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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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La vraie nature des catastrophes naturelles

Posté par francesca7 le 3 mai 2016

« Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature . » (Citation Anatole France)

Les catastrophes dites naturelles sont présentées de nos jours comme inéluctables, même si la responsabilité de l’homme dans ce qu’il est convenu d’appeler les « changements climatiques » semble établie. En revanche, manque encore cruellement la prise de conscience de ce qu’est la nature profonde de la planète Terre sur laquelle nous vivons.

La mer et l’océan appartiennent à la Terre,

les forêts appartiennent à la Terre,

les oiseaux et les animaux appartiennent à la Terre,

et l’homme appartient à la Terre.

Cette appartenance crée des liens.

Si la terre souffre, l’homme entre en souffrance,

Si les animaux souffrent, l’homme entre en souffrance,

Si la forêt souffre, l’homme entre en souffrance,

Si l’océan souffre, l’homme entre en souffrance,

car l’océan l’a enfanté, le végétal l’a nourri,

et l’animal l’a accompagné dans ses travaux les plus pénibles. 

terre

La terre est une entité vivante

Dans les anciens temps, les liens que les hommes avaient tissé avec la Terre étaient emprunts de sagesse et d’amour. L’arrivée, voilà deux milles ans, d’une religion dominatrice a dénigré ce rapport privilégié. Le culte d’un dieu solaire crucifié n’a pas su ressusciter dans l’âme des terriens le respect et l’amour de la nature. L’attention portée au Ciel amena progressivement le dépréciation de la vie terrestre. Les rites dédiés à la Terre furent considérés comme « païens ». L’adoration du Ciel fit oublier la Création, comme si une fois créée , elle avait cessé de se recréer à chaque instant. Seuls les poètes et les artistes gardèrent le secret de la « présence divine » sur terre. Ils chantèrent et chantent encore la beauté des arbres, des fleurs, des oiseaux, des animaux sauvages et des lacs perdus dans les montagnes.
Science sans conscience conduit a la perte

Si de nos jours l’écologie, « les verts » et Green Peace ont apporté un contre poids à la dérive d’un monde industriel polluant et destructeur, leurs idées ne parviennent pas à toucher le cœur de la majorité des hommes. Pollutions et pillages du sous-sol continuent, sans que dans l’opinion publique, personne ne dise clairement : stop, assez, arrêtez ! La catastrophe annoncée par les scientifiques éclairés n’est pas tant dans le réchauffement de la planète que dans la perte de conscience des individus de leur appartenance à la Terre. Comment les hommes peuvent-ils fabriquer dans leurs usines des bombes, des bombardiers, des mines anti personnelles, des poisons et le soir rentrer tranquillement chez eux pour s’occuper de leurs enfants… que ces mêmes bombes et ces mêmes poisons risquent un jour de conduire à la mort? Comment aucun organisme international ou national n’a proposé de loi pour interdire cette industrie mortifère ?

La géographie sacrée

Si la violence s’exerce sur les humains par voie d’un arsenal de destruction, la Terre n’est pas exempte d’attaques analogues par l’industrie et les cultures intensives. Ceux qui s’intéressent à la géobiologie savent que la terre se présente comme un organisme vivant avec ses réseaux énergétiques sacrés, ses points de ressourcement et ses zones pathogènes. La géographie sacrée explique comment les différents hauts lieux telluriques sont reliés les uns aux autres. Tout cela pour dire que la Terre n’est pas qu’un simple amas de roches refroidies ou en fusion. C’est un organisme vivant qui possède sa structure énergétique et son aura. C’est d’elle que dépend la vitalité des lieux . Or les niveaux énergétiques des régions varient en fonction de leur passé historique, de l’industrie implantée, et du comportement humain. Il y a donc un lien direct entre la manière de vivre et de produire d’une région et la santé de ses habitants  !

Pour comprendre plus facilement de quoi il s’agit, on peut dire que l’univers terrestre se comporte à la manière d’une pile électrique dont l’électrode « plus » est le ciel et l’électrode « moins », la terre. Les géobiologues parlent de l’équilibre cosmo tellurique. Ces différences de polarité donnent lieu à des échanges énergétiques constants qui alimentent le Vivant . Lorsque dans les maisons, ces équilibres sont rompus, le lieu de vie devient pathogène par insuffisance d’énergie. Cette carence est due à la nature des constructions (béton armé) et à la présence des activités industrielles qui dénaturent les rapports cosmo telluriques comme c’est par exemple le cas des réémetteurs de téléphone sans fil et des radars. Des répercutions sur la santé se font ressentir au bout de quelques années. Tout est en interaction !

 

YTERRE

Les réactions de la terre

Si on regarde la Terre avec les yeux de l’âme, on constate qu’elle souffre. Les rationalistes diront et penseront qu’il y a toujours eu des catastrophes, que ce qui se passe actuellement est dans l’ordre des choses. Certes, mais l’ordre naturel est bouleversé et chacun le ressent : le soleil ne « chauffe » plus comme avant, il « brûle ». Il existe dans l’univers une loi de causes à effets .. Ce qui vient de se passer en Asie est éloquent. En lecture symbolique, la Terre se défend : l’océan refoule les hommes vers l’intérieur des terres, les pluies diluviennes et les tempêtes chassent les pollutions. La Terre se purifie. Cette lecture n’est pas habituelle, elle peut surprendre, mais ne serait-il pas urgent d’apprendre à lire les évènements autrement ?

Plus rationnellement, comment ne pas voir que les tempêtes dévastatrices résultent d’une politique de déforestation excessive, que les récifs de corail abîmés par la pollution ne freinent plus les vagues et que la terre recule dans bien des endroits et enfin que le niveau de la mer (toujours elle) monte ! Quant aux tremblements de terre ou de mer , il faut savoir que le pompage des nappes de pétrole supprime progressivement les « coussinets » d’amortissement des secousses telluriques. Tout se passe comme si on dégonflait progressivement les pneus d’une voiture qui roule…Enfin, les inondations sont dues au fait que plus rien n’arrête l’écoulement des eaux de pluies. Dans de nombreuses régions, la suppression des haies (véritables nichoirs naturels pour les oiseaux) et les fossés le long des routes en sont l’une des causes. D’autre part, les modes d’agriculture intensive à base d’engrais chimiques contribuent à lessiver les terres faute d’humus. Résultat : le niveau du lit des rivières monte et en périodes de fortes pluies provoque les catastrophes dites naturelles.

