialiste de la littérature chinoise, qui décrit la place qu’a le renard, ou plutôt la renarde, dans l’Empire du Milieu.

article de Régis Gaillard

Jusqu’à la fin du xixe siècle, et encore dans de nombreux dialectes français, cet animal est appelé un goupil. Le terme actuel de « renard », pour désigner l’animal, n’est autre qu’un prénom donné à un « goupil » dans le Roman de Renart. Au centre de ce recueil d’histoires imaginaires, le goupil Renart est très rusé et les tours qu’il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très populaire (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s’est progressivement substitué au terme goupil comme substantif.

Renard a été graphié renart jusqu’au milieu du xvie siècle. Le nom propre est un anthroponyme d’origine germanique : Raginhard, composé des éléments ragin « conseil » cf. Renaud, et hard« dur » cf. suffixe français -ard. Il a pour équivalent le prénom allemand Reinhard.

Le mot goupil procède du gallo-roman *WULPĪCULU, variante du latin populaire vulpēcula « petit renard », diminutif de vulpēs « renard » en latin classique, avec passage à [w] à l’initiale dû à l’influence germanique, peut-être par analogie avec le mot wolf, loup, ensuite [w] évolue régulièrement en [gw], puis en [g], sauf dans les dialectes septentrionaux (ex : picard woupil).

Le terme latin est peut-être apparenté au sanskrit lopāśa-, voire au grec ancien, à condition de supposer des altérations irrégulières. La connexion n’est cependant pas aisée puisque le mot grec n’a jamais eu de ϝ / w initial (cf. l’arménien classique ałuēs).

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Alouette, chantre de la plaine

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 

L’alouette est le chantre de la plaine, le rossignol est celui du bocage.

 

Alouette, chantre de la plaine dans FAUNE FRANCAISE alouette-239x300Alouette est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 76 espèces d’oiseaux tous membres des genres de la famille des Alaudidae (ordre des Passeriformes).

De Cherville dans son Histoire Naturelle en Action, 1878, énumère les huit variétés d’alouettes vivants en France, ce sont : l’alouette commune, le cochevis, la coquillade, l’alouette lulu ou cujelier, la calandre, la farlouse ou alouette des prés, l’alouette pipit, et la locustelle.

Depuis la science ornithologique sait faite plus précise et plus autoritaire, elle ne retient parmi les alouettes vivant en France que l’alouette calandre, la calandrelle, les cochevis huppés et de Thékla, l’alouette des champs, l’alouette lulu et l’alouette
haussecol.

Traits communs aux différentes espèces d’alouettes
Une des caractéristiques de l’ordre des passériformes, autrefois appelés passereaux est d’avoir des pattes avec trois doigts en avant et un doigt en opposition à l’arrière. Chez les alaudidés ce doigt arrière est démesurément long, c’est la signature de la famille.

Description de l’alouette

Les alouettes sont parmi les plus grands des petits oiseaux vivants en France. Sauf pour la calandrelle qui est une alouette naine, l’envergure se situe entre 30 et 40 cm pour un poids entre 35 et 75 gr. Le plumage est terne, le plus passe partout possible dans l’herbe sèche.

Habitat
Elles aiment les grands espaces dégagés, les zones agricoles et les pâtures.

Activités
Les alouettes sont des oiseaux diurnes qui sont parmi les premiers à se faire entendre le matin.
Recherche de nourriture au sol, en alternance avec de longues ascensions ponctuées de chants répétés et de vol sur place en fin de montée

Nourriture
Les alouettes sont granivores et insectivores.

Nidification 
Les nids sont faits au sol. Les oeufs sont blanchâtres mouchetés de brun. Les petits sont nidicoles.

Prédateurs
Les nids au sol sont particulièrement vulnérables. La gamme des prédateurs va du héron au sanglier, en passant par les rats et les vipères.
En vol, les alouettes sont les victimes de rapaces comme le faucon hobereau ou le faucon pèlerin.

Migrations
Les alouettes sont des oiseaux plutôt sédentaires mais elles effectuent parfois des déplacements hivernaux. En automne des jeunes oiseaux du Nord se joignent aux populations françaises.

Et puis, hélas un autre point commun à ces espèces d’alouettes, elles sont toutes en diminution sensible, sans doute à cause des pratiques agricoles et de la disparition de leurs habitat en particulier des prairies naturelles.

Les différentes espèces d’alouettes vivant en France et leurs particularités

L’alouette calandre -melanocorypha calandra-
Elle est plutôt trapue. Elle se distingue par une demi-écharpe noire à la base du cou. C’est avec ses 75 gr, la plus grosse de la famille. Elle vit en Languedoc-Rousillon et en Provence. Elle se nourrit de fourmis, de sauterelles et de criquets.

