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Horloge florale du 18è siècle

Posté par francesca7 le 28 mai 2016

 

 
 
Au XVIIIe siècle le naturaliste Linné, à l’écoute d’une Nature généreuse, prend soin de l’observer et met au point l’Horloge de Flore, véritable et merveilleuse prouesse botanique, accompagnant le temps qui s’écoule et s’appuyant sur le simple fait qu’un grand nombre de plantes s’épanouissent et se ferment à des heures fixes

Delille, que l’on retrouve toujours dès que I’on s’occupe de la nature dont il fut le chantre favorisé, nous a laissé quelques vers qui ont pour objet l’horloge de Flore. L’idée principale de cette invention botanique est de réunir sur une même plate-bande des plantes dont les fleurs s’ouvrant et se fermant à des époques différentes, mais précises de la journée, indiquent chacune des heures comme le ferait un cadran.

1 

Horloge de Flore

 

Voici les vers de Delille :

Je vois avec plaisir cette horloge vivante ;
Ce n’est plus ce contour où l’aiguille agissante
Chemine tristement le long d’un triste mur ;
C’est un cadran semé d’or, de pourpre et d’azur,
Où d’un air plus riant, en robe diaprée,
Les filles du printemps mesurent la durée,
Et nous marquant les jours, les heures, les instants,
Dans un cercle de fleurs ont enchaîné le temps.

Rien de plus séduisant que l’idée qui a inspiré ces vers. Quoi de plus ingénieux en effet que d’obliger le Temps à nous avertir, pour ainsi dire lui-même, de sa marche, et par les effets qu’il amène dans le règne végétal.

Ces pensées riantes et nouvelles pour Linné, puisqu’il fut le premier qui les publia, durent lui faire éprouver la satisfaction la plus douce. Ce naturaliste avait observé que, depuis le lever du soleil jusqu’à midi, chaque heure du jour pouvait être indiquée comme l’époque précise de l’épanouissement d’une fleur ; il nota la fleur, en rapprochant son nom de l’heure à laquelle sa corolle avait coutume de s’ouvrir. Il remarqua ensuite qu’à partir de midi on pouvait, sur l’occlusion des fleurs, établir des rapports tout à fait semblables et non moins justes. Il imagina alors de rassembler ces fleurs sous un même coup d’œil, et le résultat de l’expérience ayant été satisfaisant, il communiqua aux sociétés savantes cette nouvelle aménité botanique sous le nom d’horloge de Flore.

Il avait formé trois divisions : fleurs météoriques, qui s’ouvrent ou se ferment plus tôt ou plus tard, selon l’état de l’atmosphère ; tropicales, qui s’ouvrent au commencement et se ferment à la fin du jour ; équinoxiales, qui s’ouvrent et se ferment à une heure déterminée. C’est cette dernière division qui constituait spécialement l’horloge de Flore. Voici vingt-quatre fleurs s’ouvrant successivement aux différentes heures du jour et de la nuit :

Minuit. Cactus à grandes fleurs.
Une heure. Lacieron de Laponie.
Deux heures. Salsifis jaune.
Trois heures. Grande décride.
Quatre heures. Cripide des toits.
Cinq heures. Emerocalle fauve.
Six heures. Epervière frutiqueuse.
Sept heures Laitron.
Huit heures. Piloselle. Mouron rouge.
Neuf heures. Souci des champs.
Dix heures. Ficoïde napolitaine.
Onze heures. Ornithogale (Dame-d’Onze-Heures).
Midi. Ficoïde glaciale.
Une heure. Œillet prolifère.
Deux heures. Épervière.
Trois heures. Léontodons.
Quatre heures. Alysse alystoïde.
Cinq heures. Belle de nuit.
Six heures. Géranium triste.
Sept heures. Pavot à tige nue.
Huit heures. Liseron droit.
Neuf heures. Liseron linéaire.
Dix heures. Hipomée pourpre.
Onze heures. Silène fleur de nuit.

Parmi les fleurs qui s’épanouissent à heure fixe, plusieurs ne se rouvrent plus après s’être fermées, comme les Keturies ; d’autres, comme la plupart des composées, s’épanouissent de nouveau le lendemain. Un grand nombre de fleurs ne s’ouvrent que la nuit. Tel est, parmi les plus remarquables, le Cierge à grande fleur (Cactus grandiflorus), originaire de la Jamaïque et de la Vera-Cruz.

Sa fleur magnifique, large de deux centimètres, s’épanouit et répand un parfum délicieux au coucher du soleil ; mais elle ne dure que quelques heures, et avant l’aurore elle se fane et se ferme pour ne plus s’ouvrir. Ordinairement il s’en épanouit une nouvelle la nuit suivante, et cela continue de même pendant plusieurs jours. On a vu ce cierge fleurir chez un jardinier du faubourg Saint-Antoine, le 15 juillet à 7 heures du soir.

Parmi les autres plantes qui ne s’épanouissent et n’ont d’odeur que la nuit, nous mentionnerons en particulier : les Nyctantes ou Jasmin d’Arabie, diverses espèces de Cestrum, d’Onagre, de Lychnis, de Silenes, de Géraniums, de Glaïeuls. Les Belles-de-Nuit doivent leur nom à cette propriété.

Le Souci d’Afrique s’ouvre constamment à sept heures, et reste ouvert jusqu’à quatre, si le temps doit être sec : s’il ne s’ouvre point, ou s’il se ferme avant son heure, on peut être sûr qu’il pleuvra dans la journée. Le Laitron de Sibérie reste ouvert toute la nuit, s’il doit faire beau le lendemain.

Les fleurs de Nymphaea se ferment et se plongent dans l’eau au coucher du soleil ; elles en sortent et s’épanouissent de nouveau lorsque cet astre reparaît sur l’horizon. Pline avait déjà remarqué ce mouvement. « On rapporte, dit-il (Liv. XIII, c. VIII) que dans l’Euphrate la fleur du Lotus se plonge le soir dans l’eau jusqu’à minuit, et si profondément qu’on ne peut l’atteindre avec la main : passé minuit, elle remonte peu à peu, de sorte qu’au soleil levant elle sort de l’eau, s’épanouit, et s’élève considérablement au-dessus de la surface du fleuve. »

Selon plusieurs auteurs, cette observation est l’origine du culte des Égyptiens pour le Nymphaea Lotus, qu’ils avaient consacré au Soleil. On en voit fréquemment la fleur et le fruit sur les monuments égyptiens et indiens. La fleur orne la tête d’Orisis. Horus ou le Soleil, est souvent représenté assis sur la fleur du Lotus. Hancarville a historiquement prouvé qu’ils donnent par cette fleur un emblème du monde sorti des eaux.

Un grand ami de la botanique, propriétaire aux environs de Paris, voulut un jour, dans le jardin de sa maison de campagne, vérifier l’horloge du professeur d’Upsal. Voici comme il s’y prit. Il y avait dans un des coins de ce jardin un bassin desséché qu’entourait une plate-bande circulaire. Il fit établir une horloge au centre du bassin dont un cadran occupait toute la surface, puis il plaça sur la plate-bande, au point correspondant de chacune des heures du cadran, la fleur qui devait servir à l’indiquer.

 2

Le naturaliste Linné, peint
en 1775 par Alexander Roslin

 

Ainsi, par exemple, de 4 à 5 heures, le tragopogon prateuse ; de 6 à 7 heures, le lactuca sativa ; de 11 heures à midi, l’ornithogalum umbellatum, et de même ensuite pour les plantes dont les fleurs devaient annoncer d’autres heures par leur occlusion ; de midi à une heure, le portulaca oleracea, etc., sans oublier le souci qui tenait une place honorable dans l’horloge linnéenne.

Après bien des peines, beaucoup de soins et de grands frais, notre connaisseur eut la satisfaction de réussir et d’offrir à ses amis une séance dont l’intérêt n’était pas moins vif que le spectacle en était amusant. Tout réussit au gré de ses souhaits et les heures furent indiquées à quelques minutes près.

On sent au reste combien une pareille horloge serait inférieure à nos pendules et au cadran solaire. Les difficultés qui peuvent s’offrir dans l’acquisition des plantes qui doivent la composer, les différents états atmosphériques qui peuvent survenir, contrarient souvent l’observateur, et celui qui ne voudrait pas d’autre mesure du temps, serait souvent exposé, comme le dit une phrase populaire, à chercher midi à quatorze heures.

Une invention analogue est le Calendrier de Flore, que l’on doit au même auteur. Linné ayant observé que les conditions de saison et de température, qui faisaient fleurir telle ou telle plante, étaient aussi ou contraires ou propices à tels ou tels travaux de la campagne, imagina de rassembler les plantes qui lui offraient cette concordance et d’établir un calendrier où il serait dit, par exemple : floraison du daphne mescreum, époque des semences, etc.

Voici comme il raisonnait : si la plante fleurit plus tôt qu’à l’ordinaire, c’est que la saison sera plus avancée qu’elle ne doit l’être à pareille époque, et les semences pourront donc sans inconvénient avoir lieu plus tôt ; si au contraire elle fleurit plus tard, il faudrait attendre pour semer ; les causes qui sont contraires à la floraison devant être également nuisibles aux semences. Ainsi , le cultivateur recevait de la nature même le conseil d’agir ou de rester en repos, et mieux averti que par les époques invariables que marque un calendrier ordinaire, il évitait les gelées et tous ces brusques changements de température qui lui enlèvent si souvent ses espérances et sa fortune.

Si l’utile venait ici se joindre à l’agréable, il faut reconnaître que ce calendrier devait exister avant le mémoire de Linné. Le cultivateur est observateur par état, et il n’est pas un paysan qui ne connaisse toutes les conditions atmosphériques beaucoup mieux qu’un physicien, et qui ne prédise d’une manière presque infaillible le temps serein ou la pluie, la grêle, le vent ou la gelée, l’expérience et l’habitude étant des guides sûrs.

Voici, toutefois, le Calendrier de Flore :

Janvier. Ellébore noire.
Février. Daphné bois gentil.
Mars. Soldanelle des Alpes.
Avril. Tulipe odorante.
Mai. Spirée filipendule.
Juin. Pavot coquelicot.
Juillet. Centaurée.
Août. Scabieuse.
Septembre. Cyclame d’Europe.
Octobre. Millepertuis de Chine.
Novembre. Xyménésie.
Décembre. Lopésie à grappes.

