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La légende d’Anchoine

Posté par francesca7 le 14 novembre 2015

 

Alors qu’Oleron en Charente-Maritime tenait encore au continent par une large bande de rochers, allant d’Ors à la pointe du Chapus, la Seudre se déversait dans une baie dont les eaux calmes baignaient l’île d’Armotte. L’aspect de la côte saintongeaise, à cette époque lointaine, était bien différent de celui qu’elle présente aujourd’hui

Anchoine

La « baie d’Anchoine » – ainsi s’appelait le rivage qui est devenu le pertuis de Maumusson – était un vaste lac, communiquant vers l’ouest avec l’Océan. Ce n’est que beaucoup plus tard, quand furent emportés les rochers du Chapus par les courants, que le passage de Maumusson s’élargit, que l’île d’Arvert, ou d’Allevert, se forma au sud de celle d’Armotte disparue.

Quand les peuples d’Orient envahirent la Gaule, plusieurs tribus descendirent le cours de la Garonne jusqu’à l’Océan. Ce sont des Phéniciens qui, voyant une baie profonde, à l’abri d’un promontoire, firent voile vers l’île d’Armotte. On sait qu’ils étaient des navigateurs hardis, les véritables princes des mers. En abordant sur le littoral, en entrant dans un golfe que les marées ne paraissaient pas agiter, ils comprirent que c’était là un point propice aux trafics maritimes. L’île d’Armotte était presque entièrement couverte de bois, ne présentant aucune difficulté d’approche, son sol paraissait fertile, il serait aisé de créer, sur cette terre isolée, un petit port de pêche et d’y vivre en toute tranquillité. La tribu en prit possession et, après quelques années, une ville modeste y était construite qui s’appela successivement, Sanchoniate, du nom du chef de la tribu, puis, Anchoniate, Anchoine.

L’île d’Armotte se peupla peu à peu, mais, après deux siècles d’occupation, les Phéniciens en furent chassés par les peuples migrateurs qui se ruaient sur l’Occident. Anchoine vit venir des Celtes, des Ibères, sans que son importance maritime eût trop à en souffrir. Le pays était salubre, les pêcheries productives, il n’en fallait pas davantage pour retenir les nouveaux venus. Plusieurs tribus celtiques prirent possession des îles de la rive gauche de la Seudre, cependant que les Ibères traversaient la mer pour se diriger vers les Pyrénées. Une immense forêt couvrait le plateau séparant le cours de la Seudre des eaux du golfe. Cette forêt, qui existait encore au Moyen Age sous le nom de forêt de Satiste, se continuait sur le territoire d’Armotte. A la pointe ouest de cette île, Anchoine abritait des familles gauloises, jalouses de leurs traditions, de leurs croyances, de leurs moeurs. Ce sont elles qu’on trouve à la base de l’arbre généalogique des Santons.

Les druides, les prêtresses, entretenaient chez les Santons le fanatisme et les superstitions. Ils développaient en eux les sentiments de vie libre et d’attachement à la terre natale, pour lesquels ils devaient lutter pendant des siècles. Conserver leur indépendance, s’insurger contre toute oppression, s’opposer par la force brutale des armes à l’affaiblissement de leur petite patrie, les ont portés, dès la plus haute Antiquité, à des actes de désespoir. La conquête des Gaules par César jeta le plus grand trouble parmi les peuples santons. A mesure que s’avançaient vers l’ouest les légions romaines, tout le pays de Saintonge tressaillit d’épouvante et s’affola. Les hommes, les femmes, eurent le pressentiment qu’une calamité publique les menaçait. Eux, qui ne connaissaient pas la peur, frémirent, non de crainte, mais d’indignation.

Dans l’ancienne Gaule, chaque peuplade avait sa « fada », sorte de sorcière à laquelle tout le monde accordait une confiance aveugle. On voyait en elle une fée sacrée, envoyée sur la terre par le dieu Teutatès. Elle participait aux cérémonies religieuses des druides, à la tête des prêtresses. Myrghèle, la fada des Santons, s’était retirée dans l’île d’Armotte à l’approche des soldats de César, et se cachait à Anchoine, où elle jetait des sorts et mettait le trouble dans les esprits. Une secte de druides et de druidesses s’y trouvait déjà depuis longtemps. Dans la partie la plus sauvage de l’île, sous les grands chênes, dont les feuilles se mêlaient aux boules blanches du gui, existait un cercle de hautes pierres levées entourant un dolmen. C’est là que se célébrait, de temps immémorial, le culte païen des Gaulois.

DolmenCe dolmen, masse de pierre informe, bloc monstrueux élevé, à hauteur d’homme, sur quatre piliers de pierres frustes, avait quelque chose de sinistre. Au milieu de la table apparaissait un trou rond, et assez large pour permettre de voir un coin du ciel. C’est par ce trou que s’écoulait le sang des victimes quand se faisaient les sacrifices humains.

L’île d’Armotte, presque inconnue dans l’intérieur des terres, devait, avant de disparaître, être témoin des horreurs barbares du paganisme. Ses habitants, quelques centaines, s’adonnant à la pêche, à la chasse, à la culture des céréales, vivant dans le calme et la solitude devant une mer apaisée, abrités par une épaisse forêt, voulurent, avant de préparer la résistance contre l’envahisseur qui s’approchait, consulter leurs prêtres, leur demander aide et protection. Druides et druidesses jugèrent que c’est à la fada qu’il fallait s’adresser.

Myrghèle, cachée dans sa petite cabane d’Anchoine, était amoureuse. Celui qu’elle aimait restait insensible à ses avances et lui avoua qu’il s’était fiancé à Sylvane, la fille d’un pêcheur, dont l’amour était égal au sien. Ils devaient s’épouser bientôt. La fada voua, dès lors, à Sylvane, une haine farouche en se jurant d’empêcher le mariage. Comment ? Elle ne savait pas encore. C’est à ce moment que se tint une assemblée de druides dans la clairière du dolmen pour répondre au désir des habitants de l’île. Myrghèle était au milieu d’eux, enveloppée dans une cape gauloise d’une blancheur éclatante. Neuf druidesses, toutes vêtues de blanc, l’entouraient. Rangés en cercle, le front couronné de gui, tenant à la main une faucille d’or, les prêtres attendaient religieusement la décision de la fada sacrée. L’expression sévère de sa physionomie, la fixité de son regard d’hallucinée, la hardiesse de sa parole, allaient produire sur l’assistance une véritable fascination.

C’était le soir. Les dernières lueurs du crépuscule s’éteignaient sur la mer, la lune montait lentement dans le ciel. Il y avait quelque chose de si étrange, de si impressionnant dans ce groupe de robes blanches, immobiles sous les chênes, qu’on pouvait croire que c’étaient les ombres de la nuit, vêtues en fantômes, qui se trouvaient à un rendez-vous mystérieux dans ce coin de forêt sauvage. Montée sur une pierre grossière, près du dolmen, dominant l’assemblée, les cheveux en désordre, sa cape tombée à ses pieds, la poitrine demi-nue, Myrghèle clamait avec exaltation l’oracle des dieux. Un rayon de lune, filtrant à travers les branches, éclairait son visage transfiguré, donnait à cette femme l’aspect d’un spectre hideux.

« Ecoutez, criait l’ignoble sorcière, écoutez la voix de Teutatès qui vibre en moi. Je suis l’envoyée des dieux pour vous guider, pour vous sauver à l’heure du danger. Redressez-vous, prêtres qui m’écoutez, allez dire au peuple que Teutatès ne l’abandonnera pas, mais qu’il exige du sang, du sang pur de vierge ! Allez, et amenez ici la plus belle des vierges de l’île d’Armotte. Vous la connaissez, c’est Sylvane. Le Maître nous écoute, il faut que cette nuit même elle soit immolée sur l’autel sacré des ancêtres. Obéissez, pour conjurer les menaces du destin ! »

La voix terrible se tut, brisée par un effort surhumain, par une surexcitation de folie et de haine. A cet appel farouche succéda un effroyable silence, comme si un souffle de mort venait de passer sur les bois endormis, et l’on ne perçut plus que le frôlement des robes des prêtres et des druidesses disparaissant dans les ténèbres. La fada, l’ignoble fée, restée seule au pied du dolmen, la face crispée par un rictus satanique, attendait l’heure prochaine de sa vengeance.

Minuit. La lune est maintenant voilée de gros nuages noirs. Là-bas, vers l’ouest, un grondement sourd monte du large banc de sable qui barre l’entrée de la baie d’Anchoine. Ce bruit lointain, inaccoutumé, se rapproche sous la poussée des vents du large, semble l’annonciateur d’une tempête. Dans l’obscurité, les druides rentrent sous bois, un à un, se faufilent entre les chênes, viennent ranger autour du monument celtique. Ce sont bien des fantômes, des fantômes de mort, qui marchent dans les ténèbres. Et le grondement de l’Océan se fait plus lugubre, roule vers la clairière avec une force croissante, comme si quelque ouragan, venant d’un monde inconnu, chassait devant lui des flots soulevés jusque dans leur profondeur.

Le moment tragique était arrivé. Quatre hommes, vêtus de peaux de bêtes, les cheveux incultes tombant sur leurs épaules, surgirent dans la nuit, portant une femme à demi morte, dont les gémissements auraient ému des êtres moins sauvages. La tempête faisait rage, les arbres, secoués d’un étrange frémissement, semblaient se serrer les uns contre les autres, comme pour faire plus grande la clairière maudite où le dolmen, aux contours noyés d’ombre, s’allongeait, pareil à une pierre tombale posée au-dessus de la fosse d’un géant. Trois druidesses, drapées dans leurs robes flottantes, s’avancèrent pour saisir la victime, pendant que les prêtres chantaient un psaume mystique, dont les notes se perdaient dans la nuit. Myrghèle, mue par une force supérieure, escalada le dolmen et les trois druidesses jetèrent Sylvane sur la table de granit. Avec des gestes brusques et saccadés, la fada, horrible à voir, les traits décomposés, la figure grimaçante, dévêtit brutalement la victime et, tirant un stylet de sa ceinture, s’agenouilla pour lui percer le coeur.

baie d'AnchoineA la minute même où Sylvane allait être immolée, un éclair déchira le ciel, un cataclysme effroyable bouleversa l’île d’Armotte. La terre trembla, un abîme immense, monstrueux, s’ouvrit brusquement, où le dolmen et tous ceux qui l’entouraient disparurent. Les arbres s’abattirent les uns sur les autres et tombèrent dans le gouffre. La mer déchaînée montait, montait toujours, avec une violence croissante, submergeait, d’un raz de marée dévastateur, l’île entière. Au soleil levant, Anchoine n’existait plus, tous ses habitants avaient été noyés. La foudre, la tempête, l’Océan en furie s’unirent en ce temps-là pour modifier profondément la configuration du rivage. Armotte disparue, les flots eurent, par la suite, toute facilité pour aller saper, déchiqueter, et enfin abattre les rochers du Chapus.

