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LAVOIR de Dompierre en Morvan

Posté par francesca7 le 26 février 2013

LAVOIR de Dompierre en Morvan dans Côte d'Or lav-dompierre1er

Dompierre-en-Morvan est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne, proche de PRECY SOUS THIL. Comme son nom l’indique, Dompierre se situe dans le massif du Morvan. Ancien nom : Dompnus Petrus (1151) selon Courtépée.

Les 219 habitants de la commune vivent sur une superficie de 15 km² avec une densité de 15 habitants par km² et une moyenne d’altitude de 380 m.

Autrefois les machines à laver le linge n’existaient pas, les ménagères allaient au lavoir.

A GENOUILLY… Trois lavoirs :

Le premier, le long de la rue principale.

Le deuxième, sur la route de Montigny, à droite. Ce lavoir était non couvert, un ruisseau passait en son milieu. Actuellement il n’en reste que les murs.

Le troisième, toujours existant, se trouve également sur la route de Montigny. La hauteur de ce lavoir couvert permet de laver debout.

A JADRON… un lavoir :

Le long de la route allant à Genouilly, au bord de la mare, qui n’existe plus.

A DOMPIERRE… Un lavoir :

Il se trouve au lieu-dit le « Préna ».

lavoir-dompierre3-680x800 dans LAVOIRS DE FRANCE

A COURCELOTTE…. Deux lavoirs :

Le premier au carrefour à l’entrée du hameau.

Le deuxième sur le chemin en direction de l’étang de Cassin.

A VILLARS… Un lavoir :

Sur la route nationale , dans un creux, sur la gauche de la route allant à PRECY sous THIL.

Au début du siècle, la lessive ne se fait que deux ou trois fois par an. Les ménagères se servent de cendre de bois qu’elles mettent dans un sac en toile. Ce sac est plongé dans un cuvier en bois qu’elles remplissent ensuite avec de l’eau très chaude. Puis elles immergent leur linge, qu’elles remuent avec un gros pilon de bois.

Ensuite, elles posent leur cuvier sur une brouette, et se rendent au lavoir ; là, elles s’agenouillent dans une sorte de caisse renversée et remplie de paille ou garnie d’un coussin. Elles prennent le linge au fur et à mesure, le tapent avec un battoir en bois – « le tapou », le rincent dans l’eau courant plusieurs fois, dans un mouvement très ample et régulier. Souvent les paysannes se retrouvent à plusieurs, et cela donne lieu à de multiples conversations.

lavoir-dompierre1-754x800 dans Morvan

Vingt ans après, utilisation de la lessiveuse.

Le linge de couleur est traité à part (chemises des hommes, blouses et tabliers des femmes, etc..) Il est mis à tremper dans une grosse bassine en tôle galvanise, remplie d’au chaude où l’on met fondre des cristaux de soude. Ensuite, les ménagères mettent cette bassine sur une brouette, prennent une brosse de chiendent et un gros morceau de savon de Marseille et partent au lavoir communal.

Dans certains lavoirs de la commune, se trouvent des cheminées et des petits poêles en fonte sur lesquels les laveuses peuvent poser leurs bassines et les faire chauffer. Ces poêles servent également de chauffage.

Le linge blanc (draps, torchons, serviettes, etc…) est traité dans une lessiveuse en fer, dans laquelle se trouve un fond percé de trous sur lequel s’emboîte un « champignon », lui aussi muni de trous, comme une pomme d’arrosoir. L’eau en bouillant monte et se déverse sur le linge, ce liquide s’appelle le « lessu » ou le « laichu ». Une fois le linge bien bouilli, une heure environ, les ménagères transportent les lessiveuses sur une brouette, savonnent, brossent et rincent leur linge dans l’eau du lavoir. Précisons que le linge, dans les lessiveuses, est retenu par quatre petits crochets, pour éviter qu’il ne remonte à la surface.

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Publié dans Côte d'Or, LAVOIRS DE FRANCE, Morvan | Pas de Commentaires »

Le Château de THIL en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 25 février 2013

 Le Château de THIL en Côte d'Or dans CHATEAUX DE FRANCE dscf0012-800x376-2

Le château de Thil remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale date du 14ème siècle.

Le château de Thil se situe à l’ouest de Dijon, en Bourgogne, entre les communes de PRECY sous THIL et  de Vic-sous-Thil. La présence d’un castellum est attestée dès 1016 dans le cartulaire de Flavigny et l’occupation du site se poursuit de façon certaine jusqu’au xviie siècle. S’il est vrai que le château a été fortement restauré au cours du xxe siècle, ses vestiges rendent encore possible une étude architecturale. Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 septembre 1905.

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Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne fut ravagée par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). En 1366, mort d’Arnaud de Cervoie, les soudards du « Petit Darby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 5OO F or.

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 9ème au 15ème siècle.

Le premier personnage connu de cette famille est Miles de Thil qui fonde en 1007 le prieuré de Précy-sous-Thil. Dès le xie siècle, Thil est une vicomté au même titre que Semur-en-Auxois et Villaines. Il gardera ce statut jusqu’en 1310, date à laquelle il est érigé en comté relevant du duché de Bourgogne. Aux alentours de 1340, Jean de Thil est nommé connétable héréditaire du duché de Bourgogne. Alors que le prestige de la famille s’accroît, une collégiale est fondée sur l’extrémité nord de l’éperon, à une centaine de mètres du château. Encore conservée aujourd’hui, elle représente un bâtiment imposant à chevet plat, voûté en berceau pour la nef et en ogives pour le transept, avec un clocher à l’ouest de l’édifice. Enfin, en 1596, Thil devient une baronnie.

dscf0007-800x5221-300x195Nous évoquerons donc la période la plus faste, celle de Jean de Thil, connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers » vaut d’être contée !