L’alouette calandrelle -calandrella brachydactyla-
Elle a le corps rond. Le dessus de la tête est de couleur roussâtre. Les pattes sont jaune pâle. C’est la plus petite, elle ne pèse que 25 gr.
Elle est plutôt granivore.
On la rencontre dans le sud-est et depuis peu en Beauce et dans le Poitou.

Le cochevis huppé -galerida cristata-
Avec sa huppe c’est le plus facile à reconnaitre. Cette huppe est faite de plumes érectiles qui vont en s’effilant vers l’arrière. Le bec est long. Il pèse 50 gr.
L’été il est mange des vers de terre, l’hiver il devient plus granivore.

Il aime les steppes caillouteuses, les friches industrielles, les voies ferrées, et les terrains d’aviation. Il est nicheur partout en France sauf dans la Manche, la Sarthe, la Corse et une vaste zone allant de Gap aux Cévennes et au Jura.

Le Cochevis de Thékla -galeida theklae-
Presque le même aspect que le cochevis huppé mais plus petit 40 gr ; Vu pour la première fois en France en 1931, il n’est présent que dans l’Aude et les Pyrénées Orientales.

L’alouette lulu -lullula arborea-
D’aspect trapu, elle a les ailes courtes, une large bande blanche traverse sa tête de la base du bec jusqu’à la nuque. Les joues sont bien marquées de brun. Le cou est blanc. Elle pèse 35 gr. Elle a tendance à vivre en petites colonies.
C’est à son chant qu’elle est reconnaissable, des lulus gentiment modulés trahissent sa présence dans le ciel. Elle aime les versants ensoleillés. Elle est présente partout en France.
C’est de toutes les alouettes celle qui à le plus tendance à se percher. L’été, c’est une dévoreuse d’araignées.

L’alouette des champs -alauda arvensis-
C’est elle qui autrefois était appelée alouette des prés ou farlouse.
Même allure générale que la lulu mais plus beaucoup plus grosse 50 gr.
Elle vit en groupe en dehors de la période de reproduction. Elle mange des végétaux, graines herbes et feuilles. Elle se plait aux dessus des prairies naturelles.
C’est en reconnaissant son chant caractéristique que l’on identifie le plus surement l’alouette des champs. Elle lance dans le ciel des tire-lire, tire-lire qui semblent dire que la vie est belle vue de là-haut…

L’alouette haussecol -eromophila alpestris-
Elle parait plus fine et moins terne que les autres alouettes. C’est la seule à avoir quelques couleurs, du rose mélangé au brun sur le dessus du corps, du jaune sur la poitrine. La tête, autour des yeux et soulignée d’une bande noire en forme de virgule. Une tache noire forme un bavoir sous le menton. C’est un migrateur qui vient de Scandinavie pour passer l’hiver dans les dunes de la frange littorale allant de la frontière belge à la Baie du Mont-Saint-Michel.

Bibliographie

  • Garnier, Pierre., Traité complet de la chasse des alouettes au miroir avec le fusil. Paris, Auguste Aubry, 1866 (avec 2ème édition, revue, corrigée et augmentée)
  • Paquet, Réné., (dit Nérée Quépat). Le chasseur d’alouettes au miroir et au fusil ; paris, Auguste Goin, s.d. 1871 (13 figures)
  • Reymond, Léon., La chasse pratique de l’alouette au miroir, au sifflet et au fusil. Paris, Librairie de Paris – Firmin-Didot, s.d. 1882
  • Simon, André., La chasse à l’alouette. Paris, Laveur, 1913
  • Nioc, Nicolas., « L’alouette plus rusée que le renard ». Ifs, Librairie du Bessin, 2011

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Les Belles Lettres de la Bourgogne

Posté par francesca7 le 9 avril 2013

 

Adoptons pour évoquer l’histoire des Lettre en Bourgogne, la règle du jeu de rôles, qui permet d’en faire ressortir la relative unité. Le contexte de référence étant la cour des ducs – qui employaient d’ailleurs  « une armée »  de copistes et calligraphes, miniaturiste et relieurs – faisons endosser à chaque écrivain, anonyme, méconnu ou célèbre le costume d’un personnage type : le chroniqueur (historien), l’orant (religieux), le chantre (auteur lyrique), le clerc ( savant) et le bouffon (amuseur).

