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Port-Royal-des-Champs : vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement

Posté par francesca7 le 17 juin 2015

 

Longueville-ChauveauLes guerres de religion ont pris fin. En même temps que l’économie se développe, l’église catholique connaît un renouveau qui offre deux directions possibles : celle de la confiance en l’homme, tendance représentée par les jésuites, et celle de la méfiance de l’âme, toujours soupçonnée d’être assaillie ou conquise par le mal, abandonnée de Dieu, livrée au diable.

Cette dernière tendance, pessimiste et austère, va être développée par une jeune fille de dix-huit ans qui transforme la journée du vendredi 25 septembre 1609 en date historique.

Voici comment : Près de Paris, dans la haute vallée de Chevreuse (aujourd’hui sur la commune de Magny-les-Hameaux), s’élevait l’abbaye de Port-Royal-des-Champs. Jacqueline Marie Angélique Arnauld de Sainte-Madeleine, fille d’un avocat au Parlement de Paris, conseiller d’État sous Henri IV et farouche adversaire des jésuites, devient coadjutrice de l’abbesse de Port-Royal à huit ans.

Elle fait partie d’une famille de vingt enfants, dont six filles qui deviennent toutes religieuses dans l’abbaye de la vallée de Chevreuse fort appréciée de la noblesse de robe parisienne friande de mondanités et de plaisirs divers !

À onze ans, la petite Jacqueline Arnauld montre une vocation religieuse exceptionnelle. À dix-huit ans, alors qu’elle est devenue abbesse, elle prend une décision irrévocable, le 25 septembre 1609 : son frère et son père étant venus lui rendre visite, elle refuse de les recevoir, fermant le guichet où les nonnes étaient accoutumées de s’entretenir avec leur famille. Désormais, s’ils veulent lui parler, ils le feront à travers une grille !

Ce vendredi 25 septembre 1609 demeure dans l’histoire la « journée du guichet ».

Toutes les religieuses se conforment à cette décision : elles ne recevront plus leur famille. Jacqueline Arnauld, devenue Mère Angélique, ne fait que commencer son programme d’austérité qui vise à agir en élus de la grâce de Dieu, en éloignant toutes les tentatives que pourrait faire le Malin pour s’introduire dans l’âme. Travail, prière (huit heures de prière par jour, le premier office commence à deux heures du matin !), repos, sont les trois règles de l’abbaye, renouant avec la règle de saint Benoit de Nursie.

À Port-Royal, on ne mange jamais de viande, on communique par gestes, on ne possède rien – posséder, c’est se livrer au mal, à la cupidité –, on couche sur une mauvaise paillasse. L’application de la règle est si stricte et la vie si austère qu’en trois ans, entre 1656 et 1659, vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement ! Jacqueline Arnauld trouvera ensuite dans les idées de l’évêque d’Ypres, Cornélius Jansen, l’écho exact de ses théories sur la grâce – cette sombre doctrine, reposant sur l’oeuvre de saint Augustin, l’Augustinus, deviendra le jansénisme.

La mère Le Tardif redevient simple religieuse et meurt, aveugle, en 1646.

Les religieuses n’étant plus présentes sur le site de Port-Royal des Champs, celui-ci devient un lieu d’attraction pour des hommes souhaitant se retirer temporairement du monde.

Le premier à s’y installer est un neveu de Jacqueline Arnauld, Antoine Le Maistre, qui séjourne à Port-Royal de mai à juillet 1638, avec ses frères, d’autres Solitaires et des enfants. Mais ils sont dispersés par ordre de la Cour, qui ne voit pas d’un bon œil cette nouvelle expérience. Antoine Le Maistre et son frère Simon Le Maistre de Méricourt reviennent cependant à Port-Royal à l’été 1639. C’est le début de la période des Solitaires à Port-Royal des Champs. Pendant une dizaine d’années, des hommes jeunes ou moins jeunes viennent se retirer à Port-Royal, attirés par le goût de la solitude et de la pénitence. L’abbé de Saint-Cyran leur rend visite pendant le court temps séparant sa libération de la Bastille (mai 1643) et sa mort, en octobre de la même année.

À Port-Royal de Paris, la communauté prend de l’ampleur. La mère Agnès Arnauld laisse sa place d’abbesse à sa sœur, la mère Angélique, en 1642. Réélue sans interruption jusqu’en 1651, elle a le projet de faire revenir la communauté aux Champs, qui ont été profondément assainis par les travaux des Solitaires. Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, autorise en 1647 la mère Agnès à envoyer quelques religieuses aux Champs. L’année suivante, la mère Angélique elle-même revient à Port-Royal des Champs avec neuf religieuses.

Les Solitaires quittent alors le site de l’abbaye pour s’installer aux Granges, comme le décrit Angélique dans une lettre écrite le 14 mai 1648 à la reine de Pologne : « Les ermites, qui occupaient nos bâtiments, nous reçurent en très grande joie, et chantèrent le Te Deum, nous quittant la place de très bon cœur. Quelques-uns se sont retirés bien affligés : on ne les abandonnera pourtant pas. Ils ont loué une maison à Paris, en attendant que Dieu nous donne la paix. Mes neveux et quelques autres se sont retirés à une ferme qui est au-delà de la montagne ». La mère abbesse passe son temps entre les deux monastères, qui n’ont qu’une seule autorité. Elle regrette cependant dans ses écrits de ne pas habiter en permanence Port-Royal des Champs, qu’elle appelle sa « chère solitude ».

