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Les Arts divinatoires Tsiganes, une voie ésotérique méconnue

Posté par francesca7 le 6 février 2016

 

Tel qu’exposé précédemment, dès leur immigration en Europe occidentale les Tsiganes (Tziganes) constituaient une communauté fort riche à tous points de vue. Ce peuple avait ses propres rois et reines, ses propres compétences — notamment au niveau de leur savoir-faire quant à divers métiers —, ses propres traditions initiatiques. Ces gens étaient des experts dans plusieurs formes de divertissement, dans le dressage et dans les soins vétérinaires des animaux, de même que dans l’art de la divination.

Voyante

En provenance de l’Orient, leurs méthodes de divination semblaient inhabituelles aux peuples de l’Occident. Ces pratiques divinatoires comprenaient entre autres, la “lecture” de divers éléments tels que les boules de crystal (cristallomancie), les feuilles de thé (thédomancie ou tasséomancie), les nuages (néphalomancie), la formation de sable dans les lits des cours d’eau, les reflets de la pleine lune sur l’eau (sélénomancie), etc. Ils lisent aussi dans les paumes de la main (chiromancie) et utilisent d’autres techniques physionomiques. Malheu­reu­sement, les Tsiganes étant un peuple de tradition orale en marge de la littérature européenne, plusieurs des différents arts divinatoires qu’ils ont développé furent faussement attribués aux alchimistes, aux Rose-Croix et autres occultistes de Prague ou de Bohême.

En ce temps d’ailleurs, la Bohême était considérée Terre Mère de plusieurs traditions ésotériques européennes. Rien d’étonnant en soi. Les tsiganes étaient un peuple nomade et chaque année, leurs itinéraires de voyage les amenaient en Europe via la Bohême; de ce fait, ils furent largement connus comme “Bohémiens”.

En fait, les Tsiganes se déplaçaient dans toute l’Europe et dans les régions slaves: allant vers le Sud pour l’hiver, et vers le Nord pour l’été; et organisant en cours de route des carnavals et des spectacles d’animaux savants, ainsi que des prédictions faites par divers types de “diseurs de bonne aventure”, “donneuses de bonne aventure” ou “tireuses de cartes”, et consenties pour une rétribution.

Il est donc avéré que l’art de dire la bonne aventure par les cartes à jouer ou cartomancie, fut surtout popularisé par les femmes Tsiganes — des cartomanciennes qu’on appelait Bohémiennes — dans l’Europe médiévale, suivant la dissémination des cartes à jouer, à compter du XIVième siècle surtout. Et probablement d’ailleurs, en utilisant ces cartes qu’elles avaient amenées avec elles en partance de leur terre natale, l’Inde; cartes qu’elles avaient vraisemblablement adaptées aux réalités sociales de leur nouvelle terre d’adoption. Et bien qu’elles utilisent généralement un jeu de 36 ou de 32 cartes, nous savons qu’elles ont également utilisé les Tarots. En conséquence les autorités en la matière et les véritables enseignantes de la cartomancie étaient et sont toujours… les Tsiganes.

* Cartomancie Bohémienne — Selon Paul Boiteau d’Ambly (Les cartes à jouer et la cartomancie, Paris 1854), « Les cartes sont venues de l’Orient et ont été introduites en Europe par les Bohémiens (venant de l’Inde). ». En page 320, il ajoute: « Pour ce qui est de la cartomancie inférieure pratiquée dans les foires, on peut, on doit même affirmer qu’elle date juste du jour où les cartes ont été introduites en Europe. C’était, comme on l’a vu, vers la fin du moyen âge, entre l’année 1275 et l’année 1325. Les Bohémiens en firent leur gagne-pain (…) ».

* Bohémienne cartomancienne, diseuse de bonne aventure — Selon une mention du site tsigane “Fils du Vent sans Pays”, la cartomancienne est l’un des métiers des Bohémiens. Bobareasa : femme tsigane, diseuse de bonne aventure (par des grains de maïs, des haricots, des cartes, ou au moyen d’un coquillage). In Les Tsiganes, C. J. Popp Serboïanu, Payot, 1930.

* Divination Bohémienne — L’imagerie populaire associe la “diseuse de bonne aventure bohémienne” à la lecture dans les lignes de la main (chiromancie); aux prédictions faites grâce à la boule de crystal (cristallomancie); ou à une lecture divinatoire des symboles et des dessins formés par les feuilles de thé dans la tasse après qu’on en ait bu le thé (thédomancie). Ce qui est avéré. Toutefois, lorsque les cartes furent mieux connues en Europe, les tsiganes bohémiennes utilisaient aussi la cartomancie — cartes à jouer et tarots — pour prédire l’avenir. Les prédictions réalisées portaient souvent sur des questions relatives aux perspectives d’avenir romantique (ex: rencontre amoureuse, mariage, divorce, etc), financier (possibilités d’emploi, prospérité financière, affaires et entreprises, héritages, etc), la santé et la maladie, la procréation, etc. Plusieurs diseuses de bonne aventure donnaient aussi des “lectures de caractère” grâce à la numérologie, la chiromancie, la graphologie, la morpho-physionomie et l’astrologie: parfois pour aider le client à mieux se connaître, mais parfois aussi pour évaluer la compatibilité matrimoniale entre deux personnes.

* Cosmographia Universalis (Cosmographie Munster), Bâle (1550), par Sebastian Münster — Cité par le site “Fils du Vent sans Pays” ‹ Rapporté par Auguste Stoeber dans Contes populaires et légendes d’Alsace, Presses de la Renaissance, 1979) ›, un certain passage de Sebastian Münster nous informe que les tziganes disaient la bonne aventure bien avant le XVIIIième siècle. La citation va comme suit: « Quand on comptait, depuis la naissance du Christ, mille quatre cent et dix-sept, on a pour la première fois vu les Tziganes (…). Leurs vieilles femmes se mêlent de dire l’avenir (…) ».

tarot-tziganeEn parallèle mais beaucoup plus tard, au cours du XVIIIième siècle, alors que l’Inquisition était sur le déclin, un vent de renouveau flotte sur l’Europe occidentale en ce début de Renaissance; faisant éclore une certaine “mode spiritualiste”. Diverses publications et textes dits magiques, alchimiques ou ésotériques sont achetés par la noblesse, tels les recueils de traités mystico-philoso­phiques “Corpus Hermeticum” attribués dans l’Antiquité au mythique Hermès Trismégiste: qui met à l’avant-plan l’ancien savoir mytique de l’Égypte ancienne. ‹ La traduction française des 17 Livres du Corpus Hermeticum est disponible ICI sur le site de de Claude Le Moal, grâce à la collaboration des Éditions du Septénaire et des Éditions Rozekruis Pers. ›; et la popularisation d’artefacts égyptiens hiératiques tels la Mensa Isiaca (la table d’Isis) publiée par Athanasius Kircher, égyptologue.

Dès lors, suivant cette mode, à-peu-près toutes les connaissances divinatoires et ésotériques furent attribuées à l’Égypte ancienne: et tous, depuis la franc-maçonnerie jusqu’aux mesmériens, revendiquaient leurs racines dans les antiquités de la vieille Égypte. Et c’est dans ce courant que les écrits de Court de Gébelin (voir son essai portant sur le Tarot de Marseille, Le Monde primitif, publié en 1781) et que la cartomancie d’Etteilla ont pû fleurir: puisque selon ces deux “tarologues” particulièrement, la divination avec des cartes de Tarot était supposée être d’origine “égyptienne”. Et c’est aussi dans ce courant que le savoir traditionnel tsigane devint très en demande par les nobles et la classe moyenne; alors que les Tsiganes étaient heureux d’obliger les européens crédules, avec des histoires de leurs origines en Egypte… ce qui en fait n’était pas tout-à-fait faux: puisqu’ils appelaient leur terre patrie “La Petite Égypte”, soit une région située dans le Péloponèse des îles grecques occidentales. D’où leur appellation de “gypsies”, ou gitans; terme découlant du mot Égypte.

Les Tsiganes au XXIe Siècle

Couleurs criardes des roulottes, caravanes et verdines gitanes

Quelle grande fascination elles exercent ces maisons nomades, ces demeures errantes habitées par les Gitans, ces verdines, ces caravanes traditionnelles, ces roulottes d’habitation, ces roulottes tziganes-gitanes qu’on voit parfois encore sillonner les routes du pays au pas lent des chevaux…

La tradition veut que les tsiganes qu’on voit traverser les villages de temps à autre, arborent des couleurs de roulotte ou de caravane un peu criardes, quoi que très attirantes à l’oeil. Certains pensaient alors: “Quel mauvais goût”, ou “Quel gens bizarres” ou encore, “Ils ont dû avoir des prix sur de la peinture que personne ne voulait”.

Ces couleurs criardes furent en fait imposées par les “gadje” — les gens qui sont sédentaires et non-gitans — pour que les les gens puissent voir arriver de loin ces “voleurs de poules“ Tsiganes et ainsi protéger ce qui pouvait l’être.

Source: Jan Yoors, Tsiganes, Phébus, 1990.

