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Au Prieuré de Saint-Thibault

Posté par francesca7 le 29 janvier 2015

 

250px-Prieuré_Saint-Thibault_-_Voûte_du_choeur_-1Situé dans l’Auxois, à proximité de Vitteaux et sur le territoire de la commune du même nom, le prieuré de Saint Thibault est un témoignage du développement monastique en Bourgogne durant les xie, xiiie et xive siècles. L’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Historique

Créé à la fin du xie siècle et dédié à Notre Dame, le prieuré de Saint-Thibault-en-Auxois naît de l’abbaye bénédictine Saint-Rigaud, de type érémitique, sise dans le Brionnais. Celle-ci, par la médiation de l’évêque d’Autun, Aganon de Mont Saint Jean, fut fondée en 1071 sur un ermitage déjà existant, par la bulle du cardinal Pierre Damien au nom du pape Alexandre II, deux partisans actifs de la réforme grégorienne. Les partenaires laïcs en furent les seigneurs locaux de la famille des Bosonides, souche parentale de Saint Thibault, très présente dans la région (Abbaye de Charlieu, Autun). Fondation confirmée quelques années plus tard par Grégoire VII, le réformateur de l’Eglise du xie siècle. En 1251 Innocent IV assouplit la Règle de l’abbaye érémitique.

Le plus ancien texte conservé concernant le prieuré de Saint-Thibault, en Auxois, date de 1249. On ne sait rien de précis sur la translation dans cet Auxois giboyeux du xiiie siècle des reliques de Saint Thibaut (ouThibaut de Provins), jeune saint du xie siècle de Champagne bourguignonne, ni à quelle date exacte celles-ci arrivèrent là (deux côtes) ni par qui elles furent apportées pour honorer le prieuré Notre-Dame de Fontaine, près saint-Beury, en Auxois, pour faire démarrer un pèlerinage d’envergure (changement de nom du village en « Saint-Thibault ») par le culte rendu à ce célèbre guérisseur thaumaturge, comme aux Blaise de Sébaste, Gilles l’Ermite, saint-Beury, autres célébrités du sanctuaire qui attiraient là, sur la route de Compostelle, foules, pélerins, ménestrels . Ce sont les éléments du décor de l’extraordinaire église prieurale actuelle Notre-Dame de Saint-Thibault qui permettent de supposer que la dédicace de celle-ci fut adressée à ce damoiseau de la famille de Champagne, pèlerin de Compostelle, ermite, jeune prêtre, jeune moinecamaldule la dernière année de sa vie (1066), canonisé en 1073 par le pape Alexandre II à la demande du Cardinal Pierre Damien, ces deux hommes contemporains de saint Thibault, dont ils connaissaient l’apostolat dans l’ermitage de Vicence (Italie). Et, au même moment, le bourguignon Hugues de Semur-en-Brionnais, l’abbé de Cluny, pouvait jeter un regard amusé sur la jeune abbaye Saint-Rigaud, sa voisine toute fraîche émoulue, en même temps que sur le minuscule prieuré de Fontaine près Saint-Beury, chez les Comtes de Thil, que celle-ci venait juste de fonder au-delà d’Autun, en Auxois, et dont il ne pouvait prévoir, ni même se figurer, le long destin que celui-ci allait être appelé à jouer au long du millénaire, et même outre …

Image illustrative de l'article Prieuré de Saint-ThibaultOnt été conservés des legs faits au prieuré. En 1257, Hugues de Quincy, vicomte de Tonnerre, fait un leg de 40 sous, en 1263, Jean de La Roche-en-Brenil promet 100 sous, puis un autre membre de sa famille fait un don de 5 sous par an. En 1298, c’est le duc de Bourgogne, Robert II, qui prévoit un legs de 100 livres. Guillaume de Bourgogne-Montagu lègue 60 sous viennois en 1299. Puis en 1323, la duchesse Agnès de France prévoit de donner 100 sous dijonnais.

La seigneurie de Fontaine-Saint Thibault appartenait à une branche de la maison de Thil, mais en 1270, Hugues de Thil l’engage pour 1000 livres au duc de Bourgogne alors régnant Hugues IV (1218-1272), sûrement l’initiateur du mouvement pèlerin à saint Thibault avec son épouse Béatrice de Champagne, fille de Thibaut le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre. Les ducs en resteront les seigneurs jusqu’en 1310. C’est surtout la noblesse locale qui participa à sa construction après les ducs de Bourgogne. On a d’autres documents mentionnant des dons de la famille ducale en 1345, 1372, 1375.

Le prieuré bénéficie donc à l’origine du soutien des puissants seigneurs de Thil et connaît, à partir du xiiie siècle, une réelle importance avec l’arrivée de reliques de Saint Thibaut de Provins, qui en font le lieu d’un pèlerinage réputé, remarquablement enjolivé et développé par l’architecture, la sculpture et la peinture de l’église prieurale à partir de 1272 par le duc de Bourgogne Robert II (1272-1306), fils d’Hugues IV, son épouse Agnès fille de Saint Louis et leur descendance directe.

Ces différentes dates permettent de préciser les campagnes de construction du bâtiment tel qu’il subsiste :

  • bras nord du transept, vers 1200,
  • portail nord, vers 1260,
  • chapelle Saint-Gilles sur le bras nord du transept, vers 1290,
  • chœur, au début du xive siècle,
  • prolongement d’une travée droite de la chapelle Saint-Gilles vers le transept et les voûtes du chœur, au xve siècle,
  • reconstruction de la nef et du clocher au xviiie siècle.

