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Traditions et art de vivre en Bretagne

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

téléchargement (4)À l’instar des grandes régions françaises, la Bretagne cultive son identité en entretenant jalousement une série de traditions séculaires, comme les pèlerinages ou les pardons encore empreints de ferveur. Religieuses, vestimentaires, linguistiques ou plus largement artistiques, ces coutumes traduisent une mentalité et une façon de vivre tout à fait particulières. Du renouveau de la langue bretonne à l’enthousiasme pour les concerts de musique celtique, certaines anciennes pratiques restent ainsi bien ancrées, tout en étant adaptées au goût du jour. Cet attachement aux traditions se prolonge jusque dans l’assiette avec une cuisine simple et conviviale, qui porte haut les couleurs d’un terroir entre terre et mer. Parmi les fleurons de la gastronomie bretonne, poissons, coquillages et crustacés rappellent ainsi l’omniprésence d’un littoral rythmé par le ballet des marins et autres adeptes de nautisme en tout genre.

Traditions et folklore

Si la Bretagne a plus changé au cours de la première moitié du 20 e s. qu’au cours des deux siècles précédents, elle a su retrouver depuis les années 1990 toute l’originalité de ses traditions, malgré le dépeuplement des villages et l’évolution économique et touristique de la région.

Symboles bretons

Premier des symboles, le drapeau breton , le fameux Gwenn ha du (blanc et noir) a été dessiné en 1925 par Morvan Marchal. Ses cinq bandes noires symbolisent les cinq anciens évêchés de haute Bretagne (Rennes, Nantes, Dol, St-Malo et St-Brieuc) et ses quatre bandes blanches ceux de basse Bretagne (Léon, Cornouaille, Vannes et Tréguier).

Les hermines, quant à elles, rappellent l’ancien duché de Bretagne. Au 13 e s., la fourrure de ce petit animal fut adoptée par les ducs de Bretagne comme symbole du pouvoir. Autre attribut, le triskell , ou triskèle, se présente sous une forme tournante à trois branches représentant la terre, le feu et l’eau. Son origine serait celte.

Costumes et coiffes

La Bretagne possède des costumes d’une variété et d’une richesse surprenantes. Transmis de génération en génération, ils étaient autrefois de toutes les fêtes familiales et publiques. Aujourd’hui, les costumes traditionnels ne sortent des armoires qu’à l’occasion des pardons ou des différentes manifestations folkloriques. De satin ou de velours, brochés et brodés, garnis de dentelles, les tabliers rivalisent avec les robes de cérémonie.

Généralement noires et souvent ornées de bandes de velours, celles-ci présentent parfois des broderies de soies multicolores et flamboyantes, comme à Quimper ou sur le costume bigouden de Pont-l’Abbé.

Parures de dentelle

La grande originalité du costume féminin breton reste néanmoins la coiffe , portée autrefois principalement dans le Finistère et le Morbihan.

images (4)L’une des plus attrayantes est certainement celle de Pont-Aven. Avec sa dentelle harmonieusement disposée autour d’un ruban de couleur, elle se complète d’une grande collerette empesée. La coiffe bigoudène (région de Pont-l’Abbé) est l’une des plus curieuses, et probablement la plus connue. Naguère de petites dimensions, cette ravissante et haute parure de dentelle a atteint, après 1930, des proportions déconcertantes. Il faut aussi évoquer la petite coiffe de Quimper, celle de Plougastel qui rappelle les hennins médiévaux, celle de Douarnenez qui est serrée sur le chignon, celle d’Auray qui ombre le front, celle de Huelgoat et sa résille en dentelle.

Encore une fois, la Bretagne se décline en variétés et diversités, et le voyageur curieux en prendra pleine conscience en visitant les musées de Quimper, Guérande, Rennes, Nantes, Dinan et Pont-l’Abbé.

Les pardons

Manifestations de ferveur religieuse, les pardons bretons ont lieu dans des églises ou chapelles consacrées par une tradition parfois millénaire. Les fidèles viennent y chercher le pardon de leurs fautes, exécuter un vœu ou demander des grâces. Si les grands pardons sont les plus spectaculaires, les petits sont souvent les plus fervents. Les uns et les autres offrent l’occasion d’assister à une cérémonie haute en couleur au cours de laquelle on porte en procession des bannières, des reliques, des croix et des statues. En général, les pardons sont clos par une fête villageoise plus profane, animée par des danses traditionnelles.

