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Le musée Dobrée dans la tourmente

Posté par francesca7 le 15 janvier 2014

 

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musée Dobrée est un musée situé dans le centre-ville de Nantes,  dans le quartier Graslin, à proximité du Muséum d’histoire naturelle et du cours Cambronne, non loin de la médiathèque Jacques-Demy.

Voulu par l’armateur et mécène nantais Thomas Dobrée (1810-1895), il appartient au conseil général de la Loire-Atlantique. Il est riche d’une collection archéologique, d’abord installée dans le manoir de la Touche datant du xve siècle puis dans le bâtiment Voltaire entre 1974 et 2010, et des collections léguées par Thomas Dobrée, présentées dans le palais à l’architecture originale, édifié au xixe siècle.

Fermé depuis le 3 janvier 2011, afin d’effectuer de vastes travaux de restructuration et d’agrandissement, il aurait dû rouvrir ses portes en 2015, mais le Tribunal administratif, le 16 juillet 2012, a donné raison au recours présenté par une association hostile au projet, et annulé le permis de construire accordé par Nantes Métropole en août 2011.

Par acte passé devant notaire le 8 août 1894, Thomas Dobrée lègue palais et collections au Département de Loire-Inférieure ; la donation prévoit que le Département pourra transférer son musée d’archéologie dans le manoir de la Touche, mais impose de séparer l’accès aux collections archéologiques de celui du palais Dobrée (ce fut le cas jusqu’à la fermeture des musées). Le conseil général accepte cette donation et décide que le futur musée s’appellera musée Thomas-Dobrée. Dès 1896, les collections archéologiques sont installées.

ssu d’une ancienne famille huguenote originaire de Normandie, établie à Guernesey au xvie siècle, dont les membres étaient devenus négociants et armateurs sur le port de Nantes, Thomas Dobrée abandonne les affaires à vingt-huit ans pour collectionner les œuvres d’art. À partir de 1862, il se consacre à l’édification de son « palais », destiné à accueillir les dix mille objets d’art qu’il passe sa vie à traquer. Ses collections sont particulièrement riches en livres précieux (incunables, impressions bretonnes anciennes), en manuscrits à peintures, en autographes, en monnaies et médailles, en arts graphiques (notamment les graveurs allemands et néerlandais). Mais elles comprennent aussi une importante collection de sculptures, de peintures et d’objets d’arts décoratifs du Moyen Âge à la fin du xixe siècle, à commencer par le cœur-reliquaire d’Anne de Bretagne.

Construit dans le périmètre immédiat du manoir médiéval du duc de Bretagne Jean V (datant du xve siècle), le palais Dobrée affecte un style néoromancher à Viollet-le-Duc, bien qu’il soit l’œuvre commune des architectes Simon, Boismen, Chenantais et Le Diberder, sur le dos desquels Thomas Dobrée était en permanence.

En 1974, une extension des bâtiments s’impose et une construction moderne est établie dans un angle du jardin. C’est là que sont présentées les collections de l’ancien Musée d’archéologie (notamment la collection égyptienne), les bâtiments « historiques » restant dévolus aux collections de Thomas Dobrée.

Vue panoramique du manoir Jean-V, du palais Dobrée et du jardin

aujourd’hui dans LA TOURMENTE

Thomas Dobrée doit se retourner dans sa tombe. Le musée auquel ce richissime fils d’armateur a consacré sa vie et sa fortune est aujourd’hui fermé, sans perspective de réouverture avant de longues années. Ce musée d’histoire, qui renfermait notamment le célèbre reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne, est l’objet d’une bataille sans merci entre le conseil général de Loire-Atlantique, propriétaire des lieux, et l’association Nantes Patrimoine. Objet du conflit : le projet de transformation de cet équipement vieillissant, aux collections un peu disparates, en musée archéologique à vocation régionale. Un projet ambitieux, confié à l’architecte parisien Dominique Perrault, qui a le tort, selon Guillaume Turban, le président de Nantes Patrimoine, de prévoir le bétonnage du parc du palais Dobrée. »Comment peut-on envisager sans sourciller la disparition de 1 hectare de verdure en plein centre-ville ? » peste-t-il. L’association, essentiellement composée de riverains du musée, a obtenu en juillet l’annulation du permis de construire, et le projet est pour l’heure paralysé. »L’environnement urbain n’appartient pas aux riverains », répond Philippe Grosvalet, le président du conseil général, qui a fait appel de la décision, ajoutant : « Si certains considèrent que le patrimoine doit être sanctuarisé, ce n’est pas notre cas. Nous avons un projet ambitieux pour ce musée. » Certes, mais la décision de la cour administrative d’appel n’est pas attendue avant le second semestre de 2013 et le musée, vidé de ses oeuvres, pourrait ne pas se remettre de cette redoutable querelle de clocher. Le dernier directeur, mandaté pour mener à bien la rénovation, a démissionné en octobre.

 

Source : http://www.lepoint.fr/villes/le-musee-dobree-dans-la-tourmente-29-11-2012-1607341_27.php

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Sur la route de Plouescat

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

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La petite station balnéaire de Plouescat se trouve dans le Finistère Nord à proximité de Morlaix. Son littoral très découpé est bordé de plages, de dunes et de criques. 

