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A Ouessant, c’est trop fort

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

220px-OUESSANT.-.RUINE-PHARESauvage et mystérieuse, Ouessant est l’île la plus occidentale de la France métropolitaine. Ce territoire un peu hors du temps offre des paysages extraordinaires, sculptés par le vent, le sel et les embruns. 

Ouessant est une commune insulaire du département du Finistère, dans la région Bretagne, située dans l’Océan atlantique. Le bourg d’Ouessant s’appelle Lampaul. Ses habitants sont appelés Ouessantins. Ouessant fait partie du parc naturel régional d’Armorique et du parc naturel marin d’Iroise.

Ouessant est la quatrième île de la France métropolitaine par la taille (après la Corse, l’île d’Yeu et Belle-Île-en-Mer), si l’on omet l’île d’Oléron, l’île de Ré et l’île de Noirmoutier, qui sont désormais reliées au continent par un pont.

Distante de vingt kilomètres de la côte ouest du Finistère, longue de huit kilomètres et large de quatre, elle est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine si l’on excepte le rocher de An Ividic à quelques encablures de l’île, sur lequel est ancré le phare de Nividic.

Ouessant a une forme rappelant celle d’une pince de crabe, l’ouest de l’île se divisant en deux « branches » : la « branche » de Locqueltas au nord, se terminant par la pointe de Pern, et celle de Feunten Velen au sud, se terminant par la pointe de Porz Doun. Ces deux branches encadrent la baie deLampaul. L’altitude maximale est de 61 mètres, l’altitude la plus basse étant évidemment celle du niveau de la mer.

À l’est, la baie du Stiff est la seule facilement accessible par la mer avec la baie de Lampaul et le petit port d’Arland. C’est d’ailleurs au fond de cette baie que se situe le port du Stiff, où accostent les navires à passagers ou à marchandises en provenance du continent.

L’île est séparée de l’archipel de Molène par le passage du Fromveur, un froid et puissant courant marin (8 à 10 nœuds) résultant d’une faille locale de60 m de profondeur. L’île se trouve en Mer d’Iroise.

Ouessant est entourée de plusieurs îlots, dont le plus gros, au nord, est considéré comme une île : l’île de Keller, parfois dénommée à tort sur certains documents Kereller (0,28 km2). L’ilôt deYouc’h Korz est situé dans la Baie de Lampaul.

Ouessant marque traditionnellement l’entrée sud de la Manche (l’entrée nord étant balisée par les Sorlingues appelées plus couramment îles Scilly, de leur nom anglais).

Vingt kilomètres séparent la pointe de la Bretagne et Ouessant. Tout marin connaît cette île du Ponant, ultime escale avant les Amériques. « L’île haute », « l’île de l’épouvante », « l’île des naufragés », tous les marins connaissent ces effroyables surnoms, les perfides écueils qui la ceinturent, les brumes qui l’engloutissent un jour sur quatre, et les redoutables courants qui l’enserrent, tel le Fromveur, l’un des plus forts d’Europe. « Qui voit Ouessant voit son sang ». Le dicton dit tout.

A Ouessant, c'est trop fort dans Bretagne 220px-Alfred_de_Courcy_Fille_d%27Ouessant_-dessin_de_Geniole-Il faut attendre la marée basse pour découvrir les quatre plages de sable fin de l’île. La plus grande, celle du Corz, est lovée sous Lampaul, le seul bourg digne de ce nom. Car la centaine de hameaux répertoriés à Ouessant ne sont composés, le plus souvent, que de deux maisons ! Des fermettes en pierre, la plupart transformées en résidences secondaires pour les « gens du continent ». Seules 850 personnes habitent encore l’île à l’année, contre 2 500 en été.

La levée de gros galets basaltiques située à Porz Nenv près de l’ancien hameau de Pern seraient venus d’Islande, transportés par des icebergs lors des glaciations quaternaires et forment une plage suspendue, témoignant d’un niveau de la mer plus élevé lors des périodes de réchauffement interglaciaires.

Géologiquement,Ouessant est formée principalement de granulite grenue à gros grains dans sa moitié nord et de gneiss granulitique micacé, alternant avec des micaschistes, avec des filons de granulite grenue blanche dans sa moitié sud. L’île possède aussi un gisement de graphite dans sa partie sud-ouest et des grenats dans sa partie sud.

