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La bourgogne mérovingienne

Posté par francesca7 le 4 septembre 2013


                                                                                            La bourgogne mérovingienne dans Bourgogne telechargement-5
                                                                                                        Sarcophage Mérovingien

 

Le village de Vic sous Thil (21) existait déjà à l’époque mérovingienne comme en témoignent les cercueils en pierre découverts dans les propriétés voisines de l’église. Certains de ces cercueils ont été utilisés pour la construction du clocher du village de Vic.

 Au 6ème siècle, l’Auxois se nommait alors Pagus Alesiensis.

Les chartes et écrits les plus anciens citent parmi les villes et villages de la région : Castrum Tilium (château de Thil), Prisciacum (Précy sous Thil), Arcenaium (Arcenay), Motta (La Motte), Nannum-sub-Tilio (Nans sous Thil), Sidolocum(Saulieu), Sinemurum (Semur), Vitellum (Vitteaux).

De nombreux sarcophages mérovingiens ont été découverts aux alentours de Thil notamment à Clamerey où ceux-ci sont visibles à l’entrée de l’église. La dynastie mérovingienne règne sur le royaume des Francs, de Clovis à Charlemagne (481-800).

Les tombes mérovingiennes étaient des sarcophages de plâtre, des cercueils en bois ou parfois des individus en pleine terre. Celles-ci contiennent usuellement de nombreux bijoux de verre, des armes, des restes de vêtements et diverses offrandes. Ce n’est qu’à l’époque carolingienne, que les offrandes furent interdites par l’Église, en tant que pratique païenne.

De façon générale, les études montrent que les gens étaient durant ces périodes en bonne santé et robustes, et n’avaient que rarement des carences alimentaires.

On trouve très peu de tombes d’enfants. À cette époque, les enfants n’étaient baptisés qu’à l’âge de 3 ou 4 ans, lorsqu’on était certain que l’enfant était en bonne santé et allait vivre, car un baptême coûtait fort cher. Les enfants décédés sans être baptisés étaient donc enterrés en tant que non-chrétiens, hors de l’enclos sacré. Les généalogistes ont longtemps cherché à en trouver des descendants ignorés mais aucune certitude n’a pu être mise à jour. Les prétentions des Carolingiens à descendre des Mérovingiens par une fille de Clotaire Ier sont reconnues comme fictives. Plusieurs pistes ont été néanmoins mises en avant par les historiens.

  dans Bourgogne

Malgré les guerres et les incessantes luttes de pouvoir, le royaume de Bourgogne aspire également à être une terre de Paix comme en témoigne les nombreuses fondations de monastères. Ce royaume inspire également à conserver ses traditions. Etonnamment, la Bourgogne demeure avec l’Aquitaine d’ailleurs, l’une des régions mérovingiennes les plus romanisées. L’aristocratie cherche à garder ses lois et ses coutumes tout comme son indépendance, une indépendance toutefois grandement remise en cause sous les Carolingiens. Le terme de mérovingien n’est probablement pas le plus convenable pour désigner l’art qui se développa en Gaule du Ve au VIIIe s. Les rois francs, en effet, même s’ils ne demeurèrent pas totalement inactifs dans le domaine artistique, n’y exercèrent jamais un rôle de direction. Cependant, la dénomination ayant été établie par l’usage, il convient de la conserver, d’autant plus qu’elle ne prête à aucune ambiguïté ni sur la période, ni pour la région concernée.

   Il est par contre une idée contre laquelle il convient d’emblée de s’inscrire en faux : la prétendue obscurité de l’époque. Très heureusement, nous n’en sommes plus à Augustin Thierry, et, même s’il demeure beaucoup à faire, notamment en ce qui regarde les fouilles, les grands traits de ce moment historique apparaissent déjà avec suffisamment de netteté.

 

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Résultat de fouilles en Bourgogne

Posté par francesca7 le 16 juillet 2013


 

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Résultat de fouilles en Bourgogne dans Bourgogne fouilles

Au 19ème siècle, furent découverts sur le territoire de la commune de Vic sous Thil (21) des instruments en silex taillés de formes diverses : points, grattoirs. On eut au moins en conclure que notre région a été foulée par des peuplades préhistoriques. De nombreux silex ont également été découverts à Nans sous Thil par M. Boyard, sous le « Poron d’lai Beuffenie   » ou « Poron des Crouèches ». Cette cavité naturelle a dû servir pendant de longs siècles d’abri sous roche ainsi qu’en témoignent les restes de foyers préhistoriques (époque néolithique, âge de la pierre taillée). L’âge du bronze nous a laissé neuf haches découvertes en 1866 dans un champ de la « Vesvrotte ». Ces armes sont aujourd’hui au Musée de Semur en Auxois. Enfin, en 1911, quatre sépultures ont été mises au jour au lieu-dit « La loi, Lou grand Vaigne », elles datent de l’âge de fer.

De fait, les traces avérées d’occupation préhistorique sont nombreuses et remontent à – 75 000 ans, l’âge du plus ancien Bourguignon, l’homme de Genay et ses cousins : les Néandertaliens : L’étude du germe dentaire Genay (du nom du lieu de la trouvaille) a permis non seulement d’apporter de nouvelles données sur la présence des Néandertaliens dans ce site de Bourgogne, où le NMI est donc de 3 (deux adultes et un enfant de près de 2 ans), mais aussi de présenter une première molaire permanente droite, très bien préservée et de grandes dimensions, non altérée par l’usure interproximale.

DOCUMENT des découvertes réalisées : CLIC ICI

 De nombreux gisements moustériens (outils de silex) jalonnent la vallée du Serein  et surtout de l’Armançon : … Normier, Nan, Marcigny, Saux… Un sondage au Château de Thil  , au pied du rempart Est, atteste d’une occupation du site remontant à l’âge du bronze.

 Vient l’âge du fer, « le premier âge du fer », avec les nombreux amas de scories laissés par des bas fourneaux découverts tout au long du cours du Serein.

LE MENHIR DE MONTIGNY

montigny dans BourgogneCe fameux menhir se trouve au pied de l’église. L’utilité de ces monuments reste à éclaircir. Ils furent érigés entre – 3 000 et – 2 000 ans. Le menhir marquait sans doute un lieu de culte, c’est pourquoi la été renversé et le site christianisé avec le construction d’une église. La pierre de granite, d’environ trois mètres, a retrouvé sa position verticale en 1961.

