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Le Cercle Français de l’Illusion

Posté par francesca7 le 4 janvier 2016

 

La magie est une activité artistique qui s’apprend. Si vous souhaitez devenir un « vrai » magicien, inscrivez-vous dans une école spécialisée. Il existe différents établissements proposant des cours de magie à Paris. Enfants, adultes, amateurs ou déjà professionnels… les enseignements se dédient à tous les niveaux.

 magie

Parce qu’un bon magicien, c’est surtout un artiste maître de l’illusion, le Cercle Français de l’Illusion figure parmi les meilleures écoles de magie à Paris. L’établissement, sis dans le 11ème, AEPP 4 rue Titon, propose toutes les techniques à savoir pour épater le public. Les enfants comme les adultes pourront s’initier au monde de la magie à travers des tours de base, dont les outils utilisés sont des objets de la vie quotidienne. Cordes, cartes, pièces, bracelet, ruban… les thèmes sont diversifiés pour des illusions à la fois passionnantes et faciles à maîtriser. Le professeur Claude Nops propose aussi aux élèves maîtrisant déjà les bases de l’escamotage de perfectionner leurs talents. Des secrets seront dévoilés lors des séances et des conseils seront également donnés quant à l’expression à avoir durant les tours.

Le Musée de la Magie, école de magie

situé sur la rue Saint-Paul 75004 Paris 11, le Musée de la Magie constitue un univers magique où le mot d’ordre est de surprendre. Son école de magie propose des cours en groupe, des cours individuels et des stages pratiques pour tous les amateurs. Le programme du cours de magie général comprend les manipulations des cartes, les tours avec dextérité et les tours automatiques, entre autres. Les cordes coupées et restaurées, les trois et les faux nœuds seront également étudiés dans la catégorie des cordes. Comment faire apparaître et disparaître une pièce ? L’école de magie partagera aussi les secrets du sleeving et les secrets de manipulation des jetons de casino. Les tours à base de gobelets seront aussi abordés, ainsi que d’autres thèmes comme le mentalisme, les anneaux chinois, les balles éponges ou encore les fantaisies mathématiques.

Magic Mayol figure aussi parmi les meilleurs établissements magiques à Paris. L’école propose des cours de magie pour tous les niveaux. Des ateliers de magie dédiés aux enfants permettront aux plus petits de s’initier à la magie facilement, au rythme de 3 séances par semaine. Les adultes pourront aussi s’inscrire à des stages de perfectionnement et découvrir différents secrets de l’illusion. Des démonstrations et des explications détaillées seront au rendez-vous, pour une maîtrise parfaite des tours. Logique, réflexion, agilité, mémoire, expression gestuelle et verbale ou encore confiance en soi seront travaillées lors des séances. Après chaque cours, les élèves d’Henri Mayol repartent avec de nouveaux tours de plus en plus impressionnants. Magic Mayol dispose aussi d’un grand magasin pour acheter des accessoires ou divers supports de cours. A retrouver au 125, rue du Faubourg Poissonnière 75009 Paris.

La magie tient une place importante à Paris. Tout au long de l’année, des spectacles et des ateliers de magie sont offerts par les grands magiciens locaux ou internationaux. Les écoles de magie sur place ne cessent non plus de présenter les nouveautés aux amateurs. N’hésitez pas à vous inscrire !

Voici une petite vidéo d’un tour simple à réaliser pour vous donner envie de prendre des cours de magie :

Image de prévisualisation YouTube

 

La vocation d’Apprendremagie.com, c’est aussi de vous aider à devenir un pro de la magie ! 

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POURQUOI DIT-ON RIRE JAUNE

Posté par francesca7 le 19 mars 2015

 

VignetteLe jaune est une couleur contradictoire. Quand il est vif et éclatant il représente la couleur du soleil et de l’or ; il est à ce titre attribué aux dieux, « à la puissance des princes, des rois, des empereurs, pour proclamer l’origine divine d leur pouvoir »

Au contraire quand il est mat il représente la couleur du soufre, de l’enfer, et devient le symbole de la trahison, de la déception. Il est alors « associé à l’adultère quand se rompent les liens sacrés du mariage  à l’image des liens sacrés de l’amour divin, rompus par Lucifer » (Dictionnaire des symboles).

