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La France en bref !

Posté par francesca7 le 14 juin 2013

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La France en bref ! dans AUX SIECLES DERNIERS imageoff_1_3-300x225

La découverte de fossiles sur le site de la Caune de l’Arago, près de Tautavel (Pyrénées-Orientales), témoigne d’une présence humaine sur le territoire actuel de la France environ 450 000 ans avant Jésus-Christ. Au Paléolithique moyen, entre -90 000 et -40 000 ans, les hommes de Néandertal s’installent dans l’ensemble du pays. Ces chasseurs laissent derrière eux les traces des plus vieilles sépultures recensées en France, notamment sur le site de Regourdou, en Dordogne. Plus encore que celui de Néandertal, l’Homme de Cro-Magnon, qui apparaît vers -33 000, va laisser son empreinte sur le sol français. De nombreux sites attestent du travail de ces artistes, le plus célèbre étant la grotte de Lascaux, en Dordogne, richement décorée de gravures et d’une centaine de peintures aux couleurs éclatantes.

Entre le Vème et le IIème millénaire avant Jésus-Christ, des communautés sédentarisées vivant dans le sud de la Bretagne érigent sur plusieurs kilomètres des milliers de menhirs et de dolmens à proximité de plusieurs tumulus. Ces files de mégalithes étaient sans doute liées à des rites religieux basés sur l’observation du mouvement des astres. Le site le plus réputé est celui de Carnac, dans le Morbihan.

Les Celtes arrivent en Gaule vers 1 500 avant Jésus-Christ. De leur présence sur le sol français, on retient la création vers -600 du comptoir grec de Marseille et d’autres villes de Provence pour développer les relations commerciales sur les bords de la Méditerranée. Au VIème siècle avant Jésus Christ, ils s’installent en Auvergne, faisant de cette région de volcans éteints et de sources vives l’une des plus florissantes de toute la Gaule.

La défaite des Arvernes contre les Romains en -52, à l’issue de la bataille d’Alésia, marque la fin de l’indépendance gauloise. L’empereur Auguste réorganise le territoire en quatre provinces (Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). Routes pavées, aqueducs (pont du Gard), amphithéâtres (Nîmes, Arles), arcs de triomphe, villes construites selon un plan à la romaine (forum, temples, thermes) : les vestiges de la Gaule romaine sont encore très nombreux dans le sud de la France.

Après les invasions germaniques du Vème siècle, qui mettent un terme à l’hégémonie romaine sur la Gaule, les Francs conquièrent une grande partie du territoire sous l’autorité de leur roi Clovis Ier, dont le règne marque le début de la christianisation véritable du territoire. C’est en 709, à la fin de la dynastie mérovingienne, que le mont Saint Michel voit le jour. Après l’élévation d’une abbaye bénédictine en 966, le petit village devient un lieu de pèlerinage très fréquenté. Le site, qui est aujourd’hui l’une des principales attractions touristiques de France, est enrichi par la construction à flanc de rocher d’un bâtiment double, la Merveille, au nord de l’église Saint Pierre, véritable chef-d’oeuvre de l’architecture gothique flamboyante. La petite cité fortifiée établie autour résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).
Autour de l’An Mil, la France se couvre de constructions chrétiennes. Les églises romanes sont plus grandes et plus solides, la charpente en bois étant délaissée au profit de la voûte de pierre. L’abbaye de Cîteaux et celle de Cluny, la plus grande d’Europe, font de la Bourgogne l’un des centres de la vie religieuse médiévale. En Provence, la cité d’Avignon connaît son apogée. Devenue possession de la papauté, elle servira de refuge à Clément V en 1309 avant que ses successeurs ne construisent le Palais des Papes et ne couvrent la ville d’églises et de couvents avant d’y élire résidence.

Au XIème siècle, sous l’impulsion de Saint-Louis, est lancée la première des neuf croisades pour reprendre Jérusalem et la Terre sainte aux musulmans. En 1246, le roi fait construire la Sainte-Chapelle dans le palais de la Cité. Berceau des premiers rois capétiens, l’Ile-de-France devient alors le centre du royaume en imposant sa langue, le français, et sa capitale, Paris. Le XIIIème siècle est celui des cathédrales. Des édifices majestueux se dressent partout en France (Albi, Soissons, Strasbourg, Chartres, Bourges, Amiens…). Mais la cathédrale la plus emblématique de l’art gothique est celle de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la cité, au coeur de la capitale. Construite pendant près de deux siècles, elle n’est achevée qu’en 1345.

A la fin du XVème siècle, François Ier fait construire une trentaine de châteaux dans le Val de Loire, entre Gien et Angers. Azay-le-Rideau, Amboise, mais surtout Chambord, en bordure de la forêt de Sologne, et Chenonceau, avec son jardin à la française : ces édifices souvent décorés par des artistes italiens, plus spacieux et lumineux que les châteaux forts, serviront de résidences royales durant toute la Renaissance. Le « roi chevalier » transforme également le château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et modernise le Vieux Louvre, qui deviendra un musée, aujourd’hui le plus fréquenté du monde.

Au début du XVIIème siècle, le style baroque, tout en exubérances, se diffuse en France. Mais s’il rencontre un vif succès ailleurs en Europe (Italie, Allemagne), il n’influence au pays de Louis XIII que la construction de quelques églises et palais, dont le fameux dôme de l’Eglise du Val-de-Grâce, à Paris. Pour des raisons militaires, Richelieu dote la France de ses trois grands arsenaux (Brest, Rochefort, Toulon) avant que Louis XIV ne crée à Paris en 1670 l’hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés à son service. Le règne du « Roi Soleil » est également marqué par la construction de somptueux édifices civils et utilitaires pour accueillir les principales manufactures de France, comme les Gobelins à Paris ou de la corderie de Rochefort. Souhaitant gouverner le royaume ailleurs qu’à Paris après les événements de la Fronde, Louis XIV ordonne en 1661 le lancement des travaux du château de Versailles, qui dureront plus trente ans. Avec son jardin dessiné par Le Nôtre et son édifice très sobre, il impose le style classique qui servira de modèle à de nombreux palais construits en Europe.

Durant le règne de Louis XV, Paris acquiert ses lettres de noblesse, grâce à la construction du palais de l’Elysée et de l’Ecole militaire, et l’aménagement de la place de la Concorde. En 1786, trois ans avant la prise de la Bastille, le sommet alpin du Mont Blanc, qui culmine à 4 807 mètres, est atteint pour la première fois.

Au début du XIXème siècle, durant le règne de l’empereur Napoléon Bonaparte, les petits bourgs ruraux des bassins miniers du Nord, de l’Est et du Massif Central se transforment en grandes cités ouvrières, à l’image du Creusot (Saône-et-Loire), qui devient en quelques années la capitale de la métallurgie française et l’un des emblèmes de la Révolution industrielle. 

Après la construction de l’Arc de Triomphe et de la Place de l’Etoile, Paris change de visage durant le Second empire (1852-1870), sous l’impulsion du baron Hausmann. Celui-ci fait raser les quartiers insalubres, construit les Halles et les gares, creuse les égoûts et fait tracer de larges avenues. A la Belle Epoque, Paris exhibe les prouesses des ingénieurs français à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, en faisant ériger le Petit et le Grand Palais et surtout la Tour de fer conçue par Gustave Eiffel. La capitale devient l’emblème d’une France dont la politique coloniale a fait un véritable empire outre-mer (Afrique noire, Indochine…)

La France sort épuisée de la Première Guerre mondiale. La coût humain et matériel du conflit est considérable. Dans les années 1930, de jeunes architectes formés dans la première école d’arts appliqués, le Bauhaus de Dessau et de Weimar, vont apporter des changements radicaux dans la conception urbaine pour mettre en accord architecture et civilisation industrielle. Les plus importants sont Tony Garnier (les cités-jardins) et Le Corbusier, avec ses unités d’habitation (la Cité radieuse de Marseille).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes sont reconstruites dans l’urgence. Les « Trente glorieuses » (1945-1974) sont également marquées par la construction de villes loisirs comme la Grande Motte (Languedoc Roussillon). Dans les années 1980, plusieurs projets ambitieux voient le jour, comme l’arche de la Défense de Paul Andreu, le centre culturel Georges Pompidou de Richard Roger et Renzo Piano, la Fondation Cartier de Jean Nouvel ou la Bibliothèque Nationale de France conçue par Dominique Perrault. Dernière prouesse architecturale en date : le viaduc de Millau, un pont autoroutier ouvert long de 2,5 km qui surplombe la vallée du Tarn.