Eclate la guerre de Cent Ans. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Châteauvillain en 1345, devient l’un de splus proches vassaux des ducs. Il  est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques.

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants.

En 1356, c’est la déroute de Poitiers. Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts ; Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs : le traité de Guilllon, signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon.

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Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités : comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr !

Malgré les accords, des bandes de pillards réapparaissaient sans cesse.

Des soudars arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nychole et Guillaume (de Granson, autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient pce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». (A.D.C.O. B 2748). Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur neutralité. Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. (ADCO. B 1337)

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine d’Edouard III et ses hommes ; ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgoigne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale. Ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenant des incongruités de l’époque….


dscf0018-800x609-300x228Laissons là Nichole de Tamborth, qui d’ailleurs n’a pas dû s’attarder beaucoup dans le secteur, attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes. Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles et Montigny, et donc Bierre, le 25 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des mœurs du temps.

La dame de Thil, Jeanne de Châteauvillain, avait perdu son premier mari, Jean de Thil, en 1354, et son deuxième, Hugues de Vienne, en 1362. Elle avait épousé aussitôt Arnaud de Cervole.

Arnaud de Cervole, appelé constamment « l’arceprestre » (l’archiprêtre) par ses contemporains est décrit comme un chef de bande qui aurait mis la main sur une riche héritière, mais la réalité est bien plus complexe. Certains historiens oublient de dire que le soudard en question eut pour parrain du fils qu’i l eut avec Jeanne de Châteauvillain, Philippe le Hardi ! Comment ne pas voir alors qu’il s’agissait d’un des plus proches familiers du duc, à qui il rendit maint service et prêta souvent de l’argent ? Arnaud de Cervoie était le pur produit d’une époque troublée, il peut être comparé, sur bien des points, à un autre chef de guerre qu’il côtoya et qui, lui, est resté dans l’histoire : Bertrand Duguesclin.

Le troisième époux de la dame de Thil est né dans le Périgord. Cervole est un hameau de l’arrondissement Périgueux. Sa noblesse dut être de second ou troisième ordre. Arnaud a certainement perçu des droits (sans être le moins du monde ordonné, mais seulement comme seigneur temporel) de ‘l’archiprêtré’  de Vélines (chef-lieu de canton de la Dordogne) : d’où son surnom. Né dans une région où la guerre entre partisans du roi de France et du roi d’Angleterre faisait rage, Arnaud de Cervole se mit au service des Français à la tête de soldats qu’il recrutait lui-même et commandait. L’habitude d’utiliser comme forces d’appoint ceux que l’on appelait des soudoyers était déjà bien installée. L’archiprêtre se fit remarquer au combat et, à la bataille de Poitiers, fut l’un des derniers défenseurs du roi Jean le Bon. Celui-ci s’empressa de payer la rançon d’un prisonnier aussi précieux .

dscf0014-800x505-300x189L’ennui, c’est qu’on licenciait ces auxiliaires après les combats et qu’au lieu de rentrer sagement à la maison, ils avaient une fâcheuse tendance à dévaster des régions entières. Ces compagnies de pillards pouvaient même se regrouper et mettre en échec les armées régulières, comme à Brion sur Ource et à Brignais. L’une de ces « Grandes Compagnies » se forma en Champagne en 1360 et pour éviter des dévastations, on la dédommagea d’un passage rapide. C’est à ce moment, nous l’avons vu, que Nichole de Tamborth fut payé de ses services par l’octroi de la seigneurie de Courcelles.

Les chefs de bandes les plus fameux mettaient leurs hommes au service des armées régulières, au besoin contre d’autres bandes, ou bien servaient de négociateurs aux puissants qui dédisaient acheter le départ des brigands. C’est le rôle que tint Arnaud de Cervole auprès de Philippe le Hardi.

En 1363, l’archiprêtre se retrouve seigneur de Thil, et, comme il n’est pas homme à contempler le paysage, il garde la main en allant mettre le siège devant Vitteaux. Ici encore ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas d’un acte de brigandage stricto sensu. Vitteaux est à Louis de Chalon, ennemi du duc Philippe le Hardi. Louis de Chalon vient de mettre à sac les terres de Châteauvillain. Nous avons là une guerre privée entre seigneurs, tout à fait légale et commune. Les dernières années d’Arnaud e Cervole sont occupées à organiser, pour le compte du papa et du roi de France, une croisade contre les Turcs. Il s’emploi à recruter des compagnies pour lui. Rude tâche que de convaincre des pillards, habitués à rançonner de gras marchands et à brûler des villages après avoir violé quelques paysannes, de partir à des milliers de kilomètres pour assurer leur salut en sa faisant découper en rondelles par la soldatesque Turque !