C’est ainsi que dans l’imagerie du Moyen Age le jaune devint la couleur traditionnelle de Judas, le traitre par excellence, celui qui avait vendu le Christ lui-même. « Jaune, paisle jaune doré, couleur de Judas, de vérolé, d’aurore, de serein  », dit quelque par A.d’Aubigué.

De cet Apôtre mal famé le symbole passa aux Juifs en général, que dans certains pays la loi obligeait à s’habiller en jaune – tradition re-surgie à point sous le nazisme avec l’étoile jaune de sinistre mémoire … En Espagne, les victimes des autodafés étaient vêtues de jaune en signe d’hérésie et de trahison ; en France, on badigeonnait en jaune la porte des félons. C‘est véritablement une couleur qui n’a pas bonne réputation.

De là vient le jaune : « l’ouvrier qui travaille malgré l’ordre de grève donné à sa corporation », car il trahit le vœu de solidarité contenu implicitement dans la notion de lutte des classes. Cela depuis le début du siècle où les « jaunes » s’opposaient aux « rouges ». En novembre 1899, il y eut un groupement de jaunes au Creusot, puis la création d’un syndicat jaune en 1900.

Il est heureux que le célèbre « maillot jaune » du Tour de France cycliste soit venu redonner quelque lustre à une couleur si décriée. Le choix est paraît-il dû au hasard, par référence à la couleur du journal L’Equipe qui patronna le premier maillot, et qui était alors imprimé sur papier jaune.

Mais de la tradition médiévale vient aussi le rire jaune, celui de la gêne, du dépit, des faux jetons    que la contrariété fait sourire à contre-coeur et du bout des dents.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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ETRE FAUX COMME UN JETON

Posté par francesca7 le 8 février 2015

 

images (3)On dit « franc comme l’or » et « faux comme un jeton ».

Pourquoi une réputation aussi fâcheuse s’attache-t-elle à ce malheureux objet ?… Un jeton est une « petite pièce ronde faite en guise de monnaie, d ont on se sert pour calculer plusieurs sommes, ou pour marquer son jeu ou autres choses » (Furetière). Il faut savoir que les chiffres romains (LXXIII, etc) ne permettent pas les opérations, avec ou sans retenue, telles que nous les apprenons à l’école. Les Romains et leurs descendants comptaient donc avec des bouliers. L’introduction au Moyen Age des chiffres arabes (ceux que nous utilisons) ouvrit une ère nouvelle au calcul arithmétique, mais il y a loin de la théorie à l’usage, et jusqu’à la fin du XVIIè siècle les additions « à la plume » furent réservée à de rares initiés ; Il est vrai que le système monétaire de l’Ancien Régime ne facilitait pas les choses pour le compte des sommes d’argent, principal, sinon unique objet de calcul dans la vie courante ; La livre (ou franc) valait 20 sols (sous), le sol valait 12 deniers ; 3 livres faisaient 1 écu, et 11 livres 1 pistole ou 1 louis…. Le très grand public compta donc son argent avec la méthode archaïque du « jet » (d’où jeton), pratiquement jusqu’à la révolution de 1789 qui instaura le système décimal, plus facile à manier « sur le papier ».

Le principe de ces anciennes additions consiste à tracer sur une planchette (ou sur une feuille) des lignes horizontales dont chacune représente une valeur donné ; par exemple une ligne pour les derniers, une autre pour les sols, une troisième pour les livres, etc.. Un objet placé sur la ligne des deniers – on peut faire d’opération avec des boutons ou des haricots – vaut symboliquement 1 denier. Quand on arrive à une rangée de 12 boutons on les enlève tous et on les remplace par un seul bouton sur la ligne des sols ; chaque fois que l’on atteint 20 boutons sur cette dernière, on les remplace par un seul sur la ligne des livres, ainsi de suite. (Dans la pratique les valeurs des lignes tenaient compte des pièces de monnaie réellement en usage : 6 deniers, 15 sols etc). Bref, si en fin de compte on se retrouve avec 8 boutons sur la ligne supérieure, 15 sur celle au-dessous, et 6 sur la dernière, cela veut dire que le total de la somme est 8 livres, 15 sols et 6 deniers.

C’est, comme l’indique Gougenheim ; à ce genre de calcul que se livre précisément Argan, avec jetons et planchette, quand au tout début du Malade imaginaire, il fait le total de la note qu’il doit à son apothicaire. Les metteurs en scène modernes de Molière, ignorant l’usage historique et embarrassés par ce monologue de départ, tout à fait abscons s’il n’est pas replacé dans sa manipulation précise, font dire le texte à l’acteur au petit bonheur la chance, en tripotant par acquit de conscience quelques piécettes inutiles ou une plume d’oie hors de saison.

