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Les RÉSEAUX et les FEMMES

Posté par francesca7 le 27 novembre 2015

 

Étudier les réseaux que des femmes ont pu mettre en place de l’époque moderne à nos jours et leur présence au sein de réseaux rassemblant des individus des deux sexes permet d’envisager l’histoire des femmes sous un double aspect. Il s’agit de contribuer à l’histoire des femmes, en tant que groupe ayant son identité, ses normes, ses préoccupations et ses spécificités par rapport aux hommes, mais aussi, de réfléchir, à travers les réseaux mixtes, dans une perspective de genre, de comparaison entre les deux sexes. Par leur nature et par leur objet, les réseaux sociaux impliquant des femmes sont multiples, ce projet concerne donc les champs de l’histoire politique, économique et sociale – tant celle des élites que des catégories plus modestes – culturelle et religieuse.

MAINS FEMMES

Le terme de réseau devra être affiné à partir de son étymologie latine, rétis, soit le filet. Il sera pris dans son sens le plus large de relations entre les individus, englobant les différentes parentés, les clans et clientèles, les liens de sociabilités, jusqu’aux groupes de pression en passant par les différentes formes d’engagement et d’action politique – dont les partis pour l’époque contemporaine. Ces liens entre les individus – plus ou moins structurés selon leur nature, l’espace et le temps dans lequel ils s’inscrivent – ne créent pas tous de véritables réseaux sociaux (social network) au sens où l’entendent les sociologues. Pour dépasser la simple métaphore, il est nécessaire que ces réseaux soient exploités –voire instrumentalisés – sous une forme ou une autre.Il s’avère donc essentiel de cerner finement l’objet « réseau » et ses limites (seuil numérique, frontière par rapport au lien) avant de le confronter au sujet « femmes ».

Les réseaux féminins

Au-delà d’un effort d’inventaire, aux différentes époques, des réseaux mis en place par des femmes et dont elles constituent les seuls membres mais également des secteurs concernés, il conviendra de questionner leur délimitation. Sont-ils exclusivement composés de femmes par nature, par nécessité ou par volonté d’exclure les hommes ? Les conditions entourant la naissance de ces réseaux sont diverses : passé commun, activité partagée ou projet de nature religieuse, politique ou de promotion de la femme. Les modalités d’adhésion ou de recrutement peuvent être multiples ; les formes prises par le réseau varient de la correspondance aux rencontres plus ou moins formalisées. De l’appartenance à un ou plusieurs de ces réseaux découlent des solidarités multiples. Des liens personnels plus ou moins profonds ont pu naître à la faveur d’un réseau : amitiés, alliances ou parentés spirituelles.

De ces différents constats découle toute une série de questionnements liée à l’insertion de ces réseaux dans la vie des sociétés les englobant. Certaines périodes et certains milieux ont-ils été plus favorables à la naissance de réseaux féminins? Les élites nobiliaires et bourgeoises sont les seuls groupes où, à l’époque moderne, les sources permettent de repérer des embryons de réseaux féminins. Mais les solidarités entre femmes analphabètes et préoccupées de la survie quotidienne de leur famille peuvent-elles être qualifiées de réseau ? Au XXe siècle, la féminisation progressive de certains métiers ou secteurs entraîne‑t‑elle la création de réseaux spécifiquement féminins ou l’insertion dans des réseaux mixtes ? Un milieu fortement masculin – la politique jusqu’à une période très récente, les cadres supérieurs ou les hauts fonctionnaires – ne conduit-il pas souvent à l’existence de réseaux de femmes, plus ou moins connus et plus ou moins puissants ?

Enfin deux dimensions ne doivent pas être négligées. Comment le reste de la société se représente-t-il ces réseaux féminins ? Comment sont‑ils décrits ou mis en image  par les contemporains ? Quant à la comparaison avec les réseaux masculins, elle est indispensable. Par exemple, les formes de solidarité entre les femmes de ces réseaux sont-elles identiques à celles nées de réseaux strictement masculins ?

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Les réseaux mixtes

Étudier les réseaux impliquant des hommes et des femmes nécessite un effort d’identification et d’inventaire. À l’époque moderne, ces réseaux s’appuient souvent sur des parentés étroites ou élargies, sans oublier les parentés spirituelles. La distance peut séparer ces parents entre villes et campagne, entre capitale et province. L’éloignement peut être encore plus important et les liens affectifs entretenus par la correspondance et le partage d’activités professionnelles. Ces réseaux mixtes peuvent, à toute époque, être de nature professionnelle, religieuse, politique, syndicale ou encore intellectuelle. D’aucuns sont officiels et ont « pignons sur rue » comme certains groupes de pression, d’autres sont virtuels voire clandestins.

Les modes d’insertion des femmes dans des réseaux primitivement masculins interrogent aussi l’historien. L’accès des femmes à l’enseignement secondaire puis supérieur, la mixité des établissements scolaires, la féminisation de nombreuses professions a-t-elle ouvert aux femmes l’accès à des réseaux masculins ? Certains réseaux masculins restent fermés aux femmes : quels sont alors les discours tenus à leur propos par les femmes ? Quelles stratégies de contournement ont-elles imaginées ? Inversement, quelle est l’attitude des femmes face à l’entrée des hommes dans des réseaux liés à des métiers traditionnellement féminins ou à la promotion de la femme ?

Quelles que soient la nature, les conditions de naissance et de développement, d’accession à la mixité de ce type de réseaux, les questions fondamentales restent identiques : quelle est la place dévolue aux femmes et quel est leur poids numérique ? Leur position y est-elle subalterne ou motrice ? Enfin, les rapports entre les sexes au sein de ces structures reproduisent-ils les schémas de la société environnante ou bien sont-ils des champs d’expérimentation de rapports différents en particulier au sein de réseaux clandestins?

Parmi des réseaux mixtes, une place particulière sera faite aux réseaux élitaires et aux réseaux éducatifs. Dans les premiers, peut-on repérer une participation féminine et si oui, sous quelle forme et quelles sont alors les conditions de la reconnaissance de leur rôle ? Au sein des mêmes élites, se repèrent dès l’époque moderne, des réseaux éducatifs : certaines familles placent leurs enfants dans les meilleurs établissements à la faveur de puissants liens de clientèle. À l’université, la période contemporaine a vu se développer de multiples réseaux nés de la fréquentation d’une même faculté.

Enfin comme pour les réseaux féminins se pose le problème de leur représentation dans le reste de la société. Comment sont-ils perçus par les contemporains qui n’en font pas partie ? Ces réseaux sont‑ils dévalorisés ou valorisés par leur mixité ? Le regard porté par les générations suivantes est-il identique ?

Les femmes de réseaux

Reste à étudier les femmes ayant peuplé ces réseaux à travers une démarche sociologique, biographique et prosopographique. Plus que la notice individuelle, on cherche ici à répertorier l’existence ou non de déterminants sociaux, culturels ou politiques pour expliquer l’insertion de femmes dans tel type de réseau à un moment donné.

Pour l’époque moderne, l’appartenance aux élites nobles et bourgeoises n’entraîne pas nécessairement pour une femme l’insertion dans un réseau. Quels en sont donc les facteurs ? Le milieu familial et la culture qui lui est propre, les activités professionnelles et/ou politiques du père et l’éducation reçue semblent jouer un rôle essentiel. Dans les réseaux négociants, par exemple, la place des femmes s’explique par leur situation familiale comme fille, femme ou veuve de marchand. Le questionnement est du même type à l’époque contemporaine : il s’agit d’estimer le poids du milieu social, de l’origine géographique, de l’éducation mais aussi des facteurs religieux et culturels.

L’appartenance à un réseau peut avoir eu une incidence momentanée ou durable sur la vie de ces femmes. À toutes les époques, elles ont pu y rencontrer un homme, une femme avec qui elles ont noué des liens qui ont pu laisser des traces dans leur vie : choix du conjoint, maternité, homosexualité, inspiration littéraire ou artistique née de ces rencontres. Dans leur vie professionnelle, le maintien de relations avec d’ancien(nes) camarades de classes a pu jouer un rôle déterminant dans l’évolution d’une carrière. Un moment clé mérite d’être étudié avec soin, celui du passage pour certaines du réseau caritatif, associatif à l’engagement politique, puis à l’action publique en tant qu’élues.

On ne saurait enfin laisser de côté le regard des autres contemporains et générations suivantes. Qu’en est-il de la perception de ces femmes par le reste du corps social, par les hommes et par les femmes de leur temps qui n’ont pas voulu ou n’ont pas pu entrer dans ces réseaux ? La postérité a-t-elle été plus critique ou plus indulgente à leur égard ?

Carole CARRIBON, Bernard LACHAISE, Dominique PICCO

 

source : http://cemmc.u-bordeaux3.fr/ports.html

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Mode de vie du lapin en France

Posté par francesca7 le 19 novembre 2015

 

Contrairement à son cousin le lièvrele lapin de garenne a tendance à vivre en colonies ou seulement en couple. Au sein des communautés on remarque une forte hiérarchie avec la présence d’une femelle et d’un mâle dominant. Plutôt nocturne, on peut éventuellement le rencontrer à l’aube ou au crépuscule mais son habileté fait qu’il fuit tel un sprinter quand il se sent repéré.
Il passe la majorité de son temps à s’alimenter et à dormir. Son régime alimentaire est composé d’herbes, d’écorces, de racines, de bourgeons, de ronces, de fleurs, de bulbes, de céréales, de carottes, de salades… mais aussi de ses excréments. En effet le lapin digère ses aliments en deux fois, c’est ce que l’on appelle la caecotrophie.

 Lapin français

Les lapins se reproduisent 4 à 8 fois par an. Les lapines font des portées allant de 3 à 6 lapereaux après une période de gestation de 30 jours. A leur naissance les petits lapins sont nus, aveugles, sourds et incapables de se déplacer. La femelle aménage un nid à l’intérieur du terrier composé d’herbes et de poils. Le taux de survie chaque année est en moyenne de 50 % pour les adultes et seulement de 20 % pour les lapereaux.

L’espérance de vie d’un lapin est de 9 ans en milieu naturel et la maturité sexuelle est atteinte entre 5 et 8 mois.
On note que c’est un animal très territorial. Son domaine vital s’étend entre 500 m² et 5 hectares.

Protection et prédation

Le virus de la myxomatose a été introduit volontairement en France dès 1952 par le Professeur Armand-Delille afin d’éradiquer la colonie de lapin qui pullule dans son domaine. 59 ans après, la myxomatose est toujours présente !

Même si l’on constate une baisse des populations au cours de ces dernières années, le lapin est malgré tout considéré comme nuisible dans certaines régions. L’homme est son principal prédateur avec un prélèvement annuel de 3 500 000 lapins. Enfin le renard rouxle loup gris, le putois, la fouine, la martre ou encore le blaireau et des oiseaux comme les hérons et les rapaces font partie des nombreux prédateurs du lapin de garenne.

