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Les chansons de Nino Ferrer

Posté par francesca7 le 1 avril 2016

 

Nino Agostino Arturo Maria Ferrari dit Nino Ferrer était génois. Français aussi depuis 1989 !
« Comme il le dit Et j’ai vite compris que je ne pouvais rien faire de bon si je n’étais poussé par une passion, d’amour, d’amitié, de révolte ou d’ailleurs. Finalement il en est sorti une vingtaine d’Albums d’à peu près 40 minutes chacun soit approximativement deux centaines de pièces sonores ». Ceci fait une vie, ceci fait une œuvre.
 
Fumeur de pipe, fin lettré, le temps s’enroulait autour de lui. Toujours aussi entier et tranchant, il se souciait comme d’une guigne des malentendus, voire des pas-entendus du tout, qui auront jalonné sa route. Exigeant il était, exigeant il restera, quitte à envoyer paître tout un plan de tournées mitonné dans les bureaux de la capitale, si la convivialité n’est pas au rendez-vous : « on n’a pas donné trente ans d’amour aux gens pour être promotionné comme une savonnette ou un saucisson ».

Image de prévisualisation YouTube 

 
Nino Ferrer a su échapper aux tubes à répétition, aux grandes maisons de disque, à l’univers glauque du show-biz pour rester intègre et prendre le maquis dans le Causse. Dans sa ferme « la Taillade », au milieu de sa tribu, il était le bon patriarche revenu de tout sauf de l’amour.
L’homme de « La Maison près de la fontaine » avait su transporter la sienne loin des caniveaux. Et face à la vérité du Lot, les épiphénomènes de la capitale sont ramenés à leur juste proportion : anecdotique et microscopique.

 

Imprégné de poèmes italiens et français il savait ce qu’écrire voulait dire, et il s’avançait dans des chansons-poèmes. Il peignait, il gravait ; mais surtout il était jardinier du cœur : il faisait pousser les amis comme bonne laitue. Nino Ferrer avait la patience de la colère, et lentement il a bâti avec sa tendresse d’écorché son cheminement non pas avec des chansons isolées, mais avec des albums globaux. Plus question de se laisser enfermer dans une seule chanson car pour lui les bons tubes peuvent faire les meilleurs barreaux. Couché Mirza, raccroché le téléphone qui sonne ! Nino Ferrer ne se laissera plus ferrer par le futile et se battra pour son indépendance.

Et les albums se suivent de « la Vie des Automobiles » (1944) à « la Désabusion » (1993) en passant par Blanat (1979) et Métronomie (1972) en tout plus de vingt albums.

Amour et tendresse, romantisme et dérision, notre artisan sourcilleux fut autant plus une grande gueule qu’une voix.
Il aura été du côté de la passion et de l’énergie. Du côté des animaux aussi.
 
« Et l’araignée s’interroge sur la raison de la disparition totale et définitive de la chaleur et du vent, de la musique et de la nourriture, des vibrations et du mouvement, du ronflement et de la lueur verte qui illuminait parfois ses toiles et en irisait les théorèmes. »
 
« Il n’y a que la passion qui fait vivre. », elle fait aussi mourir.

Mélancolique, il aura laissé ses voitures sous la poussière, ses souvenirs de star sous les feuilles mortes, et son angoisse au soleil éclatant, au milieu des blés. Son fusil de chasse aura été son dernier mot le 13 août 1998. En plein cœur comme toujours.

Sans titre1

La maison près de la fontaine (1965)
Paroles : N.Ferrer – Musique : N.Ferrer
 
 
La maison près de la fontaine,
couverte de vigne vierge et de toiles d’araignées,
sentait la confiture et le désordre et l’obscurité,
l’automne
l’enfance
l’éternité. . .
 
Autour il y avait le silence,
les guêpes et les nids des oiseaux,
on allait à la pêche aux écrevisses
avec Monsieur le curé,
on se baignait tout nus, tout noirs,
avec les petites filles et les canards . . .
 
La maison près des H.L.M
a fait place à l’usine et au supermarché,
les arbres ont disparu, mais ça sent l’hydrogène sulfuré,
l’essence,
la guerre,
la société . . .
 
