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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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Arts et culture de Bretagne

Posté par francesca7 le 13 juillet 2014

 

images (13)Façonnée pendant des siècles à l’écart des grands mouvements artistiques du fait de son enclavement péninsulaire, la Bretagne n’en a pas moins intégré des influences venues d’ailleurs grâce à son exceptionnelle façade maritime ouverte sur le monde. L’isolement a favorisé l’expansion de la religiosité et son cortège de richesses architecturales et coutumières, les soucis défensifs ont produit des villes et des ports fortifiés, mais le commerce maritime a aussi importé de nouveaux dessins pour les broderies… Entre l’enclos paroissial, particularité régionale, la forteresse et la mer, les Bretons se sont constitué une culture originale et se sont illustrés dans différents arts et artisanats. De nos jours, ce dynamisme artistique transparaît non seulement dans l’intérêt porté aux arts plastiques, mais aussi dans le domaine littéraire, avec quelques auteurs d’envergure nationale.

L’architecture bretonne peut paraître austère et massive au premier coup d’œil. Sa dureté doit beaucoup à la principale matière première des édifices régionaux : le granit. Le socle du Massif armoricain a été pioché avec pugnacité pendant des siècles par les Bretons, qui ont su à merveille marier la rudesse du matériau avec celle de leur paysage.

Villes et villages

Flâner dans les vieux quartiers fait partie des charmes de la Bretagne. Il n’est guère de villes ou de bourgs qui n’aient conservé intactes des rues entières, ou tout au moins des maisons anciennes, généralement magnifiquement restaurées.

Vieilles maisons

L’architecture traditionnelle des villes et des campagnes bretonnes est bien plus diverse qu’on ne l’imagine au premier abord. Au détour des villages, on croise de petites maisons de pêcheurs frappées d’une ancre de marine, des fours à pain voûtés de briques, des moulins à marée à proximité des abers, des fermes massives aux toits de chaume ou d’ardoise, en pierres apparentes à l’intérieur des terres, parfois enduites dans les régions côtières pour les protéger de l’air salin. Disséminées au bord des routes, ces curiosités ne peuvent être envisagées d’un seul coup d’œil. Si l’on veut découvrir l’archétype du village breton, il faut se rendre à Locronan, dont l’ensemble de belles maisons cossues forme un patrimoine d’une valeur exceptionnelle.

Dans les villes, le granit est bien sûr à l’honneur, mais on rencontre aussi du schiste, du grès ou du pisé (une maçonnerie de terre argileuse), ou encore une combinaison de matériaux qui rythment très élégamment le paysage urbain de villes comme Vitré ou Morlaix. Sans être rares, ces habitations ne sont pas légion. De nombreuses maisons médiévales à pans de bois ont en effet disparu dans les grands incendies du 18 e s., comme celui de Rennes en 1720. Aussi les Bretons soignent-ils avec amour celles qui ont survécu, d’autant plus qu’à partir de la fin du 16 e s. chaque terroir se singularisait par un type d’architecture propre. Au 18 e s., à la suite d’édits interdisant le bois dans la construction, des hôtels particuliers en pierre ont remplacé ces belles demeures à détails gothiques, par trop inflammables. Les villes étant souvent closes par des murailles, il fallait aussi construire en hauteur pour trouver de la place. Apparurent alors des bâtiments classiques aux lignes plus sévères, mais qui ont toutefois su conférer un cachet élégant aux grandes villes de l’Ouest.

images (14)Les malouinières

À la fin du 17 e s. et au 18 e s., les armateurs de St-Malo s’étant considérablement enrichis, des gentilhommières fleurirent dans cette campagne que l’on nomme le « Clos-Poulet », au sud-est de la ville. Bien qu’elles ne soient pas toutes de mêmes dimensions, elles présentent une architecture homogène : cheminées élancées, toits à pente raide percés de lucarnes, façades crépies de blanc, parements de granit. Une particularité locale à remarquer si l’on visite la cité des corsaires.

Forteresses et châteaux

Le granit breton est un matériau sévère qui ne vieillit pas. N’étaient les lignes générales et le mode de construction qui permettent de les différencier, il ne serait guère possible de donner un âge aux monuments. Si l’on excepte les forteresses , on trouve peu de châteaux importants en Bretagne, contrairement aux édifices religieux. Cette répartition traduit parfaitement le caractère de la population dont tous les efforts artistiques furent dédiés à la religion. On peut néanmoins encore admirer aujourd’hui de beaux exemples de fortifications et de châteaux.

St-Malo et Guérande ont conservé la totalité de la ceinture de pierre qui les enserrait. De beaux exemples de remparts se rencontrent aussi dans des localités telles que Vannes, Concarneau et Port-Louis. Parmi les plus importantes forteresses, celles de Fougères et de Vitré sont particulièrement bien préservées. Dinan etCombourg ont leurs châteaux forts encore debout, tandis que Suscinio et Tonquédec offrent des ruines imposantes. La sentinelle avancée du fort La Latte occupe un site magnifique. Et si les édifices mi-forteresses mi-palais, tels Kerjean , Josselin ou le château des ducs de Bretagne à Nantes n’abondent pas, c’est que la noblesse bretonne était pauvre. On le voit, la diversité est au rendez-vous, qui ne tient pas même compte des incalculables manoirs-fermes des gentilshommes campagnards qui, sans renoncer à leur rang, n’hésitaient pas à cultiver leurs terres comme des paysans.

Architecture technique

Moulins à marée

Les moulins à marée existent au moins depuis le 12 e s. Très présents en Bretagne, notamment le long des rias et des fleuves soumis à de très forts marnages comme la Rance, ils sont particulièrement abondants dans le Morbihan. Comme leur nom l’indique, ces moulins ne pouvaient fonctionner sans les marées. Accolés à une digue, ils accumulaient de l’eau dans une réserve pendant les phases montantes de la marée. Au reflux, le retrait d’une simple vanne permettait d’actionner la roue et de moudre le grain. En période de mortes-eaux, les marées ne suffisaient pas à donner du travail à temps plein au minotier, qui construisait alors, sur une butte proche, un moulin traditionnel. D’allure austère et massive, les moulins à marée, aussi appelés moulins à eau bleue, constituent un superbe exemple d’architecture fonctionnelle bretonne. Comme pour leurs collègues à vent, c’est l’arrivée du chemin de fer, de l’automobile et de la mécanisation qui a eu raison de leur activité. Les images (15)derniers ont tourné jusque dans les années 1960.

Phares

Les constructeurs de phares ont dû faire face à des contraintes spécifiques pour élever les 50 édifices que compte la Bretagne (soit le tiers des phares français).

