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POURQUOI LA FLEUR DE LYS

Posté par francesca7 le 31 mars 2015

 

POURQUOI LA FLEUR DE LYS dans FLORE FRANCAISE 200px-H%C3%A9raldique_meuble_Fleur_de_lys_liss%C3%A9e.svgsymbole de la royauté française.

La fleur de lys a été l’insigne du pouvoir et la marque du sacré dans de nombreuses civilisations anciennes (de l’Inde jusqu’à la Crète). En France, elle devient le signe de la souveraineté, réservé au Roi Très-Chrétien à la fin du XIIe siècle. À la même époque, dans la théologie, une comparaison est faite entre la Vierge Marie et le « lys entre les épines » du Cantique des cantiques (II, 2). Cette évolution permet ensuite d’établir un parallèle entre le roi de France et la Vierge Marie, tous deux élus par Dieu pour vaincre le mal. Le motif floral apparaît alors à profusion sur les vêtements du sacre royal, et les monarques le choisissent comme signe distinctif. À partir des règnes de Louis VII et de Philippe Auguste, la fleur de lys devient un motif décoratif ornant les sculptures, les monnaies, l’orfèvrerie, les blasons royaux et de nombreux objets usuels (vaisselle, mobilier). Au XIVe siècle, ce symbole est également concédé à certains lignages nobles, qui l’utiliseront par la suite pour revendiquer leur lien avec le roi. À la fin du Moyen Âge, la fleur de lys sacralise l’idée monarchique et permet de justifier l’alliance entre la France et Dieu. À l’époque moderne et jusqu’à la Révolution, elle est le symbole de la France.

 

De nombreuses légendes ont cherché à expliquer l’origine des armes de France.

  • Parmi les hypothèses donnant à la fleur de lys des origines religieuses, on peut citer cette légende hagiographique23 : dans l’ancienne forêt de Cruye (actuelle forêt de Marly), près du château de Montjoie où la tradition a fait séjourner Clovis et son épouse, vivait près d’une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l’habitude de venir consulter. Un jour qu’elle était en prière avec le saint homme, un ange leur serait apparu et lui aurait demandé de remplacer l’écusson de son mari portant trois croissants ou trois crapauds par trois fleurs de lys qui brillaient d’une couleur d’or sur la plaine de l’actuel Joye-en-Val. On prêtait à Clovis avant sa conversion des armes à trois crapauds.
  • Une autre légende rapportée par Louis Girard rappelle que la fleur de lys est un iris stylisé dont Clovis a fait sa fleur favorite : lors de la bataille de Vouillé en 507, les armées de Clovis sont repoussées dans les marécages de la Vienne par les Wisigoths d’Alaric II. Une biche au son de l’armée traverse alors la Vienne en crue au niveau d’un gué environné de grands iris, indiquant ainsi ce passage que peuvent franchir les armées qui vont pouvoir battre les Wisigoths. Cette fleur, symbole de la victoire de Clovis, est dès lors adoptée par le roi des Francs.
  • Il a aussi été affirmé que la fleur de lys serait un ancien symbole des Francs, qui étaient originaires de Flandre où l’iris Faux-Acore ou iris jaune (Iris pseudacorus L.) poussait en abondance sur les rives de la Lys. Le Seigneur d’Armentières en fit le motif de son blason. Lors de l’annexion de son fief par le roi de France, celui-ci décida à son tour de l’ajouter à son propre blason. Ainsi serait née la « fleur de Lys », qui n’aurait pas été un lys.
  • Pierre-Barthélemy Gheusi donne à la fleur de lys une origine plus guerrière que botanique : ce serait un embout de javelot gaulois (ou encore l’Angon des Francs) avec pointe et crochets (voir l’analogie de forme avec ce sceptre fleurdelisé du blason de Trieste - blasonné « Hallebarde » – et qui serait la lance de Saint Serge selon Ottfried Neubecker, Le Grand Livre de l’héraldique).

La fleur de lis est constituée de :

  • Trois pétales, un central, droit, accompagné de chaque côté d’un pétale plus court et courbé vers l’extérieur.Une barrette horizontale (ou « traverse », parfois « douille »), à blasonner si d’une couleur différente.
    • Les pétales sont le plus souvent directement accolés à leur base, mais pas nécessairement. Cette caractéristique n’est pas significative et ne se blasonne pas.
    • Les pétales sont parfois nervurés d’un trait, plus rarement d’une couleur différente – ce qui dans ce dernier cas doit se blasonner.
  • Un pied, formé par le prolongement des pétales ou par une seule pièce trilobe. Ce pied peut être absent, la fleur de lis est alors dite « coupée » ou « au pied nourri » (ou simplement « nourrie »).

La fleur de lis peut être enrichie de quelques accessoires et produire des variantes sans que soit modifiée sa nature fondamentale

Il existe deux orthographes possibles pour le même nom : lis ou lys. La seconde orthographe, peu utilisée aux XVIIème et XVIIIème siècles, est devenue très courante depuis le XIXème siècle, surtout au sens héraldique. Avant d’être appelée « fleur de lis », elle était dite « fleur royale » ou reine des fleurs par les Pères de l’Église. 

Le terme de « fleur de lis » n’est apparu qu’au XIIème siècle, dans Erec et Enide de Chrestien de Troyes. Il viendrait du latin lilium, ou de fleur de li (fleur de roi), li signifiant dans cette langue roi, souverain, qu’il est permis de rapprocher de Llys qui voudrait signifier dans cette même langue : salle, cour ou palais, et de Gwen-Lys qui veut dire homme de cour.

 

 

La fleur de lis en elle-même : il existe plusieurs variétés de lis des jardins : le lis blanc est dit lilium candidum ou lis commun, le lis jaune orangé ou « lis faux safran » est dit lilium croceum. Lis est entré par analogie dans la dénomination d’autres plantes telles que le « lis d’étang » pour nénuphar, « lis de mai » ou « lis des Vallées » pour muguet, « lis Saint-Jacques » pour l’amaryllis, « lis jaune » pour liseron tricolore, etc. Lis a produit liseron en 1538 : selon Pline l’Ancien, la nature voulant produire la fleur de lis pour être la reine des fleurs, elle n’osa entreprendre un tel chef-d’œuvre d’un seul coup et s’essaye avec le liseron.

290px-Lilium_longiflorumLa fleur de lis est avant tout une fleur, et comme telle participe à son symbolisme. C’est avant tout une symbole du principe passif. Le développement de la fleur, à partir de la terre et de l’eau, symbolise celui de la manifestation à partir d’une substance passive.

Sa signification varie alors selon ses couleurs. Une fleur jaune revêt un symbolisme solaire ; une fleur bleue un symbolisme onirique et une fleur blanche la pureté ou un symbolisme lunaire. Ainsi s’explique pourquoi le Christ est représenté parfois par une fleur de lis jaune ou dorée et la Vierge par une fleur de lis blanche ou d’argent.

Si la fleur de lis est bien le symbole de la dynastie capétienne, elle ne leur est pas exclusivement réservée, loin de là. Dès la fin du XIIème siècle, elle fut utilisée comme meuble héraldique dans toute l’Europe occidentale.

Elle aurait même été particulièrement utilisée durant la période 1280-1380 dans une vingtaine d’armoriaux médiévaux : Angleterre, Berry, Brabant, Bretagne, Hainaut, Hesbaye, Hollande, Main, Maine, Basse-Normandie, Nuremberg, Poitou, Romagne, Vermandois, Zélande.

Le fleurs de lis furent choisies principalement par des gens de petite et moyenne noblesse ou des groupes sociaux n’ayant aucun lien de parenté avec la famille capétienne. L’emploi de la fleur de lis est également extrêmement fréquent chez les paysans de la France du Nord et de l’Ouest. Il ne faut voir là qu’un phénomène de mode.

 

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Au château de Gombervaux (Meuse)

Posté par francesca7 le 7 juin 2014

 

 

280px-GombervauxLe Château de Gombervaux est un château du xive siècle situé près de Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine.

Cette maison forte, dont il ne subsiste guère que la façade, était dotée de quatre tours d’angle et d’un altier donjon-porche à créneaux. Partie du château (par abus de langage) a été utilisée comme carrière de pierre par les habitants des villages circonvoisins. Le château est entouré de douves emplies d’eau, alimentées par trois sources. L’eau des douves est régulée par une vanne et le trop-plein s’écoule dans le fossé dit de Gombervaux».

Le site de Gombervaux a été classé au titre des Monuments historiques par un arrêté du 21 mars 1994. La création de l’Association Gombervaux, le 11 janvier 1989, a permis de sauver le château qui était alors totalement a l’abandon, ses douves n’existaient plus, et la végétation avait envahi le château. Grâce aux efforts de l’association le château de Gombervaux a pu renaître de ses ruines, de nombreux éléments ont été restaurés. L’association anime le lieu en organisant des actions culturelles et touristiques, attirant un large public soucieux de mieux connaitre ce patrimoine régional. Pour en savoir plus sur l’association et ses actions, vous pouvez aller sur leur site www.gombervaux.com

Selon la légende, le premier château de Gombervaux serait l’oeuvre des quatre fils Aymon, héros ardennais, ou bien un pavillon de chasse de Charlemagne.

