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Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

 

Histoire du blanchissage du linge à Paris

Jusqu’au XVIIIème siècle, le linge parisien se blanchit dans les faubourgs Saint-Marcel et dans le quartier des Gobelins.

D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. 

On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. 

Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris dans LAVOIRS DE FRANCE paris-300x162

Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient. 

Par mesure d’hygiène, un édit du 26 février 1732 interdit « à tous les blanchisseurs de lessive de continuer leur blanchissage dans le lit de la Bièvre, au-dessus de la Manufacture Royale [des Gobelins] et du clos Payen ». Les blanchisseurs se transportent extra-muros et s’installent à Gentilly, Arcueil et Cachan. En 1837 on compte 113 blanchisseries à Gentilly. La Bièvre commence à n’être plus qu’un égout à ciel ouvert. 

Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.  [...] En 1900, les patrons blanchisseurs d’Arcueil-Cachan fondent avec ceux de Gentilly, Bourg-la-Reine, Bagneux, l’Hay-les-Roses et Antony, le Syndicat des Patrons-Blanchisseurs d’Arcueil-Cachan. 

A  Boulogne, près de Paris, où l’eau est réputée très peu calcaire, on creuse des trous dans la berge de la Seine. Les blanchisseuses descendues dedans, ont le linge posé sur le sol, juste à la bonne hauteur pour le laver. 

L’Illustration, en mars 1874, publie un dessin montrant le marché aux blanchisseuses dans la rue aux Ours, où celles-ci vont chercher du travail.

Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes. 

Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée. 

Il faut du courage pour accomplir, par tous les temps et dix heures par jour, en bord de Seine ou à la buanderie, ce labeur consistant à battre le linge, à le tremper, le tordre, le savonner, l’essorer, le plier. Le seul moment de détente est l’heure de la collation, vers 3 heures et demie ou 4 heures de l’après-midi, lorsque la patronne offre aux laveuses le verre de vin ou le café. Mais le linge doit être prêt si l’on veut conserver
sa place. Une place qu’il faut payer 5 centimes de l’heure et qui rapporte de 3 F à 4 F par jour. 

On travaille de très longues heures, six jours sur sept, sans congés payés, retraites ou congés maladies. Le travail des blanchisseuses et garçons de lavoirs est très physique. Celles qui pratiquent ce travail deviennent rarement centenaires. Très tôt, elles souffrent de rhumatismes, occasionnés par l’eau glaciale, ou de pleurésie, provoquée par les courants d’air. Les buandières meurent à 50 ou 60 ans, quelquefois plus jeunes, épuisées par l’effort ou rongées par l’alcool. 

L’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage. ** cf note Extrait de « les Faits-Divers Illustrés » du 14 janvier 1909. 

La profession est par ailleurs éprouvante. « Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver… On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous » écrit V. Hugo dans Les misérables. 

En outre, le linge souillé augmente les risques de tuberculose, ce fléau du siècle. 

laverie dans Paris

La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout. 

Le danger est tel que, en 1905, l’Administration estime nécessaire d’intervenir dans les lingeries industrielles, pour sauvegarder tant la santé du public que celle des blanchisseuses. 

Déjà, le transport en vrac du linge sale dans les trains de voyageurs, qui se faisait sans précaution aucune, est interdit. Désormais, ce linge ne pourra être introduit dans les ateliers qu’enfermé dans des sacs soigneusement clos. Avant tout triage et toute manipulation, le linge devra être désinfecté, en particulier celui en provenance des hôpitaux. Les ouvrières devront être pourvues de surtouts de protection et seront tenues de se laver à chaque sortie de l’atelier. Enfin, il leur sera interdit de consommer un quelconque aliment ou une quelconque boisson dans les ateliers de linge sale… 

  Un rapport de la chambre syndicale des blanchisseurs, adressé vers 1880 au ministère de l’intérieur, évalue à 104 000 personnes la population que le blanchissage fait vivre à Paris. Il y a, parmi elles, 94 000 femmes et 10 000 hommes, soit presque 10 femmes pour un homme.     

Au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. 

  
La corporation des blanchisseuses 

  Autrefois, les corporations féminines étaient le seul cadre où les femmes échappaient à la lourde tutelle masculine. 
La corporation des blanchisseuses est très importante, non seulement en nombre, mais aussi par sa présence quotidienne dans la rue. Car elles lavent mais aussi livrent le linge. Voir ainsi passer de nombreuses femmes et jeunes filles seules transportant du linge fait rêver plus d’un homme sur leur passage. Le linge transporté, entre autres, permet de les identifier. En 1868, Adrien Marx, pour Le Petit Journal parle de blanchisseuses : 

  « Vous avez certainement remarqué, comme moi, les voitures de blanchisseuses que la banlieue nous expédie tous les jours et qu’on voit stationner à Paris devant la porte des maisons. Ce sont, pour la plupart, d’énormes carrioles à deux roues recouvertes d’une bâche qui protège les paquets de linge contre les intempéries de l’air. Le cheval qui traîne cette cargaison immaculée est généralement dirigé dans les rues par une grosse femme dont les façons sont légèrement brusques… Observez la commère, lorsqu’elle ravive par un coup de fouet l’énergie défaillante de son vieux bidet. Ses traits se contractent, son visage prend une physionomie virile, et sa bouche lâche un Hue ! qui fait trembler les vitres d’alentour. Eh bien ! Ne vous y trompez pas : ces luronnes sont presque toutes d’excellentes mères de famille cachant sous la rudesse de leur allure des sentiments exquis, un cœur d’or et de précieuses qualités, dont beaucoup de belles dames sont dépourvues, Elles ne craignent pas, j’en conviens, de laisser voir leurs chevilles empâtées quand elles quittent ou gravissent le haut marchepied de leurs carrosses. La peau de leurs bras hâlée par le grand air et les vagues du fleuve n’a aucune analogie avec le satin, et leurs doigts macérés dans l’eau de savon manquent de la distinction et de la grâce, inhérentes aux mains des duchesses. Mais les blanchisseuses de la campagne ont d’autres avantages… »

  Octave Uzanne, dans  « Parisiennes de ce temps », ouvrage paru en 1900, parle de la dure vie des femmes de lavoir, « située au plus bas degré de la corporation. (…) Le lavoir où elle se casse les reins, ployée en deux, à rincer à grands coups de chien, à taper à larges coups de battoir le linge étuvé, est un vaste hangar, ouvert à tous les vents, où en toute saison elle vit, les bras plongés dans l’eau, suant et grelottant à la fois, tant elle met d’action à tremper, couler, savonner, frotter, essorer, sécher et plier la marchandise ».