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, AUX SIECLES DERNIERS, HUMEUR DES ANCETRES, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Faire de l’humour à la française

Posté par francesca7 le 23 janvier 2016

 

HumourLe mot humour provient de l’anglais humour, lui-même emprunté du français « humeur ». L’humeur, du latin humor (liquide), désignait initialement les fluides corporels (sang, bile…) pensés comme influençant sur le comportement.

Vers 1760, les Anglais utilisent le terme humour dans le sens « tempérament enjoué, gaîté, aptitude à voir ou à faire voir le comique des choses » pour se vanter de posséder un certain état d’esprit actuellement nommé humour anglais. À la même époque, le sens du mot français « humeur » suit une évolution semblable.

Le mot « humour » est attesté pour la première fois en français au XVIIIe siècle, entré en France grâce aux liens qu’entretenaient les penseurs des Lumières avec les philosophes britanniques.

À la fin du XIXe siècle, quand les auteurs français s’interrogeaient encore sur le sens exact de l’humour anglais, Félix Fénéon définissait ainsi celui de Mark Twain :

« L’humour est caractérisé par une énorme facétie (émergeant parfois d’une observation triste) — contée avec la plus stricte imperturbabilité, avec toutefois un dédain très marqué de l’opinion du lecteur ; ses moyens favoris sont le grossissement forcené de certaines particularités, — l’inopinée jonction de deux très distantes idées par l’opération d’un calembour ou par un jeu de perspective littéraire, — l’accumulation patiente de détails allant crescendo dans le baroque, mais déduits avec une logique rigoureuse et décevante. »

L’humour, au sens large, est une forme d’esprit railleuse « qui s’attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ».

L’humour est distingué par plusieurs concepts : c’est un langage, mais aussi un moyen d’expression. L’humour peut être employé dans différents buts et peut, par exemple, se révéler pédagogique ou militant. Sa forme, plus que sa définition, est diversement appréciée d’une culture à l’autre, d’une région à une autre, d’un point de vue à un autre, à tel point que ce qui est considéré par certains comme de l’humour, peut être considéré par les autres comme une méchante moquerie ou une insulte.

L’humour permet à l’Homme de prendre du recul sur ce qu’il vit, comme le remarque Joseph Klatzmann dans son ouvrage L’Humour juif en souhaitant « rire pour ne pas pleurer ». Beaumarchais écrivit « Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer ». Plus pessimiste, Nietzsche affirme « L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire », se rapprochant du cynisme.

Avant toute chose, il est indispensable de définir l’humour français. Qu’est-ce qui le différencie de l’humour américain ou de l’humour anglais ? Évidemment, chaque pays a son propre humour, lié à sa culture. Par exemple, les Américains sont tous issus de l’immigration, ce qui amène un grand nombre d’humoristes américains à se moquer des stéréotypes des différentes cultures. Quant à l’humour anglais, il est plutôt pointu et s’illustre par ses « jokes », basées sur l’absurde, devenues célèbre grâce à Charlie Chaplin ou plus récemment les Monthy Pythons et Rowan Atkinson (Mr. Bean). L’humour français, complexe, est plus difficile à définir.

Il y a 200 ans, l’humour était réservé aux intellectuels, il s’agissait d’un « trait d’esprit ». On observe que l’humour français a toujours évolué en fonction des événements historiques : le début des gazettes satiriques et des caricatures qui critiquent la société et le gouvernement (au XIXe siècle). Après la Seconde Guerre mondiale, la France se reconstruit et on voit apparaître le gag visuel, le quiproquo et la comédie bourgeoise portés par de grands noms tels que Louis de Funès, Bourvil, Fernandel… À l’époque de la Guerre d’Algérie, les humoristes s’emparent des thèmes politiques : chômage, immigration, pouvoir d’achat, éducation…

Dans les années 1960, Choron et Cavanna (décédé fin janvier) fondent Hara Kiri, journal provocateur à l’humour noir. A la télévision, l’émission «Le Petit Rapporteur» de Jacques Martin, propose une critique impertinente de la société. Dès lors, on voit émerger des humoristes contestataires ou engagés, souvent soutenus par les radios libres nées dans les années 1980, qui signeront l’âge d’or de l’impertinence à la française. Guy Bedos et Coluche affirment leurs engagements politiques. L’un sur scène, l’autre par sa «vraie-fausse» candidature à la présidence. Thierry Le Luron épingle la gauche comme la droite avec ses imitations cinglantes et bouscule les préjugés en organisant son faux mariage avec Coluche. On découvre aussi Raymond Devos et Pierre Desproges qui jonglent avec les mots comme personne pour traiter de situations absurdes. Dès les années 1990, des humoristes tels que Jamel Debbouze et Gad Elmaleh feront connaître à la France le « stand up » américain (spectacles où l’humoriste raconte des histoires, souvent courtes, sans accessoires ni costumes). Sachant qu’en réalité, les Humour12premiers français à avoir fait du « stand up » sont Coluche et Thierry Le Luron.

On distingue aujourd’hui plusieurs types d’humour français : l’humour cynique et critique envers la société (Stéphane Guillon, Gaspard Proust qui succèdent à Pierre Desproges qui excellait dans le domaine) ; l’humour dit « de banlieue », popularisé par Jamel Debbouze et son « Jamel Comedy Club » qui accueille des nouvelles recrues chaque année comme Thomas Ngijol et Malik Bentalha, et l’humour situationnel (Gad Elmaleh, Florence Foresti, Franck Dubosc…), où des situations de tous les jours sont tournées à la dérision, cet humour étant assez proche de l’humour américain, qui est assez premier degré.

Finalement, l’humour français a toujours cherché la juste mesure, entre ses caricatures satiriques et son impertinence sur scène, sa dimension polémique et contestataire sur petit écran (les Guignols de l’info), mais on peut le qualifier d’humour noir.

Alors, les Français ne font-ils rire qu’eux-mêmes ? Existe-t-il une recette universelle de l’humour ? Est-il possible de faire rire un Français et un Américain avec les mêmes plaisanteries ?

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaires »

LA NAISSANCE DE LA BRETAGNE

Posté par francesca7 le 16 avril 2015

 

Région qui occupe la péninsule armoricaine, dans l’ouest de la France. Son territoire historique, tel que défini en 851 (traité d’Angers entre Charles le Chauve et Érispoë), correspond aux départements actuels de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère.

Un bref moment royaume, puis duché, ce territoire devient en 1532 (édit d’Union) une province du royaume de France. Lors du découpage régional intervenu en 1941, la Bretagne est amputée de la Loire-Atlantique. La capitale de Région est Rennes.

• La première désignation de l’Armorique, sous le nom de Britannia, date de la fin du VIe siècle. Elle consacre une migration déjà ancienne de Bretons venus du pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre, soldats de l’armée romaine, paysans aussi. Leur intégration est facilitée par la lenteur de la migration - qui, toutefois, s’accélère au début duVe siècle - et par la proximité de langue : une synthèse s’opère entre le dialecte des insulaires et le gaulois que parlent encore la majorité des Armoricains.

 bretagne

Cette immigration laisse des traces dans la toponymie : les tré (Trébeurden) et, surtout les plou(Plougastel), lan (Landévennec) et gui (Guimiliau), qui renvoient à une structure religieuse. En effet, déjà évangélisés, les Bretons s’organisent directement en paroisses, à la différence de la pratique continentale habituelle où l’évêque citadin est à la tête d’une structure très hiérarchisée : le très fort sentiment d’appartenance à la paroisse trouve là son origine. Cette implantation, jamais exclusive, est cependant très marquée à l’ouest d’une ligne qui court du Mont-Saint-Michel à Savenay, entre Saint-Nazaire et Nantes.

 

Les contacts avec les Francs, puis les Carolingiens, fluctuent au gré des rapports de force. Malgré les succès de Pépin le Bref, qui peut imposer une Marche de Bretagne, qui est confiée à Roland (la victime de Roncevaux, en 778…), malgré des concessions comme la reconnaissance de Nominoë en tant que représentant de l’empereur, les Carolingiens ne parviennent pas à s’imposer durablement. En 851, ils doivent reconnaître Érispoë, fils de Nominoë, comme roi de Bretagne. L’apogée territorial est atteint sous le roi Salomon, quand les Carolingiens lui cèdent une partie du Maine (868), puis le Cotentin. C’est aussi l’époque où les abbayes bretonnes connaissent leur plus grand rayonnement culturel, dont nous sont parvenus de magnifiques manuscrits, évangéliaires et vies de saints réalisés à Landévennec, ou bien encore le cartulaire de l’abbaye de Redon, l’un des plus remarquables documents sur la société et l’économie de l’Europe carolingienne. Les dissensions internes à la Bretagne et, surtout, la très forte pression des Normands mettent un terme à cet essor : les frontières orientales sont établies définitivement au début du Xe siècle à leur emplacement actuel, et c’est seulement en 939 qu’Alain Barbetorte parvient à chasser les Normands.

Le duché de Bretagne.