L’archiprêtre s’en aperçut à ses dépens puisque l’un des récalcitrants l’a occis proprement du côté de Lyon le 25 mai 1366. Pendant que le mari de Jeanne de Châteauvillain était encore vivante, mais fort occupé dans le sud, son cousin, appelé Petit Darby (petit ange d’aspect, grand démon de caractère), jugea l’instant propice pour se remplir les poches sans trop de risques. C’est ici qu’il faut placer l’épisode de la prise du Château de Thil. Dès qu’il apprit le mort d’Arnaud de Cervole, Philippe le Hardi envoya dans l’Auxois un de ses valets, Jean de la Pomme, pour recommander à sa commère, Jeanne de Châteauvillain, de « bien garder sa forteresse, de peur que les gascons n’y entrassent ». Trop tard. L’assassinat de l’archiprêtre a du prêtre prémédité pour se débarrasser d’un chef trop autoritaire aux yeux des bandes de soudards. Le 15 mai 1366, Petit Darby » prit THIL, la dame dedans ». Cependant, Darby ne put prendre la collégiale. Le bailli d’Auxois, Guillaume de Clugny, reçut des renforts et campa à PRECY SOUS THIL. Darby fit payer 3 500 francs d’or à la châtelaine et fila continuer son œuvre sur les terres de Châteauvillain. Nous connaissons ces épisodes grâce aux livres de comptes de Guillaume de Clugny, bailli d’Auxois (A.D.C.O, B. 2752).

dscf0017-copie-800x660-300x247Jeanne, veuve pour la troisième fois mais femme de tempérament, se remaria une quatrième et mourut en 1390. Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté est du site le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux !

En 1442, presque tous les habitants de Noidan et Pluvier furent occis par ces bandes sans foi, ni loi qui tuaient, pillaient, rançonnaient les habitants de nos campagnes ; ce n’était partout que mutilations d’hommes ; beaucoup de seigneurs, pour épargner leurs terres, transigeaient avec les Ecorcheurs en leur payant une forte somme. Les ravages causés par ces brigands étaient tels que le nombre de foyers de l’Auxois, qui était de 6 603 en 1397 était tombé à 3 903 en 1442 !

En 1470, la population de PRECY SOUS THIL compte 3 feux francs et 31 feux serfs. Si l’on considère qu’un foyer est composé de 5 ou 6 personnes, en fonction de la mortalité infantile et l’espérance de vie, notre beau village devait avoir entre 170 et 200 habitants.

Au XVIème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions ; les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et ne demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commencement de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attachés, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village ; les histoires de loups faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

chateau-300x227Actuellement, le château se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde comprenant un réduit seigneurial et une grande basse-cour. L’étude du bâti permet de discerner différentes phases de construction s’échelonnant du xiiie siècle au xvie siècle. Pour le xiiie siècle, subsistent les vestiges du reste d’un logis rattaché à un cellier et probablement à la tour de guet. Une chapelle étant attestée dès 1085, nous pourrions avoir affaire au schéma type « aula, capela, Bergfried ». À la fin du xive siècle, la construction d’une tour-résidence et d’un bâtiment d’habitation redéfinit l’espace en dessinant ce qu’on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s’affirme au xve siècle puis aux vie siècle avec la construction d’un nouveau bâtiment et le remaniement de l’enceinte. Au fil des siècles, le site accroît ses qualités résidentielles tout en conservant ses prérogatives défensives.

Le château de Thil a connu une longue période d’occupation, dont l’évolution peut-être suivie sur au moins six siècles. La période d’apogée du site est liée à Jean de Thil (fin xive siècle) qui a doté le site de ses plus beaux éléments d’architecture, notamment la collégiale. La chronologie du château doit être encore affinée mais on peut d’ores et déjà parler d’un site majeur pour l’architecture castrale bourguignonne.

dscf0019-800x642-300x240La collégiale

L’église de la collégiale comporte également des pièces intéressantes. Le chœur du XVe, son transept 12ème et des fenêtres flamboyantes ; pierre tombale 16ème, fonts baptismaux* 12 vitraux XVIe, statues (XIVe et XVIe s) . La collégiale en ruines arbore une belle architecture gothique ( XIVe s) : haut clocher carré à contreforts, nef unique, chœur à chevet plat, portail sculpté, pierre tombale du XVe d’un doyen de la collégiale.

Sources : D’après les écrits de recherches commencée par Alain Monin dans son livre : « Quand j’allais à l’école »

et Wikipédia

Château de Thil, visite :

Date à confirmer. Le Château de Thil est d’après André Malraux considéré comme le plus vieux Château Fort de France. Une ruine grandiose, romantique sur un…
Du lundi 23 avril 2012 au vendredi 1 novembre 2013
Château de Thil | Expo – Musée | Vic sous thil

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, Côte d'Or | Pas de Commentaires »

PRECY SOUS THIL

Posté par francesca7 le 25 février 2013


PRECY SOUS THIL dans Côte d'Or dscf0005-640x480-300x225

Précy sous Thil est un joli bourg de l’Auxois, région de bocage surtout consacrée à l’élevage des bovins. Avant la mécanisation de l’agriculture, depuis une trentaine d’année, l’Auxois était renommée pour l’élevage du «cheval de trait ardennais de l’Auxois ».

Notre commune est située au centre-est de la France et au centre-ouest du département de la Côte d’Or. Précy sous Thil est le chef-lieu du canton qui compte 18 communes. Précy est traversé par la nationale 70 (D.70 aujourd’hui) qui croise la nationale 80 (D.980 aujourd’hui) prolongée par la départementale 36.

dscf0006-223x6401 dans VILLAGES de FRANCEEn gros, la commune de Précy sous Thil peut être divisée en deux parties principales en ce qui concerne le sol et le sous-sol.