 Celtes ou Gaulois ? Ce sont les mêmes, selon que l’origine du mot est grecque ou latine ! Les Celtes nous arrivent d’Europe centrale à partir de – 700. Voilà donc nos ancêtres les Gaulois mais ils ne nous ont pas laissé de traces monumentales sino l’exploitation probable du minerai de fer abondant sur le cours du Serin et de ses affluents, depuis  Villargoix jusqu’à Courcelles-Frémoy. Nous sommes sur la route de Bibracte à Alésia . Les habitants du pays sont les Eduens et les Mandubiens (Nord Cote d’Or).

Les Eduens finissent par renier leur alliance avec Rome au moment du soulèvement de Vercingétorix. Ils mettent alors leurs efforts pour aider le roi des Arvernes, leur ancien ennemi, et vont même jusqu’à le couronner roi à Bibracte, Viridomaros, roi des Eduens, le reconnaissant roi des Gaulois, leur capitale. Les Eduens restent pourtant fidèles à César. Ce n’est qu’après le siège de Gergovie, gagné par Vercingétorix, que Viridomaros souligne son souhait de se joindre à la révolte sans rien cacher à César qui l’avait mis à la tête des Eduens. Finalement, en -52, Vercingétorix ayant déposé les armes à Alésia, les Eduens voient Bibracte reléguée en petite cité. Ils se voient aussi cantonnés à une nouvelle ville, Augustodunum, l’actuelle Autun.

L’EPOQUE GALLO ROMAINE

La voie romaine reliant Alésia à Autun passait à Nan sous Thil. Dans le coteau, près de Thil la Ville, on a découvert les restes de villas romaines importantes contenant de nombreuses monnaies et médailles gallo-romaines (une notamment à l’effigie de l’empereur Vespasin, 69-79).

Des traces de notre passé gallo-romain ont été découvertes dans toutes les communes autour de Thil sur la butte de Thil

hache

 même. « Qui tient les hauts, tient les bas ». C’est une règle élémentaire de stratégie militaire ; le nom de certains villages en porte l’empreinte comme Précy sous Thil, par exemple, qui n’est autre que la maison de Priscus. La villa gallo-romaine est un domaine agricole portant le nom de son  propriétaire, c’est à dire une simple ferme constituée de bâtiments autour d’une cour fermée. N’oublions pas no plus les voies romaines ; Saulieu   – Semur par Précy.

 

Les Gallo-Romains se sont copieusement servis dans les gisements ferrifères de Thostes. En 1869, Jean-Marie Gueux, maître mineur, écrit « qu’il avait été devancé dans l’exploration des gisements métallifères, car le terrain, indépendamment d’amas de scories répandus sur place et à distance, était bouleversé sur différents points par des travaux considérables qu’on attribua à juste titre, pour la plus grande partie, à la période gallo-romaine ». S’en suit la liste d’objet retrouvés dans les galeries ; monnaies et médailles romaines, haches et marteau en fer forgé, coupes en terre et en verre, planchettes de bois façonnées à la hache, bois de mine servant à l’étayage… Ces pièces sont conservées au musée de Semur en Auxois (21).

 

 

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La vie s’organise au village en 1900

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


 

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A l’école du village, la gymnastique se faisait une fois par semaine, mais les filles étaient en jupe, elles ne pouvaient pas faire les mêmes mouvements que les garçons. Cet enseignement était sommaire. Dans la cour, il n’y avait pas de bagarres, nous étions sages.

En hivers, on faisait de belles glissades dans la « la creuse ». Il y avait peut-être deux voitures à Vic sous Thil, ç a ne craignait rien.

La vie s’organise au village en 1900 dans Bourgogne precy-en-1900-103x300Quand il y avait une messe le matin, il fallait la servir avant d’aller à l’école. C’était chacun sa semaine et le servant était payé du sous. Les plus âgés avaient des robes violettes, les autres des robes rouges. Ils étaient autorisés, avec un mot des parents, à quitter l’école lorsqu’il y avait un enterrement, un service ou un mariage. Pour les enterrements les robes étaient noires et ils touchaient quarante sous. Avec l’argent des services à l’église, l’André a économisé pour s’acheter une montre. Les parents avaient peut-être arrondi. Pour les baptêmes, la famille offrait un cornet de dragées avec une pièce.

Chacun se rendait à pied à l’école. A tour de rôle, il fallait rentrer le bois pour le poêle, faire le ménage, pendant une semaine. C’était l’instituteur qui allumait le feu. L’encre était violette, mais Mlle Moreau a changé d’encre et la noire qui fut alors utilisée traversait les pages des cahiers.

Les livres et les cahiers étaient achetés par les familles. Rien n’était gratuit sauf l’encre et la craie pour l’ardoise.

Il n’y avait pas d’eau sauf à la rivière ce qui fait que les mains n’étaient pas toujours propres. Une des matières qui a marqué est le travail manuel, une fois par semaine l’après-midi. Les garçons faisaient du tressage, les filles apprenaient la tapisserie et la broderie sur des bavoirs pour bébé.

 L’école durait de huit à onze heures puis de treize heures à seize heures. Il y avait des devoirs à faire à la maison ; des problèmes, un devoir de grammaire et des récitations à apprendre par cœur. On avait les cahiers du soir, le cahier de compositions notées : dictée, calcul, composition française. Il y avait quelques punitions, les retenues. Les maîtres étaient sévères, mais personne n’allait se plaindre aux parents. L’Antoine raconte qu’il avait son cousin dans la même classe et quand l’un était puni l’autre l’attendait en se cachant pour rentrer ensemble.

 Ceux qui venaient de loin ne rentraient pas chez eux à midi, mais mangeaient sur place, soit avec leur gamelle, soit nourris par la famille qui les gardait. Quand il neigeait, il fallait se frayer un chemin avec une sorte de petit traîneau avec un manche. Les enfants portaient des « ch’nô-bottes » sorte de patins en caoutchouc, la musette sur le dos. Les pieds étaient mouillés et en arrivant, la maîtresse ouvrait le jeu et réchauffait les abots ou chaussures. Malgré cela, pas question de manquer l’école ;

 en-1900 dans BourgogneEn 1929, il avait fait très froid (-27°). L’André et son frère étaient les seuls à aller à l’école le matin et l’après-midi avec le Louis et le Jean. La rivière était gelée et les gosses glissaient dessus avec leurs sabots. Le jour de l’an, la maîtresse donnait à chacun une orange et des papillotes ;

 L’année du certificat d’études (douze ans) l’Antoine, le Charles et la Marguerite restaient une heure de plus, le soir pour travailler ; a partir du 1er mars, la maîtresse les prenait chez elle, le jeudi matin, gratuitement, pour ne pas allumer le feu de la classe afin d’économiser le bois de la commune. Quand les parents tuaient le cochon, il y avait un morceau pour l’institutrice.