C’était un métier de maîtresses femmes, de femmes fortes, courageuses et costaudes. C’était un métier de « fortes en gueule ». 
Elles avaient même la réputation d’être de sacrées buveuses, si l’on en croit Octave Uzanne : « La femme de lavoir ne supporterait pas cette existence enragée si elle ne buvait ; l’alcool la brûle et la soutient. C’est une pocharde terrible, et elle ne sort guère d’un état de demi-ébriété furibonde. » Uzanne poursuit son étude de mœurs et reconnaît en elles des dames plutôt dévergondées, ce qui n’était pas sans déplaire aux hommes. Elles battaient la mesure à grands coups de battoir. Les langues y étaient aussi agiles que les bras qui lavaient. Elles maniaient le cancan aussi sûrement que la brosse. Et, les crêpages de chignon n’étaient pas rares. Témoin la scène racontée par Zola, cette bagarre mémorable entre une Gervaise offusquée et une dénommée Virginie, jolie fille impudente, dont la sœur venait de conquérir Lantier, l’amant de Gervaise. Commencée à coups de seau d’eau, l’échauffourée se termina par une retentissante fessée administrée par Gervaise sur le derrière rebondissant de Virginie.

  De condition très modeste, ces ouvrières et ouvriers sont des personnes énergiques, faisant un travail physique et aimant bien s’amuser ; car la vie des blanchisseuses et des rares hommes présents dans les blanchisseries, garçons de lavoirs qui portent l’eau et patrons, ne comporte guère de loisirs. 

Or, la Mi Carême (jadis aussi la fête des débitants de charbon et des porteurs d’eau) est une grande fête féminine. Qui plus est, populaire. L’importante corporation des blanchisseuses va l’organiser. 

Une fois par an donc, la Mi Carême, qui fait partie de la grande fête populaire du Carnaval de Paris, sera la journée des blanchisseuses. 

blanchisseurs

Lieux de travail pénible, les Halles, lavoirs et marchés deviennent pour elles, lieux de liberté en ce jour de fête et de congé. En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 

En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 
Ce jour-là, comme l’écrit Le Constitutionnel en 1846, les blanchisseuses élisent leur reine dans chaque grand lavoir, et vont ensuite à l’église, vêtues de blanc. Aux blanchisseuses de Paris, viennent se joindre celles de la banlieue, que l’on voit arriver par toutes les barrières avoisinant la Seine, vêtues de blanc aussi, et voiturées dans les charrettes de leurs patron. 

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Des arts décoratifs en Jura

Posté par francesca7 le 16 mai 2013


Les horloges comtoises – Les premières horloges paysannes dites «  à gaine » ou « de parquet » firent leur apparition vers 1670 en Franche Comté. Leur fût, parallélépipédique ou galbé suivant le goût en vigueur leurs de leur création, était réalisé en chêne ou en bois fruitiers et animé de moulurations plus ou moins recherchées. A partir de 1850, le sapin l’emporte et des décors peints à sujets naïfs apparaissent ; à l’origine, une seule aiguille de fer parcourait le cadran simplement verni. Par la suite, les cadrans pouvaient être ornés d’un médaillon central ou surmontés d’un fronton stylisé de cuivre ou de bronze doré. Parfois, au centre du fût un oculus vitré permet d’apercevoir le mouvement du balancier de fer ou de suivre ouvragé qui régularise la descente des poids. 

Des arts décoratifs en Jura  dans Jura horloge-72x300

le fer forgé – Le fer forgé a connu au 18ème siècle un grand développement. Des ensembles comme la grille de l’hôpital St Jacques à Besançon et celle de l’hôpital de Lons le Saunier rivalisent avec les chefs d’œuvre de Jean Lamour à Nancy. A Dole (palais de Justice), à Conliège, on verra d’autres pièces. Dans les vieilles rues de Dole et de Besançon, on remarque les grilles ventrues qui protègent les fenêtres. Elles seraient au moins pour leur nom – les « rejas » – une trace de l’influence espagnole ; sans doute leur renflement a-t-il été imaginé pour permettre aux Bisontines, comme aux Sévillanes, de glisser au-dehors une tête curieuse, mais le climat jurassien n’est guère propice au x sérénades dont ces grilles sont le cadre habituel en Andalousie.

LES FONTAINES – les fontaines, nombreuses en particulier dan s le DOUBS, et en Haute Saône, sont avec les églises classiques les éléments les plus marquants des villages comtois. Construites pour la plupart du milieu du 18ème siècle aux années 1870, elles se caractérisent par leur recherche architecture et leur monumentalité ; point de rencontre obligé des personnes et des bêtes, elles furent pendant longtemps au centre de la vie rurale, comme en témoignent leur situation privilégiée au cœur des places. Elles associent généralement les différentes fonctions de fontaine, lavoir et abreuvoir. La grande période de construction de ces fontaines-lavoirs s’ouvre vers 1820 et introduit au cœur des villages une architecture classique inspirée de l’archaïsme grec. Les plus simples ressentent découvertes et parfois se signalent par une colonne centrale plus ou moins ouvragée. D’autres s’abritent sous de hauts toits soutenus par des piliers droits, des colonnes ou des arcades (fontaines de Gy, Etuz). Elles peuvent aussi se présente sous la forme de petits temples ronds (fontaine de Loray) ou de nymphées en hémicycle. Dans certains villages, la mairie a été construire au-dessus du lavoir comme à Beaujeu.

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Le lavoir du quartier

Posté par francesca7 le 27 avril 2013

 

 Le lavoir du quartier dans LAVOIRS DE FRANCE lavoir

Si les femmes se sont toujours déplacées près des points d’eau de leur village pour laver le linge, on ne peut dater le début de la démocratisation des lavoirs qu’au milieu du XIX° siècle.

