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LA FEODALITE en BOURGOGNE

Posté par francesca7 le 14 novembre 2013

 

 

En 1731, les Arabes, massacrant, pillant, incendiant arrivèrent à Saulieu  qui fut détruite de fond en comble. Liernais, Avallon, La Roche en Brenil subirent le même sort.

En 1852, les Normands ravagèrent l’Auxois. Et au 10ème siècle et surtout au 12ème siècle, la guerre était partout.

Cependant, la Féodalité joua son rôle. Le château de Thil qui remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale qui date du 14ème siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne ravagés par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). C’est en 1366, à la mort d’Arnaud de Cervole, que les soudards du « Petit Farby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 500 F or. 

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 19è au 15è siècle. Nous évoquerons la période la plus faste, celle de Jean de Thil connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers », vaut d’être contée !

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Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté Est du site, le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres, leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux ! 

Eclate la guerre de Cent Ans donc. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Chateauvillain en 1345, devient l’un d s plus proches vassaux des ducs. Il est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques. 

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants. 

téléchargement (5)En 1356, c’est la déroute de Poitiers, Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts : Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs  : le traité de Guilllon aussi appelé « traité des moutons d’or » , signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon (200 000 deniers d’or). 

Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités ; comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr ! 

397px-Helm_DSC02149Malgré les accords, les bandes de pillards réapparaissaient sans cesse. Des soudards arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nichole et Guillaume (de Granson) autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient ce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur « neutralité. 

Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre les Semur  eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. 

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine, Edouard III et ses hommes ! Ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgogne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale ; ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenante des incongruités de l’époque…. Laissons là Tamborth. Attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes.

 

Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles, et Montigny, et donc de Bierre les Semur le 15 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des moeurs du temps.

 Au 16ème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions. Les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et se demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commence de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». 

A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attaqués, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village. Les histoires de loup faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

 

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Résultat de fouilles en Bourgogne

Posté par francesca7 le 16 juillet 2013


 

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Résultat de fouilles en Bourgogne dans Bourgogne fouilles

Au 19ème siècle, furent découverts sur le territoire de la commune de Vic sous Thil (21) des instruments en silex taillés de formes diverses : points, grattoirs. On eut au moins en conclure que notre région a été foulée par des peuplades préhistoriques. De nombreux silex ont également été découverts à Nans sous Thil par M. Boyard, sous le « Poron d’lai Beuffenie   » ou « Poron des Crouèches ». Cette cavité naturelle a dû servir pendant de longs siècles d’abri sous roche ainsi qu’en témoignent les restes de foyers préhistoriques (époque néolithique, âge de la pierre taillée). L’âge du bronze nous a laissé neuf haches découvertes en 1866 dans un champ de la « Vesvrotte ». Ces armes sont aujourd’hui au Musée de Semur en Auxois. Enfin, en 1911, quatre sépultures ont été mises au jour au lieu-dit « La loi, Lou grand Vaigne », elles datent de l’âge de fer.

De fait, les traces avérées d’occupation préhistorique sont nombreuses et remontent à – 75 000 ans, l’âge du plus ancien Bourguignon, l’homme de Genay et ses cousins : les Néandertaliens : L’étude du germe dentaire Genay (du nom du lieu de la trouvaille) a permis non seulement d’apporter de nouvelles données sur la présence des Néandertaliens dans ce site de Bourgogne, où le NMI est donc de 3 (deux adultes et un enfant de près de 2 ans), mais aussi de présenter une première molaire permanente droite, très bien préservée et de grandes dimensions, non altérée par l’usure interproximale.

DOCUMENT des découvertes réalisées : CLIC ICI

 De nombreux gisements moustériens (outils de silex) jalonnent la vallée du Serein  et surtout de l’Armançon : … Normier, Nan, Marcigny, Saux… Un sondage au Château de Thil  , au pied du rempart Est, atteste d’une occupation du site remontant à l’âge du bronze.

 Vient l’âge du fer, « le premier âge du fer », avec les nombreux amas de scories laissés par des bas fourneaux découverts tout au long du cours du Serein.

LE MENHIR DE MONTIGNY

montigny dans BourgogneCe fameux menhir se trouve au pied de l’église. L’utilité de ces monuments reste à éclaircir. Ils furent érigés entre – 3 000 et – 2 000 ans. Le menhir marquait sans doute un lieu de culte, c’est pourquoi la été renversé et le site christianisé avec le construction d’une église. La pierre de granite, d’environ trois mètres, a retrouvé sa position verticale en 1961.

 Celtes ou Gaulois ? Ce sont les mêmes, selon que l’origine du mot est grecque ou latine ! Les Celtes nous arrivent d’Europe centrale à partir de – 700. Voilà donc nos ancêtres les Gaulois mais ils ne nous ont pas laissé de traces monumentales sino l’exploitation probable du minerai de fer abondant sur le cours du Serin et de ses affluents, depuis  Villargoix jusqu’à Courcelles-Frémoy. Nous sommes sur la route de Bibracte à Alésia . Les habitants du pays sont les Eduens et les Mandubiens (Nord Cote d’Or).

Les Eduens finissent par renier leur alliance avec Rome au moment du soulèvement de Vercingétorix. Ils mettent alors leurs efforts pour aider le roi des Arvernes, leur ancien ennemi, et vont même jusqu’à le couronner roi à Bibracte, Viridomaros, roi des Eduens, le reconnaissant roi des Gaulois, leur capitale. Les Eduens restent pourtant fidèles à César. Ce n’est qu’après le siège de Gergovie, gagné par Vercingétorix, que Viridomaros souligne son souhait de se joindre à la révolte sans rien cacher à César qui l’avait mis à la tête des Eduens. Finalement, en -52, Vercingétorix ayant déposé les armes à Alésia, les Eduens voient Bibracte reléguée en petite cité. Ils se voient aussi cantonnés à une nouvelle ville, Augustodunum, l’actuelle Autun.

L’EPOQUE GALLO ROMAINE

La voie romaine reliant Alésia à Autun passait à Nan sous Thil. Dans le coteau, près de Thil la Ville, on a découvert les restes de villas romaines importantes contenant de nombreuses monnaies et médailles gallo-romaines (une notamment à l’effigie de l’empereur Vespasin, 69-79).

