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La rentrée des classes de 1912

Posté par francesca7 le 24 août 2014

Article paru dans Le Figaro du 28 septembre 1912.

images (11)Voici le temps où les enfants vont retourner au collège: une fois qu’ils y seront rentrés, ils trouveront mille choses pour les agiter et pour les distraire. Mais au moment d’y revenir, leur tristesse est grande et je les plains me souvenant de ce qu’était ma propre souffrance en de pareils jours. Dès le début de septembre, il me suffisait d’apercevoir le bout de cette large étoffe d’or des vacances pour que tout mon plaisir en fût gâté. Pourtant j’essayais de ruser, de laisser passer les journées sans les compter, de ne rien prévoir hors du présent. Mais une date prononcée devant moi par quelqu’un, ou lue par moi sur un journal, et ne fût-ce que l’inévitable retour du dimanche, repoussant toute une semaine dans le passé, cela suffisait à m’ébranler brusquement et à me tirer de ma torpeur volontaire.

La nuit, je m’éveillais en sursaut. La pensée que les vacances allaient finir m’étouffait. Je ne voyais plus dans cette fin rien de régulier: c’était pour moi comme une calamité affreuse qu’on aurait dû m’épargner. Alors, me rappelant brusquement tout ce qu’elles avaient représenté pour moi, pendant l’année qui les avait précédées, de bonheur possible, je craignais de n’en avoir pas assez joui, de n’en avoir pas fait quelque chose d’assez splendide; et comparant les plaisirs tranquilles dont elles avaient été pleines avec tout ce qu’elles m’avaient promis de vague, d’indicible et de merveilleux, je les regrettais moins dans ce qu’elles m’avaient donné que dans leur nom même, dans je ne sais quelle idée d’elles, folle, abstraite, ardente.

Mais ce qu’il fallait quitter quand venait leur terme, c’était la campagne. Les derniers jours de septembre étaient pour moi comme des amis magnifiques et faibles auxquels on allait m’arracher. C’était le moment où tout s’enflamme et s’atténue à la fois, où tout devient rose, rouge et doré. Les pampres craquaient sur les murs. Tandis que le feu, allumé dans les cheminées, donnait déjà un autre centre à la vie, dehors, comme pour rivaliser avec lui, tout brûlait aussi; les arbres, dans leur feuillage jusqu’alors commun, concentraient une richesse ardente. Les papillons et les guêpes, attirés par la tiédeur, volaient plus près des maisons. Les compagnies de perdreaux s’enfuyaient devant les chasseurs et se perdaient dans la brume irisée. Les vols d’hirondelles manoeuvraient dans le ciel avant de partir. Et il fallait quitter tout cela. Parfois aussi il faisait mauvais, et ce mauvais temps était considéré par tout le monde comme un signe et un avertissement opportun qu’il fallait revenir à la ville et que le spectacle auquel on avait assisté était terminé, puisque la pluie baissait son rideau.

Moi seul, je n’étais pas conforme à ce sentiment. Je sentais que toute l’histoire à laquelle je m’étais intéressé un instant continuait. Il ne me suffisait pas d’avoir reçu les dons publics des beaux jours d’été. Je pressentais que j’aurais goûté un âpre plaisir à respirer, dans le paysage débarrassé, le large vent de novembre. Ainsi, une fois, le matin même du départ, je voulus retourner à un petit bois où j’étais allé souvent. Je partis à bicyclette, poussant les pédales avec violence. Il tombait une pluie fine. J’arrivai au bois. J’étais inquiet, fiévreux, et lui calme, paisible, gorgé d’une verte humidité, plein de la grande lenteur de la nature, qui a tout le temps. Sur la terre sourde s’étendaient des traînées de champignons. Pour rendre moins absolue ma séparation d’avec tout ce que j’avais aimé, je m’étais promis d’emporter des plantes. Je commençai donc d’en déterrer quelques-unes, de ces fougères qui sont plus légères que des plumes. Certaines cédaient tout de suite si facilement que je sentais qu’elles ne revivraient plus ailleurs et qu’elles étaient déjà mortes. D’autres résistaient tellement qu’elles semblaient liées à toute la forêt, et j’avais la tristesse de les mutiler sans les arracher. Alors, soudain, je les laissai toutes et je revins impétueux, palpitant, amer, sans que la pluie qui tombait sur mon visage abattît ma fièvre.