  1. A l’est, un sous-sol argileux : terres d’aubues (plus ou moins grasses, grosses terres) et des marnes (terres argilocalcaires, caractéristiques de l’Auxois)
  2. A l’ouest, un sol sablonneux : terres de gravelle mêlée d’humus et un sous-sol granitique, caractéristique du Morvan.

On peut donc dire que la commune de Précy est située, par la nature même de son sous-sol, à la limite de l’Auxois et du Morvan. Au pied de la Colline de THIL ou se dresse le Château et sa Collégiale…. Le Serein, sa rivière, forme à peu près la frontière entre ces deux régions. A Précy, le sol sablonneux est perméable, mais le sous-sol, constitué de roches granitiques, est imperméable. Signes qui caractérisent un sous-sol imperméable :

-          Les mares, les abreuvoirs, les réserves d’eau dans tous les jardins, les eaux dormantes,

-          Les puits très nombreux et peu profonds.

-          La nature des exploitations agricoles.

Le serein donc, qui serpente dans la vallée, au pied de la colline de Thil marque la limite entre la commune de Précy sous Thil et celle d’Aisy sous Thil. Il prend sa source à environ 22 kilomètres de Précy, à 2,3OO km environ du village de Beurey-Baugay, dans le canton de Pouilly en Auxois. L’eau sort de terre dans une prairie en pente, au milieu des joncs, entre un frêne et un poteau électrique ; au début, il ne mesure qu’une vingtaine de centimètres de large et une dizaine de profondeur. Il s’élargit peu à peu ;  à la sortie de Beurey-Baugay, c’est un ruisseau. Près de Missery, il a parfois près de 3 mètres de large car il a reçu déjà plusieurs affluents, des ruisseaux descendus des coteaux.

Entre la Motte-Ternant et Chausseroze, j’ai remarqué une scierie et un moulin abandonnés. Le Serein continue son cours, passe à Vic sous Thil, à Précy, travers la D 70 sous un vieux pont de pierre. Il arrose ensuite Bierre, Montingy, Courcelles-Frémoy, Vieux Château, Toutry, il entre dans le département de l’Yonne. Il passe alors à Guyon, Montréal, l’Isle sur Serein, Noyers, Annay sur Serein, Chemilly, Chablis, Maligny, Ligny le Châtel, Pontigny.

Son cours se termine à Bassou où il se jette dans l’Yonne qui emportera ses eaux dans la Seine pour aboutir finalement dans la Manche. Le Serein est un affluent de la rive droite de l’Yonne ; le Serein reçoit des affluents : la Baigne à La Motte Ternant, le Soutin à Vic sous Thil, le ru Potrin à Aisy, l’Argentalet près de Courcelles Frémoy etc… le Serein est une rivière calme au régime assez régulier, au cours lent. Comme toutes les rivières françaises qui prennent leur source dans des régions peu élevées, il a ses hautes eaux à la saison où il pleut le plus : automne, hiver, printemps. L’été est l’époque des basses eaux. Parfois, quand il a beaucoup plu, il déborde et sort de son lit ; il est en crue. En été, on peut le images-12franchir à gué en certains endroits.

Après le Serein, il nous faut présenter aussi l’Armançon. Ces deux rivières ont creusé des vallées parallèles laissant entre elles une ligne de crêtes dont l’extrémité nord est dominée par la butte de Thil. De là-haut, s’offrent des paysages bien différents : à l’ouest, la vallée du Serein sinueuse, étroite, sauvage, d’accès difficile alors qu’à l’est, celle de l’Armançon est large, fertile, d’accès aisé. C’est la rivière de l’Auxois, elle favorise les communications nord-sud avec l’autoroute du Soleil et le canal de Bourgogne.

L’Armançon prend sa source près de Meilly sur Rouvres et se jette dans l’Yonne à Migennes, après un parcours d’environ 200 km. A son passage dans le pays de Thil, il traverse les prairies de Normier, Clamerey, Marcigny, Braux et Brianny. Si le sol y est argileux, le sous-sol est encore granitique comme l’indique la carrière de Marcigny et surtout la ville de Semur en Auxois construite sur un éperon rocheux que l’Armançon ne peut que contourner.

dscf0005-640x393-300x184Pour être autorisé à pêcher dans le Serein, il faut posséder une carte de pêche que l’on peut se procurer chez les dépositaires de Précy sous Thil… prix des cartes en 1974 : 23 F pour la pêche au coup, avec trois lignes, sans moulinet. Et 35 F pour la pêche au coup, trois lignes avec moulinet, pêche au lancer.  La société de pêche « LE BROCHET DU SEREIN » a été fondée le 15 juin 1948 par M.Lebeault, notaire et M.Moreau, marchand de chaussures en leur l’époque… cette société a été créée dans le but de lutter contre le braconnage, la pollution de la rivière ; d’encourager la surveillance et d’assurer la destruction des nuisibles et le repeuplement en poissons. La somme payée pour une carte de pêche est répartit pour la taxe piscicole ordinaire, versée au conseil supérieur de la pêche à Paris ; pour la taxe dscf0006-640x443-300x207fédérale, pour la fédération de la Côte d’Or et pour la taxe local qui revient à la société.

Chaque année, le « BROCHET DU SEREIN » organise un concours de pêche au mois d’août (2 à 300 participants environ). La société est administrée par un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier et plusieurs membres. Cette association s’appelle de nos jours « Auxois-Morvan Pêche » et gère entre autres, le Serein et l’Armançon.

