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L’INVENTION DE LA MARMITE

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

 

Née au cœur de la Bourgogne en 1857 , la société Seb (Société d’Emboutissage de Bourgogne) n’a cessé de se développer depuis en France.

Créatrice d’innovations qui ont marqué les générations, Seb est à l’origine de la Super Cocotte en 1953, mais aussi de la friteuse sans odeur, du grille-tout-pain ou du cuiseur vapeur électrique.

1857 :

Antoine Lescure, rétameur ambulant, ouvre à Selongey (Bourgogne, France) un atelier de ferblanterie. Il fabriquera, jusque dans les années 50, des seaux, arrosoirs, déclitres, moules et passe-lait. 

1944 :

La société Lescure Petit-fils devient la Société d’Emboutissage de Bourgogne : la S.E.B. est née

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La société SEB (Société d’Emboutissage de Bourgogne) a inventé le nom de « Cocotte minute » pour appeler l’autocuiseur que les frères Lescure avaient créé. De plus, ils étaient les propriétaires de l’entreprise en ces temps-là et leur invention a vite trouvé une grande renommée non seulement dans les foyers français mais partout dans le monde entier. Déjà en 1679, Denis Papin après avoir inventé la machine à vapeur a pensé élargir ses recherches en créant une marmite comme «digesteur d’aliments ».

Le couvercle de la marmite était muni d’une soupape de sécurité et bloquée par une traverse à vis dans le but de ne pas dégager la vapeur. Le but était que la vapeur sous la pression de la température permettrait d’activer la cuisson des os et des viandes. Mais ce n’est que vers les années 1950 que cette idée a été complètement réalisée. Plus précisément en 1953, la cocotte-minute a été adaptée aux ménages et commercialisée, par les frères Lescure de l’entreprise SEB. En effet, il s’agissait d’un autocuiseur en ferblanterie inventé sur la base du principe de Denis Papin. Une année plus tard, l’ustensile a été présenté pour figurer dans le Salon des Arts Ménagers mais le Directeur Monsieur Breton n’a pas approuvé cette idée. Cependant, Frédéric Lescure, obstiné à commercialiser son produit, décida de l’exposer en public tout en faisant une publicité en chansonnette en dehors de ce Salon. Le courage a apporté ses fruits car la même année, 130.000 exemplaires ont pu être vendus pour atteindre 500.000 six ans après. En 1965, la version Super Cocotte Inox a été créée avec des caractéristiques plus simplifiées et brillantes.

L’utilisation du fer inoxydable permet la surbrillance et la durabilité de l’article tout en gardant ses caractéristiques originales. Quatre ans plus tard, environ 10 millions d’exemplaires sont vendus dans le monde. L’année 1973 fut sortie la version Super Cocotte Décor dont l’exemplaire était muni de décoration. En 1983, le type « Sensor, l’Ultracuiseur » est présenté au public avec comme spécificité l’autocuiseur avec minuterie et un système d’ouverture à baïonnettes et des vitesses de cuisson.

Dix ans après cela, la vitesse de cuisson a encore été amplifiée en Turbo et l’article est équipé d’une soupape silence. On nomma cet exemplaire « Clipso ». En 2003, une nouvelle version « Clipso Control » permet l’ouverture du couvercle avec une seule main et qui donne un sifflement à la fin de la cuisson. Cinquante ans après sa création, la société SEB comptait 55 millions d’autocuiseurs vendus dans le monde. Son principe de fonctionnement est de porter à ébullition l’eau et les aliments jusqu’à obtenir de la vapeur d’eau qui devrait être retenue hermétiquement dans la marmite afin de créer une pression importante pour que la température de l’eau atteigne jusqu’à plus de 100°C permettant la diminution du temps de cuisson des aliments. Quelques années après, le principe général de cuisson est toujours maintenu mais les inventions se sont améliorées. Il y a la création de la minuterie pour mesurer le temps de cuisson, la facilité d’ouverture et de fermeture ainsi que les vitesses de cuisson. D’autre part, on peut faire autre chose avec l’autocuiseur comme la cuisson à la vapeur, braiser, mijoter, faire des soupes et même préparer des desserts (flans).

 La taille de l’autocuiseur dépend des membres de la famille : pour une famille de cinq personnes, choisir celui à 6 litres. On peut en choisir un pouvant contenir une plus grande quantité selon le nombre des dénominateurs. Il est évident que d’autres sociétés ont créé des articles similaires à l’autocuiseur SEB mais elles ont mis d’autres marques même si le principe de fabrication est presque le même. Il y a même des autocuiseurs électriques spécialisés pour la cuisson de soupes, de poissons et de féculents. Les systèmes de fermeture des couvercles sont de différents types : la baïonnette, le couvercle rentrant, le bouton-poussoir et l’étrier. L’arrivée de la cocotte minute dans le foyer a apporté des changements au niveau de la cuisson et de la gestion du temps de cuisson. Elle permet d’avoir plus de temps libre pour pouvoir se consacrer aux membres de la famille et de confectionner des petits plats savoureux sans trop d’efforts à dépenser. Toutefois, il y a certaines personnes qui préfèrent encore garder le style et le rythme traditionnel de la marmite faite en fonte pour cuisiner leur plat. Chacun peut choisir le mieux qui lui convient dans la vie.

Marmite de papin

De la « Marmite de Papin » à l’autocuiseur

Issu d’une famille protestante, il fit des études de médecine et devint en 1673 assistant de Huygens à Paris. En 1679 il imagina son digesteur (ou marmite de Papin), ancêtre de l’autocuiseur, pour lequel il créa la soupape de sûreté. Après 1685 et la révocation de l’édit de Nantes, il abandonna la France pour l’Allemagne, puis l’Angleterre. De 1690 date sa conception capitale, prototype de la machine à vapeur à piston. Au fond d’un cylindre vertical, dans lequel peut se mouvoir un piston, est placée de l’eau que l’on fait bouillir. On laisse la vapeur se condenser, et sous l’effort de la pression atmosphérique, le piston descend en soulevant une charge par l’intermédiaire d’une poulie. En 1707, Papin construisit un bateau mû par des roues à aubes, dont les roues étaient actionnées à bras.

Le Blésois Denis Papin, « l’homme de la marmite », est-il vraiment un génie méconnu ? Après avoir été carrément négligé de son vivant, puis longtemps mis aux oubliettes, il a subi au XIXe siècle une mythification exemplaire. La France avait besoin d’un inventeur de la machine à vapeur ; Papin fit l’affaire, après qu’on lui eut taillé une légende sur mesure Les laboratoires de physique n’étant guère nombreux en 1675, on ne s’étonne pas de retrouver le jeune Blésois à Londres, chez Robert Boyle, aristocrate fortuné passionné de mécanique. Muni d’un contrat assez avantageux mais stipulant le secret, Papin construit pour son nouveau maître des pompes d’un genre nouveau deux cylindres jumelés conduits par un levier commun permettent une aspiration continue avec lesquelles il finit par effectuer lui-même les expériences. Boyle ne cachera jamais ce qu’il doit à son technicien français, qu’il cite abondamment dans ses publications mais dont, précise-t-il, il réécrit systématiquement les textes.

C’est dans ce laboratoire que la gloire vient couronner la double obsession, mécanique et culinaire, de Papin. Adaptant une soupape de sûreté qu’il invente pour l’occasion sur un récipient métallique hermétiquement clos par deux vis, il crée le « digesteur », ou « bain-marie à vis » qui deviendra Cocotte-minute, dont la vapeur siffle bientôt dans les cuisines du roi d’Angleterre et dans la salle des séances de l’Académie royale de Paris. « Par le moyen de la machine dont il s’agit icy , explique Denis, la vache la plus vieille et la plus dure se peut rendre aussi tendre et d’aussi bon goust que la viande la mieux choisie  » , et l’on conçoit mal aujourd’hui l’impact que pouvait avoir un tel discours : en 1680, à l’âge de 33 ans, Papin est élu membre de la Royal Society, à l’égal de ses célèbres maîtres, même si son niveau de vie reste celui d’un technicien. Bien qu’un système de brevets ait été mis sur pied en Angleterre dès 1617, Papin ne juge pas utile de s’y intéresser. Tandis que les artisans anglais font fortune en fabriquant sa marmite, il demande à Colbert une rente à vie… qui lui est refusée. Le voilà tout de même lancé dans la jet set intellectuelle de l’époque. On le voit disserter sur la circulation du sang chez Ambrose Sarotti, à Venise, expérimenter avec Huygens à Paris sur la pompe balistique un lourd piston mis en mouvement par une charge de poudre et poser à Londres sa candidature au secrétariat de la Royal Society.

SUITE de l’histoire ici : http://www.larecherche.fr/savoirs/figure-du-passe/denis-papin-marmite-au-mythe-01-05-2001-77288

images

Une marmite (substantivation de l’adjectif marmite, « hypocrite », car son contenu est caché) est un ustensile de cuisine cylindrique, muni d’un couvercle et de poignées ou anse(s) latérales, généralement en métal, utilisé pour faire cuire des aliments. D’une capacité de quelques dizaines de litres, elle peut faire cuire une grande quantité d’ingrédients à l’eau.

Elle a pour variante le faitout, la cocotte. L’autocuiseur est parfois appelé « marmite à pression ».

Traditionnellement la marmite dite huguenote est une marmite de terre sans pieds où l’on fait cuire les viandes sans bruit, sur un fourneau : on prétend que les huguenots de France pratiquaient cette cuisson en cachette pour éviter le scandale des jours de jeûne.

 

Publié dans Bourgogne, Côte d'Or, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaires »

Four à pain et son histoire en France

Posté par francesca7 le 12 mars 2016

 

Ouvrage en maçonnerie, généralement voûté, ouvert par devant, pour faire cuire le pain, la pâtisserie… Four banal : au Moyen Âge, four d’un seigneur où les vassaux devaient faire cuire leur pain moyennant une redevance.

Dans les campagnes un petit four artisanal en forme de dôme servait à cuire le pain. Anciennement chaque ferme possédait son four à pain.