Donc, les jetons, de cuivre ou en argent, utilisés pour ces opérations n’avaient aucune valeur propre. Ils « ne prennent de valeur que par la place qu’ils occupent sur la table ». Montaigne dit d’un homme dont le crédit s’accroît ;  « Nous jugeons de lui, non selon sa valeur, mais à la mode des jetons, selon la prérogative de son rang ».

Ces jetons avaient « la dimension et l’aspect d’une pièce de monnaie… Le roi, les cours, les divers offices avaient des jetons particuliers portent l’effigie du souverain ou des allégories et ornés de devises latines ou françaises ; Les particuliers en trouvaient dans le commerce ». (Gougenheim).

Naturellement l’aspect réaliste de ces « fausses pièces » incitait les aigrefins à les faire passer auprès des gens simples pour monnaie courante, d’où l’expression faux, comme un jeton. Panurge use déjà du subterfuge lorsqu’il propose à une grande dame de Paris de « frotter son lart » avec elle ; « Après disner, Panurge l’alla veoir, portant en sa manche une grande bourse pleine de gettons ». Il offre d’acheter ses faveurs en lui promettant, si elle consent, un riche présent de pierreries : « Et ce disoit, faisant sonner ses gettons comme si ce feussent escus au soleil » (Pantagruel, XIV, 141).

Il faut ajoute que le raccourci de la locution, un faux jeton, n’a guère de sens, puisqu’ils l’étaient tous par définition.

issu du livre : « La puce à l’Oreille » aux éditions Stock 1978

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Louis XVII, l’évadé du Temple

Posté par francesca7 le 11 janvier 2014

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Est-il bien mort en 1795, où est-il inhumé ? Malgré l’analyse ADN, on n’en a pas fini avec la disparition du petit roi.

On pensait en avoir fini avec le mystère de l’évadé du Temple et du petit roi caché, définitivement résolu, en 2000, par les travaux de Philippe Delorme. Après avoir contacté la noblesse française, l’historien avait cette année-là publié une enquête historique et scientifique, basée sur une étude d’ADN du coeur de l’enfant mort au Temple et autopsié par le docteur Pelletan. Un médecin qui avait soustrait le petit coeur sur la dépouille qui lui avait été présentée comme celle de Louis-Charles, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, puis qui l’avait roulé dans du son, avant de le placer dans son mouchoir. En comparant l’ADN de l’organe desséché à celui des descendants de la reine, les analyses génétiques, réalisées par les laboratoires de Louvain et de Muenster, établirent que ce coeur était celui d’un enfant apparenté à Marie-Antoinette, en lignée féminine. Dès lors, on pensa la troublante énigme enfin résolue. Et on en déduisit que le coeur conservé à Saint-Denis était bien celui de Louis XVII. C’était sans compter sur la hargne des tenants de l’exfiltration et de la survie de Louis XVII, qui, un temps anéantis par les révélations de Delorme, allèrent faire renaître l’énigme de ses cendres, à grand renfort d’arguments.

Un palpitant au parcours rocambolesque

Qu’est-ce qui prouve, en effet, que le coeur étudié est bien celui de Louis XVII ? Bien qu’il soit identique pour tous les individus d’une même lignée maternelle, un code génétique mitochondrial n’est pas unique. Dans des cas exceptionnels, des personnes peuvent avoir le même profil ADN mitochondrial (transmis par la mère) sans avoir le moindre degré de parenté. Ce coeur peut donc être aussi bien celui de Louis XVII que celui d’un Habsbourg ou d’un parfait inconnu. Surtout, le parcours rocambolesque de ce petit palpitant, un temps conservé dans un bocal d’alcool, a connu de bien curieuses vicissitudes, changeant plusieurs fois de main avant d’être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, où sont enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Comment attester sérieusement que ce précieux viscère, qui a été volé, perdu, retrouvé sur du sable, est celui de l’enfant du Temple ? Louis-Charles a eu un frère aîné, Louis-Joseph, décédé en juin 1789, à huit ans, d’une tuberculose et dont le coeur a, lui aussi, été conservé. De là à imaginer une inversion, il n’y a qu’un pas. Et c’est dans cette brèche que se sont engouffrés les « survivantistes », pour qui la mort au Temple est une trop mauvaise fin pour une histoire aussi passionnante.

