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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

Publié dans FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, Nièvre, Saône et Loire | Pas de Commentaires »

Le Morvan, site plein de surprises

Posté par francesca7 le 25 septembre 2014

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Le Morvan (anciennement Morvand) est un massif de hautes collines français situé en Bourgogne, aux confins des départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Il domine à l’ouest la dépression du Bazois et le Nivernais, au nord la Terre-Plaine et la dépression de l’Auxois, au sud et au sud-est les plaines du Charolais et de l’Autunois.

L’air vif a un parfum tout particulier. Il sent le foin, la châtaigne, le lait frais et le feu de bois mouillé. Ce bouquet d’odeurs qui monte de vallons encaissés, bruissants d’eaux vives, au cœur de la Bourgogne, c’est tout le Morvan. Un massif qui vit d’air pur et d’eau fraîche, à moins de trois heures de Paris. Un pays solitaire, dur, couvert de prairies, de landes et de forêts immenses, où se mêlent toutes les nuances de vert. Une sorte de Québec en réduction, cachant des trésors sous ses épaisses frondaisons, au flanc de ses gorges profondes, mais ne les livrant qu’à ceux qui ont l’âme rustique ou la fibre du trappeur.

Vieux massif granitique, raboté par l’érosion, relevé depuis, le Morvan occupe, au centre-ouest de la Bourgogne, un rectangle de quelque 80 km de long sur 50 de large, orienté du nord au sud. Au nord, c’est un plateau à peine ondulé, qui s’élève en pente douce depuis le Bassin parisien ; au sud, le relief s’accentue, puis s’effondre brutalement, ce qui, malgré son altitude modeste, lui confère un aspect montagneux.

En venant de la capitale par l’autoroute du Soleil, l’approche se fait par étapes rapides. A peine sorti du ruban de ciment, on traverse, en les oubliant aussitôt, de gros bourgs aux maisons tristes : la sévérité de la pierre grise des façades éteint l’ardoise des toits. Et, soudain, la route monte, descend, tourne, tourmentée comme l’univers à découvrir. L’horizon est fermé par des barrières de grands sapins noirs, percées, de-ci de-là, par la teinte argentée de quelques bouquets de bouleaux. Le rideau s’entrouvre sur un autre monde.

Déjà refuge aux temps préhistoriques, le Morvan fut, à l’époque gauloise, le domaine des Eduens, dont la capitale, Bibracte, était la ville la plus étendue des Gaules. Disputant la primauté au peuple rival des Arvernes, les Eduens appelèrent les Romains à leur aide. Bien que cette alliance ne leur ait pas apporté autant de profit qu’ils en espéraient, ils lui restèrent fidèles, n’abandonnant les Romains que le temps d’aller se faire massacrer à Alésia, aux côtés de l’Arverne Vercingétorix. Après quoi ils marquèrent leur allégeance en acceptant de transporter leur capitale dans la plaine, à Autun : le Morvan cessait d’être un refuge, sauf lors des fort nombreuses périodes troublées que subit la Bourgogne.

Aujourd’hui, partagé entre les quatre départements bourguignons (Yonne, Côte-d’Or, Nièvre et Saône-et-Loire), le Morvan est devenu « marginal ». Mais, au milieu de ses vastes réserves de verdure et d’eaux vives, les frontières s’oublient. Dans ce massif raviné par les torrents, la rudesse des pentes rocheuses est adoucie par le velours des sous-bois où voisinent la digitale et l’orchidée sauvage. Des champs de genêts coupent les forêts de hêtres, tapissées de parterres de bruyères. Pourtant, la roche sombre (Morvan vient du celtique mor’ven, « montagne noire ») n’est jamais bien loin.

Le Parc Naturel Régional du Morvan

L’expansion du tourisme pouvait constituer une intéressante solution d’appoint. C’est ce qui a amené la création, en octobre 1970, du parc naturel régional du Morvan. L’idée de ranimer la vie locale en préservant une vaste zone où les citadins viendraient se détendre est née en 1966. Les arguments ne manquaient pas : paysages attrayants, lacs-réservoirs, étangs, monuments historiques et vestiges remontant à la plus haute antiquité, proximité de Paris, esprit hostile aux modernisations hâtives, ignorant la frénésie de notre époque, propice à la nostalgie des joies agrestes, pause-dépaysement à la portée de tous. Grâce à son parc naturel, le Morvan a consolidé son unité géographique et humaine, menacée par son écartèlement entre quatre départements.

Des aménagements pour accueillir les touristes

Dans le Morvan, la présence gauloise est sensible à chaque détour de sentier. C’est sans doute pour cela que le parc régional, qui s’étend sur 64 communes et couvre 173 615 ha, a pris pour emblème le cheval au galop d’une antique monnaie éduenne. En six ans, les forêts domaniales (Saulieu, au Duc, Ferrières, Breuil-Chenue, Anost, Saint-Prix, Glenne) ont été aménagées : amélioration des routes, création d’aires de stationnement avec tables de pique-nique et abris. Deux maisons forestières ont été transformées en chalets-dortoirs. Ouverts toute l’année, ces refuges en pleine forêt servent des curiosités différentes : celui de Breuil, au nord (près de Dun-les-Places), est destiné à ceux qui s’intéressent surtout à la faune ; celui de la Croisette, au sud, en forêt de Saint-Prix, aux amateurs de flore et de géologie.

Le promeneur est libre qu’il soit amateur ou spécialiste

Mais pourquoi se spécialiser ? Personne n’empêche le géologue de s’attarder dans l’un des miradors de Breuil-Chenue pour observer les évolutions d’un chevreuil ; ou dans l’enclos d’Anost, pour guetter une harde de sangliers ; ou dans celui de Quarré-les-Tombes, où des daims paisibles semblent avoir compris que leur peau ne servira jamais à fabriquer des chaussures. Et personne n’interdit non plus au zoologue qui, sur un chemin forestier, découvre un gisement de quartz laiteux de chercher à y récolter béryls, grenats ou tourmalines.