En disant « lapin », on fait toutefois référence le plus souvent au lapin domestique issu du Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), l’espèce sauvage d’origine européenne qui s’est répandue un peu partout, puisqu’elle est à la base desmultiples races de lapins élevées à présent dans le monde entier, y compris des lapins nains. Cependant, les lapins ne se limitent pas à cette seule espèce européenne : il existe en effet plus d’une vingtaine d’espèces de lapins sauvages dans le monde, réparties dans neuf genres biologiques, mais dont plusieurs sont menacées d’extinction et protégées au xxie siècle.

Le lapin est un gibier traditionnel, classé en cuisine avec les volailles. C’est aussi un animal très présent dans de nombreux domaines culturels. L’« animal aux longues oreilles » est évoqué dans l’art et la littérature tout autant que dans la culture populaire, la mythologie et la symbolique de plusieurs continents. De nombreux personnages célèbres de fiction sont des lapins, notamment dans l’univers enfantin. Le mot « lapin » est par ailleurs utilisé aussi bien comme patronyme que comme marque commerciale.

Un lapin chiné de noir et d'ocre jaune avec des yeux noirs et des oreilles moyennesContrairement aux lièvres, tous les lapins vivent en groupe et creusent des terriers qui peuvent être complexes quand le terrain, ou garenne, est favorable. Ils se distinguent aussi de leurs cousins lièvres par le fait que les lapereaux naissent nus et aveugles. Les petits doivent rester cachés dans un nid tapissé du poil ventral de leur mère, creusé à même le sol ou au fond d’un terrier. Ils sont soignés et allaités par la lapine durant plusieurs semaines, en début et en fin de journée, avant d’être capables de se débrouiller seuls. Vers deux semaines, ils commencent à grignoter des végétaux puis, vers quatre à cinq semaines, ils suivent leur mère avant de prendre leur indépendance. Une femelle peut avoir de trois à cinq portées par an, après une durée de gestation qui dure environ un mois. Le nombre ou le poids à la naissance des lapereaux est très variable en fonction de la taille de la portée et selon les espèces ou les races.

Strictement herbivores, les lapins se nourrissent à la belle saison surtout d’herbes diverses et de plantes fourragères. En hiver, les lapins n’hibernent pas, ils grignotent en revanche un peu tout ce qu’ils peuvent trouver comme végétation comestible. Le Lapin de Nuttall est même capable de grimper sur des troncs d’arbres inclinés pour trouver un peu de verdure en zone désertique. Comme tous les léporidés, ils pratiquent la cæcotrophie qui consiste à ingérer certaines de leurs déjections partiellement digérées pour en récupérer les derniers nutriments et micro-organismes. Les autres crottes forment des groupes de boulettes très sèches, abandonnées sur leurs lieux de pâturage. Une autre pratique d’hygiène commune avec les lièvres consiste à prendre des bains de poussière dans une dépression du sol, sec et gratté.

La stratégie de survie des lapins consiste à rester toujours en vue d’un refuge possible. De son côté, la hase ne rejoint le nid qu’à l’aube ou au crépuscule, restant loin des lapereaux le reste du temps afin de ne pas signaler ses petits aux prédateurs. Si l’un des membres de la colonie repère un danger, il ne crie pas mais tape rapidement le sol du pied pour alerter ses congénères, mais quand il est capturé et craint pour sa vie, il pousse un glapissement, sorte de puissant cri aigu. En cas d’alerte, les lapins sont capables de rester très longtemps immobiles pour passer inaperçus, ne prenant la fuite qu’au dernier moment, en zigzagant pour dérouter le poursuivant.

Ces animaux sont surtout actifs à l’aube et au crépuscule. Durant le jour, ils se cachent par exemple dans les buissons, sous les souches ou les tas de bois ou encore les vieux bâtiments agricoles. Ils n’hibernent pas et par grand froid cherchent refuge dans un terrier qu’ils creusent eux-mêmes ou abandonné par un autre animal.

Malgré toutes ces précautions, un lapin vit rarement très vieux dans la nature. Quand ils ne meurent pas en bas âge, dévorés par des serpents et des petits carnivores comme les Mustélidés, les chats, etc. ou bien broyés dans leur nid par les engins agricoles, les adultes sont capturés bien avant d’atteindre un âge avancé par des prédateurs plus costauds (rapaces nocturnes ou diurnes, Canidés, Félins…). Les hivers trop rigoureux ou au contraire sans neige suffisante pour s’enterrer leur sont fatals, à moins qu’ils ne soient décimés par les zoonoses. Les lapins sont également chassés par l’homme ou écrasés le long des routes, si bien que leur espérance de vie moyenne est d’une année dans la nature, même s’ils peuvent vivre deux ans ou plus en théorie.

Pour leur part, les lapins domestiques de compagnie peuvent vivre une dizaine d’années, s’ils sont bien soignés. Certains individus battent des records de longévité en dépassant une quinzaine d’années.

Les lapins ont une capacité de reproduction importante avec plusieurs portées par an de plusieurs petits. Certaines espèces peuvent même se montrer très envahissantes quand les conditions leur sont favorables. Avec cinq portées par an pouvant compter chacune jusqu’à 12 petits, on a calculé que la descendance théorique d’un seul couple de lapins de garenne pourrait atteindre le chiffre de 1 848individus à la première génération, si tout facteur de mortalité précoce était écarté8. C’est ainsi que 24 lapins de garenne introduits en1874 ont suffi à submerger l’Australie qui a compté jusqu’à 30 millions d’individus, faute de prédateurs et de virus pour limiter leur prolifération.

Même dans le cas d’une espèce volontairement introduite et qui se reproduit modérément, celle-ci peut perturber l’écosystème. Elle peut être un vecteur de maladies, ou de parasites, et occuper la niche écologique des espèces indigènes en causant notamment des dégâts sur la végétation. Ce fut par exemple le cas lors des essais d’introduction en Europe de lapins américains (Sylvilagus sp.) et en particulier du Lapin de Floride (Sylvilagus floridanus). En 1989, l’Union européenne a finalement mis fin à l’expérience en préconisant l’éradication totale des spécimens survivants déjà introduits.

Lapin vue de face, assis sur son train arrièreToutefois, les maladies comme la myxomatose ou la fièvre hémorragique virale, la réduction ou la dégradation de leur habitat naturel, que ce soit sous l’action de l’homme ou des changements climatiques, ou bien la chasse excessive ont progressivement réduit certaines populations de lapins, faisant craindre la disparition locale ou totale de bon nombre d’espèces. Le Lapin riverin par exemple a perdu 60% de ses effectifs entre 1990 et 2010 environ, par perte de son habitat. Or ces léporidés font partie des espèces clé de voûte, d’importance vitale pour bon nombre de prédateurs qui se retrouvent affectés par leur déclin. Même le prolifique Lapin de garenne est menacé dans sa péninsule Ibérique d’origine depuis la fin du xxe siècle, à cause de l’épidémie de fièvre hémorragique, mettant en danger du même coup le Lynx ibérique (Lynx pardinus) ainsi que l’Aigle ibérique (Aquila adalberti). On comprend donc les enjeux qu’il y a à mettre en place des mesures de protection de ces animaux comme le préconise l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

 

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DES LIEUX ETONNANTS EN France

Posté par francesca7 le 23 octobre 2015

 

 
 
Des monuments parisiens aux superbes paysages du sud de l’Hexagone en passant par les châteaux de la Loire, notre pays regorge de merveilles. Cependant, d’autres sites étonnants, moins connus, méritent le détour. Sélection.

Les orgues d’Ille-sur-Têt
Sculptées par les intempéries et l’érosion, ces falaises des Pyrénées-Orientales forment un ensemble homogène d’une grande beauté. Surplombées par des « cheminées de fée », des colonnes de roches friables dont le sommet est constitué de roche plus résistante à l’érosion, les façades ont été creusées par l’eau et le vent, donnant l’impression d’une ondulation, comme si les falaises étaient cachées par un grand rideau de pierre. Une petite promenade sur un sentier balisé est nécessaire pour rejoindre le site.

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Grotte de l’Aven Armand
Au sud de la Lozère, loin des grands centres, se trouve l’une des plus belles grottes de France. Après une descente de 100 mètres en funiculaire, les visiteurs arrivent dans une imposante salle souterraine abritant une forêt de 400 stalagmites, dont le plus grand jamais découvert, atteignant 30 mètres de haut. Elle porte le nom de son découvreur, Louis Armand, forgeron dans une ville voisine qui y descendit le premier en 1897. Qualifiée de « rêve des Mille et Une Nuits » par Edouard-Alfred Martel, l’un des fondateurs de la spéléologie moderne, les nouveaux aventuriers seront subjugués par ce lieu semblant irréel.

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Bécherel, la cité du livre
À l’est de la Bretagne, cette petite ville de moins de 1000 habitants est la plus grande concentration de métiers liés aux livres de France. Une initiative datant de 1986 avec l’installation de l’association « Savenn Douar » (le tremplin en breton), décidée à faire de la commune la première cité du livre en France. Au total, pas moins de quatorze librairies sont installées dans les maisons de granite et trois festivals annuels se déroulent à Bécherel en plus de l’important marché du livre qui se tient tous les premiers dimanches du mois. Un détour obligatoire pour les amoureux de littérature.

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Le Colorado provençal
Au cœur du Vaucluse, les ocres de Rustrel offrent un paysage riche par ses reliefs variés et très colorés, près de vingt teintes, allant du jaune au rouge foncé, ont été recensées sur les falaises environnantes. Surnommé le « Colorado provençal », en référence à l’État américain, célèbre pour ses déserts et canyons de même couleur, le site fut exploité pendant plus de 200 ans pour l’ocre, utilisée comme pigment dans la maçonnerie ou les beaux-arts. Étendue sur plus de 30 hectares, le site promet une balade étonnante à travers les galeries creusées par l’homme et les vallons escarpés du massif du Luberon, offrant un beau panorama sur la région.

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Le Palais idéal
L’histoire de ce monument est liée à celle de son unique bâtisseur : Ferdinand Cheval. Ce facteur de la commune de Hauterives, dans la Drôme, a travaillé seul pendant 33 ans pour construire cet incroyable édifice de pierre, décorée de nombreuses statues d’animaux, d’escaliers en spirale et de colonnes taillées. Achevé en 1912, le palais est inhabitable mais est devenu un site touristique majeur de la région. Il est également utilisé par la mairie pour accueillir des concerts. Après avoir terminé son chef-d’œuvre, Ferdinand Cheval va utiliser les dernières années de sa vie pour ériger un imposant tombeau dans le cimetière de la ville, où il repose depuis sa mort en 1924. Le palais a été classé Monument historique en 1964.