6

A l’exemple des botanistes qui ont construit une horloge de Flore, un chasseur naturaliste, s’il faut s’en rapporter au Bulletin mensuel de la Société protectrice des animaux, a dressé une horloge ornithologique, en notant les heures de réveil et de chant de certains oiseaux.

Après le rossignol, qui chante presque toute la nuit, c’est le pinson, le plus matinal des oiseaux, qui donne le premier signal aux chantres des bois. Son chant devançant l’aurore, se fait entendre d’une heure et demie à deux heures du matin. Après lui, de deux heures à deux heures et demie, la fauvette à tête noire s’éveille, et fait entendre son chant, qui rivaliserait avec celui du rossignol s’il n’était pas si court.

De deux heures et demie à trois heures, la caille, amie des débiteurs malheureux, semble par son cri : Paye tes dettes ! Paye tes dettes ! les avertir de ne pas se laisser surprendre par le lever du soleil. De trois heures à trois heures et demie, la fauvette à ventre rouge fait entendre ses trilles mélodieux. De trois heures et demie à quatre, chante le merle noir, l’oiseau moqueur de nos contrées, qui apprend si bien tous les airs, que Dureau de la Malle avait fait chanter la Marseillaise à tous les merles d’un canton, en donnant la volée à un merle à qui il l’avait serinée et qui l’apprit aux autres.

De quatre heures à quatre heures et demie, le pouliot se fait entendre. De quatre heures et demie à cinq heures, la mésange à tête noire fait grincer son chant agaçant. De cinq à cinq heures et demie, s’éveille et se met à pépier le moineau franc, ce gamin de Paris, gourmand, paresseux, tapageur ; mais hardi, spirituel et amusant dans son effronterie.

(D’après « Les végétaux curieux, ou Recueil des particularités les plus
remarquables qu’offrent les plantes, etc. » paru en 1824,
« Les merveilles de la végétation » paru en 1866
et « L’Année scientifique et industrielle » paru en 1863)

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La vraie nature des catastrophes naturelles

Posté par francesca7 le 3 mai 2016

« Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature . » (Citation Anatole France)

Les catastrophes dites naturelles sont présentées de nos jours comme inéluctables, même si la responsabilité de l’homme dans ce qu’il est convenu d’appeler les « changements climatiques » semble établie. En revanche, manque encore cruellement la prise de conscience de ce qu’est la nature profonde de la planète Terre sur laquelle nous vivons.

La mer et l’océan appartiennent à la Terre,

les forêts appartiennent à la Terre,

les oiseaux et les animaux appartiennent à la Terre,

et l’homme appartient à la Terre.

Cette appartenance crée des liens.

Si la terre souffre, l’homme entre en souffrance,

Si les animaux souffrent, l’homme entre en souffrance,

Si la forêt souffre, l’homme entre en souffrance,

Si l’océan souffre, l’homme entre en souffrance,

car l’océan l’a enfanté, le végétal l’a nourri,

et l’animal l’a accompagné dans ses travaux les plus pénibles. 

terre

La terre est une entité vivante

Dans les anciens temps, les liens que les hommes avaient tissé avec la Terre étaient emprunts de sagesse et d’amour. L’arrivée, voilà deux milles ans, d’une religion dominatrice a dénigré ce rapport privilégié. Le culte d’un dieu solaire crucifié n’a pas su ressusciter dans l’âme des terriens le respect et l’amour de la nature. L’attention portée au Ciel amena progressivement le dépréciation de la vie terrestre. Les rites dédiés à la Terre furent considérés comme « païens ». L’adoration du Ciel fit oublier la Création, comme si une fois créée , elle avait cessé de se recréer à chaque instant. Seuls les poètes et les artistes gardèrent le secret de la « présence divine » sur terre. Ils chantèrent et chantent encore la beauté des arbres, des fleurs, des oiseaux, des animaux sauvages et des lacs perdus dans les montagnes.
Science sans conscience conduit a la perte

Si de nos jours l’écologie, « les verts » et Green Peace ont apporté un contre poids à la dérive d’un monde industriel polluant et destructeur, leurs idées ne parviennent pas à toucher le cœur de la majorité des hommes. Pollutions et pillages du sous-sol continuent, sans que dans l’opinion publique, personne ne dise clairement : stop, assez, arrêtez ! La catastrophe annoncée par les scientifiques éclairés n’est pas tant dans le réchauffement de la planète que dans la perte de conscience des individus de leur appartenance à la Terre. Comment les hommes peuvent-ils fabriquer dans leurs usines des bombes, des bombardiers, des mines anti personnelles, des poisons et le soir rentrer tranquillement chez eux pour s’occuper de leurs enfants… que ces mêmes bombes et ces mêmes poisons risquent un jour de conduire à la mort? Comment aucun organisme international ou national n’a proposé de loi pour interdire cette industrie mortifère ?

La géographie sacrée

Si la violence s’exerce sur les humains par voie d’un arsenal de destruction, la Terre n’est pas exempte d’attaques analogues par l’industrie et les cultures intensives. Ceux qui s’intéressent à la géobiologie savent que la terre se présente comme un organisme vivant avec ses réseaux énergétiques sacrés, ses points de ressourcement et ses zones pathogènes. La géographie sacrée explique comment les différents hauts lieux telluriques sont reliés les uns aux autres. Tout cela pour dire que la Terre n’est pas qu’un simple amas de roches refroidies ou en fusion. C’est un organisme vivant qui possède sa structure énergétique et son aura. C’est d’elle que dépend la vitalité des lieux . Or les niveaux énergétiques des régions varient en fonction de leur passé historique, de l’industrie implantée, et du comportement humain. Il y a donc un lien direct entre la manière de vivre et de produire d’une région et la santé de ses habitants  !

Pour comprendre plus facilement de quoi il s’agit, on peut dire que l’univers terrestre se comporte à la manière d’une pile électrique dont l’électrode « plus » est le ciel et l’électrode « moins », la terre. Les géobiologues parlent de l’équilibre cosmo tellurique. Ces différences de polarité donnent lieu à des échanges énergétiques constants qui alimentent le Vivant . Lorsque dans les maisons, ces équilibres sont rompus, le lieu de vie devient pathogène par insuffisance d’énergie. Cette carence est due à la nature des constructions (béton armé) et à la présence des activités industrielles qui dénaturent les rapports cosmo telluriques comme c’est par exemple le cas des réémetteurs de téléphone sans fil et des radars. Des répercutions sur la santé se font ressentir au bout de quelques années. Tout est en interaction !

 

YTERRE

Les réactions de la terre

Si on regarde la Terre avec les yeux de l’âme, on constate qu’elle souffre. Les rationalistes diront et penseront qu’il y a toujours eu des catastrophes, que ce qui se passe actuellement est dans l’ordre des choses. Certes, mais l’ordre naturel est bouleversé et chacun le ressent : le soleil ne « chauffe » plus comme avant, il « brûle ». Il existe dans l’univers une loi de causes à effets .. Ce qui vient de se passer en Asie est éloquent. En lecture symbolique, la Terre se défend : l’océan refoule les hommes vers l’intérieur des terres, les pluies diluviennes et les tempêtes chassent les pollutions. La Terre se purifie. Cette lecture n’est pas habituelle, elle peut surprendre, mais ne serait-il pas urgent d’apprendre à lire les évènements autrement ?

Plus rationnellement, comment ne pas voir que les tempêtes dévastatrices résultent d’une politique de déforestation excessive, que les récifs de corail abîmés par la pollution ne freinent plus les vagues et que la terre recule dans bien des endroits et enfin que le niveau de la mer (toujours elle) monte ! Quant aux tremblements de terre ou de mer , il faut savoir que le pompage des nappes de pétrole supprime progressivement les « coussinets » d’amortissement des secousses telluriques. Tout se passe comme si on dégonflait progressivement les pneus d’une voiture qui roule…Enfin, les inondations sont dues au fait que plus rien n’arrête l’écoulement des eaux de pluies. Dans de nombreuses régions, la suppression des haies (véritables nichoirs naturels pour les oiseaux) et les fossés le long des routes en sont l’une des causes. D’autre part, les modes d’agriculture intensive à base d’engrais chimiques contribuent à lessiver les terres faute d’humus. Résultat : le niveau du lit des rivières monte et en périodes de fortes pluies provoque les catastrophes dites naturelles.

Le respect du monde animal

Alors que faire ? Reprendre ses esprits ! Réaliser autour de soi un univers respectueux de la planète et donc de ses occupants à deux ou quatre pattes. Ne plus cautionner les expériences de laboratoire sur les animaux. Ne plus participer aux massacres des animaux d’élevage en adoptant une alimentation végétarienne. Contrairement aux idées reçues, l’homme n’est pas fait pour manger de la nourriture cadavérique : ses intestins sont longs comme ceux des herbivores (les intestins des carnivores sont courts pour empêcher la putréfaction de s’opérer au cours de la digestion). Sa dentition n’est pas celle d’un carnivore ! Sur un plan global, l’élevage du bétail nécessite beaucoup de fourrage et donc de terres agricoles, ce qui prive les régions pauvres de ressources alimentaires naturelles. Dans l’essence des choses, l’homme est fait pour manger « les fruits de la terre », ceci dans tous les sens du terme. D’après les statistiques les plus sérieuses, les végétariens sont en bien meilleure santé que les omnivores. La nourriture végétarienne allège le corps et augmente le niveau de conscience. La souffrance des animaux s’inscrit dans leur chair et produit des toxines qui encrassent l’organisme « des mangeurs de viande ». Les expériences sur la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste et du Dr Masaru Emoto sans oublier celles de la radiesthésie appliquée* montrent que tout élément liquide se charge des énergies qu’il reçoit. Le sang des animaux massacrés véhicule des énergies de souffrance et rien ne dit que bon nombre de maladies ne proviennent pas simplement de cette dose de stress mortel emmagasinée dans les aliments carnés !**

L’écosanté

Il faut savoir que les évidences d’aujourd’hui contredisent celles d’antan, époques où les hôpitaux n’atteignaient pas des tailles gigantesques et où les maladies ne progressaient pas au point où la notion même de « médecin traitant » attaché à tout un chacun est devenue une normalité, comme s’il était naturel d’être malade et d’avoir besoin de protéger sa santé.. ! Cette dernière est d’abord spirituelle, puis mentale et émotionnelle. La maladie physique n’est que la conséquence de la dégradation de l’ordre naturel ! La santé des hommes est liée à celle de la terre . Les deux sont associées et il serait urgent de développer le concept d’ écosanté ! Comment peut-on imaginer être en bonne forme lorsque la terre sur laquelle nous vivons est épuisée, lorsque les aliments que nous consommons sont truffés de conservateurs  et carencés en énergie !Soigner les hommes et soigner la planète relève d’une démarche indissociable.