À l’époque féodale, selon les régions, le four à pain était parfois un privilège de seigneur dont il tirait profit en prélevant une taxe sur chaque cuisson (appelée banalité).

four-a-pain

Avec la multiplication des boulangeries dans les communes, ainsi que les facilités de transport, les fours de campagne vont peu à peu tomber dans l’oubli.

Durant la Seconde Guerre mondiale, à cause des restrictions alimentaires, certains fours ont été restaurés pour servir de nouveau.

À cette même époque, certains boulangers bretons, pour court-circuiter les règlements du régime de Pétain, échangeaient directement, sans tickets de rationnement, le blé ou la farine contre du pain. La farine était livrée lors de la moisson et le pain distribué les mois suivants. Pour en tenir le compte, le boulanger confectionnait une baguette de noisetier (bois qui servait par ailleurs à la cuisson) sur laquelle était symbolisée la quantité de pain à livrer; puis elle était, tel le symbole grec, fendue en deux sur toute sa longueur : l’un des exemplaires restait à la boulangerie alors que l’autre passait aux mains de l’agriculteur. À chaque « achat » de pain, une marque était gravée sur les deux demi-baguettes, jusqu’à épuisement de la quantité prévue !.

En Normandie il est courant de rencontrer des fours en brique naturelle non réfractaire, à l’époque on construisait avec ce que l’on trouvait sur place et le réfractaire n’est pas nécessaire pour cuire du pain. Pour faire une brique naturelle en argile (glaise), il faut la cuire à mille degrés au moins, quand on chauffe un four à pain la température est de 300 à 400 degrés maximum, de plus la brique naturelle reste souple, elle se dilate sous l’effet de la chaleur sans casser. La brique réfractaire est plus rigide.

On y enfourne la pâte à pain en commençant par enfourner les gros pains sur les côtés car ils sont plus long à cuire et on termine par les petites pièces. il est possible de faire plusieurs cuissons à la suite en terminant par les tartes ou les pizzas qui ont besoin de moins de chaleur. Dans certaines régions de France, c’est le cas dans les Mauges, les enfants jetaient de petites galettes de pâte pour vérifier la température du four. Ce sont des fouées qui gonflent sous l’effet de la chaleur intense, 300° environ, et qui peuvent être mangées chaudes en les fourrant de mogettes, de rillettes, de confiture ou toutes sortes de bonnes choses. Ces fouées sont dégustées dans certains restaurants des pays de Loire

FOURS

Aujourd’hui

Les descendants des premiers colons, plus fortunés,

construisirent des fours à pain avec une base de ciment ou de pierres et une sole en ciment recouverte de briques réfractaires. Les amateurs du four à pain traditionnel vont continuer à utiliser la glaise pour la confection de la chapelle pour ses propriétés thermiques : apparemment le pain est de meilleur goût avec le four en glaise. La porte est fabriquée en fonderie avec de la fonte.

En plus d’avoir une voûte en glaise (argile) le four québécois se caractérise par l’absence d’une cheminée évacuant la fumée, en effet cette dernière sort par l’entrée du four (gueule). Cette manière de procéder est plus économique évitant les pertes thermiques d’une cheminée conventionnelle après la chauffe, par contre le four prend plus de temps à se réchauffer qu’avec une cheminée. L’épaisseur de la glaise garantit un bon rendement calorique du four, elle est distribuée de la manière suivante : une sole de 30 centimètres et une voûte de 15 centimètres d’épaisseur. Il existe aujourd’hui des petits fours à pain en briques que l’on peut installer au fond du jardin.

On se rappelle : Le pain à travers le temps

VIe siècle : introduction en France des moulins à eau.

VIIIe siècle : implantation des premières boulangeries publiques dans les villes. A p p a rition des premiers moulins à vent en Fra n c e.

Philippe-Auguste (1180-1223) permet aux boulangers d’avoir un four chez eux.

XIIIe siècle : création de la corporation des boulangers. Elle comprend des maîtres (qui achètent leur maîtrise au Roi), des compagnons

et des apprentis.

Saint-Louis (1226-1270) dispense les villes de la banalité des fours.

Le 19 janvier 1322, une ordonnance prévoit le travail de nuit des boulangers “Travailler la nuit quand ils verront que bon sera”.

Jean II Le Bon (1350 à 1364) établit trois sortes de pains obligatoires, classés suivant leur blancheur et leur qualité :le plus blanc, le pain

de Chailly, ensuite le pain coquillé, enfin le pain bis.

XVe siècle : développement de l’utilisation de la levure dans le pain.

Dans le fournil : Pour la boulangerie aussi, le XVIIe siècle apporte un nouvel essor. L’usage de la levure est autorisé définitivement.

Les farines sont de plus en plus blanches : en découle une amélioration de la fabrication ainsi qu’un développement important quant à la variété des pains. La forme jusqu’alors ronde, commence à se diversifier. Aux pains à pâte ferme, de bonne conservation, succèdent des pains plus légers, aux pâtes plus hydratées. Le client commence alors à se procurer son pain au quotidien.

Four-a-pain-utilisation.jpg

Au XVIIIè siècle : Pain à la reine et ses déclinaisons

- Faites un bon levain à levure de bière.

- Quand il sera prêt, façonnez votre pâte toute ensemble.

- Après l’avoir un peu travaillée, faites les petits pains, qu’on appelle aussi pains à café ; travaillez votre pâte derechef ; battez-

la avec la main.

- Levez-la du pétrin ; placez-la dans une sébile ;couvrez-la avec des sacs ou bannes.

- Renforcez le reste de votre pâte avec de la farine.

- Détournez-en ensuite une portion pour les pains de sigovie et pour les pains cornus.

- Cela fait, achevez votre pain à la reine avec du beurre.

- Le beurre mis, travaillez-le encore un peu ;ensuite tirez la pâte du pétrin ;couvrez-la pour la faire entrer en levain.

- Alors revenez au sigovie. Vous en renforcerez la pâte un peu plus qu’au pain à la reine. Vous en tournerez les pains les derniers.

- Après quoi, de la ratissure du pétrin, vous faites votre pain cornu avec un peu de beurre. Vous en travaillez la pâte, et vous

la mettez dans une sébile.

- Vous ferez les artichaux de la même pâte que les pains cornus ; les pains cornus les premiers, les artichaux les seconds, les pains à café les troisièmes, les pains à la reine les quatrièmes, les pains de sigovie les derniers.

- Vous enfournerez les pains à café les premiers ;puis les pains cornus, ensuite les artichaux ; après ceux-ci les pains à la reine ; enfin, les pains de sigovie qui se trouveront à la bouche du four.

Encyclopédie méthodique:arts et métiers mécaniques :l’art du boulanger, 1782

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, EXPRESSION FRANCAISE | Pas de Commentaires »

LA CONFISERIE a toujours fait son show

Posté par francesca7 le 22 janvier 2016

 

Il existe une très grande variété de confiseries – aussi appelées sucreries – allant des bonbons aux chocolats en passant par les fruits confits, la barbe à papa, le sucre d’orge, les anis de Flavigny et les loukoums.

Les Perses semblent avoir été les premiers à mettre au point, au Ve siècle, la fabrication de sucre solide en pain.

Choix_de_bonbons

L’Antiquité ne connaissait la saveur sucrée qu’à travers les ingrédients de base de l’alimentation : le miel principalement. Ce dernier se prêtait à de nombreux usages culinaires et servait, notamment, à confire divers fruits pour en assurer la conservation. La gourmandise n’était cependant pas absente de cette pratique qui préfigure les friandises dont le Moyen Âge fut grand amateur. L’utilisation du sucre dans le domaine des friandises se fit très lentement. Denrée de luxe, il ne parvint, en raison de son prix, à remplacer totalement le miel qu’à la Renaissance. Mais à partir de cette période, les découvertes de la confiserie allaient être indissociables de son évolution.

Les Arabes furent sans conteste les premiers à mettre au point des recettes de friandises à fin gustative, uniquement à base de sucre (ce qui les différencie des autres desserts). Un livre de cuisine, originaire de Bagdad et daté de 1226, révèle que leurs recettes, déjà nombreuses, attestent un grand savoir-faire et constitue une première ébauche de l’art du confiseur

Longtemps, la confiserie fût liée à la médecine et à l’apothicairerie. Hippocrate, puis Dioscoride et Galien sur ses traces, préconisèrent des médicaments à partir de produits divers, et on retrouve la trace de recette de sucreries dans des « antidotaires », ainsi que dans des textes datés du haut Moyen Âge, des pâtes de fruits ou des sortes de nougats par exemple.

La confiserie est accessible à tous dans tous les pays occidentaux. On trouve des produits tant industriels qu’artisanaux, et bien des pâtissiers savent encore aujourd’hui réaliser nougats et pâtes de fruits. Il s’agit d’un produit consommé régulièrement dans beaucoup de familles, principalement par les enfants qui en sont de très sérieux amateurs mais ces derniers ne sont pas les seuls. Cependant, les confiseries restent des produits festifs, consommés à des occasions précises, telles que Pâques ou Halloween.

C’est comme le caramel, on les aime au lait, à la crème ou au beurre, à la vanille, au chocolat ou au café… mais ce grand classique sait se montrer audacieux : on le découvre parfumé au citron, à l’orange, à l’ananas et même à l’orgeat (amandes et fleur d’oranger), enrobé de chocolat ou encore agrémenté de pépites de myrtilles et de framboises ou même d’amandes ou de noisettes broyées. Sans oublier les premières sucettes faites de caramel au lait frais et le caramel au beurre salé, une fine spécialité à déguster en Bretagne et Normandie. On le croque ou on le laisse fondre.. à chacun sa façon de déguster cette merveille qu’est le caramel.