Dans la commune de Précy, la population n’est pas dispersée à travers la campagne ; au contraire, elle est agglomérée. La population de Précy sous Thil n’a cessé de diminuer depuis un siècle, surtout après la disparition des Forges. Causes du dépeuplement : Manque de travail pour les jeunes qui sont obligés de partir en ville où ils trouvent plus facilement emplois et distractions. Et la mécanisation de l’agriculture qui a considérablement diminué les besoins en personnel pour l’exploitation. Une autre cause de la dépopulation ce sont les jeunes agriculteurs qui quittent souvent la petite exploitation familiale en 

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raison des multiples difficultés qu’ils rencontrent : vie difficile et peu rentable ; trop de dépenses de fonctionnement : mains d’œuvre, matériel très cher, charges sociales etc…

Finalement, c’est en 1975 que le creux de la vague disparaît car depuis, la population de Précy sous Thil n’a cessé d’augmenter. Dès cette époque, la création de lotissements, de logements, d’une zone artisanale a permis d’inverser la tendance. Cette population a évolué vers les professions intermédiaires ; emplois de service divers, ainsi que les ouvriers etretraités. En ce début de 21ème  siècle (2006), le nombre d’habitants retrouve son niveau du début de 20ème (1901).

LES RESSOURCES AGRICOLES

Elles se répartissent en deux groupe :

Polyculture qui représente environ 1/3 de la superficie de l’exploitation.

-          Céréales (blé, orge, avoine etc…)

-          Oléagineux (colza)

-          Plantes fourragères : prairies artificielles (luzernes, trèfle, sainfoin, etc…) betteraves, maïs. Pommes de terre pour la consommation personnelle. 

Elevage :

-          Bovin, pour la viande ; race charolaise et produit de croisement ; pour le lait ; race Pie Rouge, Tachetée de l’Est, Frisonne, Hollandaise, Pie Noire.

-          Ovins : quelques troupeaux de moutons pour la viande. Race : mérinos, Southdown, Suffolk, Bleu du Maine, Ile de France etc…

-          Porcs : large White, Piétrain, Landrace, Danois, Blanc de l’Ouest.

-          Chevaux : race ardennaise de l’Auxois pour la boucherie.

17 exploitations agricoles dans la commune de Précy sous Thil en 1975. Il doit en rester 5 de nos jours.

images-22Les exploitants sont propriétaires ou fermiers. Il n’y a pas de métayers à Précy sous Thil. Le nombre de salariés agricoles a beaucoup diminué depuis 1975 en raison surtout de la mécanisation qui a permis d’exploiter les mêmes surfaces avec peu de personnel. Le fermier paie un loyer, le fermage, à son propriétaire. Ce fermage est évalué en kilogrammes de viande par hectare pour les prés et en quintaux de blé à l’hectare pour les champs. A Précy sous Thil, il existe un G.A.E.C. (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).

C’est en plein pays d’Auxois que se trouve l’ élevage de charolais, à Noidan. Eleveurs de père en fils depuis des générations, nous faisons naître et engraissons l’ensemble de nos animaux. Nous produisons aussi quelques céréales (tournesol, pois…) pour l’alimentation du troupeau. Celui-ci, 100 % charolais, compte environ deux cents têtes. Quelques 90 mères nourrices produisent des veaux chaque année, parmi lesquels il en est sélectionné un certain nombre à l’âge de 18 mois pour l’atelier de vente directe. En général, les génisses sont préférées pour leur tendreté et leur saveur. L’ensemble du troupeau est nourri à l’herbe des prés, de mars à décembre et au foin pendant l’hiver. L’engraissement est complété par un aliment fabriqué à la ferme avec des matières premières 100 % Végétales, sans OGM, issues de céréales, pulpe de betterave, luzerne déshydratée, colza, blé, pois…

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—-> pour en savoir plus sur PRECY SOUS THIL : Rejoindre les liens suivants  : 

Le château de Thil    

La tuilerie    

Lavoir de Précy  

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Lavoir de Précy sous Thil (21)

Posté par francesca7 le 24 février 2013

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Précy-sous-Thil est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne.

C’est là où j’habite depuis ma tendre enfance….

Historiquement, c’est là que Claude Michel Ernest de Neuchèze est né (16 juin 1807 à Précy-sous-Thil - 24 juin 1859 à Medole), grand officier de la Légion d’honneur, lieutenant-colonel du 8e régiment d’infanterie, tué à la bataille de Solferino.

A Précy sous Thil il y a deux  grands lavoirs… + un tout petit en haut du village !

2eme-lavoir-de-precy-interieur-300x246 dans LAVOIRS DE FRANCESitué aux portes du Parc Naturel Régional du Morvan (nord-Est) dans le département de la Côte d’Or, Précy-sous-Thil est un charmant bourg non loin des plus grands sites bourguignons tels que l’Abbaye de Fontenay, le site d’Alésia, la cité médiévale de Semur-en-Auxois et qui vous invite à la détente dans un environnement verdoyant et calme.

Terre par excellence pour les activités de pleine nature, le pays de l’Auxois Morvan saura répondre à toutes vos envies, qu’elles soient à faire en famille, entre amis ou en couple, vous trouverez de quoi passer un séjour des plus sympathiques à moins de 30 km de Précy-sous-Thil…

Le nom de la commune apparaît en 1024 : Prisciacus (qui signifie domaine de Priscus à l’époque romaine). Précy sous Thil dans le pays de l’Auxois, jouit d’une nature très riche et propice aux activités de loisirs (golf, randonnées, balade à cheval et en attelage), un magnifique point de vue (la Butte de Thil). La « Sentinelle de l’Auxois » comme on l’appelle, c’est-à-dire le château de Thil situé sur la colline de Thil, est considéré comme un des plus anciens château forts de  France.