Ce n’est pas si mal,
et c’est normal,
C’est le progrès. 

 

 

 

le site www.nino-ferrer.com est exhaustif
et doit être consulté en priorité.

Publié dans CHANSON FRANCAISE | Pas de Commentaires »

Histoire d’Autel

Posté par francesca7 le 24 décembre 2014

 

Traduction Cerrida-F

images (2)Les autels existent depuis l’aube de la civilisation humaine, remontant jusqu’au paléolithique. Bien des gens encore de nos jours ne comprennent pas son utilité en dehors d’une structure religieuse et ne croient pas dresser le leur chez eux. Néanmoins, inconsciemment, nous dressons quantité d’autels sans leur donner une finalité en soi. 

Il est courant de voir des photos de famille disposées sur des étagères, tables ou pianos. Beaucoup de personnes posent des tas d’objets sentimentaux ou des collections d’objets variés sur des vitrines ou des étagères dans diverses pièces de leur maison. Il n’est pas rare de voir des étalages de collections de canettes de bière, dés à coudre, modèles réduits de voitures ou d’autres objets. Tout cela est réalisé sans que nous en ayons une intention consciente ou à dessein, excepté que «nous le VOULONS». Mais pourquoi sommes-nous amenés à agir de la sorte ? 

Carl G. Jung appelait cela la partie la plus profonde de notre Inconscient : «l’Inconscient collectif» et disait que cela relie chacun d’entre nous à chaque ancêtre et permet d’accéder à chaque événement connu du passé. Il semblerait que l’Inconscient collectif soit présent en chacun d’entre nous, nous persuadant de construire un autel personnel, juste comme nos ancêtres le faisaient. Le problème qui se pose est que nous interrompons rarement le brouhaha de nos pensées parasitant l’Inconscient Collectif et l’enseignement à en retirer. Le mur de cannettes de bière est une sorte d’autel informel dédié aux dieux Dionysos et Bacchus, tour à tour dieu de la vigne, du vin et de l’épicurisme. Les petites voitures en modèle réduit pourraient bien être un hommage inconscient à Mercure «aux pieds légers» ou à Hélios et à son chariot auréolé du Soleil. Les dés à coudre seraient les symboles des déesses tisseuses telle que la Femme Araignée, Ixchel, les trois tisseuses de la Destinée et Athéna. Les collections de dragons et de sorciers, tout ce qui y ressemble sont des tentatives inconscientes puisant dans l’ancienne magie et la connaissance mystique. Un regroupement de photos de famille peut être des réminiscences de la mort dans l’espoir de nous aider, ou bien une forme de magie sympathique pour relier la mort à la vie. Une collection de figurines de grenouilles peut être un appel de l’inconscient aux anciennes déesses de la fertilité.

 

Ce penchant pour les autels informels transcende les liens sociaux et culturels. En fait, dresser un autel est une expérience multiculturelle. Inconsciemment, les humains sont constamment en train de dresser des autels autour d’eux. Peut-être devrions-nous plus réfléchir à ce besoin, et ainsi à la manière d’améliorer nos vies quotidiennes et notre élévation spirituelle. Les archéologues ont découvert les plus anciens autels consacrés permanents sculptés au plus profond des grottes, avec des parois étroites et des chemins d’accès trompeurs pour les atteindre. La difficulté d’accès mesurait la détermination et le goût de l’effort pour arriver jusqu’à la fin du périple. Les grottes étaient des lieux hautement spirituels ne devant pas être traversés par la lumière, parce qu’ils symbolisaient l’éternelle fécondité de la Grande Déesse et l’énergie primordiale du chaudron. A l’intérieur des grottes, les sorciers pratiquaient la magie pour la chasse et des rituels de passage tels que l’Initiation.  

