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la promenade du Rhône

Posté par francesca7 le 15 mars 2014

 

la promenade du Rhône dans Ardèche 317px-Le_Rh%C3%B4ne_%C3%A0_CondrieuLe Rhône

Rapide et majestueux, le Rhône est le plus puissant des fleuves français. Au sud de Lyon, entre les talus du Massif central et des Préalpes, sa course vers le Midi offre l’aspect d’une percée lumineuse d’une ampleur magnifique. Il est une route romantique à lui seul. À chaque instant, à chaque méandre, la vallée se pare sur ses rives baignées de soleil d’une beauté nouvelle parfois appuyée par la violence et la force du mistral.

Un flot rapide et puissant

Le Rhône prend sa source en Suisse au glacier dit « du Rhône ». Il fait son entrée en France après avoir traversé le lac Léman et, jusqu’à son arrivée dans le delta de la Camargue, il n’arrose pas moins de onze départements.

Il est aussi l’un des fleuves français dans lequel se jettent le plus de rivières : l’Ain, le Doubs puis la Saône, l’Ardèche, le Gard, mais aussi l’Arve, le Fier, l’Isère, la Drôme et la Durance. Il draine en toute saison, à vive allure, un important volume d’eau. Son impétuosité est due à sa pente relativement forte : 0,5 m par km entre Lyon et Valence ; elle s’accentue encore entre Valence et le confluent de l’Ardèche (0,77 m) pour retomber entre le confluent de l’Ardèche et celui du Gardon (0,49 m). Plus en aval, la pente diminue fortement.

La puissance hydraulique du Rhône est remarquable : 1 350 m 3 /s en eaux moyennes à Valence. Pour un tel débit, sa vitesse est de l’ordre de 2,50 m/s. Pendant son parcours français, le fleuve reçoit des affluents de régimes différents : rivières alpines en crue au printemps et en été, torrents du Vivarais en automne et en hiver, si bien que, même en été, le Rhône garde un débit important.

Ses crues sont liées à celles de ses affluents. Les plus fortes sont aujourd’hui en bonne partie régulées par les nombreux barrages et autres aménagements répartis sur son cours. Le Rhône n’est plus vraiment cette « grande rivière sauvage » de Chateaubriand ; les « colères terrifiantes du Rhône » évoquées par Clavel se font rares même s’il est encore parfois ce « Rhône puissant, insolent, roulant vers le Midi une eau énorme et boueuse ; une eau à faire trembler tout ce qui (vit) dans la vallée ».

Des nautes aux automoteurs

À l’époque romaine, la navigation y devient très active. Le fleuve est alors la grande voie de commerce du vin ; les grandes villes se créent : Lyon, Valence, Vienne. Les nautes rhodaniens forment les corporations les plus puissantes des villes romaines. Ils ­deviendront, sous l’Ancien Régime, les « coches d’eau » desservant les villes bordières qui ont toutes leur port. La vie marinière est de ce fait intense.

À la fin du 18 e s., les bateliers remplacent les « coches d’eau » : chargés de marchandises, les trains de barques descendent le Rhône au gré du courant et le remontent halés par des chevaux. Le transport est lent et, lorsque les bateaux à vapeur apparaissent en 1829, la concurrence est dure. Le chemin de fer porta ensuite le dernier coup, presque fatal, aux modes de transports fluviaux.

Commence alors l’ère de la « houille blanche », l’hydroélectricité, et les travaux entrepris sur le fleuve redonnent au Rhône toute son importance. Après l’exploitation par remorqueurs , le transport est maintenant assuré, grâce aux travaux d’aménagement de la Compagnie nationale du Rhône (création de 13 biefs et de 12 écluses), par des automoteurs de 1 500 t et des convois poussés de 5 000 t et plus. Le tonnage annuel (4 100 000 t) comprend hydrocarbures, produits métallurgiques et agricoles, matériaux de construction.

320px-Pont_entre_Condrieu_et_les_Roches_detruit_le_20_juin_1940 dans ArdècheAménagement du Rhône

La Compagnie nationale du Rhône a été créée en 1934 en vue de l’aménagement du fleuve. Sa règle d’or se résume en trois mots : navigation, irrigation, électricité. Les ouvrages de la Compagnie font du Rhône un gigantesque escalier d’eau entre le lac Léman et la mer, et fournissent chaque année environ 16 milliards de kWh – le fleuve compte 20 centrales hydroélectriques sur son cours français et 3 sur son cours suisse. De Lyon à la mer, ce sont 330 km de voies navigables.

