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La petite histoire du poivron

Posté par francesca7 le 4 septembre 2015

290px-Capsicum_annuum_fruits_IMGP0049Le poivron (ou piment au Québec) est un groupe de cultivars de l’espèce Capsicum annuum (tout comme certains piments). Ce sont les variétés douces issues de cette espèce par sélection. Ces cultivars doux produisent des fruits de différentes couleurs dont le rouge, le jaune et l’orange. Le fruit est également consommé sous sa forme verte immature. C’est une plante annuelle de la famille des Solanacées originaire du Mexique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. La plante est cultivée comme plante potagère pour ses fruits consommés, crus ou cuits, comme légumes. Le terme désigne à la fois le fruit et la plante.

Le poivron est l’ingrédient indispensable d’un certain nombre de plats, comme la piperade ou la ratatouille, mais il peut aussi bien servir d’accompagnement.

La petite histoire du poivron

Le poivron serait originaire du Mexique. En effet on a retrouvé des graines datant d’au moins 7000 ans lors de la découverte de vestiges dans une grotte de Tehuacan au Mexique, ce qui donne à penser qu’il aurait été domestiqué par les peuples de cette époque. Certains revendiquent son origine à 9000 ans ce qui en ferait la plante la plus ancienne cultivée en Amérique. Les Aztèques le cultivaient déjà.

En 1493 lors de son premier voyage, le médecin de l’expédition de Christophe Colomb, le docteur Chanca remarqua sur une île identifiée aujourd’hui comme étant Cuba, que les Indiens (puisqu’ils croyaient être arrivés aux Indes) assaisonnaient leur nourriture avec une plante du nom de « agi ». Pensant qu’il s’agissait de poivre rouge, par erreur le nom est resté : « Poivron » désignant un fruit à saveur douce. Le nom piment sera pour désigner des variétés aux saveurs piquantes. 

À son retour Christophe Colomb introduira le poivron et le piment en Europe. Ce sont ensuite les colonisateurs espagnols et portugais qui les répandront dans le monde.

Au XVIe siècle le poivron est bien connu en Europe où l’on dénombre déjà une dizaine de variétés de formes et couleurs différentes.

La petite histoire du poivron dans FLORE FRANCAISEL’apparition du poivron à 4 lobes en Europe reste une énigme. On en retrouve trace en 1699 grâce à un pirate anglais du nom de Wafer, qui en aurait vu au Panama.

Mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que leur culture s’est véritablement déployée avec l’apparition de couleurs si variées : pourpre, rouge vif, orange, vert, jaune.

Largement cultivé en Europe depuis le XVIIIe siècle, il est la base du plat national hongrois, le goulasch. En effet le paprika épice présent dans le plat national est obtenu à partir de la graine mûre et séchées et moulue du poivron rouge.

On retrouve également le poivron dans de nombreux plats traditionnels du bassin méditerranéen : la fameuse piperade du Pays Basque, la ratatouille provençale, la paëlla espagnole, etc.

En 1932, le chercheur hongrois Alber Szent-Gyorgyi en extrait la vitamine C. Il l’isole du poivron sous forme de poudre blanche cristallisée. Avec 2 tonnes de poivron, il obtient 500 g de poudre qu’il appelle acide ascorbique : « capable de prévenir le scorbut ».

Il a fallu du temps au poivron pour trouver sa place sur nos tables. C’est l’influence de la cuisine nord-africaine qui lui permettra de s’imposer et ce depuis à peine un quart de siècle. Certains cultivateurs poètes l’appellent aussi « Corail des jardins ».

 150px-Poivron_%283%29 dans FLORE FRANCAISE

Le vertus du poivron

Que contient le poivron ?

Les informations mentionnées ci-dessous considèrent la teneur en vitamines et oligo-éléments du poivron cuit.
Le poivron est une plante bénéfique pour notre santé.
Une source de vitamines et de minéraux non négligeables pour notre système immunitaire.

On soulignera la quantité importante de vitamine C : 74,4 mg/100 g. 50 g seulement permet de couvrir 75 % des apports quotidiens recommandés ! C’est durant le mûrissement du poivron que la quantité de vitamine C augmente. Elle serait environ deux fois plus élevée dans les poivrons rouges que dans les verts, qui eux n’ont pas atteint leur pleine maturité.

Le poivron est peu calorique : 21kcal/100 g un allié minceur.
Eau : 91,9/100 g
Sodium : 2,0 mg/100 g soit l’équivalent en sel de 5,04 mg/100 g
Le poivron est très riche en fibres avec 2 g/100 g qui stimule le transit intestinal. Les personnes sensibles de l’intestin le consommeront cuit.

Vitamine A : bêta-carotène : (750 µg/100 g) essentielle pour la santé, la vitamine A joue également un rôle important dans la vision au niveau de l’adaptation de l’œil à l’obscurité, elle participe également à la croissance des os, à la régulation du système immunitaire. Notre organisme peut transformer en vitamine A certains caroténoïdes on les qualifie de provitamine A ou bêta-carotène. Ce qu’il faut savoir c’est que le bêta-carotène ne se transforme en vitamine A que dans la mesure où l’organisme en a besoin. Le bêta-carotène est un pigment qui a une action filtrante face au soleil.
Vitamine B1 : (0,06 mg/100 g), c’est une coenzyme, importante pour la production d’énergie puisée dans les glucides que nous absorbons. Elle favorise la transmission de l’influx nerveux et aide à une bonne croissance.
Vitamine B2 : (0,03 mg/100 g), importante dans la production d’énergie. Elle sert aussi à la fabrication des globules rouges et des hormones, ainsi qu’à la croissance et à la réparation des tissus.
Vitamine B3 : (0,48 mg/100 g), importante dans la production d’énergie. Elle participe également au processus de formation de l’ADN (matériel génétique), permettant ainsi une croissance et un développement normaux.
Vitamine B5 : (0,08 mg/100 g) ou Acide pantothénique
Vitamine B6 : (0,23 mg/100 g), elle est essentielle car notre organisme ne sait pas la fabriquer et joue un rôle de cofacteur dans un grand nombre de processus liés au métabolisme des acides aminés et des protéines.
Vitamine B9 : (16,3 µg), joue un rôle essentiel dans la fabrication de toutes les cellules de notre corps, dont la production de notre matériel génétique, le bon fonctionnement du système nerveux et immunitaire.
Vitamine C : (74,4 mg/100 g) le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.
Vitamine E : (0,8 mg/100 g), est un antioxydant très important, protecteur des cellules du corps, notamment les globules rouges et les globules blancs (cellules qui font partie du système immunitaire).
Calcium : (9 mg/100 g) joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la 220px-Capsicum_annuum_var._Petit_carr%C3%A9_de_Nice_-_MHNTcontraction des muscles, dont le cœur.

Cuivre : (0,07 mg/100 g) en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Fer : (0,46 mg/100 g) toutes les cellules de notre corps sont composées de fer. Il est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang et joue un rôle important dans la fabrication de nouvelles cellules, des hormones et des neurotransmetteurs.

Manganèse : (0,12 mg/100 g) agit à titre de prévention sur les dommages causés par les radicaux libres.

Magnésium : (10 mg/100 g), le  » sel antistress « . Assure un bon équilibre nerveux et régularise l’excitabilité musculaire. Une carence favorise la fatigue, l’anxiété, l’insomnie, la constipation et la spasmophilie. Très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.

Phosphore : (18 mg/100 g) considéré comme le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle important pour le maintien de la santé des os et des dents.

Potassium : (166 mg/100 g) important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle

Selenium :(0,1 µg), a une forte capacité antioxydante. Il est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde et du système immunitaire.

Iode : (1 µg), acteur important dans la formation des hormones thyroïdiennes indispensables à la croissance, au développement et au métabolisme de base.