 Quand l’André a eu son certificat, il lui a porté un canard. La veille, la maîtresse s’arrachait les cheveux car il avait écrit des homment. Elle était plus stressée que ses élèves. Les candidats allaient passer l’examen à Précy sous Thil ; Il y avait un classement : premier du canton et quelques personnes donnaient des pris.

 A la maison et dans la cour d’école, on parlait patois, dans la classe seulement on parlait français.

 

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L’ECOLE EN VILLAGE

Posté par francesca7 le 19 mai 2013


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L’ECOLE EN VILLAGE dans Bourgogne ecole

Au milieu du siècle dernier (19ème) il y avait dans ma commune de Précy sous Thil  en Côte d’Or :

-          Une école communale de garçons (relais de pays)

-          Une  école communale de filles (maison Pichenot à Maison Neuve)

-          Une école libre de filles (tenue par des religieuses dans la maison où habite la famille Rey)

-          Une autre école libre, laïque (maison Fournier à l’angle de la rue Gault et de la D.70) tenue par le grand-père de Madame Henri Rémond.

Les élèves y préparaient le certificat d’études primaires et le brevet. Cette école était fréquentée par des élèves venant de tout le canton. Quelques-uns étaient pensionnaires, d’autres venaient à pied, faisant 5 ou 6 kms matin et soir en apportant leur repas de midi ; ceux de Thostes essayaient de profiter du petit train apportant le minerai aux Forges.

Ces écoles libres ont fermé aux environs des années 1885.

C’est à cette époque que l’on construisit l’école de filles, comprenant deux classes. L’école était obligatoire, mais la fréquentation moins stricte qu’aujourd’hui.

 Il y a une soixantaine d’années, nous a dit un ancien du pays, l’instituteur de l’école de garçons était  M.Jacob.

 L’entrée à l’école avait lieu vers 5 ou 6 ans jusqu’à douze ans. Très peu d’élèves allaient au collège. Dès leur sortie de l’école, la plupart des enfants devaient travailler ; souvent même avant l’âge de 12 ans, les enfants manquaient l’école pour aider aux travaux de la ferme ; parfois, pour apprendre à lire et à écrire, les jeunes gens allaient suivre des cours du soir avec l’instituteur, après leur journée de travail ; au régiment militaire, il y avait des cours spéciaux pour les illettrés.

 En hiver, les élèves étaient désignés chaque jour pour préparer le fagot et allumer le feu à l’école ; le chauffage était assuré par un poêle à bois situé au milieu de la classe. 

 Les mêmes livres servaient pendant des dizaines d’années. Les élèves avaient tous la même tenue : une blouse noire, des sabots ou des galoches.

Les grandes vacances duraient deux mois : du premier août au premier octobre. La discipline était plus sévère que maintenant ; principales punitions : un verbe à conjuguer à tous les temps, des lignes, privation de récréation, retenue tard le soir, coups de baguette.

Pendant les vacances, l’ancien nous raconte que son maître lui donnait cent problèmes à faire, dix rédactions et dix dessins : il y travaillait en gardant les vaches. Il a passé son certificat d’étude à Précy sous Thil ; il a été reçu premier du canton sur une cinquantaine de candidats.

 Dans les années 1960, Précy a son collège avec deux classes ; une de sixième et une de cinquième. Ensuite les collégiens poursuivent leur scolarité à Semur en Auxois. Les écolières fréquentent l’école de filles et les écoliers, l’école de garçons puis les écoles deviennent mixtes.

Au début des années 1970, les petites écoles communales voisines ferment progressivement ainsi que le collège. A Précy, au contraire, le nombre de classes augmente. Ce qui n’st pas sans poser de sérieux problèmes de locaux ; récupération des salles du collège, transformation des dépendances de la mairie, préfabriqués…

 En l’an 2000, un SIVOS est constitué pur la construction de l’école maternelle et en 2008, la commune de Précy aménage trois nouvelles classes avec sanitaires et préau. Si bien qu’en 2009, le pôle scolaire de Précy comprend une école maternelle à trois classes et une école élémentaire à six classes.

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Films tournés en Bourgogne

Posté par francesca7 le 5 mai 2013

Liste des Films tournés dans ma bourgogne

 Films tournés en Bourgogne dans Bourgogne cinema

Depuis 2007 nous n’avons pas eu de tournage de film dans le département.

1949 – L’AUBERGE DU PÊCHEUR. De Jean de Marguenat.Tourné en partie à Semur-en-Auxois. Avec Ginette Leclerc, Jean-Pierre Kérien, André Valmy.

1952 – ILS SONT DANS LES VIGNES. De Robert Vernay. Tourné en partie à Beaune. Avec Line Renaud, Lucien Baroux.

1958 – LES AMANTS. De Louis Malle. Tourné à Dijon et Lusigny-sur-Ouche. Avec Jeanne Moreau, Jean-Marc Bory, José-Luis de Villalonga, Alan Cuny.

1958 – NI VU NI CONNU. D’Yves Robert. Tourné en partie à Semur-en Auxois, place Notre-Dame, dans l’hôtel particulier de la rue du rempart transformé en prison, à Braux, sur le canal de Bourgogne et au château de Marigny-le-Cahuet. Avec Louis de Funès, Noelle Adam, Moustache, Claude Rich, Pierre Mondy. La première mondiale a eu lieu le 2 janvier 1958 au cinéma dijonnais la Grande Taverne.

1960 – LA ROUTE JOYEUSE. De Gene Kelly. Tourné en partie à Semur-en-Auxois. Avec Gene Kelly, Barbara Laagez, Michael Redgrave, Brigitte Fossey.

1961 – LES TROIS MOUSQUETAIRES. De Bernard Borderie Tourné en partie à Montbard, dans la rue du Pavé, Saint-Lazare et dans les bas quartiers de l’|abbaye, dans la cour du château de Courcelles-lès-Semur et au château de Marigny-le-Cahuet. Avec Gérard Barray, Geroges Descrières, Mylène Demongeot, Jean Carmet.

1962 – LE REPOS DU GUERRIER De Roger Vadim. Tourné en partie à Dijon. Avec Brigitte Bardot, Robert Hossein, Michel Serrault, Macha Méril.

1964 – ANGÉLIQUE, MARQUISE DES ANGES De Bernard Borderie. Tourné en partie dans la carrière de Marmagne, à l’abbaye de Fontenay et au château de Marigny-le-Cahuet. Avec Michel Mercier, Robert Hossein, Jean Rochefort.

1965 – LA SECONDE VÉRITÉ De Christian-Jaque. Tourné en partie à Dijon au palais de Justice. Avec Michèle Mercier, Robert Hossein, Jean-Claude Roland.