Les premiers critères de construction sont d’abord techniques. La portée géographique est induite par la rotondité de la terre. Plus un phare est haut, plus la rencontre du faisceau lumineux avec l’horizon est éloignée : le marin aperçoit le feu de plus loin. La portée lumineuse dépend avant tout de la puissance de la lampe, mais aussi de la composition de l’atmosphère qui se dégrade de nuit ou par temps pluvieux ou brumeux. Si la hauteur d’un phare est donc déterminée en fonction de la portée voulue (3 m de haut = 3,6 milles, 30 m = 11,5 milles, 100 m = 21 milles), sa forme l’est par l’endroit où il se trouve.

Sur terre, les phares sont presque toujours de forme carrée. En mer, ils sont systématiquement de forme cylindrique, de manière à subir le moins possible la pression que leur infligent les vagues et le vent. Pour admirer certains des plus beaux phares français, nous vous recommandons la Route des phares et le Chemin des phares, qui empruntent les routes et les sentiers côtiers de Brest à Brignogan. Les plus beaux phares de Bretagne y sont concentrés, dont le phare des Pierres Noires (6 milles au large de la pointe St-Mathieu), peint en rouge et blanc, et le monumental phare de l’île Vierge (proche de Plouguerneau), le plus grand édifice de ce type en Europe grâce à ses 77 m.

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Légendes de la veillée de Noël

Posté par francesca7 le 10 janvier 2014

 
êtres inanimés et fabuleux trésors,
animaux parlants, démons, récits édifiants

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Ce qui faisait jadis le plus grand charme de la veillée de Noël étaient les légendes qu’on y racontait, formant un des plus captivants chapitres de la littérature populaire. Terribles ou touchantes, dramatiques ou gracieuses, elles se font fables, historiettes ou contes, et nous affirment que des pierres se déplaçant la nuit de Noël révèlent de somptueux trésors, que les animaux conversent entre eux pendant la Messe de minuit, ou encore que nul n’est à l’abri d’une rencontre avec le Maufait arpentant la campagne

Les légendes de la veillée de Noël peuvent se diversifier d’après les êtres qui entrent en scène. Etres inanimésanimauxdémonsrécits édifiants ; tel est l’ordre que nous suivrons.

Etres inanimés 
En Franche-Comté, on raconte qu’une roche pyramidale, qui domine la crête d’une montagne, tourne trois fois sur elle-même pendent la Messe de minuit, quand le prêtre lit la généalogie du Sauveur. En cette même nuit, les sables des grèves, les rocs des collines, les profondeurs des vallées s’entr’ouvrent et tous les trésors enfouis dans les entrailles de la terre apparaissent à Représentation de la Nativité.la clarté des étoiles. Dans cette même contrée existe la légende de la pierre qui vire. C’est une pierre pointue dressée en équilibre sur un rocher, entre les villages de Scey-en-Varais et de Cler, et qui, dit-on, fait un tour complet sur elle-même au coup de minuit, à Noël.

Dans les Vosges, la pierre tournerose, bloc élevé qui existait près de Remiremont, se mettait elle même en mouvement quand les cloches de Remiremont, de Saint-Nabord et de Saint-Étienne (deux paroisses voisines de Remiremont) appelaient les fidèles à la Messe de minuit, rapporte Richard dans Traditions populaires.

C’est surtout au pays de Caux qu’existe la légende des pierres tournantes. Ces pierres faisaient autrefois trois tours sur elles-mêmes pendant la Messe de minuit, et les monstres qui étaient censés y habiter exécutaient autour d’elles des danses folles qu’il eût été dangereux de troubler. Citons la chaise de Gargantua à Duclair, la pierre Gante à Tancarville, la pierre du Diable à Criquetot-sur-Cuville. A Minières, dans le Cotentin (Manche), au carrefour des Mariettes, se trouve un bloc de pierre pesant mille kilos, qui, dit-on, saute trois fois, le jour de Noël, à minuit. On croit encore, au pays de Caux, que les cloches perdues sonnent pendant la Messe de minuit. Certains affirment avoir entendu l’ancienne cloche de l’église des moines d’Ouville-l’Abbaye, qui passe pour être enfouie dans le « Bosc-aux-Moines », à Boudeville.

Mais il faut surtout lire les légendes bretonnes. Nombreuses autant qu’énormes sont les pierres qui se déplacent pendant la Messe de minuit, pour aller boire, comme des moutons altérés, aux rivières et aux ruisseaux. Un mégalithe, près de Jagon (Côtes-d’Armor), se rend à la rivière de l’Arguenon. Dans le bois de Couardes, un bloc de granit, haut de trois mètres, descend pour aller boire au ruisseau voisin et remonte à sa place de lui-même. Il y a, au sommet du mont Beleux, un menhir qui se laisse enlever par un merle et qui met à découvert un trésor. Il faut entendre surtout, telle qu’elle nous est contée par Emile Souvestre dans Le Foyer breton, la jolie légende des pierres de Plouhinec qui vont boire à la rivière d’Intel.

La plus célèbre était jadis la grosse pierre de Saint-Mirel, dont Gargantua se servit pour aiguiser sa faux, et qu’il piqua, après la fauchaison, comme on la retrouve encore aujourd’hui. Elle cachait un trésor qui tenta un paysan des alentours. Ce paysan était si avare qu’il n’eût pas trouvé son pareil : le liard du pauvre, la pièce d’or du riche, il prenait tout ; il se serait payé, s’il eût fallu, avec la chair des débiteurs. Quand il sut qu’à la Noël les roches allaient se désaltérer dans les ruisseaux, en laissant à découvert des richesses enfouies par les anciens, il songea, pendant toute la journée, à s’en emparer.

Pour pouvoir prendre le trésor, il fallait cueillir, durant les douze coups de minuit, le rameau d’or qui brillait à cette heure seulement dans les bois de coudriers et qui égalait en puissance la baguette des plus grandes fées. Lors, ayant cueilli le rameau, il se précipita de toute sa force vers le plateau où le rocher de Gargantua profilait sa masse sombre, et, lorsque minuit eut sonné, il écarquilla les yeux. Lourdement le bloc de pierre se mettait en marche, s’élevant au-dessus de la terre, bondissant comme un homme ivre à travers la lande déserte, avec des secousses brusques qui faisaient sonner au loin le terrain de la vallée. Jusqu’à ce moment la branche magique éclairait l’endroit que la pierre venait de quitter. Un vaste trou s’ouvrait, tout rempli de pièces d’or.