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaires »

Arbois EN JURA

Posté par francesca7 le 30 mai 2013


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Arbois est une commune française située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Vacances d’été dans le Jura : découvrez Arbois

Située dans le département du Jura, dans la région de Franche-Comté, la commune d’Arbois est célèbre pour ses multiples attractions touristiques : culturelles et naturelles.

Arbois est connu pour son vignoble millénaire ainsi que pour sa production viticole riche et raffinée. Arbois produit les meilleurs vins du Jura et dispose d’un terroir riche qui varie entre produits d’apiculture bio, charcuterie artisanale, produits laitiers naturels d’origine contrôlée. Un séjour gastronomique permettra aux gourmets de découvrir toute la richesse de la cuisine jurassienne, dans un cadre naturel et authentique.

Arbois est par ailleurs une destination de tourisme culturel qui est prisée pour la richesse de son patrimoine ainsi que pour la valeur historique et architecturale de ses différents monuments : le château Pécauld avec son musée de la vigne et du vin, les tours, l’église Saint-Just, etc.

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu’elle se trouve au pied du premier plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le « Pays du Revermont ».

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

 Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l’élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.

 La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare TGV de Mouchard (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

  • Gare SNCF d’ARBOIS.

Tous les TER Franche-Comté (Besançon – Lyon ou autre) desservent cette gare.

  • aérodrome, de code OACI LFGD, avec une piste à usage restreint.

La petite cité historique bénéficie d’un climat très clément et peu humide. La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l’influence de la petite rivière La Cuisance étant faible. Le climat est plutôt continental, froid en hiver avec peu de neige toutefois, et chaud en été.

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L’histoire de la ville d’ARBOIS

 

Petite Cité Comtoise de Caractère,

Site du Pays d’Art et d’Histoire 

 La richesse du sol, la qualité du site, prédestinent la ville à devenir un fief important des Comtes de Bourgogne. Seigneurs et religieux élevèrent de nombreux édifices. Le bourg s’étend alors autour de l’église Saint-Just et de la forteresse comtale. Au XIIIème siècle, il est protégé par une épaisse muraille flanquée de tours. 

Longtemps balancé entre le Saint Empire romain germanique et le royaume de France, la seigneurie d’Arbois est aux XVIème et XVIIème siècles une terre des princes de Habsbourg, et rois d’Espagne. La cité devient française en 1674 après le siège de Louis XIV. 

Arbois 1ère cité républicaine de France : au cours de l’insurrection du 13 avril 1834, les arboisiens proclament la République « no sin tou t’sefs », « nous sommes tous chefs ».

Arbois peut être fière de la richesse de son patrimoine : châteaux, églises, anciens couvents, remparts, maisons nobles, bourgeoises ou vigneronnes, fontaines, moulins témoignent de la vitalité de la cité. Le témoin le plus évocateur reste probablement l’église Saint-Just édifiée du XIIème au XVIIIème siècle. L’imposant clocher de pierre rousse semble surgir d’un océan de vignes.

C’est une promenade à travers le temps qu’Arbois vous invite à découvrir : ses ruelles et ses quartiers empreints de l’histoire de la Franche-Comté.

ARBOIS, Pays de Pasteur

Louis Pasteur, inventeur du vaccin contre la rage, aima profondément son pays dans lequel son père Jean-Joseph, tanneur, vint s’installer en 1830.

 C’est à Arbois que le principal du collège, pressent chez le jeune Pasteur, l’étin­celle prête à jaillir. Malgré l’éloignement lié à ses fonctions, Louis Pasteur revient chaque année dans la cité et dans « Le Château de la Cuisance », la seule demeure qu’il possède en propre.

 Et c’est dans ce pays de vignoble qu’il médite les vastes et lointains desseins qui l’entraînent, par une logique inflexible à passer de la cristallographie, à l’étude de la fermentation puis à celle des maladies animales et humaines. Enfin, il crée l’œnologie moderne, et ses travaux sur les maladies du vin lui donnent un modèle expérimental pour sa théorie des germes et le conduit à la pasteurisation.

 Le savant trouve aussi la sérénité pour réaliser un travail considérable de rédaction de notes aux académies, de synthèses scientifiques. Dans le laboratoire qu’il a fait aménager, il fabrique des vaccins vétérinaires et observe au microscope du sang ou des cerveaux rabiques.

 Les moments de détente sont consacrés aux promenades à sa vigne ou aux sources de la Cuisance ; il participe au cortège du Biou et à la vie arboisienne. Dans le petit cimetière, il aime à se recueillir sur les tombes familiales. Le savant affirme lui-même, en 1864, qu’Arbois était une « ville chère à tant de titres ».

 Après la mort du savant, Madame Pasteur, ses enfants et petits-enfants reviennent fidèlement en Arbois. Hommages, manifestations se succèdent encore au fil des années.

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ARBOIS, pays des VINS

Arbois tire son étymologie du celte « ar » et « bos » signifiant « terre fertile ».

Arbois fut la première Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) française en date du 15 mai 1936. Elle est aussi aujourd’hui la première du Jura par son volume de production, de l’ordre de 45 000 hectolitres par an.

 Cette appellation est répartie sur 13 communes avec un total de 843 hectares.

La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins sont évoqués par Pline. Avant François 1er ou Henri IV c’est Philippe le Bel qui introduit les vins d’Arbois à la cour de France. En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée. Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins d’Arbois. A partir de 1863, Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne, effectue ses travaux sur les maladies des vins dans la cité. Le phylloxéra n’atteint le vignoble arboisien qu’en 1886 et le détruit par vagues jusqu’en 1895. Le 23 février 1906, alors qu’une loi taxe à la circulation des vins et des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons déclenchent une grève de l’impôt. Cette même année l’une des premières coopératives de vinification de France est créée, à l’image des fruitières pour la fabrication du Comté.

 Dès 1907, les vignerons obtiennent un certificat d’origine garantissant la provenance et la protection de la marque « vin d’Arbois » préfigurant la future AOC.

Ce n’est qu’en 1986 que la ville acquiert le titre de « Capitale des vins du jura ».

Lieux et monuments

  • Église Saint-Just (XIIe-XVIe-XVIIIe s), Rue du Souvenir, classée au titre des monuments historiques depuis 1913;
  • Maison des consorts Brand (XIIIe s), Rue de Bourgogne, dont la cave est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Ancienne collégiale Notre-Dame (XIVe-XVIIIe s), Rue Notre-Dame, transformée en halle à blé en 1802, puis de nos jours en centre culturel;
  • Château Bontemps (XVIe s), Rue du Vieux-Château, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1989;
  • Château Pécauld (XVIe s), actuel musée du Vin, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1988;
  • Tour Gloriette (XVIe s), Rue de la Tour, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1927;
  • Chapelle Notre-Dame Libératrice (XVIIe s), à l’Hermitage (Avenue Pasteur).
  • Hôtel d’Achey (XVIIe s), puis Sarret de Grozon (XIXe s), Grande Rue, actuel musée d’art exposant, entre autres, des tableaux de Gustave Courbet;
  • Couvent des Ursulines (XVIIIe s), actuel hôtel de ville, Rue de l’Hôtel de ville, classé au titre des monuments historiques depuis 1995;
  • Maison du général et baron d’Empire Delort (XVIIIe s), Rue de la Faïencerie, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2006;
  • Moulins Béchet (XVIIIe s), Avenue Louis Pasteur, inscrits à l’IGPC depuis 1996;
  • Demeure dite « Château » (XVIIIe s), Rue de Verreux, partiellement inscrite au titre des monuments historiques depuis 1997;
  • Maison Pasteur (XVIIIe s), Rue de Courcelles, classée au titre des monuments historiques depuis 1937;
  • Fontaine aux Lions (XIXe s), Place de la Liberté;
  • Fontaine (XIXe s), Rue de Courcelles;
  • Fruitière vinicole (XIXe s), Rue Jean Jaurès, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Hôtel de Broissia (XIXe s), Grande-Rue, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Centrale hydroélectrique (début XXe s), Rue des Familiers, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Saut de la Cuisance, depuis le pont de la Rue de l’Hôtel de ville;
  • Vignoble arboisien (partiellement replanté au XIXe s);
  • Belvédère de l’Hermitage (XXe s).