L’archipel d’Ouessant-Molène est un morceau détaché de l’anticlinal du Léon, formé de granites d’époque archéenne et carbonifère, que l’on peut subdiviser en deux parties : la première, composée de la seule île d’Ouessant, est séparée du continent depuis très longtemps ; la seconde, qui comprend Molène et les îles de son archipel, dont la séparation d’avec le continent est récente. Une ancienne barrière granitique unissait les îles de l’archipel de Molène au continent au niveau de l’actuel chenal du Four ; cette barrière s’abaissa lentement, provoquant un ennoiement progressif dont des forêts submergées comme on en retrouve des traces dans l’Anse de Goulven ou à Tréompan, des monuments mégalithiques engloutis et des légendes de villes englouties (Ys, Tolente).

« L’archipel d’Ouessant est constitué d’un ensemble d’îles dont les plus importantes sont, à partir de la pointe Saint-Mathieu, les îles de l’archipel de Molène : Béniguet,Quéménès, Trielen, Molène, Balanec, Bannec, et enfin Ouessant. À ces îles, il faut ajouter une infinité d’îlots, hauts fonds, récifs, parties émergentes d’un vaste plateau sous-marin, limité à l’Ouest par Ouessant et au sud par la chaussée des Pierres Noires. Cette ligne de rochers, matérialisée par un phare du même nom, constitue la limite Nord de la mer d’Iroise où s’ouvre la rade de Brest et la baie de Douarnenez. Cet archipel ne ménage, entre les îlots et récifs, que d’étroits passages peu profonds hérissés d’écueils et réservés à la navigation locale. Par contre au Nord, le chenal du Four permet de communiquer avec l’Iroise en longeant le continent : malgré son étroitesse, il peut être emprunté par tous les navires car les courants suivent la direction du chenal ; les récifs des Plâtresses le séparent du chenal de la Helle, autre passage permettant d’accéder à l’Iroise en évitant les dangers de l’archipel4. »

Ouessant est une île depuis les temps préhistoriques. À la fin de la dernière ère glaciaire, elle était déjà séparée du continent. Les éléments d’occupation les plus anciens remontent à 1 500 av. J.-C. On a découvert un village préchrétien ayant existé pendant de nombreux siècles à Ouessant, signe d’une civilisation déjà ancienne. On peut en retrouver les traces sur le site archéologique de Mez Notariou dans le centre de l’île, près de la côte Saint-Michel, étudié par l’archéologue Jean-Paul Le Bihan.

« Les fouilles menées depuis 1988 livrent les vestiges remarquables et spectaculaires d’un village de transition Bronze final - 1er âge du ferconstruit en bois et argile crue (…), des activités sporadiques de la Tène III et d’époque gallo-romaine. (…) Les 3 600 m2 actuellement étudiés livrent 2 500 trous de poteaux, 120 bâtiments, 120 000 tessons de céramique. »

220px-La_poste_%C3%A0_Lampaul dans BretagneLes restes de deux villages, habités par plusieurs centaines de personnes (une véritable agglomération pour l’époque) ont été retrouvés, attestant de l’occupation du site sur une période allant de 4 000 ans av. J.-C. jusqu’au début du vie siècle de notre ère. Le premier village (âge du bronze, entre 1 500 et 1 300 avant notre ère) est caractérisé par des fondations incluant des dalles de pierre trouées destinées à supporter des poteaux de charpente. Le second village est daté de l’âge du fer, vers 700 av. J.-C. ; les ancêtres des Ouessantins vivaient de la culture des céréales, de pêche, d’élevage ; ils pratiquaient la métallurgie, la poterie. La découverte de dizaines de milliers de patelles, des patella vulgata dénommées « berniques » en Bretagne, suggère l’existence d’un culte voué à ce coquillage. « Là, il y avait (…) une zone d’activités sacrées, un sanctuaire utilisé par tous les Ouessantins et les marins de tous horizons. Le voyage s’accompagne toujours de superstitions et de croyances. (…) Ce qui est unique, c’est que ce lieu soit resté un sanctuaire pendant 2 000 ans. (…) On a trouvé une bernique moulée en bronze. (…) Un peu comme le scarabée est un animal sacré en Égypte, il se peut que la bernique ait joué un rôle religieux » dit Jean-Paul Le Bihan. Le culte important voué à ce coquillage; qui pourrait par sa forme symboliser la féminité et la fertilité, pourrait être un culte voué à la déesse-mère. Artémidore, géographe du ie siècle av. J.-C., évoque un culte à Cérès, déesse de la fertilité, dans une île proche de la Bretagne, qui est peut-être Ouessant. Par ailleurs, des milliers d’ossements d’animaux, et dans 70 % des cas, des os d’épaules droites, ont aussi été découverts près de ce sanctuaire, sans que cette particularité ne soit pour l’instant expliquée. « Cela renforce l’idée qu’Ouessant était, à cette époque, un passage obligé sur les routes de l’étain. L’île devait être une escale où on réparait les navires, où l’on faisait le plein de provisions et d’eau et où l’on embauchait des pilotes pour franchir la Mer d’Iroise » pense Jean-Paul Le Bihan.