La baie d’Anchoine allait devenir, au cours des siècles, le pertuis de Maumusson, et le territoire d’Oléron, l’île qu’ont trouvée les proconsuls romains au début de l’ère chrétienne. On voit aujourd’hui les ruines d’un dolmen à la pointe du rocher d’Ors, sur la côte d’Oléron, à une faible distance de la situation présumée de l’île d’Armotte. Si on pense aux perturbations géologiques qui ont apporté tant de changements à cette partie du littoral, il est permis de supposer que le dolmen d’Anchoine, après avoir été roulé par les flots dans les profondeurs sous-marines, s’est trouvé à la pointe d’Ors quand le niveau des eaux a baissé. N’a-t-on pas la preuve de cet abaissement dans la position actuelle des grottes de Meschers ?

Les légendes s’inscrivent en marge de l’histoire, mais elles sont, bien souvent, l’écho de traditions millénaires, ayant trouvé leur origine dans des événements ou des faits qui ne sauraient être purement imaginaires. L’existence d’Anchoine ne peut être mise en doute, non plus que celle de l’île d’Armotte et des autres îles du pays d’Arvert, devenues continentales.

Au Moyen Age, des marins ont affirmé, alors qu’ils naviguaient près de l’embouchure de la Seudre, avoir vu, par mer calme et limpide, des toitures, des crêtes de murailles presque à fleur d’eau. Ils avaient l’impression de passer au-dessus d’une petite ville immergée, tant étaient nombreuses les ruines de constructions. Encore une légende, dira-t-on ? Peut-être. Ce qui n’en est pas une, c’est l’existence actuelle du « fond d’Anchoine », près de Ronce-les-Bains, et du petit écueil de Barat, à l’embouchure de la Seudre, reste d’un îlot qui a tenu à la terre ferme et était cultivé au XIVe siècle.

 

(Extrait de « Devant Cordouan. Royan et la presqu’île d’Arvert », paru en 1934)

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Saint Jacques de Compostelle – Un Chemin Alchimique

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

280px-Vista_de_la_Catedral_de_Santiago_de_CompostelaIl me paraissait important de vous partager l’expérience, l’aventure que le groupe a vécue sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle du 9 juin au 16 Juin 2012 Important parce que nous parcourons tous, chaque jour ce chemin, sans même en avoir toujours conscience, chemin de l’Amour, chemin du Coeur !! 

Si 1600 kilomètres séparent le Puy en Velay de Saint Jacques de Compostelle, en ce qui nous concerne, notre chemin vers le cœur ne mesure que quelques centimètres. Cette distance est bien courte mais ô combien mystérieuse et complexe. Voilà le vrai chemin de Saint Jacques !

Nous étions 19 dans cette aventure et je remercie encore chaque pèlerin, car chacun d’entre eux véhiculait bien plus que ce que nous aurions pu le penser.  Nous savions que la programmation de ce séjour renfermait des indices, des symboles, des clefs et que le chemin nous préparait déjà à vivre une expérience hors du commun. Au-delà de ce nous avions déjà perçu concernant les cadeaux du chemin, nous savions que la route de Compostelle allait nous transformer, nous guérir, et nous surprendre de ses trésors alchimiques. 

Nous avions donc choisi de démarrer du Puy en Velay car ce lieu est un lieu hautement mystique et d’une beauté unique au monde. Le Puy est une cité Mariale dont la configuration géologique est exceptionnelle. Un évêque avait dit du Puy : « C’est ici la maison de Dieu et la porte du Ciel.. » Elle est tel un sanctuaire qui touche l’âme et les cellules dès que l’on s’en approche. Constellée de vestiges

antiques, environ 120 traces (dolmens, témoignages divers, ossements de géants (s’agitait-il d’Atlantes.. ?)..), elle offre bien plus que sa majesté visuelle. Elle fut un antique lieu de cultes, un creuset où les miracles se produisaient et se produisent encore. Elle a également pour trésor une fontaine qui fut condamnée et qui, selon les écrits, promet de ressurgir quand il sera le moment de marquer une Nouvelle Ere.. !!…Intéressant. Le lieu était déjà si sacré que les premiers chrétiens  semblent avoir rencontré des difficultés à implanter leur nouvelle religion. C’est peut être pour cette raison que le Puy en Velay accueille deux Vierges : La vierge Noire et Marie (l’une étant la mère nourricière : la Terre Mère et l’Autre, Marie, la Mère qui chérit les coeurs, les âmes de ceux qui souffrent ! 

Puis il y a la Cathédrale qui symbolise la Matrice Divine. On y pénètre par des escaliers montant qui font penser à une « pénétration » au coeur de la matrice féminine. Certains disent que cette entrée représente le nombril, je penserai vraiment à autre chose.. Qu’importe, le nombril reste toujours le cordon qui nous lie à l’origine, à la source. Dès lors que nous sommes initiés, nous sortons de la cathédrale par les oreilles. Nous avons donc posés des intentions dans ce sens. Ainsi, le groupe a ressenti comme un profond « chérissement » en ce lieu divin. (il y aurait plus à dire… mais une autre fois) Puis vint le départ sur le chemin qui va à Compostelle (compost = champ mais aussi composte) puis stèle qui signifie étoile.. Le champ des étoiles, ou passer du composte à l’étoile…, les deux  peut-être. 

Compostelle, la route des Etoiles, le chemin qui suit la Voie Lactée… Chemin de transformation, de transmutation que nous avons amorcé en accrochant, en conscience, à nos sacs, la fameuse coquille Saint Jacques. 

Mais que signifie cette coquille ?

Saint Jacques de Compostelle - Un Chemin Alchimique dans Autre région 220px-Collection_du_Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Grenoble_5Elle fut tout d’abord la preuve que le pèlerin rapportait quand il avait parcouru le chemin jusqu’à Santiago. La coquille renferme un autre savoir bien plus subtil. Il lui avait été attribué un pouvoir protecteur, elle permettait de distinguer les pèlerins, et elle permettait aussi de boire l’eau des rivières. Mais la coquille est bien plus sacrée que cela : les mystiques disent qu’elle symbolise la fécondité, le féminin sacré, la sexualité sacrée, la virginité, la naissance de la  Perle. On dit aussi qu’elle nous relie au Monde Souterrain, à la Déesse Mère, aux Eaux primordiales. Elle représente le Coeur, les miroirs, le creuset sacré, la rencontre de soi à soi. Elle purifie et les lithothérapeutes l’utilisent pour nettoyer leurs pierres. Mais la coquille va encore plus loin. Elle vibre d’une géométrie sacrée et ses stries sont au nombre de 12. Elle est alchimique. Botticelli n’a-t-il pas représenté la Naissance de Vénus … sur une coquille Saint Jacques. Vénus, Déesse de l’AMOUR ! La coquille est elle alors l’écrin de ce qu’il y a de plus précieux : L’AMOUR. Cela confirmerait-il que le chemin est bien le chemin de  l’Amour. 

La coquille s’impose dans beaucoup d’églises, sur la croix de saint François d’Assise. Stylisée elle représente la Fleur de Lys.. La Fleur de Lys, elle-même symbole de la Triple-Flamme… : l’AMOUR

DIVIN ABSOLU. Mais la coquille, c’est aussi la convergence des chemins, chemin visible et invisible,

chemin qui conduit à l’OUEST, l’Ouest si précieux dans les constructions : l’Ouest qui symbolise le Paradis ! Le chemin de Saint Jacques se dirige vers l’OUEST, vers la constellation du CHIEN, cette constellation qui guidait les pèlerins avertis. Mais cet Ouest ne nous suggère– t-il pas quelques réflexions : Pourquoi ce lieu ? Est-ce la quête du Paradis Perdu ? Y a t-il un lien avec l’Arche de Noé,  les Atlantes ? 

Alors que je m’intériorisais, je percevais cette information : Et si avant de sombrer, l’ATLANTIDE, qui était immense, se serait préparée en anticipant le déluge. Et s’il y avait, non pas, un seul Arche de Noé mais plusieurs afin que les Atlantes puissent « ensemencer » les Nouvelles Terres ? Et si chacun de ces « vaisseaux » (qui font penser aux charpentes des cathédrales) avait accosté sur ces différentes terres : le Mont ARARAT dans le Caucase (Turquie), dans l’ATLAS (d’où la richesse culturelle qui a été acheminée jusqu’en Egypte), dans La Ria de Noya en Galice où se situe Saint Jacques, Le Mont SaintMichel conduisant à Brocéliande et Chartres puis Paris, et Les Cornouailles en Angleterre (Tintagel), Glastonbury (lieu du Roi Arthur), Stonehenge, et l’Irlande… Certains revendiquent que l’Arche aurait échoué sur leur Terre. Et …, s’ils avaient tous raison… ? Est-ce pour cela que le Chemin de Saint Jacques est constellé d’objets celtes, de promontoires, de symboles puissants qui sillonnent tous ces lieux cités et qui s’avèrent être souvent les mêmes ? 

Alors pourquoi marcher vers l’Ouest ?