Zinc : (0,12 mg/100 g) joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

Antioxydants
Composés phénoliques.
Ce sont des substances antioxydantes. Les antioxydants réduisent les dommages causés par les radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules d’oxygène instables et incomplètes qui peuvent se retrouver dans l’organisme et qui tentent de s’accoupler à des éléments de nos propres cellules afin de se compléter. Dans l’opération, ils détruisent alors des cellules saines. Les antioxydants jouent un rôle important, celui de gendarmes face aux radicaux libres qui sont impliqués dans l’apparition des maladies cardiovasculaires et neuro-dégénératives, du vieillissement et de certains cancers en plus de stimuler le système immunitaire.
On retrouve comme composés phénoliques des flavonoïdes (surtout de la quercitine). Plus le poivron mûrit moins les flavonoïdes sont importants. C’est dans le poivron vert que la concentration est la plus élevée.

Caroténoïdes
Également aux propriétés antioxydantes, les caroténoïdes présents dans le poivron vert surtout sont la lutéine et le béta-catotène. Beaucoup plus importants dans le poivron rouge, en effet le poivron rouge contient neuf fois plus de pigments caroténoïdes que le poivron vert.

 

La richesse des produits de la Terre
Tous les produits de la Terre, fruits et légumes ont des propriétés qui vont bien au-delà des valeurs gustatives mais également de très nombreuses valeurs bénéfiques à la santé et au mieux-être.

Pour en bénéficier, il est important de choisir des produits « bio » dans la mesure du possible, sans pesticides, ni insecticides, non OGM. Ils doivent surtout être préparés en conscience, et avec amour. S’ils sont cuisinés, le micro-onde est à proscrire. En effet le micro-onde tue la vie présente dans les aliments. Il en résulte des produits « morts » sans aucune valeur énergétique.
La pharmacopée connue de tous, n’est qu’une pâle imitation de ce nous offre la Nature.

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Bâtard : Une marginalisation sociale croissante

Posté par francesca7 le 18 mars 2015

bourbon-gaston-henri-02-webDans la seconde moitié du XVIe siècle, le renforcement de l’autorité paternelle, encouragé par la monarchie évoluant vers l’absolutisme, entraîne un durcissement de la législation, et plus encore des mentalités. L’édit de 1556 oblige à déclarer les grossesses ; l’ordonnance de Blois met fin en 1579 à la présomption de mariage en cas de grossesse, qui engageait par trop la famille du père. Les mariages sans témoin et sans consentement des parents sont interdits. L’Église de la Contre-Réforme comme les protestants luttent contre les mauvaises mœurs, et les naissances illégitimes reculent fortement au XVIIe siècle (en dessous de 1 % des naissances), avant de remonter à la fin duXVIIIe siècle (2,6 % vers 1789), lorsque se relâche le contrôle de l’Église sur la société. Les filles des campagnes séduites vont souvent accoucher en cachette en ville, abandonnant ensuite l’enfant. LeDictionnaire de Furetière (1690) enregistre l’accentuation des degrés de déclassement : « Les bâtards des rois sont princes ; ceux des princes, gentilshommes ; ceux des gentilshommes, roturiers. »

Les bâtards royaux.

La famille royale au XVIIe siècle pourrait sembler à contre-courant. Loin de cacher leurs bâtards, les rois les reconnaissent. Le fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées est fait duc de Verneuil ; les fils de la Montespan et du Roi-Soleil sont, l’un, duc du Maine et, l’autre, comte de Toulouse. Le duc de Saint-Simon a bien senti le sens politique de cette entorse à la morale commune. Louis XIV poursuit une stratégie d’union entre ses bâtards légitimés et des princes du sang : ainsi, Mlle de Blois, fille de La Vallière, se marie avec le prince de Conti, tandis que le duc du Maine et Mlle de Nantes, enfants de la Montespan, épousent des Condé, et que leur sœur, la seconde Mlle de Blois, est mariée à Philippe d’Orléans, le futur Régent. À cette union des sangs entre les Bourbons s’ajoute l’ascension en dignité des légitimés. Leur père crée en 1694 un « rang intermédiaire » qui les détache des duc et pairs ; puis, en 1714 et 1715, il en fait des princes du sang, avec droit à la succession à la couronne. Ce coup de force contre la tradition traduit une mythologie dynastique du sang royal.

La lente reconnaissance des « enfants naturels ».

Portrait du duc de Morny.À l’époque des Lumières, certains, par humanitarisme ou par populationnisme, se préoccupent de l’abandon des bâtards. Au nom du droit naturel, la Convention abolit les discriminations et proclame les enfants naturels « enfants de la patrie ». Mais, pour défendre le mariage, elle interdit la recherche de paternité et diminue la part d’héritage de l’enfant adultérin. Le Code civil (1804) marque un recul en réduisant le droit à l’héritage pour tous les enfants naturels. Dans la société bienséante du XIXe siècle, l’enfant de l’amour déshonore ses géniteurs, et la bourgeoisie stigmatise le concubinage populaire, facteur de naissances illégitimes (8,7 % à la fin du siècle). Toutefois, la connivence sociale peut faire prétendre ignorer des secrets connus de tous : le duc de Morny, coqueluche du Tout-Paris, n’est-il pas le demi-frère adultérin de Napoléon III ? Le préjugé pèse longtemps sur la loi : il faut attendre 1972 pour que celle-ci place à égalité les filiations naturelles et légitimes, accomplissant enfin l’idéal de 1793.

 

Sources encyclopédiques

 

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L’APPROBATION DU NOM DE FAMILLE

Posté par francesca7 le 5 mars 2015

 

Nom de famille, élément du système onomastique qui permet de désigner un individu, en le situant à l’intérieur d’un groupe familial, culturel et national.

imagesLa tradition romaine et sa disparition.

• La romanisation des Gaules entraîne le passage rapide du système onomastique uninominal de type celte et germain au système latin des tria nominanomen (signifiant l’appartenance à une gens), cognomen (signifiant l’appartenance à une branche d’une gens), et praenomen (marqueur de l’identité individuelle). Privilège du citoyen romain, le système trinominal est un signe de distinction puissant, d’autant que pérégrins, affranchis et esclaves usent simplement de deux noms ou d’un nom unique. Cependant, à partir du IVe siècle, l’onomastique romaine s’effondre, tant en raison de son évolution interne, après l’obtention de la citoyenneté romaine par tous les hommes libres de l’Empire (édit de Caracalla, 212) que sous la pression de phénomènes extérieurs. L’ancien système se transforme par l’abandon du nomen, puis ducognomen, le ou les prénoms devenant héréditaires. Partout, le sobriquet tend à devenir un nom unique.

Cette évolution peut être mise en rapport avec la fragmentation de l’Empire en petites entités autonomes car, plus le cadre de vie est restreint, moins le système onomastique nécessite d’être complexe, chacun étant connu de tous. Le christianisme renforce ce mouvement, en ne reconnaissant que le nom de baptême pour désigner le chrétien. Ces deux facteurs croisés expliquent que les peuples germaniques conservent, en s’installant, leur système onomastique uninominal.

La fixation des noms de famille.