Au XIXème siècle, des confiseurs découvrent que le sucre se mélange très bien avec la résine d’un certain acacia que l’on trouve en Afrique, en Asie et même en Australie. Cette matière première s’appelle la « gomme arabique ». Cette résine doit d’abord être nettoyée et préparée avant d’être cuite avec le sucre. En ajoutant des extraits de fruits et des arômes, on obtient d’excellentes friandises gélifiées que l’on prend plaisir à « mastiquer ». Mais la gomme arabique devenant de plus en plus coûteuse, les confiseurs ont cherché d’autres matières premières ; c’est ainsi que s’explique le développement rapide de la gélatine. Les gélifiés sont tout en tendresse et aux couleurs de l’arc-en-ciel ; ils règnent sur les cours d’écoles : ils s’échangent, se comparent et font la joie des enfants… et des parents, qui en font leur « péché mignon » ! Aujourd’hui, les confiseurs donnent corps aux créations les plus fantasques : dauphins bleus, éléphants oranges, souris vertes !

Pâtes_de_fruits

LE NOUGAT : C’est l’une des confiseries les plus populaires et les plus réputées au monde. Installé en Provence dès le Moyen-Âge le nougat a conquis l’Ardèche au XVIème siècle, grâce aux plantations d’amandiers développées par Olivier de Serres… C’est à la fin du XVIème siècle que Montélimar devient la capitale du nougat. La plus belle légende concernant son origine, remonte au XVIIème siècle et raconte que l’appellation nougat viendrait de l’expression « tu nous gâtes ». Tendre ou dur, noir ou blanc, aux amandes, aux pistaches, aux noisettes… les ingrédients qui le composent varient en fonction des villes où on le fabrique.
La saviez-vous ? La première recette de nougat se trouve dans les écrits de Nostradamus…

EXEMPLE : LE NOUGAT DE MONTÉLIMAR (Rhône-Alpes)
Dès l’Antiquité, on fabriquait du nougat dans le bassin méditerranéen. Il apparaît en France au Moyen-Age. Aujourd’hui, il compte parmi les incontournables de la confiserie traditionnelle et c’est à Olivier de Serre, qui développa la plantation
d’amandiers dans la région, que Montélimar doit son nougat. Blanc, moelleux ou dur, la recette du nougat de Montélimar est ancestrale et n’a pas changé : du miel et du sucre, des blancs d’œufs, des amandes douces, des noisettes et des pistaches.
La plus belle légende concernant l’origine du nougat remonte au XVIIe siècle, et raconte que l’appellation  » nougat  » viendrait de l’expression « tu nous gâtes » !

LES PATES DE FRUITS / L’occident découvre l’aïeule de la pâte de fruits au retour des croisés, sous forme de « confitures sèches ». Faites avec la pulpe des fruits et du sucre, elles étaient à l’origine une façon de conserver les fruits. Mais dès le Moyen-Âge, elles sont considérées comme des douceurs de choix. De nos jours, la variété des pâtes de fruits est infinie : candies, glacées ou enrobées de sucre cristallisé, fourrées de liqueur, il en existe vraiment pour tous les goûts. La pâte de fruits honore de son renom bien des régions. Autant de lieux lui conservent son originalité et font naître des noms aux accents savoureux.

EXEMPLE : LES PÂTES DE FRUITS DE PROVENCE (Provence)
L’origine de cette confiserie remonte au Moyen-Age, à cette époque, les pâtes de fruits portaient le nom de « confitures sèches » et tenaient davantage d’une méthode de conservation des fruits qui permettait de les consommer en toutes saisons.
Faites de pulpe de fruits et de sucre, ces douceurs de choix ont trouvé naturellement leur place en Provence

LA REGLISSE / Extraite d’une racine, la réglisse a longtemps été utilisée pour ses vertus thérapeutiques adoucissantes, avant de découvrir sa vocation éminemment plus gourmande, à partir de la fin du XIXème siècle. Les confiseries à la réglisse, dures ou souples, se déclinent en une multitude de formes : gommes, pastilles, dragées, rouleaux (surnommés « lacets de bottine »), fourrées, coulées… elles sont appréciées par tous les âges.

Comme Théophraste (botaniste de l’Antiquité) le dit dans son « Historia plantarum », la réglisse a la capacité d’étancher la soif lorsqu’on la laisse fondre dans la bouche. Aussi, la légende raconte que l’armée d’Alexandre Le Grand arrivait à survivre sans eau pendant de longues batailles, pour la remplacer, les soldats utilisaient de la réglisse

EXEMPLE : LES RÉGLISSES D’UZÈS (Provence-Côte d’Azur)
Plante cultivée dans le bassin méditerranéen, la réglisse était déjà connue des Egyptiens pour les vertus thérapeutiques de ses racines. C’est en 1855 qu’elle apparaît à Uzès. De la racine on obtient le suc par décoction puis l’extrait par évaporation. La réglisse est ainsi la base de nombreuses confiseries. Présentées en bâtonnets, pastilles ou gommes, les réglisses sont parfumées à l’anis, à la violette ou au miel.

 

 

Publié dans Epiceries gourmandes, Les spécialités | Pas de Commentaires »

La médecine à l’ELLEBORE

Posté par francesca7 le 19 janvier 2016

 

En lisant une fable de LA FONTAINE , un mot a attiré mon œil dans Le Lièvre et la Tortue…

il s’agit : Rien ne sert de courir; il faut partir à point :

Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
«Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but. – Sitôt? Êtes-vous sage ?
            Repartit l’animal léger :
            Ma commère, il vous faut purger
            Avec quatre grains d’ellébore.

Plante, dite enragée, très usitée dans la médecine des anciens comme cathartique et qui passait pour guérir la folie. 

Trois espèces se rencontrent en France, deux en France continentale : l’hellébore fétide ou « pied-de-griffon »  et l’hellébore vert , et une en Corse, l’hellébore de Corse 

Helleborus_niger

Les anciens ne citent le plus souvent la drogue que sous le nom général d’Ellébore qui met en évidence ses propriétés vénéneuses, puisqu’il a pour étymologie (TUER) et (fourrage), mais ne se rapporte pas à une espèce déterminée. Cette réputation de la plante est confirmée par la légende selon laquelle Hercule devenu subitement et furieux fut apaisé au moyen d ‘ellébore par un habitant de l’île d’Anticyre. De son côté, Pline raconte que le tribun Drusus fut guéri en ce même lieu du mal caduc. C’était là, en effet, que se trouvait la drogue la plus renommée, d’ù l’expression d’Horace ; Anticyram navigare qui, dans les uns, exprime le fait d’avoir l’esprit égaré, et pour d’autres rappelle le sguérisons merveilleuses obtenue sà Anticyre.

Considéré également comme exerçant un effet favorable dans différentes affections, la racine d’ellébore noir entrait dans la compositon de nombreuses formule smédicamenteuses comme la teinture d’ellébore composée, la teinture de mélange de la Pharmacopée de Londres, la teinture martiale elléborée de la Pharmacopée de Würtzbourg.

Ses racines, qui jouissaient d’une certaine réputation, s’employaient en particulier pour préparer le miel et l’oxymel d’Elébore, et étaient à la base de la teinture elléborée de la pHarmacopée de Londres. C’est ainsi que Pier Castelli, entre autres, essaie de démontrer que, contrairement à l’opinon généralement admise, l’ellébore dont il est question dans les écrits d’Hippocrate ne serait autre que l’ellébor blanc.

 

Les hellébores sont des plantes vénéneuses par la présence d’helléborine, un diglycoside amer, de saponine et de protoanémonine.

L’hellébore a été jadis utilisée comme plante médicinale et vétérinaire. La poudre de racines séchées était utilisée comme sternutatoire et, par ingestion, comme purgatif pour traiter contre la folie et les crises d’épilepsie. Un grain d’hellébore guérit la folie. En médecine vétérinaire elle était utilisée pour traiter le farcin.

À la page 501 du tome sixième du Dictionnaire raisonné universel d’histoire naturelle on peut lire :

Nous devons, dit-on, la connoissance des propriétés de l’hellébore, & sur-tout du noir, à un certain Mélampus, qui étoit Médecin ou Berger, & qui inventa la purgation : il guérit avec ce remede les filles de Prœtus, qui étoient devenues furieuses. On retire de ces racines, par le moyen du feu, un esprit très-âcre, qui coagule la solution du mercure doux ; l’infusion de ces racines rend plus vive la couleur du papier bleu. Les racines de l’un & de l’autre hellébore purgent fortement les humeurs dures & tenaces ; celles de l’hellébore noir ou ses fibres qu’on emploie plus communément, sont rarement émétiques ; elles purgent par le bas, & ordinairement sans causer ni nausées ni vomissemens. Elles sont encore plus sternutatoires que soporeuses. Ce purgatif convient, dit-on, aux maniaques ; cependant, comme il agite le sang & qu’il cause beaucoup d’agitation sur le genre nerveux, nous croyons, avec M. Bourgeois, que bien loin de les guérir, il doit augmenter leurs accès de fureur ; peut-être convient-il mieux aux apoplectiques et aux ladres, même aux galeux qui sont robustes, mais jamais aux valétudinaires ni aux femmes. Ce que nous avons dit de la vertu médicinale de la coloquinte, peut s’appliquer en quelque sorte aux hellébores. Au reste, des Médecins prudens abandonnent aujourd’hui les hellébores à la Médecine vétérinaire, pour guérir le farcin, &c. Selon M. de Haller, l’extrait d’hellébore noir est un purgatif assez doux ; on le croit propre sur-tout à procurer les règles.

Les Crétois ramassent, pour se nourrir, une variété étonnante de végétaux spontanés, davantage que partout ailleurs. La consommation de ces plantes fait, plus que tout autre élément, la particularité de l’alimentation des Crétois. 

Le mot « hellébore » ou « ellé- bore » (les deux orthographes sont admises) vient du grec éléin, faire périr et bora, aliment meurtrier… Toutes les parties de la plante sont toxiques (brûlures de la bouche, salivation excessive, vomissements, diarrhées, irritations cutanées). Elle était pourtant utilisée en médecine traditionnelle chez les Romains et les Grecs, dans les posologies curatives de maladies nerveuses. Les principes actifs ne sont pas encore bien défi nis, mais ils ont des effets de stimulants cardiaques, complémentaires de ceux de la digitaline.