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Les Machines de l’île
Sur l’île de Nantes, de gigantesques machines métalliques sont installées sur le site des anciens chantiers navals. Capables de se déplacer, les visiteurs pourront profiter d’une balade à bord de l’emblème du lieu, un éléphant de douze mètres de haut qui offre depuis la terrasse installée sur son dos une vue superbe sur la cité des ducs. À côté, la visite des locaux de la compagnie, la Machine, à l’origine du concept, permet de se rendre compte du travail nécessaire pour construire de pareils engins avant de poursuivre la visite dans le carrousel des mondes marins, un manège de trois étages pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes.

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Les rochers sculptés de Rothéneuf
Tout comme le Palais idéal, les centaines de statues taillées directement sur les rochers de la côte bretonne sont l’œuvre d’un seul homme : Adolphe Julien Fouéré, dit abbé Fouré. Sculpteur de passion, cet ecclésiastique, retiré à Rothéneuf près de Saint-Malo, entreprit, entre 1894 et 1907, ce travail colossal avant d’être frappé de paralysie, le contraignant à cesser toute activité. Au total, plus de 300 réalisations de taille très différentes, représentants aussi bien les personnes présentes dans l’actualité à cette époque, que les grandes figures de la région comme l’explorateur Jacques Cartier, ont été immortalisées dans la pierre.

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Le château fort de Guédelon
Depuis 18 ans, des dizaines d’artisans bâtissent un château médiéval au cœur de la forêt de Guédelon, dans l’Yonne, en utilisant les outils et techniques du Moyen-Âge. Épaulés par des historiens et des experts, ils travaillent sous le regard des milliers de visiteurs, venus chaque année assister à ce spectacle unique au monde. Le site a également un but éducatif, chaque artisan devant expliquer à qui veut l’entendre son métier, la manière de travailler de l’époque et les différentes étapes de la construction. Un véritable voyage ludique au temps des chevaliers.

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Les cavernes de Dénezé-sous-Doué
Une des grandes énigmes archéologiques de notre époque. Découverte une première fois au XVIIe siècle par un curé d’un village voisin, les caves ont été rapidement condamnées et oubliées sur la volonté de l’ecclésiastique, horrifié de voir des sculptures nues aux grimaces inquiétantes. Il faut attendre les années 30 pour que deux ethnologues de la région redécouvrent l’entrée des cavernes et son contenu. Datant probablement de la seconde moitié du XVIe siècle, une théorie avance qu’elles seraient des critiques politico-religieuses de la société française et notamment des catholiques, les cavernes des Pays de la Loire ayant servi de refuge pendant les guerres de religion, régulières à cette période. Néanmoins, le doute demeure et le mystère reste entier.

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Le musée Robert Tatin
Imaginées comme un lien entre les civilisations, les œuvres de l’artiste Robert Tatin sont imprégnées de références religieuses et de courants artistiques qu’il a pu découvrir lors de ses nombreux voyages. En 1962, il achète une maison ancienne près de Laval, en Mayenne, où il décide rapidement de faire un musée d’art naïf, destiné à accueillir ses créations. Un travail acharné qui va durer jusqu’à sa mort en 1983. Les visiteurs pourront découvrir « l’Allée des géants » ou encore le « Jardin des méditations » dans cette exposition à ciel ouvert.

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Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE, HISTOIRE DES REGIONS, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

La petite histoire du poivron

Posté par francesca7 le 4 septembre 2015

290px-Capsicum_annuum_fruits_IMGP0049Le poivron (ou piment au Québec) est un groupe de cultivars de l’espèce Capsicum annuum (tout comme certains piments). Ce sont les variétés douces issues de cette espèce par sélection. Ces cultivars doux produisent des fruits de différentes couleurs dont le rouge, le jaune et l’orange. Le fruit est également consommé sous sa forme verte immature. C’est une plante annuelle de la famille des Solanacées originaire du Mexique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. La plante est cultivée comme plante potagère pour ses fruits consommés, crus ou cuits, comme légumes. Le terme désigne à la fois le fruit et la plante.

Le poivron est l’ingrédient indispensable d’un certain nombre de plats, comme la piperade ou la ratatouille, mais il peut aussi bien servir d’accompagnement.

La petite histoire du poivron

Le poivron serait originaire du Mexique. En effet on a retrouvé des graines datant d’au moins 7000 ans lors de la découverte de vestiges dans une grotte de Tehuacan au Mexique, ce qui donne à penser qu’il aurait été domestiqué par les peuples de cette époque. Certains revendiquent son origine à 9000 ans ce qui en ferait la plante la plus ancienne cultivée en Amérique. Les Aztèques le cultivaient déjà.

En 1493 lors de son premier voyage, le médecin de l’expédition de Christophe Colomb, le docteur Chanca remarqua sur une île identifiée aujourd’hui comme étant Cuba, que les Indiens (puisqu’ils croyaient être arrivés aux Indes) assaisonnaient leur nourriture avec une plante du nom de « agi ». Pensant qu’il s’agissait de poivre rouge, par erreur le nom est resté : « Poivron » désignant un fruit à saveur douce. Le nom piment sera pour désigner des variétés aux saveurs piquantes. 

À son retour Christophe Colomb introduira le poivron et le piment en Europe. Ce sont ensuite les colonisateurs espagnols et portugais qui les répandront dans le monde.

Au XVIe siècle le poivron est bien connu en Europe où l’on dénombre déjà une dizaine de variétés de formes et couleurs différentes.

La petite histoire du poivron dans FLORE FRANCAISEL’apparition du poivron à 4 lobes en Europe reste une énigme. On en retrouve trace en 1699 grâce à un pirate anglais du nom de Wafer, qui en aurait vu au Panama.

Mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que leur culture s’est véritablement déployée avec l’apparition de couleurs si variées : pourpre, rouge vif, orange, vert, jaune.

Largement cultivé en Europe depuis le XVIIIe siècle, il est la base du plat national hongrois, le goulasch. En effet le paprika épice présent dans le plat national est obtenu à partir de la graine mûre et séchées et moulue du poivron rouge.

On retrouve également le poivron dans de nombreux plats traditionnels du bassin méditerranéen : la fameuse piperade du Pays Basque, la ratatouille provençale, la paëlla espagnole, etc.

En 1932, le chercheur hongrois Alber Szent-Gyorgyi en extrait la vitamine C. Il l’isole du poivron sous forme de poudre blanche cristallisée. Avec 2 tonnes de poivron, il obtient 500 g de poudre qu’il appelle acide ascorbique : « capable de prévenir le scorbut ».

Il a fallu du temps au poivron pour trouver sa place sur nos tables. C’est l’influence de la cuisine nord-africaine qui lui permettra de s’imposer et ce depuis à peine un quart de siècle. Certains cultivateurs poètes l’appellent aussi « Corail des jardins ».

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Le vertus du poivron

Que contient le poivron ?

Les informations mentionnées ci-dessous considèrent la teneur en vitamines et oligo-éléments du poivron cuit.
Le poivron est une plante bénéfique pour notre santé.
Une source de vitamines et de minéraux non négligeables pour notre système immunitaire.

On soulignera la quantité importante de vitamine C : 74,4 mg/100 g. 50 g seulement permet de couvrir 75 % des apports quotidiens recommandés ! C’est durant le mûrissement du poivron que la quantité de vitamine C augmente. Elle serait environ deux fois plus élevée dans les poivrons rouges que dans les verts, qui eux n’ont pas atteint leur pleine maturité.

Le poivron est peu calorique : 21kcal/100 g un allié minceur.
Eau : 91,9/100 g
Sodium : 2,0 mg/100 g soit l’équivalent en sel de 5,04 mg/100 g
Le poivron est très riche en fibres avec 2 g/100 g qui stimule le transit intestinal. Les personnes sensibles de l’intestin le consommeront cuit.

Vitamine A : bêta-carotène : (750 µg/100 g) essentielle pour la santé, la vitamine A joue également un rôle important dans la vision au niveau de l’adaptation de l’œil à l’obscurité, elle participe également à la croissance des os, à la régulation du système immunitaire. Notre organisme peut transformer en vitamine A certains caroténoïdes on les qualifie de provitamine A ou bêta-carotène. Ce qu’il faut savoir c’est que le bêta-carotène ne se transforme en vitamine A que dans la mesure où l’organisme en a besoin. Le bêta-carotène est un pigment qui a une action filtrante face au soleil.
Vitamine B1 : (0,06 mg/100 g), c’est une coenzyme, importante pour la production d’énergie puisée dans les glucides que nous absorbons. Elle favorise la transmission de l’influx nerveux et aide à une bonne croissance.
Vitamine B2 : (0,03 mg/100 g), importante dans la production d’énergie. Elle sert aussi à la fabrication des globules rouges et des hormones, ainsi qu’à la croissance et à la réparation des tissus.
Vitamine B3 : (0,48 mg/100 g), importante dans la production d’énergie. Elle participe également au processus de formation de l’ADN (matériel génétique), permettant ainsi une croissance et un développement normaux.
Vitamine B5 : (0,08 mg/100 g) ou Acide pantothénique
Vitamine B6 : (0,23 mg/100 g), elle est essentielle car notre organisme ne sait pas la fabriquer et joue un rôle de cofacteur dans un grand nombre de processus liés au métabolisme des acides aminés et des protéines.
Vitamine B9 : (16,3 µg), joue un rôle essentiel dans la fabrication de toutes les cellules de notre corps, dont la production de notre matériel génétique, le bon fonctionnement du système nerveux et immunitaire.
Vitamine C : (74,4 mg/100 g) le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.
Vitamine E : (0,8 mg/100 g), est un antioxydant très important, protecteur des cellules du corps, notamment les globules rouges et les globules blancs (cellules qui font partie du système immunitaire).
Calcium : (9 mg/100 g) joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la 220px-Capsicum_annuum_var._Petit_carr%C3%A9_de_Nice_-_MHNTcontraction des muscles, dont le cœur.

Cuivre : (0,07 mg/100 g) en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Fer : (0,46 mg/100 g) toutes les cellules de notre corps sont composées de fer. Il est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang et joue un rôle important dans la fabrication de nouvelles cellules, des hormones et des neurotransmetteurs.

Manganèse : (0,12 mg/100 g) agit à titre de prévention sur les dommages causés par les radicaux libres.

Magnésium : (10 mg/100 g), le  » sel antistress « . Assure un bon équilibre nerveux et régularise l’excitabilité musculaire. Une carence favorise la fatigue, l’anxiété, l’insomnie, la constipation et la spasmophilie. Très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.

Phosphore : (18 mg/100 g) considéré comme le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle important pour le maintien de la santé des os et des dents.

Potassium : (166 mg/100 g) important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle

Selenium :(0,1 µg), a une forte capacité antioxydante. Il est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde et du système immunitaire.

Iode : (1 µg), acteur important dans la formation des hormones thyroïdiennes indispensables à la croissance, au développement et au métabolisme de base.