• Contestés par l’aristocratie, soumis aux pressions de leurs puissants voisins anglo-normands et français, les nouveaux ducs peinent à faire reconnaître leur autorité : en 1234, Pierre Mauclerc se soumet au roi de France, mais c’est seulement en 1297 que Philippe le Bel reconnaît le titre ducal. Les abus des féodaux et l’ambition des clercs - qui explique la popularité du « bon » prêtre trégorois Yves Hélori (saint Yves) - ne doivent pas masquer un essentiel affermissement de l’autorité du duc. Les neuf évêchés installés au Xe siècle constituent désormais un découpage territorial stable jusqu’à la Révolution, et identifient des « pays » comme le Trégor ou le Léon. La pratique du breton, à l’ouest d’une ligne menant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, se stabilise presque définitivement et identifie la basse Bretagne. L’essor démographique se traduit par de nouvelles implantations humaines, que désignent par exemple les noms en ker, ou leur équivalent en haute Bretagne (la Ville-). Parallèlement, commence à se développer le commerce du vin, importé, ou l’exportation du sel des marais salants de Guérande et de Bourgneuf. Au début du XIVe siècle est mise en forme la Très Ancienne Coutume de Bretagne, recueil des règles fixées par le droit coutumier.

 

L’absence d’héritier direct à la mort de Jean III, en 1341, dans le contexte du grand affrontement franco-anglais naissant, entraîne cependant la Bretagne dans une guerre de succession entre, d’une part, Charles de Blois - soutenu par son oncle, le roi de France, et le clan de sa femme, les Penthièvre - et, d’autre part, Jean de Montfort, soutenu par l’Angleterre. La captivité de Charles de Blois en Angleterre pendant neuf ans, le célèbre combat des Trente entre Anglais et Bretons partisans de Blois, les premiers exploits de du Guesclin, marquent très durablement les mémoires, chansons et exploits légendaires à l’appui. Mais le duché sort très affaibli de vingt-trois ans de luttes. Avec la mort de Charles de Blois à la bataille d’Auray, en 1364, s’achève une guerre dont les soubresauts se font sentir jusqu’à la fin du siècle.

Le règne de Jean V (1399/1442) apporte un retour à la paix, d’autant plus apprécié que sévit alors la guerre de Cent Ans, qui s’étend parfois, il est vrai, jusqu’à Nantes ou Rennes. La Bretagne continue à se dépeupler, mais elle souffre infiniment moins que le reste du royaume. En outre, Jean V mène une politique d’indépendance, grâce à la création d’institutions étatiques solides, à un mécénat munificent (Notre-Dame du Folgoët, par exemple) et à une neutralité diplomatique qui permet de nouer des relations avec la plupart des souverains d’Europe occidentale. La création de l’université de Nantes, en 1460, renforce encore ce qui n’est pourtant que rêve d’indépendance.

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La disparition du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, en 1477, fait en effet basculer définitivement le rapport de forces en faveur du roi de France. Le coût de la politique d’indépendance, la résistance d’aristocrates qui ont déjà des intérêts auprès du puissant souverain, la faiblesse du duc François II, font le reste. En 1485, le trésorier du duché, Pierre Landais, symbole de la volonté d’indépendance, est abandonné à son sort par le duc : les injures dont le couvrent les Nantais, et sa pendaison au terme d’un procès inique, marquent tout autant la fin du duché que les défaites militaires subies devant les troupes royales en 1488 (Saint-Aubin-du-Cormier) et en 1491. Anne, héritière du duché, doit épouser le roi Charles VIII, puis Louis XII, et sa fille Claude se marie avec François Ier. En 1532, la Bretagne est définitivement réunie à la France. Le titre ducal disparaît en 1547, lorsque le dauphin Henri, duc de Bretagne, accède au trône de France.

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Ancienne Abbaye de NANTUA en Jura

Posté par francesca7 le 22 mars 2014

 

180px-ClochernantuaNantua doit son origine à une abbaye bénédictine installée en cet endroit dès le 8ème siècle.  Au Moyen Age, ville franche entourée de bons remparts, elle entre dans le tourbillon des querelles qui opposent les gens du Bugey, de la Comté, de la Savoie, de Genève, sans compter la France et l’Empire.  En 1601, Henri IV l’annexe au domaine royal.

Au temps des diligences, elle connaît une grande animation ; c’est le relais entre Bourg en Bresse et Genève. Puis, au 19ème siècle, quand le chemin de fer a tué les beaux attelages, Nantua tombe dans le marasme et l’oubli. Le développement de l’automobile, le goût du tourisme, du séjour en montagne ont redonné la vie à cette charmante villégiature. Nantua tire sa notoriété du lac au bord duquel   elle est bâtie dans une cluse aux versants abrupts couverts de vastes sapinières. Les écrevisses et les quenelles à la Nantua sont fameuses dans l’univers gourmand.

La ville se forma autour du monastère de bénédictins, fondé par saint Amand, et de l’église par laquelle le corps de Charles II le Chauve aurait transité. L’abbaye bénédictine édifiée au viiie siècle est ravagée par les Magyars. Au xe siècle, elle est annexée à Cluny et en 1100, elle devient un simple prieuré.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la région de Nantua se distingue par une résistance active à l’occupant nazi. En représailles, les Allemands organisent plusieurs rafles. Lors de celle du 14 décembre 1943, 150 hommes âgés entre 18 et 40 ans sont capturés et emmenés en déportation. Nantua est libérée en septembre 1944 par les troupes débarquées en Provence. Pour l’action de ses habitants au cours de la guerre, la ville de Nantua a été décorée de la médaille de la Résistance française par le Général de Gaulle en 1947. Elle est titulaire de la Croix de Guerre 39-45. Le monument aux déportés situé sur les rives du lac, et un musée de la Résistance  rappellent l’action des maquis de l’Ain au cours de la Guerre.

Un énorme rocher de 12 000 tonnes, la Colonne , qui menaçait un quartier de Nantua , fut dynamité le 8 août 1973.

Ancienne Abbaye de NANTUA en Jura dans EGLISES DE FRANCE 480px-Nantua_w2

LAC de  NANTUA – Le lac a été classé site naturel protégé en 1935. Situé à 475 m d’altitude, le lac s’étend en longueur d’ouest en est sur 2,7 km, pour une largeur de 650 m, pour une superficie totale de 141 ha. Sa capacité est de 40 millions de mètres cube d’eau, et sa profondeur maximale de 42,9 m. De nombreuses sources contribuent à l’alimenter, dont la source de Neyrolles, émissaire du lac de Sylans. Par le « Bras du Lac », ses eaux se jettent dans l’Oignin, affluent de l’Ain. De l’esplanade du lac ombragée de beaux platanes et de l’avenue du Lac, on jouit d’une belle vue sur le plan d ‘eau encadre par les hauteurs du Haut Bugey dont les falaises du côté Nord s’achèvent par un talus d’éboulis boisé.

Il est alimenté à 80% par trois petits ruisseaux qui se jettent dans sa partie sud-est : la Doye, le Merlot Nord et le Merlot Sud. Des sources de moindres débits complètent son alimentation. Les grands travaux de 1856  abaissèrent le niveau du lac de plus d’un mètre. Ils ont permis un assainissement des zones marécageuses et l’aménagement de l’esplanade du Lac côté Nantua.

Petite anecdote : lors de la Seconde Guerre mondiale, les résistants des environs se débarrassent dans le lac des containers largués par les Alliés. Il s’agit de cylindres vides qui contenaient des vivres, du matériel ou des armes. Ces vestiges sont observables entre -15 et -25 m.

 

LA VILLE – Nantua est jumelée avec Brembilla en 2011 et 2012. C’est une volonté de la municipalité de Nantua. Un comité associatif de jumelage (CJBN) est créé en 2013.

 dans JuraL’arbre du jumelage, un tulipier de Virginie, est planté sur le rond-point de l’Europe près du lac, le 23 juin 2012, lors de la signature du serment, en guise de symbole d’amitié envers les habitants de Brembilla et de l’immigration italienne en général qu’a connu le Haut-Bugey avant, pendant et après le Seconde guerre mondiale.

Gastronomie à NANTUA

La sauce Nantua bien sûr, à base de beurre d’écrevisse, accompagne parfaitement les quenelles de poisson. À Nantua, les quenelles sont fabriquées avec un minimum de 22 % de chair de brochet. Les écrevisses qui entraient dans la conception de cette sauce provenaient de l’abondance, autrefois, de ces crustacés dans les rivières et lac de Nantua. Le beurre était élaboré avec les déchets de carapace qui était cuite, pilée et filtrée.

 

 

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Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude en Jura

Posté par francesca7 le 2 février 2014

 

Image illustrative de l'article Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude2 musées en un :  au musée de la pipe et du diamant, vous découvrirez tout sur l’art de fabriquer les pipes, mais aussi sur le métier de lapidaire. Ces deux métiers ont fortement marqué l’industrialisation de la ville de St Claude. 

Dans le musée de la pipe, vous pourrez admirer des chefs d’oeuvres de différents artisans, dont certains qui ont été élus meilleurs ouvriers de France. Une collection de tabatière est également présentée, ainsi qu’une collection de pipes du XiXe siècle. L’histoire de l’industrie de la pipe à St Claude vous est exposée. Vous découvrirez également les différentes étapes de la fabrication d’une pipe en bruyère, ainsi qu’un panorama de la pipe à travers le monde. Des vidéos vous apporteront des informations complémentaires, et vous découvirez également la Confrérie des maîtres-pipiers et ses membres célèbres ! 