Son essor décline au xive siècle, du fait des difficultés financières de l’abbaye mère et des troubles de la guerre de Cent Ans. Au xve siècle, il n’y a aucune trace de donation. Puis, à partir de 1540, le prieuré est déserté et l’église sert pour le service paroissial.

Au Prieuré de Saint-Thibault dans EGLISES DE FRANCE 1024px-Saint-Thibault_-_Retable_2La décadence s’accélère avec l’instauration de la commende au xvie siècle. En 1616, des réparations sont nécessaires. Des réparations sont faites en 1682. Puis un orage détruit la charpente et les vitraux du chœur en 1701. En 1712, une partie de la nef s’écroule ne laissant couverts que le chœur et le sanctuaire. En 1723, on commence à entreprendre la restauration de l’église sous la direction de Charles Élie Le Jolivet, architecte et voyer de Dijon, grâce aux résultats d’une loterie. Un incendie se déclare en 1728, l’effondrement d’une autre partie de la nef en 1734. Finalement, en 1736, le clocher s’effondre. Jolivet propose alors de démolir le prieuré et d’en reconstruire un nouveau.
C’est le prieur de l’époque, Charles-François Piget, qui refuse de démolir et souhaite garder les anciennes parties subsistantes. Un autre architecte est alors choisi : Jean-Baptiste Caristie, de Saulieu. Le devis des travaux est présenté en 1748 à l’intendant de Bourgogne qui l’accepte en 1750. Le premier acompte est payé en 1752. Il conserve le chœur, la chapelle Saint-Gilles sur le bras nord du transept, le portail et reconstruit la nef et le clocher.

Remarqué par Prosper Mérimée, le prieuré fait l’objet d’une restauration en 1844 par Eugène Viollet-le-Duc. Les travaux sont faits entre 1848 et 1850.

Une nouvelle restauration de l’église a eu lieu en 2010 et 2011 sur l’extérieur du chœur. La toiture est refaite et les murs sont nettoyés.

Architecture

L’église comporte sur le côté nord un remarquable portail du xiiie siècle, avec une statue de saint Thibaut en son centre, revêtu d’habits sacerdotaux, surmontée de scènes de la vie de la Vierge (Dormition, Assomption, Couronnement). Les quatre statues qui l’encadrent sont identifiées comme étant des représentations de l’adolescent Thibault, de son mentor Gauthier, de sa mère Willa et de son arrière-grand-oncle Thibault, archevêque de Vienne (957-1101), qui prophétisa très à l’avance la naissance du saint (lecture de droite à gauche). Les niches du bas, dégradées, ont pu représenter au xiiie siècle et suivants la famille ducale de Bourgogne qui lança la construction de la nouvelle Prieurale, dédiée à saint Thibault, l’actuelle, c’est-à-dire les ducs Hugues IV et Robert II et leurs épouses respectives Béatrice de Champagne et Agnès de France.

L’abside de la nef, datant de la fin du xiiie siècle, est un chef d’œuvre du style gothique avec quatre élévations décorées de fines colonnettes.

L’autel est surmonté de retables en bois du xive siècle. Un gisant du xiiie siècle est identifié comme celui de Guy de Thil.

La chapelle Saint-Gilles abrite une grande chasse de saint Thibaut du xive siècle, qui a notamment connu les dévotions de la reine Jeanne, épouse de Jean le Bon, et de la duchesse de Bourgogne Marguerite.

 

 

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L’élan de l’art roman Bourguignon

Posté par francesca7 le 19 juin 2014

 

La grande époque romane - La blanche robe des églises

téléchargementABénéficiant de conditions particulièrement favorables à son expansion (villes nombreuses, riches abbayes, matériaux abondants), l’école romane bourguignonne se développe avec une extraordinaire vitalité aux 11e et 12e s., en particulier dans la région de l’actuelle Saône-et-Loire, avec environ 300 édifices contre une quarantaine dans l’Yonne et la Côte-d’Or. L’an 1000 correspond à un nouvel élan dans le désir de bâtir, qu’expliquent la fin des invasions, l’essor de la féodalité et du monachisme, la découverte de nouveaux procédés de construction et… la croissance démographique. Il ne reste malheureusement de cette époque que très peu de monuments civils ou militaires, souvent construits en bois, et c’est pourquoi on confond souvent art roman avec art religieux.

Parmi les abbés constructeurs d’alors, Guillaume de Volpiano édifia à Dijon, sur l’emplacement du tombeau de saint Bénigne, une nouvelle basilique. Commencée en 1001, elle fut consacrée en 1018. Les travaux de décoration furent confiés à un seul artiste, le moine Hunaud. L’abbatiale ayant complètement disparu dès le 12 es. par suite d’un incendie, l’église St-Vorles de Châtillon-sur-Seine – profondément modifiée dans les premières années du 11 e s. – permet de définir les caractères de l’ art préroman : construction sommaire faite de pierres plates mal assemblées, piliers massifs, décoration très rudimentaire de niches creusées dans les murs et de corniches à bandes lombardes.

L’exemple le plus saisissant d’art roman qui nous soit parvenu est certainement St-Philibert de Tournus , dont le narthex et son étage composent les parties les plus anciennes. On est surpris par la puissance de cette architecture.