Ce fut un éblouissement pour l’avare, qui sauta au milieu du trésor et se mit en devoir de remplir le sac qu’il avait apporté. Une fois le sac bien chargé, il entassa ses pièces d’or dans ses poches, dans ses vêtements, jusque dans sa chemise. Dans son ardeur, il oubliait la pierre qui allait venir reprendre sa place. Déjà les cloches ne sonnaient plus. Tout à coup le silence de la nuit fut troublé par les coups saccadés du roc qui gravissait la colline et qui semblait frapper la terre avec, plus de force, comme s’il était devenu plus lourd après avoir bu à la rivière. L’avare ramassait toujours ses pièces d’or. Il n’entendit pas le fracas que fit la pierre quand elle s’élança d’un bond vers son trou, droite comme si elle ne l’avait pas quitté. Le pauvre homme fut broyé sous cette masse énorme, et de son sang il arrosa le trésor de Saint-Mirel (Lectures pour tous, décembre 1903).

Animaux 
II existe, en France surtout, une croyance populaire dont les formes varient suivant les différentes contrées : c’est la conversation des animaux entre eux pendant la Messe de minuit et surtout pendant la lecture ou le chant de la Généalogie. C’est sans doute une réminiscence de la représentation de l’ancien « Mystère de la Nativité », pendant laquelle on faisait parler les animaux.

Cette croyance si répandue, avec de nombreuses variantes, peut se résumer ainsi : un paysan, probablement ivre, ayant omis d’offrir à son bétail le réveillon traditionnel, entend ce dialogue entre les deux grands bœufs de son étable :

Premier bœuf : « Que ferons-nous demain, compère » ?
Second bœuf : « Porterons notre maître en terre… »

Le maître, furieux, en entendant cette prédiction, saisit une fourche pour frapper le prophète de malheur ; mais, dans sa précipitation, il se blesse maladroitement lui-même à la tête… et le lendemain les bœufs le portent en terre. Tel est le thème développé différemment suivant les provinces.

Dans les Vosges, à la Bresse, canton de Saulxures-sur Moselotte, on a soin de donner abondamment à manger aux animaux avant d’aller à la Messe de minuit. A Cornimont, au Val-d’Ajol, on croit encore que les animaux se lèvent et conversent ensemble pendant la Messe de minuit. On raconte à ce sujet qu’un habitant de Cornimont, jouissant de la réputation d’esprit fort, voulut s’assurer de ce fait surnaturel. Il alla se coucher dans un coin obscur de l’écurie située derrière sa maison.

Légendes de la veillée de Noël  dans LEGENDES-SUPERSTITIONS 220px-Magi_cappA l’heure de minuit, il vit un de ses bœufs se réveiller, puis se lever pesamment et demander, en bâillant, à son compagnon de fatigue, ce qu’ils feraient tous deux le lendemain. Celui-ci lui répondit qu’ils conduiraient leur maître au cimetière. La chose ne manqua pas d’arriver, dit la tradition : notre esprit fort fut saisi d’une telle frayeur qu’il en tomba raide mort sur place. Ainsi, sans doute, le racontèrent les bœufs. On .assure aussi qu’une semblable aventure arriva à une femme de Raon-aux-Bois, canton de Remiremont. Poussée par la curiosité, elle alla visiter ses étables pendant la Messe de minuit. Elle apprit également de ses bœufs qu’ils ne tarderaient pas à la conduire en terre.

La nuit de Noël est célèbre par une vieille légende que les paysans landais racontent avec terreur, tendant les veillées d’hiver. Ils prétendent que le jour de Noël, vers minuit, l’âne et le boeuf se mettent à parler entre eux. Ils causent du temps où l’Enfant-Jésus n’avait pour se réchauffer que leur haleine. Ce don miraculeux de la parole est le cadeau envoyé tous les ans par le Ciel à ces deux animaux, en souvenir des bons offices rendus à l’Enfant Jésus dans l’étable de Bethléem. Mais malheur à celui qui -tente de surprendre leur mystérieuse conversation. Sa témérité est punie d’une manière terrible : il tombe mort à l’instant même, peut-on lire dans Le Petit Landais du 25 décembre 1902.

Un bon paysan de Gaillères l’éprouva à ses dépens, nous apprend Sorcières et loups-garous dans les Landes. Pour se convaincre de la vérité du fait, il vint écouter à l’étable, et voilà qu’à minuit juste, le boeuf dit à son voisin :

« Hoù Bouët ? – Hoù Bortin.
– Que haram-nous, douman matin ?
– Que pourteram Iou boué ou clot.
E hou boué que mouri sou cop ».

Voici comment Laisnel de La Salle, dans Croyances et légendes, a gracieusement brodé cette légende : la scène se passe en Berry. « On assure qu’au moment où le prêtre élève l’hostie pendant la Messe de minuit, toutes les aumailles (bêtes à cornes) de la paroisse s’agenouillent et prient devant la Crèche. On assure encore qu’après cette oraison toute mentale, s’il existe dans une étable deux bœufs qui sont frères, il leur arrive infailliblement de prendre la parole.

 « On raconte qu’un boiron (jeune garçon qui touche ou aiguillonne les bœufs pendant le labourage) qui, dans ce moment solennel, se trouvait couché près de ses bœufs, entendit le dialogue suivant : – Que ferons-nous demain ? demanda tout à coup le plus jeune du troupeau. – Nous porterons notre maître en terre, répondit d’une voix lugubre un vieux bœuf à la robe noire, et tu ne ferais pas mal, François, continua l’honnête animal en arrêtant ses grands yeux sur le boiron qui ne dormait pas, tu ne ferais pas mal d’aller l’en prévenir, afin qu’il s’occupe des affaires de son salut.

« Le boiron, moins surpris d’entendre parler ses bêtes qu’effrayé du sens de leurs paroles, quitte l’étable en toute hâte et se rend auprès du chef de la ferme pour lui faire part de la prédiction. Celui-ci se trouvait attablé avec trois ou quatre francs garnements de son voisinage et, sous prétexte de faire le réveillon, présidait à une monstrueuse orgie, tandis que la cosse de Nau(bûche de Noël) flamboyait dans l’âtre et que sa femme et ses enfants étaient encore à l’église.

« Le fermier fut frappé de l’air effaré de François à son arrivée dans la salle : – Eh bien ? Qu’y a-t-il ? lui demanda-t-il brusquement. – Il y a que les bœufs ont parlé, répondit le boiron consterné. – Et qu’ont-ils chanté ? reprit le maître. – Ils ont chanté qu’ils vous porteraient demain en terre ; c’est le vieux Noiraud qui l’a dit, et il m’a même envoyé vous en avertir, afin que vous ayez le temps de vous mettre en état de grâce. – Le vieux Noiraud en a menti, et je vais lui donner une correction, s’écria le fermier, le visage empourpré par le vin et la colère.

