• BONJOUR A TOUS ET

    bienvenue (2)

     CHEZ FRANCESCA 

  • UN FORUM discussion

    http://devantsoi.forumgratuit.org/

    ............ ICI ............
    http://devantsoi.forumgratuit.org/

  • téléchargement (4)

  • Ma PAGE FACEBOOK

    facebook image-inde

    https://www.
    facebook.com/francoise.salaun.750

  • DECOUVERTES !

    petit 7

  • BELLE VISITE A VOUS

    aniv1

    PETITS COINS DE PATRIMOINE QUI SERONT MIS EN LUMIERE AU DETOUR DE NOTRE REGION DE FRANCE...

  • Cathédrale St-Etienne-Auxerre

    St-Etienne Cathédral, Auxerre

    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

  • M

    JE SUIS ORIGINAIRE MOI-MEME DE LA BOURGOGNE....

  • FRANCE EN IMAGES

    G

    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

  • amis

  • Méta

  • amis

  • Architecture Française

    5

  • Artisanat Français

    1

  • A

  • amour-coeur-00040

  • montagne

    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

  • 180px-Hlézard1

  • Patrimoine Français

    3

    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

  • Accueil
  • > Recherche : carte postale versailles

Résultats de votre recherche

COUP D’OEIL SUR LE PANORAMA DE LA TOUR EIFFEL AU 19ème siècle

Posté par francesca7 le 24 novembre 2013

(D’après Guide officiel de la Tour Eiffel, paru en 1893)

 

Illustration.L’ascensionniste fera bien de commenter la visite du premier étage par une promenade sur les galeries extérieures. Le tour de ces galeries mesure 282m,76 de longueur, chaque côté ayant 70m,69. C’est donc une grande et belle promenade.

Si le visiteur est arrivé, par exemple, par la pile Ouest, il fera bien de commencer par la galerie qui fait face au pont d’Iéna et au Trocadéro, c’est le nouveau Paris, spacieux, élégant, borné par le Bois de Boulogne qui s’étend devant lui au second plan.

Passant à la galerie qui fait face à l’esplanade des Invalides, le visiteur aura sous les yeux le panorama du vrai Paris, du cœur de la Cité, avec les silhouettes imposantes des vieux monuments, et Montmartre au fond. La Madeleine, l’Opéra, Saint-Augustin, le Palais de l’Industrie, la place de la Concorde, le Louvre, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, etc., se trouvent dans cette partie du panorama que traverse le cours de la Seine animé par des centaines de bateaux.

La galerie suivante – côté École militaire – embrasse le Champ de Mars tout entier, qui apparaît comme un magnifique plan en relief. Ce coup d’œil est merveilleux. Le dôme des invalides apparaît derrière celui des Beaux-Arts, avec Saint-Sulpice et le Panthéon plus à gauche. Peu de monuments au delà de l’École militaire : mais on a les Palais de l’Exposition à ses pieds, et cela suffit.

La quatrième galerie fait face à Grenelle. Et ce n’est pas le plus vilain côté des panoramas. Non par le nombre des monuments (il n’y en a pas), mais par la beauté pittoresque de ce côté de Paris. C’est le côté des couchers du soleil – et l’un sait que Paris a le privilège des plus beaux couchers de soleil.

Premier étage. Pourtour : 
La Seine coupe ce panorama en deux parties bien distinctes. Sur sa rive droite, les riants coteaux de Passy ; sur la rive gauche, la noire ville des usines de Grenelle et de Javel. Le contraste est saisissant. La Seine est superbe de ce côté, toujours lumineuse. Elle est coupée dans sa longueur par cette singulière île des Cygnes, longue, étroite et régulière comme un ruban. C’est là, que s’élève la statue de la Liberté éclairant le monde, de Bartholdi. Au fond, le beau viaduc du Point-du-Jour fait tableau. A gauche, du côté de Meudon, l’on voit presque tous les jours s’élever des ballons. Ce sont les expériences d’aérostation militaire qui se font là-bas.