À voir à proximité d’Arbois :

  • Vignes expérimentielle de Louis Pasteur, à Montigny-les-Arsures;
  • Grotte, sources et cascade de la Cuisance, à Les Planches-près-Arbois;
  • Ruines du château de La Châtelaine.

 

 Bons plans pour vos vacances en Arbois :

Si vous avez envie de passer vos vacances en Arbois, vous pouvez consulter le site Jura Tourism qui vous fournit toutes les informations nécessaires pour préparer votre séjour.

Nous vous informons sur tous les prestataires proposant des hébergements en Arbois et dans ses environs. Ainsi, vous avez un large choix parmi les locations de gîtes meublés, les chambres d’hôtes, les campings en pleine nature, les hôtels, les résidences collectives ou encore les chalets authentiques en bois.

Vous découvrirez également sur notre site, les sites naturels et les paysages à ne pas rater lors de vos vacances en Arbois. Les lacs du Jura, les cascades, les plaines à perte de vue, les grottes, les tourbières sont des attractions naturelles que vous pouvez découvrir dans le cadre des balades et excursions en montagne : randonnées équestres, randonnées pédestres balades en bateaux, circuits vtt). Vous pouvez aussi découvrir Arbois dans le cadre de circuits organisés à l’instar de la Route des vins, Route des sapins, Route des lacs, ou encore Route de Pasteur qui permet de découvrir la maison et le laboratoire personnel du grand savant natif d’Arbois.

Si vous désirez en savoir davantage sur la réservation de séjour en Arbois ainsi que dans le Jura, n’hésitez pas à contacter.

PETITE VIDEO SUR LA VILLE D’ARBOIS : 

Image de prévisualisation YouTube

 

Mairie d’Arbois • 10 rue de l’Hôtel de Ville • 39600 ARBOIS • Tél. : 03 84 66 55 55 • Email : mairie@arbois.fr

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ARTHUR RIMBAUD par Mallarmé

Posté par francesca7 le 5 mai 2013

 

 

Stéphane Mallarmé

Arthur Rimbaud : Divagations/Éditions

Chap Book, 15 mai 1896 (pp. 8-17).

 ARTHUR RIMBAUD par Mallarmé dans LITTERATURE FRANCAISE 220px-Rimbaud_Voyelles_caricature

 

À Monsieur Harrison Rhodes.

J’imagine qu’une de ces soirées du Mardi, trop rares, où vous me fîtes l’honneur d’ouïr, chez moi, quelques amis converser, le nom soudainement d’Arthur Rimbaud se soit bercé à la fumée de plusieurs cigarettes, installant, pour votre curiosité, du vague.

Quel, le personnage, questionnez vous : du moins, avec des livres Une Soirée en Enfer, Illuminations et ses Poèmes, naguères publiés en l’ensemble, exerce-t-il sur les évènements poétiques récents une influence si particulière que, cette allusion à lui faite, par exemple, on se taise, énigmatiquement et réfléchisse, comme si beaucoup de silence, à la fois, et de rêverie s’imposait ou d’admiration inachevée.

Doutez, mon cher hôte, que les principaux innovateurs, maintenant, voire un seul, à l’exception, peut-être, mystérieusement, du magnifique ainé, qui leva l’archet, Verlaine, aient à quelque profondeur et par un trait direct, subi Arthur Rimbaud. Ni la liberté allouée au vers ou, mieux, jaillie telle par miracle, ne se réclamera de qui fut, à part le balbutiement de tous derniers poèmes ou quand il cessa, un strict observateur du jeu ancien. Estimez son plus magique effet produit par opposition d’un monde antérieur au Parnasse, même au Romantisme, au très classique, avec le désordre somptueux d’une passion on ne saurait dire rien que spirituellement exotique. Éclat, lui, d’un météore, apparu sans motif autre que sa présence ; issu seul et s’éteignant. Tout, certes, aurait existé, depuis, sans ce passant considérable, comme aucune circonstance littéraire vraiment n’y prépara : le cas personnel demeure, avec force.

Mes Souvenirs : plutôt ma pensée, souvent, à ce Quelqu’un, voici : comme peut faire une causerie, en votre honneur immédiate.  PORTRAIT OF ARTHUR RIMBAUD

BY F. VALLOTTON

 

Je ne l’ai pas connu, mais je l’ai vu, une fois, dans un des repas littéraires, en hâte, groupés à l’issue de la Guerre — le Dîner des Vilains Bonshommes,certes, par antiphrase, en raison du portrait, qu’au convive dédie Verlaine. “L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, un visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain-clair mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant.” Avec je ne sais quoi fièrement poussé, ou mauvaisement, de fille du peuple, j’ajoute, de son état blanchisseuse, à cause de vastes mains, par les transitions du chaud au froid rougies d’engelures. Lesquelles eussent indiqué des métiers plus terribles, appartenant à un garçon. J’appris qu’elles avaient autographié de beaux vers, non publiés : la bouche, au pli boudeur et narquois n’en récita aucun.

Comme je descendais des Fleuves impassibles

Je ne me sentis plus guidé par les hâleurs :

Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles

Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

et

Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,

L’eau verte pénétra ma coque de sapin

Et des taches de vins bleus et de vomissures

Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

et

J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies

Baisers montants aux yeux des mers avec lenteur,

La circulation des sèves inouïes,

Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs.

et

Parfois martyr lassé des pôles et des zônes

La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux

Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes

Et je restais ainsi qu’une femme à genoux. 

et

J’ai vu des archipels sidéraux ! Et des îles

Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :

Est-ce en mes nuits sans fond que tu dors et t’exiles

Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

et tout ! qu’il faudrait dérouler comme primitivement s’étire un éveil génial, en ce chef-d’œuvre, car Le Bateau Ivre était fait, à l’époque, déjà : tout ce qui, à peu de là, parerait les mémoires et qui en surgira tant qu’on dira des vers, se taisait parmi le Nouveau-venu ainsi que Les Assis, Les Chercheuses de Poux, Premières Communiantes, du même temps ou celui d’une puberté perverse et superbe. Notre curiosité, entre familiers, sauvés des maux publics, omit un peu cet éphèbe au sujet de qui courait, cependant, que c’était, à 17 ans son quatrième voyage, en 1872, effectué, ici, comme les précédents, à pied : non, le premier ayant eu lieu, de l’endroit natal, Charleville dans les Ardennes, vers Paris, fastueusement, par la vente de tous les prix de la classe, celle de rhétorique, à cet effet, par le collégien. Rappels de là-bas, or hésitation entre la famille, une mère d’origine campagnarde, dont était séparé le père, officier en retraite, et des camarades les frères Cros, Forain futur, le caricaturiste Gill, d’abord et toujours et irrésistiblement Verlaine. Un va-et-vient résultait ; au risque de coucher, en partant sur les bateaux à charbon du canal ; en revenant, de tomber dans un avant poste de fédérés ou combattants de la Commune. Le grand gars, adroitement, se fit passer pour un franc-tireur du parti, en détresse et inspira le bon mouvement d’une collecte à son bénéfice. Menus-faits, quelconques et, du reste, propres à un ravagé violemment par la littérature, le pire désarroi, après les lentes heures studieuses aux bibliothèques, aux bancs, cette fois maître d’une expression certaine prematurée, intense, l’excitant à des sujets inouïs, — en quête aussitôt de “sensations neuves” insistait-il “pas connues” et il se flattait de les rencontrer en le bazar d’illusion des cités, vite vulgaire ; mais, qui livre au de mon adolescent, un soir, comme éclair nuptial, quelque vision grandiose et fictive continuée, en suite, par la seule ivrognerie.