« Et, sautant sur une fourche de fer, il s’élance hors de la maison et se dirige vers les étables. Mais il est à peine arrivé au milieu de la cour qu’on le voit chanceler, étendre les bras et tomber à la renverse. Était-ce l’effet de l’ivresse, de la colère ou de la frayeur ? Nul ne le sait. Toujours est-il que ses amis, accourus pour le secourir, ne relevèrent qu’un cadavre et que la prédiction du vieux Noiraud se trouva accomplie. Depuis cette aventure, que l’on dit fort ancienne, les bœufs ont toujours continué à prendre, une fois l’an, la parole ; mais personne n’a plus cherché à surprendre le secret de leur conversation. »

A Romorantin, un témoin rapporte qu’étant enfant, on lui recommandait de se trouver à la Crèche, le jour de Noël, à minuit sonnant ; c’était, lui disait-on, l’heure où le bœuf et l’âne empruntaient la voix humaine pour saluer le Christ naissant. Dans le Cotentin, on était persuadé que toute la création adorait le petit Jésus, à Noël. A l’heure de minuit, dit-on, tous les animaux de ferme s’agenouillent, et tel curieux qui voudrait alors pénétrer dans l’étable, uniquement pour s’assurer du fait, serait immédiatement puni de sa témérité.

Démons et croyances superstitieuses 
Un ancien Noël nous donne une description frappante et naïve de la rage du démon, à la venue du Messie (Bible des Noëls) :

Le démon, assurément,
Dedans son coeur endève,
Car Dieu vient présentement
Pour sauver les fils d’Adam
Et d’Eve, d’Eve, d’Eve !

Il régnait absolument
Sans nous donner de trêve,
Mais ce saint avènement
Délivre les fils d’Adam
Et d’Eve, d’Eve, d’Eve !

Chantons Noël hautement,
Sortons de notre rêve,
Bénissons le sauvement
De tous les enfants d’Adam
Et d’Eve, d’Eve, d’Eve !

La nuit de Noël est la plus mystérieuse de toutes les nuits. Il semble que Satan, exaspéré par l’échec que ce divin anniversaire lui remet en mémoire, sente, à chaque retour de la grande fête, redoubler sa haine et sa rage contre l’humanité. C’est alors qu’il sème dans les sentiers et sur les carroirs (carrefours champêtres) que doivent parcourir les pieuses caravanes de la Messe de minuit, ces larges et splendides pistoles qui jettent dans l’ombre de si magiques et de si attrayants reflets. C’est alors qu’il ouvre, au pied des croix et des oratoires champêtres, ces antres béants au fond desquels on voit ruisseler des flots d’or. Malheur à celui qui tente de garnir son escarcelle de cette brillante monnaie. Chaque- pistole ramassée échappe aussitôt des mains, en laissant aux doigts une empreinte noire, ineffaçable, avec une sensation de brûlure atroce, pareille à celle du feu de l’enfer.

Le Maufait (le malfaisant, le diable) est partout, on le rencontre courant la campagne sous les formes les plus imprévues. Autrefois, au collège de Saint Amand, un vieux domestique contait ainsi l’aventure fantastique qui lui était arrivée le 25 décembre 1783 :

Meßkirch-Meister von Messkirch-Dreikönigsaltar17703.jpgMalgré les recommandations de son père, il avait tendu des collets dans un ancien cimetière. Il y courut pendant la Messe de minuit et trouva pris au piège un lièvre qui, au lieu de l’attendre, se coupa la patte avec les dents. Lui de le poursuivre, l’autre de se sauver aussi vite que le lui permettait sa blessure. Enfin, après une longue course, ils arrivèrent tous les deux aux bords du Cher, et au moment où le chasseur allait mettre la main sur sa proie, la maligne bête franchit la rivière d’un seul bond. Alors se tournant vers le jeune homme épouvanté : « Eh bien ! l’ami, s’écria le Diable qui avait repris sa forme, est-ce bien sauté pour un boiteux ? »

En Limousin, dans les campagnes, existe cette croyance que les maléfices, les sortilèges, toutes les œuvres de l’Esprit du mal perdent, la nuit de Noël, leur puissance ; qu’il est possible de pénétrer jusqu’aux trésors les plus cachés, la vigilance des monstres ou des êtres surnaturels qui les gardent se trouvant en défaut, ou leur pouvoir suspendu.

Shakespeare, le grand poète anglais, connaissait cette tradition quand, dans Hamlet (acte I, scène 1), il fait dire à Marcellus :

Some say that ever’gainst that season comes,
Wherein Our Saviour’s birth is celebrated,
The bird of dawning singeth a night long ;
And then, they say, no spirit dare stir abroad ;
The nights are wholesome ; then no planets strike,
No fairy takes, nor witch hath power to charm ;
So hallowed and so gracious is the time !

Il y en a qui disent que toujours à l’époque
Où est célébrée la naissance de notre Sauveur,
L’oiseau de l’aurore [le coq] chante tout le long de la nuit ;
Alors, dit-on, aucun esprit n’ose errer dans l’espace ;
Les nuits sont sans malignité, nulle planète ne peut nuire,
Nulle fée ne prend, et nulle sorcière n’a le pouvoir de jeter des sorts ;
Si béni et si plein de grâce est ce moment de l’année !

Et ; en effet, un moment vient où le Malin est enfin réduit à l’impuissance : c’est lorsque tinte le premier coup de minuit. Écoutez plutôt ce que fit Jean Scouarn, de Saint-Michel-en-Grève, près de Ploumilliau (Côtes-d’Armor) :

Un jour qu’il errait sur les grèves de Saint-Michel, il rencontra un pauvre chemineau qui, pour le remercier d’un morceau de pain qu’il lui avait donné, lui révéla le moyen de gagner la fortune et le bonheur. Il lui apprit, en effet, qu’au milieu de la grève se dressait un château habité par une princesse, belle comme une fée et riche comme les douze pairs de France. Les esprits de l’Enfer la retenaient sous les eaux. A Noël, au premier coup de minuit, la mer s’ouvrait et laissait voir le château : si quelqu’un pouvait y entrer et aller prendre dans la salle du fond une baguette magique, il pouvait devenir le mari de la châtelaine. Mais il fallait avoir mis la main sur la baguette avant le dernier coup de minuit ; sinon, la me revenait engloutir le château, et l’audacieux chercheur était métamorphosé en statue.

Scouarn résolut de tenter l’aventure. A minuit, en effet, la mer s’écarta comme un rideau qu’on tire et laissa voir un château resplendissant de lumières. Scouarn ne fit qu’un bond vers l’entrée et franchit la porte. La première salle était, remplie de meubles précieux, de coffres d’or et d’argent. Tout autour se dressaient les statues des chercheurs d’aventures qui n’avaient pu aller plus loin. Une seconde salle était défendue par des lions, des dragons et des monstres aux dents grinçantes. Jean Scouarn était perdu s’il hésitait.