Des travaux imposants

En aval de Lyon, la vallée large et cultivée, aux berges généralement basses, ne permettait pas l’aménagement de réservoirs artificiels alimentant de hautes chutes comme en montagne. Aussi est-ce le Rhône lui-même que l’on a barré et dérivé dans un lit artificiel. Chaque ouvrage comprend un barrage au travers du fleuve qui dérive l’eau dans un canal d’amenée alimentant une usine « au fil de l’eau » à gros débit. Sortant de l’usine, les eaux rejoignent le Rhône par un canal de fuite. Des écluses équipent ces canaux à hauteur des usines et permettent le passage des bateaux. L’aménagement complet du Rhône de Lyon à la mer a été achevé en 1980 par la mise en service des ouvrages de Vaugris, près de Vienne.

En amont de Lyon, quatre usines de basse chute valorisent l’utilisation de l’ensemble Génissiat-Seyssel.

L’internationalisation du Rhône

Dès 1833, un canal relie les bassins du Rhône et du Rhin à partir de la Saône et jusqu’au port fluvial de Strasbourg. Mais c’est seulement dans les années 1960 que l’on relance l’idée d’un grand axe Rhin-Rhône : il s’agit de concurrencer l’axe Rhin-Main-Danube. Cependant, le projet s’essouffle pour des raisons de rentabilité. Le Rhône n’en reste pas moins un fleuve cosmopolite grâce à la multiplication des croisières pour vacanciers.

L’irrigation, source de richesse

Grâce à l’irrigation de milliers d’hectares, les plaines de la vallée du Rhône sont des terres de bon rendement. La production fruitière, en particulier, bénéficie de cette mise en valeur. Mais ces dernières années ont montré que cette ressource n’est pas inépuisable et qu’elle doit être gérée avec rigueur.

L’expansion industrielle

Le développement industriel de la vallée, lié aux aménagements du fleuve, a profondément modifié l’aspect du couloir rhodanien.

Au sud de Lyon, usines et installations se succèdent : raffineries de Feyzin, constructions mécaniques, verre, engrais, papier, carton de Chasse et Givors, centrale thermique de Loire-sur-Rhône, usines chimiques des Roches, St-Clair-du-Rhône et Le Péage-de-­Roussillon, ensemble industriel de Portes-lès-Valence et Montélimar, textiles de La Voulte, chaux et ciments de Cruas, Le Teil et Viviers.

Dans le domaine nucléaire , les centrales de St-Alban-St-Maurice, de Cruas-Meysse, du Tricastin et l’ensemble des aménagements de Pierrelatte confèrent à la vallée du Rhône un rôle de tout premier plan dans l’approvisionnement énergétique du pays et des États limitrophes.

Les ponts

180px-Vernaison_-_Pont_suspendu_sur_le_Rhône_-1Alors que les Romains n’avaient construit que deux ponts sur le Rhône, dont l’un en pierre à Vienne, les architectes du Moyen Âge , déjouant les difficultés, en lancèrent trois. Ce sont les frères pontifes, un ordre de moines bâtisseurs, qui édifièrent au 13 e s. le pont de la Guillotière à Lyon. Au 19 e s., les frères Seguin, en créant la technique du pont suspendu par câble en fer, apportèrent au problème du franchissement du fleuve une solution économique. Le premier pont suspendu construit sur le Rhône fut celui de Tournon ; inauguré en 1825, il a été démoli en 1965 (celui visible aujourd’hui date de 1846). La dernière guerre a détruit la plupart des ponts suspendus. À l’occasion de leur reconstruction, on a fait appel aux techniques les plus récentes, comme à Tournon, Le Teil, Viviers ; la travée centrale suspendue dépasse souvent 200 m de longueur (Le Teil : 235 m).

Le béton précontraint a été utilisé pour lancer des ponts non suspendus ; le plus remarquable est le pont de chemin de fer de La Voulte (1955). Les derniers ponts routiers ouverts à la circulation sont ceux de la déviation de Vienne (autoroute A 7) en 1973, celui de Chavanay en amont du Péage-de-Roussillon (fin 1977) et le pont de Tricastin sur le canal d’amenée de la chute de Donzère-Mondragon en 1978.

 

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Vallée du Rhône

Posté par francesca7 le 15 mars 2014

 

  • Rapide et majestueux, le Rhône est le plus puissant des fleuves français. Au sud de Lyon, sa course vers le Midi offre l’aspect d’une percée magnifique et spectaculaire. Il est une route romantique à lui seul, la vallée qu’il traverse étant baignée de soleil et fouettée par le mistral ! DeTournon-sur-Rhône à Valence, la route panoramique tracée en corniche offre d’extraordinaires points de vue. La montée en lacets est raide mais éblouissante ; on domine la plaine valentinoise et l’on aperçoit à l’est la haute barre du Vercors. Avant de descendre sur St-Péray, le panorama de St-Romain-de-Lerps est immense et couvre pas moins de treize départements ! C’est l’un des plus grandioses de la vallée du Rhône. 
    Composée d’une mosaïque de paysages, cette vallée fascine par ses couleurs différentes, du plateau de la Dombes aux gorges de l’Ardèche, du Haut-Beaujolais montagneux aux volcans du Velay … La partie la plus impressionnante est certainement l’Ardèche dont les gorges sont connues de tous les amateurs de descente en canoë ! Mais il serait dommage de négliger les Préalpes drômoises qui ont conservé un cachet unique avec leurs villages perchés surgissant des champs de lavande. La petite ville de Dieulefit est un vrai bijou, avec ses potiers et ses souffleurs de verre…
    Pour les passionnés de vin, la vallée du Rhône abrite quelques-uns des plus beaux crus de France comme ceux de Côte-Rôtie, d’ Hermitage et de Condrieu, où les cépages syrah et viognier ont trouvé leur terre d’élection.