La grande troménie

Un sanctuaire druidique serait à l’origine de ce pèlerinage renommé, qui se déroule tous les six ans à Locronan. Ce parcours de 12 km à 12 stations, créé au 12 e s., ouvre, paraît-il, les portes du paradis à ceux qui le suivent rigoureusement. Il ne s’agit pas d’une fête folklorique mais d’un pèlerinage à marche lente, qui se déroule dans un esprit de dévotion.

Monsieur saint Yves

Saint Yves est l’un des saints les plus populaires de Bretagne. C’est le redresseur de torts et la consolation des pauvres. Fils d’un gentilhomme, Yves Hélori est né à Minihy-Tréguier en 1253. Magistrat et avocat, il a acquis une popularité inouïe par son esprit de justice et de conciliation. Un jour, un bourgeois assigne devant lui un mendiant qui, chaque jour, vient devant le soupirail de sa cuisine humer le fumet des plats. Yves saisit une pièce de monnaie, la fait sonner et renvoie le plaignant en disant : « Le son paie l’odeur. » Cet « avocat des pauvres » s’éteignit en 1303 et fut canonisé en 1347. En tant que patron des avocats et des gens de loi, son culte s’est étendu à toute l’Europe et jusqu’en Amérique. Cela explique que des délégations d’avocats étrangers se joignent à la foule des pèlerins qui, à Tréguier, assistent au « pardon des pauvres ».

Saints guérisseurs et saints protecteurs

Les relations des Bretons avec leurs saints ont toujours été empreintes de familiarité. Certains sont appelés pour combattre des maladies : sainte Apolline contre les maux de dents ; saint Colomban pour rendre l’esprit aux demeurés ; saint Hervé contre les maladies des yeux ; saint Hubert contre la rage ou la peur ; saint Mamert contre les maux de ventre ; saint Méen contre les troubles mentaux ; saint Mériadec contre la surdité ; sainte Eugénie contre la migraine… Ces saints guérisseurs exauçaient leurs invocateurs. Bien leur en prenait, car, faute de bienveillance, la statue était injuriée, quelquefois même fouettée ou traînée dans la boue !

images (5)Il y a aussi les saints protecteurs : saint Fiacre veille sur les jardiniers, saint Jacques sur les marins, sainte Barbe (invoquée par temps d’orage) sur les artificiers… Mais c’est à la Vierge Marie et à sa mère, sainte Anne, que va la ferveur la plus vive.

Sainte Anne

Son culte, répandu après les croisades, favorisé par la duchesse Anne, a fait de sainte Anne la patronne des Bretons. Le plus fameux pardon, celui de Ste-Anne-d’Auray, lui est consacré, de même que celui, très important de Ste-Anne-la-Palud, d’où ce dicton : « Mort ou vivant, à Ste-Anne une fois doit aller tout Breton. »

 

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Douarnenez, un site Antique

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

HISTOIRE DOUARNENEZ

La présence de cuves à garum aux Plomarc’h atteste de l’antiquité du site qui se trouve être un des sites les mieux conservés d’Europe. Le garum des Plomarc’h, condiment ressemblant à notre nuoc-mâm, fut produit entre le premier siècle de notre ère et 276. Ces années virent la côte ouest de l’Armorique ravagée par de nombreux raids de pirates venant du nord de l’Europe. Le premier Douarneniste connu est d’ailleurs un romain, Caius Varénius Varus, probablement issu de la Narbonnaise. Son nom est inscrit sur une stèle votive conservée au Musée départemental breton de Quimper. C’est de Pouldavid que les toiles (appelées « Olonnes ») de Locronan partaient à l’exportation. Le nom de Pouldavid, écrit de diverses manières, figure d’ailleurs sur nombre de cartes marines médiévales. Il désignait le site où venaient s’approvisionner certains bâtiments.

Douarnenez  est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.

Douarnenez garde encore la réputation d’un grand port sardinier, même si les caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une diversification des pêches autrefois saisonnières.

Port de pêche florissant jusqu’à la fin des années 1970 et début 1980, il a connu un très net déclin depuis. L’activité de la pêche y est aujourd’hui marginale mais de nombreux bateaux y débarquent leur pêche. C’est également un port de plaisance important du Finistère avec Tréboul et le Port-Rhu.

