• BONJOUR A TOUS ET

    bienvenue (2)

     CHEZ FRANCESCA 

  • UN FORUM discussion

    http://devantsoi.forumgratuit.org/

    ............ ICI ............
    http://devantsoi.forumgratuit.org/

  • téléchargement (4)

  • Ma PAGE FACEBOOK

    facebook image-inde

    https://www.
    facebook.com/francoise.salaun.750

  • DECOUVERTES !

    petit 7

  • BELLE VISITE A VOUS

    aniv1

    PETITS COINS DE PATRIMOINE QUI SERONT MIS EN LUMIERE AU DETOUR DE NOTRE REGION DE FRANCE...

  • Cathédrale St-Etienne-Auxerre

    St-Etienne Cathédral, Auxerre

    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

  • M

    JE SUIS ORIGINAIRE MOI-MEME DE LA BOURGOGNE....

  • FRANCE EN IMAGES

    G

    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

  • amis

  • Méta

  • amis

  • Architecture Française

    5

  • Artisanat Français

    1

  • A

  • amour-coeur-00040

  • montagne

    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

  • 180px-Hlézard1

  • Patrimoine Français

    3

    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

  • Accueil
  • > Recherche : construction pierre bretagne

Résultats de votre recherche

Benodet un petit port du Finistère

Posté par francesca7 le 6 mars 2014

Arrivée_course_croisière_à_Bénodet_en_aout_1936

A 15 km de Quimper, Benodet se présente comme un petit port de charme et une station balnéaire familiale. Le slogan de la ville est « Bénodet. Bonne idée ! » auquel s’est récemment ajouté « la station cinq étoiles ». C’est une station balnéaireclassée. La commune se dénommait Perguet jusqu’en 1878

Le 5 mai 1597 des bateaux appartenant à la troupe du soldat ligueur et brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui prend ce jour-là momentanément Quimper avant d’être repoussé, attendaient dans le port de Bénodet pour prendre part au pillage, mais « frustrés de leurs espérances, s’en retournèrent à vide comme ils étaient venus » écrit le chanoine Moreau12.

 Des annotations de Berthou de Launay jointes à une carte datant de 1723 met en avant les qualités nautiques du site de l’estuaire de l’Odet (l’orthographe de l’époque a été respectée):

« Dans les marées ordinaires, il reste dans le canal de la rade cinq ou six brasses d’eau, la brasse de cinq pied de Roy. La coste du bon mouillage depuis l’anse de Sainte-Maraine du costé de Combrit jusqu’à l’anse de la Vieuville est roide (…), ayant au pied des roches qui se découvrent dans les basses mers deux ou trois brasses d’eau, on y pouroit fabriquer de beaux quays et de beaux magazins, la pierre étant sur les lieux. Pareillement depuis la pointe nommée pointe de la Pierre jusqu’à l’autre pointe du nord-est contigu, (…), où on pouroit fabriquer des quays de carrénage et de beaux magazins, ayant la pierre sur l’endroit, et même étant proche de la belle pierrière du manoir de Kergos et des anses du dit Kergos et de Penfoul, où on pouroit former des chantiers de construction et de radoub. Dans le bourg de Saint-Thomas [il s'agit de Bénodet], il y a plusieurs maisons ruinées qu’on pouroit rétablir, outre celles qui sont sur pied qui sont logeables, avec de beaux emplacements pour bâtir. On peut mettre facilement ce port hors d’insulte, bâtissant sur les pointes de saint Gildas et du corps de garde de Combrit des batteries de 30 canons de 24 et en augmentant le fort de 20 pièces de 36 (…). Outre que l’on pourrait fermer le port en cas de nécessité, de bonnes estacades en forme de « V », liées de grosses chaînes dans l’espace de la Pointe du Coq à l’autre pointe oposée du coté de Combrit, qui ne contient de distance que 130 toises. (…) »

Au xviie siècle, Bénaudet (orthographe utilisée à l’époque) est sous la mouvance des seigneurs de Bodigneau (Bodinio) en Clohars-Fouesnant, mais fait partie de la paroisse de Perguet : plusieurs actes notariés des juridictions de Kemper-Corentin et de la baronnie du Pont attestent de l’existence du village à cette époque.

Benodet un petit port du Finistère dans Bretagne 220px-B%C3%A9nodet_au_d%C3%A9but_du_XX%C3%A8me_si%C3%A8cleLe 5 août 1669, Nicolas Euzenou, chevalier, capitaine garde-côte de Bénodet et de l’Île-Tudy, seigneur de Kersalun et du Cosquer (en Combrit), marié avec Claude Guégant de Querpiguet, demande, tant pour lui que pour ses héritiers dont René Euzenou, chevalier, seigneur de la Vieuville, son fils aîné à être reconnus comme « nobles, issus d’ancienne chevalerie et extraction noble ». C’est lui qui fut pendu le 23 juin 1675 à une fenêtre de son château du Cosquer par des paysans révoltés lors de la révolte du papier timbré. Sauvé momentanément par un paysan de Combrit, Mathieu Mendez, il mourut le 1er juillet 1675 à Pont-l’Abbé des suites de ses blessures.

Le bailli de Quimper François-Marie de Kerguélen de Penanjeun écrit en 1709 : « Le port de Benodet est très mal gardé, qu’il vient tous les jours des battaux pecheurs se rendant à Quimper qui y acheptent des blets, du pain et des provisions qu’ils vendent aux grenesiens (Guernesiais) et cela de nuit et de jour. Il parait, Monseigneur, qu’il seroit à propos de faire aborder au fort tous les bataux entrant et sortant. Comme se sont quatre ou cinq péïsants des paroisses voisines mal disciplinés qui montent à leur tour cette garde, si sa Majesté le juge à propos, j’aurez le soin d’en faire la visite toutes les semaines et de remédier à ce désordre, sans en atteindre aucune rétribution que l’honneur de vous en rendre compte, et de marquer par là à votre Grandeur le zèlle que je conserverai toujours pour les intérêts du Roy ».

600px-Plage-Avant-apres-2 dans Finistère

Benjamin Girard, dans son livre « La Bretagne maritime », publié en 1889, décrit ainsi Bénodet les siècles précédents :

« Bénodet était il y a trois siècles un hameau habité par quelques familles de pêcheurs. Dès cette époque, son mouillage offrait un abri précieux aux navires surpris par le mauvais temps entre les Glénan et Penmarc’h. (…) Pendant les guerres du Premier Empire, un grand nombre de navires, chargés d’approvisionnements divers à destination de Brest, purent aborder à Bénodet, en échappant à des croiseurs anglais, obligés, par les dangers de la côte, à se tenir au large. Une corvette de la marine impériale s’y réfugia ; bientôt attaquée par des péniches anglaises armées d’artillerie légère, elle repoussa cette attaque grâce à l’appui des batteries de côte dont les défenseurs furent efficacement secondés par les habitants du pays. (…) Bénodet est un lieu de relâche très fréquenté : le mouillage y est excellent et on y trouve, à certains endroits, plus de 10 mètres d’eau à mer basse. La Compagnie des Indes eut, dit-on, le projet d’y faire un port. Deux fanaux, l’un à la pointe du Coq, l’autre à la Pyramide, indiquent la direction à suivre pour entrer dans l’Odet. Un troisième feu, situé sur la rive de Combrit, près du sémaphore, sera prochainement allumé. (…) Les ouvrages du port actuel comprennent un quai de 53 mètres de longueur et une cale perpendiculaire à ce quai, dont la longueur est de 66,50 mètres. À l’extrémité de cette cale les navires trouvent, à haute mer 4 m en vive eau ordinaire et 2,83 m en morte eau. Le commerce local consiste en quelques expéditions de poteaux de mines vers l’Angleterre et de bois à brûler pour les ports voisins ; 18 chaloupes y font la pêche côtière, principalement celles du congre et duhomard. »

Le bulletin du Conseil général du Finistère de décembre 1877 écrit : « Le conseil municipal de Perguet demande que la commune soit autorisée à échanger le nom de Perguet contre celui de Bénodet » ; le Conseil général donne un avis favorable dans sa séance du 23 décembre 1877.

La commune de Bénodet est née le 15 mars 1878 par décret du Président de la République, maréchal Mac Mahon. Jusqu’à cette date, elle s’appelait Perguet, du nom de la paroisse de Perguet qui, jusqu’au début du xixe siècle, se composait d’une multitude de petits hameaux agricoles, constitués de fermes et de penty à l’intérieur des terres, et d’un hameau de pêcheurs et de marins pratiquant le cabotage, constitué autour de la chapelle Saint-Thomas, au port.