Plouescat est une ville française de Bretagne, située sur le littoral nord du département du Finistère (29). Ses habitants sont appelés Plouescatais et Plouescataise. La ville se situe à l’ouest de l’évêché du Pays du Léon. C’est aussi une station balnéaire connue dans la région, qui attire de nombreux touristes.

Divers outils et armes lithiques ont été découverts et montrent ainsi que le littoral armoricain a attiré des humains aux temps préhistoriques vers 80 000 av. J.-C…

Différents monuments mégalithiques comme des menhirs ou des dolmens attestent la sédentarisation de peuples primitifs datant de 3000 ans av. J.-C. Une allée couverte, située à « Guinirvit » en baie du Kernic, a fait l’objet de fouilles archéologiques dans les années 80.

Il est à signaler que le menhir de Cam Louis, mesurant plus de 7 mètres de hauteur, est le septième de France de par sa taille.

Les légions romaines après l’écrasement de la flotte des Vénètes vers 56 av. J.-C. essaiment au Pays des Osismes (Nord Finistère actuel), s’installent et construisent un balneum (thermes) au Nord de la ville.

Avec la christianisation de la population locale par les moines irlandais apparaissent les premières mentions de la paroisse POESREZ-GAT en 1282 qui deviendra PLOEZCAT en 1467.

La ville est marquée par deux épidémies de peste. C’est à cette époque que sont dressés les calvaires et croix dans la ville, pour conjurer le fléau de la peste. De cette époque date la chapelle de Kerzéan, plusieurs manoirs ou encore les Halles situées en plein cœur de la ville.

Personnalités liées à la commune

Olivier Diraison Seylor

Olivier Diraison naît à Plouescat le 31 juillet 1873 de père notaire. Entré à l’École Navale en 1891, il est vite promu Enseigne de Vaisseau de 1re classe et affecté à Toulon en 1896. Sa carrière militaire lui inspira sous le pseudonyme de Seylor (pour sailor qui signifie marin en anglais) Les Maritimes, mœurs candides qui fera succès. Cet ouvrage le fera réformer par la Marine et il retourne à la vie civile en 1901. Sa carrière d’auteur commence alors. En 1914, la guerre éclata et Diraison s’engagea dans l’armée. Il succombera à ses blessures en juin 1916 à la suite d’une attaque allemande. Son nom figure au Panthéon entre Charles Peguy et Guillaume Apollinaire.

Paul Le Tallec

Paul Le Tallec naît à Plouescat le 13 octobre 1896 de père ingénieur TPE. Brillant élève, la guerre mis fin à ses études. Après celle-ci il s’engage du côté des Russes Blancs et fait campagne en Sibérie. Sa vie littéraire commence avec ses articles sur l’Amérique et sur les Bolchéviques. Son travail a beaucoup de succès et ses articles font même la une d’Ouest-Éclair. Il se spécialise après sur l’écriture d’article techniques pour des revues spécialisées (en agriculture et en industrie). Avec le Seconde Guerre, il s’adonne à la rédaction d’un essai sur ses années à l’étranger. ‘John Doe notre frère’ parait en 1956 et est salué comme un livre évènement par l’ensemble de la presse française. Il meurt peu de temps après, en août 1958.

Pierre Trémintin

Image illustrative de l'article Pierre TrémintinPierre Trémintin naît le 5 juin 1876, dans un bâtiment qui prendra son nom plus tard. Il vient d’une famille bourgeoise aisée qui va lui permettre de faire des études juridiques. La politique l’intéresse et surtout le catholicisme social. Il devient Conseiller Général du Finistère en 1904, conseiller municipal en 1908 puis Maire de la ville en 1912. Il va beaucoup contribuer à la modernisation de la ville : il crée la Fondation Hospitalière, un Centre Nautique, un port de pêche et restaure certains joyaux du patrimoine plouescatais. Il Installe aussi les processus d’électricité et d’eau. Il sera député de 1924 à 1940 puis Président de l’Association des maires de France et Conseiller de la République en 1947. Il meurt en octobre 1966 et rassemble pour ses funérailles une foule jamais égalée depuis.

Edouard Mesguen

Edouard Gabriel Mesguen naît le 28 novembre 1880 à Plouescat, de père douanier et de mère lingère. Après des études au Collège de Saint-Pol-de-Léon, il entre au séminaire de Quimper et devient prêtre en 1905. Il enseigna pendant 15 ans à Quimper et Lesneven et il est promu supérieur de l’institution en 1920. Il est nommé évêque du diocèse de Poitiers en 1934 et devient Monseigneur Mesguen. Il publia l’ouvrage ‘Trois cents ans, les Ursulines de Saint-Pol-de-Léon’. Il meurt en août 1956 à Poitiers.

Gwenc’hlan Le Scouezec

Gwenc’hlan Le Scouezec naît le 11 novembre 1929 de père artiste-peintre. Il détient la fonction de grande-druide de Bretagne, docteur en médecine, écrivain, ancien professeur de l’Institut Français d’Athènes, ancien officier à la Légion Étrangère, croix de la valeur et médaille d’Algérie. Il était marié et avait quatre enfants. Il est mort en 2008.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDom Duff

Dom Duff le 20 août 1960 dans une famille d’agriculteurs côtiers. Cet auteur-compositeur-interprète bilingue parle breton et français au quotidien. Après avoir joué de nombreuses années au sein du groupe Diwall (1995-2004), il entame en 2000 une carrière solo qui le mène dans un univers folk acoustique.