Des traces de notre passé gallo-romain ont été découvertes dans toutes les communes autour de Thil sur la butte de Thil

hache

 même. « Qui tient les hauts, tient les bas ». C’est une règle élémentaire de stratégie militaire ; le nom de certains villages en porte l’empreinte comme Précy sous Thil, par exemple, qui n’est autre que la maison de Priscus. La villa gallo-romaine est un domaine agricole portant le nom de son  propriétaire, c’est à dire une simple ferme constituée de bâtiments autour d’une cour fermée. N’oublions pas no plus les voies romaines ; Saulieu   – Semur par Précy.

 

Les Gallo-Romains se sont copieusement servis dans les gisements ferrifères de Thostes. En 1869, Jean-Marie Gueux, maître mineur, écrit « qu’il avait été devancé dans l’exploration des gisements métallifères, car le terrain, indépendamment d’amas de scories répandus sur place et à distance, était bouleversé sur différents points par des travaux considérables qu’on attribua à juste titre, pour la plus grande partie, à la période gallo-romaine ». S’en suit la liste d’objet retrouvés dans les galeries ; monnaies et médailles romaines, haches et marteau en fer forgé, coupes en terre et en verre, planchettes de bois façonnées à la hache, bois de mine servant à l’étayage… Ces pièces sont conservées au musée de Semur en Auxois (21).

 

 

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Les plateaux Bourguignons

Posté par francesca7 le 23 mars 2013

Les plateaux Bourguignons dans Bourgogne les-vaches-de-bourgogne-300x248

De la lisière septentrionale du Morvan au plateau de Langres et d’Auxerre à Dijon s’étang une zone de plateaux calcaires au climat un peu rude qui constituent le seuil de Bourgogne, zone de contact entre le bassin de la Seine et celui de la Saône (les mers s’y rejoignaient ici lors du plissement hercynien) : ici s’est constitué l’Etat bourguignon, au point de jonction de contrées différentes qu’il était ainsi possible de contrôler.

D’une altitude généralement médiocre (400 à 500 m), ces plateaux s’inclinent lentement au Nord-Ouest, mais s’abaissent brusquement au Sud-Est. Leur aspect sec contraste avec celui verdoyant des vallées : Yonne, Serein, Armançon. On distingue d’Ouest en Est les plateaux de l’Auxerrois, du Tonnerrois et du Châtillonnais. Au Sud du pays d’Othe, l’Auxerrois est une plate-forme rocailleuse, fissurée de nombreuses vallées, où apparaît le calcaire d’un blanc souvent éclatant. Les versants bien exposés ont permis de développer la culture de la vigne autour de Chablis, d’Auxerre et d’Irancy, ainsi que celle des cerisiers. On y trouve aussi, plus inattendue, une certaine variété de truffes.

Les plateaux du Tonnerois présentent des caractères semblables à ceux du plateau de Langres, mais l’altitude est plus basse et le climat proche de celui du Bassin parisien.

Le Châtionnais apparaît comme une litanie de plateaux monotones, souvent dénudés, parfois surmontés de « tasselots » rocheux et creusés de vallées sèches. C’est un pays aux sols perméables : les eaux s’infiltrent dans la croûte calcaire et réapparaissent sous forme de résurgences ou « douix » (comme à Châtillon), tandis qu’existe tout un réseau hydrographique souterrain. Les grandes cultures, céréales, oléagineux, quoique craignant les années sèches, sont bien représentées ; quant à l’élevage laitier, il s’est développé à partir de la race brune des Alpes.

Autrefois, la forêt couvrait presque tous ces plateaux. Les moines des abbayes de St Seine, Molesmes, Clairvaux et Fontenay ont activement participé au défrichement, puis à l’exploitation du minerai de fer. Actuellement, l’industrie du bois tient une place importante et le reboisement est organisé d’une façon méthodique. Les forêts de résineux (mélèze, pin noir, épicéa, pin sylvestre, pin argenté) côtoient les forêts de feuillus (chêne, hêtres, charmes, frêne).

L’Auxois

A l’Est du Morvan, l’Auxois de formation liasique est un pays de grasses et fortes terres burinées par les eaux. Là se sont installées les riches prairies d’élevage bovin : la race charolaise (blanche) fournit la viande, tandis que la montbéliarde (tachetée), présente surtout dans le Haut Auxois – région de Semur et de Montbard – donne le lait. Les chevaux de trait de l’Auxois complètent cet important élevage. Les fermes, où le bétail est nourri en hiver, dirigent des domaines atteignant 200 ha (la moyenne bourguignonne est de 65 ha).

Les buttes rocheuses portent des bourgs fortifiés, tels que Semur en Auxois, Flavigny sur Ozerain   et Mont St Jean, l’antique oppidum d’Alésia sur le mont Auxois, des châteaux en ruine comme Thil, sentinelle esseulée surveillant les passages.

Le bassin d’Autun

Cette dépression a été, à l’époque primaire, un vaste lac, peu à peu comblé par des dépôts houillers et des schistes bitumineux qui furent à l’origine du développement industriel de la région. Le minerai local s’appelle « uranite » ou « autunite ».

l’Autunois comprend : le bassin d’Autun proprement dit, drainé par l’Arroux, les croupes granitiques qui le dominent au Sud-Est et le sillon où coulent en sens opposé la Dheune vers la Saône et la Bourbince vers la Loire ; les vallées de ces rivières sont empruntées par le canal du Centre, qui dessert le bassin minier de Blanzy-Montceau-les-Mines et le centre métallurgique du Creusot ; longtemps utilisé par la batellerie comme voie navigable joignant Lyon à Paris, il a été amené pour la navigation de plaisance.

Tandis que le plateau de l’Arrière-Côte est occupé par les cultures, les bois et les pâtures, le talus oriental, ensoleillé, est couvert de vignes.

« Le vignoble, a écrit Gaston Roupnel, se cantonne sur les pentes basses et faciles. Il appuie son bord supérieur sur les premiers bancs calcaires. Il finit en bas dès que cesse toute pente et que la plaine commence sa lourde terre. Cette étroite et lente montée de pierrailles, c’est le vrai territoire du vignoble ».

Les villages se sont installés en plein vignoble, au débouché des combes permettant de communiquer avec l’arrière-pays et suffisamment bas pour profiter des sources, toujours abondantes au pied des versants. Les vignerons étant pour la plupart des propriétaires exploitants, ils mènent une vie généralement plus large que celle des autres agriculteurs. Les essais d’extension du vignoble, vers la plaine, se sont soldés par des échecs sur le plan de la qualité. En revanche, la partie supérieure du plateau, favorable aux vignobles des Hautes-Côtes, est progressivement replantée. Au pied de la Côté, on exploite les carrières de pierre de taille et de marbre de Comblanchien et de Corgoloin.