L’anecdote, à bon marché, ne manque pas, le fil contradictoirement, mille fois, rompu d’une existence telle, en laissa choir dans les journaux : à quoi bon faire, centième, miroiter ces détails jusqu’à les enfiler en sauvages verroteries et composer le collier du roi nègre, que ce fut la plaisanterie plus tard de représenter dans quelque peuplade inconnue, le poête.

Vous ne me demandez pas autre chose que suivre, comme je les perçois et pour y infuser le plus de belle probabilité les grandes lignes d’un destin significatif ; lequel doit garder dans ses écarts d’apparence, le rythme, étant d’un poëte et quelque étrange simplicité. Toute fois en remerciant de m’aider, par votre question à évoquer pour moi-même, la première fois dans l’ensemble, cette personnalité qui vous séduit, mon cher ami, je veux comme exception remémorer une historiette qu’avec des sourires me contait délicieusement Théodore de Banville. La bonté de ce Maître était secourable. On le vint trouver. À l’intention d’un des nôtres ; et précisait-on en quelque jargon, de permettre qu’il fit du grand art. Banville opina que pour ce résultat, d’abord, le talent devenant secondaire, une chambre importait, où gîter, la loua dans les combles de sa maison rue de Bucy ; une table, l’encre et les plumes comme accessoires, du papier, un lit blanc aussi pour les moments où l’on ne rêve debout, ni sur la chaise. Le jeune homme errant y fut installé : mais quelle, la stupéfaction du donateur méthodique, à l’heure où la cour interne unit, par leur l’arôme, les dîners, d’entendre des cris poussés à chaque étage, et, aussitôt, de considérer, nu, dans le cadre de mansarde là-haut, quelqu’un agitant éperdument et lançant par dessus les tuiles du toît, peut-être pour qu’ils disparussent avec les derniers rayons du soleil, des lambeaux de vêtements : et comme il s’inquiétait, près du dieu, de cette tenue enfin mythologique, “C’est,” répondit Arthur Rimbaud à l’auteur des Exilés, qui dut convenir de la justesse impliquée, certainement, par cette observation et accuser sa propre imprévoyance “que je ne puis fréquenter une chambre si propre, virginale, avec mes vieux habits criblés de poux.” Le hôte ne se trouva correct qu’après avoir adressé des effets à lui de rechange et une invitation à partager le repas du soir, car “l’habillement, outre le logis ne suffit pas, si l’on veut produire des poèmes remarquables, il importe également de manger.”

Le prestige de Paris usé vite ; aussi, Verlaine entre de naissantes contrariétés de ménage et quelque appréhension de poursuite comme fonctionnaire humble de la Commune, certes decidérent Rimbaud à visiter Londres. Ce couple y mena une orgiaque misère, humant la libre fumée de charbon, ivre de réciprocité. Une lettre de France bientôt pardonnait, appelant l’un des transfuges, pourvu qu’il abandonnât son compagnon. La jeune épouse, au rendez-vous, attendait une réconciliation avec mère et belle-mère. Je crois au récit supérieurement tracé par M. Paterne Berrichon  et indique selon lui une scène, poignante au monde, attendu qu’elle compta pour héros, l’un blessé comme l’autre délirant, deux poëtes dans leur farouche mal. Prié par les trois femmes ensemble, Verlaine renonçait à l’ami, mais le vit à la porte de la chambre d’hôtel fortuitement, vola dans ses bras le suivre et n’écouta l’objurgation par celui-ci, refroidi, de n’en rien faire “jurant que leur liaison devait être à jamais rompue” — “même sans le sou” quoique à Bruxelles en vue seulement d’un subside pécuniaire pour regagner le pays “il partirait.” Le geste repoussait Verlaine qui tira, égaré, d’un pistolet, sur l’indifférent et tomba, en larmes au devant. Il était dit que les choses ne resteraient pas, j’allais énoncer, en famille. Rimbaud revenait, pansé, de l’hospice et dans la rue, obstiné à partir, reçut une nouvelle balle, publique maintenant ; que son si fidèle expia, deux ans, dans la prison de Mons. Solitaire, après cette circonstance tragique, on peut dire que rien ne permet de le déchiffrer, en sa crise définitive, certes, intéressante puisqu’il cesse toute littérature : camarade ni écrit. Des faits ? il devait selon 1875, et qu’importe ; puis gagna l’Allemagne, avec des situations pédagogiques, et un don pour les langues, qu’il collectionnait, ayant abjuré toute exaltation dans la sienne propre ; atteignit l’Italie, en chemin-de-fer jusqu’au Saint-Gothard, en suite à pied, franchissant les Alpes : séjourne quelques mois, pousse aux Cyclades et, malade d’une insolation, se trouve rapatrié officiellement. Pas sans que l’effleurât une avant-brise du Levant.

Voici la date mystérieuse, pourtant naturelle, Si l’on convient que celui, qui rejette des rêves, par sa faute ou la leur, et s’opère, vivant, de la poèsie, ultérieurement, ne sait trouver que loin, très loin, un état nouveau. L’oubli comprend l’espace du désert ou de la mer. Ainsi les fuites tropicales moins, peut-être, quant au merveilleux et au décor : puisque c’est en soldat racolé, 1876, sur le marché Hollandais, pour Sumatra, déserteur dès quelques semaines, rembarque au coût de sa prime, par un vaisseau anglais, avant de se faire, audacieusement, marchand d’hommes, à son tour, y amassant un pécule perdu en Danemark et en Suède, d’où rapatriement ; — en chef des Carrières de Marbre, dans l’île de Chypre, 1879, après une pointe vers l’Égypte, à Alexandrie et — on verra, le reste des jours, en traitant. L’adieu total à l’Europe, aux climat et usages insupportables, également est ce voyage au Arar, près de l’Abyssinnie (théâtre d’ évènements militaires actuels) où, comme les sables, s’étend le silence rélativement à tout geste extérieur de l’exilé. Il trafiqua, sur la côte et l’autre bord, à Aden, le rencontra-on toutefois à ce point extrême ! féeriquement d’objets précieux encore, comme quelqu’un dont les mains ont caressé jadis les pages ; ivoire, poudre d’or, ou encens. Sensible à la qualité rare de sa pacotille, peut-être pas, comme entachée d’orientalisme Mille et Une Nuits ou de couleur locale : mais aux paysages bus avec la soif de vastitude et d’indépendance ! et si, l’instinct des vers par quelqu’un renoncé, tout devient inférieur en s’en passant, même vivre, au moins que ce soit brutalement, sauvagement, la civilisation ne survivant, chez l’individu, à un signe suprême.

Une nouvelle inopinée, en 1892, circula par les journaux : que celui, qui avait été et demeure, pour nous, un poête, voyageur, malade, à Marseille, revenu avec une fortune et opéré, arthritique, après le débarquement, venait d’y mourir. Sa bière prix le chemin de Charleville, accueillie dans ce refuge, jadis, de toutes agitations, par la pièté d’une sœur.

Je sais à tout le moins la gratuité de se substituer, aisément, à une conscience : laquelle dût, à l’occasion, parler haut, pour son compte, dans les solitudes. Ordonner, en fragments intelligibles et probables, pour la traduire, la vie d’autrui, est, tout juste, impertinent : il ne me reste qu’à pousser à ses limites ce genre de méfait. Seulement je me renseigne — Une fois, entre des migrations, vers 1875, le compatriote de Rimbaud et son camarade au collège, M. Delahaye, à une réminiscence de qui ceci puise, discrètement l’interrogea sur ses vieilles visées, en quelques mots, que j’entends, comme — “et ! bièn, la littérature ?” l’autre fit la sourde oreille, enfin répliqua avec simplicité que “non, il n’en faisait plus,” sans accentuer le regret ni l’orgueil. “Verlaine” ? à propos duquel la causerie le pressa : rien, sinon qu’il évitait, plutôt comme déplaisante, la mémoire de procédés, à son avis, excessifs.

L’imagination de plusieurs, dans la presse participant au sens, habituel chez la foule, des trésors à l’abandon ou fabuleux, s’enflamma de la merveille que des poèmes restassent, inédits, peut-être, composés là-bas. Leur largeur d’inspiration et l’accent vierge ! on y songe comme à quelque chose qui eût pu être ; avec raison, parce qu’il ne faut jamais négliger, en idée, aucune des possibilités qui volent autour d’une figure, elles appartiennent à l’original, même contre la vraisemblance, y plaçant un fond légendaire momentané, avant que cela se dissipe tout-à-fait. J’estime, néanmoins, que prolonger l’espoir d’une œuvre de maturité nuit, ici, à l’interprétation exacte d’une aventure unique dans l’histoire de l’esprit. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire, qui avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités : sans recours à du futur.