Après maints succès et libéralités royales, Geoffroy de NANCY se livre à des exactions, abus de pouvoirs, agissant plus en tyran qu’en pondérateur. Le 16 février 1348, un arrêt du Parlement de Paris le condamne. En 1350, Jean II le Bon, roi de France, fait arrêter Geoffroy qu’il accuse de forfaiture. Geoffroy réussit à s’enfuir pour se réfugier à La Ferté-sur-Chiers (Ardennes). Banni du royaume par contumace, ses biens sont confisqués. Le roi est vaincu à Poitiers par les Anglais et s’en va, prisonnier, à Londres. Charles V est paré du titre de lieutenant du royaume. Geoffroy se fait enjôleur et plaide sa cause, obtient son pardon et récupère, le château de Gombervaux, en cours de reconstruction, mais non son territoire, puis aussi partie de ses biens, largement amputés. Le dauphin lui accorde, en mars 1358, des lettres de grâce. Et le 11 du même mois Geoffroy de Nancy prête foi et hommage au dauphin Charles pour la seigneurie de Gombervaux dans laquelle il est rentré en possession. Geoffroy jouit encore quelque temps de titres honorifiques mais son pouvoir a été sérieusement amoindri.

Gombervaux est situé à 3,5 km au nord ouest de Vaucouleurs, en contrebas de la route qui mène à Commercy (D 964). Autrefois, ce point de passage obligé entre Vaucouleurs et Void surveillait les chemins reliant plusieurs villages de la châtellenie (SauvoyUgnyOurches, etc.). Niché au creux d’un vallon, le site dessine un quadrilatère entouré de larges fossés en eau. Avec la basse-cour adjacente (ferme actuelle), il forme un ensemble surprenant entre la forêt et les champs de colza. 

La façade sud est dominée en son milieu par un imposant donjon-porche crénelé, haut de 22 m. Elle témoigne d’une réelle qualité de construction (grand appareillage) et d’un goût certain pour l’ornementation (pierres jaunes et blanches, arc en tiers-point, archères finement travaillées, etc.). Les blasons sculptés sur le donjon et au-dessus des fenêtres représentent les familles seigneuriales qui se sont succédé à Gombervaux. 

Il ne subsiste que trois des quatre tours d’origine ; celle du nord-ouest a disparu, celle du nord-est s’est en partie effondrée au cours de l’hiver 1952-53. 
A l’origine, ces tours, presque aussi élevées que le donjon-porche, étaient coiffées de toits coniques en tuile (à l’exception de la tour nord-ouest, recouverte d’ardoise). 

170px-Château_de_gombervauxL’un des joyaux du château est la grande salle du logis sud-ouest, récemment protégée par une vaste toiture. Au centre : une grande cheminée dont les piédroits reposent sur des supports trapézoïdaux, dans le style gothique. C’est probablement dans cette cheminée que Taillevent a rôti les sangliers, paons et perdrix du banquet servi au roi Charles V en 1367. La voûte d’une des deux fenêtres encadrant la cheminée est décorée de petites fleurs peintes à même la pierre. 

Les travaux réalisés : 1989: Mise hors d’eau provisoire de la grande salle et de la tour sud-est.

Etaiement de la grande cheminée.

-        1990: Début de réfection de la salle voûtée. Déblaiement du premier étage de la tour sud-est; pose d’une toiture autoportante.

-        1991: Restauration du mur de soutènement de la grande salle; pose d’une dalle de béton. Réfection du sommet de la courtine sud-est

-        1992: Pose d’échafaudage en bois contre la tour nord-est à demi effondrée (5 niveaux de travail). Réfection d’une fenêtre de la courtine sud-est.

-        1993: Sauvegarde du mur ouest: pose d’un échafaudage en bois (4 niveaux), ouverture d’une fenêtre comblée. Début de réfection de la base de la tour sud-ouest.

-        1994: Installation d’escaliers et de passerelles entre les différents logis. Réfection de deux fenêtres. Début du nettoyage des douves.

-        1995: Travaux de réfection de la Salle voûtée, mise en place de la grille métallique, aménagement de la cour intérieure et assemblage et montage de la charpente en résineux pour en coiffer la tour sud-est.

-        1998: Début de la consolidation du parement du premier étage de la tour sud-est.

-        2000 et 2001: exploration archéologique avec le concours du SRA, permet la découverte, le soubassement de la tour nord-ouest, disparue, des vestiges du mur de courtine, un dallage de fours probablement du xviiie siècle.

-        2002: travaux d’ampleur sur le château ; tour sud-ouest : restauration du parement extérieur côté douves, restauration du cœur de la cheminée intérieure au premier étage ; salle voûtée : réfection de plusieurs arcs doubleaux menaçant de s’effondrer et réfection de l’embrasure de la fenêtre côté cour. Le coût total des travaux fût financé par les subventions de la DRAC Lorraine, de l’Union européenne, du propriétaire et de l’Association.

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L’église de BROU dans l’Ain

Posté par francesca7 le 22 mars 2014

 

273px-Eglise_de_Brou8_chapelle_de_marguerite

Eglise de Brou  à Bourg-en-Bresse dans l’Ain
et
Marguerite d’Autriche
Petite fille de Charles le Téméraire et veuve à 24 ans, Marguerite d’Autriche voulut la construction du monastère royal de Brou afin d’y accueillir son propre tombeau, celui de sa mère et celui de son époux. Son époux était Philibert II, duc de Savoie, dit Philibert le Beau dont elle était très amoureuse. Philibert le Beau décéda brutalement après 3 ans de mariage.


Le monastère Royal de Brou
Le monastère, construit de 1506 à 1512, était destiné à accueillir une vingtaine de moines augustins chargés de prier pour Philibert II, Anne d’Autriche et Marie de Bourgogne, sa mère. Le monastère compte trois cloîtres à étages, de vastes salles voûtées et plus de 4000 m² de communs. Le musée de Brou occupe les lieux depuis 1922. Il est riche en oeuvres d’art italien, flamand et français du XVe au XXe siècle.

 

                             L’église
L’église de Brou, le joyau de style gothique flamboyant bâti de 1513 à 1532, est réalisé par les meilleurs maîtres et artistes français puis flamands. 


- Les murs de la nef sont nus, les piliers massifs, les verrières sans vitraux. 

La nef apparaît très sobre et contraste avec la richesse du choeur, seul le jubé* est abondamment et finement sculpté. En entrant dans l’église on apprécie la clarté blonde qui baigne la nef et ses doubles bas-côtés. La lumière des fenêtres hautes illumine l’enduit des murs sur lequel a été dessiné un faux appareillage. Les piliers composés d’un faisceau serré de colonnettes montent d’un seul jet à la voûte où ils s’épanouissent en nervures multiples aux clefs ouvragées. La balustrade qui court au-dessous des fenêtres de la nef est finement sculptée. L’ensemble architectural a beaucoup de noblesse. Dans la 2ème travée de la nef, à droite, une cuve baptismale en marbre noir du 16ème siècle porte la devise de Marguerite…

Le bras droit du transept a un remarquable vitrail du 16ème siècle représentant Suzanne accusée par les vieillards (en haut) et disculpée par Daniel (en bas).

La nef et le transept, accessibles aux fidèles, étaient séparés du chœur, domaine propre des religieux et sanctuaire des tombeaux, par le jubé. A sa droite, s’ouvre la chapelle de Montécuto qui présente des maquettes expliquant les procédés de construction employés à Brou.


- Le choeur est imposant et richement décoré, il comprend :
Les stalles de chêne sont très ouvragées par des scènes et des personnages de l’ancien et du nouveau testament.

Les tombeaux, celui de Marguerite de Bourbon est creusé en enfeu, celui de Marguerite d’Autriche possède d’innombrables statuettes et celui de Philibert le Beau est surveillé par les élégantes Sibylles.

De  nombreux artistes ont collaborés à ces trois monuments, point culminant de l’épanouissement de la sculpture flamande en Bourgogne. Les plans ont été tracés par Jean de Bruxelles qui a fourni aux sculpteurs des dessins « aussi grands que le vif ».  L’ornementation et la petite statuaire, très admirées des visiteurs, sont dues, pour la plus grande part, à un atelier flamand installé à Brou auquel collaboraient également les artistes français (Michel Colombe), des Allemands et des Italiens. Les statues des trois personnages princiers ont été exécutées entre 1526 et 1531 par Conrad Meyt, artiste allemand installé à Malines au service de Marguerite dès 1512.