L’école clunisienne

Si l’art roman à ses débuts doit beaucoup aux influences étrangères, méditerranéennes surtout, la période suivante voit avec Cluny le triomphe d’une formule nouvelle, un art opulent dont les caractères vont se répandre à travers toute la Bourgogne et au-delà.

L’élan de l’art roman Bourguignon dans BourgogneLa fondation par Bernon , en 910, d’un couvent (dit Cluny I) sur les terres mâconnaises du duc d’Aquitaine, Guillaume le Pieux, marque l’origine d’une importante réforme monastique. L’époque est propice : les débuts de la féodalité et l’instabilité du pouvoir royal se combinent à un mouvement mystique et un afflux d’hommes vers les cloîtres. À Cluny, le retour à l’esprit de la règle bénédictine est marqué par l’observance des grands principes : chasteté, jeûnes, obéissance, silence (la communication se fait par gestes dans un langage de signes visuels). Les offices divins occupent la plus grande partie du temps.

Édifiée entre 955 et 981, l’abbatiale dite Cluny II est déjà dotée d’une grande abside originale et d’un chevet à chapelles échelonnées et orientées.

St-Pierre-et-St-Paul – Cluny III –, commencée en 1088 par saint Hugues et achevée vers 1130, a des dimensions proprement gigantesques. Elle est d’ailleurs appelée la « seconde Rome », produit à la fois de son indépendance à l’égard du pouvoir politique et de son engagement au service de la vitalité de l’Église. L’abbaye est en effet directement rattachée au Saint-Siège, ce qui lui assure une grande autonomie vu l’éloignement du pouvoir pontifical.

L’expansion de l’ordre clunisien est extrêmement rapide, si l’on songe qu’au début du 12 e s., en Europe, 1 450 maisons comptant 10 000 moines en dépendaient. Parmi les « filiales » bourguignonnes, citons les abbayes ou prieurés de St-Germain d’Auxerre, Paray-le-Monial, St-Marcel de Chalon, Vézelay, Nevers (St-Sever et St-Étienne) et La Charité-sur-Loire. Une telle floraison s’explique en grande partie par la personnalité et la pérennité des grands abbés de Cluny (tels saint Odon, saint Maïeul, saint Odilon, saint Hugues, Pierre le Vénérable), préparant ensemble leur succession, secondés par des hommes compétents. Georges Duby parle de « l’esprit d’équipe au coude à coude » qui règne entre les moines noirs.

Durant deux ou trois générations, Cluny est donc au cœur d’un véritable empire. Personnage considérable, plus puissant parfois que le pape, dont il est le guide et le conseiller, l’abbé est consulté par les rois pour trancher les différends, régler les litiges. Les richesses s’accumulent (chaque filiale paie une redevance) et, au sommet de la pyramide, l’abbé adopte le train de vie d’un grand seigneur, au point de se faire construire une résidence particulière. Peu à peu, la spiritualité de l’ordre en est affectée, et le pouvoir suprême lui-même n’est plus exercé de façon efficace.

Les vestiges de l’abbatiale, encore impressionnants par leur ampleur, permettent de dégager les caractères généraux de cette « école ». La voûte est en berceau brisé, véritable innovation par rapport au plein cintre, issu de l’époque romaine. Chaque travée comporte un arc doubleau : en diminuant les poussées, les arcs brisés permettent d’alléger les murs et d’élever ainsi les voûtes à une très grande hauteur. Les piliers sont cantonnés de pilastres cannelés à l’antique ; au-dessus de ces grandes arcades aiguës court un faux triforium où alternent baies et pilastres ; des fenêtres hautes surmontent l’ensemble, alors qu’auparavant, la lumière venait des tribunes et des bas-côtés.

Cette ordonnance à trois niveaux, coiffée d’une voûte en berceau brisé, se retrouve dans de nombreux édifices de la région. L’église de Paray-le-Monial apparaît comme une réplique. L’influence clunisienne est manifeste àLa Charité-sur-Loire , autre prieuré dépendant de l’abbaye. À St-Lazare d’Autun , consacrée en 1130, on reconnaît le plan clunisien, très simplifié ; cependant, l’influence romaine est visible : par exemple, sur l’arcature du triforium, le décor chargé est le même que sur la porte d’Arroux.

À Semur-en-Brionnais , l’élévation de l’église approche celle de Cluny. Au revers de la façade, la tribune en surplomb rappelle la tribune St-Michel. Enfin, la collégiale St-Andoche de Saulieu est aussi de la famille des grandes églises clunisiennes.

Parmi les églises de village construites sous l’inspiration de Cluny, celles du Brionnais sont remarquables : Monceaux-l’Étoile, Varenne-l’Arconce, Charlieu, Iguerande…

La colline éternelle

Face à cette école clunisienne, le cas de la basilique de la Madeleine à Vézelay est à part. Construite au début du 12 e s., la nef est voûtée d’arêtes, alors que jusque-là, seuls les collatéraux, de faibles dimensions, l’étaient. Les grandes arcades sont surmontées directement par des fenêtres hautes qui, s’ouvrant dans l’axe de chaque travée, éclairent la nef. Les pilastres sont remplacés par des colonnes engagées, et les arcs doubleaux soutenant la voûte restent en plein cintre (peut-être l’église d’Anzy-le-Duc a-t-elle servi de modèle). Pour rompre la monotonie de cette architecture, on a recours à l’emploi de matériaux polychromes : calcaires de teintes variées, claveaux alternativement blancs et bruns. En tant que lieu de pèlerinage, la basilique est dotée d’un chevet à déambulatoire et de chapelles rayonnantes.