C’est au cours du xixe siècle que ce hameau de pêcheurs devient le centre névralgique de la commune avec la construction de la mairie, de l’école mixte et l’agrandissement de l’ancienne chapelle Saint-Thomas, élevée au rang d’église paroissiale. Bénodet comptait environ 150 habitants en 1878. C’était la seule agglomération de la commune et seules quelques routes encaissées y menaient.

Marius Sepet visite Bénodet en 1894 et en fait cette description : « Environné de belles habitations, Bénodet est fréquenté par les Quimperrois (sic), qui se baignent sur une plage de sable en arc de cercle (grandes cabines), située en avant du petit fort, ou batterie de Bénodet. Deux phares, l’un à feu fixe rouge et haut de 10 mètres, l’autre à feu fixe blanc et haut de 17 mètres, signalent l’entrée de l’Odet. Il existe en outre un sémaphore sur la rive droite. Ce ne sont plus seulement les Quimperrois qui fréquentent la plage de Bénodet et la riante verdure qui la couronne, elle est en train de devenir, grâce aux facilités de circulation, une station recherchée de loin, même des Parisiens et des Parisiennes ».

Cette autre description de Bénodet date de 1899 :

« Bénodet, modeste village, assis au pied des collines de la rive gauche de l’Odet et près de l’embouchure de ce fleuve, n’a été pendant longtemps fréquenté que par les habitants de Quimper ; mais, attirés par ce site ravissant et un climat doux et régulier, des visiteurs de plus en plus nombreux viennent chaque année passer la saison ici ; un très confortable hôtel et plusieurs villas ont été construits de sorte que Bénodet est en passe de devenir une plage à la mode ; il le mérite à tous égards. »

500px-Archives_bac_B%C3%A9nodet dans VILLAGES de FRANCE

En 1890 la mise en service de deux bacs charretiers de 10 mètres de long et trois mètres de large est un grand progrès ; un essai de service assuré par une régie départementale échoue et le bac est à nouveau affermé (à Pierre Caoudal); en 1902 l’un des bacs fait naufrage en raison de son manque d’entretien et de sa vétusté sans faire de victimes et est renfloué, reprenant du service jusqu’en 1905, le second continuant toutefois à fonctionner. En 1906, Adrien de Baroncelli écrit : « Au hameau de Sainte-Marine, un grand bac à rames permet de traverser l’embouchure de l’Odet. Ce bac transporte au besoin des automobiles, néanmoins l’embarquement et le débarquement ne sont pas commodes ; enfin si plusieurs voitures doivent passer, on risque d’attendre longtemps son tour ». Le tarif est alors de 5 centimes pour les piétons, 10 centimespour les bicyclettes, 2 francs pour les automobiles et la durée de la traversée est estimée à six minutes. En 1908, Gordon Sturrock note que le tarif de la traversée est de 30 centimes par personne, mais que ce prix ne comprend pas le passage de la bicyclette.! La différence de tarif indiquée par ces deux auteurs, à deux ans d’intervalle, est surprenante.Le premier bac à vapeur, long de 15 mètres et large de huit mètres, est mis en service le 1er août 1911 : il est tracté par des chaînes mouillées s’enroulant autour d’un tambour, mais il doit cesser son fonctionnement dès 1925 car le mécanisme a mal vieilli et les pannes étaient trop fréquentes.

André Chevrillon décrit ainsi le départ du bac en 1920 :

« Maintenant le bac va partir. Il est amarré à la grève ; on a mis des planches sur les goémons pour que deux chars à bancs qui attendent puissent embarquer. C’est très difficile de caser ces deux hautes voitures, avec leurs chevaux, dans le radeau creux où de massives bigoudens, des pêcheurs avec leurs paniers de poisson, doivent aussi trouver place. Les passeurs crient, les cochers huent en faisant « culer » leurs bêtes : Zous ! An dré ! Chom azé (…) L’ordre est fait ; le calme règne. Les bons chevaux patients sont installés avec les charrettes paysannes dont le devant est peinturluré de fleurs naïves. Il reste même un peu de place entre les coffres et les redoutables bigoudens. Nous embarquons. Penchés en arrière, appuyant ensemble d’un grand effort sur leurs longues gaffes, les rameurs « poussent ». »

Un nouveau bac à vapeur est inauguré le 26 juillet 1929, mais coule lors d’une tempête (le patron aurait oublié de fermer l’un des hublots !) dans la nuit du 4 au 5 décembre 1929 dans le port de Bénodet ; il est renfloué et reprend du service après réparations le 20 avril 1930 jusqu’au 11 octobre 1944, jour où les Allemands le dynamitent. Une vedette à moteur, puis un chaland provisoire en bois le remplacent alors, la liaison n’étant rétablie avec une véritable bac qu’en 1951 : ce bac peut charger un maximum de 20 voitures et, très vite, est engorgé, principalement en saison estivale, en raison de l’accroissement du trafic (28 000 véhicules en 1951, 135 000 en 1964, 290 000 en 1971, le bac fonctionnant alors 18 heures par jour). Le temps d’attente avant d’embarquer peut être supérieur à une heure et de nombreux automobilistes, ainsi que les poids lourds, doivent faire le détour par Quimper où la rocade sud et le pont de Poulguinan (qui permet de traverser l’Odet juste en aval de Quimper) n’existent pas encore (mis en service en 1974).

Bénodet, aujourd’hui station balnéaire réputée de la côte de Cornouaille, a toujours été un lieu reconnu pour son intérêt géographique d’embouchure de l’Odet, navigable jusqu’à Quimper. Sa situation lui vaut son nom en breton de  » tête de l’odet « . Pendant tout le Moyen âge, Bénodet servit d’avant port commercial à Quimper pour le trafic des céréales, vins, toiles, bois, poissons et autres matières de cabotage vers l’Espagne, Bordeaux, l’Angleterre ou les Pays-Bas.

L’essor actuel de Bénodet débuta au début du siècle dernier par le développement du tourisme et la vogue des bains de mer puis du nautisme. Ses charmes alliant les douceurs champêtres de sa rivière à la rudesse de l’océan donnent à Bénodet son climat spécifique si apprécié par tous ceux qui le découvrent.

Des écrivains de talent comme Emile Zola, André Suarez, Frédéric le Guyader, Guillaume Apollinaire y ont traduit leurs émotions. De nombreux artistes-peintres ont idéalisé ces moments de lumière et d’émotions comme André Dauchez, Lucien Simon, Eugène Boudin.

 

L’église Notre Dame de la Mer située sur le port est dédiée à Saint-Thomas Becket. Edifiée au XIIIe siècle, elle ne comptait à l’origine qu’une nef et un petit clocher. Elle fut agrandie au cours du XVIe puis remaniée au XIXe avec réemploi d’éléments anciens.

Eglise d’architecture contemporaine, construite en 1968 sur l’avenue de la Mer.

Curiosité : Une piéta en bois de la fin du XVe siècle.

Musée du Bord de Mer

Un voyage dans le temps est proposé au visiteur pour découvrir la Belle Plaisance, les origines du yachting à Bénodet, ainsi que la magie de l’estuaire de l’Odet.

Exposition permanente : Art de vivre à la mer

Dans une ambiance marine, découvrez le monde des loisirs au bord de mer. Bains de mer, tourisme et hôtellerie se développent au début du XXéme siècle. Films inédits, photos d’époque, bateaux modèles et tableaux des peintres officiels de la marine agrémentent le parcours du visiteur. Un lieu à découvrir en famille!

Nouvelle exposition : A bord des paquebots

Embarquement immédiat pour 2 années de voyage avec l’association French-Lines pour  découvrir l’art de vivre A BORD DES PAQUEBOTS.

Jusqu’au printemps 2014, documents iconographiques, films et maquettes feront revivre au public cette fantastique épopée dans une reconstitution ludique accessible à toute la famille. Les loisirs à bord seront évoqués durant 2012, l’art de la table et la gastronomie à partir d’avril 2013.

Port de Bénodet vu de Sainte Marine.Exposition produite et réalisée par la ville de Bénodet et l’association French-Lines avec le concours de Franck Senant, ingénieur du patrimoine, spécialiste de l’histoire des paquebots.
Le musée est ouvert tous les jours (sauf mardi et mercredi) de 10h à 13h et de 14h à 18h. Ouvert tous les jours en Juillet-Août.