En route pour le second étage : 
Si vous voulez monter au second étage en ascenseur, c’est l’ascenseur Otis qui vous y élèvera en une petite minute. A peine le temps de constater que les treillis de fer sont plus sveltes, plus espacés, et que le constructeur a allégé le poids à mesure que l’édifice s’élevait.

Si vous voulez vraiment jouir d’un coup d’œil merveilleux, de la transformation des choses ; si vous voulez savourer les impressions que vous donne cette admirable ascension, c’est à pied qu’il faut la faire, du moins, de temps à autre. Dans ce cas, il faut rejoindre l’escalier héliçoïdal de la pile Nord ou Sud consacré à la montée. Le bureau des tickets est derrière l’escalier. La montée est curieuse. Par exemple, arrêtez-vous vers la 160° marche, pour voir un des plus jolis mor-ceaux de Paris découpé par les entretoises. Le cadre est largement ouvert. L’on voit de Montmartre au Panthéon, Montmartre donne le sentiment de son altitude ; il se découpe encore sur le ciel au-dessus de l’horizon.

Si vous regardez au-dessous de vous, vous ne voyez que zinc et verre. Ce sont les toitures rondes des restaurants et des loggias des galeries extérieures du premier étage. Du milieu de ces couvertures brillantes, vous voyez sortir la pile Ouest. On perd le sentiment de l’élévation oit l’on se trouve et jusqu’au souvenir des pieds de le Tour, qui vont du sol au premier étage. Toute cette colossale construction du bas n’est plus appréciable, ayant disparu. Il semble que le premier étage soit un point de départ nouveau. Pour l’ascensionniste placé entre le premier étage et le second, la Tour semble partir du premier comme d’un sol nouveau.

Le second étage :
Sur cette seconde plate-forme l’emplacement se rétrécit, mais se compense largement par l’étendue du coup d’œil panoramique. Les choses de la terre deviennent minuscules, et, chose étrange, aucun vertige, aucune trépidation ou oscillation ne vous communique la sensation de la hauteur.

Un bar-brasserie (où l’on peut luncher excellemment), un photographe (avec son atelier aérien de pose), divers kiosques de vente de souvenirs y sont installés. On y trouve aussi un abri vitré, avec bureau pour la correspondance, des water-closets, etc.

Impressions d’un Piéton : 
Pour pouvoir donner des impressions justes, j’ai plusieurs fois fait l’ascension du second au troisième par l’escalier. C’est en décrivant les impressions ressenties durant ces ascensions faites à pied que je serai le meilleur guide et conseiller pour les voyageurs de l’ascenseur.

L’escalier est héliçoidal ; il n’est pas livré au public. La distance qui sépare le second étage du plancher intermédiaire est de 80m,60. L’horizon s’étend démesu-rément. Ce ne sont, de toutes parts, que des tableaux merveilleux découpés par les treillis. Un album de vues variées à l’infini, dans d’innombrables cadres. Le fer n’est plus du tout gênant comme au-dessous. Les entretoises sont d’une légèreté extrême, et, dans les jours énormes dessinés entre ces croix de Saint-André, les fragments du panorama sont bizarrement découpés, comme des panneaux japonais.

Je m’arrête à mi-chemin, entre le second étage et le plancher intermédiaire, à peu près à 460 mètres de hauteur. Le Mont-Valérien et Montmartre perdent de leur hauteur, leurs sommets affleurent l’horizon. Au delà apparaissent déjà des coteaux jusqu’ici invisibles, des terres nouvelles.

Un phénomène curieux se produit, qui va en augmentant à mesure que l’on s’élève. Tandis que les choses éloignées semblent se rapprocher, celles qui sont au pied de la Tour semblent s’éloigner. Le Point-du-Jour, les panaches de fumée des chemins de fer de Versailles et de Ceinture paraissent plus près, et le Trocadéro plus éloigné. On distingue encore le bruit des voitures. Quelques martinets tournent autour de la Tour, un peu plus haut que le point où je me trouve, inquiets. Pensez donc ! un profane dans le monde des oiseaux !