Du coté du musée des lapidaires, vous verrez la reconstitution d’un atelier de taille du début du XXè siècle, avec des automates grandeur nature pour animer chaque poste de travail. Des reproductions de joyaux célèbres vous enchanteront. Des vidéos vous permettront également de mieux découvrir ce métier.

Musée de la pipe et du diamant (39-Saint-Claude-Jura)

 Image de prévisualisation YouTube

http://youtu.be/CIjALxioxsw

 

La confrérie des maîtres pipiers et l’association des diamantaires et lapidaires du Haut-Jura ont créé ce musée pour présenter leur travail et des collections de pipes et de pierres précieuses. On peut y voir une exposition permanente de pipes qui datent des temps les plus reculés jusqu’à nos jours. C’est ici qu’on fabrique des tabatières et des pipes, depuis le XVII ème siècle. Saint-Claude est d’ailleurs devenu la capitale mondiale de la pipe. L’histoire du tabac et la pipe sont évoquées par le biais d’une présentation riche et unique au monde. Saint-Claude mérite véritablement son titre de capitale de la pipe !

Le Musée de la Pipe et du Diamant de Saint-Claude est un musée de la pipe, des diamants et des pierres précieuses fondé en 1966 à Saint-Claudedans le Haut-Jura

Saint-Claude est au xixe siècle le centre mondial de l’industrie de la pipe et un site réputé de taille du diamant et des pierres précieuses.

La Confrérie des Maitres-Pipiers et l’Association des Diamantaires du Haut-Jura de Saint-Claude se sont associées pour présenter dans ce musée l’histoire de la fabrication des pipes ainsi que l’histoire de l’industrie de la taille des pierres précieuses à Saint-Claude.

Logo de l’association

Y sont exposés : collections de pipes d’hier et d’aujourd’hui, tabatières, diamants, pierres précieuses et pierres de synthèse taillés, chefs d’œuvres de différents artisans, outils et machines d’autrefois, atelier de fabrication et de taille, photos, documents, projection de vidéo…

Adresse : 1 Bis Rue Gambetta, 39200 Saint-Claude

Téléphone :03 84 45 17 00

 

Article de presse sur : http://www.leprogres.fr

La tradition a été respectée. Roger Vincent, pipier sculpteur Meilleur ouvrier de France (MOF), a déposé, ce mardi matin, dans la vitrine de la collection des présidents de la 5e République du Musée de la Pipe et du diamant, de Saint-Claude, la pipe sculptée qu’il a créée à l’effigie de François Hollande.

Il s’agit d’une tradition familiale, mais aussi une attente des collectionneurs et du Musée de la Pipe et du diamant de Saint-Claude. Un an après l’élection de François Hollande, la pipe à l’effigie de président français est venue rejoindre une prestigieuse collection.

Cette pièce unique, élaborée en bruyère naturelle et entièrement faite à la main, a nécessité 11 mois de travail à son créateur, Roger Vincent, pipier sculpteur MOF. Trois autres modèles de pièces de collection ont été créés à ce jour, vendus 350 euros.

Après inventaire, Roger Vincent en fera donation à la ville. Et il devrait profiter du 25e congrès du concours des MOF en 2015 pour la remettre en main propre à l’Elysée, au président François Hollande.

téléchargement (3)Pourquoi Saint-Claude est elle devenue la capitale mondiale de la pipe et du diamant ?
La réputation de Saint-Claude s’étend bien au-delà des frontières de l’hexagone, même si tout le monde ne sait pas toujours bien situer où la ville se niche sur la carte de France ! Impossible d’affirmer depuis quand on fume la pipe. L’objet moderne aurait fait son apparition un peu avant le XVIe siècle. Mais pour fumer la pipe il faut du tabac, introduit en France par Jean Nicot en 1560. Mais pourquoi Saint-Claude est-elle devenue la capitale mondiale de la pipe ? Pour le comprendre il faut remonter le temps. La Ville était un centre religieux célèbre pour son abbaye. Elle devint ensuite un lieu de pèlerinages grâce à l’un de ses abbés, Claude. Avec la venue des pèlerins débute la fabrication et le commerce des objets de piété en bois tourné. Puis au fil des siècles la gamme des produits s’élargit aux objets profanes et usuels. On ne sait pas exactement quand les tourneurs orientèrent leur activité vers les pipes, toutefois, il semble que les premières virent le jour au début du XVIIIe siècle. C’est vers 1750 que l’usage de la pipe se répandit. Les premières étaient fabriquées avec des bois de pays, elles devaient donc être doublées d’un foyer métallique pour ne pas se consumer ! L’importation de la racine de bruyère, vers 1850, matériau plus résistant, dope le développement, et la fabrication des pipes à Saint-Claude et transforme l’activité artisanale en une véritable industrie qui emploie 6 000 ouvriers en 1925.
Quant à la lapidairerie, ou taille des pierres fines et synthétiques, elle était implantée dans le Haut-jura depuis le XVIIIe siècle. La taille du diamant, pratiquée d’emblée en usine par une main d’œuvre qualifiée et mieux payée que celle de la pipe, prend son essor à Saint-Claude entre 1885 et 1914. La guerre, puis la crise économique de 1929 provoquèrent la disparition de nombreuses entreprises. 

Aujourd’hui les savoir-faire des artisans se sont mis au service de l’industrie. Parallèlement, l’artisanat traditionnel, fabrication des pipes et taille de pierres précieuses se maintiennent dans les deux secteurs, artisanal et industriel.

Après la seconde guerre mondiale, l’évolution des techniques est impressionnante. Le plastique remplace bon nombre de matériaux. Les industries traditionnelles déclinent pour faire place à la transformation du plastique. Dans toute la vallée de Bienne, c’est l’embellie du plastique et la naissance de la « Plastics vallée » qui s’étend de Nantua à Morez. Cette vallée a été ainsi baptisée par un journaliste américain qui a comparé l’état d’esprit qui règne sur cette terre d’innovations permanentes à celui de la mythique Silicon Valley en Californie. Imagination et créativité irriguent en permanence les 1 500 entreprises de la Plastics Vallée dans toutes les étapes de la filière plasturgie : conception, réalisation d’outillages, fabrication de machines, transformation de polymères, finition, décoration, recyclage, logistique industrielle… 

La vie économique est également rythmée par l’outillage de précision, les équipements automobile, électriques et électroniques. A Saint-Claude, c’est la sous-traitance pour l’industrie automobile qui domine. A cette activité s’ajoute le développement du tourisme.

Les vagues migratoires du XIXe et XXe siècles
En augmentation régulière depuis 1860, l’immigration italienne atteint son maximum dans les années 1920, allant jusqu’à représenter 12 % de la population sanclaudienne. Au fil des ans, les portugais prennent le relais, suivis, par ordre d’importance, des algériens et des espagnols. Plus récemment, ce sont les turcs qui se sont installés et oeuvrent au sein des entreprises locales.

 

 

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Langage breton

Posté par francesca7 le 31 août 2013


 Langage breton dans Bretagne images-81

Comment appelle-t-on en breton le drapeau de la Bretagne ?

Vous avez répondu : Gwenn ha du

Le drapeau civil de Bretagne est composé de 9 bandes alternées noires et blanches avec 11 mouchetures d’hermines noires sur fond blanc. Gwenn ha Du signifie en breton « blanc et noir ».

Le breton est une langue originaire de :

Vous avez répondu : Grande-Bretagne

Avant de s’appeler « Grande-Bretagne », le territoire anglais s’appelait « Bretagne » et était peuplé de Bretons. La langue bretonne s’implante au VIe siècle par une vague d’immigrations dans la péninsule armoricaine, aujourd’hui l’actuelle Bretagne.

Que signifie Breizh ?

Vous avez répondu : Le nom de la Bretagne

L’appellation bretonne de la Bretagne est Breizh et couramment abrégé en BZH. En gallo, l’autre langue traditionnelle de Bretagne, son nom est Bertaèyn.

Qu’est-ce que le kouign amann, spécialité bretonne ?

Vous avez répondu : Un gâteau à base de beurre et de sucre

Le kouign amann est un gâteau à pâte feuilletée, spécialité régionale de Douarnenez en Bretagne. En breton « kouign » signifie gâteau ou brioche et « amann », beurre.

A quoi ressemble le triskel, symbole celte par excellence ?

La bonne réponse : Trois spirales entrecroisées

Le triskel existe également en Sicile et en Irlande. Il a plusieurs significations, représentant aussi bien les 3 dieux principaux de la mythologie celtique, le temps qui passe ou les éléments de la terre, de l’eau et du feu. Sans compter les nombreuses autres interprétations, notamment néo-druidiques.

Le breton est une langue :

Vous avez répondu : celtique

La langue bretonne est une langue celtique parlée en France par environ 300 000 locuteurs. Elle fait ainsi partie du groupe des langues indo-européennes.

Complétez ce dicton breton : « Qui trop écoute la météo …

Vous avez répondu : …passe sa vie au bistrot »

Le dicton cité provient des marins bretons.