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: le chroniqueur

Au « grand siècle » du duché, les Valois aiment à gagner des chroniqueurs qui relatent, plutôt en panégyristes qu’en moralistes, les événements marquants de leur règne : Philippe de Commynes, conseiller et chambellan du Téméraire et Olivier de la Marche, poète à ses heures, sont les plus célèbres de ces « historiens » (à noter que tous deux sont passés au service du roi Louis XI) ; ils eurent toutefois un digne prédécesseur en la personne de Georges Chastellain, membre du conseil privé de Philippe le Bon, chevalier de la Toison d’or et auteur d’un éloge d’icelui. Autre grande figure de la littérature médiévale, Christine de Pisan dédie à Philippe le Hardi sa Mutacion de fortune, qui lui commande la rédaction d’un portrait du roi défunt son frère : Livre des Fauets et bonnes mœurs du Charles V (1404) est l’œuvre de la première historienne de France.

Chacun a sa manière, les chroniqueurs s’inspirent des épopées légendaires relatées dans les chansons de geste, à l’époque de la chevalerie, où souvent le bourguignon s’oppose au carolingien. Dans Girart de Roussillon (13ème siècle), on raconte dans un dialecte entre le français et le provençal les mésaventures du fondateur du monastère de Vézelay face à Charles Martel).

Il est possible de faire remonter le genre de la chronique fort loin dans l’histoire de la Bourgogne. Dictés par César sur le mont Beuvray dans un latin parfait, les Commentaires sur la guerre des Gaules, destinés à faire connaître sa victoire à Rome, font partie de la grande littérature. Et aussi des livres de chevet de Charles le Téméraire, qui a demandé à Jean du Chesne de les lui recopier.

Les hauts faits d’armes ne sont pas indispensables. Les « petits faits vrais », cela  nourrit aussi la matière de romans. Par exemple, Restif de la Bretonne, littérateur fécond, né à Sacy près de Vermenton ; son œuvre souvent licencieuse est fondée sur du vécu, et constitue une précieuse source de renseignements sur la société de latin du 18ème siècle. Dans la vie de mon père, il décrit la condition paysanne dans son pays. Plus tard, Jules Renard (1864-1910) QUE L’ON CONNAIT POUR SON INCONTOURNABLE Poil de carotte, a fait preuve d’un sens aigu de l’observation dans ses Histoires naturelles, développé au cours de ses long séjours dan le Morvan. On y trouve aussi de jolies formules : « Le Papillon », ce billet doux plié en deux, qui cherche une adresse de fleurs. L’enfant adoptif de Gevrey Chambertin Gaston Roupnel, fidèle interprète du terroir, enseignant et romancier (Nono), occupa la chaire d’histoire bourguignonne à la faculté de Dijon en 1916.

Dernier et authentique chroniquer celui là, Georges Duby qui recherchait dans le Mâconnais, autour de Cluny bien sûr, les tracés de ces Français de l’an mille.

: L’orant

Le lien se fait tout seul. Au Moyen Age, l’étude, l’écriture et la diffusion du savoir se réalisent autour des églises et des monastères : l’abbaye de St-Germain d’Auxerre a ainsi joué le rôle d’une véritable université au temps de Charlemagne (les étudiants viennent de l’Europe entière) et, un peu plus tard c’est de l’abbaye de Cluny que rayonne la vie intellectuelle (trait d’union : Odon, qui enseigna à St Germain avant de devenir abbé de Cluny).

Saint Bernard domine le 12ème siècle de sa personnalité et de son génie : il réunit à Clairvaux une bibliothèque remarquable (une partie est conservée à Dijon) et nous apparaît lui-même comme l’un des grands écrivains de son temps. De sa plume, il nous reste des Lettres, des sermons et quelques traités, tout en latin. De la Renaissance on retient les noms de Pontus de Thiard, né au château de Bissy sur Fley en Mâconnais, grand philosophe et théologien, membre de la Pléiade et de Théodore de Bèze, originaire de Vézelay, humaniste rallié à la Réforme, auteur de nombreux ouvrages dogmatiques dont une Vie de Calvin, à qui il avait succédé à Genève puis à la tête du protestantisme en France.

Le 17ème  siècle est dominé en Bourgogne par la grande figure de Bossuet, dijonnais de naissance, prélat, théologien et orateur (Les Oraisons funèbres). « Qu’il y ait un seul moment où rien ne soit, éternellement rien ne sera »  a-t-il écrit, stoïque, dans son Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.

Le père Lacordaire, né à Recey sur Ource dans le Châtillonnais, fut prédicateur de Notre Dame. Il s’associa à Lamennais pour créer un mouvement catholique libéral. C’est lui qui, en 1843, rétablit en France l’Ordre des dominicains. Notre contemporain Christian Bobin, auteur dans la tradition catholique d’un fervent Le Très Bas consacré à François d’Assise, est né au Creusot qu’il n’a jamais quitté.