Le coeur du premier dauphin, profané en 1793

Louis XVII, l'évadé du Temple dans AUX SIECLES DERNIERSPour Laure de la Chapelle, présidente du Cercle d’études historiques pour la question Louis XVII (CEHQ) et juriste de formation, le coeur analysé en 2000 ne peut être que celui de Louis-Joseph. Philippe Delorme réfute cette thèse, après l’avoir un temps envisagée. À chaque étape de son périple, depuis la tour du Temple jusqu’à la crypte de Saint-Denis, la relique a fait l’objet de procès-verbaux officiels, de certificats d’authenticité, de déclarations sur l’honneur et d’actes notariés. Pour que l’échange ait été possible, il aurait fallu que le coeur du frère aîné de Louis XVII ait été disponible. Or, celui-ci a été profané par les révolutionnaires en 1793 avec les autres coeurs royaux du Val-de-Grâce. Il réapparaît en 1817, entre les mains du maire du 12e arrondissement (l’actuel 5e), qui le remet à son légitime destinataire, Louis XVIII. Le roi entend réunir les deux coeurs, en vue de les transporter à Saint-Denis. Celui de Louis-Charles échoue à l’archevêché de Paris, avant d’être remis aux Bourbons espagnols. Celui de Louis-Joseph disparaît sans laisser d’adresse. Aucun document historique ne prouve que les deux coeurs se sont retrouvés côte à côte, et qu’il peut donc y avoir eu substitution. Quel intérêt Pelletan ou ses héritiers auraient-ils eu à agir ainsi ? Le coeur qui a été analysé dans les deux laboratoires n’a pas été embaumé, contrairement aux usages royaux. Pelletan s’est contenté de le placer dans un bocal rempli d’eau et d’alcool, comme une vulgaire curiosité anatomique. Or, celui de Louis-Joseph, comme tous les coeurs princiers conservés au Val-de-Grâce, a probablement été embaumé comme le voulait la tradition.

Une kyrielle de faux dauphins

Dès 1795, année de la mort de Louis XVII, des rumeurs font courir le bruit que le dauphin, remplacé dans sa geôle, aurait été libéré du Temple. Ce mythe de la survie du jeune prisonnier se développe tout au long de la première moitié du XIXe siècle. Il est favorisé par la restauration de la monarchie en France, par le goût romantique pour les histoires de conspiration ainsi que par les conditions d’isolement total imposées au dauphin. De quoi semer le doute sur l’identité du petit prisonnier, atteint de la scrofule par manque d’hygiène, vivant accroupi, à demi muet, la tête rasée et pratiquement méconnaissable. De nombreux faux dauphins, suffisamment crédibles pour réunir autour d’eux une cour d’adeptes, vont hanter la France, dont les plus célèbres sont certainement Naundorff, Richemont, Hervagault et un métis du nom d’Eleazar Williams ayant vécu en Amérique. Aujourd’hui encore, la lignée des Naundorff, descendants de Wilhelm Naundorff – le moins folklorique de tous -, continue de revendiquer l’héritage de la couronne de France, bien que déboutée par des tests ADN qu’elle avait demandés sur les restes de son aïeul.

Et si c’était le fils de Madame Poitrine ?

Derrière tous ces prétendants, on trouve une ribambelle de pistes, sans l’approche d’une preuve, qui évoquent des points de chute potentiels pour le petit roi évadé. Il y a la piste « auvergnate », avec le Velay, où plusieurs familles sont persuadées d’être les rejetons du dauphin. Une autre, tout aussi fantaisiste, évoque une survie de Louis XVII dans une ferme de Saulx-les-Chartreux, dans l’Essonne, et même à Saint-Domingue. 