Le respect du monde animal

Alors que faire ? Reprendre ses esprits ! Réaliser autour de soi un univers respectueux de la planète et donc de ses occupants à deux ou quatre pattes. Ne plus cautionner les expériences de laboratoire sur les animaux. Ne plus participer aux massacres des animaux d’élevage en adoptant une alimentation végétarienne. Contrairement aux idées reçues, l’homme n’est pas fait pour manger de la nourriture cadavérique : ses intestins sont longs comme ceux des herbivores (les intestins des carnivores sont courts pour empêcher la putréfaction de s’opérer au cours de la digestion). Sa dentition n’est pas celle d’un carnivore ! Sur un plan global, l’élevage du bétail nécessite beaucoup de fourrage et donc de terres agricoles, ce qui prive les régions pauvres de ressources alimentaires naturelles. Dans l’essence des choses, l’homme est fait pour manger « les fruits de la terre », ceci dans tous les sens du terme. D’après les statistiques les plus sérieuses, les végétariens sont en bien meilleure santé que les omnivores. La nourriture végétarienne allège le corps et augmente le niveau de conscience. La souffrance des animaux s’inscrit dans leur chair et produit des toxines qui encrassent l’organisme « des mangeurs de viande ». Les expériences sur la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste et du Dr Masaru Emoto sans oublier celles de la radiesthésie appliquée* montrent que tout élément liquide se charge des énergies qu’il reçoit. Le sang des animaux massacrés véhicule des énergies de souffrance et rien ne dit que bon nombre de maladies ne proviennent pas simplement de cette dose de stress mortel emmagasinée dans les aliments carnés !**

L’écosanté

Il faut savoir que les évidences d’aujourd’hui contredisent celles d’antan, époques où les hôpitaux n’atteignaient pas des tailles gigantesques et où les maladies ne progressaient pas au point où la notion même de « médecin traitant » attaché à tout un chacun est devenue une normalité, comme s’il était naturel d’être malade et d’avoir besoin de protéger sa santé.. ! Cette dernière est d’abord spirituelle, puis mentale et émotionnelle. La maladie physique n’est que la conséquence de la dégradation de l’ordre naturel ! La santé des hommes est liée à celle de la terre . Les deux sont associées et il serait urgent de développer le concept d’ écosanté ! Comment peut-on imaginer être en bonne forme lorsque la terre sur laquelle nous vivons est épuisée, lorsque les aliments que nous consommons sont truffés de conservateurs  et carencés en énergie !Soigner les hommes et soigner la planète relève d’une démarche indissociable.

L’expérience de tout géobiologue montre du reste que personne ne peut demeurer en bonne santé dans un habitat malsain. C’est un exemple flagrant du rapport étroit existant entre l’individu et son environnement. En apprenant à « soigner » les maisons et les lieux de travail, on constate des effets immédiats non seulement sur la santé de ses habitants mais également sur leur psychisme***. Il existe entre la terre et l’homme un rapport privilégié qui constitue l’une des plus grandes richesses qui soit.

La pensée globale

La pensée analytique a fait de l’homme un savant aveugle qui a cessé de voir l’ensemble et les ensembles. Le développement des facultés du lobe droit par la pratique journalière de la pensée analogique (écosystèmes), du dessin, de l’image et de l’art (parents pauvres de l’enseignement) est en mesure de combler ces lacunes.. Il est important de redonner à chacun le sens de la responsabilité dans la diversité et l’épanouissement de l’être. La relève arrive au niveau des nouvelles âmes incarnées sur terre. Certains les appellent indigo. Il en existe partout dans le monde. Peu importe le terme. L’urgence est de leur donner la parole et d’arrêter d’écouter tous ces savants qui ressemblent de plus en plus à des docteurs Knock et Folamour tant leurs discours sont enfermés et enfermants dans leurs certitudes tragiquement dépourvues de la conscience de l’écoréalité .

Serge Fitz.

* L’auteur anime dans le cadre de l’association Terre et Ciel des ateliers de formation à la radiesthésie appliquée (www.Lequadrant.com )
** pour plus d’informations, consultez l’ouvrage de l’auteur : « Les autres causes de la maladie » aux éditions Quintessence .
* * * Pour en savoir plus se reporter au livre de l’auteur « Bien vivre sa maison / manuel de géobiothérapie » aux éditions Quintessence.

Publié dans FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE, LITTERATURE FRANCAISE | Pas de Commentaires »

De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

Publié dans FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, Nièvre, Saône et Loire | Pas de Commentaires »

LA VANNERIE EN MORVAN

Posté par francesca7 le 2 février 2016

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Les plus anciens objets de vannerie datés par la technique de datation au carbone 14, remontent à plus de 10 000 ans, c’est-à-dire bien avant les premières poteries. Ces pièces de vannerie ont été découvertes à Fayum en haute Égypte. D’autres, remontant à plus de 7000 ans, ont été trouvées au Moyen-Orient. Cependant, ces objets étant constitués de matériaux biodégradables, il est rare d’en exhumer. Leur conservation dans le temps est liée à des conditions très particulières. Par exemple, la sécheresse en Égypte ; ou au contraire, le milieu anaérobique des tourbières ou des lacs. Parfois, on trouve traces de vanneries imprimées sur de la poterie, le tressage servant alors de support pour agglutiner l’argile et lui donner sa forme. La maîtrise technique est telle qu’elle conduit à s’interroger sur l’existence d’artisans spécialisés dans ce travail des végétaux.

La vannerie fut d’une importance économique très grande, mais de nos jours, elle se raréfie surtout en raison de la lenteur et du manque de mécanisation de la fabrication et ses conséquences.

Généralement, le vannier cultive son propre osier ou le récolte en pleine nature. Cette plante qui pousse sur tous les terrains humides nécessite peu d’entretien. Mais pour être utilisé en vannerie, l’osier doit être lisse, souple et régulier sur toute sa longueur.

La pratique de la vannerie demande très peu d’outils, couteau de vannier à bout légèrement recourbé, différents modèles de fendoirs faits de bois dur (buis, houx) destinés à fendre les brins d’osier dans leur longueur en trois ou quatre parties égales ; le trusquin destiné à ôter la moelle des brins refendus et, en passes successives, à diminuer l’épaisseur pour obtenir des brins plats d’une grande souplesse (éclisse) ; le ciroir ou peleuse (aujourd’hui mécanisé) destiné à écorcer les brins d’osiers qui prendront alors le nom d’osier blanc ; la batte qui est une sorte de marteau plat, a deux fonctions : en premier, égaliser par tassage les motifs de tressages entre les montants au cours des phases successives de fabrication ; en second, le trou calibré dans le bout du manche est une solide clé qui aide au pliage des brins de très forte section.

D’autres outils non spécifiques complètent l’outillage : serpettes, poinçons, maillet en bois et sécateur dont l’usage s’est généralisé tant pour la récolte que pour le travail à l’atelier.

Après avoir coupé les tiges d’osier, le vannier en fait des bottes qu’il plonge dans l’eau. L’osier peut être utilisé soit à l’état brut, soit après écorçage. Pour retrouver toute sa souplesse, l’osier brut – aussi appelé osier noir ou osier vert – doit passer une semaine dans l’eau. Ensuite il reste souple, donc facile à travailler pendant deux semaines environ. En revanche, l’osier blanc, c’est-à-dire l’osier dont le vannier a enlevé l’écorce, ne demande qu’une heure de trempage mais l’artisan doit l’utiliser aussitôt puisqu’il faut à l’osier blanc entre un quart d’heure et trois heures pour sécher et par conséquent perdre sa souplesse.

Vannerie en Morvan

En Morvan, le seigle était la céréale la plus cultivée. Les Morvandiaux ont su développer un savoir-faire pour valoriser au mieux toutes les parties de cette plante. Ainsi, les grains étaient utilisés pour faire le pain et la paille servait pour la couverture des toits de chaume et pour la vannerie.

Le vannier travaille souvent à l’extérieur et son outillage reste assez simple. Il se compose d’une serpe pour couper les tiges, d’un couteau pour tailler les brins, d’un fendoir pour fendre les plus gros brins et de poinçons afin d’écarter les brins pour installer une anse de panier par exemple.