400px-Stjacquescompostelle dans HUMEUR DES ANCETRESMarcher vers l’ouest c’est poser nos pas dans les empreintes que nous ont léguées les Atlantes et dont la mission était de recréer un paradis sur Terre après le déluge. Mission qui, comme nous le constatons, n’a pas connu l’envol escompté ! Il nous aura fallu des siècles et des siècles pour   réapprendre la Vérité Sacrée et comprendre ce que les Initiés savaient déjà ! Les Druides, les   Sorcières, les Savants, les Sages savaient-ils tout cela ? Gardaient-ils dans le secret de leur coeur l’histoire troublante d’une civilisation qui a laissé un enseignement codé, des informations cryptées, une

langue des « oiseaux » pour protéger un Savoir sacré et un chemin qui serpente jusqu’au lieu où ils ont foulé pour la première fois la Galice ? 

La coquille symbolisée également par la patte d’oie, la Mère l’Oye si précieuse en Egypte Antique nous renvoie à la symbolique de L’Univers et a sa toute puissance. La Mère l’Oye représente

la Terre Mère…. L’oie : LA LOI, celle du Divin ! L’Oye, Loi : représente la Mise au Monde, la Création, la Naissance, un Nouveau Commencement… Est-ce cela que portaient en leur coeur les Atlantes ? Un nouveau commencement qui, malheureusement, a souffert d’une bien trop lente évolution. La chute, celle qui nous a coupés de notre Divinité a fait naitre en l’humanité ce désir fondamental : celui de reconquérir ce joyau perdu, cette Perle d’Amour ? Est-ce pour cette raison que tant de pèlerins empruntent le chemin tous les ans, conscients ou pas de la symbolique que véhicule chacun de ces pas, pas qui nous reconduisent à notre origine, du temps où nous étions des êtres déployés, unis à notre Divinité ? Est- pour cela que le chemin nous dépouille, nous nettoie, nous

guide, nous parle, nous entend, nous voit, nous murmure sa sagesse, s’adresse à  notre Temple physique. Chacun de nos pas réveille t-il la mémoire sacrée de l’Atlante qui vit encore dans nos cellules et qui s’impatiente de renaitre enfin ?  

Est-ce là le Nouveau Commencement ? Investis de cette approche, nous nous élancions sur le chemin de Compostelle ! Nos intentions écrites et inscrites en nous déclenchaient l’alchimie que nous étions venu chercher et honorer ! Chacun couvait en son ADN, la mission qui lui était propre sans même en avoir vraiment conscience. Il y a avait là une aventure orchestrée à un niveau supérieur et le temps nous révélait au fur et à mesure ce que nous devions comprendre. Nous savions que nous devions déposer en conscience et recevoir en conscience ce que le chemin nous avait déjà préparé. 

Afin que nos coeurs s’ouvrent et déposent des voiles devenus trop encombrants, chaque membre du groupe avait passé un accord céleste pour représenter un aspect mal intégré de l’humanité ou un aspect à déployer sans retenue. Cependant, la veille, un des pèlerins du groupe percevait une guérison qui touchait mon fils mais qui concernait tout un chacun. Lors d’un état d’éveil pur, elle perçut la guérison de mon fils qui devait se faire opérer de l’oeil. Son oeil gauche, suite à un grave accident, développait une membrane intérieure qui lui faisait perdre la vue ! Cette personne comprenait qu’autour de cette guérison se produisait un phénomène qui dépassait notre entendement. Il lui était communiqué ce qui devait être mis en place afin que le rituel de guérison soit fait en conscience et en reliance avec l’assistance Céleste. 

C’est alors que je perçois la symbolique de cette membrane. Lors de son accident, mon fils a subi une craniotomie et c’est la partie gauche de son crâne qui a été ôtée, comme si la lumière devait inonder l’hémisphère gauche, illuminant ainsi ce lobe du cerveau. En effet, le monde a fonctionné trop longtemps avec les énergies mal intégrées du Masculin. Cependant l’oeil gauche représente le regard provenant du coeur et l’oeil droit reste le regard de l’analyse et de la logique. Nos coeurs ont si longtemps été voilés de petitesses, de médiocrités, de haine, etc.que notre perception s’est atrophiée et nous avons développé un regard dur, un regard de jugement, de méfiance et d’intolérance.. Eliminer la membrane et nettoyer l’oeil de mon fils s’inscrivait alors dans la symbolique incroyable de cette purification. (« Dieu a besoin d’un corps » me répétait mon Indien Comanche) 

Le vendredi 15 juin, était le jour où nous avions décidé de prendre le temps afin d’assimiler tout ce processus alchimique. J’avais préparé un travail concernant La Puissance de la Vision. Personne ne  savait ce sur quoi s’appuyait mon travail (pas même la personne qui reçut l’information de la guérison de l’oeil de mon fils). Alors que nous étions assis dans l’herbe et que je présentais l’objectif de la journée, nous décidions de changer d’endroit tant le vent était froid et inconfortable. Au moment de nous lever, certains pèlerins remarquent dans l’herbe un crapaud. Plusieurs viennent y jeter un oeil.  Puis nous prenons nos affaires pour dénicher un écrin dans la forêt où le soleil réchaufferait nos os. Je présente alors un dessin représentant un crapaud, puis je refais circuler la même feuille que je présente sous un autre angle. L’image du dessin offre alors une belle tête de cheval. 

L’exercice a pour but de démontrer que selon l’angle d’attaque d’une image, d’une personne ou d’une situation nous ne voyons pas du tout la même chose, alors que nous avons face à nous la même représentation. J’insistais sur le regard que nous posions sur nous-mêmes et sur les autres, sachant que l’intention de ce regard ouvrait ou fermait le coeur ! Le coeur, point essentiel du chemin de Saint Jacques. Quelques minutes après nous être installés, se présente un magnifique cheval couleur fauve.. Synchronicité remarquable qui interpelle chacun d’entre nous.. Puis d’autres chevaux nous ont encerclés, clin « d’oeil » à l’enseignement tel un message vivant ! Puis nous avons fait un travail d’accueil de l’autre, accueil de ce que nous semblions ne pas accepter chez l’autre. 

L’ouverture de coeur de chacun était impressionnante au point d’en pleurer. Il nous était demandé de voir autrement et de laisser couler de nos yeux des regards emplis d’un amour infini ! Les coquilles s’ouvraient, chaque face de la coquille était le miroir de l’autre ! Magique. Puis les pèlerins ont déposé en conscience ce qu’ils désiraient offrir au chemin… 

220px-Peregrinos_llegando_a_Salamanca dans VILLAGES de FRANCEDe retour à Toulon, le soir même, je suis invitée à un anniversaire. Il est tard et je justifie mon retard en expliquant que je reviens du chemin de St Jacques. Je suis assise sur une banquette, et la personne qui se tient à ma gauche (la première à qui j’adresse la parole depuis le retour) me regarde et me dit : « Je pars la semaine prochaine au Puy, je suis l’architecte qui a été choisi pour baliser les monuments importants du chemin…. » WOW ?!?.. La personne qui reçu intensément l’information concernant l’oeil de mon fils, m’appelle le lendemain pour me dire que sa fille qui était au Maroc, lui a envoyé « l’oeil du Touareg » (paquet reçu alors qu’elle était sur le chemin). Le même jour, alors qu’elle est dans son atelier, une indonésienne, vient lui rendre visite pour lui offrir une poignée de perles de culture. Et plus encore.. d’autres événements ont ponctué notre retour… et l’alchimie poursuit son chemin.. 

Je tenais à remercier ceux et celles qui se sont connectés à nous et qui ont maintenu la méditation du jeudi. Puisse cette expérience ouvrir des portes et déchirer des voiles. Puissions-nous ressentir enfin la beauté de ce que Nous Sommes et l’Amour infini !

Merci au chemin… 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende »

Publié dans Autre région, HUMEUR DES ANCETRES, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Au cœur des mégalithes de CORSE

Posté par francesca7 le 1 mai 2014

 

À partir du 4 e millénaire av. J.-C. apparaît un ensemble de civilisations fécondes en monuments originaux. La richesse de la Corse est, à ce sujet, exceptionnelle dans le bassin de la Méditerranée. On a repéré plusieurs centaines de menhirs dans l’île et sans doute un certain nombre d’autres dorment encore sous la terre.

la_punta.1369682.18L’art des Mégalithiques

La civilisation mégalithique (de mégalithe : grande pierre) se développe dans l’île vers 4000 av. J.-C. et s’y maintient jusqu’aux environs de l’an 1000 av. J.-C.

Cette civilisation élabore ses techniques et son propre mode de vie agro-pastoral. On note la pratique des inhumations dans des coffres , puis dans des dolmens , grandes pierres plates posées sur des pierres dressées verticalement. Dans le même temps apparaissent des blocs monolithes dressés : les menhirs . Ils sont isolés ou groupés en alignements ou en cercles.

À la fin du néolithique (2500-2000 av. J.-C.), naissent les mystérieuses statues-menhirs . Environ 80 statues anthropomorphes sont connues en Corse. Munies d’un nez, d’une bouche et d’une paire d’yeux, elles sont parfois sexuées, et alors en majorité féminines. Celles du sud de la Corse sont souvent armées (poignards, épées). Selon certains archéologues, les Mégalithiques auraient représenté ainsi leurs ennemis tués au combat. Cette explication reste très controversée ; la statue-menhir serait plus simplement la représentation d’un personnage défunt ou d’une divinité.

La région de Sartène et la basse vallée du Taravo conservent les monuments les plus caractéristiques de cette époque : ne manquez pas de visiter le site de Filitosa et les mégalithes de Cauria. Des vestiges subsistent aussi dans le Niolo, le Nebbio et la Balagne.

Les monuments torréens

Vers le milieu du 4 e millénaire av. J.-C. apparaît la civilisation torréenne qui doit son nom aux nombreuses tours ( torre ) qu’elle édifie. D’une dizaine de mètres de diamètre, les tours disposent d’une petite pièce centrale. Certaines forment un ensemble beaucoup plus vaste avec le village appelé castellu et une enceinte fortifiée. Des murs cyclopéens protègent les lieux : ils sont constitués de gros blocs de pierre irréguliers, assemblés sans mortier. On a longtemps cru que ces vestiges étaient l’œuvre d’un peuple d’envahisseurs, les Shardanes. On pense aujourd’hui que la civilisation torréenne est une évolution du peuplement insulaire mégalithique liée aux échanges maritimes avec le reste du monde méditerranéen.

Les monuments torréens les mieux conservés se situent sur le plateau de Levie et dans la région de Porto-Vecchio. Le gisement de Filitosa, dans la basse vallée du Taravo, présente un intérêt exceptionnel.