Comme le sixième coup de minuit sonnait, il réussit à passer au milieu des bêtes enchantées qui s’écartèrent et pénétra dans un appartement plus somptueux que tous les autres, où se tenaient les filles de la mer. II allait se laisser entraîner dans leur ronde, quand il aperçut tout au fond la baguette magique : il s’élança et la saisit victorieusement. Le douzième coup de minuit sonna.

Mais Scouarn tenait la baguette magique et il n’avait plus rien à craindre. A sa voix, la mer mugissante s’éloigna du château, et les esprits de l’Enfer, définitivement vaincus, s’enfuirent en poussant des cris à faire trembler les rochers. La princesse délivrée offrit sa main au vaillant sauveur. Ce furent des noces splendides, et Jean Scouarn, dans sa reconnaissance pour les saints qui l’avaient protégé, employa la moitié des trésors à construire une chapelle à l’archange saint Michel.

Nombreuses sont les croyances superstitieuses, à l’occasion de la fête de Noël. Dans les villages bisontins, on a observé quel vent souffle au sortir de la Messe de minuit : ce sera, paraît-il, le vent qui dominera durant la nouvelle année. Dans les campagnes des Vosges, les douze jours entre Noël et les Rois indiquent le temps des douze mois de l’année ; ces jours sont appelés, dans le pays, jours des lots. Pour connaître le temps qu’il fera, on prend les dispositions suivantes : on place en ligne douze oignons creusés en forme de coquilles de noix et cela dès le 25 décembre.

Dans chaque oignon ainsi creusé, on met quelques grains de sel. Le premier oignon, en commençant par la gauche, correspond au mois de janvier, et les autres oignons aux mois suivants, d’après leur rang. Au jour des Rois, qui est le dernier des jours des lots, on examine les oignons. Là où le sel n’est pas fondu, le mois correspondant doit être sec ; là où il est fondu, le mois correspondant doit être humide.

Dans la Normandie, on augure de la fécondité des pommiers, selon que la lune éclaire plus ou moins les personnes qui vont à la Messe de minuit ou qui en reviennent. Au pays de Caux, on plaçait autrefois sur une jatte de bois ou un plateau quelconque un morceau de pain bénit de la Messe de minuit. On le laissait aller à la dérive sur les rivières jusqu’à ce que le plateau s’arrêtât de lui-même, indiquant ainsi où se trouvait le corps d’un noyé. Longtemps les Cauchois des rives de la seine eurent cette croyance. Ils croyaient aussi que le pain bénit de la Messe de minuit avait le pouvoir de délier la langue des enfants. Dans certaines familles cauchoises, on le conserve comme un talisman ayant la vertu d’indiquer l’état de santé des absents.

En Corse, les jeunes gens ont l’habitude de courir de maison en maison de manière à faire sept veillées avant la Messe de minuit, afin d’être jugés dignes d’apprendre, de vieilles femmes, certains signes superstitieux qui leur permettent, le cas échéant, de rendre impuissantes et inoffensives les piqûres des scorpions et des autres animaux nuisibles. Ces signes ne peuvent valablement se communiquer que la nuit de Noël et seulement à ceux qui ont fait les sept veillées.

La Bretagne surtout peut être appelée la terre classique des légendes. Interrogez les vieux paysans réunis aux veillées d’hiver. Pendant que l’assistance frissonne d’épouvante et se presse autour du foyer où brille un feu de genêts épineux, ils vous révéleront les noms de tous les êtres mystérieux ou sinistres qui peuplent les nuits de la vieille Armorique. C’est pendant la nuit de Noël surtout que l’ordre ordinaire de la nature est bouleversé. Quand la cloche annonce l’élévation de la Messe de minuit, tout ce qu’il y a d’êtres créés sur la terre se montre à la fois dans le monde. Prêtons l’oreille à l’antique tradition : elle le mérite par sa poétique étrangeté !

Voici les fantômes qui s’avancent. Près des fées des bois et des eaux, se montrent les korigans avec leurs marteaux et les dragons gardiens des trésors. Ensuite apparaissent le garçon à la grosse tête, épouvantail des nuits pluvieuses, l’homme-loup, le conducteur des morts et le cheval trompeur. Le char de l’ankou porte l’oiseau de ’la mort et Jean de feu. Les flammes bleues qui dansent dans les cimetières, les noyés qui sortent de la mer, le diable des carrefours qui vient acheter la poule noire, le sorcier qui cherche l’herbe d’or, les damnés qui soulèvent la pierre de leur tombe pour demander des prières, les lavandières nocturnes… telle est l’épouvantable procession qui chemine à travers la lande, pendant que la neige tourbillonne et que les fidèles sont prosternés devant l’autel.

Récits édifiants 
Innombrables sont ces sortes de légendes. Nous n’en citerons qu’un petit nombre. On raconte qu’à Marienstein, ce sanctuaire aimé de la Suisse septentrionale et de l’Alsace, éclosait, la nuit de Noël, une rose, fermée toute l’année, et d’où s’échappaient une délicieuse odeur et une lumière éclatante : c’était la rose de Noël ou la rose des neiges.

On raconte, dit Albert de Mun, dans nos landes de Bretagne, que lorsque les Mages arrivèrent à l’étable de Bethléem, ils y trouvèrent les bergers qui, n’ayant rien autre à offrir au divin Enfant, enguirlandèrent avec des fleurs des champs la Crèche où il était couché ; les Mages étalèrent leurs riches présents. Ce que voyant, les bergers se dirent entre eux : « Nous voilà bien ! A côté de ces belles choses d’or et d’argent, que vont devenir nos pauvres fleurs ? L’Enfant ne les regardera seulement pas ! »

Mais voilà que l’Enfant-Jésus, repoussant doucement du pied les trésors entassés devant lui, étendit sa petite main vers les fleurs, cueillit une marguerite des champs, et, la portant à ses lèvres, y posa un baiser. C’est depuis ce temps que les marguerites, qui jusqu’alors étaient toutes blanches, ont au bout des feuilles une belle couleur rosée qui semble un reflet de l’aurore, et, au cœur, le rayon d’or tombé des lèvres divines.

Finissons par la Noël des trépassés. C’était au temps du roi saint Louis, où foi et piété régnaient au pays de France. L’office de la nuit de Noël venait d’être achevé dans l’église abbatiale de Saint-Vincent du Mans. Les moines s’étaient tous retirés et l’abbé était rentré dans sa cellule. Accablé par l’âge, il s’était étendu promptement sur son humble couchette. Un lourd sommeil s’empara bientôt de son être. Tout à coup, un bruit étrange fait résonner la porte de la cellule. L’abbé, réveillé en sursaut, se lève à demi. Le bruit se renouvelle plus violent, plus fantastique. Le moine se précipite vers la porte ; il l’entr’ouvre.