Une supposition, autrement forte, comme intérêt, que d’un manuscrit démenté par le regard perspicace sur cette destinée, hante, relative à l’état du vagabond s’il avait, de retour, après le laisser volontaire des splendeurs des la jeunesse, appris leur épanouissement, parmi la génération, en fruits féeriques non moins et plus en rapport avec le goût jadis, ou de gloire, que ceux quittés aux oasis : les aurait-il reniés au cueillis ? Le Sort, avertissement à l’homme de son rôle accompli, sans doute afin qu’il ne vacille pas en trop de perplexité,trancha ce pied qui venait se poser sur le sol natal étranger : ou, tout-de-suite et par surcroit, la fin arrivant, établit, entre le moribond et diverses voix qui, souvent, l’appelèrent notamment une du grand Verlaine, le mutisme que sont un mur ou le rideau d’hôpital. Interdiction que, pour aspirer la surprise de sa renommée et sitôt l’écarter ou, à l’opposé, s’en défendre et jeter un regard d’envie sur ce passé grandi pendant l’absence. Lui se retournât à la signification, neuve, proférée en le parler natal, des quelques syllabes Arthur Rimbaud : l’épreuve, alternative, gardait la même dureté et mieux la valut-il, effectivement, omise. Cependant, on doit, approfondissant d’hypothèse pour la doter de la beauté éventuelle, cette carrière hautaine, après tout, et sans compromission, présumer que l’intéressé en eût accueilli, avec une fiere incurie, cet aboutissement en célébrité comme concernant, certes, quelqu’un qui avait été lui, mais ne l’était plus, d’aucune façon : à moins que ce fantôme impersonnel ne poussât la désinvolture jusqu’à réclamer traversant Paris, pour les joindre à l’argent rapporté, simplement, des droits d’auteur.

Stéphane Mallarmé.

mallarme-217x300 dans LITTERATURE FRANCAISEÉtienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898, est un poète français.

Admirateur de Théophile Gautier, Charles Baudelaire et Théodore de Banville, Stéphane Mallarmé fait paraître en revue quelques poèmes en 1862. Professeur d’anglais par nécessité, il est nommé en septembre 1863 au lycée de Tournon-sur-Rhône en Ardèche et passe par Besançon ou Avignon, avant d’arriver à Paris en 1871. Il fréquente alors des littérateurs comme Paul Verlaine, Émile Zola ou Auguste de Villiers de L’Isle-Adam et des artistes comme Édouard Manet qui a peint son portrait en 1876.

S’il rencontre des difficultés dans son métier de professeur (il est chahuté par ses élèves), il mène une vie familiale paisible, avec cependant des difficultés financières et des deuils. Il poursuit l’écriture de poèmes très élaborés et reçoit ses amis créateurs lors des Mardis de la rue de Rome ou dans sa maison de campagne, à Valvins, près de Fontainebleau où il meurt le 9 septembre 1898 à 56 ans.

Attiré par l’esthétique de l’art pour l’art, il collabore au Parnasse contemporain dès 1866, cherchant à dépasser son sentiment d’impuissance lié à un état dépressif, il est dès lors en quête d’une beauté pure que seul peut créer l’art : « le monde est fait pour aboutir à un beau livre », affirme-t-il. Il entreprend des œuvres ambitieuses qu’il retravaillera longtemps comme Hérodiade (1864-1887) ou L’Après-midi d’un faune (1865-1876, mis en musique par Debussy en 1892-94). Admirateur d’Edgar Poe il traduit Le Corbeau, publié en 1875 illustré par Édouard Manet, et écrit le Tombeau d’Edgar Poe en 1876 (« Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,… ») avant de traduire en prose d’autres poèmes.

En 1887, il fait paraître une édition de ses Poésies qui montrent sa recherche stylistique comme dans le sonnet en yx : Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx ou le sonnet en octosyllabesUne dentelle s’abolit (Une dentelle s’abolit // Dans le doute du Jeu suprême //A n’entrouvrir comme un blasphème //Qu’absence éternelle de lit.) L’aboutissement de cette ambition du poème absolu apparaît dans le poème graphique de 1897 Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Cette recherche d’une expression tendue vers l’épure lui vaut cependant dès l’époque le reproche d’hermétisme qui reste attaché à l’art mallarméen.

La renommée de Stéphane Mallarmé se consolide encore à partir de 1884 quand Verlaine publie l’article qui l’insère dans sa série des Poètes maudits, et, porteur de modernité et proche des avant-gardes en art comme en littérature, il est reconnu comme un maître par les jeunes générations poétiques, d’Henri de Régnier et des symbolistes à Paul Valéry. Ainsi, auteur d’une œuvre poétique ambitieuse, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19e siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore auprès de poètes contemporains comme Yves Bonnefoy.

 

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Mobilité des populations de France au 15ème siècle

Posté par francesca7 le 27 mars 2013

 


La mobilité de la population a été encore plus grande dans les ports et les grandes villes rendus cosmopolites par leur activité commerciale. Certaines régions d’accueil, comme le Périgord et le Quercy, ont été aussi des foyers de départ. Pendant que des Quercinois recevaient des immigrants du massif Central, d’autres s’installaient à Bordeaux, à Toulouse et à Montauban, voire à Montpellier, à Nîmes ou à Lyon.

 Des migrations se font aussi entre les villes proches, de la plus petite vers les plus grandes, par exemple, de Chartres vers paris, Orléans, Tours, Poitiers, Bourges, ou encore entre des villes similaires comme entre Avignon, Montpellier, Toulouse, Narbonne, et Barcelone. La région parisienne, à la fois très bien située, très riche, célèbre et très éprouvée par la guerre, attirait depuis longtemps des Normands, des Angevins, des Berrichons, des Limousins et surtout des bretons et des Auvergnats ; mais après 1450, elle accueille aussi des familles originaires du Perche, du Vendômois, du Blésois, de l’Orléanais, du Poitou et de la Bourgogne, et surtout du Nord : Picards, Valoisiens, Liégeois et Flamands, sans oublier, à Paris, la plus forte concentration d’Italiens du royaume, banquiers, changeurs, marchands certes, mais aussi armuriers, maquignons, cordonniers, épiciers, taverniers ou hôteliers.

 Nombreux sont les vrais étrangers attirés par le royaume de France, ses richesses potentielles et ses souverains avisés. Pour contrebalancer l’installation temporaire des Anglais dans le sports Normands, Charles II, après les avoir chassés, attire de nombreux mercenaires écossais qui, une fois la guerre de Cent Ans terminée, s’installent dans toute la France jusqu’à la fin du 16ème siècle. Originaires de Glasgow, d’Aberdeen et d’Édimbourg, ils fondent des familles à Dieppe, au Tréport, à Eu, à Arques, à Chartres et à Tours. On en repère même en Berry et en Aquitaine. Tous ont obtenu facilement leur naturalisation.

Mobilité des populations de France au 15ème siècle dans AUX SIECLES DERNIERS grindstoneLe séjour de la papauté à Avignon entre 1309 et 1376 en a fait une place marchande internationale dominée par les banquiers italiens. Dès 1427, Nantes comptait des Italiens, des Hollandais, des Hanséates et surtout des Espagnols. Très cosmopolite aussi Rouen qui, dès la fin de la guerre de Cent Ans, voit revenir en masse, des marchands grecs, italiens comme ces Rucellai (francisé en Rousseley), déjà présents à Nantes et à Lyon, e t surtout des Espagnols installés aussi à Bordeaux, à Nantes, à Bruges, à Anvers et à Londres. En 1525, Rouen comptait environ 80 Espagnols. Venues du Pays basque, de Vieille Castille, ces familles espagnoles se sont vite assimilées, grâce à des mariages mixtes, dès le début du 15ème siècle, et à la francisation de leurs noms. Des artisans, des muletiers et des étudiants catalans étaient nombreux à Toulouse.