Zinc : (0,12 mg/100 g) joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

Antioxydants
Composés phénoliques.
Ce sont des substances antioxydantes. Les antioxydants réduisent les dommages causés par les radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules d’oxygène instables et incomplètes qui peuvent se retrouver dans l’organisme et qui tentent de s’accoupler à des éléments de nos propres cellules afin de se compléter. Dans l’opération, ils détruisent alors des cellules saines. Les antioxydants jouent un rôle important, celui de gendarmes face aux radicaux libres qui sont impliqués dans l’apparition des maladies cardiovasculaires et neuro-dégénératives, du vieillissement et de certains cancers en plus de stimuler le système immunitaire.
On retrouve comme composés phénoliques des flavonoïdes (surtout de la quercitine). Plus le poivron mûrit moins les flavonoïdes sont importants. C’est dans le poivron vert que la concentration est la plus élevée.

Caroténoïdes
Également aux propriétés antioxydantes, les caroténoïdes présents dans le poivron vert surtout sont la lutéine et le béta-catotène. Beaucoup plus importants dans le poivron rouge, en effet le poivron rouge contient neuf fois plus de pigments caroténoïdes que le poivron vert.

 

La richesse des produits de la Terre
Tous les produits de la Terre, fruits et légumes ont des propriétés qui vont bien au-delà des valeurs gustatives mais également de très nombreuses valeurs bénéfiques à la santé et au mieux-être.

Pour en bénéficier, il est important de choisir des produits « bio » dans la mesure du possible, sans pesticides, ni insecticides, non OGM. Ils doivent surtout être préparés en conscience, et avec amour. S’ils sont cuisinés, le micro-onde est à proscrire. En effet le micro-onde tue la vie présente dans les aliments. Il en résulte des produits « morts » sans aucune valeur énergétique.
La pharmacopée connue de tous, n’est qu’une pâle imitation de ce nous offre la Nature.

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Récolte de lin pour la Normandie

Posté par francesca7 le 10 août 2015

 

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Les producteurs de lin sont en pleine récolte. 80% de la production mondiale de lin est cultivée de Bayeux à Dunkerque. C’est donc une petite mine d’or pour la Normandie. Pour son 50e anniversaire, la Coopérative Linière du Nord de Caen ouvre ses portes au public avec une exposition.

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Après la réunification, la Normandie sera la première région productrice de lin au monde.

Le lin tisse sa toile en Normandie
Réintroduit dans la région au XXe siècle par des agriculteurs des Flandres, le lin normand est surtout cultivé :
— en Seine-Maritime (Pays de Caux),
— dans l’Eure (plateaux de St André et du Neubourg, Pays d’Ouche)
— en Plaine de Caen.
La Normandie représente 64 % des surfaces françaises cultivées en lin textile (dont 85 % en Haute-Normandie).

Le lin : pourquoi faire ?
La totalité de la plante peut être valorisée dans l’industrie. Avec le lin, on peut fabriquer des vêtements mais pas seulement :
— des raquettes de tennis, des skis.
— Certains avions sont déjà équipés de sièges en fibre de lin.
— Le bâtiment, la plasturgie ou la papeterie…
— Le nautisme : planches de surf ou prototypes de bateau

 

Pourquoi les chinois se ruent-ils sur le lin normand ?
On le sait moins mais l’industrie textile chinoise peut aussi faire la fortune de patrons français et fait prospérer toute une filière. « La Chine a sauvé le lin, résume un patron du secteur. Chez nous, c’était un produit de luxe, trop cher, qui se vendait mal. On était près de tomber. Et tout à coup, c’est remonté. » explique-t-il à Libération.

Près de 90% de cette récolte part pour les filatures chinoises.
La Chine, très friande de ce produit, parvient difficilement à le cultiver sur ses sols et se tourne vers La Normandie. où le lin se cultive bien en quantité et en qualité. Ses atouts ? « Le terroir, le climat, avec l’alternance de pluie et de soleil, le savoir-faire du liniculteur dans une région où le lin est produit depuis le IXe siècle, énumère un industriel normand. Les Chinois ont énormément de retard à cause de facteurs climatologiques qu’ils ne pourront jamais corriger. »

Informations pratiques : 
Exposition « L’histoire du lin d’hier, d’aujourd’hui et de demain » jusqu’au 29 août de 14h00 à 18h00 du lundi au samedi.
Coopérative Linière du Nord de Caen — Route de Buron à Villons-les-Buissons

Pauline Latrouitte
France 3 Basse-Normandie

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Le lin est historiquement l’une des premières espèces cultivées. La plus ancienne fibre au monde est celle du lin trouvée dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie remontant à 36 000 ans.

Récolte de lin pour la Normandie  dans ARTISANAT FRANCAISLe berceau de sa domestication reste encore incertain mais c’est sous l’Égypte des pharaons que l’usage du lin a commencé à se développer : sa production, attestée il y a plus de 6 000 ans, servait à confectionner vêtements, tissus funéraires, voiles de bateaux, cordages ou filets. Les graines étaient consommées pour leurs qualités nutritives.

La culture du lin a ensuite essaimé de proche en proche au cours de l’époque néolithique, jusqu’à l’Europe, grâce aux Phéniciens, hardis navigateurs de l’Antiquité.

En France, les Gaulois auraient cultivé le lin dans la vallée de la Lys bien avant la conquête des Gaules par Jules César. Le lin a été introduit par Charlemagne - il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle) – et c’est à partir du xie siècle que son utilisation s’est généralisée. La Tapisserie de Bayeux est l’exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.

En ce temps là, le lin était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche. Au XIIIe siècle, l’école de médecine de Salerne indique que « rôties, les graines de lin sont diurétiques et apéritives ».

Au xiiie siècle, sa culture s’est développée dans les Flandres, la Bretagne et l’Anjou.

C’est au xviie siècle que l’utilisation du lin a atteint son apogée. Il entrait alors dans la fabrication des toiles fines de Cambrai, des toiles dites « Bretagne superfine », des dentelles comme celles du point d’Alençon, des blouses, des chemises, des mouchoirs. Les surfaces cultivées ont atteint 300 000 ha, avec un rendement de 600 kg de fibres par hectare. Louis XIV, par l’abolition de l’édit de Nantes, entraîne l’exil de nombreux huguenots qui ont emporté avec eux leur savoir-faire de la liniculture en Irlande (avec son berceau Lisburn), en Suisse ou aux Pays-Bas. L’importation de grands volumes de coton a vu cette fibre remplacer progressivement le lin au cours du xviie siècle (à la fin de ce siècle, 18 % des fibres textiles étaient en lin, 78 % en laine).

Au début du xixe siècle, c’est Philippe de Girard qui, avec son invention de la machine à filer le lin, a permis au nord de la France de devenir l’un des premiers centres de filatures industrielles d’Europe, comme avec la batiste originaire de Cambrai.

Au xixe siècle, la filature et le tissage sont entrés dans l’ère de l’industrialisation. En France, les petits lots produits dans les fermes ne convenaient plus aux industriels et les surfaces de lin ont chuté à 100 000 hectares. Ce déclin a été accentué par l’utilisation intensive du coton. La production française n’était plus que de 20 000 ha avant 1945.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée en France d’agriculteurs belges a relancé la culture du lin et les surfaces cultivées ont atteint 50 000 ha. Les décennies suivantes ont vu l’apparition de la mécanisation agricole et de la création variétale ainsi que le perfectionnement du teillage.

Aujourd’hui, en France, la culture représente entre 55 000 et 75 000 ha selon les années et le lin n’a rien perdu de son caractère noble et naturel, alliant savoir-faire techniques et modernité.

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Les fibres sont des cellules situées dans la tige entre l’écorce et le « bois ». Les fibres forment des massifs, ou faisceaux, disposés en un arrangement circulaire autour du bois. Dans la direction longitudinale, les fibres sont collées les unes aux autres, très fortement soudées par un ciment interstitiel, de telle sorte que les faisceaux fibreux présentent une longueur sensiblement égale à celle de la tige. Dans la section complète de la tige, on compte 20 à 40 faisceaux composés chacun de 20 à 40 fibres. La longueur des fibres varie entre 10 et100 mm, et leur diamètre varie de 20 à 40 microns. À maturité des plantes, les fibres représentent environ 25 % de la masse sèche des tiges.

Les fibres ont une structure tubulaire à faible élasticité (allongement à la rupture de 1 à 2 %) et à forte ténacité (l’une des fibres naturelles les plus solides), qui assure la protection de la plante contre les intempéries, les micro-organismes, ainsi que les insectes et les herbivores.

À maturité, les cellules fibreuses sont complètement entourées des différentes couches formant les parois. De l’extérieur vers l’intérieur on distingue la paroi primaire PI, puis les trois couches S1 à S3 de parois secondaires.

Les parois secondaires qui assurent l’essentiel des propriétés mécaniques des fibres sont composées de microfibrilles de cellulose unidirectionnelles, entourées de polysaccharides matriciels, tels que les pectines ou les hémicelluloses.

La cellulose est un homopolysaccharide composé d’unités β-D-glucose liées entre elles par une liaison (1,4). Les différentes chaînes de cellulose sont reliées par des liaisons Hydrogène reproduites de façon très régulière entre les groupements OH des différentes chaînes. Les pectines sont les polysaccharides les plus importants avec la présence de galactanes et de rhamnogalacturonanes de type I. Les hémicelluloses sont essentiellement des β-1-4 glucanes, mais également des glucomannanes, galactomannanes…

Le rôle des pectines est, d’une part, d’assurer la cohésion entre les faisceaux de fibres en formant un complexe avec les ions calcium et, d’autre part, dans la paroi secondaire, de constituer une matrice enrobant les microfibrilles de cellulose. Les fibres comportent également d’autres polymères chargés négativement, et des protéines (notamment riche en glycine). La composition des fibres varie selon l’origine et la variété de la plante.

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DECOUVERTE DES CRIEURS DE FROMAGES

Posté par francesca7 le 23 juillet 2015

 

 

faire_fromageOn ne se douterait guère que les crieurs de fromage à la crème dont les rues de Paris étaient sillonnées de toutes parts à la belle saison, aient été une des plus anciennes et des plus importantes corporations des vieux temps. A dire le vrai, ils rentraient dans la catégorie des regrattiers, soit des revendeurs, gagne-petit portant de porte en porte leur marchandise et l’offrant aux ménagères ; mais ils avaient reçu comme les autres des règlements dès la fin du règne de saint Louis. 

Aussi bien le fromage n’était-il point d’invention récente au treizième siècle même ; son nom dérivé du mot latin forma, forme, indiquait suffisamment la manière dont on le fabriquait. Dès le neuvième siècle, l’abbé Hilduin en parle dans sa charte aux moines de Saint-Denis, et plus tard Hincmar, dans ses recommandations aux archidiacres, leur enjoint de ne point charger trop les prêtres du diocèse dans leurs tournées pastorales, et de ne leur réclamer que le poisson et le fromage obligés.