• Cependant, cette extrême simplicité ne correspond plus, dès le Xe siècle, aux besoins de la société. La politique lignagère, qui signifie sa cohésion par l’usage d’un nombre limité de noms de baptême, pose de sérieux problèmes d’homonymie, d’autant que le stock onomastique se restreint par l’abandon progressif de nombreux noms germaniques. De plus, la multiplication des actes notariés authentiques accentue le besoin d’identification claire. Aussi, les surnoms sont-ils de plus en plus fréquents, d’abord pour les grands (Xe siècle) puis dans toutes les couches de la société (XIIe et XIIIe siècles). Ils sont formés à partir de la filiation, d’une indication topographique, d’une activité ou d’un état, ou encore d’une caractéristique physique. Ces surnoms deviennent héréditaires, en ligne agnatique, au cours des siècles suivants, et prennent valeur de noms de famille que l’État contribue à fixer. L’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) rend obligatoire l’enregistrement des baptêmes et des décès en français et celle de Blois (1579) impose l’inscription des mariages dans les registres paroissiaux. En 1667, ces derniers deviennent officiellement des registres d’état civil. Le même impératif de déclaration du nom est imposé aux protestants en 1787. Du XVIe auXVIIIe siècle, l’État accompagne donc, en le formalisant, l’usage qui se répand dans la société. Pourtant, on relève de nombreuses transgressions de la règle générale de fixité du nom, du fait de l’idéal de distinction qui caractérise la société d’Ancien Régime. Porter plusieurs noms et surnoms, reprendre un nom tombé en déshérence, prendre le nom d’une terre qu’on possède pour paraître noble - comme le Gros-Pierre, cité dansl’École des femmes, qui, ayant creusé un fossé autour de son champ, se fit appeler « Monsieur de l’Isle » -, sont des actes fréquents.

Le nom : une obligation légale.

• Il appartient à la période révolutionnaire de faire passer le nom de famille de la sphère de l’usage social à celle de la loi, de la relative fluidité à la plus stricte rigidité. Dans un premier temps (1789-1794), on assiste à une déstabilisation des principes nominaux de l’Ancien Régime. L’abolition des titres (19 juin 1790) n’est pas suffisante et la chasse est ouverte aux noms infâmes, comme l’illustre l’histoire du boucher Leroy, contraint de changer de nom par les autorités de Compiègne (18 octobre 1793). De même, c’est un changement de nom qui signe la déchéance de Louis XVI et la prochaine décapitation du « citoyen Capet ». Au fur et à mesure que l’on efface les symboles linguistiques de l’ancienne France, de nouveaux noms apparaissent, symboles de la rupture d’avec le passé et de l’auto-engendrement de l’homme nouveau. La mode est donc au changement de nom et au baptême révolutionnaire. C’est ainsi que Louis Philippe Joseph, duc d’Orléans, élu député de la Convention en 1792, devient « Philippe Égalité ». L’euphorie régénératrice entraîne l’adoption d’une loi très libérale, stipulant que « chaque citoyen a la faculté de se nommer comme il lui plaît » (24 brumaire an II/14 novembre 1793), s’il fait inscrire son nom à l’état civil, laïcisé depuis le 20 septembre 1792. Cependant, moins d’un an plus tard, la Convention thermidorienne adopte une loi extrêmement rigoureuse quant au principe de l’immutabilité des noms ; des poursuites sont en effet prévues contre les contrevenants, pouvant aller jusqu’à la dégradation civique en cas de récidive. C’est un tournant majeur dans l’histoire du nom, dont la stabilité est désormais garantie par l’état civil, et qui devient l’un des éléments essentiels du contrôle administratif des citoyens. Cette loi est reprise, avec quelques modifications, par celle du 11 germinal an XI (1er avril 1803). Le nouveau texte fixe les prénoms licites et les règles qui régissent l’approbation des changements de nom par l’État - procédure lourde qui, jusqu’à la réforme de 1993, nécessite l’intervention du Conseil d’État. Le « nom contemporain » est par la suite étendu à tous (juifs de France en 1808, anciens esclaves des Antilles françaises en 1848, « indigènes » de l’empire colonial, notamment en Algérie, à partir des années 1880) jusqu’à devenir l’évidence qui nous est familière.

 

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Les vaches laitières en Comté

Posté par francesca7 le 25 janvier 2014

 

220px-Parsonage_Farm-_Dairy_Farming_in_Devon,_England,_1942_D10227Certaines races de vaches, dites mixtes, peuvent être élevées aussi bien pour le lait que pour la viande. 

Les races agréées par l’AOC comté sont la montbéliarde, la simmental française et les vaches des deux races métissées. Ces deux races appartiennent au rameau de races pie rouge des montagnes ; ce sont des cousines de la simmental, une race suisse devenue une grande race internationale. Races de montagne, elles possèdent toutes les deux des onglons (sabots) durs, aptes à la marche pour aller chercher la nourriture. Rustiques, elles supportent les nuits en plein air à l’alpage avec des amplitudes thermiques quotidiennes importantes : il est courant d’avoir 35 °C le jour avec du gel la nuit.

La montbéliarde est une race créée au xviiie siècle par métissage de vaches comtoises avec un troupeau amené dans la région de Montbéliard par des réfugiés religieux suisses. La sélection effectuée sur cette race à considérablement amélioré sa productivité. Dans les années 2000, elle est la seconde race laitière française avec 1 800 000 animaux et en quantité de lait produite, avec 7 600 kg de lait en moyenne par lactation, derrière la prim’holstein, la vache des produits laitiers industriels. La montbéliarde est classée première pour la production de fromages AOC ; outre le comté, elle est présente dans le Massif Central pour la production de nombreux fromages (bleu d’Auvergnesaint-nectaire…) ou dans les Alpes pour notamment les reblochon et abondance.

La simmental française est une race moins productive avec 6 400 kg de lait, mais elle possède une conformation de carcasse supérieure, permettant de mieux valoriser les veaux et les vaches de réforme à la vente vers la filière bouchère. Sa réelle mixité en fait une race très polyvalente, même si ses effectifs restent relativement faibles. (72 000 animaux en 2005)

L’élevage en stabulation toute l’année est prohibé. Le troupeau doit pâturer dès que possible. Les vaches doivent avoir au moins un hectare de prairie chacune sur l’exploitation. Elles ne peuvent être nourries avec aucun aliment transgénique. (OGM) Aucune culture d’OGM susceptible d’être utilisée dans l’affouragement ne peut avoir lieu sur l’exploitation. Les aliments fermentés (ensilage) sont interdits. La ration quotidienne des laitières doit se faire en fourrage issu de la zone d’appellation d’origine. Une dérogation peut être accordée à titre exceptionnel si la raison est justifiée. Les vaches mangent de l’herbe fraîche quand la saison le permet et du foin durant la mauvaise saison.
Le rendement en lait ne peut dépasser 4 600 kg de lait par hectare. Le sur-pâturage risquerait de modifier la flore naturelle par sélection des plantes les plus vigoureuses.

Les vaches laitières en Comté dans Bourgogne 220px-Walworth_Gate_012Dès la traite effectuée, le lait doit être refroidi au-dessous de 18 °C et apporté le plus tôt possible à l’atelier de transformation. L’idéal est après chaque traite, mais si ça n’est pas possible il peut être stocké pour n’être transporté que toutes les deux traites. Le lait est alors stocké à une température de 10 à 18 °C. Les ateliers de transformation ne peuvent collecter de lait au-delà de 25 km autour de l’atelier, sauf cas particulier ; les exploitations laitières au-delà de 25 km qui fournissaient du lait avant 1998 (date de mise en place de la mesure) peuvent encore bénéficier d’une dérogation. La liste de ces exploitations déposée auprès de l’INAO est close.

L’étonnante richesse aromatique du comté est notamment due aux conditions d’élevage : pâturage extensif à une altitude moyenne de 300 à 1 000 m(dans le massif du Jura) assurant une herbe riche et une flore très diversifiée regroupant près de 2 000 espèces, soit plus de 40 % de la flore française.

 La production mondiale de lait s’est élevée en 2007 à 679 millions de tonnes, et à 25 millions de tonnes en France. 22,2 milliards de litres de lait sont collectés et livrés à plus de 700 sites de transformation qui emploient 60 000 personnes. La plupart de ces 22,2 milliards de litres sont consommés sous une autre forme que du lait liquide, qui ne constitue que 11 % de la collecte. Le chiffre d’affaires de l’industrie laitière en France est de 23.4 milliards d’euros. Les deux tableaux ci-dessous regroupent les statistiques 2007 relatives à la production et à la transformation du lait.