1966 – LA GRANDE VADROUILLE. De Gérard Oury. Tourné en partie à Beaune et à Meursault. Avec Bourvil, Louis de Funès, Andréa Parisy, Marie Dubois.

1969 – CLERAMBARD D’Yves Robert. Tourné en partie à Dijon, rue Buffon, rue du Vieux-Marché et à Semur-en-Auxois, ainsi qu’au château de Marigny-le-Cahuet. Première mondiale à Djon le 1er octobre 1969. Avec Philippe Noiret, Dany Carrel et Claude Piéplu.

1969 – TOUT PEUT ARRIVER De Philippe Labro. Tourné en partie à Dijon. Avec Jean-Claude Bouillon, Prudence Harrington, Fabrice Lucchini, Catherine Allégret.

1970 – LE CERCLE ROUGE De Jean-Pierre Melville. Des séquences ont été tournées au Restoroute de Bel-Air (aujourd’hui disparu) aux bordures de la RN 6. Avec Alain Delon, Bourvil, Yves Montand, François Périer, Gian-Maria Volonte.

1971 – LA VEUVE COUDERC De Pierre Granier-Deferre. Tourné en partie à Cheuge, à la ferme Boussageon, au bistrot, au port du canal, au pont-levis. Avec Alain Delon, Simone Signoret, Ottavia Piccolo.

1973 – LE TRAIN De Pierre Granier-Deferre. Tourné en partie à Recey-sur-Ource. Avec Romy Schneider, Jean-Louis Traintignant, Régine.

1974 – LES BIDASSES S’EN VONT EN GUERRE De Claude Zidi. Tourné en partie à Chateauneuf-en-Auxois et au lycée Saint-Joseph à Dijon. Avec Les Charlots, Paoloa Stoppa, Heidy Bolen.

1974 – LE CRI DU COEUR Film et premier long métrage du réalisateur dijonnais Claude Lallemand. Tourné à Dijon, à Baune, à Chorey-les-Beaune ainsi qu’au château de Savigny-les-Baune. Avec Stéphane Audran, Maurice Ronet, Delphine Seyrig.

1975 – L’ADIEU NU De Jean-Henri Meunier. Tourné au manoir de Poncey-sur-l’Ignon. Avec Maria Casares, Pierre Maxence, Michael Lonsdale.

1976 – LE BON ET LES MECHANTS De Claude Lelouch. Quelques séquences ont été tournées dans la gare de Châtillon-sur-Seine et à Gomméville. Avec Marlène Jobert, Jacques Dutronc, Bruno Cremer, Brigitte Fossey, Jacques Villeret, Philippe Léotard, Serge Reggiani.

1976 – CALMOS De Bertrand Blier. Tourné en partie dans la vallée de l’Ouche, à la Bussière-sur-Ouche, sur la place du village (dans la maison Jeanniard) et au château de Loiserolle. Avec Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Bernard Blier, Brigitte Fossey, Claude Piéplu, Valérie Mairesse.

 1978 – LA MESSE EN SI De Klaus Kirschner. Tourné à l’abbaye de Fontenay. Avec Anna Torrent, Arleen Auger, Julia Hamari. Le film raconte la rencontre d’Ana et de Jean-Sébastien Bach.

1978 – LE PASSE-MONTAGNE De Jean-François Stévenin. Tourné en partie sur l’aire du « Chien blanc » sur l’autoroute à Pouilly-en-Auxois. Avec Jacques Villeret, Jean-François Stévenin.

1980 – L’EMPREINTE DES GEANTS De Robert Enrico. Tourné en partie à Seurre sur le chantier de l’autoroute A 6 près de Pagny-le-Château. Avec Serge Reggiani, Mario Adorf, André Ferréol, Philippe Léotard.

1982 – LA MORTE VIVANTE De Jean Rollin. Tourné au château de Crépanet à l’Abbaye de Molesmes. Avec Marina Pierro, François Blanchard, Mike Marshall, Carina Barone.

1983 – Y A-T-IL UN PIRATE SUR L’ANTENNE ? De Claude Roy. Tourné en partie au château du Clos de Vougeot. Avec Paul Préboist, Joël Pévost.

1985 – PARTIR, REVENIR De Claude Lelouch. Tourné en partie à Châteauneuf-en-Auxois, dans le château et à la gare de Pouilly-en-Auxois. Avec Annie Girardot, Eveline Bouix, Michel Piccoli, Françoise Fabian.

1986 – LE MAL D’AIMER Premier long métrage de Giorgio Treves. Tourné en partie au château de Pisy, près d’Epoisses et à la ferme du Brouillard, près de Précy-sous-Thil. Avec Robin Renucci, Carole Bouquet, Isabelle Pasco.

1986 – VAUDEVILLE De Jean Marbœuf. Tourné en partie à Dijon aux magasins du Pauvre Diable et les Nouvelles Galeries. Avec Guy Marchand, Marie-Christine Barrault, Roland Giraud, Jean-Marc Thibaut.

1988 – L’ETUDIANTE De Claude Pinoteau. Tourné en partie à Dijon, place François-Rude et à la gare. Avec Sophie Marceau, Vincent Lindon.

1988 – L’INSOUTENABLE LEGERETE DE L’ÊTRE De Philippe Kaufman. Tourné en partie à Bèze et à Magny-Saint-Médard. Avec Daniel Day-Lewis, Juliette Binoche, Léna Olin, Erland Josephson.

1990 – CYRANNO DE BERGERAC De Jean-Paul Rappeneau. Tourné à Dijon, dans l’Hôtel de Voguë, ainsi qu’à l’Abbaye de Fontenay. Avec Gérard Depardieu, Anne Brochet, Vincent Pérez, Jacques Weber.

1990 – LES DAMES GALANTES De Jean Charles Tacchella. Tourné en partie aux environs de Semur-en-Auuxois, Châteauneuf-en-Auxois et Crugey. Avec Richard Bohringer, Isabella Rossellini, Marie-Christine Barrault, Robin Renucci.

1991 – L’ANNE DE L’EVEIL De Gérard Corbiau. Tourné en partie à Fontenay. Avec Grégoire Colin, Laurent Grévil, Martin Lamotte.

1994 – JEANNE LA PUCELLE De Jacques Rivette. Tourné en partie près de Semur-en-Auxois, à Epoisses, à Chateauneuf-en-Auxois et au barrage de Grosbois-en-Montagne, ainsi qu’au hameau de Villers-la-Faye. Avec Sandrine Bonnaire, André Marcon, Jean-Louis Richard.