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Les vestiges de l’Antiquité

Sites grecs et romains

Les vestiges grecs et romains ne se rencontrent en Corse que dans les sites archéologiques d’Aléria et de Mariana. Aléria fut surtout une base navale, important relais commercial avec la Grèce et l’Italie. On découvre dans le musée une collection de cratères et de pièces provenant de l’Attique (territoire de la cité d’Athènes), de bronzes, de mosaïques, de monnaies, de poteries. Cet art témoigne de la perméabilité du milieu insulaire aux influences artistiques du monde méditerranéen.

À l’embouchure du Golo, jouxtant l’église de la Canonica, Mariana était une cité antique et un port où stationnait une partie de la flotte de Misène.

L’art paléochrétien

Le christianisme se répand en Corse sans doute au 3 e s. La plus ancienne tradition qui soit établie avec quelque sérieux remonte au martyre de sainte Dévote en 202. Différents indices archéologiques permettent de penser qu’entre le 3 e et le 5 e s., tout un art fleurit sur l’île et qu’il connaît son âge d’or durant la seconde moitié du 4 e s. Des basiliques paléochrétiennes ont été localisées à Calvi, Ajaccio, St-Florent, Sagone, Mariana… Le baptistère et les mosaïques découvertes sur le site de Mariana donnent une idée assez précise du milieu artistique évolué de la Corse à cette époque. Mais il ne nous reste que peu de témoignages paléochrétiens car au 5 e s., tous les bourgs situés le long des côtes furent pillés et saccagés par les hordes d’envahisseurs arrivés par mer.

L’héritage roman

L’art roman de Corse est considéré comme l’un des plus beaux d’Europe. Il éclôt sur l’île dès le 9 e s., atteint sa pleine maturité durant la seconde moitié du 11 e s. et se perpétue avec la même qualité jusqu’à la fin du Moyen Âge.

Les églises préromanes

Dès le 9 e s., des dizaines de petites églises et de chapelles rurales sont édifiées. La présence de bénédictins des îles toscanes stimule l’architecture romane primitive qui fleurit surtout, à l’écart du littoral, dans les lieux protégés des raids. Malheureusement, il ne reste aujourd’hui sur l’île qu’une quinzaine d’édifices, la plupart très ruinés. Citons St-Jean-Baptiste de Corte (9 e s.) avec son baptistère à peu près intact et Santa Maria de Valle-di-Rostino (10 e s.).

L’art roman pisan

Dès la fin du 11 e s., la république de Pise entreprend de réédifier les cathédrales côtières afin de repeupler les plaines littorales abandonnées. Elle reconstruit aussi les principales églises des vallées, les piévannies . Architectes, tailleurs de pierre, maîtres maçons et sculpteurs toscans viennent apporter leurs connaissances aux artisans corses. Ils élèvent des églises, principalement dans la Castagniccia, le Nebbio et la Balagne ; celles-ci servent également de maison du peuple et de tribunaux. L’église piévane de Carbini et l’abside de la cathédrale de Mariana représentent des chefs-d’œuvre du début de cette époque. Entre 1125 et 1160, période de maturité, on remarque en particulier la cathédrale du Nebbio à St-Florent et l’église St-Jean-Baptiste à Ste-Lucie-de-Tallano. À partir du milieu du 12 e s. apparaissent quelques édifices polychromes dont San Michele de Murato et La Trinité d’Aregno constituent les plus beaux exemples.

Le caractère si harmonieux de l’architecture pisane de Corse vient de la simplicité des lignes et de la pureté des volumes. Dans les édifices, seule l’abside est voûtée (d’un cul-de-four), mais jamais la nef, couverte d’une simple charpente, à l’exception de la chapelle San Quilico près de Figari.

Plan et dimension – La plupart des églises présentent une nef rectangulaire et un chœur semi-circulaire. Elles sont de dimensions modestes : 33 m de long pour la plus grande, la Canonica ; 7,5 m pour la plus petite, la chapelle San Quilico.

Matériau et appareillage – Les pierres, d’excellente qualité (schistes de Sisco, calschistes de la Canonica, granits de Carbini…), sont appareillées de la façon la plus heureuse. L’architecte conserve souvent les trous de boulin qui servaient à caler les échafaudages, et dans lesquels jouent l’ombre et la lumière. Les chevets ornés de bandes lombardes et de colonnettes engagées, les fenêtres-meurtrières ouvertes dans les murs latéraux, les losanges, rosaces et marqueteries, les toitures en lauzes ou pierres plates (teghje) constituent une architecture sobre et équilibrée.

Décoration – Des motifs sculptés apparaissent en façade, à la base des toits, aux encadrements des fenêtres. À partir de 1135, la polychromie naturelle de la pierre participe souvent à la décoration, comme l’illustre l’église de la Trinité d’Aregno. San Michele de Murato est aussi célèbre pour son parement en serpentine vert sombre et en calcaire blanchâtre que pour sa naïve décoration sculptée.

Les sculptures archaïques ornent parfois les corniches, les arcatures, les tympans des portails. D’un dessin stylisé, elles représentent des figures géométriques, des dents d’engrenage, des entrelacs, des animaux fabuleux, des scènes symboliques et des personnages énigmatiques exécutés en ronde bosse.

pt156664Des fresques habillent parfois l’intérieur de modestes sanctuaires. D’inspiration byzantine, elles seraient des œuvres d’artistes locaux du 15 e s. On admire les plus belles dans les chapelles de St-Michel de Castirla, San Nicolao de Sermano et Ste-Christine, près de Cervione. Le haut de la voûte est toujours occupé par le Christ en majesté entouré des symboles des évangélistes, tandis qu’en bas figurent les apôtres et des saints. Le style de ces fresques où dominent le vert clair, l’ocre et le rouge, rappelle l’art des peintres de Sienne au 13 e s.

Les canons de l’art roman continueront longtemps d’être appliqués en Corse : la chapelle Ste-Catherine de Sisco, par exemple, est de style roman et date pourtant du 15 e s. L’île passe ensuite presque sans transition du roman au baroque. On ne connaît que deux églises gothiques en Corse : St-François et St-Dominique à Bonifacio.

La floraison de l’art baroque

L’ancienne cathédrale de Cervione marque sans doute le point de départ, en 1584, de l’art baroque. Plus qu’un choix esthétique délibéré, le baroque corse apparaît comme une expression artistique du renouveau religieux lié à la Contre-Réforme.

Un renouveau religieux

Aux 17 e et 18 e s., sous l’occupation génoise, un style baroque très inspiré de l’Italie du Nord se développe dans les régions les plus aisées de l’île : la Balagne, la Castagniccia et la région de Bastia. Sans profusion monumentale extérieure, les églises offrent toutefois une façade ornée de corniches, pilastres, colonnes engagées supportant un décor de pinacles, volutes et coquilles, et sont souvent embellies d’un parement de pierres dorées. Un solide clocher carré, à plusieurs étages ajourés, domine l’édifice. Dans certains cas, il se dresse à l’écart de l’église.

Dans les villes génoises, notamment à Bastia, les sobres lignes de certaines façades d’églises contrastent avec des intérieurs somptueusement décorés d’ors, de marbres, de peintures en trompe l’œil, de meubles en bois sculpté, de stucs dorés de style baroque en honneur à Gênes au 17 e s. Dans les églises baroques de villages, on découvre de riches autels et des balustrades de chœur en mosaïques de marbre polychrome, importés de Ligurie. Les artistes locaux ont parfois exprimé un art haut en couleur et plein de saveur : l’église de Carcheto est un bon exemple de ce courant populaire.

Le rôle social des confréries – Apparues au 14 e s., les chapelles de confréries fleurissent par la suite dans toute la Corse en empruntant leur décor intérieur au riche répertoire baroque, tout en conservant un extérieur des plus simples.

L’architecture militaire

Littoral ceinturé de tours de guet, citadelles perchées sur des éperons, les témoignages d’architecture militaire sont toujours présents en Corse.

Les citadelles

Afin de développer les relations commerciales avec le monde méditerranéen tout en améliorant le système de défense de l’île, Gênes fonde à partir de la fin du 12 e s. les places fortes de Bonifacio, Calvi, Bastia, St-Florent, Ajaccio, Algajola et Porto-Vecchio. Les citadelles, dans lesquelles se serrent les hautes maisons, sont entourées de remparts défendus par des bastions.

Les tours

Pour lutter contre les invasions des pirates venus d’Afrique du Nord, l’ Office de Saint-Georges organise un système de surveillance et d’alerte sur 500 km de côtes en faisant construire des tours de vigie et de refuge. Dès que des voiles barbaresques se pointent à l’horizon, les guetteurs allument au sommet de l’édifice des feux qui alertent les villages. En outre, les notables font édifier des tours carrées qui servent d’habitation et, en cas de péril, d’abri. Aujourd’hui, sur les 85 tours dénombrées au début du 18 e s., 67 sont encore debout, plus particulièrement le long du Cap Corse et sur la côte ouest de l’île. Elles sont hautes de 12 à 17 m, d’une architecture rudimentaire, mais donnent au paysage une note romantique.

Les forts

Dans le Cap Corse (Rogliano) et en Corse-du-Sud (Tiuccia…), on observe des ruines de châteaux médiévaux qui appartenaient aux seigneurs de l’île. Quelques ouvrages militaires, conçus pour la défense d’un lieu stratégique, subsistent en partie. C’est notamment le cas du fort défendant le goulet de Tizzano dans le Sartenais.

L’architecture traditionnelle

Les villages

Dans les villages anciens, les maisons sont groupées dans un apparent désordre qui masque une organisation en blocs familiaux. Ils forment souvent un charmant dédale de ruelles empierrées en escalier et de passages couverts où il fait bon errer. Promenez-vous par exemple à Sant’Antonino en Balagne ou à Vescovato en Casinca. De rares villages conservent une maison forte (casa torra) , ancien habitat noble qui avait aussi une fonction défensive communautaire. On peut en observer à Ste-Lucie-de-Tallano , à Bicchisano , à Ste-Marie-Sicché.