L’hygiène publique : Lutter contre l’insalubrité

La création des lavoirs résulte d’une prise de conscience collective de l’importance de la salubrité publique et des principes élémentaires d’hygiène.

A cette époque, on a bien compris que les épidémies ne sont plus des punitions du ciel et l’on commence à chercher comment prévenir leur apparition. Le fait que l’eau soit propagatrice de maladies est scientifiquement prouvé et veiller à sa pureté devient un impératif. Or, la cause de son insalubrité réside en ce qu’un même point d’eau sert à de multiples usages. Les fontaines publiques ne suffisent plus à satisfaire les besoins des populations. L’édification des lavoirs s’impose donc guidant avec elle le progrès de l’hygiène individuelle.

Des lavoirs subventionnés

Le 3 février 1851, l’assemblée législative de Napoléon III vote un crédit de 600 000 francs destiné à subventionner à hauteur de 30% la construction des lavoirs dans les communes.

Un lieu de rencontre

Les lavoirs deviennent très vite des lieux de rencontre où les lavandières se rejoignent quotidiennement transportant avec elles, brouette, baquet plein de linge, brosse, savon et planche à laver, pour s’échanger les derniers potins du village, commérer. On arrivera même à appeler les lavoirs « hôtels des bavardes » ou encore « moulins à paroles ». Là où on lavait le linge on salissait le monde.

Si plusieurs lavoirs ont existé sur la commune de Cenon (33), intéressons nous à celui du quartier du Pichot. Ce lavoir au passé singulier était situé sur l’actuelle rue du Maréchal Joffre, juste à côté du passage du chemin de fer.

C’est durant l’été de 1868, que l’on prend conscience que les trous faits dans les fossés pour laver le linge représentent un danger pour la sécurité publique. Le conseil municipal décide alors de combler ces trous et émet fin 1869 le projet de construction d’un lavoir dans le village dit du Pichot.

Les eaux de la source Cannelle

En 1871, alors que le besoin en eau des habitants se ressent de plus en plus, on pense à alimenter ce lavoir grâce au trop plein des eaux de la source Canelle. Le projet va rester en suspens pendant 25 ans avant que la commission d’hygiène ne s’y intéresse de nouveau.

Treize ans plus tard, soit en 1909, on choisit d’installer le lavoir dans l’ancienne remise du char funèbre près de la voie ferrée, mais le conseil municipal rencontre encore des problèmes car l’administration de chemins de fer de l’état refuse d’accorder à la commune un passage permettant d’accéder au lavoir.

construction dans LAVOIRS DE FRANCE

Construction du lavoir

En 1910, après accord des chemins de fer, on confie la réalisation des plans du lavoir à l’agent voyer Dantin. Après plusieurs rejets de la commission des bâtiments civils, les plans sont enfin acceptés et une dépense de 3 120 francs est votée. Le lavoir est construit durant l’année 1911, pour la plus grande joie des habitants du quartier qui le réclamaient depuis plus de 40 ans.

Aujourd’hui, le lavoir n’existe plus. Son ancien emplacement est le témoin du chantier de doublement de la voie ferrée, synonyme de la fin du bouchon ferroviaire.

Petites astuces…

En souvenir de cette époque révolue qui rappelle le dur labeur de nos grands mères, voici quelques petites astuces pour un linge éclatant :

   1.  Utiliser un bon savon ou à défaut de la cendre de bois
   2.  Rincer en ajoutant quelques boules de bleu pour l’éclat
   3.  En guise d’assouplissant, ajouter quelques racines de saponaires
   4.  Pour finir, parfumer à l’aide de rhizomes d’iris

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Au lavoir de Lirey

Posté par francesca7 le 27 avril 2013

Le lavoir de Lirey

(Lirey se trouve à 3 km à l’est de la N 77, au sud de Bouilly dans l’Aube -10)

Restauration du lavoir de Lirey

Le lavoir de Lirey, aube, est daté de 1973. Voici son histoire.

L’Est-éclair 

La commune a fait procéder au remplacement complet de la toiture de son lavoir. Cette réfection était devenue indispensable, une partie des tuiles reposant encore sur des lattes de refend (faites à la main).
Ce bâtiment datant de 1874, typiquement champenois, à pans de bois, est le seul restant des trois lavoirs que comptait le village. 
Il est alimenté par le captage d’une source et pouvait accueillir 14 lavandières agenouillées dans leurs triolos. C’était également le principal point d’eau potable jusqu’en 1968, date d’arrivée de l’eau sous pression. 

Histoire et génèse du lavoir de Lirey – Aube

Au lavoir de Lirey dans LAVOIRS DE FRANCE lireyCréer un lavoir a posé de nombreux problèmes à la municipalité de Lirey, en raison des difficultés pour l’approvisionnement en eau. Il en fut question dès 1873 ; les problèmes d’alimentation en eau nécessiteront l’achat de la source des Vallées, et dureront jusque vers 1907. (consulter M. Michel Continent) 

Sortant de mon travail sur les lavoirs, pour ceux qui aiment l’histoire, je m’en voudrais de ne pas leur apprendre que c’est à Lirey, en 1353, qu’est apparue la relique appelée  » le Saint suaire de Turin ». Geoffroy de Charny, seigneur du lieu, le confie alors aux chanoines de Lirey. Il suscite dès cette date une grande vénération qui n’est pas sans indisposer l’évêque de Troyes ! Il y a quelques années, arrivée de Californie, une réalisatrice de la chaîne CBS est venue en France pour tourner un documentaire sur le Saint-Suaire, et, avant Chambéry, Rome puis Jérusalem, c’est à Lirey dans l’Aube qu’elle a commencé son tournage ! 