1995 – LES FRERES GRAVET De René Féret. Tourné en partie Beaune. Avec Robin Renucci, Jean-François Stévenin, Jacques Bonnafé, Pierre-Loup Rajot.

1998 – LA CUISINE AMERICAINE De Jean Yves Pitoun avec Eddy Mitchell, Irène Jacob, Jason Lee, Isabelle Petit-Jacques.

2001 – LE CHOCOLAT De Lasse Hallström. Tourné en partie à Flavigny-sur-Ozerain. Avec Juliette Binoche, Judi Dench et Johnny Depp en vedette.

2007 – ROMAN DE GARE De Claude Lelouch. Tourné en partie au Clos Vougeot. Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant et Audrey Danna.

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Une Balade dans le Morvan

Posté par francesca7 le 1 mai 2013


La végétation se réveille doucement après les longs mois d’hiver. Ma petite voiture se faufile au gré des départementales tranquilles. Deux années d’observation, mais je continue de découvrir cette région à chaque voyage. De profondes vallées modèlent le granit. En quelques kilomètres, conifères. Ah ces «sapins » ! Impossible de ne pas penser à Noël quand on sait que la région fournit l’Europe entière et qu’on n’en parle jamais nulle part.

Un vieux point de pierre enjambe une rivière vive. Quelques pêcheurs surveillent attentivement les remous. La route remonte rude en plain bois, coupant une allée forestières. Idéale pour le VTT ou, les hivers enneigés, par le ski de fond. En cours de route, quelques arrêts permettent de faire le point sur les origines d’une église, de remplir les gourdes à la fontaine d’un lavoir, d’observer le panorama sur le Morvan encore blotti dans sa brume matinale.

Une Balade dans le Morvan dans HUMEUR DES ANCETRES morvan-300x204

Nous voici arrivés. Les chaussures de marche bien lacées, nous continuons par les sentiers. Au fond du vallon que nous choisissons, une prairie égayée par les touches jaunes des coucous et des fleurs de pissenlits accueille un ruisseau tortueux. Qu’elles sont donc communes ces fleurs de pissenlits, et pourtant, quelle délicieuse confiture on en fait. Le « miel de dents de lions », confectionné par exemple avec 400 fleurs cueillies à ras, que l’on fait bouillir dans un litre d’eau additionné de deux petits citrons pendant 3 minutes. Après 24 h d’infusion, on filtre le jus, on ajoute le poids égal de sucre avant de faire bouillir une heure à une heure et demie, sans trop laisser épaissir. Délicieux !!

De tous les côtés, des sources formées par les pluies énergiques des derniers jours jaillissent vigoureusement et se pressent de rejoindre la rivière. Notre chemin devient difficile ; demain, grâce aux efforts des mairies, les sentiers de randonnées auront retrouvé leur jeunesse, tissant un réseau varié aux quatre coins du pays. Nous débouchons sur une petite route, et le temps de quelques pas, des toits pointus en tuiles vernissées surgissent au ras des haies. Une des dernières tuileries spécialisées capables de réaliser ce type de couverture, notamment grâce à des fours à bois, se trouve un peu plus au nord. Quelques pas  e plus et l’édifice nous apparaît dans un ensemble, superbe château du XIIème reconstruit au XVIIème.

Plus tard, après un passage sur les deux plus hauts « sommets » de Côte d’Or, nous croiserons trois étangs cachés dans les sous-bois, réveillant au passage un héron étonné. Une heure s’écoule paisiblement, et au prix d’un ultime raidillon, nous bénéficions d’une vue générale sur la contrée. Entre les moutonnements des collines, émergent les toits des maisons du village.une multitude de fleurs accaparent les prés. Avant de disparaître entre les épicéas, cinq cavaliers longent la lisière opposée bordée de cornouillers aux baies si appréciées à l’automne, et pas seulement telles quelles. Tenez, essayez la liqueur de Bourgogne suivante :

Remplissez aux deux tiers un bocal de cornouilles broyées, couvrez de marc de Bourgogne à ras bord, fermez et laissez macérer un mois en secouant énergiquement de temps en temps. Ajouter alors une cuillère à soupe de sucre éventuellement, puis filtrez. Vous m’en direz des nouvelles, et quelle couleur.

Pour entrer à la capitale des Ducs, nous profitons encore une fois du réseau secondaire. Villages paisibles, châteaux, étangs… nous prenons le temps de vivre le pays, de redécouvrir une curiosité local, de repérer une auberge pour plus tard, de nous remémorer l’accueil sympathique qui nous attendit toujours au fil de nos rencontres.

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Vous aussi, vous allez demain, partir à la découverte du pays de Saulieu, Liernais, Précy sous Thil et de ses environs. Prenez le temps d’en découvrir toutes les richesses, sportifs, amoureux de la nature, amateurs de vieilles pierres, gourmands ou tout à la fois. Croyez-mois il vous faudra des années pour en épuiser les réserves, et ce jour-là, qui sait, vous poserez peut-être vos mailles pour toujours dans la région !

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Patrimoine de Vincenot

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

Patrimoine de Vincenot dans FONDATEURS - PATRIMOINE vincenot-180x3001912 : Naissance d’Henri Vincenot, écrivain, peintre, sculpteur

Né le 2 janvier 1912 rue des Perrières à Dijon, au sein d’une famille composée de cheminots et d’agriculteurs, Henri Vincenot étudia à l’école Darcy, puis au collège Saint-Joseph, puis à l’École supérieure de commerce de Dijon, et poursuivit sa formation à Paris (HEC). Après un bref passage à Prisunic, il « entre au chemin de fer « , sa passion. Chef de gare à Saint-Jean- de-Losne et Louhans, il bifurqua bientôt vers un travail qui lui convenait mieux : journaliste au magazine ferroviaire Notre Métier devenu La Vie du Rail.

Romancier, poète, dessinateur, peintre, sculpteur, comédien, ses dons sont multiples. Il bénéficia d’un grand bonheur conjugal en épousant Andrée Baroin (1913-1984). Plusieurs enfants élargirent le cercle de famille : Jean- Pierre (1936), Claudine (1938), François (1940-1988) et Denis (1944). Ils vivaient à Paris, en vacances à Commarin et à La Pourrie (un hameau remis par eux en vie près de Labussière-sur-Ouche), à Talant de 1939 à 1945, à Commarin quand Henri en retraite put se consacrer pleinement à son œuvre. Il a publié en 1953 Je fus un saint (Denoël) et il demeurera attaché à deux éditeurs, Denoël et Hachette.