Philibert et les deux Marguerite sont représentés, chacun dans leur tombeau, étendus sur une dalle de marbre noir, la t^te sur un coussin brodé. Suivant la tradition, un chien, emblème de la fidélité, est couché aux pieds de deux princesses : un lien, symbole de la force, aux pieds du prince. Des angelots entourent les statues, symbolisant l’entrée des défunts au ciel.

C’est la partie capitale de l’église. Marguerite a tout mis en œuvre pour obtenir la perfection dans la magnificence. Prise d’ensemble, l’ornementation sculptée de Brou frise l’excès ; mais le moindre détail est traité avec maîtrise. L’enchantement est d’autant plus vif que l’examen est minutieux.

Les vitraux sont réalisés de 1525 à 1531 à partir de dessins fait à Bruxelles. Toute une flore sculptée, gothique flamboyant (feuilles et fruits) ou d’inspiration Renaissance (laurier, vigne, acanthe), se mêle à une décoration symbolique où les palmes sont entrelacées de marguerites. Les façades du transept, plus simples, offrent un pignon triangulaire à pinacles. La tour, carrée, élève ses cinq étages sur le flanc droit de l’abside. Les grandioses verrières ont été exécutées par un atelier local. Celles de l’abside représentent, au centre, l’Apparition du Christ ressuscité à Madeleine (partie supérieure) et la visite du Christ à Marie (partie inférieure), scènes tirées de gravures d’Albert Durer.  A gauche et à droite, Philibert et Marguerite sont agenouillés près de leurs patrons. Au-dessus du couple sont reproduits, étincelants de couleurs, les blasons des familles : Savoie et Bourbon pour le duc, Empire et Bourgogne pour la duchesse, ainsi que les blasons des villes de l’Etat savoyard.


L’église de BROU dans l'Ain dans EGLISES DE FRANCE 220px-Eglise_de_Brou6_marguerite_d%27autriche- La chapelle de Marguerite d’Autriche
comprend un grand vitrail inspiré de Dürer, un retable monumental en albâtre sculpté par des artistes venus des Pays Bas. Le retable représente les 7 joies de la vierge ; l’annonciation, la visitation, la nativité, l’adoration des mages, l’apparition du Christ, la pentecôte et l’assomption.

Les stalles bordent les deux premières travées de chœur. Au nombre de soixante-quatorze, elles ont été taillées dans le chêne en deux ans seulement, de 1530 à 1532. Le maître Pierre Berchod, dit Terrasson, dut mobiliser tous les menuisiers sculpteurs d’une région où le travail du bois a toujours été à l’honneur. Leur dessin est attribué à Jean de Bruxelles. Les sièges, les dossiers, les dais présentent un luxe de détails ornementaux et de statuettes qui comptent parmi les chefs-d’œuvre du genre. Les stalles du côté gauche offrent des scènes du Nouveau Testament et des personnages satiriques. Celles du côté droit se rapportent à des personnages et à des scènes de l’Ancien Testament.

 

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Ansauvillers dans l’Oise

Posté par francesca7 le 26 septembre 2013

Ansauvillers dans l'Oise dans Oise telechargement-21

située dans le département de l’Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Achèrois.

Cité à partir du viiie siècle dans un acte testamentaire pour diverses donations faites a l’Abbaye de Saint-Denis par Adhalard, le 25 novembre 766, et souscrit à Ansoaldo- Villare. La commune est établie sur une ancienne voie romaine, dite « chaussée de Brunehaut », reliant Amiens à Senlis.

Les agriculteurs d’Ansauvillers retrouvent régulièrement, dans leurs champs, des silex polis datant de la fin du néolithique (-3300 avant J.-C.), preuve que le secteur était déjà habité à cette époque. Une hypothèse archéologique explique la présence de ces « polisseurs » de pierres par la richesse du territoire en blocs de grès très durs, permettant le travail du silex, pour la réalisation d’outils en pierre polie.

telechargement-31 dans VILLAGES de FRANCEJusqu’au milieu du xviiie siècle, les habitants étaient en majorité cultivateurs ou manœuvriers. Mais l’économie d’Ansauvillers semble s’être développé autour de deux activités principales :

  • L’industrie du chanvre textile au travers de sa culture et de la filature (travaux d’hiver) : draperie, fil, toiles… (à signaler la présence d’un grand marché de la draperie dans le secteur d’Ansauvillers). L’Activité déclina avec l’arrivée de la mécanisation et la population locale diminua de ce fait. Il reste aujourd’hui quelques vestiges de cette activité dans le non des lieux-dits ainsi qu’au travers des mares de rouissage du chanvre.
  • L’exploitation des carrières de grès (présentes encore dans les bois du territoire) pour la fabrication des pavés, marches, bornes…

En 1842, opposition des agriculteurs d’Ansauvillers (et de Breteuil) au passage de la ligne Paris-Lille qui sera détournée sur Gannes (chantier de 1842 à 1846).

En 1936-1940, création du château d’eau alimentant Gannes et Ansauvillers.

L’origine du nom de ce village peut avoir deux origines :

  • Provenir du terme latin « Anser » (l’oie) et « Villare » (village/Domaine agricole) et pourrait vouloir dire « Village aux oies ».
  • Avoir pour origine l’association entre le prénom germanique « Ansoald » et le terme latin « Villare » pour donner « le Domaine d’Ansoald ».

Le prénom Ansoald viendrait du terme gothe « Ansis »(Dieux germains apparentés aux Ases nordiques) et « Wald »(Puissant) voulant dire « Puissant comme les Asis ».

La seconde hypothèse est privilégiée par les historiens.

Les armes de Ansauvillers se blasonnent ainsi :Parti : au premier de gueules, à la fasce d’or accompagnée de sept merlettes d’argent, quatre en chef rangées en face et trois en pointe bien ordonnées ; au second de gueules, à six anneaux posés 3, 2 et 1, le second de la première rangée chargé en cœur d’un besant du même.

Le blason est visible dans L’église castrale et la mairie d’Ansauvillers Il est la réunion de deux blasons :

En partie gauche : celui de la famille de L’Isle-Adam avec ses 5 merlettes

En partie droite un autre blason d’origine indéterminée : Blason des Marivault (Marivault)? Ressemble aussi aux armes de la famille de Prunelé (Prunelay) sans le besant mais pas de lien établi actuellement.

Blason connu antérieurement : D’azur, à la baude fuselé d’argent, accompagnée en chef d’une étoile d’or, posée au flanc senestre de l’écu.

 

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Enlumineur d’antan

Posté par francesca7 le 30 juin 2013

Atelier d’enluminure
Claire Guillemain (Maine-et-Loire)

 Enlumineur d'antan dans ARTISANAT FRANCAIS enlumine

En prononçant le mot « enluminure », on pense tout de suite à « lumière » ; effectivement ce terme est tiré du latin « illuminare » qui veut dire mettre en lumière, donner la lumière au texte par l’intermédiaire de l’image et de la couleur. Symboliquement l’image illumine le texte en clarifiant le sens de celui-ci ; l’or et l’argent employés vont le rehausser de leur éclat. Ce qui caractérise cet art et lui confère sa richesse, ce sont la minutie et la finesse de la réalisation dans les moindres détails.

Claire GUILLEMAIN, artiste enlumineur, s’est passionnée toute jeune par l’histoire médiévale et par le dessin. C’est donc à travers les livres d’histoire qu’elle a découvert l’enluminure et a tout d’abord essayé de recopier certains détails. Ne voulant pas en rester là, elle a cherché à découvrir ces techniques quelque peu oubliées et pour cela a intégré l’Ecole Française d’Enluminure, aujourd’hui disparue. Après deux ans de formation, elle consacra quelque temps à l’étude des techniques avec les outils et matériaux de l’époque (préparation des pigments natures, dorure à la feuille d’or, etc.). Il est nécessaire lorsque l’on pratique l’enluminure traditionnelle, de respecter ces techniques. La pratique de l’Enluminure l’a tout naturellement amenée à se pencher sur la Calligraphie ; ces deux arts étant complémentaires et indissociables, l’image mettant en valeur, le texte écrit.

UN PEU D’HISTOIRE 
L’essor du manuscrit enluminé est indissociable de la généralisation de l’usage du parchemin (peau d’animal). Le parchemin va permettre la création du « codex » (livre tel qu’il se présente de nos jours) qui remplace le rouleau de papyrus. Les feuilles plates du parchemin rendent l’utilisation du codex plus facile.

Au Moyen Age, le livre n’est pas un simple objet, il a valeur d’un signe, il porte le témoignage de la Promesse du Salut chrétien et sa valeur n’est pas moindre que celle de la croix. « La religion chrétienne est une religion du livre » Otto PACHT. Au début du Moyen Age, les livres étaient conservés sur l’autel de l’église, ce qui montre le symbole qui les caractérise.