Exposition permanente sur le thème de la Belle Plaisance.

phare de la Pyramide

D’une hauteur de 48 mètres, il fut construit en remplacement d’une ancienne balise en bois en forme de pyramide qui servait d’amer aux marins pour l’entrée de l’Odet.

 

Phare du Coq

Balisage par alignement avec le phare de la Pyramide à l’entrée de l’Odet, il doit son nom à une roche immergée dont la forme étrange évoque un coq.

 

Publié dans Bretagne, Finistère, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

que faire à L’abbaye de l’Épau

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

L’abbaye de l’Épau, originellement appelée Abbaye de la Piété-Dieu, est certainement le plus bel exemple d’abbaye cistercienne en France. 

Située à l’est du Mans, elle fut fondée parla reine Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, en 1229. C’est dans ces murs qu‘elle termina ses jours. Son gisant y est exposé.

La Guerre de Cent Ans sera fatale à l’abbaye. Incendiée, sa reconstruction sera entreprise par des moines en 1444, mais pas achevée. Jamais dirigée par un ordre régulier, mais laissée en commende, l’abbaye sera définitivement fermée en 1790 et malheureusement laissée à l’abandon. 

Dans un cadre idéal, entièrement restaurée, classée « Monument historique », l’abbaye offre à ses visiteurs un moment de paix. Les bâtiments monastiques s’ordonnent autour du cloître : le réfectoire, le dortoir couvert d’une voûte en bois, lasalle capitulaire du XIIIème, le scriptorium et l’église du XIVème siècle. 

À l’intérieur de l’église, des fresques du XIVème sont conservées et vous admirerez l’immense verrière du chœur, finement sculptée. La pureté de l’architecture et la quiétude du grand parc vous laisseront une agréable sensation de tranquillité…

280px-Capitulaire_Epau

On peut considérer l’abbaye de Perseigne élevée aux confins du Maine-Normand par le puissant Guillaume III de Bellême, comme la plus ancienne abbaye cistercienne du Maine. Elle fut bâtie en 1145, elle est aujourd’hui située sur la commune de Neufchâtel-en-Saosnois. Il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur. Mais durant le deuxième millénaire, la ville du Mans voit s’élever plusieurs abbayes. C’est l’essor de la foi dans la ville: les abbayes Saint-Pierre et Saint-Paul, mais aussi l’abbaye Saint-Vincent et celle bien connue de La Couture. Le plus souvent, les abbayes étaient tout de même installées de manière privilégiées aux confins de la forêt. Bérengère de Navarre se retrouve en 1199. Son mari, Richard Cœur de Lion est décédé de ses blessures d’un tir d’arbalète reçu au siège de Châlus en Haute-Vienne. La reine est écartée du pouvoir, usufruitière du comté du Maine elle vient s’installer dans la capitale plantagenêt en 1204. Selon la légende, elle se serait installée dans la fameuse maison de la reine Bérengère. Mais il n’en est rien car elle passera la totalité de son temps au palais des comtes du Maine. Il est communément rappelé que la reine trouva asile dans la ville, mais non le bonheur. Une partie des pouvoirs locaux, de mèche avec Aliénor d’Aquitaine ou Jean sans Terre, ne cessèrent de batailler contre elle afin de prendre possession de son douaire, légué par Philippe Auguste. Ce n’est qu’après vingt-six années d’exil dans la ville que la reine, à l’âge de 59 ans, décide de fonder une abbaye.

L’abbaye de l’Épau est une ancienne abbaye cistercienne fondée par la reine Bérangère en 1229. Elle est située aux portes de la ville du Mans, sur la rive gauche de l’Huisne, jouxtant la commune d’Yvré-l’Évêque. L’abbaye a failli disparaitre à de nombreuses reprises, tant par les guerres et les générations qu’elle a traversées, que par les problèmes financiers survenus à l’époque moderne. Elle est définitivement sauvée par le conseil général de la Sarthe en 1958.

Le lieu est d’abord choisi car très tranquille au bord d’une Huisne poissonneuse. Louis IX cède le terrain de l’Espal à la reine mais ce sont les petits frères hospitaliers de Coëffort qui mèneront la vie dure à Bérengère. Ces derniers demanderont compensation financière à la reine, prétendant que le terrain leur a été cédé par Arthur de Bretagne, neveu de Bérengère.

Le plan de l’abbaye est classique, la construction respecte l’unité de toutes les fondations cisterciennes. La période de construction s’étend de 1230 à 1365. Le début de la construction fut assez rapide. Quatre ans après le début des travaux, l’évêque du Mans Geoffroy de Laval effectue la dédicace du bâtiment monastique en le mettant sous le patronage à la fois de Notre-Dame et de saint Jean-Baptiste. Les bâtiments principaux ne furent achevés qu’en 1280.

Le 18 décembre 1925, un grand chambardement de restauration est lancé sur l’église par l’École des Beaux-Arts. La Seconde Guerre mondiale stoppe les travaux en 1938. Après la guerre, l’ensemble des élus Sarthois et Mayennais votent à l’unanimité le rachat et la restauration d’une abbaye ayant vécu pendant cinq siècles au rythme de la vie monastique. L’édifice est acquis en 1958 par le Conseil général de la Sarthe pour onze millions de francs anciens. Elle a fait l’objet d’une longue restauration dans un strict respect du style architectural du xiiie siècle. On a notamment vu la participation et le contrôle des instituts des Beaux Arts du Mans et de Paris. L’église, la sacristie, la salle capitulaire, l’escalier et le cellier étant déjà classé depuis 1925, les façades et toitures furent classés une première fois en 1961 avant que ce classement ne fut annulé pour un classement plus général en 1973 et étendu en 2005. C’est alors que l’abbaye devient également un lieu d’accueil et de visites. Entre 1965 et 1990, l’abbaye devient un lieu propre aux manifestations culturelles, surtout pour les concerts de musique classique, les conférences ou les expositions. Le lieu est également l’endroit où siège l’assemblée départementale, tout particulièrement dans l’aile xviiie siècle. La rénovation de cette dernière fut achevée en 1990. En 1991, on comptait au total une dépense de soixante millions de francs nouveaux pour l’ensemble des rénovations.

que faire à L'abbaye de l'Épau  dans EGLISES DE FRANCE

                                                                                                                                     La grange abbatiale’ au xixe siècle

Le gisant de la reine Bérengère de Navarre tint à sa mort, à se faire inhumer au sein même de l’abbaye. Le doute demeure quant à l’endroit exact où elle s’est fait inhumer, car si son gisant est bien là aujourd’hui, on ne sait avec certitude où son corps fut déposé. Pierre Térouanne trouva en 1960, un squelette de femme complet et intact dans le sous-sol de la salle capitulaire. Une petite boîte de chêne a toujours suivi le gisant de la reine, malgré ses multiples pérégrinations depuis la Révolution. Sur cette boîte était marqué « Ossa Berangeria / 1230-1672-1821-1861 ». Pourtant, la reine est décédée alors même que l’abbaye n’a pas fini de sortir de terre. La seule possibilité aurait été celle de l’inhumation dans l’abbatiale. 

Bérangère de Navarre (1163-1230), première née du roi Sanche VI de Navarre dit « le Sage » (Sancho El Sabio), fut l’épouse de Richard Cœur de Lion.

La date de naissance est incertaine. On la situe entre 1163 et 1165. Bérangère de Navarre a entre 26 ans et 28 ans lorsque Richard I Plantagenêt la demande en mariage. Elle ne possède aucune terre en propre. Apparentée aux comtes du Maine par sa grand-mère, elle n’a pas de lien de parenté direct avec Richard I d’Angleterre et donc pas de motif d’annulation du mariage à redouter du Pape. Le royaume de Navarre pour petit qu’il soit est la cible de l’appétit des royaumes puissants. Bien que considérée comme âgée pour un premier mariage, la main de Bérangère n’en est pas moins convoitée, ce qui explique – par la crainte pour l’autonomie du royaume – la résistance du roi de Navarre à faire contracter un mariage à sa fille aînée. En juin 1190, Richard Cœur de Lion entame des pourparlers avec Alphonse II d’Aragon et Sanche VI de Navarre afin de prévenir une hostilité de Raymond V de Toulouse avec lequel il était en litige pour la Provence. Il en profite pour demander la main de Bérengère de Navarre. Malgré les suspicions qui pèsent sur Richard, du fait de son long refus du mariage, de ses amitiés particulières et de la promesse faite à Philippe Auguste d’épouser sa demi-sœur Adélaïde de France, Sanche VI accepte. Le prestige d’une alliance entre le petit royaume de Navarre et l’empirePlantagenêt remédiait à certains défauts de forme. Le projet est cependant gardé secret, celui-ci impliquant l’acquiescement du Roi de France, forcément mécontent de la rupture des fiançailles avec sa demi sœur. Le départ prévu pour la 3e croisade, demandée par la bulle audita tremendi du 29 octobre 1187 prononcée par le pape Grégoire VIII, permettra l’éloignement du royaume.