L’île était un repère pour les marins de l’Antiquité (Carthaginois, puis Grecs et Romains) qui faisaient le commerce de l’étain avec les Îles Cassitérides (Cornouaille ou Sorlingues) : le géographe grec Strabon la désigne sous le nom d’Oυξισαμη, Pline l’Ancien comme Axanta, mais le nom latin usuel est Uxantis.

150px-Homme_d%27OuessantLe cromlech de la presqu’île de Pen-ar-Lan, qui a une forme ovoïde (un « œuf mégalithique » formé de 18 blocs de 0,60 m à 1 mètre de haut, réunis par un talus, en fait un petit muret de pierres, dessinant une ellipse de 13 m dans son axe est-ouest sur 10 m dans son axe nord-sud), était peut-être un monument astronomique préhistorique ; une autre hypothèse en fait un coffre sépulcral mégalithique. Au centre se trouvaient deux menhirs qui ont disparu. Le site a été fouillé en 1988 par les archéologues Jacques Briard et Michel Le Goffic.

Paul Gruyer, dans son livre Ouessant, Enez Heussa, l’île de l’Epouvante, publié en 1899, rapporte l’ancienne tradition orale qui faisait d’Ouessant la mythique Thulé, tradition déjà rapportée un siècle plus tôt par Jacques Cambry dans son Voyage dans le Finistère... Cette hypothèse est rejetée par les historiens désormais.

Au ive siècle avant J.-C., le navigateur marseillais Pythéas, qui s’est rendu jusque dans les Îles Britanniques et la Scandinavie, suivant la route de l’étain et la route de l’ambre, découvre aussi au passage le cap Kabaïon ( = la Pointe de Penmarc’h) et Uxisama, le pays des Œstrymni ( = Ouessant).

 

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La Gaule romanisée

Posté par francesca7 le 13 mars 2013


La Gaule romanisée dans AUX SIECLES DERNIERS grandes_invasions_empire_romainLà encore, il faut se méfier des chiffres fournis par les auteurs romains, car ces chiffres sont trop souvent de propagande ou de fantaisie. Il est donc très difficile de calculer, et même d’estimer la population des villes du Haut-Empire (deux premiers siècles après Jésus Christ), et les critères de calcul retenus, quoiqu’ils soient tous discutables, sont : la quantité d’eau apportée par les aqueducs, le nombre de places dans les amphithéâtres et le nombre de feux. La présence d’habitants en dehors des remparts pour les villes du Bas Empire (IIIè et IVè siècle) rend cette estimation également problématique. E dénombrement des morts, donc d’habitants par le déchiffrement des inscriptions funéraires (épigraphie), n’est possible que dans quelques villes, comme Bordeaux, qui compte environ 12habitants au IIème siècle ; Lyon, Narbonne, Nîmes, Vienne dépassent les 30 000 et Lutèce (Paris) 6 OOO. Quant à dénombrer la majorité rurale de la Gaule…

D’après l’étude épigraphique de 1 826 tombes, il a été établi que la population de Narbonne était composée, au 1er siècle après Jésus-Christ de descendants de colons italiens installés depuis la création de a province narbonnaise en 118 avant Jésus Christ : d’indigènes gaulois très romanisés ; de 17 immigrants récents du Haut Empire, soit 7 civils, pour la plupart affranchis et 10 militaires (dont 4 vétérans) ; enfin, d’indigènes celtes.