L’expérience de tout géobiologue montre du reste que personne ne peut demeurer en bonne santé dans un habitat malsain. C’est un exemple flagrant du rapport étroit existant entre l’individu et son environnement. En apprenant à « soigner » les maisons et les lieux de travail, on constate des effets immédiats non seulement sur la santé de ses habitants mais également sur leur psychisme***. Il existe entre la terre et l’homme un rapport privilégié qui constitue l’une des plus grandes richesses qui soit.

La pensée globale

La pensée analytique a fait de l’homme un savant aveugle qui a cessé de voir l’ensemble et les ensembles. Le développement des facultés du lobe droit par la pratique journalière de la pensée analogique (écosystèmes), du dessin, de l’image et de l’art (parents pauvres de l’enseignement) est en mesure de combler ces lacunes.. Il est important de redonner à chacun le sens de la responsabilité dans la diversité et l’épanouissement de l’être. La relève arrive au niveau des nouvelles âmes incarnées sur terre. Certains les appellent indigo. Il en existe partout dans le monde. Peu importe le terme. L’urgence est de leur donner la parole et d’arrêter d’écouter tous ces savants qui ressemblent de plus en plus à des docteurs Knock et Folamour tant leurs discours sont enfermés et enfermants dans leurs certitudes tragiquement dépourvues de la conscience de l’écoréalité .

Serge Fitz.

* L’auteur anime dans le cadre de l’association Terre et Ciel des ateliers de formation à la radiesthésie appliquée (www.Lequadrant.com )
** pour plus d’informations, consultez l’ouvrage de l’auteur : « Les autres causes de la maladie » aux éditions Quintessence .
* * * Pour en savoir plus se reporter au livre de l’auteur « Bien vivre sa maison / manuel de géobiothérapie » aux éditions Quintessence.

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De belles superstitions d’antan

Posté par francesca7 le 30 avril 2016

 

 

 

Dans les années 1917-1919, Edouard Harlé, membre éminent de nombreuses sociétés scientifiques, ingénieur des Ponts et Chaussées ayant su acquérir des connaissances en géologie, paléontologie et archéologie, publie le résultat de ses recherches menées en Gironde et relatives aux chiffons placés au bord de sources ou sur des buissons et permettant de sécher le mal, ainsi qu’au sou dans la main des morts pour payer l’entrée du Paradis

J’en ai signalé à la source de Las sègues, aux environs de Bagnères-de-Bigorre, écrit Edouard Harlé. Depuis, je me suis souvenu que mon fils Jacques, ayant été à pied de Cazaux à Lugos (limite de la Gironde et des Landes), pour rechercher et étudier les dunes créées par l’étang de Sanguinet, m’avait raconté être passé à une source avec chiffons sur les buissons.

Impossible d’avoir par lui d’autres renseignements : le pauvre Jacques a été tué à l’ennemi, en mai dernier. J’ai cherché sur ses cartes et j’y ai trouvé, écrits à la main, à un kilomètre et demi à l’est de Sanguinet (Landes), les mots « Hount sant », qui signifient, en langue du pays, « Source sainte ».

 1

 

Une des nombreuses sources miraculeuses de Gironde

 

J’ai été au point ainsi désigné, rapporte notre narrateur. Il y a là deux sources saintes : Sainte Rose et Saint Basile, toutes deux près du moulin de la Grande Mole, sur le ruisseau de La Gourgue, et toutes deux issues de petits marais. La source de Sainte Rose est au nord du ruisseau. C’est celle où mon fils avait vu des chiffons sur les buissons. Elle est insignifiante. Pas de chiffons, quand je l’ai visitée.

La source de Saint Basile est renommée et l’on y a mis une croix en fer. Elle est au bord et au sud de La Gourgue. J’y ai vu un chiffon blanc sur la croix, un tombé au pied de la croix, et cinq sur les branches des buissons voisins. La vieille femme qui m’a guidé m’a dit :

« II y avait beaucoup de chiffons sur les buissons des deux sources ; mais, depuis la guerre, on n’en met pas : la guerre arrête tout. Quand mon fils était tout petit enfant, il lui est venu une mauvaise plaie à la figure. J’ai pensé que c’était le Mal de Saint Basile et j’ai été chercher de l’eau à la source de Saint Basile dans un petit flacon. J’ai lavé la plaie avec cette eau trois jours de rang. Le premier jour, la plaie a blanchi ; le second, elle a diminué ; le troisième, elle a disparu. Mon mari est très malade. Je l’ai lavé avec de l’eau de la source de Saint Basile et de toutes les sources du pays ; mais cela ne lui a rien fait. Par malheur, je ne sais pas de quel saint est son mal. »

Pourquoi met-on des chiffons ? Les nombreuses personnes des environs que j’ai interrogées m’ont répondu, explique Harlé : les unes, que c’est par superstition ; les autres, que c’est pour se débarrasser des chiffons, après leur emploi pour panser les plaies. Il me semble que le fait qu’on place les chiffons sur les branches des buissons, au lieu de les jeter simplement à terre, indique autre chose que le seul désir de s’en débarrasser.

Si j’habitais Sanguinet, écrit notre ingénieur en 1917, je ferais des fouilles dans la vase et le sable de la source de Saint Basile, avec l’idée d’y trouver des offrandes de dévots du temps des romains, des gaulois, de l’Age du bronze ou de la pierre polie. La vieille m’a dit avoir vu, auprès de cette source, un tronc, où les dévots mettaient des sous ; mais les non-dévots volaient les sous ; on a transféré le tronc dans l’église.

Marcel Baudouin qui, comme Edouard Harlé, est membre de la Société préhistorique française, tient à rappeler que rien n’est plus comparable à la Source de Saint Basile que laSource de la Fontaine Saint-Gré, en Vendée, invoquant son mémoire sur la fontaine thérapeutique d’Avrillé, où l’on retrouvera la Croix de Fer, le Tronc transporté à l’Eglise, à cause des voleurs, etc. Tout se répète, constamment et partout, affirme-t-il encore.

L’année suivante, Albert Hugues, autre membre de cette Société, désireux d’apporter sa modeste contribution au même sujet, relève ce qu’il a pu observer dans le Gard. La Source d’Estauzens, placée à la limite des communes de Nîmes et de La Calmette, est renommée pour la guérison des maladies du foie, coulant au pied de la commune que surmonte l’Enceinte préhistorique, à quelques mètres des restes du vieux monastère de femmes de Notre-Dame d’Estauzens, prieuré rural déjà ruiné au XVIe siècle.

La Source d’Estouzïn (en patois languedocien) est connue des habitants de Nîmes et des villages environnants pour ses vertus médicinales. L’analogie de son nom lui donne une vertu particulière pour guérir les maladies du foie (estourïn dans le patois local) Pendant neuf jours consécutifs, et bien avant le lever du soleil, le malade est tenu de boire à la source et d’y faire ses ablutions. Eviter toute rencontre de quidam, à l’aller et au retour de ces visites, procure à celui qui peut y réussir une guérison plus rapide et plus sûre !

Quand je visitai la source pour la première fois, en 1904, poursuit Albert Hugues, je remarquai de nombreux chiffons, dans les alentours, soit à terre, soit sur les buissons de ronces ou de chênes kermès ; et je crus au séjour en cet endroit d’un campement de bohémiens ! Le valet de ferme à mon service, intelligent et très actif, qui m’avait signalé les vertus de la source pour avoir été guéri dans son enfance à la suite d’une neuvaine, me déclare que ces chiffons servaient à éponger les malades et restaient sur place, afin que chacun ne put emporter chez soi lou vérin (le venin) de la maladie expurgé par l’eau et dont le morceau d’étoffe se trouvait imprégné.

 

 

 2

Source de Gazinet, en Gironde

 

 

La coutume de glisser, en cachette, un sou dans la main du mort est d’usage assez fréquent chez les catholiques des villages des environs d’Uzès et du Malgoirès, ajoute-t-il, précisant que la pièce de monnaie doit être mise en cachette et que, dans sa région, à population mi catholique, mi protestante, si certaines pratiques sont communes aux adeptes des deux religions, il en est qui, acceptées par les uns, sont rejetées par les autres.

En 1919, Edouard Harlé revient sur les rites liés aux chiffons et au sou. Il y a deux sources guérisseuses à chiffons dans la commune de Mios, explique-t-il : l’une, dans le bourg, est sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste ; l’autre, près du hameau de Florence, sous celui de Saint- Jean-l’Evangéliste.

De cette dernière, le Dr Peyneau, maire de Mios, écrivait : « Il y a cinq ans, ma domestique ayant aux jambes des maux dont elle ne pouvait guérir, s’en fut à cette fontaine pour les laver. On lui avait recommandé de laver chaque plaque malade avec un chiffon distinct et d’étendre ensuite tous ces chiffons sur le petit mur qui entoure cette fontaine, afin de les y faire sécher. Elle se conforma scrupuleusement à ce rite et son mal sécha petit à petit et il disparut. »

Ceci explique probablement, conclut Harlé, pourquoi la plupart des dévots étendent leurs chiffons sur des buissons, au lieu de les jeter à terre : le mal doit sécher comme le chiffon. Selon le curé, bon nombre de dévots jettent en guise d’offrande des sous dans le puits où sourd cette fontaine ; les bergers volent ces sous.

Croisant dans le train une femme très âgée, à Gazinet, près de Bordeaux, Harlé lui demanda : « Vous venez sans doute, Madame, de consulter la fameuse sorcière de Gazinet ? – C’est moi, Monsieur ! », répondit la dame, furieuse… La sorcière refusa de lui faire savoir comment, en examinant le gilet de flanelle d’une personne éloignée, elle reconnaissait sa maladie, mais elle voulut bien lui dire que l’usage de munir les morts d’un sou est très répandu : « Et plutôt une pièce d’or qu’un sou, car, dans l’autre monde comme dans celui-ci, on obtient plus avec 20 francs qu’avec 5 centimes. »

Souvent, on met le sou dans la bouche du mort ; d’autres fois, dans sa poche (on habille les morts). L’essentiel est que, d’une manière ou d’une autre, le mort soit muni d’une pièce de monnaie. « A-t-il son sou ? » demandent les parents qui viennent le voir.