Un spectacle terrifiant se présente â ses yeux. Une foule immense d’êtres, revêtus de suaires blancs, sont là, dans le long corridor. Tous portent une torche allumée. Un effroyable silence plane sur cette multitude. Saisi de frayeur, l’abbé, craignant quelque œuvre diabolique, fait sur lui d’abord, puis sur toute cette foule, un grand signe de croix. Ces êtres s’inclinent alors, répétant tous le même signe sacré. Pour le faire, ils écartent leur suaire, et l’abbé voit alors que ce sont des squelettes décharnés. Une lueur lugubre est comme attachée à ces os desséchés et ces squelettes semblent grandement souffrir de ces flammes.

Le moine, rassuré par le signe de la croix si pieusement fait par ces fantômes, leur demande : « Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? » Point de réponse. Les deux plus proches le saisissent par son scapulaire et l’entraînent à leur suite. Une procession se forme après eux. Tous se dirigent vers l’église. Bientôt l’autel est préparé ; les uns allument les cierges, les autres disposent les ornements sacrés. L’abbé comprend que ces êtres veulent assister au divin sacrifice de l’autel. II revêt la chasuble et commence la sainte Messe. Des voix gémissantes répondent aux versets que récite le prêtre. Les squelettes sont agenouillés pieusement dans le chœur, dans la nef ; l’église en est remplie.

Le silence est rompu seulement par la voix du ministre de Dieu et par les prières des assistants. A l’Orate fratres, lorsque l’abbé se retourne, il voit que les squelettes ont quitté leurs linceuls. Le moment de la consécration est arrivé ; à la voix de son prêtre, Jésus descend invisiblement sur l’autel. Alors, les gémissements cessent, une harmonie céleste remplit l’église. Un chant sublime de triomphe et de délivrance se fait entendre jusqu’à la fin de la Messe. Lorsque le moine se retourne, à l’Ite missa est, les squelettes ont tous disparu ; une nuée lumineuse montant vers le ciel, l’écho affaibli de mystérieux cantiques, voilà tout ce qui reste du sublime spectacle auquel il vient d’assister.

Pier Giorgio Frassati lors de l’une des excursions en montagne.L’abbé rentre dans sa cellule profondément ému, heureux surtout d’avoir été, dans cette circonstance, l’instrument de la miséricorde divine. Depuis, chaque année, en l’abbaye de Saint-Vincent, on avait coutume de célébrer, après l’office solennel de la nuit de Noël, une messe basse pour les angoisseux du Purgatoire, rapporte Louis Chambois dans la Semaine du Mans du 25 décembre 1893.

Ecoutons dom Guéranger nous décrire dans Le temps de Noël (tome I) la veillée de Noël et nous en donner le vrai sens chrétien : « C’est là que nous avons vu, et nul souvenir d’enfance ne nous est plus cher, toute une famille, après la frugale et sévère collation du soir, se ranger autour d’un vaste foyer, n’attendant que le signal pour se lever comme un seul homme et se rendre à la Messe de minuit. Les mets, qui devaient être servis au retour et dont la recherche simple mais succulente devait ajouter à la joie d’une si sainte nuit, étaient là préparés d’avance ; et, au centre du foyer, un vigoureux tronc d’arbre, décoré du nom de bûche de Noël, ardait vivement et dispensait une puissante chaleur dans toute la salle. Sa destinée était de se consumer lentement durant les longues heures de l’office, afin d’offrir, au retour, un brasier salutaire pour réchauffer les membres des vieillards et des enfants engourdis par la froidure.

« Cependant, on s’entretenait avec une vive allégresse du Mystère de la grande nuit ; on compatissait à Marie et à son doux Enfant exposé dans une étable abandonnée à toutes les rigueurs de l’hiver ; puis bientôt on entonnait quelqu’un de ces beaux noëls, au chant desquels on avait passé déjà de si touchantes veillées dans tout le cours de l’Avent. Les voix et les cœurs étaient d’accord, en exécutant ces mélodies champêtres composées dans des jours meilleurs. Ces naïfs cantiques redisaient la visite de l’ange Gabriel à Marie et l’annonce d’une maternité divine faite à la noble pucelle ; les fatigues de Marie et de Joseph parcourant les rues de Bethléem, alors qu’ils cherchaient en vain un gîte dans les hôtelleries de cette ville ingrate ; l’enfantement miraculeux de la Reine du Ciel ; les charmes du nouveau-né dans son humble berceau ; l’arrivée des bergers avec leurs présents rustiques, leur musique un peu rude et la foi simple de leurs cœurs.

« On s’animait en passant d’un noël à l’autre ; tous soucis de la vie étaient suspendus, toute douleur était charmée, toute âme épanouie. Mais, soudain, la voix des cloches, retentissant dans la nuit, venait mettre fin à de si bruyants et de si aimables concerts. On se mettait en marche vers l’église ; heureux alors les enfants que leur âge un peu moins tendre permettait d’associer pour la première fois aux ineffables joies de cette nuit solennelle, dont les fortes et saintes impressions devaient durer toute la vie ».

 (D’après « La nuit de Noël dans tous les pays », paru en 1912)

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LE MYSTERE DE CARNAC

Posté par francesca7 le 13 octobre 2013


en compagnie de son ami Maxime du Camp, Gustave Flauber (1821-1880) parcourt à pied les côtes bretonnes et normandes, de la Loire à la Seine, au printemps de 1847. L’auteur de Madame Bovary encore influencé par le romantisme ambiant, consigne ses impressions dans un recueil intitulé Par les Champs et par les grèves, œuvre publiée après sa mort. Il ne se prive pas d’ironiser sur le mystère des « cailloux » de Carnac.

LE MYSTERE DE CARNAC dans Bretagne 220px-thumbnail« Voilà donc ce fameux champ de Carnac qui a fait écrire plus de sottises qu’il n’a de cailloux ; il et vrai qu’on ne rencontre pas, tous les jours, des promenades aussi rocailleuses ; Mais, malgré notre penchant naturel à tout admirer, nous ne vîmes qu’une facétie robuste, laissée là par un âge inconnu pour exciter l’esprit des antiquaires et stupéfier les voyageurs ; On ouvre, devant, des yeux naïfs et, tout en trouvant que c’est un peu commun, on s’avoue cependant que ce n’est pas beau. Nous comprîmes donc parfaitement l’ironie de ces granits qui, depuis les Druides, rient dans leurs barbes de lichens verts à voir tous les imbéciles qui viennent les visiter. Il y a des gens qui ont passé leur vie à chercher à quoi elles servaient ; et n’admirez-vous pas d’ailleurs cette éternelle préoccupation du bipède sans plumes, de vouloir trouver à chaque chose une utilité quelconque ?