Ses habitants portent le nom de Douarnenistes ; leurs voisins les appellent parfois (notamment les femmes) Penn Sardin, en référence au travail des ouvrières des conserveries qui consistait entre autres à couper la tête des sardines 2 (penn signifiant tête en breton).
La commune fut agrandie en 1945 en fusionnant avec les communes voisines de Ploaré, Pouldavid et Tréboul, et elle est aujourd’hui connue comme ville aux trois ports (port-Rhu, port du Rosmeur, port de Plaisance).

Douarnenez, un site Antique dans Bretagne 350px-Evariste-Vital_Luminais_-_Fuite_de_GradlonSelon la légende de la ville d’Ys, une cité prospère et insoumise aurait été construite jadis dans la baie, avant d’être engloutie par l’océan en guise de punition divine. Cette légende, mise en forme au xiie siècle, recrée un passé mythique à la Cornouaille en se basant sur des personnages historiques ayant marqué la région avant l’an mil et l’époque des invasions scandinaves.

Au début du xiie siècle, l’évêque de Cornouaille, Robert, fait don de l’île de Saint Tutuarn au monastère de Marmoutier (près de Tours en Indre-et-Loire). Cette île a été identifiée avec l’île Tristan et son nom ancien, qui fait référence à saint Tudy, pourrait être à l’origine du nom de la ville. Une autre explication étymologique courante est que Douarnenez vienne de la déformation du breton « douar an enez » qui signifie « la terre de l’île ». L’acte de donation indique qu’une église existait déjà, plutôt un petit monastère qu’une église paroissiale. Quant au don, il semble avoir eu comme but un renouveau dans la vie religieuse du diocèse.

Époque moderne

À l’époque des Guerres de la Ligue (1576-1598), le bandit Guy Éder de La Fontenelle profite de la situation pour brigander la Bretagne et plus particulièrement la Cornouaille et la région de Douarnenez. L’ile Tristan est un moment sa base. Le consensus de mise à la fin des guerres de religion le voit même se faire confier la gouvernance de l’île. Finalement convaincu d’intelligence coupable avec les espagnols et sans que soit oublié le souvenir de ses massacres, il fut roué en place de Grève en septembre 1602. À l’époque de Louis XIV, la commune fut connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges(1675).

Douarnenez a été et reste un haut lieu de la pêche à la sardine (3 714 tonnes en 2006), ce qui lui vaut le surnom de « Sardinopolis ». Ainsi, depuis le xixe siècle, plusieurs conserveries se sont installées dans la ville, dont la plus ancienne au monde (1853), Chancerelle, est toujours en activité. La technique de pêche à la sardine met en concurrence les sardiniers douarnenistes qui utilisent le filet droit et leurs concurrents utilisant la bolinche, ce qui entraîne deux « guerres de la bolinche » en 1951 et 1958.

250px-PixAile15 dans VILLAGES de FRANCEFace à la concurrence, la plupart des conserveries de sardine de la ville ont progressivement fermé leurs portes, notamment à cause de l’appauvrissement de la ressource en sardine entre 1880 et 1914. Les pêcheurs douarnenistes se diversifient alors dans la pêche au homard et à la langouste sur les côtes d’Espagne, du Portugal, du Maroc, de Mauritanie, créant chez les marins-pêcheurs douarnenistes jusque dans les années 1980 une caste de Mauritaniens.

Avant 1900, Douarnenez abrite 32 conserveries, leurs patrons faisant partie de la « noblesse de l’huile » alors que les femmes qui y travaillent sont appelées les « dames ou filles de la friture » (4 000 lors de la grève déclenchée en 1924 pour obtenir des salaires décents). En 1958, il reste 14 usines, embauchant à l’année 118 personnes. Actuellement, il reste trois usines industrielles qui ont su se développer, qui emploient près de 1000 personnes et mettent en conserve 70% du thon français : Paulet (marque Petit Navire), Cobreco (avec ses marques Arok et Jacq, elle est le leader de la conserve de coquilles Saint-Jacques et du thon fabriqué en France) et Chancerelle (marque Connétable). Depuis 2010, Kerbriant (marque Kerbriant) une petite conserverie artisanale et familiale de plats cuisinés à base de produits de la mer, installée à Beuzec-Cap-Sizun depuis 1986, s’est deplacée sur le site de Lannugat à proximité de la conserverie Cobreco. En 2013, Chancerelle rachète Cobreco et quitte son usine historique sur le port du Rosmeur. Douarnenez est toujours la capitale européenne de la conserve de poisson.