 

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Rivière de Morlaix entre terre et estuaire

Posté par francesca7 le 22 octobre 2013


Que l’on suive son cours côté Trégor à l’est ou côté Léon à l’ouest, on découvre en longeant la rivière de Morlaix un des plus jolis paysages de Bretagne. Lorsqu’on atteint son embouchure sur la rive gauche, au départ de la cité du Viaduc, en direction de la station balnéaire Carantec, on traverse les territoires de deux communes : Taulé et Locquénolé. La seconde, d’une superficie de 84 hectares seulement, est enclavée dans la première, 36 fois plus étendue.

Rivière de Morlaix entre terre et estuaire dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 280px-morlaix_port

Entre terre et estuaire, ces deux localités invitent à une halte. Elles disposent de nombreux atouts pour séduire les amateurs d’histoire, d’ornithologie ou de promenades en forêt. Les vasières de Locquénolé et l’estuaire de la Penzé sont réputés jusqu’en Sibérie. Chaque année, plusieurs centaines d’oiesbernache cravant prennent leur envol de cette partie septentrionale de l’Asie pour venir passer l’hiver sur ce morceau du littoral finistérien. La richesse de ces biotopes tranquilles n’a pas non plus échappé à d’autres migrateurs. Jusqu’à 7.000 petits bécasseaux variables -les plus nombreux sur le site avecles mouettes rieuses- peuvent y séjourner. Ils arrivent en bandes des pays d’Europe du Nord.

Une soixantaine d’espèces

Parmi les autres pensionnaires habitués du lieu, on peut observer des grands gravelots allemands et polonais, des grands cormorans britanniques, des hérons cendrés danois… Leur présence ne semble pas trop troubler le rythme de vie de la «population locale», composée entre autres de petits canards tadorne de Belon et d’huitriers-pies, pas toujours très copains avec les ostréiculteurs. En tout, une soixantaine de variétés d’oiseaux cohabitent l’hiver dans ce petit coin de paradis pour les ornithologues.

  • La plupart sont des espèces protégées. Le message n’est hélas pas passé auprès des rapaces, et le conservateur des réserves de la baie de Morlaix, ne voit jamais d’un bon oeil un faucon-pèlerin survoler les vasières. Interrogé sur la meilleure façon d’observer les oiseaux, ce spécialiste passionné rappelle d’abord un grand principe : il ne faut pas faire de bruit. Cette nécessité de discrétion concerne aussi l’habillement. Une tenue de couleur sombre sera toujours préférable à une rouge. S’il suit les talus en bord de grève et sait s’armer de patience, l’amoureux de la nature pourra alors approcher les hivernants à une vingtaine de mètres.

La Rivière de Morlaix ou le Jarlot est un fleuve français de Bretagne d’une longueur de 24,3 km1 qui s’étend depuis le confluent des rivières Queffleut et Jarlot jusqu’à la mer. Elle sépare les pays du Léon, à l’ouest, du Trégor, à l’est. Son nom breton est Dosenn (anciennement Dossen).

La Rivière de Morlaix est une ria constituée par le Dosenn, né de la confluence du Jarlot et du Queffleut, au fond de laquelle se trouve la ville-pont de Morlaix, également port de fond d’estuaire, accessible par un chenal balisé à marée haute : Morlaix. Sonembouchure est appelée par les Morlaisiens le Bas de la Rivière. Elle reçoit un affluent notable sur sa rive droite : le Dourduff, et un sur sa rive gauche : le Donant ou ruisseau de Pennelé.

Longtemps, les nombreuses palues (palues de Trébez, Lannuguy, Saint-François, Marant, Pennelé sur la rive gauche ; de Quirio, Nécoat, Kanroux, Kosiou sur la rive droite), échelonnées le long des deux rives furent très insalubres ; elles furent assainies et transformées en prairies pour plusieurs d’entre elles dans la seconde moitié du xviiie siècle2.

La rivière de Morlaix est ainsi décrite par Adolphe Joanne et Élisée Reclus vers 1900 :

« Le « Dossen » ou « Rivière de Morlaix » se forme, dans la ville même de Morlaix, par la rencontre du Queffleuth et du Jarlot, riviérettes réunissant une foule de ruisseaux et ruisselets aux noms celtes : « Relec », « Coatlosquet », « Bodister », « Trémorgan », etc.. À peine la rivière constituée, son eau, que soulève déjà la marée, passe sous le grandiose viaduc de Morlaix, haut de 58 mètres, long de 284 mètres, en deux rangées superposées d’arcades, œuvre la plus belle du chemin de fer de Paris à Brest ; elle porte des bateaux de 300 à 400 tonnes et la rivière se transforme en un fjord [sic, une ria en fait] qui devient une baie à partir de Locquénolé et de la confluence du Dourdu (c’est-à-dire de « l’eau noire »). De Morlaix à la baie, il y a 6 kilomètres, 12 jusqu’à la pleine mer ; et de Morlaix à la source du plus long des ruisseaux du bassin, 30 kilomètres environ, dans un bassin de 36 000 hectares. Quant au Dourdu (ou Dourduff), sa longueur est de 20 kilomètres. »

À peine constituée, la Rivière de Morlaix devient artificiellement souterraine, passant sous l’Hôtel de ville, puis sous les places des Otages, Cornic et du général de Gaulle, en raison des remblaiements successivement effectués pour aménager des parkings dans le centre-ville dans le courant du xxe siècle.