La maison traditionnelle

Tout comme le village, la maison (a casa) est très importante pour un Corse. Il répugne à la vendre et même à la louer. Toujours simple et sobre, elle abritait autrefois la famille au grand complet. C’est une « maison bloc » à quatre pans, construite avec les pierres locales : blocs de schiste dans le nord de l’île, granit dans le centre et au sud, calcaire à Bonifacio et St-Florent. En montagne, les murs très épais sont percés d’étroites fenêtres empêchant le soleil d’entrer en été et les vents de s’infiltrer en hiver. Les toits sont recouverts de tuiles canal en Corse occidentale et de dalles de schiste lustré appelées teghje en Corse orientale, ce qui donne de jolis tons gris-bleu à Corte, verts à Bastia, gris-argent en Castagniccia. En Balagne, les toits sont remplacés par des terrasses utilisées pour le séchage des fruits au soleil.

Les bergeries

Disséminées dans les montagnes, elles sont plus ou moins abandonnées en raison de la décadence de la transhumance, mais abritent encore de mai à octobre quelques bergers et leurs bêtes. Ce sont de grossières constructions autour d’un assemblage de pierres sans mortier. L’installation du berger y est rudimentaire : sacabane (capanna) n’offre qu’une pièce sans fenêtre. Le berger dort sur un matelas de fougères disposé sur un bat-flanc. Il confectionne le fromage et le brocciu puis les dispose dans des caves-saloirs (casgili) . Si vous vous promenez dans le désert des Agriate, vous découvrirez quelques « paillers » , humbles constructions quadrangulaires en pierres sèches autrefois couvertes de branchages et d’un épais revêtement de glaise. En Castagniccia, on rencontre parfois, sous l’apparence de « bergeries », des séchoirs à châtaignes.

Les ponts génois

On désigne volontiers sous ce terme général tous les ponts tant soit peu anciens de l’île. En fait, quelques-uns datent de la période pisane. Puis, à partir du 16 e s., Gênes en fait construire un grand nombre sur des itinéraires très fréquentés afin de développer les échanges commerciaux et agricoles dans l’île. Ces ponts portent une arche unique et une étroite chaussée empierrée, à la brisure très accentuée. Leur hauteur et leur position à un endroit large du cours d’eau sont calculées en prévision des crues parfois subites et violentes sous le climat méditerranéen.

Les fontaines

Au bord des chemins, à l’entrée des villages ou en forêt, on peut se rafraîchir à la source de charmantes fontaines rustiques faites de galets.

 

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LE MYSTERE DE CARNAC

Posté par francesca7 le 13 octobre 2013


en compagnie de son ami Maxime du Camp, Gustave Flauber (1821-1880) parcourt à pied les côtes bretonnes et normandes, de la Loire à la Seine, au printemps de 1847. L’auteur de Madame Bovary encore influencé par le romantisme ambiant, consigne ses impressions dans un recueil intitulé Par les Champs et par les grèves, œuvre publiée après sa mort. Il ne se prive pas d’ironiser sur le mystère des « cailloux » de Carnac.

LE MYSTERE DE CARNAC dans Bretagne 220px-thumbnail« Voilà donc ce fameux champ de Carnac qui a fait écrire plus de sottises qu’il n’a de cailloux ; il et vrai qu’on ne rencontre pas, tous les jours, des promenades aussi rocailleuses ; Mais, malgré notre penchant naturel à tout admirer, nous ne vîmes qu’une facétie robuste, laissée là par un âge inconnu pour exciter l’esprit des antiquaires et stupéfier les voyageurs ; On ouvre, devant, des yeux naïfs et, tout en trouvant que c’est un peu commun, on s’avoue cependant que ce n’est pas beau. Nous comprîmes donc parfaitement l’ironie de ces granits qui, depuis les Druides, rient dans leurs barbes de lichens verts à voir tous les imbéciles qui viennent les visiter. Il y a des gens qui ont passé leur vie à chercher à quoi elles servaient ; et n’admirez-vous pas d’ailleurs cette éternelle préoccupation du bipède sans plumes, de vouloir trouver à chaque chose une utilité quelconque ?

[…] Il y a un Karnak en Egypte, s’est-on dit, il y en a un en Basse Bretagne, nous n’entendons ni le copte, ni le breton ; or, il est probable que le Carnac d’ici descend du Karnak de là-bas, cela est sûr, car là-bas, ce sont des sphinx alignés, ici ce sont des blocs, des deux côtés, de la pierre ; D’où il résulte que les Egyptiens (peuple qui ne voyageait pas) seront venus sur ces côtes (dont ils ignoraient l’existence), y auront fondé une colonie (car ils n’en fondient nulle part) et qu’ils y auront laissé ces statues brutes (eux qui en faisaient de si belles), témoignage positif de leur passage (dont personne ne parle). »                *

Gustave Flauvert.

Ce n’est pas pour rien que Carnac signifie « lieu où il y a des monticules de pierres ». Ici poussent les pierres, et avec elles les légendes. Entrez dans un univers de landes et de menhirs.

Site mégalithique

Les alignements de Carnac sont situés en Bretagne, dans le Morbihan. Ce site mégalithique exceptionnel s’étend sur plus de 4 kilomètres. Il est constitué d’environ 4 000 pierres levées, que ce soient des menhirs ou dolmens, et se découpe en plusieurs alignements placés d’ouest en est : Ménec, Toul-chigan, Kermario, Manio, Kerlescan et petit Ménec. Une curiosité frappe l’œil : dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant de grandeur. Les pierres pèsent 1 à 2 tonnes en moyenne, mais il y en a de beaucoup plus lourdes.

Légendes de pierres

Pourquoi toutes ces pierres dressées, méticuleusement alignées et par ordre décroissant ? De nombreuses légendes tentent de résoudre le mystère des alignements de Carnac, et la plupart associent les menhirs à la fertilité. La plus célèbre est la légende de saint Cornély, pape à Rome de 251 à 253, qui d’un signe de croix aurait transformé des soldats romains en menhirs pour leur échapper. Et il est vrai que ces pierres brutes, rangées sur plusieurs lignes, évoquent étonnamment une armée en bataille.

Culte religieux ou observatoire astronomique ?

Deux théories s’opposent pour expliquer les alignements de Carnac.

Théorie du culte religieux : Au début du XXe siècle, James Miln et Zacharie Le Rouzic entreprennent des fouilles archéologiques sur le site. Ils veulent démontrer que les alignements sont liés à des cultes sacrés. Ils établissent ainsi les origines des alignements ; érigés au Néolithique entre le Ve et le IIe millénaire av. J.-C. par des tribus sédentarisées, ils constitueraient un culte voué aux morts et seraient en réalité un gigantesque tombeau collectif. Les files de menhirs indiqueraient le chemin vers un espace sacré : les enceintes.

Théorie de l’observatoire astronomique : Selon certains chercheurs, les alignements de Carnac seraient un immense observatoire astronomique. Certains grands menhirs, comme le Géant du Manio, permettraient à certaines périodes de l’année de calculer la position des astres.

Musée de la Préhistoire

Créé par James Miln et Zacharie Le Rouzic, ce musée expose une riche collection préhistorique, avec plus de 6 600 objets provenant d’une centaine de sites archéologiques du Morbihan. 10 place de la Chapelle, 56340 Carnac. Tél. : 02 97 52 22 04.

telechargement-5 dans MorbihanAccès

Depuis le village de Carnac, prendre la D196 pour rejoindre les alignements du Ménec. Continuer en direction de Kerlescan pour gagner les alignements de Kermario et de Kerlescan. Pour les alignements du Petit Ménec, tournez à gauche sur la D186 après Kerlescan, puis empruntez le premier chemin forestier à droite.

Depuis 1991, le site est fermé au public en été afin de préserver la lande qui pousse autour des pierres. Même si vous ne pouvez pas circuler entre les alignements, cela ne vous empêche pas de les admirer.

 

Où manger dans les environs

Pour déguster de délicieuses galettes au blé noir, poussez jusqu’à Quiberon, où une crêperie et son feu de cheminée vous attendent. La Closerie de Saint-Clément, 36 rue Saint-Clément, 56170 Quiberon. Tél. : 02 97 50 40 00.

 

Les mégalithes de la région de Carnac, sur la côte ouest de la Bretagne, sont les plus vieux monuments connus d’Europe ; ils sont antérieurs à Stonehenge, en Angleterre, de plus de deux mille ans. Alors que ce dernier site se présente comme un ensemble unique, propice au mysticisme qui fait sa célébrité, il paraît modeste en comparaison de l’ampleur mégalithique du site français.

Du point de vue du nombre de pierres dressées à Carnac, de leur taille et de leur poids. Il y a, à Stonehenge, quatre-vingts pierres ; à Carnac, quatre mille. La plus lourde pierre de Stonehenge pèse 46 tonnes ; à Carnac, le Grand Menhir Brisé (Roche aux Fées) est le bloc le plus imposant jamais traité et charrié dans l’Europe ancienne. Avant qu’il ne se brise en quatre morceaux – vraisemblablement lors d’un tremblement de terre en 1722, il mesurait 19,8 mètres de haut et pesait plus de 319 tonnes. Selon des recherches récentes, il servait de point d’observation pour l’étude des phases de la lune ; mais selon la plupart des avis, son emplacement près d’un tertre funéraire, lui donnait la fonction de garder ; les morts. Or, comparativement, l’énorme Roche aux Fées n’est qu’un petit morceau, de l’ensemble mystérieux de Carnac.

Carnac est l’un des mystères les plus durables de l’archéologie, écrit Evan Hadingham, spécialiste britannique de ce site comme de Stonehenge. Les immenses questions irrésolues qu’il pose sont aussi palpitantes que celles des pyramides. Après deux cents ans, pour le moins, d’investigation scientifique, le secret de Carnac demeure en grande partie inviolé.