Pour un éleveur, les deux caractéristiques principales qui font la qualité du lait de ses vaches sont:

  • le taux de matière azotée totale également appelé taux protéique ou TP ;
  • le taux de matière grasse également appelé taux butyreux ou TB.

Ces taux varient en fonction des races, et par exemple :

  • le lait de la Prim’Holstein (première race en France avec environ 80 % de la production) présente, en moyenne, un taux de matière grasse de 39,7 pour 1 000 et un taux de matière azotée de 31,9 pour 1 000 (habituellement en masse, soit en grammes par kg) ;
  • le lait de la Normande présente, en moyenne, un taux de matière grasse de 42,8 pour 1 000 et un taux de matière azotée de 34,5 pour 1 000.

Cette deuxième race est moins productive mais son lait plus riche est vendu plus cher et est apprécié pour la production de fromage.

Ces taux sont variables en fonction de la race, et de différents facteurs comme l’alimentation, la photopériode ou la période de lactation.

Après transformation, on vend des produits laitiers standardisés, comme le lait entier, le lait demi-écrémé et le lait écrémé.

D’abord vendu en vrac, le lait était transporté dans des cruches en fer ou laiton, puis dans des bidons de fer blanc où le marchand puisait avec une mesure pour verser ensuite le liquide dans le récipient du client. Cruches ou bidons étaient transportés, dans les pays occidentaux, dans des charrettes tirées par des chevaux, des ânes ou des chiens.

L’acheteur qui se rendait à la ferme emportait avec lui sa « boîte à lait », récipient (muni d’une poignée) d’un ou deux litres affectant à peu près la forme du gros bidon qui servait à collecter le lait dans les étables, dans laquelle était transvasée la quantité de lait désirée.

220px-Jan_Vermeer_van_Delft_021 dans FAUNE FRANCAISELe lait a ensuite été conditionné en bouteilles de verre, en bouteilles plastiques, en berlingots cartonnés, en sachets plastiques scellés et même en capsules pour les portions individuelles servies dans l’HORECA et dans les collectivités. Le lait déshydraté est conditionné en cartons ou en bâtonnets (portions individuelles). Mais, D’après Le Berre, plusieurs nutritionnistes considèrent que le lait n’est pas véritablement adapté au régime alimentaire des adultes, mais que la plupart des produits laitiers le sont. Selon eux, les protéines et le calcium du lait seraient difficilement assimilés par l’espèce humaine, car adaptés seulement au veau. Selon Jean-Marie Bourre, un autre argument mis en avant par les détracteurs veut que les produits laitiers fassent grossir, mais Jean-Marie Bourre avance des études prouvant que la consommation de produits laitiers au sein d’une alimentation équilibrée réduit les risques de diabète, d’obésité, et surtout d’hypertension, sans pour autant faire maigrir.

 

 

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L’origine des Journées du patrimoine

Posté par francesca7 le 28 décembre 2013

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Le 31 décembre 1913 était promulguée la loi sur les monuments historiques. Les Journées du patrimoine, les samedi 14 et dimanche 15 septembre, fêtent le centième anniversaire de cette loi ainsi que leur propre trentième anniversaire. C’est l’occasion, comme tous les ans, de visiter des tas de lieux insolites à travers tout le territoire français.

Douze millions de visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous pendant lequel 16.000 monuments et sites publics et privés sont ouverts à la visite. La loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques a donné naissance à un système de dispositifs de protection du patrimoine, du recensement à l’inscription et au classement.

Les Journées portes ouvertes des monuments historiques, grande fête du patrimoine, sont nées en 1984 à l’initiative de l’ex-ministre de la Culture Jack Lang. Elles sont devenues européennes en 1991. Tous les ans, elles sont l’occasion, le plus généralement gratuitement, d’avoir accès à des monuments habituellement fermés au public et aussi d’entrer dans les coulisses, les cours cachées et les recoins secrets d’institutions plus ouvertes.

426176f9ffffd360754b52e71f52c602-Les Journées stimulent, selon les autorités de la Culture, la fréquentation des monuments accessible toute l’année et sensibilisent les citoyens à la protection des monuments. Aujourd’hui, plus de 44.000 immeubles et 132.000 objets sont protégés au titre des monuments historiques. La valorisation du patrimoine implique de nombreuses restaurations. Le public pourra visiter cette année un certain nombre des chantiers en cours, comme celui des toitures de l’abbaye de Corbigny (XVIIIe siècle), dans la Nièvre, avec une démonstration du travail des maîtres charpentiers. Ou assister à une démonstration de taille de pierre par les artisans qui réalisent les dalles commémoratives du parvis de la cathédrale Saint Jean Baptiste de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Le patrimoine, une notion née avec la Révolution française
Exceptionnellement, on peut voir le travail des ateliers d’art de la Réunion des musées nationaux, à Saint-Denis, où sera proposé un atelier de moulage de statue pour les enfants. La notion de patrimoine est née au lendemain de la Révolution française. Elle est étroitement liée au sentiment d’appartenance à une nation. Dès 1830, François Guizot, ministre de l’intérieur, crée une inspection générale des monuments historiques. Une commission supérieure des Monuments historiques est instituée en 1837 et une première liste des monuments protégés est établie en 1840.

La première loi sur la conservation des monuments et objets d’art ayant un intérêt historique est celle du 30 mars 1887. Elle ne concerne que le patrimoine appartenant à des personnes publiques. Le public est toujours nombreux pour visiter les grandes institutions, comme le Sénat ou l’Hôtel Matignon ou le Palais de l’Elysée, lors des Journées du Patrimoine.

La vision du patrimoine en constante évolution
C’est la loi du 31 décembre 1913 qui a réellement fondé la politique de protection des monuments historiques et institué les pratiques qui forgent la pensée du patrimoine en France. Elle rend possible le classement d’un bâtiment ou d’un objet sans l’accord de son propriétaire, même s’il est privé.

La vision du patrimoine a ensuite évolué, tout le long du XXe siècle, incluant les champs de bataille de la Grande Guerre, puis la protection des abords des monuments classés à partir d’une loi de Vichy, celle du 25 février 1943.

Le patrimoine, ce n’est pas que les antiquités. Des bâtiments du XXe siècle comme ceux d’Auguste Perret sont classés dès 1957, ainsi que ceux de Le Corbusier ou Robert Mallet-Stevens. On peut ainsi visiter la Fondation Le Corbusier, installée dans la Maison La Roche, qui après un an de restauration vient d’ouvrir ses portes, dans le 16e arrondissement de Paris. On peut aussi découvrir les espaces communs et certains appartements de la Cité radieuse à Marseille. Ou encore le Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives (Drôme).

Plus tard, ce sont des ensembles urbains entiers qui sont pris en compte, avec la loi Malraux du 4 octobre 1962 sur les secteurs sauvegardés. Avec la désindustrialisation, ce sont les usines ou les mines qui ont rejoint le patrimoine national. Comme les forges et moulins de Pinsot, dans l’Isère, où on peut voir comment on faisait la farine et l’huile de noix. Enfin, après le patrimoine industriel, scientifique et technique, depuis les années 1990, on s’intéresse au patrimoine immatériel, incluant pratiques, représentations ou savoir-faire.

Le patrimoine matériel et immatériel
Patrimoine industriel mais aussi patrimoine vivant, la clouterie Riverre à Creil (Oise) est la dernière clouterie française en activité. Elle fournit des clous à de nombreux artisans et industriels… et aussi pour la restauration de monuments historiques, avec des machines centenaires. Des visites guidées sont organisées samedi et dimanche. Autre usine labellisée EPV (entreprise du patrimoine vivant), la savonnerie Le Fer à cheval à Marseille.