Au treizième siècle, les redevances en fromages se payaient couramment ; souvent elles se transformaient en argent comme la plupart des corvées ou des prestations en nature, et elles devenaient un droit, un fermage, qui se louait dans certaines villes comme les droits de boucherie, de vin, ou autres. Nous ignorons si ses variétés étaient aussi nombreuses qu’elles le sont de nos jours, mais il est vraisemblable que les provinces avaient déjà à cette époque leur spécialité comme encore aujourd’hui, suivant qu’elles employaient le lait de vache, de brebis ou de chèvre.

Au temps de Philippe III le Hardi, les mesures de police sur la vente et l’achat du fromage étaient des plus démocratiques. Il était interdit aux marchands d’aller guetter dans les faubourgs de Paris les gens de campagne apportant leur fromage au marché, pour le leur acheter avant qu’on ne l’eût exposé sur la place publique. Cette précaution avait surtout pour but de prévenir la fraude sur la qualité du fromage, mais elle avait aussi un motif bien extraordinaire au treizième siècle, celui de laisser le fromage à la portée de tous, afin « que li povres hommes puissent prendre part avec le riche » ; car si les marchands revendeurs eussent pu accaparer, ils eussent élevé leurs prix et porté leur marchandise à un taux trop haut pour le pauvre monde.

D’autres prohibitions concernaient les acheteurs qui venaient parfois au marché réclamer aux fromagers la part du roi, c’est-à-dire ce droit qu’avait le roi de prendre à plus bas prix les denrées sur les places : certaines ménagères peu délicates se disaient attachées aux cuisines royales et obtenaient à deniers moindres les œufs et les fromages. C’était chose « griève » et que les statuts flétrissaient.

Les fromagers suivirent au Moyen Age la fortune des fruitiers, avec lesquels ils se confondent assez étroitement pour que nous n’ayons point à étudier ces derniers. Les statuts de la corporation des fruitiers furent publiés en 1412 et renouvelés sur la fin du quinzième siècle, au temps du roi Charles VIII. Henri IV en 1608 et Louis XIII en 1612 les homologuèrent à leur tour. Les fruitiers-fromagers avaient des maîtres et des maîtresses, des apprentis et des apprenties ; mais nul fruitier ne pouvait être facteur des marchands forains. 

L’industrie des fromages en tant que fabrication n’est point aussi ancienne qu’on pourrait le croire. Les fabriques de Gruyère ne datent guère que du dix-huitième siècle ; et les ramifications dans la Franche-Comté ne remontent point au delà de 1751. Pourtant le gros fromage rond se faisait isolément dans les villages depuis le seizième siècle, puisque nous voyons les moines de Beaume-les-Messieurs, près de Voitteur, dans le Jura, stipuler dans leurs baux l’obligation pour le fermier de fournir « un gros fromaige tel qu’ils ont accoustumé de les faire. » Les habitants des campagnes jetaient souvent la plus grande partie de leur lait aux pourceaux ou dans les fumiers.

La vente des fromages se faisait le plus généralement sur les places pendant toute la partie qui précéda le seizième siècle. Depuis, les fruitiers ouvrirent boutique et les fromages se vendirent « à fenestres » Les marchands ambulants restèrent malgré tout les plus nombreux de la corporation. Au seizième siècle, ils crient « Fromaige ! » dans les carrefours.

Au dix-septième, nous les trouvons portraiturés par Bonnard sous les traits d’un grand gaillard portant hotte et paniers chargés :

Pour faire trouver le vin bon,
Et dire les bons mots et les fines parolles
Au lieu de trenches de jambon,
Prenés fromage de Marolles.

Donc, au dix-septième siècle, le marolles avait déjà un certain renom. Il en était de même du fromage à la crème.

images (2)Au dix-huitième siècle, on appela « faire des fromages » ce jeu qui chez les jeunes filles consiste à tourner quelques instants sur soi-même et à s’abaisser ensuite subitement pour faire bouffer la jupe et lui donner en effet l’aspect d’un gros fromage rond. Madame Campan raconte dans ses Mémoires que se trouvant à l’âge de quinze ans en qualité de lectrice à la cour, elle s’amusait, malgré la solennité du lieu, à faire des fromages au milieu des salles. Un jour le roi entrant subitement dans une chambre trouva la jeune lectrice enfouie dans la soie de sa robe : il en rit de bon cœur, et, ayant fait venir mademoiselle Victoire : « Ma fille, lui dit-il, faites donc renvoyer un peu dans son couvent la petite lectrice qui fait des fromages, elle pourra en faire là tout à son soûl. »

 

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La petite histoire du céleri

Posté par francesca7 le 31 mai 2015

Apium_graveolens3Le céleri est une plante potagère qui poussait à l’état sauvage originaire du bassin méditerranéen, et plus précisément de marécages salins, c’est un proche parent du persil.

Il était bien connu des Grecs et des romains qui l’utilisaient comme plante médicinale. Il représentait pour eux le symbole de la beauté et de la joie. Il en est fait mention dans l’Odyssée d’Homère écrite en 850 av. J.C. Ils l’appelaient Sélenon (plante de la lune) car ils pensaient qu’il était sous l’influence de Séléné, déesse de la Lune.

Les chinois l’utilisaient 500 ans avant notre ère en cuisine et les Égyptiens récoltaient autant les feuilles que les tiges et les graines pour les assaisonnements.

Le goût très prononcé du céleri sauvage fit qu’il fut principalement utilisé comme assaisonnement jusqu’à la fin du Moyen Âge. On en faisait également une boisson, de même que des tisanes aux vertus curatives pour ses propriétés diurétiques. Il s’est imposé comme légume à la Renaissance. En effet, selon une technique, on l’ensevelissait sous terre comme pour les endives par exemple, on le faisait blanchir. L’absence de chlorophylle lui donnait un goût plus doux et ses tiges devenaient plus longues. C’est ainsi qu’est né le céleri branche.

C’est au cours du XIXe siècle seulement qu’il est devenu peu à peu un aliment courant sur les tables européennes.

Cette plante potagère a été sélectionnée au fil des siècles jusqu’à obtenir deux types de plantes :
Le céleri branche dont on consomme les côtes et les feuilles.
Le céleri-rave dont la forme de boule a un poids moyen de 800 g à 1,5 kg et un diamètre de 15 à 18 cm en plein développement.
Le céleri est très riche en sodium et additionnée d’un peu de sel, on en fait un condiment appelé « sel de céleri » qui peut tout à fait remplacer le sel de table, parfumé des légumes et absolument délicieux dans un jus de tomates avec pour cuillère une branche de céleri.

Un peu de Botanique

Le céleri (Apium graveolens) ou ache des marais, persil des marais est une plante herbacée de la famille des Apiacées (Ombellifères), comme la carotte, le persil, l’aneth, la coriandre, le carvi, la livèche, etc.

Le céleri branche appartient à la même famille potagère. Le céleri est aussi cultivé comme plante potagère pour son tubercule appelé rave et peut atteindre 50 à 60 cm de haut.

Il est composé de longues tiges vertes au bout desquelles poussent des feuilles très découpées et odorantes. Ces tiges sont reliées ensemble au pied du céleri. C’est à partir de ce pied que les racines plongent dans la terre. Le terme « céleri » est à l’origine un mot emprunté à un dialecte italien : le lombardseleri dérivé du latin selinon, nom donné à l’origine à la plante en grec.

En résumé
Il existe deux variétés de céleri : le céleri branche et le céleri-rave. Le premier est composé de grandes tiges blanches. Le second possède de petites tiges, mais un gros pied comestible.

Production
220px-CéleriLe céleri est considéré comme un « légume-racine », le « bulbe » du céleri-rave est en fait constitué par la base de la plante, hypertrophié et gonflé et peut peser 1 à 1,5 kg.
En France, la production est principalement assurée par les régions Nord, Basse-Normandie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, et Centre.
On distingue plusieurs variétés de céleri. Précoces ou semi-précoces comme (”Ajax”, “Alba”, “Géant Danois”), vendues en été, des variétés de saison (”Cobra”, “Diamant”, “Monarch”…) destinées à la vente d’automne ou d’hiver.

Que retrouve-t-on dans le céleri

Le céleri est très riche en fibres (5 g/100 g). Il est plus digeste lorsqu’il est cuit que lorsqu’il est consommé cru. Ses fibres stimulent en douceur le transit intestinal.
Composé de 95 % d’eau, son apport calorique faible 18 kca/ 100 g fait de lui « un anti-kilo ».

Antioxydant
Le céleri renferme également de nombreux antioxydants comme l’apigénine. Comme nous le savons les antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps jouant ainsi un rôle de prévention contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers.
Le céleri branche quant à lui contient de la lutéoline et de la diosmine deux antioxydants qui ont des propriétés anti-inflammatoires qui aident à combattre l’inflammation du cerveau produite dans les cas de maladies dégénératives. (Parkinson et Alzheimer). C’est cette inflammation qui l’empêche alors de fonctionner normalement.

Silice
La silice, nécessaire au fonctionnement rapide et sans interruption des nerfs. Elle favorise également l’élimination rapide des déchets acides de l’organisme.

Polyacétylènes
En quantités non négligeables qui auraient un effet important sur des cellules cancéreuses.

Les furanocoumarines
Les furanocoumarines sont des substances qui réagissent à la lumière. Les effets sont bien connus des maraîchers qui manipulent le céleri durant la récolte qui s’étale d’avril à août. Ce contact prolongé avec le légume suivi d’une exposition prolongée au soleil peut entraîner une dermatite aiguë appelée phytophotodermatite.

Du fait de ses propriétés photosensibilisantes, ne vous exposez pas au soleil après avoir consommé du céleri, vous risqueriez des brûlures !

Une source de vitamines et de minéraux non négligeables pour notre système immunitaire.
Le céleri est véritable concentré de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments.
Eau : 88,1 g/100 g

La petite histoire du céleri dans FLORE FRANCAISE 220px-Celery_cross_section

Vitamines
Vitamine B1 : 0,18 g/100 g, c’est une coenzyme, importante pour la production d’énergie puisée dans les glucides que nous absorbons. Elle favorise la transmission de l’influx nerveux et aide à une bonne croissance.
Vitamine B2 : 0,035 g/100 g, importante dans la production d’énergie. Elle sert aussi à la fabrication des globules rouges et des hormones, ainsi qu’à la croissance et à la réparation des tissus.
Vitamine B3 : 0,555 g/100 g
Vitamine B5 : 0,64 g/100 g, qui une fois dans l’organisme se transforme en coenzyme A et agit sur le système nerveux et les glandes surrénales, on l’appelle aussi « vitamine antistress ». Elle participe également à la formation et à la régénération de la peau et des muqueuses, au métabolisme des lipides et jouerait un rôle essentiel dans les mécanismes régulateurs de l’adrénaline, de l’insuline et de la porphyrine (un précurseur de l’hémoglobine).
Vitamine B6 : 0,125 g/100 g, elle est essentielle car notre organisme ne sait pas la fabriquer et joue un rôle de cofacteur dans un grand nombre de processus liés au métabolisme des acides aminés et des protéines.
Vitamine B9 : 51µg/100 g, joue un rôle essentiel dans la fabrication de toutes les cellules de notre corps, dont la production de notre matériel génétique, le bon fonctionnement du système nerveux et immunitaire.
Vitamine C : 10,3 g/100 g, le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.
Vitamine E : 0,5 g/100 g, est un antioxydant très important, protecteur des cellules du corps, notamment les globules rouges et les globules blancs (cellules qui font partie du système immunitaire).
Vitamine K1 : 70,5 µg/100 g, joue un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. Elle participe aussi à la formation d’une protéine de l’os : l’ostéocalcine et retarde l’apparition de l’ostéoporose en maintenant le calcium dans les os.
Bêta-carotène : 50,7 µg/100 g, Essentielle pour la santé, la vitamine A joue également un rôle important dans la vision au niveau de l’adaptation de l’œil à l’obscurité, elle participe également à la croissance des os, à la régulation du système immunitaire. Notre organisme peut transformer en vitamine A certains caroténoïdes on les qualifie de provitamine A ou bêta-carotène. Ce qu’il faut savoir c’est que le bêta-carotène ne se transforme en vitamine A que dans la mesure où l’organisme en a besoin. Le bêta-carotène est un pigment qui a une action filtrante face au soleil.