Le port-musée au Port Rhu a récemment abrité une importante exposition de l’historien local Alain Le Doaré, relatant l’histoire des conserveries dans la ville des « Penn-sardin », mais aussi en Cornouaille et sur tout le littoral atlantique. Pointeuse, tables, sertisseuses, autoclaves, camion, coffre, boîtes, archives, photos, maquette et films… témoignent de cette activité industrielle.

 

 

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Les poupées des Provinces

Posté par francesca7 le 8 février 2013

Musée (Un) des poupées des provinces
de France créé à la fin du XIXe siècle

(D’après « Almanach pratique du Petit Parisien », paru en 1908)

Publié le LUNDI 4 FÉVRIER 2013, par LA RÉDACTION

 

Les poupées des Provinces dans MUSEES de FRANCE poupee-243x300Qui se serait imaginé que nous aurions un jour, en France, à Paris, un musée de Poupées, et qu’il serait impossible de faire une visite à ce petit monde inanimé, à ce monde des légendes et des contes, au milieu duquel doivent circuler, invisibles, les ombres des frères Grimm et d’Andersen, sans le quitter avec une très douce émotion au cœur ? s’interroge le Petit Parisien en 1908, dont un chroniqueur s’émerveille devant les quelques centaines venues de tous les coins de France, témoins des coutumes locales et des costumes pittoresques de nos anciennes provinces dont les particularités tendent, déjà, à disparaître pour se fondre dans une universelle unification…

Tous ceux qui s’en iront contempler, rue Gay-Lussac, l’œuvre née des patients efforts et de la volonté de Mlle Koenig — inspectrice de l’Enseignement —, éprouveront ce sentiment et le manifesteront à la créatrice de ce petit palais de la Poupée. C’est dire, sans doute, qu’il ne s’agit plus d’une simple exposition sans caractère et sans portée. Il ne faut point contester, assurément, le mérite et la grâce de la Poupée française, si élégante, d’une finesse exquise et Parisienne jusqu’au bout des doigts. Mais, pour l’admirer, pour lui sourire, pour lui envoyer, du coin de l’œil, un bonjour amical et charmé, il n’est pas indispensable d’aller rue Gay-Lussac. Il suffit de se promener sur les boulevards. Elles sont là, derrière les glaces des magasins, des centaines, vous aguichant avec audace, d’un geste délicieusement mutin dans son excessif parisianisme.

Le musée des Poupées est à la fois aussi bien et mieux que cela. Dans la pensée de sa fondatrice, il devait répondre, et il répond, en effet, à une jolie préoccupation française. Comment, à propos de quoi, est-il venu à l’esprit de Mlle Koenig de rassembler et de nous faire voir, sous une forme artistique et délicate, toutes les vieilles petites patries qui constituèrent, par leur union, notre forte patrie ? C’est ce que l’auteur de ces lignes ne sait pas très bien. Et s’il avoue son ignorance, c’est un hommage qu’il rend à la fondatrice du musée des Poupées, réservée et modeste pour son compte, autant qu’elle se montre empressée, loquace, enthousiaste, dès qu’il faut présenter, détailler, vanter ces douzaines et ces douzaines d’enfants de son rêve, pour lesquels elle éprouve une affection quasi maternelle, et qu’elle est la première à regarder avec des yeux ravis et un peu émus.

Quoi qu’il en soit, Mlle Koenig eut un jour cette idée qu’il serait intéressant de rassembler, dans un local unique, et d’en faire en quelque sorte une grande et pittoresque famille, des poupées provenant de toutes les provinces de France, et portant le costume de leur pays d’origine. C’était ouvrir un champ nouveau à l’étude des particularités de noire vie nationale intime ; c’était apporter une documentation originale à tous ceux qui aiment à s’initier aux mille détails de l’existence française, et qui savent quels trésors offrent à leur curiosité les mœurs et les coutumes de nos anciennes provinces.