Pano_Confluent_Rhone_Durance

Nature et paysages Ardéchois

Entre les fleuves Rhône et Loire, entre les reliefs du Massif central et ceux des Alpes, les rivières se faufilent, s’étalant rarement dans des vallées sinueuses, creusant plutôt des gorges, des avens et des grottes spectaculaires. Ce travail de l’eau sur et sous terre livre de quoi retracer l’évolution du climat au cours des millénaires, mais surtout vient sillonner toute une palette de monts et montagnes, plateaux et vallées, plaines et collines.

Dans une éblouissante variété de couleurs, du plateau de la Dombes aux gorges de l’Ardèche, du Haut-Beaujolais montagneux aux volcans du Velay, la vallée du Rhône se compose sans nul doute d’une mosaïque de paysages parmi les plus majestueux de France. La vallée et le fleuve n’ont en effet jamais cessé de cultiver leurs richesses naturelles et géologiques.

La formation du relief

Vallée du Rhône  dans Ardèche 220px-Torchis_Vestige_d%27une_grange_picarde_%C3%A0_CatheuxÀ la fin de l’ère primaire, il y a environ 200 millions d’années, un bouleversement de l’écorce terrestre (plissement hercynien) fait surgir le sol granitique du Massif central sous forme de hautes montagnes.

Durant l’ère secondaire, les sédiments calcaires s’accumulent à la périphérie du massif qui s’aplanit sous l’action de l’érosion. S’ensuit, pendant la première moitié de l’ère tertiaire, un affaissement progressif du socle hercynien de direction générale nord-sud : il est à l’origine du couloir rhodanien. Le plissement alpin exerce ensuite une formidable poussée sur le Massif central qui, trop rigide pour se plisser à son tour, bascule d’est en ouest en se disloquant. À la faveur des fissures, le magma interne, en fusion, jaillit ; des volcans s’édifient.

Au début de l’ère quaternaire, il y a environ 2 millions d’années, le Rhône, charriant de grandes quantités de matériaux arrachés aux montagnes voisines, crée des systèmes complexes de terrasses alluviales. Au milieu de cette ère, les glaciers ont de leur côté « sculpté » les paysages en se retirant : reliefs constitués de moraines, lacs tels que ceux de la Dombes et du Bas-Dauphiné.

Les pays du couloir rhodanien

La Bresse

Vallonnée et sillonnée de nombreux ruisseaux, les « caunes », la plaine de la Bresse s’étend de la Saône au Revermont jurassien. Les sols lourds sont difficiles à travailler, c’est pourquoi la région s’est essentiellement tournée vers l’élevage, particulièrement avicole.

La Dombes

C’est un plateau argileux au sol imperméable parsemé d’étangs. Le plateau se termine sur les vallées qui l’enserrent sur trois versants par les côtes assez abruptes de la Saône à l’ouest, et du Rhône au sud. Au nord, il se confond avec la Bresse. Les eaux de fonte du glacier rhodanien ont creusé la surface de légères cuvettes et laissé sur leurs bords les moraines, accumulation des débris qui l’entraînaient. Le charme de la Dombes naît des lignes sereines de ses paysages, de ses rangées d’arbres et de ses eaux dormantes.

Le Bas-Dauphiné

Au sud-est de Lyon, le Bas-Dauphiné a vu ses reliefs s’édifier lors de la fonte des glaciers durant l’ère quaternaire. Ses paysages sont multiples. Entre Lyon et le plateau de Crémieu, connu pour ses grottes et ses pâturages, les prairies voisinent avec les champs cultivés. Viennent ensuite les collines granitiques et schisteuses des Balmes viennoises qui font place à l’est aux vallées étroites qui découpent le plateau desTerres Froides . Enfin, plus au sud, aux vastes étendues boisées des plateaux de Bonnevaux et de Chambaransuccède la large et riche plaine céréalière de la Bièvre-Valloire . Ce sont les arbres fruitiers autour de Beaurepaire, ainsi que les terrasses bien cultivées de la vallée de l’Isère, qui annoncent les vergers de la vallée du Rhône.