De toutes ces pistes, une histoire méconnue du public a intrigué Didier Audinot, spécialiste des énigmes : celle de deux lettres signées Louis-Charles, datées du 27 mars 1867 et dont l’auteur, âgé de 87 ans, prétendait être le véritable Louis XVII. L’une avait été envoyée au directeur du journal Le Figaro, la seconde au Grand Journal, une gazette qui avait publié une étude sur les usurpateurs. La première, acquise en 1972 par un collectionneur, faisait suite à un article sur le décès du comte de Ligny-Luxembourg, l’un des prétendus dauphins recensés. L’auteur avance que le comte de Ligny-Luxembourg n’est autre que le frère de lait du premier dauphin, décédé en 1789. Louis avait, en effet, une nourrice, Madame Poitrine, qui alimentait d’autres enfants en sevrage. Si on s’en tient à cette hypothèse, l’un de ses fils aurait été éduqué à la manière de Louis XVII pour, à un moment donné, prendre sa place, pendant ou après l’enfermement dans le Temple. Par la suite, cette doublure aurait abusé des connaissances acquises et serait devenue l’un des faux prétendants, en l’occurrence le comte de Ligny-Luxembourg. L’auteur mystérieux de ces deux missives se présentait comme un pauvre vieillard, oublié du monde. Il est clair qu’il ne supportait pas la concurrence, imposée par une bonne quarantaine de faux dauphins !

Les enveloppes qui auraient permis d’en identifier la provenance ont été perdues. Quant à l’envoi imminent de ses Mémoires, accompagnés prétendument de pièces authentiques, on l’attend toujours. Seule la lettre autographe, celle du Figaro, fut soumise à une expertise graphologique. On la compara aux devoirs effectués par le dauphin au début de sa détention. Et curieusement, les deux écritures semblaient se confondre, tant par l’orthographe que par la forme des lettres et la manière dont elles ont été rédigées. Le vrai Louis XVII a-t-il fini sa vie obscure, sous les cocotiers, à la veille… de la désastreuse guerre de 1870 ? Après plus de deux cents ans, la disparition de Louis XVII fait toujours fantasmer. Chaque année, un livre est publié sur le sujet et un prétendant au trône de France se manifeste. Souvent des personnes de naissance inconnue ou nées sous X.

L’enfant du cimetière Sainte-Marguerite

 dans AUX SIECLES DERNIERSLe 10 juin 1795, à 21 heures, un cortège d’une trentaine d’âmes quitte la prison du Temple en direction du cimetière Sainte-Marguerite, affecté aux inhumations des guillotinés. Dans le cercueil de bois blanc se trouve l’enfant mort deux jours plus tôt. D’après le témoignage du fossoyeur, Pierre Bertrancourt, surnommé Valentin, qui a procédé à l’enterrement, le corps du gamin a été jeté dans une fosse commune, avant d’en être exhumé, pour être réinhumé dans un cercueil de plomb, contre le mur de fondation de l’église. 

En 1846 et 1894, des exhumations eurent bien lieu, mais les ossements retrouvés dans la bière étaient ceux d’un enfant de 15 à 18 ans, alors que le dauphin n’avait que 10 ans lorsqu’il est mort. En 1979, une troisième exhumation a eu lieu sans apporter d’élément nouveau quant à l’identité de ce corps. Mais les hypothèses continuent de fleurir : le corps du dauphin aurait été subtilisé et remplacé par celui d’un autre. Et puis, a-t-on cherché au bon endroit ? Au moins quatre témoins se contredisent sur le lieu d’inhumation. Dans ce cas, le corps du dauphin repose toujours quelque part dans l’enceinte du cimetière.

En 2004, pour les besoins d’une étude de la population parisienne sous l’Ancien Régime, la terre du cimetière est retournée, le caveau de l’enfant du Temple ouvert. Étrangement, aucun examen ADN n’a été pratiqué sur les ossements prélevés : enfermés dans des sacs-poubelles, ils ont été mis dans les sous-sols de l’église. Si l’énigme n’a toujours pas été élucidée, l’enquête se poursuit. En juin dernier, le CEHQ Louis XVII a acquis quatre mèches de cheveux provenant de l’exhumation de l’enfant du Temple en 1894. Si l’on retrouve la même signature ADN que celle inscrite dans les gènes de la reine, on aura la preuve que l’enfant du Temple est bien Louis XVII. Affaire à suivre.

À lire L’énigme Louis XVII par Jean-Baptiste Rendu, Larousse, 2011.

Louis XVII, la vérité par Philippe Delorme, Pygmalion, 2000.

Louis XVII, son enfance, sa prison et sa mort par R. Chantelauze, d’après les documents des Archives nationales, 1884. À télécharger sur : www.archive.org/stream/louisxviisonenf00louigoog#page/n6/mode/2up

Essai de bibliographie sur Louis XVII par Lionel Parois, Au passé simple,1992.

Histoires incroyables de l’histoire de France par Didier Audinot, 2008.

 

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