Il eût été facile d’exécuter ce projet sur place, avec les ressources que recèlent nos bibliothèques. Mais Mlle Koenig voulait davantage. Il ne lui suffisait pas de montrer aux visiteurs de son musée une poupée habillée en poitevine, en normande, en béarnaise, en angevine, alors même que la ressemblance eût été absolue. Elle entendait que sa Poupée fût vraiment de sa province, de la tête aux pieds, dans ses ajustements, dans les moindres parties de son costume et de sa parure. A son avis — et elle avait raison — c’était là ce qui devait assurer à son œuvre un mérite indiscutable et la rendre digne de toutes les sympathies.

Elle se mit en campagne et commença par réunir une quarantaine de poupées de Bretagne, qui occupent une des places d’honneur au musée de la rue Gay-Lussac. Ce fut l’origine d’une collection qui n’a peut-être pas sa pareille au monde, et qui comprend, à l’heure actuelle, environ cinq cents personnages, hommes et femmes, sans oublier les marmots — car les poupées ont toujours beaucoup d’enfants.

Les visiteurs s’arrêtent longtemps, devant ces Bretons, venus de tous les points du pays de Brizeux. Il y a là des gens de Cornouailles et de Léon, de jolies filles du Scorff et d’autres dont on croit voir les pieds blancs, pendant au fil de l’eau, du haut du vieux pont Kerlo ; les hommes de Saint-Brieuc y coudoient les femmes de Fouesnant ; on distingue, un peu à l’écart, comme des gens pour qui la danse et le biniou n’ont plus autant de mérite qu’autrefois, des vieux et des vieilles qui ont l’air de se conter des choses mystérieuses et un peu terribles, ainsi qu’il s’en passe aux approches de la baie des Trépassés ; et celui-là, dans un coin, ressemble fort à un bon petit tailleur, de qui la langue et l’aiguille marchent de compagnie, et qui coud des braies neuves tout en affirmant qu’il ne fait point bon, à minuit, devers la pointe de Penmarch. Enfin, on aperçoit des Chouans authentiques, le scapulaire au cou, le cœur sanglant au revers de la veste, solides et farouches, attendant les Bleus et prêts à s’égailler au premier signal venu de n’importe où.

Ces Chouans sont authentiques, ai-je dit. C’est là ce qui rend précieux le musée des Poupées, tel que l’avait conçu Mlle Koenig, tel qu’elle est parvenue à l’établir. Une poupée qui ne serait pas vraie, qui ne constituerait pas un document sérieux, complet, ne vaudrait rien à ses yeux, et c’est sans la plus légère hésitation qu’elle l’expulserait de son Panthéon en miniature.

Les centaines de petits personnages de la rue Gay-Lussac n’ont pas été confectionnés et costumés à Paris, sauf en ce qui concerne les types parisiens, comme celui de cette amusante élève de l’école communale, que vous apercevrez s’en allant le nez au vent, la natte dans le dos, vive, alerte, comique, la mine éveillée, en gamine avisée, qui sait bien qu’elle ne marchera pas longtemps sur le trottoir sans être divertie par le spectacle d’une de ces mille petites comédies que la rue de la capitale offre perpétuellement aux passants. Cette poupée-là, saisissante d‘exactitude, et de bonne humeur, a été vêtue dans une école de Paris. Elle sort des mains de ses grandes soeurs, et c’est pourquoi elle conserve un air de famille auquel on ne saurait vraiment pas se tromper.

Il en a été de même partout. Mlle Koenig — que les obstacles et les difficultés ne faisaient qu’exciter, et qui ne reculait pas à l’idée de l’effarement que sa prétention de faire entrer les Poupées dans le domaine de la grave et solennelle pédagogie causerait au premier instant — Mlle Koenig, pourvue de Bretons exacts, résolut de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Ce n’est pas le lieu de raconter comment elle parvint, étant éloquente et persuasive, à amener ses chefs à accepter ses projets. Le fait certain, c’est qu’elle gagna la partie, allant jusqu’à obtenir asile dans le Musée Pédagogique pour l’intéressante population qu’elle traînait derrière elle.