Un des phénomènes les plus typiques de l’enluminure est la confrontation de l’écriture et de l’image qui a contribué à la naissance de la Lettrine (la lettre décorée permet de faire ressortir un passage important du texte). De la lettrine simple, les artistes du Moyen Age vont laisser courir leur imagination en créant la lettre figurée, la lettre historiée, jusqu’aux enluminures en pleine page de la période gothique. Du Ve siècle au XIIe siècle, les enluminures seront réalisées dans les monastères ; au XIIe siècle, avec le développement des universités, des ateliers laïcs voient le jour. La haute société va devenir férue de cet art, cette nouvelle clientèle va permettre à ces nouveaux artistes, les enlumineurs, de se développer et de se regrouper en corporation. La réalisation d’un livre est très coûteuse, les plus beaux manuscrits n’auraient jamais existé sans le soutien de mécènes tels que Jean de Berry, Charles V, etc.

L’âge d’or de l’enluminure en France est le XVe siècle, mais avec l’apparition de l’imprimerie, la réalisation du manuscrit enluminé est devenu très coûteux ; les oeuvres vont se raréfier jusqu’à la fin du XVIe siècle où elles disparaissent. La redécouverte de cet art merveilleux est importante pour notre époque ; sans l’enluminure nous n’aurions que très peu de traces de la vie quotidienne au Moyen Age ; on se fait par exemple une idée de l’habillement en regardant les enluminures qui représentent soit les princes, soit les gens du peuple dans leurs habits de la vie de tous les jours ou lors de cérémonies fastueuses.

atelier4 dans ARTISANAT FRANCAISLA TECHNIQUE 
La réalisation d’une enluminure se fait en respectant les règles du passé, ce qui n’exclut en rien la création personnelle. Créer en respectant les critères médiévaux nécessite une connaissance importante de l’iconographie et de la stylistique variant suivant les périodes et les régions, (ex. le costume, l’architecture).

Le parchemin (peau de veau, agneau, chèvre) préparé, est dégraissé avec du fiel de boeuf. Après esquisse au crayon sur un brouillon, on dessuie (recopie) à la mine de plomb ou au crayon sur le parchemin le modèle à exécuter. On intervient en premier par la pose de la dorure, la feuille d’or est appliquée sur un « gesso », celui-ci servant à obtenir un volume. Les couleurs sont préparées avec des pigments naturels broyés et mélangés avec des détrempes à l’oeuf et à la gomme arabique. L’application se fait en superposant les couches de couleur, du plus clair au plus foncé afin d’obtenir du volume, en dégradant à chaque nouvelle couche. Des petits pinceaux en poil de martre sont utilisés afin d’obtenir les détails les plus fins possibles.

L’activité artistique de Claire GUILLEMAIN réside autour de deux grands thèmes :

  1. La réalisation d’oeuvres :
    • Copie d’une page enluminée sur commande, création d’une enluminure à l’occasion d’une fête historique ou sur un thème particulier, calligraphie de texte enluminé, frise créée en fonction du sujet du texte.
    • Œuvres héraldiques, blasons réalisés sur parchemins pour particuliers, corporations ou villes, chartes de jumelage, menus pour fête, etc.
  2. L’enseignement et la transmission de ce savoir : il est nécessaire de transmettre ces techniques pour que la connaissance de cet art se développe.
    • Intervention en milieu scolaire (tous niveaux)
    • cours pour adultes à Nantes et Cholet
    • Stages en Maine-et-Loire, Vendée, Loire-Atlantique (déplacement pour un groupe sur toute la France)
    • Cours d’enluminure par correspondance.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT : 
CLAIRE GUILLEMAIN – ATELIER D’ENLUMINURE
« Lala » – 49360 Maulevrier
Web www.enlumine.org

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Recherches héraldiques SUISSES

Posté par francesca7 le 7 juin 2013

 

 

Recherches héraldiques SUISSES dans AUX SIECLES DERNIERS suisses-300x194Presque tous les Suisses ont des armoiries. Même si beaucoup se sont eux-mêmes octroyés leurs blasons, on s’intéresse beaucoup à la science héraldique en Suisse. L’influence de certains pays étrangers, à divers époques, se reflète dans les armories nationales. Elles ont été accordées aux citoyens suisses à diverses périodes de l’histoire par les Allemands, les Français, les Hongrois, les Bohémiens et même les Anglais.

 Nous trouverons aussi de nombreuses armoiries où l’armet traditionnel est remplacé par le « bonnet de la liberté de Guillaume Tell ».

  L’emploi des armoiries fédérales est soumis à des conditions différentes La croix suisse est définie comme une croix blanche, verticale et alésée, placée sur un fond rouge et dont les branches, égales entre elles, sont d’un sixième plus longues que larges.

Les armoiries officielles sont constituées d’une croix suisse placée dans un écusson. Les reproductions fidèles ou les reproductions partielles des armoiries sont dorénavant réservées aux collectivités, tout comme les signes susceptibles d’être confondus avec elles. Il ne suffit donc pas de modifier les proportions des armoiries protégées ou d’utiliser une autre forme d’écusson, ni d’utiliser une autre couleur, si elle ne se différencie pas clairement de la couleur du signe protégé, pour écarter le risque de confusion.

Ainsi, une croix blanche verticale sur un écusson à fond orange est un signe susceptible d’être confondu avec les armoiries de la Confédération, parce que la couleur choisie ne se distingue pas suffisamment du rouge utilisé dans les armoiries nationales. Une croix blanche verticale sur un écusson à fond bleu est par contre propre à exclure tout risque de confusion, de sorte que son emploi n’est soumis à aucune condition particulière.

 

 

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Recherches héraldiques en Belgique

Posté par francesca7 le 2 juin 2013


UN FORUM à votre disposition : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Recherches héraldiques en Belgique dans AUX SIECLES DERNIERS noblesse-217x300

Il semble qu’en Belgique, seule la noblesse privilégiée, du roi aux chevaliers, ait eu le droit de porter des armoiries. Vous trouerez les armories des vieilles familles belges ainsi que celles des familles anoblies par ses divers conquérants. L’histoire de la Belgique est tumultueuse. En effet, ce pays a subi l’influence de nombreuses régions, et vous devez donc vous attendre à trouver des armories et des symboles qui ressemblent à ceux du Saint Empire romain, des Espagnols, des Français et des Hollandais.

 Fondé en 1942, l’Office généalogique et héraldique de Belgique (OGHB) compte en 2010 un millier de membres intéressés par la généalogie et/ou l’héraldique. Leur champ d’intérêt couvre toutes les régions de Belgique, même si le caractère de l’association est résolument francophone. La renommée de l’association est liée notamment au sérieux de ses publications, ainsi qu’à l’expertise de nombreux dirigeants de l’association, et ce, dès sa création.

Le Parchemin est une publication bimestrielle de l’office généalogique et héraldique de Belgique créée en 1936. C’est une revue où sont publiées des études sur des sujets divers et variés touchant à la généalogie ou à l’héraldique.

  • Notes généalogiques sur des familles belges ou étrangères
  • Études sociologiques sur l’évolution en Belgique de la population et de sa structure
  • Études historiques ou juridiques sur les changements de la législation en matière généalogique
  • Rubrique « Héraldique vivante »
  • Bibliographie contenant la description d’ouvrages récents ou de revues sur des sujets intéressants
  • Comptes-rendus de colloques ou séminaires nationaux ou internationaux

A noter qu’en matière d’armoiries de personnes appartenant à la noblesse officielle du royaume, seul le Conseil de Noblesse est compétent. Par ailleurs, ce Conseil examine toute requête en reconnaissance de noblesse, adressée au Roi. La jurisprudence de ce Conseil, appelé antérieurement Conseil héraldique de Belgique, a fait l’objet d’une publication bilingue: P. De Win (éd.), Le droit nobiliaire et le Conseil héraldique (1844-1994), Bruxelles, 1994, 274 pp. Pour toute information, s’adresser au Conseil de Noblesse, c/o Ministère des Affaires étrangères, à l’attention du greffier, M. Paul De Win, Egmon II, rue des Petits Carmes 15, 1000 Bruxelles.

De 1974 à 2011, l’Office a enregistré près de 400 blasons anciens ou nouveaux dans la rubrique « Héraldique vivante » de sa revue Le Parchemin. Tous ces blasons sont consultables dans l’Armorial Héraldique vivante sur le présent site. Dans un esprit de service aux membres, l’Office est présentement disposée à aider et à conseiller ses membres pour la préparation de leurs dossiers auprès des Conseils héraldiques des deux communautés. Si vous désirez bénéficier de ces conseils et que vous êtes membre de notre association, vous pouvez  prendre contact avec notre secrétariat.

 

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Couleurs et formes utilisées en héraldique

Posté par francesca7 le 27 mai 2013


 

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Vous réaliserez que même les teintes utilisées en héraldique représentent un indice sur le détenteur des armories. Les émaux sont divisés en métaux, couleurs et fourrures. Les métaux utilisés sont l’or et l’argent.