La plupart de ses romans ont un lien avec la Bourgogne et souvent s’y situent entièrement. Ses lieux de prédilection : la Montagne et l’Auxois, les Maranges. Aux œuvres romanesques initiales à partir des années 1950 (La Pie saoule ; Les Chevaliers du Chaudron ; À rebrousse-poil ; Les Yeux en face des trous ; Walther, ce boche, mon ami) s’ajoutent deux volumes de la collection La Vie quotidienne (Les chemins de fer au XIXe siècle et La Bourgogne au temps de Lamartine). Deux romans lui assurent des tirages élevés et une notoriété importante: Le Pape des escargots puis La Billebaude. Sans doute traite-t-il souvent des mêmes thèmes (l’attachement aux vertus durables de la tradition, le refus d’un « progrès » déshumanisant et qui détruit la nature), mais il est complexe et volontiers paradoxal. Son imagination débordante, son style si goûteux, son personnage même (sa moustache, son accent, son gilet brodé) l’écartent des sentiers du régionalisme étroit pour acquérir une stature nationale d’auteur respecté. Bernard Pivot en fait son « chouchou » de son émission télévisée Apostrophes (Lire, juin 1990), ce qui lui vaut la célébrité.

Multiple, Henri Vincenot ne se résume évidemment pas à ce portrait bien incomplet. Il ressent d’autres appels littéraires : la Bretagne, le Maroc. Il dessine et il peint, exposant régulièrement. L’homme fait corps et âme avec son œuvre. Il est rare en effet qu’un auteur épouse à ce point l’intrigue d’un livre, la figure d’un roman. La Gazette, ce vagabond qui chemine depuis deux ou trois mille ans à travers la Bourgogne, est sans doute son meilleur personnage. Jamais guéri du décès de son épouse, il meurt le 21 novembre 1985 au domicile de sa fille, rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon. Plusieurs biographies lui sont consacrées ; cinq thèses et mémoires étudient son œuvre. Ses dessins et peintures sont reproduits dans deux ouvrages, l’un général (édité par Anne Carrière) et l’autre ferroviaire (La Vie du Rail). – JFB

Actes des Rencontres Henri Vincenot organisées les 17 et 18 octobre 1992 par l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, textes réunis par Martine Chauney-Bouillot, Académie des sciences, arts et belles-lettres ; et Précy-sous-Thil, l’Armançon, 1993, 153 p. : ill. (« Mémoires de l’Académie des sciences, arts et belles- lettres de Dijon », t. 133).

Le Pape des escargots

Par Henri Vincenot

Le Pape des escargots dans ESCARGOTBon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure le pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.

Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.

Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.

Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.

Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.

Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l’auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture… Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.

Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.

En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.


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Découverte d’un pays en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 23 avril 2013

 

Calé à l’ouest du département de la Côte d’Or, le pays de Saulieu, Liernais et Précy sous Thil n’ a pas véritablement de limites. Comment le décrire ? Dessinons par exemple, un ballon de rugby vertical avec Saulieu sensiblement au centre, Précy sous Thil au nord et Liernais au Sud. Notre trajet part de Rouvray, monte sur Vieux-Château où il s’infléchit en direction de Vic de Chassenay avant de redescendre sur Courcelles les Semur, Braux, Clamerey, Beurizot, Chailly sur Armançon, Clomot. La courbe se resserre alors de nouveau en direction de Savilly avant de remonter vers Blanot, puis de suivre la limite départementale jusqu’à Rouvray. Les trois cantons de Saulieu, Précy sous Thil, et Liernais étant, pour leurs parts, intégralement englobés dans ce périmètre. L’enclave étonnante de Ménessaire, petit morceau de la Côte d’Or échappé du département, méritait d’être incluse elle aussi dans notre inventaire.

Découverte d'un pays en Côte d'Or dans Côte d'Or saulieu-300x159

Frontière floue toute symbolique, l’attrait touristique d’une région étant compris dans un environnement plus général. De temps à autre, nous déborderons ici ou là pour vous signaler une curiosité digne d’intérêt, même si, pour l’occasion, nous devons sortir un instant de la Côte d’Or.

Le parc naturel régional du Morvan recouvre une bonne partie du territoire en prenant sous son aile la partie ouest qui inclut Rouvray, La Roche en Brenil, Saulieu, Saint Martin de la mer, tandis qu’une langue s’allonge de Saulieu jusqu’au site de Thil, englobant Montlay en Auxois et Vic sous Thil.

d’Est en Ouest, les communes changent de visages. D’abord constituées d’un village principal avec quelques dépendances, elles deviennent en s’approchant du Morvan, des groupements de hameaux, écarts et lieux-dits. Champeau en Morvan par exemple, à l’ouest de Saulieu, regroupe ainsi plus de 25 appellations.

Beauté des paysages, situation géographique privilégiée, aspect physique de premier ordre, la région de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais intéressa l’homme dès les premiers âges ; a Saizerey, une grotte préhistorique revendique une occupation à l’âge de pierre. En témoignent également les menhirs de Pierre-Pointe, de la Grande-Borne ou de Montigny, fièrement dressés ou redressés. Fantastiques blocs de granit érigé 2 000 ans avant Jésus Christ. Et peut être même bien avant. Ces trois monolithes sont généralement considérés comme les trois seuls authentiques menhirs de la Côte d’Or.

A leur tour, les Romains laissèrent ici nombre de témoignages de leur installation. Voies romaines comme celle qui joint Sainte-Isabelle à Saulieu, ville qui naquit certainement d’abord comme relais. (Au temps de la Gaule, une importante voie ancienne reliait Alésia à Bibracte en évitant Saulieu, ce qui tend à prouver sa création ultérieure). Mont Saint Jean fut d’bord un puisant camp romain. Missery doit son nom à Micerieus et Braux accueillit une agglomération gallo romaine du milieu du 1er sicècle avant notre ère (fouilles en cours).

 

plus tard, la région se hérissa de châteaux dont on retrouve des origine jusqu’au 10ème  siècle à Thil  ou Mont Saint Jean, au 11ème siècle à Thoisy la Berchère. Chaque siècle apporta sa pierre à l’édification de ce merveilleux assortiment d’édifices de tous styles, classes ou époques. Certains eurent à souffrir de la Révolution, d’autres des grandes guerres, comme Flée qui résista avec peine au conflit de 1939-1945, et parfois plus simplement de l’abandon pur et simple qui transformait ce patrimoine en carrière de pierres.

Forêts verdoyantes, vallons et collines, rivières, climat tempéré, tout cela explique sans doute l’attrait des hommes pour cette région. Richesse d’un bois abondant indispensable au chauffage mais aussi à tant et tant de métiers. Richesse d’une forêt striée de veines de minerai, on fondait le fer sur place dans des « bas fourneaux », richesse des pâturages et cultures réparties sur le flanc des collines, ou au fond des vallées.