 Des techniciens allemands émigrent en France dès la deuxième moitié du 15ème siècle ; appelés par le grand argentier de Charles VII, Jacques Cœur, des mineurs remettent en état les mines de la région lyonnaise vers 1444. Trente ans après, des métallurgistes allemands relancent les forges de Bourgogne, du Nivernais, du Berry et du Beaujolais. Le premier livre français est tiré en 1470 à Paris par des imprimeurs allemands, qui dès 1473, font de Lyon la capitale de l’imprimerie française. Hélas, impossible de mesurer l’ampleur et la durée de ces migrations allemandes, du reste assez localisées et spécialisées. Les implantations des Italiens sont plus nombreuses et plus durables. Ils se sont installés partout, on l’a vu, mais beaucoup plus encore dans le Sud Est, y compris dans les petites villes comme Apt, Orange, Avignon ou Sisteron. Les émigrés sont da la région d’Asti, de Cuneo (Piémont) ou de Florence. Vers 1470, 70 chefs de famille originaires d’une vallée alpestre déshéritée se sont installées à Marseille et dans toute la Provence intérieure. Dans les mêmes années, 500 familles de la Riviera di Ponente (à l’est de Gênes) ont repeuplé les régions de Cannes, de Grasse et de Biot. Des Génois colonisent des villages comme Saint Tropez. Reprenant les mesures du roi René pour attirer les Italiens (exemptions de taillé, autorisation de porter le titre de bourgeois), Louis XI, qui les appréciait au point de confier sa santé à l’un d’entre eux, fait de Lyon la première ville italienne de son royaume.

forges-2 dans AUX SIECLES DERNIERS

 

Originaires de Milan, de Gênes, de Florence et de Lucques, ils sont maîtres du commerce des soies ; ils s’installent même dans d’autres viles, francisent leurs noms et épousent des Françaises ; on en retrouve ainsi à Avignon, à Nîmes, à Montpellier, à Narbonne, à Toulouse, à Bordeaux, à Troyes, à Metz, à Saint Omer, et on l’a vu, à Nantes, à Rouen et surtout à Paris. On trouve même des évêques italiens en Aquitaine, par exemple à Agen. Après les guerres d’Italie, aux banquiers, aux agriculteurs et aux marchands, s’ajoutent les artistes, dont Le Primatice et Le Rosso qui créent l’école de peinture de Fontainebleau, Benvenuto Cellini et surtout Léornard de Vinci. Mais ces célébrités ne font pas souche en France.

 Un nouveau peuple entre en France en 1419 : errant et d’origine alors inconnue, il attire d’abord la curiosité, la charité, mais provoque vite la méfiance et la peur. Les Tsiganes sont appelés Egyptiens jusqu’au 18ème siècle, mais aussi Caraques en Provence, Cocarons en Languedoc, Carcarots en Pays basque, Camps volants en Bourgogne, Beudindins en Saintonge. Cette population pré-Aryenne quitte le Sind Pakistanais au 11ème siècle et arrive en France en 1419, à Sisteron, puis à Châtillon en Dombes, et à Mâcon, dirigée par le « duc » André de petite Égypte. Leurs bandes passent à Bruxelles, à Bruges, à Arras et à Tournai, partent en 1422 pour un mystérieux voyage à Rome, d’où il s rapportent une recommandation du pape Martin V, dont ils font plusieurs copies, afin de mieux se faire accepter par les populations sédentaires qui leur fournissent de quoi manger, boire et se chauffer pendant quelques jours, le temps de s’étonner e leur adresse de cavaliers et de leurs capacités à prévoir l’avenir ; mais peu à peu, il sont rejetés, sur l’incitation des évêques. Le « duc de la Petite Egypte », arrive à Paris le dimanche 17 août 1427, après avoir traversé le Rouergue et l’Auvergne. Chassés dès le 8 septembre, les Tsiganes vont à Amiens et sillonnent la France en tous sens, atteignant la Bretagne et la Normandie à la fin du siècle. Ils adoptent des prénoms chrétiens souvent d’origine orientale (André, Michel, Nicolas…) et des patronymes français, qui sont d’anciens prénoms (Antoine, Clément, Saint Germain…) ou qui indiquent une provenance locale (de la Combe, de la Fontaine, de la Garenne) ou régionale (Saintonge, Champagne, Le Basque, Languevin) et parfois des surnoms militaires (La Rose, La Fleur, la Douceur…)

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Moyens de communications de 1889

Posté par francesca7 le 5 mars 2013

Moyens de communications de 1889 dans ARTISANAT FRANCAIS communication-lhotel-300x178Hôtel de la Gare de Précy sous Thil

A la fin du 19ème siècle, pour se déplacer sur les routes empierrées, on marche beaucoup à pied, ainsi qu’en voiture à deux ou quatre roues, bâchée de cuir et tirée par un âne ou un cheval qui trotte volontiers. Le chemin de fer apparaît également dans la région de notre Bourgogne (21)

LE TACOT

« le 19 novembre 1989, M. le Maire soumet à l’assemblée un dossier relatif à une enquête sur le nombre et l’emplacement des stations à établir sur la ligne de tramway projetée entre Semur en Auxois et Saulieu.

Le conseil,

Considérant (…) que la commune sera située à une distance d’au moins 5 km des plus proches stations et haltes projetées, c’est-à-dire à la même distance que la gare de La Roche en Brenil. Cependant que les affaires commerciales ne peuvent que gagner à la création de nouveaux débouchés pour les produits de la localité et que les stations de Montlay en Auxois, de Bierre les Semur, de Précy sous Thil   surtout pourront faciliter les transports pour Saulieu et Semur en Auxois.

Est d’avis que, eu égard à l’avantage que la commune de Dompierre peut retirer de la construction du tramway projeté, le nombre de stations paraît suffisant et les emplacements proposés pour ces stations, aussi bien choisis que possible… »

Ce « tacot » à voie étroite sera construit et fonctionnera jusqu’aux années 1930. Il permettra, entre autres choses, à quelques élèves de Dompierre de se rendre au « Cours Supérieur » de Saulieu, chaque semaine.

Après la guerre de 1914-1918, la bicyclette se répand. Ah ! quelle formidable invention que le vélo, peut-être la plus belle ! 

Le cycliste se déplace vite et loin avec sa seule force musculaire. Quand on a un vélo, plus question de rater une foire, un marché, une fête, un bal….

 

Autre révolution à cette époque, la première voiture automobile arrive à Dompierre en 1920 suivie, quelques années plus tard, par les motocyclettes pétaradantes. La « civilisation lente », comme l’écrit Henri Vincenot, notre littéraire régional, accélère son rythme ancestral pour aboutir au TGV qui traverse notre commune depuis 1981.

Le T.G.V

Commencé en 1976, la double voie où circule  actuellement notre fierté nationale, le Train à Grande Vitesse, partage la commune de Dompierre en deux parties inégales. Le tracé, orienté Nord-Nord-Ouest Sud-Sud-Est, passe à proximité des habitations de Genouilly et de Dompierre, les voies de communications coupées ont été rétablies, voire améliorées, par des ouvrages d’art (point, passages pour bestiaux et pour animaux sauvages). La commune a aussi bénéficié d’un remembrement car nombre de parcelles ont été démantelées, amputées par l’emprise importante de voies. Cela a fait grincer quelques dents, comme toujours et partout… Depuis 1981, les rames orange du TGV filent à 270 km/h au milieu de nos vaches qui ne lèvent même plus la tête, craignant pour leurs vertèbres cervicales. Ce bruit de roulement métallique brutalement crescendo et pareillement decrescendo semble être entré dans les mœurs.

 

communication-gare-300x201 dans VILLAGES de FRANCELES ROUTES

Dompierre a la charge d’un réseau de routes et chemins vicinaux important dû à l’étendue du territoire communal et à la dispersion de l’habitat.

En août 1929, « le conseil municipal reconnaît la nécessité du goudronnage des chaussées, rendu indispensable par suite de la circulation automobile intense qui existe actuellement, mais constate, avec regret, la situation lamentable qui est faite  aux conducteurs de voitures hippomobiles, pour circuler sur les routes avec leurs attelage.