: Le chantre

D’une vogue durable, le conte de La Châtelaine de Vergy marque les débuts du roman d’amour courtois. On y raconte dans une langue recherchée la noble et terrible histoire d’un chevalier aimant en secret la nièce du duc de Bourgogne. La littérature médiévale se prolonge dans les Mystères et les Passions – forme populaire du théâtre – Mystère de Jason, Mystère d’Hercule et Passion d’Autun. Passion de Semur ont connu un vif succès.

On peut citer le nom du poète Jehan Régnier, né et mort à Auxerre (1393-1465), envoyé par Philippe le Bon en mission secrète à Rouen auprès des Anglais et sauvé par sa femme alors que Charles VII avait ordonné sa mise à mort. Ses rondeaux inspireront François Villon. Dans la poésie française, Lamartine tient assurément une grande place. Son influence dans le mouvement romantique au 19ème siècle a été considérable ; parmi les méditations, il exalte les charmes de Saint Point et de Milly, la terre natale qu’il retrouve « en exil » sous le Second Empire (La Vigne et la Maison – 1857). Plus introvertie et secrète, Marie Noël, grand prix de poésie de l’Académie française en 1962, fut longtemps la voix d’Auxerre, aux accents de l’innocence. Autre femme écrivain, universellement connue, Colette a évoqué son enfance à Saint Sauveur sur un ton souvent moins châtié, mais ô combien ardent. De son côté, la terre nivernaise a été chantée par Achille Millien, poète qui recueillit aussi les traditions morvandelles, et par Maurice Genevois. Le romancier Henri Vincenot (1912-1985), ne à Dijon, a évoqué avec tendresse la vie des paysans bourguignons pendant l’entre deux guerre (La Billebaude). Le vagabond La Gazette nous entraîne dans Le Pape des escargots auprès des hauts lieux de Bourgogne.

: le clerc

tout imprégné d’humanisme, le 16ème siècle a connu avec Guy Coquille, né à Decize, un célèbre jurisconsulte qui écrivit « Les Coutumes du pays et duché de Nivernais ». Au siècle suivant, plutôt teinté d’absolutisme, le grand ingénieur militaire Vauban fut aussi un écrivant de talent, comme en témoignent ses « Oisivetés » et son « Projet d’une dame royale ». Les Lumières ont sans conteste pénétré la province. Tandis que l’académie de Dijon récompensait un mémoire de Rousseau, Jean Bouhier, président au Parlement, correspondant avec toute l’Europe, écrit « La Coutume de Bourgogne » ; Charles de Brosses, conseiller et qui deviendra à son tour Premier président en 1775, se révèle un conteur plein devie dans ses « Lettres familières écrites d’Italie », qui réjouiront Stendhal (dont celle-ci : L’amour de la patrie, vertu dominante des grandes âmes, me saisit toujours à l’aspect d’une bouteille de vin de Bourgogne).

Enfin, Buffon, l’enfant de Montbard, a joué un rôle de premier plan dans le rayonnement de la science française. Les immortels ont accueilli avec des applaudissements son fameux Discours sur le style (« Le style, c’est l’homme »). La tentation encyclopédique s’est de nouveau manifestée à travers le grand œuvre du lexicographe Pierre Larousse, né à Toucy dans l’Yonne et, dans une moindre mesure, par les travaux du Dijonnais Adolphe Joanne, auteur des premiers guides touristiques (Voyages en France).

Parmi les savants lettrés de notre siècle on retiendra surtout les noms du Tournusien Albert Thibaud et, critique littéraire à l’influence immense, et de Gaston Bachelard en un sens son successeur, enseignant à Dijon dans les années 1930 et auteur de L’Eau et les Rêves – ainsi que d’études sur la Siloë de Roupnel. Pour clore la rubrique sur le même thème de l’humaniste, on peut invoquer le normaline Romain Rolland, un sage né à Clamecy, à qui l’on doit Jean Christophe et Colas Breugnon.

Le bouffon

Que serait la cour sans cette figure ? Philippe le Bon adorait les récits assez gaillards et un peu paillards, dans le ton des fabliaux. Les Cent Nouvelles, nouvelles qui lui furent offertes relèvent de ce registre. Le dernier historiographe de la maison de Bourgogne, Jean Molinet (1435-1507) a exercé le meilleur de sa verve dans des pièces parodiques à la fantaisie débridée, pleines de savoureuses trouvailles (Faitz et Ditz). A la Renaissance, on ne craint pas d’attaquer la religion chrétienne avec les armes du rire. C’est le cas de Bonaventure des Périers, d’Arnay le Duc, ami de Clément Marot, conteur malicieux, souvent mordant et satirique. Etienne Tabourot, lui avec ses Escraignes restitue dans toute sa familiarité la vie de Dijon. Sous Louis XIV, c’est Bussy-Rabutin qui donne, en particulier dans la correspondance avec sa cousine Mme de Sévigné (qui fit, durant sa jeunesse, quelques séjours au château de Bourbilly), un tableau juste et parfois cocasse de la société de son temps. Le règne suivant voit s’exercer le talent de Crébillon père avec des tragédies chargées d’horrifiques rebondissements et le vilain génie d’Alexis Piron, auteur de la truculente Métromanie ainsi que de Poésies à l’esprit très mordant.