Tous ces siècles d’histoire dotèrent ce petit coin de Bourgogne d’innombrables légendes, les plus célèbres concernent la Beuffenie  , la Vouivre et Gargantua   . La Beuffenie, vilaine fée locale, reste d’origine inconnue. La Vouivre se retrouve sous deux aspects. Animal fabuleux, serpent, serpent-ailé ou dragon, niché dans quelque grotte ou ruines ou la Grande Vouivre, animal gigantesque, serpent couvert d’écailles vivant sous terre sur plusieurs kilomètres (sensiblement le long de la ligne de partage des eux). Elle produit en surface des phénomènes étranges connus depuis l’époque celtique et appelés aujourd’hui magnétisme, radioactivité.. Les amateurs liront avec plaisir « Le Pape des Escargots  » d’Henri Vincenot.

Gargantua, quant à lui, nous vient également de cette école celte où l’on découvre déjà un géant du nom de Gar, qui dériva en Gargantua avant d’être repris par Rabelais.

Malheureusement, train, charbon, industrialisation, exodes vers les villes… le pays se trouva au début du 20ème siècle face à une situation bien difficile. Patrimoine et beauté des paysages furent de bien faibles valeurs face aux besoins économiques et à l’appel des grandes cités. Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’amorce. Le développement des loisirs stimule la région. Vieilles pierres, rochers légendaires, étangs créés par le flottage du bois, calme, accès facile, tout cela motive les visiteurs de plus en plus nombreux  à venir y vivre quelques jours ou quelques heures. Bien des villages ont gardé leur lavoir, leurs vieux puits aux margelles souvent de pierres massives et des pompes à volant dont certaines fonctionnent encore. Bien qu’un grand nombre soient en ruines, d’innombrables moulins à eau subsistent encore aujourd’hui au bort des rivières ou de retenues.

sauli-190x300 dans MorvanN’oublions pas la réputation gastronomique de la région, immortalisée par les lettres de Madame De Sévigné, qui de passage à  Saulieu pour se rendre à Vichy, « s’enivra » au cours du repas ; « Ils sont si longtemps à table que par contenance on boit, et puis on boit encore ;.. ». Les bonnes tables ne manquent pas aujourd’hui, tant à Saulieu que dans tous les environs et le visiteur gourmet pourra également acheter et déguster de délicieuses spécialités locales comme les foies gras ou les magrets confits de Mont Saint Jean.

Certes, le tourisme en lui-même n’est pas vraiment LE sauveur, mais en revalorisant le territoire, il redonne à chacun l’espoir d’un renouveau bien amorcé, il redonne à chacun la fierté d’habiter, de vivre en ce pays, le Pays de Saulieu, Liernais et Précy sous Thil.

La statue dite « de Madame de Sévigné » aurait, selon la légende, été offerte par la célébre marquise.

Allant prendre les eaux à Vichy, elle fit halte à Saulieu le 26 août 1677.
Lors d’un repas copieusement arrosé, elle a avoué dans sa correspondance avec sa fille Mme de Grignan avoir été grise, tant à Saulieu elle avait bien bu et bien mangé !

La tradition rapporte que, une migraine et quelques remords plus tard, elle fit don, en acte de contrition, à la collégiale St Andoche d’une piéta polychrome.
Cette statue en pierre, qui la représenterait, se trouve actuellement sur le bas côté gauche de la basilique romane.

 

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Le Morvan, un pays de pierres mystérieuses

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Bruissements continus, jeux de lumière clair-obscur aux multiples nuances, pénombre inquiétante parfois troublée par l’éclat violent d’une clairière, Brocéliande du pays, antre magique des fées, la forêt du Morvan nous dissimule une myriade de pierres de légendes. Usées par leurs mystères, polies par leurs secrets, sculptées par leurs énigmes, elles nous apparaissent parfois brusquement, insolites au détour du sentier, laissant l’imagination s’évader, galoper, dériver, s’égarer ou inventer origines, formes et usages, sacrés ou maudits.

Amas biscornu du Poron-Meurger creusé par les doigts, marqué par les épaules du Diable. Un Diable qui accourait vers l’église de La Roche en Brenil portant sur son dos ce bien curieux et pesant fardeau. Mais les cloches se mirent à sonner. Défait, il jeta sa charge dans les bois avant de s’enfuir. Aussi, quelle idée de parier avec le Bon Dieu ! Mais voyez-vous, quand on est un vrai Diable et que l’on peut, sur un simple pari, gagner toutes les âmes présentes dans une église, quelle tentation ! Le pari ; empêcher la sortie de la messe en bloquant l’entrée avec un quartier de roche venant d’un lointain pays. Il ne lui restait pourtant guère plus de deux kilomètres pour arriver dans les délais.

Le Morvan, un pays de pierres mystérieuses dans Morvan fauteuil-peurron-200x300

Allez voir la pierre. Escaladez-la. Regardez les empreintes du démon. N’êtes-vous pas angoissés pour tous ceux qui ont frôlé l’enfer ?

Allons, remettez-vous. Restez sous l’ombre des chênes dont certains comme le chêne Saint-Charles atteignent les dimensions respectables. Laissez-vous guider par les chemins bordés de fougères jusqu’au rocher de la Beuffenie (ou Boeufnie). Ne tardez pas trop en route car la nuit venue, si vous n’avez ni pain ni sel dans votre besace, on risque bien de ne plus jamais vous revoir. Voici le Poron de la Boeufnie, souvent pris par erreur pour un dolmen, porte magique de l’antre de la vieille et vilaine fée. Surtout, n’essayez pas de la soulever. Grimper plutôt au sommet et viser en contrebas, sur votre droite. Vous le voyez ? Tant et tant usé par les sacrifices humains, gardant l’empreinte profonde du corps des hommes et des femmes étendus en grand nombre pour leurs derniers instants.

Rassurez-vous, toutes les pierres de légendes ne nous réservent pas de si inquiétants commentaires. Quittons La Roche en Brenil où nous aurions également à bavarder à propos du Rocher Arthur, du Poron de la Balance ou des Pierres-Pelot. L’une, ancienne pierre de sacrifices, l’autre ancienne pierre de justice sur laquelle les Celtes accusés de crimes montaient et dont l’oscillation indiquait s’ils étaient ou non coupables. Certains la nomment Pierre de la Tête de Lapin en raison de son profil.