Comment s’intitule l’hymne de la Bretagne ?

La bonne réponse : Bro gozh ma zadoù

L’hymne breton est inspiré de l’hymne national du Pays de Galles intitulé Hen Wlad Fy Nhadau (Vieille terre de mes pères). Quant à Bro Goth Agan Tasow il est l’hymne équivalent en cornique.

Que signifie son intitulé ?

Vous avez répondu : Vieux pays de mes pères

Le refrain de l’hymne de la Bretagne est le suivant : « O Bretagne, mon pays, que j’aime mon pays, tant que la mer sera comme un mur autour d’elle. Sois libre, mon pays ! »

Comment s’appelle le chanteur ou groupe le plus célèbre de musique contemporaine bretonne ?

La bonne réponse : Alan Stivell

Alan Stivell est un musicien d’origine bretonne célèbre pour son répertoire traditionnel d’expression celtique. Les Baragouineurs est un groupe breton également, mais aux sonorités électro et new wave.

Une personne qui parle breton est appelée :

Vous avez répondu : Bretonnante

Les bretonnants désignent ainsi les locuteurs du breton. Depuis quelques années dans les médias est apparu le terme « brittophone », mais l’ancien terme français « bretonnant » reste le plus employé encore de nos jours.

Quelle est l’autre langue traditionnelle de la Bretagne ?

La bonne réponse : Le gallo

Le gallo est la langue d’oïl traditionnelle de Haute-Bretagne. Des dialectes du gallo sont parlés également dans le Maine, l’Anjou et une partie de la Basse Normandie.

Lequel de ces dialectes bretons n’existe pas ?

La bonne réponse : Le breton plougastois

Il existe 3 grands dialectes en Bretagne : le trégorrois, le vannetais, le léonard. Et, complémentaire aux trois autres, le cornouaillais.

Lequel de ces artistes célèbres n’est pas breton ?

La bonne réponse : Yann Arthus-Bertrand

Yann Tiersen est un musicien breton né à Brest, rendu célèbre par sa bande originale du film « le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ». Né à Vannes, Alain Resnais est un cinéaste de la nouvelle vague qui s’illustra dans les documentaires (« Nuit et Brouillard ») et dans les longs-métrages (« Hiroshima mon amour »). Quant à Yann Arthus-Bertrand, photographe, journaliste-reporter et dernièrement réalisateur du film « Home », il est né à Paris.

Laquelle de ces confiseries est originaire de Bretagne ?

Vous avez répondu : La gavotte

La gavotte est une crêpe sucrée très fine et croustillante repliée en petits parallélépipèdes, mise au point en 1886 par Katell Cornic. Le produit a d’abord connu une diffusion internationale sous le nom de crêpe-dentelle.

Quel vêtement ne fait pas partie du costume traditionnel breton ?

Vous avez répondu : Le kilt

La coiffe bigouden doit son nom à la petite pointe de la coiffe des femmes. Quant aux grandes culottes bouffantes dites bragoù-braz, elles ont été abandonnées dès le début du XXe siècle. Le kilt est un habit traditionnel écossais.

Quel est le jour de la fête nationale bretonne ?

La bonne réponse : Le 19 mai

Le jour de la fête nationale bretonne correspond à la Saint-Yves ou à la Saint-Erwan (en breton), le 19 mai. Cette fête est populaire par toutes les manifestations culturelles qui sont organisées dans le territoire de Bretagne.

Comment appelle-t-on une soirée traditionnelle en Bretagne?

La bonne réponse : Un fest-noz

Autrefois, la finalité des danses durant ces bals ou soirées était de tasser la terre avec des sabots de bois afin de réaliser un sol de terre battue pour une maison, d’où la présence de figures de danse incluant des battements de pied.

Comment s’appellent les écoles associatives et laïques où l’enseignement est dispensé en langue bretonne ?

La bonne réponse : Les écoles Diwan

Les écoles Diwan scolarisent 3 076 élèves (chiffres de la rentrée 2008), de la maternelle jusqu’au baccalauréat. La première école Diwan a été créée en 1977 dans le Finistère, à l’initiative de René L’Hostis.

Et enfin, comment dit-on « aurevoir » en breton ?

Vous avez répondu : Kenavo

Demat signifie « bonjour » et « noz vat », bonne nuit.

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Du changement à la ferme

Posté par francesca7 le 11 juillet 2013

 

Exaspération (L’) du monde paysan
face à une politique agricole
inique faite de subventions

(D’après « La Terre de Bourgogne », n° des 19 janvier et 21 février 1924)

 Du changement à la ferme dans ARTISANAT FRANCAIS ferme

En 1924, dénonçant une politique agricole se résumant en l’octroi de subventions plutôt qu’en la mise en place d’un dispositif permettant aumonde de l’agriculture de percevoir la juste rémunération de son labeur, un chroniqueur de La Terre de Bourgogne s’interroge sur une « hérésie économique qui place le paysan en dehors de l’économie générale du pays », et estime qu’à force de sacrifier éternellement celui-ci, nous ne verrons plus « que volets clos et masures en ruines » dans nos villages

Certes, nous aurions mauvaise grâce nous plaindre car nous avons nous autres, paysans, depuis longtemps déjà les honneurs de la presse et même de la tribune ! lance-t-il. Aussi pour nos étrennes n’avons nous pas été oubliés et l’année 1924 s’ouvre sous d’heureux auspices. Nous réclamions les Chambres d’Agriculture nous en sommes gratifiés ! Nous réclamions la protection de nos blés pour nous permettre une juste rémunération de notre labeur, on parle… de la suppression des droits de douane !

 Comme cadeaux de Nouvel An, ceux-ci sont d’importance et nous serions vraiment insatiables si nous n’étions pas satisfaits ! Que sont-elles ces Chambres d’Agriculture constituées selon la nouvelle loi ? Malgré les paroles de consolation de notre dévoué sénateur le Dr Chauveau et de notre distingué Directeur des Services Vétérinaires, je reste sceptique si les résultats que peuvent donner ce nouvel engin « d’administropoliticulture » qui vient de nous être lancé pour nous clore le bec ! « Acceptez cette modeste offrande ! C’est peu de chose, mais c’est mieux que rien et sans aucun doute la gent agricole avec ses qualités foncières d’ordre, de travail, de soumission, s’en contentera ! » Encaisse, paysan !

Le commerce, l’industrie ont leur chambres libres et indépendantes, mais toi « petit enfant » de la société tu incapable de te conduire seul. Tu as besoin de tuteurs ; ces tuteurs nous te les offrons : ici le politicien… Là le fonctionnaire… ! Je ne médis ni de l’un ni de l’autre, mais chacun à sa place et… Tu veux pouvoir prélever des centimes additionnels pour établir ton budget. Un budget ? Mais tu n’en as pas besoin, tu donneras ton avis, tu émettras des voeux et si tu es bien sage tu auras des subventions. Si le ministre de l’Agriculture s’était souvenu des paroles du député Vincent au banquet de Châtillon : « Ne craignez pas, M. le ministre, les organisations paysannes, libres et indépendantes, mais prenez leur avis, c’est celui du bon sens. S’il s’était souvenu de l’émotion que avait produite le vibrant appel de M. Desliens demandant pour le paysan une place au soleil… Peut-être n’aurait-il pas soutenu avec tant d’âpreté le projet qui voulait des Chambres sous la férule de l’Etat !

Pourquoi donc en France, nos parlementaires ont-ils coutume, comme le disait si justement M. Roux au dernier Congrès, de mettre au monde des monstres avec l’idée qu’il est toujours possible de les retoucher ? Pourquoi ne pas créer, de suite des êtres viables et sains ? Ce sont sans doute des secrets de la politique… et je n’y entends rien. Mais ce que je sais c’est que les Chambres d’Agriculture conçues dans le sens de la loi, ne donneront pas plus de résultats que les Comités de retour à la terre, parce que ni l’un ni l’autre n’ont de moyens d’action. Emettre des voeux n’est rien, les réaliser c’est tout. Pas de moyens pas de fin ! Cependant la cause n’est pas perdue, écoutez les appels de ceux qui ont entrepris l’ingrate tâche de défendre vos intérêts. Groupez-vous dans vos syndicats, rendez-les libres et indépendants. Venez à la Fédération qui ayant le nombre aura la force. Venez à la Coopération pour vos ventes, votre intérêt matériel en profitera et votre intérêt moral plus encore. Unis, vous prendrez un rang parmi les puissants et la justice changera d’arme.

« Pour le paysan : huit jours de prison, trois mille francs d’amende pour avoir augmenté le prix du lait de deux sous ». Pour les sucriers : non lieu. Parmi les faits reconnus exacts par l’enquête judiciaire, on a démontré que pendant que le cours du sucre était de 305 francs (raffiné à l’usine) la Société Say, par exemple, le vendait à 525 fr. 85 les 100 kg. Et ce sucre provenait de betteraves à 122 fr. 65 la tonne. « Licite » le bénéfice de plus de 200 francs par quintal. Jugez. Paysans, tant que vous resterez prostrés dans votre stérile individualisme vous serez les sacrifiés de la société.