La vie s’organise entre l’abbaye réinvestie par les religieuses et les Granges qui accueillent les Solitaires. Le 21 décembre 1649, Louis-Isaac Lemaistre de Sacy est ordonné prêtre à Port-Royal des Champs. Dans le monastère de Port-Royal de Paris, c’est son oncle Henri Arnauld qui est sacré évêque, le 29 juin 1649. La famille Arnauld est alors toute puissante dans un monastère qui fait figure de phare spirituel. Le Maistre de Sacy devient le confesseur des religieuses et des élèves des Petites Écoles, installés aux Granges où à partir de 1652 est construit le grand bâtiment de style Louis XIII qui accueille actuellement le musée. On compte parmi les Solitaires installés en haut de la colline, Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Antoine Arnauld, Claude Lancelot, Jean Hamon, Pierre Nicole et d’autres moins célèbres. C’est dans ce cadre que Blaise Pascal vient faire deux courtes retraites aux Granges, en 1656.

Port-Royal-des-Champs : vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement dans AUX SIECLES DERNIERSLa période est alors celle de l’âge d’or de Port-Royal, malgré la Fronde qui commence. Celle-ci touche durement l’abbaye. Les pauvres affluent, cherchant un refuge. Le monastère est défendu par les Solitaires. Du 24 avril 1652 au 15 janvier 1653, la tension est telle que les religieuses doivent se réfugier à Paris avec la mère Angélique, en raison de la « guerre des Princes ». Les Solitaires, au nombre d’une vingtaine, sont eux restés garder l’abbaye et les Granges. C’est à cette période que le duc de Luynes fait construire sur le territoire de l’abbaye un château, le château de Vaumurier.

Malgré un riche passé, il ne reste aujourd’hui presque rien de ce monastère fondé en 1204.

Cet endroit fut le théâtre d’une intense vie religieuse, intellectuelle et politique du xiiie siècle à nos jours. D’abord simple abbaye cistercienne féminine au cœur du bassin parisien, Port-Royal devient au xviie siècle l’un des hauts lieux de la réforme catholique4 puis l’un des symboles de la contestation politique et religieuse, face à l’absolutisme royal naissant et aux réformes théologiques et ecclésiologiques de l’Église tridentine.

Qualifié d’« affreux désert » par la marquise de Sévigné en raison de son isolement, Port-Royal apparaît comme une « thébaïde » pour les admirateurs des Solitaires, c’est-à-dire un endroit privilégié où le chrétien est à même d’œuvrer pour son salut sans être tenté par le monde matériel. Attirant ou repoussant, il fascine le monde intellectuel et religieux du xviie siècle.

Les Jésuites, par l’intermédiaire du roi Louis XIV, après de multiples entraves et suppression de revenus financiers, font chasser les religieux de Port-Royal des Champs en 1709 et, en 1712 l’abbaye fut « rasée par la poudre » sur ordre du Conseil d’État sous l’autorité de Louis XIV, l’abbaye et son domaine deviennent des lieux de mémoire et d’histoire, séduisant et inspirant visiteurs et intellectuels.

Le site de Port-Royal des Champs est aujourd’hui classé parmi les Monuments historiques et au titre des sites protégés. Il abrite un musée national.

En 1706, la mère Élisabeth de Sainte-Anne Boulard de Denainvilliers meurt. Elle a auparavant désigné la sœur Louise de Sainte-Anastasie du Mesnil pour prendre sa suite. Mais la communauté n’a pas le droit de procéder à l’élection. La mère Louise reste donc prieure, jusqu’à la fin de l’abbaye. L’année suivante, Louis XIV donne l’ordre de donner les revenus de Port-Royal des Champs à l’abbaye de Port-Royal de Paris. C’est signer, à très brève échéance, la mort de l’abbaye. L’archevêque de Paris interdit aux religieuses de recevoir la communion. Il les déclare également « contumaces et désobéissantes aux constitutions apostoliques et comme telles incapables de participer aux sacrements de l’Église». Les sœurs sont donc privées à la fois des nourritures spirituelles et des nourritures temporelles. Leur nombre se réduit, au fur et à mesure des décès.

Le 27 mars 1708, une bulle pontificale retire aux religieuses l’usage de leurs terres, ne leur laissant que l’église et le monastère. Une deuxième bulle, datée de septembre, ordonne la suppression de Port-Royal des Champs.Louis Phélypeaux de Pontchartrain, chancelier, essaie de s’opposer aux décisions royales et pontificales. Mais le parlement de Paris enregistre les textes du pape et du roi.

L’archevêque de Paris confirme le 11 juillet 1709 la suppression du monastère. Après une visite orageuse de l’abbesse de Port-Royal de Paris le 1er octobre, qui n’est pas reconnue comme supérieure par les religieuses, le Conseil d’État rend un arrêt confirmant les droits du monastère parisien sur celui des Champs. Le 26 octobre, il ordonne également l’expulsion des religieuses.

Image illustrative de l'article Port-Royal des ChampsLe lieutenant de police d’Argenson est désigné pour procéder à l’expulsion. Le 29 octobre 1709, il se rend à l’abbaye, accompagné de soldats. Les quinze sœurs professes et les sept sœurs converses présentes sont emmenées vers différents couvents d’exil. Une dernière sœur, malade, est expulsée le lendemain en litière.

Quelques mois plus tard, en janvier 1710, le Conseil d’État ordonne la démolition de l’abbaye. Entre le mois d’août 1710 et l’année 1711, de nombreuses familles de proches du monastère viennent exhumer les corps des religieuses enterrées dans l’église. Certaines dépouilles, comme celles des Arnauld, sont transférées à Palaiseau, d’autres à Magny-Lessart. Près de 3 000 corps sont enterrés à Saint-Lambert-des-Bois, dans une fosse commune encore identifiable aujourd’hui et appelée « carré de Port-Royal ». Les dépouilles de Jean Racine, Antoine Lemaître et Louis-Isaac Lemaistre de Sacy sont emmenées à Saint-Étienne-du-Mont à Paris.

Au cours de l’année 1713, l’abbaye est rasée à la poudre. Ses pierres sont vendues ou récupérées par les habitants des alentours, parfois comme reliques mais le plus souvent comme matériau de construction.