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mais partons pour Liernais. Tout change. Les roches biscornues cèdent la place à un gigantesque bloc régulier considéré parfois comme un vieux menhir brisé. Ni grue, ni cric ne peuvent le décoller du sol et pourtant !… Pourtant, seule une fois l’an, d’elle-même, elle se soulève, laissant découvrir une ravissante jeune fille endormie mais quel jour ? Cependant, attention. Si vous avez l’incommensurable chance d’assister à cet événement ne vous laissez pas endormir par la belle déesse ou les pièces d’or semées autour d’elle. Le monstrueux couvercle de la Pierre Sarrazine pourrait bien se refermer sur vous.

Chose souvent ignorée, les roches se connaissent bien entre elles et communiquent régulièrement. Eh oui ! La Pierre Pointe par exemple, superbe menhir de plus de quatre mètre. Un beau jour, on décida de la déplacer. On attela une paire de bœufs puissants. La pierre résista. On tripla l’attelage. La pierre résista, mais commença à être terriblement inquiète. Tandis qu’on rajoutait d’autres animaux, elle appela sa voisine à son secours : Sarrazine, au secours, les bœufs m’emmènent ! Aussitôt, les cordes se rompirent alors qu’un pigeon blanc, petite fée intérieure, s’échappait du monument. Plus jamais on n’osa recommencer un tel sacrilège.

Certes, nous ne somme spas en Bretagne et bien loin de pouvoir concurrencer ses quelques 800 menhirs. La France compte environ 2 200 pierres dressées réparties sur 83 départements. La Côte d’Or n’en possède que trois reconnus comme authentiques, et ces trois menhirs se situent dans la région de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais. Planté devant la ferme de Pierre-Pointe, le menhir du même nom atteint 4,30 m de hauteur. Autrefois, une sorte d’autel, dont l’usage reste mystérieux, lui était accolé. On pourra le trouver près du hameau de Vouvres à proximité de Liernais, après avoir gravi une forte côte.

Au nord-ouest de Semur en Auxois, le menhir de la Grande-Borne est estimé à plus de quatre tonnes de bon granit, comme le précédent. Autrefois couché, il fut redressé et classé monument historique. Mesurant un mètre de moins que Pierre-Pointe, il reste encore particulièrement riche en légendes. Ne dit-on pas que sainte Christine fut jetée à la mer lestée de ce formidable poids. Mais la Tout Puissant transforma le bloc de roche en radeau et la sauva. En souvenir elle décida de ne plus s’en séparer. Plus tard, consultée pour définir les limites de territoires de deux communes en conflit, elle partit en portant son fardeau dans son tablier, se proposant de le déposer sur la limite que sa conscience lui inspirerait ; mais elle empiéta sur le domaine de saint Loup. Aussitôt, ses bretelles se rompirent et la pierre se figea au sol pour toujours.

Sa forme particulière entraîna bien d’autres croyances. Ainsi, les jeunes filles stériles qui parvenaient à l’escalader et à ‘asseoir au sommet retrouvaient leur fécondité.

Montigny saint Barthélemy accueille le dernier spécimen de menhir local. Bloc de granit de trois mètres installé tout contre l’église, construite dit-on sur un emplacement druidique, bien après l’érection de notre monument. Lui aussi dormit pendant des années couché au sol avant d’être de nouveau debout en 1968. D’autres pierres dressées existent dans les limites du pays de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais, mais leur authenticité comme menhir ou dolmen reste douteuse. Les passionnés pourront toutefois, au prix de quelques kilomètres supplémentaires, découvrir facilement les dolmens ou allées couvertes de Ternant à l’est, Volnay ou La Rochepot au sud-est.

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L’habitat rural au 19ème siècle

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

 

L'habitat rural au 19ème siècle dans HUMEUR DES ANCETRES paysansLa commune de Dompierre se situe juste à la limite du massif granitique du Morvan et de la dépression argileuse de l’Auxois. Les maisons du village sont construites en pierres du pays, extraites sur le site ou à proximité comme la carrière de « Bretagne ». Des moellons de granit y côtoient tout aussi bien la marne à huitres et le calcaire ; les murs sont enduits à la chaux fabriquée au « fourneau ». Les toitures, après la disparition des chaumes de seigle, sont faites de tuiles plates ainsi que de tuiles mécaniques provenant des tuileries de Précy sous Thil et de Thil la Ville.

Quelques toitures du village sont en ardoises. En Morvan, au 19ème siècle, les nourrices qui laissent leur village pour élever les « enfants de la ville », reviennent au pays, après environ 18 mois à 2 ans, avec en poche une somme d’argent suffisamment importante pour commencer la construction ou la rénovation de leur maison. Les jeunes femmes s’entendent à deux pour avoir un enfant en même temps. Pendant que l’une d’elles va tenter sa chance à la ville, l’autre élève les deux bébés. Deux ans plus tard, elles recommencent en inversant les rôles et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles aient mené à bien leurs projets.

Pour montrer leur différence et une certaine réussite sociale, les nourrices font alors couvrir leurs maisons d’ardoises, plus chères que la tuile locale. A Dompierre en Morvan, il ne semble pas qu’il y ait eu ce genre de nourrices mais les « nourrices sur lieu » recueillant chez elles de jeunes enfants orphelins ou abandonnés, moyennant salaire, ont existé de longues années. Quelques toits d’ardoises témoignent de ce souci de montrer sa différence et une certaine richesse.

 

La grande ferme aligne ses bâtiments autour d’une cour fermée ; une grande maison d’habitation de plusieurs pièces, une grange, une écurie, une ou deux étables, une porcherie, une bergerie, un poulailler, un hangar à matériel, un pigeonnier, le grenier au-dessus de l’habitation, les remises à fourrage au-dessus des étables et écuries. La fermette, caractéristique à Dompierre, se compose d’un seul bâtiment allongé comprenant l’habitation surmontée du grenier, au milieu la grange, à l’opposé l’étable avec le fenil au-dessus, en retour d’angle les soues (cochon, volailles, abri à matériel), devant une petite cour avec le puits.

La maison de l’artisan comprend l’habitation avec la cave en dessous, le grenier au-dessus et l’atelier. A l’écart se trouvent la grange, l’étable, les soues… la maison du domestique est une maisonnette d’une seule pièce, sans dépendances, entourée ou non d’un petit jardin. L’intérieur de ces habitations est le plus souvent constitué d’une seule grande pièce aux murs chaulés, avec une cheminée. Le sol est couvert de dalles en pierre. Une grande table et deux bancs occupent le milieu de cet espace, les coins sont pris par deux lits, l’armoire et un bahut contenant vaisselle et provisions. Quelque fois, il existe une petite pièce attenante, sans feu : on l’appelle le « cellier » ou la « souillarde ».

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