Le Beaunois Xavier Forneret a prolongé le lyrisme lamartinien dans la couleur noire, avec un humour extravagant qui plus fort au pape du surréalisme André Breton (« Bâtissez un pont de papier de soie et jetez-y le bien que font les hommes, il tiendra bon »). Après que Claude Tillier, auteur de Mon oncle Benjamin s’est illustré dans le pamphlet anticlérical, relais fut pris par l’humoriste Franc-Nohain, né à Corbigny, pour se moquer des mœurs de la bourgeoisie nivernaise. D’origine bourguignonne, le comédien-écrivain Jacques Copeau, rénovateur du théâtre, quittant la compagnie du Vieux-COLOmbier pour poser sa troupe des « Copiaus » à Pernand-Vergelesses (ce nom leur est donné par les vignerons ») à relancé entre les deux guerres l’esprit des fabliaux et de la commedia d’ell’arte. Nul doute que son Théâtre populaire (1942) est en point de mire dans l’action de Dominique Pitoiset à la tête du Nouveau Théâtre de Bourgogne.

 

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Juliette Gréco

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

 

Juliette Gréco, née le 7 février 1927 à Montpellier, est une chanteuse et actrice française. Elle vit dans le département de l’Oise.

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Rejoignez également son site officiel : http://www.juliettegreco.fr/ 

Une enfant 

Juliette Gréco dans CHANSON FRANCAISE juliette_grecoEn 1939, elle est petit rat à l’Opéra de Paris. Sa mère est résistante. Capturée, elle est emprisonnée, toute jeune, à Fresnes, mais elle ne sera pas déportée à cause de son jeune âge, contrairement à sa mère et sa sœur aînée Charlotte qui seront envoyées à Ravensbrück d’où elles ne reviendront qu’en 1945, après la libération du camp par les Soviétiques. Début 1942, Juliette est libérée de Fresnes et, après avoir récupéré ses affaires au siège de la Gestapo dans le 16e arrondissement de Paris, elle se retrouve à 15 ans seule et sans ressources « sur l’avenue la plus belle du monde, l’avenue Foch » avec un ticket de métro en poche1. Elle se rend alors chez la seule personne de sa connaissance résidant dans la capitale, Hélène Duc, qui fut son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Elle sait qu’Hélène habite rue Servandoni, près de l’église Saint-Sulpice. Celle-ci la loge dans la pension où elle-même demeure et la prend en charge.

Une jeune femme libre

Le quartier de Saint-Germain-des-Prés est à deux pas de là et, en 1945, Juliette découvre le bouillonnement intellectuel de la rive gauche et la vie politique à travers les Jeunesses communistes. Hélène Duc l’envoie suivre les cours d’art dramatique dispensés par Solange Sicard. Juliette décroche quelques rôles au théâtre (Victor ou les Enfants au pouvoir en novembre 1946) et travaille sur une émission de radio consacrée à la poésie.

Juliette noue des relations amicales avec de jeunes artistes et intellectuels de Saint-Germain-des-Prés, dont Anne-Marie Cazalis et Boris Vian. C’est dans l’un des bistrots de la rue Dauphine, Le Tabou, qu’elle découvre par hasard grâce à son manteau quelle avait posée sur la rampe et qui était tombé en bas d’un escalier, que celui-ci dispose d’une grande cave voûtée inutilisée que le patron appelle « le tunnel ». Juliette et ses copains trouvent l’endroit idéal pour y faire de la musique et danser tout en discutant philosophie. Il suffit d’une semaine pour que les curieux viennent en nombre pour observer cette nouvelle et bizarre faune baptisée « existentialistes ». Juliette, devenue la célèbre muse de Saint-Germain-des-Prés sans avoir rien accompli de probant, décide alors de justifier sa célébrité en optant pour la chanson. Jean-Paul Sartre lui confie une sorte de mélopée qu’il a écrite pour sa pièce de théâtre Huis clos et lui conseille d’aller voir le compositeurJoseph Kosma pour que celui-ci en réécrive la musique qu’il ne trouvait pas réussie. C’est ainsi que Juliette interprète Rue des Blancs-Manteaux, œuvre née de la plume du chantre de l’existentialisme et d’un compositeur rompu à l’art de mise en musique de la poésie (notamment celle de Jacques Prévert).