Calcium : 41,7 g/100 g, joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le cœur.

Cuivre : 0,116 g/100 g, en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme.

Fer : 0,74/100 g, toutes les cellules de notre corps sont composées de fer. Il est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang et joue un rôle important dans la fabrication de nouvelles cellules, des hormones et des neurotransmetteurs.

Magnésium : 14,2 g/100 g, le ” sel antistress “. Assure un bon équilibre nerveux et régularise l’excitabilité musculaire. Une carence favorise la fatigue, l’anxiété, l’insomnie, la constipation et la spasmophilie. Très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.

Manganèse : 0,13/100 g, agit à titre de prévention sur les dommages causés par les radicaux libres.

Phosphore : 70,8 /100 g, considéré comme le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle important pour le maintien de la santé des os et des dents.

Potassium : 348 mg/100 g, important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle.
Sélénium : 0,8 µg/100 g, très riche en antioxydant. Il est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde.
Sodium : 269 mg/100 g, soit l’équivalent en sel 677,8 g/100 g.
Zinc : 0,31/100 g, joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

Le céleri branche cru
En plus de sa haute teneur en vitamines, le céleri branche est riche en :
Fibres : (3,2 g/100 g en moyenne)
Eau : 95 g/100 g

220px-Knolselderij_knol_%28Apium_graveolens_var._rapaceum%29_%27Dolvi%27 dans GASTRONOMIE FRANCAISEEn minéraux
Calcium : 41,7 g/100 g, joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le cœur.
Cuivre : 0,04 g/100 g, en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme.
Iode : 0,2 µg, sert à la formation des hormones thyroïdiennes qui sont nécessaires à la croissance, au développement et au métabolisme de base.
Magnésium : 8 g/100 g, le “sel antistress”. Assure un bon équilibre nerveux et régularise l’excitabilité musculaire. Une carence favorise la fatigue, l’anxiété, l’insomnie, la constipation et la spasmophilie. Très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.
Manganèse : 0,13/100 g, agit à titre de prévention sur les dommages causés par les radicaux libres.
Potassium : 281 mg/100 g, important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle.
Sélénium : 1 µg/100 g, très riche en antioxydant. Il est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde.
Sodium : une forte teneur en sodium : 360 mg/100 g, soit l’équivalent en sel de 7,2 g/100 g.
Zinc : 0,44 g/100 g, joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

La saveur et l’odeur si particulières du céleri-rave sont dues à la présence de différentes substances qui appartiennent au groupe des lactones (sédanolide et anhydride sédanonique notamment). Les fruits de la plante sont riches en essences aromatiques volatiles renfermant des terpénes (limonéne, silinéne), ces dernières entrent dans la composition de la préparation du “sel de céleri” (en fait, du sel – chlorure de sodium – additionné d’extrait des fruits ou graines de céleri).

Jackie Thouny

Site web : La cuisine de Jackie

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L’essor boursier en France du XIXe siècle

Posté par francesca7 le 1 mai 2015

 

220px-ActionPanamaL’augmentation de l’épargne bourgeoise, l’essor de la rente publique, la multiplication des sociétés par actions, expliquent le développement de la Bourse dans les années 1840-1870. Malgré quelques crises, le marché financier connaît une expansion grâce à la mobilisation de l’épargne des classes moyennes. Le nombre de sociétés cotées passe de 30 en 1830 à 2 000 en 1900, et Paris devient la seconde place financière mondiale derrière Londres, puis New York. L’État lance de vastes emprunts pour régler l’indemnité due à l’Allemagne après la guerre de 1870, puis pour financer la Première Guerre mondiale et la reconstruction, et, dans les années trente, le déficit public et le réarmement. L’animation du marché repose sur les banques : les syndicats de garantie et de placement permettent la réussite des opérations d’émission de titres ; des syndicats de soutien des cours empêchent la baisse excessive des cours, que la Caisse des dépôts et consignations régularise par le jeu de ses propres arbitrages sur les valeurs de son portefeuille de placements ; les clients des banques obtiennent des crédits (les « reports ») pour leurs opérations à terme. Détenteurs d’une « charge », les agents de change ont le monopole de l’intermédiation boursière à partir de 1885-1890 ; ils réalisent les transactions, administrent le « parquet » (terme désignant le marché) et gèrent des portefeuilles de clients. En province, des Bourses sont créées à Lyon, à Marseille, à Nancy et à Bordeaux. Un marché parallèle, la « coulisse » (hors cote), occasion de spéculations mais facteur de souplesse pour la percée de titres, est institué pour les valeurs moins solides.

La dynamisation du marché boursier.

• L'essor boursier en France du XIXe siècle dans FONDATEURS - PATRIMOINE 180px-1907_PanicTout au long du XXe siècle, les cours de la Bourse suivent une évolution chaotique : l’inflation des années 1915-1926 et la chute du régime tsariste en Russie font perdre de l’argent aux épargnants ; ensuite, les cours remontent entre 1926 et 1930 ; jusqu’en 1954, la Bourse stagne en raison de la dépression des années trente, de la guerre, du poids des bons du Trésor dans l’épargne, des nationalisations de 1936 et de 1945-1946, qui soustraient des valeurs intéressantes au marché. Suivent une période de hausse des cours (1954-1962), due à la reprise économique, puis, de nouveau, des années de stagnation (1963-1968), avant l’entrée dans la crise (1973-1978). En 1977, la capitalisation boursière sur la place de Paris ne représente que 3,4 % de celle de New York, 13 % de celle Tokyo, 28 % de celle de Londres.

L’État relance alors le marché afin de financer l’expansion. Il autorise la création de produits d’épargne alléchants (sicav), qu’il favorise par des avantages fiscaux. Les besoins des entreprises, les restructurations capitalistiques, les batailles boursières, stimulent la Bourse. Un mouvement à la hausse se développe de 1978 à 1987 et de 1990 à 1994, encouragé par les privatisations, qui permettent un accroissement spectaculaire du nombre de petits porteurs. Le marché parisien s’adapte aux énormes besoins de financement tant de l’État, surendetté, que des firmes multinationales ; il doit en outre devenir compétitif face aux marchés anglo-saxons et japonais. Après la fusion des marchés à terme et au comptant (1983), le marché financier entre dans l’ère de la déréglementation (1986-1988) : intégration des Bourses provinciales et parisienne dans un seul marché ; fin du monopole des agents de change avec le transfert de l’intermédiation à des « sociétés de Bourse » désormais contrôlées, pour la plupart, par les banques ; suppression en 1987 de la « corbeille » autour de laquelle s’effectuaient les transactions et mise en place d’un vaste système de gestion électronique par télétransmission.

Des marchés spécialisés sont créés pour faciliter l’insertion de la place parisienne dans les circuits de financement mondiaux : au marché des actions et obligations, complété par le « second marché » réservé aux firmes ouvrant leur capital, s’ajoutent des marchés d’options négociables (MONEP, 1987) et d’instruments financiers à terme (MATIF), qui sont segmentés en de multiples marchés hautement volatils.

L’intensification des contrôles et de la régulation répond à cette libéralisation : afin d’éviter la manipulation des cours, les délits d’initié, la diffusion d’informations tronquées, la spoliation des petits porteurs par des coalitions de financiers, les pouvoirs de la Commission des opérations de Bourse (COB), créée en 1967, sont étendus en 1988 ; la Société des Bourses françaises, créée la même année et qui gère le marché, renforce elle aussi le dispositif réglementaire.

 

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Culture de la betterave en France

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPlante bisannuelle cultivée pour sa racine charnue de haute valeur nutritive (genre Beta, famille des chénopodiacées). - Betterave sucrière : betterave dont la racine, très riche en saccharose, sert à fabriquer du sucre ; de loin la plus cultivée en France. - Betterave fourragère : betterave cultivée pour l’alimentation des animaux. - Betterave potagère : betterave cultivée pour l’alimentation humaine et comme source de colorant biologique (rouge).

Les betteraves cultivées appartiennent à l’espèce Beta vulgaris, qui dériverait de l’espèce B. maritima, qui pousse surtout sur les rivages de l’Europe occidentale, du pourtour méditerranéen et jusqu’en Inde. Cette espèce a donné naissance, par culture et sélections successives, dans des zones probablement situées aux confins de l’Asie et de l’Europe, à différentes formes de betteraves potagères et fourragères, qui ne semblent pas connues en Europe occidentale avant le XVIe siècle. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que, sous la pression du blocus continental, Napoléon Ier encourage les recherches en vue d’augmenter la teneur en sucre des betteraves. Celles-ci aboutissent en 1812 à la première extraction de sucre industriel à partir de variétés de betteraves blanches de Silésie, qui contenaient autour de 5 % de sucre.

Cycle de vie.

La betterave cultivée est une plante bisannuelle qui produit une racine charnue et sucrée, de forme et de volume variables la première année. Elle fleurit et produit des graines (on dit qu’elle monte à graines) la seconde année. La première année correspond donc à la phase végétative du cycle (tubérisation, développement du bouquet foliaire, accumulation de réserves sous forme de sucre). La deuxième correspond à la phase reproductive (montaison et fructification). La culture de la betterave pour le sucre comporte uniquement la phase végétative, qui dure environ 180 jours (de mars-avril à septembre-octobre).

On distingue habituellement 3 périodes dans le cycle de développement de la plante : la période juvénile et la période d’adolescence au cours de la première année, la période de maturation ou de reproduction sexuée au cours de la seconde année.