Une littérature liée à Port-Royal apparaît dès le début du xixe siècle. Ainsi Henri Grégoire, dans Les Ruines de Port-Royal des Champs (1801 et 1809), dresse un tableau romantique du site, où « la clématite, le lierre et la ronce croissent sur cette masure ; un marsaule élève sa tige au milieu de l’endroit où étoit le chœur ». Mais l’abbé Grégoire est aussi le premier à considérer Port-Royal comme un symbole de lutte contre l’absolutisme et comme un précurseur de la Révolution française :

« Sur le point de vue politique, les savans de Port-Royal peuvent être cités comme précurseurs de la révolution considérée, non dans ces excès qui ont fait frémir toutes les âmes honnêtes, mais dans ses principes de patriotisme qui, en 1789, éclatèrent d’une manière si énergique. (…) Depuis un siècle et demi presque tout ce que la France posséda d’hommes illustres dans l’Église, le barreau et les lettres, s’honora de tenir à l’école de Port-Royal. C’est elle qui, dirigeant les efforts concertés de la magistrature et de la portion la plus saine du clergé opposa une double barrière aux envahissements du despotisme politique et du despotisme ultramontain. Doit-on s’étonner qu’en général les hommes dont nous venons de parler aient été dans la Révolution amis de la liberté? »

Chateaubriand, dans la Vie de Rancé, compare la Trappe à Port-Royal en ces termes : « La Trappe resta orthodoxe, et Port-Royal fut envahi par la liberté de l’esprit humain. » Reprenant la description des ruines du monastère qu’avait faite l’abbé Grégoire, il dépeint avec une violence tragique l’exhumation des corps en 1710.

Mais celui qui va donner ses lettres de noblesse littéraire à ce thème est Charles Augustin Sainte-Beuve. Dans un cours professé à Lausanne en 1837-1838, il brosse un portrait élogieux d’un monastère composé d’intellectuels brillants et de religieuses exaltées mais pures. Il fixe pour longtemps cette vision dans l’imaginaire collectif, avec la publication de son monumental Port-Royal à partir de 1848. Il voit en Port-Royal un exemple de rigueur et de courage, et élabore une lecture à la fois très précise sur le plan historique et elliptique concernant les aspects dérangeants du jansénisme.

À sa suite, de nombreux intellectuels se réfèrent à cette image mythique pour écrire des romans ayant pour cadre le monastère, ou pour invoquer l’esprit de Port-Royal au milieu d’autres réflexions. Au début du xxe siècle on trouve même des romans mettant en scène des personnages réels, mais avec un comportement déconnecté de la réalité historique. Les port-royalistes sont des « héros », combattant l’Église et la monarchie. Dans un contexte d’installation difficile de la Troisième République et de lutte anticléricale, Port-Royal est un argument de poids, souvent utilisé comme tel.

En 1954, Henry de Montherlant écrit une pièce de théâtre en un acte, Port-Royal, dont l’action se concentre sur la journée du « 26 d’août » 1664, c’est-à-dire la visite de Mgr de Péréfixe au couvent du faubourg Saint-Jacques. Cette œuvre remet au goût du jour les vestiges du monastère. Montée dans le contexte du rachat par l’État d’une partie du site des Granges (voir supra), elle attire de nombreux visiteurs sur les lieux.

À la fin du xxe siècle et au début du xxie siècle, Port-Royal des Champs reste une référence intellectuelle et patrimoniale. Si son histoire et celle du jansénisme sont de moins en moins connues du grand public, son exemple représente un symbole, comme le montrent les créations artistiques contemporaines : un écrivain comme Gabriel Matzneff, qui fut l’ami de Montherlant, ne manque pas d’évoquer dans nombre de ses livres l’abbaye. Le film de Vincent Dieutre, Fragments sur la grâce, sorti en 2006, a remporté un succès d’estime surprenant. Des œuvres littéraires ayant le monastère pour objet ou pour cadre sont régulièrement éditées comme (en 2007) le roman de Claude Pujade-Renaud, Le désert de la grâce. Elles sont souvent empreintes d’une vision idéalisée de la réalité, mais reflètent bien la fascination que Port-Royal continue d’exercer.

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La Langue d’Oc

Posté par francesca7 le 21 mars 2014

La Langue d’Oc dans FONDATEURS - PATRIMOINE 370px-Carte_du_Languedoc.svg

Tendez l’oreille aux mélopées locales : les accents, parfois rocailleux, portent encore la trace des belles sonorités colorées de deux langues sœurs, l’occitan (la langue d’oc) et le catalan.

Fiers troubadours

Oyez gentes dames ! Fini le temps où l’on vous traitait de « souveraines pestes » et de « sentinelles avancées de l’enfer » ; place à l’amour courtois ! Au 11e s., les seigneurs deviennent chevaliers et honorent leur belle. Vient alors l’idée de s’entourer de poètes capables de « trouver » eux-mêmes leurs chansons ; ce sont les « troubadours ». Certains sont princes, d’autres démunis mais tous jouent le même air : l’amour pur, inspiré par une femme idéale.

Parmi les plus célèbres, citons Jaufré Rudel , seigneur de Blaye, qui « s’enamoura de la comtesse de Tripoli sans la voir… » (amor de lonh) , Bernard de Ventadour , chantre de la fin’amor (l’amour parfait), Peire Vidal au lyrisme extravagant, Guiraut Riquier … Mais fin’amor ne signifie pas indifférence au monde : pour preuve, lessirventés (poèmes à caractère satirique), parfois très violents, contre les armées du nord.

Les cours méridionales retentissent jusqu’au 13e s. de leur langue raffinée : l’occitan.