Vue de la ville depuis le tumulus Saint-MichelL’un de ses mystères a néanmoins été percé, il y a peu. Pendant des siècles, les historiens croyaient que ces mégalithes avaient été élevés par les Celtes de Gaule pour leurs prêtres, les druides. Bien qu’on ait eu l’intuition, dès le milieu du XVIIIe siècle, que Carnac fût pré-celtique, il a fallu attendre 1959 pour que les scientifiques puissent dater ces mégalithes en utilisant la méthode de datation au carbone 14 ; ils seraient de 4 3 00 av J. C ; les plus anciens, dont le ténébreux couloir funéraire de Kercado près de Carnac, remonteraient à 4 650 av J.C. Après une autre forêt se trouvent les  alignements de Kerlescan (lieu de la crémation), vers l’Est, sur à peine 365 mètres. Ces treize rangées parallèles, de 540 pierres, paraissent s’arrêter net à Kerlescan.

Le dernier et plus petit alignement, qui comprend cent pierres, se trouve au Petit Ménec.  Curieusement, bien que ces pierres nous renvoient si loin en arrière, on ne trouve aucun témoignage écrit important à leur sujet avant le XVIIIe siècle. Cette lacune n’a fait qu’encourager les affabulations folkloriques et les croyances mythiques sans nombre, qui ont été répétées avant que nous ayons quelques certitudes historiques.  À commencer par la légende de Corneille, saint patron de Carnac et protecteur de son bétail, ancien pape. L’histoire raconte qu’il fuyait devant les légions romaines et se dirigeait vers sa Bretagne natale, avec un chariot attelé de bœufs ; il arriva sur une colline, au nord de l’actuel Carnac, et là, se voyant encerclé par l’armée romaine, il réalisa le miracle de changer les soldats en autant de pierres.

Ainsi, les rangées de granit ne seraient autres que ces soldats romains, chacun différent des autres, pétrifiés à jamais.  La plupart des savants du XVIIIe siècle étaient presque unanimes à penser, tout comme de nombreux scientifiques, jusqu’à la datation au carbone 14, que les grands menhirs étaient de l’époque de César. Pour eux, c’était là l’œuvre des druides.  De nombreuses théories excentriques vont des plus matérialistes (ces rangées de menhirs ont été bâtis par les Romains comme pare vents pour leurs tentes), aux plus vulgaires (c’étaient des voies le long desquelles officiaient des prostituées), en passant par celles relevant du sport (c’était un terrain de criquet ou de golf) et les inévitables extravagances sur les extraterrestres (encore une piste d’atterrissage pour leurs navettes) jusqu’à une époque récente, tout comme dans le cas du Géant de Cerne Abbas, les mégalithes de Bretagne ont été intégrés à d’anciens rites de fertilité. À Cruz Moquen, les femmes levaient leurs jupes en face des dolmens, dans l’espoir de tomber enceintes. Et dans un autre rituel, au soir du Premier Mai, les femmes sans enfants glissaient, nues jusqu’à la taille, le long des pierres inclinées du Grand Menhir Brisé.

 

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Parc naturel régional du Morvan

Posté par francesca7 le 7 mai 2013

                                                Parc naturel régional du Morvan dans Bourgogne

Le parc naturel régional du Morvan est un parc naturel régional français situé dans le massif du Morvan, au cœur de la région Bourgogne. Créé en 1970, il regroupe 117 communes adhérentes et 5 villes portes depuis la dernière révision de sa charte en 2007 et le renouvellement de son agrément en 2008.

Le parc naturel régional du Morvan est situé à cheval sur les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, de l’Yonne et de la Côte d’Or. Il est délimité à l’ouest et au nord par les dépressions du Bazois et de l’Auxois, et au sud et à l’est par les plaines du Charolais et de l’Autunois.

morvan dans Côte d'Or

La maison du parc se trouve à Saint-Brisson. (58)

Depuis 2008, le parc comprend 117 communes, dont 40 sont situées en zone de montagne, et couvre une superficie de 290 900 ha, soit 9 % de la région Bourgogne. Sa population est de 51 357 habitants pour ses 117 communes adhérentes et de 70 865 habitants si l’on inclut également les 5 villes partenaires.

Le Morvan possède un écosystème riche, mêlant forêts, haies de bocage et rivières. Cependant, la biosphère n’est pas à l’abri de menaces comme la pollution des eaux, l’arrachage des haies (qui constituent un refuge pour de nombreuses espèces) ou encore la réduction des forêts de feuillus.

Pour réussir à concilier préservation du milieu naturel et développement économique et touristique de la région, le parc naturel régional du Morvan fut créé en 1970 à l’initiative de Paul Flandin, conseiller général de l’Yonne. Le parc comptait alors 64 communes et 8 villes-portes. Suite à la dernière révision de sa charte et le renouvellement de son agrément en 2008, le parc comprend officiellement aujourd’hui 117 communes adhérentes et 5 villes partenaires. 

La création du parc en 1970

La création du parc naturel régional du Morvan et de ses 64 communes adhérentes fut entérinée le 16 octobre 1970 par le décret ministériel no 70-950.

Révision de la charte et renouvellement de l’agrément en 1979

Conformément à la législation, l’agrément d’un par naturel régional doit être renouvelé au moins tous les 10 ans. À cette occasion, la Parc révise sa charte.

Cette révision fut approuvée par l’établissement public régional de Bourgogne (ancêtre du conseil régional de Bourgogne) les 1er et 2 février 1979. L’agrément fut, quant à lui, donné préalablement dès le17 janvier 1979 par arrêté ministériel.

Révision de la charte en 1996 et renouvellement de l’agrément en 1997

Suite à la nouvelle charte de 1996, le décret ministériel no 97-430 du 28 avril 1997 renouvelle l’agrément du parc et porte le nombre de communes adhérentes à 94.

Cette nouvelle charte s’orientait selon 5 axes principaux :

  • Préservation, maîtrise et valorisation des milieux naturels et des paysages
  • Valorisation harmonieuse des forêts
  • Renforcement du tourisme avec un respect des équilibres locaux
  • Promotion du développement culturel, éducatif et informatif
  • Amélioration de la qualité du cadre de vie tout en assurant la cohérence des aménagements

Révision de la charte en 2007 et renouvellement de l’agrément en 2008

La dernière révision de la charte date de 2007. Le classement du parc est renouvelé pour une période de 12 ans par le décret ministériel no 2008-623 du 27 juin 2008. Le nombre de communes adhérentes est dès lors porté à 117.

Cette nouvelle charte comprend 3 orientatiosn principales :

  • Actions pour la gestion et la préservation des patrimoines culturels et naturels
  • Soutien de la dynamique économique via une valorisation des produits et des ressources du territoire en favorisant le développement durable
  • Développement d’un territoire vivant et solidaire en assurant des partenariats actifs et une transmission du savoir du Morvan

En 2009, la commune d’Empury, situé dans la partie nord-ouest du parc, a déposé sa candidature pour devenir la 118e commune adhérente du parc. Cette adhésion fut acceptée par l’équipe du parc naturel régional du Morvan. Néanmoins, afin que la commune, jusqu’à présent enclavée dans le périmètre classé du parc, soit officiellement reconnue comme « commune adhérente », il est nécessaire d’attendre la prochaine révision de la charte et le renouvellement de l’agrément qui aura lieu vers 2018-2019. D’ici là, elle bénéficiera du statut de « commune partenaire ».

Missions et projets

Le parc s’investit dans un grand nombre de missions :

  • L’éducation à l’environnement
  • La gestion de l’eau avec des contrats territoriaux réalisés en partenariat avec les agences de l’eau de Seine-Normandie et de Loire-Bretagne
  • L’éco-tourisme
  • La biodiversité
  • La sauvegarde de la culture et du patrimoine du Morvan

Il participe également à plusieurs projets comme Natura 2000, LEADER et le programme LIFE Ruisseaux

Le réseau Natura 2000

Natura 2000 est réseau européen de sites naturels ou semi-naturels considérés comme ayant une grande valeur patrimoniale de par leur faune, leur flore et leurs habitats naturels

Le Parc s’investit dans la conservation des milieux naturels et dans la protection des espèces et de leurs habitats.
Le massif du Morvan comprend 12 sites classés dans le réseau Natura 2000 comme « sites d’importance communautaire » (SIC), ainsi que 22 espèces déclarées d’« intérêt communautaire ».

 220px-Carte_du_Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Morvan_en_Bourgogne.svg dans FLORE FRANCAISE

Le projet LEADER

La Liaison entre actions de développement de l’économie rurale, ou LEADER, est un projet européen visant à concilier gestion du patrimoine et développement économique et social.

Un comité de programmation, le « Groupe d’action locale Leader Morvan 2007-2013 » (GAL Morvan), a été créé dans le cadre de ce projet et est composé de 50 membres : 27 d’origine privée (issues des milieux socio-professionnels ou associatifs) et 23 élus locaux.

En 2009, le GAL Morvan a défini deux orientations pour valoriser le développement rural local : renforcer l’image du Morvan et promouvoir ses produits. À cet effet, plusieurs objectifs ont été définis pour la période 2008-2015 :

  • Développer l’image du Morvan et de ses produits à travers une mise en valeur du terroir et du patrimoine
  • Promouvoir la culture et l’identité du Morvan
  • Développer la « marque du Parc »
  • Valoriser et promouvoir les produits agricoles, la filière bois et les savoir-faire morvandiaux
  • Soutenir la commercialisation des produits locaux à travers des ventes directes par les producteurs, des boutiques de commerçants et par l’intermédiaire d’organismes publics

Les contrats pour la protection des ressources en eaux

Outil technique et financier créé en 2000 par l’Agence de l’eau, les contrats ruraux sont des programmes d’actions pluriannuels d’une durée de 5 ans, qui visent à réaliser des actions de suivi, de maintien et d’amélioration de la quantité et de la qualité de l’eau sur un territoire intercommunal défini. Ils furent par la suite remplacés par des contrats territoriaux, puis par des contrats globaux.

Le contrat territorial des grands lacs du Morvan

Le Parc a créé le 15 septembre 2000 le contrat rural des grands lacs du Morvan, devenu par la suite le contrat territorial des grands lacs du Morvan, en partenariat avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

À sa création, le contrat rural des grands lacs du Morvan intégrait 33 communes situées dans le bassin versant de l’Yonne. Le 16 juillet 2003, le contrat rural devient un contrat territorial pour une nouvelle échéance à 5 ans et inclut alors 64 communes et comprend également les milieux naturels associés à ce bassin versant. Un avenant est signé en 2005 pour intégrer le programme LIFE Nature, puis un second est signé en 2007 pour inclure les têtes de bassin du Cousin, de la Cure et de la Romanée.