Déjeunant, à Bourg-sur-Gironde, chez un de ses amis, il demanda à sa vieille cuisinière si l’on enterrait les morts avec un sou : « Certainement, Monsieur ; et, il y a deux mois seulement, quand on a enterré ici Madame…, on lui a mis un sou dans la main. Ce ne sont pas ses parents qui ont fait cela, car ils n’y croient pas ; c’est sa domestique. » Et Edouard Harlé de confier s’être dit : « J’ai des bonnes dévouées ; pour sûr, moi aussi, je partirai pour l’autre monde avec un sou dans la main ! »

Un jeune homme de Bourg-sur-Gironde, mobilisé à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), ayant été très grièvement blessé par une bombe d’un avion allemand, sa femme, qui avait réussi à l’y rejoindre, assista à ses derniers moments et à ses funérailles. « Je n’ai guère de religion, dit-elle à son retour à Bourg ; mais cependant j’ai tenu à lui mettre un sou dans la poche, pour qu’il puisse payer l’entrée du paradis à Saint Pierre. »

L’usage de munir les morts d’une pièce de monnaie existe dans de nombreux pays civilisés, précise Harlé : Japon, Indochine, Siam, Inde, etc. La raison donnée diffère suivant les peuples et, souvent, elle est mal définie ; mais l’on est d’accord sur un point : pour qu’un mort entre dans l’autre monde en bonnes conditions, il faut qu’il y paye quelque chose à quelqu’un.

Baudouin, également membre de la Société préhistorique française, ajoute avoir lu dans O’Sullivan (Irlande, p. 11) : « Les Irlandais ont l’habitude de suspendre des haillons aux branches des arbres, près des fontaines, coutume dominante parmi les peuples de l’Orient ; l’olivier sauvage d’Afrique et l’Arbre sacré des Indous portent ordinairement ces marques d’adoration et rappellent l’Irlande… Charles O’Connor, dans sa 3e lettre signée Columbanus, dit qu’il a demandé pourquoi on suspendait des morceaux de linge aux branches des arbres :C’est pour s’attirer les faveurs des Daoini Mailhe (Les Fées), lui répondit-on. »

On lit dans les voyages d’Hauwaq : « Je vis près de l’eau une grande quantité de morceaux de linge, suspendus aux branches d’un arbre ». Les chiffons des Sources sont donc classiques en Irlande.

Et Baudouin de rappeler « qu’une pièce de monnaie n’est que la Rondelle à Animaux du Paléolithique et un objet du Culte stello-solaire, représentant le Pôle, c’est-à-dire l’empire des Morts ou les Enfers ; et le Soleil anthropomorphisé ! Qui se ressemble s’assemble… »

(D’après « Bulletin de la Société préhistorique française »,
paru en 1917, 1918, 1919)

 

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Recette du grimoire du Petit Albert

Posté par francesca7 le 24 avril 2016

Grimoire

 

Les travaux relatifs à la mise au point d’une cape d’invisibilité temporelle présentés en janvier 2012 dans la revue britannique Nature, ne sont pas sans évoquer un lointain grimoire, Le Petit Albert, rédigé en latin et inspiré par les écrits du théologien Albert le Grand né en 1193. Une édition de 1704 nous donne le procédé de fabrication d’un anneau permettant à qui le porte de se rendre invisible, ainsi que l’antidote à qui voudra ne point être trompé par l’anneau qui nous occupe

Versé dans la théologie, les sciences et la philosophie, professeur d’université, en particulier à la Sorbonne, Albert le Grand, canonisé par le pape Pie XI en 1931 et proclamé la même année docteur de l’Église, s’intéressa à l’alchimie et à la magie. Le titre latin original du Petit Albert – imprimé pour la première fois en France en 1668 mais dont nous ignorons l’identité de l’auteur, il connut un succès considérable, des traductions étant diffusées par colportage – était Alberti Parvi Lucii libellus de mirabilibus Naturae arcanis, l’ouvrage contenant une multitude de recettes et procédés chargés de mystères.

 

 

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Albrecht von Bollstädt, connu sous le
nom d’Albert le Grand (1193-1280)

 

 

 Une édition de 1704 intitulée Le solide trésor des merveilleux secrets de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, nous livre la façon de confectionner un anneau d’invisibilité, au chapitre Pour se rendre invisible par le moyen d’un anneau :

On rapporte du fameux Gigez, qu’il parvint au trône de la Lydie par le moyen d’un anneau magique qui le rendant invisible lui donna la facilité de commettre adultère avec la reine et de tuer le roi. Les sages Cabalistes nous ont laissé la méthode de fabriquer des anneaux qui aient pareillement la vertu de l’invisibilité.

Il faut entreprendre cette opération importante un jour de mercredi de printemps sous les auspices de Mercure, lorsque l’on connaîtra que cette planète fera en conjonction avec une des autres planètes favorables, comme la Lune, Jupiter, Vénus ou le Soleil, et ayant de bon Mercure fixé et bien purifié on en formera une grosse bague qui puisse entrer facilement dans le doit du milieu de la main ; on y enchâssera dans le chaton une petite pierre que l’on trouve dans le nid de la huppe et on gravera autour de la bague les paroles suivantes :

Jésus passant
Par le milieu d’eux
S’en allait

Puis ayant posé cette bague sur une petite plaque de Mercure fixe, laquelle sera faite en orme de petite palette, on fera le Parfum de Mercure comme il est marqué ci-devant [voir note en fin de texte] et on exposera trois fois de suite la bague sur la plaque dans la fumée du parfum et l’ayant enveloppé dans un morceau de taffetas de la couleur convenable à la planète on le portera dans le nid de la huppe d’où on a tiré la pierre et on la laissera durant neuf jours et quand on la tirera on fera encore le parfum comme la première fois.

Puis on la gardera précieusement dans une petite boîte faite avec du Mercure fixe pour s’en servir dans les occasions. La manière de s’en servir n’est autre que de mettre cette bague à son doigt en tournant la pierre en dehors de la main et elle a la vertu de tellement fasciner les yeux des assistants que l’on est en leur présence sans être vu. Et quand on veut être vu, il faut tourner la pierre en dedans de la main et fermer la main en forme de poing.

Porphirius et Jamblic, Pierre d’Abano et son Maître Agripa soutiennent qu’un anneau fabriqué en la manière dont on voit ici la figure représentée, a la même vertu et propriété. Il faut prendre des poils qui sont au-dessus de la tête de la furieuse hyène, on en fait de petites tresses avec lesquelles on fabrique l’anneau comme on le voit ici, et on le porte pareillement dans le nid de la huppe durant neuf jours et l’on fait les parfums comme il a été dit précédemment sous les auspices de Mercure, on s’en sert de même que de celui fait avec du Mercure, excepté que l’on l’ôte absolument du doigt quand on ne veut pas être invisible.

Venait à la suite de ce mode opératoire pour confectionner l’anneau d’invisibilité, un chapitre intitulé :

 

2

Un anneau d’invisibilité

 

Pour n’être point trompé et fasciné par l’anneau d’invisibilité.

Comme il n’y a point de poison dans la nature qui n’ait son antidote, la sage providence du créateur ayant fait toutes choses avec poids et mesure, ne permet point de prestige qu’il n’ait son remède. Si l’on veut donc se précautionner contre l’effet de l’anneau cabalistique de Mercure on aura une bague composée en la manière suivante.

On formera un anneau avec du plomb affiné et bien purgé en la façon que l’on a expliquée à l’endroit ci-devant où l’on a parlé des talismans des nombres mystérieux des planètes, et dans le chaton de cette bague de plomb on enchâssera un œil de jeune belette qui n’aura porté des petits qu’une fois et fur le contour de la bague on gravera les paroles suivantes : Aparuit Dominus Simoni.

La fabrique de cette bague se fera un jour de samedi, lorsque l’on connaîtra que Saturne sera en opposition avec Mercure ; on fera trois fois le Parfum du Samedi [voir note en fin de texte], on enveloppera la bague dans un morceau de linceul mortuaire et on l’enterrera dans un cimetière où on la laissera durant neuf jours, puis l’ayant retiré on fera trois fois le Parfum de Saturne et l’on s’en servira.

Ceux qui ont inventé cet anneau, ont raisonné sur les principes de l’antipathie qui se trouve entre les matières qui composent ces deux anneaux qui ont des effets si opposés ; en effet il n’y a rien de plus antipathique à la hyène que la belette. Et Saturne est presque toujours rétrogradé à Mercure, ou quand ils se rencontrent dans le domicile de quelques-uns des signes du Zodiaque, c’est toujours un aspect funeste et de mauvais augure.

Notes : Parfums du Mercredi et du Samedi pour l’anneau d’invisibilité et son antidote Parfum du Mercredi sous les auspices de Mercure : ce parfum doit être composé de graine de frêne, de bois d’aloès, de bon storax [styrax officinalis], de benzoe [styrax benzoin], de poudre d’azure [pierre d’Arménie, également appelée pierre d’azur femelle ou encore azur occidental], de bouts de plumes de paon. Vous pulvériserez et incorporerez ces drogues avec du sang d’hirondelles et un peu de cervelle de cerf, vous en ferez une pâte, et de cette pâte vous en formerez de petits grains, pour vous en servir trois à trois dans les occasions quand ils seront secs.

Parfum du Samedi sous les auspices de Saturne : ce parfum doit être composé de graine de pavot noir ; de graine de jussiane, de racine de mandragore, de poudre d’aimant et de bonne myrrhe. Vous pulvériserez bien toutes ces drogues, et les incorporerez ensemble avec du sang de chauve-souris et de la cervelle de chat noir, vous en ferez une pâte et de cette pâte vous formerez de petits grains pour vous en servir trois à trois dans les occasions quand ils seront bien secs.

(D’après « Le solide trésor des merveilleux secrets de la magie naturelle et cabalistique », paru en 1704)

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Calendrier des anciens Gaulois

Posté par francesca7 le 26 mars 2016

Sans titre

 
 
Les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler la division du temps chez les Gaulois. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans.