L’occitan

Ce terme ancien a pris de nos jours le dessus sur celui de « langue d’oc ». Les langues « d’oïl » et « d’oc » étaient ainsi nommées pour la façon dont on disait « oui » en chacune d’elles. La limite passait au nord du Massif central, si bien que l’occitan comporte les dialectes languedocien, gascon, limousin, auvergnat, provençal et nissard (parlé dans le pays niçois). Le mot Languedoc lui-même apparut au 13e s. pour désigner les terres royales, du Rhône à la Garonne, appartenant autrefois au comte de Toulouse et au roi d’Aragon. On a peine aujourd’hui à imaginer l’aura de cette langue dans le monde cultivé de l’époque : Dante ne songea-t-il pas à écrire sa Divine Comédie dans la langue des troubadours ?

Cependant, après les croisades contre les Albigeois, l’usage de l’occitan déclina, du moins dans les cours. En 1323, des poètes toulousains tentèrent de le réhabiliter par des Jeux floraux de pure tradition médiévale. En 1539, l’ ordonnance de Villers-Cotterêts lui porta le coup de grâce en imposant dans les documents administratifs le dialecte d’Île-de-France. Dès lors, parlée essentiellement dans les campagnes, la langue d’oc se fractionna en dialectes, souvent baptisés « patois » pour nier tant la langue que la culture. Les maîtres de la Troisième République se donnent pour mission de l’éradiquer, mais c’est la Première Guerre mondiale et les changements qui s’ensuivent qui lui portent le coup le plus sévère.

L’occitan connaît cependant plusieurs sursauts : en 1819, avec la publication, par Rochegude, d’une anthologie de poèmes de troubadours ; en 1854, lorsque le Félibrige réforme l’orthographe du provençal. L’Escòla Occitana (1919) et l’Institut d’études occitanes de Toulouse (1945) jouent un rôle décisif dans son renouveau en lui redonnant une graphie plus conforme aux formes classiques. Il faut cependant attendre la loi de 1951 pour que son enseignement, aujourd’hui largement dispensé sur la base du volontariat, soit admis, dans les calendretaspour les plus petits, puis au collège (1997). Il survit aussi dans l’accent ou dans certains mots : c’est le « francitan ».

Le catalan

220px-Sant_Climent_de_TaüllTrès proche de l’occitan, hérité comme lui de la présence romaine, le catalan est le lien culturel des anciens pays du comté de Barcelone (9e-10e s.). Son apogée se situe au 13e s., avec les écrits de Ramon Llull. À partir du 16e s., il périclite : la monarchie centralisatrice de Philippe II prescrit le castillan. Puis le traité des Pyrénées (1659) l’interdit en Roussillon.

Tenace, le catalan se perpétue à l’oral mais sa renaissance littéraire ne date que du 19e s. Essentiel à l’identité culturelle du Roussillon, son usage s’affirme au début des années 1980 dans les écoles maternelles et l’édition.

L’identité catalane aujourd’hui

Si le catalan est la langue officielle en Andorre et en Catalogne espagnole, côté français, et grâce au soutien venu du sud, la langue des « anciens » semble prendre un coup de jeune. Pour preuve du regain d’intérêt envers l’apprentissage du catalan : le Capes proposé par l’université de Perpignan ou encore les cours d’initiation dispensés dans les écoles maternelles et primaires, et les bressolas , écoles ou l’enseignement est donné entièrement en catalan. Le théâtre, la littérature et la poésie contribuent également à faire résonner dans les contrées la langue régionale. De nombreuses associations de « catalanophones » œuvrent pour une renaissance de la langue. En France et en Espagne bien sûr, mais aussi en Italie ou encore au Canada, un peu partout dans le monde, des partisans du catalan font entendre leur voix. Ces liens sociaux ainsi tissés à travers le monde sont une force incontestable pour la culture catalane.

À vous de parler ! Le « u » se prononce « ou », le « v », « b », le « x », « ch », le « ll », « yeu », le « ig », « itch », et le « ny », « gne ».

Écrivains et poètes

Le Languedoc-Roussillon a donné naissance à d’importants écrivains et poètes. Si le fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), originaire de Sauve, n’est guère connu aujourd’hui, il n’en va pas de même de l’auteur d’ Il pleut bergère et, accessoirement, du nom des mois du calendrier républicain, Fabre d’Églantine(1750-1794). Ferdinand Fabre (1827-1898), né à Bédarieux, qui chante le Languedoc dans Les Courbezon ,L’Abbé Tigrane , Taillevent …

Nul n’ignore le poète Paul Valéry (1871-1945) : l’auteur du Cimetière matin est né à Sète où il repose. C’est à Carcassonne que le Narbonnais Joë Bousquet (1897-1950), paralysé par une blessure de guerre en 1918, a écrit la majeure partie de son œuvre. Le turbulent Joseph Delteil (1894-1978) fut un compagnon des surréalistes. Le Cévenol Jean-Pierre Chabrol (1925-2001) était un passionnant conteur de sa montagne. Citons également les Nîmois André Chamson , Marc Bernard et Jean Paulhan , qui régna longtemps sur les lettres françaises, de son bureau de la NRF. Quant au prix Nobel 1985, Claude Simon (1913-2005), il était viticulteur à Salses. De nos jours, un autre Nîmois, Jean-Pierre Milovanoff a pris la relève avec talent (La Splendeur d’Antonia) .

D’autres auteurs se sont exprimés en occitan, comme Max Rouquette (1908-2006) : l’auteur de Vert paradis , le Rouergat Jean Boudou (Joan Bodon, 1920-1975), né à Crespin dans l’Aveyron, auteur des Cailloux du chemin ,Le Livre de Catoïe , Robèrt Lafont (1923-2009), linguiste, théoricien du régionalisme, mais aussi dramaturge, poète et romancier (Vida de Joan Larsinhac) , Yves Rouquette (né en 1936 – originaire de Camarès dans l’Aveyron, a écrit Cathares , Occitanie ) et son frère Joan Larzac , prêtre et auteur d’une remarquable œuvre poétique. Citons également le fin poète de Carcassonne, René Nelli (1906-1982).