Le Valentinois et le Tricastin

De Tain au défilé de Donzère, la vallée du Rhône s’élargit à l’est du fleuve, jusqu’aux premières collines des Préalpes, en plaines compartimentées qui forment une transition entre le nord et le sud de la vallée. La plaine de Valence montre les premiers caractères du Midi méditerranéen avec ses terrasses alluviales en gradins, ses rangées de mûriers, l’« arbre d’or » qui lui donne parfois un aspect bocager, et surtout sa multitude de vergers. Les oliviers recouvrent les versants du bassin de Montélimar avant d’alterner avec les vignes sur les collines sèches du Tricastin .

Le Beaujolais

Au nord, le Haut-Beaujolais est une zone montagneuse de terrains, essentiellement granitiques, issus du plissement hercynien. Sur les versants abrupts dévalent les affluents de la Saône orientés ouest-est.

Le Bas-Beaujolais , au sud, est surtout formé de terrains sédimentaires de l’ère secondaire qui furent fortement fracturés. Parmi eux, les calcaires tirant sur l’ocre lui valent l’appellation de « pays des Pierres Dorées ».

Fichier: Côtes du Rhône par Roger SABON et pairing.jpg alimentaireLe Lyonnais

Entre le bassin de St-Étienne, les monts de Tarare et l’agglomération lyonnaise, ce plateau est marqué de hautes croupes herbeuses, de bois de pins et de hêtres, et de vergers sur les versants les mieux exposés. Le Mont-d’Or y forme un ensemble aux allures accidentées. Le Lyonnais s’achève dans le superbe promontoire de Fourvière, qui domine le confluent de la Saône et du Rhône, et sa grande métropole.

Le Forez et le Roannais

Dans les monts du Forez, jusqu’à près de 1 000 m d’altitude, s’étend le domaine des champs et des prairies bien irrigués. Plus haut, des forêts de sapins et de hêtres couvrent les pentes. À partir de 1 200 m dominent les croupes dénudées des hautes chaumes , vastes espaces composés de landes montagnardes. Au pied de ces montagnes, la plaine humide du Forez a été comblée par les alluvions à l’ère tertiaire. Elle est piquetée de buttes volcaniques.

Le bassin de Roanne, séparé du Forez par le seuil de Pinay, est un pays rural fertile, orienté vers l’élevage et dominé, à l’ouest, par les coteaux couverts de vignes des monts de la Madeleine.

Le Pilat et le bassin stéphanois

Le massif du Pilat offre une silhouette pyramidale rehaussée de beaux ensembles forestiers qui lui donnent un air montagnard. Ses sommets, qui atteignent 1 432 m au crêt de la Perdrix, sont coiffés de blocs de granit appelés « chirats » .

À ses pieds, la région de St-Étienne, formée par les dépressions du Furan, de l’Ondaine, du Janon et du Gier, épouse la forme en amande du bassin houiller qui s’étend entre la Loire et le Rhône. Celui-ci correspond à un pli synclinal (« en creux ») de couches carbonifères, formées à la fin de l’ère primaire. Ce sillon s’élève à une altitude variant entre 500 et 600 m.

Le Velay et le Devès

Les vastes plateaux basaltiques, nommés planèzes , du pays vellave cumulent à près de 1 000 m. L’originalité de ces paysages est soulignée par les concrétions de ces volcans en forme de dôme appelés « sucs » , hardis pitons formés par des laves pâteuses. Ces planèzes herbeuses piquetées de fermes isolées voient la vie pastorale dérouler ses scènes traditionnelles sur les pentes des massifs du Meygal et du Mézenc, tandis que la région d’Yssingeaux leur adjoint une activité liée aux industries du Puy-en-Velay et de St-Étienne.

Les monts du Devès forment un vaste plateau aux coulées basaltiques. Sur la ligne de faîte marquant le partage des eaux entre les bassins de la Loire et de l’Allier, des lacs profonds comme celui du Bouchet occupent encore les cratères d’explosion. La planèze est parsemée d’environ 150 cônes volcaniques. Le point culminant est le Devès lui-même (1 421 m).

Le Vivarais

Il forme la plus grande partie du rebord oriental du Massif central. Il se caractérise par ses grandes coulées basaltiques descendues des volcans vellaves, par ses arêtes schisteuses et par les phénomènes d’érosion de son pays calcaire.

220px-Foteviken2 dans ArdècheLe Haut-Vivarais s’étend du mont Pilat et du Velay à la vallée du Rhône. Le sombre et austère pays des Boutières, aux gorges profondes et étroites, vit de l’élevage du gros bétail et de l’exploitation de ses forêts de sapins.

De la haute vallée de l’Allier au bassin de Joyeuse, le Vivarais cévenol est dominé par l’échine de la montagne de Bauzon et par la crête du Tanargue. À l’ouest, la « montagne » est encore marquée par les volcans du Velay. À l’est, les « serres » schisteuses, crêtes étroites et allongées aux pentes abruptes, séparent des vallées profondes.

