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Toulouse, ville littéraire

Posté par francesca7 le 14 août 2014

 

 
 
Toulouse était sans contredit le centre de la littérature, des sciences et des beaux arts, dans le midi de la France. Ancienne patrie des Tectosages, colonie romaine, elle a mérité de tout temps le titre de Palladienne qui lui fut donné dans l’antiquité, comme nous le voyons dans Martial et dans Ausone, et ses Jeux floraux lui acquirent une renommée qui jamais ne se démentit

monuToulouse

Elle subit les destinées de l’empire romain, et devint la proie des Visigoths ; conquise sur eux par nos rois Mérovingiens, elle passa à la dynastie de Charlemagne, et les gouverneurs qu’elle y envoya se rendirent enfin comtes indépendants.

La culture de l’esprit, qui avait fait autrefois la gloire de Toulouse, se releva sous les nouveaux souverains ; elle dut principalement son lustre au comte Raymond V dans le XIIesiècle : c’est sous son règne qu’on voit paraître la plupart des troubadours toulousains dont Millot, Raynouard et de Rochegude ont perpétué le souvenir, et dont ces deux derniers nous ont conservé les ouvrages. C’est donc de cette époque, qu’il faut dater la nouvelle ère littéraire de Toulouse.

Il est même plus que vraisemblable que ce premier collège du Gai savoir, dont nos mainteneurs de 1323 ne se disent que les successeurs, fut établi à Toulouse sous Raymond V, qui mourut en 1194. Le XIIe siècle fut, comme on sait, l’époque brillante de la littérature en poésie romane, tout nous atteste que Raymond V fut un de ses plus zélés et constants protecteurs. Les malheurs qui accablèrent sa maison après lui, les guerres de religion qui désolèrent le Languedoc, dispersèrent les troubadours toulousains, ou étouffèrent les accents de leur luth.

Ce ne fut qu’en 1323, sous le règne du roi de France Charles IV, et lorsque la domination de nos rois fut bien établie à Toulouse, que sept citoyens de cette ville qui avaient conservé les traditions du premier collège du Gai savoir, entreprirent de le remettre en honneur ; ils s’intitulèrent Mainteneurs du Gai savoir ou Gaie science, et ouvrirent un concours poétique en 1323 ; une violette d’or fin devait être décernée au troubadour qui ferait le meilleur ouvrage en vers : le titre de Mainteneurs est remarquable, et les expressions dont se servent les sept premiers membres du nouveau collège dans leurs lettres d’invitation aux poètes, prouvent évidemment qu’ils ne faisaient que maintenir une ancienne institution.

La violette d’or fut adjugée le 3 mai 1324 à Arnaud Vidal de Castelnaudary, pour une cansoou ode à la Vierge. La fête eut lieu dans un jardin ou les mainteneurs se rassemblaient depuis longtemps ; les capitouls, qui y assistèrent, voulurent dorénavant en faire les frais. Ce concours de 1323 est une ère chronologique marquée par tous les historiens et les philologues.

Les mainteneurs voulant régulariser davantage leur institution , chargèrent dans la suite leur chancelier Guillaume Molinier de rédiger un code de lois poétiques et littéraires qui pût servir de base à leurs jugements. Molinier s’acquitta avec exactitude et intelligence du devoir qui lui était imposé, son ouvrage fut publié en 1356 sous le titre de lois d’amors ; c’était le premier traité complet qui eût paru sur cette matière ; il n’avait existé jusqu’alors que des ouvrages incomplets sur l’art de trouver, comme l’attestent Molinier lui-même et tous les auteurs qui ont écrit après lui. Cette seconde époque dans l’histoire de la langue romane est marquée aussi par tous ceux qui se sont occupés de ce genre d’érudition.

L’ouvrage de Molinier, outre les règles pour les diverses compositions poétiques, contient une grammaire détaillée de la langue romane, l’académie des jeux floraux conserve dans ses archives ce précieux manuscrit et se propose d’en publier la traduction.

La réputation du collège du Gai savoir, renouvelé à Toulouse, s’étant étendue de plus en plus, Jean Ier, roi d’Arragon, dans les états duquel on parlait la même langue que dans le midi de la France, envoya en 1388 une ambassade solennelle au roi de France Charles VI, pour lui demander trois mainteneurs de Toulouse, afin de fonder à Barcelone un collège du Gai savoir ; sa demande fut accueillie, les trois mainteneurs toulousains se rendirent à Barcelone, et y fondèrent l’institution poétique, dont la ville Palladienne avait donné le modèle.