Le Dijonnais

C’est dans la région de la métropole, où le climat est continental, que se trouvent réunis tous les caractères des pays bourguignons ; zone de plateaux calcaires, buttes-témoins, grasses prairies, vaste plaine alluviale, « côte » couverte de vigne. Pourtant dénuée d’une importante rivière, l’ancienne capitale du duché s’est développée en cristallisant autour d’elle l’activité économique du Châtillonnais, de la Haute Bourgogne, de la Côte, des plaines de la Saône et du Morvan. La Bourgogne vignes-201x300 dans Bourgogneméridionale, Charolais et Mâconnais, est plutôt attirée par Lyon.

La terre dijonnaise fournit à la capitale régionale les produits de son agriculture et de son élevage, tandis que la cité alimente des activités industrielles et surtout tertiaires. Au croisement des grandes routes de la Méditerranée vers Paris, la région de Dijon est le centre d’un commerce très actif, desservi par les voies de communication rapides.

        Le Mâconnais

C’est le prolongement, au Sud, de la zone montagneuse que forme la Côte d’Or, la grande différence avec cette région provient de ce que l’abrupt des côtes est tourné vers l’intérieur, tandis que dans la Côte l’abrupt domine la plaine de la Saône ; les collines sont couvertes de vignes ou de prairies d’élevage. Le calcaire du jurassique se découvre sur les éperons de Solutré, Brancion ou Vergisson.

La zone de plaines est particulièrement bien développée au Sud de Châlon grâce à la vallée de la Grosne (Cluny). Comme sa voisine la Bresse, elle produit des céréales, des betteraves, des légumes et l’on y pratique l’élevage des volailles.

La vallée de la Saône

Les pays de la Saône, voie de passage de premier ordre, s’étalent au pied des plateaux calcaires. Les terres alluviales des plaines de la Saône et de ses affluents – Ouche, Tille – souvent inondées l’hiver, sont recouvertes de grasses prairies et de terres à cultures. Aux blés, betteraves à sucre, pommes de terre, s’ajoutent les cultures maraîchères comme l’oignon à Auxonne, le maïs, le tabac, le houblon (mais les houblonnières sont en voie de disparition) et les oléagineux.

L’élevage bovin s‘est beaucoup développé ; la race tachetée de l’Est, appréciée pour ses qualités laitières et sa viande de boucherie, est de plus en plus concurrencée par la pie noire pour la production de lait et par la race charolaise pour la viande. La vallée de la Saône est en pleine expansion économique. L’activité industrielle s’est manifestée principalement à Chalon : On peut citer la « Société Industrielle de Ferblanterie » (1900), « Brunet-Meige » (1912), « Niepce et Fetterer » (1918), « Fonderie Mathieu Fils et Cie » (1925), « Dussau » (1926), devenu « Ventec » en 1937. La verrerie « Aupècle » se développa au xixe siècle dans la fabrication de flaconnage. La société Saint Gobain s’implanta à Chalon pour la fabrication de verre imprimé. La Société Kodak Pathé a sélectionné en 1954 la Ville de Chalon-sur-Saône comme implantation industrielle lui permettant de transférer progressivement les activités de son usine de Vincennes en province. Cette implantation, démarrée depuis1962, s’est considérablement développée en créant plus de 3 000 emplois. L’évolution technologique de la pellicule argentique à la photo numérique au début des années 2000 a conduit à un déclin rapide de l’activité de ce complexe industriel et à sa fermeture en 2008. Mâcon restant la capitale administrative de la Saône et Loire. La canalisation de la rivière progresse doucement et le canal de dérivation de mâcon permet aujourd’hui la navigation estivale.

Le Charolais et le Brionnais

De toutes les régions jouxtant le Morvan, le Charolais, au Sud, est la seule qui ne soit pas une dépression. Ces collines et plateaux aux ondulations larges dont elle est faite sont les rebords du Massif Central. Le Brionnais est un petit pays de l’ancienne province de Bourgogne, compris aujourd’hui dans l’arrondissement de Charolles. Les marnes donnant d’excellents herbages, l’élevage des bovins, est la grande richesse de ces deux régions. Engraissés pendant plusieurs mois dans les riches 

vaches

prés dits « d’embouche », les bœufs charolais ont une réputation bouchère de premier ordre. Leur sélection remonte au 18ème siècle ; chaque individu est immatriculé au registre généalogique (herd-book), dont le siège est à Nevers. Lors d’importantes foires comme à St Christophe en Brionnais, les bestiaux s’échangent dès potron-minet pour être expédiés vers la région parisienne ainsi que dans plusieurs pays de l’Union européenne ; le marché terminé, vers 9 heures, les blouses noires entament le casse-croûte à la côte.

 

     La Bresse

Vallonnée, sillonnée de nombreux ruisseaux (les « caunes ») piquetée de boqueteaux, la plaine bressane, au sol argileux et marneux, s’étend de la Sapone au Revermont jurassien à l’altitude la plus basse de Bourgogne. Le pays est principalement orienté vers l’élevage ; vaches laitières, porcs et surtout volaille, dont la qualité a fait le renom de la Bresse. Les poulets
s’ébattent en liberté durant leurs premiers mois sur le tapis d’herbe des limons, puis sont enfermés à « l’épinette » (cage étroite) pour être engraissés. Les grands marchés sont ceux de Louhans (« concours de volailles mortes ») et de Bourg en Bresse.

 

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Gargantua en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

 

Gargantua en Côte d'Or dans LEGENDES-SUPERSTITIONS gargantua-180x300Voici un autre personnage légendaire indissociable de la Beuffenie : C’est Gargantua

 Nous laissons à François Rabelais le soin de présenter son charmant personnage (de l’adolescence de Gargentua – 1534 – Chapitre XI)

« Gargantua, depuis les troys jusque à cinq and, fut nourry et institué en toute discipline convenente, par le commandement de son père et celluy temps passa comme les petits enfants du pays ; c’est assavoir à boyre, manger et dormir ; à manger, dormir et boyre ; à dormir, boyre et manger.