 

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Sarthe | Pas de Commentaires »

Les remparts de saint Malo

Posté par francesca7 le 13 octobre 2013


Les remparts de saint Malo dans Bretagne 220px-Saint-Malo_mairieTout visiteur de Saint-Malo se doit d’en faire le tour par les anciens remparts.

L’édification de ceux-ci a commencé en 1144, sous l’impulsion de l’évêché d’Aleth transférant ses assises sur le rocher, la configuration du lieu permettant une meilleure défense. L’histoire attribue toutefois l’essentiel de sa construction au 13ème et 14ème siècle.

Le tour des remparts est sans doute la première attraction touristique de Saint-Malo. Ces remparts ceignent entièrement la ville et on peut en faire le tour virtuellement sur le site de l’office du tourisme malouin.

Le château de Saint-Malo, qui héberge aujourd’hui la mairie, a été construit par les ducs de Bretagne puis aménagé et modernisé par Siméon Garangeau, disciple de Vauban. Par ailleurs son donjon abrite actuellement le musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin. Intégré à la partie nord de l’enceinte par la porte Saint-Thomas, il s’en sépare – au sud-est de la porte Saint-Vincent- par une interruption, cette dernière correspondant à l’ancienne douve qui l’isolait du reste de la ville.

Au centre de la Cité historique se dresse la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, dédiée à saint Vincent de Saragosse, repérable à son clocher dominant les toits.

Sur le tour des remparts – mais au aussi dans la ville – on trouve disséminées les statues de Jacques Cartier, Duguay-Trouin, Surcouf , Chateaubriand ou de Mahé de la Bourdonnais.

Comme autres points d’attraction permanents aux abords des remparts, le Fort National, au nord de la Cité historique, est accessible à marée basse, tout comme le fort du Petit Bé, et la tombe de Chateaubriand sur l’île du Grand Bé.

1060px-S1_mal0 dans VILLAGES de FRANCE

De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste, outre la portion comprise dans le château, que la Grand’Porte avec ses deux belles tours ornées de mâchicoulis (15e siècle), la partie dite des Petits Mursentre la tour Bidouane (XVe siècle) et le gros bastion de La Hollande (17e siècle). Une table d’orientation a été mise en place en 2007 sur la plate-forme supérieure de la tour Bidouane.
Les trois quarts de l’enceinte ont été remplacés entre 1708 et 1744 lors de quatre agrandissements successifs qui ont permis à l’intra-muros de passer de 16 à 24 hectares et de gagner de nouveaux quartiers construits sur l’ancien port avec les actuelles portes Saint-Vincent et de Dinan ou vers la mer (porte Saint-Thomas et place Vauban).
Une dernière rectification fut réalisée vers le milieu du XIXe siècle entre le fort La Reine (XVIIe-XVIIIesiècles) et le cavalier des Champs-Vauverts (XVIe-XVIIe siècles).

remparts-saint-malo-p105022Les remparts furent restaurés au 15ème et 16ème siècle et divers ouvrages fortifiés y furent ajoutés au 17ème siècle, après qu’un incendie eut ravagé la ville en 1661. 8 Portes et 2 poternes en permettent l’accès : la Porte de Dinan venant de la cale, la Porte Saint-Louis face au bassin Vauban, la Grande Porte, monumentale, entourée de 2 tours imposantes, édifiée en 1582 et menant droit à la cathédrale, la Porte Saint-Vincent située au pied du château et la Porte Saint-Thomas ouvrant sur la plage de Paramé. Ces dernières sont plus récentes, datant respectivement de 1709 et 1737. Plus petites et faisant face à la mer, la Porte des Champs Vauvert, des Bés et Saint-Pierre s’ouvrent au pied des Petits Murs, partie la plus ancienne des remparts (12ème siècle). La poterne d’Estrées et celle Aux Normands ouvrent au Nord et à l’Ouest.

 

Publié dans Bretagne, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Le Jerzual de Dinan

Posté par francesca7 le 22 septembre 2013


Le Jerzual de Dinan dans Bretagne 240px-22dinanjerzual01

L’éthimologie du nom JERZUAL est difficile à déterminer. Il serait d’origine celtique – JARUHEL – et signifierait « Rue Haute ».

Afin de découvrir les richesses de cette ville de Dinan, il convient de commencer la visite par son pied et de remonter la ville car c’est en montant vers la ville haute qu’une bonne partie de l’histoire de cette ancienne citadelle, « le Jerzual  » va se dérouler sous vos yeux … L’essor de Dinan devait passer par une voie de communication la reliant à la mer : ce fut la Rance.

La porte du Jerzual qui protégeait autrefois l’entrée de la ville de Dinan a été construite du 14ème au 15ème siècle. Elle se prolonge, de part et d’autre, de remparts imposants dont une
partie est accessible au public. La rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville, avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35 % de déclivité. Cette côte accueille tous les ans le défi du Jerzual, course à pied la plus populaire de la région suivie par des milliers de spectateurs amassés en haut du Jerzual.

Un trajet qui a inspiré l’écrivain Roger Vercel, professeur d e lettres à Dinan en 1920 : « Que vous montiez le Jerzual, entre les maisons à pignons et à porches, sous le surplomb des encorbellements étayés de piliers frustres, sous la belle porte romanogothique, que vous gravisieiez les lacets, quii devant les rocs tournent court, la ville vous inflige, dès l’abord, la sévère leçon de la pente, de la dinaou ».

La rue du Jerzual. Cette rue fort pittoresque et escarpée fut, avant la construction du viaduc de Dinan, la principale voie de pénétration de la ville. Des siècles durant, des charrettes remplies de cuirs, de toiles, de ois et de céréales la descendaient en direction de Saint Malo ; elles en revenaient chargées du sel provenant de la côte, de morue, de thé, de cidre, d’épices et de porcelaines.

Aujourd’hui, c’est dans une atmosphère plus clame que l’on peut détailler les très belles maisons à pans de vois, ouvragées de sculptures, que de riches bourgeois ou artisans élevèrent ici à partir du 15ème siècle. Chemin faisant, on arrive devant la 240px-22dinantourhorloge01-200x300 dans VILLAGES de FRANCETOUR PORTE du JERSUAL (14ème siècle), qui fournit au peintre Corrot le sujet d’une composition réaliste. L’ouverture de la porte est située au milieu de la tour :  une disposition originale, puisque habituellement, les portes sont flanquées de deux tours. C’est en 1642 que l’on plaça au-dessus de la fenêtre la PIERRE ARMORIEEE mi-France, mi-Bretagne qui se trouve de nos jours sur la façade de l’hôtel de ville. Passé la porte du Jerzual, la rue qui descend vers le port prend le nom de Rue du Petit-Fort. Plusieurs constructions remarquables en rehaussent le décor : LA MAISON DU GOUVERNEUR (elle date du 15ème siècle), au n° 24, le style Renaissance : ou encore, aux n° 46-51, un vaste logis du début du 17ème siècle pourvu d’un grenier à claire-voie où l’on faisait sécher les cuirs. Autrefois les tanneurs étaient nombreux à habiter la rue ;ils pouvaient laver les peaux dans l’eau de la Rance toute proche.

Le port lui, il était jadis au cœur de la ville. Aujourd’hui il a le charme d’un port de plaisance où il fait bon flâner ou rêver, assis à la terrasse d’un restaurant, au pied du grand viaduc construit en 1852.

La Fontaine des Eaux… c’est un berceau de verdure, dans le vallon d’un affluent de la Rance, l’Argentel. La petite route qui, le long de la rive gauche, part du port de Dinan, est bordée de très nombreux moulins ayant appartenus aux nobles et aux chanoines de Saint Malo. Il fut un temps où l’on pouvait y rencontrer beaucoup de monde. Cette route conduit à la fontaine des Eaux ; il y avait là, autrefois, une source d’au minérale très renommée depuis le 17ème siècle. Un terrible ouragan détruisit en 1929 l’édifice, et depuis lors, la fontaine n’est plus guère fréquentée. Pourtant, le cadre champêtre y est toujours aussi enchanteur.

