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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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les Généraux d’Empire en Bourgogne

Posté par francesca7 le 14 novembre 2013

 

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Des jeunes hommes de tous les villages participèrent aux guerres de la Révolution et de l’Empire. La Révolution apporta la conscription obligatoire et le pays vit partir ses enfants pur des guerres lointaines dont très peu devaient revenir : l’armée du Rhin, Austerlitz, campagne de Russie, Waterloo, etc… En 1814, les Cosaques occupèrent notre région de Bourgogne et terrorisèrent les populations de nos villages. Durant les guerres du 19ème siècle, de nombreux jeunes furent incorporés dans des bataillons qui combattirent en Espagne, en Afrique, en Crimée. En France, en 1870-1871, les Prussiens séjourneront dans nos villages après la défaite de l’armée Française. 

Bonaparte, Premier Consul, est passé par Maison-Neuve, à deux reprises au cours de l’année 1800. En 1805, quatre mois après avoir été sacré empereur, Napoléon 1er retraversait Précy sous Thil pour se rendre à Milan, en compagnie de l’Impératrice Joséphine. Le Pape Pie VII dont la suite était composée de cent vingt personnes réparties en trente voitures, le suivait à quatre jours d’intervalle. 

 Le 21 ventôse an XIII (11 mars 1805)le sous-préfet de Semur en Auxois adresse la lettre suivante au maire de Précy sous Thil, Lazare Chevalier.

 « Je vous préviens que Sa Majesté Impériale doit incessamment traverser cet arrondissement en suivant la route de Troyes à Autun passant par Châtillon, Montbard, Semur et Saulieu. 

Vous connaissez les honneurs qui doivent être rendus à Sa Majesté lorsqu’il passe sur le territoire d’une commune. Ce qui est prescrit à cet égard se trouve clairement expliqué par le décret du 24 messidor dernier. (Titre III, Secton2. Bulletin des lois n°10). Aussi est-ce bien moins pour vous en rappeler les dispositions que je vous écrits que pour vous engager à prendre dès à présent toutes les mesures pour que Sa Majesté Impériale soit le témoin de l’amour qu’ont pour son auguste personne tous les Français, et particulièrement vos concitoyens. Faites-leur connaître au plus tôt le bonheur dont ils vont jouir. Retracez-leur les devoirs qu’ils ont à remplir en cette circonstance et ne les privez pas par l’ignorance où vous les laisseriez de l’avantage de manifester leur dévouement et leur reconnaissance pour le héros qui veille sans cesse à leur prospérité. 

Que les maires, les adjoints accompagnés du Conseil Municipal et d’un détachement de la Garde Nationale attendent l’Empereur sur la limite de leurs municipalités ; que le ministre du culte, si l’église est sur la route de S.M se trouve sur la porte en habits sacerdotaux avec son clergé. 

Que les cloques sonnent à son entrée sur la commune ; que toutes les familles se trouvent sur le passage de Sa Majesté ; que les cœurs se livrent à la joie en le voyant ; que les acclamations publiques soient la preuve non équivoque de leur satisfaction et de leur allégresse. Vous serez sans doute prévenu d ‘une manière certaine du jour du passage de l’Empereur ; mais s’il en était autrement, je compte assez sur votre zèle pour être persuadé que vous ne négligerez rien pour être instruit de ce moment et pour en avertir vos voisins. 

Lors que le sentiment, bien plus que le devoir, nous dirige, il faut pour peu lui prescrire et s’en rapporter à lui. 

J’ai l’honneur de vous saluer.

Signé N.Bethé ».

 

Lazare Chevalier, maire de Précy sous Thil, prépare l’événement par ces lettres :

-          Le 6 germinal (26 mars), aux laboureurs, propriétaires de chevaux :

« Messieurs,

En exécution des ordres que je viens de recevoir à l’instant, vous êtes requis au nom du Gouvernement de tenir prêts pour le 17 courant, dix sept chevaux, dont douze de trait, garnis de harnais, tels que bricoles et récolements de berline et cinq bidets pur le passage de l’Empereur et S.S. Pie VII. Ces chevaux ne seront employés que comme chevaux de remplacement et seront mis à la disposition de M. Ronneau, inspecteur du relais qui aura lieu à la Maison Neuve et seront payés à raison de trois francs par jour et par cheval et pendant les jours de service seulement ».

 

-          Le 20 germinal (9 avril) au commandant de la Garde nationale du canton de Précy sous Thil :

« Monsieur,

En exécution des ordres que je viens de recevoir et que je vous transmets, je vous invite à commander un détachement de la Garde nationale du canton de Précy pour se trouver à la Maison-Neuve le 16 germinal dans la matinée, afin de rendre les honneurs à S.M l’Empereur qui doit passer. Je ne vous prescrits pas le nombre d’hommes que vous devrez commander, mais je m’en rapporte à votre prudence, persuadé que vous commanderez en personne et que vous sortirez le drapeau.

 

J’ai l’honneur de vous saluer.

                                                               Signé L. Chevalier »

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NOS GENERAUX D’EMPIRE

Etienne-Marie-Antoine Champion, comte de Nansouty (1768-1815) est un descendant des seigneurs de Nans sous Thil. Cet homme remarquable a servi tous les régimes mais avant tout, son pays : la France.

 Malgré sa noble naissance, notre officier défend vaillamment la République à la tête de ses unités de cavalerie dans l’armée du Rhin, en 1792 et 1793. 

De la même génération que Bonaparte, il prend une part décisive à toutes les grandes batailles de Napoléon 1er. Sa bravoure et son habileté lui ont valu tous les honneurs de l’Empire. Il ne craint pas non plus de s’opposer à l’Empereur ; a la bataille de Craonne (1814), soucieux de la vie de ses hommes, le général refuse de lancer une attaque qu’il considère comme suicidaire. Napoléon, interloqué, lui demande le motif de cet ordre intempestif. Nansouty lui répond :

« J’y vais seul, il n’y a qu’à mourir et je ne ferai pas tuer inutilement mes soldats ! » 

Sébastien Etienne Heudelet (1770-1857) né à Dijon, est d’origine modeste. En 1792, il s’engage comme volontaire et simple soldat dans l’armée du Rhin. De là, son intelligence et son courage lui valent d’être élu lieutenant par ses camarades. Il gravit ensuite tous les échelons de la hiérarchie militaire jusqu’au grade de général de division (1805). 

Comme Nansouty, après avoir sauvé la république, Heudelet s’illustre sur les mêmes champs de batailles de l’Empire. En 1808, nos généraux reçoivent le titre de compte de la nouvelle noblesse impériale. Leurs noms sont gravés sous l’Arc de triomphe, à Paris. 

Etienne Hudelet est aussi un personnage éminent de notre histoire locale. En 1710, il rachète à Gaspard Monge le domaine de Bierre les Semur dont il avait eu un véritable coup de foudre, en le visitant quelques années plus tôt avec son épouse Marie-Thérèse. Le couple, surnommé « les amoureux de Bierre » s’attelle à une tâche immense car le château a subi les outrages du temps et des révolutionnaires depuis la mort de Marc-Antoine II, en 1795. 

Nouveaux propriétaires terriens, sans fortune, les Heudelet remettent en état leur bien avec astuce, courage et obstination. Ils transforment les fermes «  d’opérette » que sont le Hameau et Prélée en exploitations agricoles prospères. Nombre d’innovations sont mises en œuvre car le domaine doit être autosuffisant. 