Au 1er siècle, les deux tiers des Narbonnais étaient d’origine italienne. Sur 352 noms vérifiés, 81 % ont des « gentilices » d’origine italienne, 16,5 % celtique, et 2,5 % africaine, grecques ou hispanique. Au 2ème siècle, le pourcentage des Celtes augmente. Rappelons que le système romain de dénomination comprend trois noms, et le celtique un nom unique avec un patronyme au génitif ; les noms celtiques étant conservés surtout dans les campagnes et les montagnes.

 

La romanisation de la Gaule est, en effet, lente et incomplète. Certes, Rome fait découvrir aux Gaulois une unité et une paix qu’ils n’ont jamais connues du temps de leur indépendance. Cette « Pax Romana », une fois réprimées les quelques résistances du 1er siècle, favorise les progrès de la production agricole et artisanale, le commerce international (y compris avec les « barbares » de l’est) ; l’urbanisation et l’embourgeoisement des Gaulois dans les villes. La romanisation est forte, surtout dans les provinces les plus peuplées de Romains d’origine : en Narbonnaise (où Aix a été fondée en – 123, Narbonne en – 116 et Toulouse en – 106), ainsi qu’en Germanie supérieure où les légionnaires  occupés à tenir les Germains barbares au-delà du « limes » sont très nombreux. Là, les citadins adoptent le latin, le parlent bien qu’ils appartiennent aux classes dirigeants et mal s’ils sont du peuple ; ils vont dans les écoles romaines, honorent les dieux du Capitole, fréquentent les amphithéâtres les odéons et les thermes, admirent les statues et les bâtiments copiés sur l’art grec. Les villes sont, du reste, très cosmopolites ; au 2ème siècle, 22 % des habitants de Lyon (fondée en – 43) portent des noms grecs. Beaucoup de commerçants lyonnais sont orientaux ; on y rencontre un verrier carthaginois, un potier syrien, un armateur romain.

Cette romanisation a été voulue et initiée par l’empereur Auguste qui, par exemple, fait embrigader dans les légions de jeunes Gaulois, pour mettre au service de Rome la fougue guerrière que leurs pères avaient utilisée contre elle : après 25 ans de service militaire, les survivants reviennent au pays tout fiers de leur titre de « citoyen romain » et  de leurs faits d’armes de légionnaires… Claude, né à Lyon, admirateur et continuateur de son grand-oncle Auguste, accélère la construction de routes, de villes, de temples et d’écoles, pour la romanisation des esprits, et pourchasse les druides.

Vespasien et son fils Domitien vont assurer, pour près de deux siècles, la sécurité de la Gaule, en construisant le limes sur le Rhin, dans le but de contenir les Germains, qui ont laissé un souvenir cuisant aux Romains depuis l’échec de la tentative de conquête de la Germanie en 9 après J.C (massacre du général Varus et de ses 4 légions).

druides dans AUX SIECLES DERNIERS

Le 3ème siècle est celui de l’apogée de la Gaule romaine, où les révoltes sont si rares que 3 000 soldats suffisent pour maintenir l’ordre dans cet immense territoire. Antonin, qui a donné son nom au siècle d’or de Rome n’est-il pas né à Nîmes ?

En revanche, la romanisation est bien plus réduite dans la majorité rurale. Les paysans, libres ou esclaves, qui travaillent dans les « villae » (grands domaines), parlent le gaulois, ne fréquent pas les écoles des villes et préfèrent les dieux de leurs ancêtres à ceux des Romains.

De cette osmose entre les éléments celtiques et romains, est née une civilisation originale qui a survécu à la tentative de germanisation des siècles suivants. Au Bas-Empire, en dépit des pestes, guerres et famines fréquente s, on ne peut pas parler de rupture dans l’évolution de la population gallo-romaine, qui connaît, cependant, un profond changement mental : l’introduction du christianisme dans les classes dirigeantes d’abord, puis du calendrier grégorien et des saints ; la nomination d’un évêque par grande ville et d’un métropolitain par province.