La période juvénile s’étend de la germination au stade « 16 feuilles » et comprend trois phases : une phase de différenciation des tissus primaires, qui va de la germination au stade 2 feuilles vraies ; une phase de différenciation des tissus secondaires, du stade 2 feuilles au stade 6 feuilles et au cours de laquelle apparaissent les premières radicelles ; et une phase de décortication et protubérisation, du stade 6 feuilles au stade 16 feuilles. Cette dernière phase marque le début de la tubérisation de la racine.

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La période d’adolescence est caractérisée d’une part par la différenciation de toutes les feuilles jusqu’à l’obtention d’un bouquet de 40 feuilles dit préfloral, d’autre part par le grossissement de la racine. Celle-ci croît en épaisseur par ajout d’anneaux concentriques constitués de faisceaux libéro-ligneux, dont chacun est noyé dans un parenchyme saccharifère.

À la fin de cette période, la betterave est constituée d’un bouquet foliaire, d’un collet et d’une racine. Le bouquet foliaire, à feuilles gaufrées, à port étalé ou semi-étalé est abondant chez la betterave sucrière. Il est nettement plus réduit chez la betterave fourragère, à port dressé et à feuilles planes ou légèrement gaufrées. Le collet est peu développé, situé au niveau du sol, aplati et verdâtre chez la betterave sucrière ; il est plus important, situé nettement au-dessus du sol et de couleur grisâtre, verdâtre ou rougeâtre chez la betterave fourragère.

La racine de la betterave sucrière a une forme conique et présente un sillon longitudinal très marqué, le sillon saccharifère, délimitant une zone riche en sucre ; la chair est blanc mat, à petites cellules. La teneur en matière sèche varie de 20 à 25 % et celle en sucre de 15 à 19 % (parfois plus, notamment en année sèche), du poids frais des racines. La racine de la betterave fourragère a une forme allongée, ovoïde ou cylindrique ; le sillon est absent ou peu marqué. La teneur en matière sèche varie de 9 à 22 %. Chez la betterave fourragère, la racine est habituellement ronde et de couleur rouge foncé. 
La période de maturation est atteinte au cours de la deuxième année. Pendant cette période, la tige s’allonge, puis fleurit et fructifie. La plante produit une ou plusieurs hampes florales ramifiées en utilisant les réserves de la racine. Les fleurs, hermaphrodites, sont groupées par trois, quatre ou cinq et leurs calices se soudent progressivement en une seule masse formant à maturité un glomérule contenant de 3 à 5 graines. Toutefois, les variétés sucrières actuelles possèdent des glomérules ne contenant qu’une seule graine (semences monogermes).

Variétés.

Il existe de nombreuses marques commerciales de semences, mais quelques-unes seulement sont utilisées. On distingue trois grands types de variétés : 
Type E (de l’allemand ertragreich, « riche en rendement ») à poids de racine élevé (900 g), mais pauvre en sucre (14-15 %) et sans intérêt pour l’industriel ;
Type Z (zuckerreich, « riche en sucre »), à racines coniques et petites (600g) et à teneur en sucre élevée (17-18 %) ;
Type N (normalreich, « normalement riche »), à poids de racines et à teneur en sucre moyens.

Ces trois types sont à l’origine de variétés soit intermédiaires, soit nettement caractérisées. On les désigne alors par deux lettres : ZZ, type très sucrier, NZ, type moyennement sucrier, etc.

Exigences physiologiques.

La betterave est une plante de jours longs qui a besoin de températures relativement basses (de 2 à 10oC) pour que se produise le déclenchement de la montée à graines (vernalisation). Une betterave soumise en permanence à une température de l’ordre de 20oC ne monte pas, même en jour continu. Soumise, après vernalisation, à une photopériode courte (8 h), elle demeure végétative. En revanche, elle monte et fleurit normalement sous l’action du jour naturel ou d’un éclairage continu. La betterave a d’importants besoins en lumière, notamment lorsque les bouquets foliaires dépassent 10 feuilles. Les besoins sont maximaux de mi-août à fin septembre et un déficit d’ensoleillement entraîne une réduction de la teneur en sucre des racines.

La germination débute aux environs de 5oC, mais une température du sol de l’ordre de 8oC est souhaitable pour les semis. La somme des températures du semis à la levée est de l’ordre de 120 degrés jours (base 0oC), celle de la levée à la récolte des racines (environ 200 jours) est comprise entre 2 400 et 2 800 degrés jours. Enfin, de la levée à la récolte des graines la somme des températures est comprise entre 3 900 et 4 500 degrés jours. En pleine croissance foliaire, l’optimum de température se situe entre 20oC et 28oC.

Au-dessous de 4oC, le froid peut provoquer des lésions sur les jeunes plantules et des gelées de printemps peuvent causer des dégâts au stade d’étalement des cotylédons. En automne par contre, les racines peuvent supporter en terre des gelées de – 5oC. Les racines en silos supportent – 10oC pour les betteraves fourragères et -15oC pour les betteraves sucrières. C’est la raison pour laquelle les betteraves sont entassées en silos lors de l’arrachage et non laissées dans les champs. Enfin, au stade 4 ou 5 feuilles, les jeunes plantules soumises à des températures inférieures à 10oC sont susceptibles de vernaliser, et il y a alors un risque de montée à graines.

Culture de la betterave en France dans FLORE FRANCAISE 640px-BetteraveLes besoins en eau totaux sont de l’ordre de 600 à 700 mm. Ils sont surtout importants pendant la période du développement du bouquet floral et du grossissement de la racine (de l’ordre de 120 à 150 mm par mois). Comme cette période se situe en Europe de juin à août, une irrigation d’appoint peut s’avérer nécessaire. Au cours des deux derniers mois qui précèdent la récolte, les besoins en eau sont en revanche modérés (de 30 à 60 mm).

Culture.

Le semis se fait entre la mi-mars et la mi-avril. Le choix de la date de semis tient compte de la sensibilité à la vernalisation. Les températures basses lors de semis précoces (avant fin mars dans le Bassin parisien), si leur durée est prolongée (printemps froid), favorisent la montée, dans l’année même, d’une fraction des plantes. Cette montée à graines peut entraîner des pertes, les réserves des racines étant utilisées pour la croissance de la tige. Les semis trop précoces sont aussi exposés à des risques de battance des sols en cas de pluies qui peuvent gêner la levée des graines. À l’inverse, des semis tardifs, en raccourcissant la période de croissance, pénalisent le rendement ou rendent la récolte difficile en cas d’automne pluvieux.

La maîtrise de la densité de semis est un facteur important de la réussite de la culture. En effet, une densité trop faible ne peut pas être compensée par la ramification. De plus, la densité a un effet sur la qualité des racines car au-delà d’un certain poids, la teneur en sucre diminue et la teneur en impuretés augmente. Pour ces différentes raisons, on vise un peuplement d’environ 6 à 8 plants/m, avec un écartement de 45 à 50 cm. Les graines sont souvent enrobées, ce qui facilite leur utilisation dans les semoirs et leur confère une protection contre les parasites.

Les travaux du sol avant semis nécessitent une attention particulière. En effet, le labour doit être réalisé de manière à ne pas laisser subsister de zones compactes pouvant déformer les racines lors de leur croissance. Les opérations de travail superficiel ultérieures doivent donner un affinement correct du lit de semences. Le lit de semences ne doit pas être trop fin pour éviter les problèmes de battance, mais ne doit pas contenir trop de mottes pour ne pas gêner la levée. Les semoirs sont équipés d’accessoires permettant un dernier travail du sol sur la ligne de semis.

Fertilisation.

La fertilisation azotée doit être raisonnée au plus juste car un excès d’azote peut entraîner une diminution de la pureté du jus et de la teneur en sucre. Compte tenu d’un besoin de l’ordre de 4 kg/t de racines, la quantité d’azote nécessaire se situe autour de 220 unités/ha. Pour parvenir à cette quantité, la fertilisation azotée doit tenir compte de l’azote fournit par le sol, ainsi que de la minéralisation des apports organiques (fumier, vinasses, etc.) fréquents pendant l’hiver précédant le semis de la betterave sucrière.

Les besoins de la betterave en acide phosphorique sont modérés (environ 1,5 kg de P2O/t de racines). Un apport de 50 à 80 unités/ha est suffisant si le sol est bien pourvu et si les feuilles sont enfouies. Les besoins en potasse sont en revanche élevés (environ de 4 à 5 kg/t de racines). La quantité à apporter sur la culture, destinée à compenser les exportations, est de l’ordre de 180 à 200 unités/ha.

En sol de craie, les apports de fertilisants sont complétés par des applications de bore à titre préventif contre la maladie du cœur, à raison de 15 à 20 kg/ha.

Lutte contre les adventices.

Le désherbage associe une lutte chimique à un binage, que permettent la largeur entre les rangs et la faible hauteur de la plante. S’il existe un risque d’infestation, on peut utiliser, avant le semis ou avant la levée, des produits inhibant la germination d’adventices, notamment des graminées. La lutte s’effectue aussi en cours de végétation, en cas d’envahissement important par des adventices nuisibles. La gamme des produits de désherbage est assez large pour assurer le contrôle de la plupart des adventices.

Maladies.

La maladie qui a pris le plus d’importance au cours des quinze dernières années est la rhizomanie, maladie à virus transmise par un champignon(Polymixa betae). Elle se caractérise par un flétrissement du feuillage en période chaude. Les betteraves atteintes présentent un chevelu racinaire très important et une forte réduction de croissance du pivot. La rhizomanie provoque des dégâts importants et, de plus, se conserve longtemps dans le sol. Il n’existe pas de moyens de lutte chimique contre cette maladie ; seuls l’utilisation de variétés résistantes et un allongement de la rotation permettent de limiter les dégâts.

La maladie du cœur est une autre affection caractéristique de la betterave. Elle est due à une carence en bore liée généralement à un excès de calcium ou à une sécheresse pendant la période où la plante absorbe beaucoup de bore. Elle se traduit par un noircissement du collet, un dessèchement de la partie médullaire de la racine et enfin par un arrêt de la végétation. L’épandage de bore avant le semis ou la pulvérisation en cours de végétation permettent de lutter contre cette maladie.

Les principales autres maladies sont les suivantes : la cercosporiose, due à Cercospora beticola, la rouille, due à Uromyces betae, l’oïdium, du àErysiphe betae ou à Microspharea betae, la jaunisse, virose transmise par le puceron vert du pêcher et le puceron noir, et la fonte des semis, due principalement à un champignon du genre Pythiumou à Phoma betae.

La lutte contre ces maladies repose sur le traitement des semences, l’utilisation de fongicides et de variétés résistantes, et sur la destruction des vecteurs.

Ravageurs.

Outre la micro-faune du sol (blaniules, atomaires, nématodes, limaces, etc.), les principaux ennemis de la betterave sont les pucerons, vecteurs de viroses, et la pégomie, parasite du parenchyme foliaire. Contre les premiers, la lutte s’effectue par l’enrobage des graines et par l’épandage de granulés sur la ligne de semis. Contre les autres, on a recours aux pulvérisations en végétation. En France, le Service de la protection des végétaux met en place, en collaboration avec l’Institut technique de la betterave et les sucreries, un réseau de piégeage et de comptage des populations de pucerons, à partir duquel sont émis des avertissements pour les agriculteurs.