De Lablachère et de Privas à la vallée du Rhône, le Bas-Vivarais calcaire forme un ensemble de bassins et de plateaux où se manifeste la nature méridionale. Au nord, le plateau du Coiron, aux falaises de basalte noir, le sépare du Haut-Vivarais ; ses vastes planèzes s’inclinent vers l’est : elles sont caractérisées par leurs dykes(murailles) ou leurs necks (pitons) – appareils volcaniques dégagés par l’érosion de leur revêtement meuble – dont le plus célèbre est celui de Rochemaure. Le plateau calcaire des Gras se présente comme une succession de causses avec leur pierraille blanchâtre, leurs rochers ruiniformes, leurs avens et leurs vallées creusées en gorges.

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Les Provinciales de Pascal

Posté par francesca7 le 13 mars 2014

 

Les Provinciales, ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un Provincial de ses amis et aux R.R. Pères Jésuites, constituent une série de dix-huit lettres écrites par Pascal sous un pseudonyme, Louis de Montalte. Elles sont une défense d’Antoine Arnauld, janséniste ami de Pascal, qui fut condamné en 1656 par la Sorbonne pour des opinions considérées comme hérétiques. La première lettre est datée du 23 janvier 1656 et la dix-huitième du 24 mars 1657. Une dix-neuvième lettre dont on n’a qu’une ébauche est fréquemment incluse avec les autres.

LA CONTROVERSE /

220px-Epitaph_Blaise_Pascal_Saint-EtienneLa doctrine catholique soutient que l’Homme naît dans un état de faiblesse telle qu’il ne peut se diriger durablement vers le bien si Dieu ne lui prête force intérieure et lumière. Mais comment peut-on concilier action divine et libre arbitre humain ? Contre le moine Pélage, saint Augustin avait soutenu que la grâce est toujours efficace, c’est-à-dire qu’elle atteint de manière infaillible le but que Dieu, tout puissant, lui attribue. Selon lui, l’homme reste libre, car il possède toujours le pouvoir de résister à Dieu, mais la grâce s’accompagne d’une joie si grande qu’en définitive le libre-arbitre, réalisant où se situe le vrai bonheur, s’y précipite de lui-même. Ainsi l’action humaine ne fait que suivre et accompagner l’impulsion de Dieu.

Conservée par le dominicain Thomas d’Aquin, cette théorie fut approfondie par Calvin, qui professa que la grâce sauve les élus sans qu’ils disposent de libre-arbitre pour s’opposer aux desseins de Dieu. En réaction contre cette conception, le jésuite Molina publia en 1588 son Accord du libre arbitre avec les dons de la grâce divine, où naît l’idée de grâce suffisante: Dieu propose à l’homme une grâce qui, s’il veut bien en profiter, lui suffit pour agir vers le bien. C’est donc à l’homme d’accepter ou de rejeter cette invitation divine.

L’objectif de Jansénius et des grands théologiens de Port-Royal (Arnauld, Nicole, Pascal) était de combattre le molinisme, qui incarnait selon eux une union interdite entre l’Évangile et le stoïcisme païen. En 1653, le pape Innocent XI avait condamné cinq des propositions de Jansénius. Arnauld répliqua alors par sa célèbre distinction du droit et du fait: il admettait qu’en droit les propositions étaient hérétiques, mais il remarquait qu’elles ne se trouvaient pas dans Jansénius. Pourtant, face au risque d’une condamnation par la Sorbonne, il devint urgent d’agir à la fin de janvier 1656. Suite aux pressions de ses amis, Pascal écrivit en un seul jet ce qui allait devenir la Première Provinciale. La publication fut triomphale. Les Jésuites, furieux, cherchaient sans y parvenir à trouver l’auteur, qui se cachait sous le pseudonyme de Louis de Montalte.

Pascal écrivit dix-huit lettres et en ébaucha une dix-neuvième, qui ne fut pas publiée. Les quatre premières lettres étaient dédiées à la question de la grâce, mais l’écrivain réalisa qu’il attaquerait beaucoup plus facilement les Jésuites en dénonçant les théories morales scandaleuses de certains de leurs théologiens (par exemple le casuiste Antonio Escobar y Mendoza). La violence du ton progresse ainsi à partir de la onzième lettre, jusqu’aux deux dernières Provinciales où Pascal apostrophe le Père Annat, jésuite et confesseur du roi.

L’impact des Provinciales fut considérable. Pascal utilisait l’humour avec beaucoup d’esprit pour fustiger les institutions existantes et son ouvrage devint extrêmement populaire. La mobilité du ton, le recours à l’ingénuité simulée (avant Montesquieu et les Lettres persanes), l’éloquence, etc., expliquent l’immense admiration de l’œuvre par les contemporains. Boileau considérait même que les Provinciales étaient l’unique création supérieure aux productions de l’Antiquité.