Carte_du_MORVANLe promeneur est libre. Comme l’air du Morvan. Et si les animaux ne sont qu’en semi-liberté, c’est pour leur bien. L’homme doit les protéger contre l’homme. Mais leurs enclos sont vastes. Chaque espèce vit dans son milieu écologique. La génétique et la densité à l’hectare sont respectées. Finalement, les lois naturelles le sont aussi, puisque, même sans enclos, une bête sauvage occupe un territoire dont elle ne sort jamais.

L’eau est un des éléments dominants du Morvan, terre des cent rivières, devenue aussi celle des grands lacs. Outre les Settons, il faut citer les réservoirs du Crescent (165 ha), de Saint-Agnan (142 ha), de Chaumeçon (135 ha), de Pannesière-Chaumard (520 ha), qui ont permis de discipliner la fougue des cours d’eau — notamment celle de l’Yonne, cause de dangereuses crues de la Seine —, de produire de l’électricité et de constituer une importante provision d’eau potable pour la capitale.

Mais ces lacs ont également une vocation touristique. Tous les cinq sont équipés pour les activités nautiques, et leurs installations se perfectionnent d’année en année. Chaumeçon est une base nationale d’aviron et de canoë-kayak (discipline pratiquée sur toutes les rivières de la région); Saint-Agnan, en accord avec la fédération et les collectivités locales, s’oriente vers la pêche ; Crescent (comme l’étang de Vaux et son voisin l’étang de Baye, dans le Nivernais) est surtout voué à la pratique de la voile.

De par son étendue, Pannesière-Chaumard, qui déploie ses méandres sur 7,5 km dans la vallée de l’Yonne, à l’ouest des Settons, au milieu d’une couronne de collines verdoyantes, permet de pratiquer toutes ces activités. Une route en fait le tour en franchissant la crête du barrage. De là, on découvre, vers le sud, les sommets du haut Morvan qui, plus farouche et plus solitaire que le nord, est peut-être le « vrai » Morvan.

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LAC DE PANNESIERE – CHAUMARD

Posté par francesca7 le 7 octobre 2013


Nièvre) – Le plus grand des lacs morvandiaux se répand sur près de 7,5 km dans un joli site de collines boisées, plus sauvage que celui des Settons. Une route franchit la crète du barrage d’où la vue s’étend sur les ramifications de la retenue tandis qu’à l’horizon se profilent les sommets du haut Morvan.

Le lac de Pannesière est un lieu de pêche (brochets, sandres) et d’activités nautiques (voile, canoë-kayak).

LAC DE PANNESIERE – CHAUMARD dans LACS DE FRANCE 220px-barrage_de_panneciere

Barrage de Pannesière – Construit en 1949, long de 340 m et haut de 50 m, il est constitué de multiples voûtes minces, prolongées sur chaque rive par des digues massives en béton : 12 contreforts prennent appui sur le gond de la gorge. Par sa retenue de 82,5 millions de m3 il régularise le régime des eaux du bassin de la Seine. Une usine hydroélectrique est installée en aval et produit près de 18 millions de kwh par an. Près de la D 944, en aval de l’ouvrage principal, a été édifié un barrage de compensation long de 220 m et composé de 33 voûtes minces. Il permet de restituer à l’Yonne sous un débit constant l’eau turbinée par l’usine au rythme de la demande en courant électrique  et il favorise l’alimentation en eau du canal du Nivernais.

Pour un beau point de vue sur le plan d’eau, rendez-vous à Ouroux en Morvan en direction de Montsauche. De l’église et de la place Centrale, deux rues conduisent au panorama. Revenir sur le lac par Courgernain, prendre à gauche un chemin vicinal vers les Quatre vents. Très sinueux, le chemin offre dans sa descente des vues sympathiques sur le site.

Au pied du barrage de Pannecière, en aval du bassin, dit de compensation, débute la rigole d’Yonne qui achemine l’eau du lac de Pannecière jusqu’au bief de partage au lac de Baye. Au loin, la rigole d’Yonne franchit une nouvelle vallée, grâce à l’aqueduc d’Oussy.

Des explications ici : http://bruno.chanal.perso.sfr.fr/cnc/Lac%20de%20Panneciere.html

 dans LACS DE FRANCELa construction du barrage, lancée par l’État et le département de la Seine, a été décidée suite à d’importantes inondations de la Seine, notammentcelle de 1910. Le lac-réservoir fut déclaré d’utilité publique par un décret du 8 septembre 19297. Des travaux de maintenance ont eu lieu sur le barrage pendant environs un an, ils ont dû se terminer en automne 2012.

Le chantier débuta le 29 septembre 1937 avant de s’interrompre le 2 septembre 1939. Les travaux reprirent en mai 1946 ; ils furent achevés en décembre 1949. Lors des périodes de forte activité, jusqu’à 550 ouvriers travaillaient sur le site8.

Deux hameaux furent engloutis lors de sa mise en eau du lac de barrage : « Pélus » (entièrement) et « Blaisy » (partiellement)7. Si l’on retourne sur les lieux de « Blaisy » ou de « Pélus » lors de la vidange partielle annuelle (ou lors de la vidange complète décennale), on remarque les traces du temps passé : des amas de pierre, l’Yonne et l’Houssière qui retrouvent leur lit et les anciens petits ponts de pierre les enjambant, les chemins qui traversaient les hameaux, etc.