Pour faire un panier, le vannier commence toujours par le fond. Il tresse les brins de façon à former une étoile. Les branches de cette étoile sont toujours en nombre impair. Ensuite, l’artisan entrelace les brins autour des branches de cette étoile. Le tressage se fait soit à plein, quand les brins sont calés les uns contre les autres, soit à jours, lorsqu’il y a un vide régulier entre les brins.

Alors qu’elle était encore très utile il y a quelques décennies, la vannerie a perdu de son importance notamment à cause de l’usage de nouveaux matériaux tels que les matières plastiques.

Un vannier est un artisan qui tresse des fibres végétales, l’osier en général mais aussi beaucoup la paille de seigle en Morvan, pour confectionner divers objets comme les vans (d’où son nom), les paniers de toutes formes, les corbeilles, les hottes mais aussi des chaises, des fauteuils, des berceaux, des ruches, des bonbonnes ou encore des nacelles de montgolfières.

Les articles de vannerie vont des jouets en bois aux cabas pour le marché, des tapis aux range-couverts, des paniers à bois aux glaneuses, des coffres pour enfants aux nattes en rabane, des chaises hautes aux hamacs, des paniers colorés pour la plage aux corbeilles à pain, etc.
Le plus souvent, ces articles sont réalisés avec différentes matières premières: moelle de rotin, canne, herbe de mer, toron, paille dorée, etc.

 

http://www.famille-bretet.net/METIERS%20D%20AUTREFOIS%20-%20Le%20Vannier.htm

 

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, Morvan | Pas de Commentaires »

Persistance des Celtes

Posté par francesca7 le 3 décembre 2015

 

 

construction_murailleSoumis à Rome, les Celtes ont adopté la civilisation romaine, principalement dans les villes, tout en conservant leur part d’originalité : cultes traditionnels assimilés au panthéon romain, survivances linguistiques jusqu’au Bas-Empire, communication au monde méditerranéen des techniques inventées en pays celte, part considérable prise à l’activité économique. Mais ils se sont aussi regroupés dans les « finistères » de l’Europe occidentale, où ils ont reflué, poussés par d’autres peuples : Bretagne française, pays de Galles, Écosse et surtout Irlande, qui n’a jamais été touchée par Rome et où la civilisation celtique a pu demeurer vivace, sinon tout à fait intacte, pendant le Moyen Âge, après que ce pays eut été, dès l’Antiquité, avec l’archipel britannique dans son ensemble, considéré comme le pays par excellence de la sagesse druidique. L’Irlande possédait alors les structures celtes, qu’elle conserva ensuite : la division en tribus et clans, la clientèle, enfin le druide, qui laissa sa place au barde avec les progrès du christianisme.

L’évangélisation par saint Patrick, au ve s., allait ouvrir la voie à une chrétienté originale, qui eut un certain mal à vaincre les druides, mais qui s’installa dans le monde celtique : l’abbé, devenu le chef d’un clan monastique, se recrutait souvent dans le même clan que son prédécesseur. On lui accordait une autorité considérable, auprès de laquelle l’évêque avait peu de poids. Les monastères étaient bâtis en pans de bois, dans la meilleure tradition technique celte. La tonsure des moines celtes était en demi-lune, d’oreille à oreille : les gens du continent lui reprochaient d’être une tonsure druidique ! Érudits, ces moines copièrent d’admirables manuscrits, comme le Livre de Kells (viie s.), dont les miniatures à entrelacs évoquent à la fois les stylisations des monnaies gauloises et une manière orientalisante introduite avec le monachisme lui-même. Enfin, ce furent des apôtres actifs et voyageurs qui allèrent évangéliser le continent : parmi eux, saint Brendan et ses compagnons, et surtout saint Colomban, dont les fondations monastiques (Luxeuil, Bobbio) devinrent des foyers de christianisme fervent.

La population celte d’Armorique reçut vers le même temps un contingent de fuyards de Bretagne insulaire, « formant le mélange le plus celtique qu’il soit possible de concevoir » (A. Rivoallan).

Quant aux langues celtiques, elles ont subsisté sous la forme du gaélique, du gallois et du breton.

Avec l’expansion des peuples celtes au cours du iie et du ier millénaire av. J.-C., le celtique connut une large diffusion dans toute l’Europe de l’Ouest et pénétra en Espagne (Celtibères), en Turquie (Galates) et jusqu’en Irlande et en Écosse. Il y avait de tels liens entre le vieux celtique et l’italique qu’on a pensé que, vers la fin du IIe millénaire avant J.-C., ils formaient une langue unique.

Le celtique s’est subdivisé en plusieurs idiomes, qu’on répartit traditionnellement en deux groupes : le premier est formé par le celtique continental, ou gaulois ; le second rassemble deux types de dialectes : d’une part le gaélique, qui comprend l’irlandais, le gaélique d’Écosse et le manx ; d’autre part le brittonique, auquel appartiennent le breton, le gallois et le cornique. Le cornique et le manx sont aujourd’hui éteints, les autres langues sont encore utilisées par près d’un million et demi de personnes. Le breton a été apporté (entre le ve et le viie s.) par des peuplades d’outre-Manche qui colonisèrent l’Armorique, où le gaulois était peut-être encore parlé.

Littérairement, la tradition celtique a connu de longues périodes de léthargie et de brusques renouveaux. Les fondements débouchent, à travers la christianisation, sur l’épopée gaélique (Mabinogion, cycle d’Ulster, cycle d’Arthur), tandis que le mythe de Tristan cristallise pour toute l’Europe la naissance du lien d’amour et de courtoisie. La première résurrection celtique sera, au xviie siècle, dans le domaine anglais, l’œuvre d’érudits au moment même où disparaissent les autonomies (Écosse, Irlande, Cornouailles). Mais les créateurs celtes continueront à tenter de s’imposer en anglais, avec succès d’ailleurs comme en témoignent Wilde, Synge, Yeats, Joyce ou McDiarmid.

En Bretagne, après la redécouverte du folklore populaire, la renaissance celtique du xxe siècle est l’œuvre des intellectuels et de revues littéraires particulièrement actives.

 

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Franche-Comté, la belle verte

Posté par francesca7 le 27 octobre 2015

franche-comte-gorges-noailes 

L’Est de la Franche-Comté est jurassien, l’Ouest flirte avec la Bourgogne, le Nord est vosgien et le Sud presque bressan, le tout est franc-comtois. La Franche-Comté est une région qui se partage entre la sévère beauté des hauts plateaux, des cascades, des rivières et des forêts.

La Franche-Comté, paradis du tourisme vert ! La formule peut paraître sortie d’un dépliant touristique, mais elle colle parfaitement à ces quatre départements dont l’arbre couvre presque la moitié de la superficie. La forêt est omniprésente, et l’on peut se perdre dans des ensembles forestiers parfois très vastes, secrets et profonds. Si le vert tient une place prépondérante en Franche-Comté, le bleu n’est pas en reste, avec 5 350 km de cours d’eau navigables, plus de 80 lacs et quelques milliers d’étangs. On considère l’eau comme un bienfait de la nature. Il ne pleut pas plus qu’ailleurs, mais ici les saisons sont encore plus marquées : les étés sont chauds, les hivers rudes. Ce qui est un atout : lorsque la neige recouvre les montagnes jurassiennes, les skieurs remplacent les randonneurs dans les villages transformés en stations de sports d’hiver à taille humaine. Un pays qui compte tant de fromages au caractère puissant (morbier, comté, mont-d’or, cancoillotte…), de vins charpentés (vin jaune, champlitte ou arbois) et de produits dont le nom seul évoque les saveurs (la montbéliard, la morteau, le jambon de Luxeuil, les cerises de Fougerolles…) mérite qu’on y pose son sac un petit moment.