L’art cistercien

170px-Abbaye-abbey-senanque-cloitre-cloister dans EGLISES DE FRANCEDans la première moitié du 12 e s., le plan cistercien fait son apparition en Bourgogne. Caractérisé par un esprit de simplicité, il apparaît comme l’expression de la volonté de saint Bernard , édictée dans la Charte de charité (1119). En lutte contre le relâchement des moines clunisiens, il s’oppose avec violence et passion à la théorie des grands constructeurs des 11e et 12 e s., comme saint Hugues, Pierre le Vénérable, Suger, qui estiment que rien n’est trop riche pour le culte de Dieu. L’architecture dépouillée qu’il préconise reflète bien les principes même de la règle cistercienne : une beauté sobre et recueillie faite pour la prière et la charité. S’il se heurte au début à de grandes difficultés – rigueur du climat, maladies –, il impose à ses moines comme à lui-même les plus durs travaux. La nourriture, frugale, n’a d’autres fins que de reconstituer les forces (d’où le réfectoire, terme issu de « refaire »).

L’envolée de Clairvaux

Trois ans après son entrée à Cîteaux, Bernard est envoyé essaimer aux limites de la Bourgogne et de la Champagne, dans la vallée de l’Absinthe, qui devient « Clairvaux » (la claire vallée). Promu abbé, il accomplit une œuvre gigantesque. Sous son abbatiat, Clairvaux connaît la prospérité : dès 1135, 1 800 ha de forêts et 350 ha de prés et de champs dépendent de l’abbaye, où les bâtiments de pierre ont remplacé les bâtisses de bois des premières années.

Les cisterciens imposent un plan quasi unique à toutes les constructions de l’ordre, dirigeant eux-mêmes les travaux des nouvelles abbayes. Leur exigence engendre la naissance d’un style aisément identifiable. Le renom de Bernard attire bientôt à Clairvaux un grand nombre de vocations, si bien qu’en 1121 est fondée dans la Marne l’abbaye de Trois-Fontaines, que suivront bientôt 70 monastères.

Fontenay montre la disposition habituelle des différents bâtiments, qui s’est répandue à travers l’Europe, de la Sicile à la Suède. Une façade simple, sans portail, avec un lanterneau, mais pas de clocher (nul besoin d’appeler les fidèles) : les cisterciens vivent à l’écart des routes fréquentées. Une nef aveugle couverte d’un berceau brisé, comme dans l’architecture clunisienne. Des bas-côtés voûtés de berceaux transversaux. Un transept qui déborde largement (croix latine), deux chapelles carrées s’ouvrant à chaque croisillon, et un chœur, carré et peu profond, se terminant par un chevet plat, éclairé par deux rangées de fenêtres, en triplet. Enfin, cinq fenêtres percées au-dessus de l’arc triomphal, et chaque travée des bas-côtés éclairée par une fenêtre. On trouve près de 600 églises de ce type, de l’Allemagne au Portugal.

En évitant tout décor, en éliminant pratiquement tout motif d’ornementation, que ce soit les vitraux de couleur, les pavements, les peintures murales ou les chapiteaux historiés, les cisterciens parviennent à exécuter des monuments d’une remarquable pureté. À l’instar des verrières en grisaille, même les enluminures sont monochromes (La Grande Bible de Clairvaux). C’est la lumière seule, la « Lumière d’En Haut », qu’il convient de glorifier.

La sculpture romane

Avec le choix du support, tympan et chapiteau, la sculpture monumentale épouse l’architecture. Le Brionnais , où l’on trouve une concentration exceptionnelle de portails sculptés, est le plus ancien foyer de sculpture romane bourguignonne. Dès le milieu du 11 e s., un style un peu rude et naïf naît à Charlieu et dans la région : les sculpteurs se soucient peu du réel, les figures sont ramassées, hiératiques et riches en symboles. Après avoir travaillé à Cluny, appelés par l’abbé Hugues de Semur , qui appartenait à la famille des seigneurs du Brionnais, les artistes optent pour une grâce nouvelle, allongeant les figures et créant des compositions plus souples.

La grande abbaye bénédictine de Cluny draina en effet sur son chantier de nombreux sculpteurs et imagiers des régions voisines, devenant un centre de création pendant une vingtaine d’années (de 1095 à 1115). Un art délicat y voit le jour. Sur les chapiteaux du chœur – rare témoignage parvenu jusqu’à nous, présenté dans le farinier –, une végétation variée et des personnages aux attitudes adroitement observées révèlent un goût nouveau pour la nature (allégorie des saisons, fleuves du paradis). Les figures sont drapées de tuniques flottantes où les plis déterminent un modelé en harmonie avec la sérénité recherchée, preuve que l’on commence à s’émanciper des contraintes formelles du chapiteau.

Dans le domaine du ciseau, l’influence clunisienne s’est exercée à Vézelay . Outre ses chapiteaux historiés, la basilique de la Madeleine abrite un grand portail sculpté dont le tympan représente le Christ envoyant ses apôtres en mission avant son ascension au ciel. La composition est envahie par un mouvement magistral où souffle l’Esprit : les corps s’agitent et les draperies, sillonnées de plis aigus et serrés, bouillonnent.