Tousjours se vaultroit par les fanges, se mascaroyt le nez, se chauffourroit le visaige, aculoyte ses souliers, baisloit souvent au moustaches, et couroit voulentiers après les parpaillons, desquelz son père tenoit l’empire. Il  pissoit sus ses souliers (…) il se mouschoyt à ses manches, il mourvoit dedans sa souppe, et patroilloit par tout lieux, et beuvoit en sa pantoufle… »

 Notre Gargantua évoqué plus haut est un géant qui hanta la région de notre Morvan. Il pouvait être le compère de la Beuffenie qui rançonnait les passants pour leur soutirer pain et sel, denrées ô combien précieuses en ces temps reculés.

 La légende dit aussi que Gargantua nous aurait laissé quelques traces de son passage  à nous autres … Il faisait des enjambées de plus d’une lieue (4 km). Pour son dîner, il ingurgitait facilement un bœuf entier, quatre à cinq brebis, dix poules ! Un jour qu’il avait tellement soir, il assécha la Brenne sur deux lieues de long….

Une autre fois, après avoir bu à la source de la « fontaine froide », Gargantua ronflait, un pied près de Nan sous Thil, l’autre près de Fontangy. Il y eut soudain un violent orage. Si profond était son sommeil, que le géant ne s’aperçut même pas qu’un troupeau de moutons conduit par son berger s’engouffra dans sa bouche grande ouverte, afin d’échapper à la pluie. Le pauvre berger qui explorait l’immense caverne qu’était la bouche de Gargantua le réveilla en le piquant de sa houlette. Le géant s’ébroua, avala le troupeau et son gardien, secoua la terre collée à ses semelles….

 Les « pâtons » qui s’en détachèrent sont devenus la Butte de Thil, la montagne de Nan et le mont Ligot.

 Les mauvaises langues prétendent qu’on le  doit au fait que le géant y soulagea ses intestins encombrés, après un festin avec la Beuffenie !

 

 

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Yonne et ses trésors

Posté par francesca7 le 9 mars 2013

 

Auxerre : Le quartier de la Marine n’a plus de secrets pour vous et vous avez visité la cathédrale St Etienne, l’église St Germain. Vous avez admiré la belle vue de la ville depuis le pont Paul-Bert et salué Cadet Roussel près de la Tour de l’Horloge. Il est donc temps de prendre la route ! Au cas où vous n’auriez pas connu l’existence du vignoble de l’Auxerrois, la lecture de la carte routière vous renseignera immédiatement : Coulanges la Vineuse, St Bris le Vineux, indiquent clairement l’activité dominante de cette région. Par Irancy et Noyers, vous traversez le vignoble avant de changer de paysage : vallée de l’Armançon et canal de Bourgogne ; Peupliers, écluses, péniches et de nombreux bâteaux de plaisance composent un décor de vacances.

 Yonne et ses trésors dans Yonne

Parmi les 110 châteaux que comprendrait le département de l’Yonne, deux ressortent comme de purs joyaux de la Renaissance bourguignonne.

Ancy le Franc en pleine restauration conserve un décor peint intérieur d’un immense intérêt. Tanlay et son pont flanqué de deux obélisques constitue, lui aussi, un grand moment de cet itinéraire. Après Tonnerre et sa Fosse Dionne, on retrouve les pays de « premiers crus » « châblis » et « petits chablis » quelle appellation préférez-vous ?

LE PAYS DE COLETTE

Circuit de 200 km au départ de la Charité sur Loire. Un coup d’œil sur la Loire (il faut même la traverser pour avoir, de la rive opposée, la meilleure vue sur la ville). Une visite à l’église prieurale Notre Dame et l’on prendra la direction de Clamecy à la charnière du Nivernais et du Morvan.

A Druyezs les Belles Fontaines, on fera peut-être le détour par Aubigny et ses carrières souterraines. De mai à août un atelier propose une initiation à la taille de la pierre. L’itinéraire s’attarde ensuite en Puisaye, le pays de la romancière Colette. St Sauveur où  l’écrivain est née et de nombreuses localités avec des surprises propre à éveiller l’intérêt de tous et surtout des plus jeunes : poteries mais aussi la formidable entreprise de la construction, aujourd’hui au 21è siècle, d’un château de style féodal à Guédelon et bien sûr, St Fargeeau et son splendide son et lumière. Les écluses de Bogny les Sept Ecluses et le pont canal de Briare ramènent à la Loire. Tout au long de la N, caveaux et producteurs particuliers proposent le célèbre Pouilly Fum2.

Vézelay : La basilique Ste Madeleine est le point de départ de cet itinéraire hors du commun. D’emblée, le titre prend tout son sens : simplicité lumière de la nef, joie et lumière, encore émanant des sculptures du tympan ou des chapiteaux. Sérénité de l’art roman ! La route de Saulieu est sinueuse mais fort heureusement plus haltes sont possible dont celles qui évoquent le souvenir de Vauban à Bazoches et Saint Léger Vauban. Le calme, la personnalité rayonnante des moines de l’Abbaye de la Pierre qui Vire prépareront la visite de Saulieu. N’oubliez pas de vous munir d’une paire de jumelles. L’observation attentive des chapiteaux en sera facilitée et vous procurera un réel moment de bonheur. La Butte de Thil à Précy sous Thil et l’admirable petite ville de Semur en Auxois mènent à l’Abbaye de Fontenay.

Ce vallon solitaire, le dépouillement de l’église abbatiale sont bien dans le prolongement du thème de det itinéraire. S’il est des visites d’où l’on sort grandi, Fontenay en fait partie. Le retour s’effectue par Montbard et Avallon, Buffon vous accueille à Montbard. Ne manquez pas la visite de la Grande Forge. Avant Avallon, le musée des voitures de chefs d’état au château de Montjalin terminera ce voyage sur une touche originale.

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Le Château de THIL en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 25 février 2013

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Le château de Thil remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale date du 14ème siècle.

Le château de Thil se situe à l’ouest de Dijon, en Bourgogne, entre les communes de PRECY sous THIL et  de Vic-sous-Thil. La présence d’un castellum est attestée dès 1016 dans le cartulaire de Flavigny et l’occupation du site se poursuit de façon certaine jusqu’au xviie siècle. S’il est vrai que le château a été fortement restauré au cours du xxe siècle, ses vestiges rendent encore possible une étude architecturale. Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 septembre 1905.

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Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne fut ravagée par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). En 1366, mort d’Arnaud de Cervoie, les soudards du « Petit Darby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 5OO F or.

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 9ème au 15ème siècle.