Les peuples et les chamans des tribus fréquentaient ces grottes secrètes lorsque leurs migrations claniques les ramenaient à ces endroits. Cependant, il est probable que les populations nomades des cultures paléolithiques emportaient aussi avec elles des figurines de la Grande Déesse lorsqu’elles migraient d’un endroit à un autre, à la recherche de nouveaux terrains de chasse et de nourriture. Ces peuples auraient construit un autel temporaire dans chaque nouveau foyer construit à l’intérieur de grottes ou sur des blocs de pierres qu’ils auraient rentrés. Ils représentaient la Déesse par d’étranges figurines de femmes aux formes généreuses, qui étaient façonnées avec un ventre, des seins et des fesses généreuses pour symboliser la Grande Mère donnant la vie à toutes choses dans ce monde. Les détails de leurs visages étaient vagues. Quelques figurines avaient leurs jambes qui se terminaient en pointe pour être plantées dans le sol ; d’autres possédaient des socles qui leur permettaient ainsi d’être posées sur une surface assez élevée. Toutes étaient assez petites, possédant une taille appropriée pour le transport. Plus tard, les statues devinrent plus sophistiquées, mais la plupart conservèrent encore une ébauche de traits faciaux, comme leurs homologues plus anciennes. 

Alors que la Déesse de Willendorf et celle de Grimaldi, Lespugue et Sireuil furent très stylisées et exagérées dans les formes corporelles, les déesses aux serpents Minoennes apparaissent mieux proportionnées. En plus d’être décorées de spirales ou de volutes (lignes ondulées), les statuettes Minoennes tenaient aussi deux serpents identifiables. Cette évolution des formes continua jusqu’à ce que nous trouvions belles et très humaines les statues d’Egypte, de Chine, du Moyen- Orient, de Grèce et de Rome. Les grottes les plus anciennes étaient décorées de peintures vives et très ressemblantes, d’animaux, d’empreintes de mains ou autres symboles tous représentant des idées abstraites spirituelles et magiques en honneur de la vie accordée et du réconfort apportés dans la mort. Plus tard lorsque les villages se sont établis et que les clans ne se déplacèrent plus de place en place, les lieux de culte construits par l’homme devinrent plus élaborés. Bien que ceux-ci soient eux-mêmes une grotte symbolique, les sols de certains d’entre eux, dans la culture minoenne sont pavés de coquillages et   sculptés grossièrement, avec des pierres très colorées, des murs peints dans des tons aussi vifs que ceux retrouvés dans les grottes mystiques et secrètes.

 

images (3)La représentation du symbolisme devient plus directe. Des décorations gravées sur les statuettes des déités retrouvées, les fabuleuses peintures sur les murs des grottes et les vestiges des lieux de culte plus récents ont renseigné les archéologues sur certains symboles et la signification que nos ancêtres leur accordaient. Les volutes représentent l’eau et le serpent sacré de la vie. Les losanges signifient la fertilité alors que le triangle, la féminité et la régénération, exactement comme la grotte elle-même. Le croissant représente le cycle lunaire et l’énergie. Le signe de la coupe gravée sur une pierre contenant de l’eau symbolisait l’eau sacrée qui s’écoulait de la Déesse de la vie. 

Des empreintes de pieds peintes sur les murs de grottes font référence à la force de guérison et la guidance de la Déesse pendant que les mains sont les symboles de Ses pouvoirs divins contre le Malin. Les yeux, les spirales et les serpents enroulés représentent la force cosmique qui est la source sans fin de l’énergie. Un X symbolise la mort et la résurrection comme le papillon et le sablier. Les archéologues ont mis en évidence deux types de lieux de culte à travers chaque âge : le permanent et le mobile. Ces derniers ressortirent de l’étude des pratiques religieuses des anciennes cultures. Le premier lieu était un site naturel, tel qu’une grotte spéciale, un bosquet d’arbres, le sommet d’une colline ou un endroit de pouvoir. Ce que nous appellerions un autel était normalement un rocher possédant une forme adéquate naturelle qui indiquait qu’on se trouvait sur un site sacré. Hormis les gravures sur les rochers ou les peintures rupestres sur les murs des grottes, le site sacré n’était en aucun cas transformé.