La rivière de Morlaix sépare le Trégor (sur la rive droite) du Léon (sur la rive gauche), même en pleine ville de Morlaix, comme en témoignent les noms de ses quais : Quai de Tréguieret Quai du Léon.

320px-Morlaix_et_son_viaduc_en_1873 dans COURS d'EAU-RIVIERES de France

Morlaix en 1873

Le « retournement » du Dossen correspond au moment où le sens de l’eau s’inverse, la puissance du flot montant l’emportant sur le flot descendant de l’eau apporté par le Queffleuth et le Jarlot réunis. La force des courants de marée joue un rôle de « chasse d’eau » limitant l’envasement. En 1522, il avait suffi de quelques arbres coupés, jetés en travers de la Rivière de Morlaix, pour que le port et tout le haut du Dossen soient enlisés, le grand balayage bi-quotidien de la marée ne pouvant plus produire son plein effet. Les bateaux durent alors débarquer momentanément leurs cargaisons en Baie de Morlaix ou à Roscoff.

Le 27 décembre 1535, une barque pleine de monde sombra devant Cuburien et presque tous les passagers périrent (101).

La fontaine miraculeuse

A l’entrée du bourg de Locquénolé, juste avant l’église, une voûte en pierre protège une fontaine qui s’écoule dans un lavoir. La légende rapporte qu’au VIe siècle saint Guénolé a fait jaillir cette source du bout de son bâton. Y puisant de l’eau, il a rendu la vue à un aveugle. Pendant longtemps, après ce miracle, les paroissiens du village et des alentours sont venus chercher la guérison de leurs troubles visuels en buvant ou s’humectant les paupières de l’eau de cette fontaine. La tradition rend compte d’un autre fait extraordinaire. Au fond de cette fontaine repose parmi d’autres une dalle qui a toujours rejoint seule son emplacement chaque fois qu’elle en avait été extraite.

Le trésor de l’église

« Pendant longtemps, on a pensé que de tels objets ne pouvaient être présentés que dans les grandes pièces de musées régionaux ou nationaux. Mais hors de leur environnement, hors du lieu qui les a accueillis et vénérés depuis des siècles, ces pièces auraient perdu leur âme et Locquénolé bien plus ».

  • Michel Le Bourhis, un passionné d’histoire locale, qui a consacré plusieurs ouvrages au riche passé de son village, parle ici de ce qui constitue le « trésor de l’église de Locquénolé ». La très belle statue de la Vierge à l’Enfant est l’oeuvre la plus ancienne. Elle date du XIIIe siècle. Le groupe de Sainte-Anne, la Vierge et l’Enfant, disposés à côté, sont d’une facture plus populaire. Sculptés au XVIe siècle, ils ne manquent pas de grâce lui non plus. Le «coffre de fabrique» placé au bas de la niche surprend par ses trois ouvertures et serrures. Il servait à recueillir les deniers concernant les différents chapitres de recettes. Afin d’éviter toute tentation de détournement des finances paroissiales, trois personnes possédaient chacune une des différentes clés de ce coffre.
  • Les objets d’orfèvrerie forcent aussi l’admiration : ostensoir, calice, patène, boîte aux saintes huiles, bras-reliquaire (longtemps exposé à Nantes) et buste-reliquaire. Ce dernier (notre photo), qui pourrait dater du XVe siècle, est en argent avec des parties dorées. La relique qu’il contient est un os de la boîte crânienne. En dehors de l’été, seuls les fidèles assistant au culte peuvent admirer ces trésors.

Le clocher solitaire

En arrivant sur la place principale de Taulé, on est surpris de voir un clocher solitaire se dresser face à la « nouvelle » église de style gothique. Celle-ci fut construite entre 1902 et 1904. Datant des XVe et XVle siècles, la tour trapue isolée est le dernier témoin du lieu de culte d’autrefois. Un incendie l’avait ravagé en 1824. Il fut ensuite reconstruit puis de nouveau détruit.

  • Les deux ossuaires aménagés à sa base, les triples contreforts et la balustrade à compartiments flamboyants de ce clocher continuent à séduire les amateurs d’architecture sacrée.
  • La porte ornée d’une statue de saint Pierre -et abritant une dalle portant les armoiries des Boutouiller de Kéromnès- ne peut non plus les laisser insensibles.

Comme l’église Saint-Melaine de Morlaix, le vieux clocher de Taulé a été construit par les Beaumanoir.

 

 

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LA VIE de Salaün surnommé LE FOU

Posté par francesca7 le 24 août 2013


LA VIE de Salaün surnommé LE FOU dans BretagneL’œuvre du dramaturge Tanguy MALMANCHE

 Malmanche  produisit beaucoup de pièces, écrites en breton et en français, sans que ce soit des traductions exactes, aux sujets les plus divers, nous citerons :

- La Vie de Salaün qu’ils nommèrent Le Fou – Buez Salaun Lesanvet ar Foll, suivi du Conte de l’Ame qui a faim – Marvaill ann ene naounek, qui fut joué pour la première fois, le jour de la Toussaint 1901, chez l’auteur au manoir du Rest, avec comme interprètes: Tanguy MALMANCHE (Jean MAREC) ; Marie ROUS (La Mère) ; Urien COANT (L’Ankou), avant d’être joué à l’Athénée Saint-Germain à Paris en 1905.