 L’or (doré ou jaune) marque la générosité, la bravoure ou la persévérance. L’argent (argenté ou blanc) symbolise la sérénité et la noblesse. Les couleurs sont ; gueules (rouge), sinople (vert), sable (noir), azur (bleu) et pourpre (violacé). Le rouge symbolise le courage et le pouvoir créatif. Le vert signifie l’espérance et une grande vitalité, tandis que le noir représente le repentir et la vengeance. E bleu et le pourpre symbolisent la loyauté et la splendeur.

Couleurs et formes utilisées en héraldique dans AUX SIECLES DERNIERS formes-utilisees-214x300

 Les fourrures les plus fréquemment utilisées sont l’hermine et le vair. L’hermine symbolise la dignité et la noblesse, tandis que le vair indique une haute marque de dignité. Les couleurs rouge-pourpre et orange-tanné sont rarement utilisées, car ces deux couleurs marquent la honte suite à un « honneur amoindri ». Par ce que les motifs étaient de grande importance sur le champ de bataille, il en fut de même pour le déploiement des couleurs.

 La règle principale à se rappeler ici est la suivante : le métal est toujours exhibé sur la couleur et la couleur est toujours exhibée sur le métal. Par exemple, bleu sur or et non bleu sur vert, car la précision ou la distinction des motifs en serait réduite.

 La blason est orné de diverses couleurs : on distingue les émaux au nombre de cinq (l’azur, le geules, le sable, le sinople et le pourpre), deux métaux (l’or et l’argent), et diverses fourrures. Les couleurs sont soit peintes selon le ton qu’elles indiquent, soit représentées sous forme de dessins en noir et blanc, grâce à un système de lignes et de points créé au 17ème siècle par Hérald Silvestre de Petra-Sancta.

 

LES EMAUX

Note : dans l’explication des divers signes et symboles, nous employons à dessein les termes de droite et de gauche en nous plaçant par rapport au lecteur. C’est seulement lorsque nous lirons ensemble quelques blasons que nous nous placerons alors par rapport au porteur et emploierons les termes d’usage de dextre et de senestre.

1.L’or. 
a.Couleur jaune.
b.Planète : le soleil.
c.Pierre : la topaze.
d.Symbolisme : noblesse, intelligence, vertu
Couleur du soleil et du plus précieux des métaux il symbolise la pureté, la majesté et le principe divin manifesté dans la matière.
Selon les pays il est la vie, la vérité, la raison ou l’immortalité.

2.L’argent. 
a.Couleur gris ou blanc.
b.Planète : la lune.
c.Pierre : la perle.
d.Symbolisme : sagesse, richesse
En général : symbole de l’élément terre, le blanc représente la pureté, la virginité et la transcendance, mais il est également lié à la pâleur du cadavre. Selon les civilisation c’est la mort, le deuil, la couleur du centre du monde qui signifie l’ascension spirituelle vers la lumière et le retour à l’unité

3.Gueules
a.Couleur : Rouge.
b.Planète : Mars
c.Pierre : le rubis.
d.Symbolisme : désir de servir sa patrie, amour
En général : symbole universel de l’élément feu, le rouge représente le principe de vie qui gouverne le monde animal, l’énergie circulant dans le corps, les émotions fortes. C’est la couleur de la guerre, de la force, de la virilité, de l’action.

4.Azur
a.Couleur : Bleu.
b.Planète : Jupiter.
c.Pierre : Saphir.
d.Symbolisme : fidélité, persévérance, loyauté
En général : à la fois profond et immatériel, le bleu, couleur de l’azur représente l’intelligence, la paix et la contemplation. C’est le ciel, l’infini, le vide d’où jaillit l’existence et auquel il retourne.

5.Sable
a.Couleur : Noir (gris foncé en fait)
b.Planète : Saturne.
c.Pierre : diamant.
d.Symbolisme : tristesse, humilité
En général : Selon les civilisations c’est le symbole de la mort, du mal, du deuil, du monde souterrain, du temps, de la fécondité ou de la renaissance

6.Sinople
a.Couleur : Vert.
b.Planète : Vénus.
c.Pierre : émeraude.
d.Symbolisme : liberté, joie, santé, espoir, honneur
En général : symbole de l’élément eau, le vert est lié au monde des sensations, mais il représente aussi la nature, dans ses processus de germination et de putréfaction.

7.Pourpre
a.Couleur : violet 
b.Planète : Mercure.
c.Pierre : améthyste.
d.Symbolisme : Majesté royale et impériale, souveraineté et justice, largesse. 
Selon les civilisations c’est le symbole de la mort, du mal, du deuil, du monde souterrain, du temps, de la fécondité ou de la renaissance. Symbole de l’Eglise.

8.Carnation
a.Couleur : Rose tendre
b.Symbolisme : aucun, couleur chair dans les représentations humaines.

9.Orange
a.Couleur : orange. (héraldique anglaise)
b.Symbolisme : indéfini, ambition et valeur

10.Sanguine
a.Couleur ; rouge foncé – lie de vin.(héraldique anglaise)
b.Symbolisme : La patience, bataille, victoire.

11.Terre.
a.Couleur ; marron.
b.Symbolisme : nature.

 

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FOURRUES OU PANNES :

L’hermine, représentée par un champ blanc moucheté du motif de la queue d’hermine, symbolise la dignité et la noblesse.

Le Vair, composé à l’origine de pièces de fourrures, représenté maintenant par de petites cloches alternées d’argent et d’azur, en lignes horizontales, symbolise une haute marque de dignité.

 

METAUX

L’Or (jaune), représenté par un pointillé, symbolise la générosité, la bravoure et la persévérance.

L’ARGENT (blanc), représenté par un champ nu, symbolise la sérénité et la noblesse.

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Symboles et signification de l’héraldique

Posté par francesca7 le 27 mai 2013

 

 

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 Il est facile d’apprendre les différents termes de la science héraldique et le nom des parties de la cotte d’armes. Des armoiries complètes sont composées d’un bouclier, d’un cimier et, éventuellement d’une devise. Le bouclier, ou écu est l’élément principal. Le cimier (un animal en général) est placé au sommet de l’écu. La devise peut être dans n’importe quelle langue, mais elle est souvent en latin, en français ou en anglais.

Symboles et signification de l’héraldique dans AUX SIECLES DERNIERS herarldique Dans de nombreuses armoiries, on trouve un casque ou des supports (soutiens ou tenants) en plus de l’écu. Beaucoup de blasons comportent des accessoires comme le lambrequin et la guirlande. Le lambrequin servait à l’origine à protéger le chevalier des rayons directs du soleil et à empêcher son armet de rouiller et de s’oxyder. La guirlande symbolise le dispositif de protection de l’endroit où le cimier était attaché à l’armet du chevalier. Il est important de noter que le mot « blason » est le terme technique approprié pour une cotte d’armes.

 Les diverses formes de boucliers : On distingue l’écu rectangulaire, appelé targe ou parme, des anciens Romains : le bouclier de forme ronde, appelé rondache ou rondelle ; les boucliers des anciens Gaulois qui sont rectangulaires, carrés ou échancrés ; le bouclier ovale des Italiens ; l’écu en bannière porté par les Bretons ; les Francs qui portent l’écu de bois rectangulaire arrondi sur la partie inférieure ou losangé, et bien d’autres encore.

 Les parties de l’écu : Lorsque l’on décrit, lit ou établit un blason, il faut toujours nécessairement tenir compte du fait que l’on se place à la positon du porteur de l’insigne. C’est ainsi que les notions de droite (dextre) et de gauche (senestre) sont inversées par rapport au lecteur. Le terme « teinture » correspond aux couleurs utilisées sur les armories. Les tentures représentent deux métaux, sept émaux et diverses fourrures.

LE CHAMP : L’écu quand il n’a aucune division, est dit plein de la couleur du métal ou de l’émail. Quand une ligne coupe le blason horizontalement, on dit que le bouclier est blasonné « par fasce ». Si la ligne est verticale, l’écu est blasonné « par pal » ; en diagonale de dextre à senestre « par barre de bâtardise ». Les lignes, qui ne sont ni simples ni droites, ont des noms particuliers, comme nébulées, dentées ou crénelées.

 1ère division : parti, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne verticale ;

-       coupé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par la ligne horizontale ;

-       tranché, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de la langue du chef à l’extrémité du flanc senestre, c’est à dire à droite pour celui qui regarde ;

-       taillé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de l’angle senestre du chef au flanc dextre, c’est-à-dire à gauche pour celui qui regarde ;

-       écartelé en sautoir, c’est la combinaison du tranché et du taillé ;

-       tiercé en pal est la division en trois parties égales par deux lignes verticales et dont une division est toujours soit un métal, soit un émail, et les deux autres vice versa.

-       Le tiercé en bande est le même que le tiercé en fasce, de même que le tiercé en barre ainsi que toutes les divisions qui découlent des divisons fondamentales précédentes.