Le Plancher intermédiaire : 
Je reprends ma course. Me voici au plancher intermédiaire. Juste à 200 mètres du sol. C’est ici que les deux cabines do l’ascenseur Edoux échangent leurs voyageurs. Celle qui s’élève du second étage arrivera là, sous la même action mécanique et en même temps que celle qui descendra du troisième. A la rencontre, elles boucheront les deux trous béants que je vois ; et leurs planchers ne feront qu’un avec celui du balcon placé entre elles. Le balcon est divisé en deux parties. Sur l’une déboucheront les ascensionnistes de la cabine « montante » ; de l’autre sortiront les « descendants ». Si bien que chacune se remplira de ce qui sortira de l’autre.

220px-La_Tour_Eiffel_surplombant_ParisTout autour, une assez spacieuse terrasse où les ascensionnistes pourront faire une petite station de curiosité, entre deux trains, c’est le cas de le dire. L’ascenseur Edoux, logé entre trois montants qui portent les pistons, les câbles, les glissières et les tuyaux, est orienté de façon à avoir une cabine nord dans la direction de l’Arc de Triomphe et une cabine sud vers Grenelle. La cabine nord fait l’ascension supérieure du plancher intermédiaire au troisième, et la cabine sud fait le service inférieur. Ces cabines sont très vastes.

Du plancher, la vue est magnifique. On est plus près des fers de la Tour, et les découpures dans le panorama sont plus larges. Pauvre Montmartre ! pauvre Mont-Valérien ! L’horizon les dépasse maintenant, les submerge. Leurs silhouettes n’ont plus aucun commerce avec le ciel. Elles se détachent minablement sur les terres d’au delà. Des pays nouveaux sont visibles. Du Plancher intermédiaire au sommet. Quatrième étape. Encore 90 mètres ! Allons ! Je m’aperçois que la carcasse de fer se rapproche de l’axe, L’ascenseur Edoux finira par remplir l’ossature et par affleurer les entretoises. C’est que la Tour s’amincit notablement.

On voudrait s’arrêter à chaque marche, tant il y a de belles choses et de surprises tout autour de la Tour. L’École Militaire surgit. peu à peu derrière le masque de fer et de verre derrière lequel on l’a cachée, et le puits de Grenelle se dégage tout entier. Je vois les cava-liers manœuvrer dans les cours des grandes casernes ; mais si petits, si petits qu’on dirait des cirons à cheval sur des puces. Je crois voir des cloportes dans ces cours. En y regardant, je démêle que ce sont des caissons d’artillerie.

Le troisième étage : 
Ici l’œuvre de M. Eiffel apparaît sous un aspect véritablement grandiose, merveilleux, éblouissant. Quel magnifique horizon ! C’est indescriptible !

Que vous parveniez à la troisième plate-forme par escalier ou par ascenseur, vous débouchez dans une vaste salle octogonale, ou si vous le préférez, carrée â pans coupés. Les grands côtés mesurent une douzaine de mètres et les pans coupés deux mètres environ. La salle mesure un peu plus de deux mètres et demi en hauteur. On y trouve trois minuscules boutiques de vente de souvenirs, guides, etc., encastrées dans les piliers, et aussi un bar de dégustation. Sur les quatre côtés, les ascensionnistes du troisième peuvent inscrire leur nom sur les feuilles apposées à cet effet. Elles sont renouvelées chaque jour et destinées à former l’album des ascensionnistes de la Tour.

A hauteur de vue, de magnifiques glaces ferment les baies, et là, à l’abri des intempéries, on peut admirer le panorama incomparable qui vous entoure. De nombreux visiteurs y suivent avec grand intérêt, à certains jours, les courses de Longchamp, d’Auteuil et de Levallois-Perret. Par une gracieuse et utile inspiration la Société de la Tour a fait reproduire sur les panneaux du haut une vue et description panoramiques des localités et monuments entr’aperçus.