 » Suivant la croyance populaire, les Trépassés viennent, durant la Nuit des Morts visiter leurs anciennes demeures et y revivre au milieu des leurs, de l’existence terrestre. Aussi est-il d’usage, même dans les plus pauvres logis, de leur préparer bonne chère et bon feu. »

En 1938 le poète estimait que son œuvre La Vie de Salaün était profane, pas conforme à la légende pieuse :  » Mon Salaün ne vaut que du point de vue de l’Art, et non de celui de la religion. Représenté au Folgoët, il serait incompris de la masse des pèlerins et n’intéresserait que les curieux. Et je m’en voudrais, pour ma part, de contribuer ainsi à la Tourisfication des fêtes religieuses de la Bretagne, que je déplore si amèrement. « 

. La Vie de Salaün qu’ils nommèrent Le Fou fut adapté au cinéma en 1952, sous le titre Mister ar Folgoat, dans lequel l’écrivain Jarl PRIEL tenait le rôle de ce simple d’esprit mystique.

- Les Païens

 - Ar Baganiz suivi de Gurvan le Chevalier Etranger – Gurvan, Ar Marc’hek Estranjour. Pour Les Païens l’action se passe à Kerlouan en 1681, région où les gens de la côte vivaient du blé de la mer – Ed ar mor (expression désignant le goémon et les épaves). Gurvan faillit être représenté par une artiste qui avait ouvert dans son manoir de Mesléan (Gouesnou), un salon littéraire, Magda TARQUIS, avec « sa voix d’or  » elle aurait représenté Azilis l’épouse de Gurvan, le rôle de l’ermite devait être tenu par le poète SAINT-POL ROUX demeurant à Camaret. Le compositeur et amiral Jean CRAS10 avait commencé d’écrire une véritable partition de drame musical, mais il ne put mener à terme son travail. Il s’en alla le 14 septembre 1932 emporté par une maladie foudroyante. Il ne subsiste que  » Deux chansons   ».

 » Il est une croyance populaire en Bretagne que celui qui porte la main sur un spectre est empoigné par lui et entraîné dans le royaume des ombres. Jean CRAS, avait de ses doigts aériens, effleuré le blême fantôme… Celui-ci, brutal, se saisit de lui, et l’emporta dans l’Eternité . »

- L’Antéchrist – An Antechrist, pièce sur le personnage de La Fontenelle, brigandqui au temps de la ligue sema la terreur en Bretagne. Dans une lettre adressée à Armand KERAVEL13, daté du 6 août 1950, de la « Baronnie Dives-sur-Mer », Tanguy MALMANCHE explique que sa pièce : « An Antechrist est une pièce de haute Métaphysique traitant des questions physiologiques très délicates ; elle ne peut, et ne doit même pas être mise entre les mains de la jeunesse… »

- Kou le Corbeau suivi de La montre de Landouzan et Suzanne Le Prestre, nouvelles décrivant avec réalisme et un certain humour une vision de cette société bretonne dont l’auteur était imprégné.

En 1903, il créa une revue rédigée en breton Spered ar vro (L’esprit du pays), la revue ne rencontra pas le succès escompté, seuls quatre numéros parurent. François JAFFRENOU dit TALDIR15 (signifiant : front d’acier) collabora à cette revue et suite à sa disparition créa Ar Vro. Dans un courrier daté du 18 juillet 1950, adressé à Armand KERAVEL, il faisait cette remarque : « … il y a quarante cinq ans, j’ai dû suspendre au bout de six mois la publication de ma revue Spered ar Vro, avec 30 abonnés dont une bonne moitié n’étaient pas bretons, parce qu’alors elle s’adressait à un public lettré réellement inexistant … »

Il écrivit Le Memento du Bretonnant, manuel élémentaire et pratique de langue Bretonne, usuel divisé en huit leçons, résumé du Cours pratique de langue bretonne, professé par lui durant l’année 1904-1905, sous les auspices de la Société  » La Bretagne « .

Nous trouvons d’autres pièces « pouvant intéresser un public divers  » :

- La veuve Arzur – An Intañvez Arzur : drame paysan en 4 actes, en version française, traduit en breton.

- La maison de cristal : transposition dans l’époque moderne de la légende de Merlin et Viviane, écrite qu’en français car n’intéressant que la Haute-Bretagne d’après l’auteur.

- La légende de Saint-Tanguy : pièce gaie, transposition également, mettant en scène un vieil amiral, pouvant intéresser un public brestois.

Dans un courrier à Yves Marie RUDEL, daté du 10 mai 1938, concernant un roman de lui, La Tour de Plomb paru en 1934, il fait cette remarque, nous rappelant que cet imaginaire, faisant parti de la culture celtique, est toujours présent : … le dernier exemplaire que j’en possédais m’ayant été emprunté à titre de « prêt celtique » qui est, comme vous savez, restituable dans l’autre monde.

