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Histoire Naissance des arts en Dordogne

Posté par francesca7 le 21 mars 2014

 

 

La Dordogne.Loin, loin… les traces de culture, les empreintes de l’homme en Périgord et en Quercy arrachent le visiteur au temps présent. Cette plongée dans le passé commence par des éclats de pierre, des dessins, des projections de couleurs et des lumières de flamme sur les parois bosselées de grottes obscures. Elle se prolonge par des châteaux forts, des bastides, témoins de conflits et de famines, mais aussi de temps de paix et de prospérité.

La richesse et la diversité des sites souterrains du Périgord et du Quercy ont fait la réputation de la région. Habitués que nous sommes à l’échelle de l’histoire chrétienne, le dépaysement est ici total : se côtoient, dans un même foisonnement de cavernes, l’œuvre patiente de la nature, mesurable en millions d’années, et celle de nos lointains et habiles ancêtres, il y a « quelques » dizaines de millénaires…

L’évolution du genre humain

L’ère quaternaire, dans laquelle nous vivons encore actuellement, commence vers – 1,8 million d’années. Elle est caractérisée par des cycles climatiques alternant phases glaciaires et périodes plus clémentes. Apparaît alors la faune animale moderne et se développe le genre humain, né à la fin de l’ère tertiaire.

L’apparition de l’homme

Les ancêtres de l’homme sont apparus en Afrique de l’Est, aux alentours de la région des Grands Lacs, du lac Tchad et de la vallée du Rift, vers – 7 millions d’années (voire plus). Le genre humain a quant à lui pris pied dans la même région et en Afrique du Sud il y a 2,5 millions d’années environ, avec Homo rudolfensis et Homo habilis. Ces derniers, premiers utilisateurs d’outils en pierre, inaugurent la période dite Paléolithique , l’âge de la pierre ancienne.

L’homme en Europe

De plus en plus de spécialistes admettent que le continent européen a été « colonisé » en plusieurs fois : les plus anciennes traces dont on soit sûr remontent à – 1,8 million d’années environ. Elles ont été découvertes à Dmanisi en Géorgie pour les premières, puis en Espagne, à Atapuerca et Gran Dolina, et remontent aux environs de – 780 000 ans. D’après certains préhistoriens, il existe des sites plus anciens, datés de – 2 millions d’années, dans le Massif central ainsi qu’à Sept-Fonds dans le Périgord, tandis que d’autres affirment que les outils trouvés sur ces sites, et qui ont servi à leur datation, ne seraient que des géofacts : des pierres fendillées par le gel et la foudre, confondues avec des outils taillés. Une dernière vague de peuplement, située vers – 500 000 ans, aurait apporté à ­l’Europe la domestication du feu (traces en Bretagne et dans le Var) et la taille dubiface . Cette ultime colonisation aurait évolué sur place, pour donner l’homme de Neandertal, il y a de cela environ 200 000 à 250 000 ans, tandis que le Périgord-Quercy semble avoir été investi par l’ Homo ergaster il y a 470 000 ans (site de la Micoque ).

L’homme de Neandertal

Cet homme, qui subit des phases de refroidissement du climat très intenses, enterre ses morts (comme le confirment les sites périgourdins de La Ferrassie , du Moustier et de Regourdou ), collectionne les fossiles et les belles pierres. Il s’essaierait à des œuvres d’art encore très frustes, comme en témoignent peut-être les cupules de La Ferrassie, et ses outils sont très élaborés.

L’homme moderne

L’homme anatomiquement moderne, Homo sapiens sapiens , apparaît vers – 200 000 ans en Afrique du Nord, de l’Est et au Proche-Orient. Deux sous-espèces sont connues : Homo sapiens idaltu , qui a vécu en Éthiopie vers – 160 000 ans, et Homo sapiens sapiens , l’homme de Cro-Magnon, c’est-à-dire nous. Ce dernier semble arriver en Europe au plus tôt vers – 43 000 ans, date approximative des éléments retrouvés dans les ­Balkans. Vers – 35 000 ans, on le retrouve en Périgord (premier site de description au lieu-dit Cro-Magnon , aux Eyzies, en 1868).