Le premier personnage connu de cette famille est Miles de Thil qui fonde en 1007 le prieuré de Précy-sous-Thil. Dès le xie siècle, Thil est une vicomté au même titre que Semur-en-Auxois et Villaines. Il gardera ce statut jusqu’en 1310, date à laquelle il est érigé en comté relevant du duché de Bourgogne. Aux alentours de 1340, Jean de Thil est nommé connétable héréditaire du duché de Bourgogne. Alors que le prestige de la famille s’accroît, une collégiale est fondée sur l’extrémité nord de l’éperon, à une centaine de mètres du château. Encore conservée aujourd’hui, elle représente un bâtiment imposant à chevet plat, voûté en berceau pour la nef et en ogives pour le transept, avec un clocher à l’ouest de l’édifice. Enfin, en 1596, Thil devient une baronnie.

dscf0007-800x5221-300x195Nous évoquerons donc la période la plus faste, celle de Jean de Thil, connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers » vaut d’être contée !

Eclate la guerre de Cent Ans. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Châteauvillain en 1345, devient l’un de splus proches vassaux des ducs. Il  est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques.

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants.

En 1356, c’est la déroute de Poitiers. Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts ; Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs : le traité de Guilllon, signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon.

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Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités : comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr !

Malgré les accords, des bandes de pillards réapparaissaient sans cesse.

Des soudars arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nychole et Guillaume (de Granson, autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient pce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». (A.D.C.O. B 2748). Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur neutralité. Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. (ADCO. B 1337)

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine d’Edouard III et ses hommes ; ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgoigne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale. Ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenant des incongruités de l’époque….


dscf0018-800x609-300x228Laissons là Nichole de Tamborth, qui d’ailleurs n’a pas dû s’attarder beaucoup dans le secteur, attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes. Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles et Montigny, et donc Bierre, le 25 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des mœurs du temps.

La dame de Thil, Jeanne de Châteauvillain, avait perdu son premier mari, Jean de Thil, en 1354, et son deuxième, Hugues de Vienne, en 1362. Elle avait épousé aussitôt Arnaud de Cervole.

Arnaud de Cervole, appelé constamment « l’arceprestre » (l’archiprêtre) par ses contemporains est décrit comme un chef de bande qui aurait mis la main sur une riche héritière, mais la réalité est bien plus complexe. Certains historiens oublient de dire que le soudard en question eut pour parrain du fils qu’i l eut avec Jeanne de Châteauvillain, Philippe le Hardi ! Comment ne pas voir alors qu’il s’agissait d’un des plus proches familiers du duc, à qui il rendit maint service et prêta souvent de l’argent ? Arnaud de Cervoie était le pur produit d’une époque troublée, il peut être comparé, sur bien des points, à un autre chef de guerre qu’il côtoya et qui, lui, est resté dans l’histoire : Bertrand Duguesclin.

Le troisième époux de la dame de Thil est né dans le Périgord. Cervole est un hameau de l’arrondissement Périgueux. Sa noblesse dut être de second ou troisième ordre. Arnaud a certainement perçu des droits (sans être le moins du monde ordonné, mais seulement comme seigneur temporel) de ‘l’archiprêtré’  de Vélines (chef-lieu de canton de la Dordogne) : d’où son surnom. Né dans une région où la guerre entre partisans du roi de France et du roi d’Angleterre faisait rage, Arnaud de Cervole se mit au service des Français à la tête de soldats qu’il recrutait lui-même et commandait. L’habitude d’utiliser comme forces d’appoint ceux que l’on appelait des soudoyers était déjà bien installée. L’archiprêtre se fit remarquer au combat et, à la bataille de Poitiers, fut l’un des derniers défenseurs du roi Jean le Bon. Celui-ci s’empressa de payer la rançon d’un prisonnier aussi précieux .

dscf0014-800x505-300x189L’ennui, c’est qu’on licenciait ces auxiliaires après les combats et qu’au lieu de rentrer sagement à la maison, ils avaient une fâcheuse tendance à dévaster des régions entières. Ces compagnies de pillards pouvaient même se regrouper et mettre en échec les armées régulières, comme à Brion sur Ource et à Brignais. L’une de ces « Grandes Compagnies » se forma en Champagne en 1360 et pour éviter des dévastations, on la dédommagea d’un passage rapide. C’est à ce moment, nous l’avons vu, que Nichole de Tamborth fut payé de ses services par l’octroi de la seigneurie de Courcelles.

Les chefs de bandes les plus fameux mettaient leurs hommes au service des armées régulières, au besoin contre d’autres bandes, ou bien servaient de négociateurs aux puissants qui dédisaient acheter le départ des brigands. C’est le rôle que tint Arnaud de Cervole auprès de Philippe le Hardi.

En 1363, l’archiprêtre se retrouve seigneur de Thil, et, comme il n’est pas homme à contempler le paysage, il garde la main en allant mettre le siège devant Vitteaux. Ici encore ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas d’un acte de brigandage stricto sensu. Vitteaux est à Louis de Chalon, ennemi du duc Philippe le Hardi. Louis de Chalon vient de mettre à sac les terres de Châteauvillain. Nous avons là une guerre privée entre seigneurs, tout à fait légale et commune. Les dernières années d’Arnaud e Cervole sont occupées à organiser, pour le compte du papa et du roi de France, une croisade contre les Turcs. Il s’emploi à recruter des compagnies pour lui. Rude tâche que de convaincre des pillards, habitués à rançonner de gras marchands et à brûler des villages après avoir violé quelques paysannes, de partir à des milliers de kilomètres pour assurer leur salut en sa faisant découper en rondelles par la soldatesque Turque !

L’archiprêtre s’en aperçut à ses dépens puisque l’un des récalcitrants l’a occis proprement du côté de Lyon le 25 mai 1366. Pendant que le mari de Jeanne de Châteauvillain était encore vivante, mais fort occupé dans le sud, son cousin, appelé Petit Darby (petit ange d’aspect, grand démon de caractère), jugea l’instant propice pour se remplir les poches sans trop de risques. C’est ici qu’il faut placer l’épisode de la prise du Château de Thil. Dès qu’il apprit le mort d’Arnaud de Cervole, Philippe le Hardi envoya dans l’Auxois un de ses valets, Jean de la Pomme, pour recommander à sa commère, Jeanne de Châteauvillain, de « bien garder sa forteresse, de peur que les gascons n’y entrassent ». Trop tard. L’assassinat de l’archiprêtre a du prêtre prémédité pour se débarrasser d’un chef trop autoritaire aux yeux des bandes de soudards. Le 15 mai 1366, Petit Darby » prit THIL, la dame dedans ». Cependant, Darby ne put prendre la collégiale. Le bailli d’Auxois, Guillaume de Clugny, reçut des renforts et campa à PRECY SOUS THIL. Darby fit payer 3 500 francs d’or à la châtelaine et fila continuer son œuvre sur les terres de Châteauvillain. Nous connaissons ces épisodes grâce aux livres de comptes de Guillaume de Clugny, bailli d’Auxois (A.D.C.O, B. 2752).

dscf0017-copie-800x660-300x247Jeanne, veuve pour la troisième fois mais femme de tempérament, se remaria une quatrième et mourut en 1390. Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté est du site le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux !

En 1442, presque tous les habitants de Noidan et Pluvier furent occis par ces bandes sans foi, ni loi qui tuaient, pillaient, rançonnaient les habitants de nos campagnes ; ce n’était partout que mutilations d’hommes ; beaucoup de seigneurs, pour épargner leurs terres, transigeaient avec les Ecorcheurs en leur payant une forte somme. Les ravages causés par ces brigands étaient tels que le nombre de foyers de l’Auxois, qui était de 6 603 en 1397 était tombé à 3 903 en 1442 !

En 1470, la population de PRECY SOUS THIL compte 3 feux francs et 31 feux serfs. Si l’on considère qu’un foyer est composé de 5 ou 6 personnes, en fonction de la mortalité infantile et l’espérance de vie, notre beau village devait avoir entre 170 et 200 habitants.

Au XVIème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions ; les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et ne demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commencement de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attachés, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village ; les histoires de loups faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

chateau-300x227Actuellement, le château se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde comprenant un réduit seigneurial et une grande basse-cour. L’étude du bâti permet de discerner différentes phases de construction s’échelonnant du xiiie siècle au xvie siècle. Pour le xiiie siècle, subsistent les vestiges du reste d’un logis rattaché à un cellier et probablement à la tour de guet. Une chapelle étant attestée dès 1085, nous pourrions avoir affaire au schéma type « aula, capela, Bergfried ». À la fin du xive siècle, la construction d’une tour-résidence et d’un bâtiment d’habitation redéfinit l’espace en dessinant ce qu’on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s’affirme au xve siècle puis aux vie siècle avec la construction d’un nouveau bâtiment et le remaniement de l’enceinte. Au fil des siècles, le site accroît ses qualités résidentielles tout en conservant ses prérogatives défensives.

Le château de Thil a connu une longue période d’occupation, dont l’évolution peut-être suivie sur au moins six siècles. La période d’apogée du site est liée à Jean de Thil (fin xive siècle) qui a doté le site de ses plus beaux éléments d’architecture, notamment la collégiale. La chronologie du château doit être encore affinée mais on peut d’ores et déjà parler d’un site majeur pour l’architecture castrale bourguignonne.

dscf0019-800x642-300x240La collégiale

L’église de la collégiale comporte également des pièces intéressantes. Le chœur du XVe, son transept 12ème et des fenêtres flamboyantes ; pierre tombale 16ème, fonts baptismaux* 12 vitraux XVIe, statues (XIVe et XVIe s) . La collégiale en ruines arbore une belle architecture gothique ( XIVe s) : haut clocher carré à contreforts, nef unique, chœur à chevet plat, portail sculpté, pierre tombale du XVe d’un doyen de la collégiale.

Sources : D’après les écrits de recherches commencée par Alain Monin dans son livre : « Quand j’allais à l’école »

et Wikipédia

Château de Thil, visite :

Date à confirmer. Le Château de Thil est d’après André Malraux considéré comme le plus vieux Château Fort de France. Une ruine grandiose, romantique sur un…
Du lundi 23 avril 2012 au vendredi 1 novembre 2013
Château de Thil | Expo – Musée | Vic sous thil

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PRECY SOUS THIL

Posté par francesca7 le 25 février 2013


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Précy sous Thil est un joli bourg de l’Auxois, région de bocage surtout consacrée à l’élevage des bovins. Avant la mécanisation de l’agriculture, depuis une trentaine d’année, l’Auxois était renommée pour l’élevage du «cheval de trait ardennais de l’Auxois ».

Notre commune est située au centre-est de la France et au centre-ouest du département de la Côte d’Or. Précy sous Thil est le chef-lieu du canton qui compte 18 communes. Précy est traversé par la nationale 70 (D.70 aujourd’hui) qui croise la nationale 80 (D.980 aujourd’hui) prolongée par la départementale 36.

dscf0006-223x6401 dans VILLAGES de FRANCEEn gros, la commune de Précy sous Thil peut être divisée en deux parties principales en ce qui concerne le sol et le sous-sol.

  1. A l’est, un sous-sol argileux : terres d’aubues (plus ou moins grasses, grosses terres) et des marnes (terres argilocalcaires, caractéristiques de l’Auxois)
  2. A l’ouest, un sol sablonneux : terres de gravelle mêlée d’humus et un sous-sol granitique, caractéristique du Morvan.

On peut donc dire que la commune de Précy est située, par la nature même de son sous-sol, à la limite de l’Auxois et du Morvan. Au pied de la Colline de THIL ou se dresse le Château et sa Collégiale…. Le Serein, sa rivière, forme à peu près la frontière entre ces deux régions. A Précy, le sol sablonneux est perméable, mais le sous-sol, constitué de roches granitiques, est imperméable. Signes qui caractérisent un sous-sol imperméable :

-          Les mares, les abreuvoirs, les réserves d’eau dans tous les jardins, les eaux dormantes,

-          Les puits très nombreux et peu profonds.

-          La nature des exploitations agricoles.

Le serein donc, qui serpente dans la vallée, au pied de la colline de Thil marque la limite entre la commune de Précy sous Thil et celle d’Aisy sous Thil. Il prend sa source à environ 22 kilomètres de Précy, à 2,3OO km environ du village de Beurey-Baugay, dans le canton de Pouilly en Auxois. L’eau sort de terre dans une prairie en pente, au milieu des joncs, entre un frêne et un poteau électrique ; au début, il ne mesure qu’une vingtaine de centimètres de large et une dizaine de profondeur. Il s’élargit peu à peu ;  à la sortie de Beurey-Baugay, c’est un ruisseau. Près de Missery, il a parfois près de 3 mètres de large car il a reçu déjà plusieurs affluents, des ruisseaux descendus des coteaux.