* * *

téléchargement (8)Quand on était rentré au lycée, l’événement se trouvait beaucoup moins pénible que son attente. Non point que l’édifice lui-même nous disposât en rien à la belle humeur. Nous avons le secret, en France, de donner à tout ce qui est bâtiments publics l’aspect le plus froid et le plus ingrat. On dirait que nous voulons avertir ceux qui y pénètrent qu’ils ne doivent plus s’attendre au moindre agrément. Mais notre plaisir était de nous retrouver entre camarades de l’année d’avant, ayant le ton et les airs de la maison, et de faire sentir notre avantage aux véritables nouveaux, qui arrivaient on ne savait d’où, et qui étaient encore empruntés, isolés, timides. On a beaucoup écrit, dans la littérature moderne, sur les enfants, et principalement sur les enfants solitaires; on les considère comme des sources de poésie et, en effet, cela peut être. Mais dans les petites sociétés qu’ils forment ensemble, je doute qu’on trouve rien de bien romanesque et d’attendrissant. La dispute des vanités y est aussi aigre que dans le monde des grandes personnes. Comme l’a dit La Bruyère, «ce sont déjà des hommes». Toute l’affaire, pour chacun de nous, était de faire, de ses vacances, des récits capables d’éclipser ceux des autres ; aussi s’agissait-il bien moins de raconter des émotions que nous avions eues, que des prouesses que nous avions faites. Tandis que nous parlions ainsi, avec une faconde où l’invention se substituait de plus en plus au souvenir, les plus belles joies que nous avions ressenties étaient déjà perdues pour nous et au moment même où nous étions dans toute l’ébullition de nos vanteries, comme ils étaient loin de nous, les vrais plaisirs de nos vacances!

* * *

La rentrée aussi comportait des plaisirs qui lui étaient propres, et dont le plus grand était celui de tout commencer, d’être sans passé et, pour ainsi dire, sans reproche. Nous faisions presque tous le ferme propos de n’encourir aucune punition, de ne pas souiller d’une tache notre netteté, et le paresseux lui-même se jurait d’être exact et diligent. L’achat de cahiers, de livres nouveaux, tout concourait à confirmer cette illusion. En feuilletant les livres d’histoire dont nous venions de faire emplette, nous regardions les portraits de personnages dont nous ne savions rien encore, leur air sombre ou rechigné. Nous pensions que nous allions les connaître. Les sciences dont nous devions entamer l’étude n’exerçaient pas sur nous moins d’attraits. La géologie parlait de volcans, de grands pays vaseux et encore informes où des monstres balourds marchaient entre d’immenses fougères, mais elle se signalait surtout par les couleurs vives et tranchées de ses belles cartes. L’histoire naturelle nous promettait la révélation des secrets de notre corps. La physique se représentait à nous par tout un jeu de miroirs, se renvoyant des rayons avec une vigueur splendide. Mais la chimie l’emportait sur tout le reste. C’était la science par laquelle ce qui est jaune vient bleu, qui fait brûler du feu dans l’eau et qui travestit et intervertit tous les objets comme les personnages d’un bal masqué. Tout fiers d’accéder à ces connaissances sévères qui faisaient de nous des hommes, nous n’en portions pas moins, dans le temple austère des sciences, des âmes d’enfants, encore avides de merveilles. Mais bientôt nous étions déçus. Dans la géologie ou la botanique nous retrouvions le même ennui que dans nos autres études. Le professeur de chimie était fort chiche d’expériences et, lors même qu’il en tentait quelques-unes, il arrivait qu’il les manquât et nous devions constater que tout ne se passait point avec la promptitude magique que nous escomptions et que les choses tenaient plus que nous n’aurions cru à leur forme et à leurs couleurs coutumières. Enfin, nos belles résolutions s’amollissaient, nos livres devenaient sales, et dans la marge d’abord intacte de nos cahiers rentrait tout un peuple de bonshommes et de fantoches qui narguaient le texte qui leur faisait face. Chacun de nous reprenait son caractère. Le paresseux retombait dans ses ruses et dans ses détours. Ainsi notre vie d’écoliers perdait peu à peu la franchise et l’éclat des premiers jours et nous nous apercevions que ce que nous avions pris d’abord pour une année nouvelle n’était qu’une année de plus.