Sa construction nécessita aussi la création de de 16 km de routes, de 6 ponts et d’une cité ouvrière sur le site de Pannecière, puisque qu’elle amena un grand nombre de travailleurs dans une région à l’époque en manque de logements9.

Une usine hydroélectrique gérée par EDF a été mise en place en 19505. Cette usine profite de la chute d’eau créée par le barrage pour produire de l’électricité.

Publié dans LACS DE FRANCE | Pas de Commentaires »

Parc naturel régional du Morvan

Posté par francesca7 le 7 mai 2013

                                                Parc naturel régional du Morvan dans Bourgogne

Le parc naturel régional du Morvan est un parc naturel régional français situé dans le massif du Morvan, au cœur de la région Bourgogne. Créé en 1970, il regroupe 117 communes adhérentes et 5 villes portes depuis la dernière révision de sa charte en 2007 et le renouvellement de son agrément en 2008.

Le parc naturel régional du Morvan est situé à cheval sur les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, de l’Yonne et de la Côte d’Or. Il est délimité à l’ouest et au nord par les dépressions du Bazois et de l’Auxois, et au sud et à l’est par les plaines du Charolais et de l’Autunois.

morvan dans Côte d'Or

La maison du parc se trouve à Saint-Brisson. (58)

Depuis 2008, le parc comprend 117 communes, dont 40 sont situées en zone de montagne, et couvre une superficie de 290 900 ha, soit 9 % de la région Bourgogne. Sa population est de 51 357 habitants pour ses 117 communes adhérentes et de 70 865 habitants si l’on inclut également les 5 villes partenaires.

Le Morvan possède un écosystème riche, mêlant forêts, haies de bocage et rivières. Cependant, la biosphère n’est pas à l’abri de menaces comme la pollution des eaux, l’arrachage des haies (qui constituent un refuge pour de nombreuses espèces) ou encore la réduction des forêts de feuillus.

Pour réussir à concilier préservation du milieu naturel et développement économique et touristique de la région, le parc naturel régional du Morvan fut créé en 1970 à l’initiative de Paul Flandin, conseiller général de l’Yonne. Le parc comptait alors 64 communes et 8 villes-portes. Suite à la dernière révision de sa charte et le renouvellement de son agrément en 2008, le parc comprend officiellement aujourd’hui 117 communes adhérentes et 5 villes partenaires. 

La création du parc en 1970

La création du parc naturel régional du Morvan et de ses 64 communes adhérentes fut entérinée le 16 octobre 1970 par le décret ministériel no 70-950.

Révision de la charte et renouvellement de l’agrément en 1979

Conformément à la législation, l’agrément d’un par naturel régional doit être renouvelé au moins tous les 10 ans. À cette occasion, la Parc révise sa charte.

Cette révision fut approuvée par l’établissement public régional de Bourgogne (ancêtre du conseil régional de Bourgogne) les 1er et 2 février 1979. L’agrément fut, quant à lui, donné préalablement dès le17 janvier 1979 par arrêté ministériel.

Révision de la charte en 1996 et renouvellement de l’agrément en 1997

Suite à la nouvelle charte de 1996, le décret ministériel no 97-430 du 28 avril 1997 renouvelle l’agrément du parc et porte le nombre de communes adhérentes à 94.

Cette nouvelle charte s’orientait selon 5 axes principaux :

  • Préservation, maîtrise et valorisation des milieux naturels et des paysages
  • Valorisation harmonieuse des forêts
  • Renforcement du tourisme avec un respect des équilibres locaux
  • Promotion du développement culturel, éducatif et informatif
  • Amélioration de la qualité du cadre de vie tout en assurant la cohérence des aménagements

Révision de la charte en 2007 et renouvellement de l’agrément en 2008

La dernière révision de la charte date de 2007. Le classement du parc est renouvelé pour une période de 12 ans par le décret ministériel no 2008-623 du 27 juin 2008. Le nombre de communes adhérentes est dès lors porté à 117.

Cette nouvelle charte comprend 3 orientatiosn principales :

  • Actions pour la gestion et la préservation des patrimoines culturels et naturels
  • Soutien de la dynamique économique via une valorisation des produits et des ressources du territoire en favorisant le développement durable
  • Développement d’un territoire vivant et solidaire en assurant des partenariats actifs et une transmission du savoir du Morvan

En 2009, la commune d’Empury, situé dans la partie nord-ouest du parc, a déposé sa candidature pour devenir la 118e commune adhérente du parc. Cette adhésion fut acceptée par l’équipe du parc naturel régional du Morvan. Néanmoins, afin que la commune, jusqu’à présent enclavée dans le périmètre classé du parc, soit officiellement reconnue comme « commune adhérente », il est nécessaire d’attendre la prochaine révision de la charte et le renouvellement de l’agrément qui aura lieu vers 2018-2019. D’ici là, elle bénéficiera du statut de « commune partenaire ».

Missions et projets

Le parc s’investit dans un grand nombre de missions :

  • L’éducation à l’environnement
  • La gestion de l’eau avec des contrats territoriaux réalisés en partenariat avec les agences de l’eau de Seine-Normandie et de Loire-Bretagne
  • L’éco-tourisme
  • La biodiversité
  • La sauvegarde de la culture et du patrimoine du Morvan

Il participe également à plusieurs projets comme Natura 2000, LEADER et le programme LIFE Ruisseaux

Le réseau Natura 2000

Natura 2000 est réseau européen de sites naturels ou semi-naturels considérés comme ayant une grande valeur patrimoniale de par leur faune, leur flore et leurs habitats naturels

Le Parc s’investit dans la conservation des milieux naturels et dans la protection des espèces et de leurs habitats.
Le massif du Morvan comprend 12 sites classés dans le réseau Natura 2000 comme « sites d’importance communautaire » (SIC), ainsi que 22 espèces déclarées d’« intérêt communautaire ».