On pense qu’il cohabite et échange avec l’homme de Neandertal, tout en le repoussant progressivement – volontairement ou non – vers le Nord de la France (restes de Neandertal découverts à Arcy-sur-Cure, en Bourgogne) et le Sud de l’Espagne au-delà du fleuve Tage (site de Zafarraya). C’est vraisemblablement là que l’homme de Neandertal s’est éteint il y a 30 000 ans, peut-être victime du climat et d’une fécondité plus faible. AuMésolithique (période intermédiaire entre Paléolithique et Néolithique, de – 10 000 à – 6 000 ans environ), le climat évolue, devenant comparable à celui que nous connaissons aujourd’hui. Plus tard, vers – 6 000 ans, une nouvelle vague de peuplement arrive du Proche-Orient : ce sont les pasteurs et les agriculteurs du Néolithique , qui remplacent progressivement les derniers chasseurs-cueilleurs (voir les quelques objets au musée du Périgord à Périgueux ). Les sociétés se développent, se hiérarchisent, se sédentarisent, édifiant sur place menhirs et dolmens ; vers – 3 000, c’est l’ âge des métaux , puis le début de l’histoire…

Pourquoi le Périgord-Quercy

Pourquoi les hommes, arrivés du Moyen-Orient et d’Afrique se sont-ils installés au bord des rivières du Sud-Ouest de la France Pas pour le climat, mais parce que le gel de l’eau infiltrée dans les falaises calcaires avait élargi d’innombrables failles en abris. Des grottes surtout, sous le surplomb desquelles nos ancêtres furent à couvert des intempéries et réchauffés par le rayonnement nocturne de la roche. L’homme n’a jamais habité à l’intérieur des cavernes, trop frais, humide et sombre, mais bien toujours à l’entrée, et de façon temporaire : il n’était ni cavernicole ni sédentaire ! De là, les premiers Périgourdins-­Quercynois allaient cueillir baies et fruits dans des forêts alors très denses, chasser les ruminants et le gibier en migration sur les plaines alluviales et les pelouses calcaires, et boire dans les rivières.

Les cultures de l’homme préhistorique

220px-Schmerling_Caves02Neandertal, puis Cro-Magnon ont littéralement « vécu sur la bête », en particulier sur le renne dont les troupeaux étaient considérables en cette époque où le climat oscillait entre tempéré froid et glacial. Cette variation cyclique s’est traduite par des modifications des écosystèmes. Steppe, taïga et toundra, accueillant mammouths, rhinocéros laineux, aurochs, cerfs géants et rennes, se sont succédé en Périgord-Quercy durant tout le quaternaire. L’outillage nécessaire à la capture des proies évolua et, avec lui, les techniques de transformation de la pierre puis des os, des peaux et des matières végétales. De façon générale, l’évolution s’est faite dans le sens de l’économie de la matière première, les sites à bons silex étant rares (l’un des plus riches se trouve près de Bergerac). ­Comment En affinant sans cesse la taille et en utilisant des supports plus petits, des éclats plutôt que des rognons de silex, par exemple. Moteur du développement humain, l’industrie des outils a été une véritable culture. Elle a connu des évolutions majeures, des étapes à dénommées « cultures » ou « industries » et décrites grâce à ce que la préhistoire nous a laissé comme vestiges après tant de millénaires : des silex taillés en bifaces, des outils d’os et des grottes ornées de peintures, de gravures ou de sculptures.

Du galet à la pointe fine

Premiers temps

On divise le Paléolithique en plusieurs périodes dites archaïque (ou « très ancien Paléolithique »), ancien, moyen et supérieur.

Paléolithique archaïque – Il correspond aux premiers temps de l’évolution humaine, de – 4 à – 1,5 million d’années ; il est essentiellement africain. Nos prédécesseurs utilisaient alors de simples cailloux qu’ils travaillaient à peine ( peeble tool culture , ou culture des galets aménagés ).

Paléolithique ancien – De – 1,7 million d’années à – 500 000 ans, il est possible de distinguer l’acheuléen , avec production de bifaces, et le tayacien , avec une industrie – propre au Périgord-Quercy – travaillant sur éclats et sans bifaces (site de La Micoque). Ensuite, les bifaces prennent des formes plus variées, donnant naissance au micoquien , subdivision locale de l’acheuléen nommée à partir du site où elle a été décrite.