Des signes d’occupation humaine datant d’environ 700 000 ans ont été retrouvés dans la vallée supérieure de la Saône, le versant sud des Vosges, la Trouée de Belfort, la bordure occidentale et les premiers plateaux du Jura. Ces hommes taillaient des pierres, confectionnaient des armes en silex ou en os et vivaient dans des cavernes. Une dent d’enfant datant de 400 000 ans a également été découverte à Vergranne, près de Baume-les-Dames. Ces découvertes attestent de la présence de l’homme en Franche-Comté au paléolithique inférieur.
Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l’Antiquité. À l’origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par lesFrancs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l’époque, du Royaume de Bourgogne, du Saint-Empire romain germanique, des Etats Bourguignons ou du royaume de France, elle fut une possession des rois d’Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n’est qu’en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d’annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l’époque.

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabiefprincipalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d’Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d’avril à septembre.

Héritière d’une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments- son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font un panorama époustouflant.

Franche-Comté, la belle verte dans Bourgogne 220px-MontbeliardeLe franc-comtois est une langue romane appartenant à la famille des langues d’oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d’un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura et dans le Jura bernois (Suisse) ainsi qu’une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l’ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l’ensemble linguistique « arpitan ».

L’arpitan constitue l’une des trois grandes langues romanes avec l’occitan (langue d’oc) et le groupe des langues d’oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d’oïl et la langue d’oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe trois variantes dialectales parlées dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien, appelé aujourd’hui arpitan comtois, le sauget, et le bressan.

L’arpitan comtois connait depuis 2012 un regain d’intérêt grâce à la sélection de l’artiste salinois Billy Fumey pour la demi-finale du LIET International.

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

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Les grottes de Niaux

Posté par francesca7 le 3 mars 2015

 

400px-Niaux,_bisonsl’une des plus célèbres et des plus remarquables grottes ornées de peintures du paléolithique supérieur, qui sont attribuables au magdalénien, et datent d’environ 12 000 ans avant notre ère.

La grotte de Niaux, dite aussi « la Grande Caougno » ou « la Calbière », est située à près de 700 mètres d’altitude, à 5 kilomètres de Tarascon-sur-Ariège (Ariège). Elle se compose de plusieurs galeries dont le développement atteint 2 kilomètres, au sein d’un réseau souterrain d’environ 15 kilomètres de longueur. Des visiteurs s’y sont sans doute introduits dès le XVIIe siècle, mais les peintures préhistoriques ne furent reconnues qu’au début du XXe siècle.

La localisation de cet art pariétal - dans les profondeurs obscures - indique que le site n’était pas un lieu couramment habité, mais un espace destiné au rituel. Les premières peintures apparaissent à environ 500 mètres de l’ouverture de la grotte, sous la forme de signes schématiques rouges et noirs - points et bâtonnets -, qui paraissent marquer l’entrée du sanctuaire. Celui-ci se trouve à l’extrémité d’une première galerie - dite « le Salon noir », à cause de la couleur dominante des peintures, qui comptent parmi les œuvres majeures de l’art préhistorique. Plusieurs dizaines d’animaux sont répartis en six panneaux principaux, séparés par des parois non ornées, et qui se distinguent par la taille différente des représentations. Il s’agit surtout de chevaux et de bisons, deux espèces qui, comme l’a montré André Leroi-Gourhan, symbolisent le dualisme masculin-féminin, cette thématique étant caractéristique de l’art des grottes. Bouquetins et cervidés sont en position marginale, ainsi qu’un certain nombre de signes, peints en noir, rouge ou brun. Sur le sol argileux, et en général protégées par des renfoncements de la paroi, plusieurs gravures d’animaux (bisons, chevaux, bouquetins, poissons) ont échappé à une destruction totale provoquée par le passage des visiteurs. Ces vestiges - très rares - font aussi l’intérêt archéologique de Niaux.

Au-delà du Salon noir, le réseau de galeries se poursuit et traverse plusieurs petits lacs. Cette partie moins accessible est ponctuée de peintures représentant surtout des chevaux et des bouquetins. Leur exécution, plus rapide, est l’indice d’une fréquentation très occasionnelle. En vidant des lacs intermédiaires, les spéléologues ont pu atteindre en 1970 une autre galerie décorée, dite « réseau René-Clastres », dans laquelle on devait pénétrer, à l’époque préhistorique, par une entrée plus directe, aujourd’hui colmatée. On y a trouvé de nombreuses empreintes de pieds laissées par trois enfants, des fragments de torches en pin carbonisé et plusieurs peintures noires : signes, bisons, cheval, ainsi qu’une belette, la seule connue dans l’art paléolithique ; curieusement, à quelques dizaines de mètres de là, gisait le squelette d’une belette…

L’art de Niaux, comme l’art paléolithique en général, n’a pas pour objectif une simple représentation paysagère figurative : aucun élément du paysage n’est représenté (flore, soleil, montagnes, etc.). À l’exception d’un petit bouquetin qui semble prendre appui avec ses pattes avant sur une fissure du rocher pouvant figurer une ligne de sol, les animaux semblent flotter sur les parois de la grotte, épousant la forme de celle-ci. Seuls des animaux de grandes dimensions semblent représentés, de préférence ici des herbivores. L’ours ou le loup ne sont pas représentés alors qu’ils étaient présents dans la région.

Un siècle de fouilles dans la région a permis de mettre en évidence des campements saisonniers, établis par des groupes humains du Paléolithique supérieur venus chasser le bouquetin ou le renne, entre autres. Semi-nomades, certains passaient neuf mois par an dans le piémont pyrénéen pour redescendre plus bas dans la vallée durant la saison hivernale. L’économie était basée principalement sur le travail de la peau, des bois et des os de rennes. L’une des premières hypothèses concernant l’art pariétal du Paléolithique supérieur dans toute la chaîne pyrénéo-cantabrique a été par conséquent liée à la chasse : les œuvres seraient des représentations de scènes de chasse (des flèches semblent dessinées sur certains animaux du « Salon noir ») et auraient été réalisées dans le cadre de cérémonies aux esprits pour s’assurer une bonne chasse (représentation seulement de grands herbivores).

Une hypothèse émise dès la fin du xixe siècle et remise au goût du jour récemment, notamment par Jean Clottes met en relation l’art paléolithique avec le chamanisme. Dans la plupart des représentations pariétales paléolithiques (que ce soit à Niaux ou ailleurs, àLascaux par exemple), les chevaux et les bisons sont très fréquemment figurés alors qu’ils ne font pas partie des espèces les plus chassées, ni pour la consommation de chair, ni pour la fabrication d’outils. Les représentations sont stylisées et conventionnées (pattes en triangle, la queue ne touchant jamais l’arrière-train) et suivent les formes de la paroi. Par ailleurs, certaines grottes voisines contiennent des représentations de prédateurs. L’hypothèse du chamanisme consiste donc à voir dans la grotte de Niaux un lieu privilégié de rencontres entre l’homme et le monde des esprits de la nature, qui transparaissent à travers les parois de la grotte. Il s’agit alors d’un système social et mystique dans lequel l’interaction avec les esprits naturels fait partie intégrante du quotidien.