Les désordres du règne de Charles VI, les guerres qui remplirent presque tout celui de Charles VII, les malheurs publics et particuliers qu’éprouva la ville de Toulouse sous celui de Louis XI, portèrent de cruelles atteintes au collège du Gai savoir ; ce ne fut que vers les dernières années du XVe siècle que Clémence Isaure le restaura en fondant de nouveaux prix ; c’est une époque qu’il faut bien se garder de confondre avec la première, comme l’ont fait Castel et d’autres auteurs, ce qui les a jetés dans de grandes erreurs. Clémence ne fut pas la fondatrice, mais seulement la restauratrice du collège de la Gaie science, et c’est à la suite de ses nouvelles fondations que s’introduisit la dénomination plus moderne de Jeux floraux.

La langue française avait tout attiré à elle, et la langue romane, déjà effacée par l’italienne sa fille, fut encore obligée de plier devant son autre fille la française, à laquelle le siècle de Louis XIV avait donné un éclat qui ne s’effacera jamais. Le Toulousain Laloubère, auteur distingué et membre de l’Académie française, conçut le dessein de donner à l’antique institution littéraire de sa patrie, une forme plus stable et plus régulière ; il eut le bonheur de faire parvenir sa pensée jusqu’au roi, qui l’adopta, et les Jeux floraux furent érigés en académie l’année 1694.

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L’académie des Jeux floraux soutint dignement l’antique réputation du collège du Gai savoir. Les poètes et les littérateurs les plus distingués se firent un honneur de concourir à ses prix : La Mothe, Marmontel, la Harpe y recueillirent leurs premières couronnes. Mais les fleurs d’Isaure ne pouvaient résister à la révolution, l’académie des Jeux floraux fut contrainte de se séparer en 1791. Ce ne fut qu’en 1806 qu’elle put reprendre ses travaux ; Après quinze ans d’une dispersion fatale, pendant laquelle le plus grand nombre de ses membres avait péri, bien peu par l’effet du temps, presque tous par la hache révolutionnaire ; l’académie répara peu à peu ses pertes, rouvrit ses concours, et des talents distingués brillèrent encore dans sa lice poétique.

Les noms de Millevoye, de Soumet, de Guiraud, de Chenedollé, de Victorin Fabre, d’Hugo, de Resseguier ont remplacé sur la liste de ses poètes Lavreats, ceux de La Mothe, de Marmontel et de la Harpe. Si l’académie des Jeux floraux a vu autrefois siéger à l’Académie française ses mainteneurs toulousains, Laloubère, Tourreil, Campistron, elle y vit au début du XIXe siècle Baour, Soumet et Guiraud, tous les trois enfants de Toulouse et du collège du Gai savoir.

L’académie des Jeux floraux avait alors tous les ans cinq fleurs à distribuer, deux d’or et trois d’argent, l’églantine d’or à un ouvrage en prose dont le sujet était toujours désigné ; l’amarante d’or à un ode ; la violette d’argent à une épître, poème, ou un discours en vers ; le souci à une églogue ; le lis à une hymne ou à un sonnet en l’honneur de la Vierge. Ces fleurs sont alors toujours portées sur l’autel et bénies le jour de la distribution par le ministre de la religion. Fidèle à ses anciens principes, l’académie en conserve soigneusement la tradition et l’esprit.

Outre ces membres de l’Académie française que nous avons nommés, Toulouse a aussi donné naissance à Maynard, à Palaprat et à plusieurs autres poètes ou littérateurs distingués qui ont tous figurés au nombre des mainteneurs ou maîtres ès Jeux floraux ; c’est ce dernier nom qu’on donne aux auteurs qui ont remporté trois prix ou qui ont mérité, par de grands talents, ce titre que l’académie des Jeux floraux se plaît à leur offrir, et que Voltaire lui-même accepta autrefois avec reconnaissance.

