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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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A la découverte de Sarlat

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

180px-P1070142_lanterne_des_morts_SarlatPérigueux est riche de 2000 ans d’histoire. De l’ancienne cité-gallo-romaine Vesunna aussi peuplée qu’aujourd’hui à la ville médiévale Renaissance, la ville compte 39 édifices inscrits ou classés Monuments historiques. C’est l’un des plus vastes secteurs sauvegardés de France. 

Le musée Vesunna conçu par Jean Nouvel retrace la vie quotidienne des anciens habitants de la cité sur les vestiges d’une ancienne demeure gallo-romaine. 

La cathédrale Saint-Front et ses coupoles byzantines dominent ces huit siècles d’histoire architecturale. Les marchés sont devenus incontournables les mercredis et samedi matins, surtout en hiver pour les marchés au gras primés et aux truffes.

Visitez le site de l’Office de Tourisme de Périgueuxwww.tourisme-perigueux.fr
Visitez le site du Musée Vesunnawww.perigueux-vesunna.fr

Sarlat s’est développée autour d’une abbaye bénédictine édifiée par Pépin le Bref. Au moyen âge, autour de la cathédrale, les échoppes et ateliers d’artisans participèrent à l’essor de la ville. 

De nombreux commerces nichés dans les maisons médiévales contribuent au charme des ruelles. 

Les immeubles aux façades anciennes, protégées par des toits de lauzes ont retrouvé leur authenticité. 

La majeure partie de ces monuments est inscrite ou classée Monuments historiques avec en symbole la Maison de La Boétie, fidèle ami de Montaigne.

A la découverte de Sarlat dans DordogneSarlat-la-Canéda, communément appelée Sarlat, Capitale du Périgord noir, aux confins des causses du Quercy, cette cité historique est un site touristique majeur, renommé pour sa parure monumentale datant essentiellement de la période médiévale et du début de la Renaissance (xiiie au xvie siècle). Son centre-ville, d’une grande homogénéité, est ainsi composé d’un lacis de ruelles et de venelles pittoresques, de placettes ombragées, bordées d’hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l’hôtel du Barry, l’hôtel de Savignac ou encore le présidial. Centre névralgique de la ville, la place de la Liberté, bordée de terrasses, est le siège du marché, où se vendent les spécialités de la région : foie gras, truffes, figues et noix. Dans son prolongement, s’ouvrent en perspective la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.

Le festival du film de Sarlat est un festival de cinéma se déroulant depuis 1991 au mois de novembre à Sarlat-la-Canéda, en Dordogne.

La spécificité du festival consiste en l’accueil de lycéens de classe terminale littéraire, « option cinéma », venus de toute la France. Ils ont la possibilité de préparer leur futur baccalauréat, en rencontrant les réalisateurs, scénaristes, techniciens, acteurs, ainsi que des critiques, historiens ou enseignants du cinéma, présents à Sarlat durant le festival

En 1964, le centre ville de Sarlat est l’un des tout premiers secteurs sauvegardés de France par application de la loi Malraux, quelques mois après ceux de Lyon et de Chartres, et le même jour que ceux de Montferrand et Saumur – Sarlat-la-Canéda compte 74 édifices comportant au moins une protection au titre des monuments historiques, soit 8,5 % des monuments historiques du département de la Dordogne.  d’entre eux font l’objet de deux protections et un autre de trois protections. 19 édifices comportent au moins une partie classée ; les 55 autres sont inscrits.

Bien que ne comptant que 9 739 habitants en 2010, Sarlat-la-Canéda est la 36e commune de France en termes de protections au titre des monuments historiques.

Visitez le site de l’Office de Tourisme de Sarlat : www.sarlat-tourisme.com

 

L’ancien monastère des Récollets de Sarlat-la-Canéda se situe dans un quadrilatère compris entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et l’enceinte de la ville d’une part, et entre la rue de la Charité et la Côte de Toulouse d’autre part. En 1604, Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon est évêque de Sarlat et prend possession de son diocèse. Les guerres de Religion sont terminées et il devient nécessaire pour l’évêque de restaurer son diocèse. Il commande à son vicaire général, Jean Tarde (1562-1636) , une carte et un état de son diocèse.

Les guerres de Religion avaient vu s’affronter entre eux les membres des différents états de la société. i Sarlat était restée attachée au catholicisme, le protestantisme était présent dans le Périgord. Henri IV avait essayé de rétablir la paix dans les esprits en promulguant l’édit de Nantes.

Pour rapprocher les laïcs de l’église, l’évêque favorise l’installation des confréries de Pénitents blancs, en 1607, et bleus, en 1608.

En 1613, il soutient l’installation des Récollets à Sarlat, malgré l’opposition des Franciscains dont un couvent se trouvait dans le faubourg de Lendrevie (détruit aujourd’hui) depuis 1258-1260. L’ordre des Récollets était issu d’une réforme de l’ordre des Franciscains et se voulant proche de l’étroite observance de saint François.

Les habitants de Sarlat contribuent à la construction du couvent en achetant la maison de Tustal ainsi que d’autres maisons autour. La construction de l’église peut commencer en 1618. Son gros œuvre est terminé en 1626. Mais son aménagement intérieur n’est terminé qu’en 1651 avec la pose de la voûte lambrissée en planches de châtaignier.

L’église est à nef unique orientée vers le sud avec deux chapelles à l’ouest dédiées à saint Bonaventure et à Notre-Dame. La décoration de l’église est très simple. Éclairée par quatre fenêtres en plein cintre à l’est, le long de la rue Jean-Jacques-Rousseau, on y accède par un portail monumental de style baroque. Ce style de portail, assez rare dans le Périgord, peut être comparé à celui de l’hôtel de ville de Sarlat donnant sur la rue Fénelon datant de la même époque.

Le décor de l’église était complété par un retable achevé en 1647, mis qui a disparu au xixe siècle. On peut voir sur le mur nord une pierre gravée rappelant la date de construction et les circonstances. Les parents de Fénelon y ont été enterrés.

Pendant la Fronde, après la pris de Sarlat par l’armée du Grand Condé en 1653, les Récollets ont donné le signal de la révolte des habitants de la ville contre la soldatesque qui était logée chez eux.

En 1792, les derniers Récollets sont expulsés. L’église devient un club, puis est vendue comme bien national en 1796.

En 1804, elle est revendue et est occupée par les Pénitents blancs. Ils réaménagent la chapelle et ajoutent une tribune au nord.

Un chanoine de Notre-Dame de Paris leur donne un morceau de la Couronne d’épines en 1808.

Sarlat - Chapelle des Pénitents blancs et Récollets -560.JPGLe général-comte Fournier-Sarlovèze rachète en 1816 les deux chapelles situées à l’ouest où il fait célébrer des cérémonies en l’honneur de la famille royale.

Les deux confréries des Pénitents blancs et des Pénitents bleus s’unissent en 1876. Les Pénitents bleus font transférer dans la chapelle leur mobilier liturgique datant de 1705. La confrérie fait poser un vitrail daté de 1890 rappelant cette union.

La chapelle est désaffectée depuis 1914. Elle a alors servi de gymnase et d’entrepôt. Elle est transformée en 1970 en musée d’art sacré à l’initiative de la Société des amis de Sarlat.

La chapelle des Récollets, devenue l’église des Pénitents, ainsi que son cloître, ont été inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1937. La chapelle des Pénitents est classée au titre des monuments historiques en 1944.