Quelques semaines plus tard, le même chroniqueur abordait la question de l’abaissement des droits de douane. « Non, on n’osera pas ! » me disait récemment encore un agriculteur de mes amis. Je souriais, sceptique pensant en moi-même : envers nous, que n’oserait-on pas ? Les événements me donnent malheureusement raison. Après avoir essayé d’avilir le cours du blé, par des statistiques fantaisistes, notre ministre vient, malgré ses ronflants discours et ses grandes promesses, de déclencher contre les producteurs de blé une attaque brusquée. Je dis I car à la date où M. Chéron lança à la Commission ministérielle l’annonce de la miraculeuse récolte, la moisson en France n’était pas terminée.

Le 23 août, les battages sont à peine commencés ! Sur quelles données solides peut-on baser à cette époque une statistique ? L’exactitude de ma remarque est d’ailleurs confirmée par la comparaison avec les années précédentes, les statistiques de récolte n’ayant jamais été publiées avant fin septembre. Ce « croc en jambe » fut déjoué par les coopératives de vente et les syndicats qui, recommandant à leurs membres le calme, et la mise sur le marché de leur récolte par petit lot, empêcheront la spéculation d’agir et de réaliser ainsi aux dépens des producteurs et des consommateurs d’énormes bénéfices. Cette manœuvre ministérielle n’ayant pas donné de résultats, sinon de permettre à certains d’acheter du blé à 76 francs pour le vendre 100 francs ! Bénéfice licite ? Il faut tenter le grand coup. Il faut abandonner la protection du paysan français !

Mauvais remède qui fera empirer le mal ! Mais il faut l’avaler. Un décret du 7 janvier réduit de 4 à 7 francs le droit de douane sur les blés. Mes prévisions se réalisent, le blé ne baisse pas ! Paysans pas d’affolement ! Comme le dit « Liber » L’épi n’a pas sauvé le franc mais le franc sauvera peut-être l’épi. Des discours ! des promesses ! nous en sommes comblés. Les actes, eux, sont contraires aux promesses et ce qui est plus grave, contraires aux intérêts de l’agriculture, contraires aux intérêts de la France. Oui ! je le crie bien haut en sacrifiant éternellement les intérêts des paysans, vous ferez que demain, les campagnes seront un vaste désert ! Vous ferez, qu’en parcourant nos petits villages, temples sacrés de la famille française, vous ne verrez plus que volets clos et masures en ruines ; à moins que l’immigration grandissante n’en fasse une terre étrangère !

Tout se lasse… même la patience du paysan. Tout casse même son courage et il s’enfuit vers la ville où il sait trouver une vie meilleure et plus facile. Qui oserait l’en blâmer ? Il est injuste de ne prendre que le prix du pain comme étalon du prix de la vie, comme le faisait remarquer M. Roux dans un précédent article, la dépense du pain n’entre que pour une part minime dans les dépenses journalières du ménage. De plus, si l’on compare le rapport du prix du kilo de pain à celui de l’heure de travail, nous constatons avec plaisir d’ailleurs que ce rapport s’est élargi. En 1914 l’ouvrier gagnait par journée de 10 heures de travail 14 kg. 3 de pain. En 1924 l’ouvrier gagne par journée de 8 heures de travail 16 kg. 6 de pain.

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Il n’y a donc pas à prétendre que le prix du pain est prohibitif et que le paysan en est la cause. La cause elle est dans votre gaspillage ! Gent de l’assiette au beurre ! Comprimez vos dépenses ! Supprimez les fonctionnaires inutiles ! Surveillez les louches financiers qui rôdent autour de vous pour épier l’occasion de réaliser une fortune sur le malheur de la France ! Et protégez l’agriculture ! Nous serions les premiers à nous réjouir de l’abaissement des droits de douane sur le blé si les droits sur les autres matières importées baissaient dans les mêmes proportions, mais il n’en est rien !

Pourquoi continuer à croire à cette hérésie économique qui place le paysan en dehors de l’économie générale du pays ? Pourquoi toujours oublier que pour faire sortir du sol de France ces superbes blés d’or il faut que le paysan fasse appel aux produits d’importation machines et engrais, pourquoi oublier qu’il paye une main-d’œuvre susceptible de donner un demi-rendement 4 à 5 fois plus cher ?

Pour le chroniqueur de La Terre de Bourgogne, la raison de cette soi-disant vie chère ou plutôt de la diminution de la valeur réelle du moyen d’échange crève les yeux. Qui a remplacé le million de gros paysans tombés glorieusement sur les champs de bataille ? Personne ! Où sont partis tous nos jeunes gens qui ont quitté la terre ? Où partiront demain les quelques rares qui y restent si l’injustice qui frappe la classe paysanne continue ? A la ville ! Nos cités regorgent de monde. Pour permettre à cette masse de travailleurs de ne pas connaître les horreurs du chômage, il faut que nos industries marchent et pour cela il faut importer 14 milliards de matières premières.

Il faut de plus, éviter à tout prix la surproduction, d’où la nécessité de la journée de 8 heures. Il faut enfin, que le travail soit grassement rémunéré afin de permettre l’achat des denrées de première nécessité, malgré les hauts prix demandés par les trop nombreux intermédiaires. La France meurt de son déséquilibre entre sa population rurale et sa population urbaine.

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La mobilité française depuis 1914

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

La mobilité française depuis 1914 dans AUX SIECLES DERNIERS immigrationOn ne mesure bien la mobilité de la population que depuis le recensement de 1962 qui a été le premier à demander le lieu de résidence lors du précédent dénombrement. On connaît aussi aujourd’hui le sexe, l’âge, le niveau d’éducation, la catégorie socioprofessionnelle, les lieux de naissance, de travail, de vacances, les étapes de la vie familiale et professionnelle, mais il y a une marge d’erreur, à cause des réponses refusées, imprécises ou erronées. 

 En étudiant ces sources, on constate que, fac eau rôle capital joué par les étrangers dans le peuplement de la France au 20ème siècle, la répartition des habitants sur le territoire a peu évolué depuis 1911, sauf à l’échelle communale. Depuis 1975, les départements les plus dynamiques sont ceux qui possèdent une très grande ville. La moitié de la population française occupe 1 800 communes ; d’un autre côté, 22 000 communes ont moins de 500 habitants. L’urbanisation a été intense avant 1914 et de 1946à 1975, mais elle a tendance à se ralentir, du moins pour les grandes villes, au profit des villes moyennes, et à se disperser au profit des régions de l’Ouest et du Midi. En 1911, les régions de l’Est, du Nord, de la Seine-Inférieure, du Finistère, de la Loire, des Bouches du Rhône et surtout Paris avaient une forte densité. En 1993, à ces régions s’ajoutent l’Oise, le Calvados, l’Ille et Vilaine, la Loire Atlantique, la Gironde, la Haute Garonne, l’Hérault, le Vaucluse, le Var, les Alpes maritimes, la Haute Savoie et l’Isère, ce qui prouve la poussée des régions littorales de l’Ouest et du Midi des Alpes du Nord.

 Jusqu’au années 1960, l’évolution séculaire se poursuit. Les zones de dépopulation cessent cependant d e s’étendre et restent tout l’Ouest, le Centre (sauf le Puy de Dôme), les confins sud de la Lorraine, les Hautes Alpes et l’Ariège  . Les régions attractives sont toujours le Bassin parisien jusqu’à la Loire, les régions minières du Nord et de Lorraine, le sillon rhodanien, le Midi méditerranéen, l’Alsace et les régions de Nantes, Bordeaux et Toulouse. Le schéma né de la révolution industrielle est toujours valable jusqu’aux années 1960, en dépit des effets des grèves et des crises économiques si ont tendance à arrêter le dépeuplement des régions rurales difficiles d’accès.

  »L’exode rural » concerne toujours les jeunes, mais aussi de plus en plus les femmes. Il a été de plus en plus définitif et a eu pour conséquence la fermeture de postes et d’écoles jugées non rentables, ce qui a accentué le dépeuplement de ces zones désertifiées. Il y a une forte cohérence entre les régions, certaines gagnant de la population de régions moins favorisées, et en perdant en même temps pour des régions plus favorisées qu’elles : une structure spatiale très hiérarchisée, implantée depuis le 19ème siècle, apparaît en 1962. Si, de 1921 à 1962 on constate une stabilité des zones d’attraction et de répulsion, les changements apparaissent depuis  30 ans. Paris n’attire plus que des gens de l’Ouest et de l’Est, et, s’il gagne toujours les moins de 50 ans, il perd désormais les plus de 50 ans. Les communes rurales perdent leurs jeunes mais voient revenir leurs retraités. Les jeunes ruraux vont désormais plutôt dans des villes moyennes et petites, même si les agriculteurs sont les moins mobiles. Ceux qui se déplacent le plus sont les cadres, les professions libérales, les inactifs et les chômeurs, mais surtout les jeunes couples qui quittent les centres trop chers pour vivre dans les banlieues.