Paléolithique moyen – Cet âge, de – 500 000 à – 40 000 ans environ, est caractérisé par l’apparition de la technique de débitage Levallois , une méthode très ingénieuse pour obtenir de bons outils bien calibrés. Cette période porte le nom de moustérien , c’est en effet celle du site du Moustier, où il a été décrit pour la première fois. Les outils sont façonnés avec moins de matière, ils sont réalisés à partir d’éclats, les bifaces gagnent en finesse.

On rencontre la culture moustérienne en Périgord, sur les sites du Moustier, de La Ferrassie et du Regourdou. Elle fut pratiquée surtout par l’homme de Neandertal, mais aussi par l’homme moderne.

Paléolithique supérieur : deux cultures cohabitent – Aux alentours de – 40 000 ans, deux humanités cohabitent encore en Périgord et Quercy. Deux humanités, deux cultures. D’un côté, l’industrie du châtelperronien et l’homme de Neandertal (site de La Ferrassie). Aux outils typiquement moustériens s’ajoutent la taille de lames et de « couteaux », la fabrication de pointes, d’outils en os et les premiers bijoux. Cantonnées à la France et au Nord de l’Espagne, les techniques du châtelperronien disparaissent de ces régions avec l’homme de Neandertal, vers – 30 000 ans. De l’autre côté, l’homme moderne, de type ­ aurignacien , avec une culture que l’on retrouve dans toute l’Europe depuis – 36 000 ans. L’outillage, d’une haute finesse, est fait de grandes lames, parfois « étranglées », et de pointes de sagaies en os ( abri Pataud ). La parure est bien développée (perles, pendeloques), mais curieusement, alors qu’ailleurs l’art est très élaboré (Sud-Ouest de l’Allemagne, grotte Chauvet en Ardèche), il reste assez fruste dans ces régions : il est fait de gravures sur blocs, de cupules, de symboles féminins et animaux schématiques (abris Blanchard et Castanet , à Castel-Merle, et aussi au musée du Périgord à Périgueux, abri Cellier). L’aurignacien s’efface ensuite, en Périgord et en Quercy, devant le gravettien vers – 29 000 ans.

Gravettien : art pariétal et sculpture

Localement appelé périgordien supérieur, le gravettien se répand uniformément en Europe. En Périgord, il dure jusque vers – 22 000 ans. Les outils sont principalement des pointes à dos (tranchant d’un seul côté, l’autre côté permettant la prise en main), des pointes pédonculées (avec une ébauche de manche), ainsi que des burins de formes particulières (abri Pataud, La Ferrassie, Laugerie-Haute ). L’art se développe ( abri Labattut , Castel-Merle, abri du Poisson ), l’art sur paroi – pariétal – apparaît : c’est le début de l’ornementation des grottes deCougnac et Pech-Merle . Le gravettien est typique, notamment dans sa façon de représenter la femme, avec une forte poitrine, un ventre proéminent et des hanches généreuses (stéatopygie). Au début du 20 e s., on prenait ces « Vénus » pour des représentations réalistes. Aujourd’hui, on penche plutôt Histoire Naissance des arts en Dordogne dans Dordogne 220px-Solutrean_tools_22000_17000_Crot_du_Charnier_Solutre_Pouilly_Saone_et_Loire_Francepour des conventions stylistiques exprimant la fécondité.

Solutréen : la retouche par pression

Décrit à Solutré, en Saône-et-Loire, le solutréen est présent seulement en France, au Portugal et en Espagne. La période glaciaire est alors à son paroxysme (– 21 000 ans). Le travail de la pierre est de toute beauté, ayant acquis, grâce à la retouche par pression (au lieu de taper sur la pierre, on exerce une pression dessus pour détacher un éclat plus petit et plus fin), une très grande finesse : aiguilles à chas – invention de l’époque –, pointes à cran, feuilles de laurier (outils ayant la légèreté et la finesse d’une feuille de laurier) sont parmi les outils les plus caractéristiques. Outre sa finesse, cet art solutréen offre un mélange très intéressant de naturalisme et d’archaïsme : si les figures commencent à s’animer, l’ensemble reste massif et très stylisé (voir le bouquetin de l’abri Pataud et le bloc du Fourneau du Diable, exposé au musée national de ­Préhistoire des Eyzies). Selon le préhistorien Jean Clottes, les signes « aviformes », en forme d’accolades, datent aussi de cette époque (Cougnac et Pech-Merle). Sur ces sites, un nouveau thème figuratif apparaît, celui de « l’homme blessé », au corps percé de traits. Le solutréen se prolonge par la culture du badegoulien, avant de laisser la place au magdalénien, qu’il a pu influencer partiellement.