Description de cette image, également commentée ci-après

Et pourtant Une boulangerie en parle en ces termes ! Boulangerie Bio Le Grain d’Ellebore : En 1990 :

Le Fournil laisse place au « Grain d’Ellebore » qui dans un cadre plus spacieux propose en plus de ses fabrications, des produits alimentaires de qualité biologique, pour une alimentation saine au quotidien (céréales, huiles, petits-déjeuners…..) et des produits d’entretien respectueux de l’environnement.  http://www.boulangerie-pain-bio.com/presentation-de-notre-boulangerie-bio.html

Le Livre VIII des Collections médicales, intitulé Des évacuations, est proposé sur le site L’antiquité grecque et latine du moyen-âge, dirigé par Philippe Remacle. 

En voici les neuf chapitres : 

1. Comment il faut préparer celui qu’on va traiter par l’ellébore, tiré d’Archigène, 1er livre sur le traitement des maladies chroniques. 

2. Du choix et de l’administration de l’ellébore, du même auteur et du même livre. 

3. De l’administration de l’ellébore, tiré d’Hérodote, du Traité sur les remèdes évacuants. 

4. Quel est le meilleur ellébore, du même auteur et du même livre. 

5. De l’ellébore, tiré d’Antyllus, du second livre, celui qui traite des moyens évacuants (At. III, 128 et 129). 

6. Comment il faut obvier aux accidents qu’entraîne l’ellébore (Aët. III, 132 – 134; Paul, VII, 10). 

7. De ceux qui sont en danger d’être suffoqués, tiré d’Hérodote, du Traité sur les remèdes évacuants. 

8. De l’ellébore, tiré de Ctésias. 

9. De l’ellébore, tiré de Mnésithée. 

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L’Histoire du Jambon en France

Posté par francesca7 le 18 décembre 2015

 

Issu de la partie noble du porc, le jambon est consommé et apprécié depuis la nuit des temps.
Ainsi, le premier à avoir décrit une recette de jambon sec fumé est Caton l’Ancien (IIIe Avant J.C), qui devient de fait, le père historique du jambon. Nos ancêtres les Gaulois pratiquaient la conservation du jambon en frottant la viande de sel, d’herbes et de vinaigre avant de la sécher et de la fumer. Leurs ennemis, les Romains en avaient fait un mets de choix en ne le proposant qu’à la table des empereurs. Au Moyen-âge, période de grosse consommation de viande de porc, le jambon était associé aux célébrations de la Semaine Sainte. De nos jours, le jambon sec est le « chouchou » des tables françaises.

Jambon_cru_

Le jambon fut pendant longtemps un mets royal ou réservé aux occasions spéciales. Très estimé sous l’Empire romain, il figurait sur les tables des empereurs. Au Moyen Âge, où l’on était grand consommateur de porc, le jambon était associé aux fêtes de la Semaine sainte (où il est interdit de manger de la viande). À cette époque, on transportait le jambon à l’aide de fourches.

En France, la Champagne (le jambon de Reims et le jambon sec des Ardennes), la Corse (le prisuttu, notamment celui produit en Castagniccia), le Massif central (Ardèche, Lozère, Cantal, Aveyron, Puy-de-Dôme), le Béarn, le Jura, la Savoie, la Vendée, Paris (jambon de Paris) produisent les jambons parmi les plus réputés. L’ensemble de ces différentes catégories sont définies et règlementées par le Code des usages de la charcuterie édité par l’IFIP. Contrairement aux idées reçues, le jambon dit « jambon de Bayonne » n’est pas originaire de Bayonne (Pays basque) mais du Béarn (Pau). Fabriqué à partir de porcs des vallées d’Ossau et d’Aspe, ce jambon était historiquement salé à Salies-de-Béarn puis exporté depuis le port de Bayonne vers d’autres régions françaises ou à l’étranger, via l’Adour (d’où l’appellation jambon de Bayonne). Aujourd’hui, l’essentiel du jambon de Bayonne est fabriqué dans le Béarn.

La fabrication des jambons secs requiert un véritable savoir-faire et beaucoup de patience.
Avant ou après désossage, ils sont frottés plusieurs fois au sel sec, à l’ancienne, séchés à l’air le plus naturellement possible, parfois fumés et soumis à une maturation de durée variable. Un jambon sec se fabrique en minimum 130 jours et un jambon sec supérieur ou traditionnel se fabrique en minimum 210 jours. Le label rouge garantit la qualité des porcs, la composition du mélange de salage et la durée de séchage.

Image illustrative de l'article Jambon sec des ArdennesLe porc, et en particulier le porc noir, n’a été introduit dans le Pays basque que dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole. Selon l’Institut national de l’origine et de la qualité, un seul jambon en France bénéficie de l’appellation d’origine contrôlée depuis le 2 avril 2012 : c’est le « Jambon sec de Corse » ou « Jambon sec de Corse – Prisuttu ». D’autres bénéficient d’une indication géographique protégée (le jambon de Bayonne, le jambon de l’Ardèche, le jambon sec des Ardennes et le jambon de Vendée) et il y a onze labels rouges créés pour défendre et développer les jambons de qualité et de terroir : jambon, jambon cru de pays, jambon cuit de porc fermier, jambon cuit supérieur, jambon cuit supérieur entier et pré-tranché, jambon persillé, différents jambons secs et jambons cuits supérieurs.

Les quantités de sel ajoutées (salaison) ainsi que le temps de salage sont variables et dépendent des traditions locales. Le séchage apportera la touche finale et caractéristique de qualité du jambon cru : minimum dix huit à vingt-quatre mois pour les serrano, quatorze mois minimum mais souvent beaucoup plus, pour le jambon de Parme. Le jambon de Paris est un jambon désossé et cuit de forme. Le jambon de qualité supérieure est produit à partir de cuisses fraîches non congelées, sans ajout de polyphosphates. Il existe aussi de nombreuses sortes de jambons fumés, tels que le jambon de la Forêt-Noire, par exemple (jambon cru dont la tradition de fumage est typique de cette région).

Les jambons artisanaux et certains jambons industriels se distinguent notamment par la présence de polyphosphates. Après le pétrissage du jambon dans la saumure (mélange d’eau et de sel) de façon à faire pénétrer cette dernière, certains jambons sont cuits. La cuisson va faire fondre le jambon et lui donner son goût. Selon un charcutier en chef interrogé par Le Nouvel Observateur en 2008, les industriels « mettent des additifs comme les polyphosphates, qui retiennent toute la saumure à l’intérieur de la viande pendant la cuisson. », ce qui permet de vendre un jambon de poids plus élevé. Heureusement, ce n’est pas le cas de tous les fabricants. Certains artisans charcutiers s’efforcent d’utiliser les méthodes traditionnelles et acceptent qu’un jambon ait un rendement inférieur : un jambon cuit ou un jambon à l’os peut perdre plus de 30% de son poids d’origine après cuisson.

Si le jambon est entier, demi ou quart, il doit être conservé dans un endroit frais et sec, comme le bac à légumes du réfrigérateur.
Après chaque découpe, un papier d’aluminium, un film étirable ou un linge doit être placé sur l’entame, afin d’éviter tout dessèchement.
Si le jambon est vendu tranché à la coupe ou tranché préemballé, il convient de le conserver au réfrigérateur entre 0 et +8°C.
Lorsque le jambon est acheté à la coupe, il sera meilleur au cours des 2 à 3 jours qui suivent l’achat.
S’il est acheté préemballé, il convient de respecter les dates limites de consommation  indiquées sur l’emballage et de le consommer rapidement après ouverture.

Consommation

L’Histoire du Jambon en France dans HISTOIRE DES REGIONSIl existe mille et une façons de consommer le jambon cru : en cuisine « traiteur », le jambon vient agrémenter des mini sandwichs, des mini brochettes avec du melon, des pains surprise…
Servi sous forme de « chips » ou « d’éclats » séchés, à l’apéritif, le jambon cru se déguste seul accompagné de cornichons, de petits oignons, de beurre doux avec du pain au levain.
Salades d’entrée, omelettes, soupes au chou sont autant de plats où le jambon cru se révèle.
En cuisine chaude, on le retrouve dans la pipérade basquaise, les chipirons farcis, les pommes de terre sautées à la landaise.
Le jambon cru vient accompagner la célèbre raclette sans oublier le plat vendéen qu’est le jambon cru aux mogettes.

Patrick Duler. L’éventail de ce qu’on peut en tirer est infini. » Ce jambon est comme son créateur. Il a du caractère. Riche en qualités, subtil et rare parce qu’il est sans concessions. Au coeur du Quercy blanc, entre Montcuq et Cahors, Patrick fabrique des produits 100 % naturels depuis trente ans. Son jambon est le seul en Europe à refuser salpêtre et sels nitrités (ce que tolère l’appellation bio AB), polyphosphates et conservateurs. « Un défi irréalisable », lui a-t-on souvent asséné.

« Pourtant, nos ancêtres s’en passaient bien, rétorque-t-il. Après enquête, j’ai découvert que c’était effectivement impossible avec des porcs industriels. » Lui ne travaille qu’avec des méthodes ancestrales. Au commencement, Patrick s’est installé comme « cuisinier paysan » au domaine de Saint-Géry, une ruine et des champs dont il a hérité. La bâtisse retapée, avec sa femme, Pascale, ils y tiennent une ferme-auberge de 70 hectares avec cinq chambres. Le soir, ils servent à leurs hôtes une cuisine « sauvage » qui tire profit de tous les produits de leur exploitation, de l’ortie à la truffe, du jambon à la farine de blé pour le pain maison, de l’huile de tournesol aux légumes du potager. Tout pousse naturellement. Pendant dix ans, le couple élève ses propres cochons. Aujourd’hui, ils font appel à des fournisseurs bio avant de transformer chez eux les animaux. « Il s’agit de porcs noirs gascons », explique Patrick. Cette race, trop éprise de liberté pour se plier à l’élevage intensif, ne peut vivre qu’en plein air. Elle aurait disparu si quelques fondus ne s’étaient obstinés à faire du bon et du sain. « Ils se nourrissent seuls, de prunes, pommes, glands… qu’ils trouvent dans les prairies ou les bois où ils sont lâchés », poursuit-il.