 

 

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Senlis est une ville historique

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

Une ancienne ville royale qui a conservé toute sa noblesse. En lieu et place du vieil oppidum gaulois (ville fortifiée), les romains construisirent une ville neuve qui sera détruite au IIIeme siècle. Très vite sur ses ruines, sera édifié Augustomagus, cité protégée par 840 mètres d’enceinte dont seize tours sont encore remarquables aujourd’hui. Fief chrétien dès le IVeme siècle et érigée comme place forte sous Charlemagne, elle cesse d’être citée comme royale après Henri IV et connaît un déclin économique avec les Guerres de Religion.

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 Elle reste prisée du XVIIeme au XIXeme siècles par les aristocrates qui y font construire de magnifiques hôtels particuliers dont elle préserve de remarquables exemples. Ainsi, les visiteurs curieux découvriront en traversant Senlis des vestiges gallo-romains sur lesquels a été construit le Palais Episcopal au IVème siècle transformé aujourd’hui en Musée d’Art et d’Archéologie (avec des peintures de Thomas Couture, Philippe de Champaigne ou Flameng, des objets gallo-romains de la vie quotidienne et la collection d’ex voto du IIème siècle.) La Cathédrale Notre-Dame, d’époques gothique et Renaissance présente un exceptionnel portail occidental polychromé faisant apparaître l’évènement du Couronnement de la Vierge.

 

Une flèche de 78 mètres de haut restaurée en 1993, des vitraux du XVIème, une Vierge en pierre du XIVème siècle et une succession d’hôtels particuliers du XVIIème siècle dans les rues Bellon, Saint-Yves-à-l’Argent, de Meaux, des Cordelières, de la Poulaillerie et la Place Gérard de Nerval complètent cet endroit particulier. On notera aussi la présence de l’ancienne abbaye royale Saint-Vincent, du Musée d’Histoire de la Ville (à l’hôtel Vermandois), de celui de la Vénerie et de celui des Spahis qui y ont, au XIXème siècle, tenu garnison durant trente ans.

La commune de Senlis est située à 40km au nord de Paris, en suivant le grand axe entre la capitale et la ville de Lille. Senlis n’est pas toute récente et le patrimoine qu’elle a su longuement conservé en est la preuve. Senlis a toujours marqué l’histoire en étant témoin des plus grands hommes qui ont fait l’histoire. Parmi eux et depuis le moyen-âge Hugues Capet, Saint Louis, ou encore le Maréchal Foch. La visite de la ville de Senlis se veut donc sous le charme de siècles d’histoire, il y a beaucoup de monuments et de vestiges à découvrir comme la cathédrale Notre-Dame de Senlis qui l’une des plus petites de France. Elle commença à être construite au XIIe siècle pour s’achever au XVIe siècle ce qui fait d’elle un voyage dans le temps rien qu’à travers son architecture. Toute l’évolution de l’architecture gothique y est représentée. Les hôtels particuliers l’hôtel Vermandois du XIIème siècle qui accueille d’ailleurs un musée mérite une petite visite. Après votre visite culturelle de la commune, il est possible de se réconcilier avec la nature en découvrant ses très beaux sites naturels. D’ailleurs une petite promenade en famille dans la Parc Naturel Régional Oise-Pays de France, créé en 2004, devrait réjouir les petits comme les Senlis est une ville historique dans Oise 150px-Senlis_%28Oise%29%2C_vieille_borne_rue_du_faubourg_Saint-Martingrands.

Senlis : ville de nature et ville d’histoire à seulement quelques kilomètres de Paris

À seulement 40 km au nord de Paris , Senlis a su préserver son calme et son identité à l’abri des forêts qui l’entourent. Lieu occupé probablement depuis la préhistoire, la ville connaît son essor dans l’Antiquité, puis au Moyen-âge. De nombreux témoignages nous sont parvenus, notamment sa célèbre cathédrale gothique enserrée dans une vieille ville parfaitement conservée. 

À voir, à faire à Senlis : 

Senlis est d’abord une ville d’histoire riche en monuments et traces des périodes successives de l’histoire de France . Son patrimoine exceptionnel compte notamment un quartier médiéval et renaissance à l’intérieur des remparts gallo-romains de 4m d’épaisseur. On y compte de nombreux hôtels particuliers le long de ses rues pavées ainsi que plusieurs édifices religieux magnifiquement conservés. Le plus important est la cathédrale Notre-Dame, symbole de la ville, dont le clocher est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Sa construction s’est étalée entre le 12e et le 16e siècle. On ne manquera pas de visiter la chapelle Saint Frambourg, l’église Saint-Pierre ou encore le prieuré Saint-Maurice. 

La ville médiévale compte également les restes du château royal où Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, a été notamment élu roi de France en 987. 

Hors des remparts, les visiteurs pourront admirer les vestiges de l’époque gallo-romaine, notamment les arènes. Mais, on peut également y visiter de nombreuses églises, des demeures anglo-normandes et plusieurs bâtiments ruraux d’époque. 

Les collections d’objets trouvés dans la région, ainsi que son histoire plus récente, ont permis la création de quatre musées (labélisés Musée de France) dans la ville : le musée d’art et d’archéologie (fermé pour travaux), le musée de la Vénerie, le musée des Spahis et le musée de l’hôtel de Vermandois. 

Située au coeur du Parc naturel régional Oise Pays de France, Senlis, c’est aussi une ville bordée de plusieurs forêts (d’Halatte, d’Ermenonville et de Chantilly) offrant un cadre idéal aux amoureux de la nature. Ainsi, de nombreux sentiers de randonnées pédestres sont balisés pour découvrir le patrimoine naturel de la région. De plus, des centres équestres proposent aux débutants et aux initiés des promenades à cheval. Par ailleurs, les étangs et rivières des alentours sont autant de coins de pêche appréciés des amateurs.

Cuisine et spécialités culinaires :

 Comme beaucoup d’autres régions françaises, la Picardie cultive sa propre gastronomie grâce à un terroir donnant de nombreux produits typiques. On peut ainsi citer la bière avec trois brasseries dans la région, l’anguille, le canard, le haricot de Soissons, le maroilles (un des formages français les plus réputés) ou encore le miel, et la liste est encore longue.

Liens utiles: 

http://www.ville-senlis.fr  : Portail de la ville de Senlis

http://www.senlis-tourisme.fr  : Office de tourisme

Senlis et son patrimoine historique

A une quarantaine de kilomètres au nord de Paris, au-delà des frontières de la Picardie, Senlis est une ville d’environ 20000 habitants connue pour l’excellent état de conservation d’un riche patrimoine historique : déjà d’actualité à l’époque gallo-romaine, la ville demeure fortifiée durant la période médiévale ; ces remparts figurent parmi les monuments remarquables de Senlis, avec, sans ordre particulier, l’hôtel de ville, le château royal, la cathédrale Notre-Dame et de manière générale tout le centre historique de la ville, au cours de la visite duquel on croirait revenir quelques siècles en arrière. Plusieurs musées complètent ce patrimoine architectural, formant un ensemble patrimonial de haut niveau culturel.

Quels hébergements recommandés Senlis ?

220px-Senlis%2C_faubourg_de_Villevert%2C_pr%C3%A8s_du_calvaire_de_Villevert dans VILLAGES de FRANCELes hébergements à Senlis sont assez nombreux, allant des hôtels, des charmants cottages, des chambres d’hôtes aux auberges. Les prix sont assez moyens en général et varient de 20 euros à 130 euros par nuitée. Les prix assez élevés sont parfois justifiés par la qualité du service, les équipements et les matériels qui rendent le séjour agréable. Certains établissements disposent par exemple de jacuzzi. Les hôtels économiques disposent généralement de chambres confortables, et de quelques activités.