Le public n’est pas admis à dépasser la plate-forme du troisième étage, bien que 23 mètres la séparent du drapeau, dont la hampe est exactement à 303 mètres au-dessus du sol.

Renseignements généraux, administration : 
L’administration de la société de la Tour Eiffel est installée au pied du pilier nord, dans l’élégant pavillon en bois édifié pour l’Exposition Universelle de 1889, par le gouvernement norvégien. Les services d’administration, secrétariat, services techniques, caisse, comptabilité et direction du personnel y sont centralisés.

Boîtes aux lettres :
Par les soins d’employés spéciaux, les lettres et cartes postales déposées dans les boites aux lettres de la Tour par les visiteurs sont expédiées par tous les courriers postaux de chaque jour. Les boites aux lettres sont installées à tous les étages et les visiteurs peuvent se procurer les cartes postales dans tous les kiosques de vente.

Bureau de tabac : 
Un bureau de tabac a été installé au premier étage (pilier Est). On y vend aux mémos prix qu’aux autres débits tous les tabacs de la Régie.

Distributeurs automatiques : 
Les ascensionnistes et visiteurs peuvent se procurer de charmants souvenirs et vues photographiques de la Tour aux huit distributeurs automatiques installés : quatre au premier étage, deux au deuxième, et deux au troisième.

Interprètes : 
Les ascensionnistes étrangers trouveront aux deuxième et troisième étages des interprètes parlant toutes les langues de l’Europe (anglais, allemand, russe, italien, espagnol, etc.). Prix : 0,50 centimes le quart d’heure.

170px-Tour_eiffel_at_sunrise_from_the_trocaderoJumelles et longues-vues : 
Le service de l’optique de la Tour a été considérablement augmenté pour l’année 1892. Il existe à chaque étage un bureau de location et de rente d’objets d’optique. Au deuxième étage, doux postes composés chacun de cinq télescopes sont établis l’un à la pile Nord, l’autre à la pile Est. Chaque télescope est muni d’un téleacographe, appareil nouveau permettant aux visiteurs de trouver eux-mêmes d’une manière rapide les points de vue et les monuments les plus remarquables de Paris et des environs.

Le télescographe indique de plus le nom du point de vue ou du monument et la distance à laquelle ils se trouvent de la Tour. 0 fr. 25 par personne et par poste. Au troisième étage, quatre télescopes sont installée et permettent de découvrir les points de vue jusqu’aux horizons les plus lointains. 0 fr. 50 par personne pour les quatre télescopes.

Réclamations : 
Les visiteurs pourront adresser leurs réclamations au chef du personnel, dont le bureau est installé au premier étage (pilier Ouest).

Water-Closets : 
On trouve des water-closets aux premier et deuxième étages. Prix : 15 centimes.

Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE, Paris | Pas de Commentaires »

Histoire de Beaune

Posté par francesca7 le 7 février 2013

Histoire de Beaune dans Côte d'Or beaune

 

La charte des privilèges de Beaune : 1203

La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges. Eudes IIIduc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203sur le modèle de Dijon. Cette charte est conservée aux Archives municipales de Beaune.

Fondation des Hospices de Beaune en 1443

En 1422, Nicolas Rolin fut nommé chancelier de Philippe le Bonduc de Bourgogne. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde lesHospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux : Les sœurs hospitalières de Beaune. C’est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.

Révolte de Beaune et ralliement à Marie de Bourgogne en 1477

Les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l’occupation de la Bourgogne, par l’armée royale conduite par Jean IV de ChalonGeorges de la Trémoille et Charles d’AmboiseBeaune se rallient à Marie de Bourgogne, contre le roi de France Louis XI. Les révoltes de Beaune, ainsi que Semur-en-Auxois,Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées. Cependant, le roi confirme finalement les privilèges de la ville par ses lettres patentes en octobre 1478.