LES MEUBLES

Le blason donne ensuite la description du meuble. Presque tout ce qui peut être symbolisé par une couleur ou une forme peut être un meuble. Les meubles représentent des animaux, des personnes, des monstres, des créatures divines, des objets naturels ou fabriqués. Les meubles sont souvent composés d’un seul mot qui simplifie la tâche de description. Par exemple, un lien debout sur ses pattes arrières avec les pattes de devant levées est dit « rampant ». Un aigle, qui regarde par-dessus son épaule droite avec les serres et les ailes déployées, s’appelle un « déployé ».

 Les meubles sur le champ les plus souvent utilisés sont les lions, les roses et les lys. Puis, il y a les pièces honorables. Ce sont des figures géométriques utilisées comme meubles de champ. Les sept pièces honorables sont la bande, le chevron, le chef, la croix, la fasce, le pal et le sautoir. Les quatorze pièces sous-honorables sont l’annelet, la billette, la bordure, le canton, le flaunch, le fet, le gyron, l’écusson, le label, le losange, l’orle, la pile, la rosace et le tressure. Les lignes de partition servent à séparer le champ et la bordure, les pièces honorables et les pièces sous-honorables. Les huit styles de base sont l’ondulé, le nébulé, ‘engrené, le dentelé, le danté, le crénelé, le danché et la ligne en lambel.

 On distingue différentes figures qui sont la combinaison des huit divisions fondamentales dont nous avons parlé précédemment et qui constituent :

-       le sautoir,

-       le chevron renversé, tourné, contourné,

-       le chevronné de diverses pièces, entrelacé, burelé, abaissé vers la ponte de l’écu,

-       les fasces mises l’une dans l’autre, c’est-à-dire la moitié de l’écu supérieur en selle inférieure ou la fasce dentée placée au centre de l’écu,

-        les pals ondés verticalement ou horizontalement et les bandes chevronnées de trois pièces, par exemple.

 220px-Armoiries_Roederer dans AUX SIECLES DERNIERSLe blason peut être orné d’arbres, de fleurs, de plantes et de fruits : ces pièces sont en général comparées aux hommes bons et mauvais et chacun d’eux a un sens caché sous son écorce. En ce qui concerne les arbres, le sapin, étant donné sa hauteur prodigieuse, représente la souveraineté ; le palmier signifie victoire et abondance ; le laurier est le symbole du triomphe : l’olivier, celui de la paix et de la concorde : le chêne symbolise la force et la longue vie : le grenadier et le myrte représentent l’amitié. Le cyprès est le symbole du deuil et de la mort, on le compare aussi à la beauté inexorable. Le pin est aussi symbole de la mort pour le même motif que le cyprès ; une fois coupé, il ne produit pas de rejeton. Le noyer représente l’innocence persécutée. La vigne est le symbole d’intempérance, elle signifie aussi réjouissance et liesse.

 Pour ce qui est des fleurs : les roses rouges symbolisent la beauté et l’amour ; l’oranger, représenté par l’orange, symbolise la dissimulation : le pommier, la fécondité : les fleurs de pensée, d’ancolies et la violette symbolisent la piété envers Dieu ; le tournesol est le symbole de l’homme de bien. Enfin, la corne d’abondance, pleine de fleurs débordantes, signifie libéralité, opulence, liesse et prospérité.

 Des animaux peuvent être représentés. On distinguera le lion, qui est, depuis la plus haute antiquité, déclaré le roi de tous les animaux quadrupèdes ; symbole de puissance et de force. Le lion rampant ne se blasonne pas car c’est sa position ordinaire. Le jeune lion est appelé lionceau. Lorsque le lion est représenté passant, on l’appelle léopard, ou léopardé lorsque la gueule est de face. Il représente spécifiquement la réalisation d’une entreprise hardie effectuée avec force et courage.

 D’autres quadrupèdes peuvent figurer sur le blason : la panthère est le symbole de la légèreté (elle représente la femme) ; le griffon est un animal imaginaire et dénote la vigilance ; le cerf est le symbole de la vitesse et de la crainte ; la licorne est un animal très beau, très noble, qui combat les choses impures ; le sanglier représente la fureur guerrière et la brutalité ; le loup symbolise un vaillant capitaine, mais il dénote aussi un homme paillard et menteur ; les louves sont comparées aux femmes de mauvaise vie.

 On trouve encore d’autres animaux tel le basilic, le serpent, le renard, le tigre, le taureau, le bélier, le chien, le chat, la guivre, la vipère, le dauphin, le cheval, l’hydre, les divers coquillages ; ces différentes figures pouvant être blasonnées ; ailées, dragonnées, adossées, chevillées, ondoyantes, barbées, diadémées, couronnées….

 Parmi les oiseaux et les poissons on distingue : l’aigle, qui est qualifié de roi des oiseaux, il fait sa demeure sur le sommet des montagnes les plus élevées pour s’approcher au plus près des rayons du soleil. On le blasonne ordinairement déployé, c’est-à-dire à deux t^tes, becqué, langué, lampassé, diadémé. Son diminutif est l’alérion ; le merle ayant comme diminutif les merlettes. Les éperviers sont le plus souvent blasonnés comme chaperonnés, liés, perchés, ailes ouvertes ou ployées. De même que le faucon, le vautour. La colombe tient dans son bec un rameau d’olivier, la chouette est couronnée d’or, le paon fait la roue et le pélican a l’estomac ensanglanté de geules.

 Les châteaux, les tours et portails peuvent faire l’objet de représentation sur les blasons. Les châteaux ou maisons sont toujours émaillés et les liaisons sont de sable, de même en ce qui concerne les tours qui peuvent être rondes, carrées, avec ou sans créneaux. Le donjon peut être sommé d’une girouette ou de diverses bannières. L’église ou chapelle est dite couverte, accompagnée ou non d’une ou plusieurs tours. Le portail peut être ouvert ou fermé, de même que la maison. Cette dernière peut être ornée de colonnes mises en pal, qui elles-mêmes, peuvent supporter un lion ou un aigle, par exemple.

 Pour plus d’informations voir ici : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lotec/EcoleCinema/robindesbois/heraldique2.pdf

 

 

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Histoire de l’Abbaye de Fontevraud

Posté par francesca7 le 24 mai 2013

 (maine et Loire)

Histoire de l’Abbaye de Fontevraud   dans EGLISES DE FRANCE abbaye

La fondation

L’abbaye de Fontevraud est fondée en 1101 par le moine et ermite Robert d’Arbrissel. En 1096, celui-ci reçoit du pape Urbain II en visite à Angers, une mission de prédication. Devenu prédicateur itinérant, Robert d’Arbrissel se voit bientôt suivi par une foule nombreuse, d’hommes et de femmes de différentes classes sociales. Il s’installe entre 1099 et 1101 dans un vallon nommé Fons Ebraudi et y fonde avec ses disciples une maison mixte, rompant avec les règles du monachisme ordinaire. En période de réforme grégorienne, l’attitude de Robert lui attire les foudres de la hiérarchie religieuse : la cohabitation d’hommes et de femmes dans un même lieu passe mal, et Robert scandalise quand il dort au milieu des femmes. Cette proximité entre les sexes voulue par Robert s’explique par la pratique par l’ermite du syneisaktisme, pratique ascétique qui consiste en la cohabitation chaste de personnes de sexe différent afin de surmonter les tentations charnelles.

En 1101, la maison se transforme en un monastère double. Il sépare ainsi les hommes (le monastère Saint-Jean-de-l’Habit) des femmes (le monastère du Grand-Moûtier). Deux autres structures sont également créées: le monastère de la Madeleine pour les pécheresses repenties et le couvent Saint-Lazare pour les lépreux . L’ordre de Fontevraud est reconnu dès 1106 par l’évêque de Poitiers et par le pape Pascal II. Les premiers bâtiments sont bâtis dans le premier quart du xiie siècle, peu après la fondation. Les grandes familles de l’aristocratie locale, les comtes d’Anjou notamment, ne tardent pas à soutenir la fondation. Ermengarde d’Anjou est un des premiers membres de la famille comtale angevine à prendre l’abbaye en considération. Fille de Foulque le Réchin, elle fait ratifier par son frère, Foulque V, ses dons à l’abbaye de Fontevraud. Elle s’y retire vers 1112 et ne quitte l’abbaye qu’en 1118. L’année suivante, on consacre le chœur et le transept de l’église abbatiale, bientôt suivi de la nef à coupoles.

Robert d’Arbrissel fixe alors les premiers statuts de l’abbaye à destination des moniales. Quand il décide de reprendre son itinérance, il confie la direction de l’abbaye à une femme, Hersende de Champagné. Une première abbesse, Pétronille de Chemillé, est ensuite élue en octobre 1115, avant la mort de Robert, le 25 février de l’année suivante. Son corps est enterré dans le chœur de l’abbatiale de Fontevraud, alors en construction. De nombreux religieux refusent cependant de se soumettre à l’administration d’une femme, et certains décident de déserter le monastère. Pétronille de Chemillé puis Mathilde d’Anjou, qui lui succède en 1149, décident de faire intervenir le pape pour faire cesser les départs. Le problème disparaît après l’intervention du pape Anastase IV en 1154. Il réapparaît cependant plus tard au xviie siècle.