Magdalénien : mouvement, réalisme et perspectives

Étendu à toute l’Europe et débutant vers – 18 000 ans, le magdalénien (dont le nom vient du site de la Madeleine) se caractérise aussi par un réchauffement du climat ponctué d’épisodes plus froids. Il se divise en trois phases, en raison de la formidable explosion des formes d’art et d’outillage.

Magdalénien ancien – Il correspond à l’époque de Lascaux (vers – 17 000 ans), sanctuaire de cette culture. Bien qu’encore empreint de certaines conventions du solutréen (« perspective semi-­tordue » des encornures, représentées de trois quarts alors que l’animal est figuré de profil), le style montre des figures animées qui gambadent sur les parois avec une grande liberté d’expression. Un même thème, celui du « chasseur en difficulté », se retrouve tant à Lascaux qu’au Villars . Il semble que les premiers décors de la grotte de Font-de-Gaume remontent à cette époque.

L’outillage osseux se développe et se régionalise (différents types de sagaies par exemple). Les outils en silex prennent une forme triangulaire.

Magdalénien moyen – Entre – 16 000 et – 13 000 ans, on assiste à une sorte d’explosion de l’art en Périgord, dont on trouve de multiples traces à l’abri du Cap Blanc , l’abri Reverdit , à Castel-Merle, Bara-Bahau , St-Cirq-du-Bugue , ­ Bernifal , aux Combarelles , à Font-de-Gaume ou encore Rouffignac . Ces quatre derniers sites présentent un signe commun, en forme de maison, appelé tectiforme . Le style des figures est plus réaliste et la perspective des encornures (bois de cerfs, etc.) est respectée. Parallèlement, l’art mobilier sur objets en os, bois de cervidés et ivoire atteint une grande maîtrise ( Laugerie-Basse ).

Magdalénien supérieur – De – 13 000 à – 10 000 ans, cette période voit la fin de la phase glaciaire. Un nouvel outil ­apparaît alors : il s’agit du harpon . L’art a évolué vers un style ­hyperréaliste , presque « photographique », évolution très visible sur l’art mobilier ( La ­Madeleine , Laugerie-Basse, voir au musée national de Préhistoire des Eyzies) et dans l’art pariétal (grotte de la Mairie, à Teyjat , et peut-être certaines figures des ­Combarelles). Finalement, le magdalénien fait place au Mésolithique ; l’art change de forme, se fait plus schématique : c’est la culture de l’azilien.

Les pionniers de la recherche

Depuis la plus haute Antiquité, le mythe de « l’homme sauvage » accompagne la pensée occidentale. Il revient à Jacques Boucher de Perthes (1788-1868) d’avoir écorné ce mythe, en créant la préhistoire, science de l’étude de l’humanité et de son environnement avant l’invention de l’écriture.

L'Homme primitif de Paul Dardé et le Château de Tayac, abritant une partie du Musée national de Préhistoire.C’est surtout dans la région des Eyzies-de-Tayac que cette science se développe : à la suite des prospections d’Édouard Lartet et d’Henry Christy, à la fin du 19 e s., de nombreuses fouilles sont conduites dans cette région, notamment par les abbés Amédée et Jean Bouyssonie, Louis Capitan, Émile Cartailhac, l’abbé Lemozi et Denis Peyrony. Le docteur H. Martin (1864-1936) invente alors la taphonomie, l’étude des altérations des ossements après leur dépôt. Mais il faut attendre la découverte de la grotte de La Mouthe, en 1895, pour faire admettre l’existence de l’art pariétal. Les travaux de l’abbé Henri Breuil (1877-1961) mettront alors de l’ordre dans les classifications chrono-stratigraphiques et contribueront à faire connaître l’art paléolithique.