 220px-Carte_du_Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Morvan_en_Bourgogne.svg dans FLORE FRANCAISE

Le projet LEADER

La Liaison entre actions de développement de l’économie rurale, ou LEADER, est un projet européen visant à concilier gestion du patrimoine et développement économique et social.

Un comité de programmation, le « Groupe d’action locale Leader Morvan 2007-2013 » (GAL Morvan), a été créé dans le cadre de ce projet et est composé de 50 membres : 27 d’origine privée (issues des milieux socio-professionnels ou associatifs) et 23 élus locaux.

En 2009, le GAL Morvan a défini deux orientations pour valoriser le développement rural local : renforcer l’image du Morvan et promouvoir ses produits. À cet effet, plusieurs objectifs ont été définis pour la période 2008-2015 :

  • Développer l’image du Morvan et de ses produits à travers une mise en valeur du terroir et du patrimoine
  • Promouvoir la culture et l’identité du Morvan
  • Développer la « marque du Parc »
  • Valoriser et promouvoir les produits agricoles, la filière bois et les savoir-faire morvandiaux
  • Soutenir la commercialisation des produits locaux à travers des ventes directes par les producteurs, des boutiques de commerçants et par l’intermédiaire d’organismes publics

Les contrats pour la protection des ressources en eaux

Outil technique et financier créé en 2000 par l’Agence de l’eau, les contrats ruraux sont des programmes d’actions pluriannuels d’une durée de 5 ans, qui visent à réaliser des actions de suivi, de maintien et d’amélioration de la quantité et de la qualité de l’eau sur un territoire intercommunal défini. Ils furent par la suite remplacés par des contrats territoriaux, puis par des contrats globaux.

Le contrat territorial des grands lacs du Morvan

Le Parc a créé le 15 septembre 2000 le contrat rural des grands lacs du Morvan, devenu par la suite le contrat territorial des grands lacs du Morvan, en partenariat avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

À sa création, le contrat rural des grands lacs du Morvan intégrait 33 communes situées dans le bassin versant de l’Yonne. Le 16 juillet 2003, le contrat rural devient un contrat territorial pour une nouvelle échéance à 5 ans et inclut alors 64 communes et comprend également les milieux naturels associés à ce bassin versant. Un avenant est signé en 2005 pour intégrer le programme LIFE Nature, puis un second est signé en 2007 pour inclure les têtes de bassin du Cousin, de la Cure et de la Romanée.

Arrivé à terme, ce contrat prend fin le 15 juillet 2008.

Le contrat global Cure-Yonne

Pour prendre la suite du contrat territorial des grands lacs du Morvan et continuer à protéger les ressources en eau du massif, le Parc a créé le contrat global Cure-Yonne, signé le 6 novembre 2009 pour une durée de 5 ans.

Il rassemble 103 communes situées sur les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne sur un territoire de 207 300 ha. Il comprend 1 639 km de cours d’eau situé dans la tête de bassin de l’Yonne amont et dans l’intégralité du bassin versant de la Cure, 14 027 ha de zones humides et inclut également les 6 grands lacs du Morvan.

Le contrat global Sud Morvan

En partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, un diagnostic est en cours en vue de l’élaboration d’un contrat global incluant la totalité des bassins versants des affluents de l’Arroux (la Braconne, la Celle, le Méchet et le Ternin) et de l’Aron (l’Alène, le Chevannes, la Dragne, le Guignon, le Morion et le Veynon). Il couvrirait ainsi une surface de 145 000 ha répartie sur 54 communes situées dans les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne.

Ce contrat devrait être validé au début de l’année 2010.

Les marques du Parc

Une fois classé, un parc naturel régional peut obtenir la marque « Parc naturel régional ». C’est un label appartenant à l’État et déposé à l’INPI.

Le parc naturel régional du Morvan a créé à cette effet 3 marques :

  • « Produit du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan » 

Initiées en 2000, elles sont officiellement créées et validées par le Ministre de l’Écologie et du Développement durable 3 ans plus tard.

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan » fut initialement apposée sur le miel d’apiculteurs du Morvan qui s’étaient engagés à respecter la charte définie par le Parc. Elle fut ensuite étendue à d’autres produits dont les producteurs souhaitaient valoriser le mode de production et leur authenticité.

En 2009, cette marque peut concerner du miel, de la viande bovine, ovine, de la volaille, des produits laitiers fait à base de lait de vache et de chèvre, des escargots et du lait de jument.

La charte à respecter fixe des critères adaptés à la spécificité de chacun des produits. Des critères fondamentaux et communs ont toutefois été définis :

  • matière première, élevage et élaboration exclusivement d’origine morvandelle,
  • authenticité,
  • production à dimension humaine,
  • production respectueuse de l’environnement.

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » est destinée à des auberges et bistrots morvandiaux s’étaient engagés à proposer régulièrement des produits du terroir et marqués « Produit du Parc naturel régional du Morvan ».

L’accueil par le professionnel et les aménagements extérieurs tiennent également une place prépondérante à l’obtention de la marque : accueil convivial, connaissance du territoire et conseils sur la découverte du parc, utilisation prioritaire de matériaux et végétaux locaux dans les aménagements extérieurs.

La marque « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan »

En 2009, aucun savoir-faire n’est encore marqué « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan ». La communication sur l’existence et les avantages de ce label par l’équipe du Parc auprès des professionnels locaux pourra peut-être dans les années à venir permettre le « marquage » de différents artisans.

Les tables de lecture de paysage

Afin d’animer certains sites panoramiques et de mieux faire comprendre les paysages environnants, le Parc a créé 6 « stations de lecture paysagère » en y installant des « tables de lecture » (tables d’orientation définissant les diverses entités paysagères visibles).