Pendant près de vingt années, Etienne Heudelet représente le canton de Précy sous Thil au conseil général de la Côte d’Or. 

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, Bourgogne, Côte d'Or | Pas de Commentaires »

LA FEODALITE en BOURGOGNE

Posté par francesca7 le 14 novembre 2013

 

 

En 1731, les Arabes, massacrant, pillant, incendiant arrivèrent à Saulieu  qui fut détruite de fond en comble. Liernais, Avallon, La Roche en Brenil subirent le même sort.

En 1852, les Normands ravagèrent l’Auxois. Et au 10ème siècle et surtout au 12ème siècle, la guerre était partout.

Cependant, la Féodalité joua son rôle. Le château de Thil qui remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale qui date du 14ème siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne ravagés par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). C’est en 1366, à la mort d’Arnaud de Cervole, que les soudards du « Petit Farby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 500 F or. 

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 19è au 15è siècle. Nous évoquerons la période la plus faste, celle de Jean de Thil connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers », vaut d’être contée !

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Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté Est du site, le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres, leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux ! 

Eclate la guerre de Cent Ans donc. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Chateauvillain en 1345, devient l’un d s plus proches vassaux des ducs. Il est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques. 

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants. 

téléchargement (5)En 1356, c’est la déroute de Poitiers, Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts : Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs  : le traité de Guilllon aussi appelé « traité des moutons d’or » , signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon (200 000 deniers d’or). 

Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités ; comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr ! 

397px-Helm_DSC02149Malgré les accords, les bandes de pillards réapparaissaient sans cesse. Des soudards arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nichole et Guillaume (de Granson) autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient ce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur « neutralité. 

Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre les Semur  eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. 

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine, Edouard III et ses hommes ! Ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgogne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale ; ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenante des incongruités de l’époque…. Laissons là Tamborth. Attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes.

 

Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles, et Montigny, et donc de Bierre les Semur le 15 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des moeurs du temps.

 Au 16ème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions. Les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et se demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commence de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». 

A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attaqués, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village. Les histoires de loup faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

 

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Le Petit Versailles de Bourgogne

Posté par francesca7 le 12 octobre 2013


 

Nous sommes au temps du roi Louis XV et au château de Bierre les Semur, c’est celui des Marc-Antoine Chartraire de Montigny, père et fils. Marc-Antoine I occupe la fonction de trésorier général des Etats de Bourgogne jusqu’en 1750. Son fils aîné, Marc-Antoine II, hérite de l’adite charge, à sa majorité, en 1770. Très riches, ils sont grands amateurs de fêtes somptueuses et de chasse.

A partir de 1740, Marc-Antoine I entreprend d’importants travaux sur son domaine de Bierre les Semur ; agrandissement du château et de ses dépendances, aménagement du parc, de jardins à l’anglaise et à la française, murs de 7 km entourant le tout !

 

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Après 1770, l’œuvre entreprise est poursuivie par Marc-Antoine II, avec la reconstruction complète de l’église, la ferme du Hameau, l’ermitage, le temple de l’amour… Surnommé « le trésorier sans compter », il ne recule devant aucune dépense ! Mécène et plutôt bon employeur, le personnage est apprécié. A la Révolution, il n’est pas inquiété et sera même le premier maire de Dijon élu.

Ce n’est tout de même pas la vie de château pour tout le monde comme le montre cette description de 1767 ; « une maison couverte en pailles consistante en une chambre à feu, de deux teqs a pourceaux joignants ladite maison, d’une grande avec deux écuries sous le même faîte derrière ladite maison, d’un four entre lesdits bâtiments, et d’une petite chambre dans ladite cour avec un four le tout couvert en pailles et en assez mauvais état plus un petit jardin derrière l’une desdites écuries, et une hâte de cheneviere joignant les dites maisons et jardin (…) situés au village dudit bierres…)

 

Bierre les Semur

 

Bierre-lès-Semur est un petit village français, situé dans le département de la Côte-d’Or et la région de Bourgogne. La commune s’étend sur 8,3 km² et compte 94 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 11,4 habitants par km², Bierre-lès-Semur a connu une hausse de 9,3% de sa population par rapport à 1999. Entouré par les communes de Montigny-Saint-Barthélemy, Roilly et Flée, Bierre-lès-Semur est situé à 52 km au Nord-Est d’Autun la plus grande ville à proximité. Situé à 356 mètres d’altitude, La Rivière Le Serein, le Ruisseau de Champboulin, leRuisseau du Larrey sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune de Bierre-lès-Semur.
La commune est proche du parc naturel régional du Morvan à environ 2 km.

Le maire de Bierre-lès-Semur se nomme monsieur Bernard JOUVENOT. Aujourd’hui le seul petit commerce qui fasse encore vivre ce petit village est simplement un café dénommé : L’Orée du Bois…

 

 

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Le 1er service postal en Bourgogne

Posté par francesca7 le 12 octobre 2013

 

  Jean Focard (1689-1769) habitant d’Aisy sous Thil en Cote d’Or, nous apprend qu’en « l’an 1734, on fit un grand chemin au finage d’Aisy de Vitteaux tirant à Rouvray. L’an 1735, on continua d’y travailler toujours. Tous ces ouvrages-là font beaucoup de peine au petit peuple ».

Il s’agit de remplacer l’ancienne route romaine de Dijon à Paris (vert) au parcours accidenté et infestée de brigands tapis notamment dans les forêts de Saint Seine l’Abbaye par un itinéraire moins périlleux (rose) reliant le chemin de la diligence à Rouvray passant par Précy sous Thil, Vitteaux, Sombernon…

 

Le 1er service postal en Bourgogne dans ARTISANAT FRANCAIS maschine_zum_ubersetzen_der_diligencen_auf_eisenbahnwaggons

 Cette heureuse initiative est due à Marc-Antoine Chartraire, compte de Montigny, Charigny et (surtout) de Bierre fort intéressé par un nouveau grand chemin carrossable pour se rendre de Dijon à son château de Bierre les Semur.

En ce début de siècle des lumières, la situation est des plus lamentables ; Marc-Antoine dont nous reparlerons met plusieurs jours pour aller à Dijon, Point d’aisy n’a plus de pont : Le Serein   est traversé à gué, par bac ou sur des planches jetées sur quelques grosses pierres provenant probablement du vieux pont romain qui, faute d’entretien, s’est écroulé et n’a jamais été reconstruit. En cas de crue importante, il faut passer par Vic pour franchir la rivière !

Ainsi, entre 1734 et 1743, Marc-Antoine ordonne l’aménagement de sa route et comme celle-ci est royale, il fait appel à la corvée royale pour tous ces travaux ! En financier avisé, il achète, à Précy, les terrains bordant ce nouveau chemin et y installe d’abord une hôtellerie avec relais de poste ; le relais de Maison-Neuve.

Jean Focard écrit encore qu’en « l’an 1742, le 20 mars, on a commencé la levée dudit point de Précy. Il y avait 120 ouvriers de bras avec des brouettes à bras pour faire ladite levée. L’an 1743 l’on a construit une maison appelée la Maison-Neuve, au proche de Précy pour la grande poste qui a commencé à passer le premier juillet de l’an 1743. La poste était de quatre chelles avec trois chevaux à chaque chelle et deux courriers à cheval par chelle dont elle continuera par chaque semaine ».