 

 

Publié dans Bretagne, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Histoire de DINAN

Posté par francesca7 le 17 septembre 2013


Histoire de DINAN dans Bretagne 700px-dinan_panorama

A l’époque romaine, deux voies importantes s’y croisaient : l’une vers la Normandie et l’autre vers Rennes. Ville haute fortifiée et ville basse portuaire, Dinan a mille ans d’histoire. Dinan devient, dès le 10ème siècle une véritable ville. Un couvent bénédictin s’y installe. Au début du 12ème siècle, une ébauche de système défensif existe, comme en témoignent les écrits d’Idrisi, historien-géographe arabe ; « A Dinan, ville ceinte de murs en pierres » Au début du 14ème siècle, Dinan, qui commerce avec l’Angleterre et les Flandres, est prospère ; artisans et commerçants affluent. Mais la guerre de Succession va stopper ce bal élan. La ville, qui a pris parti pour Charles de Blois, est assiégée par Jean IV, futur duc de Monfort. Les Anglais profitant de cette période troublées, ne cesse de la harceler. Du Guesclin, qui commande la résistance, sort victorieux de son combat contre Thomas de Cantorbéry. Puis, au 16ème siècle, Dinan se rallie à Henri IV. Il faut attendre le 18ème siècle pour voir renaître l’économie de la ville ; les ruelles retentissent alors du bruit de huit cents métiers à tisser. Les toiles s’exportent vers les Antilles et l’Amérique du Sud. Les foires attirent des foules immenses.

Aujourd’hui, Dinan accueille chaque année des milliers de visiteurs. Tous les deux ans est célébrée la Fête dite « des Remparts ». Pendant quarante huit heures, hennins et pourpoints envahissent la cité, pendant que les tournois se déroulent dans le splendide décor médiéval de la vielle ville.

Autour du château de Dinan, un Donjon… rares sont, en France les monuments édifiés au 14ème siècle aussi bien conservés et visitables. C’est Estienne Le Tur, architecte de la tour Solidor, à Saint Servan, qui en établit les plans dans les années 1380, sur l’ordre de Jean IV. Formé de deux tours accolées de 34 mètres de haut, il était autrefois coiffé d’un toit, qui fut remplacé, au 18ème siècle, par une plate-forme d’artillerie. Le donjon, qui abrite aujourd’hui le Musée, remplissait alors la double fonction de forteresse – avec des judas et une salle de guet à chaque étage – et de résidence – avec des fenêtres  à meneaux, de grandes cheminées et une chapelle finement décorée, qui possédait une loge chauffée – un ensemble assez austère.

Au Musée, on y découvre la riche histoire de la ville et de ses alentours. Un atelier complet de tisserand, reconstitué avec des métiers du 18ème et du 19ème siècle, côtoie l’importante collection des coiffes originaires de toute la région.  Dans la Tour de Coëtquen, construite au 15ème siècle, elle se divise en trois étages, occupés par trois grandes salles voûtées aux murs de 5 mètres d’épaisseur. La salle du bas est une sorte de crypte humide, au sol inégal, où l’on peut voir sept gisants dont celui de Geoffroy Le Voyer, chambellan du duc Jean IV.

La promenade des Petits Fossés : bordée d’arbres, elle a été aménagée au 18ème siècle par Charles Duclot-Pinot sur l’ancienne contrescarpe, un énorme rempart de terre qui protégeait la base des murailles contre les tirs d’artillerie ; on passe devant la TOUR de BEAUFORT (13ème siècle) qui faisait partie de l’enceinte primitive de la ville, puis devant la  TOUR DU CONNETABLE (15ème siècle). Entre les deux se dresse le buste de Duclos-Pinot, sculpté par Jehan Duseigneur en 1842.

Dinan donc, organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur où le sanctuaire de la basilique St Sauveur du  12ème siècle est dû à Rivallon le Roux. Ce seigneur de la famille de Dina, qui partit pour les Croisades, avait fait vœu de le construire s’il revoyait Dinan à son retour. Cette construction est très influencée par l’art byzantin, et certains détails ornementaux (dromadaires, lions ailés, sirènes) sont sans équivalent en Bretagne. Au cours du 15ème siècle, l’expansion de la ville rendit nécessaire son agrandissement. Les travaux durèrent cent cinquante ans et aboutirent au plan actuel de l’église, avec ces quatorze chapelles latérales. Elle fut classée basilique le 23 mais 1954. On peut y voir aujourd’hui plusieurs Retables des 17ème et 18ème siècles, une cuve du 12ème siècle dans la chapelle des fonts baptismaux, des chameaux et des dragons sur les chapiteaux des colonnes du mur intérieur, une très belle Vierge au Lys en albâtre, datée du 15ème siècle et provenant des ateliers de Nottingham, mais aussi le Cénotaphe qui contient le cœur de Du Guesclin. Le Maître Autel du chœur (des 17ème et 18ème siècle) est remarquable, tant par son baldaquin monumental que par le réalisme du Christ qui le surmonte. Cet ancien cimetière paroissial fut converti en jardin à l’anglais pendant le 19ème siècle. Depuis cette esplanade, depuis la tour Cardinal (14ème siècle) ou, mieux encore, depuis la Tour Ste Catherine (14ème siècle) – un véritable poste de guet – on a une vue splendide sur le port, le viaduc et la vallée de la Rance. On peut prendre le chemin en lacet qui descend vers le port ; a la Chapelle du Couvent des Catherinettes, on découvrira un retable en trompe l’œil, et l’un des joyaux de la ville ; le chœur des Religieuses, dont le plafond coûté est recouvert de superbes fresques.

 

Publié dans Bretagne, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaires »

Franche-Comté : en bref…

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013

rejoindre le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Franche-Comté : en bref... dans HISTOIRE DES REGIONS 150px-franche-comte_administrative.svg_

histoire

La découverte de fossiles sur le site de la Caune de l’Arago, près de Tautavel (Pyrénées-Orientales), témoigne d’une présence humaine sur le territoire actuel de la France environ 450 000 ans avant Jésus-Christ. Au Paléolithique moyen, entre -90 000 et -40 000 ans, les hommes de Néandertal s’installent dans l’ensemble du pays. Ces chasseurs laissent derrière eux les traces des plus vieilles sépultures recensées en France, notamment sur le site de Regourdou, en Dordogne. Plus encore que celui de Néandertal, l’Homme de Cro-Magnon, qui apparaît vers -33 000, va laisser son empreinte sur le sol français. De nombreux sites attestent du travail de ces artistes, le plus célèbre étant la grotte de Lascaux, en Dordogne, richement décorée de gravures et d’une centaine de peintures aux couleurs éclatantes.

320px-Citadelle_Besan%C3%A7on dans JuraEntre le Vème et le IIème millénaire avant Jésus-Christ, des communautés sédentarisées vivant dans le sud de la Bretagne érigent sur plusieurs kilomètres des milliers de menhirs et de dolmens à proximité de plusieurs tumulus. Ces files de mégalithes étaient sans doute liées à des rites religieux basés sur l’observation du mouvement des astres. Le site le plus réputé est celui de Carnac, dans le Morbihan.

Les Celtes arrivent en Gaule vers 1 500 avant Jésus-Christ. De leur présence sur le sol français, on retient la création vers -600 du comptoir grec de Marseille et d’autres villes de Provence pour développer les relations commerciales sur les bords de la Méditerranée. Au VIème siècle avant Jésus Christ, ils s’installent en Auvergne, faisant de cette région de volcans éteints et de sources vives l’une des plus florissantes de toute la Gaule.

La défaite des Arvernes contre les Romains en -52, à l’issue de la bataille d’Alésia, marque la fin de l’indépendance gauloise. L’empereur Auguste réorganise le territoire en quatre provinces (Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). Routes pavées, aqueducs (pont du Gard), amphithéâtres (Nîmes, Arles), arcs de triomphe, villes construites selon un plan à la romaine (forum, temples, thermes) : les vestiges de la Gaule romaine sont encore très nombreux dans le sud de la France.

Après les invasions germaniques du Vème siècle, qui mettent un terme à l’hégémonie romaine sur la Gaule, les Francs conquièrent une grande partie du territoire sous l’autorité de leur roi Clovis Ier, dont le règne marque le début de la christianisation véritable du territoire. C’est en 709, à la fin de la dynastie mérovingienne, que le mont Saint Michel voit le jour. Après l’élévation d’une abbaye bénédictine en 966, le petit village devient un lieu de pèlerinage très fréquenté. Le site, qui est aujourd’hui l’une des principales attractions touristiques de France, est enrichi par la construction à flanc de rocher d’un bâtiment double, la Merveille, au nord de l’église Saint Pierre, véritable chef-d’oeuvre de l’architecture gothique flamboyante. La petite cité fortifiée établie autour résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).