Le Rocher de la Pérouse (Quarré-les-Tombes)

Située à 556 m d’altitude, une table de lecture circulaire a été installée en 1978 sur le Rocher de la Pérouse, dans la forêt domaniale au Duc. Elle propose une vue sur le Morvan central, la vallée de la Cure et l’éperon barré du Vieux-Dun.

La Croix Grenot près du Dolmen Chevresse (Saint-Brisson)

Également installée en 1978, cette table est située à environ 600 m d’altitude et se trouve au lieu-dit Croix Grenot, près du Dolmen Chevresse. On peut y observer une vue sur le Morvan central et oriental, Gouloux et Dun-les-Places.

Le Calvaire (Château-Chinon (Ville))

Créée en 1994, une table de lecture en arc de cercle à environ 600 m d’altitude détaille le panorama s’ouvrant sur la vallée de l’Yonne et les monts du Haut-Morvan.

À proximité, au faîte du Calvaire à 609 m d’altitude, une table d’orientation circulaire datant de 1914 et établie par le Touring club de France, offre un panorama sur le Morvan et la vallée du Bazois située à l’ouest.

Le belvédère de la colline éternelle (Vézelay)

Une table en arc de cercle a été installée en 1997 à 280 m d’altitude sur le belvédère de la colline éternelle à Vézelay. Elle offre un panorama sur la vallée de la Cure et sur l’Avallonnais.

Les Rochers du Carnaval (Uchon)

Trois tables ont été installés en 2004 sur la commune d’Uchon :

  • une table principale sur les « Rochers du Carnaval » du Signal d’Uchon, aux côtés d’une table d’orientation à 650 m d’altitude. Le panorama permet d’observer la vallée de l’Arroux, les plus hauts monts du Morvan (Mont Beuvray, Haut Folin) distants de plus de 20 km et même la chaîne des Puys du Massif central.
  • une table secondaire située dans la végétation du Signal d’Uchon.
  • une 3e table dans le bourg de la commune, près de l’église.

Le Mont de la Justice (Lormes)

Deux tables en arc de cercle, situées à 425 m d’altitude, ont été installées en 2005 sur le Mont de la Justice, face aux plaines et plateaux du Bazois et du Corbigeois.

Fréquentation des sites et éco-compteurs

Depuis l’été 2006, le Parc installe des éco-compteurs dans différents sites afin de mesurer leur fréquentation. Ces mesures ont pour but de valoriser et protéger les sites en question ainsi que de justifier d’éventuels aménagements supplémentaires et leur budgétisation.

Les premiers compteurs furent installés durant l’été 2006 à la cascade du « Saut du Gouloux » et sur le tracé du GR 13 près de cette même cascade, suivi d’un 3e au mois d’octobre de la même année sur le chemin d’accès au Dolmen Chevresse à la table de lecture de la Croix Grenot.

D’autres furent installés en 2007 sur le sentier pédagogique de la Maison du Parc, le sentier pédagogique de Montour, le sentier de « PR du Lac des Settons », sur le sentier de GR de Pays Tour du Morvan (au lieu-dit Champ de la Vente) et à la zone d’embarquement de Plainefas du lac de Chaumeçon.

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Le Morvan, un pays de lacs et d’étangs

Posté par francesca7 le 7 avril 2013

Le Morvan, un pays de lacs et d'étangs dans Morvan lac_-300x225

Entouré de forêts fraîches, animé par les triangles de toiles multicolores qui glissent à la surface des flots au gré des vents, entraînant voiliers ou petites planches d’un bord à l’autre, le grand lac Les Settons s’est vu couronné en 1990 de la plus belle distinction possible pour un point d’au, l’appellation station voile attribuée par France Station Voile. Belle preuve de la valeur touristique du Morvan, criblé d’une multitude de plans d’eau. Pourtant, la vocation première du lac des Settons n’était certes pas du tout les loisirs. Bien au contraire ; alors que le flottage du bois battais son plein, constatant l’insuffisance de débit des rivières pour porter les stères coupés jusqu’à Paris, il fallut concevoir un dispositif complémentaire. Ainsi naquit ce grand réservoir qui, périodiquement, soulevait de ses flots lâchés vivement, les bûches échouées qui refusaient de prendre le chemin de la capitale ;

Nombreuses furent les digues élevées pour les besoins de ce mode de transport ; ajoutées aux étangs naturels et à ceux construits pour d’autres utilisations, vous comprendrez mieux pourquoi cette région est si bien lotie. Nouvellement créé pour l’alimentation en eau potable de 23 000 habitants de Côte d’Or et Saône et Loire, auxquels il convient d’ajouter 46 000 bovins, Chamboux, 3 600 00 mètres cubes, 80 hectares séparés par une digue qui permet aux amateurs de sports nautiques de s’amuser tranquillement dans la partie est.

Souvent attachés à leurs légendes comme les curieuses pierres de la région, les étangs rafraîchissent le sous-bois d’une touche de vie où toute la faune se retrouve, mammifères des forêts et oiseaux de toutes espèces. Emportez le calme et le silence dans votre sac à dos, garnissez de douceur vos chaussures de marche, munissez-vous d’une petite paire de jumelles pour mieux profiter du spectacle et approchez-vous sans bruit d’un des miroirs scintillants qui vibrent aux caprices des brises. Il ne sera pas nécessaire de passer tout votre séjour en affûts pour admirer héron ou grèbe huppé traînant leurs sillages en se glissant au milieu des roseaux.