Lire l’article en son entier ICI : http://www.parismatch.com/Vivre/Gastronomie/Le-meilleur-jambon-du-monde-est-francais-805724

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UN PAYS DE MOULINS

Posté par francesca7 le 23 octobre 2015

 

AU PAYS DES MOULINSLa Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins est un événement national qui offre l’opportunité de découvrir des sites patrimoniaux ou des savoir-faire traditionnels grâce à de nombreuses animations : visites de sites, circuits de découverte, expositions, dégustations, découverte de métiers et savoir-faire…1500 animations, pour connaître et aimer le patrimoine, les paysages et les savoir-faire traditionnels.

Partout en France, 1 500 animations gratuites (sauf exception) sont organisées à l’initiative d’associations principalement, mais aussi de collectivités, de professionnels du tourisme, d’artisans spécialisés ou encore de particuliers animés par l’amour du patrimoine. Le visiteur a l’occasion de découvrir le patrimoine d’un bourg sous un autre angle, de visiter des sites habituellement fermés au public – des sites historiques, des ateliers d’artisans, des lieux de production, comme les moulins, les tanneries… et de s’initier à des savoir-faire spécifiques, à l’occasion de démonstrations et d’ateliers encadrés par des professionnels.

200 000 visiteurs participent chaque année à ces manifestations contribuant ainsi à l’animation locale et à la valorisation des territoires ruraux. Une belle façon de redécouvrir le riche patrimoine local et les hommes qui le font vivre. Il y a plus de dix ans, des associations se réunissaient pour promouvoir le patrimoine rural, la Fondation du patrimoine se créait pour devenir un acteur incontournable de la préservation du patrimoine non protégé et le Ministère de l’Agriculture lançait son opération « patrimoine rural » : c’est dans ce contexte qu’est née en 1998 la Journée du Patrimoine de Pays qui se tient chaque année au mois de juin. Depuis 2006, la Journée des Moulins, initiée par la FFAM (Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins), est associée à l’événement.

A côté des cathédrales, palais, châteaux et autres merveilles connues et protégées, il existe d’innombrables témoignages plus modestes de l’art et des savoir-faire. Publics ou privés, ils sont évalués à plus de 400 000. Ce patrimoine, héritage de la vie quotidienne passée, est l’âme de nos campagnes, de nos villages et des quartiers anciens de nos villes. Il se caractérise par sa richesse et sa diversité.

Il comprend à la fois :
le bâti traditionnel : fermes, maisons, moulins, pigeonniers, chapelles, fours à pains, oratoires, croix…
les sites et paysages, naturels ou façonnés par l’homme (jardins, murs, arbres, haies, bosquets, forêts…)
le patrimoine immatériel, notamment les techniques et savoir-faire traditionnels ou les langues régionales, les coutumes et fêtes…

Aujourd’hui, avec les mutations économiques, techniques et sociales, ce patrimoine est menacé. Les éléments bâtis ont souvent perdu leur fonction et ils sont détruits ou mal entretenus. Les paysages sont envahis de constructions sans caractère. Les éléments immatériels se perdent. Pour préserver leur authenticité et les transmettre aux générations futures, il faut comprendre et expliquer ces héritages du passé, en faire un bien collectif partagé.

Cette 14e édition, dimanche 19 juin 2011, aura pour thème « le patrimoine caché ». L’occasion est donnée de découvrir ce qu’il y a de plus secret dans le patrimoine qui nous entoure en suivant différents thèmes comme :

L’archéologie : nos sous-sols recèlent des vestiges dissimulés par le temps et oubliés par les hommes. Durant cette journée, nous vous proposons de venir redécouvrir ce patrimoine témoin du passé grâce à des visites commentées ou à une participation active à des chantiers de fouilles, l’exposition des résultats, la visite de sites archéologiques,…

Insolite : nous vous proposons de venir découvrir des éléments insolites du patrimoine, cachés ou méconnus. Pour cela, vous devrez faire preuve de curiosité et sortir des chemins battus afin de profiter des richesses de ce patrimoine « inhabituel »…

Le patrimoine caché des communes : les communes de France vous livrent leurs secrets. Au détour des rues, venez découvrir un patrimoine dissimulé ou ignoré de tous, le temps d’une balade qui ne manquera pas de vous faire changer de regard sur ce qui vous entoure.

Le patrimoine « souterrain » : nous vous proposons de venir découvrir un patrimoine étonnant, riche et diversifié, lié à la pierre, à la terre et au sous-sol. Ce patrimoine, qui n’est souvent accessible qu’aux initiés, vous est dévoilé au cours de visites, d’expositions ou bien encore de conférences vous permettant de découvrir caves, carrières, souterrains, galeries naturelles, grottes, mines, et autres éléments « souterrains ».

Portes-ouvertes exceptionnelles : au cours de cette journée, nous vous proposons d’assouvir votre curiosité en franchissant le seuil de sites et monuments habituellement fermés au public. Ouvertures exceptionnelles de propriétés privées et réouvertures de monuments vous permettront, l’espace d’une journée, de découvrir une richesse patrimoniale ordinairement cachée.

Réserves de musées : saisissez l’opportunité qui s’offre à vous et venez découvrir un patrimoine dont on ne soupçonne pas la richesse puisque d’ordinaire inaccessible au public. Les réserves de musées vous ouvrent exceptionnellement leurs portes…

Secrets de fabrication : les savoir-faire traditionnels et secrets de fabrication se transmettent de génération en génération. Nous vous proposons d’entrer dans la famille et de vous initier à ces pratiques ancestrales qui font la richesse de notre patrimoine culturel en découvrant par exemple le secret de l’utilisation des plantes médicinales, le savoir-faire des artisans,…

La Journée du Patrimoine de Pays et Journée des Moulins est coordonnée par un comité de pilotage national réuni au sein d’une association, l’Association pour la Journée du Patrimoine de Pays. Elle est composée de cinq membres organisateurs que sont : la Fédération Patrimoine-Environnement, Maisons Paysannes de France, la Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins (FFAM), la Confédération de l’Artisanat des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) et les Architectes du Patrimoine.

Renseignements pratiques : 
Programme complet des animations et visuels disponibles en téléchargement surhttp://www.journeedupatrimoinedepays.com

Contact : Fédération Patrimoine-Environnement
146 rue Victor Hugo 92300 Levallois-Perret. Tél. 01 41 18 50 70. Mail jpp@associations-patrimoine.org

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L’OUVERTURE DES BISCUITERIES

Posté par francesca7 le 8 septembre 2015

Biscuiterie

Usine spécialisée dans la fabrication des biscuits, et, par extension, ensemble du secteur économique comprenant la production et le commerce des biscuits.

Le secteur a connu une modernisation importante de son appareil de production au cours de la dernière décennie. Les grands groupes disposent aujourd’hui d’usines automatisées de grande capacité, dans lesquelles le mélange, le pétrissage, la manutention et le conditionnement sont entièrement mécanisés.

La biscuiterie évolue sur des marchés à forte valeur ajoutée et globalement en croissance. L’innovation et le marketing sont les deux moteurs principaux de cette industrie. Au plan technologique, des progrès notables ont été réalisés dans le domaine des fours (meilleurs transferts, chauffage homogène, moindre consommation énergétique), et dans l’utilisation d’auxiliaires technologiques dans les formules (enzymes, agents de texture, émulsifiants…). La technique de cuisson-extrusion est une innovation majeure introduite dans les années 60. Elle a connu un développement considérable, en particulier pour la production de « snacks » (produits expansés à base de maïs, de blé…), et de « pains plats ».

REMEUF

Chez moi en Bourgogne par exemple, nous avons eu l’ouverture de la Biscuterie dénommé « DU MISTRAL »

Fabricant de biscuits depuis 1954, la biscuiterie Mistral ravit les papilles des petits et des grands en confectionnant des biscuits frais et gourmands : le Chocobeur, madeleine longue pur beurre enrobée de chocolat, le Bâtonnet, madeleine longue pur beurre nature, le Coricos, rocher à la noix de coco et bien d’autres encore à découvrir sur ce site. 

En association avec le biscuitier breton Loc Maria, notre boutique  de petits gâteaux vous propose une grande variété de biscuits fins et de pâtisseries savoureuses. 

Marmelure et Confitade est née en 2008 du pari d’une maman, partie s’installer à la campagne, d’allier vie de famille et vie professionnelle tout en travaillant à domicile.  Et voila, quelques instants plus tard, elle se retrouve devant son fourneau, une cuillère en bois dans une main et un couteau dans l’autre. 

Entrez, osez goûter les mariages de saveurs inédits. Attachées au « mangez sain », elle propose des produits dont chaque étape de fabrication est maîtrisé ; ces confitades sont réalisées en grande partie avec des fruits et légumes provenant de vergers et potagers locaux, cultivés sans additifs chimiques, jusqu’à la mise en pots manuelle, Les méthodes sont traditionnelles pour confectionner toutes ces recettes : de longues cuissons tout en douceur, des temps de repos, des marinades et des quantités de sucre patiemment dosées. 

Ces confitades et marmelures, en parfaite alchimie, allient fruits, légumes, fruits exotiques, épices et aromates. Découvrez aussi toute une gamme de gelée de thés d’une grande qualité ainsi que des chutneys, condiments aigre-doux, qui accompagneront avec bonheur riz, viandes froides, poissons… 

Marmelure et Confitade ou comment voyager du royaume de l’enfance aux Indes Orientales dans le creux d’une petite cuillère. 

Visitez le site http://www.marmelureetconfitade.fr/Revue-de-presse_r11.html

 

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A LA CUEILLETTE DE LA BOURRACHE

Posté par francesca7 le 3 mai 2015

 

La Bourrache : « Ego Bor ago, gaudia sempe ago » (moi la Bourrache, je donne le courage).

Borago_officinalis_Prague_2014_1Parcours de la Bourrache

Originaire d’Asie Mineure, la bourrache ou borrago officinalis est une plante annuelle qui pousse dans des endroits assez secs et ensoleillés, elle appartient à la famille des boraginacées. Elle se reconnaît à ses jolies fleurs bleu azur en forme d’étoile.