La littérature en catalan est quant à elle illustrée, de ce côté-ci des Pyrénées, par un poète, Josep Sebastiá Pons, et deux jeunes écrivains contemporains, Joan Luís Luís et Joan Daniel Bezsonoff .

Sur la scène

 dans GardNombre de grands interprètes de la chanson française sont languedociens ou catalans : il n’est que de citer le Sétois Georges Brassens , le Narbonnais Charles Trenet ou l’inénarrable Piscénois Boby Lapointe pour s’en convaincre. D’autres interprètes marchent de nos jours sur leurs traces, comme la Carcassonnaise Olivia Ruizou le Perpignanais Cali . Installé à Céret, le pianiste Pascal Comelade poursuit quant à lui une œuvre culte, sorte de synthèse des musiques populaires. Charles Cros (1842-1888) n’a pas chanté… Mais l’inventeur du phonographe, né à Fabrezan, et par ailleurs poète, a donné son nom à une académie qui récompense chaque année les meilleures productions discographiques françaises. D’autres ont fait le choix de s’exprimer en occitan, notamment Claude Marti qui symbolisa la renaissance occitane des années 1970 ou, aujourd’hui, le BiterroisJoanda dont le son pop-folk mêle guitares et instruments traditionnels. Mais la chanson n’est pas le seul domaine dans lequel les hommes d’oc se sont illustrés. Ils ont touché au cinéma ( Agnès Varda , qui passa une partie de sa jeunesse à Sète, l’avocat réalisateur audois André Cayatte ) et au théâtre : on ne peut oublier les novations du Sétois Jean Vilar , tandis que le dramaturge Claude Alranq ,fondateur du mythique Teatre de la Carrièra, perpétue en occitan la tradition du théâtre populaire.

 

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Jean-Claude Pascal, chanteur oublié

Posté par francesca7 le 12 janvier 2014

 

Jean-Claude Pascal naît dans une famille de riches industriels du textile. Sa mère, Arlette Lemoine, est l’arrière-petite-fille du couturier Charles Frédéric Worth. Son père, Roger Villeminot, décède l’année de sa naissance.

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http://youtu.be/tpEZdGoqMbg

jean-claude Pascal, un Comédien : Il éprouve énormément de mal à supporter l’atmosphère à la fois superficielle et artificielle qui régnait dans le milieu de la mode. 
Il se fait alors comédien au théâtre avec Pierre Renoir, puis joue dans la Dame aux camélias avec Edwige Feuillère, laquelle dit de lui qu’il est exceptionnellement beau. 
En 1947, il entre au cours Simon et prend le pseudonyme de Jean-Claude Pascal. 
En 1949, il débute au théâtre aux côtés de Pierre Renoir puis Edwige Feuillère dans la dame aux camélias. Il entame alors une carrière prometteuse au cinéma mais son physique de séducteur romantique le confine dans des rôles de jeune premier sans grande épaisseur.

La liste des films et des actrices partenaires de Jean-Claude Pascal donne un aperçu de la carrière du comédien. 
1953 Les crimes de l’amour avec Anouk Aimée 
1953 Alerte au sud, avec Giana Maria Canale 
1954- Le Grand Jeu, avec Arletty 
Le chevalier de la nuit, 
1955 Le fils de Caroline chérie avec 
1955 Les mauvaises rencontres avec Anouk Aimé 
1956 La châtelaine du Liban avec Giana Maria Canale 
1959 La Belle et l’empereur avec Romy Schneider 
1962 : La salamandre d’or avec Valérie Lagrange et Madeleine Robinson 
1966 Comment ne pas épouser un milliardaire avec Magali Noël 
1968 Angélique et le sultan avec Michèle Mercier

300px-Jean-Claude-Pascal-GambaisJean-Claude débute sa scolarité secondaire, en 1938, au Collège Annel, à Compiègne, et la conclut au Lycée Janson-de-Sailly à Paris. En 1944, à l’âge de 17 ans, il s’engage dans la Deuxième division blindéedu général Leclerc. Il est le premier soldat français à entrer dans Strasbourg, en novembre 1944, alors que l’armée allemande est encore en train d’évacuer la ville. Il reçoit pour cela, la Croix de guerre en 1945.

Après la Libération, il s’installe à Paris et étudie brièvement à la Sorbonne. Jean-Claude Pascal (né Jean-Claude Villeminot, le 24 octobre 1927, à Paris et mort le 5 mai 1992, à Clichy-la-Garenne) est un acteur, chanteur et écrivain français. Il s’engage en 1944 dans laDeuxième division blindée et reçoit la Croix de guerre.

Après avoir été un temps styliste de mode, il fait ses débuts en 1949 dans le cinéma, où il incarne des rôles de séducteur. Il entame également, en 1955, une carrière de chanteur de charme. Il remporte le Concours Eurovision de la chanson pour le Luxembourg, en 1961, grâce à la chanson Nous les amoureux.

Au début des années 1980, il se reconvertit en écrivain et en historien, publiant romans noirs et romans historiques, ainsi que ses mémoires.

Il est nommé commandeur des Arts et des Lettres, ainsi que chevalier de la Légion d’honneur.

Il meurt dans l’anonymat, à l’âge de 64 ans, d’un cancer de l’estomac.