Autrement dit, se met en place un service postal constitué de quatre chaises de poste attelées chacune de trois chevaux, chaque chaise étant conduit par deux cavaliers.

Fichier: FrenchRoyalPost1829.jpg

 

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Morvan, un pays de châteaux

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

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Les échelles s’abattent contre la muraille, les pierres volent, le bruit des armes et les hurlements des hommes, cris d’ivresse meurtrière ou cris d’agonie, effraient les plus courageux. Les « Ecorcheurs » sont là depuis déjà cinq jours. Ils assiègent la forteresse de Thil, solidement assise au sommet de sa montagne. Horriblement cruels, les Ecorcheurs suspendent leurs prisonniers sous des portiques de bois, leur déchirent le corps avec des grappins avant d’enflammer les bûchers empilés sou les suppliciés. Menaces terrifiantes pour ceux qui osent résister. Le 25 mai 1366, l’inévitable se produit. Thil tombe aux mains des maudits.

Morvan, un pays de châteaux dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-thil-300x199

Que reste-t-il aujourd’hui de THIL ?

D’imposantes ruines ceintes de barbelés dominant toute la contrée. On le dit construit sous Charlemagne pour se protéger des Normands. Plusieurs fois rebâti, il échappe de justesse aux démolitions ordonnées par Richelieu en 1640. Depuis le début du siècle, ses différents propriétaires successifs tentent maladroitement de le restaurer. Tout à côté, la belle collégiale du XIVème siècle s’éteint lentement.

 

Mais, Thil, célèbre grâce à sa positon stratégique, ne représente qu’une des pages de l’historie du pays. Luxe de qualité, environnement de classe, golf, piscine, le château de Chailly sur Armançon attaque une nouvelle carrière avec panache, profitant des charmes rares de son architecture typiquement Renaissance bourguignonne du 15ème siècle.

Et si, comme Gargantua, héros local des légendes d’ici, nous enjambons la forêt à grands coups de bottes de sept lieues, nous découvrons un étonnant assortiment de châteaux de toutes sortes. Château du 15ème ruiné de Chazelle l’Echo ou fière façade 18ème de Missery flanquée de vieilles tours rondes. Château 16ème à l’allure bien rustique de Villargois, blotti au fond de son vallon avec son allée de tilleuls bicentenaires, ou élégant édifice de Pluvier du 15ème agrémenté de baies en accolades, meurtrières et tours.

Un coup de bottes plus loin, voici Mont Saint Jean, assiégé au début du 10ème siècle par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France. L’ensemble du village nous imprègne de cette ambiance féodale avec sa promenade qui longe les vieux remparts, dominés par la masse quadrangulaire du donjon autrefois accessible par un pont levis dont on retrouve très bien l’emplacement.

bierre-les-semur dans Morvan

Mini Versailles perdu dans son immense parc ornementé de fontaines, pièces d’eau, statues, animé par sa ménagerie et sa faisanderie, Bierre les Semur, demeure luxueuse des Chartraire de Montigny résista hélas bien difficilement à la traversée des siècles. Remanié au 19ème, fort abîmé au 20ème, et en particulier pendant la dernière guerre, le superbe château ne conserve plus qu’un corps de logis dont les décorations se sont envolées. Dernière pichenette à son orgueil, le joli temple d’amour qui palpitait au cœur d’une petite île fut transféré au parc de la Colombière à Dijon.

 

Impossible de ne pas parler de Bourbilly, pied à terre de madame de Sévigné à qui il arriva, en passant par Saulieu, une bien agréable aventure que l’on a découverte dans les pages qui précèdent. Si vous êtes venus par l’autoroute de Paris, vous n’avez pas manqué de voir la forteresse d’Eguilly, outragée par la proximité de cette voie rapide. Continuant alors vers Saulieu, les toits pointus de Thoisy la Berchère piqueront votre œil attentif ; plus tard, plus loin, vous devrez réveiller votre attention pour apercevoir, caché en contrebas du village de La Roche en Brenil, la demeure de Charles de Montalembert, joli château dont les origines nous ramènent au 12ème siècle, époque où existait une famille de La Roche en Brenil. Remanié durant les 16ème et 18ème siècle, l’édifice élégant abrite encore la bibliothèque du célèbre politicien publiciste.

Mais qu’il est difficile de vous parler du magnifique patrimoine de cette région. Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saulieu, c’est autant de visites que vous devrez organiser pour découvrir le plus somptueux ou le plus modeste. Chailly le prestigieux ou Lédavrée, caché au cœur d’un bosquet aux abords du village, patiemment englouti, dévoré par une végétation qui, d’année en année, nous en arrache quelques pierres.

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Moyens de communications de 1889

Posté par francesca7 le 5 mars 2013

Moyens de communications de 1889 dans ARTISANAT FRANCAIS communication-lhotel-300x178Hôtel de la Gare de Précy sous Thil

A la fin du 19ème siècle, pour se déplacer sur les routes empierrées, on marche beaucoup à pied, ainsi qu’en voiture à deux ou quatre roues, bâchée de cuir et tirée par un âne ou un cheval qui trotte volontiers. Le chemin de fer apparaît également dans la région de notre Bourgogne (21)

LE TACOT

« le 19 novembre 1989, M. le Maire soumet à l’assemblée un dossier relatif à une enquête sur le nombre et l’emplacement des stations à établir sur la ligne de tramway projetée entre Semur en Auxois et Saulieu.

Le conseil,

Considérant (…) que la commune sera située à une distance d’au moins 5 km des plus proches stations et haltes projetées, c’est-à-dire à la même distance que la gare de La Roche en Brenil. Cependant que les affaires commerciales ne peuvent que gagner à la création de nouveaux débouchés pour les produits de la localité et que les stations de Montlay en Auxois, de Bierre les Semur, de Précy sous Thil   surtout pourront faciliter les transports pour Saulieu et Semur en Auxois.

Est d’avis que, eu égard à l’avantage que la commune de Dompierre peut retirer de la construction du tramway projeté, le nombre de stations paraît suffisant et les emplacements proposés pour ces stations, aussi bien choisis que possible… »

Ce « tacot » à voie étroite sera construit et fonctionnera jusqu’aux années 1930. Il permettra, entre autres choses, à quelques élèves de Dompierre de se rendre au « Cours Supérieur » de Saulieu, chaque semaine.

Après la guerre de 1914-1918, la bicyclette se répand. Ah ! quelle formidable invention que le vélo, peut-être la plus belle ! 

Le cycliste se déplace vite et loin avec sa seule force musculaire. Quand on a un vélo, plus question de rater une foire, un marché, une fête, un bal….

 

Autre révolution à cette époque, la première voiture automobile arrive à Dompierre en 1920 suivie, quelques années plus tard, par les motocyclettes pétaradantes. La « civilisation lente », comme l’écrit Henri Vincenot, notre littéraire régional, accélère son rythme ancestral pour aboutir au TGV qui traverse notre commune depuis 1981.

Le T.G.V

Commencé en 1976, la double voie où circule  actuellement notre fierté nationale, le Train à Grande Vitesse, partage la commune de Dompierre en deux parties inégales. Le tracé, orienté Nord-Nord-Ouest Sud-Sud-Est, passe à proximité des habitations de Genouilly et de Dompierre, les voies de communications coupées ont été rétablies, voire améliorées, par des ouvrages d’art (point, passages pour bestiaux et pour animaux sauvages). La commune a aussi bénéficié d’un remembrement car nombre de parcelles ont été démantelées, amputées par l’emprise importante de voies. Cela a fait grincer quelques dents, comme toujours et partout… Depuis 1981, les rames orange du TGV filent à 270 km/h au milieu de nos vaches qui ne lèvent même plus la tête, craignant pour leurs vertèbres cervicales. Ce bruit de roulement métallique brutalement crescendo et pareillement decrescendo semble être entré dans les mœurs.