Le nom de la bourrache viendrait du latin « cor ago » qui veut dire : « je stimule le cœur » car elle était censée soulager le cœur et dissiper la mélancolie. Pour d’autres, elle viendrait du latin burra qui désignait une étoffe grossière à longs poils du fait de ses tiges recouvertes de poils raides.

En arabe son nom (abu rach) signifie « le père de la sueur » allusion à ses propriétés sudorifiques. Elle est aussi connue sous le nom de Langue de bœuf, Bourrage ou Pain des Abeilles.

On retrouve sa trace au Moyen Âge où déjà, le célèbre livre, voire grimoire, du nom de Grand Albert écrit par Albert le Grand, célèbre théologien et philosophe de l’époque la disait « génératrice de bon sang« ; dans l’Italie du XVI siècle, Pierandrea Mattioli, médecin et botaniste la recommandait contre les défaillances du cœur, pour rafraîchir les fiévreux et pour calmer leur délire.

Un peu de botanique

De tailles moyenne, la bourrache est une plante annuelle. Les tiges sont recouvertes de poils blancs raides et peuvent atteindre 50 cm. Les feuilles comme les tiges sont recouvertes de poils.

La floraison est extraordinaire par sa durée (juin à octobre), sa couleur et par la quantité de fleurs produites ce qui fait d’elle une plante très décorative.

Les fleurs un peu penchées sont groupées en inflorescences lâches de type cyme (pédoncules secondaires sont plus longs que le principal). Leurs pédoncules et leurs 5 sépales rouges pourprés contrastent bien avec les couleurs des autres pièces. La corolle forme un tube court terminé par 5 lobes triangulaires bleu vif qui alternent avec la pointe des sépales. De la gorge blanche de la corolle, bordée par 5 écailles à nectar, émergent 5 étamines dont les anthères (partie terminale renflée d’une étamine qui produit et libère le pollen) brun-noir-bleuté sont accolées en cône ; les grains de pollen sont blancs.

Mais la bourrache a bien d’autres vertus que sa beauté. Ses fleurs et ses feuilles sont comestibles et la sommité fleurie a des propriétés médicinales. De plus, c’est une plante mellifère. Il ne faut donc pas hésiter à en semer quelques graines en bordure du potager elle a en plus des propriétés répulsives envers les limaces ce qui n’est pas pour déplaire aux jardiniers.

 

800px-Borage-overv-hrLes propriétés thérapeutiques de la Bourrache

La Bourrache est une plante médicinale dont toutes les parties peuvent être utilisées. Elle est reconnue pour ses nombreuses vertus. Les vertus de cette plante ne s’exercent que lorsqu’elles est utilisée fraîche.

 

Elle est :

•Diurétique, grâce à la présence de nitrate de potassium qui stimule les glandes rénales sudorifique, lorsqu’il est nécessaire de transpirer dans le cas de forte fièvre dépurative, (nettoie le sang de ses impuretés) (dermatose, eczéma, herpès et autres maladies de la peau).

•Efficace en cas de constipation : infusion de 2 poignées de jeunes pousses fraîches dans un litre d’eau bouillante pendant 15 minutes. Boire dans la journée.
En plat : cuire comme des épinards.

•Émolliente et cicatrisante, acné : infuser 20 g de plante entière sèche dans 1/2 l d’eau 15 minutes. Filtrer. En lotion ou en compresse sur le visage.

•Adoucissantes pour les voies respiratoires par fumigation (après avoir préparé une décoction de 50 à 100 g de feuilles et de tiges par litre.

 

-pour les maux de gorge lors de fortes toux – infusion des feuilles (1 tasse / 4 fois par jour) pour adoucir l’inflammation de la gorge.

•Recommandée pour les hématomes et ecchymoses sous forme de cataplasme, ses feuilles soulagent et en usage externe.

•Agit sur les articulations douloureuses : décoction de 2 poignées de plante entière sèche, bouillies pendant 10 minutes. Appliquer en compresses.

•Efficace en cas de cycles féminins douloureux ou irrégulier.

 

L’huile de Bourrache

A LA CUEILLETTE DE LA BOURRACHE dans FLORE FRANCAISE 220px-20140629Borago_officinalisLongtemps utilisées comme plantes médicinales, la découverte des propriétés de l’huile est très récente.

Constitution de l’huile de Bourrache
L’huile de Bourrache est particulièrement riche en acides gras insaturés essentiels, notamment en acide linolénique (30/40 %) qui ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté dans l’alimentation par une huile végétale (tournesol, maïs, soja,) et en acide gamma-linolénique (AGL) (18/25 %). Il s’agit d’acides gras essentiels (que le corps ne peut synthétiser) de la famille des omégas participant notamment la constitution des membranes cellulaires.
C’est l’importante proportion en omégas 6 et surtout en AGL qui a fait toute la renomme de l’huile de Bourrache, huile extraite de la graine par première pression froid..

Les parties ariennes (fleurs et feuilles) contiennent certaines substances justifiant les usages traditionnels de la Bourrache :
– Acide malique ;
– Mucilages (activité émolliente) ;
– Nitrate de potassium (activité diurétique) ;
– Tannins ;
– Flavonoïdes ;
– Allantoïne ;
– Alcaloïdes pyrrolizidiniques.

 

Extraction de l’huile de Bourrache

L’extraction de l’huile de Bourrache peut se faire de plusieurs façons et le choix de la méthode est très important. En effet il va avoir une incidence sur la qualité et la quantité de l’huile qui sera extraite. Il faut savoir que les graines mûres (semblable à des grains de poivres) sont plus riches en huiles (30 %) que les graines vertes (15 %).

Les graines ne mûrissant pas toute en même temps, celles ramassées vertes et en attente de maturation auront une teneur en huile inférieure à celles ramassées à maturité. La teneur en AGL, quant à elle reste la même, c’est seulement la quantité d’huile qui diffère.

L’extraction de l’huile de Bourrache peut se faire de deux façons :
• par pression à l’échelle industrielle (grande quantité de graines) ;
• par solvant (petite quantité de graines).

Si le procédé est effectué à froid (entre 50 degrés) on obtient une huile vierge.

 

L’huile de Bourrache, l’huile anti-vieillissement

1024px-Borago_officinalis%2C_two_blossoms dans FLORE FRANCAISEBienfaits cosmétiques
Son utilisation en cosmétique est directement liée à sa composition en acide gras et en acide gamma linolénique. On connaît les bienfaits des acides gras sur la peau, la vieillesse diminue l’apport d’acide gamma-linolénique. C’est là que l’utilisation et la consommation de l’huile de Bourrache jouent un rôle important et redonnent à la peau son élasticité, son tonus et sa souplesse. Son rôle est très efficace contre les rides. Elle a également une action sur les ongles cassants, les cheveux secs et fragiles et les vergetures.

Bienfaits thérapeutiques
Sur le plan thérapeutique, on peut dire que l’huile de Bourrache du fait de sa richesse en acide gamma linolénique prévient tout dysfonctionnement du métabolisme lipidique.

Elle est recommandée en diététique pour son apport en acides gras essentiels. Diminuant les inflammations rhumatismales, l’huile de Bourrache prévient également les problèmes circulatoires et les maladies cardio-vasculaires. Elle diminue nettement le syndrome prémenstruel en agissant sur toutes ces manifestations (irritabilité, seins douloureux, rétention d’eau, douleurs abdominales, maux de tête…)

Posologie et usage
L’huile de Bourrache peut être prise sous forme de capsules pour un traitement interne ou directement appliquée sur la peau.

Usage interne
L’ingestion d’huile de Bourrache va contribuer à améliorer la souplesse de l’épiderme, empêcher la déshydratation de la peau, maintenir son élasticité, prévenir l’apparition des rides et renforcer ongles et cheveux cassants.
Prendre chaque jour une dose d’huile de Bourrache fournissant de 1,4 g à 2,8 g d’AGL, soit de 6 g à 12 g d’huile de Bourrache.

Conseil d’utilisation : 2 à 6 capsules par jour.

Usage externe, une huile miraculeuse
L’huile de Bourrache va principalement lutter contre la sécheresse cutanée et le vieillissement de la peau. La peau régénérée, sera plus douce, plus souple, plus tonique.

Petit truc : sur la peau, employez l’huile de Bourrache en la mélangeant à environ 5-10 % dans de l’huile d’amande douce ou de l’huile de macadamia.

Attention : l’huile de Bourrache est très facilement oxydable. Sa conservation demande le plus grand soin et doit se faire à l’abri de la lumière et de la chaleur pour éviter que sa teneur en acide gamma linolénique n’en soit affectée.

Contre-indications
Les personnes souffrant de troubles hépatiques, ainsi que les femmes enceintes et qui allaitent devraient éviter de consommer les parties aériennes de la Bourrache, à cause de leur teneur en pyrrolizidines (composés hépatoxiques).

Effets indésirables
Les parties aériennes de la Bourrache peuvent causer de la constipation, tandis que de fortes doses d’huile peuvent provoquer, comme c’est le cas pour toutes les huiles prises seules (sans autres aliments), des selles molles, des éructations et des ballonnements.

Parlons cuisine

Le goût des fleurs rappelle la saveur de l’huître, alors que celui des jeunes feuilles rappelle la saveur du concombre et elles peuvent être utilisées en les ciselant.

Les feuilles plus coriaces s’utilisent cuites, comme légume. On peut les cuisiner de la même façon que les épinards. On peut les ajouter dans les potées, tourtes, tarte, en mélange avec les pâtes ou tout simplement, farcies comme les feuilles de vigne, en omelettes, soupes, etc.

Les fleurs seront utilisées en beignets ou comme fleurs en sucre (confites) pour décorer les pâtisseries La fleur contient un alcaloïde non toxique, la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de Bourrache, servant à agrémenter les desserts.