Pendant tout le xiie siècle, l’ordre de Fontevraud n’en finit pas de s’étendre : à la mort de Robert d’Arbrissel, il compte déjà 35 prieurés, regroupant deux mille religieux et religieuses. Suger, abbé de Saint-Denis, comptabilise entre quatre et cinq mille moniales vers 1150. À la fin du siècle, on compte une centaine de prieurés dans toute la France, puis par la suite, en Espagne et en Angleterre.

La nécropole des Plantagenêts

La transformation de l’abbaye en nécropole dynastique des Plantagenêts participe grandement à son développement. Henri II, marié à Aliénor en 1152, y fait sa première visite le 21 mai 1154. Le couple confie à l’abbaye ses deux plus jeunes enfants : Jeanne, née en 1165, et Jean, futur roi d’Angleterre. Ce dernier quitte l’abbaye après cinq ans, tandis que Jeanne ne la quitte qu’en 1176, pour son mariage. En 1180, Henri II finance la construction de l’église paroissiale de Fontevraud, l’église Saint-Michel, construite près de l’abbaye. En 1189, épuisé moralement et physiquement par la guerre que lui mènent ses fils et le roi de France, Henri II meurt à Chinon. Aucune disposition n’avait été prise pour préparer les funérailles. Bien que l’ancien roi ait pu parler d’être enterré à Grandmont, dans le Limousin, il est difficile de transporter le corps en plein été et personne ne souhaite prendre le temps du voyage. Fontevraud est alors choisie par commodité, afin de parer au plus pressé.

320px-Loire_Maine_Fontevraud1_tango7174 dans EGLISES DE FRANCERichard Cœur de Lion meurt le 6 avril 1199, à Châlus-Chabrol. Sur le choix de sa mère Aliénor, la dépouille est conduite à Fontevraud et enterrée le 11 avril aux côtés de son père. Jean Favier émet l’idée qu’avec ce choix, Aliénor souhaite créer une nécropole dynastique, sur les terres ancestrales de la famille Plantagenêt, mais également à la frontière avec le Poitou, et l’Aquitaine, sa terre natale. Jeanne, affectée par la mort de son frère, se rend à Rouen auprès de son frère cadet, Jean. Enceinte et affaiblie, elle fini par se retirer à Fontevraud et y meurt le 11 juillet 1199 en donnant naissance à un enfant, Richard, qui vivra juste assez pour être baptisé.

En 1200, de retour de Castille, Aliénor décide, à plus de 80 ans, de se retirer quasi définitivement à Fontevraud. Elle meurt quatre ans plus tard, le 1er avril 1204 à Poitiers, et est enterrée aux cotés de son mari, de son fils Richard et de sa fille Jeanne. Après la mort d’Aliénor, ses fils et petit-fils continuent de considérer l’abbaye comme une nécropole familiale. En 1250, Raymond, comte de Toulouse et fils de Jeanne, est enterré à sa demande auprès de sa mère. En 1254, Henri III, fils de Jean, organise le transfert de la dépouille de sa mère Isabelle d’Angoulême, alors enterrée en Angoumois à l’abbaye Notre-Dame de La Couronne, jusqu’à Fontevraud. Son cœur y est déposé à sa mort.

Le déclin

La fin de l’empire Plantagenêt met l’abbaye dans une situation délicate. Ses possessions s’étendent sur tout le domaine de l’ancien territoire plantagenêt, y compris en Angleterre. Les possessions angevines et tourangelles sont passées du coté du roi de France, mais celles de Poitou et de Guyenne sont encore sous influence anglaise plus ou moins forte qui participe à une sorte d’anarchie féodale en Aquitaine. Cette situation s’ajoute à la pauvreté croissante de l’ordre de Fontevraud. À la fin du xiie siècle, l’abbesse Mathilde de Flandre fait mention de « l’excessive pauvreté dont nous souffrons ». Pour pallier ces difficultés financières, en 1247, les moniales sont autorisées à bénéficier des biens de leurs parents en succession. La création de nouveaux prieurés fontevristes est arrêtée. En 1248, le pape Innocent IV impose l’abbaye de dix livres tournois pour l’entretien de l’évêque de Tibériade, contribution refusée par l’abbesse qui prétexte le coût que représentent les 700 religieux et personnels de l’abbaye à nourrir. En cette fin de xiiie siècle, l’abbesse est obligée d’échanger le domaine des Ponts-de-Cé près d’Angers au comte d’Anjou contre une rente de 300 setiers de blé et 70 livres en argent. En 1297, l’évêque fixe le nombre maximum de moniales du Grand-Moutier à 300, contre 360 auparavant http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Fontevraud – cite_note-NH27-27.

Aux difficultés financières s’ajoute le début de la guerre de Cent Ans. En 1369, l’abbaye perd environ 60 % de ses rentes foncières, aggravant une situation financière déjà difficile. L’abbaye n’est pas pillée pendant la guerre, mais les environs sont ravagés à plusieurs reprises en 1357, 1369 et 1380. En 1460, Guillaume de Bailleul, prieur de Saint-Jean de l’Habit, rapporte l’affaiblissement de l’ordre fontevriste. Il visite cinquante prieurés, dont trois sont abandonnés par les fontevristes. La plupart ne comptent plus que quelques religieux.

Le renouveau

220px-Abbaye_Fontevraud_-_CuisinesÀ son arrivée à la tête de l’abbaye en 1457, l’abbesse Marie de Bretagne, fille de Richard d’Étampes s’empresse de réformer l’ordre: elle supprime les prieurés trop pauvres et rédige une nouvelle règle. Aussitôt sacré, le roi Louis XI n’hésite pas à soutenir l’abbaye. Il en confirme de nouveau les privilèges le 15 octobre 1479. Malgré l’appui du pape, la successeure de Marie de Bretagne, Anne d’Orléans, peine à imposer la réforme aux moniales. En 1491, seul six prieurés de l’ordre sont réformés.

Renée de Bourbon est élue abbesse en 1491, à la mort d’Anne d’Orléans. Elle est la première des cinq abbesses issues de la famille royale de Bourbon à être élue à Fontevraud. Aussitôt élue, elle fait appliquer la réforme et entreprend une rénovation architecturale. Sous son abbatiat, sont construites la clôture de l’abbaye longue d’un kilomètre trois cents et une galerie accolée au transept nord de l’abbatiale. Elle réaménage la partie sud du cloître en y construisant à l’étage quarante-sept cellules pour les moniales, et fait reconstruire le réfectoire. Louise de Bourbon lui succède et poursuit la rénovation du Grand Moutiers en reconstruisant les trois autres galeries du cloître et en aménageant l’aile est. Elle fait reconstruire dans cette dernière la salle de la communauté et la salle capitulaire où le peintre angevin Thomas Pot réalise les peintures de la Passion du Christ. En 1558, une inondation détruit la plupart des bâtiments de l’infirmerie Saint-Benoît, tout en épargnant la chapelle. Louise de Bourbon meurt en 1575, après avoir été abbesse pendant 41 ans. C’est Éléonore de Bourbon qui lui succède, poursuivant elle aussi les travaux. Elle termine le grand dortoir et décide de reconstruire l’infirmerie de Saint-Benoît, dévastée par les inondations de 1558 : les travaux, considérables, coûtent 37 410 livres.

Louise de Bourbon de Lavedan devient abbesse en 1611. Elle crée en 1618 un séminaire pour les religieux de Saint-Jean de l’Habit à La Flèche et acquiert en 1632 le fonds du sénéchal de Saumur pour constituer une bibliothèque au monastère. De même, elle fait creuser des fossés et ériger une muraille autour de Saint-Jean de l’Habit afin que les religieux puissent vivre en clôture stricte, en minimisant les contacts avec le monde extérieur. Cependant, avant même la mort de Louise en 1637, le conflit entre l’abbesse et les religieux resurgit : tout comme à la fondation de l’ordre, les religieux n’acceptent que difficilement qu’une femme ait autorité sur eux. Les désertions se multiplient, des religieux de Saint-Jean de l’Habit quittent le monastère pour rejoindre d’autres ordres. Des bulles papales tentent d’endiguer le mouvement, mais il faut attendre 1641 pour y mettre un terme : l’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon obtient du Conseil d’État un arrêt qui confirme l’importance et le rôle de l’abbesse dans l’ordre. Les moines révoltés se soumettent. En 1642, la règle de l’ordre de Fontevraud est imprimée.