 

Le second type de lieu de culte indique que les civilisations plus récentes comprirent que chaque endroit pouvait devenir sacré par le seul fait d’y ériger un autel temporaire. L’autel portatif simple, consistant simplement en la présence de la statue de la Grande Déesse, était d’une grande importance depuis que les clans paléolithiques demeuraient à un emplacement pour très longtemps. Ils avaient besoin d’un endroit pour vénérer et célébrer leur magie sympathique alors qu’ils suivaient les traces des troupeaux migrateurs pour leur partie de chasse ludique.

Ces deux sortes de lieux de culte persistent après que les populations commencent leur installation permanente dans les villages. Bien que les peuples se rassemblent dans un seul endroit pour célébrer des cérémonies particulières, ces peuples aiment l’idée de posséder leur propre autel chez eux.  

Les éléments de la Terre, de l’Eau et du Feu étaient très importants pour les premières populations nomades.  Leurs vies dépendaient du feu pour la protection, la chaleur, et la lumière ; ils considéraient que la Terre  fournissait leur source de nourriture, et ils avaient conscience que leur existence dépendait d’une ressource d’eau. Beaucoup plus tard, nos ancêtres ajoutèrent l’élément Air à la liste quand ils réalisèrent que cette  substance invisible était indispensable pour respirer et que le vent apportait tempêtes et pluie. L’Esprit, le traditionnel cinquième élément, a toujours été très important, l’insaisissable pouvoir de l’Esprit liait ce qui est vivant à la mort et tenait la promesse de la résurrection. 

Aujourd’hui, nous rencontrons les mêmes symbolismes dans des lieux de vénération. Quelques religions  possèdent des autels définitifs, alors que d’autres sont devenus des plateformes érigées pour leur ministère et leur choeur. Les religions non-catholiques possèdent toujours des armoires spéciales pour leurs livres saints. Les espaces sacrés sont décorés de fleurs, de bougies, d’images et de statues de déités, de saints ou de gourous. Quelquefois l’eau bénite est conservée à la porte d’entrée et le jus de raisin ou le vin est offert aux participants. Chanter, psalmodier et prier font partie du service habituel. 

Mais que faisons-nous à la maison ou bien dans nos endroits secrets ? Les statues et les saints sont communs dans les ménages catholiques. Une croix est un symbole familier dans d’autres foyers chrétiens. Les maisons non chrétiennes possèdent des statues et des symboles de leurs déités souvent entourées par des fleurs, des  bougies et autres offrandes symboliques. Tous ces croyants créent consciemment des autels, des lieux que nous consacrons pour notre évolution et notre confort spirituels. Ceux qui ne suivent aucune église ou temple organisé ou encore prétendent ne croire en aucun dieu sont encore influencés par l’esprit de l’inconscient collectif pour dresser des autels. Inconsciemment, ils sont sujets à construction de petits et informels autels rassemblant des collections d’objets qui les attirent. Avec quelques idées et un peu d’attention, ces autels peuvent apporter de l’énergie positive dans nos vies. 

images (4)Il est nécessaire que nous comprenions combien l’intention consciente de dresser un autel crée une atmosphère positive et spirituelle qui améliore nos vies quotidiennes. La création d’un autel est un point commun à toutes les cultures et n’a pas nécessairement de relation avec la religion. Agir de la sorte signifie simplement que vous souhaitez vous relier avec la Mère primordiale de l’énergie cosmique qui soutient l’univers entier. Cette connexion peut permettre de manifester certains désirs de notre vie ou simplement pour dire «merci» à la puissance supérieure pour tout ce que vous avez déjà. Un autel peut être permanent, changeant ou temporaire en accord avec vos besoins. La base de votre démarche sera la mise en place de vos autels avec une intention consciente et la compréhension de votre action. Dresser intentionnellement un autel vous aide à vous dépasser quelque soient les tracasseries quotidiennes. Avoir votre autel vous aide à prendre de la hauteur afin de voir votre environnement et ses conditions plus clairement. Il vous aidera à clarifier ce que vous voulez et pourquoi. Bien que vous puissiez choisir les objets de votre autel inconsciemment, sans vraiment comprendre pourquoi vous avez fait ce choix, l’acte de dresser l’autel en conscience vous renseignera sur la manière de vous mettre à l’écoute de votre inconscient et de ses messages. Lorsque vous serez recentrée, l’énergie positive et la joie se déverseront dans votre vie. N’est-ce pas ce que vous désirez réellement ?