La grotte de Niaux est ouverte au public. Les visites se font dans le respect de règles précises afin d’assurer la conservation des œuvres pariétales. Les visites se font par petits groupes de 20 personnes au maximum et sont conduites par un guide.

Image illustrative de l'article Grotte de NiauxIl n’y a pas de système d’éclairage permanent installé dans la grotte. Chaque groupe s’éclaire donc à l’aide de lampes électriques portatives, sur un parcours de 800 mètres, jusqu’au « Salon noir » qui renferme la majorité des peintures visibles. L’autre partie ornée de la grotte, appelée Réseau Clastres, n’est pas ouverte à la visite.

La visite emprunte des passages étroits et s’effectue sur le même sol que les magdaléniens parcouraient.

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le Surplomb du lac Blanc des Vosges

Posté par francesca7 le 12 février 2015

 

 

Lac_Blanc_et_Rocher_Hans_depuis_le_chaos_de_pierresLe lac Blanc est un lac d’altitude du massif des Vosges. Il se situe sur le ban de la commune d’Orbey en Alsace. Une importante roche appelée Rocher Hans domine le lac, elle-même coiffée d’une statue de la Vierge.

La station du Lac Blanc dans la vallée de Kaysersberg, adossée aux montagnes des Vosges, offre une palette complète des sports d’hiver. 
Un rapide coup d’œil pour vous mettre l’eau à la bouche (et les skis aux pieds) : 5 sentiers balisés pour la pratique de raquette à neige, 77 km de pistes de ski de fond, 14 km de pistes de ski alpin. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts!

Vous vous sentez fébrile sur vos skis ou vous désirez perfectionner votre style ? Pas de problème, l’école de ski français (ESF) et ses moniteurs sont là pour vous enseigner techniques et plaisir sur les pistes. Mais l’air pur de la montagne, ça creuse! Ca tombe bien car sur la station il y a de quoi se sustenter et de contenter les appétits les plus voraces ou les petites faims. Plats classiques ou traditionnels, chocolat ou vin chaud, faites votre choix !

Mais la station du Lac Blanc a aussi la tête dans la lune. 4 jours par semaine, la station reste ouverte de 17h à 22h pour skier en nocturne (en alpin uniquement) à la lueur des étoiles.

Pour s’y rendre rien de plus simple. Muni de pneus neige (ou de chaines), la station est à environ une trentaine de kilomètres de Colmar et une vingtaine de Kaysersberg.
Durant les week-ends et les vacances scolaires, un service de bus est assuré au départ de Colmar et des principaux villages de la vallée ; la navette Lac Blanc Express

Le lac Blanc est un lac d’altitude du massif des Vosges qui se situe sur le ban de la commune d’Orbey. Il tient son nom de la couleur du sable cristallin tapissant son fond. Situé à 1055 mètres d’altitude, il occupe un cirque glaciaire naturel, dans un cadre composé de rochers et de sapins. Le lac est dominé par un rocher en forme de forteresse appelé le « château Hans ». Une légende raconte qu’un cruel seigneur vivait dans le château qui surplombait jadis le rocher et terrorisait la population. Aujourd’hui le « château Hans » est avant tout un magnifique point de vue permettant d’admirer le Lac Blanc. Une statue de la Vierge, perchée sur le rocher Hans, domine le lac.

 

Lac Blanc et Lac Noir

Les deux lacs, naturels, datent de la période glaciaire et sont nichés dans le paysage sauvage du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. L’aménagement du Lac Blanc et du Lac Noir associe de façon originale les deux lacs naturels dans un système de transfert d’énergie par pompage/turbinage. C’est la première installation française de ce type, construite de 1928 à 1933 par le groupe industriel de René Koechlin, l’inventeur de l’aménagement hydroélectrique du Rhin. Elle avait pour but de produire de l’électricitéaux heures de pointe, tout en utilisant la production de nuit de Kembs, première centrale française du Rhin. L’exploitation et la maintenance sont assurées par les équipes du Rhin. La centrale est reliée aux hommes 24 h sur 24. Tout dysfonctionnement est enregistré par un automate qui met l’installation en sécurité et transmet un message d’alarme par téléphone à l’agent de service. Celui-ci intervient à distance ou sur place selon l’évènement. Propriété de l’EDF depuis 1946, la station a été rénovée et modernisée de1990 à 2002. L’originalité de fonctionnement de l’ouvrage consiste à échanger la même eau entre le Lac Blanc et le Lac Noir, séparés par 120 mètres de dénivelé. La production d’électricité est réalisée lors des pointes de consommation par le turbinage de l’eau du bassin supérieur. En faible consommation, l’eau du bassin inférieur est renvoyée dans le Lac Blanc par pompage pour y être stockée jusqu’au prochain besoin. Cette opération consomme de l’électricité mais au coût des « heures creuses », d’où son atout économique. Compte tenu de la rapidité de la mise en service des groupes (80 000 kW) en 7 minutes, pendant 6 heures (si nécessaire), le Lac Noir constitue un maillon intéressant dans la sécurité d’alimentation électrique des clients. Le fonctionnement est entièrement piloté à distance depuis un centre de commande régional.

 le Surplomb du lac Blanc des Vosges dans LACS DE FRANCE 1024px-Lac_blanc_Vosges

A propos de la station: La station le Lac Blanc est située à 1200 mètres d’altitude dans le Massif des Vosges au centre de la vallée de Kaysersberg sur la route des Vins d’Alsace. Le Lac Blanc bénéficie d’un magnifique environnement car la station est située en plein coeur du Parc Naturel des Ballons des Vosges. Le Lac Blanc est une station familiale qui dispose d’un domaine skiable regroupant 14 kilomètres de pistes et 9 remontées mécaniques. Pour compléter son enneigement naturel, la station est également équipée de 100 canons à neige qui permettent de dévaler les pistes tout au long de la saison. Sur ce site, les informations utiles: Locations chalets et appartements, bons plans séjours, adresse office du tourisme, plan des pistes et webcam. 

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Les bords du lac de NANTUA

Posté par francesca7 le 11 février 2015

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Une nouvelle fenêtre sur le lac : En accord avec le comité de gestion du site classé du lac, la mairie de Nantua décline sa politique de mise en valeur de cet espace naturel exceptionnel. Dans ce cadre, souhaitant améliorer l’ouverture de la ville sur le lac, elle a récemment fait procéder à l’arrachage de la haie de troènes, située à hauteur du rond-point de l’Europe, à proximité du monument des déportés. Si la vue s’en trouve largement améliorée, l’action a également eu pour conséquence de redécouvrir le magnifique cèdre du Liban, centenaire, situé dans cet espace. 