Une chanteuse 

En 1949, disposant d’un riche répertoire (de Jean-Paul Sartre à Boris Vian…), Juliette Gréco participe à la réouverture du cabaret le Bœuf sur le toit. Elle rencontre cette année-là Miles Davis dont elle tombe amoureuse. Il hésite à l’épouser, ce qui est impensable aux USA (à l’époque, les unions entre Noirs et Blancs sont illégales dans de nombreux États américains). Ne voulant pas lui imposer une vie aux États-Unis en tant qu’épouse d’un Noir américain, et elle ne voulant pas abandonner sa carrière en France, ils renoncent et Miles rentre à New York à la fin mai.


En 1951, elle reçoit le prix de la SACEM pour Je hais les dimanches. En 1952, elle part en tournée au Brésil et aux États-Unis dans la revue April in Paris. En 1954, elle chante à l’Olympia.

Elle rencontre le comédien Philippe Lemaire, sur le tournage du film Quand tu liras cette lettre de Jean-Pierre Melville et l’épouse le 25 juin 1953. Ils divorcent en 1956 après la naissance de leur fille Laurence-Marie (née le 24 mars 1954).

Elle repart pour New York et ses interprétations des plus grands auteurs français enthousiasment les Américains[réf. nécessaire]. Hollywood la courtise. Elle rencontre le producteur Darryl Zanucksur le tournage du film Le soleil se lève aussi d’Henry King (1957). À présent vivant en couple avec Darryl, elle tourne dans quelques-unes de ses productions jusqu’en 1961, notamment : Les Racines du ciel, (1958,John Huston), Drame dans un miroir (Richard Fleischer, 1960), films dans lesquels elle partage l’affiche avec Orson Welles. En 1961, avec le film d’aventure Le Grand Risque de Fleischer s’achève sa carrière « hollywoodienne », en même temps que sa relation avec Darryl Zanuck.

Au début des années 1960, elle revient à la chanson et ne la quitte plus. Elle chante (notamment), Jacques Brel, Léo Ferré, Guy Béart et aussi Serge Gainsbourg alors un quasi inconnu.

En 1965, elle se produit gratuitement dans les Maison des jeunes et de la culture de la banlieue parisienne, devant un public constitué d’étudiants et d’ouvriers. Toujours en 1965, elle tient un rôle de premier plan dans le feuilleton télévisé Belphégor ou le Fantôme du Louvre. La même année, lors d’un dîner de têtes d’affiches organisé par un grand magazine populaire, elle se retrouve assise aux côtés de Michel Piccoli… et tombe amoureuse de l’acteur. Ils se marient en 1966. Le couple se sépare en 1977.

Du 16 septembre au 23 octobre 1966, le TNP accueille pour la première fois dans sa grande salle (2 800 places) du Palais de Chaillot deux chanteurs : Juliette Gréco et Georges Brassens.

En 1968, elle inaugure la formule des concerts de 18 h 30 au théâtre de la Ville à Paris. Elle y interprète l’une de ses plus célèbres chansons, Déshabillez-moi.

Elle enregistre en avril 1969 un titre de Didier Rimaud à la demande de son ami François Rauber, Faudrait aller plus loin, chanson intégrée à l’album Difficile amour de Bernard Geoffroy.

Au début des années 1970, Juliette Gréco effectue de nombreuses tournées à l’étranger, notamment en Italie, en Allemagne, au Canada et au Japon), alors qu’en France, son succès semble marquer le pas. En 1972, elle quitte les productions Philips, chez qui elle enregistre depuis plus de 20 ans, pour les productions Barclay et sous ce label sort deux albums : Juliette Gréco chante Maurice Fanon (1972) et Je vous attends (1974), opus essentiellement écrit par Henri Gougaud, exception faite deTa jalousie de Jean-Loup Dabadie et de la reprise de L’Enfance, chanson de Jacques Brel, (extraite de son film de 1973, Le Far West). Parallèlement, Gérard Jouannest, son pianiste et accompagnateur depuis 1968, devient son compositeur exclusif qu’elle épousera en 1988.

Nouveau changement de maison de disque en 1975. Elle quitte Barclay pour graver ses deux albums suivants chez RCA Victor : Vivre en 1975 et Gréco chante Jacques Brel, Henri Gougaud, Pierre Seghers ; À cette occasion, elle reprend sa plume de parolière (exercice auquel elle s’est déjà essayée en 1969), pour écrire successivement : Fleur d’orangeLe Mal du temps et L’Enfant(1975) et Pays de déraison et L’amour trompe la mort (1977). Sa carrière de parolière s’achève avec ces cinq titres.