[…] Il y a un Karnak en Egypte, s’est-on dit, il y en a un en Basse Bretagne, nous n’entendons ni le copte, ni le breton ; or, il est probable que le Carnac d’ici descend du Karnak de là-bas, cela est sûr, car là-bas, ce sont des sphinx alignés, ici ce sont des blocs, des deux côtés, de la pierre ; D’où il résulte que les Egyptiens (peuple qui ne voyageait pas) seront venus sur ces côtes (dont ils ignoraient l’existence), y auront fondé une colonie (car ils n’en fondient nulle part) et qu’ils y auront laissé ces statues brutes (eux qui en faisaient de si belles), témoignage positif de leur passage (dont personne ne parle). »                *

Gustave Flauvert.

Ce n’est pas pour rien que Carnac signifie « lieu où il y a des monticules de pierres ». Ici poussent les pierres, et avec elles les légendes. Entrez dans un univers de landes et de menhirs.

Site mégalithique

Les alignements de Carnac sont situés en Bretagne, dans le Morbihan. Ce site mégalithique exceptionnel s’étend sur plus de 4 kilomètres. Il est constitué d’environ 4 000 pierres levées, que ce soient des menhirs ou dolmens, et se découpe en plusieurs alignements placés d’ouest en est : Ménec, Toul-chigan, Kermario, Manio, Kerlescan et petit Ménec. Une curiosité frappe l’œil : dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant de grandeur. Les pierres pèsent 1 à 2 tonnes en moyenne, mais il y en a de beaucoup plus lourdes.

Légendes de pierres

Pourquoi toutes ces pierres dressées, méticuleusement alignées et par ordre décroissant ? De nombreuses légendes tentent de résoudre le mystère des alignements de Carnac, et la plupart associent les menhirs à la fertilité. La plus célèbre est la légende de saint Cornély, pape à Rome de 251 à 253, qui d’un signe de croix aurait transformé des soldats romains en menhirs pour leur échapper. Et il est vrai que ces pierres brutes, rangées sur plusieurs lignes, évoquent étonnamment une armée en bataille.

Culte religieux ou observatoire astronomique ?

Deux théories s’opposent pour expliquer les alignements de Carnac.

Théorie du culte religieux : Au début du XXe siècle, James Miln et Zacharie Le Rouzic entreprennent des fouilles archéologiques sur le site. Ils veulent démontrer que les alignements sont liés à des cultes sacrés. Ils établissent ainsi les origines des alignements ; érigés au Néolithique entre le Ve et le IIe millénaire av. J.-C. par des tribus sédentarisées, ils constitueraient un culte voué aux morts et seraient en réalité un gigantesque tombeau collectif. Les files de menhirs indiqueraient le chemin vers un espace sacré : les enceintes.

Théorie de l’observatoire astronomique : Selon certains chercheurs, les alignements de Carnac seraient un immense observatoire astronomique. Certains grands menhirs, comme le Géant du Manio, permettraient à certaines périodes de l’année de calculer la position des astres.

Musée de la Préhistoire

Créé par James Miln et Zacharie Le Rouzic, ce musée expose une riche collection préhistorique, avec plus de 6 600 objets provenant d’une centaine de sites archéologiques du Morbihan. 10 place de la Chapelle, 56340 Carnac. Tél. : 02 97 52 22 04.

telechargement-5 dans MorbihanAccès

Depuis le village de Carnac, prendre la D196 pour rejoindre les alignements du Ménec. Continuer en direction de Kerlescan pour gagner les alignements de Kermario et de Kerlescan. Pour les alignements du Petit Ménec, tournez à gauche sur la D186 après Kerlescan, puis empruntez le premier chemin forestier à droite.

Depuis 1991, le site est fermé au public en été afin de préserver la lande qui pousse autour des pierres. Même si vous ne pouvez pas circuler entre les alignements, cela ne vous empêche pas de les admirer.

 

Où manger dans les environs

Pour déguster de délicieuses galettes au blé noir, poussez jusqu’à Quiberon, où une crêperie et son feu de cheminée vous attendent. La Closerie de Saint-Clément, 36 rue Saint-Clément, 56170 Quiberon. Tél. : 02 97 50 40 00.

 

Les mégalithes de la région de Carnac, sur la côte ouest de la Bretagne, sont les plus vieux monuments connus d’Europe ; ils sont antérieurs à Stonehenge, en Angleterre, de plus de deux mille ans. Alors que ce dernier site se présente comme un ensemble unique, propice au mysticisme qui fait sa célébrité, il paraît modeste en comparaison de l’ampleur mégalithique du site français.

Du point de vue du nombre de pierres dressées à Carnac, de leur taille et de leur poids. Il y a, à Stonehenge, quatre-vingts pierres ; à Carnac, quatre mille. La plus lourde pierre de Stonehenge pèse 46 tonnes ; à Carnac, le Grand Menhir Brisé (Roche aux Fées) est le bloc le plus imposant jamais traité et charrié dans l’Europe ancienne. Avant qu’il ne se brise en quatre morceaux – vraisemblablement lors d’un tremblement de terre en 1722, il mesurait 19,8 mètres de haut et pesait plus de 319 tonnes. Selon des recherches récentes, il servait de point d’observation pour l’étude des phases de la lune ; mais selon la plupart des avis, son emplacement près d’un tertre funéraire, lui donnait la fonction de garder ; les morts. Or, comparativement, l’énorme Roche aux Fées n’est qu’un petit morceau, de l’ensemble mystérieux de Carnac.

Carnac est l’un des mystères les plus durables de l’archéologie, écrit Evan Hadingham, spécialiste britannique de ce site comme de Stonehenge. Les immenses questions irrésolues qu’il pose sont aussi palpitantes que celles des pyramides. Après deux cents ans, pour le moins, d’investigation scientifique, le secret de Carnac demeure en grande partie inviolé.

Vue de la ville depuis le tumulus Saint-MichelL’un de ses mystères a néanmoins été percé, il y a peu. Pendant des siècles, les historiens croyaient que ces mégalithes avaient été élevés par les Celtes de Gaule pour leurs prêtres, les druides. Bien qu’on ait eu l’intuition, dès le milieu du XVIIIe siècle, que Carnac fût pré-celtique, il a fallu attendre 1959 pour que les scientifiques puissent dater ces mégalithes en utilisant la méthode de datation au carbone 14 ; ils seraient de 4 3 00 av J. C ; les plus anciens, dont le ténébreux couloir funéraire de Kercado près de Carnac, remonteraient à 4 650 av J.C. Après une autre forêt se trouvent les  alignements de Kerlescan (lieu de la crémation), vers l’Est, sur à peine 365 mètres. Ces treize rangées parallèles, de 540 pierres, paraissent s’arrêter net à Kerlescan.