 

D.J Conway, A little book of Altar Magic

 

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaires »

Pays de Retz par Marc Elder

Posté par francesca7 le 11 février 2014

~ * ~

I

PdR_carteUNE route passe sur la crête, à cent mètres du littoral, joignant d’un trait presque droit Pornic à Bourgneuf-en-Retz. Soulignons-la de vert comme sur une carte Michelin. Son cours champêtre, varié par des échappées sur l’Océan, ne manque pas de pittoresque. On y voit les clochers du Clion, des Moustiers, fins comme pointe d’oignon monté en graine, la chapelle de Prigny à croupeton sous son orme, un horizon divers qui propose des jeux d’esprit sous la forme de mirages dont il faut deviner le sens. Pour moi, j’y vois ma jeunesse. Elle est éparse dans le paysage ainsi que la lumière insaisissable. A l’inverse des guides, qui recommandent les merveilles inconnues, je souligne cette route parce qu’elle m’est si familière que j’y puis circuler les yeux fermés, comme on circule dans l’insomnie au travers de sa conscience.

Rarement nous déplions cette carte que nous portons au fond du coeur. Elle est trop près, trop en nous pour que nous ne l’oubliions pas. La quiétude journalière n’a pas besoin de pilote : l’habitude mène la barque. Au large seulement, on ouvre le grand routier et l’oeil s’arrête à rêver de la terre natale, sous le contraste d’un ciel étranger. Ce n’est pas une géographie savante que la nôtre, irriguée et coloriée comme une planche anatomique ! C’est une humble carte, informe, tremblante, à la manière des levées anciennes, avec des images parlantes. Un enfant, un adolescent, un homme s’y manifeste. C’est nous-mêmes. Il semble que tout le pays ne soit autre chose qu’une lente histoire, sans souci des bornes, des reliefs ou de la ligne de partage des eaux. Sur la mer des petits bateaux, des poissons ; dans la rivière des baigneurs ; un chasseur sous bois et, derrière cette haie, des amoureux qui s’enlacent… Plus on regarde, plus les scènes se multiplient. La maison, l’église, le chêne se confondent avec le personnage, avec les soupirs, le rire, les larmes. Tout se trouble, tout se meut. Est-ce de la chair ? Est-ce de la terre ? Et ce nom qui nous sonne à l’oreille, le nom du pays, notre pays, ne mêle-t-il pas l’un à l’autre ?… Voilà : avec les ancêtres, revenants que je découvre d’année en année sous le voile d’une personnalité fallacieuse, je cache aussi un bloc de la machine ronde. Tout ce qui n’est pas eux, en moi, est poussière, la poussière de ce sol qui m’a permis de me dresser, fantôme de boue éphémère, pour le chérir. Immense ? Non ! Rien qu’un atome, une région qu’un oeil embrasse, à la mesure de nos faibles sentiments. Mais je crois bien que, sans le fait du prince, la patrie n’aurait pas été au-delà.

Depuis l’âge le plus tendre l’été me ramène au Pays de Retz.

Je m’arrête parfois sur cette route de Bourgneuf, un peu au-delà de la Bernerie, au lieu dit le Chambaraud. Il y a là une vigne, un cellier, gloire d’un ancien voilier qui les fonda naguère. Cet homme était court et portait, sur une barbe blanche, un visage qui avait l’air d’un soleil couchant sur la neige. Le vin blanc, qu’il caressait, lui ménagea, non sans prévenir, une congestion radicale. Il finit dans le faste d’un petit bourgeois glorieux et renté, ajoutant aux assises d’une propriété réputée les agréments du yachting et de l’auto. Il disait :

– Mes vignes, mon matelot, ma voiture. […]

A la vérité, les limites du Pays de Retz sont assez difficiles à définir, et l’ancien duché de Retz, qui s’accrut, à la fin du XVIe siècle, des communes de Vue et de Prigny, présentait une figure moins dense, des contours plus sinueux que ceux que je propose à la commodité du voyageur. Je prends conseil de mes souvenirs, non des archives, et il importe peu à la couleur du ciel ou de l’eau, a l’odeur substantielle du vent de mer que mes bornes soient imprécises. Je cherche ma trace, point une frontière. Pourtant je ne crois pas trop désobliger la géographie ni la tradition en désignant d’un bloc, sous le nom de Pays de Retz, ce musoir de terres basses, disposé à l’ouest du lac de Grand-Lieu, entre l’estuaire de la Loire et la baie de Bourgneuf.