En 1670, l’abbaye compte 230 religieuses, 60 religieux ainsi que plusieurs laïcs chargé de l’administration et des serviteurs au nombre de 47. La mort de Jeanne-Baptiste va profondément marquer le destin de l’abbaye : l’ancienne abbesse n’ayant pas choisi de coadjutrice comme le voulait la coutume, la nouvelle abbesse est alors nommée par le roi lui-même. Le 16 août 1670, Louis XIV nomme à la tête de l’abbaye et de l’ordre Marie-Madeleine Gabrielle de Rochechouart, sœur demadame de Montespan qui a connu la vie à la cour du Roi. À la tête de l’ordre, Gabrielle de Rochechouart tente de supprimer les abus et les dérogations à la règle qu’elle enjoint de suivre strictement. Elle achève également la construction du noviciat, aménage des jardins, fait construire une galerie liant l’abbaye au parc Bourbon et poursuit la construction du palais abbatial. Plus intellectuelle que théologienne, la nouvelle abbesse met en place une certaine vie mondaine en recevant sa famille ou en faisant jouer à l’abbaye Esther, la pièce de Jean Racine, dérogeant à la règle de l’ordre. Madame de Montespan elle-même séjourne un an à l’abbaye en 1689, attirant une partie de sa cour.

Louise-Françoise de Rochechouart prend la tête de l’abbaye à la mort de Gabrielle en 1704. En juin 1738, les quatre filles cadettes de Louis XV arrivent à Fontevraud où le roi les confie à l’éducation des religieuses. Un nouveau logis est construit, à l’ouest, le logis Bourbon, achevé en 1741, agrandi de nouveaux aménagements en 1747. Les filles de Louis XV y resteront jusqu’en 1750. Les dernières abbesses, Marie-Louise de Timbrone et Julie-Gillette de Pardaillan prolongent le palais abbatial, construisent les bâtiments de la Fannerie et des étables, et érigent le portail d’entrée actuel, à la veille de la Révolution43.

Révolution et suppression de l’Ordre

La Révolution française va porter le coup fatal à l’abbaye et à l’ordre de Fontevraud. Suite aux évènements révolutionnaires, la situation financière de l’abbaye s’aggrave rapidement : la dîme, qui lui rapportait 600 livres par an, n’est plus perçue. Dans lanuit du 3 au 4 août, l’Assemblée nationale décrète la fin des privilèges et déclare l’imposition des privilégiés pour les six derniers mois de l’année 1789.

Le coup de grâce arrive le 2 novembre 1789 : les biens du clergé sont déclarés biens nationaux. L’abbaye compte encore 70 religieuses, 40 converses et une vingtaine de religieux et l’ordre de Fontevraud dirige encore 52 prieurés. Mais l’abbesse refuse d’évacuer les lieux. L’unité de la communauté de Fontevraud est maintenue pendant plusieurs mois.

Le 30 avril 1790, le maire de Fontevraud, Alexandre Guerrier, ancien moine de Saint-Jean de l’Habit, arrive à la porte de son ancien couvent avec la municipalité. Le couvent ne compte plus que 21 religieux et 18 frères convers. On dresse l’inventaire des biens et un certain nombre de religieux en profitent pour quitter l’ordre et recevoir en échange une pension de l’État. Le 19 juillet, l’administration du district de Saumur procède à l’inventaire du mobilier du reste de l’abbaye : celui ci prend huit jours et se termine le 26. À l’exception d’une sœur converse, les religieuses déclarent toute leur intention de rester sur place. Le 5 août, l’administration engage les derniers frères de Saint-Jean de l’Habit à quitter l’abbaye et leurs verse un acompte sur leur pension. Le 2 juin 1791, le couvent est totalement vide et le 16 août, on vend le mobilier restant, signant la fin de Saint-Jean de l’Habit.

Le 17 août 1792, la Convention décrète que les bâtiments encore occupés par des religieux doivent être évacués avant octobre. Les religieuses quittent peu à peu l’abbaye pendant l’automne. Julie-Gillette de Pardaillan d’Antin, la dernière abbesse, quitte l’abbaye la dernière, le 25 septembre 1792. Le domaine est alors divisé en lots, et le mobilier est difficilement vendu le 15 octobre. Le 30 janvier 1793, une troupe pénètre dans l’abbaye malgré l’interposition du gardien, et commence à piller et saccager les bâtiments. Les sarcophages et cercueils du caveau des abbesses sont brisés et les ossements laissés à l’abandon ou jetés. Pour éviter de nouveaux pillages, la municipalité s’empresse de vendre les biens restants. Les 106 anciens religieux et religieuses résidant encore à Fontevraud assistent à l’ultime dispersion du mobilier et aux martelages des blasons et enseignes de l’Ancien régime. En pleine Terreur, l’atmosphère est lourde et les anciens occupants de l’abbaye deviennent suspects aux yeux de l’administration.

En l’An III, la municipalité prend des mesures pour éviter les dégradations et vandalisme quotidiens des bâtiments. L’église de Saint-Jean de l’Habit menace ruine, mais la municipalité ne possède pas les moyens financiers de procéder aux réparations. On met fin à l’affermage des terrains de l’abbaye qui favorisent les pillages quotidiens.

La prison

prison-200x300Le 18 octobre 1804, Napoléon Ier signe un décret qui transforme l’abbaye en établissement de détention, ainsi que celles de Clairvaux et du mont Saint-Michel. Les travaux de conversion, confiés à l’ingénieur des Ponts et Chaussée Alfred Normand, s’échelonnent de 1806 à 1814. Des réaménagements successifs seront apportés jusqu’à la fermeture de la prison, le 1er juillet 1963, sans toucher à l’essentiel des structures. Prenant appui sur l’ancienne clôture, Normand fait construire un véritable chemin de ronde autour du Grand Moutiers. Des nouveaux bâtiments sont construits près de l’abbatiale et dans les cours. La nef de l’abbatiale est séparée par deux niveaux de planchers pour y loger les détenus, le chœur fait office de chapelle. Si certains bâtiments sont détruits ou fortement endommagés, les travaux et la transformation en prison ont néanmoins sauvé le gros œuvre de la ruine. Les premiers prisonniers arrivent dès 1812. La prison est officiellement ouverte le 3 août 1814, employant alors une vingtaine de personnes. En 1817, Fontevraud devient une maison de force et de correction pour dix-neuf départements. De nouveaux aménagements sont nécessaires. En 1821, l’architecte Durand est nommé à l’ancienne abbaye. Afin de gagner un maximum de place, il supprime un grand nombre de cloisons et cherche à multiplier les étages, notamment dans la nef de l’abbatiale. Les coupoles de celle-ci sont alors rasées pour aménager les combles en 1825. L’aile nord du cloître se voit adjoindre un étage supplémentaire et le réfectoire se voit ajouter un plancher.

Des ateliers et des manufactures sont mis en place utilisant la main d’œuvre des détenus, les populations locales trouvant ainsi un substitut à la communauté religieuse qui leur avait procuré jusque-là une certaine aisance économique. Ils fabriquaient notamment des boutons en nacre, des gants, des filets, des couvertures pour l’armée et assuraient également la transformation du chanvre et du lin. Les femmes détenues quittent Fontevraud en 1850, année où elles sont transférées à Rennes.

Fontevraud fut considérée comme la centrale pénitentiaire la plus dure de France, avec celle de Clairvaux. La plupart des détenus sont évacués à la fermeture de la prison, sauf une quarantaine, employés à l’entretien des espaces verts et à la démolition des installations pénitentiaires. Ils quittent définitivement la prison résiduelle, le quartier de La Madeleine, en 1985, date à laquelle les lieux sont rendus à la « vie civile ».

Évolution du nombre de détenus dans la prison centrale de Fontevraud

 Population comptée à part lors des recensements de la commune de Fontevraud-L’Abbaye. Ces chiffres incluent tous les détenus, mais également les militaires et internes sur l’ensemble du territoire communal (environ 120 du chiffre total).

Restauration et ouverture au public

Dès 1840, grâce à l’action de Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historiques, l’ancienne abbaye de Fontevraud figure sur la première liste nationale de classement des monuments historiques. Progressivement, plusieurs bâtiments sont libérés de leur affectation : le cloître en 1860, le réfectoire en 1882, la tour d’Évrau et l’église abbatiale, longue de 90 mètres, au début du xxe siècle et sont progressivement restaurés. De la fermeture en 1963 à la fin du xxe siècle, les chantiers de restauration presque ininterrompus lui ont donné l’aspect que le visiteur découvre désormais.

Aucune communauté religieuse n’étant susceptible de faire revivre l’abbaye, le Centre culturel de l’Ouest est fondé en 1975. Son but est « la défense, le développement, l’animation et la promotion de l’abbaye de Fontevraud ». Cette association organise des classes du patrimoine, des manifestations artistiques, des stages d’initiation aux métiers d’art, au chant, et accueille des congrès, principalement axés sur l’Angleterre, l’architecture et le chant choral.

Aujourd’hui

L’abbaye royale de Fontevraud, centre culturel de l’Ouest est membre du réseau européen des centres culturels de rencontre (40 membres au début du xxie siècle en Europe).

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