Arrêté municipal de création du lavoir de Lirey

Séance du 18 mai 1873 à 8 heures du matin. 
M. le Maire expose au conseil que depuis longtemps déjà il est question de construire un lavoir couvert qui manque absolument à la commune de Lirey et qui est réclamé par les habitants et il engage le conseil à indiquer l’emplacement qui doit être choisi et à voté la somme nécéssaire pour cette construction. 
Le conseil ayant délibéré, considérant l’urgence de la prompte exécution de ce travail, est d’avis que la place la plus convenable est au centre du pays près du clos d’Alexis Dosnan dont il sera nécessaire d’acheter une parcelle de terrain et vote à cet effet la somme de mille francs à prendre sur les fonds libres tant pour l’achat du terrain que pour la construction et prie M.le Prefet de l’Aube d’approuver cette délibération. 
Il est observé toutefois qu’avant de donner suite à ce projet, il faudra s’assurer si l’eau arrive toute l’année à ce lavoir. Pour profiter de toute l’eau qui coule à la fontaine en haut du pays sur le chemin de saint Jean de Bonneval, il faudra garnir le fossé par lequel s’écoule l’eau depuis la fontaine jusqu’au lavoir de tubes soit en terre, soit en fonte, afin qu’il ne se perde pas une goutte d’eau. 

L’an 1879, dimanche 9 février. 
Le conseil, sur invitation du Maire, ayant visité les travaux effectués par le sieur BOUDIN, décide qu’ils ont été exécutés conformément au devis. 
Mandat de 302,50 francs plus 5 francs pour deux épis qui n’ont pas été portés au devis. Au total : 307,50 francs. 

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Au coeur du lavoir

Posté par francesca7 le 15 avril 2013

Grâce à Mauricette, la lavandière, le coeur du lavoir de Bagneux-la-Fosse bat toujours

Bagneaux-la-Fosse se situe dans l’Aube (10) la région Champagne-Ardenne.

En 2010, la commune comptait 175 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année

Non, la mère Denis n’est pas morte. Elle continue à battre son linge du côté de Bagneux-la-Fosse. Même si elle n’a pas connu les honneurs de la publicité et de la télévision, Mauricette continue, à son insu, une curiosité vivante : c’est en effet la dernière lavandière de la commune. Une survivance d’un passé nostalgique, que l’on ne rencontre plus guère dans nos campagnes conquises par l’eau courante. 

Au coeur du lavoir dans LAVOIRS DE FRANCE lavoirs-214x300

Madame le Maire est très fière du lavoir en pierre de sa commune. Mais Marie-Paule Dupin, le premier édile de Bagneux-la-Fosse, est au moins aussi fière de compter parmi ses administrés l’une des dernières lavandières du département. A 74 ans, Mauricette fait partie d’une espèce en voie de disparition : les laveuses. Elle est, en tout cas, la dernière femme de son village à utiliser le lavoir communal pour laver son linge.

 » C’est par passion « , avoue Mauricette. Mais, disons-le, c’est aussi un peu par nécessité. Cette agricultrice et éleveuse en retraite n’a toujours pas l’eau courante chez elle –  » Le robinet est dans la cour  » – et donc pas de machine à laver. Mais même équipée de tout le confort moderne, il n’est pas certain que Mauricette accepterait de si bonne grâce de délaisser son cher lavoir. 

 » Le linge est plus propre et plus souple qu’en machine parce qu’il est lavé avec de l’eau de source bien claire « , explique la lavandière. Laquelle confie tout de même ses gros draps à sa fille ou à sa bru. Mauricette vient du bout du village juchée sur sa bicyclette, son  » triolo » (orthographe approximative) accroché au porte-bagages. Le  » triolo » est cette caisse à savon rembourrée de coussins – autrefois de paille – dans laquelle la laveuse s’agenouille au bord du bassin. 

 » Je lave mon linge au lavoir depuis l’âge de vingt ans, se souvient Mauricette. A l’époque, le lavoir était noir de monde. Toutes les femmes du village s’y rendaient et toutes les pierres étaient occupées. Il fallait parfois se serrer pour laisser de la place à une laveuse qui arrivait. «  

Le lavoir avait ses bonnes places et ses mauvaises. L’endroit idéal se situait en amont du courant, avant l’eau souillée par les autres lavandières. Mais par respect pour les autres femmes, le linge le moins propre était savonné et rincé près de la sortie. C’était le cas, par exemple, des bleus de travail des vignerons. Une vanne permettait jadis de réguler la hauteur du courant. 
Sous le battoir des laveuses, les cottes des ouvriers côtoyaient un linge moins rustique.  » Trois ou quatre femmes venaient régulièrement laver le tapis en laine qui recouvrait l’autel de l’église. Cette parure a disparu depuis longtemps.  » Comme a disparu la quinzaine de nappes en dentelle qui ornaient l’autel. 

Le temps sacré des lavandières s’est lui aussi estompé. Fréquenté jusqu’aux années quatre-vingt-dix, le lavoir n’est plus guère utilisé qu’en période de vendanges, où il constitue encore un auxiliaire précieux pour les viticulteurs. 
S’il ne doit en rester qu’une, ce sera incontestablement Mauricette. C’est sans se plaindre et sans fatigue apparente qu’elle effectue les gestes immémoriaux de la lavandière, une activité qui requiert pourtant une énergie et une souplesse indéniables. Le temps ne semble pas avoir prise sur elle. 

On n’en dira malheureusement pas autant du lavoir. Vitres cassées, pompe et ornement envolés, le vieux bâtiment construit en 1854 et reconstruit en 1892 porte les stigmates de son âge. Aussi le maire caresse-t-il l’espoir de pouvoir le restaurer un jour, si les finances de la commune le permettent. Nul doute que Mauricette assistera à l’inauguration. 

Article paru à L’Est-Éclair le 3 août 2000

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Les Bateaux-Lavoirs

Posté par francesca7 le 26 mars 2013

Le 3 février 1851 : instauration
des bateaux-lavoirs à Paris

Instauration des bateaux-lavoirs à Paris. Les lavandières étant réputées de moeurs légères, nombreux étaient les hommes en quête d’aventures et venant troubler leur travail le long des cours d’eau.

Pour enrayer cette prostitution, on créer des endroits où elles pourraient laver en toute tranquillité. Dans les faits, un seul bateau-lavoir fut construit, à Montmartre. Détourné de son objectif initial, les lavandières le fréquentant peu, il devint le rendez-vous des peintres et des artistes de la Belle Epoque.