Le dernier et plus petit alignement, qui comprend cent pierres, se trouve au Petit Ménec.  Curieusement, bien que ces pierres nous renvoient si loin en arrière, on ne trouve aucun témoignage écrit important à leur sujet avant le XVIIIe siècle. Cette lacune n’a fait qu’encourager les affabulations folkloriques et les croyances mythiques sans nombre, qui ont été répétées avant que nous ayons quelques certitudes historiques.  À commencer par la légende de Corneille, saint patron de Carnac et protecteur de son bétail, ancien pape. L’histoire raconte qu’il fuyait devant les légions romaines et se dirigeait vers sa Bretagne natale, avec un chariot attelé de bœufs ; il arriva sur une colline, au nord de l’actuel Carnac, et là, se voyant encerclé par l’armée romaine, il réalisa le miracle de changer les soldats en autant de pierres.

Ainsi, les rangées de granit ne seraient autres que ces soldats romains, chacun différent des autres, pétrifiés à jamais.  La plupart des savants du XVIIIe siècle étaient presque unanimes à penser, tout comme de nombreux scientifiques, jusqu’à la datation au carbone 14, que les grands menhirs étaient de l’époque de César. Pour eux, c’était là l’œuvre des druides.  De nombreuses théories excentriques vont des plus matérialistes (ces rangées de menhirs ont été bâtis par les Romains comme pare vents pour leurs tentes), aux plus vulgaires (c’étaient des voies le long desquelles officiaient des prostituées), en passant par celles relevant du sport (c’était un terrain de criquet ou de golf) et les inévitables extravagances sur les extraterrestres (encore une piste d’atterrissage pour leurs navettes) jusqu’à une époque récente, tout comme dans le cas du Géant de Cerne Abbas, les mégalithes de Bretagne ont été intégrés à d’anciens rites de fertilité. À Cruz Moquen, les femmes levaient leurs jupes en face des dolmens, dans l’espoir de tomber enceintes. Et dans un autre rituel, au soir du Premier Mai, les femmes sans enfants glissaient, nues jusqu’à la taille, le long des pierres inclinées du Grand Menhir Brisé.

 

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Les Mégalithes bretonnes

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

On trouve en Bretagne de nombreux mégalithes. Ces menhirs, « pierres longues », et ces dolmens, « table de pierre », édifiés entre le 5ème et le 2ème millénaire avant notre ère, servaient de sépultures ou, parfois, de lieux de culte.

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Le DOLMEN : Est un monument funéraire de construction complexe ; un long couloir mène à une ou plusieurs chambres formées de grosses dalles et parfois d’une voûte en pierres plus petites. Ce tombeau, qui abrite le plus souvent des sépultures collectives, est soit construit d’abord en surface, puis recouvert d’une butte de terre (tumulus), soit creusé dans le sol ou bien aménagé dans une grotte artificielle. Une série de blocs ou un parement de pierres sèches enserre le monument.

Le MENHIR : Isolé ou regroupé en cercles ou en alignements, peuvent remonter au Néolithique.

Les PIERRES DRESSEES ont été détruites ou christianisées. Sur le menhir de St Uzec (Cotes d’Armor), les instruments de la Passion furent gravés au-dessus d’un Christ peint, aujourd’hui effacé.

L’ART MEGALITHIQUE permet de dater les monuments. Dès le 4ème millénaire apparaît un décor gravé par piquetage léger ; lignes brisées, serpents, haches et crosses. Au 3ème millénaire, poignards, palettes, haches, paires de seins ornées de colliers sont sculpté en relief dans les années couvertes. Les idoles féminines groupées par deux dénotent une influence venue du Proche Orient.

Les ALIGNEMENTS : l’astronomie a présidé à l’organisation de la composition de ces monuments, orientés selon les solstices et liés aux rythmes de la vie agricole. Elevés vers 3500 avant JC par les paysans du Néolithique, ils comprennent des files de menhirs, complétées, aux extrémités, par des cercles ou bien par des hémicycles.

À partir du 19e siècle, de nombreux écrivains et peintres ont consacré une partie de leur œuvre à la représentation des mégalithes. Flaubert dans son récit de voyage en Bretagne — Par les champs et par les grèves — fut sans doute un des plus déçus. Après avoir évoqué toutes sortes d’hypothèses sur les menhirs de Carnac, il affirme : les pierres de Carnac sont de grosses pierres. Victor Hugo, en revanche, voyait dans les mégalithes des signes d’une présence poétique, bien antérieure aux civilisations antiques. Il écrit ainsi l’avant-dernier poème des Contemplations— Ce que dit la Bouche d’ombre — près du dolmen qui domine Rethel. Les Travailleurs de la mer méditent largement sur la présence des pierres ancestrales dans les îles anglo-normandes.

Plus récemment, en 2006, le cinéaste F. J. Ossang a réalisé au Portugal un court-métrage poétique, Silencio (Prix Jean-Vigo 2007), qui met en jeu les éléments — eau, vent, terre, soleil — dans lequel se croisent les monuments ancestraux et des ouvrages d’art actuels. Mégalithes, ponts, bunkers, éoliennes, s’érigent fièrement comme témoins du temps qui passe sur une nature mystérieuse et sauvage, ou apprivoisée, selon que s’y inscrive ou non la trace de l’homme.

Les mégalithes ont également inspiré les légendes populaires. Ainsi les paysans français leur ont donné les origines les plus diverses ; leurs bâtisseurs peuvent être surnaturels (miracles divins, de la Vierge ou d’un saint, ou au contraire œuvres du Diable, des fées, des nains, de géants comme Gargantua) mais aussi humains : Romains, Sarrasins, Anglais (Aveyron), seigneurs locaux pour commémorer une victoire, voire plus rarement de simples paysans comme les alignements de Carnac, censés avoir été dressés à raison d’une pierre chaque année, le jour de la Saint-Jean. Sous une forme plus littéraire de légende, le Merlin de Robert de Boron attribue l’érection de Stonehenge au célèbre enchanteur, pour commémorer la victoire par laquelle Uther a retrouvé la royauté.

 

L’EDIFICATION D’UN DOLMEN : les énormes blocs de pierre étaient poussés sur un plan incliné recouvert d’un chemin de rondins. Une fois acheminés en haut de la pente, ils étaient basculés dans une fosse, freinés dans leur chute par du sable ou des pièces de bois. On installait ensuite les dalles de couverture. Enfin, l’ensemble était équilibré et consolidé par un blocage de pierres, puis entouré d’un tertre, qui recouvrait tout le monument pur les dolmens, ou arrivait sous les dalles pour les allées couvertes.

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