Autour de l’An Mil, la France se couvre de constructions chrétiennes. Les églises romanes sont plus grandes et plus solides, la charpente en bois étant délaissée au profit de la voûte de pierre. L’abbaye de Cîteaux et celle de Cluny, la plus grande d’Europe, font de la Bourgogne l’un des centres de la vie religieuse médiévale. En Provence, la cité d’Avignon connaît son apogée. Devenue possession de la papauté, elle servira de refuge à Clément V en 1309 avant que ses successeurs ne construisent le Palais des Papes et ne couvrent la ville d’églises et de couvents avant d’y élire résidence.

Au XIème siècle, sous l’impulsion de Saint-Louis, est lancée la première des neuf croisades pour reprendre Jérusalem et la Terre sainte aux musulmans. En 1246, le roi fait construire la Sainte-Chapelle dans le palais de la Cité. Berceau des premiers rois capétiens, l’Ile-de-France devient alors le centre du royaume en imposant sa langue, le français, et sa capitale, Paris. Le XIIIème siècle est celui des cathédrales. Des édifices majestueux se dressent partout en France (Albi, Soissons, Strasbourg, Chartres, Bourges, Amiens…). Mais la cathédrale la plus emblématique de l’art gothique est celle de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la cité, au c?ur de la capitale. Construite pendant près de deux siècles, elle n’est achevée qu’en 1345.

A la fin du XVème siècle, François Ier fait construire une trentaine de châteaux dans le Val de Loire, entre Gien et Angers. Azay-le-Rideau, Amboise, mais surtout Chambord, en bordure de la forêt de Sologne, et Chenonceau, avec son jardin à la française : ces édifices souvent décorés par des artistes italiens, plus spacieux et lumineux que les châteaux forts, serviront de résidences royales durant toute la Renaissance. Le « roi chevalier » transforme également le château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et modernise le Vieux Louvre, qui deviendra un musée, aujourd’hui le plus fréquenté du monde.

meulen-300x249Au début du XVIIème siècle, le style baroque, tout en exubérances, se diffuse en France. Mais s’il rencontre un vif succès ailleurs en Europe (Italie, Allemagne), il n’influence au pays de Louis XIII que la construction de quelques églises et palais, dont le fameux dôme de l’Eglise du Val-de-Grâce, à Paris. Pour des raisons militaires, Richelieu dote la France de ses trois grands arsenaux (Brest, Rochefort, Toulon) avant que Louis XIV ne crée à Paris en 1670 l’hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés à son service. Le règne du « Roi Soleil » est également marqué par la construction de somptueux édifices civils et utilitaires pour accueillir les principales manufactures de France, comme les Gobelins à Paris ou de la corderie de Rochefort. Souhaitant gouverner le royaume ailleurs qu’à Paris après les événements de la Fronde, Louis XIV ordonne en 1661 le lancement des travaux du château de Versailles, qui dureront plus trente ans. Avec son jardin dessiné par Le Nôtre et son édifice très sobre, il impose le style classique qui servira de modèle à de nombreux palais construits en Europe.

Durant le règne de Louis XV, Paris acquiert ses lettres de noblesse, grâce à la construction du palais de l’Elysée et de l’Ecole militaire, et l’aménagement de la place de la Concorde. En 1786, trois ans avant la prise de la Bastille, le sommet alpin du Mont Blanc, qui culmine à 4 807 mètres, est atteint pour la première fois.

Au début du XIXème siècle, durant le règne de l’empereur Napoléon Bonaparte, les petits bourgs ruraux des bassins miniers du Nord, de l’Est et du Massif Central se transforment en grandes cités ouvrières, à l’image du Creusot (Saône-et-Loire), qui devient en quelques années la capitale de la métallurgie française et l’un des emblèmes de la Révolution industrielle. Après la construction de l’Arc de Triomphe et de la Place de l’Etoile, Paris change de visage durant le Second empire (1852-1870), sous l’impulsion du baron Hausmann. Celui-ci fait raser les quartiers insalubres, construit les Halles et les gares, creuse les égoûts et fait tracer de larges avenues. A la Belle Epoque, Paris exhibe les prouesses des ingénieurs français à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, en faisant ériger le Petit et le Grand Palais et surtout la Tour de fer conçue par Gustave Eiffel. La capitale devient l’emblème d’une France dont la politique coloniale a fait un véritable empire outre-mer (Afrique noire, Indochine…)

La France sort épuisée de la Première Guerre mondiale. La coût humain et matériel du conflit est considérable. Dans les années 1930, de jeunes architectes formés dans la première école d’arts appliqués, le Bauhaus de Dessau et de Weimar, vont apporter des changements radicaux dans la conception urbaine pour mettre en accord architecture et civilisation industrielle. Les plus importants sont Tony Garnier (les cités-jardins) et Le Corbusier, avec ses unités d’habitation (la Cité radieuse de Marseille).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes sont reconstruites dans l’urgence. Les « Trente glorieuses » (1945-1974) sont également marquées par la construction de villes loisirs comme la Grande Motte (Languedoc Roussillon). Dans les années 1980, plusieurs projets ambitieux voient le jour, comme l’arche de la Défense de Paul Andreu, le centre culturel Georges Pompidou de Richard Roger et Renzo Piano, la Fondation Cartier de Jean Nouvel ou la Bibliothèque Nationale de France conçue par Dominique Perrault. Dernière prouesse architecturale en date : le viaduc de Millau, un pont autoroutier ouvert long de 2,5 km qui surplombe la vallée du Tarn.

Publié dans HISTOIRE DES REGIONS, Jura | Pas de Commentaires »

La France en bref !

Posté par francesca7 le 14 juin 2013

rejoindre le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

La France en bref ! dans AUX SIECLES DERNIERS imageoff_1_3-300x225

La découverte de fossiles sur le site de la Caune de l’Arago, près de Tautavel (Pyrénées-Orientales), témoigne d’une présence humaine sur le territoire actuel de la France environ 450 000 ans avant Jésus-Christ. Au Paléolithique moyen, entre -90 000 et -40 000 ans, les hommes de Néandertal s’installent dans l’ensemble du pays. Ces chasseurs laissent derrière eux les traces des plus vieilles sépultures recensées en France, notamment sur le site de Regourdou, en Dordogne. Plus encore que celui de Néandertal, l’Homme de Cro-Magnon, qui apparaît vers -33 000, va laisser son empreinte sur le sol français. De nombreux sites attestent du travail de ces artistes, le plus célèbre étant la grotte de Lascaux, en Dordogne, richement décorée de gravures et d’une centaine de peintures aux couleurs éclatantes.

Entre le Vème et le IIème millénaire avant Jésus-Christ, des communautés sédentarisées vivant dans le sud de la Bretagne érigent sur plusieurs kilomètres des milliers de menhirs et de dolmens à proximité de plusieurs tumulus. Ces files de mégalithes étaient sans doute liées à des rites religieux basés sur l’observation du mouvement des astres. Le site le plus réputé est celui de Carnac, dans le Morbihan.

Les Celtes arrivent en Gaule vers 1 500 avant Jésus-Christ. De leur présence sur le sol français, on retient la création vers -600 du comptoir grec de Marseille et d’autres villes de Provence pour développer les relations commerciales sur les bords de la Méditerranée. Au VIème siècle avant Jésus Christ, ils s’installent en Auvergne, faisant de cette région de volcans éteints et de sources vives l’une des plus florissantes de toute la Gaule.

La défaite des Arvernes contre les Romains en -52, à l’issue de la bataille d’Alésia, marque la fin de l’indépendance gauloise. L’empereur Auguste réorganise le territoire en quatre provinces (Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique). Routes pavées, aqueducs (pont du Gard), amphithéâtres (Nîmes, Arles), arcs de triomphe, villes construites selon un plan à la romaine (forum, temples, thermes) : les vestiges de la Gaule romaine sont encore très nombreux dans le sud de la France.