Les Bateaux-Lavoirs dans LAVOIRS DE FRANCE bateau_lavoir--300x193Le Bateau-Lavoir est un immeuble situé dans le quartier Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris. Il est principalement connu pour avoir été, depuis 1904, une cité d’artistes, lieu de résidence et de réunion de nombreux artistes peintres, mais aussi de gens de lettres, de gens de théâtre et de marchands d’art. Un incendie l’ayant gravement endommagé en mai 1970 (il n’en restait que la façade), il a été entièrement reconstruit en 1978. Il comporte 25 ateliers d’artistes étrangers.

Histoire

Au numéro 13 de la place Émile-Goudeau (autrefois place Ravignan) et de la rue Ravignan, une maison remplace vers 1860 la guinguette du Poirier-sans-Pareil qui avait dû fermer vers 1830 suite à un affaissement de terrain. Construite en grande partie en brique et en bois sur le flanc d’une carrière éboulée, son rez-de-chaussée (aucun étage en façade avant) situé au numéro 13, correspond au deuxième étage de sa façade arrière, la dénivellation de terrain commandant la distribution intérieure originale. Elle est compartimentée en petits logements d’une pièce répartis de chaque côté d’un couloir rappelant les coursives d’un paquebot. Ce serait l’origine du nom de Bateau. Pour Lavoir ce nom ne lui aurait été donné que par ironie par Max Jacob, la maison ne comportant qu’un unique poste d’eau. En 1889, le propriétaire fait appel à un architecte pour la transformer en ateliers d’artistes dont la majorité donnait sur l’arrière. Avant de prendre le surnom de Bateau-Lavoir on l’appelait la Maison du Trappeur.

Le premier artiste à s’y installer en 1892 est le peintre Maxime Maufra, de retour d’un séjour en Bretagne. L’endroit devient rapidement un lieu de rencontre, où l’on remarque notamment la présence de Paul Gauguin. Entre 1900 et 1904, l’endroit est occupé par deux groupes d’artistes, des Italiens dont le plus célèbre est Ardengo Soffici et desEspagnols regroupés autour de Paco Durrio. Puis Picasso arrive en 1904 (il y demeure jusqu’en 1909 et y garde un atelier jusqu’en 1912). Sa période bleue étant terminée, il entame les tableaux de la période rose qui prend fin en 1907. En 1907 sa toile Les Demoiselles d’Avignon y est dévoilée marquant le début du cubisme. À cette époque les habitants se nomment Kees van Dongen, Juan batteaux-lavoirs1-300x176 dans LAVOIRS DE FRANCEGris, Constantin Brancusi, Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob. En 1908 le Douanier Rousseau y est accueilli par un mémorable banquet. Le Bateau-Lavoir perd de son animation à partir de la Première Guerre mondiale au profit du quartier de Montparnasse et de La Ruche, son équivalent de la rive gauche. La maison fut aussi surnommée la Villa Médicis de la peinture moderne (par analogie avec la villa Médicis à Rome).

Inscription aux monuments historiques de la partie non incendiée monuments historiques le 31 mai 1965.

Parmi les nombreuses personnes ayant fréquenté l’endroit, on peut citer : Amedeo Modigliani, Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger, André Derain, Raoul Dufy, Maurice Utrillo, Jean Metzinger, Louis Marcoussis, Guillaume Apollinaire, Edmond-Marie Poullain, Alfred Jarry, Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Gertrude Stein, Charles Dullin, Harry Baur, Ambroise Vollard, Daniel-Henry Kahnweiler, Berthe Weill,Jacques Gaston Emile Vaillant, Robert Tatin, Maurice Denis, Kees van Dongen, Endre Rozsda, Ksenia Milicevic, Pierre Mac Orlan, Marie Laurencin, Pablo Picasso, Gen Paul, etc.

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Le Moulin des Lavoirs

Posté par francesca7 le 26 mars 2013

 …. à Saint-Florent sur Cher

Saint-Florent-sur-Cher (18-Le Cher) est une ville qui existe depuis la période gallo-romaine (« vicus aureus », le village doré, puis Bourg-Doré). Le premier monument construit fut l’église paroissiale au 11e siècle. Au 13e siècle s’est installée une seigneurie connue, dépendant directement de la grosse tour de Bourges. Le château servait de centre de contrôle du travail des mariniers et des flotteurs de la Marine Royale pour lesquels deux ports furent construits de chaque côté du pont. Des liens avec les villages voisins se créent grâce à la création d’une route entre Bourges et Saint-Florent en 1803, d’un nouveau pont en 1832, d’un viaduc en 1892 et l’arrivée du chemin de fer en 1893.

Avant 1790, il y avait à Saint-Florent des moulins banaux.

Le moulin de La Chaise, dont il est fait mention dans des actes administratifs de 1713 et 1775, appartenait au Seigneur du Coudray, et était situé sur le bras gauche du Cher. Il a été détruit en 1800.

Le moulin des lavoirs appartenait à la paroisse de Saint-Caprais. C’était une grande minoterie, dont les appareils étaient mis en mouvement par une  turbine hydraulique d’une puissance de 35 à 40 chevaux-vapeur. Ils se composaient de cinq paires de cylindres cannelés pour le broyage du froment, de huit paires pour le convertissage de semoule et gruau, enfin, de huit bluteries (sorte de tamis servant à séparer la farine du son) et d’un sasseur (filtre).

L’usine fabriquait en 24 heures entre 70 et 80 quintaux de farines fines.

Georges Vrinat fut le dernier minotier propriétaire de ce  moulin à froment. En avril 1936, Mr Baudin y installa la Société Centrale d’Oxygène (soudure, puis protection de surface par cadmiage et polissage).

Le moulin brûla en juillet 1960.

Le Moulin des Lavoirs dans LAVOIRS DE FRANCE le-moulin-300x196

LE HAUT FOURNEAU DES LAVOIRS : Témoin de la métallurgie en Berry

Construit en 1842, le haut fourneau des Lavoirs s’inscrit dans la longue tradition de la métallurgie berrichonne, qui remonte à l’Antiquité. Le Berry fut, en effet, une grande région productrice de fonte et d’un fer réputé.