La semaine paraît être la période la plus anciennement et la plus généralement adoptée pour la mesure du temps au delà du jour. Ce sont, au dire des historiens, les Egyptiens qui les premiers ont donné une forme certaine à leurs années ; et le calcul que Moïse nous donne de la durée de la vie des premiers patriarches, la manière même dont il explique les circonstances du déluge ne permettent pas de douter qu’il n’y eût dès lors une division fixe du temps.

 Les Egyptiens avaient distribué l’année en douze mois, par la connaissance qu’ils avaient des astres. Ces mois n’avaient pour toute dénomination, dans le commencement, que celles de premier, de second, de troisième mois, etc., jusqu’au douzième. Hérodote déclare qu’il n’est pas possible de déterminer la forme que l’année des douze mois a eue originairement chez les Egyptiens. L’année a-t-elle été simplement lunaire, c’est-à-dire de 354 jours, ou l’ont-ils composée de 360 jours dès le moment de son institution ? C’est ce qu’Hérodote ne peut aussi décider.

On croit seulement que l’année de 360 jours dut être d’un usage fort ancien en Egypte ; elle dut être réglée ainsi même avant Moïse, car c’est d’une année de 360 jours que s’est servi le législateur des Juifs pour compléter celles du monde, et en particulier celle du déluge. Plus tard, l’année civile des Egyptiens fut de 365 jours ; tous les quatre ans, elle retardait d’un jour sur l’année solaire, et ce n’était qu’après un intervalle de 1460 années, qu’ils appelaient période sothiaque ou grande année caniculaire, que les années civiles et solaires se retrouvaient d’accord.

Les Grecs partagèrent d’abord les mois en trois parties, chacune de 10 jours : la première dizaine s’appelait mois commençant, la seconde dizaine mois qui est au milieu, et la troisième mois finissant. La première dizaine se comptait de suite ; ainsi on disait : le premier, le second, le troisième, etc., du mois commençant ; mais, comme les Grecs ne comptaient jamais au-dessus de 10, quand ils voulaient, par exemple, exprimer les 16, ils disaient le second sixième, ainsi de suite ; pour dire 24, ils disaient le troisième quatrième. Telle était la manière de compter des Grecs du temps d’Hésiode. Les Grecs eurent aussi, par la suite, une période de quatre années révolues par lesquelles ils comptaient, et qu’ils nommaient olympiades ; l’ère commune des olympiades commença au solstice d’été de l’an 776 avant J.-C.

Jusqu’en l’an 600 environ avant J.-C., les Grecs comptèrent successivement deux années de douze mois de 30 jours chacun, et une troisième année (triétéride) de treize mois. Mais les oracles ayant déclaré que l’on devait régler les années sur la marche du soleil, et les mois sur celle de la lune, il en résulta la réforme suivante : l’année fut alors composée de douze mois alternativement de 30 et 29 jours commençant à la néoménie ou nouvelle lune ; les troisième, cinquième et huitième années de cette période dite octaétéride eurent chacune un mois complémentaire de 30 jours : après deux octaétérides, on ajoutait 3 jours complémentaire ou épagomènes.

Meton, célèbre astronome athénien, pour corriger ce calendrier, imagina un cycle de 19 ans, après lesquels les rapports des jours, des mois, des années avec les retours de la lune et du soleil aux mêmes points du ciel se trouvaient conservés. Dans cette période, on comptait 235 lunaisons, à savoir : 228 à raison de 12 par an, et 7 autres appelées intercalaires ou embolismiques, dont 6 de 30 jours et le dernier de 29 jours. Ce résultat excita l’admiration des Grecs au point qu’on le grava en lettres d’or sur les places publiques ; de là lui vint le nom de nombre d’or. Callipe, pour remédier à une erreur légère de calcul de Meton, établit que l’on retrancherait le dernier jour de chaque quatrième cycle.

Le calendrier des Romains dut aussi sujet à de grandes variations ; leurs années étaient lunaires ; ils avaient, comme les Grecs, recours aux intercalations de jours et de mois. Cette irrégularité devait, à la longue, opérer un changement qui fît passer à la fin le mois de janvier d’une saison dans une autre, et cette confusion dura jusqu’à la réforme due à Jules César. Sous ce règne, Sosigène, Egyptien, versé dans les hautes sciences, détermina l’étendue de l’année solaire. On régla l’année civile sur le cours du soleil ; elle prit le nom d’année julienne, et s’ouvrit en 44 avant J.-C. Les mois furent au nombre de douze, alternativement de 30 et 31 jours, excepté février qui en avait 28 les années ordinaires, et 29 les années bissextiles. Le premier jour des mois portait le nom de calendes, les nones commençaient le 5, les ides le 13 ; en mars, mai, juillet et octobre, les nones se trouvaient le 7 et les ides le 15 : on comptait les jours en rétrogradant avant ces trois époques principales des mois.

Chez les Gaulois, les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique Deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler leur division du temps. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans. Pline dit dans son Histoire naturelle que la lune réglait leurs mois, leurs années, et leur siècle de 30 ans ; mais il ne dit point, et aucun auteur ancien ne dit comment ils s’y prenaient pour ramener au bout de leur cycle les lunaisons au premier du mois. Il était nécessaire que dans cet intervalle ils ajoutassent 11 jours. Peut-être, comme les Arabes, faisaient-ils 19 années de 354 jours, et 11 de 355. Ce qui porte à le croire, c’est qu’il est constant qu’ils employaient le cycle de 30 ans pour régler leurs années lunaires.

 

Les Latins ont eu de grandes relations avec les Gaulois, et ils auraient pu et dû nous conserver plus de détails sur leur calendrier ; mais ils étaient si peu avancés dans les sciences physiques et mathématiques que les recherches sur la manière dont les peuples qui les entouraient divisaient le temps leur paraissaient peu intéressantes ; ignoti nulla cupido. Ils ne nous ont pas conservé seulement les noms de leurs mois ; car, comme nous allons le faire voir, les noms des mois en usage dans les pays où la langue celtique s’est conservée sont fondés sur l’année solaire que les Romains firent adopter aux Gaulois, et dérivent, pour la plupart, de mots latins qui expriment ces mois dans le calendrier julien. La réforme julienne fut adoptée dans les Gaules après la conquête de César. Les Romains portaient leurs dieux et leurs calendriers partout où ils portaient leur vaste domination.

Parmi les Romains, il semble que seuls Pline et César aient mentionné le calendrier des Gaulois. Voici le passage de Pline, qui se trouve à la fin du livre 16 de son Histoire naturelle, lorsqu’il parle du gui de chêne. « Je ne dois pas passer sous silence une coutume singulière usitée dans les Gaules ; les druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs prêtres) n’ont rien de plus sacré que le gui, et l’arbre sur lequel il croît, surtout si c’est un chêne. Ils choisissent, pour leur habitation, des forêts de chêne et ne font aucun sacrifice, sans avoir des feuilles de cet arbre. C’est ce qui fait qu’on les appelle druides d’un mot grec qui signifie chêne. Toutes les fois qu’il naît quelque chose sur cet arbre, ils le regardent comme envoyé du ciel et comme une marque qu’il est choisi par Dieu même. Or, il est assez rare de trouver du gui sur le chêne. Ainsi, quand ils en trouvent ils le cueillent avec de grandes cérémonies religieuses et le tout se fait le sixième de la lune ; car c’est cet astre qui règle le commencement de leurs mois et de leurs années ; il règle aussi leur siècle de 30 ans ».

Pline poursuit : « Ce qui les détermine à agir ainsi, c’est qu’alors la lune est assez forte, sans être dans le premier quartier ; ils appellent le gui dans leur langue le remède à tout. Pour cette cérémonie, ils préparent le sacrifice et le festin sous l’arbre même ; ensuite ils y conduisent deux taureaux blancs qui sont accouplés pour la première fois ; le prêtre, revêtu d’une robe blanche, monte sur l’arbre et coupe le gui avec une faucille d’or ; on le reçoit dans une nappe blanche. Ils terminent le sacrifice en adressant des prières à Dieu, pour qu’il sanctifie le don qu’il vient de leur faire, et le rende utile à ceux auxquels ils en donneront. Ils pensent qu’en le faisant prendre en breuvage à un animal stérile ils le rendent fécond, et que c’est un remède spécifique contre toute sorte de poisons : tant sont superstitieuses les religions de plusieurs peuples ».

Dans le sixième livre de la Guerre des Gaules, César dit que les Gaulois se disent descendus de Pluton, tradition qu’ils tiennent des druides. « C’est pour cela, ajoute ce général historien, qu’ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non par celui des jours. Soit qu’ils commencent les mois ou les années, ou qu’ils parlent du temps de leur naissance, la nuit précède toujours le jour ». Nos ancêtres comptaient donc par nuits et non par jours comme nous. C’est par un reste de cette coutume que les Anglais disent encore aujourd’hui dans leur langue d’aujourd’hui sept nuits, d’aujourd’hui quatorze nuits, this day sennight, this day fortnight. Les anciens Germains, suivant Tacite, avaient aussi le même usage : et des locutions semblables à celles des Anglais se sont conservées dans leur langue. Les paysans, dans plusieurs provinces de France, disent aussi à nuit, au lieu d’aujourd’hui, ce qui pourrait bien être un reste de l’ancien usage de compter par nuits.

 

Calendrier

Calendrier gaulois

 

Ainsi, tout ce que nous pouvons tirer des anciens auteurs, au sujet du calendrier celtique, se réduit aux faits suivants : 1° Leur année était lunaire ; 2° Ils employaient pour régler leurs années une période de 30 ans ; 3° Ils cueillaient le gui le 6 du premier mois, et célébraient ce jour comme leur fête la plus solennelle ; 4° Ils passaient les premiers jours de leur année à parcourir les campagnes, pour rechercher cette plante si importante pour eux ; mais on ne sait à quelle époque ils commençaient leur année, quelle était leur ère, quels noms ils donnaient aux mois. Il paraît qu’ils connaissaient la semaine et qu’ils donnaient aux jours des noms dérivés des sept planètes.