 Certaines zones de répulsion sont devenues attractives : l’Ille et Vilaine, l’Ardèche, l’Ariège, les Hautes-Alpes, et surtout la Bretagne, le sud et l’Ouest du Massif Central (même la Lozère, le Cantal et l’Aveyron), et le Languedoc Roussillon qui attire maintenant tous les Français.

 En conclusion, il reste que l’apport étranger à la population française a été essentiel au 20ème sicèle. Il y aurait actuellement 5 millions d’étrangers (dont 300 000 clandestins ?), soit 9 % de la population, c equi entraînera, à terme, de profondes modifications et de nécessaires décisions des gouvernements européens pour maîtriser les flux migratoires et intégrer les étrangers souvent marginalisés dans les banlieues et les écoles-ghettos, surtout pour les Africains musulmans. Sans quoi, ce troisième mélange ethnique français ne connaîtrait pas la réussite du premier, qui, voici plus de mille ans, a intégré des Celtes, des Grecs, des Latins, des Germains, des Hongrois, des Sarrasins et des Vikings ; ni du deuxième qui après la guerre de Cent Ans, a permis le redressement d’une France exsangue qui devait devenir la plus grande puissance de l’Europe jusqu’en 1815.

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Les migrations pendant la deuxième guerre mondiale

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

 

Les migrations pendant la deuxième guerre mondiale dans AUX SIECLES DERNIERS guerre

 

Pour la période de la deuxième guerre mondiale, les sources, souvent détruites sans avoir été exploitées, renseignent peu sur les pertes humaines, le nombre et la répartition des réfugiés, le mouvement naturel et migratoire des étrangers, les échanges entre les campagnes et les villes. Les migrations traditionnelles du temps de paix ont été remplacées par les migrations forcées, et dans ce contexte dramatique, rares sont les migrants qui ont pu s’implanter dans leur zone d’accueil et y faire souche. Les réfugiés de l’exode, qui est le mouvement le plus rapide et le plus ample de notre histoire : 3 millions d’entre eux sont rentrés chez eux avant le 15 octobre 1940, 800 000 restant encore en zone libre. La grande majorité des Français engagés dans la Légion des volontaires  contre le bolchevisme (LVF), ont été tués en Russie, les autres étant anéantis avec la division Charlemagne en 1945. Des 1,6 millions de Français encore retenus en Allemagne en 1945 (prisonniers, travailleurs volontaires ou forcés), rares sont ceux qui se sont mariés à des Allemandes et, bien entendu, aucun des 300 000 juifs ou des 70 000 résistants déportés. Sur les 130 000 Alsaciens-Lorrains incorporés dans l’armée allemande et envoyés sur le front russe, quelques-uns ont pu rester en Russie, par choix o par obligation, de nombreux prisonniers n’ayant été libérés par les Russes que très lentement. Les étrangers résidant en France, qui avaient beaucoup diminué du fait de la législation défavorable en conséquence de la crise des années 1930, étaient très peu nombreux pendant l’occupation, essentiellement des Espagnols républicains dans l’impossibilité de rentrer dans l’Espagne franquiste.

 Entre 1939 et 1946, les recensements montrent une diminution de la population française qui passe de 41,5 millions à 39,7 millions d’habitants, mais en fait, on estime à 1 million les pertes humaines dues aux morts civiles et militaires, et aux naissances perdues. Contrairement aux années 1920, le redressement démographique est spectaculaire et rapide entre 1945 et 1955, la natalité ayant déjà repris vers 1939 : les fameux « baby boom » va rajeunir, provisoirement, une population qui l’avait déjà été, partiellement par les étrangers dans l’entre-deux-guerres.

 

Les migrations de 1945 à 1993

Les sources statistiques  permettant l’étude des étrangers depuis la guerre, proviennent de l’INSEE (recensements généraux, enquêtes sur l’emploi, statistiques des mouvements de population) et des ministères de l’Intérieur (titres de séjour et enfants de moins de 16 ans), de l’Education Nationale, et des Affaires Sociales. Les flux migratoires sont observables  partir des statistiques de l’Office national de l’immigration (ONI) et du ministère de l’Intérieur (arrestations, reconduites aux frontières, expulsions). Le rôle capital de l’apport étranger dans la population française du 20 ème siècle se confirme après 1945 : entre 1889 et 1986, grâce à une législation favorable et unique en Europe qui encourage les naturalisations et francisations, plus de 3 millions d’étrangers sont devenus français, et 1,8 millions pour la seule période entre 1945 et 1986. Pour ces dernières dates,  4 250 000 personnes sont entrées en France, dont 1 320 000 rapatriées des colonies. On a calculé que, sans l’apport extérieur, la population serait, pour le siècle, inférieure de 11 millions d’habitants.

 La population a autant augmenté entre 1945 et 1993 qu’entre 1789 et 1945, en partie grâce aux immigrations, et entre 1946 et 1982, les effectifs des étrangers en France ont augmenté de 2 millions de personnes, leur nombre étant beaucoup plus du double de celui d’après-guerre. On constate de nombreuses évolutions ; grâce à la politique de rattachement familial, les étrangers vivent en France de plus en plus avec leur(s) femme(s) et leurs enfants. La provenance de ces étrangers a changé, les Européens ayant fortement régressé au profit des ressortissants africains des anciennes colonies. Les femmes, jeunes et fécondes, de ces pays souvent islamiques, donnent naissance à de nombreux enfants en France, ce qui accroît considérablement l’impact de la natalité étrangère sur la natalité nationale (qui, en revanche, est en régression), et donc, à terme, son impact sur la population française. Cette présence étrangère a connu trois phases depuis la fin de la guerre.

 De 1946 à 1962, les gouvernements successifs, pris entre la nécessité d’une main d’œuvre temporaire et masculine en vue de reconstruire la France, et celle d’une immigration plus longue et familiale destinée à combler les vides démographiques, ont finalement limité les entrées, coordonnées par le ministère de la Santé publique et de la Population (1946) et organisées par l’ONI, (créé en 1945). L’ONI introduit en France des travailleurs dont il favorise l’obtention d’un contrat de travail avec un patron. Le ministère de l’Intérieur délivre des permis de séjour de 1 ou 3 ans, ou des cartes de résidents privilégiés de 10 ans, renouvelables qui favorisent la naturalisation. L’ONI organise aussi le regroupement familial.

 Pourtant, les conditions économiques et sociales de la France d’après-guerre n’ont permis à l’ONI d’introduire, entre 1946 et 1962, que 1,1 million d’étrangers, dont un cinquième seulement des membres des familles. Essentiellement Italiens puis Espagnols, même si les effectifs des Africains en France, très faibles en 1946, décuplent et atteignent déjà 430 000 personnes en 1962. Parmi eux, les Algériens passent de 18 000 à 300 000. Contrairement à l’entre deux-guerres, où ils travaillaient souvent dans l’agriculture ou le commerce, les étrangers sont employés massivement dans le bâtiment, les mines, la sidérurgie, la métallurgie, en particulier l’automobile et l’entretien, métiers salissants, durs, voire dangereux et mal payés, donc dévalorisés qui sont délaissés par les Français. La deuxième phase va de 1962 à 1974 et correspond à une grande offre causée par la décolonisation de l’Afrique, e tune demande fort causée par une grande croissance économique. Depuis les années 1950, les Français établis en Indochine, au Maros et en Tunisie commençaient à rentrer du fait de la décolonisation : ce retour devient massif et dramatique avec les « pieds-noirs », chassés d’Algérie : 860 000 en 1962 et 250 000 en 1963. En 1968 on comptait 930 000 rapatriés d’Algérie, intégrés dans les régions de Paris, Marseille, Lyon et les zones agricoles du Midi et de la Corse. En tout, il a fallu caser 1,1 million de Français d’outre-mer, qui trouvent à s’employer selon leur qualification, souvent élevée. En revanche, pour assurer les grands chantiers d el 5ème République (autoroutes, immeuble,s aéroports…) et relancer l’industrie lourde, l’ONI organise un transfert massif de travailleurs étrangers peu qualifiés, donc peu exigeants : les Italiens, puis les Espagnols sont remplacés peu à peu par les Portugais, les Turcs et les Maghrébins : soit un million d’étrangers supplémentaires en 10 ans, avec en fin de période, l’arrivée croissante des familles.

 La troisième période commence en 1974 avec la crise économique et la montée du chômage. En dépit des incitations au retour au pays et des suspensions d’entrées, les étrangers continuent à affluer, parfois clandestinement, le plus souvent avec leurs familles, rarement avec le statu de rapatriés ou de réfugiés politique (ex-Indochine, Afrique noire francophone).

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Immigrations fortes et variées de 1914

Posté par francesca7 le 25 avril 2013

 

Immigrations fortes et variées de 1914 dans AUX SIECLES DERNIERS 220px-Uilenburgstraat_Amsterdam_1925Depuis 1914, les progrès dans la connaissance de la population ont été importants mais plus importants encore les changements dans les comportements, devenus standardisés et européanisés dans les migrations ; l’exode rural et le recul de la natalité se cumulent pour augmenter fortement l’immigration étrangère, rendu nécessaire, en outre, par la saignée subie en 1914-1918. La récupération est si lente et difficile que la France a toujours, vers 1950, les 40 millions d’habitant de 1914.