Suite de nouveautés de 1982 à 1983. Consécutivement à la parution de ses mémoires (Jujube, Éditions Stock, 1982), Juliette Gréco établit sous la direction artistique de Gérard Meys son anthologie discographique telle qu’elle la conçoit à ce moment de sa carrière. François Rauber réalise les arrangements et dirige d’orchestre tandis que Gérard Jouannest est au piano. Cette anthologie est commercialisée en trois volumes séparés (voir section « Discographie / Anthologie et intégrale »).

Toujours chez les Disques Meys, Gréco enregistre un nouvel album : Gréco 83 où, encore une fois, de nouveaux auteurs venus d’horizons divers lui écrivent du sur mesure, dont Les Années d’autrefois, du journaliste Richard Cannavo, qui devient un titre incontournable de ses tours de chant. Parmi les autres auteurs figurent le dessinateur de BD Gébé (Bleu sans cocaïne), l’auteur-compositeur-interprète Allain Leprest (Le Pull-over, musique de Jean Ferrat) et le parolier Claude Lemesle (Y’a que les hommes pour s’épouser).

images2 dans CHANSON FRANCAISEElle est faite Chevalier de la Légion d’honneur par le Premier ministre Laurent Fabius, le 23 octobre 1984.

Elle retrouve son public de l’Olympia en 1991 et l’album live du concert est édité par Philips

Elle enregistre en 1993, un album écrit par Étienne Roda-Gil sur des musiques de João Bosco, Julien Clerc, Gérard Jouannest et Caetano Veloso, (entres autres).
En octobre, un nouvel Olympia précède une tournée.

Après une absence discographique de quatre ans, elle enregistre, en 1998, pour les disques Meys un album écrit par Jean-Claude Carrière. Son récital au théâtre de l’Odéon à Paris en mai 1999 est enregistré.

En 2003, elle enregistre chez Polydor un nouvel album sur des textes de Christophe Miossec, Marie Nimier et Jean Rouault, Benjamin Biolay et Gérard Manset. L’ensemble est mis en musique par Gérard Jouannest et François Rauber.

Elle retrouve l’Olympia en 2004.

En 2006 elle part pour New York enregistrer un album avec des musiciens de jazz qui parait en France sous le titre Le Temps d’une chanson. Elle le chante sur la scène du théâtre du Châtelet à Paris seulement accompagnée d’un piano et d’un accordéon.

Le 10 mars 2007, les Victoires de la musique la couronnent d’une « Victoire d’honneur » pour toute sa carrière. Pour la première fois, le 27 octobre 2007, elle donne un concert à la Salle Pleyelaccompagnée d’une formation réduite.

En novembre 2008, elle enregistre en duo la chanson Roméo et Juliette avec Abd Al Malik (album Dante).

Fin 2008-début 2009, elle prépare un nouvel album réalisé à partir de textes d’Olivia Ruiz et d’Abd Al Malik.

En mars 2010, un nouveau documentaire, Je suis comme je suis de Brigitte Huault-Delannoy, est projeté en son honneur et en sa présence à Montréal (Place des Arts).

Fin mai 2011, le compositeur Louis Siciliano lui propose d’interpréter avec Bichou, chanteur vauclusien, une de ses dernières compositions intitulée Bonjour Paris. Juliette Gréco accepte ; l’enregistrement de la chanson doit être effectué en septembre 2011.

Le 27 juillet 2011 elle donne le concert de clôture du festival de Valence sur la scène du Parc Jouvet, accompagnée par son pianiste Gérard Jouannest ainsi que d’un accordéoniste. Des centaines de spectateurs l’applaudissent et lui offrent une longue standing ovation.

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Proche de la gauche, elle a cosigné, avec Pierre Arditi, Maxime Le Forestier et Michel Piccoli une lettre ouverte4, le 4 mai 2009, à l’intention de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, appelant les députés socialistes à adopter la loi Création et Internet.

En janvier 2012, elle sort un nouvel album Ça se traverse et c’est beau…, un hommage à Paris. Marie Nimier, Thierry Illouz, Amélie Nothomb, François Morel, Antoine Sahler, Philippe Sollers,Gérard Duguet-Grasser ou encore Jean-Claude Carrière figurent entre autres parmi les auteurs des chansons de cet album. Melody Gardot, Marc Lavoine et Féfé l’accompagnent chacun en duo etGuillaume Gallienne y interprète un texte.

En février 2012, elle est pour trois soirs sur la scène du théâtre du Châtelet de Paris.