Il dresse sa tour de défense « l’espionne de l’auxois » (25 m de haut) face à une collégiale du XIVè siècle. D epart et d’autre de l’allée de tilleuls qui relie les deux monuments, on aperçoit les premiers contreforts du Morvan face aux collines de l’auxois.

Mais revenons ici aux deux LAVOIRS de Précy sous Thil, mon village….

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Petite Anecdote sur les Lavoirs :

…. La Guerre au Tonkin : Extrait des « nouvelles du pays » de Mars 1917. Livre de Alain Monin : Quand j’allais à l’école autour de la butte de Thil

« A Courcelotte, quelques kms de Précy, au quartier surnommé Le Tonkin, à l’époque des Lavoirs, de vieilles rancunes sommeillent depuis longtemps et de fréquentes disputes éclatent entre voisines. Ces jours derniers, une bataille ne règle a eu lieu entre laveuses sur le bord d’une mare communale située sur le pâtis de Pierre Grosse. La lutte s’est terminée d’une façon tragicomique pour l’une d’entre elles< ; l’objet de la contestation ? Vouloir, pour deux laveuses, occuper la même place. Là-dessus, copieux crêpage de chignon et distribution de horions à coups de battoir…

Survient une voisine qui prend parti contre la première, si bien que celle-ci, après des efforts désespérés, perd l’équilibre, bat l’air de ses bras et s’écrase dans la mare.

L’acharnement des deux autres ne s’arrêta pas là ; elles voulurent faire boire un coup à leur victime, et sans l’arrivée de M L…, que la scène avait attiré, elle eut, paraît-il, fait la carpe pour de bon. Elle en fut heureusement quitte pour un bain froid, fort désagréable en cette saison. Le lendemain, la gendarmerie mandée fit une descente sur les lieux et dressa des procès-verbaux.

Mesdames les laveuses, qui avez l’ardeur si belliqueuse, que n’êtes-vous sur le front, à côté de nos poilus ? Vous y feriez bonne figure et vous seriez sûres d’y récolter, au lieu de procès-verbaux, des citations à l’ordre du jour et des décorations de toutes sortes ».

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petit lavoir rénové, en haut de Précy, à 700 m environ de chez moi !

A PRECY sous THIL, les lavandières de l’époque utilisaient ces emplacements ; je m’en souviens moi-même puisque à mon très jeune âge, 3-4 ans il me semble, j’accompagnais ma maman …

je vous avouerai qu’un jour, pas fait comme un autre, j’ai fait une chute à trop me pencher pour atteindre l’eau du lavoir et oups ! je me suis retrouvée dans la rivière. Heureusement plus de peur que de mal mais je me souviens avoir eu très froid…. Maman me racontait souvent cet exploit en disant qu’elle m’avait rattrapée par ma robe !

 L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques en rénovation, aux styles architecturaux d’une grande variété selon les régions et périodes historiques. Ahhh !!! ce lavage du linge une fois la semaine !!! c’était pas drôle en hiver….  D’ailleurs c’était mon père lui-même qui m’avait également confectionné  un petit caisson, à ma taille, comme celui de ma mère, afin de reposer mes genoux sur un coussin et afin d’y mettre ma petite brosse et mon savon de Marseille découpé, car sinon il était bien trop gros pour ma petite menotte.

Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée. Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

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Château d’AISY sous THIL (21)

Posté par francesca7 le 23 février 2013

 

Château d'AISY sous THIL (21) dans CHATEAUX DE FRANCE aisy-ss-thil-le-ch-teau

 

Je vais vous avouer que je travaille dans ces lieux depuis maintenant 35 ans.

Présentation :

 aisy1 dans CHATEAUX DE FRANCEConstruit sur une propriété de 8 hectares, le Château d’Aisy sous Thil date de 1515. C’était une ferme fortifiée. Il fut modifié vers le milieu du 18ème siècle pour devenir une propriété plus confortable. La famille De Chazelle en fut propriétaire jusque vers les années 1940.

 La Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Bourgogne Franche Comté  (CRAM-BFC) en fait l’acquisition en 1952 ; et en 1955, c’est le premier Etablissement Spécialisé dans la prise en charge d’enfants en situation sociale difficile de Côte d’Or, alors nommé l’E.M.P.P d’Aisy. En l’an 2000, cet organisme référent a cédé ses droits à ce que l’on appelle aujourd’hui l’UGECAM-BFC (Union de Gestion des Etablissements de Caisses d’Assurance Maladie de Bourgogne-Franche-Comté).

 

Depuis cela, sa destination n’a pas été modifiée, mais son organisation interne a évolué en fonction des demandes sociales et des besoins des enfants accueillis.

D’abord la section IME (Institut Médico Educatif) qui recevait 38 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 13 externes) présentant un retard mental léger ou moyen avec ou sans troubles associés. (Aujourd’hui décentrée)

La section ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) qui recevait 34 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 9 externes) présentant des troubles du caractère et du comportement, mais caractérisés par une efficience intellectuelle normale ou sub-normale. Cette section s’est, de nos jours, concentrée sur cette spécificité que sont les déficients en ITEP, c’est-à-dire, d’accueillir des jeunes ou des adolescents présentant des troubles du comportement importants, sans pathologie psychotique, ni déficience intellectuelle.