Cette œuvre, réalisée vers 1125, présente des points communs avec le portail du Jugement dernier de St-Lazare d’ Autun (1130-1135), aux figures très allongées, aux draperies plissées, encore plus fines et moulées sur les corps. Le sculpteur Gislebertus s’est attaché à rendre toute la diversité des attitudes et des sentiments humains. Les chapiteaux de la nef et du chœur évoquent de façon vivante des scènes de la Bible et de la vie des saints, dont s’inspireront avec talent les artistes de St-Andoche à Saulieu.

Une volonté de renouvellement du style se fait jour au milieu du 12 e s. sur les portails de ­St-Lazare à Avallon : on y trouve conjointement une décoration luxuriante où apparaissent des colonnes torses, expression de la « tendance baroque » de l’art roman bourguignon, et une statue-colonne qui fait songer à celles de Chartres. Les rondes-bosses du tombeau de saint Lazare à Autun (1170-1184) annoncent également par leur troublante présence l’évolution vers le gothique.

La peinture romane

Dans la crypte de la cathédrale d’ Auxerre , qui renferme des fresques du 11 e s., on voit une représentation exceptionnelle du Christ à cheval, tenant à la main droite une verge de fer. Il est intéressant de le comparer avec le Christ en majesté peint 300px-Novalesa_Sant_Eldrado-2dans le cul-de-four de l’abside, daté du 13 e s.

À Anzy-le-Duc , un important ensemble de peintures murales, découvert au milieu du 19 e s., fait montre d’une tout autre technique : teintes mates, très atténuées, dessins au trait sombre recouvrant un fond composé de bandes parallèles.

Une tradition à fonds bleus apparue à Cluny III est reprise dans la chapelle du « château des Moines », résidence des abbés à Berzé-la-Ville , à travers de belles compositions, probablement exécutées par les artisans de l’abbaye. L’imposant Christ en majesté, entouré de six apôtres et de nombreux autres personnages, a un air de famille avec les mosaïques de l’impératrice Théodora à Saint-Vital de Ravenne (6 e s.). Cette correspondance entre l’art clunisien et l’art byzantin s’explique par l’action prépondérante de saint Hugues, qui entretenait des relations constantes avec l’Italie, et Rome tout particulièrement.

Considérant cette influence de Cluny sur l’art du 12 e s., on peut dire que la destruction de la grande abbatiale de Cluny au début du 19 e s. est une perte irréparable pour notre patrimoine et pour la connaissance de l’art roman.

Les effets de la réforme cistercienne

Comme c’est souvent le cas, le rôle des cisterciens ne s’est pas limité au domaine de la foi. Extrêmement organisés et efficaces, les moines blancs ont su tirer parti des terres les plus ingrates, souvent au fond des vallées, en défrichant et en construisant digues et canaux. Ils sont ainsi passés maîtres en hydraulique, dans les techniques viticoles, et en œnologie comme en métallurgie. Du 12 e s. à nos jours, la famille cistercienne a connu des crises et des renouveaux. En 1998, des moines venus du monde entier ont participé aux célébrations du 900 e anniversaire de Cîteaux.

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l’Abbaye bénédictine de CHARLIEU (42)

Posté par francesca7 le 4 novembre 2013

 

l’Abbaye bénédictine de CHARLIEU (42) dans EGLISES DE FRANCE 280px-charlieu_0kFondée vers 870 et rattachée à Cluny vers 930, l’abbaye dut transformée en prieuré un siècle plus tard. Au 12ème siècle, elle bénéficia de la collaboration des architectes et des artistes de Cluny qui reconstruisirent l’église et ajoutèrent le narthex, ainsi que de l’aide de Philippe Auguste, son protecteur, qui la fit fortifier.

Le Narthex est l’Edifice rectangulaire de 17 m de longueur sur 10 m de largeur environ. Il comprend deux salles superposées, volutées d’arêtes, dans l’une desquelles a été placé un sarcophage gallo-romain, trouvé au cours de fouilles. A l’Est, le mur est constitué par la façade occidentale de l’ancienne élise St Fortuné, consacrée en 1094, qui comporte un portail, dont le tympan, encadré de trois voussures à arêtes vives, figure le Christ en majesté : deux baies géminées à voussures séparées à l’extérieur par un palier flanqué d’une colonnette cannelée à chapiteau corinthien : au dessus, deux figures affrontées.

L’abbaye-forteresse ne résista pas à la tourmente révolutionnaire. Le prieuré bénédictin, où vivaient encore deux moines, fut sécularisé en mars 1789. Les bâtiments et l’église Saint Fortuné, « la plus parée des filles de Cluny », furent en grande partie démolis. Les fouilles attestent de la succession de deux églises du 9ème siècle, du 10ème, et légèrement désaxée, d’une abbatiale du 11ème siècle. Cette dernière présentait une nef de quatre travées flanquées de collatéraux, un transept et un chœur à absidioles orientées. De Saint Fortuné (ce nom est-il bien adaptés ?) ne subsistent que le narthex et la première travée dont les chapiteaux sont typiques du Brionnais.

La façade Nord du narthex s’ouvre par un grand portail du 12ème siècle, à l’éblouissante décoration sculptée. Le tympan figure le Christ en majesté dans une mandorle, soutenue par deux anges et entourée des symboles des quatre évangélistes ; sur le linteau sont représentés la Vierge assistée de deux anges et les douze apôtres ; aux impostes des piédroits apparaissent, mutilés, à gauche, le roi David et Boson, roi de Bourgogne et de Provence, à droite, Saint Jean Baptiste et l’évêque Robert, fondateur de l’abbaye.