En savoir plus sur Senlis avant de réserver votre hôtel

Senlis se trouve dans le département de l’Oise, en région Picardie. Plus d’une douzaine des monuments de Senlis sont classés. C’est le cas de la Cathédrale Notre-Dame de Senlis qui conserve sa beauté architecturale, de la Collégiale Saint-Frambourg de Senlis et de l’Ancien Château royale. Le Vieux Senlis conserve des rues pavées et des maisons en bois ou en pierre taillée… Ses importantes galeries sont placées dans son musée d’art et d’Archéologie et dans son musée de la Vénerie. Les plats typiques de la région sont la ficelle de Picardie et la flamiche. La visite de la ville en elle-même est un spectacle, avec les ruelles médiévales et les constructions.

Gites, chambres hôtes et locations vacances Senlis: infos et réservation en ligne

Lors de vos vacances en famille ou entre amis dans la région de Picardie, vous pourrez facilement découvrir la ville de Senlis en logeant dans l’une des locations de vacances. Il peut s’agir de gîtes, maisons d’hôte ou chambre d’hôte près de grands axes touristiques. À Fresnoy-le-Luat par exemple, vous pourrez réserver un des gîtes dans l’écrin de verdure, pour environ 300 EUR la semaine. À la lisière de la forêt de Compiègne, il est possible de louer une des maisons du village de la Vallée de l’Automne ou celui de Verberie, pour en moyenne de 50 EUR la nuitée. Les villes voisines vous réservent également de nombreuses surprises comme Neuilly-en-Thelle avec ses chambres d’hôte, pour en moyenne 60 EUR la nuitée ou 400 EUR la semaine.

 

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L’OISE une contrée Historique

Posté par francesca7 le 3 avril 2015

 

220px-ArmisticetrainL’Oise, par sa situation géographique, a longtemps été considérée comme le dernier bastion à conquérir avant Paris. Site de passage, souvent traversée ou envahie, elle a été le théâtre de quelques-uns des faits marquants de l’Histoire de France. Les premières traces de peuplements dans l’Oise remontent à l’âge de pierre. Le climat, la fertilité des terres ainsi que l’accessibilité à l’eau ont conduit les premiers habitants à se regrouper dans cette région accueillante pour la vie humaine.

L’Oise au coeur du royaume des Francs L’Oise gauloise A partir du IIème siècle, l’arrivée et le renforcement de tribus gauloises, Bellovaques à Beauvais, Veliocasses dans le Valois, Silbanectes autour de Senlis ou les Suessions dans le Compiègnois marque la naissance des premières villes isariennes. La conquête romaine Entre 57 et 51 avant J-C, la conquête de l’Oise par Jules César et les troupes romaines se traduit par le développement des villes principales, Beauvais et Senlis, l’organisation de l’agriculture et la création d’axes de transports performants avec le pavement des voies. L

a région est alors incorporée à la Gaulle-Belgique. Le royaume des Francs Après sa victoire sur les romains à Soissons en 486, Clovis envahit la région picarde, prend la ville de Noyon et étend son royaume et fait de Paris sa capitale. Les vallées de l’Oise, de la Somme et de l’Aisne, deviennent l’épicentre du pouvoir et bénéficient d’une position dominante. En 561, à la mort de Clotaire Ier, fils de Clovis, le royaume est divisé : le Beauvaisis se trouve à cheval sur les frontières de la Neustrie, au nordouest de la France avec Soissons pour capitale et de l’Austrasie au nord-est. L’Oise devient ainsi le théâtre de la lutte entre Austrasiens et Neustrasiens.

En 778, Charlemagne est couronné roi d’Austrasie à Compiègne. L’Oise est alors une région privilégiée par les rois mérovingiens et carolingiens qui ont pris l’habitude d’y séjourner. La disparition de l’Empire carolingien En 843, le traité de Verdun consacre la division de l’Empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils :

- Lothaire Premier, qui devient empereur, reçoit la Lotharingie, du centre de l’Italie à la Frise (Allemagne du nord),

- Louis le Germanique reçoit la Francie Orientale qui deviendra la Germanie, noyau du futur saint Empire romain Germanique,

- Charles le Chauve reçoit la Francie Occidentale. Compiègne devient alors sa capitale royale.

Les successeurs de Charlemagne règnent sur un empire affaibli par les partages de territoires et les rivalités entre héritiers. Avec le traité de Verdun, les ducs et comtes, qui avaient reçu une terre pour un service rendu, deviennent indépendants. Certains d’entre eux s’emparent même du titre royal. Ainsi, Hugues Capet est élu roi à Senlis et couronné à Noyon en 987. Sous Hugues Capet, le régime féodal s’affirme et l’autorité du roi diminue. La réalité du pouvoir passe aux mains des abbés, évêques et comtes. Le domaine royal se réduit. Il ne concerne plus que l’Île de France qui s’étend jusqu’à Compiègne, l’Orléanais et quelques îlots tels que le domaine d’Attigny.

L’OISE une contrée Historique dans OiseL’histoire du département se divise entre les différents évêchés et comtés qui prennent chaque jour un peu plus d’importance. Seules les régions de Chantilly, Senlis et Compiègne, au sud de la rivière Oise, restent dans le domaine royal rétréci. Le Moyen-Âge voit l’Oise évoluer sous l’influence grandissante du clergé. De nombreuses abbayes sont construites dans la région où le pouvoir s’exerce dans les trois évêchés de Beauvais, Noyon et Senlis. Le pouvoir du roi se heurte régulièrement à celui de l’évêque, comte de Beauvais, grand seigneur prépondérant de la région, qui devient rapidement le deuxième personnage du royaume.

L’Oise et la construction de la France Philippe Auguste, l’affirmation du pouvoir royal .. En 1180, à la mort de Louis VII, le domaine royal ne s’étend plus que du Vexin au vicomté de Bourges. La plus grande partie des terres du royaume, de l’Aquitaine à la Normandie, est sous la suzeraineté des Plantagenêt, les rois d’Angleterre. Philippe Auguste arrive alors sur le trône et n’a de cesse de renforcer le pouvoir royal.

Avec le soutien des milices bourgeoises des villes de Picardie, il mène diverses batailles contre ses vassaux trop puissants. Il va également créer les Baillis, fonctionnaires de la couronne chargés de faire appliquer la justice et de contrôler directement l’administration du domaine royal. Le pouvoir royal s’affirme à nouveau avec l’appui de fidèles vassaux, comme les évêques-comtes de Noyon et de Beauvais. Philippe Auguste fait construire de nouvelles enceintes fortifiées autour des villes. Beauvais, Clermont, Senlis et Compiègne s’entourent alors de remparts. A la fin de son règne, Philippe Auguste est devenu le plus grand prince territorial du royaume avec le rattachement au domaine royal de plusieurs comtés et évêchés. Vers une stabilité des frontières La fin de la guerre de Cent ans est marquée par le rétrécissement puis la disparition des zones contrôlées par les Anglais. Le royaume de France va s’agrandir jusqu’à atteindre ses limites actuelles.

En 1477, c‘est sous Louis XI que la Picardie est rattachée définitivement au royaume. Du XVIème au XVIIIème siècle, une fois la paix revenue, la région connait une ère de renouveau et de prospérité économique. La manufacture de tapisserie de Beauvais est par exemple fondée par Colbert en 1664.