 

Tartare au citron et à la Bourrache

Ingrédients (pour 10 personnes)
• 5 gros citrons Bio,
• 2 tranches de saumon,
• 2 tranches de thon blanc,
• 50 fleurs de Bourrache,
• 1 c. à c. de gingembre en poudre,
• 1 pincée de poivre du moulin,
• 1 pincée de sel,
• 2 c. à s. de sauce soja,
• 10 tranches de concombre pour le décor.

Préparation

• Coupez les citrons en 2 et récoltez la pulpe et le jus.

• Réservez les citrons, ils serviront de récipients.

• Coupez les poissons au couteau à la manière d’un tartare.

• Mélangez avec la pulpe coupée finement, la moitié du jus des citrons et le reste des ingrédients.

• Conservez 10 fleurs pour la déco.

• Remplissez des bacs à glaçons et laissez au congélateur 2 à 4 heures.

• Au bout de ce temps, pilez grossièrement le tartare givré et remplissez les citrons.

• Réservez 1 heure au frais avant de déguster, pour que le poisson dégèle.

• Ajoutez une tranche de concombre et une fleur par citron pour le décor.

Paupiette de Bourrache

Ingrédients (pour 12 paupiettes)
• 12 grandes feuilles de Bourrache crues,
• 1 petit fromage de chèvre mi-dur coupé en 12 parts,
• 6 tranches de jambon cru,
• 1 verre de céréales bien cuites (riz complet, lentilles) dans du bouillon de légume,
  pour obtenir une consistance épaisse,
• un peu de parmesan râpé,
• muscade,
• sel,
• poivre.

Préparation

• Formez des boulettes de la taille d’une grosse noix.

• Sur chaque feuille de Bourrache, déposez 1/2 tranche de jambon cru, une boulette de céréales, un morceau de chèvre.

• Emballez avec la feuille, fixer avec un cure-dents.

• Déposez dans un plat à gratin.

• Versez à mi-hauteur du bouillon de légumes, saupoudrez de parmesan et cuisez au four 20 minutes.

Omelette à la Bourrache

Ingrédients
• 750 gr de feuilles de Bourrache,
• 6 œufs,
• 100 gr de gruyère râpé,
• 2 gousses d’ail,
• sel,
• poivre,
• thym,
• Pimprenelle.

Préparation

• Battez les œufs, incorporez le gruyère et l’ail.

• Assaisonnez avec le sel, le poivre et le thym.

• Coupez les feuilles de Bourrache en lanières et ajoutez les œufs.

• Faites cuire l’omelette et saupoudrez de feuilles de Pimprenelle finement hachées.

 

Liqueur de Bourrache

Ingrédients
• 60 gr de fleurs,
• ¾ l d’eau-de-vie à 45°,
• 350 gr de sucre,
• 2 verres d’eau,
• 1 mandarine.

Préparation

• Mettez les fleurs et la mandarine dans l’eau-de-vie pendant 8 jours.

• Filtrez soigneusement et ajoutez le sirop fait avec le sucre et l’eau.

• Laissez vieillir 90 jours avant de déguster.

On peut aussi faire sans agrumes ce qui fait plus ressortir le parfum de la Bourrache.
Elle l’a faite en été et a donc remplacé la mandarine par un quartier de pamplemousse.

Tisane de Bourrache

Ingrédients
• 1 c. à s. de fleurs de Bourrache,
• miel.

Préparation

• Versez 1 tasse d’eau bouillante sur 1 c. à s. de fleurs.

• Laissez infuser pendant 10 min, passez.

• Buvez 2 tasses par jour, éventuellement sucrées au miel (en cas de rhume ou de bronchite).

Vous pouvez l’utiliser en fumigation contre les affections bronchiques, après avoir préparé une décoction de 50 à 100 g de feuilles et de tiges par litre.

Sources :
• Cookingout : www.cookingout.com
• Cuisiflor : www.cuisiflor.com
• Cuisine Sauvage : www.cuisinesauvage.com
• Guide Phytosanté : www.guide-phytosante.org
• Huile de Bourrache : www.huile-de-bourrache.com
• Joanno : www.joanno.com
• Manature 2 : www.manature2.com
• Plantaromes : www.plantaromes.com
• Plantes et Santé : www.plantes-et-sante.fr
• Rustica : www.rustica.fr

 

Infos complémentaires :
Pour tout savoir sur la bourrache : La bourrache : Une étoile au jardin ! de Bernard Bertrand – 157 pages – 11 euros. Éditions de Terran, Collection le Compagnon végétal. 

Jackie Thouny Site web : www.jackiecuisine.com

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… A L’ŒIL

Posté par francesca7 le 5 avril 2015

EXPRESSION FRANCAISE : 

Tout se paye !

Dans le commerce plus qu’ailleurs il est bien rare que l’on obtienne quelque chose à l’œil….

2ba6b019Cette expression familière, on ne peut plus courante, pose un problème d’identification historique assez ardu ; si aujourd’hui elle veut dire uniquement « sans payer », son sens a varié, en particulier au cours du XIXè sicle, où elle voulait dire tantôt « gratis », et tantôt seulement « à crédit ». on peut lire ainsi en 1864 chez Privat d’Anglemont : « C’est que la mère Bricherie n’entend pas raillerie à l’article du crédit ; Plutôt que de faire deux sous d’oeil, elle préférait ; « etc… ; alors qu’Emile Pouget, déplorant l’avarice des organisateurs du Salon des indépendants, écrivait dans Le Père Peinard du 9 avril 1893 : « Ils sont pas forts, turellement, dans cette administrance : ils ont pas seulement eu la jugeote de coller une fois par semaine l’entrée à l’oeil ».

On comprendrait aisément que la notion de crédit ait fourni l’idée de gratuité complète ; il suffit de ne jamais revenir payer la note ; L’ennui est que non seulement les deux sens ont longtemps coexisté, mais celui de « gratuit » paraît le plus ancien. On le rattache traditionnellement à la vieille notion de « bonne grâce », de « belle mine », de gracieuseté accordée à quiconque a des « beaux yeux. Gaston Esnault qui en donne la première attestation en 1827, « se taper un souper à l’oeil » établit l’enchaînement suivant : « De l’œil, de la mine, émane un effluve, ce qu’expriment : faire belle trogne (1527) passer pour beau (1640) ne pas payer, ne payer que de sa personne (XVIIè), plus modernes : pour ses beaux yeux, sur sa belle mine, sans payer ».

Notons que Furetière donnait déjà : « Cela ne se fera pas pour vos beaux yeux, c’est à dire, pour rien et sans payer » ».

En tout cas  » à l’oeil », avait déjà bien établi son sens actuel dès la première moitié du XIXè siècle, comme en témoigne Alfred Delvau en 1867, dans ce texte particulier : « Baiser à l’oeil » ; Ne rien payer pour jouir d’une femme galante, comme font les greluchons ». Il cite une chanson d’étudiants de l’époque :

Quand on est jeune on doit baiser à l’œil

A soixante ans la chose est chère et rare

Aux pauvres vieux l’amour devient avare.

 

Ouvrons une parenthèse. Il se trouve que l’œil a été aussi une des désignations de l’anus, vraisemblablement par assimilation avec l’ »oeil » désignant anciennement la bonde d’un tonneau. On connaît aussi la forme « œil de bronze », qui explique notamment le « couler un bronze », etc. La chose est un peu oubliée mais c’est pourtant ainsi qu’il faut interpréter le parallélisme des expressions telles que « politesse mon oeil » et « politesse mon cul », et rapprocher, si l’on peut dire,  » à la mords-moi l’oeil » et « à la mords-moi le noeud ». Quant à se mettre le doit dans l’œil, il paraît procéder d’une erreur de doigté tout à fait étrangère à l’organe de la vue : PGuiraud affirme que « tous ceux qui se mettre le doit dans l’œil, se trompent lourdement », ignorent sans doute que l’oeil est un des désignatifs populaires de l’anus ».

 

Avec moins de gants A. de Nerciat parlait en 1793 de « ces messieurs qui, tout au moins partagés entre l’œillet et la boutonnière (c’est à dire, une fois pour toute, le cul et le con)…  (note aux Aphrodite). 

Cela dit comment concilier « à l’oeil » sans payement, avec « à l’oeil » du payement différé que La Gazette des tribunaux atteste comme une locution courant en 1863 : « Comme il m’avait dit qu’il avait fait un héritage, je lui ai ouvert l’œil jusqu’à vingt francs » ? Il est pour le moins difficile d’imaginer comment les deux sens de cette locution, à la fois voisins mais contradictoires et générateurs de malentendus, ont pu coexister pendant plus d’un siècle.

A moins que les deux acceptions de à l’œil n’aient pas eu cours exactement dans les mêmes milieux sociaux, avec des fréquences très diverses… Faut-il penser que l’œil « gratis » soit une forme carrément argotique et franchement grossière – comme le laisserait supposer « se taper un souper à l’oeil » et surtout la chanson d’étudiant, avec un quiproquo supplémentaire sue l’œil-cul – donc limitée à une communauté beaucoup plus restreinte, et de faible fréquence, tandis que l’œil « crédit » serait dans le même temps d’un langage, populaire certes, mais plus civil et donc plus répandu ?

imagesC’est ce qui semble ressortie nettement de la pruderie de Littré qui ne donne en 1872 que : « Populairement, à l’œil, à crédit. Il dîne à l’œil dans ce restaurant. (Cette locution signifie proprement sur l’oeil, sur la vue, sur la bonne mine de celui à qui l’on fait crédit) », ajoute-t-il, sans songer que depuis le XVIIè siècle au moins, la « bonne mine » et les « beaux yeux » donnaient la gratuité complète.