Mais si je me retourne vers l’orient, sur cette butte de Chambaraud qui met à mes pieds l’offrande souriante de la mer, je vois le marais naître aux dernières ondulations des vignes, fuir et se perdre à l’infini dans ce fond de brumes tendres où les éléments se confondent. Les bourgs y marquent des îlots balisés par un clocher, les fermes, dispersées loin à loin, des traits roses, et les mulons de sel des points blancs. Là, dans les sables, le polder, commence la Vendée rase et sans fard, toute en eau et en ciel. Par delà Beauvoir, ombre de village sur une ombre d’horizon, j’imagine la pinède littorale où vient mourir un océan vert, Noirmoutiers articulé au goulet de Fromentine et l’île d’Yeu l’Invisible, qui n’est, pour les côtiers, qu’une flamme dans la nuit.

Toute cette contrée, étendue de Bourgneuf à Croix-de-Vie, excède mon sujet et dément mon titre. Nous sommes ici dans le Pays de Monts, mais il n’importe ! C’est le hors-d’oeuvre qui sauve parfois le rôt, et cette étrange région, où la Bretagne convulsée vient expirer dans la plaine, obsède bien trop ma mémoire pour que je la délaisse. Il en est des pays comme des hommes : les plus accidentés nous amusent, mais ce sont ceux dont l’âme se cache sous l’indifférence qui nous retiennent.

QUAND j’arrivais à Nantes, le premier août, la maison était sur le départ. Ma mère, qui attachait un prix incomparable à ses devoirs de maîtresse de maison, bouleversait l’appartement depuis une bonne quinzaine. Non seulement les housses couvraient les meubles du salon, le piano et les chaises de tapisserie que nous devions aux « doigts de fée » de mes tantes, mais encore tous les rideaux, toutes les tentures, tous les tapis étaient enlevés, battus, rangés entre des journaux frais, l’encre d’imprimerie ayant, paraît-il, la vertu d’écarter les mites. Dans le vestibule les malles attendaient que l’on voulût bien les retourner pour la cinquième ou sixième fois, afin de rechercher une savonnette ou un ruban dont on avait perdu la trace, et deux jours avant de prendre le train, on imposait au chat le régime sec afin qu’il ne s’oubliât pas dans son panier.

En deux heures de chemin de fer nous étions à la mer.

téléchargement (11)Elle s’annonce dès la gare de Bourgneuf-en-Retz par un brusque changement de décor, la campagne bocagère cédant soudain au marais. Une dernière haie, une dernière tache d’ajonc ou de bruyère, un dernier chêne, et la terre, rompant ses bornes habituelles, déferle à plat jusqu’à l’horizon où se meut l’ondulation grise de l’Océan. Hâlée, gercée, roussie, elle prend l’aspect d’un vieux paillasson sur lequel pousserait, par miracle, la fleur rose d’un toit, la fleur blanche d’un mulon de sel. Le train côtoie les salines, à peine trempées encore d’une eau pâteuse dont l’évaporation quotidienne amasse des croûtes sombres sur le pourtour. Le jonc monte des douves, aigu, acide. La vase des bossis craque au soleil comme poterie au four. La mer se rapproche, blonde et pâle, au point de toucher la ligne devant l’église des Moustiers, parmi ces sables fuyants où des vignes rachitiques agonisent.