Les monuments racontent l’histoire en Seine-Saint-Denis, comme l’hôpital Avicenne à Bobigny : inscrit dans la politique coloniale française, il est construit entre 1931 et 1935 en style néo-mauresque, et destiné aux malades maghrébins de la région parisienne avant de s’ouvrir à tous et d’être rattaché, en 1962, à l’Assistance publique / Hôpitaux de Paris. Et l’http://www.journeesdupatrimoine.cul…, près du camp de Drancy, d’où des milliers de juifs furent déportés à Auschwitz.

Patrimoine en devenir, les anciens magasins généraux de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, à Pantin (Seine-Saint-Denis) sont ouverts au public pour le première et la dernière fois avant transformation. Ces énormes entrepôts construits sur le canal de l’Ourq au début des années 1930 ont cessé d’être utilisés au milieu des années 2000 et, investis par les graffeurs, ils sont devenus un spot d’art éphémère. Avant d’être mis en chantier le mois prochain pour devenir des bureaux, ils proposent pendant trois jours des visites, des illuminations et des concerts.

Et s’il fait beau, le patrimoine est aussi naturel. Pour la première fois, l’Arboretum et herbier Roger de Vilmorin, à Verrières-le-Buisson (Essonne) participe aux Journées du patrimoine. Classé Réserve naturelle régionale, il conserve 200 arbres et 200 arbustes. L’herbier retrace quatre siècles de recherche en botanique et en amélioration des plantes.

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Balade au Lac de Paladru

Posté par francesca7 le 3 novembre 2013

 

Balade au Lac de Paladru dans Isère lac_de_paladru_3

Les légendes du lac n’ont pas manqué d’inspirer les poètes. Voici quelques vers de Mlle A. Gardaz :

« Un jour un choc brûlant fit trembler les collines,

De sanglantes vapeurs noyèrent l’horizon

Les pierres et les eaux bouillaient dans les ravines

Des murs et d’ossements, ce fut un tourbillon !

La terre s’entr’ouvrit… Soudain un lac immense

Étendit son miroir et son morne silence. »

Comment ne pas les rapprocher du Victor Hugo des Orientales

« Une ville n’est plus et miroir du passé

Sur ses débris éteints s’étend un lac glacé. »

 

Le lac de Paladru est situé dans le département de l’Isère et plus précisément dans la région des collines miocènes du Bas-Dauphiné, appelées Terres froides, approximativement entre les villes de Voiron et La Tour-du-Pin. Il s’étend selon une orientation nord est-sud -ouest sur 5 300 m, pour une largeur de 650 m. Il a une profondeur moyenne de 25 m, avec un maxima de 36 m. Le volume d’eau qu’il contient est de 97 millions de m3. Il est situé à 492 m d’altitude. Cinq communes se partagent le littoral. Ce sont, dans le sens des aiguilles d’une montre: Charavines (à la pointe sud), Le Pin, Paladru (qui lui a donné son nom pour en avoir la plus grande part, à la pointe nord), Montferrat et Bilieu. Les plages se situent aux deux extrémités ; les rives latérales ont une forte déclivité. Le bassin du lac est un facteur d’unité et donne une image d’authentique « pays » au sens géographique du terme.

Le lac est le produit du surcreusement par le glacier du Rhône sur un dépôt Miocène à dominance calcaire du Bas-Dauphiné. Lors du retrait au moment du réchauffement würmien, il y a 12 000 ans, le barrage morainique du Guillermet a formé le lac. Cette origine est perceptible par la présence, au sommet des collines environnantes, de blocs erratiques, arrachés aux sommets des Alpes et abandonnés à des altitudes de 800 m lors du retrait du glacier. Un témoin impressionnant appelé pierre Beau Soleil ou pierre de Libre Soleil (6 m de long sur 4,50 m de large et haut de 2 m) est visible au-dessus de Bilieu. Il faut noter la forme d’auge caractéristique des deux vallées contiguës au lac de Paladru, la vallée de la Bourbre et la vallée d’Ainan qui démontre l’origine commune des Trois-Vals. Les langues glaciaires du Rhône y rencontraient celles du glacier de l’Isère au débouché de la cluse de Voreppe et ont conduit à la constitution de bourrelets morainiques et de plusieurs seuils dont celui de Charavines (au lieu-dit Le Guillermet).

Son alimentation se fait par deux ruisseaux : le Courbon du côté de Montferrat et le Chantabot (ou Surand) du côté de Le Pin, émissaire de l’étang du Vivier. Un apport par des sources sous-lacustres est attesté par l’importante différence entre la somme des débits entrants et le débit sortant. Ce dernier donne naissance à la Fure dont le nom évoque la violence du torrent primitif. La Fure se jette après un parcours d’une vingtaine de kilomètres dans l’Isère à Tullins, après avoir traversé Rives, ville renommée au Moyen Âge pour la qualité de ses épées. Le vallon de la Fure a connu du xviiie au début du xxe siècle un destin industriel prospère (aciéries, papeteries). Une prise en surface et un éclusage furent aménagés en 1869 pour réguler le cours de la Fure en saison sèche et permettre l’exploitation de toutes ces usines.

Le site, peu favorisé par son climat et la pauvreté des sols, fut temporairement occupé au néolithique (site des baigneurs – voir infra), puis pendant la période gallo-romaine, mais sans que l’on y ait découvert des restes de villa à proximité immédiate du lac. Il fait partie du comté carolingien de Sermorens créé tardivement au ixe siècle et qui est rattaché à la Francie médiane, puis au royaume de Provence.

C’est au cours du xie siècle qu’un essor démographique et économique entraîna une colonisation durable des rives du lac (site des chevaliers-paysans – voir infra). Au xiie siècle, le lac de Paladru est dans la zone frontière des principautés de Savoie et du Dauphiné que ni l’une ni l’autre ne dominent complètement. Cette situation trouble favorise l’émergence de baronnies telle que la Maison des Clermont. En 1340, ces derniers prêteront hommage au Dauphin pour les châteaux de Virieu, Paladru, Montferrat, Saint-Geoire-en-Valdaine, tous à proximité du lac. Dès lors le site suivra le sort du Dauphiné et sera intégré au royaume de France.

Dans les années 1909-1913, le lac servit de terrain d’expérience pour des prototypes d’hydravion construits par Raymond de Montgolfier, un descendant de la célèbre famille.

La Via Gebennensis, un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, longe la rive du lac.

 dans LACS DE FRANCELes rives du lac ont conservé plusieurs sites préhistoriques qui n’ont pas fait l’objet de recherches archéologiques systématiques. L’un de ces sites sur la rive sud du lac, dit site des Baigneurs près de Charavines, a été identifié en 1904 à l’occasion d’une baisse importante du niveau des eaux et a fait l’objet d’une fouille systématique sur 450 m2 de 1972 à 1986. D’une surface de environ 1500 m2, il a été colonisé au Néolithique deux fois successivement, de 2668 à 2580 avant JC d’après les analyses dendrochronologiques. Contrairement aux premières hypothèses, il ne s’agissait pas d’habitations sur pilotis (palafittes), mais de villages installés sur la terre ferme au bord du lac. Après une première occupation de 20 à 25 ans, les habitants ont pris le temps d’emporter tout ce qui était utilisable avant d’abandonner le village. Un groupe étant revenu environ 40 ans plus tard, il a reconstruit les maisons existantes plutôt que de réparer les anciennes ; ce groupe est resté de nouveau 20 à 25 ans, mais cette fois le départ a été provoqué par une montée rapide des eaux poussant les habitants à abandonner de nombreux objets encore utilisables. Cette montée des eaux a été définitive, et a permis une bonne conservation des vestiges. Entourés d’une palissade, les deux villages successifs étaient organisés autour d’une place centrale fortement empierrée. Des blocs de quartzite étaient utilisés pour le chauffage. Les activités domestiques et l’évacuation des rejets sont similaires pour les deux villages, mais les activités artisanales (fabrication d’outils et autres objets) sont, dans la deuxième phase d’occupation, réalisées plus collectivement que pendant la première phase d’occupation.