A l’assaut panoramique des monts d’Ain :  En 1903, Maurice Sonthonnax, un habitant de Nantua, lançait un défi sportif : rejoindre le point culminant du Signal depuis la Place d’Armes en moins de 45 minutes. Un pari gagné puisque c’est finalement en 41 minutes et 23 secondes que le sportif catholard avala les 650 mètres de dénivelé. Découvrant ce récit, Patrick Martel, un passionné d’histoire local et membre du Club Alpin Français (CAF) de Nantua, eu alors l’idée de faire revivre ce challenge à quelques compétiteurs aguerris. Le 9 juin 2013, le CAF de Nantua, avec le concours de la municipalité, organisera donc le «Défi des monts d’Ain», un trail de 4,5 km sur les traces de Marius Sonthonnax, ouvert aux coureurs comme aux randonneurs. Ceux-ci auront le choix entre deux parcours, avec ou sans lacets, pour une pente pouvant atteindre 30 % sur certains passages. L’effort devra donc être soutenu, mais les organisateurs assurent que la course sera conviviale, des animations étant prévues le long du parcours. Renseignements et inscriptions sur http://defidesmontsdain.free.fr/ 

Le Lac de Nantua est souvent cité en France comme un exemple caractéristique de l’influence de l’activité humaine sur l’environnement. Son « état de santé » a été l’objet de préoccupations des pouvoirs publics et des élus locaux depuis qu’y est apparue la tristement célèbre Oscillatoria rubescens. L’ouvrage rend compte d’études menées pendant près de 10 ans concernant essentiellement l’évolution de l’écosystème lacustre en relation avec les activités humaines. Y sont exposées les conséquences du déversement d’eaux usées dans un lac de taille moyenne, les modifications physicochimiques et biologiques consécutives au détournement de ces eaux usées. Il est question enfin d’un essai infructueux d’oxygénation hypolimnique. 

En ce qui concerne Nantua, la tradition décrit un lac autrefois très pur, dont les eaux permettaient « de faire le pain le plus blanc de la région’.’ Mais pendant des années des tanneries ont rejeté leurs eaux usées dans les affluents du lac. Il est donc probable que des rejets organiques polluants ont été abondamment amenés au lac à cette époque ; la teneur, anormalement élevée, en métaux lourds dans les sédiments du lac, 0,16 mg Hg, 3,6 mg Cd et 38 mg Pb par kg de sédiment sec (rapport « Inventaire des lacs » non publié) est au moins en partie un témoin de cette pollution ancienne.

Le Lac de Nantua tel qu’on peut le voir actuellement résulte des grands travaux de 1856 : ces travaux abaissèrent le niveau du lac de plus d’un mètre. Ils ont permis un assainissement des zones marécageuses et l’aménagement de l’esplanade du Lac côté Nantua.

Les zones ainsi dégagées et assainies furent revendues en grande partie à des particuliers en 1869 par la mairie de Nantua en tant que lac non domanial. À l’origine, deux bras du lac ont servi à l’évacuation de ce volume énorme d’eau, un seul demeurant de nos jours, le deuxième étant asséché et comblé.

Poissons : le peuplement de poissons est assez varié : ablette, Gardons, brème, tanche, carpe commune, carpe miroir, carpe écaille, chevesnes, perche, brochet, sandre, lavaret, truite arc-en-ciel, truite fario, truite lacustre.

On observe malheureusement depuis quelques années des perches soleils - Lepomis gibbosus - espèce importée aux conséquences écologiques néfastes sur les alevins de toutes espèces mais sa prolifération semble contenue, voire en régression.

Crustacés : on ne trouve quasiment plus d’ écrevisses indigènes à pattes rouges « astacus astacus » ou alors de petite taille. Elles entrent en concurrence depuis 2013 avec l’écrevisse de Californie « Pacifastacus leniusculus » (Pacifastacus leniusculus). Cette espèce est invasive, sa pêche n’est pas réglementée contrairement à celle de l’écrevisse indigène. Il est interdit de la transporter vivante (sous peine d’amende) pour éviter toute dissémination. La pêche de l’écrevisse indigène est, au contraire, réglementée.

800px-StizostedionLuciopercaAquariumMéduses d’eau douce : à partir de 2010, on a pu observer des méduses d’eau douce (craspedacusta sowerbyi). Cette méduse, importée, est non urticante. Elle n’apparait pas ensuite chaque année mais on peut la considérer désormais comme implantée sous forme de polypes.

Coquillages : il existe un fort peuplement de moules d’eau douce, principalement des dressènes (dressena polymorpha) (image : http://redpath-staff.mcgill.ca/ricciardi/dreissenap.html), plus rarement des Pisidia.

Attention: il ne faut pas consommer les moules d’eau douce car ce sont de véritables pièges à polluants. On observait jusqu’il y a cinq ans quelques colonies d’Anodonta Grandis mais elles ont été progressivement remplacées par les dressènes plus envahissantes et moins sensibles à l’eutrophisation. On n’observe néanmoins plus de gros spécimens (>10 cm) comme certaines personnes ont pu en trouver par le passé, ce qui témoigne d’une forte pollution sédimentaire profonde.

Gastéropodes : principalement du genre Hydrobiidae (concentration maximum vers 10 mètres) et Valvatidae (moins de 3 mètres).

Sangsues : sangsues de petites tailles (Helobdella robusta), qui ne s’attaquent pas à l’homme mais plutôt aux gastéropodes (qu’on peut apercevoir facilement en soulevant une pierre), voire aux poissons.

Le lac de Nantua a la particularité d’être non domanial: les berges et le lit d’un cours d’eau ou d’un lac non domanial appartiennent aux propriétés riveraines. (Source : archive du Bugey – article de P. Domingeon – Travaux de 1859). Certaines parties sont communales, d’autres privées. Il n’y a pas de droit de passage, sauf pour les éventuels accès pour contrôle sanitaire de l’eau.

L’eau d’un lac non domanial reste un bien public collectif qui, en l’occurrence appartient à la commune de Nantua. L’autorité administrative établit et met à jour pour chaque bassin ou groupement de bassins, après avis du comité de bassin, un programme de surveillance de l’état des eaux.

Les bords du lac de NANTUA  dans Jura 220px-Lac_de_NantuaEn 1947, le Comité des Déportés de Nantua décide la réalisation d’un monument à la mémoire des déportés du canton.

L’implantation en bord de lac, choisie pour magnifier l’ensemble et l’isoler de la ville, a été déterminée par le sculpteur et approuvé par les autorités locales. Le 9 octobre 1949, le sculpteur Louis Leygue justifie ce choix :« Lorsque le comité local de Nantua m’a demandé d’étudier un monument à la mémoire des déportés, j’ai pensé à le placer dans le cadre magnifique du lac. J’ai cherché un endroit assez retiré, loin des bruits de la ville, loin des fêtes éventuelles. De plus, j’ai choisi l’endroit où la ligne plongeante des montagnes semble se rencontrer au loin à la surface des eaux. Ce lieu magnifique centre l’attention sur le monument. »

 Laurent Picot
laurentpicot.ph@gmail.com

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Terre de refuge en Haut Bugey

Posté par francesca7 le 9 février 2015

 

 

téléchargement (2)Le Haut-Bugey est durant la Seconde Guerre mondiale le théâtre d’actions paramilitaires de la résistance. Point de ravitaillement en matériels et en vivres, il cache et rassemble ceux qui ont pris le maquis. Ses grottes et ses monts hébergent des réunions secrètes, en faisant ainsi un haut lieu de la résistance. Ces actions ont de lourdes conséquences sur la population. Aujourd’hui, le souvenir de cette page tragique de l’histoire est perpé- tué. De nombreux mémoriaux sont érigés à la mémoire des résistants et des déportés, comme le “Monument aux Maquis de l’Ain et à la Résistance” de Charles Machet à Cerdon, le monument à la mémoire des alliés à Echallon, la stèle commémorative à Izernore et le « Gisant », monument départemental de la déportation à Nantua sculpté par Louis Leygue.  