Soyez observateurs. Fouillez le sol des secteurs marécageux. Cherchez attentivement. Vous découvrirez peut-être une des perles de la flore locale, immobile dans l’attente d’une innocente victime, une petite plante carnivore innocemment installée au milieu de ses consœurs et diffusant ses odeurs irrésistibles aux insectes. Surtout, surtout, ne la touchez pas. Plus encore que toute autre espèce, Drosera reste rare, fragile et encore pleine de secrets (visible également à la Maison du Parc . Consolez-vous en dégustant mûres et framboises, cornouilles et prunelles suivant la saison, ou en récoltant les cynorrhodons délicieux en confitures.

Amateurs de pêche, vous pourrez lancer vos lignes dans un grand nombre d’étangs et de lacs, de torrents et rivières. Les mairies vous informeront sur les secteurs et dates autorisée, mais attention aux nombreux sites privés à respecter. Des week-ends de pêche entièrement organisés vous sont également proposés.

Enfin, l’automne verra arriver les chasseurs, amateurs de gibier d’eau, qui trouveront dans la région une variété d’espèces propre à leur donner émotion et satisfaction. Ceux qui ne souhaitent pas parcourir sentiers et chemins de traverse le fusil à l’épaule, pourront se plonger avec nostalgie dans la lecture de La billebaude d’Henri Vincenot   et s’imprégner de cette ambiance si particulière au milieu de la chasse.

 

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Le Morvan, un pays de Forêts à travailler

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

 

Le Morvan, un pays de Forêts à travailler dans ARTISANAT FRANCAIS foret

Ligne frontalière fictive tendue de Liernais à Précy sous Thil, la porte imaginaire de la belle et vaste forêt du Morvan prépare le voyageur à un changement rapide de paysages. Les bois gagnent leur bataille sur les prairies, charmes, chênes, tilleuls, érables champêtres coiffent progressivement les montagnes, quelquefois de mauvaise grâce avec les conifères, souvent nouveaux venus, épicéas, douglas et sapins qui, d’années en années, s’imposent régulièrement un peu plus ;

Sorbiers et bourdaines, sureaux à grappes et aubépines se partagent le sous-bois parfois égayé par les touches jaunes des genêts ou à l’automne, par les grains roses vifs des fusains. Cornouillers et ronciers distribuent généreusement leurs baies appréciées tandis qu’une belle variété de fougères s’étale langoureusement sous la fraîcheur disputant de temps à autre le terrain aux belles digitales pourpres dressées fièrement sur leurs longues tiges.

 

Forêt de calme et de paix abritant jalousement ses pierres de légendes, tâchant d’oublier l’époque, pas si lointaine, où l’homme la saignait à blanc. Au 18ème siècle, 30 000 hectares étaient annuellement abattus et 180 000 stères expédiés à Paris par voie d’eau. Toute une population vivait de cette exploitation interne. En 1737, on dénombrait 2 600 voituriers d’eau qui accompagnaient la production sur l’Yonne et la Seine en mars et avril. En 1840, 800 000 stères quittèrent la région. Des étangs, des lacs comme «Les Settons »furent créés pour augmenter par les lâchers d’eau le débit des rivières. Ponts et moulins en pâtissaient bien souvent et nombreuses furent les prairies dévastées par des stockages abusifs. 

coupeur-de-bois-2-248x300 dans MorvanQue d’hommes travaillaient pour ce commerce ! Bûcherons et mouleux à l’abattage, débardeurs aidés de boeufs et ânes, de trait, marqueurs qui frappaient l’empreinte du destinataire sur chaque bûche. L’organisation des trains de flottage s’effectuait à Clamecey, Château-Chinon se chargeant de la grande foire au bois de la Toussaints ; 18 à 20 jours de voyage attendaient les troncs jetés à l’eau avant d’atteindre la capitale.

Mais la forêt créa maintes autres professions. Fendeurs travaillant à débiter le bois ; les fendeurs en gros fendaient les merrains, planches servant à la confection des tonneaux, les fendeurs en petit fendaient les lattes, les tuiles de bois (bardeaux), tout cela dans des arbres d’au moins sept années. La femme du fendeur était bien souvent contrebandière d’allumettes qu’elle fabriquait avec un savant mélange de soufre et de phosphore, allumettes réputées bien meilleures que celles de la Régie. Les cercliers travaillaient châtaigniers, coudriers et cornouillers pour terminer la confection des tonneaux. Bien connu, le menuisier fabriquait aussi tout un assortiment d’outils agricoles.

Pour la vente, les « grosses » de 12 douzaines de sabots du sabotier se composaient d’un tiers de sabots pour femmes, un tiers pour hommes et un tiers pour enfants. Rouvray voyait œuvrer les armuriers experts dans la fabrication d’arquebuses, arbalètes puis crosses de fusils en noyer et en érable. Le tourneur sélectionnait poirier, charme et sorbier pour tailler les vis de pressoirs. Les écorcheurs ou leveurs, souvent des femmes détachaient l’écorce des jeunes chênes destinée aux tanneries, aidés par les taqueurs qui frappaient la tige si l’écorce résistait. Un centre important existait autrefois à Saulieu. Certaines écorces servaient à la teinture, mais en 1753, on faillit interdire de « teindre les toiles au noir » en raison de la consommation excessive de chênes. D’autres écorces, « arcelots », servaient à la confection de toitures.

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, les scieurs de long furent embauchés afin de découper les mauvais chênes en traverses pour le chemin de fer. Les galvachers assurèrent le lourds transport de ces traverses jusqu’aux chantiers, ou le débardage des troncs (à ne pas confondre avec les rouliers qui livraient très loin des chargements moins lourds). Plus tard, aidé par l’arrivée du charbon, le chemin de fer allait mettre un terme au ravage de la forêt et, hélas, de tout un mode de vie.