 

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Dompierre a la charge d’un réseau de routes et chemins vicinaux important dû à l’étendue du territoire communal et à la dispersion de l’habitat.

En août 1929, « le conseil municipal reconnaît la nécessité du goudronnage des chaussées, rendu indispensable par suite de la circulation automobile intense qui existe actuellement, mais constate, avec regret, la situation lamentable qui est faite  aux conducteurs de voitures hippomobiles, pour circuler sur les routes avec leurs attelage.

Demande instamment :

  1. Que des pistes empierrées et cylindrées soient créées sur les côté des routes actuellement goudronnées ;
  2. Que ces pistes soient créées sur les routes non encore goudronnées préalablement au goudronnage de celles-ci ;
  3. Que les parties de routes traversant des villages, des remblais ou des tranchées, ne présentant pas une largeur suffisante pour la création d’une piste hippomobile, ne soient goudronnées que sur le milieu… »

L’ELECTRICITE

En 1924, la commune décide de s’associer au projet de « constitution d’un syndicat intercommunal ayant pour objet l’installation d’une distribution d’énergie électrique. »

Il faudra attendre le 18 novembre 1929 pour que les premières ampoules électriques déjà installées dans le village s’éclairent…

 

LE TELEPHONE

 Dès 1901, la commune de Dompierre a la possibilité d’avoir une cabine publique, mais le conseil municipal recule devant le coût d’une telle installation.

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Il faudra attendre le 7 décembre 1913 pour que la décision de se rattacher au réseau téléphonique départemental soit prise. La commune s’engage alors à participer au financement de la ligne et de la cabine, à rétribuer un gérant et un porteur de télégrammes, mais…

Le 12 mars 1922, « le conseil vote le principe de faire installer le téléphone au chef-lieu de la commune et à Genouilly.

Ce sera chose faite :

-          En 1923, à Dompierre en Morvan,

-          En 1946, à Genouilly, quelques années et pétitions plus tard,

-          En 1959, à Courcelotte,

-          En 1969, à Jadron.

Issu de cent ans de vie rurale à Dompierre en Morvan (21) d’A.MONIN

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Le Serein en Côte d’Or…

Posté par francesca7 le 26 février 2013

 Le Serein en Côte d'Or... dans Côte d'Or serein

Le Serein est une rivière française qui coule dans les départements de la Côte-d’Or et de l’Yonne. C’est un affluent de l’Yonne en rive droite, donc un sous-affluent de la Seine.

Son ancienne orthographe « Serain » est citée par Waast-Barthélemy Henry, prêtre et historien né à Seignelay, dans son ouvrage paru en 1833 et intitulé Mémoires historiques sur la ville de Seignelay.

 Le Serein prend sa source dans l’Auxois sur la commune de Beurey Beauguay, et se jette sur la rive droite de l’Yonne à Bonnard, au sud deJoigny.

Par sa longueur de 188,2 kilomètres, le Serein est la 31e rivière de France et représente un affluent de l’Yonne.

Son cours se situe constamment en Bourgogne, et traverse, entre autres, les communes de Précy-sous-Thil, Guillon, l’Isle-sur-Serein,Chablis, Pontigny, Noyers.

Son débit a été observé durant 54 ans (de 1954 à 2007) à Chablis, localité située à une trentaine de kilomètres de son confluent avec l’Yonne. Le bassin versant de la rivière est de 1 120 km2.

Le module du Serein à Chablis est de 7,74 m3/s.

La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, comme souvent dans l’est du bassin parisien. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre 12,4 et 17,5 m3/s, de décembre à février inclus (avec un maximum en février). Les mois de mars et d’avril constituent une période intermédiaire durant laquelle le débit reste assez élevé (respectivement 11,8 et 10,3 m3/s). Dès lors le débit baisse progressivement jusqu’aux basses eaux d’été, qui ont lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu’à 1,14 m3 au mois d’août. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes. À l’étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,120 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, mais est assez fréquent en Bourgogne.

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Les crues peuvent être assez importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 67 et 100 m3. Le QIX 10 est de 120 m3/s, le QIX 20 de140 m3 et le QIX 50 de 170 m3.

Le débit instantané maximal enregistré à la station a été de 146 m3/s le 28 avril 1998, tandis que la valeur journalière maximale était de114 m3/s le lendemain 29 avril. En comparant la première de ces valeurs à l’échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue d’avril 1998 était d’ordre vicennal, et donc pas exceptionnelle.

serein3-300x254Le Serein n’est pas une rivière très abondante. La lame d’eau écoulée dans son bassin versant est de 219 millimètres annuellement, ce qui est fort moyen, largement inférieur à la moyenne d’ensemble de la France, et aussi inférieur à la moyenne du bassin de l’Yonne (274 millimètres à son confluent avec la Seine). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n’atteint que le chiffre de 6,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le Serein traverse une zone karstique entre Dissangis et Chablis. Cette région calcaire pauvre en ruissellement conduit à des échanges d’eau par voies souterraines entre différents bassins, dans le cas présent celui du Serein et la Cure.

En 1971, le BRGM a réalisé une étude sur les pertes du Serein dans la région de Tormancy, située entre Dissangis et Chablis. Cette expérience a été menée au moment des basses eaux, par un lâché d’eau en amont de 3 à 5 m3/s. Il a été constaté une perte de 1 m3/s à Tormancy. Les ¾ de ces pertes sont récupérées 25 km plus en aval par un trajet souterrain de 4 à 6 jours, et ¼ de ces pertes ont rejoint le bassin de la Cure à Vermenton après un trajet souterrain de 17 à 19 jours.

Si, sur l’écoulement annuel, ce phénomène de pertes est faible puisque de l’ordre de 2 à 3 %, en période d’étiage il atteint près de 40 %.

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Le Serein dévoile ses méandres sauvages jusqu’au petit pont de pierre de la Ramée, près de Précy sous Thil. Plus au nord, à Bierre-lès-Semur, on retrouve les traditions entre Auxois et Morvan ; celles des seigneurs locaux, qui bâtirent leur demeure à côté d’une ferme, aujourd’hui devenue témoignage du passé agricole. 

Le serein donc, qui serpente dans la vallée, au pied de la colline de Thil marque la limite entre la commune de Précy sous Thil et celle d’Aisy sous Thil. Il prend sa source à environ 22 kilomètres de Précy, à 2,3OO km environ du village de Beurey-Baugay, dans le canton de Pouilly en Auxois. L’eau sort de terre dans une prairie en pente, au milieu des joncs, entre un frêne et un poteau électrique ; au début, il ne mesure qu’une vingtaine de centimètres de large et une dizaine de profondeur. Il s’élargit peu à peu ;  à la sortie de Beurey-Baugay, c’est un ruisseau. Près de Missery, il a parfois près de 3 mètres de large car il a reçu déjà plusieurs affluents, des ruisseaux descendus des coteaux.

serein-1-300x207Entre la Motte-Ternant et Chausseroze, j’ai remarqué une scierie et un moulin abandonnés. Le Serein continue son cours, passe à Vic sous Thil, à Précy, travers la D 70 sous un vieux pont de pierre. Il arrose ensuite Bierre, Montigny, Courcelles-Frémoy, Vieux Château, Toutry, il entre dans le département de l’Yonne. Il passe alors à Guyon, Montréal, l’Isle sur Serein, Noyers, Annay sur Serein, Chemilly, Chablis, Maligny, Ligny le Châtel, Pontigny.