Nous donnons ici un aperçu des mois dont on se servait au XIXe siècle dans la Bretagne Armorique et dans la principauté de Galles en Angleterre, les langues parlées dans ces deux contrées ayant beaucoup d’analogie et paraissant deux dialectes de l’ancienne langue celtique. Ces mois ne datent évidemment que du temps de la réforme julienne. L’étymologie de plusieurs des noms qu’on leur donne en est une preuve certaine. Cette année est d’ailleurs solaire et la même que celle dont se servent tous les Européens. Le nom du mois julien est donné, suivi du nom en breton armoricain, puis de celui en breton gallois :

1. Janvier ; Ghener et Ghenver ; Janawr ou Marwsis ou Misdu
2. Février ; Choëvrer ou Chwewror ; Chwefror
3. Mars ; Meurs ; Mawrts
4. Avril ; Ebrel ; Ebril
5. Mai ; Maë ; Mai
6. Juin ; Miseven ; Mehefin
7. Juillet ; Gouëre ou Gouhere ; Gorphennaf
8. Août ; Eost ; Awst
9. Septembre ; Guengolo ; Seithfed-mis ou Mismedi
10. Octobre : Ezre ou Here ; Withfedmis ou Hydef
11. Novembre ; Mis-du ; Tachwed, Hedrew, Hyddfe
12. Décembre ; Kersu ou Kerdu ; Ragfyr

On voit aisément dans cette énumération que les noms des mois correspondants à janvier, février, mars, avril, mai et août dérivent des noms latins des mois correspondants. On ne sait pas précisément ce que signifie Mizeven qui répond à juin. Quelques auteurs pensent que ce mot est mis pour mis-e-ben signifiant mois en tête, parce que c’est celui où se trouve le solstice d’été. On ne connaît pas mieux la signification de Gouherre ou Gouerre ouGorphennaf qui répond à juillet. Gwengolo signifie paille blanche, et indique dans l’Armoricain la récolte du blé qui se fait en septembre. Dans le Gallois Seithfed-mis signifie septième mois, et mismedi, mois de la moisson. On ne sait d’où vient erze dans l’Armoricain ni hydef dans le Gallois pour octobre ; mais dans le Gallois withfed mis signifie le huitième mois, il est la traduction littérale d’octobre. Misdu pour novembre signifie mois noir, ettachwed, dont usent les Gallois, paraît signifier la fin, ce qui indiquerait qu’ils finissaient leur année à la fin de ce mois. Les Armoricains appellent leur dernier mois, mois encore noirkerzu. On ne sait ce que signifiait le mot que les Gallois employaient pour décembre ; mais ils appelaient quelquefois janvier misdu. Ainsi, leur mois noir n’était pas le même que celui des Bretons Armoricains.

Suivant Court de Gébelin, les mois des Francs, du temps de Charlemagne, avaient les mêmes noms que ceux dont les anciens Gaulois se servaient avant qu’ils eussent emprunté ceux des Romains :

Janvier : Winter-manoth, mois d’hiver
Février : Hornung, lugubre
Mars : Lentzin-manoth, mois où les jours allongent
Avril : Ostar-manoth, mois d’Ostar
Mai : Wunne-manoth, mois gai
Juin : Brack-manoth, mois du labour
Juillet : Jeu-manoth, mois des foins
Août : Barn-manoth, mois des granges
Septembre : Herbst-manoth, mois de la moisson
Octobre : Wyn-manoth, mois du vin
Novembre : Windt-manoth, mois du vent
Décembre : Heilag-manoth, mois sacré

(D’après « Encyclopédie du dix-neuvième siècle : répertoire
universel des sciences, des lettres et des arts (Tome 6) » paru en 1844,
et « Traité complet du calendrier, considéré sous les rapports
astronomique, commercial et historique » paru en 1822)

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l’INVENTION DU BRIQUET

Posté par francesca7 le 13 mars 2016

 

Une méthode très ancienne pour faire du feu, encore utilisée de nos jours est d’utiliser un briquet en métal, frappé contre un éclat de silex à bords tranchants. Les morceaux d’acier arrachés par le silex se mettent à brûler dans l’air et la gerbe d’étincelles ainsi créée pourra communiquer sa chaleur à un initiateur (amadou, mèche de coton trempée dans une solution de chromate de plomb ou de salpêtre) pour démarrer la combustion. Ce même principe était utilisé par les premiers fusils.

Ces briquets prennent plusieurs formes : briquet rotatif, horloge-briquet, pistolet-briquet.

Briquet

Briquets modernes

Briquets électriques à résistance chauffante

Briquet imaginé en 1874 par Gaston Planté : « briquet de Saturne » il est constitué d’une pile fournissant un courant électrique qui fait rougir un fil de platine.

Briquets à arc électrique

Les briquets à arc électrique sont constitués d’une pile fournissant un courant électrique qui alimente un transformateur délivrant du courant électrique de haute intensité à deux électrodes en laiton produisant un arc électrique en continu.

Briquets à essence

Allumage d’un briquet à essence Zippo.

Les briquets à essence sont répandus, et conviennent à tous types d’usage. Démocratisés grâce entre autres aux soldats de la Première Guerre mondiale et à l’invention à la fin du XIXe siècle de la pierre à briquet par Carl Auer von Welsbach.

Les briquets à essence présentent une large autonomie et sont rechargeables. Le combustible employé, souvent de l’essence  ou de l’alcool à brûler, imbibe une mèche par capillarité. Un ressort presse une pierre à briquet contre la molette. En actionnant la molette avec le pouce, on produit une gerbe d’étincelles qui allume les vapeurs du combustible. La flamme, de grande taille, résulte d’une combustion incomplète : elle est jaune-orangé, et produit des vapeurs noirâtres.

Briquets à amadou

 Briquet à amadou moderne

Version moderne où la mèche de coton / chromate de plomb est allumée par l’étincelle d’une molette acier et pierre à briquet. La perle d’acier fixée à la mèche par une chainette sert, en tirant sur la mèche, a étouffer le feu après usage.

Briquets à gaz

 Lighters

Un briquet à gaz jetable.

Le briquet à gaz est une invention française (de Henry Pingeot). C’est Marcel Quercia, directeur de la firme Flaminaire (Bic, Flamagas) qui lance les premiers modèles, un de table et un autre de poche nommés respectivement le Gentry et le Crillon en 1948.

Les briquets à gaz sont les plus courants : produits en quantité industrielle dès les années 1960, notamment par le fabricant Cricket et plus tard BiC, ils consistent pour la plupart à provoquer l’ignition d’un gaz inflammable, souvent du butane, de la même manière que pour les briquets à essence décrits plus haut. Ces briquets classiques, bon marché, entrent en concurrence avec les deux autres types de briquets à gaz.

Briquets automatiques

Les automatiques provoquent la production d’une étincelle via un dispositif électronique, généralement piézoélectrique. Une simple pression sur un bouton poussoir suffit à relâcher le gaz combustible et à provoquer une étincelle.

Briquets tempête

Les briquets tempêtes tirent leur nom de l’invention de marins, pour qui les vents et les éléments, lorsqu’ils sont en mer, empêchent l’ignition du gaz combustible du fait de sa dispersion. Contrairement à l’opinion populaire, le butane contenu dans les briquets tempêtes n’est pas à une pression très élevée. Les briquets à l’épreuve du vent font un meilleur mélange du combustible avec l’air, et parfois, font passer le mélange air-butane à travers un catalyseur, ce qui provoque une combustion complète du carburant, avec une flamme bleutée. La chaleur ainsi dégagée peut avoisiner les 1 200 °C à 1 500 °C. La flamme initialement bleue peut être teinte en rouge ou en vert en vaporisant sur son passage un filament de métal (par exemple, du cuivre pour obtenir une flamme verte).

Briquets pneumatiques

Ils sont composés d’un cylindre et d’un piston dont l’extrémité inférieure est une logette qui permet d’accueillir un initiateur. Le piston est muni d’un joint graissé (caoutchouc, cuir, filasse) pour assurer l’étanchéité lors du déplacement du piston dans le cylindre. Lorsqu’on appuie fortement et rapidement sur le piston, l’air enfermé dans le cylindre est comprimé et sa température augmente (compression adiabatique). Cet échauffement est suffisant pour atteindre la température d’auto-inflammation dans l’air de substances telles que le tissu carbonisé ou l’amadou. Un briquet pneumatique permet d’obtenir une braise en un seul geste vif. Il faut ensuite retirer rapidement le piston afin de permettre à l’initiateur embrasé de se consumer dans l’air et d’allumer un autre combustible. C’est cela qui a inspiré Rudolf Diesel pour son moteur.

Briquets solaires

Le briquet solaire fonctionne par concentration de la lumière du soleil sur un point précis, il nécessite l’utilisation d’un miroir concave ou d’une lentille. Il existe des briquets solaires depuis fort longtemps, on trouve un brevet pour un appareil dit briquet solaire en 1878 et un autre brevet pour un briquet solaire en 1885.

Différents briquets solaires en plastiques ont été mis sur le marché à partir de 1970. Actuellement le briquet solaire se décline sur la base d’un miroir parabolique en aluminium à l’intérieur d’une coque, celui-ci présente un intérêt indéniable, absence totale de mécanisme, combustible, mèche, pierre, etc., et un inconvénient majeur, le briquet solaire ne peut pas fonctionner par temps couvert et la nuit.

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Avignon, ville où règne la spiritualité

Posté par francesca7 le 5 mars 2016

avignon

 

Victor Hugo écrivait déjà à propos d’Avignon: «de loin, l’admirable ville, qui a quelque chose du destin de Rome, a quelque chose de la forme d’Athènes. Ses murailles, dont la pierre est dorée comme les ruines augustes du Péloponèse, ont un reflet de la beauté grecque. Comme Athènes, Avignon a son Acropolis, le château des Papes est son Parthénon.»

Avignon est effectivement une très belle ville avec ces murailles tout autour du centre ville et le Rhône qui la traverse. On ressent à Avignon une longue expérience de la spiritualité par la situation et l’architecture même de la ville. Asseyez-vous en tailleur pour lire un bouquin sous la floraison des cerisiers japonais dans les jardins de la ville, vous verrez c’est magique !