La ville Palladienne n’a pas borné ses succès aux arts de l’imagination : son école de jurisprudence et son barreau ont brillé d’un égal éclat ; elle a produit dans les sciences le célèbre Fermat, l’émule de Pascal en géométrie ; d’Arquie, astronome renommé ; Picot la Perouse dont le nom fait autorité en botanique et en minéralogie, et bien d’autres qu’il serait trop long d’énumérer. L’Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse , se relevée du milieu des ruines et continua sa carrière avec gloire et succès. Citons encore une Société de médecine distinguée par ses lumières, une académie des beaux-arts, et enfin une société d’agriculture s’occupant essentiellement du premier de tous les arts, celui de nourrir ceux qui cultivent les autres.

Mais ce qu’il faut alors surtout remarquer, c’est que Toulouse est la seule ville de France possédant une académie purement littéraire, les sciences étant partout ailleurs mêlées à la littérature : Toulouse dut cet avantage particulier au caractère du corps littéraire qui se forma dans son sein à une époque reculée, caractère s’étant toujours maintenu et ayant conservé sa première vie : l’institution des Jeux floraux ne ressemble à aucune autre, elle est marquée d’un sceau particulier, elle est toute poétique, ses formes parlent à l’imagination, et n’ont rien de l’appareil et de l’apprêt qui doivent nécessairement accompagner les actes publics des académies ; il semble que ses fleurs sont le prix d’une inspiration soudaine, la religion les consacre, la musique célèbre le triomphe des vainqueurs, et nous reporte en quelque sorte à ces temps de l’antique Grèce où toutes les compositions poétiques étaient chantées et où la lyre résonnait en effet, sous les doigts du poète.

Toulouse semble destiné par sa situation, à faire circuler les sciences et les arts dans le midi de la France, comme elle y fait circuler les trésors de l’industrie, du commerce et de l’agriculture. Son influence s’étend aussi sur la chaîne des Pyrénées qui borne le royaume français ; elle paraît au bord du canal du Midi et d’un grand fleuve au milieu d’une campagne riante et fertile, comme une seconde métropole bienfaisante et protectrice, dont les hommes d’état amis de leurs pays, pourraient tirer le parti le plus étendu et le plus utile.

(D’après « Le Compilateur. Revue de la semaine », paru en 1829)

 

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Sur les bords de La Nivelle

Posté par francesca7 le 16 octobre 2013

 

Sur les bords de La Nivelle  dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 280px-ascain_nivelle_1-199x300La Nivelle est un fleuve côtier franco-espagnol du Pays basque, qui se jette dans le Golfe de Gascogne.

Le nom de Nivelle est une création d’après Nive. Son nom basque est Urdazuri ou Ur Ertsi.

La Nivelle naît de la collecte de nombreux ruisseaux au-dessus d’Urdazubi en Communauté Forale de Navarre. Elle traverse ce village sous le nom d’Ugarana puis passe en France (Pyrénées-Atlantiques) à Dantxarinea. Elle coule par Amotz (Saint-Pée-sur-Nivelle), Ascain, avant de se jeter dans le golfe de Gascogne dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

La longueur en France de son cours d’eau est de 41,1 km.

La Nivelle et ses affluents forme le bassin versant situé le plus à l’Ouest du département. La truite fario est présente sur la partie amont du bassin (ruisseaux du Lurgorrieta à Sare, du Lapitxuri à Aïnhoa, de l’Haniberre à Ascain). Ici  les bas de ligne en 10 ou 12/100e sont de rigueur dans des eaux souvent cristallines. La Nivelle, rivière “européenne” de 39 km de long, traverse le territoire espagnol (source au mont Alkurruntz – 932 m) puis dans sa grande majorité le territoire français : communes d’Ainhoa, Sare, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain, Ciboure et se jette dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

Totalement classée en première catégorie, la Nivelle est le fleuve côtier situé le plus au sud de la France en latitude. Sur la partie aval, il est possible de pêcher l’anguille (notamment en temps de crue), les chevesnes, goujons et autres poissons blancs. Le saumon, la truite de mer et l’alose font le bonheur de quelques spécialistes dans la basse Nivelle. Enfin, le cadre très prisé du Lac de Saint-Pée sur Nivelle offre de belles pêches au coup (rotengle, tanche, gardon,…) sans oublier les perches, les truites arc-en-ciel et les carpes.