Dans ces deux sections donc, la mission agréée réside dans l’éducation générale et des soins spécialisés en fonction du projet individuel du jeune et des préceptes exposés au projet d’établissement. Une équipe médicale et paramédicale, éducative, pédagogique et sociale met en œuvre le projet sous la responsabilité de son directeur, Monsieur Bourdot Didier, aujourd’hui accompagné de son Sous-Directeur : Monsieur Libératore Jean.

a-essey-villeneuve-21_dd-300x200En 2010, l’Ugecam-Assurance-Maladie s’est  approprié les locaux du Château d’Essey Villeneuve, afin  de décentrer la section IME.   

Les 2 établissements sont ouverts en continu toute l’année, les enfants sont orientés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Dijon. Selon le contrat de séjour conclu en fonction des projets personnalisés et des pathologies repérées, l’accueil s’effectue : en internat continu, en internat de semaine, de quinzaine (ou tout autre rythme de retours), en internat aménagé (l’enfant retournant en famille le mercredi) ou en demi-internat.

Les enfants sont accueillis sur des groupes de vie et pris en charge par des éducateurs spécialisés, des moniteurs éducateurs et des aides médico-psychologiques qui les accompagnent à tout moment dans les actes de leur vie quotidienne. L’encadrement de cette équipe est assuré par un chef de service éducatif.

Selon les potentialités intellectuelles de chacun, les enfants bénéficient d’un enseignement pédagogique assuré par des professeurs des écoles spécialisés, mis à disposition par l’Education Nationale. Les temps de prise en charge varient de 1 à 23 heures par semaine. Une section « ateliers » de pré-formation professionnelle et occupationnelle complètent les temps de scolarité et leur ouvre des voix professionnelles.

L’équipe médicale et para-médicale se compose de 2 médecins psychiatres, d’un médecin généraliste, d’infirmières de jour, d’un psychologue clinicien, d’un art thérapeute, d’un psychothérapeute, d’une psychomotricienne, d’un orthophoniste et d’un assistant social. L’établissement travaille en partenariat avec tous les médecins spécialistes de la région ; ainsi que la communauté environnementale.

A ces deux sections s’ajoute une troisième : Le Sessad (Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile) créée dans les années 1980 par Monsieur Michel Mauthé, Directeur d’alors…. Cette section, au départ agréé pour 12 places (6 à 14 ans, retard mental et troubles du comportement), qui aujourd’hui a passé son agrément à 40 places, concernant la prise en charge des jeunes jusqu’à 20 ans. Sa mission réside dans l’acquisition de l’autonomie et/ou l’intégration scolaire et/ou sociale, grâce à une action dans le milieu habituel de vie du jeune. L’équipe présente la même configuration professionnelle qu’à l’ITEP.

C’est donc dans cette structure que je travaille moi-même, en tant que secrétaire médico-sociale…..

 

Sa situation régionale : ITEP d’Aisy

70 kms à l’ouest de Dijonaisy-2-300x225

  6 kms du péage de Bierre les Semur (autoroute A6)                                                           

15 kms de Semur en Auxois                                                                                                        

15 kms de Saulieu                                                                                                               

20 kms de Vitteaux                                                                                                    

30 kms d’Avallon                                                                                        

30 kms de Montbard                                                              

En bordure de la route « CD 70″, dans la commune                                        

d’Aisy sous Thil dont la population totale s’élève au                                              

dernier recensement de 1992, à 301 habitants.                                                                        

Sur le plan économique, l’EMPP est l’entreprise qui                                                                       

emploie le plus grand nombre de salariés dans le                                                                                   

canton de Précy sous Thil.

 

Adresse aujourd’hui : RESAM 21 – ITEP/SESSAD d’Aisy

Boîte postale 17
21390 Aisy-sous-Thil

Tél. : 03.80.64.55.22
Fax : 03.80.64.40.40

 

 Aisy-sous-Thil est un petit village situé au centre Est de la France. Le village est situé dans le département de la Côte-d’Or de la région de la Bourgogne. Le village d’Aisy-sous-Thil appartient à l’arrondissement de Montbard et au canton de Précy-sous-Thil. Le code postal du village d’Aisy-sous-Thil est le 21390 et son code Insee est le 21007. 

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Géographie :

L’altitude d’Aisy-sous-Thil est de 353 mètres environ. Sa superficie est de 8.30 km ². Sa latitude est de 47.394 degrés Nord et sa longitude de 4.288 degrés Est. Les villes et villages proches d’Aisy-sous-Thil sont : Précy-sous-Thil (21390) à 2.12 km, Bierre-lès-Semur (21390) à 2.99 km, Vic-sous-Thil (21390) à 3.07 km, Montigny-Saint-Barthélemy (21390) à 3.43 km, Juillenay (21210) à 3.85 km. 