Son cours se termine à Bassou où il se jette dans l’Yonne qui emportera ses eaux dans la Seine pour aboutir finalement dans la Manche. Le Serein est un affluent de la rive droite de l’Yonne ; le Serein reçoit des affluents : la Baigne à La Motte Ternant, le Soutin à Vic sous Thil, le ru Potrin à Aisy, l’Argentalet près de Courcelles Frémoy etc… le Serein est une rivière calme au régime assez régulier, au cours lent. Comme toutes les rivières françaises qui prennent leur source dans des régions peu élevées, il a ses hautes eaux à la saison où il pleut le plus : automne, hiver, printemps. L’été est l’époque des basses eaux. Parfois, quand il a beaucoup plu, il déborde et sort de son lit ; il est en crue. En été, on peut le franchir à gué en certains endroits.

 

Si vous souhaitez suivre La Vallée du Serein : http://www.yonne-89.net/La_Vallee_du_Serein.htm 

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Le Château de THIL en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 25 février 2013

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Le château de Thil remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale date du 14ème siècle.

Le château de Thil se situe à l’ouest de Dijon, en Bourgogne, entre les communes de PRECY sous THIL et  de Vic-sous-Thil. La présence d’un castellum est attestée dès 1016 dans le cartulaire de Flavigny et l’occupation du site se poursuit de façon certaine jusqu’au xviie siècle. S’il est vrai que le château a été fortement restauré au cours du xxe siècle, ses vestiges rendent encore possible une étude architecturale. Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 septembre 1905.

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Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne fut ravagée par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). En 1366, mort d’Arnaud de Cervoie, les soudards du « Petit Darby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 5OO F or.

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 9ème au 15ème siècle.

Le premier personnage connu de cette famille est Miles de Thil qui fonde en 1007 le prieuré de Précy-sous-Thil. Dès le xie siècle, Thil est une vicomté au même titre que Semur-en-Auxois et Villaines. Il gardera ce statut jusqu’en 1310, date à laquelle il est érigé en comté relevant du duché de Bourgogne. Aux alentours de 1340, Jean de Thil est nommé connétable héréditaire du duché de Bourgogne. Alors que le prestige de la famille s’accroît, une collégiale est fondée sur l’extrémité nord de l’éperon, à une centaine de mètres du château. Encore conservée aujourd’hui, elle représente un bâtiment imposant à chevet plat, voûté en berceau pour la nef et en ogives pour le transept, avec un clocher à l’ouest de l’édifice. Enfin, en 1596, Thil devient une baronnie.

dscf0007-800x5221-300x195Nous évoquerons donc la période la plus faste, celle de Jean de Thil, connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers » vaut d’être contée !

Eclate la guerre de Cent Ans. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Châteauvillain en 1345, devient l’un de splus proches vassaux des ducs. Il  est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques.

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants.

En 1356, c’est la déroute de Poitiers. Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts ; Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs : le traité de Guilllon, signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon.

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Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités : comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr !

Malgré les accords, des bandes de pillards réapparaissaient sans cesse.

Des soudars arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nychole et Guillaume (de Granson, autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient pce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». (A.D.C.O. B 2748). Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur neutralité. Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. (ADCO. B 1337)

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine d’Edouard III et ses hommes ; ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgoigne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale. Ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenant des incongruités de l’époque….


dscf0018-800x609-300x228Laissons là Nichole de Tamborth, qui d’ailleurs n’a pas dû s’attarder beaucoup dans le secteur, attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes. Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles et Montigny, et donc Bierre, le 25 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des mœurs du temps.

La dame de Thil, Jeanne de Châteauvillain, avait perdu son premier mari, Jean de Thil, en 1354, et son deuxième, Hugues de Vienne, en 1362. Elle avait épousé aussitôt Arnaud de Cervole.

Arnaud de Cervole, appelé constamment « l’arceprestre » (l’archiprêtre) par ses contemporains est décrit comme un chef de bande qui aurait mis la main sur une riche héritière, mais la réalité est bien plus complexe. Certains historiens oublient de dire que le soudard en question eut pour parrain du fils qu’i l eut avec Jeanne de Châteauvillain, Philippe le Hardi ! Comment ne pas voir alors qu’il s’agissait d’un des plus proches familiers du duc, à qui il rendit maint service et prêta souvent de l’argent ? Arnaud de Cervoie était le pur produit d’une époque troublée, il peut être comparé, sur bien des points, à un autre chef de guerre qu’il côtoya et qui, lui, est resté dans l’histoire : Bertrand Duguesclin.

Le troisième époux de la dame de Thil est né dans le Périgord. Cervole est un hameau de l’arrondissement Périgueux. Sa noblesse dut être de second ou troisième ordre. Arnaud a certainement perçu des droits (sans être le moins du monde ordonné, mais seulement comme seigneur temporel) de ‘l’archiprêtré’  de Vélines (chef-lieu de canton de la Dordogne) : d’où son surnom. Né dans une région où la guerre entre partisans du roi de France et du roi d’Angleterre faisait rage, Arnaud de Cervole se mit au service des Français à la tête de soldats qu’il recrutait lui-même et commandait. L’habitude d’utiliser comme forces d’appoint ceux que l’on appelait des soudoyers était déjà bien installée. L’archiprêtre se fit remarquer au combat et, à la bataille de Poitiers, fut l’un des derniers défenseurs du roi Jean le Bon. Celui-ci s’empressa de payer la rançon d’un prisonnier aussi précieux .

dscf0014-800x505-300x189L’ennui, c’est qu’on licenciait ces auxiliaires après les combats et qu’au lieu de rentrer sagement à la maison, ils avaient une fâcheuse tendance à dévaster des régions entières. Ces compagnies de pillards pouvaient même se regrouper et mettre en échec les armées régulières, comme à Brion sur Ource et à Brignais. L’une de ces « Grandes Compagnies » se forma en Champagne en 1360 et pour éviter des dévastations, on la dédommagea d’un passage rapide. C’est à ce moment, nous l’avons vu, que Nichole de Tamborth fut payé de ses services par l’octroi de la seigneurie de Courcelles.

Les chefs de bandes les plus fameux mettaient leurs hommes au service des armées régulières, au besoin contre d’autres bandes, ou bien servaient de négociateurs aux puissants qui dédisaient acheter le départ des brigands. C’est le rôle que tint Arnaud de Cervole auprès de Philippe le Hardi.

En 1363, l’archiprêtre se retrouve seigneur de Thil, et, comme il n’est pas homme à contempler le paysage, il garde la main en allant mettre le siège devant Vitteaux. Ici encore ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas d’un acte de brigandage stricto sensu. Vitteaux est à Louis de Chalon, ennemi du duc Philippe le Hardi. Louis de Chalon vient de mettre à sac les terres de Châteauvillain. Nous avons là une guerre privée entre seigneurs, tout à fait légale et commune. Les dernières années d’Arnaud e Cervole sont occupées à organiser, pour le compte du papa et du roi de France, une croisade contre les Turcs. Il s’emploi à recruter des compagnies pour lui. Rude tâche que de convaincre des pillards, habitués à rançonner de gras marchands et à brûler des villages après avoir violé quelques paysannes, de partir à des milliers de kilomètres pour assurer leur salut en sa faisant découper en rondelles par la soldatesque Turque !