Une exposition permanente est présente au musée archéologique du lac de Paladru à Charavines

Il s’agit d’un lac privé, propriété de la Société civile du lac de Paladru fondée le 24 juin 1874. Ce statut est le résultat d’un imbroglio juridique et d’une série de procès s’étendant sur tout le xixe siècle. Outre le fait que la Société civile du lac de Paladru soit propriétaire du terrain, dernièrement, un jugement rendu par la Cour d’Appel de Grenoble en date du 4 février 2008 a statué sur le fait que la Société civile du lac de Paladru était propriétaire de l’eau.

À l’origine, la propriété du lac était partagée par droit féodal entre le marquis de Pons-de Tourzel, héritier des Clermont, le marquis de Barral, qui fut maire de Grenoble, et les chartreux de la Sylve Bénite. Les habitants du hameau de Colletière (commune de Charavines) bénéficiaient d’un droit de pêche consenti par le seigneur de Clermont.

À la Révolution, les chartreux sont chassés et leurs biens immobiliers vendus, les Pons-de-Tourzel émigrent, les Barral renoncent à leurs droits féodaux. Dès lors, les revendications des communes et des riverains se heurtent aux fermages renouvelés par les anciens propriétaires de retour d’émigration (les Tourzel en 1808) ou revenant sur le renoncement de leurs droits (cas des Barral). L’État intervient également dans les 320px-Ballon_006instances. En définitive, les tribunaux reconnaissent la validité des transactions (baux et ventes) passées par les premiers propriétaires et permettent la constitution de la Société civile.

De nombreuses espèces d’oiseaux nichent dans les marais ou les roseaux du lac: hérons cendrés, grèbes, locustelles, rousserolles, bruants des roseaux, cincles plongeurs, becassines des marais, martins-pêcheurs, canards, sarcelles, macreuses, foulques, cygnes. Le marais de la Véronière (sur la commune de Montferrat) au nord du lac est classé zone naturelle protégée. Les roselières sont également protégées (150 ha), un arrêté préfectoral interdit toute pénétration et destruction des roseaux.

Le lac recèle une faune aquatique diversifiée: brochets, carpes, perches, tanches, ombles chevaliers, truites lacustres, corégones, gardons, ablettes, écrevisses.

 

 

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AU TEMPS DU FACTEUR

Posté par francesca7 le 22 mai 2013

AU TEMPS DU FACTEUR dans ARTISANAT FRANCAIS poste-300x209

mon père né en 1927, dcd en 2007 – était lui-même facteur dans nos campagnes….

 

 

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Distribution du courrier : de Louis XI
au projet de « torpille postale »

(D’après « Le Petit Journal illustré », paru en 1928)

Recevrons-nous, un jour prochain, nos lettres par la « torpille postale » ? s’interroge en 1928 un chroniqueur du Petit Journal, qui ajoute que cette torpille vous a un petit air belliqueux qu’on n’attendait guère d’une initiative des P.T.T., administration pacifique… Ce nouveau mode de distribution du courrier est alors l’occasion de revenir sur plusieurs siècles de lente évolution, et d’évoquer le temps, révolu, où le destinataire payait pour recevoir une lettre, où le coût du transport était directement lié à la distance parcourue, et où l’acheminement des envois en pays étranger exigeait jusqu’à quelques semaines

Rassurons-nous, écrit notre chroniqueur : la torpille postale ne sera torpille que dans sa forme : ses effets, loin d’être dangereux, seront bienfaisants, puisqu’ils nous permettront de recevoir nos lettres avec une rapidité inconnue jusqu’à présent. Nous apprenons ainsi que l’idée de cette « torpille postale » est de MM. Louis Hirschauer, ingénieur en chef de l’Aéronautique, et Augustin Talon, inventeur du chemin de fer du Midi.

Elle procède, semble-t-il, de l’idée du « chemin de fer volant », qu’il fut question de construire trois années plus tôt entre Paris et Saint-Denis, et qui consistait en une sorte de wagon-locomotive à hélice, guidé par un rail électrique aérien, que devaient supporter des pylônes placés de distance en distance. De même, la « torpille postale » sera constituée par un projectile fusiforme guidé par des rails que supporteront des pylônes hauts de 40 à 50 mètres et distants l’un de l’autre de 400 à 500 mètres. Cet obus voyageur, qui contiendra les lettres, les journaux, les paquets postaux, filera à la vitesse régulière de 360 kilomètres à l’heure. En deux heures et demie, une lettre ira de Paris à Marseille.

Il y a cent ans, écrit notre journaliste, évoquant ainsi le début du XIXe siècle, le même trajet ne demandait guère moins de huit jours, et le destinataire, en recevant la lettre, devait donner la somme de 1 fr. 20, qui représentait alors à peu près le prix d’une journée d’ouvrier.

Nul n’ignore que c’est à Louis XI qu’appartient la gloire d’avoir jeté, dans le milieu du XVesiècle, rappelle-t-il, les premières bases de l’institution postale. Il est vrai que le roi ne concevait cette institution que pour le service royal et ne se souciait guère de celui des particuliers ; amis ces derniers ne devaient pas tarder à apprécier pour eux-mêmes l’utilité des postes et à tirer parti de leur établissement. L’ordonnance de Louis XI est datée de Luxies (aujourd’hui Lucheux), près de Doullens. Le beffroi où le roi signa cet édit, le 19 juin 1464, est encore debout. Louis XI y ordonne « l’établissement de certains coureurs et porteurs de depesches en tous lieux de son royaume pour la commodité de ses affaires e ! diligence de son service ».

Pour cet objet. il veut que soient réunis « en toutes les villes, bourgs, bourgades et lieux que besoin sera, un nombre de chevaux courant de traitte en traitte, par le moyen desquels ses commandements puissent être promptement exécutés, et qu’il puisse avoir nouvelles de ses voisins quand il voudra… » L’institution des relais de poste une fois établie, il ne fallut pas longtemps à la nation française pour en sentir toute l’utilité. Bientôt, chacun voulut en profiter pour ses voyages ; et les particuliers furent admis à le faire, en acquittant une taxe prévue dans les ordonnances royales.

Quant au transport des lettres, on prit d’abord l’habitude de joindre aux plis appartenant au gouvernement ceux qu’on voulait faire parvenir dans les mêmes lieux. Mais c’est seulement deux cents ans plus tard, sous le ministère de Richelieu, que ce service fut régularisé par M. d’Alméras, directeur général des postes du royaume. Un tarif des lettres fut fixé par un arrêt du Conseil d’Etat ; mais le produit ne servait qu’à indemniser les porteurs et les commis. L’Etat n’avait pas encore soupçonné le profit qu’il pouvait tirer des postes. C’est Louvois qui, le premier, songea à faire profiter le Trésor, en affermant l’exploitation de ce service. En 1672, la première année où fut établi ce monopole, les Postes rapportaient à l’État 1 200 000 livres. En 1695, le bail fui porté à 2 820 000 livres. Successivement, il fut augmenté pendant toute la durée du XVIIIe siècle. A la veille de la Révolution, les Postes fournissaient annuellement 12 millions au Trésor.

facteur dans ARTISANAT FRANCAISPourtant, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les départs de Paris pour les diverses régions de France ne se faisaient qu’une fois par semaine. Ils devinrent peu à peu bi-hebdomadaires, puis tri-hebdomadaires, mais ce n’est qu’en 1828 que le service fut rendu quotidien pour toutes les villes où se trouvait un bureau. Les campagnes, jusqu’alors, étaient absolument négligées. Les villages éloignés des cités de quelque importance demeuraient à peu près privés de communications avec le reste du pays. L’administration se chargeait uniquement du transport des lettres jusqu’aux bureaux des viles. Le paysan qui attendait un pli en était réduit à venir le chercher lui-même à la ville. Certaines communes avaient des exprès ou des messagers à leur service dont la mission était d’aller une ou deux lois par semaine à la ville chercher la correspondance de leurs habitants. En résumé, l’administration ne servait directement qu’environ six millions de citoyens formant la population des villes et ne se préoccupait en aucune façon des vingt-sept millions d’habitants des campagnes.