Mais alors d’où viendrait cette idée de crédit ? Car si l’on conçoit bien le passage possible de l’œil « crédit » à l’œil « gratuit », il est difficile d’admettre l’inverse ; que la notion relative de crédit ai pu se greffer en route sur la notion absolue de gratuité. Cela en particulier à une époque où l’idée de gratuité, en pleine expansion gagnait du terrain au point de devenir bientôt dominante, puis d’éliminer complètement sa concurrente. En effet à la fin du XIXè siècle Le Père Peinard n’emploie plus que l’oeil « gratis » : « La gradaille s’est conduite comme en pays conquis ; le général de Roincé a fait foutre à la porte de l’Hôtel de France le proprio de l’hôtel par ses ordonnances ; les culottes de peau voulaient boire à l’oeil et le type faisait la soude oreille » (1898). Il semble que la notion « a crédit » était alors en régression suffisante pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, tout au moins pour les lecteurs anarchistes du journal au verbe libéré – sans que l’idée, toutefois, ait complètement disparu ; un an auparavant il écrivait : « On cite un directeur de prison qui s’est fait faire au grand œil, par les prisonniers de chouettes meubles de chambre à coucher ».

Comme si ce « grand oeil » s’opposait pour plus de clarté à un « petit oeil » supposé, celui du crédit, en voie de disparition.

Maurice Rat, reprenant l’idée des échanges de gracieusetés, suggère pour sa part : « le sens figuré d’à l’oeil, « à crédit », pourrait venir du clignement d’yeux que feraient les clients au marchand chez qui ils ont crédit, en sortant de sa boutique ». Outre qu’il suppose que ce sens est le plus ancien, ce qui semble inexact, c’est mal connaître la honte des pauvres obligés d’acheter à crédit le strict nécessaire, leur gêne qui les fait envoyer les enfants à leur place pour ne pas avoir à affront eux-mêmes les récriminations et les palabres d’un boutiquier grincheux au moment d’allonger la maudite « ardoise » que de supposer ces clients-là d’humeur à cligner de l’oeil en signe de guillerette connivence .

J’aborderai ici une autre hypothèse, toute personnelle, invérifiée, peut-être invérifiable tant les témoignages écrits sur la langue populaire sont ténus, surtout quand cette langue ne relève pas du domaine de la criminalité. C’est l’hypothèse de deux origines distinctes.

La notion de crédit est vieille comme le monde. Depuis le Moyen Age jusqu’à une époque récente, la fin du XIXè siècle en gros, il existait une méthode de comptabilité des dettes extrêmement simple ; la taille. La taille « chez les marchands en détail, se dit d’un morceau de bois fendu en deux, dont les parties se rapportent l’un à l’autre, sur lesquelles on marque en même temps la quantité des marchandises livrées, par plusieurs hoches ou entailles qu’on y fait. La souche demeure chez le marchand, et il en délivre l’échantillon au bourgeois » (Furetière). Plus tard la taille consista généralement en un simple bâtonnet sur lequel le boulanger, l’épicier ou le marchand de vin cochaient le montant des achats. Les pauvres prenaient du pain « à la taille » ou « à la coche », indifféremment, e attendant d’être en mesure de payer.

Or, si l’on fait une marque au couteau sur une baguette de bois, l’entaille qui en résulte a la forme d’un petit œil (On appelle aussi « oeil » de naissance d’un bourgeon sur une branche à cause d’un dessin identique). Il est donc  possible – seul un texte pourrait le certifier – que l’on ait appelé parfois, vers le XVIIIè siècle, la coche, l »œil par dérision et ironie pour ce « témoin »  implacable, haï des ourses plates, selon un principe de substitution bien connu qui consiste à introduire une métaphore à la place d’un mot usé, et que l’on ait dit « à l’oeil » pour « à la coche », à crédit.

Ce qui est certaine en tout cas c’est que ces deux façons de dire ont coexisté pendant plusieurs décennies. Bien que cela ne constitue pas une preuve, on voit mal comment, dans une pratique quotidienne où l’on emploie simultanément « à l’oeil » et « à la coche », la verve sarcastique des mal -lotis aurait pu ne pas faire, au moins, le rapprochement… Par ailleurs cette interprétation s’accorde assez bien avec les formes « ouvrir un oeil » – au couteau ? – « ouvrir l’œil jusqu’à vingt francs » etc… qui ont donné par opposition « fermer l’oeil » et même « crever l’oiel » pour cesser le crédit.

Ce que l’on peut constater aussi c’st que c’est dans la période où l’usage de la taille disparaissait que semble s’être dissoute également la notion d’oeil « crédit ». Par suite d’une alphabétisation progressive au XIXè siècle les petits boutiquiers furent peu à peu capables d’écrie les comptes, d’abord sur une ardoise – on trouve dès 1868 : « On prétendait qu’il avait une ardoise au café voisin ». Cette nouvelle façon de faire, et de parler, avoir une ardoise, remplaça l’expression « à l’oeil » au sens de crédit, laquelle à son tour laissait la place à l‘autre « oeil », devenu dominant dans la langue du peuple : la gratuité.

A l’œil, gratuitement, a donc pu se créer comme argotisme à partir des « beaux yeux » et de la « belle trogne », avec l’influence grossière de l’oeil-anus, dans un contexte du genre « Ma dette, je me la mets à l’oeil » ou je m’en bats l’œil – c’es t à dire, très crûment, mais très précisément : « Je m’en tape le cul » … L’autre œil, chassé par l’ardoise, serait venu comme métaphore momentanée dans un langage plus châtié.

Mon explication paraît séduisante. Est-elle vrais ?… C’est une autre paire de manches.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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L’HISTOIRE DE LA GRANDE EPICERIE DE PARIS

Posté par francesca7 le 17 février 2015

 

 Banni_re_Les_Laboratoires_1

Aristide Boucicaut inventa en 1852 le commerce moderne en créant le premier grand magasin au monde, Le Bon Marché.

Il transforme, avec son épouse Marguerite, une simple échoppe en un grand magasin singulier au large choix, où l’on entre librement et déambule sans être importuné. Le Bon Marché est né et les innovations se multiplient: prix fixes, marges réduites, livraison à domicile, échange d’articles, vente par correspondance, soldes, coin bibliothèque… Dans le monde entier, on s’inspire bientôt du modèle commercial inventé par un couple précurseur et révolutionnaire.

Dans de nouveaux bâtiments, à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Sèvre, Le Bon Marché ouvre en 1923, le «comptoir de l’Alimentation» et propose pour la première fois dans un grand magasin, les meilleurs thés et conserves fines. Des expositions et présentations thématiques par pays sont déjà organisées, la mise en scène des produits frais intégrés par la suite crée un spectacle unique. Il faudra néanmoins attendre 1978 pour que La Grande Epicerie de Paris voie le jour et se positionne comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche.

Après le rachat du Bon Marché par le Groupe LVMH, Le Bon Marché se repositionne. Il devient un magasin haut de gamme très parisien et reflète un certain esprit Rive Gauche.

En 1988, La Grande Epicerie de Paris, filiale du Bon Marché Rive Gauche, se transforme et devient le plus important des magasins alimentaires de la capitale. 

En 1999, après une rénovation totale de ses rayons et la mise en place d’une nouvelle identité graphique, faire ses courses à La Grande Epicerie de Paris est devenu un « incontournable, un plaisir revendiqué, un moment privilégié ». Véritable référence de la gastronomie à Paris, elle attire les amateurs d’exceptionnel et les curieux du monde entier.

Fin 2013, après 18 mois de rénovation, La Grande Epicerie de Paris célèbre sa renaissance. Profitez d’une nouvelle expérience toujours unique, révélant les savoir-faire des métiers de bouche, une sélection toujours plus pointue de produits d’exception – rares ou traditionnels –, et enfin de nouveaux univers et services.

Célébrant aujourd’hui sa renaissance après 18 mois de travaux, La Grande Epicerie de Paris occupe près de 3 000 m2 ainsi que 1500 m2 de sous-sols où œuvrent un Meilleur Ouvrier de France à la tête de 62 artisans et 12 apprentis experts en Boulangerie, Traiteur et Pâtisserie. Ces laboratoires passent désormais de l’ombre à la lumière, pour révéler les savoir-faire des métiers de bouche et vous permettre d’apprécier, sous vos yeux, les gestes appliqués de chaque spécialiste. L’institution parisienne de la gastronomie propose aux gourmands 25 000 références – produits d’exception, rares ou traditionnels – dans divers univers : l’Epicerie, l’Epicerie du Monde, la Place du Marché, la Poissonnerie, la Boucherie, la Rôtisserie, la Fromagerie, la Pâtisserie, la Boulangerie, la Chocolaterie, les espaces Luxe, Gastronomie Italienne et Ibérique, les Thés et Cafés, la Brasserie, la Crèmerie et bien sûr la Cave.

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L’ÉPICERIE ET L’ÉPICERIE DU MONDE

Essentiels, grands classiques ou rares et ultra-sophistiqués, les milliers de produits de l’Epicerie sont récoltés aux quatre coins de la planète par une équipe de « têtes chercheuses » d’une exigence affûtée. Les articles les plus savoureux et les plus remarquables y sont proposés, dont de nombreux en exclusivité : Miel de Manuka, Barbe à Papa d’Iran, Sucre de Noix de Coco d’Indonésie, Diamants de Sel de l’Himalaya, Vinaigre de Barolo à la Truffe, Chutney de Figue au poivre de Séchuan, Sprat Fumé de Riga… Grâce au soin apporté à l’esthétique de leur mise en place, les confitures et huiles y sont présentées comme autant d’objets précieux. L’espace est agrandi et la sélection enrichie, pour vous proposer régulièrement des dégustations et animations mises en scène sur des triporteurs.

La Grande Epicerie de Paris, c’est aussi en sous-sol, 1500 m2 de laboratoires réservés à la boulangerie, à la pâtisserie et à la cuisine qui desservent le magasin, les restaurants et le service traiteur.

Dans cette ruche soucieuse de ravir les papilles les plus délicates, officient jour et nuit, près de quatre-vingt boulangers, pâtissiers, sauciers, rôtisseurs, commis, plongeurs etc. Travaillés à partir des meilleurs produits, chaque petit-four, chaque éclair, chaque salade, chaque brochette, chaque pain gourmand, chaque entrée ou chaque plat qui sort des ateliers de La Grande Epicerie de Paris, s’apparente à un véritable petit bijou de saveurs.

http://www.lagrandeepicerie.com/decouvrir/histoire.html

 

 

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