Demande instamment :

  1. Que des pistes empierrées et cylindrées soient créées sur les côté des routes actuellement goudronnées ;
  2. Que ces pistes soient créées sur les routes non encore goudronnées préalablement au goudronnage de celles-ci ;
  3. Que les parties de routes traversant des villages, des remblais ou des tranchées, ne présentant pas une largeur suffisante pour la création d’une piste hippomobile, ne soient goudronnées que sur le milieu… »

L’ELECTRICITE

En 1924, la commune décide de s’associer au projet de « constitution d’un syndicat intercommunal ayant pour objet l’installation d’une distribution d’énergie électrique. »

Il faudra attendre le 18 novembre 1929 pour que les premières ampoules électriques déjà installées dans le village s’éclairent…

 

LE TELEPHONE

 Dès 1901, la commune de Dompierre a la possibilité d’avoir une cabine publique, mais le conseil municipal recule devant le coût d’une telle installation.

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Il faudra attendre le 7 décembre 1913 pour que la décision de se rattacher au réseau téléphonique départemental soit prise. La commune s’engage alors à participer au financement de la ligne et de la cabine, à rétribuer un gérant et un porteur de télégrammes, mais…

Le 12 mars 1922, « le conseil vote le principe de faire installer le téléphone au chef-lieu de la commune et à Genouilly.

Ce sera chose faite :

-          En 1923, à Dompierre en Morvan,

-          En 1946, à Genouilly, quelques années et pétitions plus tard,

-          En 1959, à Courcelotte,

-          En 1969, à Jadron.

Issu de cent ans de vie rurale à Dompierre en Morvan (21) d’A.MONIN

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Histoire du Gard

Posté par francesca7 le 25 février 2013

Histoire du Gard dans Gard carte-du-gard

Le département du Gard est un point de rencontre entre la Provence, le Languedoc, les Cévennes et la Camargue, et borde la Méditerranée.

Le 4 mars 1790, le département du Gard est créé en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de l’ancienne province de Languedoc.

pont1 dans GardLa première trace historique est celle du peuple celte des Volques qui prirent, en s’établissant dans cette contrée au tour du IIIe s.av.n.è., le surnom d’Arécomiques, c’est-à-dire Volques du pays plat, pour se distinguer des Volques Tectosages du côté de Toulouse. La civilisation orientale fut apportée sur ces rivages par les Phéniciens, qui, du XIIIe au XIe siècle avant Jésus-Christ, y fondèrent de nombreux comptoirs ; par les Rhodiens, qui, vers -900, fondèrent Rhoda à l’embouchure du Rhône ; enfin, par les Phocéens, fondateurs de Marseille. On se rappelle les expéditions lointaines auxquelles s’associèrent les Arécomiques, sous Segovesos, Bellovesos, Brennos. Entraînés sans doute par les Massaliotes dans le parti de Rome, les Arécomiques s’opposèrent au passage d’Hannibal et tentèrent de l’arrêter sur les bords du Rhône. Il les vainquit à la bataille du Rhône et passa (-218).

L’influence de Massilia décida les Arécomiques à se soumettre volontairement (-121) au proconsul En. Domitius ; en récompense, le Sénat permit à Nemausus (Nîmes) et aux vingt-quatre bourgs placés dans sa dépendance de conserver leurs lois, leur religion et leurs usages. Rome trouva depuis dans les Arécomiques des sujets toujours fidèles et toujours étrangers aux mouvements qui agitèrent la Gaule. Quelques années après, les Cimbres et les Teutons traversèrent tout le pays entre le Rhône, les Cévennes et les Pyrénées, et fondirent sur l’Espagne pour revenir ensuite se faire battre par Marius.

L’attachement que les Arécomiques vouèrent dès lors au vainqueur des barbares du Nord et à son héritier Sertorius leur valut la haine de Sylla et de Pompée, qui donna une partie de leurs terres aux Marseillais. Par la même raison, ils furent favorablement traités par Jules César et par Auguste. Leur pays fut compris dans la Narbonnaise, plus tard, dans la Narbonnaise première, et se couvrit de monuments romains qui font du Gard le département le plus riche en antiquités de cette époque.

stLes invasions barbares, arrêtées depuis Marius par la puissance romaine, recommencèrent en 407. Crocus, roi des Vandales, dévasta la Narbonnaise et renversa plusieurs monuments romains. Il fut vaincu par le second Marius. Aux Vandales succédèrent les Wisigoths auxquels fut soumis le pays de Nîmes. Clovis le leur enleva un instant. Mais la victoire d’Ibba, général ostrogoth, le leur rendit, et leur domination n’y fut plus troublée que par la révolte du duc Paul sous Wamba (672).

En 720, les Sarrasins, sous l’émir Zama, se répandent jusqu’au Rhône ; ils sont vaincus deux ans après par Eudes d’Aquitaine. Iousouf prend le même chemin en 737 ; Charles Martel le bat à son tour. Pour la troisième fois le pays de Nîmes est envahi par les Sarrasins en 752 ; mais il se révolte, forme une ligue et chasse les étrangers. Le chef qui avait été porté à la tête de cette sorte de république, Ansemond, ne se sentant pas assez de forces pour résister longtemps aux Maures, se mit sous la protection de Pépin le Bref et lui livra Nîmes en 752. Pépin donna le gouvernement de Nîmes et d’Uzès à Radulfe, qui fut le premier comte (753).

À la Renaissance, et surtout aux xviiie siècle et xixe siècle, le Gard connaît un impressionnant essor. Notamment, de grandes manufactures de tissus se développent notamment en Cévennes — ainsi, et ce n’est pas une légende, les premiers jeans (Levi’s) furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, d’abord conçus pour les bergers cévenols et pour les marins Gênois, ensuite pour les colons de l’ouest américain, chercheurs d’or et « cow-boys ». D’où les termes « Jean (Gênes) Denim (De Nîmes)». Des métiers à tisser cette toile sont visibles au Musée du Vieux-Nîmes. Bientôt la production d’étoffes et du bas de soie s’exporte en Europe et aux Indes espagnoles. Les deux tiers de la population active de Nîmes sont employés dans le textile. La ville et le département s’enrichissent. Le Gard change.

Voilà qu’apparaissent de superbes hôtels particuliers dans les villes et villages, voilà que se dessine un renouveau urbain. À Nîmes, par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d’urbanisme. L’industrie de la soie se reconvertit dans la confection de châles grâce aux premiers métiers Jacquard initiés par Turion, un ouvrier nîmois. Trente années de réussite fulgurante placent le Gard et Nîmes l’industrielle à un rang européen.

Mais la concurrence lyonnaise est rude en cette deuxième moitié du xixe siècle. Très vite, avant de perdre de l’argent, on réinvestit les capitaux du textile dans le vignoble. La culture de la vigneest facilitée par la construction du canal du Midi, le transport du vin et du charbon des Cévennes par celle du chemin de fer, très développé dans le Gard dès la moitié du xixe siècle (notamment grâce à l’industriel Paulin Talabot et à l’ingénieur Charles Dombre).

gardEn 1863, la ville gardoise de Pujaut est la premier foyer européen d’infestation du phylloxéra.

Passée la crise du phylloxéra, c’est une nouvelle ère de relative prospérité. Les villes se couvrent d’hôtels particuliers. Enfin, la gare centrale du Gard à Nîmes devient le centre de transit du charbon cévenol vers Beaucaire, le Rhône et Marseille. Mais ce charbon est vite concurrencé par le charbon venu d’Angleterre et la population finit par stagner vers 1900. Ce département a toujours été inspiré par de multiples cultures, ceci étant notamment dû à sa situation géographique exceptionnelle a mi chemin de l’Italie et de l’Espagne : la culture latine, provençale, protestante, cévenole, camarguaise — et en particulier la tauromachie —, languedocienne.

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A Pont-Croix en Finistère

Posté par francesca7 le 22 février 2013

Pont-Croix (Finistère)

 

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 Pont-Croix (en breton : Pontekroaz) est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.