 Le « baby boom » permet en revanche une récupération plus rapide et un fort accroissement dans les 10 années suivant la fin de la deuxième guerre mondiale. Au cours des « trente glorieuses » (jusqu’en 1975), la population passe de 40 millions à près de 53 millions d’habitants, gagnant ainsi 13 millions de personnes par les effets conjugués d’une importante natalité et d’une fort immigration : c’est le gain le plus grand de son histoire. Après 1975, pour des raison variées, culturelles, économiques et médiatiques, la télévision véhiculant des modes et des normes nouvelles (indépendance, libération sexuelle, union libre), la nuptialité et la fécondité s’effondrent et le « baby crach » est simultané à un « papy boom » en raison d’un recul important de la mortalité. Les deux problèmes actuels sont le vieillissement croissant de la population, et l’impossibilité de maîtriser l’immigration et d’assurer une intégration correcte à des étrangers qui sont très différents de ceux d’avant 1914.

Les émigrations pendant la première guerre mondiale.

La Grande Guerre tue 3,5 % de la population, et 10 % de la population active de 1914 (1,5 million de morts et de disparus). Le Centre et l’Ouest sont les régions les plus saignées à Blanc. On évalue à 1,7 millions les naissances qui n’ont pas eu lieu à cause de la guerre. N’oublions pas les 5 millions d’alliés qui ont combattu en France, pour la plupart sujets de l’Empire britannique (d’abord des britanniques, ensuite des Indiens, beaucoup moins de Canadiens, d’australiens, de Néo-Zélandais, de Sud-africains), ou du roi des Belges, mais aussi 90 000 Portugais, 70 000 Polonais, des Russes, des Italiens et surtout 2 millions d’américains présents en novembre 1918 : certains de ces étrangers ont, peut-être, fait souche en France. La guerre a aussi stoppé l’émigration traditionnelle et provoqué des déplacements involontaires ; exodes de réfugiés, déportations, rapatriement,s appel à la main-d’œuvre étrangère, recolonisation.

En 1918, il y avait environ 2,3 millions de réfugiés (un peu plus de la moitié français), venus des régions du nord-est, occupées ou dévastées. La plupart étaient restés dans leur département d’origine, mais à l’arrière du front, une minorité vivait dans la Seine, la Seine et Oise, la Seine Inférieure, l’Aube, le Calvados, le Rhône, l’Eure et le Maine et Loire. Leurs villes et villages en ruines, ils sont rentrés très lentement chez eux, et beaucoup après 1921. Les réfugiés belges se trouvaient dans les départements à demi envahis, en Normandie et en Ile de France et même en Bretagne  et dans les pays de Loire. Environ 50 000 de ces Belges sont restés en France après l’armistice. Les civils résidant en Allemagne en 1914 furent internés (souvent dans le camps de concentration de Holzminden), et ceux  des régions occupées ont parfois été déportés (exemple des femmes lilloises) pour aller travailler en Allemagne, voire en Lituanie. On peut penser que la plupart voulurent rentrer au pays dès l’armistice.

 Quant aux Alsaciens-Lorrains, il leur était difficile de prouver qu’ils n’étaient pas de souche prusienne quand ils ne parlaient que le dialecte et qu’il leur avait été impossible d’apprendre le français depuis 1871…. En juillet 1914, beaucoup de résidents allemands ou austro-hongrois quittèrent la France précipitamment. Ceux qui restèrent furent rapidement internés, à l’exemple des civils français résidents en Allemagne, ce qui permit, peu à peu, des échanges et des libérations, les rapatriements ne s’achevant qu’en octobre 1919. pour pallier au départ des soldats mobilisés et des étrangers civils en 1914, qui entraîna une pénurie de main-d’œuvre, le ministère de l’Armement introduisit en France 82 000 ouvriers (grecs, portugais, espagnols, italiens), et celui de l’Agriculture 114 000 travailleurs agricoles espagnols et portugais, avec leurs épouses et leurs enfants. Près de 200 000 autres Espagnols immigrèrent spontanément. Des Italiens, partis en 1914, craignant que leur pays ne se range du côté allemand, revinrent en 1916. a partir de 1915, on fit venir aussi des coloniaux, essentiellement des Algériens, des Malgaches, des Indochinois, des Marocains et des Chinois, dont la plupart furent rapatriés sans avoir pu se mêler aux Français car ils étaient soumis à un régime spécial de vie en commun très disciplinée. Ainsi, de tous ces étrangers implantés en France le temps d’une guerre, seuls les Espagnols restèrent en grand nombre.

 

L’entre deux guerres

Épuisée démographiquement, économiquement et moralement, la France, pendant l’entre deux guerres, n’a pas la force d’évoluer, et elle prolonge les tendances nées depuis la fin du 19ème siècle : natalité, fécondité et mobilité faibles, vieillissement entraînant un appel à la main d’œuvre étrangère, dont l’arrivée massive et le recrutement plus élargi sont les grands facteurs de changement à terme, car ils comblent les vides démographiques et territoriaux et enrichissent la culture.

 La mortalité excessive conjuguée aux besoins de la reconstruction, d’expansion industrielle, d’essor du tertiaire, la prise en charge de la population âgée et le cote de la loi des huit heures, en 1919, entraînent une pénurie de maint d’œuvre d’environ 3 millions de personnes, et nécessitent un recours massif à l’immigration, qui est de nouveau autorisée en juin 1919. Entre 1921 et 1926, 200 000 étrangers entrèrent en France annuellement (1,5 million d’étrangers en 1921 et 2,5 millions en 1926). Des conventions avec l’Italie augmentent acore davantage le poids de l’immigration transalpine, et celles signées avec les gouvernements tchécoslovaque et polonais, modifièrent la structure et le comportement des immigrés. D’après le recensement de 1921, voici les communautés étrangères par ordre décroissant : Italiens, Belges, Espagnols, Suisses, Allemands (d’Alsace-Lorraine, désormais rattachées), Polonais, Tchèques, Russes blancs (cas particulier ; ce sont des réfugiés politiques fuyant le Bolchevique triomphant), et Arméniens fuyant les Turcs. Les naturalisations arrêtées pendant la guerre reprennent. L’émigration française aussi. Près de 10 000 Français s’installent aux Etats-Unis et près de 4 500 en Argentine, en 1919 et en 1920. En tout, 26 000 Français sont partis pour les colonies, 27 000 pour les Etats d’outremer « neufs », 67 000 pour l’Europe, pour un total de 120 000 départs.

 C’est peu à côté des 2,9 millions d’étrangers qui, en 1931, peuplent la France exsangue. Ils sont concentrés, en 1921, dans quatre régions traditionnelles d’accueil, en raison de leur proximité des frontières et de leur forte offre d’emplois : Nord, Nord-Est, côte du Sud Est et région parisienne. Le Languedoc et le Midi Pyrénées commencent à voir augmenter leur nombre d’étrangers, mais le Centre et l’Ouest n’en voient jamais. Cette situation se modifie peu jusqu’en 1936, bien que le flux d’immigration s’arrête en raison de la crise des années 30. Encore essentiellement masculine, jeune et active, en 1911 elle commence à s’intégrer et à se rééquilibrer ; les femmes et les enfants deviennent plus nombreux. Les étrangers s’installent dans la région parisienne. Les industries touchées par la crise du travail n’embauchant plus, ils se tournent vers l’agriculture, le commerce de détail (alimentations, restauration), voir les professions libérales. Dans les années 30, la crise démoralisante, ajoutée au nombre et à la nouveau des étrangers (Africains, Maghrébins, Asiatiques, Arméniens, Russes, Polonais, Grecs, Yougoslaves, Roumains) ravivent les réactions nationale et xénophobes, même dans les pays ruraux où ils sont rares. A part les Italiens et les Espagnols qui latins et catholiques, n’ont pas eu trop de mal à s’intégrer, tous les autres étrangers ont souffert de ce contexte, alimenté, il est vrai, par la montée du fascisme en Europe. Ils sont d’autant plus rejetés qu’ils sont de provenance lointaine ou coloniale, ou qu’ils sont nombreux dans une région et repliés sur eux-mêmes, comme les Polonais du Pas de Calais qui conservent leur langue, leurs école,s leurs journaux, leurs prêtres, leurs fêtes ; ségrégation volontaire qui empêche l’assimilation. La plupart des autres étrangers s’intègrent peu à peu, surtout à partir de la deuxième génération qui passe par le moule de l’école française. Les belges, eux aussi, vivent dans le Nord Est industriel et frontalier. Les étrangers progressent régulièrement, mais lentement et prudemment, car ils sont conscients de la xénophobie croissante des autochtones. Ils pénètrent dans toutes les régions de France en comblant des vides créés par le dépeuplement des campagnes et la baisse de la natalité, et dans toutes les couches de la société, puisque bon nombre d’entre eux sont motivés par le désir de retrouver en France le statut supérieur qu’ils avaient dans leur pays natal (particulièrement les Italiens et les Polonais, qui, chez eux, étaient de classe moyenne). Les mariages mixtes favorisent l’assimilation des immigrés européens. En 1937, 1,7 million d’étrangers sont naturalisés.

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