Découvertes modernes

Les préhistoriens ne recherchent plus aujourd’hui les belles pièces, mais à reconstituer des tranches de vie. Désormais, le moindre indice est traqué et analysé. Les nouvelles fouilles de l’abri Castanet ont ainsi permis de découvrir des centaines de fragments de perles en ivoire de mammouth. Grâce à la microscopie électronique à balayage et à l’expérimentation, le préhistorien américain, périgourdin d’adoption, ­Randall White est parvenu à en reconstituer la chaîne de fabrication. On parvient également à dater des échantillons de plus en plus petits : c’est la datation d’un simple bigorneau du collier associé aux squelettes de l’abri Cro-Magnon qui leur a donné un coup de jeune : on les pensait aurignaciens, ils sont gravettiens ! L’imagerie numérique, en particulier médicale, vient également au secours des préhistoriens : en scannant les ossements fossiles, il est possible désormais d’en étudier l’intérieur sans avoir à les découper, et de déterminer les processus de croissance, voire les pathologies. Le traitement d’images, employé par ­Norbert Aujoulat pour l’étude des peintures à Lascaux, a ressuscité les gestes des artistes. Nous savons de quels pinceaux ils se sont servis, combien de couches ils ont appliqué, quelles nuances de couleurs ils ont employées : la technique des peintres magdaléniens apparaît désormais aussi complexe que celle d’un Michel-Ange ou d’un Raphaël…

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Château de Villars en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Château de Villars en Côte d'Or dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-villars-300x193

Situé dans ma petite région de Bourgogne (21) dans son parc de verdure, la bâtisse actuelle date du milieu du 18ème siècle.

Né d’un démembrement de la seigneurie de Courcelles-lès-Semur réalisé au XVe siècle pour doter une fille naturelle de Jean de La Trémouille, le domaine de Villars acquit son autonomie réelle à la fin du XVIIe siècle, seulement quand, après de multiples tribulations, il fut attribué à Marie-Jacqueline Desgeorges qui épousa François Damoiseau. Vendu à plusieurs reprises  au cours du XVIIIe siècle, il fut finalement acheté, en 1767, par François de Chastenay qui entreprit de doter d’une modeste demeure seigneuriale ce petit fief, il se ruina et dut le vendre dès 1791, à Marie-Claude Champion, ancien maire d’Avallon. Le domaine changea de mains à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, avant d’être acquis en 1921 par René de Burtel de Chassey. 

A l’origine, le site était occupé par une ferme importante, dépendante de la baronnie de Courcelles les Semur. Le château, de style Louis XV comme celui de Bagatelle, mérite la mention « petit, mais commode ».

Vers 1770, Madame de Chastenay cède aux habitants de Villars le sentier (dit de « Bretagne ») les reliant à Dompierre en Morvan et leur permettant de se rendre à l’église par le chemin le plus courts. Malgré bien des tentatives des riverains pour le supprimer, ce sentier existe toujours en l’état. C’est aussi cette dame qui autorise les habitants à laver les toisons de leurs moutons dans les eux particulière de l’étang des Vernots (« Voinô »).

Après des changements de propriétaires successifs, le château appartient désormais à la famille de Chassey depuis 1921. C’est à partir de cette époque que M. le comte et Mme la Comtesse emploient cinq personnes du village à leur service : trois femmes e chambre, une cuisinière et un valet-chauffeur. Le protocole d’il y a un siècle et demi est toujours de rigueur et l’on ne s’adresse aux maîtres qu’à la troisième personne ; « Madame est servie ! ».

Les jeunes filles travaillant au château ne laissent pas indifférents les jeunes gens du hameau. Au moment des « mais »,ceux-ci s’introduisent dans la cour afin de dresser u charme ou deux contre le balcon du premier étage. Il s’en est même trouvé un qui a poussé la galanterie jusqu’à grimper le long de son « mai » et qui, arrivé sur le balcon, s’est fait coincer par Mme la Comtesse, réveillée par le bruit…

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, Côte d'Or | Pas de Commentaires »

La guerre de 1935-1945

Posté par francesca7 le 7 mars 2013

 à Dompierre en Morvan (21)

La guerre de 1935-1945 dans Côte d'OrCette période de la vie du village de Dompierre en Morvan (21), comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, est assez confuse et demeure un sujet délicat à traiter.