Dans nos études, ce qui restait bon, solide, excellent, c’était le grec, le latin, le français. Je n’ai rien retenu des sciences dont on m’a frotté. Mais à ma ceinture pendant encore les trois clefs d’or qui m’ouvrent les trois langages superbes. Je revois la classe tranquille et studieuse, où, dans la lumière de l’après-midi, nous expliquions les vers de Virgile. La voix de l’élève s’élevait, reprise de temps en temps par celle du maître. Alors, comme sous un cristal infrangible, ces mêmes images de la nature que nous avions eues devant les yeux, pendant nos vacances, se représentaient à nous, fixées, éternelles. Nous revoyions les troupeaux, les bergers, le hêtre et le chêne. Nous apprenions que ce qui avait ébranlé nos cœurs avait déjà ému, dans des temps lointains, une âme auguste. Nous nous apercevions que nous n’étions pas les premiers à vivre. L’oeuvre d’un poète nous reliait à toute l’humanité. Ces impressions de la campagne, qui auraient risqué d’être en nous légères et fugitives, prenaient plus d’autorité et d’importance, grâce aux vers qui nous les rendaient. Dans la petite classe ensoleillée, il y avait là des moments dont j’admire à présent toute la beauté, quand, à travers les siècles vaincus, ce grand Virgile arrivait jusqu’à nous et caressait gravement nos âmes enfantines.

Je ne sais point ce que sont les professeurs en 1912, mais je souhaite seulement qu’ils vaillent les maîtres qui nous instruisaient il y a quelque quinze ans. Ils avaient plus ou moins d’esprit, mais il n’en était pas un, pour ainsi dire qui fût destitué des vertus de son état. Ils étaient très consciencieux, et si naturellement, qu’ils n’y prenaient même plus garde. Un de leurs travers était dans une sorte de dédain pour les exercices du corps et pour la vigueur physique, où ils voyaient toujours une menace de brutalité: ils avaient tort ; mais dans cette erreur même il ne faut trouver qu’une conséquence de la haute idée qu’ils se faisaient de l’esprit. Ils avaient la grande qualité de n’être pas à la mode, et se souciant peu de ce dont on téléchargement (9)parlait sur le moment, ils nous entretenaient seulement de ce qui ne passe point. Ils étaient, pour la plupart, assez au-dessus de l’argent, sans envie, et si bien à leur place, qu’il émanait d’eux une autorité morale qui rendait leur enseignement plus efficace. Car pour apprendre quelque chose aux enfants, ne fût-ce que des règles de grammaire, il ne suffit point de les savoir. Il faut être probe, sérieux, désintéressé, attentif enseigner est une si belle fonction qu’elle ne peut s’exercer sans le secours de toute l’âme.