Creusant le bois rond à la tarière, le boisselier fabriquait ainsi des conduites d’eau, activité complémentaire à la création de mesures. Enfin, venaient les cendriers fournisseurs de potasse pour les usines ou de cendres pour la lessive et les engrais. Les coupeur-de-bois-1-300x223charbonniers transformant le petit bois en charbon de vois pour le maréchal-ferrant par exemple, et le salpêtrier soutenu par le Roi soucieux d’être alimenté en salpêtre pour la poudre à canon. Dans les forêts de Précy sous Thil, Saulieu et La Roche en Brenil, on produisait du fer sans laver le minerai dans des bas fourneaux d’un mètre cinquante à deux mètres de haut et d’un diamètre de quarante centimètres environ.

Au 14ème siècle, les hauts fourneaux apparurent, engloutissant 40 stères de bois pour faire une tonne de fonte, 60 tonnes pour une tonne der fer. En 1834, Saulieu possédait une usine métallurgique, deux forges et six usines de terre grossière.

Aujourd’hui, la forêt a retrouvé une vie plus calme. Bien sûr, certaines menaces subsistent, les plantations de remplacement n’ont pas toujours été fidèles aux traditions et bien des sangliers doivent regretter le temps où les chênes surpassaient en nombre les conifères à la croissance si rapide. Perchée sur une branche, la buse variable    surveille le sol à la recherche de rongeurs, couleuvres ou vipères, imprudemment démasqués. Rapace le plus connu et le plus répandu, la buse partage les lieux avec le milan royal, son cousin le milan noir qui quittera le pays pour l’Afrique à la fin de l’été et le faucon crécerelle aux ailes fines. Bien d ‘autres espèces encore sillonnent le ciel de la région sous l’œil attentif des chevreuils et des lièvres, mais ils seront moins couramment rencontrés au fil des promenades. Il est toujours on de rappeler que la plupart des hôtes de la forêt sont protégés depuis 1976, l’accès même de certains sites étant interdit en période de nidification.

Terminons ce chapitre sur la forêt par une information à l’intention des enfants. Chaque année, à l’approche de Noël, des sapins sont installés dans les maisons, décorés et participent à cette ambiance chaleureuse des fêtes de fin d’année. Plus d’un million de ces sapins, qui pour la plupart sont en fait des épicéas, viennent de la région de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais. Alors maintenant, vous ne pourrez plus vous empêcher, au moins une fois l’an, d’avoir une pensée émue pour ce sympathique petit coin de Côte d’Or.

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En passant par Château Chinon

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

Dans la Nièvre (58)

Randonneurs, amoureux de la nature, le Morvan est à vous. A une condition indispensable : être animé d’un bon esprit de découverte. De vastes plans d’au, des forêts propices à la marche, des villages qui certes, ne se livrent pas à qui ne fait que les traverser, mais qui réservent les meilleures surprises aux amateurs d’authenticité.

 Arleuf, Anost, Chassy les galvachers, Balthis vous conteront le Morvan. Le Haut-Folin et le Mont Beuvray constituent les deux points forts de cette « aventure morvandelle ». les vue sont étendues comme l’on a coutume d’écrire dans la littérature touristique et l’histoire est au rendez-vous : l’ancienne Bibracte vous confirme que vous êtes bien au centre de la Gaule….

Ainsi, le Conseil Général de la Nièvre, Electricité De France et le Parc naturel Régional du Morvan se sont associés pour vous l’expliquer,dans le cadre de l’aménagement du bassin de compensation de Pannecière.

En vous enfonçant au travers d’une magnifique saulaire, dont l’ambiance mystérieuse éveillera votre curiosité et vos sens, vous découvrirez la richesse écologique de ce site plein d’énigmes. Le Sentier du petit lac de Pannecière 

La ville est bâtie en amphithéâtre sur les flancs sud et ouest d’une colline culminant à 609 m, Le Calvaire, qui surplombe la rive gauche de l’Yonne et la plaine du Bazois.

Ce gros bourg est considéré comme la capitale du Haut-Morvan et se situe à l’est du département de la Nièvre, à environ 13 km de la limite avec la Saône-et-Loire.

En passant par Château Chinon dans Nièvre chateau1Avec ses 428 hectares, Château-Chinon (Ville) est l’une des communes du département ayant le plus petit territoire.

Le territoire de la commune de Château-Chinon (Ville) est quasiment enclavé dans celui de la commune de Château-Chinon (Campagne). L’unique contact avec une autre commune se situe à l’ouest, dans la forêt communale de Château-Chinon, vers le lieu-dit Chaligny de la commune de Saint-Hilaire-en-Morvan. Cette limite avec une autre commune que Château-Chinon (Campagne) ne fait qu’une centaine de mètres de longueur.

 hâteau-Chinon (Ville) est traversée d’ouest en est par la route départementale 978 (portion de l’ancienne RN 78) qui permet de rejoindre Nevers à l’ouest, et Autun, puis Louhans à l’est.

Par le sud, depuis Luzy, on peut rejoindre la commune via la route départementale 27.

La commune est également accessible par la route départementale 37 depuis Cercy-la-Tour au sud et Montsauche-les-Settons au nord.

Toujours depuis le nord, on peut rejoindre Château-Chinon depuis Lormes et Avallon par la route départementale 944 (portion de l’ancienne RN 444 reliant Château-Chinon à Troyes avant son déclassement en 1972).