Ses pièces sont peu jouées, elles ne sont pas faciles à interpréter et l’auteur « cet écorché vif des Lettres bretonnes », idéaliste et individualiste, n’en facilitait pas la représentation. Ses ouvrages malheureusement ne se trouvent pas en librairies.

Salaün Ar Foll (né en 1310 près de Lesneven dans le Finistère - mort en 1358) est considéré comme simple d’esprit par ses contemporains, mendiant son pain de ferme en ferme en répétant inlassablement « Ave Maria, itroun guerhès Maria (Oh! madame Vierge Marie!) ». Il vit dans une clairière de la forêt près de Lesneven. Il est appelé « Le fou du bois » (Fol ar c’hoad), car selon la légende, il habite dans le creux d’un arbre, dans la forêt. Il passe toutes ses journées à mendier, après avoir assisté à la messe du matin. Salaün Ar Fol meurt dans l’indifférence en 1358. Peu après, on découvre sur sa tombe un lys sur lequel est écrit en lettres d’or : « AVE MARIA ». En ouvrant sa tombe, on constate que le lys prend racine dans sa bouche. Le miracle attire rapidement les foules. On bâtit une chapelle Basilique Notre-Dame du Folgoët au lieu désormais appelé Le Folgoët, qui sera érigée en collégiale par le duc Jean V en 1423.

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La forêt de Chateaubriand

Posté par francesca7 le 14 juillet 2013

La forêt de Chateaubriand dans POESIE FRANCAISE 320px-foret

Forêt silencieuse, aimable solitude, 
Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré !
Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! 
Prestiges de mon coeur ! je crois voir s’exhaler
Des arbres, des gazons une douce tristesse : 
Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, 
Et dans le fond des bois semble encor m’appeler. 
Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière 
Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux, 
Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe printanière, 
Qu’ignoré je sommeille à l’ombre des ormeaux ! 
Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
Ces genêts, ornements d’un sauvage réduit, 
Ce chèvrefeuille atteint d’un vent léger qui fuit, 
Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.
Forêts, dans vos abris gardez mes voeux offerts ! 
A quel amant jamais serez-vous aussi chères ? 
D’autres vous rediront des amours étrangères ; 
Moi de vos charmes seuls j’entretiens les déserts.

François-René de CHATEAUBRIAND   (1768-1848)

 

170px-anne-louis_girodet-trioson_006 dans POESIE FRANCAISEFrançois-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848, est un écrivain romantique et homme politique français. Il est considéré comme l’un des précurseurs du romantisme français et un des grands noms de la littérature française en général.

Si le rôle politique de Chateaubriand dans la mouvance royaliste au moment du Premier Empire et de la Restauration est resté mineur, il en va tout autrement dans le domaine littéraire où sa place est grande. En effet ses descriptions de la nature et son analyse des sentiments du « moi » en ont fait un modèle pour la génération des écrivains romantiques en France (« Je veux être Chateaubriand ou rien » proclamait le jeune Victor Hugo). Il a aussi, le premier, dans René, ou les Effets des passions (1802) formulé le « vague des passions » qui deviendra un lieu commun du romantisme et fera de René le personnage emblématique de cette sensibilité nouvelle, créée avec une prose ample et rythmée que ses détracteurs qualifieront d’ampoulée. 

Il participera aussi au goût pour l’exotisme de l’époque en évoquant l’Amérique du Nord où il a voyagé dans Atala (1801) ou Les Natchez (1826) ou encore dans le récit de son voyage en Méditerranée dans Itinéraire de Paris à Jérusalem en 1811.

L’œuvre monumentale de Chateaubriand reste les Mémoires d’outre-tombe (posthumes, 1849-1850) dont les premiers livres recréent son enfance et sa formation dans son milieu social de petite noblesse bretonne à Saint-Malo ou à Combourg alors que les livres suivants relèvent davantage du tableau historique des périodes dont il a été le témoin de 1789 à 1841. Ce qui fait de ce texte à la fois un chef-d’œuvre de l’autobiographie romantique et une mine d’informations pour l’historien.

Le vicomte François-René de Chateaubriand est issu d’une très vieille famille aristocratique ruinée de Saint-Malo où elle s’est établie en 1757, famille qui a retrouvé sa dignité d’antan grâce à la réussite commerciale du père de Chateaubriand, le comte René-Auguste (René-Auguste de Chateaubriand, chevalier, comte de Combourg, seigneur de Gaugres, le Plessis l’Épine, Boulet, Malestroit en Dol et autres lieux). Cette réussite commerciale est fondée sur le commerce avec les colonies où il fut corsaire en temps de guerre, pêcheur de morue et négrier en temps de paix. Cadet de dix enfants, dont quatre sont morts en bas âge, le jeune François-René doit d’abord vivre éloigné de ses parents, à Plancoët où il est placé en nourrice chez sa grand-mère Madame de Bédée qui l’amène souvent chez son grand-oncle, au manoir de Monchoix. Il a trois ans quand la réussite de son père permet à ce dernier de racheter en 1771 le château de Combourg en Bretagne, dans lequel la famille Chateaubriand s’installe en 1777. François-René y passe une enfance qu’il décrira comme souvent morose auprès d’un père taciturne et d’une mère superstitieuse et maladive mais gaie et cultivée, Apolline Jeanne Suzanne de Bédée, fille du seigneur de La Bouëtardaye.