(Les distances avec ces communes proches d’Aisy-sous-Thil sont calculées à vol d’oiseau – Voir la liste des villes du département de la Côte-d’Or) 

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L’ETABLISSEMENT A FETE SES 50 ANS  Voir en Vidéo http://www.dailymotion.com/video/xkzw1s

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Jeannette BOURGOGNE – film 1938

Posté par francesca7 le 23 février 2013

JEANNETTE BOURGOGNE - Un film de 1938

Tourné dans ma région d’origine et là où je travaille aujourd’hui, c’est à dire à AISY SOUS THIL (Côte d’Or)

Aisy-sous-Thil est un petit village situé au centre est de la France. Le village est situé dans le département de la Côte-d’Or de la région de la Bourgogne. Le village d’Aisy-sous-Thil appartient à l’arrondissement de Montbard et au canton de Précy-sous-Thil. Le code postal du village d’Aisy-sous-Thil est le 21390 et son code Insee est le 21007. 

Géographie :

L’altitude d’Aisy-sous-Thil est de 353 mètres environ. Sa superficie est de 8.30 km ². Sa latitude est de 47.394 degrés Nord et sa longitude de 4.288 degrés Est. Les villes et villages proches d’Aisy-sous-Thil sont : Précy-sous-Thil (21390) à 2.12 km, Bierre-lès-Semur (21390) à 2.99 km, Vic-sous-Thil (21390) à 3.07 km, Montigny-Saint-Barthélemy (21390) à 3.43 km, Juillenay (21210) à 3.85 km.
(Les distances avec ces communes proches d’Aisy-sous-Thil sont calculées à vol d’oiseau – Voir la liste des villes du département de la Côte-d’Or)
 

Jeannette BOURGOGNE - film 1938 dans CINEMA FRANCAIS aisy

Population et logements :

Les habitants d’Aisy-sous-Thil se nomment les Asiens et les Asiennes. La population d’Aisy-sous-Thil était de 220 au recensement de 1999, 213 en 2006, 212 en 2007 et 219 en 2009. La densité de population du village est de 25.54 habitants par km². Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 121 en 2007. Ces logements se composent de 99 résidences principales, 20 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 2 logements vacants.

 

Synopsis : En 1938, un film est tourné à l’école d’Aisy.

C’est l’histoire d’une orpheline qui, à dix-neuf ans, est nommée institutrice. Ce film a été réalisé par Jean Gourguet, interprété par Blanchette Brunoy et Julien Orcel et le titre s’appelle JEANNETTE BOURGOGNE (un site : http://www.jean-gourguet.com/filmographie.html)

 

Les enfants jouaient leur propre rôle et une grande partie du tournage s’est faite dans la classe d’Aisy. Blanchette Brunoy jouait le rôle de l’institutrice et la grand-mère d’un enfant du pay, (Lucas Vi.), Renée jouait le rôle d’une enfant de l’école.

 

 

Des images du film :   jeannette-1 dans CINEMA FRANCAIS                       jeannette2

 

Blanchette Brunoy (de son vrai nom Blanche Bilhaud) est une actrice française, née le 5 octobre 1915 à Paris 14e et morte le 3 avril 2005à Manosque.

Elle est la filleule de l’écrivain Georges Duhamel, membre de l’Académie française.

Après le Conservatoire où elle est l’élève d’André Brunot, elle est engagée au Théâtre de l’Œuvre et y débute en 1935 dans Nationale 6 de Jean-Jacques Bernard. Puis Jean Cocteau lui offre un rôle dans Les Chevaliers de la table ronde ; elle travaille ensuite avec les Pitoëff.

Au cinéma, elle est remarquée entre autres, dans : Claudine à l’école de Serge de Poligny (1938), La Bête humaine de Jean Renoir (1938) et Au Bonheur des Dames d’André Cayatte (1943) – films adaptés de deux romans d’Emile Zola, Goupi Mains Rouges de Jacques Becker (1943), La Marie du port de Marcel Carné (1950) et …Comme elle respire de Pierre Salvadori (1998), sa dernière apparition à l’écran. Elle continue aussi sa carrière sur scène et interprète notamment Le Paysan parvenu d’après Marivaux en 1973.

Elle épouse en 1961 l’acteur de cinéma Maurice Maillot (1906-1968), un Rémois. Elle a possédé la belle maison de l’architecte Edmond Herbé au 18, rue Léon-Mathieu à Reims, qu’elle a conservée jusqu’en 2000.

Le Réalisateur Jean Gourguet est un réalisateur francais, scénariste et producteur de cinéma, né le 5 décembre 1902 à Sète (Hérault), mort le13 mars 1994 à Paris.

Après le succès de son film Maternité clandestine en 1955, Jean Gourguet décide d’acheter le cinéma L’Escurial du boulevard de Port-Royal à Paris, où il se consacre à sa passion de cinéphile. Il fait activement vivre cette salle, au-dessus de laquelle il habite, et où il meurt en 1994.

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Comme je l’ai dit ce film a été tourné à 2 km de chez moi, AISY SOUS THIL : Ses habitants sont appelés les Asiens et les Asiennes.
La commune s’étend sur 8,3 km² et compte 270 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 32,5 habitants par km², Aisy-sous-Thil a connu une nette hausse de 22,7% de sa population par rapport à 1999.

Entouré par les communes de Précy-sous-ThilMontigny-Saint-Barthélemy et Bierre-lès-Semur, Aisy-sous-Thil est situé à 49 km au Nord-Ouest d’Autun la plus grande ville aux alentours. 
Situé à 355 mètres d’altitude, La Rivière Le Serein, le Ruisseau de l’Etang Fourche sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune d’Aisy-sous-Thil.
Aisy-sous-Thil est une commune du parc naturel régional du Morvan.
Le maire d’Aisy-sous-Thil se nomme monsieur Lionel JULIENNE.

 

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