Arrivé à terme, ce contrat prend fin le 15 juillet 2008.

Le contrat global Cure-Yonne

Pour prendre la suite du contrat territorial des grands lacs du Morvan et continuer à protéger les ressources en eau du massif, le Parc a créé le contrat global Cure-Yonne, signé le 6 novembre 2009 pour une durée de 5 ans.

Il rassemble 103 communes situées sur les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne sur un territoire de 207 300 ha. Il comprend 1 639 km de cours d’eau situé dans la tête de bassin de l’Yonne amont et dans l’intégralité du bassin versant de la Cure, 14 027 ha de zones humides et inclut également les 6 grands lacs du Morvan.

Le contrat global Sud Morvan

En partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, un diagnostic est en cours en vue de l’élaboration d’un contrat global incluant la totalité des bassins versants des affluents de l’Arroux (la Braconne, la Celle, le Méchet et le Ternin) et de l’Aron (l’Alène, le Chevannes, la Dragne, le Guignon, le Morion et le Veynon). Il couvrirait ainsi une surface de 145 000 ha répartie sur 54 communes situées dans les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne.

Ce contrat devrait être validé au début de l’année 2010.

Les marques du Parc

Une fois classé, un parc naturel régional peut obtenir la marque « Parc naturel régional ». C’est un label appartenant à l’État et déposé à l’INPI.

Le parc naturel régional du Morvan a créé à cette effet 3 marques :

  • « Produit du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan » 

Initiées en 2000, elles sont officiellement créées et validées par le Ministre de l’Écologie et du Développement durable 3 ans plus tard.

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan » fut initialement apposée sur le miel d’apiculteurs du Morvan qui s’étaient engagés à respecter la charte définie par le Parc. Elle fut ensuite étendue à d’autres produits dont les producteurs souhaitaient valoriser le mode de production et leur authenticité.

En 2009, cette marque peut concerner du miel, de la viande bovine, ovine, de la volaille, des produits laitiers fait à base de lait de vache et de chèvre, des escargots et du lait de jument.

La charte à respecter fixe des critères adaptés à la spécificité de chacun des produits. Des critères fondamentaux et communs ont toutefois été définis :

  • matière première, élevage et élaboration exclusivement d’origine morvandelle,
  • authenticité,
  • production à dimension humaine,
  • production respectueuse de l’environnement.

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » est destinée à des auberges et bistrots morvandiaux s’étaient engagés à proposer régulièrement des produits du terroir et marqués « Produit du Parc naturel régional du Morvan ».

L’accueil par le professionnel et les aménagements extérieurs tiennent également une place prépondérante à l’obtention de la marque : accueil convivial, connaissance du territoire et conseils sur la découverte du parc, utilisation prioritaire de matériaux et végétaux locaux dans les aménagements extérieurs.

La marque « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan »

En 2009, aucun savoir-faire n’est encore marqué « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan ». La communication sur l’existence et les avantages de ce label par l’équipe du Parc auprès des professionnels locaux pourra peut-être dans les années à venir permettre le « marquage » de différents artisans.

Les tables de lecture de paysage

Afin d’animer certains sites panoramiques et de mieux faire comprendre les paysages environnants, le Parc a créé 6 « stations de lecture paysagère » en y installant des « tables de lecture » (tables d’orientation définissant les diverses entités paysagères visibles).

Le Rocher de la Pérouse (Quarré-les-Tombes)

Située à 556 m d’altitude, une table de lecture circulaire a été installée en 1978 sur le Rocher de la Pérouse, dans la forêt domaniale au Duc. Elle propose une vue sur le Morvan central, la vallée de la Cure et l’éperon barré du Vieux-Dun.

La Croix Grenot près du Dolmen Chevresse (Saint-Brisson)

Également installée en 1978, cette table est située à environ 600 m d’altitude et se trouve au lieu-dit Croix Grenot, près du Dolmen Chevresse. On peut y observer une vue sur le Morvan central et oriental, Gouloux et Dun-les-Places.

Le Calvaire (Château-Chinon (Ville))

Créée en 1994, une table de lecture en arc de cercle à environ 600 m d’altitude détaille le panorama s’ouvrant sur la vallée de l’Yonne et les monts du Haut-Morvan.

À proximité, au faîte du Calvaire à 609 m d’altitude, une table d’orientation circulaire datant de 1914 et établie par le Touring club de France, offre un panorama sur le Morvan et la vallée du Bazois située à l’ouest.

Le belvédère de la colline éternelle (Vézelay)

Une table en arc de cercle a été installée en 1997 à 280 m d’altitude sur le belvédère de la colline éternelle à Vézelay. Elle offre un panorama sur la vallée de la Cure et sur l’Avallonnais.

Les Rochers du Carnaval (Uchon)

Trois tables ont été installés en 2004 sur la commune d’Uchon :

  • une table principale sur les « Rochers du Carnaval » du Signal d’Uchon, aux côtés d’une table d’orientation à 650 m d’altitude. Le panorama permet d’observer la vallée de l’Arroux, les plus hauts monts du Morvan (Mont Beuvray, Haut Folin) distants de plus de 20 km et même la chaîne des Puys du Massif central.
  • une table secondaire située dans la végétation du Signal d’Uchon.
  • une 3e table dans le bourg de la commune, près de l’église.

Le Mont de la Justice (Lormes)

Deux tables en arc de cercle, situées à 425 m d’altitude, ont été installées en 2005 sur le Mont de la Justice, face aux plaines et plateaux du Bazois et du Corbigeois.

Fréquentation des sites et éco-compteurs

Depuis l’été 2006, le Parc installe des éco-compteurs dans différents sites afin de mesurer leur fréquentation. Ces mesures ont pour but de valoriser et protéger les sites en question ainsi que de justifier d’éventuels aménagements supplémentaires et leur budgétisation.

Les premiers compteurs furent installés durant l’été 2006 à la cascade du « Saut du Gouloux » et sur le tracé du GR 13 près de cette même cascade, suivi d’un 3e au mois d’octobre de la même année sur le chemin d’accès au Dolmen Chevresse à la table de lecture de la Croix Grenot.

D’autres furent installés en 2007 sur le sentier pédagogique de la Maison du Parc, le sentier pédagogique de Montour, le sentier de « PR du Lac des Settons », sur le sentier de GR de Pays Tour du Morvan (au lieu-dit Champ de la Vente) et à la zone d’embarquement de Plainefas du lac de Chaumeçon.

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Les Mégalithes bretonnes

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

On trouve en Bretagne de nombreux mégalithes. Ces menhirs, « pierres longues », et ces dolmens, « table de pierre », édifiés entre le 5ème et le 2ème millénaire avant notre ère, servaient de sépultures ou, parfois, de lieux de culte.

Les Mégalithes bretonnes dans Bretagne megalithes-300x204

Le DOLMEN : Est un monument funéraire de construction complexe ; un long couloir mène à une ou plusieurs chambres formées de grosses dalles et parfois d’une voûte en pierres plus petites. Ce tombeau, qui abrite le plus souvent des sépultures collectives, est soit construit d’abord en surface, puis recouvert d’une butte de terre (tumulus), soit creusé dans le sol ou bien aménagé dans une grotte artificielle. Une série de blocs ou un parement de pierres sèches enserre le monument.

Le MENHIR : Isolé ou regroupé en cercles ou en alignements, peuvent remonter au Néolithique.

Les PIERRES DRESSEES ont été détruites ou christianisées. Sur le menhir de St Uzec (Cotes d’Armor), les instruments de la Passion furent gravés au-dessus d’un Christ peint, aujourd’hui effacé.

L’ART MEGALITHIQUE permet de dater les monuments. Dès le 4ème millénaire apparaît un décor gravé par piquetage léger ; lignes brisées, serpents, haches et crosses. Au 3ème millénaire, poignards, palettes, haches, paires de seins ornées de colliers sont sculpté en relief dans les années couvertes. Les idoles féminines groupées par deux dénotent une influence venue du Proche Orient.

Les ALIGNEMENTS : l’astronomie a présidé à l’organisation de la composition de ces monuments, orientés selon les solstices et liés aux rythmes de la vie agricole. Elevés vers 3500 avant JC par les paysans du Néolithique, ils comprennent des files de menhirs, complétées, aux extrémités, par des cercles ou bien par des hémicycles.

À partir du 19e siècle, de nombreux écrivains et peintres ont consacré une partie de leur œuvre à la représentation des mégalithes. Flaubert dans son récit de voyage en Bretagne — Par les champs et par les grèves — fut sans doute un des plus déçus. Après avoir évoqué toutes sortes d’hypothèses sur les menhirs de Carnac, il affirme : les pierres de Carnac sont de grosses pierres. Victor Hugo, en revanche, voyait dans les mégalithes des signes d’une présence poétique, bien antérieure aux civilisations antiques. Il écrit ainsi l’avant-dernier poème des Contemplations— Ce que dit la Bouche d’ombre — près du dolmen qui domine Rethel. Les Travailleurs de la mer méditent largement sur la présence des pierres ancestrales dans les îles anglo-normandes.

Plus récemment, en 2006, le cinéaste F. J. Ossang a réalisé au Portugal un court-métrage poétique, Silencio (Prix Jean-Vigo 2007), qui met en jeu les éléments — eau, vent, terre, soleil — dans lequel se croisent les monuments ancestraux et des ouvrages d’art actuels. Mégalithes, ponts, bunkers, éoliennes, s’érigent fièrement comme témoins du temps qui passe sur une nature mystérieuse et sauvage, ou apprivoisée, selon que s’y inscrive ou non la trace de l’homme.

Les mégalithes ont également inspiré les légendes populaires. Ainsi les paysans français leur ont donné les origines les plus diverses ; leurs bâtisseurs peuvent être surnaturels (miracles divins, de la Vierge ou d’un saint, ou au contraire œuvres du Diable, des fées, des nains, de géants comme Gargantua) mais aussi humains : Romains, Sarrasins, Anglais (Aveyron), seigneurs locaux pour commémorer une victoire, voire plus rarement de simples paysans comme les alignements de Carnac, censés avoir été dressés à raison d’une pierre chaque année, le jour de la Saint-Jean. Sous une forme plus littéraire de légende, le Merlin de Robert de Boron attribue l’érection de Stonehenge au célèbre enchanteur, pour commémorer la victoire par laquelle Uther a retrouvé la royauté.