 

Sites à visiter : Jouets en Bois 
Jean-Paul MARTIN
Le Bourg – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-78-55

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Bijoux – Joaillerie 
Séverine BEDU

Buis  – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-75-04

BERTHE Eric – ATELIER JADE D’OR
Le Bourg – 58800 MONTREUILLON
Tel : 03 86 84 78 34 – Fax : 03 86 84 78 34

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Dinettes en Feutrine
Michèle FUX SCHWINDENHAMMER - » MIMI – MIAM »

Les Joies – 58430 ARLEUF
Tel.: 03 86 85 16 59
mail : mimi.fux@orange.fr - web : http://mimi-miam.eklablog.com

la Poterie de Tamnay
Marc et Véronique VINCENT - « les Flammées du Morvan »
58110 TAMNAY EN BAZOIS
Tel.: 03 86 84 08 32
web : www.poteries-tamnay-flammes-morvan.fr

 

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Tour du Lac des Settons

Posté par francesca7 le 13 février 2013

Département (58) dans la Nièvre

 

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Le Lac des Settons, un des grands lacs du Morvan

Au coeur du Parc Naturel Régional

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D’une superficie de 360 ha, le Lac des Settons se situe en plein coeur de la Bourgogne dans un Parc Naturel Régional, dans le département de la Nièvre. Niché dans un écrin de verdure composé de forêts et de rivières, à une trentaine de kilomètres du Château de Bazoches et de Vézelay, le Lac des Settons est entouré de bois de sapins et de mélèzes, à 600 m d’altitude dans le massif du Morvan. La commune de Montsauche-les-Settons regroupe autour du bourg différents hameaux comme Montgirault, Bonin, Nataloup, Champgazon ainsi que La Faye, les Settons, les Branlasses qui sont directement situés au bord du Lac des Settons. La commune de Moux-en-Morvan borde la moitié sud du Lac des Settons du Cernay sur la rive droite jusqu’à Chevigny sur la rive gauche en passant par la queue du lac et la route touristique.

 

Le Lac des Settons, un lac de barrage

Le Lac des Settons est un lac artificiel retenu par une digue en pierre, un barrage érigé au XIXè siècle, unique en son genre. La construction fut réalisée entre 1854 et 1861 dans le double but de faciliter le flottage du bois sur Paris et d’assurer la navigation de la rivière Yonne en régulant son débit. A voir : la maison du garde et la salle des machines au centre de la digue.

 

Location près du Lac des Settons

 Louez votre gîte au Lac des Settons

Choisissez parmi une vingtaine de locations disponibles à proximité du Lac des Settons pour votre séjour tourisme en Nièvre:  Voir les gîtes et locations à proximité du Lac des Settons

Louez votre chalet au Lac des Settons

Pour un séjour dans la Nièvre en famille ou entre amis, vous aurez la possibilité de location dans un chalet avec vue sur le Lac des Settons ou dans un Village de chalets à 50 mètres du Lac.
Voir la liste des locations en chalet.

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Camping au bord du Lac des Settons

 

Camping détente et nature au Lac des Settons

L’environnement du Lac des Settons est un cadre privilégié pour des vacances en Nièvre. En choisissant la formule « camping détente et nature », vous optez pour un camping à taille humaine qui vous offre la tranquilité.
Voir le détail des prestations du camping

Camping avec location au Lac des Settons

Parmi les campings du bord du Lac des settons, certains vous proposeront chalet ou mobil-home en location.

Voir les différentes formules de location en camping

 

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Hôtel près du Lac des Settons

Pour votre week-end en Nièvre, nous vous conseillons un des deux hôtels situés à quelques pas du Lac des Settons. Ces deux hôtels disposent également d’un restaurant.
Plus de précisions sur ces hôtels

  Pêche au Lac des Settons

Pour les amoureux de la pêche en lac, le Lac des Settons est un site privilégié de plus de 300 hectarres classé en lac de barrage de 2ème catégorie. Les dernières vidanges du Lac des Settons ont eu lieu en 1995 et 2008.

Pêche des carnassiers au Lac des Settons

Toutes les conditions sont réunies pour faire du Lac des Settons un site exceptionnel pour la pêche du brochet : nombreux accès à pied ou en bateau, petits poissons en quantité, îles, pentes douces. Mai, juin et novembre sont les meilleures périodes. L’été, la pêche de la perche se pratique très facilement à la cuillère ou au coup.

Pêche de la carpe au Lac des Settons

Les pêcheurs apprécient tout particulièrement le Lac des Settons très propice à la pêche de la carpe pour son accessibilité, sa superficie et sa densité de belles carpes. La pêche de nuit est autorisée excepté en juillet et août.

Activités pour les enfants sur le Lac des Settons

Baignade au Lac des Settons

Le Lac des Settons est également un lac de baignade agréable et réputé. A proximité de la Base Sport et Nature Activital, une jolie plage de détente permet aux familles de goûter au joies de la baignade dans une eau de qualité (pavillon bleu). Certains campings disposent eux-mêmes de plages privées qui offrent autant de lieux de baignade
Pour profiter de la baignade en toute sécurité, 2 lieux de baignade sont surveillés en juillet et août : plage de la Presqu’île (rive droite) et plage de la Cabane Verte (route touristique).

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Balades et randonnées au Lac des Settons

Trois boucles de randonnée à pied ou en VTT vous permettront de profiter au mieux de l’environnement du Lac des Settons : boucle du tour du lac (15km), boucle du flottage (17km) et tour du Bois du Grand Champ (5km). Le nouveau sentier de la queue du lac offre la possibilité de découvrir la richesse naturelle grâce à un parcours sur pilotis et à un observatoire de la faune et de la flore.

 Tél. : 03 86 84 51 98 – Site Internet : www.activital.net 

Base de Loisirs au Lac des Settons

Grâce à la base Sport et Nature Activital située aux Branlasses, vous pourrez pratiquer sur le lac la voile en cours particuliers ou collectifs, ou louer un catamaran ou une planche à voile à l’heure, à la demi-journée ou à la journée. Si le vente n’est pas de la partie, vous aurez la possibilité de pratiquer des activités nautiques à rame comme le canoë, la kayak et l’aviron.
Voir les prestations proposées par la Base Activital

 

VIDEO  :  Image de prévisualisation YouTube

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