La Bernerie n’était point encore devenue, à l’époque, cette aimable station balnéaire où la démocratie retrempe, aux souffles marins, le cuir d’innombrables chérubins promis à l’héroïsme guerrier que la République, une et indivisible, réserve à ses enfants. Aucun moniteur sur la plage, rempilé de Joinville, pour redresser les échines vacillantes, calmer les fièvres alcooliques sous le regard attendri d’une aïeule charnue. Point de fanfares, les jours de fête, pour égayer l’espadrille, achalander le bistrot, la jupe courte et le maillot de bain. Quelques familles vivaient seules, à la bonne franquette, parmi les naturels, et si le village avait déjà perdu tout caractère, il conservait du moins la fraîcheur âpre d’un rivage de France encore pur.

Le retraité de la marine ou des douanes, espèce quasi disparue sur le continent et qu’on ne retrouve plus guère que dans les îles, tenait le haut bout de la population. Les uns achevaient de gagner leurs invalides à l’aide d’une barque mouillée en belle rade, dont ils rafraîchissaient les couleurs à longueur d’année ; les autres cultivaient l’oeillet d’Inde et la pomme de terre – cette pomme de terre des sables si légère, si savoureuse, – entre deux rangées de coquilles Saint-Jacques. Chaque jour on les voyait à la côte, la vareuse nette, le sabot luisant et le béret sur l’oeil, faire le gros dos sous le soleil. Une fois le temps, l’un d’eux, en appétit de friture, plongeait un carrelet dans l’eau. La pipe, les nuages, la marée, les vents remplissaient leur journée avec les souvenirs des longs cours autour de la planète qu’ils roulaient dans leurs doigts comme un joujou. Le gabier Bardeau avait perdu un doigt à Iquique, Poussepain rapporté la gale de Macao et maître Dixneuf abandonné ses dents aux îles de Kerguelen, faute d’un citron pour juguler le scorbut.

Comment ma grand’mère fut-elle conduite à l’achat d’une petite maison à La Bernerie, je l’ignore ! Les affaires de ma grand’mère n’étaient jamais simples et j’ai ouï dire qu’il y eut aussi là des micmacs singuliers. Elle vécut dans la chicane, hantant la basoche et le tribunal dont elle se fit expulser, certain jour, par la maréchaussée, traquant ses locataires, ses amis, ses enfants, menant la procédure tambour battant contre le diable même, et spéculant à la sourde en compagnie d’aigrefins qui lui escamotèrent jusqu’à son dernier liard. Elle avait quatre-vingt-six ans quand elle mourut, ruinée sans le voir, mais furieuse encore de laisser à son sang quelques pierres. Sur son lit de mort elle avait conservé ce menton têtu, fiché comme un clou au bas du visage, son grand nez courbe, hautain, rapace, son front chimérique. Quand la camarde se présenta, elle lui fit un procès et plaida avec tant de fureur qu’on fut obligé de l’isoler. Elle perdit : elle perdait toujours !

La maison, un toit de paysan, s’adossait à une ferme au sommet d’une falaise. Un mur et un puits mitoyens servirent à mettre les avocats en branle : tout allait bien. Nous étions placés exactement au point où la côte rocheuse de la Haute Bretagne se perd, par une transition schisteuse, dans les sables qui enveloppent le littoral, presque sans interruption, jusqu’aux marches du pays basque. Les jours de grande marée, les vagues limoneuses battent encore là contre une frontière qu’elles achèvent de démanteler avec la complicité traîtresse des eaux de pluie. […]

