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100 millions d’arbres en 25 ans 

Posté par francesca7 le 19 mai 2016

 » Juliano Ribeiro Salgado

« Le Sel de la terre », qui a remporté le César 2015 du meilleur documentaire, est un hommage au magnifique travail du photographe brésilien Sebastião Salgado. Coréalisé par son fils Juliano et Wim Wenders, « Le Sel de la terre » met en lumière l’autre projet un peu fou de Sebastião Salgado : reboiser les terres de la ferme familiale au Brésil. Juliano Ribeiro Salgado nous raconte ici la genèse d’Instituto Terra, un lieu porteur d’espoir et riche d’enseignements.


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Plantes & SantéComment cette ferme familiale située dans la Mata Atlantica (Forêt atlantique) est-elle devenue un désert ?

Juliano Ribeiro Salgado Quand mon grand-père achète la ferme Bulcao dans les années 1950, située à Aimorés, dans la région de Minas Gerais, au Brésil, il y a plus de 600 hectares de forêt et la terre est riche. Il y pratique une agriculture de subsistance pour élever sa famille. Sans état d’âme, il coupe le bois, le vend et l’utilise comme bois de chauffage. Mon grand-père a surexploité cette terre car il voulait que ses enfants aient une meilleure condition que la sienne. Quarante ans après, involontairement, par manque d’instruction, il avait complè-te-ment éradiqué la forêt de sa ferme devenue un désert. Quasiment plus rien n’y poussait.

P. & S.Comment a débuté l’aventure de l’Instituto Terra ?

J. R. S. En 1997, mes parents ont décidé de replanter une forêt identique à celle qui existait. Mon père, qui avait photographié les pires drames humains, a ressenti le besoin de retrouver ce lien pur avec la terre. Au début, les fermiers de la région et mon grand-père pensaient que mes parents jetaient leur argent par la fenêtre. Il y avait en effet un taux de perte de 60 %, car mes parents ne possédaient pas le savoir-faire. Je me souviens qu’à l’époque, avant que l’on produise nos propres plants, les pousses arrivaient dans des sachets en plastique. Pour les planter, il fallait faire un trou dans la terre, attendre que l’eau de pluie s’accumule autour des plants et croiser les doigts pour que cela marche. Petit à petit, mes parents ont mis en place une pépinière avec une capacité de production de 80 000 plants. Au fur et à mesure, ils sont arrivés à une capacité de stockage d’un million de pousses par an. Ensuite, ils ont aussi eu accès à d’autres sources de financement comme des collectivités locales, des entreprises… Car au Brésil, les entreprises qui polluent sont obligées de financer des projets de reforestation. Aujourd’hui, le taux de perte de l’Instituto Terra s’élève à 20 %, et il peut produire un million d’arbres par an.

Arbres plantés

P. & S.D’où proviennent les espèces qui ont été plantées au départ ?

J. R. S. La ferme a reçu de la part des botanistes de la fondation SOS Mata Atlântica(forêt soumise à l’influence océanique, ndlr) des espèces endémiques comme le pau-brasil, l’ipê, lejequitibas géant, l’anacardier, des orchidées sauvages, des lys et des bégonias. La Mata Atlantica est la forêt la plus riche de la planète par sa biodiversité, mais la majorité des espèces y sont en voie d’extinction à cause de la déforestation. Elle ne fait plus que 7,3 % de sa superficie initiale. Sur les parties les plus érodées du terrain, on a planté des légumineuses d’origine exotique provenant du biome de la Caatinga (nord-est du Brésil, ndlr). On y trouve du mimosa, des acacias, des flamboyants. Leurs racines ont la particularité métabolique de fixer l’azote. Du coup, le sol est plus équilibré, il redevient fertile.

P. & S.Au niveau de la faune et de la flore, quelles espèces sont réapparues ?

J. R. S. C’est impressionnant, il y a un tas d’animaux qui sont revenus : des paresseux, des tortues, des renards gris, des perroquets, des colibris, des singes… et même des jaguars ! Ces deux espèces sont tout en haut de la chaîne alimentaire. C’est très bon signe quand elles sont de retour. Le dernier rapport de l’Instituto mentionne l’existence de 180 espèces environ. On a également retrouvé trois plantes connues pour leurs vertues médicinales telles que l’aroeira, l’angico et le cajueiro.