De combes en cluses, de forêts en prairies, de montagnes en collines et de lacs en étangs, la Route des Sapins du Haut-Bugey parcourt une nature étonnamment riche et préservée, baignée d’air pur. Sillonnant un relief jurassien typique entre 250 et 1200 m d’altitude, elle invite à la découverte de grands espaces encadrés de paysages majestueux et d’une campagne verdoyante, ponctuée de villages accueillants et authentiques. Le lac Genin et le marais de Vaux, le lac et l’abbatiale de Nantua, la forêt de Meyriat, la via ferrata d’Hostiaz, les aires d’envol de parapente, la station climatique d’Hauteville-Lompnes et ses célèbres carrières, le monument du Maquis d’Echallon, Oyonnax et ses expositions dédiées aux plastiques… Chacun des nombreux sites de la Route des Sapins du Haut-Bugey offre un véritable intérêt. Passionnés d’histoire, de traditions rurales et d’arts populaires, amateurs de “calme et de nature”, sportifs en quête d’émotions ou de défis, mélomanes ou gastronomes… Tous les tempéraments vibrent au rythme de ses richesses naturelles et s’enchantent de sa douceur de vivre.

Du bout du massif Jurassien à la rivière d’Ain, la Route des Sapins du Haut-Bugey dévoile sur son passage une grande variété de paysages de moyenne montagne. Ses chaînes montagneuses sont entrecoupées de vallées plus ou moins larges et de cluses qui, comme des écrins, abritent en leur cœur des lacs naturels. La cluse de Nantua est visible depuis les bords de son lac et des communes voisines. Avec un peu de hauteur, vous pouvez même l’observer des abords de la chapelle de Mornay (du XIIe siècle classée M-H). Elle s’étend au pied de l’Autoroute des Titans et du lac de Sylans, ce dernier offrant un cadre de pêche très nature. Autre cluse, autre vue : celle des Hôpitaux qui dès la sortie de la commune d’Hostiaz, depuis un surplomb, se profilera devant vous.

Sur le Plateau d’Hauteville, de nombreux marais dont ceux de Vaux et des Loups ou celui des Lèches sur les Monts Berthiand ponctuent le parcours. Les étangs Marron à Brénod, ceux du Genevray, ou encore celui de Lalleyriat scintillent dans le paysage. Enfin les combes, comme celle de Léchaud, recèlent des milieux naturels exceptionnellement riches et préservés. Jusqu’aux rives de l’Ain, la Route des Sapins du Haut-Bugey offre un point de vue privilégié sur une nature intacte et des paysages multiples.

La richesse des écosystèmes interpelle tout au long de la Route des Sapins du Haut-Bugey. Au printemps, la fonte des neiges laisse place à une nature authentique et généreuse. Les cascades et les ruisseaux bouillonnent. Des tapis de narcisses et de jonquilles bordent de majestueuses forêts de conifères, soulignées par des prairies de feuillus d’un vert éclatant. La Route des Sapins du Haut-Bugey est naturellement fréquentée par de nombreux quadrupèdes. Chevreuils, chamois, écureuils et hérissons se croisent sur les chemins et il suffit de lever les yeux pour apercevoir le ballet des mésanges, des grives, des geais ou des merles. Du bord des falaises, buses, faucons et même tichodromes échelette et bruants fous se livrent à d’impressionnants vols. Au bord des plans d’eau, les canards colvert, les “foulques” ou encore les grèbes barbotent en toute quiétude. Les rencontres sont nombreuses… 

L’activité agricole et le pastoralisme contribuent à conserver la variété des milieux naturels de la Route des Sapins du Haut-Bugey. Bovins et ovins, en broutant dans les pâturages, permettent de limiter l’avancée de la forêt et de maintenir, dans ces espaces, une flore typique (orchidées, gentianes, œillets de poète…) conférant de subtils arômes au lait qu’ils produisent. L’ensemble des activités liées à cette filière constitue l’une des ressources des habitants du Haut-Bugey. A l’approche de l’hiver, les clôtures seront enlevées pour transformer ces verts pâturages en véritable espace blanc où seuls conifères verdoyants et bleu du ciel révèleront toute leur intensité. La vie pastorale sera, quant à elle, ralentie et le temps restant, les hommes le consacreront aux activités de vie des stations (damages des pistes, ventes de forfaits…) et à l’accueil des vacanciers (hébergement et restauration).

Terre de convoitises, le Haut-Bugey a depuis toujours suscité un intérêt en raison de sa situation sur les grandes voies Lyon-Genève et Lyon Besançon. Déjà à l’époque galloromaine, les villages étaient courtisés et certains gardent encore les traces de ce passé, comme Izernore où subsistent les vestiges d’un temple et des objets présentés dans son musée archéologique. Plus tard, appartenant au Duc de Bourgogne, le Haut-Bugey est placé sous la puissance de grands prieurés (Chartreuse de Meyriat) puis de familles féodales, comme le seigneur de Mont-Royal ou les puissants sires de Thoire. Les châteaux des Terreaux à Saint Martin du Fresne, de Coiselet, de Dortan et bien d’autres encore témoignent de la puissance de la seigneurie jusqu’en 1402 où, faute de successeur, le Haut-Bugey est confié au Comte de Savoie, devenant ainsi Savoyard. Exception faite pour le Plateau d’Hauteville et son château de Lompnès qui à cette même période était déjà Savoyard. En 1601, par le traité de Lyon, les bourgades du Haut-Bugey entrent dans le royaume de France et deviennent définitivement françaises. 

Le bois est une ressource considérable pour le Haut-Bugey. Les acteurs de cette filière l’exploitent en visionnaire et valorisent cette énergie nouvelle. Des communes utilisent désormais les déchets de bois produits par les scieries, du bois déchiqueté des forêts dans leur chaufferie collective. Pour tous ces villages, ce choix permet d’assurer l’entretien des forêts environnantes et de s’engager activement dans une démarche de développement durable.

L’art et la matière ont toujours été au cœur des activités du Haut-Bugey. Les bois issus des domaines forestiers ont fait émerger de nombreux savoir-faire et même la pierre extraite du sol calcaire du Plateau d’Hauteville a aussi fait naître une véritable activité. Plus récemment à Oyonnax, la plasturgie a contribué à faire du Haut-Bugey une région où tous les talents randofenec124039219646_arts’expriment, dans l’art comme dans l’industrie.