Je ne prétends point avoir des idées sur l’éducation, c’est un sujet trop grave. Je me contente de faire des rêves. Je voudrais que les enfants fussent élevés hors des villes, dans l’amitié de la nature, du ciel et du vent. L’enfance est comme un torrent superbe, tous les gens et tous les partis ne songent qu’à le capter, pour qu’il vienne féconder leurs champs stériles. On ne devrait, au contraire, élever les enfants que pour ce qu’il y a en eux de plus personnel et pour ce qui s’y trouve de plus permanent, pour eux-mêmes et pour leur pays. À l’âge où ils sont le plus sensibles, il faudrait imprimer dans leur âme quelques marques ineffaçables. Il ne s’agirait pas de leur faire du monde et des hommes une fade image qui serait démentie à leur premier regard, mais seulement de leur assurer que, quelles que soient la médiocrité et la bassesse communes, la vie la plus réelle est dans ce qu’il y a de plus beau. C’est ainsi, et non autrement, qu’on les placerait vraiment sous l’invocation des poètes.

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Viaducs de Morez, toute une histoire

Posté par francesca7 le 25 avril 2014

280px-Viaduc_MorezLe tronçon entre Champagnole et Morez est inauguré en 1900. Le tronçon de ligne entre Morez et Saint-Claude est inauguré en 1912. Entre Morbier et Morez, gares distantes d’à peine 1500 m à vol d’oiseau, cinq viaducs (viaduc de Morbier, viaduc des Crottes, viaduc de Romand, viaduc de l’Évalude et viaduc de la Source) et 3 tunnels sont nécessaires, (tunnel des Crottes, tunnel des Frasses, en fer à cheval et tunnel du Pâturage). La continuation de la ligne de Morez à Saint-Claude, mise en service en 1912 a nécessité la construction, à proximité immédiate de la gare de Morez d’un viaduc, dénommé le viaduc de Morez, pour franchir la vallée de l’Évalude.

L’expression couramment utilisée viaducs de Morez s’applique principalement aux deux viaducs des sections de lignes ferroviaires de Morbier à Morez et Morez Saint-Claude, (Ligne d’Andelot-en-Montagne à La Cluse), dans le département du Jura en région Franche-Comté, groupés dans le secteur de Morez et bien visibles depuis la gare ou la ville de Morez. Le viaduc situé dans le bas de Morez, conçu par Paul Séjourné est le seul à être dénommé viaduc de Morez. Il est situé en sortie de gare de Morez sur la section de ligne Morez à Saint-Claude. Le second, visible en hauteur, situé entre les gares de Morbier et Morez, accroché au flanc de la falaise du bois des Crottes est dénommé viaduc des Crottes. Ces deux viaducs, les plus visibles, ne sont qu’une partie d’un ensemble des six viaducs et trois tunnels qui furent construits pour relier la gare de Morbier située à 861 m d’altitude à la gare de Morez située à l’altitude de 736 m. La création d’une liaison ferroviaire entre ces deux gares, distantes d’à peine 1500 m à vol d’oiseau, a nécessité la création d’environ 5600 m de voie ferrée pour franchir un dénivelé de 125 m tout en acceptant une déclivité maximale de 30 mm/m.

Dès 1845 les industriels de Morez et la municipalité réclament une liaison ferroviaire entre leur ville et Champagnole, la liaison Dole sera réalisée dans les années 1860. Ils se heurtent au refus du conseil général du Jura qui prétend que les pentes seront trop fortes pour envisager un tel tracé. Les communes se regroupent pour financer le projet dont le coût sera très élevé. De morbier à Morez, il faudra permettre au train de franchir un dénivelé de 125 mètres sur une petite distance de 2km. Il faudra construire trois viaducs : le viaduc des Crottes sur le flanc de la montagne, et deux autres viaducs dans la vallée de l’Evalude dont la plus haute pile mesure 32 m. L’architecte des ces viaducs est Paul Séjourné ; ingénieur des PLM. Il faudra aussi percer plusieurs tunnels dont l’un est en forme de fer à cheval. Les travaux commencent en 1890. La gare de Morez est inaugurée en 1900.En 1912, la ligne est prolongée jusqu’à Saint-Claude, sur ces 27 km, il faudra construire une dizaine de viaducs, autant de ponts et percer 18 tunnels. Les viaducs de Morez sont classés monument historique.