L’Oise devient aussi un lieu de villégiature pour les rois et certains grands noms de l’histoire de France tels Molière, La Fontaine, Racine… Vient ensuite l’épisode révolutionnaire avec sa nouvelle organisation unifiée du territoire, le rattachement des dernières enclaves et la création des départements.

Le 27 juin 1790, le département de l’Oise est créé dans ses limites actuelles. Formé à partir des territoires appartenant aux deux anciennes provinces d’Île de France et de Picardie, il recouvre pour tout ou partie, plusieurs petits pays de l’ancienne France : Valois, Vexin français, pays de Thelle, pays de Bray, Noyonnais Soissonais, Beauvaisis, comté de Clermont, pays de Chaussée, Santerre et Amiénois. Il est divisé en 739 communes, 76 cantons et 9 districts.

De Napoléon Ier, à Louis XVIII, en passant par Napoléon III, Compiègne reste très prisée des dirigeants du pays. En 1870, alors que Paris et l’Oise sont occupés par les Austro-Prussiens, les élus de l’Oise aident Gambetta lors de sa fuite vers Amiens. Les guerres mondiales Durant la première Guerre Mondiale, l’Oise est occupée jusqu’à l’offensive de Joffre avec le célèbre épisode des Taxis de la Marne. Le département devient le quartier général du commandement français et le 11 novembre 1918, l’armistice est signé en forêt de Compiègne, dans la clairière de Rethondes dans le célèbre wagon de l’Armistice.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemand bénéficient d’une grande supériorité technique et militaire. Beauvais est rasée par l’aviation allemande et devient la principale base de lancement des V1 et des V2 allemands à destination de l’Angleterre. Les soldats français se battent à Formerie, Erquinvillers et Noyon, mais les Allemands atteignent Paris le 18 juin.

220px-Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds_vu_depuis_le_Parc dans OiseDans un but de revanche, l’Armistice est signé sur les lieux même de celui de 1918, dans le wagon, à Rethondes. La reconquête par les Anglo-Américains s’effectue ensuite assez rapidement après la retraite allemande de Normandie en 1944. L’Oise est encore une fois particulièrement touchée par les bombardements. Située comme zone tampon entre Paris et le secteur nord de la France, l’Oise a, de tous temps, été une zone stratégique de première importance. C’est l’ultime rempart avant la capitale. Plus précisément, on observe que c’est la vallée de l’Oise à l’Est du département (partie de la « trouée de l’Oise ») qui canalise les principaux combats. L’Histoire fait ainsi ressortir la dualité de l’Oise à la fois « banlieue » de la région parisienne et territoire autonome servant de glacis protecteur de Paris.

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LA CONDITION DES METAYERS

Posté par francesca7 le 3 avril 2015

 

12_r0vqoMétayer. Personnage typique des régions pauvres à la fin de l’Ancien Régime, le métayer est celui qui exploite un bien rural concédé par un bailleur, avec partage, en principe par moitié, des frais et des revenus.

Dès l’apparition du métayage vers le XIIIe siècle, et jusqu’au XVIe siècle, les rapports du métayer avec son bailleur sont équilibrés. Puis ils ne cessent de se dégrader, particulièrement au XVIIe siècle, au bénéfice des fermiers généraux.

 

Ainsi, en 1567, dans la Gâtine poitevine, étudiée par Louis Merle, le laboureur Jehan Girault et son fils prennent à bail la métairie de Landroye. Le bailleur est un marchand ayant pris à ferme la seigneurie de Landroye du seigneur de Fontaines. Il fournit seul le capital (bâtiments, biens fonciers, instruments aratoires et bestiaux), les preneurs apportant leur force de travail. Cette association entraîne le partage des « fruits » produits par le bien. Le métayer doit ainsi à son bailleur environ la moitié de la production, année commune, de seigle et d’avoine, plus une petite somme d’argent pour le nourrain (ce qui est indivisible). Il doit également une foule de petites redevances, survivances du système seigneurial du cens en nature et de la corvée : porcs, moutons, chapons, poulets, oisons, fromages, foin et bois, le tout portable au domicile urbain du bailleur, ainsi que des prestations en travail (des charroies) et même les rentes seigneuriales.

 

Ce contrat est typique du système qui se met en place à l’époque moderne. Dès le XVe siècle, en effet, afin d’accroître ses revenus, la noblesse procède au remembrement de ses seigneuries, reconstituant des exploitations d’un seul tenant à partir des tenures paysannes pour les confier à des métayers. Or les principaux bénéficiaires du système sont les fermiers généraux, auxquels recourent les seigneurs fonciers pour la mise en valeur de leur patrimoine.

 

La relation qui s’instaure alors entre « maître » et métayer est pire que celle, distendue, liant le seigneur foncier à ses tenanciers. Le sort du métayer se rapproche en fait de celui de l’ouvrier agricole. Il est évoqué par l’écrivain périgourdin Eugène Le Roy (1836-1907) à travers le personnage du père de Jacquou le Croquant, Martissou, un métayer qui, sous la Restauration, abat d’un coup de fusil le régisseur inique du maître. Cependant, si, en 1905, tous les participants du Ve congrès national des syndicats agricoles de Périgueux soulignent que le métayer est un paysan peu enclin au progrès, ils s’accordent à trouver dans le métayage « le plus précieux instrument de paix sociale ».

 

Le métayage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte. C’est donc l’association d’un propriétaire qui apporte le capital, et d’un métayer qui propose son travail. Le bailleur souvent intervient directement dans la gestion de l’exploitation (le choix des productions etc.), mais c’est le métayer qui gère au quotidien. Le terme de « métayage » vient étymologiquement de « moitié » signifiant un partage par moitié des produits, mais cela peut être différent selon les traditions du lieu et de l’époque, et la négociation lors de la conclusion du contrat (en France, aujourd’hui, la loi limite la part du bailleur au maximum au tiers).

Le métayer paie généralement son propriétaire avec l’argent obtenu de la vente de ses produits. S’il lui remet directement ces derniers avant de les vendre, on parle plutôt de colonat partiaire. Le bailleur partage donc avec son métayer les aléas de récolte, contrairement au fermier.

Autrefois majoritaire, ce type de bail a toutefois régressé jusqu’à devenir marginal. L’analyse économique a montré que cette formule est inférieure à celle du fermage, dans l’hypothèse des rendements décroissants. En effet, le métayer ne touche que la moitié du produit d’un éventuel supplément de travail, ce qui fait qu’il n’a pas intérêt à produire un effort supplémentaire qui lui coûte 10 dès que le produit supplémentaire descend en dessous de 20. Dans exactement les mêmes conditions mais avec un bail à ferme, il est dans l’intérêt du fermier de produire cet effort supplémentaire, et il est en mesure de proposer plus à son propriétaire pour obtenir le bail, ce qui fait que le propriétaire y gagne, lui aussi ; en outre, le propriétaire touche un revenu fixe ce qui peut être plus avantageux que le revenu aléatoire du métayage.

Cependant la formule a quelques avantages pour le propriétaire. Olivier de Serres la recommandait parce qu’il l’estimait plus commode que la gestion directe d’une main-d’œuvre salariée, et plus rentable que le fermage parce qu’un fermier, prenant plus de risques, doit offrir un loyer inférieur. En outre, en période d’inflation, la valeur relative d’un fermage fixe baisse, alors qu’un revenu de métayage, en nature ou proportionnel aux ventes, maintient son pouvoir d’achat. Enfin le système fiscal intervient. Si, comme dans la France d’Ancien Régime, le propriétaire (noble ou Église) bénéficie d’exonérations dont ne profite pas le fermier (roturier), cela rend le métayage plus avantageux.