Le bassin des Nives est constitué d’une multitude de torrents serpentant dans les vallées basques de la province de Basse-Navarre : nive des Aldudes (ou de Baïgorry), nive de Béhérobie, Laurhibar, nive d’Esterençuby, nive d’Arnéguy… Très prisées, ces nives sont poissonneuses et l’activité des truites y est particulièrement régulière.

Le climat très doux du Pays basque permet de pratiquer la pêche à la mouche sèche, de l’ouverture à la fermeture. Tous les types de parcours sont disponibles, des gorges très difficiles d’accès, où la pêche sera très sportive, aux grands calmes bordés par des prairies qui conviendront à tous.

Juste en aval de Saint-Jean-Pied-de-Port, la puissante « Grande nive » est formée par l’addition des eaux de ces torrents. Les truites farios sont moins nombreuses que dans les torrents situés en amont,mais elles atteignent des tailles intéressantes. Les migrateurs sont également présents (truites de mer et saumons) et peuvent être capturés en aval du village d’Ossès jusqu’à la confluence avec l’Adour. Enfin, de nombreuses espèces de seconde catégorie piscicole peuplent la nive aval entre Ustaritz et Bayonne : poissons blancs, carpes, brochets, black bass et sandres

… L’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Nivelle a été créée en 1937.

Elle gère les bassins de la Nivelle, de l’Untxin et de l’Uhabia, qui représentent 600 km de cours d’eau.

Ses principales activités sont :

- le nettoyage rivière

- l’alevinage en truite fario de souche autochtone

- l’animation d’une école de pêche enfants du mois d’avril à juillet – la gestion du parcours mouche no-kill La Nivelle -Urdazuri .

La Nivelle prend sa source en Espagne au mont Alkurruntz (932 m) et se jette dans la baie de Saint Jean de Luz après un parcours de 38 km de long. Principalement peuplée de salmonidés (truites farios, truites de mer, saumons atlantiques), on rencontre aussi des populations de goujons, vairons, loches, anguilles, aloses, lamproies de planer, perches, carpes et cyprins dans les avals et les lacs.

La pêche en rivière à Ascain se pratique sur La Nivelle. Cours d’eau côtier, il est classé en 1ere catégorie. La traversée d’Ascain vous propose un somptueux parcours de pêche. Truites, goujons, saumons, gardons, anguilles …

VISITEZ le SITE ICI…..  http://www.ascain-paysbasque.com/cote_detente/peche_en_riviere.php

Du même nom : La bataille de la Nivelle est une bataille qui, pendant la guerre d’indépendance espagnole, opposa, le 10 novembre 1813, les troupes britanniques du maréchal Wellington aux troupes françaises du maréchal Soult dans les actuelles Pyrénées-Atlantiques, près du fleuve la Nivelle.

La bataille se termina par la défaite des Français et permit l’entrée des troupes britanniques sur le territoire français.

 

 

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Histoire de l’Adour

Posté par francesca7 le 26 mars 2013

Histoire de l'Adour dans COURS d'EAU-RIVIERES de France ladour-300x199Les rives de l’Adour ont servi d’abri aux hommes préhistoriques ; puis se sont développées les activités propres aux fleuves : pêche, moulins, ports…L’Adour à ses origines, remontait jusqu’à Capbreton pour trouver un passage vers l’Océan  Atlantique. Au milieu du XIVè siècle, cet estuaire fut bouché, l’embouchure du fleuve remonta alors vers le Nord, jusqu’à Port d’Albret. Mais Bayonne n’avait plus de port. Au XVI siècle la dune fut brisée dans le cadre des travaux menés par l’ingénieur Louis de Foix, qui ramena l’embouchure à Anglet: le cours de l’Adour fut ainsi raccourci de 30 km.

Tout le long de la côte, jusqu’au Vieux Boucau, il subsiste un réseau de lacs.

L’Adour entretenait une forte activité de transport de marchandises sur galupes (gabarres landaises), permettant d’écouler la production de l’intérieur du Sud-Ouest et notamment les vins des vignobles gascons. Cette activité perdura jusqu’à l’orée du xxe siècle où elle s’inclina devant l’arrivée du train, plus rapide et plus économique. Les quatre principaux ports de l’Adour étaient, par ordre décroissant de tonnage réalisé :

  • Mugron
  • Saint-Sever
  • Hinx
  • Dax

À cela, il convient d’ajouter le trafic en provenance du port de Mont-de-Marsan, empruntant la Midouze avant de rejoindre l’Adour à hauteur de Tartas.