Le dimanche 5 février 2012, à l’occasion de son 85e anniversaire, elle est la vedette de la soirée sur Arte qui diffuse une interview (Juliette Gréco, l’insoumise) suivie de son concert de 2004 à l’Olympia ; pour les téléspectateurs allemands, les chansons de son concert ont été sous-titrées par des textes allemands dus à la plume de Didier Caesar (Dieter Kaiser).

greLe 12 avril 2012, Juliette Gréco reçoit, des mains du maire Bertrand Delanoë, la Grande médaille de vermeil de la Ville de Paris. Bertrand Delanoë déclare : « Il était temps que sa ville lui dise merci. Juliette Gréco, c’est la Parisienne. La Parisienne d’aujourd’hui et la Parisienne qui incarne le temps de Paris qui ne passe jamais ». La chanteuse, qui a souvent représenté la France et Paris à l’étranger, répond : « Je ne suis pas née à Paris, j’ai vu le jour à Montpellier. Mais j’ai été mise au monde ici ».

En Allemagne, le samedi 14 avril 2012, elle monte de nouveau sur la scène du Theaterhaus de Stuttgart (de) pour un concert donné à guichets fermés, accompagnée par son pianiste et mariGérard Jouannest, devant un public ravi qui, pour la remercier, se lève pour l’applaudir.

 

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Les recettes de Juliette 

Juliette Gréco s’applique à interpréter et révéler de nouveaux auteurs et compositeurs, démarche artistique qui semble l’enthousiasmer davantage que d’écrire elle-même ses chansons. Elle s’essaie néanmoins à l’écriture en commençant par une fantaisie ; elle interprète, lors de l’émission radiophonique À la croisée des chemins diffusée le 31 décembre 1969, accompagnée au piano par Michel Legrand et sur une musique de Marius Constant, une vraie « surprise du chef » : une savoureuse recette de cuisine, le Suprême de volaille aux crevettes (pour le réveillon)Note 6. Ensuite, dans ses deux albums enregistrés sous le label RCA Victor, elle interprète notamment et très sensuellement, sur une musique de Gérard Jouannest, Le Mal du temps (1975) et Pays de déraison (1977) tandis qu’elle paraît préférer le titre qu’elle consacre à la maternité, L’Enfant (1975).

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Aperçu de quelques chansons interprétées par Gréco 

  • 1950 : Si tu t’imagines, poème de Raymond Queneau mis en musique de Joseph Kosma.
  • 1950 : La Fourmi, poème de Robert Desnos mis en musique par Joseph Kosma.
  • 1951 : Je suis comme je suis, paroles de Jacques Prévert et musique de Joseph KosmaNote 8.
  • 1951 : Les Feuilles mortes, du film Les Portes de la nuit de Marcel Carné, paroles de Jacques Prévert et musique de Joseph KosmaNote 9.
  • 1951 : Sous le ciel de Paris, du film Sous le ciel de Paris de Julien Duvivier, paroles de Jean Dréjac et musique d’Hubert Giraud.
  • 1951 : Je hais les dimanches, paroles de Charles Aznavour et musique de Florence VéranNote 10,Note 11.
  • 1953 : La Fiancée du pirate, extraite de L’Opéra de quat’sous, adaptation française d’André De Mauprey d’après des paroles de Bertolt Brecht, musique de Kurt Weill.
  • 1954 : Coin de rue, paroles et musique de Charles Trenet
  • 1955 : Chanson pour l’Auvergnat, paroles et musique de Georges Brassens
  • 1960 : Il n’y a plus d’après, paroles et musique de Guy Béart
  • 1961 : Jolie Môme, paroles et musique de Léo Ferré
  • 1961 : C’était bien (Le P’tit bal perdu), paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor
  • 1962 : Accordéon, paroles et musique de Serge Gainsbourg
  • 1962 : Paris canaille, paroles et musique de Léo Ferré
  • 1963 : La Javanaise, paroles et musique de Serge Gainsbourg
  • 1966 : Un petit poisson, un petit oiseau, paroles de Jean-Max Rivière et musique de Gérard Bourgeois
  • 1967 : Déshabillez-moi, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor
  • 1970 : Les Pingouins, paroles et musique de Frédéric Botton
  • 1971 : La Chanson des vieux amants, paroles de Jacques Brel et musique de Gérard Jouannest
  • 1971 : J’arrive, paroles de Jacques Brel et musique de Gérard Jouannest
  • 1972 : Mon fils chante, paroles de Maurice Fanon et musique de Gérard Jouannest
  • 1977 : Non monsieur je n’ai pas vingt ans, paroles d’Henri Gougaud et musique de Gérard Jouannest
  • 1983 : Le Temps des cerises, poème de Jean-Baptiste Clément et musique d’Antoine Renard
  • 1988 : Ne me quitte pas, paroles et musique de Jacques BrelNote 12
  • 2006 : La Chanson de Prévert, paroles et musique de Serge Gainsbourg
  • 2009 : Le Déserteur, paroles et musique de Boris Vian

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