Mais, ce que beaucoup de gens ne savent pas (hormis les avignonnais bien sûr!), c’est que c’est aujourd’hui la ville (et la région) où il y a le plus de choses qui se passent en relation à la spiritualité contemporaine. Massages, thérapies, méditations… on trouve presque tout à Avignon. J’ai été plusieurs fois étonné de passer dans des petits villages avoisinants et de voir sur les maisons : « séances de reiki », « travail énergétique », « séances de yoga »…

D’abord, première explication, cette petite ville du sud de la France a un magazine gratuit de bien-être, de spiritualité et d’écologie : le fameux Soleil levant édité par mon ami Jacques Durand. Ce magazine est diffusé un peu partout en France mais une grosse partie des annonces concerne la région d’Avignon…

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Ce magazine a fait un gros travail depuis plus de 10 ans pour mettre en avant toutes les énergies constructives et positives de la région. Il permet en quelques minutes de tout savoir sur ce qui se passe en Avignon au niveau spiritualité !

C’est aussi une des régions pionnières dans le domaine du bio. Chaque quartier a presque son magazin bio ! Si vous êtes dans la région, ne manquez pas le magazine « PLEINE NATURE » qui existe depuis 1994. Il y a d’un côté un supermarché bio, on trouve quasiment tout les produits de consommation quotidien et de l’autre un self-service végétarien.

Pleine nature organise aussi des soirées à thème où l’on déguste une assiette composée tout en assistant à une conférence sur la santé, des questions de spiritualité, une fois par mois, un vendredi.
C’est donc un lieu sympa pour se détendre et faire le plein d’énergie !

Pour aller plus en profondeur, le centre Soleïam propose du développement personnel, du yoga, du Qi Gong, du zen, des méditations actives et bien d’autres activités c’est comme ils disent eux-mêmes « l’autre pont d’Avignon » ! Voyez leur site pour plus d’infos.

Et puis bien sûr du 6 au 27 juillet 2006 aura lieu le 60ème festival d’Avignon, c’est une période où la ville fourmille d’occasions pour faire la fête. Bartabas (Zingaro) y présentera pendant toute la durée du Festival Battuta, dévoilé en mai à Istanbul… un très beau récital équestre, parait-il, entouré d’une énergie mystique.

Site sur le festival.

Bon été à tous !!!

Julie Angelieu

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, HISTOIRE DES REGIONS, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Un vrai jardin sur son balcon

Posté par francesca7 le 27 février 2016

 

 

Babelon indique que « Le mot balcon, issu de l’allemand balk, poutre, dont les Italiens firent balcone, balco (planche, estrade) est employé en 1623 par le Mercure français pour désigner une sorte de fenestre qui s’advance au dehors en forme de saillie.« .

Le mot balcon semble donc apparaitre en France au début du XVIIe siècle. Les informations que l’on peut tirer des traités du XVIIe siècle sont très limitées, et nous n’avons pas trouvé pas d’information technique particulière dans la littérature avant le XVIIIe siècle.

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Ainsi, en 1624, Savot ne fait tout simplement pas référence aux balcons dans son livre L’architecture françoise des bastimens particuliers (1624). Cette absence sera relevée par François Blondel dans la réédition de 1673, qui indiquera que l’usage des balcons est répandu en Italie et en Espagne, et qu’ils connaissent également un certain succès en France. Félibien fait lui aussi référence à l’Italie lorsqu’il présente en 1676 les balcons dans son dictionnaire.

 

Les premiers balcons en encorbellement construits à Paris datent du milieu du XVIIe siècle. Les informations concernant la structure des balcons antérieurs au XIXe siècle sont relativement peu nombreuses. En effet, la plupart du temps les études concernant les balcons s’intéressent aux gardes corps en ferronnerie des balcons, souvent au détour d’études plus vastes sur l’histoire de l’architecture (e.g. Babelon 1974 et 1975 ), et parfois spécifiquement (Gérard 1999 ). De manière générale, le caractère décoratif des balcons éclipse les aspects structuraux de ces derniers.

Nous commencerons cet article en présentant l’apparition des balcons au XVIIe siècle en France. Nous verrons ensuite la typologie des balcons du point de vue structurel, en présentant les différentes formes qui composent le balcon, et leur influence sur la stabilité de ce dernier.

Nous considérons dans cet article les balcons en encorbellement principalement. Nous verrons cependant également les balcons à consoles en fer forgé dans la première partie concernant l’apparition des balcons en France. Les balcons avec consoles en fer forgé sont en effet des constructions en surplomb, mais ils ne correspondent pas à des structures en encorbellement.

 

Les balcons sont un bel exemple de structure où la stabilité conditionne la forme de l’élément architectural. Devenus un motif incontournable des immeubles haussmanniens à Paris, leur morphologie a évolué avec les règlements successifs qui ont régulé leurs saillies et leurs modes constructifs. Une recherche plus poussée pourrait peut-être montrer que ces règlements ont eut indirectement un impact notable sur les épaisseurs des dalles des balcons, modifiant ainsi progressivement mais profondément l’aspect des balcons au XIXe siècle.

La plate-forme en construction ancienne se compose de dalles de pierres taillées posées sur les voussoirs d’une voûte, ou bien en entablement sur une corniche (avec des corbeaux), un cul-de-lampe, ou bien sur des poutres en bois ou des profils en fer (en ajout ultérieur à la construction initiale possible) sortant en porte-à-faux du mur en continuation de la structure reprise du plancher, elle se compose de dalles ou carreaux céramiques sur un appareillage de briques formant des voûtains.

En construction moderne en béton armé, la plate-forme est faite en encorbellement, son armature se situe dans sa partie face supérieure et se prolonge en accroche par tirants sur la dalle intérieure qu’elle continue (dalle dont la propre armature se situe, elle, dans sa partie face inférieure, côté sous-face).

La plate-forme peut reposer sur des colonnes, des piliers, des consoles, atlantes ou bien être suspendue par des tirants à la charpente du toit. Elle est enclose de balustrades de pierres, d’une rambarde en serrurerie de métal, d’un garde-corps en verre acrylique ou d’une lisse basse en béton.

 

Même en vivant en milieu urbain, pas question de se priver d’un jardinet ! Avec un peu d’imagination et quelques astuces, votre balcon deviendra un espace qui saura parfaitement s’adapter à votre désir de nature…

Une visite à la jardinerie s’impose pour chiffrer votre projet en ayant soin d’avoir tous les éléments nécessaires (superficie, disposition au Nord ou au Sud, règlement de copropriété). Pensez également au système d’arrosage.

balcon fleuri

Les balcons fleuris

Il n’est pas rare que soient organisés, y compris dans les offices HLM, des concours de balcons fleuris. C’est dire les possibilités offertes en la matière. Pour un encombrement minimum, les plantes vertes grimpantes restent les plus prisées. Mais vous pouvez aussi opter pour des arbustes en pot, selon la place disponible. Si votre balcon est peu ensoleillé, ce n’est pas bien grave : le lierre, la fougère, les bégonias, les myosotis n’en souffrent pas. Avec un peu plus de lumière, le laurier rose, le lilas, la bruyère, les magnolias, sont mieux adaptés. Fleurissez tout au long de l’année : l’été, songez à l’œillet ou à la campanule et sachez que l’automne convient aux anémones, l’hiver aux primevères. D’une manière générale, les spécialistes préfèrent les pots en terre cuite et boudent ceux en plastique. Tout simplement parce qu’ils permettent une meilleure respiration des rhizomes.

Le minipotager

De nombreux citadins choisissent d’aménager un petit potager sur leur balcon. Le plaisir de voir pousser quelques produits de la terre, du printemps jusqu’à la fin de l’été, ravit les grands comme les petits. Les tomates, les poivrons, les salades, les radis, les fraises, les groseilles ont parfaitement leur raison d’être sur un balcon. C’est d’ailleurs l’occasion de faire prendre conscience aux enfants des villes que les fruits et les légumes ne sont pas créés dans les supermarchés ! Pour agrémenter vos plats cuisinés, choisissez des plans de thym, de basilic, de verveine citronnée, de menthe. En fonction de l’endroit dont vous disposez, sélectionnez des jardinières les plus grandes possibles. Achetez un terreau de bonne qualité pour ne pas être déçu au moment de la récolte.

Le balcon d’hiver

Vous avez l’âme d’un paysagiste ? Les plantes vivaces n’ont pas besoin d’être remplacées chaque année et certaines fleurissent tous les hivers. Parmi elles, les hellébores ou roses de Noël sont d’un très bel effet de novembre à avril. Les sauges officinales au feuillage gris pourpré (purpurascens) et le liseron arbustif (convolvulus cneorum) au feuillage argenté participent également à un décor enchanté pour un balcon d’hiver lumineux…

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.-P. BABELON : Histoire de l’architecture au XVIIe siècle. École pratique des hautes études. 4e section, Sciences historiques et philologiques, 107(1): 683-690, 1975. http://www.persee.fr/web/ouvrages/home/prescript/article/ephe_0000-0001_1974_num_1_1_6034  

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Se relier à plus grand que soi

Posté par francesca7 le 27 février 2016


ASTROLOGIE

 

La fable qui dit que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi se justifie tout à fait. Tout autant que le titre de la chanson enfantine d’Henri Dès : « On a toujours besoin d’un grand si on l’est pas ! ». L’être humain, aussi savant soit-il, sait bien qu’il n’est pas le centre de l’Univers et que bien des choses lui échappent. Ainsi est-il mu par une énergie qui le dépasse. Certains l’appellent Dieu, d’autres n’éprouvent pas la nécessité de la nommer mais tous ceux qui ont l’humilité de s’y relier par la prière ou par la méditation témoignent d’une existence plus harmonieuse, donc plus heureuse.

Lorsque tout a été objectivement tenté pour résoudre un problème et que les résultats ne sont pas là, l’Homme s’est de tout temps tourné vers l’ineffable. Levant les yeux au ciel, il a interrogé les étoiles et découvert l’astrologie. Il a rendu un culte au soleil, l’astre de vie, vénéré symboliquement par le Sage ésotériste Omraam Mikhaël Aïvanhov. Il a mis au point des méthodes spirituelles comme le yoga (mot qui signifie lien), échafaudé des systèmes religieux en fonction de son histoire et de sa culture. Rudolf Otto (1869-1937), théologien et universitaire en religion comparée, propose − dans son ouvrage « Le Sacré » − le terme de numineux, repris par le psychologue Carl Gustav Jung, pour qualifier cette sphère au-delà du rationnel, inhérente à l’humanité.