Aujourd’hui encore, l’Adour sert de vecteur d’exportation de certaines productions locales comme le maïs.

L’Adour est un fleuve du bassin aquitain dans le sud-ouest de la France, classé site Natura 2000 (SIC/pSIC). D’une longueur de 335 km, il prend sa source dans le massif pyrénéen du Pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées – 65) et se jette dans l’océan Atlantique après Bayonne, à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques – 64 Basses Pyrénées) pour la rive gauche.

En gascon, adour (terme ancien) signifie « source », « cours d’eau » et adourgà ou adorgar signifie « irriguer ». Le mot adur s’est spécialisé en basque dans le sens de ‘destin’, « onde magique » (sens présumé de « humeur »).

Adour, en basque Aturri, en latin Aturrus, est un nom de rivière pré-latin peut-être apparenté aux mots basque iturri « source » et languedocien teron « fontaine ». On lui doit les noms de  rivières Eure (Atura), Aar (Arura), Arroux (Aturauos), Arve (Aturaua), Orne (Otorna),Ourcq (Aturicos) ou de ville espagnoles : Tarazona (< Turiasso; Aragon), Tossa de Mar (< Turissa; Catalogne), Túria (Aragon, Valence), etc. sans oublier Aire-sur-l’Adour (Atura, du nom au fleuve).

 

Au xive siècle, le chroniqueur Jean Froissart mentionnait l’Adour en ces termes « la belle rivière de Lisse qui court tout au milieu de Tarbes » .

C’est une lutte de plusieurs siècles que se sont livrés gens de Bayonne, de Cabreton et de Port d’Albret (Vieux Boucau), pour faire de l’Adour leur fleuve. 

Longtemps c’est Capbreton qui est le port au débouché du fleuve sur l’Océan, et c’est par là qu’en 930, les Vikings ont envahi les Landes. C’est de là que partent les pêcheurs à la recherche des baleines, près des côtes tout d’abord, puis en Islande et jusqu’au Canada et Terre Neuve, lorsqu’elles se raréfient. Bayonne est alors en pleine prospérité. Grâce à sa situation privilégiée de port intérieur, aux eaux calmes et profondes à quelques kilomètres de l’embouchure, la vie économique y est florissante. 

Mais vers 1310, des événements climatiques catastrophiques vont tout bouleverser. Tempêtes, pluies diluviennes incessantes, montagnes de sables déplacées et qui finissent par boucher l’exutoire de l’Adour dont les eaux gonflent et inondent Bayonne … une situation critique ! 


C’est alors que la force des eaux du fleuve déchaîné ouvre une brèche vers la dépression d’Hossegor. Le flot puissant rejoint l’exutoire du lac de Soustons, et finit sa course vers l’Océan au Plug de Messanges. Une nouvelle embouchure s’est créée. Bayonnais et Capbretonnais sont soulagés, mais très vite la situation portuaire des deux cités s’avère catastrophique. L’étroit exutoire qui demeure à Capbreton, est souvent impraticable et le trafic vers Bayonne est très aléatoire. Le chenal vers la mer se modifie au gré des intempéries qui le détériorent (éboulement des rives, ensablement, …), et les gros navires ne peuvent plus l’emprunter. 

 

L’Adour se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents :

  • l’Adour de Payolle, du massif de l’Arbizon (2 831 m),
  • l’Adour de Gripp, du massif du pic du Midi de Bigorre (2 877 m)
  • l’Adour de Lesponne, du massif de Lascours (2 488 m),

L’Adour s’écoule vers le nord sur près d’une centaine de kilomètres à travers les Hautes-Pyrénées jusqu’au département du Gers. Là, il s’oriente vers l’ouest, contournant le vignoble de Madiran, et rejoint le département des Landes où il sépare les coteaux prépyrénéens deChalosse (au sud) des Landes de Gascogne (au nord).

Il est rejoint à Port-de-Lanne par les Gaves réunis, de débit supérieur, qui apportent les eaux du Lavedan, du Haut-Béarn et de Soule. Puis il se jette dans l’océan Atlantique entre les Pyrénées-Atlantiques (Anglet) et les Landes (Tarnos).