 

L’EDIFICATION D’UN DOLMEN : les énormes blocs de pierre étaient poussés sur un plan incliné recouvert d’un chemin de rondins. Une fois acheminés en haut de la pente, ils étaient basculés dans une fosse, freinés dans leur chute par du sable ou des pièces de bois. On installait ensuite les dalles de couverture. Enfin, l’ensemble était équilibré et consolidé par un blocage de pierres, puis entouré d’un tertre, qui recouvrait tout le monument pur les dolmens, ou arrivait sous les dalles pour les allées couvertes.

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Histoire de la Bretagne

Posté par francesca7 le 24 mars 2013

Histoire de la Bretagne dans Bretagne la-bretagne

En 8000 avant Jésus-Christ, époque préhistorique, l’Armorique est peuplée dès le paléolithique de rares chasseurs qui poursuivent mammouths et cerfs. Entre 3000 et 1800 avant JC la chasse et la cueillette cèdent la place à l’agriculture et à l’élevage. La civilisation mégalithique apparaît. Ses populations, organisées à l’abri de camps fortifiés, donnent naissance à l’art des pierres levées, qui s’accompagne d’un extraordinaire culte des morts. De très nombreux menhirs, dont certains pèsent 100 tonnes,  des cairns qui peuvent atteindre 70 m de longueur et des dolmens constitués de dalles de 20 tonnes, sont érigés sur l’ensemble de la région. La fin de cette période se traduit par une ouverture sur le monde, le long de la vallée de la Loire ou par la mer.

De 1800 à 600 avant Jésus-Christ, à l’âge de bronze, l’Armorique connaît une civilisation brillante qui commence avec le Nord (Germanie et Scandinavie) et avec le Sud (péninsule Ibérique). Elle produit des haches à talon et des épées originales. L’importance des dépôts d’objets en bronze retrouvés témoigne d’une incontestable prospérité.

En 500 avant JC, à l’Antiquité, les Celtes, qui maîtrisent la métallurgie du fer, pénètrent en Armorique, après avoir déferlé sur l’Europe, et bouleversent son économie. Habiles en toutes choses, ils s’imposent aux autochtones et s’organisent en «cités ». Ce sont les Nammètes dans le nord de la région nantaise, les Vénètes dans l’actuel Morbihan, les Osismes à la pointe du Finistère, les Coriosolites dans les Côtes d’Armor, et les Redones dans le nord-est de la péninsule. Les Celtes, dont la société est hiérarchisée en classes, entretiennent des ateliers où l’on travaille à merveille les métaux précieux.


En 57 avant JC
, les Romains tentent d’achever la conquête de la Gaule, mais les puissants Vénètes excellents marins, s’y opposent. Ils résistent également sur terre, mais contre toute attente, ils sont défaits sur mer un an plus tard. L’Armorique devient gallo-romaine ; elle va tirer profit de la pax romana. Les uns et les autres  semblent vivre en bonne intelligence sans perdre leur identité. L’activité agricole est intense et le commerce florissant. Il se développe aussi bien sur mer que sur terre où des voies larges et nombreuses, jalonnées de bornes militaires quadrillent le pays.

Au 5ème siècle, arrivée des Bretons. L’empire romain s’étiole progressivement entre 235 et 400, et des peuples barbares venus d’Europe centrale en profitent pour l’envahir. L’Armorique n’échappe pas aux destructions et aux pillages, occasionnels puis systématiques, qui mènent l’économie à la ruine. Cependant, la pression des Scots d’Irlande et la colonisation de l’île de Bretagne par les Saxons vont provoquer l’immigration des Bretons vers la péninsule Armoriciane. Déjà chrétiens, ils évangélisent l’Armorique, organisent les paroisses et fondent les premiers monastères.

De 400 à 938, Naissance de la Bretagne. Une période de conflits entre les Bretons et les Francs, notamment les Carolingiens, s’ouvre en 752. Elle s’achève en 832, lorsque Louis le Pieux nomme un envoyé impérial, Nominoë à la tête de la Bretagne. Cet aristocrate breton va très vite tirer profit de la mort de son protecteur, en 840. Il engage son pays vers l’indépendance, écrase les Francs près de Redon en 845, oblige Charles le Chauve à signer la paix et poursuit sa conquête vers l’est, donnant ainsi une identité à la Bretagne. Il meurt à Vendôme, en 851, ce dont Charles le Chauve tente de tirer parti. Mais le fils de Nominoë, Erispoë, entend bien poursuivre l’œuvre paternelle et son armée écrase une nouvelle fois les Francs. Erispoë est assassiné par son cousin Salomon (Salaün), qui étend son territoire jusqu’au Cotentin. A son tour, Salomon périt, victime des membres de sa famille qui se partagent la Bretagne avant de s’entre-déchirer. Les Normands, qui se sont déjà livrés à plusieurs incursions, en profitent, à partir de 913, pour envahir et ravager le pays, détruisant notamment l’abbaye de Landévenne. Ils sont chassés par Alain Barbe-Torte qui, fort de ses victoires, s’impose comme duc en 938. La Bretagne entre ainsi de plain-pied dans le système féodal. Nantes en est la capitale ; la langue bretonne est parlée dans tout l’Ouest, suivant une ligne Dol-Rennes-Saint-Nazaire.

Au Moyen Age, de 938 à 1213, la Bretagne Ducale. La période qui suit n’est que querelles et révoltes. Les prétendants au duché de Bretagne complotent, se font la guerre, s’assassinent et se déchirent jusqu’à ce que Philippe Auguste Marie Alix, fille de Conan IV, à un prince capétien, Pierre 1er de Dreux, dit Mauclerc, qui s’empresse d’organiser le duché et d’en reconstruire l’unité. Il met en place une administration efficace, développe le commerce maritime, n’hésitant pas à s’allier à l’Angleterre. Ses successeurs oeuvrent dans le même sens ; la Bretagne est prospère et paisible mais pour peu de temps.

En 1341, la Guerre de Succession. En 1341, à la mort de Jean III, Jean de Montfort, son demi-frère, et Jeanne de Penthièvre, sa nièce, épouse de Charles de Blois, rivalisent pour la succession du duché. Montfort obtient l’aide du roi d’Angleterre. Edouard III, déjà engagé dans la guerre de Cent Ans. En 1347, Charles de Blois est capturé par les Anglais et la guerre de Succession s’enlise jusqu’à ce que, en 1363, Jean de Montfort soit reconnu par le roi de France, Charles V, et devienne Jean IV. Mais l’accord est vite annulé car le duc se range à nouveau au côté des Anglais. Le conflit franco-breton prend fin en 1381, quand Jean IV prête hommage au roi de France. Le règne de Jean V (1399-1442) marque l’apogée de la civilisation bretonne.

Aux Temps Modernes, 1488,  Anne de Bretagne fait parler d’elle, fille du duc François II, mort en 1488 et dont les troupes ont été battues à Saint Aubin du Cormier par l’armée royale. Alors qu’elle n’a  que douze ans, elle épouse par procuration l’archiduc Maximilien de Habsbourg. Mécontent, Charles VIII envie ses troupes en Bretagne et conquiert la plupart des villes ; réfugiée dans Rennes encerclée par les Français, la duchesse, abandonnant l’archiduc, accepte d’épouser le roi. Le mariage a lieu au château de Langeais en décembre 1491. Charles VIII meurt en 1498, Anne en profite aussitôt pour frapper sa monnaie, rétablir la chancellerie et réunir ses états. En janvier 1499, elle épouse à Nantes un autre roi de France, Louis XII d’Orléans, qui lui laisse tout loisir pour s’occuper de son duché, lequel connaît paix et prospérité. Lorsqu’elle meurt, le 9 janvier 1514, Anne est devenue la figure emblématique dans laquelle se reconnaît le peuple de Bretagne. A la mort de Louis duchesse-anne-178x300 dans BretagneXII, en 1515, Claude, leur fille aînée, apporte le duché en dot à François 1er. Ce dernier s’empresse d’obtenir l’aval des états de Bretagne, moyennant la préservation de quelques droits spécifiques, dont un parlement. Le 21 septembre 1532, la Bretagne devient une province de la France.

1600, l’Ancien Régime. Dès lors, le pouvoir central contrôle et gère la Bretagne qui bénéficie en contrepartie d’aides économiques ; l’argent afflue, le commerce maritime et les industries se développent. A croissance démographique décolle. En 1561, Rennes devient le siège de Parlement, au détriment de Nantes, moins proche de Paris. Cette cour de justice a autorité sur les cours locales. Le ralliement de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, à la cause des ligueurs fait entrer le pays dans les guerres de Religion (1588-1598). Des brigands tels que La Fontenelle en profitent pour mettre le pays à feu et à sang. Au début du règne de Louis XIV, les exactions fiscales (impôts sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain) provoquent les révoltes de 1675, celle du Papier timbré dans les villes de Haute Bretagne et celle des Bonnets rouges dans les campagnes de Basse Bretagne. La
répression est féroce. Elle laisse la Bretagne exsangue et s’accompagne de mesures qui détruisent son commerce, en particulier, à l’initiative de Colbert, celui des toiles de lin exportées vers l’Angleterre.

En 1789, la bourgeoisie rennaise, très au fait des idéaux en vogue et animée d’un sentiment antinobiliaire, entre en conflit avec la noblesse dès janvier 1789 à l’occasion de la session des états de Bretagne. Des heurts, qui font trois victimes, ont lieu les 26 et 27. Ce sont les premières violences de la Révolution. Rapidement pourtant, la Bretagne va faire marche arrière : le peuple, composé à 90 % de paysans, s’interroge sur le rôle réel des bourgeois dont il craint le comportement futur et réagit vivement à l’obligation du serment civil exigé du clergé et refusé d’emblée par 80 % des prêtres. L’annonce de la conscription obligatoire de trois cent mille hommes par tirage au sort met le feu aux poudres. La première émeute a lieu à Cholet le 2 mars 1793.

 

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