Au-dessus  de l’archivolte, on ne peut manquer l’agneau pascal à la toison très fouillée. Aux voussures et sur les colonnes, qui encadrent la porte, s’allient les motifs géométriques et floraux dont la luxuriante décoration d’inspiration orientale, est un héritage des croisades ; dans le tympan du petit portail à droite (du 12ème aussi) s’inscrit la scène des Noces de Cana : à l’archivolte est représentée la Transfiguration du Christ, au linteau le Sacrifice de l’Ancien Testament.

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LE CLOITRE : Il a été édifié au 15ème siècle, en remplacement de l’ancien, roman. Un vieux puits subsiste, adonné à la galerie Ouest. Dans la galerie Est, six arcades massives reposent sur des colonnettes jumelées dont les chapiteaux présentent une ornementation fruste et feuilles d’acanthe, d’oiseaux et de motifs géométriques.  La salle capitulaire – Elle date du début du 16ème siècle. Ses ogives reposent sur un pilier rond portant un lutrin sculpté dan la masse.

LA CHAPELLE DU PRIEUR : Elle a été édifiée à la fin du 15ème, le carrelage de terre cuite a été reconstitué sur le modèle ancien. La chapelle est surmontée d’un clocheton couvert de lamelles de bois. Les deux salles suivantes constituent le musée Armand CHARNAY.

AU PARLOIR : Cette belle salle voûtée du début du 16ème siècle abrite un musée lapidaire où, à côté d’anciens chapiteaux du prieuré, on remarque deux bas-reliefs ; l’un, carolingien du 10è s. représente Daniel dans la fosse aux lions : l’autre du 12è représente l’Annonciation dans un ensemble de quatre arcades accolées. La cave : voûtée de deux berceaux en plein cintre abrite un musée d’Art religieux comportant un bel ensemble de statues en bois polychrome du 15è au 18ème siècle, don tune Vierge à l’Oiseau provenant de l’église d’Aiguilly, près de Roanne, et une Vierge à l’Enfant, toutes deux gothiques du 15ème siècle.

La salle du Chartier : On y accède par un escalier à vis. A l’Est, la grande baie est flanquée de deux petites arcades aveugles et surmontée de belles voussures reposant sur les chapiteaux à feuillages des colonnes engagées. Avant de sortir de l’abbaye, rejoindre la cour pour voir l’hôtel du Prieur….

A L’HOTEL DU PRIEUR qui ne se visite pas. La porte monumentale du 16ème siècle, en anse de panier, est surmontée de créneaux décoratifs et d’un blason de prieur. Le logis du Prieur borde au Sud de la chapelle une élégante cour ornée en son centre d’un puits ancien dont le couronnement est en fer forgé. C’est une construction de 1510 avec deux tours d’angle hexagonales, une charpente en châtaignier, et des toits à longues pentes recouverts de petites tuiles de Bourgogne. Sur la tour située à l’angle Sud-Est de la cour figure le blason des prieurs de la Madeleine.

La tour Philippe-Auguste : Cette imposante tour, de belle pierre ocrée, construite vers 1180 sur l’ordre de Philippe Auguste, qui estimait la place forte de Charlieu « très utile à la couronne », faisait partie du système défensif de l’abbaye.

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Puis, en flânant dans la vieille ville de CHARLIEU, on découvrira de nombreuses habitations du 13ème siècle au 18ème. A l’angle de la place et de la rue Grenette par exemple, la maison en pierre du 13ème siècle, présente à l’étage, des fenêtre géminées réunies par une colonnette.


Il y a également l’Eglise Saint Philibert du 13ème siècle. Cette église sans transept possède une nef de cinq travées, flanquée de bas-côtés et un chœur rectangulaire, caractéristique de l’art bourguignon. Elle abrite de beaux objets d’art : chaire en pierre monolithe du 15ème , stalles des 15 et 16ème siècle avec jolis panneaux peints. Dans une chapelle, Vierge du 16ème (Notre Dame de Charlieu). Dans la chapelle Ste Anne à droite du chœur, retable peint sur pierre (15è) représentant la Visitation et la Nativité. Dans la chapelle St Crépin, à gauche du chœur, Pieta du 17ème et statuette de Saint Crépin, patron des cordonniers et des bourreliers, en bois polychrome.

Ancien Hôtel Dieu – Le bâtiment du 18ème siècle, dont on peut apprécier la belle façade sur la rue Jean-Montel, regroupe deux musées : MUSEE DE LA SOIERIE : Il témoigne des traditions de tissage de la soie implantée à Charlieu.