En France contemporaine, tout métayer peut à volonté faire transformer son métayage en fermage, sans que le propriétaire puisse s’y opposer.

Ce contrat porte de nombreux noms différents selon la région, qu’on retrouve dans les actes.

 Photographie de 3 métayers, Frank Tengle, Bud Fields et Floyd Burroughs en Alabama, été 1936, par Walker Evans.

À la fin du xixe siècle, les terres exploitées selon un contrat de métayage ne représentent plus en France que 7 % du total des terres ; dans certains départements, il représente plus de 40 % (Allier, Landes, Lot-et-Garonne, Dordogne).

En Sarthe, on parle de bail à moitié, et la proportion obtenue par le propriétaire est de la moitié. Ce bail existait aussi bien chez les laboureurs que chez des bordagers. Il est constaté que le bail à moitié tend à se raréfier à la fin du xviie siècle, et que le bail à ferme se généralise au xviiie siècle.

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L’ancêtre de la GENDARMERIE

Posté par francesca7 le 1 avril 2015

L’ancêtre de la GENDARMERIE dans ARTISANAT FRANCAIS 220px-Mar%C3%A9chauss%C3%A9e_1786La maréchaussée, corps de troupes, ancêtre de la gendarmerie nationale.

Elle apparaît au Moyen Âge et trouve son origine, vers le milieu du XIIIe siècle, dans l’établissement du tribunal de la connétablie, une juridiction « de robe courte » associant police et justice. Commandant en chef de l’armée royale, le connétable exerce sa juridiction sur les hommes d’armes qui lui sont subordonnés. Cependant, accaparé par la conduite des opérations militaires, il délègue ses attributions judiciaires à certains de ses officiers et de ses maréchaux, avant la création de prévôts provinciaux ou de prévôts des maréchaux, chargés de rechercher les délinquants militaires et de les livrer au tribunal de la connétablie. Toutefois, à partir du règne de François Ier, apparaissent des brigades d’archers de la maréchaussée, installées dans les petites villes et les bourgs du royaume ; elles sont intégrées au sein de compagnies aux ordres du prévôt des maréchaux de la province. De 1555 à 1661, plusieurs ordonnances précisent les tâches de cette maréchaussée : outre sa fonction de police militaire, elle est chargée de la sécurité des routes et du « plat pays », c’est-à-dire des campagnes. Les flagrants délits et les « cas prévôtaux » (rixes, meurtres et vols à main armée) sont alors du ressort des tribunaux du prévôt des maréchaux. 

En dépit de réorganisations successives, la maréchaussée manque d’efficacité. Les archers ne sont pas des soldats, et ne l’ont jamais été. Les charges sont vénales ; le plus souvent, elles sont achetées par des bourgeois et transmises à leur fils. Il est encore possible de faire appel à des remplaçants. Aussi, l’édit de mars 1720 introduit-il un changement majeur qui « militarise » la maréchaussée. La vénalité est supprimée. Les compagnies aux ordres des prévôts sont réparties par brigades de 5 ou 6 cavaliers, qui sont progressivement recrutés parmi d’anciens soldats. Ces cavaliers des maréchaux finissent par avoir accès aux Invalides, et leurs officiers peuvent recevoir la croix de Saint-Louis. Dans sa politique d’affectation des postes, le ministère de la Guerre favorise un brassage qui associe « gens du cru », connaissant patois et usages locaux, à des hommes venant d’autres provinces, et qui sont moins sensibles aux influences locales. À la veille de la Révolution, la maréchaussée, qui compte quelque 4 500 hommes, finit par acquérir une réputation d’efficacité très appréciée des populations. En 1789, les compagnies et les brigades sont regroupées dans le cadre d’une gendarmerie nationale, et le décret du 17 avril 1799 confirme la mission qui a été celle de la maréchaussée, et qui consiste à « assurer dans la République le maintien de l’ordre et l’exécution des lois ».

Les hommes de la Maréchaussée sont obligatoirement d’anciens militaires. L’ordonnance de 1778 les oblige à souscrire un engagement d’une durée de seize ans. Par ailleurs, ce texte assimile la hiérarchie de la Maréchaussée à celle de la cavalerie, qui se substitue à celle héritée du Moyen Âge : le maréchal des logis remplace l’exempt, et le cavalier l’archer. Une brigade, commandée par un maréchal des logis ou un brigadier, compte quatre hommes, le chef de brigade compris. Chaque brigade doit avoir des contacts hebdomadaires avec ses voisines en un lieu ou un autre, et des tournées de deux cavaliers doivent être effectuées chaque jour. La maréchaussée doit surveiller tout particulièrement les rassemblements : foires et marchés, fêtes locales, etc.

La loi du 16 février 1791 marque la véritable naissance de la Gendarmerie telle qu’elle fonctionne actuellement. La loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798) précise que « le corps de la Gendarmerie nationale est une force instituée pour assurer dans l’intérieur de la République le maintien de l’ordre et l’exécution des lois ». L’Armée est organisée en 25 divisions, 50 escadrons, 100 compagnies et 2 000 brigades. Les missions de la Gendarmerie sont de deux ordres :

  • les missions de police administrative, destinées à prévenir les troubles (surveillance générale, lutte contre le vagabondage, missions d’assistance, escorte des convois, maintien de l’ordre lors des marchés, foires, fêtes et rassemblements divers) ;
  • les missions de police judiciaire, destinées à réprimer les faits n’ayant pu être empêchés (constatation des crimes et délits, établissement de procès-verbaux, réception des plaintes et des témoignages, arrestation des criminels).

220px-Gendarmes_501585_fh000019La participation de la 32e division de gendarmerie à cheval à la bataille de Hondschoote le 8 septembre 1793 consacre la qualité de soldats de ses membres qui inscrivent cette première victoire au drapeau de la Gendarmerie.

Le Consulat et l’Empire voient la Gendarmerie se renforcer de façon significative. Celle-ci est, pour la première fois, placée sous l’autorité d’une inspection générale de la Gendarmerie, indépendante du ministère de la Guerre et dirigée par un premier inspecteur général en la personne du maréchal Bon Adrien Jeannot de Moncey, nommé en 1801. Ses effectifs sont augmentés. Son rôle est essentiel dans la lutte contre le brigandage et l’insoumission. Elle participe à de nombreuses batailles, notamment dans le cadre de la guerre d’Espagne. Ses actions d’éclat ont fait l’objet d’inscriptions sur ses emblèmes.

 

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ETRE DANS DE BEAUX DRAPS : d’où vient cette expression

Posté par francesca7 le 1 avril 2015

 

images (6)Les beaux draps c’est la pagaille, les gros embarras, situations réellement délicates, fâcheuses postures dans lesquelles d’ailleurs on a tendance à se loger soi-même : « Nous nous sommes mis dans de beaux draps » Habituellement on explique la chose en disant qu’il s’agit d’une antiphrase ; on appelle ainsi une tournure ironique du genre « léger comme un sac de plomb », ou « nous voilà propres », etc.

S’ils sont effectivement ressentis ainsi de nos jours, ce n’est pas là l’origine des beaux draps.

Pour remonter aux sources de cette expression curieuse il faut d’abor savoir qu’elle  s’est raccourcie en chemin. Autrefois, on annonçait en plus la couleur, on disait « de beaux draps blancs ». « Ah coquines que vous êtes, vous nous mettez dans de beaux draps blancs à ce que je vois » dit Molière.