Jean-Claude Pascal : un Chanteur 
Lassé de jouer des rôles de « beau gosse » et de jeune premier, Jean-Claude Pascal se lance dans la chanson. 
A l’aube des années 60, il délaisse peu à peu le cinéma : « J’en avais marre de jouer les puceaux ridicules », pour se consacrer à la chanson. 
Le public découvre alors une voix chaude, caressante et un interprète exigeant, amoureux des beaux textes. 
A l’âge de 33 ans, Jean-Claude Pascal donne son premier tour de chant à Bobino avec des chansons signées par de jeunes auteurs alors inconnus : Jean Ferrat, Serge Gainsbourg, Bernard Dimey. 
En 1961 il obtient le Grand prix de l’Eurovision avec la chanson « Nous les amoureux » et interprète de nombreuses chansons de Gilbert Bécaud (celui-ci était né le même jour, le 24 octobre 1927, à la même heure que lui). 

Jean-Claude Pascal fait ses débuts en tant que chanteur, en 1955, avec la chanson Je voudrais, écrite par Charles Aznavour. Il donne son premier récital en 1961, à Bobino, avec des chansons signées par de jeunes auteurs comme Jean Ferrat, Serge Gainsbourg et Bernard Dimey.

En 1961, la télévision luxembourgeoise le sollicite pour la représenter à la sixième édition du Concours Eurovision de la chanson. Le samedi 18 mars, à Cannes, il remporte le concours pour le Luxembourg, avec la chanson Nous les amoureux, écrite par Maurice Vidalin et composée par Jacques Datin.

Si, au sens premier, les paroles de la chanson s’entendent comme le combat de deux amoureux contre les préjugés de la société de l’époque, en réalité elles dénoncent – sans que le grand public ne s’en doute – la répression des amours homosexuelles et prédisent une évolution prochaine des esprits à leur égard, ainsi que le chanteur lui-même devait le reconnaître plus tard.

En 1962, il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. En 1967, il obtient un grand succès commercial avec sa reprise en allemand des Neiges du Kilimandjaro, de Pascal Danel. Il enregistre de nombreux albums et reprend des morceaux de Charles Aznavour, Guy Béart, Gilbert Bécaud, Barbara ou Jacques Brel. Il ralentit sa carrière de chanteur au début des années 1970, pour se consacrer à nouveau au théâtre et à la télévision.

En 1981, pour marquer le vingtième anniversaire de sa victoire au Concours Eurovision de la chanson, la télévision luxembourgeoise lui demande de la représenter à nouveau. Il participe à la vingt-sixième édition du concours, avec la chanson C’est peut-être pas l’Amérique, mais termine cette fois à la onzième place.

En 1983, il enregistre un dernier album de chansons inédites, dont la plupart des textes ont été écrits par Gilbert Sinoué.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsÀ partir de 1983, Jean-Claude Pascal entame une carrière d’écrivain. Son premier ouvrage, Le Beau Masque, est publié en 1986. Il s’agit d’une autobiographie partielle, dans lesquelles il se concentre sur sa carrière cinématographique. Il y décrit ses nombreuses rencontres avec des actrices et ses souvenirs de tournage.

Il se lance ensuite dans l’écriture de romans policiers (Le Panier de crabes, en novembre 1986, ainsi que ses suites, Le Fauve, en février 1987, et La Garce, en avril 1987). Il poursuit avec des romans (L’Arc-en-ciel de novembre, en mars 1989, etL’Enfant et les Giboulées, en janvier 1990).

Encouragé par Philippe Erlanger, il rédige deux ouvrages historiques. En 1988, La reine maudite, biographie de Marie Stuart, et en 1991, L’amant du roi, biographie du duc de Luynes, favori du roi Louis XIII.

Jean-Claude décède à l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne, le 5 mai 1992, à l’âge de 64 ans, des suites d’un cancer de l’estomac. Il était demeuré célibataire et sans enfants. Conformément à ses dernières volontés, il est incinéré. Ses cendres sont dispersées dans la baie du Mont Saint-Michel et dans la baie d’Hammamet, en Tunisie, où il possédait une villa. Sa mère placera une plaque à son nom, sur la porte de la chapelle du caveau familial, au Cimetière du Montparnasse.

De son vivant, Jean-Claude fut élu plusieurs années de suite « homme le plus élégant de France ». Sa garde-robe fut exposée en 2004, au Musée de la chemiserie et de l’élégance masculine, à Argenton-sur-Creuse, dans l’Indre.

 

un site à consulter avec passion : http://encinematheque.net/seconds/S48/index.asp

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LA FRANCE

Posté par francesca7 le 10 février 2013

La France est un pays ancien, formé au Haut Moyen Âge. Du début du xviie siècle à la première moitié du xxe siècle, elle possède un vaste empire colonial. À partir des années 1950, elle est l’un des acteurs de la construction de l’Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La France joue un rôle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiqueslaïques et républicaines.

La France a, en 2011, le cinquième plus important produit intérieur brut au monde. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire.

Peuplée de 65,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013, la France est un pays développé, avec un indice de développement humain très élevé.

Sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge. Son hymne est La Marseillaise. Son principe est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro.

La France est composée de nombreux territoires situés en-dehors du continent européen, couramment appelés territoires d’outre-mer, naguère DOM-TOM, qui lui permettent d’être présente dans tous les océans.

 

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Carte de  Évolution du territoire de la France métropolitaine, de 985 à 1947.

 

Ces territoires ont des statuts variés dans l’administration territoriale de la France :

À travers ses collectivités ultra-marines, la France possède également des frontières terrestres avec le Brésil et le Suriname, ainsi qu’avec les Pays-Bas via la partie française de Saint-Martin.

La superficie de la France métropolitaine est de 552 000 km soit environ un hectare par habitant. En comptant la totalité des terres émergées d’outre-mer, la superficie totale est de 675 000 km2.

Elle est le 42e plus grand État du monde par sa surface terrestre. Elle est en outre le troisième plus grand pays d’Europe, après la Russie et l’Ukraine, deuxième si on inclut les départements ultra-marins, et le plus grand de l’Union européenne.

Son territoire métropolitain continental s’étend sur environ 1 000 km du nord au sud et d’est en ouest.

L’étendue de son littoral, outre-mer inclus, est de 8 245 km.