La loi du 3 juin 1829 remédia à cet état de choses en étendant jusque dans les campagnes les service de l’administration des Postes. On créa un service de cinq mille « piétons » ou facteurs ruraux, qui furent chargés de parcourir de deux jours l’un au moins, les trente-cinq mille communes ne possédant pas de bureau de poste. Pour le transport des lettres et des paquets postaux, l’administration employait alors des voitures légères traînées par quatre chevaux, et dans lesquelles étaient ménagées trois places pour les voyageurs. Ces voitures partaient de Paris, centre du mouvement des postes, roulaient à fond de train sur Ies treize grandes routes de « première section », c’est-à-dire celles de Besançon, Bordeaux, Brest, Caen, Calais, Clermont, Lille, Lyon. Mézières, Nantes, Rouen, Strasbourg et Toulouse, et sur les neuf routes de « deuxième section » qui communiquaient de Bordeaux à Bayonne et à Toulouse, de Lyon à Marseille, d’une part, et à Strasbourg de l’autre ; de Toulouse à Avignon et à Bayonne, de Chatons à Nancy, de Moulins à Lyon, et de Troyes à Mulhouse.

Elles faisaient en moyenne du douze à l’heure — 348 kilomètres de moins que ne fera la « torpille postale ». Et l’on estimait alors que c’était une belle allure. Le temps moyen que mettait une malle-poste pour parcourir la distance d’une poste, ou deux lieues, était de 46 minutes. La route sur laquelle le service des relais se faisait avec la plus grande activité était celle de Bordeaux. Le courrier ne mettait que 48 heures à la parcourir dans toute son étendue, qui était de 77 postes, ou 145 lieues, et donnait un temps moyen de 37 minutes par poste. Celui de Lille venait après. Il fournissait sa course (30 postes ou 60 lieues) en 21 heures… les rapides de la Compagnie du Nord la faisant au début du XXe trois heures ; la torpille postale n’y mettra pas même trois quarts d’heure, affirmait-on alors.

Les communications avec l’étranger étaient encore, au début du XIXe siècle, fort irrégulières. On n’avait de rapports faciles qu’avec les pays limitrophes : la Belgique, l’Allemagne, l’Italie. En 1830, le transport des dépêches de France en Angleterre et d’Angleterre en France n’était pas encore journalier. Il ne le devint que trois ans plus tard ; et, dans le traité signé à cette occasion entre les deux pays, il fut soigneusement stipulé que même en cas de guerre, les paquebots de poste pourraient continuer leur navigation sans obstacle de part et d’autre. Dans la Méditerranée, ce ne fut qu’en 1837 qu’on service à peu près régulier fut établi entre Marseille, le sud de l’Italie et les pays du Levant. Les correspondances mettaient quatorze à quinze jours pour parvenir à Alexandrie et à Constantinople.

Quant aux relations entre la France et l’Amérique, elles étaient alors des plus précaires. Aucun service régulier. En 1839, les correspondances françaises pour les Etats-Unis étaient encore tributaires de l’Angleterre, qui venait d’établir une ligne de paquebots à vapeur de Bristol à New-York. Ces ancêtres des transatlantiques faisaient le voyage en douze jours. Et l’on se plaignait beaucoup, en ce temps-là, de l’administration des postes : non point à cause de la lenteur qu’elle mettait à acheminer tes correspondances — les moyens de transport en usage ne lui permettaient pas de faire mieux — mais parce que le port des lettres était frappé de taxes excessives.

Jusqu’au moment où apparut la taxe unique par le moyen du timbre, le coût du transport des lettres était proportionnel à la distance. A l’époque où l’Etat prit le monopole des postes, c’est-à-dire vers 1675, une lettre coûtait, de Paris à Bordeaux, cinq sols ; de Paris en Angleterre, dix sols — il y avait deux bateaux par semaine — ; de Paris à Liège, seize sols. C’était cher, mais il faut tenir compte de la difficulté des communications et de l’état des chemins en ce temps-là. Le 8 décembre 1703, une nouvelle ordonnance royale fixa le tarif suivant : pour un trajet inférieur à 20 lieues : 3 sous ; de 20 à 49 lieues : 4 sous ; de 40 à 60 lieues : 5 sous : de 60 à 80 lieues : 6 sous : de 80 à 100 lieues : 7 sous ; de 100 à 120 lieues : 8 sous ; de 120 à 150 lieues : 9 sous ; de 150 à 200 lieues : 10 sous.

En 1759, dans la déclaration royale du 8 juillet, on voit tenir compte, pour la première fois, du poids de la lettre. Ce poids est fixé à 2 gros — prés de 8 grammes — avec le tarif suivant : pour moins de 20 lieues : 4 sous ; de 20 à 40 lieues : 6 sous ; de 40 à 60 lieues : 7 sous ; de 60 à 80 lieues : 8 sous ; de 80 à 100 lieues : 9 sous ; de 100 à 120 lieues : 10 sous ; de 120 à 150 lieues : 12 sous ; pour 150 lieues et au delà : 14 sous.

Le décret du 22 avril 1791, en stipulant que le poids de la lettre pouvait atteindre un quart d’once, fixa à 4 sous le transport d’une lettre dans le même département. Peu de temps après, le 27 nivôse an III (7 janvier 1795), ce prix fut porté à 5 sous. D’autres décrets modifièrent encore les taxes, mais ce ne fut pas pour les réduire au contraire.

Dans le premier tiers du XIXe siècle, on se plaignait plus fort que jamais en France, de l’énormité des taxes dont était frappé le port des lettres. Ces taxes étaient toujours, comme deux siècles auparavant, calculées suivant la distance. Elles étaient énormes pour les lettres qui allaient d’un bout de la France à l’autre. Au tarif de 1828, il fallait payer vingt-quatre sous pour expédier une lettre de Marseille à Paris. Heureusement, un grand progrès devait s’accomplir bientôt par l’emploi du timbre-poste. Un Anglais, sir Rowland Hill, l’inventa en 1835. Mais l’Angleterre ne mit l’invention en pratique que cinq ans plus tard. La Suisse suivit l’exemple en 1843 ; puis le Brésil et les Etats-Unis en 1847.

La France n’entra dans l’union postale, en même temps que la Belgique et la Bavière, qu’en 1849. A parti du 1er janvier 1849, le port des lettres fut fixé uniformément à 0,20 franc. Un an plus tard, le gouvernement élevait Ie tarif à 0,25. En 1853, on revenait à 0,20, pour remonter de nouveau à 0,25 en 1871. Plus tard, on se décida pour 0,15. Enfin, en 1906, les lettres ne coûtèrent plus que 0,10 franc. A cette époque, le port des lettres à 0,10, les Anglais l’avaient depuis trois quarts de siècle.

Nous n’en aurons joui que pendant 10 ans. Au mois de janvier 1917, le prix du timbre fut remonté à 0,15 ; augmenté de nouveau en avril 1920 et fixé à 0,25, tarif qui n’avait pas été appliqué depuis les jours de misère et de deuil de 1871 ; puis successivement porté depuis depuis 1925 à 0,30 franc, puis à 0,40 pour aboutir finalement au tarif, considéré en 1928 comme excessif de 0,50 franc. Et notre chroniqueur d’espérer qu’il en restera là… ajoutant que c’est déjà trop d’en être revenu à des taxes qui faisaient justement, cent ans plus tôt, l’indignation de nos aïeux.