P. & S.Comment avez-vous fait revenir l’eau sur cette terre déserte ?

J. R. S. Le fleuve immense qui irriguait la vallée du Rio Doce derrière la maison de mon grand-père était quasiment asséché. Mais en replantant les arbres, l’eau est revenue. Les plantations ont stabilisé le sol, les racines des arbres retiennent l’eau et la libèrent lentement, ce qui empêche la terre de boucher les sources d’eaux. L’Instituto vient de passer à une étape supérieure : Nous avons signé un contrat pour replanter cent millions d’arbres sur vingt-cinq ans autour des 370 000 sources d’eau du fleuve Rio Doce. Du coup, dans la zone de la fondation, agriculteurs et fermiers doivent garder 30 % de forêt intacte, et l’Instituto s’engage en contrepartie à les aider pour replanter la végétation.

P. & S.L’Instituto Terra a donc pour vocation de replanter et d’éduquer les populations locales. Quelles actions ont été menées dans ce sens ?

J. R. S. L’Instituto a développé une école qui joue sur trois niveaux. Premièrement, donner des cours aux fermiers locaux pour moderniser leur technique de travail tout en préservant la terre. 
Deuxièmement, les meilleurs élèves des écoles de la région destinés à être agriculteurs, comme leurs parents, suivent une formation sur l’écologie. Troisièmement, les ingénieurs agronomes peuvent y suivre une spécialisation en récupération des terres dégradées.

P. & S.Concrètement, quels sont les impacts de tous ces bouleversements, de tous ces changements sur la région ?

J. R. S. L’Instituto Terra est le plus grand employeur de la région : une soixantaine d’employés travaillent sur le domaine pour planter des arbres. Deux millions et demi d’arbres ont été plantés, c’est le projet de reforestation le plus grand au Brésil. Visuellement, on voit que la terre a été guérie. C’est formidable ! Les fermiers qui habitent ces terres vivent dans de meilleures conditions et ont pris conscience qu’on pouvait cultiver les champs différemment. Leurs vaches polluent moins en utilisant moins d’espace et produisent plus de lait. Cela améliore leur vie, même si ce sont des gens qui restent très pauvres : dans de nombreux endroits, il n’y a pas d’électricité, l’eau courante est celle de la rivière ou du puits. Mais aujourd’hui, ils ne sont plus obligés de partir, leur terre est productive et ils gagnent de l’argent. L’Instituto Terra a ainsi construit une relation de proximité avec ces populations rurales en éveillant leur conscience écologique. Qui plus est, le succès de ce projet pilote est tel qu’il a contribué à développer des programmes identiques de reforestation dans les zones alentour.

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaires »

CHALON SUR SAONE, centre portuaire

Posté par francesca7 le 21 septembre 2013

CHALON SUR SAONE, centre portuaire dans Saône et Loire 320px-chalon-sur-saone

Centre portuaire, industriel et commercial d’une grande activité, Chalon est aussi la capitale économique d’une riche zone de culture et d’élevage, au cœur d’un vignoble dont certains crus sont dignes de leurs grands voisins. Ses foires sont très suivies et les fêtes du Carnaval attirent une foule considérable. Au carrefour de plusieurs nationales et sur le passage de l’A.6. Cavillomum (son nom d’origine) est fondée à l’époque gallo-romaine sur les bases d’un port éduen.

De l’Empire romain à l’empire Schneider – Sa situation en bordure d’une grande voie navigable, et à un important carrefour de routes fit choisir cette place par Jules César comme entrepôt de vivres au temps de ses campagnes en Gaule. Du Moyen âge on retiendra la foire des sauvagines, marque du rôle de carrefour européen joué par la cité.

LES SAUVAGINES : Châlon doit une part de sa célébrité à ses foires aux « sauvagines », peaux de petits animaux à fourrure tels que renards, fouines ou blaireaux… Elles avaient lieu deux fois par an et duraient un mois, comptant parmi les plus fréquentes d’Europe. Mais si la fourrure a longtemps été chez elle à Chalon, le marché du cuir s’est en grande partie substitué aujourd’hui à cette ancienne activité. La mode du vêtement de cuir, lisse ou craquelé, s’est considérablement développée depuis une trentaine d’années.

La création du canal du Centre (fin 18ème, début 19ème siècle) puis celle des canaux de Bourgogne et du Rhône au Rhin ont encore développé le commerce régional par voie d’eau. A la même époque Chalon vit Joseph Nicéphore Niepce (né en 1765, au 15 de la rue de l’Oratoire) faire preuve d’un génie inventif. Il met au point, avec son frère Claude, un moteur dont le principe est celui du moteur à réaction, le Pyréolophore ». Il imagine aussi une sorte de draisienne, l’ancêtre de la bicyclette. Passionné par la lithographie (gravure sur pierre) il réussit, en 1816 à fixer en négatif l’image obtenue au moyen de la chambre noire, puis en 1822, à obtenir une image positive fixée. Après ces résultats, Niepce élabore vers 1826 un procédé de photogravure  : l’héliographie. L’inventeur de la photographie meurt à Chalon en 1833, six ans avant la consécration officielle de sa trouvaille par Arago.