L’archiprêtre s’en aperçut à ses dépens puisque l’un des récalcitrants l’a occis proprement du côté de Lyon le 25 mai 1366. Pendant que le mari de Jeanne de Châteauvillain était encore vivante, mais fort occupé dans le sud, son cousin, appelé Petit Darby (petit ange d’aspect, grand démon de caractère), jugea l’instant propice pour se remplir les poches sans trop de risques. C’est ici qu’il faut placer l’épisode de la prise du Château de Thil. Dès qu’il apprit le mort d’Arnaud de Cervole, Philippe le Hardi envoya dans l’Auxois un de ses valets, Jean de la Pomme, pour recommander à sa commère, Jeanne de Châteauvillain, de « bien garder sa forteresse, de peur que les gascons n’y entrassent ». Trop tard. L’assassinat de l’archiprêtre a du prêtre prémédité pour se débarrasser d’un chef trop autoritaire aux yeux des bandes de soudards. Le 15 mai 1366, Petit Darby » prit THIL, la dame dedans ». Cependant, Darby ne put prendre la collégiale. Le bailli d’Auxois, Guillaume de Clugny, reçut des renforts et campa à PRECY SOUS THIL. Darby fit payer 3 500 francs d’or à la châtelaine et fila continuer son œuvre sur les terres de Châteauvillain. Nous connaissons ces épisodes grâce aux livres de comptes de Guillaume de Clugny, bailli d’Auxois (A.D.C.O, B. 2752).

dscf0017-copie-800x660-300x247Jeanne, veuve pour la troisième fois mais femme de tempérament, se remaria une quatrième et mourut en 1390. Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté est du site le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux !

En 1442, presque tous les habitants de Noidan et Pluvier furent occis par ces bandes sans foi, ni loi qui tuaient, pillaient, rançonnaient les habitants de nos campagnes ; ce n’était partout que mutilations d’hommes ; beaucoup de seigneurs, pour épargner leurs terres, transigeaient avec les Ecorcheurs en leur payant une forte somme. Les ravages causés par ces brigands étaient tels que le nombre de foyers de l’Auxois, qui était de 6 603 en 1397 était tombé à 3 903 en 1442 !

En 1470, la population de PRECY SOUS THIL compte 3 feux francs et 31 feux serfs. Si l’on considère qu’un foyer est composé de 5 ou 6 personnes, en fonction de la mortalité infantile et l’espérance de vie, notre beau village devait avoir entre 170 et 200 habitants.

Au XVIème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions ; les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et ne demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commencement de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attachés, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village ; les histoires de loups faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

chateau-300x227Actuellement, le château se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde comprenant un réduit seigneurial et une grande basse-cour. L’étude du bâti permet de discerner différentes phases de construction s’échelonnant du xiiie siècle au xvie siècle. Pour le xiiie siècle, subsistent les vestiges du reste d’un logis rattaché à un cellier et probablement à la tour de guet. Une chapelle étant attestée dès 1085, nous pourrions avoir affaire au schéma type « aula, capela, Bergfried ». À la fin du xive siècle, la construction d’une tour-résidence et d’un bâtiment d’habitation redéfinit l’espace en dessinant ce qu’on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s’affirme au xve siècle puis aux vie siècle avec la construction d’un nouveau bâtiment et le remaniement de l’enceinte. Au fil des siècles, le site accroît ses qualités résidentielles tout en conservant ses prérogatives défensives.

Le château de Thil a connu une longue période d’occupation, dont l’évolution peut-être suivie sur au moins six siècles. La période d’apogée du site est liée à Jean de Thil (fin xive siècle) qui a doté le site de ses plus beaux éléments d’architecture, notamment la collégiale. La chronologie du château doit être encore affinée mais on peut d’ores et déjà parler d’un site majeur pour l’architecture castrale bourguignonne.

dscf0019-800x642-300x240La collégiale

L’église de la collégiale comporte également des pièces intéressantes. Le chœur du XVe, son transept 12ème et des fenêtres flamboyantes ; pierre tombale 16ème, fonts baptismaux* 12 vitraux XVIe, statues (XIVe et XVIe s) . La collégiale en ruines arbore une belle architecture gothique ( XIVe s) : haut clocher carré à contreforts, nef unique, chœur à chevet plat, portail sculpté, pierre tombale du XVe d’un doyen de la collégiale.

Sources : D’après les écrits de recherches commencée par Alain Monin dans son livre : « Quand j’allais à l’école »

et Wikipédia

Château de Thil, visite :

Date à confirmer. Le Château de Thil est d’après André Malraux considéré comme le plus vieux Château Fort de France. Une ruine grandiose, romantique sur un…
Du lundi 23 avril 2012 au vendredi 1 novembre 2013
Château de Thil | Expo – Musée | Vic sous thil

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PRECY SOUS THIL

Posté par francesca7 le 25 février 2013


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Précy sous Thil est un joli bourg de l’Auxois, région de bocage surtout consacrée à l’élevage des bovins. Avant la mécanisation de l’agriculture, depuis une trentaine d’année, l’Auxois était renommée pour l’élevage du «cheval de trait ardennais de l’Auxois ».

Notre commune est située au centre-est de la France et au centre-ouest du département de la Côte d’Or. Précy sous Thil est le chef-lieu du canton qui compte 18 communes. Précy est traversé par la nationale 70 (D.70 aujourd’hui) qui croise la nationale 80 (D.980 aujourd’hui) prolongée par la départementale 36.

dscf0006-223x6401 dans VILLAGES de FRANCEEn gros, la commune de Précy sous Thil peut être divisée en deux parties principales en ce qui concerne le sol et le sous-sol.

  1. A l’est, un sous-sol argileux : terres d’aubues (plus ou moins grasses, grosses terres) et des marnes (terres argilocalcaires, caractéristiques de l’Auxois)
  2. A l’ouest, un sol sablonneux : terres de gravelle mêlée d’humus et un sous-sol granitique, caractéristique du Morvan.

On peut donc dire que la commune de Précy est située, par la nature même de son sous-sol, à la limite de l’Auxois et du Morvan. Au pied de la Colline de THIL ou se dresse le Château et sa Collégiale…. Le Serein, sa rivière, forme à peu près la frontière entre ces deux régions. A Précy, le sol sablonneux est perméable, mais le sous-sol, constitué de roches granitiques, est imperméable. Signes qui caractérisent un sous-sol imperméable :

-          Les mares, les abreuvoirs, les réserves d’eau dans tous les jardins, les eaux dormantes,

-          Les puits très nombreux et peu profonds.

-          La nature des exploitations agricoles.

Le serein donc, qui serpente dans la vallée, au pied de la colline de Thil marque la limite entre la commune de Précy sous Thil et celle d’Aisy sous Thil. Il prend sa source à environ 22 kilomètres de Précy, à 2,3OO km environ du village de Beurey-Baugay, dans le canton de Pouilly en Auxois. L’eau sort de terre dans une prairie en pente, au milieu des joncs, entre un frêne et un poteau électrique ; au début, il ne mesure qu’une vingtaine de centimètres de large et une dizaine de profondeur. Il s’élargit peu à peu ;  à la sortie de Beurey-Baugay, c’est un ruisseau. Près de Missery, il a parfois près de 3 mètres de large car il a reçu déjà plusieurs affluents, des ruisseaux descendus des coteaux.