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La Gaule pré-celtique et celtique

Posté par francesca7 le 13 mars 2013

 

La démographie préhistorique, née en 1911, a pris son essor après 1945, mais se heurte au problème des méthodes de mesure qui ne sont pas pleinement satisfaisantes : travaux sur la taille et la répartition des premiers groupes humains, étude des habitants et des nécropoles, des transformations du cadre de vie et particulièrement du climat et du niveau marin. Du paléolithique supérieur à l’âge du fer, les renseignements sont très limités, et surtout fournis par l’archéologie.

Les premières traces de la présence humaine en France se trouvent dans le Massif Central (2 millions d’années).

La Gaule pré-celtique et celtique dans AUX SIECLES DERNIERS gaule-celtique-295x300

Les premiers homo-erectus apparaissent il y a 500 000 ans et les néanderthaliens il y a 300 000 ans. Entre – 80 000 et – 35 000, on estime le nombre des « Français » à 3 000 ou 4000. Avec la disparition rapide (en 3 000 ans) des néanderthaliens et leur remplacement par nos ancêtres, les hommes de Cro-Magnon, vers – 30 000, la population passe à 5 000 (magdalénien, glaciation de Würm) et même à 20 000 (fin des glaciations, néolithique) ; mais la Bretagne la Basse-Normandie, le Nord Est, le Limousin, les Alpes et les Pyrénées sont pratiquement vides.

Le réchauffement du climat au néolithique rend la chasse moins fructueuse et provoque une crise démographique qui se termine à la fin du 7ème  millénaire avec l’apparition du néolithique. Entre – 6 300 et – 750, les techniques agricoles et artisanales venues du Proche-Orient s’implantent peu à peu et la population passe de 100 000 à 5 000 000 d’habitants.

homo_erectus dans AUX SIECLES DERNIERSCe chiffre est divisé par deux au premier âge du fer (- 750 / – 500) à cause d’une pluviosité excessive qui multiplie les marécages malsains (paludisme) et submerge bon nombre de villages riverains des cours d’eau, entraînant de mauvaises récoltes génératrices de famine, et à cause, aussi, de plusieurs vagues d’invasion venant du Danube : le Celtes, appelés « Gaulois transalpins » par les Romains qui craignent leurs armes de fer et leurs escadrons de cavaliers. En même temps, des commerçants intrépides d’origine phénicienne vendent l’étain anglais dans les bourgades de la vallée de la Seine ; certains s’installent dans ce qui deviendra Rouen.

Des Grecs originaires de Phocée fondent, en – 600, le comptoir de Massilia. D’autres vont s’installer à Antibes et à Nice. Les marchands apportent huile, vin et céramique d’Attique, vases de bronze d’Italie du nord et de Campanie, et un grand nombre d’entre eux s’établissent sur les côtes de Provence.

Des Ligures s’installent en Corse et au sud-est de la Gaule. Des Ibères, venus de Libye s’établissement en Espagne, en Aquitaine, au sud de la Corse, sur les côtes de la Méditerranée, et en Italie du nord.

Le deuxième âge du fer, à partir de – 500, connaît un climat plus sec et plus ensoleillé, des labours plus profonds, des cultures plus variées et plus rentables. Les 60 tribus celtes, indépendantes et rivales, se mettent en place et se confédèrent afin d’éviter les guerres. Elles ont en commun une langue indo-européenne proche du latin (non écrite) ; une religion polythéiste qui accepte les sacrifices humains ; une organisation sociale dominée par les chevaliers (à la fois chefs de l’armée et propriétaires des terres), et des druides, les prêtres, les savants, les juges, les éducateurs et elle est forte d’une importante population d’hommes libres, paysans et artisans (les esclaves sont très rares).

Les Gaulois défrichent beaucoup la « Gaule chevelue » (couverte de forts) ; s’installent dans les hameaux et les villages faits de maisons rondes ou quadrangulaires en bois, en argile et en paille, avec des toits de chaume ; cultivent le blé pour le pain et l’orge pour la bière ; élèvent les porcs pour les repas et les chevaux pour la guerre. Les artisans travaillent le bois (charpentes de marine, chars à 4 roues, haches, épées et torques, bracelets et fibules). Les oppida, conçus au début pour protéger le peuple en cas de danger, deviennent un lieu permanent d’habitat, de commerce, fréquentés par des marchants grecs et romains.