Cependant, sa publication était clandestine et, en 1660, Louis XIV interdit le livre, qui fut lacéré et brûlé sur son ordre. Les Provinciales n’en ont pas moins survécu et leur influence a été grande sur la prose des auteurs de langue française comme Rousseau ou Voltaire, qui a dit au sujet de la grandeur des lettres : « Les meilleures comédies de Molière n’ont pas plus de sel que les premières Lettres provinciales : Bossuet n’a rien de plus sublime que les dernières. »

Depuis lors, certains reprochent à Pascal d’avoir, par de tels écrits, donné des armes aux adversaires du catholicisme. On en trouve un exemple dans la Catholic Encyclopedia :

« Que Pascal ait pensé faire un travail utile, c’est toute sa vie qui en témoigne, aussi bien que ses déclarations à son lit de mort. Sa bonne foi ne peut pas sérieusement être mise en doute, mais certaines de ses méthodes sont plus discutables. S’il n’a jamais sérieusement altéré les citations des casuistes qu’il faisait, comme on l’a quelquefois accusé injustement de l’avoir fait, il les arrange un peu et de manière peu sincère ; il simplifie à l’excès des questions compliquées et, dans sa façon de présenter les solutions des casuistes il se permet quelquefois de mêler sa propre interprétation. Mais le reproche le plus grave qu’on puisse lui adresser est d’avoir injustement fait tort à la Société de Jésus, en l’attaquant exclusivement et lui attribuant un désir d’abaisser l’idéal chrétien et de mitiger le code de la morale dans l’intérêt de sa politique; il a par là discrédité la casuistique elle-même en refusant de reconnaître sa légitimité voire, dans certains cas, sa nécessité, si bien que ce ne sont pas seulement les jésuites, mais la religion qui a souffert dans ce conflit, même s’il a contribué à accélérer la condamnation par l’Église de certaines théories laxistes. Ainsi, sans le vouloir ni même s’en rendre compte, Pascal a fourni des armes aussi bien Description de cette image, également commentée ci-aprèsaux incroyants et aux adversaires de l’Église qu’aux partisans d’une morale indépendante. »

En littérature, Pascal est considéré comme un des auteurs les plus importants de la période classique française et il est lu aujourd’hui en tant qu’un des plus grands maîtres de la prose française. Son utilisation de la satire et de l’esprit a influencé des polémistes postérieurs. On se souvient bien de la teneur de son travail littéraire à cause de sa forte opposition au rationalisme de René Descartes et de l’affirmation simultanée que l’empirisme philosophique était également insuffisant pour déterminer des vérités majeures.

Chateaubriand a décrit ses contributions dans une célèbre envolée lyrique se concluant par « (il) fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie, comme du raisonnement le plus fort (…) cet effrayant génie se nommait Blaise Pascal ».

Jules Barbey d’Aurevilly voit en Pascal un « Hamlet du catholicisme ». Charles Baudelaire le paraphrase et lui consacre son poème « Le gouffre ».

Une discussion à propos de Pascal et de son « pari » occupe une place importante dans le film Ma nuit chez Maud du réalisateur français Éric Rohmer.

La méditation pascalienne sur le divertissement trouve un prolongement dans le roman de Jean Giono, Un roi sans divertissement (1947). Giono emprunte le titre et la dernière phrase du livre à un passage des Pensées (fragment 142 de l’édition Brunschvicg) : « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères. »

Pour Julien Green, Pascal est « Le plus grand des Français ».

Sœur Emmanuelle, dans son livre Vivre, à quoi ça sert ? (éditions J’ai Lu) s’appuie sur quelques principes de la pensée pascalienne qui fut un guide pour elle, tout au long de sa vie.

Vers la fin de sa vie le sociologue Pierre Bourdieu a publié un livre de réflexions sur son domaine qui est intitulé Méditations pascaliennes.

 

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Colette et les Claudines

Posté par francesca7 le 13 mars 2014

 

 

extrait de : La Maison de Claudine

en 1922

CHAPITRE : Les Deux chattes                                          

 220px-Claudine_ecole_coletteIl n’est qu’un jeune chat, fruit des amours — et de la mésalliance — de Moune, chatte persane bleue, avec n’importe quel rayé anonyme. Dieu sait si le rayé abonde, dans les jardins d’Auteuil ! Par les jours de printemps précoce, aux heures du jour où la terre, dégelée, fume sous le soleil et embaume, certains massifs, certaines plates-bandes ameublies qui attendent les semis et les repiquages, semblent jonchés de couleuvres : les seigneurs rayés, ivres d’encens végétal, tordent leurs reins, rampent sur le ventre, fouettent de la queue et râpent délicatement sur le sol leur joue droite, leur joue gauche, pour l’imprégner de l’odeur prometteuse de printemps — ainsi une femme touche, de son doigt mouillé de parfum, ce coin secret, sous l’oreille…

Il n’est qu’un jeune chat, fils d’un de ces rayés. Il porte sur son pelage les raies de la race, les vieilles marques de l’ancêtre sauvage. Mais le sang de sa mère a jeté, sur ces rayures, un voile floconneux et bleuâtre de poils longs, impalpables comme une transparente gaze de Perse. Il sera donc beau, il est déjà ravissant, et nous essayons de le nommer Kamaralzaman — en vain, car la cuisinière et la femme de chambre, qui sont des personnes raisonnables, traduisent Kamaralzaman par Moumou.