Après les invasions germaniques du Vème siècle, qui mettent un terme à l’hégémonie romaine sur la Gaule, les Francs conquièrent une grande partie du territoire sous l’autorité de leur roi Clovis Ier, dont le règne marque le début de la christianisation véritable du territoire. C’est en 709, à la fin de la dynastie mérovingienne, que le mont Saint Michel voit le jour. Après l’élévation d’une abbaye bénédictine en 966, le petit village devient un lieu de pèlerinage très fréquenté. Le site, qui est aujourd’hui l’une des principales attractions touristiques de France, est enrichi par la construction à flanc de rocher d’un bâtiment double, la Merveille, au nord de l’église Saint Pierre, véritable chef-d’oeuvre de l’architecture gothique flamboyante. La petite cité fortifiée établie autour résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).
Autour de l’An Mil, la France se couvre de constructions chrétiennes. Les églises romanes sont plus grandes et plus solides, la charpente en bois étant délaissée au profit de la voûte de pierre. L’abbaye de Cîteaux et celle de Cluny, la plus grande d’Europe, font de la Bourgogne l’un des centres de la vie religieuse médiévale. En Provence, la cité d’Avignon connaît son apogée. Devenue possession de la papauté, elle servira de refuge à Clément V en 1309 avant que ses successeurs ne construisent le Palais des Papes et ne couvrent la ville d’églises et de couvents avant d’y élire résidence.

Au XIème siècle, sous l’impulsion de Saint-Louis, est lancée la première des neuf croisades pour reprendre Jérusalem et la Terre sainte aux musulmans. En 1246, le roi fait construire la Sainte-Chapelle dans le palais de la Cité. Berceau des premiers rois capétiens, l’Ile-de-France devient alors le centre du royaume en imposant sa langue, le français, et sa capitale, Paris. Le XIIIème siècle est celui des cathédrales. Des édifices majestueux se dressent partout en France (Albi, Soissons, Strasbourg, Chartres, Bourges, Amiens…). Mais la cathédrale la plus emblématique de l’art gothique est celle de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la cité, au coeur de la capitale. Construite pendant près de deux siècles, elle n’est achevée qu’en 1345.

A la fin du XVème siècle, François Ier fait construire une trentaine de châteaux dans le Val de Loire, entre Gien et Angers. Azay-le-Rideau, Amboise, mais surtout Chambord, en bordure de la forêt de Sologne, et Chenonceau, avec son jardin à la française : ces édifices souvent décorés par des artistes italiens, plus spacieux et lumineux que les châteaux forts, serviront de résidences royales durant toute la Renaissance. Le « roi chevalier » transforme également le château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et modernise le Vieux Louvre, qui deviendra un musée, aujourd’hui le plus fréquenté du monde.

Au début du XVIIème siècle, le style baroque, tout en exubérances, se diffuse en France. Mais s’il rencontre un vif succès ailleurs en Europe (Italie, Allemagne), il n’influence au pays de Louis XIII que la construction de quelques églises et palais, dont le fameux dôme de l’Eglise du Val-de-Grâce, à Paris. Pour des raisons militaires, Richelieu dote la France de ses trois grands arsenaux (Brest, Rochefort, Toulon) avant que Louis XIV ne crée à Paris en 1670 l’hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés à son service. Le règne du « Roi Soleil » est également marqué par la construction de somptueux édifices civils et utilitaires pour accueillir les principales manufactures de France, comme les Gobelins à Paris ou de la corderie de Rochefort. Souhaitant gouverner le royaume ailleurs qu’à Paris après les événements de la Fronde, Louis XIV ordonne en 1661 le lancement des travaux du château de Versailles, qui dureront plus trente ans. Avec son jardin dessiné par Le Nôtre et son édifice très sobre, il impose le style classique qui servira de modèle à de nombreux palais construits en Europe.

Durant le règne de Louis XV, Paris acquiert ses lettres de noblesse, grâce à la construction du palais de l’Elysée et de l’Ecole militaire, et l’aménagement de la place de la Concorde. En 1786, trois ans avant la prise de la Bastille, le sommet alpin du Mont Blanc, qui culmine à 4 807 mètres, est atteint pour la première fois.

Au début du XIXème siècle, durant le règne de l’empereur Napoléon Bonaparte, les petits bourgs ruraux des bassins miniers du Nord, de l’Est et du Massif Central se transforment en grandes cités ouvrières, à l’image du Creusot (Saône-et-Loire), qui devient en quelques années la capitale de la métallurgie française et l’un des emblèmes de la Révolution industrielle. 

Après la construction de l’Arc de Triomphe et de la Place de l’Etoile, Paris change de visage durant le Second empire (1852-1870), sous l’impulsion du baron Hausmann. Celui-ci fait raser les quartiers insalubres, construit les Halles et les gares, creuse les égoûts et fait tracer de larges avenues. A la Belle Epoque, Paris exhibe les prouesses des ingénieurs français à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, en faisant ériger le Petit et le Grand Palais et surtout la Tour de fer conçue par Gustave Eiffel. La capitale devient l’emblème d’une France dont la politique coloniale a fait un véritable empire outre-mer (Afrique noire, Indochine…)

La France sort épuisée de la Première Guerre mondiale. La coût humain et matériel du conflit est considérable. Dans les années 1930, de jeunes architectes formés dans la première école d’arts appliqués, le Bauhaus de Dessau et de Weimar, vont apporter des changements radicaux dans la conception urbaine pour mettre en accord architecture et civilisation industrielle. Les plus importants sont Tony Garnier (les cités-jardins) et Le Corbusier, avec ses unités d’habitation (la Cité radieuse de Marseille).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les villes sont reconstruites dans l’urgence. Les « Trente glorieuses » (1945-1974) sont également marquées par la construction de villes loisirs comme la Grande Motte (Languedoc Roussillon). Dans les années 1980, plusieurs projets ambitieux voient le jour, comme l’arche de la Défense de Paul Andreu, le centre culturel Georges Pompidou de Richard Roger et Renzo Piano, la Fondation Cartier de Jean Nouvel ou la Bibliothèque Nationale de France conçue par Dominique Perrault. Dernière prouesse architecturale en date : le viaduc de Millau, un pont autoroutier ouvert long de 2,5 km qui surplombe la vallée du Tarn.

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaires »

MALOUINIERES DE BRETAGNE

Posté par francesca7 le 9 juin 2013


VENEZ ME REJOINDRE SUR LE FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

A la fin du 17ème siècle, enrichis par la course, et le contrôle de la Compagnie des Indes, les armateurs de la ville de Saint Malo construisirent en pleine campagne de grandes maisons de plaisance. Ces gentilhommières furent marquées par la sobriété toute militaire des architectes de Vauban. On en a recensé plus de cent douze, regroupées dans le Clos Poulet.

Les malouinières, malgré des différences de taille, ont toutes un air de famille ; leur architecture homogène comprend une façade crêpée de blanc, des bandeaux, des encadrements de portes et de fenêtre et des chaînons en granite. Les larges toits à pente raide sont presque toujours coiffés de pots à feu de plomb ou de terre cuite et de cheminées élancées. La symétrie des façades est soulignée par des lucarnes de pierre qui, dans la tradition du 17ème siècle, sont maintenues à l’aplomb des travées. Ce style austère est bien éloigné de celui des folies contemporaines construites à Paris, Nantes ou encore Montpellier.

MALOUINIERES DE BRETAGNE dans Bretagne malouniere

La corporation des menuisiers de Saint-Malo qui comptait un ou plusieurs représentants par quartier vivait grâce à la riche clientèle des familles installées dans les malouinières. Les registres de la capitation font apparaître que trois maîtres menuisiers étaient soumis à l’impôt en 1701. La corporation ne cessa de se développer et, en 1725, on compte encore onze membres actifs.

La décoration intérieure de ces demeures était souvent somptueuse. De leurs voyages, les armateurs rapportaient d u bois des iles pour le mobilier et pour les parquets, des porcelaines de la Compagnie des Indes, et du marbre d’Italie pur les cheminées. Les pièces sont lambrissées de chêne. Quant aux parcs, ils ont parfois conservé leur parterres à la française.

Habitées pour la plupart, plusieurs malouinières sont tout de même ouvertes à la visite lors des Journées du Patrimoine en septembre.

Les villes bretonnes connaissent deux étapes dans l’évolution de leur architecture. Le 17ème siècle voit disparaître, avec les « grandes brûleries », les traditionnelles maisons à pans de bois médiévales, qui sont remplacées par des maisons et hôtel particulier en pierre. Au 18ème siècle, sous l’impulsion des ingénieurs, l’urbanisme de ces constructions est rationalisé.