En 1839, les usines Schneider du Creusot installent au débouché du canal du Centre une importante usine dite « le Petit Creusot », devenue « Creusot-Loire ». Les chantiers navals entreprirent dès lors la construction d’une longue série de bateaux métalliques : torpilleurs sous-marins et contre-torpilleurs. C’est ainsi que 81 torpilleurs furent montés pour le compte de la marine nationale et les marines bulgare et turque, entre 1889 et 1906. Plus tard, les habitants de Chalon sur Saône ont pu voir des submersibles de type SC1 croiser le long des quais de la ville. Cette dernière fabrication destinée à la Bolivie et au Japon ne s’arrêta qu’avec la Seconde Guerre mondiale.

Spécialisée dans la métallurgie lourde, Creusot Loire subit de plein fouet la crise sidérurgique de 1984. Cependant d’autres industries se sont implantées depuis les années 1970, dont Kodak (photos), St Gobain, Framatome, L’Air Liquide et Water Queen (leader européen dans la fabrication d’articles de pêche), révélant le dynamisme économique de Chalon.

 dans VILLAGES de FRANCEChalon sur Saône, c’est aussi des Maisons anciennes :

Certaines des nombreuses demeures séculaires du Vieux Chalon présentent un cachet tout particulier et méritent d’être signalées, particulièrement dans le quartier Saint Vincent, où de belles façades à colombage ont été dégagées sur la place du même nom (remarquer également, à l’angle de la rue St Vincent, une statue du saint), dans la rue aux Fèvres, la rue de l’Evêché etc.. ; rue St Vincent carrefours pittoresque à la jonction des rues du Pont et du Châtelet ; rue du Châtelet, au n° 37, belle façade du 17è siècle avec bas-reliefs, médaillons et gargouilles ; Grande Rue : au n° 39, vaste maison du 14ème siècle restaurée.

Cathédrale Saint Vincent :

SANCTUAIRE de l’ancien évêché de Chalon (supprimé en 1790), St Vincent ne présente pas un aspect homogène. Ses parties les plus anciennes remontent à la fin du 11è siècle ; le chœur est du 13è. Sa façade et ses clochers néo-gothiques (1825) lui donnent un air étrange. A l’intérieur, les piliers cantonnés de pilastres cannelés et de colonnes engagées sont dotés pour certains de chapiteaux semblables à ceux d’Autun. Dans la chapelle absidale Nord, remarquez la grande armoire eucharistique contemporaine en bronze doré (1986). Dans le chœur, dais finement sculpté. Dans l’abside, triptyque de 1608 (Crucifixion). Dans la chapelle donnant accès à la sacristie, voûte à cinq clés pendantes et beau vitrail représentant la femme aux douze étoiles de l’Apocalypse. Le bras droit du transept ouvre sur un cloître du 15ème siècle restauré, où se trouvent quatre belles statues en bois ; la cour du cloître a retrouvé son puits. Dans le bas-côté droit, nombreuses pierre tombales et chapelles fermées par des claustras ( grilles de pierre).

L’Hôpital : Seul le bâtiment à degrés d’inspiration flamande date de la construction initiale (1528). Le premier étage, réservé aux religieuses, comprend des pièces lambrissées dont l’infirmerie qui abrite quatre lits fermés de rideaux. Le réfectoire et le couloir des cuisines meublé de vaisseliers remplis d’étains et de cuivres sont particulièrement remarquables. La pharmacie  (1715) présente une collection de pots du 18è siècle classés selon les potions qu’ils contiennent : écorces, racines, bois, feuilles etc.. Les bâtiments s’étendirent à partir du 17è siècle et dès le début du 18ème certaines pièces furent ornées de magnifiques boiseries.

La chapelle, d’architecture métallique (1873) a recueilli des œuvres d’art provenant des parties démolies à l’époque ; boiseries armoriées, chaire du 17è siècle, rare Vierge à l’encrier et verrières Renaissance.

La Tour du Doyenné : Ce beffroi du 15ème  siècle, jadis proche de la cathédrale, puis démonté en 1907, a été réédifié à la pointe de l’île. Du sommet, panorama sur la ville. Non loin, beau tilleul, provenant des pépinières de Buffon.

La Roseraie Saint Nicolas : Des quais, 4 km par les ponts des îles de la Saône, au sud puis la rue Julien Leneuveu, à gauche. Au départ de l’aire de loisirs Saint Nicolas, circuit pédestre de 5 km. Cette prestigieuse roserai (comptant quelque 25 000 plants) dissémine ses parterres au milieu d’immenses pelouses semées de conifères ou de jeunes pommiers.