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La Sauge en France

Posté par francesca7 le 17 février 2013

 

La Sauge en France dans FLORE FRANCAISE photoxpress_4114781-150x150Noms communs : sauge, thé de Provence, thé de Grèce, herbe sacrée, sauge ananas. 
Nom scientifique :
 Salvia officinalis et autres espèces de Salvia. 
Famille : 
labiées (synonyme : lamiacées). 

Le terme « sauge », qui est apparu au XIIIe siècle, vient du latin salvia, dérivé du verbesalvere (guérir), par allusion aux propriétés médicinales alléguées de la plante.

On dit de la sauge que c’est l’une des herbes les plus anciennement cultivées. Sa réputation de préserver la santé et de prolonger la vie lui serait acquise depuis les temps les plus reculés, tant en Chine qu’en Europe. Jadis, elle portait le nom de Salvia salvatrix, ce qui en dit long sur les pouvoirs qu’on lui attribuait.

Plante vivace de 30-80 cm, velue, simple ou peu rameuse, odorante; feuilles la plupart radicales, largement ovales ou oblongues, rugueuses, doublement crénelées, pétiolées, vertes, les supérieures sessiles; fleurs grandes, bleues, rarement roses ou blanches, en verticilles écartés formant des grappes allongées visqueuses; bractées herbacées, plus courtes que les calices; calice pubescent, à 13 nervures, à lèvre supérieure tridentée, les 2 dents latérales conniventes sur la médiane; corolle de 15-25 mm, 3 fois aussi longue que le calice, à lèvre supérieure courbée en faux; style longuement saillant.

Floraison de mai à juillet.

300px-salvia_officinalis_p1150380 dans FLORE FRANCAISE

Habitats:

Prés et pelouses, dans toute la France et en Corse.

Principes actifs et propriétés

Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent donc pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. Reste que l’ajout de fines herbes aux aliments, de façon régulière et significative, permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.

La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’être en mesure d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres dans le corps. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Quelques chercheurs ont évalué la capacité antioxydante des sauge-227x300fines herbes et tous s’entendent pour dire que les fines herbes fraîches démontrent une capacité antioxydante non négligeable, parfois même plus élevée que celle de certains fruits et légumes. Cela démontre qu’effectivement, l’ajout de fines herbes de façon régulière dans l’alimentation contribue à l’apport en antioxydants. Dans une étude, la capacité antioxydante de la sauge a été estimée comme étant la plus élevée parmi six fines herbes . L’acide carnosique et l’acide rosmarinique seraient les principaux composés antioxydants retrouvés dans la sauge.

Une récente étude effectuée chez des rongeurs a démontré que la consommation d’infusions de sauge séchée pendant deux semaines par ces animaux augmentait de façon significative l’activité d’un enzyme antioxydant produit par le foie. L’infusion était composée d’acide rosmarinique et de lutéoline, deux composés phénoliques exerçant des effets antioxydants. L’effet potentiellement bénéfique sur le foie, que confère aux animaux l’infusion de sauge, mérite d’être davantage exploré dans de futures études.

Effets sur les lipides sanguins. La consommation d’un extrait de feuilles de sauge diminuerait les triglycérides chez l’animal. Rappelons que les triglycérides sont des lipides en circulation dans le sang et qu’ils peuvent devenir un facteur prédisposant à la maladie cardiovasculaire lorsqu’ils sont présents en grande quantité. Les auteurs de cette étude ont identifié plusieurs composés actifs dans la sauge, mais seul l’acide carnosique a démontré un effet hypotriglycéridémiant. Ces résultats devront être validés chez l’humain.

Maladie d’Alzheimer. Une étude d’intervention a démontré que des extraits de sauge administrés pendant quatre mois à des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer améliorait lesfonctions cognitives et diminuait l’agitation, comparativement aux personnes ayant reçu le placebo. La sauge serait efficace pour le traitement des cas légers et modérés de la maladie. Les mécanismes proposés pour expliquer ces effets comprennent l’amélioration de la transmission de l’influx nerveux dans le cerveau ainsi que la diminution du stress oxydatif et des réactions inflammatoires.

Effet sur la glycémie. Dans le cadre d’une étude exploratoire effectuée chez l’animal, l’administration d’un extrait de sauge a diminué jusqu’à 30 % la glycémie (taux de glucose dans le sang) de souris modérément diabétiques et non-diabétiques. Chez les souris ayant un diabète grave, la sauge n’a pas eu d’effet hypoglycémiant significatif, démontrant ainsi que l’extrait de sauge requiert la présence d’insuline pour exercer une régulation à la baisse du glucose sanguin. Il n’est pas possible, dans les limites de cette étude, d’identifier les composés actifs responsables des effets observés et encore moins de transposer les résultats chez l’humain.

La sauge contient des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, par exemple ceux mis en marché sous les appellations Coumadin, Warfilone et Sintrom, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, dont la sauge, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement. Il est conseillé aux personnes sous anti-coagulothérapie de consulter un diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

HISTOIRE DE LA SAUGE :

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa sauge était une des plantes salvatrices du Moyen Âge. Reconnue par les Chinois, ces derniers n’hésitaient pas à échanger leurs feuilles de thé les plus précieuses contre des feuilles de sauge. Louis XIV en avait même fait sa tisane d’élection et en servait à tout propos. Les Grecs, les Romains et les Arabes l’employaient communément comme tonique et en compresse contre les morsures de serpent. Au XVIe siècle, le botaniste Jacob Tabernae-Montanus raconte que les femmes égyptiennes avaient l’habitude de boire du jus de sauge pour accroître leur fertilité.

Au XVIIIe siècle, on roule les feuilles de sauge comme des cigarettes. Tous les asthmatiques se mettaient à fumer de la sauge dès l’apparition du premier pollen printanier. La plante était associée à l’immortalité et à la longévité. Certains groupes d’Amérindiens mélangeaient la sauge avec de la graisse d’ours pour guérir les problèmes de peau. On a aussi utilisé la plante pour traiter les verrues.

« Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin d’un médecin » (dicton provençal)

Le genre Salvia comprend environ 700 espèces, réparties dans le bassin méditerranéen, le sud de l’Europe, l’Asie Mineure, l’Amérique centrale et du Sud. Le foyer du genre pourrait être la Syrie, mais on n’en est pas certain. Selon l’espèce et le pays, les sauges sont employées en cuisine ainsi que dans les médecines traditionnelles et comme herbes de purification. Ainsi, les Amérindiens se servent de la sauge blanche comme encens et de la sauge divinatoire, aux propriétés hallucinogènes, dans divers rituels.

 Par ailleurs, les Mexicains consomment, sous le nom de chia, les graines mucilagineuses de certaines espèces sud-américaines, qui, avec l’amarante et le maïs, constituaient jadis les « céréales » des Aztèques. Il existe également des variétés à saveur fruitée, telle la sauge ananas, qui entrent dans la préparation de desserts (glaces, sorbets ou assaisonnement de salades de fruits) ou de thé glacé.

Cependant, c’est la sauge officinale, qui vient du bassin méditerranéen et de l’Asie Mineure, dont on se sert surtout en cuisine, particulièrement dans le sud de l’Europe, l’Italie étant de loin le pays où elle est le plus populaire. Introduite en Amérique du Nord au XVIIe siècle, elle y a été l’herbe la plus consommée jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, où elle a cédé sa place à l’origan. À cause de sa richesse en substances antioxydantes, on s’en sert pour assaisonner les charcuteries, notamment les saucisses, dont elle augmente la durée de conservation. Son essence sert en outre à la fabrication de parfums, de savons, de dentifrices et de produits cosmétiques.

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