 

 drapeauxue27

(Drapeaux de la communauté Européenne – La France, État membre de l’Union européenne.

 

La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers avec près de 82 millions de visites en 2007, mais le troisième pays au monde pour les recettes liées au tourisme international. Le secteur du tourisme représentait en 2005 près de 900 000 emplois directs, et au moins autant d’emplois indirects. Plus de 1,3 milliard de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du pays. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s’agit tout à la fois d’un tourisme culturel (notamment à Paris), balnéaire (notamment sur la Côte d’Azur), naturel, d’affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourisme), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d’attractions le plus fréquenté d’Europe) et de sports d’hiver (dans les Alpes du Nord notamment). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité situés en Île-de-France (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles …) ; quelques sites de province attirent néanmoins de nombreux touristes, comme les châteaux de la Loire, le mont Saint-MichelRocamadour, le Château du Haut-Kœnigsbourg, le musée Unterlinden de Colmar, le Centre Pompidou-Metz ou le parc du Futuroscope.

Patrimoine culturel

Patrimoine architectural


La France possède un patrimoine architectural riche, témoin d’une longue histoire et de la rencontre de différents traits civilisationnels. Sur les 753 biens culturels classés au patrimoine mondial par l’UNESCO au 27 janvier 2012, 34 sont français, ce qui fait de la France le troisième pays du monde en nombre de sites culturels classés au patrimoine mondial. Le patrimoine architectural français classé au patrimoine mondial comporte à la fois des édifices d’architecture religieuse (l’abbaye de Fontenay par exemple), civile (les châteaux de la Loire), industrielle (la saline royale d’Arc-et-Senans), militaire (les villes fortifiées par Vauban) et urbaine (la place Stanislas de Nancy, le centre-ville de Strasbourg). Il comporte des exemples d’architecture de toutes les époques, de l’architecture romaine (le pont du Gard) à l’architecture d’après-guerre (le centre-ville du Havre), en passant par des chefs-d’œuvre de l’architecture romane (l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe), gothique (la cathédrale de Chartres) et classique (le canal du Midi). En France, depuis 1840, les bâtiments d’intérêt historique, architectural, patrimonial ou culturel peuvent être inscrits ou classés au titre des monuments historiques par l’État, de même que certains biens mobiliers (cloches), ce qui leur assure une protection juridique, ainsi que des aides à la restauration et à l’entretien. À la date du 31 décembre 2008, il y a en France 43 180 monuments historiques inscrits ou classés. La France a compté des architectes qui ont participé à façonner le patrimoine architectural français et européen à toutes les époques de son histoire, avec des figures telles que Pierre de Montreuil au Moyen Âge, LescotDelorme et Androuet du Cerceau à la Renaissance, MansartLe VauHardouin-MansartGabriel et Ledoux aux époques classique et néoclassique, Viollet-le-DucGarnier et Eiffel au xixe siècle et Le Corbusier et Perret à l’époque moderne.

Patrimoine artistique et événements culturels


Si des productions artistiques sont attestées dans l’espace correspondant à la France actuelle dès la Préhistoire, on ne peut parler d’« art français » avant le début du IIe millénaire de notre ère, à l’époque où un État et une nation commencent à se former. À partir de cette époque, les Beaux-Arts français vont être en grande partie similaires à ceux du reste de l’Europe occidentale, voyant se succéder un art roman aux xie et xiie siècles et un art gothique du xiie au xve siècles ; la célébration de la puissance de la monarchie française, d’un « espace privilégié » (A. Chastel) et la représentation du sacré font partie des thèmes privilégiés d’un art principalement commandé par le pouvoir politique ou religieux. La Renaissance et le développement du classicisme au xviie siècle puis du néoclassicisme au xviiie siècle sont l’expression à la fois d’une recherche de l’ordre et de l’apparat et d’influences antiques et italiennes ; c’est également à l’époque moderne qu’émergent des figures individuelles d’artistes, telles les peintres FouquetPoussinLa Tourle LorrainWatteauBoucherChardinFragonardGreuzeDavidGros et Ingres, ou les sculpteurs GoujonGirardonCoysevoxPuget et Houdon. Aux xixe et xxe siècles, la France joue un rôle majeur dans les grands courants et révolutions artistiques occidentaux : le romantisme (Delacroix et Géricault), le réalisme (Courbet), l’impressionnisme (MonetRenoirManetDegas) et le néo-impressionnisme (SeuratVan GoghCézanneGauguin), le fauvisme (MatisseDerainVlaminck), le cubisme (BraquePicassoLéger) ou encore le surréalisme (Duchamp) comptent des artistes français parmi leurs principaux représentants. Auguste Rodin, de son côté, révolutionne la sculpture à la fin du xixe siècle.


Contrairement à plusieurs pays qui s’incarnent dans une grande figure d’écrivain, la littérature française compte de nombreuses figures à l’importance et à la renommée à peu près équivalentes. Il serait vain de tenter d’en faire la liste, mais on peut citer au Moyen Âge les poètes Chrétien de Troyes et Villon ; au xvie siècle, le romancier Rabelais, l’essayiste Montaigne et les poètes Du Bellay et Ronsard marquent la Renaissance. Au xviie siècle, les dramaturges CorneilleRacine et Molière, le poète Boileau, le fabuliste La Fontaine et l’inclassable Pascal s’attachent à maintenir ou rétablir l’ordre par la raison ; au xviiie siècle, les auteurs des Lumières VoltaireDiderot et Rousseau, les romanciers PrévostLaclos et Sade et les dramaturges Marivaux et Beaumarchais fustigent la société de leur époque tout en 

 

abordant des sujets jusque là prohibés. Au xixe siècle, le roman connaît un apogée avec StendhalBalzacHugoDumas,Flaubert et Zola, mais les autres genres ne sont pas en reste, comme le montrent le mémorialiste Châteaubriand et les poètes LamartineMussetBaudelaireVignyRimbaud et Mallarmé. Au xxe siècle, le manque de recul rend plus difficile la perception de figures majeures ; on peut néanmoins citer les poètes ApollinaireÉluardAragonChar et Prévert, les romanciers Proust, GideCélineSartreCamus et Sarraute, et les dramaturges GiraudouxCocteauBeckett et Ionesco.