Ce Pays de Retz n’est-ce pas, au fond, pour moi, des aubes et des crépuscules, aubes des départs radieux où le corps s’enivre de son sang, de ses muscles, crépuscules symphoniques où l’on n’est plus qu’une âme éparse ? Le soleil, ballon de cuivre qui rompt ses amarres, m’a souvent surpris au large, la barre en main, et regardant naître la terre à la lisière de l’écume virginale ! Sur Pornic, la côte s’élève, fait front. Les falaises de Gourmalon, de la Birochère, de la Rinais, marquées de bois et de moulins à vent, composent le massif central qui s’abaisse, vers l’ouest, jusqu’aux éboulis de la pointe Saint-Gildas, vers l’est jusqu’au marais de Bouin dont la courbe heureuse cerne la baie et rejoint le trait pur de Noirmoutier, l’île du sel. Le paysage n’a point de pittoresque bavard : il est sobre, presque effacé. Par son trait mince, où je retrouve la sûreté de pinceau d’un Hokousaï, par sa lumière frisée il me touche sans que j’aie besoin d’évoquer, par delà, les traces de l’homme. L’île fond dans la brume, blonde et bleue par temps calme, lavée à l’encre de Chine les jours d’orage. La mer se dépouille, verdit à mesure qu’on approche du Pilier qui guinde sur l’horizon le double signal de ses tours. […]La mer, la douce mer, la mer où l’on est seul, orgueilleusement seul, quel refuge ! Il y a une délectation morose et triomphante à s’y perdre hors de l’homme, cette délectation même qu’un Foucault demandait avidement au Hoggar et que tempèrent ici la féerie mobile du paysage, l’obligation constante de surveiller l’horizon. Le vent qui vient du sud est lourd, collant de mille ventouses ; le noroit brandit des lanières cinglantes qui sifflent haut ; les brises de l’est sont folles et, sautant par moment l’obstacle des falaises, assaillent traîtreusement les barques sans défense. Souffles divers, aspects nouveaux. Le visage sensible de l’eau écoute le ciel et se meut à sa voix comme un somnambule.

Une à une, j’ai appris les roches de la baie avec Eustache, depuis les platures écumeuses de la Couronnée, d’où l’on découvre les limons de la Loire, jusqu’aux bancs du Ringeaud, sous le clocher de Bouin. Pendant des années, il n’y a eut pas de jour d’été que nous n’employâmes à pêcher au tramail, à la balance, à la ligne, au haveneau. C’est dans les herbiers de Noirmoutier, sur les beaux fonds de sable clair, en eau vive, devant ce décor du Bois de la Chaise – blocs erratiques, chênes et pins, – qui semble emprunté au cap Brun, que l’on capture le noble rouget dont la chair, grillée entre deux feuilles de vigne, dégage un délicieux parfum de noisette. Le homard, le tourteau, l’araignée préfèrent les antres lointains du Sécé où se déroulent, dans un cristal d’aquarium, les longues laminaires gaufrées, tandis que le petit crabe nageant, au goût poivré, se tient plus à terre, dans les parages de la Préoire ou du Caillou. La crevette se déplace, hantant le littoral lorsque la mer s’endort aux brises d’amont. La sole, au contraire, attend la bourrasque pour dégîter. Et le maquereau, arc-en-ciel brisé issu des vagues, se chasse à l’hameçon au voisinage des sardiniers multicolores. Le Pays de Retz complétait l’enseignement de la Bretagne mouillée, pierreuse, et si charmante dans ses bocages discrets disposés le long des rivières. Le Morbihan est sans faconde comme le marais vendéen sans oeillade. Cette « presqu’île du vin rose et des moulins à vent », comme vous l’avez baptisée, mon ami Paul Fort, ne se met point en frais pour raccrocher. Son paysage rabougri, sans lyrisme, n’a guère que la confidence des chemins creux pour vous séduire, et sur le désert du polder il n’y a que le ciel. Mais comme ces créatures sans fard, sans splendeur, un peu ternes, un peu moroses, troublantes cependant, et auxquelles il faut arracher le secret, le pays vous prend à la longue et vous retient. On y est bien seul vis-à-vis de soi-même. Aucune fantaisie à portée de la main pour distraire la méditation qui s’amorce. Harmonieuse et lointaine, une géométrie tempère, à nos yeux barbares, la fureur d’agir. La bravade téléchargement (10)de ma jeunesse s’abîme dans les mirages et les eaux immobiles renvoient obstinément mon visage. Je l’y découvre encore en me penchant sur elles, imberbe et passionné.

Source : extrait de  ELDER, Marcel Tendron pseud. Marc (1884-1934) : Pays de Retz.- Paris : Emile-Paul, 1928.- 99 p.-1 f. de pl. en front. : couv. ill. ; 20 cm. - (Portrait de la France ; 21).

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