Les Grecs poussent les Gaulois à adopter leur écriture (mais seules quelques élites l’utilisent), leur monnaie (la première monnaie gauloise est marseillaise) et internationalisent le commerce. Du reste, en – 124, menacés par les Carthaginois, les Grecs de Marseille appellent à leur secours les Romains qui, surmontant leur crainte des Celtes (les Gaulois de Sens avaient pillé et occupé Rome en – 390), s’installent dans la vallée du Rhône et sur la côte méditerranéenne ; plus pour assurer une liaison directe Italie-Espagne et combattre Carthage, que pour aider les Marseillais. Le midi méditerranéen devient alors « Provinciae Romana » (d’où le nom de Provence) et les postes militaires, devenant des villes, se romanisent rapidement sous le nom de Narbonnaise.

Une population nombreuse (entre 6 000 000 et 7 000 000 pour M.Biraben ou de 4 000 000 à 4 500 000 pour M.Etienne) et laborieuse ; des plaines fertiles et bien cultivées ; des forts riches en bois pour la marine et la charpente : des mines de cuivre, de fer, de plomb, d’or et d’argent ; des divisions perpétuelles, des tensions sociales entre propriétaires et peuple ; tout va pousser César à conquérir la Gaule celtique.

 

Quand la conquête romaine commence en – 58, la Gaule est divisée en 4 grandes régions :

-          La narbonnaise, héllénisée et romanisée depuis longtemps, comporte des peuples celtes : les Volques, les Tricastins, les Voconces.

-          L’aquitaine, au sud et à l’ouest de la Garonne, est peuplée de Celtes et d’Ibères (environ vingt tribus dont les Convènes, les Ausques, les Tartelles).

-          La celtique est la plus étendue et la plus « celte » des régions de la Gaule et occupe, en gros, le Bassin parisien et le massif Centra. Parmi les nombreux peuples, citons les Bituriges (Bourges), les Parisiens (Lutèce), les Senons (Sens), très redoutés par les Romains depuis l’invasion de Rome en – 390, les Lingons (Langres) très puissants, les Eduens (alliés de Rome depuis plusieurs décennies), les Helvètes aux frontières de la Germanie, les Carmutes autour de Chartres, centre de Gaule et lieu de l’assemblée annuelle des druides et, enfin, les Arvernes, maîtres incontestés d’une confédération de peuples celtiques du Massif Central. Parmi les Celtes qui pénètrent, d’ailleurs tardivement, en Armorique, citons les Vénètes (Vannes)

-          La Belgique est peuplée de Galates (chevelure blonde) qui s’installent à partir de – 25O au nord de la Seine et à l’ouest du Rhin, ce qui les met perpétuellement en guerre contre les Germains. Les Véliocasses (Rouentà, les Ambiens (Amiens), les Morins (Nord), les Rèmes (Reims), les Suessons (Soissons) et les Leuques (Lorraine) sont considérés par les Romains comme les plus « braves », c’est-à-dire, à la fois les plus courageux et les plus sauvages, car les plus éloignés de la « civilisation » greco-romaine et les plus en contact avec les « barbares » germains.

Le seul document écrit de l’époque de la conquête est « La guerre des Gaules ». Jules César l’a écrit en trois mois, d’octobre à décembre 52 avant Jésus-Christ, juste après sa victoire d’Alésia. Pour mieux justifier sa conquête et s’en glorifier, le vainqueur de Vercingétorix a, sans doute, gonflé l’importance de ses adversaires gaulis et ses estimations sur le nombre de guerriers.

La conquête romaine est le premier grand bouleversement qu’a connu le peuple « français », dont la langue, la culture, la religion et l’organisation administrative et sociale ont été profondément modifiées.

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Histoire des Migrations humaines

Posté par francesca7 le 5 mars 2013

 

Contrairement à l’opinion commune, les recherches d’histoire familiale ne sont ni simples ni aisées. Elles se fondent essentiellement sur la recherche de documents d’archives qui peuvent nous renseigner sur les filiations des hommes et des femmes qui nous sont précédés. Or, ces sources sont de plus en plus rares à mesure que l’on remonte dans le temps, et parfois, d’une fiabilité réduite, voire douteuse.