Il est un jeune chat, gracieux à toute heure. La boule de papier l’intéresse, l’odeur de la viande le change en dragon rugissant et minuscule, les passereaux volent trop vite pour qu’il puisse les suivre de l’œil, mais il devient cataleptique, derrière la vitre, quand ils picorent sur la fenêtre. Il fait beaucoup de bruit en tétant, parce que ses dents poussent… C’est un petit chat, innocent au milieu d’un drame.

La tragédie commença, un jour que Noire du Voisin — dirait-on pas un nom de noblesse paysanne ? — pleurait, sur le mur mitoyen, la perte de ses enfants, noyés le matin. Elle pleurait à la manière terrible de toutes les mères privées de leur fruit, sans arrêt, sur le même ton, respirant à peine entre chaque cri, exhalant une plainte après l’autre plainte pareille. Le tout petit chat Kamaralzaman, en bas, la regardait. Il levait sa figure bleuâtre, ses yeux couleur d’eau savonneuse aveuglés de lumière, et n’osait plus jouer à cause de ce grand cri… Noire du Voisin le vit et descendit comme une folle. Elle le flaira, connut l’odeur étrangère, râla « khhh… » de dégoût, gifla le petit chat, le flaira encore, lui lécha le front, recula d’horreur, revint, lui dit : « Rrrrou… » tendrement — enfin manifesta de toutes manières son égarement. Le temps lui manqua pour prendre un parti. Pareille à un lambeau de nuée, Moune, aussi bleue qu’un orage, et plus rapide, arrivait… Rappelée à sa douleur et au respect des territoires, Noire du Voisin disparut, et son appel, plus lointain, endeuilla toute cette journée…

Elle revint le lendemain, prudente, calculatrice comme une bête de la jungle. Plus de cris : une hardiesse et une patience muettes. Elle attendit l’instant où, Moune repue, Kamaralzaman évadé chancelait, pattes molles, sur les graviers ronds du jardin. Elle vint avec un ventre lourd de lait, des tétines tendues qui crevaient sa toison noire, des roucoulements assourdis, des invites mystérieuses de nourrice… Et pendant que le petit chat, en tétant, la foulait à temps égaux, je la voyais fermer les yeux et palpiter des narines comme un être humain qui se retient de pleurer.

C’est alors que la vraie mère parut, le poil tout droit sur le dos. Elle ne s’élança pas tout de suite, mais dit quelque chose d’une voix rauque. Noire du Voisin, éveillée en sursaut de son illusion maternelle, debout, ne répondit que par un long grondement bas, en soufflant, par intervalles, d’une gueule empourprée. Une injure impérieuse, déchirante de Moune, l’interrompit, et elle recula d’un pas ; mais elle jeta, elle aussi, une parole menaçante. Le petit chat effaré gisait entre elles, hérissé, bleuâtre, pareil à la houppe du chardon. J’admirais qu’il pût y avoir, au lieu du pugilat immédiat, de la mêlée féline où les flocons de poils volent, une explication, une revendication presque intelligible pour moi. Mais soudain, sur une insinuation aiguë de Noire du Voisin, Moune eut un bond, un cri, un « Ah ! je ne peux pas supporter cela ! » qui la jeta sur sa rivale. Noire rompit, atteignit le tilleul, s’y suspendit et franchit le mur — et la mère lava son petit, souillé par l’étrangère.

Quelques jours passèrent, pendant lesquels je n’observai rien d’insolite. Moune, inquiète, veillait trop et mangeait mal. Chaude de fièvre, elle avait le nez sec, se couchait sur une console de marbre, et son lait diminuait. Pourtant Kamaralzaman, dodu, roulait sur les tapis, aussi large que long. Un matin que je déjeunais auprès de Moune, et que je la tentais avec du lait sucré et de la mie de croissant, elle tressaillit, coucha les oreilles, sauta à terre et me demanda la porte d’une manière si urgente que je la suivis. Elle ne se trompait pas : l’impudente Noire et Kamaralzaman, l’un tétant l’autre, mêlés, heureux, gisaient sur la première marche, dans l’ombre, au bas de l’escalier où se précipita Moune — et où je la reçus dans mes bras, molle, privée de sentiment, évanouie comme une femme…

C’est ainsi que Moune, chatte de Perse, perdit son lait, résigna ses droits de mère et de nourrice, et contracta sa mélancolie errante, son indifférence aux intempéries et sa haine des chattes noires. Elle a maudit tout ce qui porte toison ténébreuse, mouche blanche au poitrail, et rien ne paraît plus de sa douleur sur son visage. Seulement, lorsque Kamaralzaman vient jouer trop près d’elle, elle replie ses pattes sous ses mamelles taries, feint le sommeil et ferme les yeux.