Il fait successivement ses études aux collèges de Dol (1777 à 1781), de Rennes (1782) et de Dinan (1783), il obtient un brevet de sous-lieutenant au régiment de Navarre à 17 ans, sous les ordres de son frère Jean-Baptiste (lequel le présentera à la Cour pour qui il ressent « un dégoût invincible »), puis est fait capitaine à dix-neuf ans. Il vient à Paris en 1788, où il se lie avec Jean-François de La Harpe, Jean-Pierre Louis de Fontanes et autres écrivains de l’époque, et fait ses débuts littéraires en écrivant des vers pour l’Almanach des Muses. Il est alors nourri de Corneille et marqué par Rousseau.

En janvier 1789, il participe aux États de Bretagne. En juillet de la même année, il assiste à la prise de la Bastille avec ses sœurs Julie et Lucile.

Il se marie en 1792 avec Céleste de La Vigne-Buisson (Céleste de Chateaubriand), descendante d’une famille d’armateurs de Saint-Malo, âgée de 17 ans. Ils n’auront pas de postérité.

 

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Un dramaturge breton

Posté par francesca7 le 23 juin 2013


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Tanguy MALMANCHE

Un dramaturge breton dans Bretagne tangyEn 2003, la Bretagne honorait Auguste BRIZEUX à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la médiathèque de Lorient organisa des conférences et une exposition, le petit monde des généalogistes se souvint lui aussi, ainsi qu’en 2002 bicentenaire de la naissance de  » Marie » la muse du poète. L’année 2003 fut également celle du cinquantenaire de la disparition du dramaturge breton Tanguy MALMANCHE, mais l’évènement fut du plus discret. Ces deux écrivains proviennent de familles de notables, pour le premier de la ville de Lorient et le second de celle de Brest, ce qu’ils ont de commun : un père dans la marine militaire, une mère d’origine extérieure à la Bretagne, ils passèrent une partie de leur jeunesse à travers les landes d’une Bretagne celtique mystérieuse et poétique, Auguste BRIZEUX chez l’abbé LE NIR, frère d’un oncle paternel par alliance, au presbytère d’Arzano et Tanguy MALMANCHE chez sa grand-mère paternelle, née Marie-Thérèse LE BESCOND de COATPONT, au manoir du Rest, à Plabennec, leur inspiration provenant d’une  » Marie « , Marie PELLAN la fillette du Moustoir pour le romantique, Marie ROUS, la conteuse du moulin du Rest pour le dramaturge. Des compositeurs s’intéressèrent à leur œuvre, Hector BERLIOZ écrivit une musique pour deux poèmes de Marie et Jean CRAS nous laissa « deux chansons » de Gurvan.

Un ensemble scolaire de Quimper porte le nom d’Auguste BRIZEUX, verrons-nous bientôt un groupe scolaire dénommé Tanguy MALMANCHE ?

Tanguy MALMANCHE 1875 – 1953 : Tanguy MALMANCHE vit le jour à Saint-Omer (Pas-de-Calais) le 7 septembre 1875, chez ses grands-parents maternels, le grand-père étant un colonel d’artillerie en retraite. Son père Gustave MALMANCHE, originaire de Brest, commissaire de marine, demeurant à l’époque à Paris, sa mère Marie Louise PIEDALU originaire de Douai (Nord). Il est enregistré sous le prénom de Tanneguy, nous retrouvons cette orthographe dans le Guide Pittoresque du voyageur en France édité en 1838, parlant de Landuvez à 6 lieues de Brest et où « sont les vastes souterrains d’un château où naquit, dit-on, le fameux Tanneguy du Châtel », ce prénom est toujours donné de nos jours, par exemple nous relevons le général Tanneguy LE PICHON, qui en 1996 fut commandant de la région militaire Ouest, Tanneguy DE KERROS et Véronique DE LAVERGNE proposant des chambres d’hôtes au château de Saint Gabriel Percy dans le Calvados. Ces informations nous indiquent, qu’il n’y a pas eu d’erreur de compréhension du prénom lors de la rédaction de l’acte de naissance, car Tanneguy est dérivé de Tanguy. Les bretonnants actuels l’écrivent Tangi, mais nous respecterons la forme Tanguy. Laissons-lui la parole, il saura mieux que nous, décrire ce qu’il était :

Je suis, de métier, maître-forgeron.

Mon tablier n’a pas de trous.

Je sais comme un chacun,

construire une batteuse, ou des automobiles.

Tout le long du jour je travaille ;

je travaille âpre et dur : il faut gagner ma vie.

Mais, quand descend le soir, quand mon corps engourdi

pèse lourdement vers la terre,

quand se ferme mes yeux devant la vilenie

du monde, et devant sa misère,

mon esprit aime à s’envoler

de l’autre côté des étoiles

pour contempler mon pays tant aimé,

là-bas, et pour y conserver

d’anciennes choses disparues

avec nos grands-parents, ceux du très, très vieux temps

 

Ce que nous pouvons dire de Tanguy MALMANCHE, est que son ascendance provient d’horizons divers, celle-ci est plus bourgeoise que paysanne, mais en sortant de la ville sa sensibilité s’est développée par la découverte d’une Bretagne celtique, il s’imprégna de sa mythologie et de son légendaire, au contact des êtres et de leur lieu de vie où il a mûri. Son éducation, lui a permis d’observer, de réfléchir et de rêver sur ce qui l’entourait, ce que les enfants d’autres milieux ne pouvaient découvrir, leur horizon se limitant aux travaux des champs rythmés par le clocher de l’église de leur paroisse, comme  » Kou le corbeau  » qui fut amené à franchir les frontières de son univers restreint, pour découvrir d’autres réalités.