Dès le début de la « drôle de guerre », l’armée française fait installer un « poste de guet », à la sortie sud du village.

« Le 22 octobre 1939, la municipalité procède à l’achat de planches et de tôles  sur la demande du lieutenant commandant le poste de guet ».

Ce poste, construit en planches, sur des pruniers, est sensé surveiller les passages aériens. Lors de l’avance allemande du printemps 1949, il sera promptement abandonné.

Au début de l’hiver 1939, « le conseil municipal, à l’unanimité, décide de payer à M. le Curé qui a envoyé un passe-montagne aux mobilisés, la laine qu’il a acheté en partie. Il décide en outre, d’acheter de la laine pour leur faire tricoter des gants, des chaussettes et des genouillères (par M. le Curé, les enfants de Dompierre et Genouilly dans les leçons de couture) afin que la commune puisse s’intéresser à leur sort et envoyer un colis aux mobilisés nécessiteux (domestiques) sur le front et un colis de Noël à tous les mobilisés.

Une souscription sera ouverte à la mairie ».

D’autre part, « le conseil municipal proteste énergiquement. La commission n’a pas tenu compte suffisamment des charges de famille et de la situation familiale des mobilisés. De nombreuses femmes de mobilisés restent seules avec leurs parents âgés de plus de 70 ans qui ne peuvent plus travailler pour nourrir leurs enfants… »

Dompierre en Morvan s’installa dans la guerre… comme en 14, mais…

Au printemps 1940, les convois de réfugiés fuyant devant l’armée allemande encombrent les routes. Des files ininterrompues de pauvres gens qu’il faut ravitailler au passage cheminent péniblement pendant des jours. Certains de nos Dompierrois prennent peur et tentent de s’enfuir aussi ? rassemblant à la hâte quelques affaires, on rejoint les colonnes après avoir lâché les lapins, les volailles et laissé la main ouverte pour éviter la casse. Une quinzaine de kilomètres seulement sont parcourus la première journée, c’est si peu qu’on décide finalement de rentrer chez soi.

A la mi-juin 1940, l’armée allemande se déploie dans le village et les champs des alentours. Les habitants se cachent ou se sauvent dans les bois. Comme avec toute armée en pays conquis, on assiste au « pousse-toi d’là que j’my mette ». Les caves sont vidées, les objets de valeur disparaissent et les meilleures maisons sont réquisitionnées, ainsi que le château de Villars, pilé lui aussi. Rien de bien grave en vérité, car aucun crime n’est à déplorer.

Il y a belle lurette que les Dompierrois n’ont pas connu d’occupation étrangère. La dernière remonte à juin 1814, où des détachements autrichiens et prussiens, occupés à plumer l’aigle impérial (Napoléon 1er) nous rendirent une courte visite.

Néanmoins, il faudra cohabiter quelque temps avec ces hôtes encombrants, qui exigent que les rues du village soient balayées tous les jours, qui confisquent tous les fusils de chasse (presque), qui imposent la fourniture de quantités exorbitantes de produits agricoles ; chevaux, vaches, porcs, volailles, œufs, beurre, foin, paille, blé, orge, avoine, pommes de terre, rutabagas…

Dans le même temps, l’armée allemande fait construire un poste de surveillance au lieu-dit le « moulin à vent », point haut dominant le village, à l’Ouest et ayant des vues lointaines sur la RN 70. Occupé par une dizaine d’hommes, ce poste doit surtout observer les mouvements aériens et renseigner le commandement, par radio. Les habitants du village sont tenus de le  ravitailler en eau et en vivres.

La résistance s’organise …

Deux groupes de résistants se constituent dans notre région (Morvan) : le groupe Bourgogne et le groupe Bayard.