Ces poupées, elles les demanda aux directrices des écoles primaires et des écoles normales, disant ce qu’elles devaient être et comment elle les voulait. Il les lui faut rigoureusement vraies. Souliers, bas, chapeaux, les petits bijoux et les fines dentelles, les menus accessoires de la toilette, les jupes et les jupons, la lingerie, les coiffes légères et les jolis fichus, tout a été fait dans le pays, avec des « matériaux » du pays. Et c’est ainsi qu’on n’est pas en face d’une simple apparence, d’un jouet ordinaire, mais d’une réalité précieuse, à laquelle il est possible d’accorder une attention justifiée par l’excessive probité de la confection.

Voici, par exemple, une admirable petite Fadette, arrivée tout droit de Châteauroux, et qui paraît fraîchement sortie du roman de George Sand. Vous pouvez vous pencher sur elle et l’étudier avec la sévérité du juge et du connaisseur. Rien ne manque à son ajustement, qui est un chef-d’œuvre de goût. Aussi ne me suis-je pas montré surpris de rencontrer là une jeune femme au crayon habile, s’emparant de cette chère Fadette, qui eût mis des larmes de joie aux yeux de la bonne dame de Nohan, pour en orner une artistique édition des œuvres champêtres de l’auteur de la Mare au Diable et des Maîtres sonneurs, édition qui se prépare en un pays voisin, ami de la France.

N’est-ce pas une récompense précieuse pour Mlle Koenig ? C’est à son jeune musée qu’on vient frapper, quand on veut présenter au public un personnage réel. On y songera de plus en plus, et elle aura cette satisfaction de voir apprécier à sa juste valeur une œuvre que certains considérèrent peut-être comme futile à l’origine, alors qu’elle était destinée à contribuer à l’instruction générale et à sauver de l’oubli le pittoresque d’une France qui devient chaque jour plus uniforme. Peut-être devrions-nous le regretter, mais il appartient à d’autres de discuter cette question.

Chacune des poupées de la rue Gay-Lussac est, en son genre, une petite Fadette. Même souci de la fidélité dans l’exécution, même minutie patiente dans le détail. Il arrive donc que, peu à peu, grâce aux concours rencontrés, provoqués par Mlle Koenig, se forme une histoire presque vivante de la France d’autrefois, de la France des provinces, de cette France que les chemins de fer entamèrent si vigoureusement, et qui disparaît à mesure que les progrès s’accumulent, rendant les communications plus intenses et coulant les citoyens dans un semblable moule. C’est le progrès !

Pouvait-il se rencontrer une initiative plus heureuse, plus méritoire, que celle qui consistait à empêcher l’oubli de se faire sur ce passé encore si récent et déjà si lointain ? Avant longtemps, que restera-t-il des coiffes normandes, des capulets du pays bigourdan, des bonnets angevins qui mettent une ombre délicieuse sur les yeux des filles des Ponts-de-Cé, et du coquet mouchoir des Bordelaises ? Tout s’en va. Tout tombe dans le néant ! Pourquoi ? Qui a pu faire croire à ces paysans, à ces charmantes enfants, que nos vestons ridicules, nos niais pantalons, nos absurdes chapeaux, nos confections féminines valaient mieux que ce qui faisait d’elles et d’eux des créatures ayant leur allure propre, leur originalité, leur beauté, autant de qualités qui en entraînaient d’autres et rendaient la vie provinciale moins banale ?

Mais à quoi bon formuler de vains regrets. Ce qui est fait est fait, et nous ne remonterons pas le courant. Sachons gré à Mlle Koenig d’avoir voulu nous rendre, au moins avec des Poupées, l’ensemble de ces chères petites patries, si actives, d’une intellectualité souvent si forte. Qu’elles subsistent dans la mémoire des érudits, dans le cabinet de travail de l’écrivain, c’est bien ! Mais il fallait les rappeler à la foule, les enseigner à l’enfance, les montrer à tous souriantes, coquettes, pimpantes, avec leurs atours particuliers, leur richesse de goût, le coloris du costume, et c’est ce qu’a fait la créatrice du musée des Poupées de la rue Gay-Lussac, à Paris.