 

 

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Les Manoirs Bretons

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Concentrés surtout dans le nord de la Bretagne, les premiers manoirs apparaissent à la fin du 14ème siècle. Le 15ème siècle précise les particularités de cette architecture résidentielle volontiers ostentatoire, telles la grande salle au rez de chaussée et la tour d’escalier, devant ou derrière le logis.

L’influence de la Renaissance se manifeste en Bretagne que vers 1560 ; symétrie des façades, nouveau décor des cheminées, rampes d’escalier droites. La guerre de la Ligue brise cet élan. Au 17ème siècle, quand la construction reprend, la noblesse délaisse peu à peu les manoirs au profit des châteaux.

Les Manoirs Bretons dans Bretagne manoir-breton-300x224

La période qui suivit la Guerre de succession de Bretagne (1341~1381) 
fut qualifiée d’ « Age d’Or de la Bretagne, ou de Belle Renaissance Bretonne ». 
En effet, alors que le royaume de France était encore profondément engagé dans la Guerre de Cent Ans, la Bretagne, sortie d’un conflit fratricide, qui l’avait laissée exsangue, désormais en paix avec l’Angleterre, put se consacrer entièrement à sa reconstruction :

Les industries du chanvre et du lin, de la morue séchée, les vins et alcools du pays nantais, le sel de Guérande, le commerce maritime avec le reste de l’Europe, lui permirent d’accéder à un niveau de richesse inouïe. Les deux siècles qui suivirent virent la province se couvrir de milliers de manoirs, d’églises et de chapelles…   

Un musée du Manoir Breton existe :  http://manoirbodilio.free.fr/musee_manoir_breton.htm

 

55 maquettes y sont répertoriées à l’échelle, plus de soixante panneaux explicatifs, des documents d’époque et fac-similés, des éléments interactifs en font un outil pédagogique incontournable pour les amateurs d’histoire et d’architecture, les enseignants y trouveront matière à l’approche concrète de nombreuses disciplines scolaires… C’est, à ce jour, la seule exposition permanente sur ce sujet, en Bretagne.

Le bâtiment est parfois désigné aussi par « gentilhommière », l’habitation d’un « gentil », c’est-à-dire d’un noble de naissance.

Avec son allure de petit château implanté sur un fief ou un « domaine », c’est donc bien souvent, dans un village ou un hameau, la bâtisse la plus vaste, la plus belle et la mieux équipée, puisqu’y habitait un hobereau, qui pouvait, contrairement à d’autres, plus fortunés et puissants, encore, ne pas disposer d’autres résidences telles qu’un hôtel particulier dans la ville proche, plus confortable en hiver.

On peut distinguer un manoir d’un château par le fait que l’exploitation agricole était essentielle pour le manoir et gérée directement par son seigneur, qui n’avait pas le privilège d’exercer des fonctions plus honorifiques, militaires ou administratives (acquises non par compétence, mais par achat de « charges »).

Le manoir est donc aussi dans toutes les provinces et jusqu’à la Révolution française le centre décisionnel de la figure locale de la petite noblesse, faisant exploiter elle-même les terres de son domaine par « ses » paysans, ses plus proches voisins, « son » peuple.

Plus rarement encore, des documents anciens, dans certaines régions, font état de « manoir non amasé », désignant une terre sans maison (mas,masure ou maisière), parce que détruite depuis parfois un temps indéterminé.

Le domaine du manoir était largement autosuffisant et faisait commerce de certains surplus avec d’autres manoirs afin d’acheter le cas échéant quelques produits rares. Au gré du développement des marchés dans les villes du Moyen Âge, les manoirs commencèrent à se spécialiser dans certaines productions : fabrication de fromage, élevage de porcs, viticulture, culture des céréales ou des légumes, etc.

Le « maître » occupait le manoir avec sa famille, quelques domestiques et serviteurs.

La population du domaine était composée essentiellement de paysans (c’est-à-dire de roturiers). Les terres étaient initialement peuplées principalement de serfs qui passaient une grande partie de leur temps à travailler la terre du seigneur en échange de sa protection. Les serfs possédaient ou exploitaient pour leur subsistance juste quelques bandes de terre dans des champs du manoir. Si le serf n’était pas un esclave, il n’était pas pour autant libre. Il ne pouvait se marier, changer de métier ou quitter le manoir sans la permission de son seigneur, mais il avait tout de même quelques droits. Son statut était héréditaire et donc transmis à sa descendance. Sa terre ne pouvait lui être ravie dans la mesure où il remplissait ses obligations vis-à-vis de son seigneur. Si la relation entre seigneur et vassal peut sembler a priori comparable à celle de serf et seigneur, le Moyen Âge faisait une distinction nette entre un contrat honorable visant à fournir au seigneur un service militaire et le simple travail fourni par le serf.

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