On entre dans la résistance par connaissance, par conviction, par inconscience aussi et enfin par nécessité si l’on est recherché, évadé ou réfractaire au S.T.O. dans ce cas, il faut disparaître de la circulation et rejoindre le « maquis » le plus proche. Terrés dans les bois, ces groupes organisés militairement comptent jusqu’à cent cinquante hommes et exécutent les coups de mains classiques de harcèlement de l’ennemi : embuscades, sabotages (voies verrées, ponts) abattis, piégeages…

Les résistants n’ont pas besoin de se cacher : honorables artisans ou paysans le jour, c’est dès la tombée de la nuit qu’ils s’activent. Comme ils ne sont pas soupçonnés, ils se déplacent librement et font circuler l’information, les consignes, les messages, les renseignements, les matériels, le ravitaillent. Ils jouent à cache-cache avec l’ennemi, lui retournent les poteaux indicateurs, collent des affiches entre deux patrouilles, distribuent des tracts…


Le groupe Bayard intervient à Dompierre, le 28 Juillet 1944. Par un beau matin, des camions déversent leur contenu d’hommes en armes rue du Préna, à 1 km Sud-Est du poste allemand. Les maquisards s’approchent de l’objectif sous le couvert des haies, puis dans les champs de céréales bonnes à moissonner à cette époque. L’encerclement en place, on s’apprête à donner l’assaut mais le groupe de soldats allemands se rend sans coup férir. Pour ces gens relativement âgés, la guerre est finie depuis longtemps.

zone-controlee-232x300 dans HUMEUR DES ANCETRES

  Zone contrôlée par Henri Bourgogne : fin 1942

Extrait de : NOTRE MAQUIS du docteur N.Pardon

« Trois postes de gué, c’est-à-dire trois fortins très bien bétonnés et terrassés, piquetaient la carte de notre secteur de petites croix gammées fort désobligeantes (Bar-le-Régulier, Marcigny et Dompierre). (…)

Le lendemain, ce fut un cérémonial à peu près identique pour le poste de Dompierre en Morvan. Mais l’habitude aidant, nous nous ruâmes dessus sans attendre la réponse allemande et toute résistance était déjà vaine, quand le rituel drapeau blanc fut hissé au mât.

C’est dommage, c’était le dernier !

La Luftewaffe avait perdu en trois jours, à heure fixe, et presque sur rendez-vous : trois postes de repérage, dix-neuf hommes, vingt fusils, des mitraillettes, trois mitrailleuses légères, une grosse quantité de munitions et de matériel divers. De notre côté, les pertes ne se chiffraient qu’à 150 kg de plastic utilisé de notre mieux pour transformer en matériel volant des installations qui n’avaient certainement jamais été conçues dans ce but.

Les Allemands ne pouvant supporter de sang-froid la prise d’assaut de leurs trois postes se décidèrent à réagir. Ils le firent à l’Allemande, sur les civils ».

 

Le poste d’observation que les Dompierrois appellent la « cabane des boches » sera immédiatement détruit à l’explosif. Le symbole local de l’occupation vient de sauter, juste quatre ans après l’invasion. Mais la menace de représailles sur le village et ses habitants a plané quelque temps.

A partir du 22 août 1944, le groupe Bourgogne a stationné une dizaine de jours entre Courcelotte et le moulin Cassin. Le campement est établi avec les moyens du bord. Les tentes sont des toiles de moissonneuse-lieuse ou de parachute jetées sur quelques banches. Le ravitaillement en nourriture est assuré par les paysans du secteur, tandis que les armes, les munitions et l’argent tombent du ciel, la nuit, accrochés à de grands parachutes. La toile de ceux-ci est récupérée par les jeunes filles pour y découper quelques vêtements et surtout pour y broder des croix de Lorraine qui seront l’insigne des F.F.I (Forces Françaises de l’Intérieur).

Dans le sillage de l’armée du général De Lattre de Tassigny, en marche pour libérer Dijon, certains membres des groupes de résistants s’engagent « pour la durée de la guerre » dans un des régiments qui la constituent. « Tous gaillards, pas de traînards » telle est la devise du 35è R.I qui en accueille quelques-uns, mais avec ces gars-là, c’est une évident ! Les autres retourneront à leur établi ou à leur charrue.

Collecte de légumes.

Si Dompierre respire mieux et n’a pas trop de problème de nourriture en étant à la source, les villes sont affamées et sur le bureau du maire arrivent de nombreuses demandes d’aide alimentaire.

Le 3 décembre 1944, « le conseil municipal décide, après avoir pris connaissance de la lettre du secours social, de demander aux instituteurs et institutrice de procéder à la collecte des légumes destinés à la cantine scolaire et aux vieux de Montbard ».