La Route des Sapins du Haut-Bugey dispose d’un cadre exceptionnel pour bon nombre de sports et loisirs. Pour les amateurs de sensations fortes, aviation légère, parapente, via ferrata, escalade, parcours aventure et parcours dans les arbres ou encore canyonning… garantissent des moments inoubliables. A un autre rythme, les villages de la Route des Sapins du Haut-Bugey offrent une multitude de sites de loisirs et de circuits pour pratiquer la randonnée, le VTT, le cyclotourisme ou la moto. Enfin, été comme hiver, la Route des Sapins du Haut-Bugey se prête aux sports de glisse : ski nautique, dériveur, planche à voile ou simplement baignade pour les moins téméraires. Sur la terre ferme se pratiquent aux beaux jours, le ski-roues, le roller-ski ou le trikkes, et sur neige, la raquette, le ski alpin, le ski de fond et la randonnée en traîneaux à chiens

 

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Sarthe en pays de Loire

Posté par francesca7 le 4 octobre 2014

 

Le Val de Loire symbolise pour beaucoup la douceur de vivre, la grâce paisible… L’altitude n’y excède jamais les 200 m, mais la Loire et ses affluents ont dessiné des reliefs en creux qui présentent une belle diversité. Un sous-sol également varié contribue à l’alternance de plaines fertiles, vignobles réputés, forêts, étangs et landes, où s’ébat une faune riche en tout genre.

 

images (9)Terre et paysages

Un relief façonné par la mer et les fleuves

Encastré entre les formations anciennes de l’ère primaire (-540 à -250 millions d’années) – Morvan, Massif armoricain et Massif central –le Val de Loire occupe le sud du Bassin parisien. Pendant l’ère secondaire (de -250 à -65 millions d’années), la mer recouvre à plusieurs reprises la région. Elle dépose sur le socle rocheux une couverture de sédiments marins : d’abord le tuffeau du turonien, craie tendre que l’on retrouve aux flancs des coteaux, puis le calcaire des gâtines (« terre gaste » : peu fertile), parsemées de plaques de sable et d’argile imperméables portant des landes et des forêts.

Durant l’ère tertiaire (de 65 à 1,75 million d’années), époque des grands plissements, la mer commence à se retirer. De grands lacs d’eau douce se forment où s’accumulent d’autres couches calcaires : ce sont leschampagnes , ou champeignes . Ces vastes plaines découvertes et peu fertiles présentent un soubassement affleurant de calcaire ou de craie.

Des fleuves torrentiels descendent du Massif central, surélevé par le plissement alpin, et étalent des nappes argilo-sableuses qui donneront naissance à la Sologne et à la forêt d’Orléans. En Sologne, ces dépôts de sable peuvent atteindre une épaisseur de 60 m !

Dans la seconde moitié de l’ère tertiaire, un affaissement de la partie ouest du pays détourne les cours d’eau qui se dirigeaient vers le nord, ce qui explique le coude que fait la Loire à Orléans. Dans le même temps, il amène lamer des Faluns (sédiments riches en coquillages – faluns) jusque vers Blois. Les « falunières » se trouvent en lisière du plateau de Ste-Maure et des collines bordant la Loire au nord.

Enfin la mer évacue définitivement la région, laissant un relief en creux. Les alluvions du fleuve et de ses affluents forment les varennes , terres légères formées d’un sable gras d’une grande fertilité.

Terroirs au fil du fleuve

Le Pays-Fort dans le nord du Berry, transition entre le Massif central et les Pays-de-la-Loire, est couvert d’un bocage à l’atmosphère mélancolique. Le Gâtinais de sable et d’argile, synonyme de « mauvaise terre », se consacre à l’élevage dans un bocage morcelé. En aval de Gien, le Val de Loire est large. Plutôt dévolu aux prés dans la région de St-Benoît, il est ensuite réservé à l’horticulture sur des alluvions nommées layes . Quelques sols bien exposés portent des vergers et des vignobles. L’ Orléanais englobe le Blésois, la Sologne, le Dunois, le Vendômois et la Beauce : bois impénétrables où les rois chassaient, étangs et maigres cultures alternent dans le Gâtinais orléanais , la forêt d’Orléans et en Sologne . Ici, les sables granitiques arrachés au Massif central par la Loire profitent à l’asperge et aux primeurs. Passé le fleuve, le Dunois abrite un pays de bocage où l’on pratique l’élevage bovin ; le Vendômois annonce la Beauce au sud-est, le Perche au nord et la Gâtine tourangelle à l’ouest. La Beauce ,vaste plateau calcaire, dénué d’arbres, recouvert d’une couche de limons fertiles (1 à 2 m),tranche avec le reste del’Orléanais.

À l’ouest de la Beauce, le Perche-Gouët présente une terre vallonnée arrosée par de nombreuses rivières. C’est le domaine de l’élevage (bovins, volailles et agneaux), mais c’est le cheval de trait – le percheron – qui a fait sa réputation.

Plus au sud, entre le Loir et la Loire, la Gâtine tourangelle laisse encore apparaître brandes et bois par vastes lambeaux (forêts de Chandelais et de Bercé, célèbre pour ses chênes).

Les vignobles de la vallée du Loir produisent les coteaux-du-loir et coteaux-du-vendômois (AOC).

En Touraine , l’opulence du Val enchante le voyageur, déjà séduit par la douceur d’une atmosphère lumineuse. La Loire, qui coule lentement entre les bancs de sable, a creusé son lit dans la craie tendre. D’Amboise à Tours, les coteaux portent les fameux vignobles de Vouvray et de Montlouis.

Le Cher, l’Indre, la Vienne et la Cisse, scindés en biefs ou boires , empruntent les bras que le fleuve a abandonnés. La Champeigne , trouée d’excavations appelées mardelles , déroule d’immenses étendues. Bosquets de noyers et châtaigniers sont fréquents. De la Loire à la Vienne s’étend le pays fertile de Véron où, entre champs et jardins, jaillissent les peupliers.

Le Saumurois s’étend, au sud de la Loire, de Fontevraud et Montsoreau jusqu’à la vallée du Layon : un pays de bois, plaines et coteaux couverts de vignes produisant d’excellents vins. Vers le nord, les sables du Baugeoisfavorisent bois de chênes, de pins, de châtaigniers et de guérets, mais aussi les vergers.

Si l’Anjou, comme la Touraine, n’a guère d’unité physique, la « douceur angevine » que vanta Du Bellay n’a rien d’un mythe. Sur la rive droite s’étend la fertile varenne de Bourgueil , où foisonnent les primeurs cultivées au cœur des vignes. Celles-ci couvrent le pied de collines sablonneuses plantées de bois de pins. Entre la rivière d’Authion, bordée de saules, et la Loire alternent pâturages, champs de légumes, de fleurs et d’arbres fruitiers. Autour d’Angers, la floriculture est omniprésente ; la vigne (Savennières) réapparaît en aval de la ville.

images (10)Le bocage a laissé quelques traces en Anjou , mais a beaucoup perdu de son hégémonie. à l’ouest, dans l’Anjou noir, le Segréen, le Craonnais et les Mauges sont coupés de haies. Ils étaient traditionnellement sillonnés de chemins creux menant à de petites fermes basses, cachées dans la verdure. On y pratique l’élevage (bovins, porcs).

Les vallées de la Mayenne et de l’Oudon arrosent le bas Maine, ou Maine noir , pays de bocage qui fait partie, géographiquement et par ses maisons de granit ou de schiste, du Massif armoricain. Le haut Maine, constitué par les bassins de la Sarthe et de l’Huisne, est appelé Maine blanc à cause de son sol calcaire utilisé dans les murs des maisons.

 

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