Puis, l’Eglise Saint Pierre : Construit de 1698 à 1713 dans un style italien, cette ancienne chapelle bénédictine présente une façade imposante (refaite au 19è). A l’intérieur s’ouvrent une vaste nef et un chœur sous coupole peuplés de statues dont certaines sont du 17ème siècle : Saint Pierre et Saint Benoît à l’entrée du chœur, Sainte Anne et la Vierge terrassant le dragon dans le transept. Dans le chœur, stalles sculptées et orgue d’époque Régence surrmonté d’un Saül jouant de la harpe.

 

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Le Renard en Bourgogne

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le samedi 16 mars 2013, France 3 Bourgogne a diffusé à 15 h 20 « Le renard et nous », un film documentaire de Violaine Labrusse et Gilbert Loreaux qui permettra de mieux appréhender cet animal entre légendes et réalité, romantisme et réalisme.

Un renard roux (Vulpes vulpes) au British Wildlife Centre, en Angleterre. Il s'agit de l'espèce la plus connue et la plus répandue.

De tout temps, le renard a fasciné les hommes. Entre mythes et réalités, le film permet de pénétrer au plus près de cet animal. Ainsi, dans cette région d’éleveurs de volailles qu’est la Bresse, le renard roux est inévitablement considéré comme la « bête noire » par excellence. Il s’agit de faire face à une bête qui se voit proposer un véritable garde-manger en plein air ! Dès lors, une seule solution s’offre à l’éleveur : se faire piégeur et/ou avoir recours à un lieutenant de louveterie aidé de chasseurs pour organiser des battues. Car le renard roux est classé dans la catégorie des nuisibles. Il peut donc être chassé et piégé toute l’année.

Un animal particulièrement rusé

Si la profession agricole voit en cet animal un nuisible qui peut considérablement nuire à la rentabilité d’une exploitation, elle trouve face à elle de fervents défenseurs de la nature. Ces derniers estiment que le goupil est aussi et surtout un nettoyeur de la nature. Lui qui serait essentiellement un mangeur de campagnols. Ainsi, Serge Montagnon, photographe animalier, peut rester des heures à l’affût pour faire la bonne photo sans déranger l’animal. Quant à Marie-Noëlle Baroni, coach animalier pour le cinéma, elle n’hésite pas à aller à la rencontre du grand public pour faire plus particulièrement découvrir son couple de renards. Enfin, le centre Athénas, attaché à la sauvegarde de la faune sauvage, récupère des renardeaux orphelins puis les relâchent dans la nature. De son côté, Jean-Steve Meia apporte son regard de scientifique et fait partager sa parfaite connaissance de cet animal, dont il est devenu un éminent expert. Une vision plus chimérique est proposée par Vincent Durand-Dastès, spécialiste de la littérature chinoise, qui décrit la place qu’a le renard, ou plutôt la renarde, dans l’Empire du Milieu.

article de Régis Gaillard

Jusqu’à la fin du xixe siècle, et encore dans de nombreux dialectes français, cet animal est appelé un goupil. Le terme actuel de « renard », pour désigner l’animal, n’est autre qu’un prénom donné à un « goupil » dans le Roman de Renart. Au centre de ce recueil d’histoires imaginaires, le goupil Renart est très rusé et les tours qu’il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très populaire (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s’est progressivement substitué au terme goupil comme substantif.

Renard a été graphié renart jusqu’au milieu du xvie siècle. Le nom propre est un anthroponyme d’origine germanique : Raginhard, composé des éléments ragin « conseil » cf. Renaud, et hard« dur » cf. suffixe français -ard. Il a pour équivalent le prénom allemand Reinhard.

Le mot goupil procède du gallo-roman *WULPĪCULU, variante du latin populaire vulpēcula « petit renard », diminutif de vulpēs « renard » en latin classique, avec passage à [w] à l’initiale dû à l’influence germanique, peut-être par analogie avec le mot wolf, loup, ensuite [w] évolue régulièrement en [gw], puis en [g], sauf dans les dialectes septentrionaux (ex : picard woupil).

Le terme latin est peut-être apparenté au sanskrit lopāśa-, voire au grec ancien, à condition de supposer des altérations irrégulières. La connexion n’est cependant pas aisée puisque le mot grec n’a jamais eu de ϝ / w initial (cf. l’arménien classique ałuēs).

Publié dans Bourgogne, FAUNE FRANCAISE | Pas de Commentaires »

 

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