Dans la grande salle à gauche, statue de Notre Dame de Septembre, patronne de la puissante corporation des tisserands, portées chaque année lors de la procession. Un bel échantillonnage des productions locales de soieries (luxueuses robes anciennes, créations personnalisées pour les grandes familles…), accompagnant les imposants métiers à tisser, offre un reflet de l’évolution des techniques depuis le 18ème siècle. L’ensemble du matériel présenté fonctionne en démonstration, comme par exemple un grand ourdissoir vertical du 19è et des métiers à tisser du 20è siècle de plus en plus automatisés. A l’étage, exposition des tissus set des créations de grands couturiers, projection vidéo sur les techniques traditionnelle set actuelle s du tissage de la soie.  L’hôtel Dieu où officièrent pendant trois siècles les religieuses de l’ordre de Sainte Marthe, a cessé son activité en 1981. Transformé en musée, il témoigne de l’atmosphère quotidienne d’un petit hôpital de province, de la fin du 19ème siècle aux années 1950. L’apothicairerie a conservé ses boiseries du 18ème  où prennent place tiroirs à plantes, flacons de verre « bouchés à l’émeri » et pots en faïences. Faisant suite à la salle d’opérations (instruments de chirurgie) et à la salle de soins, la lingerie conserve de belles armoires régionales. L’une des deux grandes salles des malades a été reconstituée avec son double alignement de lits ceints de rideaux, son décor et ses meubles anciens ; par la fenêtre qui permettait aux malades d’assister de leur lit à l’office, on contemple la chapelle qui abrite un bel autel en bois doré, au devant paré de cuir de Cordoue.

 Dans cette même rue Jean-Morel on atteint le n° 32 : La Maison des Anglais du début du 16ème siècle. Montre à l’étage, les fenêtres à meneaux séparées par une niche gothique ; deux échaugruettes flanquent la façade. Si l’on tourne à droite de la rue, au n° 29, maison du 13ème siècle en pierre… Puis la maison Disson, à pans de vois du 15è, à l’angle en vis-à-vis, l’ancien grenier à sel du 14è siècle….

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Les boeufs blancs peuvent cacher des trésors

Posté par francesca7 le 7 avril 2013

 (en saône et loire)

Derrière les boeufs blancs, il y a tant de choses à voir et visiter ! D’abord Charolles.

Ici on ales mots justes pour vous présenter l’entrecôte persillée. D’ailleurs pour vous persuader de la rigueur des propos, la profession a créé un institut charolais qui propose des dégustations. Mais à Charolles on fait aussi dans la faïence. Bref, le souvenir de Charles le Téméraire aidant, vous quitterez, cette paisible petite ville en jurant d’y revenir. Ensuite, des châteaux. Par dizaines ils émaillent le bocage et d’ailleurs celui de Digoine est la première halte de cet itinéraire. Son théâtre, intacte depuis 1850, a vu déclamer Sarah Bernhardt et Offenbach créer certaines de ses valses et opérettes étonnant non ?

Les boeufs blancs peuvent cacher des trésors dans Saône et Loire boeuf

Paray le Monial retient l’attention à plus d’un titre. Sa basilique est la réplique, en plus modeste, de ce qu’était Cluny avant son démantèlement. Plus au sud, le Brionnais surprend par la qualité de ses églises, leur clocher et sculptures (Anzy le Duc, Semur en Brionnais). A St Christophe on est au cœur de la zone d’élevage. L’activité y est à son comble les jeudis matins, mais attention, inutile de se présenter sur le champ de force en milieu de matinée ; à cette heure la « floère » est tenue !

C’est à 6 heures qu’il faut être à pied d’œuvre. L’itinéraire mène ensuite à Charlieu et sa très belle abbaye, sans oublier de faire les quelques pas qui conduisent au cloître des Cordeliers. Avec Parey, Charlieu est un point fort de ce programme de découvertes.

Proche de la Clayette, le château de Drée, fait l’objet d’une magnifique restauration intérieure. A ne pas manquer. Sur le chemin du retour, les 400 et quelques mètres du Mont des Carges donne une dernière fois l’occasion d e photographier le bocage charolais.

Charolles est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Charollais et Charollaises1.

La ville a donné son nom au pays du Charolais, et est ainsi emblématique de la race bovine charolaise. Charolles est également connue pour ses faïences. Située au confluent de deux rivières, la ville est parsemée de nombreux canaux à l’origine de son surnom de Venise du Charolais.

Capitale du comté de Charolais au xiiie siècle, Charolles a appartenu aux ducs de Bourgogne, notamment Charles le Téméraire. Au xve siècle, la ville est passée aux rois d’Espagne, et ne fut intégrée au domaine royal français qu’au xviiie siècle. Bien que Charolles ait été désignée sous-préfecture de la Saône-et-Loire, elle n’a pas connu au xixe siècle l’essor industriel de ses proches voisines Paray-le-Monial et Digoin, et a conservé son charme de petite ville rurale.

La commune de Charolles est labellisée Village étape depuis 2006.

 

 

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L’art cistercien de Bourgogne

Posté par francesca7 le 1 avril 2013

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Dans la première moitié du 12è siècle, le plan cistercien fait son apparition en Bourgogne. Caractérisé par un esprit de simplicité, il apparaît comme l’expression de la volonté de saint Bernard édictée dans la Charte de la charité (1119). A la théorie des grands constructeurs des 11ème et 12ème siècle, comme saint Hugues, Pierre le Vénérable, Surger, qui estiment que rien n’est trop riche pour le culte de Dieu, il s’oppose avec violence et passion. L’architecture dépouillée qui’ préconise reflète bien les principes mêmes de la règle cistercienne, qui considère comme nuisible tout ce qui n’est pas indispensable à la bonne marche de la vie monacale.

Les cisterciens imposent un plan quasi unique à toutes les constructions de l’Ordre, dirigeant eux-mêmes les travaux des nouvelle abbayes. Fontenay montre la disposition habituelle des différents bâtiments, qui s’est  répandue à travers toute l’Europe, de la Sicile à la Suède.