Des gens originaires de Villars et vivant à DIJON viennent s’approvisionner chaque fin de semaine, à vélo (70 km)

LES NOUVELLES

En 1943-1944, je suis employé des P.T.T nous raconte J. DUGARREAU, à Paris. Mon service de nuit et un laisser-passer permanent me permettent de regrouper, une ou deux fois par mois, des jours de repos que je passe régulièrement à Villars. Mon frère étant déporté en Allemagne, je viens aider mes parents aux travaux de la ferme.

Le voyage s’effectue à bicyclette car les trains qui partent péniblement à l’heure sont fréquemment stoppés par les bombardements, les destructions de ponts … Le vélo est donc le plu sûr moyen de ne pas perdre  de temps malgré une dizaine d’heures de route … Mais nous sommes jeunes. A cette époque d’étranges convois militaires encombrent nos routes. Les Allemands transportent des sous-marins qui transitent de la Seine à la Saône passant ainsi de la Manche à la Méditerranée et inversement. Le sous-marin est arrimé sur une sorte de long berceau à roues que tirent et poussent des tracteurs poussifs. Une partie de l’équipage reste à bord afin d’aider lors des manœuvres délicates. J’ai vu démolir des immeubles et des maisons, à Saulieu, pour élargir les virages. Les colonnes font souvent halte à Villars permettant aux tracteurs de « reprendre haleine » et aux hommes de se ravitailler. Nous raconte J.Dugarreau.

Depuis le 15 août 1944, à Dompierre en Morvan, nous sommes sans électricité, donc sans radio, complètement isolés et sans nouvelles de l’évolution de la guerre, en ces mois décisifs.

D’où l’idée de fabriquer un modeste poste à galène. Mais il faut regrouper les composants nécessaires, pas facile en ce temps-là… Chance ! Je retrouve dans mes tiroirs, un petit morceau de cristal de galène. Un dé à coudre percé et monté sur le couvercle d’une boîte à cigares servira de support. Une aiguille de phonographe fixée au bout d’un petit ressort constitue l’essentiel du récepteur. La ligne électrique, sans courant, fait office d’antenne. La prise de terre existe déjà, c’st celle de la radio inutile. Les écouteurs sont récupérés sur un simple poste téléphonique ; problèmes ! Il me faut des condensateurs afin d’éliminer les parasites et sélectionner les émetteurs captables de Villars (21).

dans-la-rue-300x198 dans Morvan

Les voisins m’apprennent alors que le curé de Thostes est un bricoleur en la matière… Je saute sur mon vélo jusqu’au village voisin, mais le prêtre a quitté les lieux. Après quelques pourparlers avec les  gens de Thoste, je pénètre dans son « atelier » et – chance encore ! – j’y trouve des condensateurs fixes et variables, ainsi qu’un casque avec écouteurs. De retour à Villars, je termine l’installation de mon récepteur. Après pas mal de tâtonnements patients, je capte tout de même quelque chose de valable. Les voisins et amis, autour de moi, attendent les premières nouvelles dans un silence impressionnant.

Enfin ! Nous ne sommes plus coupés du monde ! Nous apprenons la libération de Paris, nous suivons l’avance des troupes alliées qui progressent dans le nord et l’ouest du département, ainsi que celles qui arrivent par le sud, dans la vallée du Rhône et de la Saône : Lyon, Chalon, Beaune, Dijon et surtout la jonction à Sombernon.

Durant près d’un mois (sans électricité), notre maison de Villars est, tous les soirs, le lieu de rendez-vous des habitants de Dompierre en Morvan qui viennent aux nouvelles. Je consigne sur un carnet les informations que crachotent mes écouteurs et le « bouche à oreilles » en assure la diffusion locale.

Nos rassemblements sont quelque peu risqués car les convois allemands passant sur la route toute proche sont harcelés par la résistance local (abattis, mines, embuscades) et nous redoutons toujours des représailles (incendie du village, exécution d’otages).

A la mi-septembre 1944, Dompierre en Morvan se trouve « libéré » ! (Témoignage de J.DUGARREAU)

Issu de 100 ans de vie rurale à Dompierre en Morvan A.Monin (Editions de l’Armançon 1990).

Publié dans Côte d'Or, HUMEUR DES ANCETRES, Morvan | Pas de Commentaires »

 

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