Les guerres de Religion

  • Henri II accompagné de son épouse Catherine de Médicis parcourt son royaume et fait une entrée fastueuse à Beaune le 18 juillet 1548. Le maire était Girard Legoux.
  • Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis, venant de Dijon, entre dans la ville le 30 mai 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’AnjouHenri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine : ils reçoivent un accueil triomphal.
  • En 1568, Wolfgang de Bavière, financé par Élisabeth Ire d’Angleterre prend la tête d’une armée expéditionnaire de 14 000 mercenaires pour apporter des renforts aux protestants français assiégés à La Rochelle. Dans sa traversée de la Bourgogne, ses troupes composées de reîtres, cavalerie lourde équipée de pistolets, ravagent la Franche-Comté et restent deux jours devant les murailles de Beaune et y détruisent les chartreux, avant de continuer leur route.
  • Le 15 avril 1575, on exécuta à DijonFrançois de Lespine et sa tête coupée fut plantée sur une pique, au-dessus de l’Hôtel-de-ville de Beaune, le 18. Il fut reconnu coupable de comploter en vue de livrer Dijon et le château de Beaune aux huguenots.
carte-postale-postcard-1914-1918-beaune-rue-des-tonneliers-et-hopital-auxiliaire-street-of-the-wet-coopers-and-auxiliary-hospital-300x197 dans Côte d'Or

Le grand hiver de 1709

De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial : un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.

Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709.

Beaune, sous-préfecture de la Côte-d’Or en 1790

Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l’Assemblée constituante à partir de l’ancienne province de Bourgogne.

Occupation de Beaune par l’armée autrichienne en 1814

En février 1814, 6000 hommes sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d’empêcher l’invasion de la France par la Sixième Coalition.

Création de l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture, la « Viti » en 1884

En 1881, la commission des Hospices de Beaune met en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture. Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture de Beaune. C’est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l’agriculture, en mars 1884, pour faire de ce projet, une priorité nationale et l’arrêté de création paraît le 25 octobre. L’école est destinée à former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L’entrée de l’école se fait alors sur concours, et accueille 30 élèves la première année, pour un cycle de 3 ans d’études. En 1962, avec la transformation de l’enseignement agricole, « la Viti », devint un Lycée agricole : le Lycée viticole de Beaune.

L’hôpital militaire américain de 1918-1919

  • Lors de la Première Guerre mondiale, Beaune devient l’une des bases arrière du corps expéditionnaire américain (A.E.F.) et de ses 2 millions d’hommes en France. En 1918, l’hôpital militaire américain est construit aux portes de la ville, avec 20 000 lits il sera l’un des plus importants en Europe.
  • L’hôpital sera transformé après l’armistice en Université américaine, par l’A.E.F. pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux États-Unis, dans les forces d’occupation de l’Allemagne. L’ »A.E.F. University of Beaune » ouvre de février à juin 1919 avec 15 000 militaires étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de 600 enseignants et personnels. L’A.E.F. University de Beaune avait un collège d’agriculture avec 2500 étudiants dans une ferme de 13 hectares a Allerey, et une branche de 1 000 étudiants, dans un collège d’art et d’architecture situé au château de Bellevue près de Versailles. Près de 30 000 ouvrages furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune. L’université fut dirigée par John Erskine, professeur d’anglais à l’université Columbia de New York, qui fut chargé de l’organisation de cette université militaire avec le colonel Ira Reeves.
  • À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par le 2e régiment de cuirassiers du colonel Durosoy, venue par Chalon-sur-Saône et Bligny-lès-Beaune le 8 septembre 1944. Unodonyme local (avenue du Huit-Septembre-1944) rappelle cet évènement. Les forces françaises se heurtent à de fortes défenses antichar, qui causent des pertes au 3e Escadron, et ne peut entrer dans la ville que le lendemain.