En ce qui concerne l’abbatiale, la façade est l’élémentaire, sans portail, avec un lanterneau mais pas de clocher (nul besoin d’appeler les fidèles), la nef aveugle est couverte d’un berceau brisé comme dans l’architecture clunisienne, les collatéraux sont voûtés de berceaux transversaux en contrebutée à hauteur, le transept déborde largement (croix latine), deux chapelles carrées s’ouvrant à chaque croisillon et le chœur, carré et peu profond, se termine par un chevet plat, éclairé par deux rangées de fenêtres, en triplet. Cinq fenêtres sont percées au-dessus de l’arc triomphal et chaque travée des bas-côtés est également éclairée par une fenêtre. On trouve près de 600 églises de ce type.

En évitant tout décor peint et sculpté, en éliminant pratiquement tout motif d’ornementation (vitraux de couleur, pavements ou chapiteaux historiés), les cisterciens parviennent à exécuter des monuments d’une remarquable pureté. A l’instar des verrières en grisaille, même les enluminures deviennent monochromes (La Grande Bible de Clairvaux). C’est la lumière seule, la Lumière d’en Haut, qu’il convient de glorifier.

Sa sculpture romane

Avec le choix du support, tympan et chapiteaux, la sculpture monumentale se lie à L’architecture ; Le Brionnais, où l’on trouve une concentration exceptionnelle de portails sculptés, est le plus ancien foyer de sculpture romaine bourguignonne. Dès le milieu du 11ème siècle, un style un peu rude, maladroit, naît à Charlieu et dans la région : les figures sont ramassées et leurs mouvements peu aisés. Mais après avoir travaillé à Cluny, appelés par l’abbé Hugues de Semur en Auxois qui appartenait à la famille des Seigneurs du Brionnais, les artistes insufflèrent à leurs oeuvres une grâce nouvelle, allongeant les figures et créant des compositions plus souples.

La grande abbaye bénédictine draina en effet sur son chantier de très nombreux sculpteurs et imagiers des régions voisines, devenant un centre de création pendant une vingtaine d’années (de 1095 à 1115). Un art délicat voit le jour, formant ce qu’on a appelé « le classicisme roman ». Sur les chapiteaux du chœur – rare témoignage parvenu jusqu’à nous, présentés dans le farinier – une végétation variée et des personnages aux attitudes adroitement observées révèlent un goût nouveau pour la nature (allégie des saisons, fleuves du paradis). Les figures sont drapées de tuniques flottantes où les plis déterminent un modelé en harmonie avec la sérénité recherchée, preuve que l’on commence à s’émanciper des contraintes formelles du chapiteau.

Dans le domaine du ciseau, l’influence clunisienne s’est bien exercée à Vézelay. Outre ses chapiteaux historiés, l’église de la madeleine abrite un grand portail sculpté dont le tympan représente le Christ envoyant ses apôtres en mission avant son ascension au ciel. La composition est envahie par un mouvement magistral où souffle d’Esprit ; les corps s’agitent et les draperies, sillonnées de plis aigus et serrés, bouillonnent.

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Cette œuvre, réalisée vers 1125, présente des points communs avec le portail du Jugement dernier de St Lazare d’Autun (1130-1135), aux figures très allongées, aux draperies plissée,s encore plus fines et moulées sur les corps. Le sculpteur Gislebertus s’est attaché à rendre toute la diversité des attitudes et des sentiments humains. Les chapiteaux de la nef et du chœur évoquent, de façon vivante, des scènes de la Bible et de la vie des saints, dont s’inspireront avec talent les artistes de St Andoche à Saulieu.

Une volonté de renouvellement du style se fait jour au milieu du 12ème siècle sur les portails de St Lazare à Avallon : on y trouve conjointement une décoration luxuriante où apparaissent des colonnes torses, expression de la « tendance baroque » de l’art roman bourguignon, et une statue colonne qui fait songé à celles de Chartres. Les rondes-bosses du tombeau de St Lazare à Autun (1170 – 1184) annoncent également par leur troublante présence, l’évolution vers le gothique.

La peinture romane

La crypte de la cathédrale d’Auxerre renferme des fresques du 2ème siècle, dont une représentation exceptionnelle du Christ à cheval, tenant à la main droite une verge de fer (à comparer avec celle du Christ en majesté peint dans le cul de four de l’abside, daté du 13ème siècle).

A Anzy le Duc, un important ensemble de peintures murale,s mis au jour au milieu du 19ème siècle, fait montre d’une tout autre technique : teintes mates, très atténuées, dessins au trait sombre recouvrant un fond composé e bandes parallèles. Une tradition à fonds bleus apparue à Cluny III fut reprise dans la chapelle du « château des Moines » à Berzé la Ville – une résidence des abbés, à travers de belles compositions (description à Mâconnais), probablement exécutées par les artisans de l’Abbaye. L’imposant Christ en majesté, entouré de six apôtres et de nombreux autres personnages, a un air de famille avec le s mosaïques de l’impératrice Théodora à Saint Vital de Ravenne (6ème siècle). Cette correspondance entre l’art clunisien et l’art byzantin s’explique par l’action prépondérante de saint Hugues, inspiré qu’il était des basiliques romaines et carolingiennes, et par le savoir-faire d’ateliers empruntant, via l’Italie, à l’Orient.

Considérant cette influence de Cluny sur tout l’art du 12è siècle, on peut dire que la destruction de la grande abbatiale au début du 19ème siècle, a véritablement amputé notre patrimoine. 

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