Récolte.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsElle s’effectue en octobre, à « maturité » de la betterave (port retombant et teinte jaunâtre des feuilles). Elle est réalisée par des machines qui combinent les opérations d’arrachage, d’effeuillage, de décolletage et de chargement. La récolte est stockée en bord de champ sous forme de silos de 2 à 3 m de haut, de façon à éviter à la fois des échauffements et des dégâts éventuels dus au froid. Ces silos sont ensuite repris par camions au fur et à mesure des capacités d’accueil dans les sucreries.

Les betteraves sont pesées lors de l’arrivée à l’usine et un échantillon est prélevé pour déterminer la part du poids des racines et celui de la terre, de façon à estimer le poids net des racines. On évalue également la « tare terre » qui, si elle est trop importante, entraîne une diminution du prix d’achat par l’usine.

Utilisations.

Le principal débouché de la betterave est la fabrication de sucre et, accessoirement, celle d’alcool. De cette fabrication résultent deux sous-produits : la mélasse et la pulpe.

La mélasse est constituée par les substances sirupeuses demeurant dans les cuves après extraction de la majeure partie des sucres par cristallisation et centrifugation. Contenant encore 50 % de sucres divers, elle constitue un aliment appétant pour les animaux. Sa valeur énergétique est voisine de 1 UF (unité fourragère) par kg de matière sèche, mais sa teneur en matières azotées digestibles est insignifiante.

Les pulpes constituent le résidu des racines après extraction du sucre : 1 t de racines donne 625 kg de pulpe humide à 8 % de matière sèche. Les pulpes peuvent être surpressées de façon à accroître le taux de matière sèche (de 22 à 25 %), les jus récupérés étant recyclés en sucrerie. Mais elles sont surtout déshydratées pour obtenir un produit à 90 % de matière sèche, le rendement de la déshydratation étant de 6 kg de pulpe pour 1 t de betterave. La pulpe sèche a une valeur énergétique comparable à celle des céréales, de 1 UF/kg de matière sèche. Sa teneur en matières azotées digestibles est toutefois assez faible, de l’ordre de 40 g/kg de matière sèche.

betterave (suite)

Surfaces cultivées et production.

D’après la FAO, la superficie mondiale consacrée à la betterave à sucre est de l’ordre de 7,1 millions d’ha (1999) pour une production proche de 270 millions de t (soit un rendement moyen de 38 t/ha). Au cours des dix dernières années, les superficies cultivées ont diminué de l’ordre de 10 %. La culture de la betterave, plante de climat tempéré frais, s’étend entre 47o et 54o de latitude nord. Elle concerne surtout l’Europe et l’Amérique du Nord. Ailleurs, elle n’est possible que dans les pays qui disposent de possibilités d’irrigation : Turquie, Iran, Égypte, Maroc, Chili, etc. Le sucre produit à partir des betteraves représente environ 30 % de la production totale de sucre (entre 110 et 120 millions de t), le reste provenant de la canne à sucre.

Le plus important producteur de betteraves est l’Union européenne, avec 120 millions de t (soit environ 45 % de la production mondiale), pour une superficie légèrement supérieure à 2 millions d’ha et un rendement de l’ordre de 60 t/ha. Viennent ensuite les États-Unis (30 millions de t), la Turquie (20 millions), et la Russie (15 millions).

Les quatre principaux producteurs de l’Union européenne sont la France (33 millions de t et un rendement de 74 t/ha), l’Allemagne (28 millions), l’Italie (13 millions) et le Royaume-Uni (10 millions).

La France est le premier producteur mondial de sucre de betterave, avec une production de sucre blanc comprise entre 4 et 4,5 millions de t. La superficie ensemencée, variable en fonction des fluctuations du marché du sucre, s’établit autour de 400 000 ha, dont 90 % pour la production de sucre et 10 % pour la production d’alcool (autour de 4 millions d’hectolitres soit plus de la moitié de la production nationale). Un cinquième environ de la production d’alcool sert à la fabrication d’éthanol (carburant). Le nombre de sucreries et de sucreries-distilleries est actuellement de 35.

La culture de la betterave industrielle est concentrée dans le nord de la France, où six départements représentent les deux tiers des superficies ensemencées annuellement.

220px-Betteraves_%283%29 dans FONDATEURS - PATRIMOINERéglementation européenne.

Dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), il existe une réglementation basée sur un contingentement de la production de sucre assorti d’une garantie de prix, et sur des liens contractuels entre les producteurs et les usines. Chaque pays de l’Union dispose d’un quota de base (quota A), qu’il répartit entre ses différentes sucreries. Chacune d’entre elles affecte ensuite son quota entre ses planteurs, en proportion de ses livraisons antérieures. Le sucre produit dans la limite de ce contrat bénéficie d’un prix garanti. Le quota A pour l’ensemble de l’Union européenne est de près de 12 millions de t. Au-delà de la quantité correspondant au quota A et dans une limite fixée par l’Union (appelée quota B), les sucreries peuvent commercialiser librement leur production, mais elles doivent verser à l’Union européenne une cotisation de production. Le prix payé au producteur pour les betteraves de cette tranche est donc le prix garanti, diminué de la cotisation. Enfin, le sucre produit en dépassement de cette tranche (appelé souvent, de façon impropre, quota C) doit être vendu sur le marché au cours mondial, en permanence fluctuant.

Roger-Estrade (A.)

betterave rouge

Plante bisannuelle cultivée pour sa racine charnue (genre Beta, famille des chénopodiacées). 
SYN. : betterave potagère.

La racine de la betterave rouge se charge de divers pigments (anthocyanes), selon des anneaux concentriques plus ou moins nets en fonction des conditions de culture, des variétés et de la cuisson de la racine après récolte. À l’exception de la variété-population traditionnelle `Crapaudine’ de type long, à la chair sucrée et très colorée, encore cultivée dans le Val de Loire pour une consommation hivernale, les variétés actuellement cultivées sont du type `Globe’, issu de la variété `Détroit’ améliorée. Le choix des variétés dépend de leur degré de précocité.

Culture.

Les exigences de la betterave rouge sont identiques à celle des autres betteraves. Les semis se font de mars à début avril pour une récolte en juin-juillet (recours à la culture protégée sous bâche à plat ou petit tunnel) ou de la mi-mai à fin juin pour une récolte à l’automne et une consommation hivernale. La densité optimale est de 550 000 plantes/ha. Les rangs sont écartés d’environ 40 cm.

Récolte.

La récolte est mécanisée, et le rendement varie de 35 à 50 t/ha. Les racines sont conservées en silo, ou de préférence en cellule ventilée à 0/+1oC lorsque le produit est destiné à alimenter les unités de cuisson industrielles. Pour l’essentiel, la betterave rouge est proposée en produit prêt à l’emploi culinaire, conditionnée en 5 gamme après appertisation ou pasteurisation.

Production.

La production de l’Union européenne en betteraves rouges représente 300 000 t, dont le Royaume-Uni fournit 1/3. La production française est de 90 000 t pour 2 400 ha. Elle est stable et concentrée en zone septentrionale. Le tiers en est produit dans la région du Centre. 10 % de la production sont destinés à la fabrication de colorants.

Encyclopédique – Péron

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Bâtard : Une marginalisation sociale croissante

Posté par francesca7 le 18 mars 2015

bourbon-gaston-henri-02-webDans la seconde moitié du XVIe siècle, le renforcement de l’autorité paternelle, encouragé par la monarchie évoluant vers l’absolutisme, entraîne un durcissement de la législation, et plus encore des mentalités. L’édit de 1556 oblige à déclarer les grossesses ; l’ordonnance de Blois met fin en 1579 à la présomption de mariage en cas de grossesse, qui engageait par trop la famille du père. Les mariages sans témoin et sans consentement des parents sont interdits. L’Église de la Contre-Réforme comme les protestants luttent contre les mauvaises mœurs, et les naissances illégitimes reculent fortement au XVIIe siècle (en dessous de 1 % des naissances), avant de remonter à la fin duXVIIIe siècle (2,6 % vers 1789), lorsque se relâche le contrôle de l’Église sur la société. Les filles des campagnes séduites vont souvent accoucher en cachette en ville, abandonnant ensuite l’enfant. LeDictionnaire de Furetière (1690) enregistre l’accentuation des degrés de déclassement : « Les bâtards des rois sont princes ; ceux des princes, gentilshommes ; ceux des gentilshommes, roturiers. »

Les bâtards royaux.

La famille royale au XVIIe siècle pourrait sembler à contre-courant. Loin de cacher leurs bâtards, les rois les reconnaissent. Le fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées est fait duc de Verneuil ; les fils de la Montespan et du Roi-Soleil sont, l’un, duc du Maine et, l’autre, comte de Toulouse. Le duc de Saint-Simon a bien senti le sens politique de cette entorse à la morale commune. Louis XIV poursuit une stratégie d’union entre ses bâtards légitimés et des princes du sang : ainsi, Mlle de Blois, fille de La Vallière, se marie avec le prince de Conti, tandis que le duc du Maine et Mlle de Nantes, enfants de la Montespan, épousent des Condé, et que leur sœur, la seconde Mlle de Blois, est mariée à Philippe d’Orléans, le futur Régent. À cette union des sangs entre les Bourbons s’ajoute l’ascension en dignité des légitimés. Leur père crée en 1694 un « rang intermédiaire » qui les détache des duc et pairs ; puis, en 1714 et 1715, il en fait des princes du sang, avec droit à la succession à la couronne. Ce coup de force contre la tradition traduit une mythologie dynastique du sang royal.

La lente reconnaissance des « enfants naturels ».

Portrait du duc de Morny.À l’époque des Lumières, certains, par humanitarisme ou par populationnisme, se préoccupent de l’abandon des bâtards. Au nom du droit naturel, la Convention abolit les discriminations et proclame les enfants naturels « enfants de la patrie ». Mais, pour défendre le mariage, elle interdit la recherche de paternité et diminue la part d’héritage de l’enfant adultérin. Le Code civil (1804) marque un recul en réduisant le droit à l’héritage pour tous les enfants naturels. Dans la société bienséante du XIXe siècle, l’enfant de l’amour déshonore ses géniteurs, et la bourgeoisie stigmatise le concubinage populaire, facteur de naissances illégitimes (8,7 % à la fin du siècle). Toutefois, la connivence sociale peut faire prétendre ignorer des secrets connus de tous : le duc de Morny, coqueluche du Tout-Paris, n’est-il pas le demi-frère adultérin de Napoléon III ? Le préjugé pèse longtemps sur la loi : il faut attendre 1972 pour que celle-ci place à égalité les filiations naturelles et légitimes, accomplissant enfin l’idéal de 1793.

 

Sources encyclopédiques

 

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