Dans la période 1830-1850, pour répondre à une demande croissante (notamment pour les chemins de fer), des industriels installent des fourneaux, forges et fonderies afin de produire rapidement : fonte, fer et divers objets, et machines. C’est ainsi qu’en 1942, Le Marquis de Travan et demande l’autorisation d’établir un haut fourneau sur sa propriété des lavoirs à Saint-Florent. La force motrice sera l’eau, prise grâce à une dérivation du Cher dans la retenue du moulin des lavoirs. Il est prévu de produire annuellement de 2000 à 2500 tonnes de fonte. Le minerai provient des minières des bords du Cher à raison de 3000 à 4000 m3 par an. Le combustible utilisé sera le coke de Commentry à raison de 8000 m3 par an.

Œuvre du célèbre ingénieur Walter de Saint Ange, le haut fourneau des lavoirs constitue le type achevé d’une nouvelle génération de fourneaux lentement élaboré entre le milieu du XVIIe siècle et la décennie 1820. Au milieu du 19ème siècle, la crise économique va sonner le glas des usines métallurgiques de Rosières et des Lavoirs. Le site des Lavoirs cesse son activité en 1862.

Il nous reste aujourd’hui un bel ensemble bien conservé, qui a été inscrit aux monuments historiques le 31 août 1992. Outre le haut fourneau complet, le site comprend,  le canal de dérivation du Cher amenant l’eau, qui actionnait la roue de la soufflerie, les vestiges de l’ancienne chambre de la machine à vapeur, les chambres des soufflets et la halle de coulée, la maison du régisseur et les logements ouvriers. Enfin, il faut imaginer, sur la hauteur dominant la route départementale,  une halle à charbon (détruite aujourd’hui) ainsi qu’une  rampe d’accès au fourneau.

 

LAVANDIERE de St Florentin sur Cher   : Depuis les temps les plus reculés, le lavage domestique du linge fut une activité dévolue à la femme. Dès le 13ème siècle, la lessive du gros linge est en usage une fois, voire deux ou trois fois l’an. A côté de ces temps forts, il y a, pour le petit linge, le fameux jour de lessive.

Très tôt le matin, les lavandières se rendaient sur les bords du Cher, au lavoir du château, avec leur brouette lourdement chargée : baquet, battoir, brosse, savon et corbeille de linge sale. Une fois agenouillées dans  leur cabasson garni de paille, le travail pouvait commencer.

On lavait le linge au savon de Marseille, aux cristaux de soude ou à l’eau de javel, on le frappait énergiquement avec un battoir pour en extraire la lessive, on le frottait avec une brosse en chiendent, on le rinçait dans l’eau claire, puis on l’égouttait avant de l’essorer. Les lavandières étaient généralement des matrones aux épaules voûtées, aux reins brisés par la génuflexion prolongée, aux bras broyés par le brossage et la manipulation des grosses pièces, des draps lourds et humides, aux mains et aux genoux gelés, crevassés par les hivers rigoureux et l’eau glacée, les doigts déformés par l’arthrite. 

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Le lavoir était cependant le lieu privilégié des rencontres féminines, un peu comme le café pour les hommes. Les nouvelles du village circulaient vite et les langues allaient bon train et souvent les chants résonnaient pour se donner de l’ardeur à l’ouvrage. S’il est vrai que le travail était harassant et les techniques utilisées fastidieuses, il  faut convenir aussi que c’était un monde où l’on s’entraidait et où la solidarité avait vraiment un sens.

Les lavoirs évoquent, de nos jours, une activité révolue. A partir des années 1950, l’arrivée de l’eau sur les éviers, puis l’apparition de la machine à laver le linge, sonneront la fin de cette dure besogne.

Les lavandières n’existent plus, mais leur histoire demeure.

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Les Maison de Pays en Bourgogne

Posté par francesca7 le 25 mars 2013


L’architecture rurale, plutôt variée, est déterminée par la nature géologique du terrain et par le climat bien sûr, par l’activité du cru et par la destination des bâtiments.

Architecture du Vignoble

Entourée de constructions aux multiples influences, la demeure du vigneron, assez typique et raffinée, se distingue. Plus qu’une prospérité longtemps aléatoire, c’est l’art de vivre du vigneron qui a contribué à l’élégance d e l’architecture rural de la Côté.

Concentré dans les villages, l’habitat se cache parfois derrière de hauts murs et d’amples portails ; isolé, au milieu des vignes, il s’entoure de bâtiments annexes plus ou moins considérables et de chais séparés (Clos de Vougeot). On distingue trois catégories : la maison du modeste vigneron ne possédant qu’une seule pièce d’habitation « comme soulevées par la cave » (dont les murs épais et la voûte de pierre conservent la fraîcheur et l’humidité) ; celle du vigneron moyen dotée, en plus, d’une écurie ou d’une petite grange appelée « magasin »= ; la maison confortable du gros propriétaire comportant cuveries et celliers, escalier extérieur protégé par un auvent, grange, magasin, écurie. De petits castels flanqués de tourelles rondes ou carrées aux grands toits pentus peuvent être indifféremment des exploitations viticoles ou consacrées à d’autres cultures. Les demeures de maîtres et d’ouvriers vignerons ont une morphologie identique : l’habitation à l’étage est desservie par un escalier de pierre extérieur au-dessus des caves et des celliers. Galeries, porches et auvents sont largement utilisés pour donner des façades ouvertes et aimables.