La ville est bâtie en forme d’amphithéâtre et se développe dès le XIe siècle. Elle a vu au cours de son histoire s’affairer une population d’artisans, de gens de robe, de marchands opulents qui commerçaient par mer avec l’Espagne. PONT-CROIX reste une ville animée les jours de foires et de marchés. Son activité est étroitement liée à l’agriculture. PONT-CROIX , petite cité de caractère, est chef-lieu de canton : 12 communes au total. Capitale du Cap Sizun composé de villes connues telles Audierne, Ile de Sein, Plogoff avec son site de la Pointe du Raz.

A mi-route de Quimper (32 km) et de la Pointe du Raz (25 km) En 1997, PONT-CROIX comptait 1762 habitants. Comme en bien des communes de Bretagne et pour les mêmes raisons, les chiffres actuels de peuplement accusent une baisse assez importante par rapport au début du siècle (2025 habitants). Depuis 1992, PONT-CROIX est jumelée avec une petite ville de la Cornouailles anglaise : Contantine-Gweek. De nombreux échanges ont lieu, d’une part entre les familles pontécruciennes et celles de Constantine et d’autre part entre le collège de la ville et nos correspondants anglais.

De nombreux artistes et artisans ont choisi de vivre à PONT-CROIX (peintres, sculpteurs, potier, artisan du cuir…). Sans compter les nombreux peintres amateurs et professionnels qui y trouvent maintes inspirations pour leurs toiles. (voir le concours de peinture et de dessin du 15 Août).

Pont-Croix et plus généralement le Cap a toujours beaucoup inspiré les peintres. Il en est venu de célèbres tels que Matisse en 1895, Désiré Lucas, Max Jacob, Emile Simon.. Tous ces artistes étaient très bien accueillis au Cap. La propriétaire de l’Hôtel des Voyageurs, à Pont-Croix, qui était Mme Gloaguen dans les années 30, jouait un peu le même rôle que  » Marie Poupée  » à Pont-Aven… D’autres artistes fréquentaient l’Hôtel Poupon (famille de Vonnick Caroff). On pouvait les rencontrer en arpentant les petites rues escarpées ou sur la place du marché…

640px-pont-croix_grande_rue_chere_3-300x225 dans Finistère

Histoire

La civilisation gallo-romaine a laissé une trace importante dans les vestiges de la villa de Kervénenec (découverte de mosaïques) à l’ouest. Une voie dite romaine a donné un tracé rectiligne à une route prenant en écharpe le plateau qui domine la ville sur un itinéraire qui joignait Quimper à la Pointe du Van. S’il n’y a pas trace de fortifications, la tradition a gardé le souvenir du quadrilatère de rues dénommé le « Tour du Chastel » indiquant l’emplacement au milieu de la ville moderne de l’ancien château du Moyen Âge.

L’emplacement de Pont-Croix qui en fait un lieu stratégique à la jonction du Cap Sizun, dont elle est la capitale, et du Pays Bigouden, lui confère un rôle commercial et administratif majeur, car elle est à la fois le lieu de foires réputées et le siège d’une sénéchaussée. Elle héberge de nombreux membres des professions judiciaires, procureur, notaires, sergents de justice, dont une partie est au service des propriétaires de terres nobles. Elle a le statut apparent d’une ville, mais pas les attributs attachés, puisqu’il n’y aura pas de communauté de ville sous l’Ancien Régime et que malgré la superficie remarquable de son église et l’importance du clergé attaché, la paroisse restera un trève de Beuzec-Cap-Sizun jusqu’en 1791.

La famille de Rosmadec originaire de Telgruc-sur-Mer finit par y acquérir la prééminence avant d’être portée aux plus hautes charges ducales et épiscopales au début du xvie siècle.

En 1590, l’aventurier Guy Éder de La Fontenelle s’empare de la ville à la tête d’une troupe de cavaliers. Comme les bourgeois qui n’avaient pu fuir s’étaient retranchés dans la tour de l’église, le chef brigand fit traîner dans celle-ci par des chevaux des fagots de bois pour allumer un feu et déloger les assiégés en les enfumant et prendre les biens qu’ils avaient cru mettre à l’abri. Selon la tradition, les massacres perpétrés par les reîtres auraient fait dévaler des flots de sang sur les pavés pentus de la Grand rue Chère.

Au XVIIe, elle devient le siège de la subdélégation de l’Intendance royale, mais voit Audierne qui est à l’embouchure du Goyen, commencer à la concurrencer dans le commerce maritime.
Au siège du Présidial, dit ensuite la « Maison commune », furent rédigés, en 1789, les cahiers de doléances, « pardevant Louis Tréhot de Clermont, Sénéchal et Premier Juge Civil et Criminel de la Juridiction ». Celui-ci siègera comme député suppléant du Tiers-État aux États-Généraux, puis à l’Assemblée constituante.
La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-Libre.
En 1823, dans les bâtiment de l’ancien couvent des Ursulines, est créé le petit séminaire dont l’emprise constitue un espace clos à l’ombre de la flèche élancée de l’église qui inspire l’architecte diocésain Joseph Bigot pour les flèches de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1856).

Le petit séminaire sert aussi de collège-lycée privé placé sous le vocable de Saint-Vincent et contribue à former une partie des élites locales. Au {XIXe, le port est doté d’un quai en pierre, mais est handicapé par la marée et l’envasement qui limitent la taille des bateaux de charge, tandis que la ville devient un îlot républicain qui se donne au parti radical-socialiste. Le commerce de gros s’y installe, ainsi que se renforce la présence des artisans, des notaires et des commerçants. Des hôtels de tourisme sont construits à la fin du siècle et on inaugure le chemin de fer départemental à voie étroite qui fait se rejoindre les lignes de Douarnenez à Audierne (le train youtar) et de Pont-l’Abbé à Pont-Croix (le train carottes).

315px-Pont-Croix_MarquisatLe xxe siècle voit un affaiblissement de la position de la ville dont la population décline après 1950, mais se stabilise autour de 1 700 habitants à la fin du siècle.

Le développement relatif du tourisme ne compense pas la perte du rôle commercial aggravée par le lancement d’un pont entre Audierne et Plouhinec en 1933. En 1946, le vieux quartier outre-Goyen de Keridreuff est annexé par Pont-Croix aux dépens de Plouhinec, commune encore très rurale bien que beaucoup plus peuplée. La même année, la municipalité décide de faire démolir les anciennes halles, couvertes en charpente, pour cause de vétusté. La gare est fermée en 1947.

Le développement du tourisme de masse renforce la position de petit centre commercial jusqu’aux années 1960, mais un déclin progessif des fonctions de centralité atteint la ville jusqu’à la fin du 20e siècle.

Dans la nuit du 27 octobre 2006, le Petit Séminaire et ancien collège a été victime d’un violent incendie ravageant plus de la moitié des bâtiments.

Il y a eu des écrivains aussi : Gustave Flaubert, Maxime du Camp, François Coppée, Octave Mirabeau, Guy de Maupassant, André Theuriet… Par ailleurs, nous pouvons citer plusieurs films cinématographiques tournés à PONT-CROIX :

  • « La merveilleuse visite » de Marcel CARNE
  • « Vos gueules les mouettes » de Robert DHERY
  • « Le cheval d’orgueil » de Claude CHABROL, d’après le livre de Pierre-Jakes Hélias
  • « Le quincailler amoureux » épisode du téléfilm « Les cinq dernières minutes » avec Daniel Prévost et Pierre Santini. Episode tourné durant l’été 1995.
  • « Des croix sur la mer » film tourné en Juin 2000 sur les pavés de l’église. Il s’agit d’un film tiré du livre de Jean-François COATMEUR : l’action se passe à la fin de la guerre 1939-1945, avec flash back sur les 4 années de la guerre.

Si vous passez à PONT-CROIX, les sites incontournables :

  • la collégiale
  • les rues « chère » : rues pittoresques en escalier, reliées par la rue des Courtils (rue des remparts)
  • les quartiers des vieux moulins : Pen Ar C’Han, Pont de Keridreuff avec son moulin à marée
  • le vieux port de Pennanguer et le jardin de plantes médicinales
  • les lavoirs, les fontaines
  • les maisons chargées d’histoires et les vieilles maisons en pierres apparentes
  • une visite aux nombreux artistes et artisans présents au fil des rues et ruelles typiques.

VISITER LE SITE 
www.pont-croix.fr.fm

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