L a blancheur on le sait a toujours été symbole de pureté, de chasteté, d’innocence, de la candeur de l’âme. Les druides et les prêtres étaient vêtus de blanc ; le deuil même parfois étant en blanc, comme il l’est encore en Asie, signe d’espoir et de résurrection… A l’origine de ces draps blancs on trouve une ancienne forme de pénitence, en fait une « amande honorable » pour le péché d’incontinence : le péché de la chair. Afin de se purifier de sa luxure, celui ou celle qui avait à se repentir d’un fatal abandon devait entre autres choses assister à la messe, devant tous les fidèles, enveloppé d’un drap blanc – ou plus vraisemblablement « vêtu » de blanc. Les « draps », en effet, ont longtemps désigné les habits :

Et uns autres de Chaalons

qui eut vestu uns biaus dras verts

rechante d’autre part cest vers (Guillaume de Dole)

 

Cela explique le pluriel de la locution, habituel lorsqu’il s’agit des vêtements, et aussi l’insistance sur le « blanc » – les draps de lit que l’on appelait au début « draps linges » ne pouvaient guère être tissés d’une autre couleur.

 

La notion d’habits se raréfiant vers le XVè siècle, la locution d’un usage oublié demeura figée, avec un glissement de sens vers les draps de lit. Il reste comme un souvenir mal compris de son utilisation première, relative à la pénitence, dans cette phrase de la Satyre Ménippée de 1594 : « Et y eussiez esté couché en blancs draps, pour une marque ineffaçable de vos déloyauté ».

L’expression a conservé longtemps son sens de « jugement » avant de prendre l’allure ironique que nous lui connaissons – jusqu’à la fin du XVIIè, si on en juge par la définition de Furetière : « On dit, mettre un homme en beaux draps blanc, c’est à dire, en faire bien des médisances, en découvrir tous les défauts ». C’est dans ce contexte d’être en butte aux critiques et aux railleries qu’il faut comprendre cette apostrophe de Scarron à Mazarin vers 1650 :

Te souviens tu bien, Seigneur Jule,

du raisonnement ridicule

Que tu fis un jour sur les glans ?

Cela te mis en beaux draps blancs.

 

Par les samedis de printemps les mariées s’en vont en longues traînes.  Aux porches des églises il arrive que les badauds désabusés murmurent : « Encore une qui s’est mise dans de beaux draps… » C’est curieux la vie des mots.

 

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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POURQUOI LA FLEUR DE LYS

Posté par francesca7 le 31 mars 2015

 

POURQUOI LA FLEUR DE LYS dans FLORE FRANCAISE 200px-H%C3%A9raldique_meuble_Fleur_de_lys_liss%C3%A9e.svgsymbole de la royauté française.

La fleur de lys a été l’insigne du pouvoir et la marque du sacré dans de nombreuses civilisations anciennes (de l’Inde jusqu’à la Crète). En France, elle devient le signe de la souveraineté, réservé au Roi Très-Chrétien à la fin du XIIe siècle. À la même époque, dans la théologie, une comparaison est faite entre la Vierge Marie et le « lys entre les épines » du Cantique des cantiques (II, 2). Cette évolution permet ensuite d’établir un parallèle entre le roi de France et la Vierge Marie, tous deux élus par Dieu pour vaincre le mal. Le motif floral apparaît alors à profusion sur les vêtements du sacre royal, et les monarques le choisissent comme signe distinctif. À partir des règnes de Louis VII et de Philippe Auguste, la fleur de lys devient un motif décoratif ornant les sculptures, les monnaies, l’orfèvrerie, les blasons royaux et de nombreux objets usuels (vaisselle, mobilier). Au XIVe siècle, ce symbole est également concédé à certains lignages nobles, qui l’utiliseront par la suite pour revendiquer leur lien avec le roi. À la fin du Moyen Âge, la fleur de lys sacralise l’idée monarchique et permet de justifier l’alliance entre la France et Dieu. À l’époque moderne et jusqu’à la Révolution, elle est le symbole de la France.

 

De nombreuses légendes ont cherché à expliquer l’origine des armes de France.

  • Parmi les hypothèses donnant à la fleur de lys des origines religieuses, on peut citer cette légende hagiographique23 : dans l’ancienne forêt de Cruye (actuelle forêt de Marly), près du château de Montjoie où la tradition a fait séjourner Clovis et son épouse, vivait près d’une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l’habitude de venir consulter. Un jour qu’elle était en prière avec le saint homme, un ange leur serait apparu et lui aurait demandé de remplacer l’écusson de son mari portant trois croissants ou trois crapauds par trois fleurs de lys qui brillaient d’une couleur d’or sur la plaine de l’actuel Joye-en-Val. On prêtait à Clovis avant sa conversion des armes à trois crapauds.
  • Une autre légende rapportée par Louis Girard rappelle que la fleur de lys est un iris stylisé dont Clovis a fait sa fleur favorite : lors de la bataille de Vouillé en 507, les armées de Clovis sont repoussées dans les marécages de la Vienne par les Wisigoths d’Alaric II. Une biche au son de l’armée traverse alors la Vienne en crue au niveau d’un gué environné de grands iris, indiquant ainsi ce passage que peuvent franchir les armées qui vont pouvoir battre les Wisigoths. Cette fleur, symbole de la victoire de Clovis, est dès lors adoptée par le roi des Francs.
  • Il a aussi été affirmé que la fleur de lys serait un ancien symbole des Francs, qui étaient originaires de Flandre où l’iris Faux-Acore ou iris jaune (Iris pseudacorus L.) poussait en abondance sur les rives de la Lys. Le Seigneur d’Armentières en fit le motif de son blason. Lors de l’annexion de son fief par le roi de France, celui-ci décida à son tour de l’ajouter à son propre blason. Ainsi serait née la « fleur de Lys », qui n’aurait pas été un lys.
  • Pierre-Barthélemy Gheusi donne à la fleur de lys une origine plus guerrière que botanique : ce serait un embout de javelot gaulois (ou encore l’Angon des Francs) avec pointe et crochets (voir l’analogie de forme avec ce sceptre fleurdelisé du blason de Trieste - blasonné « Hallebarde » – et qui serait la lance de Saint Serge selon Ottfried Neubecker, Le Grand Livre de l’héraldique).

La fleur de lis est constituée de :

  • Trois pétales, un central, droit, accompagné de chaque côté d’un pétale plus court et courbé vers l’extérieur.Une barrette horizontale (ou « traverse », parfois « douille »), à blasonner si d’une couleur différente.
    • Les pétales sont le plus souvent directement accolés à leur base, mais pas nécessairement. Cette caractéristique n’est pas significative et ne se blasonne pas.
    • Les pétales sont parfois nervurés d’un trait, plus rarement d’une couleur différente – ce qui dans ce dernier cas doit se blasonner.
  • Un pied, formé par le prolongement des pétales ou par une seule pièce trilobe. Ce pied peut être absent, la fleur de lis est alors dite « coupée » ou « au pied nourri » (ou simplement « nourrie »).

La fleur de lis peut être enrichie de quelques accessoires et produire des variantes sans que soit modifiée sa nature fondamentale

Il existe deux orthographes possibles pour le même nom : lis ou lys. La seconde orthographe, peu utilisée aux XVIIème et XVIIIème siècles, est devenue très courante depuis le XIXème siècle, surtout au sens héraldique. Avant d’être appelée « fleur de lis », elle était dite « fleur royale » ou reine des fleurs par les Pères de l’Église. 