Autrefois, l’Adour se terminait par un delta correspondant au Maremne, autour de son estuaire principal de Capbreton. Son exutoire actuel dans l’Atlantique, à hauteur d’Anglet, lui a été donné en 1578.

Extrait du récit d’un amoureux de l’Adour   

L’Adour est un des rares fleuves européens à posséder encore des frayères à saumons (Salmo salar).

Dans un lointain passé géologique, l’Adour a creusé une profonde vallée, aujourd’hui sous-marine. À 35 km au large, l’entaille atteint 1 000 à 1 500 mètres de profondeur : c’est le Gouf de Capbreton, qui ne se résorbe dans la grande déclivité océanique qu’à 50 km de la côte.

Qui connaît Lafitole, butte de molasse isolée, léchée par le fleuve, dont le château – disparu – était nommé « lanterne de Bigorre » ? Ce belvédère, haut de cinquante mètres, ne porte plus que quelques maisons et une église quelconque, mais le panorama sur les brumes du matin ou les couleurs tranchées des champs et des bois n’a que de lointaines limites ; le fleuve s’y devine en larmes argentées dans une gangue verte.

ladour2-300x218 dans COURS d'EAU-RIVIERES de FrancePassé de la Bigorre à l’Armagnac, l’Adour freine son cours, calcule ses premiers méandres véritables, forme des îles et des bras morts, les « noues ». Les rives ne sont plus tout à fait sûres. Mais il y a encore des passages plus rapides sur des « radiers » où les eaux se frottent aux cailloux dans un bruit continu de crécelle. Les poissons se multiplient en quantité et en nombre d’espèces. Les brochets n’arrivent pas à venir à bout des populations d’ablettes et de vairons ; gardons, carpes, barbeaux pullulent. Les truites finissent par renoncer. Sur les coteaux, la vigne est plus insistante.

On dit parfois que Bigourdans et Armagnacs auraient adopté le nom de « Val d’Adour » pour désigner cette vallée opulente. On peut en douter. Les solides ruraux qui peuplent les villages ancrés dans ce val utilisent toujours le nom de « Rivière » pour désigner leur terroir. Cinq communes sont ainsi baptisées. Le val est un rêve, la rivière une réalité.

A Aire-sur-l’Adour, le fleuve entre dans le département des Landes ; il est large, profond, dessine des contours plus amples et plus repliés, mais jamais son intérêt piscicole ne faiblit, et les « gros », tels la carpe, la brème et le mulet, appelé « muge », défieront les pêcheurs jusqu’au bout. Le fouillis des bois sur les rives s’accroît encore, tandis que villages et maisons s’éloignent des terrains saturés d’eau, les « barthes », qui occupent le fond de la vallée, plus ou moins bien protégées par des digues à l’approche de la mer.

Partout, l’Adour a l’âme généreuse. Les terres qu’il traverse, dans des paysages plantureux, ont la fécondité qu’apportent le soleil et l’eau. Sa vallée est celle de toutes les nourritures terrestres. Le maïs, plus ancien et plus beau ici qu’ailleurs, côtoie des prairies, des jardins, des vergers. Les oies comme les canards, gavés de grains dorés, apportent des promesses de foie gras.

La vigne est présente de Tarbes à Urt ; de Belloc à Larrivière, elle invente de somptueux crus de terroir : Madiran, Pacherenc-du-Vicbilh, Côtes-de-Saint-Mont, tandis que la traversée du Gers coïncide avec celle de l’Armagnac, qui distille dans ses alambics de cuivre une eau-de-vie de « premier jet », plus fréquemment qu’une eau-de-vie « à repasse », distillée deux fois, comme le cognac. Ici, contre toute attente, le bas Armagnac a plus de réputation que le haut, et s’écrit avec orgueil sur les étiquettes.

Tout au long de son cours, l’Adour est ainsi une provocation permanente à mépriser les régimes diététiques et les mises en garde sur les « abus dangereux ». Mais le remède est à côté du mal, dans les eaux de Bagnères-de-Bigorre, au pied de la montagne, et de Dax, où vient mourir la marée.