Réceptivité et connexion divine


Il existe chez tout individu la possibilité de se positionner librement dans un état de réceptivité et de lâcher-prise qui a fait écrire à Jean-Jacques Rousseau : Conscience, instinct divin, immortelle et céleste voix ! Guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre, juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’Homme semblable à Dieu… Tous les enseignements de spiritualité vivante transmettent que le divin existe au plus profond de soi et qu’il ne tient qu’à chacun de sentir qu’il est lié au cosmos tout entier. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, assurent les alchimistes. Cependant, pour en prendre conscience, il est nécessaire de renoncer à l’ego « tout-puissant » afin de mettre sa confiance en la divinité, quel que soit le nom qu’on lui donne. Effectivement, il s’agit véritablement d’une certitude. Accepter que les évènements qui surviennent, malgré leur apparence déroutante, sont systématiquement évolutifs est le propre de celui qui est connecté à plus grand que soi. La démarche est donc essentiellement positive. Ce plus grand que soi n’est autre que l’Amour infini…

Le bonheur en perspective


Deviens ce que tu es, écrit Nietzsche. Dans cet ordre d’idée, la centration consiste à mettre un terme à ce que les Indiens nomment Maya, l’illusion. Ce que nous sommes ? Rien moins que l’état du Bouddha pour les Bouddhistes, la Pleine Conscience pour les uns, enfants aimés de Dieu pour les croyants, étincelles divines pour d’autres. Chaque tradition véhicule que nous sommes faits pour le bonheur ! Cet objectif change les perspectives et ouvre à un relationnel de qualité. Témoins ces Sages ou apprentis-Sages dont la joie est communicative…

Une dimension secrète

Difficile de comprendre comment fonctionne le lien abstrait qui connecte à une dimension supra-normale. Robert, thérapeute chrétien, reçoit souvent des patients en grandes difficultés. Dans ces cas singuliers où la théorie psychologique ne m’est plus d’un grand secours, je me connecte Là-Haut et je demande de l’aide. C’est alors que les mots sortent de ma bouche comme par enchantement. J’ai vraiment, tel un artiste, la sensation que je suis inspiré par l’Esprit Saint : je ne suis à ce moment-là plus qu’un canal… La méthode du channeling est basée sur cette forme de lâcher-prise. Il y a toujours un sentiment positif inexplicable à se relier à plus grand que soi car il en découle invariablement une transmission à… plus petit que soi. Ici réside véritablement le bonheur du don.

 

Henri Tanei pour Signes et Sens

Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE, HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaires »

L’argile, une sacrée alliée

Posté par francesca7 le 24 février 2016

 

 L-argile

Les particules d’argile ne sont nullement responsables de la couleur du sol. La couleur rouge, orange, jaune, vert, bleu d’un sol (argileux ou non) est due à l’état du fer dans le sol (Fe3+ dans les trois premiers cas et Fe2+ dans les deux derniers). Lorsque le sol est d’une couleur tendant vers le blanc, c’est que cet élément a été dissous et évacué hors du profil.

Par ailleurs, argile (nom masculin) est le nom d’une couleur d’un gris neutre très pâle tirant sur le blanc. Les racines des plantes, par hydrolyse et en symbiose avec la pédofaune, se nourrissent des roches, et sécrètent pour les dissoudre des acides : les racines, grâce aux sucres issus de leur photosynthèse, fournissent l’énergie nécessaire aux micro-organismes pour qu’ils transforment la roche en éléments absorbables par les racines. Les besoins des plantes en silice, fer et aluminium sont infimes, or ce sont les éléments constitutifs de la croûte terrestre majoritaires (silicium 26 %, aluminium 7 %, fer 4 %). Donc à mesure que les autres éléments sont prélevés et exportés définitivement (recyclage constant) en surface pour nourrir la plante et le sol, ces trois derniers restent et se concentrent jusqu’à saturation – d’autant plus vite que ces éléments sont déjà majoritaires. Ils recristallisent alors en argiles (formation d’un précipité). La formation biologique de l’argile serait maximale dans la zone du sol située entre 5 et 25 cm de profondeur. La production annuelle serait de 0,00001 à 0,002 g par 100 g de matériau parent, ce qui est relativement lent. En considérant qu’un mètre de terre pèse environ 10 000 tonnes à l’hectare, cela correspond à une production annuelle de 3 à 60 kg à l’hectare sur 30 cm de sol.

Les facteurs influençant positivement la formation de l’argile sont une humidité édaphique élevée (drainage modéré), une température élevée, la grande finesse de grain de la roche-mère, sa richesse en bases et sa friabilité. Plus le sol est ancien plus la formation d’argile est rapide, et c’est finalement le type de sol, donc de climat et de communautés biologiques, qui influe le plus sur la quantité d’argile produite.

Utilisation

L’argile est un des plus anciens matériaux utilisés par l’homme. Pétrie avec de l’eau, elle donne une pâte plastique qui peut être facilement moulée ou mise en forme. Après cuisson, elle donne un objet résistant et (si argile de haute température, émaillé ou porcelaine) imperméable. Ces propriétés remarquables sont à l’origine de son utilisation très ancienne pour réaliser des objets en céramique, en porcelaine… Briques et tuiles sont également fabriquées à partir d’un mélange d’argile et d’eau moulé sous pression et cuit à température suffisamment élevée (1 000 à 1 300 °C).

L’argile verte est un moyen extraordinaire que nous offre la nature pour soigner de nombreux maux d’une manière extrêmement efficace.  Elle était déjà connue et utilisée dans l’Antiquité. Gandhi la recommandait. De nos jours, de nombreux peuples proches de la nature l’utilisent encore. Les animaux, eux, ne l’ont jamais oubliée, ils ont toujours pris des bains de boue argileuse pour se guérir de leurs blessures.

Des naturopathes allemands ont contribué à la renaissance de l’argile depuis plus d’un siècle, si bien que son utilisation est à nouveau connue. C’est une terre qui est extraite dans des carrières et que l’on fait sécher au soleil. On peut la trouver en magasins de produits biologiques, diététiques ou en pharmacie pour l’utilisation domestique.


Le rythme trépidant des villes, la pollution et l’agro-alimentaire à la dérive stressent nos organismes et nous font perdre notre énergie. Pour un retour aux sources, l’argile n’est pas une solution comme les autres. C’est un support de bien-être universel, une terre d’équilibre et de vitalité. L’argile protège notre corps, tout en respectant la nature.

Pendant des siècles, de nombreuses civilisations ont profité des qualités de protection et de revitalisation de cette terre pas comme les autres. Égyptiens, Grecs, Romains, Indiens, Chinois…, tous ont bénéficié de ses bienfaits. Nos jardins, nos vignes, nos champs, nos forêts lui doivent eux aussi leur épanouissement car l’argile « nourrit » les végétaux. Les minuscules particules constituant cette terre sont capables d’absorber, en période d’abondance, l’eau, les éléments minéraux et certaines molécules organiques extraites de la pluie, des irrigations, des engrais et des fumures. En cas de sécheresse, les argiles restituent à la plante ce qu’elles ont mis en réserve. Les minéraux argileux sont si petits qu’ils sont invisibles à l’oeil nu et difficiles à distinguer même au microscope. Les argiles sont donc les roches qui ont résisté le plus longtemps à la compréhension de l’Homme. Les secrets de ces matériaux utilisés depuis des millénaires se sont révélés récemment grâce aux techniques de la minéralogie.

Le cycle argileux


Les minéraux argileux se présentent généralement sous forme de feuilles. D’où leur nom de phyllites (du grec phullon : «feuille»). L’écorce terrestre est composée de diverses roches. Quand elles sont mises au jour et soumises aux intempéries, elles s’altèrent : c’est la naissance des argiles. Ces argiles sont ensuite transportées par les fleuves dans les bassins sédimentaires et dans les mers où elles se déposent. Enfouies dans les grands fonds, elles recristallisent en minéraux de profondeur : c’est la fin du cycle. Les argiles représentent l’état superficiel des minéraux de l’écorce terrestre. Une terre gorgée d’actifs qui nous embellissent. Mais l’argile, c’est aussi une précieuse alliée au quotidien.

 KaoliniteUSGOV

Ses emplois sont multiples : masque de beauté, eau d’argile, cataplasmes, bain… À chaque changement de saison, elle permet à l’organisme de s’adapter. Une utilisation en traitement et soin de beauté permet de lutter contre les effets du vieillissement. Sur la chevelure, elle stimule le bulbe pileux. Un masque à l’argile, à préparer soi-même, resserre les pores, lisse l’épiderme et permet d’obtenir un teint frais. Le zinc, le sélénium et le cuivre, principaux actifs naturels de l’argile verte, préservent la peau tout en stimulant les cellules. Pour préserver les propriétés de cet élément si singulier, mieux vaut utiliser des récipients en verre ou en terre et des ustensiles en bois. Le résultat sera encore plus satisfaisant si on ajoute quelques gouttes d’huile d’olive et une cuillère à café de poudre d’urucum (plante d’Amazonie utilisée pour lutter contre les radicaux libres). 

En complément alimentaire (en cure de trois semaines, à renouveler), l’argile aide à éliminer les toxines et affine la silhouette. Prise le matin à jeun dans un demi-verre d’eau avec une cuillère d’urucum, elle lutte contre les méfaits du temps. On peut également délayer une poignée d’argile dans l’eau du bain, ce qui suffit pour profiter de ses vertus revitalisantes et adoucissantes. Autres avantages : en applications locales (jambes lourdes, articulations douloureuses), elle favorise la circulation sanguine et rééquilibre l’organisme. L’argile est réellement une « terre-remède » : totalement naturelle, elle nous aide à mieux vivre au quotidien.  

Il nous est souvent demandé si l’argile peut guérir telle maladie ou tel problème ! On ne connaît pas la totalité des problèmes pour lesquels l’argile agit efficacement. Dans le cas où le problème ne figure pas dans la liste ci-dessus, libre à vous d’essayer en respectant bien les consignes données sur cette page. Il se peut tout à fait qu’il y ait un bon résultat. Mais dans le cas où l’argile n’apporte aucune amélioration dans les 48 heures suivant le début du traitement, c’est que l’argile ne sera pas efficace. Vous pouvez aussi vous documenter davantage en achetant un livre sur l’argile (voir la bibliographie).

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaires »

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