Le terme de « fleur de lis » n’est apparu qu’au XIIème siècle, dans Erec et Enide de Chrestien de Troyes. Il viendrait du latin lilium, ou de fleur de li (fleur de roi), li signifiant dans cette langue roi, souverain, qu’il est permis de rapprocher de Llys qui voudrait signifier dans cette même langue : salle, cour ou palais, et de Gwen-Lys qui veut dire homme de cour.

 

 

La fleur de lis en elle-même : il existe plusieurs variétés de lis des jardins : le lis blanc est dit lilium candidum ou lis commun, le lis jaune orangé ou « lis faux safran » est dit lilium croceum. Lis est entré par analogie dans la dénomination d’autres plantes telles que le « lis d’étang » pour nénuphar, « lis de mai » ou « lis des Vallées » pour muguet, « lis Saint-Jacques » pour l’amaryllis, « lis jaune » pour liseron tricolore, etc. Lis a produit liseron en 1538 : selon Pline l’Ancien, la nature voulant produire la fleur de lis pour être la reine des fleurs, elle n’osa entreprendre un tel chef-d’œuvre d’un seul coup et s’essaye avec le liseron.

290px-Lilium_longiflorumLa fleur de lis est avant tout une fleur, et comme telle participe à son symbolisme. C’est avant tout une symbole du principe passif. Le développement de la fleur, à partir de la terre et de l’eau, symbolise celui de la manifestation à partir d’une substance passive.

Sa signification varie alors selon ses couleurs. Une fleur jaune revêt un symbolisme solaire ; une fleur bleue un symbolisme onirique et une fleur blanche la pureté ou un symbolisme lunaire. Ainsi s’explique pourquoi le Christ est représenté parfois par une fleur de lis jaune ou dorée et la Vierge par une fleur de lis blanche ou d’argent.

Si la fleur de lis est bien le symbole de la dynastie capétienne, elle ne leur est pas exclusivement réservée, loin de là. Dès la fin du XIIème siècle, elle fut utilisée comme meuble héraldique dans toute l’Europe occidentale.

Elle aurait même été particulièrement utilisée durant la période 1280-1380 dans une vingtaine d’armoriaux médiévaux : Angleterre, Berry, Brabant, Bretagne, Hainaut, Hesbaye, Hollande, Main, Maine, Basse-Normandie, Nuremberg, Poitou, Romagne, Vermandois, Zélande.

Le fleurs de lis furent choisies principalement par des gens de petite et moyenne noblesse ou des groupes sociaux n’ayant aucun lien de parenté avec la famille capétienne. L’emploi de la fleur de lis est également extrêmement fréquent chez les paysans de la France du Nord et de l’Ouest. Il ne faut voir là qu’un phénomène de mode.

 

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Aux siècles des Lumières

Posté par francesca7 le 31 mars 2015

 

6654033mod-lum-000-jpgLe terme « Lumières » désigne à la fois un mouvement d’idées qui s’affirme durant le XVIIIe siècle, et le siècle marqué tout entier par son style.

Il peut s’inscrire aussi dans la dynamique de plus longue durée qui substitue à un monde social et culturel clos fondé sur la répétition, la hiérarchie et l’obéissance, une modernité ouverte au changement, à l’individualité et à l’autonomie.

Cette tendance générale entraîne une crise des valeurs traditionnelles qui prend l’aspect d’une laïcisation des opinions et des modes de vie : d’une part, on assiste à la désacralisation des principes religieux et monarchiques ; de l’autre, à une réhabilitation de l’homme et de l’existence terrestre. Culturellement, elle accélère une transition, de la croyance au savoir, de la transmission orale et du respect des permanences à l’opinion individualisée, au jugement rationnel, à la connaissance livres que et à la confiance dans le progrès. Cette tendance est sensible dans l’ensemble de l’Europe, où l’Angleterre parle d’Enlightenment, l’Allemagne d’Aufklärung, l’Espagne de Siglo de las luces, l’Italie d’Illuminismo, etc., mais elle prend une forme spécifique en France, vieux pays gallican miné par les conflits entre jésuites et jansénistes, entraîné vers l’anticléricalisme ; pays centralisé aussi, où la réforme ne passe finalement que par des bouleversements révolutionnaires.

L’image qui désigne ce mouvement d’idées dans toutes les langues européennes est celle de la raison considérée comme lumière naturelle, par opposition à la foi comme lumière surnaturelle, ou bien celle de l’entendement comme travail d’explicitation, comme dynamique d’éclaircissement. La langue française insiste sur le pluriel et la diversité des conquêtes de la raison ; les langues anglaise et allemande, sur le moteur et le mouvement de cette compréhension rationnelle. Voltaire intitule la Raison par alphabet l’une des éditions de son Dictionnaire philosophique.

Cette raison caractérise la philosophie, qui, de servante de la théologie, devient connaissance autonome du monde et des hommes. Fondée sur l’expérience et le raisonnement, la philosophie continue à désigner, au XVIIIe siècle, l’ensemble des savoirs, mais infléchi dans le sens d’une utilité pratique, d’une action concrète sur la vie des hommes. Elle peut donc se réclamer conjointement de systèmes philosophiques qui sont exclusifs l’un de l’autre du strict point de vue de l’histoire de la philosophie, mais qui se contaminent dans la réalité des textes et des mentalités. Les philosophes des Lumières sont héritiers du rationalisme de Descartes, qui proclame l’autonomie de l’individu doué de sa seule raison et de ses idées innées, et de l’empirisme de Locke, qui fait dépendre la pensée de l’information sensible et de l’expérience. Ils s’affirment par opposition à la tradition reçue sans jugement, aux préjugés acceptés sans discrimination, mais aussi à l’abstraction et aux systèmes, considérés comme pertes de la réalité. Ils se refusent à la métaphysique, incertaine et indécidable, au nom d’une saine physique, positive et tangible. « Philosophe » devient, au XVIIIe siècle synonyme de « partisan des Lumières ». Diderot nomme Pensées philosophiques sa réplique aux Pensées de Pascal, et Sedaine, le Philosophe sans le savoir sa présentation dramatique de l’homme concrètement vertueux, socialement efficace.

Débarrassé de la faute religieuse, des lisières de la tradition, l’homme peut revendiquer une liberté qui était jusqu’alors surtout métaphysique (principe religieux du choix entre bien et mal) et aristocratique (principe d’élitisme nobiliaire), et qui devient morale et politique (droit d’inventer sa vie personnelle et de donner son opinion sur la chose publique), ainsi qu’économique (droit d’entreprendre). Autant que l’idée de nature, celles de bonheur et de liberté tirent leur force d’entraînement de leur profonde ambivalence : le bonheur peut être égoïste ou altruiste, en quête de durée ou bien d’intensité, et la liberté, individuelle ou bien civique.

7066i2Les progrès de l’esprit ne se traduisent pas forcément par des progrès sociaux et moraux : un décalage dont Rousseau dénonce le risque. Les Encyclopédistes restent liés au modèle d’une action par en haut, auprès d’un prince éclairé. Leur influence passe donc par les académies provinciales, par la conquête de l’Académie française, par la pénétration de l’administration royale. Les blocages de la situation politique en France font songer d’aucuns à une action dans des capitales étrangères : Voltaire accepte l’invitation de Frédéric II à Berlin, Diderot celle de Catherine II à Saint-Pétersbourg. Leurs désillusions dans de telles expériences les conduisent à faire appel à l’opinion, à ce public des lecteurs capables de juger et de manifester leur jugement en dehors des structures de l’Ancien Régime.