Entre la Motte-Ternant et Chausseroze, j’ai remarqué une scierie et un moulin abandonnés. Le Serein continue son cours, passe à Vic sous Thil, à Précy, travers la D 70 sous un vieux pont de pierre. Il arrose ensuite Bierre, Montingy, Courcelles-Frémoy, Vieux Château, Toutry, il entre dans le département de l’Yonne. Il passe alors à Guyon, Montréal, l’Isle sur Serein, Noyers, Annay sur Serein, Chemilly, Chablis, Maligny, Ligny le Châtel, Pontigny.

Son cours se termine à Bassou où il se jette dans l’Yonne qui emportera ses eaux dans la Seine pour aboutir finalement dans la Manche. Le Serein est un affluent de la rive droite de l’Yonne ; le Serein reçoit des affluents : la Baigne à La Motte Ternant, le Soutin à Vic sous Thil, le ru Potrin à Aisy, l’Argentalet près de Courcelles Frémoy etc… le Serein est une rivière calme au régime assez régulier, au cours lent. Comme toutes les rivières françaises qui prennent leur source dans des régions peu élevées, il a ses hautes eaux à la saison où il pleut le plus : automne, hiver, printemps. L’été est l’époque des basses eaux. Parfois, quand il a beaucoup plu, il déborde et sort de son lit ; il est en crue. En été, on peut le images-12franchir à gué en certains endroits.

Après le Serein, il nous faut présenter aussi l’Armançon. Ces deux rivières ont creusé des vallées parallèles laissant entre elles une ligne de crêtes dont l’extrémité nord est dominée par la butte de Thil. De là-haut, s’offrent des paysages bien différents : à l’ouest, la vallée du Serein sinueuse, étroite, sauvage, d’accès difficile alors qu’à l’est, celle de l’Armançon est large, fertile, d’accès aisé. C’est la rivière de l’Auxois, elle favorise les communications nord-sud avec l’autoroute du Soleil et le canal de Bourgogne.

L’Armançon prend sa source près de Meilly sur Rouvres et se jette dans l’Yonne à Migennes, après un parcours d’environ 200 km. A son passage dans le pays de Thil, il traverse les prairies de Normier, Clamerey, Marcigny, Braux et Brianny. Si le sol y est argileux, le sous-sol est encore granitique comme l’indique la carrière de Marcigny et surtout la ville de Semur en Auxois construite sur un éperon rocheux que l’Armançon ne peut que contourner.

dscf0005-640x393-300x184Pour être autorisé à pêcher dans le Serein, il faut posséder une carte de pêche que l’on peut se procurer chez les dépositaires de Précy sous Thil… prix des cartes en 1974 : 23 F pour la pêche au coup, avec trois lignes, sans moulinet. Et 35 F pour la pêche au coup, trois lignes avec moulinet, pêche au lancer.  La société de pêche « LE BROCHET DU SEREIN » a été fondée le 15 juin 1948 par M.Lebeault, notaire et M.Moreau, marchand de chaussures en leur l’époque… cette société a été créée dans le but de lutter contre le braconnage, la pollution de la rivière ; d’encourager la surveillance et d’assurer la destruction des nuisibles et le repeuplement en poissons. La somme payée pour une carte de pêche est répartit pour la taxe piscicole ordinaire, versée au conseil supérieur de la pêche à Paris ; pour la taxe dscf0006-640x443-300x207fédérale, pour la fédération de la Côte d’Or et pour la taxe local qui revient à la société.

Chaque année, le « BROCHET DU SEREIN » organise un concours de pêche au mois d’août (2 à 300 participants environ). La société est administrée par un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier et plusieurs membres. Cette association s’appelle de nos jours « Auxois-Morvan Pêche » et gère entre autres, le Serein et l’Armançon.

Dans la commune de Précy, la population n’est pas dispersée à travers la campagne ; au contraire, elle est agglomérée. La population de Précy sous Thil n’a cessé de diminuer depuis un siècle, surtout après la disparition des Forges. Causes du dépeuplement : Manque de travail pour les jeunes qui sont obligés de partir en ville où ils trouvent plus facilement emplois et distractions. Et la mécanisation de l’agriculture qui a considérablement diminué les besoins en personnel pour l’exploitation. Une autre cause de la dépopulation ce sont les jeunes agriculteurs qui quittent souvent la petite exploitation familiale en 

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raison des multiples difficultés qu’ils rencontrent : vie difficile et peu rentable ; trop de dépenses de fonctionnement : mains d’œuvre, matériel très cher, charges sociales etc…

Finalement, c’est en 1975 que le creux de la vague disparaît car depuis, la population de Précy sous Thil n’a cessé d’augmenter. Dès cette époque, la création de lotissements, de logements, d’une zone artisanale a permis d’inverser la tendance. Cette population a évolué vers les professions intermédiaires ; emplois de service divers, ainsi que les ouvriers etretraités. En ce début de 21ème  siècle (2006), le nombre d’habitants retrouve son niveau du début de 20ème (1901).

LES RESSOURCES AGRICOLES

Elles se répartissent en deux groupe :

Polyculture qui représente environ 1/3 de la superficie de l’exploitation.

-          Céréales (blé, orge, avoine etc…)

-          Oléagineux (colza)

-          Plantes fourragères : prairies artificielles (luzernes, trèfle, sainfoin, etc…) betteraves, maïs. Pommes de terre pour la consommation personnelle. 

Elevage :

-          Bovin, pour la viande ; race charolaise et produit de croisement ; pour le lait ; race Pie Rouge, Tachetée de l’Est, Frisonne, Hollandaise, Pie Noire.

-          Ovins : quelques troupeaux de moutons pour la viande. Race : mérinos, Southdown, Suffolk, Bleu du Maine, Ile de France etc…

-          Porcs : large White, Piétrain, Landrace, Danois, Blanc de l’Ouest.

-          Chevaux : race ardennaise de l’Auxois pour la boucherie.

17 exploitations agricoles dans la commune de Précy sous Thil en 1975. Il doit en rester 5 de nos jours.

images-22Les exploitants sont propriétaires ou fermiers. Il n’y a pas de métayers à Précy sous Thil. Le nombre de salariés agricoles a beaucoup diminué depuis 1975 en raison surtout de la mécanisation qui a permis d’exploiter les mêmes surfaces avec peu de personnel. Le fermier paie un loyer, le fermage, à son propriétaire. Ce fermage est évalué en kilogrammes de viande par hectare pour les prés et en quintaux de blé à l’hectare pour les champs. A Précy sous Thil, il existe un G.A.E.C. (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).