Dès lors, comment ne pas comprendre la joie avec laquelle elle se transforme en guide, lorsque vous lui demandez de vous faire faire connaissance avec sa famille ? Car, je tiens à le répéter, c’est une famille que possède là Mlle Koenig. Elle en est fière. Elle la contemple avec une légitime satisfaction, partagée, d’ailleurs, par sa fidèle collaboratrice et amie, Mlle Duhamel, qu’elle se plaît à nommer gaiement « mon lieutenant », et qui possède aussi sa part de maternité en cette œuvre qu’on n’aborde pas sans l’admirer, l’aimer immédiatement.

Suivons-la donc ! Accompagnons-la dans ce voyage qui nous paraîtra trop bref, et tâchons de nous souvenir des explications qu’elle veut bien nous donner avec une modestie et bonne grâce parfaites. A tout seigneur, tout honneur ! Nous abordons une reine pour débuter ! C’est Marie-Antoinette, en grand costume d’hiver. Pourquoi Marie-Antoinette ? me direz-vous ? Et pourquoi l’abbesse d’Epinal, sainte Radegonde, Marguerite d’Alençon et quelques autres personnages historiques ? C’est qu’il y a une section que je nommerai volontiers de « reconstitution », dans ce musée de la rue Gay-Lussac, et qui est destinée à remplacer ce que les conditions locales ne permettent pas toujours de donner.

A Versailles, par exemple, la couleur pittoresque fait un peu défaut. Je crois qu’on chercherait vainement dans la ville et les environs des types spéciaux. Et, pourtant, là aussi on a voulu apporter un concours amical à Mlle Koenig, et comme on ne pouvait pas lui envoyer une Poupée versaillaise, on s’est inspiré du passé, on s’est retourné vers la demeure des rois de France, et l’on a fait choix de Marie-Antoinette, qui trône superbement, au milieu d’une large vitrine, entourée d’une véritable cour. Elle est superbe, mais vous remarquerez qu’elle n’intimide pas ses voisins, ces paysans et ces filles des champs qui, par un étrange retour des choses d’ici bas, sont peut-être plus regardés que la souveraine !

Et comme si le monde des Poupées se modelait sur le nôtre, voici qu’à deux pas de la reine nous apercevons un robuste ouvrier tanneur, occupé à sa besogne, et qui n’est autre que Félix Faure, l’ancien Président de la République ! Que la distance paraît courte du brave tanneur à la reine qui vécut à Versailles ! Et quel admirable thème pour les gens qui aiment à philosopher à propos de n’importe quoi !

C’est maintenant la Normandie, la belle et riche Normandie, pays des gras pâturages. Elle est représentée brillamment, dans ces Etats-Généraux des provinces de France ! Quels fichus et quels bonnets, rivalisant de richesse et d’ampleur. Oh ! vous pouvez vous pencher, regarder à la loupe ! Vous constaterez que les dentelles sont de vraies dentelles, qu’il ne manque rien à la reconstitution du costume, et que ces magnifiques Normandes de Coutances, d’Evreux, de Rouen sont semblables, sous tous les rapports, à leurs sœurs de là-bas.

Une fois encore je répéterai que le mérite supérieur de l’exposition permanente imaginée par Mlle Koenig consiste dans ce souci de l’exactitude qui donne un prix considérable à cet original petit musée national, ce qui lui vaudra la faveur des chercheurs curieux et des fureteurs patients. C’est une réflexion qui renaît à chaque pas, et que chacun fera à son tour. Quoi de plus charmant, à ce point de vue, que ces deux dentellières du Puy, si graves devant leurs fuseaux, vêtues de leurs atours des dimanches et très occupées à poursuivre une exquise dentelle que les visiteuses ne contemplent pas sans une envie bien naturelle.

 A deux pas, ce sont des femmes de Chaumont, de Troyes, de Vesoul, puis la formidable cohorte de la vieille Armorique, y compris une jeune mariée de Douarnenez, suivie de sa noce, sans oublier le joueur de biniou en l’absence duquel il n’y a jamais de bonne fête. Les Angevines ne sont pas éloignées, non plus que les Sablaises, avec leurs jupons courts et leurs sabots qui ne les empêchent point d’être élégantes et lestes.

aurore-198x300 dans MUSEES de FRANCELe Poitou est présent ; sa demoiselle de la Mothe-Sainte-Héraye, avec sa coiffure bizarre et son minuscule tablier, faisant vis-à-vis à une « jeunesse » de Niort, portant fièrement un châle à longues franges, est engageante au possible. Plus rébarbatifs sont les gens de la Lozère, dont nous avons ici un groupe imposant, augmenté d’une monture moins fine que robuste, mais il ne faut jamais juger sur la mine, et ces Lozériens ont de bonnes âmes. La preuve, c’est qu’ils sont chez Mlle Koenig, qui ne voudrait pas donner asile à de mauvais garçons. Ils dépareraient sa collection si charmante.