Entre la Motte-Ternant et Chausseroze, j’ai remarqué une scierie et un moulin abandonnés. Le Serein continue son cours, passe à Vic sous Thil, à Précy, travers la D 70 sous un vieux pont de pierre. Il arrose ensuite Bierre, Montingy, Courcelles-Frémoy, Vieux Château, Toutry, il entre dans le département de l’Yonne. Il passe alors à Guyon, Montréal, l’Isle sur Serein, Noyers, Annay sur Serein, Chemilly, Chablis, Maligny, Ligny le Châtel, Pontigny.

Son cours se termine à Bassou où il se jette dans l’Yonne qui emportera ses eaux dans la Seine pour aboutir finalement dans la Manche. Le Serein est un affluent de la rive droite de l’Yonne ; le Serein reçoit des affluents : la Baigne à La Motte Ternant, le Soutin à Vic sous Thil, le ru Potrin à Aisy, l’Argentalet près de Courcelles Frémoy etc… le Serein est une rivière calme au régime assez régulier, au cours lent. Comme toutes les rivières françaises qui prennent leur source dans des régions peu élevées, il a ses hautes eaux à la saison où il pleut le plus : automne, hiver, printemps. L’été est l’époque des basses eaux. Parfois, quand il a beaucoup plu, il déborde et sort de son lit ; il est en crue. En été, on peut le images-12franchir à gué en certains endroits.

Après le Serein, il nous faut présenter aussi l’Armançon. Ces deux rivières ont creusé des vallées parallèles laissant entre elles une ligne de crêtes dont l’extrémité nord est dominée par la butte de Thil. De là-haut, s’offrent des paysages bien différents : à l’ouest, la vallée du Serein sinueuse, étroite, sauvage, d’accès difficile alors qu’à l’est, celle de l’Armançon est large, fertile, d’accès aisé. C’est la rivière de l’Auxois, elle favorise les communications nord-sud avec l’autoroute du Soleil et le canal de Bourgogne.

L’Armançon prend sa source près de Meilly sur Rouvres et se jette dans l’Yonne à Migennes, après un parcours d’environ 200 km. A son passage dans le pays de Thil, il traverse les prairies de Normier, Clamerey, Marcigny, Braux et Brianny. Si le sol y est argileux, le sous-sol est encore granitique comme l’indique la carrière de Marcigny et surtout la ville de Semur en Auxois construite sur un éperon rocheux que l’Armançon ne peut que contourner.

dscf0005-640x393-300x184Pour être autorisé à pêcher dans le Serein, il faut posséder une carte de pêche que l’on peut se procurer chez les dépositaires de Précy sous Thil… prix des cartes en 1974 : 23 F pour la pêche au coup, avec trois lignes, sans moulinet. Et 35 F pour la pêche au coup, trois lignes avec moulinet, pêche au lancer.  La société de pêche « LE BROCHET DU SEREIN » a été fondée le 15 juin 1948 par M.Lebeault, notaire et M.Moreau, marchand de chaussures en leur l’époque… cette société a été créée dans le but de lutter contre le braconnage, la pollution de la rivière ; d’encourager la surveillance et d’assurer la destruction des nuisibles et le repeuplement en poissons. La somme payée pour une carte de pêche est répartit pour la taxe piscicole ordinaire, versée au conseil supérieur de la pêche à Paris ; pour la taxe dscf0006-640x443-300x207fédérale, pour la fédération de la Côte d’Or et pour la taxe local qui revient à la société.

Chaque année, le « BROCHET DU SEREIN » organise un concours de pêche au mois d’août (2 à 300 participants environ). La société est administrée par un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier et plusieurs membres. Cette association s’appelle de nos jours « Auxois-Morvan Pêche » et gère entre autres, le Serein et l’Armançon.

Dans la commune de Précy, la population n’est pas dispersée à travers la campagne ; au contraire, elle est agglomérée. La population de Précy sous Thil n’a cessé de diminuer depuis un siècle, surtout après la disparition des Forges. Causes du dépeuplement : Manque de travail pour les jeunes qui sont obligés de partir en ville où ils trouvent plus facilement emplois et distractions. Et la mécanisation de l’agriculture qui a considérablement diminué les besoins en personnel pour l’exploitation. Une autre cause de la dépopulation ce sont les jeunes agriculteurs qui quittent souvent la petite exploitation familiale en 

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raison des multiples difficultés qu’ils rencontrent : vie difficile et peu rentable ; trop de dépenses de fonctionnement : mains d’œuvre, matériel très cher, charges sociales etc…

Finalement, c’est en 1975 que le creux de la vague disparaît car depuis, la population de Précy sous Thil n’a cessé d’augmenter. Dès cette époque, la création de lotissements, de logements, d’une zone artisanale a permis d’inverser la tendance. Cette population a évolué vers les professions intermédiaires ; emplois de service divers, ainsi que les ouvriers etretraités. En ce début de 21ème  siècle (2006), le nombre d’habitants retrouve son niveau du début de 20ème (1901).

LES RESSOURCES AGRICOLES

Elles se répartissent en deux groupe :

Polyculture qui représente environ 1/3 de la superficie de l’exploitation.

-          Céréales (blé, orge, avoine etc…)

-          Oléagineux (colza)

-          Plantes fourragères : prairies artificielles (luzernes, trèfle, sainfoin, etc…) betteraves, maïs. Pommes de terre pour la consommation personnelle. 

Elevage :

-          Bovin, pour la viande ; race charolaise et produit de croisement ; pour le lait ; race Pie Rouge, Tachetée de l’Est, Frisonne, Hollandaise, Pie Noire.

-          Ovins : quelques troupeaux de moutons pour la viande. Race : mérinos, Southdown, Suffolk, Bleu du Maine, Ile de France etc…

-          Porcs : large White, Piétrain, Landrace, Danois, Blanc de l’Ouest.

-          Chevaux : race ardennaise de l’Auxois pour la boucherie.

17 exploitations agricoles dans la commune de Précy sous Thil en 1975. Il doit en rester 5 de nos jours.

images-22Les exploitants sont propriétaires ou fermiers. Il n’y a pas de métayers à Précy sous Thil. Le nombre de salariés agricoles a beaucoup diminué depuis 1975 en raison surtout de la mécanisation qui a permis d’exploiter les mêmes surfaces avec peu de personnel. Le fermier paie un loyer, le fermage, à son propriétaire. Ce fermage est évalué en kilogrammes de viande par hectare pour les prés et en quintaux de blé à l’hectare pour les champs. A Précy sous Thil, il existe un G.A.E.C. (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).

C’est en plein pays d’Auxois que se trouve l’ élevage de charolais, à Noidan. Eleveurs de père en fils depuis des générations, nous faisons naître et engraissons l’ensemble de nos animaux. Nous produisons aussi quelques céréales (tournesol, pois…) pour l’alimentation du troupeau. Celui-ci, 100 % charolais, compte environ deux cents têtes. Quelques 90 mères nourrices produisent des veaux chaque année, parmi lesquels il en est sélectionné un certain nombre à l’âge de 18 mois pour l’atelier de vente directe. En général, les génisses sont préférées pour leur tendreté et leur saveur. L’ensemble du troupeau est nourri à l’herbe des prés, de mars à décembre et au foin pendant l’hiver. L’engraissement est complété par un aliment fabriqué à la ferme avec des matières premières 100 % Végétales, sans OGM, issues de céréales, pulpe de betterave, luzerne déshydratée, colza, blé, pois…

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—-> pour en savoir plus sur PRECY SOUS THIL : Rejoindre les liens suivants  : 

Le château de Thil    

La tuilerie    

Lavoir de Précy  

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Château d’AISY sous THIL (21)

Posté par francesca7 le 23 février 2013

 

Château d'AISY sous THIL (21) dans CHATEAUX DE FRANCE aisy-ss-thil-le-ch-teau

 

Je vais vous avouer que je travaille dans ces lieux depuis maintenant 35 ans.