A.E.F. University of Beaune en 1919

Libération de Beaune en 1944

Viticulture

images-1Beaune est considérée comme la capitale des vins de Bourgogne. Au nord, au sud et à l’ouest de la commune s’étend la Côte de Beaune sur laquelle se trouvent nombre d’appellations qui comptent parmi les plus prestigieuses des vins de Bourgogne. Elle représente une superficie de 5 980 hectares, soit un peu moins d’un quart du vignoble de Bourgogne. Elle regroupe 20 AOC communales et 331 climats classés en premier cru.

De nombreux producteurs et négociants en vin sont implantés à Beaune. Chaque année depuis 1851, les Hospices de Beaune organisent une vente aux enchères de charité de ses production, qui bénéficie aujourd’hui d’une portée internationale. Enfin, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), qui fédère les viticulteurs et les négociants en vin, est domicilié à Beaune.

En outre, Beaune possède sa propre appellation d’origine contrôlée, le beaune. Cette appellation compte 411,7 hectares en superficie avec une très forte majorité de vins rouges. En couleur la répartition donne 362,74 hectares de vins rouges (dont 281,49 ha en premier cru) plantés en pinot noir et 48,96 hectares en vins blancs (dont 36,06 ha en premier cru) plantés en chardonnay. Sur le volume total, cela donne 13 540 hectolitres (dont 10 322 hl en premier cru) pour les vins rouges et 2 368 hectolitres (dont 1 761 hl en premier cru) pour les vins blancs.

Cependant en plus de l’AOC Beaune, d’autres vins peuvent légalement y être produits comme : le Bourgogne aligoté, le Bourgogne, le Bourgogne Passe-tout-grains et les Coteaux Bourguignons.

Écologie

Le tri sélectif et l’usage de composteur sont entrés dans les mœurs. Des pistes cyclables facilitent la circulation des vélos. Les jardins publics sont aménagés pour favoriser les pratiques propices à l’environnement : non implantation de gazon pour éviter les tontes, pose de caillebotis pour préserver le sol, limitation des traitements. Une usine de traitement des eaux permet d’éliminer les produits phytosanitaires liés à la vigne. L’entreprise Sécula spécialisée dans le traitements des déchets a su exporter son savoir faire à l’étranger. La commune a mis en place un programme de rénovation de l’éclairage public, qui lorsqu’il sera achevée en 2012, permettra une baisse de consommation d’énergie de 47 %.

Lieux et monuments

Beaune est classée Ville d’Art et d’Histoire. Pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

24 Heures de Beaune

Cette manifestation est une course de vélos originaux se déroulant sur vingt-quatre heures. Elle est organisée sur un weekend du mois de mai. Originellement du samedi au dimanche, le départ et l’arrivée se faisaient à 16 heures, depuis 2010 elle se déroule désormais du vendredi au samedi, le départ et l’arrivée se font à 20 heures.

Les vélos sont des tandems à trois roues (deux roues avant et une roue arrière) et sont généralement décorés de plaques en carton peintes.

Deux prix sont remis à l’issue de la course : Le prix du vainqueur, pour l’équipe qui a remporté la course, et le prix du plus beau vélo. Les équipes participantes ont donc le choix de concourir pour la victoire sportive ou pour l’effort artistique. Ces deux objectifs sont généralement exclusifs, l’ajout de structures décoratives alourdissent les vélos, et sont un frein évident à l’aérodynamisme, à la maniabilité, et donc à la compétitivité sportive. Des prix sont également remportés par catégories (hommes, femmes, mixtes, jeunes), ainsi que pour le fair-play, et la décoration des stands de chaque équipe.                                        

UN SITE à Visiter ici ……  

cotes-de-beaune-carte

Publié dans Côte d'Or | Pas de Commentaires »

 

leprintempsdesconsciences |
Lechocdescultures |
Change Ton Monde |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | C'est LE REVE
| Détachement Terre Antilles ...
| ATELIER RELAIS DU TARN ET G...