Histoire des Migrations humaines dans AUX SIECLES DERNIERS les-civilisations-191x300

Pour compliquer les choses, nos ancêtres avaient beaucoup moins recours à l’administration que nos contemporains et, en conséquence, leur existence laissait beaucoup  moins de traces, surtout s’ils n’étaient ni nobles, ni riches, ni fonctionnaires royaux. Bien que cette différence de traitement puisse nous choquer, il faut admettre qu’il est plus facile de remonter la généalogie d’une famille noble ou de riche bourgeoisie, que celle d’une famille d’artisans ou de paysans sans fortune.

De tout temps, le souci des propriétaires et des seigneurs de connaître le nombre de leurs serviteurs (esclaves, serfs, paysans, artisans) n’a été réalisable que de façon fort limitée. Il n’a pu s’exécuter sur une grande échelle qu’à partir du 16ème siècle.

L’obligation pour les prêtres de tenir des registres de baptême, de mariage et de décès est instituée par François 1er en 1539, et celle de déclarer les grossesses, par son fils Henri II, quelques années plus tard. Mais l’idée d’étudier ces mines de renseignements démographiques se situe vers 1959 ! Après un oubli au 17ème siècle, le besoin de connaître le nombre de Français (futurs contribuables et soldats potentiels), est repris par Louis XIV à la fin de son règle, sur les suggestions de Boisguibert et de Vauban. Mais cela n’est vraiment appliqué de façon régulière et scientifique qu’après la Révolution, et les recensements de la France ne sont fiables que lorsque sa population s’est géographiquement stabilisée.

Les premières synthèses sur la population française ont environ 100 ans (travaux de Levasseur, Chervin et Schône)  et paraissent au moment où les Français prennent conscience de leur affaiblissement démographique face aux Allemands en pleine expansion (contre lesquels ils rêvent d’une revanche de plus en plus aléatoire) et qui risquent d’envahir la France, soit avec les soldats, soit avec des immigrants.

La Société de démographie historique, fondée par Renhard et Armengeaud en 1963, organise la recherche, et ses membres, souvent professeurs d’université, poussent leurs étudiants à publier des centaines de monographies de villages (d’ailleurs mal répartis sur le territoire national) visant à reconstituer les familles ; mais seulement les familles stables et non pas les migrants, les nomades ou les marginaux.

Pour pallier à ces insuffisances, Louis Henry lance à l’Institut National des études démographique, dès 1958, deux enquêtes dont les résultats sont publiés dans différentes revues, de 1972 à 1978, permettant une synthèse de la population française depuis le début du 16ème siècle. J.N Biraben a lancé, en 1982, une deuxième enquête pour systématiser le comptage des registres paroissiaux depuis 1570. Mais pour les périodes antérieures, les sources restent très fragmentaires, imprécises et peu fiables.

Plus on s’éloigne dans le temps, plus les sources s’avèrent rares et difficiles, et pourtant les déplacements de population sont très importants. Le peuplement de la France a connu des étapes essentielles et des vagues successives d’origines diverses. Aux peuples indigènes de la préhistoire se sont ajoutés les Indo-Européens (Celtes, Grecs, Carthaginois, Romains), puis les Germains (Francs, Wisigoths, Burgondes, Saxons), sans oublier les Viking, les Sarrasins, les Hongrois et les Bretons. Le peuplement s’achève à peu près en l’an mille. Mais les migrations intérieures, les émigrations du 16ème au 19ème siècle, ainsi que les immigrations depuis le siècle dernier, modifient ce peuplement déjà varié et ancien.

Procédant par ordre chronologique, nous distinguerons trois périodes successives ; la première évoquera le peuplement, les invasions et les mouvements de population en France de la préhistoire à la Renaissance ; au cours de la deuxième, nous étudierons l’enregistrement des familles et le début de l’émigration française du 16ème au 18ème siècle ; la troisième portera sur les migrations depuis la Révolution.

Remerciements à Mme Janine Cacciuttolo, professeur d’histoire – maîtrise de l’université de Nanterre – Paris X. 

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