Quant à l’architecture traditionnelle des campagnes bretonnes, dans sa grande variété, reflète l’originalité de chaque terroir. Elle est aussi révélatrice du cloisonnement du conservatisme qui ont dominé la société rural jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.

La Bretagne n’est pas seulement le pays du granite, c’est aussi celui du schiste, du grès et du pisé (terre) . Il arrive souvent que l’on utilise plusieurs matériaux pour la construction d’un seul et même bâtiment. Les toits, à forte pente, sont depuis le siècle dernier, recouverts d’ardoises d’Angers, et no plus de chaume, jugé trop dangereux. Depuis la ferme basse, à étage unique, où sont logés ensemble bêtes et gens, jusqu’aux maisons d’artisans, de tisserands, de négociants ou même d’ecclésiastiques, qui constituent l’aristocratie rurale, l’éventail est large ; chaque région a ses traditions ; maisons à avancé du nord du Finistère, maisons basses de l’est du Morbihan, et maisons en pisé du bassin de Rennes.

 

Publié dans Bretagne | Pas de Commentaires »

Patrimoine de Vincenot

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

Patrimoine de Vincenot dans FONDATEURS - PATRIMOINE vincenot-180x3001912 : Naissance d’Henri Vincenot, écrivain, peintre, sculpteur

Né le 2 janvier 1912 rue des Perrières à Dijon, au sein d’une famille composée de cheminots et d’agriculteurs, Henri Vincenot étudia à l’école Darcy, puis au collège Saint-Joseph, puis à l’École supérieure de commerce de Dijon, et poursuivit sa formation à Paris (HEC). Après un bref passage à Prisunic, il « entre au chemin de fer « , sa passion. Chef de gare à Saint-Jean- de-Losne et Louhans, il bifurqua bientôt vers un travail qui lui convenait mieux : journaliste au magazine ferroviaire Notre Métier devenu La Vie du Rail.

Romancier, poète, dessinateur, peintre, sculpteur, comédien, ses dons sont multiples. Il bénéficia d’un grand bonheur conjugal en épousant Andrée Baroin (1913-1984). Plusieurs enfants élargirent le cercle de famille : Jean- Pierre (1936), Claudine (1938), François (1940-1988) et Denis (1944). Ils vivaient à Paris, en vacances à Commarin et à La Pourrie (un hameau remis par eux en vie près de Labussière-sur-Ouche), à Talant de 1939 à 1945, à Commarin quand Henri en retraite put se consacrer pleinement à son œuvre. Il a publié en 1953 Je fus un saint (Denoël) et il demeurera attaché à deux éditeurs, Denoël et Hachette.

La plupart de ses romans ont un lien avec la Bourgogne et souvent s’y situent entièrement. Ses lieux de prédilection : la Montagne et l’Auxois, les Maranges. Aux œuvres romanesques initiales à partir des années 1950 (La Pie saoule ; Les Chevaliers du Chaudron ; À rebrousse-poil ; Les Yeux en face des trous ; Walther, ce boche, mon ami) s’ajoutent deux volumes de la collection La Vie quotidienne (Les chemins de fer au XIXe siècle et La Bourgogne au temps de Lamartine). Deux romans lui assurent des tirages élevés et une notoriété importante: Le Pape des escargots puis La Billebaude. Sans doute traite-t-il souvent des mêmes thèmes (l’attachement aux vertus durables de la tradition, le refus d’un « progrès » déshumanisant et qui détruit la nature), mais il est complexe et volontiers paradoxal. Son imagination débordante, son style si goûteux, son personnage même (sa moustache, son accent, son gilet brodé) l’écartent des sentiers du régionalisme étroit pour acquérir une stature nationale d’auteur respecté. Bernard Pivot en fait son « chouchou » de son émission télévisée Apostrophes (Lire, juin 1990), ce qui lui vaut la célébrité.

Multiple, Henri Vincenot ne se résume évidemment pas à ce portrait bien incomplet. Il ressent d’autres appels littéraires : la Bretagne, le Maroc. Il dessine et il peint, exposant régulièrement. L’homme fait corps et âme avec son œuvre. Il est rare en effet qu’un auteur épouse à ce point l’intrigue d’un livre, la figure d’un roman. La Gazette, ce vagabond qui chemine depuis deux ou trois mille ans à travers la Bourgogne, est sans doute son meilleur personnage. Jamais guéri du décès de son épouse, il meurt le 21 novembre 1985 au domicile de sa fille, rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon. Plusieurs biographies lui sont consacrées ; cinq thèses et mémoires étudient son œuvre. Ses dessins et peintures sont reproduits dans deux ouvrages, l’un général (édité par Anne Carrière) et l’autre ferroviaire (La Vie du Rail). – JFB

Actes des Rencontres Henri Vincenot organisées les 17 et 18 octobre 1992 par l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, textes réunis par Martine Chauney-Bouillot, Académie des sciences, arts et belles-lettres ; et Précy-sous-Thil, l’Armançon, 1993, 153 p. : ill. (« Mémoires de l’Académie des sciences, arts et belles- lettres de Dijon », t. 133).

Le Pape des escargots

Par Henri Vincenot

Le Pape des escargots dans ESCARGOTBon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure le pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.

Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.

Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.

Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.

Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.

Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l’auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture… Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.

Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.

En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.


Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE | 1 Commentaire »

L’habitat rural au 19ème siècle

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

 

L'habitat rural au 19ème siècle dans HUMEUR DES ANCETRES paysansLa commune de Dompierre se situe juste à la limite du massif granitique du Morvan et de la dépression argileuse de l’Auxois. Les maisons du village sont construites en pierres du pays, extraites sur le site ou à proximité comme la carrière de « Bretagne ». Des moellons de granit y côtoient tout aussi bien la marne à huitres et le calcaire ; les murs sont enduits à la chaux fabriquée au « fourneau ». Les toitures, après la disparition des chaumes de seigle, sont faites de tuiles plates ainsi que de tuiles mécaniques provenant des tuileries de Précy sous Thil et de Thil la Ville.

Quelques toitures du village sont en ardoises. En Morvan, au 19ème siècle, les nourrices qui laissent leur village pour élever les « enfants de la ville », reviennent au pays, après environ 18 mois à 2 ans, avec en poche une somme d’argent suffisamment importante pour commencer la construction ou la rénovation de leur maison. Les jeunes femmes s’entendent à deux pour avoir un enfant en même temps. Pendant que l’une d’elles va tenter sa chance à la ville, l’autre élève les deux bébés. Deux ans plus tard, elles recommencent en inversant les rôles et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles aient mené à bien leurs projets.

Pour montrer leur différence et une certaine réussite sociale, les nourrices font alors couvrir leurs maisons d’ardoises, plus chères que la tuile locale. A Dompierre en Morvan, il ne semble pas qu’il y ait eu ce genre de nourrices mais les « nourrices sur lieu » recueillant chez elles de jeunes enfants orphelins ou abandonnés, moyennant salaire, ont existé de longues années. Quelques toits d’ardoises témoignent de ce souci de montrer sa différence et une certaine richesse.

 

La grande ferme aligne ses bâtiments autour d’une cour fermée ; une grande maison d’habitation de plusieurs pièces, une grange, une écurie, une ou deux étables, une porcherie, une bergerie, un poulailler, un hangar à matériel, un pigeonnier, le grenier au-dessus de l’habitation, les remises à fourrage au-dessus des étables et écuries. La fermette, caractéristique à Dompierre, se compose d’un seul bâtiment allongé comprenant l’habitation surmontée du grenier, au milieu la grange, à l’opposé l’étable avec le fenil au-dessus, en retour d’angle les soues (cochon, volailles, abri à matériel), devant une petite cour avec le puits.

La maison de l’artisan comprend l’habitation avec la cave en dessous, le grenier au-dessus et l’atelier. A l’écart se trouvent la grange, l’étable, les soues… la maison du domestique est une maisonnette d’une seule pièce, sans dépendances, entourée ou non d’un petit jardin. L’intérieur de ces habitations est le plus souvent constitué d’une seule grande pièce aux murs chaulés, avec une cheminée. Le sol est couvert de dalles en pierre. Une grande table et deux bancs occupent le milieu de cet espace, les coins sont pris par deux lits, l’armoire et un bahut contenant vaisselle et provisions. Quelque fois, il existe une petite pièce attenante, sans feu : on l’appelle le « cellier » ou la « souillarde ».

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaires »

123
 

leprintempsdesconsciences |
Lechocdescultures |
Change Ton Monde |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | C'est LE REVE
| Détachement Terre Antilles ...
| ATELIER RELAIS DU TARN ET G...