Rares sont alors les philosophes qui explicitent l’idée d’un recours à la violence populaire. Les exemples de l’Antiquité, celui plus récent des révolutions anglaises, imposent pourtant un scénario de régénération violente, à mesure que la crise de l’Ancien Régime s’amplifie. De l’exécution de Calas, protestant accusé - à tort - d’avoir tué son fils pour l’empêcher de se convertir au catholicisme, au scandale du Collier de la reine, les affaires judiciaires mobilisent les philosophes et font débattre sur la place publique de ce qui, traditionnellement, restait du domaine des pouvoirs politique et religieux.

 

 

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UNE AUTRE PAIRE DE MANCHES

Posté par francesca7 le 29 mars 2015

 

 medieval

EXPRESSION FRANCAISE

Au Moyen Age les manches de la cote étaient le plus souvent amovibles, c’est-à-dire qu’on devait les rattacher le matin au corps de l’habit en les « recousant ». Au cours de leur partie de campagne, le jeune empereur du Guillaume de Dole et ses compagnons vont d’abord faire quelques galipettes dans la nature :

                               Quand ils furent levés vers tierce

                               par le bois vont joer grant pièce

                               toz deschaus, manches descousues

                              

Puis ils font leur toilette dans les fontaines des prêts, parmi les fleurettes, en compagnie des demoiselles avant le déjeuner

                               Ainçois qu’il cousissent lor manches,

                               levent lor oils et lor beaus vis

                               Les puceles, ne m’est avis,

                               lor atornent fil de filieres

                               qu’eles ont en lor aumosnierres

(Incidemment, comme ils n’ont rien pour s’essuyer :

                               As dames, en lieu de touaille

                               empreuntent lor blanches chemises

                               per cest ochoison si ont mises

                               lor mains a mainte blanche cuisse

-          c’est un détail)

 

Autre exemple, Pygmalion parant amoureusement son amie pour leurs noces, dans le Roman de la Rose :

                               D’une aguille bien afilee

                               d’or fin, de fil d’or anfilee,

                               li a, por mieuz estre vestues,

                               ses deux manches estrait cousues.

 

Cette méthode vestimentaire avait un grand avantage : on pouvait changer les manches sans changer l’habit. On pouvait aussi les échanger, et il arrivait, dit-on, que les amoureux s’offrent mutuellement leurs manches en gage de bonne amitié. 

La mode se continua quand les hommes portèrent des pourpoints aux manches très larges qui servaient de poches où l’on mettait mouchoirs, bourses et autres menus objets, on peut même y avoir quelqu’un. On met quelqu’un d ans sa manche comme plus tard on le mettra dans sa poche. Toujours est-il que les élégants gardèrent longtemps dans un aiguillier pendu à leur ceinture le fil et les aiguilles nécessaires à la mobilité de cet élément de leur parure. Or, des manches nouvelles fixées à un même habit peuvent par leur ampleur, leur couleur etc… le modifier complètement. Il est naturel que l’on ait donné « une autre paire de manches » comme l’image de quelque chose de complètement différent. « On dit à ceux qui font quelque nouvelle proposition, c’es tune autre paire de manches », dit Furetière. 

En tout cas, si la manche revenait à la mode, avec la commodité actuelle des boutons-pressions, on pourrait facilement rafraîchir la formule.

 

Extrait de : La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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SE METTRE SUR SON TRENTE ET UN

Posté par francesca7 le 29 mars 2015

 

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Il est dommage que le sens premier de cette locution demeure impénétrable. On se met sur son « trente et un » quoi ?… Plusieurs interprétations ont été faites, aucune n’est vraiment convaincante. Je cite ici celle de Maurice Rat :

« Il faut voir dans la première partie : se mettre sur, l’ancienne tournure qui veut dire « mettre sur soi », autrefois se mettre sus, et dans trente et un la déformation populaire de trentain, nom d’un ancienne sorte de drap de luxe, dont la chaîne était composée de trente fois cent fils, et qui, n’étant plus compris, est devenu trente-un ou trente et un. Se mettre sur son tente et un, c’est donc littéralement « mettre sur soi son trentain », et par suite, ses plus beaux atours, ses atours des jours de fête ou de cérémonie.

L’ennui est que ce mot trentain est excessivement rare, il ne semble pas apparaître dans ce sens dans l’ancienne langue et il est surprenant qu’un terme d’usage aussi restreint ait pu donner une locution populaire, laquelle paraît d’ailleurs relativement récente…

D’autres ont avancé l’hypothèse d’un jeu de cartes où « trente et un » est un chiffre particulièrement heureux. « Aux cartes, il y a des jeux qu’on appelle la Belle, le Flux, et le Trente un, où celui qui a trente et un points en ses cartes, gagne. Il y a aussi le trente et quarante, où celui qui amène le plus près de trente, gagne. A trente un il gagne double » (Furetière). Dans ce contexte le trente et un pourrait être un coup d’éclat qui soit passé à une parure exceptionnelle… C’est l’interprétation vers laquelle penche Littré ; elle n’est guère probante.

Plus prometteuse me semblerait pour une part une autre indication de son dictionnaire, concernant le trente et un du mois avec cette citation du Journal officiel du 9 septembre 1872 : « Le vieux dicton : trente et un, jour sans pain, misère en Prusse, est encore vrai en ce qui concerne la solde de ce jour : on n’accord qu’extraordinairement aux troupes cantonnées le supplément d’entretien et le montant du versement à l’ordinaire pour le repas du midi ». Je me demande si ce « trente et un, jour sans pain » n’a pas pu donner lieu aussi, dans des circonstances que j’ignore, à des festivités de casernes, soit des revues, soit au contraire des permissions exceptionnelles ; la locution qui comporte une idée de préparatifs importants nous serait venue alors par la langue des troupiers…

On a dit aussi – on le dit encore – se mettre sur son trente-six, et comme le remarque Robert, si trente-six est antérieur à trente et un, « toutes ces hypothèses sont fausses ». Ce trente-six pourrait être à la rigueur le même que les « trente-six sortes » ou les « trente-six complications », ou bien venir de l’expression « tous les trente-six du mois », c’est à dire forcément jamais, ou si rarement ;.. « Il vient me voir tous les trente-six du mois » Se mettre sur son trente-six serait dans ce cas s’apprêter pour une occasion très exceptionnelle… C’est une supposition qui n’est pas absurde, mais pas très claire non plus.

Ce qui est certaine nt tout cas – et troublant – c’est que les Québécois, plus enracinés que nous dans la tradition langagière, disent usuellement se mettre sur son trente-six, et semblent ne connaître « trente et un » que par importation récente. Comme de surcroît, à cause de la législation britannique, ils n’ont jamais été troublés par le système métrique et comptent toujours en pieds et pouces, la locution leur paraît se rattacher naturellement à un « trente-six pouces »  qui désigne précisément une étoffe de cette largeur, laquelle correspond à notre « en 90 de large ». Effectivement lorsqu’on désigne un tissu par ses dimensions c’est qu’il s’agit d’un tissu neuf, pas encore taillé. Faut-il comprendre que « se mettre sur son trente-six » c’est endosser un habit neuf, sorti tout droit des mains du tailleur ?… C’est une indication possible, mais qui ne paraît pas, elle non plus, déterminante.

Je n’en sais pas davantage, et je donne provisoirement ma langue au chat !

Extrait de : La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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