L’Adour ressemble à l’amour : passionné, généreux, toujours tentateur… et quelque peu médecin.

Les 28 et 29 octobre 1978, une centaine de scientifiques et d’accompagnants se réunissaient le plus sérieusement du monde à Bayonne en un congrès organisé par la ville de Bayonne et la Société des sciences, Lettres et Arts de cette cité, à propos d’un thème tout à fait inédit : le IVe centenaire du détournement de l’Adour…

Ceux qui connaissent la célèbre et très sonore chanson gasconne « Si la Garonne avait voulu, lanturlu ! » (si elle avait voulu à Toulouse ne pas se détourner vers Bordeaux !) pouvaient penser un instant à un canular de même calibre concernant l’Adour. Mais pas du tout : le thème était sérieux et très valable, car il fut constaté que des intéressés arrivèrent de tous les coins de France et aussi de l’étranger pour commémorer l’événement en question qui s’était déroulé à Bayonne quatre siècles auparavant, le 25 octobre 1578 très exactement.

Le « détournement » par Louis de Foix en 1578

On retrouvera l’ingénieur un peu plus tard dans la région, attachant son nom à la construction du très beau phare de Cordouan planté hardiment à 63 m de hauteur sur le rocher de même nom au large de l’estuaire de la Gironde, et dont l’édification traînera pendant vingt-six années, de 1584 à 1610…

Depuis : 400 ans de problèmes avec la « barre de l’Adour »
Mais le cadeau de Louis de FOIX aux Bayonnais en 1578 se révélera un peu empoisonné, Car à la nouvelle embouchure (le nouveau BOUCAU) il y a l’Atlantique… et il y a le sable ! Le fleuve dériva d’abord à l’intérieur de son nouvel estuaire : vers le sud de la côte d’Anglet, pour former près de la chambre d’Amour plusieurs passes sinueuses, et très vite il y eut formation d’un maudit banc de sable, véritable haut fond en plein travers de l’estuaire lui même : la « barre de l’Adour ».

De siècle en siècle pendant 400 ans, il fallut procéder à des endiguements de plus en plus rallongés, toujours pour chercher à resserrer le fleuve entre les deux rives en repoussant l’envahissement latéral des sables, le but étant de concentrer l’effet de chasse d’eau produit par le jusant. Mais chaque fois qu’on allonge les digues, la barre se recule d’autant, et elle est toujours là !

Article à lire en son entier sur le site d’origine  

Dans l’Adour, on trouve encore tous les migrateurs sauf l’esturgeon (disparu pour cause d’extraction massive, et de surpêche) : Saumon, Anguille, Grande Alose, Alose feinte, Truite de mer, Lamproie fluviatile, Lamproie marine.

1. Les aloses sont très présentes sur l’Adour jusqu’à Saint-Maurice (où se situe un obstacle infranchissable), et dans les Gaves.

2. L’anguille : sa population subit un très fort déclin dans la majeur partie de l’Europe depuis une vingtaine d’années, essentiellement à cause des atteintes portées à ses milieux de vie continentaux.

3. La lamproie est présente sur le bassin, mais on manque encore de connaissances sur l’évolution de sa population.

4. Le saumon est une espèce emblématique de ce bassin : on le trouve dans les bassins des gaves (Oloron, Pau) et de la Nive, mais pas dans l’Adour même. Les efforts engagés depuis 1999 pour la reconstitution de ce stock (réduction de la pêche au filet et à la ligne, alevinage), combinés à l’amélioration de circulation (passes à poissons) donnent des résultats encourageants : le saumon colonise de meilleures zones de frayères, sur les parties amont, et les productions de juvéniles atteignent des niveaux très supérieurs à ceux des quinze dernières années.

La diminution générale de la faune piscicole s’explique par plusieurs facteurs :

- la dégradation générale du milieu

- les nombreux obstacles tels que les barrages hydroélectriques, les seuils et les barrages de soutien d’étiage

- les extractions qui ont conduit à la destruction des zones de frai et de grossissement, notamment celle des esturgeons

- la mauvaise qualité de l’eau, notamment à l’aval de la Midouze, qui constitue un obstacle à la migration piscicole

- les prélèvements d’eau pour l’irrigation

Publié dans COURS d'EAU-RIVIERES de France | 1 Commentaire »

 

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