Les Maison de Pays en Bourgogne dans Bourgogne abbaye.citeaux

 Mosaïques des toitures

Pour l’étranger, l’image visuelle de la Bourgogne se confond avec les toits de l’Hôtel-Dieu de Beaune, de l’hôtel de Vogüé à Dijon, du château de la Rochepot. L’origine de ces tuiles vernissées polychromes, appareillées en motifs géométriques ; lignes brisées, losanges, entrelacs ou chevrons, est mal connue ; sans doute proviendraient-elles d’Europe Centrale via les flandres. Ces toits décorés étaient chargés de messages symboliques, politiques ou religieux, signalant le statut social d’un notable ou la réputation d’une communauté religieuse ou laïque. Les épis de faîtage sont également en terre cuite vernissée, les girouettes travaillées, et des ergots figurent sur les arêtes des toits à pans coupés, en particulier en Côte d’Or.

a l’arrière Côte, c’est-à-dire sur les « Hautes Côtes » où l’on produit à nouveau du vin, les maisons et dépendances, imbriquées étroitement, sont souvent adossées à une pente, au cœur d’un village-rue accroché à flan de coteau, le plus près possible des vignes. On y retrouve une certaine « sobriété » : le logis très réduit, en surélévation au-dessus de la cave peu ou pas enterrée, sous l’escalier de pierre, protégée des variations de température par l’ampleur du palier appelé localement « plafond » ; le « magasin » quelquefois une grange transformée en cuverie où l’on faisait le vin et entreposait les cuves ; le pressoir, surmonté d’un fenil ou étaient engrangés bottes de paille ou outils.

Sur les reliefs, les vastes toits sont recouverts de tuiles plates fabriquées sur le Senonais et dites « tuiles de Bourgogne », au format long et étroit, d’un brun assez foncé. Les moines cisterciens (notamment ceux de Pontigny sui l’extrayaient de leur argilière) en recouvraient les toits de leurs abbayes. Malheureusement, la tuile mécanique d’emboîtement est venue remplacer ce matériau traditionnel.

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En Mâconnais, les murs des maisons de vignerons sont bâtis avec du calcaire, utilisé presque à sec et sans enduit. Une galerie, protégée par l’avancée du toit, prolonge sur l’extérieur l’ancienne salle commune et sert, l’hiver, à vaquer aux occupations domestiques à l’abri de la pluie, l’été, de cuisine ou de salle à manager. N’oublions pas pour clore ce chapitre la charmante caillebotte ou cabotte, une cabane faite de pierre sèche, parois dotée d’une cheminée, qui sert d’abri au cultivateur pour le déjeuner et stocker les outils.

 

En pays calcaire

le calcaire se durcit en surface et fournit un matériau très résistant. La roche du jurassique se clive en moellons très plats et se délite en minces feuilles (« les laves »). Ces dernières sont des chutes de carrières sans valeur marchande, longtemps utilisées par les couvreurs. Dans les lavières, on levait ou « lavait » les croûtes superficielles pour atteindre la pierre à bâtir. Chaque lave pouvait être calée par des cailloux (comme sur l’église d’Ozenay, village du Mâconnais) pour que l’air puisse circuler entre les  pierres, facilitant l’évaporation de l’eau et évitant le gel. Le poids considérable (de 600 à 800 kg au m²) nécessitait de fortes et coûteuses charpentes, ce qui n’empêche pas nombre de lavoirs et de fontaines  d’en disposer.

Dans le châtillonnais, pays de grandes forêts défrichées, les villages, peu nombreux, sont installés dans les clairières ou le long des vallées. La grande exploitation – la « rente » – comprend de vastes bâtiments autour d’une cour centrale fermée par de hauts murs ; les entrées des granges sont généralement surmontées d’arcs surbaissés. La petite exploitation de la fin du 18ème siècle abrite sous le même toit le logement et les bâtiments d’exploitation ; l’entrée de la grange est surmontée d’un linteau de bois. La pièce commune comporte une porte et une fenêtre accolées sur lesquelles s’alignent les ouvertures du fenil ou du grenier qui bénéficient ainsi de la sécheresse assurée par la chaleur sous-jacente du logement. Le banc ou l’escalier de pierre devant la maison est très fréquentent en Basse-Bourgogne.

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LAVOIR de Dompierre en Morvan

Posté par francesca7 le 26 février 2013

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Dompierre-en-Morvan est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne, proche de PRECY SOUS THIL. Comme son nom l’indique, Dompierre se situe dans le massif du Morvan. Ancien nom : Dompnus Petrus (1151) selon Courtépée.

Les 219 habitants de la commune vivent sur une superficie de 15 km² avec une densité de 15 habitants par km² et une moyenne d’altitude de 380 m.

Autrefois les machines à laver le linge n’existaient pas, les ménagères allaient au lavoir.

A GENOUILLY… Trois lavoirs :

Le premier, le long de la rue principale.

Le deuxième, sur la route de Montigny, à droite. Ce lavoir était non couvert, un ruisseau passait en son milieu. Actuellement il n’en reste que les murs.

Le troisième, toujours existant, se trouve également sur la route de Montigny. La hauteur de ce lavoir couvert permet de laver debout.

A JADRON… un lavoir :

Le long de la route allant à Genouilly, au bord de la mare, qui n’existe plus.

A DOMPIERRE… Un lavoir :

Il se trouve au lieu-dit le « Préna ».

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A COURCELOTTE…. Deux lavoirs :

Le premier au carrefour à l’entrée du hameau.

Le deuxième sur le chemin en direction de l’étang de Cassin.

A VILLARS… Un lavoir :

Sur la route nationale , dans un creux, sur la gauche de la route allant à PRECY sous THIL.

Au début du siècle, la lessive ne se fait que deux ou trois fois par an. Les ménagères se servent de cendre de bois qu’elles mettent dans un sac en toile. Ce sac est plongé dans un cuvier en bois qu’elles remplissent ensuite avec de l’eau très chaude. Puis elles immergent leur linge, qu’elles remuent avec un gros pilon de bois.

Ensuite, elles posent leur cuvier sur une brouette, et se rendent au lavoir ; là, elles s’agenouillent dans une sorte de caisse renversée et remplie de paille ou garnie d’un coussin. Elles prennent le linge au fur et à mesure, le tapent avec un battoir en bois – « le tapou », le rincent dans l’eau courant plusieurs fois, dans un mouvement très ample et régulier. Souvent les paysannes se retrouvent à plusieurs, et cela donne lieu à de multiples conversations.

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Vingt ans après, utilisation de la lessiveuse.

Le linge de couleur est traité à part (chemises des hommes, blouses et tabliers des femmes, etc..) Il est mis à tremper dans une grosse bassine en tôle galvanise, remplie d’au chaude où l’on met fondre des cristaux de soude. Ensuite, les ménagères mettent cette bassine sur une brouette, prennent une brosse de chiendent et un gros morceau de savon de Marseille et partent au lavoir communal.