Un train touristique relie Dole à Saint-Claude sur « La ligne des Hirondelles » qui est l’une des plus belles lignes ferroviaires de France. C’est 123 km de tourisme en 2h30. Le tronçon entre Morbier et Morez, avec ses viaducs est inscrit au patrimoine national de la SNCF.

Viaducs de Morez, toute une histoire dans AUX SIECLES DERNIERSEntre l’arrivée du premier train à Dole en 1855 et l’inauguration du dernier tronçon « grandes lignes » à Saint-Claude en 1912, le Jura a connu une période de travaux titanesques qui se poursuivront jusqu’en 1930 avec la construction des voies étroites du « tacot ». Durant un siècle, la voie ferrée aura été « un trait d’union entre les personnes, les villages, les villes, les régions » et n’aura pas peu contribué au désenclavement du département.

La voie ferrée du Haut-Jura et celle des Carpates, entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde, sont classées parmi les plus belles lignes ferroviaires de France, voire d’Europe. Deux lignes qui sont le résultat de plusieurs années de travaux titanesques.

Quarante-cinq ans de travaux ont été nécessaires à la construction des 103 kilomètres de voies ferrée du tronçon reliant Champagnole à la cluse. Tout autant que la construction, l’entretien a été un travail de longue haleine et difficile. Car une ligne de montagne demande plus de soins qu’une ligne de plaine. Se sont également ajoutés les problèmes du déneigement, surtout au début du siècle où les hivers furent particulièrement longs, des chutes de rochers ou de troncs d’arbres, de la réfection des ponts secoués par les crues de la Bienne …

La construction de cette ligne du Haut Jura fut une véritable épopée que Joseph Bécu, l’historien jurassien du rail, retrace dans son ouvrage « Les voies ferrées du Haut Jura et des Carpates », paru en fin d’année 2000.

« La beauté de la ligne, des paysages traversés, des forêts jurassiennes vertes ou enneigées, du viaduc de Cize-Bolozon, de la descente sur Morez ou de la remontée sont évidemment des sites exceptionnels » raconte t’il. « D’ailleurs, le succès des voyages de Lédorail avec sa machine à vapeur, les passages réguliers des autorails démontrent l’intérêt de nombreuses personnes qui, aujourd’hui encore décident toujours de revenir …« 

La ligne du Haut Jura fait partie intégrante du patrimoine de cette région qu’elle traverse. « Les viaducs de Morez sont d’une telle beauté qu’ils s’intègrent magnifiquement dans le paysage. Le prix qu’elle a coûté, les vies qui lui ont été données méritent que nous ne l’abandonnions pas ! » considère Joseph Bécu dans la préface de son ouvrage qui se veut un hommage aux ouvriers qui, pendant 45 ans, ont travaillé à la construction de cette ligne et permis le développement de l’industrie du Haut Jura tout au long du 20em siècle.

« Mon but est de faire partager le travail titanesque qu’il a fallu réaliser pour construire cette ligne, il a fallu surmonter des obstacles naturels qui ont fait reculer plusieurs ingénieurs devant la tâche à accomplir … Il a fallu l’entêtement des Jurassiens pour convaincre les politiques de l’utilité économique, stratégique et humaine de cette voie ferrée. La survie des habitants de la montagne et des vallées était à ce prix. Les villes avaient besoin de ce moyen de transport moderne pour résister à la concurrence étrangère mieux lotie et plus compétitive …« 

320px-Viaducs_Morez dans JuraLe résultat fut et reste prodigieux. Entre Morbier et Morez, les ingénieurs qui ont conçu la ligne ont du « rattraper » la différence d’altitude, en dessinant un tracé de 5500 mètres qui déjoue les pièges du sol grâce à une succession d’ouvrages d’art et de souterrains.

 

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