C’est en plein pays d’Auxois que se trouve l’ élevage de charolais, à Noidan. Eleveurs de père en fils depuis des générations, nous faisons naître et engraissons l’ensemble de nos animaux. Nous produisons aussi quelques céréales (tournesol, pois…) pour l’alimentation du troupeau. Celui-ci, 100 % charolais, compte environ deux cents têtes. Quelques 90 mères nourrices produisent des veaux chaque année, parmi lesquels il en est sélectionné un certain nombre à l’âge de 18 mois pour l’atelier de vente directe. En général, les génisses sont préférées pour leur tendreté et leur saveur. L’ensemble du troupeau est nourri à l’herbe des prés, de mars à décembre et au foin pendant l’hiver. L’engraissement est complété par un aliment fabriqué à la ferme avec des matières premières 100 % Végétales, sans OGM, issues de céréales, pulpe de betterave, luzerne déshydratée, colza, blé, pois…

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—-> pour en savoir plus sur PRECY SOUS THIL : Rejoindre les liens suivants  : 

Le château de Thil    

La tuilerie    

Lavoir de Précy  

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Lavoir de Précy sous Thil (21)

Posté par francesca7 le 24 février 2013

 Lavoir de Précy sous Thil (21) dans LAVOIRS DE FRANCE telechargement-2

Précy-sous-Thil est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne.

C’est là où j’habite depuis ma tendre enfance….

Historiquement, c’est là que Claude Michel Ernest de Neuchèze est né (16 juin 1807 à Précy-sous-Thil - 24 juin 1859 à Medole), grand officier de la Légion d’honneur, lieutenant-colonel du 8e régiment d’infanterie, tué à la bataille de Solferino.

A Précy sous Thil il y a deux  grands lavoirs… + un tout petit en haut du village !

2eme-lavoir-de-precy-interieur-300x246 dans LAVOIRS DE FRANCESitué aux portes du Parc Naturel Régional du Morvan (nord-Est) dans le département de la Côte d’Or, Précy-sous-Thil est un charmant bourg non loin des plus grands sites bourguignons tels que l’Abbaye de Fontenay, le site d’Alésia, la cité médiévale de Semur-en-Auxois et qui vous invite à la détente dans un environnement verdoyant et calme.

Terre par excellence pour les activités de pleine nature, le pays de l’Auxois Morvan saura répondre à toutes vos envies, qu’elles soient à faire en famille, entre amis ou en couple, vous trouverez de quoi passer un séjour des plus sympathiques à moins de 30 km de Précy-sous-Thil…

Le nom de la commune apparaît en 1024 : Prisciacus (qui signifie domaine de Priscus à l’époque romaine). Précy sous Thil dans le pays de l’Auxois, jouit d’une nature très riche et propice aux activités de loisirs (golf, randonnées, balade à cheval et en attelage), un magnifique point de vue (la Butte de Thil). La « Sentinelle de l’Auxois » comme on l’appelle, c’est-à-dire le château de Thil situé sur la colline de Thil, est considéré comme un des plus anciens château forts de  France.

Il dresse sa tour de défense « l’espionne de l’auxois » (25 m de haut) face à une collégiale du XIVè siècle. D epart et d’autre de l’allée de tilleuls qui relie les deux monuments, on aperçoit les premiers contreforts du Morvan face aux collines de l’auxois.

Mais revenons ici aux deux LAVOIRS de Précy sous Thil, mon village….

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Petite Anecdote sur les Lavoirs :

…. La Guerre au Tonkin : Extrait des « nouvelles du pays » de Mars 1917. Livre de Alain Monin : Quand j’allais à l’école autour de la butte de Thil

« A Courcelotte, quelques kms de Précy, au quartier surnommé Le Tonkin, à l’époque des Lavoirs, de vieilles rancunes sommeillent depuis longtemps et de fréquentes disputes éclatent entre voisines. Ces jours derniers, une bataille ne règle a eu lieu entre laveuses sur le bord d’une mare communale située sur le pâtis de Pierre Grosse. La lutte s’est terminée d’une façon tragicomique pour l’une d’entre elles< ; l’objet de la contestation ? Vouloir, pour deux laveuses, occuper la même place. Là-dessus, copieux crêpage de chignon et distribution de horions à coups de battoir…

Survient une voisine qui prend parti contre la première, si bien que celle-ci, après des efforts désespérés, perd l’équilibre, bat l’air de ses bras et s’écrase dans la mare.

L’acharnement des deux autres ne s’arrêta pas là ; elles voulurent faire boire un coup à leur victime, et sans l’arrivée de M L…, que la scène avait attiré, elle eut, paraît-il, fait la carpe pour de bon. Elle en fut heureusement quitte pour un bain froid, fort désagréable en cette saison. Le lendemain, la gendarmerie mandée fit une descente sur les lieux et dressa des procès-verbaux.

Mesdames les laveuses, qui avez l’ardeur si belliqueuse, que n’êtes-vous sur le front, à côté de nos poilus ? Vous y feriez bonne figure et vous seriez sûres d’y récolter, au lieu de procès-verbaux, des citations à l’ordre du jour et des décorations de toutes sortes ».

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petit lavoir rénové, en haut de Précy, à 700 m environ de chez moi !

A PRECY sous THIL, les lavandières de l’époque utilisaient ces emplacements ; je m’en souviens moi-même puisque à mon très jeune âge, 3-4 ans il me semble, j’accompagnais ma maman …

je vous avouerai qu’un jour, pas fait comme un autre, j’ai fait une chute à trop me pencher pour atteindre l’eau du lavoir et oups ! je me suis retrouvée dans la rivière. Heureusement plus de peur que de mal mais je me souviens avoir eu très froid…. Maman me racontait souvent cet exploit en disant qu’elle m’avait rattrapée par ma robe !

 L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques en rénovation, aux styles architecturaux d’une grande variété selon les régions et périodes historiques. Ahhh !!! ce lavage du linge une fois la semaine !!! c’était pas drôle en hiver….  D’ailleurs c’était mon père lui-même qui m’avait également confectionné  un petit caisson, à ma taille, comme celui de ma mère, afin de reposer mes genoux sur un coussin et afin d’y mettre ma petite brosse et mon savon de Marseille découpé, car sinon il était bien trop gros pour ma petite menotte.

Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée. Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

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