Présentation :

 aisy1 dans CHATEAUX DE FRANCEConstruit sur une propriété de 8 hectares, le Château d’Aisy sous Thil date de 1515. C’était une ferme fortifiée. Il fut modifié vers le milieu du 18ème siècle pour devenir une propriété plus confortable. La famille De Chazelle en fut propriétaire jusque vers les années 1940.

 La Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Bourgogne Franche Comté  (CRAM-BFC) en fait l’acquisition en 1952 ; et en 1955, c’est le premier Etablissement Spécialisé dans la prise en charge d’enfants en situation sociale difficile de Côte d’Or, alors nommé l’E.M.P.P d’Aisy. En l’an 2000, cet organisme référent a cédé ses droits à ce que l’on appelle aujourd’hui l’UGECAM-BFC (Union de Gestion des Etablissements de Caisses d’Assurance Maladie de Bourgogne-Franche-Comté).

 

Depuis cela, sa destination n’a pas été modifiée, mais son organisation interne a évolué en fonction des demandes sociales et des besoins des enfants accueillis.

D’abord la section IME (Institut Médico Educatif) qui recevait 38 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 13 externes) présentant un retard mental léger ou moyen avec ou sans troubles associés. (Aujourd’hui décentrée)

La section ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) qui recevait 34 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 9 externes) présentant des troubles du caractère et du comportement, mais caractérisés par une efficience intellectuelle normale ou sub-normale. Cette section s’est, de nos jours, concentrée sur cette spécificité que sont les déficients en ITEP, c’est-à-dire, d’accueillir des jeunes ou des adolescents présentant des troubles du comportement importants, sans pathologie psychotique, ni déficience intellectuelle.

Dans ces deux sections donc, la mission agréée réside dans l’éducation générale et des soins spécialisés en fonction du projet individuel du jeune et des préceptes exposés au projet d’établissement. Une équipe médicale et paramédicale, éducative, pédagogique et sociale met en œuvre le projet sous la responsabilité de son directeur, Monsieur Bourdot Didier, aujourd’hui accompagné de son Sous-Directeur : Monsieur Libératore Jean.

a-essey-villeneuve-21_dd-300x200En 2010, l’Ugecam-Assurance-Maladie s’est  approprié les locaux du Château d’Essey Villeneuve, afin  de décentrer la section IME.   

Les 2 établissements sont ouverts en continu toute l’année, les enfants sont orientés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Dijon. Selon le contrat de séjour conclu en fonction des projets personnalisés et des pathologies repérées, l’accueil s’effectue : en internat continu, en internat de semaine, de quinzaine (ou tout autre rythme de retours), en internat aménagé (l’enfant retournant en famille le mercredi) ou en demi-internat.

Les enfants sont accueillis sur des groupes de vie et pris en charge par des éducateurs spécialisés, des moniteurs éducateurs et des aides médico-psychologiques qui les accompagnent à tout moment dans les actes de leur vie quotidienne. L’encadrement de cette équipe est assuré par un chef de service éducatif.

Selon les potentialités intellectuelles de chacun, les enfants bénéficient d’un enseignement pédagogique assuré par des professeurs des écoles spécialisés, mis à disposition par l’Education Nationale. Les temps de prise en charge varient de 1 à 23 heures par semaine. Une section « ateliers » de pré-formation professionnelle et occupationnelle complètent les temps de scolarité et leur ouvre des voix professionnelles.

L’équipe médicale et para-médicale se compose de 2 médecins psychiatres, d’un médecin généraliste, d’infirmières de jour, d’un psychologue clinicien, d’un art thérapeute, d’un psychothérapeute, d’une psychomotricienne, d’un orthophoniste et d’un assistant social. L’établissement travaille en partenariat avec tous les médecins spécialistes de la région ; ainsi que la communauté environnementale.

A ces deux sections s’ajoute une troisième : Le Sessad (Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile) créée dans les années 1980 par Monsieur Michel Mauthé, Directeur d’alors…. Cette section, au départ agréé pour 12 places (6 à 14 ans, retard mental et troubles du comportement), qui aujourd’hui a passé son agrément à 40 places, concernant la prise en charge des jeunes jusqu’à 20 ans. Sa mission réside dans l’acquisition de l’autonomie et/ou l’intégration scolaire et/ou sociale, grâce à une action dans le milieu habituel de vie du jeune. L’équipe présente la même configuration professionnelle qu’à l’ITEP.

C’est donc dans cette structure que je travaille moi-même, en tant que secrétaire médico-sociale…..

 

Sa situation régionale : ITEP d’Aisy

70 kms à l’ouest de Dijonaisy-2-300x225

  6 kms du péage de Bierre les Semur (autoroute A6)                                                           

15 kms de Semur en Auxois                                                                                                        

15 kms de Saulieu                                                                                                               

20 kms de Vitteaux                                                                                                    

30 kms d’Avallon                                                                                        

30 kms de Montbard                                                              

En bordure de la route « CD 70″, dans la commune                                        

d’Aisy sous Thil dont la population totale s’élève au                                              

dernier recensement de 1992, à 301 habitants.                                                                        

Sur le plan économique, l’EMPP est l’entreprise qui                                                                       

emploie le plus grand nombre de salariés dans le                                                                                   

canton de Précy sous Thil.

 

Adresse aujourd’hui : RESAM 21 – ITEP/SESSAD d’Aisy

Boîte postale 17
21390 Aisy-sous-Thil

Tél. : 03.80.64.55.22
Fax : 03.80.64.40.40

 

 Aisy-sous-Thil est un petit village situé au centre Est de la France. Le village est situé dans le département de la Côte-d’Or de la région de la Bourgogne. Le village d’Aisy-sous-Thil appartient à l’arrondissement de Montbard et au canton de Précy-sous-Thil. Le code postal du village d’Aisy-sous-Thil est le 21390 et son code Insee est le 21007. 

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Géographie :

L’altitude d’Aisy-sous-Thil est de 353 mètres environ. Sa superficie est de 8.30 km ². Sa latitude est de 47.394 degrés Nord et sa longitude de 4.288 degrés Est. Les villes et villages proches d’Aisy-sous-Thil sont : Précy-sous-Thil (21390) à 2.12 km, Bierre-lès-Semur (21390) à 2.99 km, Vic-sous-Thil (21390) à 3.07 km, Montigny-Saint-Barthélemy (21390) à 3.43 km, Juillenay (21210) à 3.85 km. 


(Les distances avec ces communes proches d’Aisy-sous-Thil sont calculées à vol d’oiseau – Voir la liste des villes du département de la Côte-d’Or) 

 amour-coeur-00109 

L’ETABLISSEMENT A FETE SES 50 ANS  Voir en Vidéo http://www.dailymotion.com/video/xkzw1s

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