Divisée au Moyen Âge entre un art religieux inspiré du chant grégorien et le chant profane des troubadours et trouvères, la musique française atteint un certain apogée à partir de l’époque classique, avec des compositeurs comme Lully et Charpentier au xviie siècle, Rameau au xviiie siècle, BerliozGounod et Bizet au xixe siècle, ou Debussy au xxe siècle — beaucoup de ces artistes composent des opéras. À partir du début du xxe siècle, la musique dite « populaire » prend son essor, mêlant des genres propres à la France (la chanson française) à des genres importés (rock et rap en particulier), et permettant à des vedettes comme Mylène Farmer, Claude FrançoisJohnny HallydaySheilaMichel Sardou ou Jean-Jacques Goldman de vendre des dizaines de millions de disques.

Le cinéma, inventé en 1895 à Lyon par les frères Lumière, reste une activité importante en France malgré la concurrence hollywoodienne : la France est en 2005 le sixième producteur mondial et le premier producteur européen de longs-métrages. Le cinéma français, principalement tourné depuis les années 1980 vers la comédie et le cinéma d’auteur, a produit dans les années 2000 quelques films au succès mondial, comme Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou La Marche de l’empereur. Le Festival international du film, organisé chaque année à Cannes, est l’événement culturel le plus médiatisé au monde.

Attachée à l’idée d’une « exception culturelle », la France protège sa culture, notamment par le biais de quotas de films français à la télévision et d’œuvres musicales françaises à la radio.

Une longue tradition scientifique

La France est depuis le Moyen Âge un foyer de connaissances et de découvertes majeur. L’université de Paris, créée en 1200, a été dès son origine et jusqu’à l’époque contemporaine l’une des plus importantes d’Occident. Au 1er septembre 2010, 56 Françaises et Français se sont vu décerner un prix Nobel et onze ont obtenu la médaille Fields.

Au xviie siècle, René Descartes définit une méthode pour l’acquisition d’un savoir scientifique, tandis que Blaise Pascal resta célèbre pour son travail sur les probabilités et la mécanique des fluides. Le xviiie siècle fut marqué par les travaux du biologiste Buffon et du chimiste Lavoisier, qui découvrit le rôle de l’oxygène dans la combustion, tandis que Diderot et D’Alembert publiaient l’Encyclopédie. Au xixe siècle, Augustin Fresnel fut le fondateur de l’optique moderne, Sadi Carnot posa les bases de la thermodynamique, et Louis Pasteur fut un pionnier de la microbiologie. Au xxe siècle, on peut citer le mathématicien et physicien Henri Poincaré, les physiciens Henri BecquerelPierre et Marie Curie, restés célèbres pour leurs travaux sur la radioactivité, le physicien Paul Langevin ou encore le virologue Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida.

Gastronomie


La cuisine française est renommée, notamment grâce à ses productions agricoles de qualités: nombreux vins (champagnevins de Bordeaux ou de Bourgogne etc.) et fromages (roquefortcamembert etc.), et grâce à la haute gastronomie qu’elle pratique depuis le xviiie siècle. Néanmoins, la cuisine française est extrêmement variée, et est essentiellement constituée de spécialités régionales ayant conquis l’ensemble du territoire, comme la choucroute alsacienne, la quiche lorraine, les rillettes du Mans, le boeuf bourguignon, le foie gras périgourdin, le cassoulet languedocien, la tapenade provençale ou les quenelles lyonnaises. De plus, de véritables frontières culinaires se dessinent dans le pays, entre un nord utilisant le beurre et l’échalote et un sud leur préférant l’huile et l’ail, et entre des régions à la cuisine terrienne (le Périgord par exemple) et d’autres à la cuisine résolument tournée vers la mer (la Provence). Néanmoins, ces frontières ont tendance à disparaître aujourd’hui, en raison de la jonction des modes de vie et de l’essor d’une cuisine mondialisée.

Le « repas gastronomique des Français » a été inscrit le 16 novembre 2010 à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Rayonnement culturel international

Depuis le Moyen Âge, la France possède un rôle décisif dans l’histoire artistique, culturelle, intellectuelle et politique de nombreux pays. En particulier, beaucoup de ses anciennes colonies utilisent encore aujourd’hui sa langue, son droit, ses institutions politiques ou encore son système fiscal. La politique culturelle est depuis le milieu du xxe siècle un aspect majeur de la politique étrangère de la France.


L’influence culturelle mondiale de la France passe notamment par le français, langue de l’élite européenne et de la diplomatie jusqu’au début du xxe siècle. La France est le deuxième pays francophone du monde, après la République démocratique du Congo. Le français, parlé par quelque 220 millions de locuteurs dans le monde, est une des deux langues de travail de l’Organisation des Nations unies et de ses agences, une des trois principales langues de travail de la Commission européenne et de l’Union africaine. La France est un membre fondateur de l’Organisation internationale de la francophonie, qui regroupe 75 pays en 2011 et promeut la langue française, ainsi que les valeurs démocratiques et les droits de l’homme.

La présence culturelle de la France à l’étranger est entretenue non seulement par ses représentations diplomatiques, mais aussi par le réseau étendu de l’Alliance française et par les plus de 400 établissements scolaires français à l’étranger. De plus, la France est à l’origine de la création de médias à vocation internationale, tels que la radio RFI ou les chaînes de télévision TV5 Monde (commune à plusieurs pays) et France 24 

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