Dans certains lavoirs de la commune, se trouvent des cheminées et des petits poêles en fonte sur lesquels les laveuses peuvent poser leurs bassines et les faire chauffer. Ces poêles servent également de chauffage.

Le linge blanc (draps, torchons, serviettes, etc…) est traité dans une lessiveuse en fer, dans laquelle se trouve un fond percé de trous sur lequel s’emboîte un « champignon », lui aussi muni de trous, comme une pomme d’arrosoir. L’eau en bouillant monte et se déverse sur le linge, ce liquide s’appelle le « lessu » ou le « laichu ». Une fois le linge bien bouilli, une heure environ, les ménagères transportent les lessiveuses sur une brouette, savonnent, brossent et rincent leur linge dans l’eau du lavoir. Précisons que le linge, dans les lessiveuses, est retenu par quatre petits crochets, pour éviter qu’il ne remonte à la surface.

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Lavoir de Précy sous Thil (21)

Posté par francesca7 le 24 février 2013

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Précy-sous-Thil est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne.

C’est là où j’habite depuis ma tendre enfance….

Historiquement, c’est là que Claude Michel Ernest de Neuchèze est né (16 juin 1807 à Précy-sous-Thil - 24 juin 1859 à Medole), grand officier de la Légion d’honneur, lieutenant-colonel du 8e régiment d’infanterie, tué à la bataille de Solferino.

A Précy sous Thil il y a deux  grands lavoirs… + un tout petit en haut du village !

2eme-lavoir-de-precy-interieur-300x246 dans LAVOIRS DE FRANCESitué aux portes du Parc Naturel Régional du Morvan (nord-Est) dans le département de la Côte d’Or, Précy-sous-Thil est un charmant bourg non loin des plus grands sites bourguignons tels que l’Abbaye de Fontenay, le site d’Alésia, la cité médiévale de Semur-en-Auxois et qui vous invite à la détente dans un environnement verdoyant et calme.

Terre par excellence pour les activités de pleine nature, le pays de l’Auxois Morvan saura répondre à toutes vos envies, qu’elles soient à faire en famille, entre amis ou en couple, vous trouverez de quoi passer un séjour des plus sympathiques à moins de 30 km de Précy-sous-Thil…

Le nom de la commune apparaît en 1024 : Prisciacus (qui signifie domaine de Priscus à l’époque romaine). Précy sous Thil dans le pays de l’Auxois, jouit d’une nature très riche et propice aux activités de loisirs (golf, randonnées, balade à cheval et en attelage), un magnifique point de vue (la Butte de Thil). La « Sentinelle de l’Auxois » comme on l’appelle, c’est-à-dire le château de Thil situé sur la colline de Thil, est considéré comme un des plus anciens château forts de  France.

Il dresse sa tour de défense « l’espionne de l’auxois » (25 m de haut) face à une collégiale du XIVè siècle. D epart et d’autre de l’allée de tilleuls qui relie les deux monuments, on aperçoit les premiers contreforts du Morvan face aux collines de l’auxois.

Mais revenons ici aux deux LAVOIRS de Précy sous Thil, mon village….

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Petite Anecdote sur les Lavoirs :

…. La Guerre au Tonkin : Extrait des « nouvelles du pays » de Mars 1917. Livre de Alain Monin : Quand j’allais à l’école autour de la butte de Thil

« A Courcelotte, quelques kms de Précy, au quartier surnommé Le Tonkin, à l’époque des Lavoirs, de vieilles rancunes sommeillent depuis longtemps et de fréquentes disputes éclatent entre voisines. Ces jours derniers, une bataille ne règle a eu lieu entre laveuses sur le bord d’une mare communale située sur le pâtis de Pierre Grosse. La lutte s’est terminée d’une façon tragicomique pour l’une d’entre elles< ; l’objet de la contestation ? Vouloir, pour deux laveuses, occuper la même place. Là-dessus, copieux crêpage de chignon et distribution de horions à coups de battoir…

Survient une voisine qui prend parti contre la première, si bien que celle-ci, après des efforts désespérés, perd l’équilibre, bat l’air de ses bras et s’écrase dans la mare.

L’acharnement des deux autres ne s’arrêta pas là ; elles voulurent faire boire un coup à leur victime, et sans l’arrivée de M L…, que la scène avait attiré, elle eut, paraît-il, fait la carpe pour de bon. Elle en fut heureusement quitte pour un bain froid, fort désagréable en cette saison. Le lendemain, la gendarmerie mandée fit une descente sur les lieux et dressa des procès-verbaux.

Mesdames les laveuses, qui avez l’ardeur si belliqueuse, que n’êtes-vous sur le front, à côté de nos poilus ? Vous y feriez bonne figure et vous seriez sûres d’y récolter, au lieu de procès-verbaux, des citations à l’ordre du jour et des décorations de toutes sortes ».

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petit lavoir rénové, en haut de Précy, à 700 m environ de chez moi !

A PRECY sous THIL, les lavandières de l’époque utilisaient ces emplacements ; je m’en souviens moi-même puisque à mon très jeune âge, 3-4 ans il me semble, j’accompagnais ma maman …

je vous avouerai qu’un jour, pas fait comme un autre, j’ai fait une chute à trop me pencher pour atteindre l’eau du lavoir et oups ! je me suis retrouvée dans la rivière. Heureusement plus de peur que de mal mais je me souviens avoir eu très froid…. Maman me racontait souvent cet exploit en disant qu’elle m’avait rattrapée par ma robe !

 L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques en rénovation, aux styles architecturaux d’une grande variété selon les régions et périodes historiques. Ahhh !!! ce lavage du linge une fois la semaine !!! c’était pas drôle en hiver….  D’ailleurs c’était mon père lui-même qui m’avait également confectionné  un petit caisson, à ma taille, comme celui de ma mère, afin de reposer mes genoux sur un coussin et afin d’y mettre ma petite brosse et mon savon de Marseille découpé, car sinon il était bien trop gros pour ma petite menotte.

Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée. Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

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