Ce n’est pas le reproche qu’on adressera à cette vieille Cévenole que vous apercevez, se rendant à la messe, avec son capuchon, . son manteau, de longues boucles à ses oreilles, et s’appuyant sur un extraordinaire parapluie, relique monumentale, ne s’ouvrant que dans le cas d’extrême urgence, et sous lequel s’abritèrent des générations successives. Elle a plaisir à vivre, cette bonne femme, sans montrer, néanmoins, autant d’exubérance que Lou Racho à son « retour du Mazet ».

Il est extraordinaire, ce jardinier nîmois, extraordinaire de vie et d’allure ; ce qui l’est davantage encore, ce que la gravure ne saurait rendre et qu’il faut examiner de près, c’est le soin inouï apporté dans la reconstitution de cet amusant personnage, affublé de ses divers outils, de sa pioche, d’une invraisemblable casquette, d’un gilet aux boutons ahurissants et d’une paire de souliers à clous énormes comme on ne saurait en inventer. Ce Racho est, à lui seul, une merveille entre cent autres, mais je lui comparerai, néanmoins, le ménage de Moulins, veillant sur l’enfant endormi dans son berceau, et qui n’est point en danger de s’échapper, tant il est solidement attaché, quoiqu’il paraisse encore bien jeune pour essayer de courir à travers la campagne.

Passons le Berry, le Dauphiné, ne donnons qu’un coup d’œil rapide aux pêcheuses d’Oléron, puis entrons dans les Landes et saluons au passage les résiniers et les bergers, ces derniers juchés sur leurs échasses ; le hasard nous ramène auprès des Auvergnats, des gens de la Creuse et de ceux de la Savoie, de la Corse et de l’Alsace, que ces rapprochements imprévus ne paraissent point choquer et qui font excellent ménage sous l’œil de leur protectrice. Nous nous trouvons bientôt dans les Pyrénées, et c’est l’apparition des bérets, des rouges capulets, des bonnets brodés des Catalanes, des sabots ouvragés des Bergers et des bergères de Bethmale, tout ce qu’on a pu voir à droite et à gauche, et qu’on est heureux de rencontrer, habilement rassemblé, leçon quasi vivante, que nul ensuite ne saurait oublier, et qui rattache le musée des Poupées à ce qu’il y a de meilleur dans l’art pédagogique. Faut-il ajouter que les belles filles d’Arles ne sont point oubliées, non plus qu’une foule d’autres desquelles les noms ne me reviennent pas.

Voici une belle dame toulousaine des environs de 1840, très fière d’une toilette qui avait bien son charme. Elle a pourtant de redoutables rivales dans deux Parisiennes, l’une de 1845 et l’autre de 1862, charmantes, exquises, et qui nous apprennent que les mamans de nos mamans étaient aussi jolies que leurs filles et petites filles, ce dont nous nous doutions un peu. De pareilles Poupées vous font rêver…

Notre chroniqueur rapporte qu’en quittant les Poupées de Mlle Koenig, et cependant que la salle était déserte, que le soleil baissant, le jour devenait plus discret, il y avait dans ce coquet musée comme une atmosphère de paix et d’intimité, avec une petite nuance de fantasmagorie, un atome de fantastique. Je me pris à penser, ajoute-t-il, à tout ce que les vieux conteurs ont dit de l’âme des Poupées, de la vie dont elles s’animent lorsqu’elles sont seules, des fêtes qu’elles se donnent entre elles et où elles font tant de bizarres petites manières, avec de si curieuses révérences. Et, une fois, il me vint à l’esprit que les vieux conteurs avaient peut-être raison, qu’ils savaient là-dessus plus de choses que nous, et qu’ils pouvaient fort bien avoir surpris ces étonnants secrets. Mlle Koenig, à qui je m’en ouvris, n’était pas éloignée de penser comme moi !… conclut-il.

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