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsColette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette, est une romancière française, née à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) le 28 janvier 1873 et morte à Paris le 3 août 1954. Elle est élue membre de l’Académie Goncourt en 1945. La bisexualité (l’attirance ou le maintien de relations amoureuses, romantiques ou sexuelles avec des hommes et des femmes) tient un rôle primordial dans la vie de Colette, autant dans son existence personnelle que dans son œuvre artistique.

Si son mari Henry Gauthier-Villars exige d’elle une fidélité hétérosexuelle (que lui-même ne respecte pas), il n’a aucun problème à ce que Colette expérimente une vie extra-maritale avec des femmes. En 1906, Colette quitte son mari et rentre plus ou moins publiquement dans une relation amoureuse avec la marquise du Belbeuf. Un soir, Colette et la Marquise choquent l’audience durant une représentation au Moulin Rouge aux tonalités ouvertement homoérotiques : une scène de baiser entre les deux femmes cause un énorme scandale, puisque cette affaire déclenche jusqu’à l’intervention du préfet de police de Paris. Après cet épisode lesbien, Colette se marie avec Henry de Jouvenel en 1912, dont elle était tombée éperdument amoureuse lors de sa première rencontre quelques mois auparavant ; le mariage produit une fille. Colette s’est enfin mariée une troisième et dernière fois à Maurice Goudeket en 1935.

Du côté de sa production littéraire, la bisexualité est également un élément récurrent de son œuvre, à commencer par sa série de romans Claudine, ses tous premiers romans, qui dépeignent, outre la protagoniste, de nombreuses femmes bisexuelles. Ainsi, une partie des thèmes abordés dans sa littérature est autobiographique. Colette est également l’auteur d’un ouvrage de réflexion sur l’Amour et la sexualité, Le Pur et l’Impur, qui puise dans des exemples d’expériences hétérosexuelles comme homosexuelles.

Pour toutes ces raisons, Colette a été étiquetée « Reine de la bisexualité » par Julia Kristeva.

 

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les ruines de Valchevrière

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

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Valchevrière fut un hameau du Vercors, qui se situait à côté de Villard de Lans, et au-dessus des gorges de la Bourne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, ce hameau faisait beaucoup de commerce avec les villages voisins. Au moment du conflit, le hameau était occupé seulement l’été par les agriculteurs et leurs troupeaux. Au début de l’été 44, Valchevrière servait de camp aux maquisards commandés par le lieutenant Chabal, lui-même placé sous l’autorité du capitaine Goderville (de son vrai nom Jean Prévost, écrivain et journaliste réputé, un des rares intellectuels français à avoir pris les armes contre l’occupant nazi).

C’est lors de la vaste attaque allemande des 22 et 23 juillet 1944, que ce village fut détruit par les Allemands. Sur le belvédère qui domine le village, le lieutenant Chabal et ses hommes se sont sacrifiés pour retarder l’avance ennemie et sont morts les armes à la main. Les maisons furent ensuite incendiées. Le village est resté en l’état, avec ses poutres calcinées, ses pierres à nu et noircies.

Après la bataille de Valchevrière, le Vercors est à genoux. Huet, alias Hervieux, dernier chef de ce maquis, donne l’ordre de dispersion. Le 27, l’ennemi ratisse le massif et extermine les « terroristes ». Les rescapés tenteront de s’échapper par les forêts, notamment celle de Lente.

Valchevrière est un des symboles de l’héroïsme des résistants français.

Aujourd’hui, les ruines du hameau ont été débroussaillées et consolidées afin de permettre un cheminement de mémoire particulièrement émouvant. La chapelle au bas du village est le seul bâtiment ayant échappé à la destruction.

Aujourd’hui le village en ruine est resté en l’état, seule la petite chapelle est encore debout.

Le chemin dans les bois était l’un des itinéraires pour se déplacer dans le Vercors. Equipés de guêtres, avec des mules, les hommes passaient par Valchevrière jusqu’en 1895. Pour empêcher l’érosion et la formation d’ornières dues aux passages répétés des charrettes, les voies de circulation étaient pavées avec des blocs de pierres disposés de chant, ainsi l’eau pouvait s’écouler sans faire de dégâts. Les abords de ces chemins étaient soutenus par des murs inclinés pour offrir une meilleure résistance mécanique à la poussée du terrain. Aux endroits plats et non encaissés, ils étaient souvent bordés de frênes.

en vidéo : http://youtu.be/2cezVEf5zpg

Image de prévisualisation YouTube

Les premières évocations du village n’apparaissent qu’au XVIème siècle, dans des actes notariés de 1523, 1572, 1578, mais on ne sait ni quand ni comment ce village fut fondé. L’hypothèse la plus fréquente et la plus plausible est que son installation est liée à celle du prieuré : les hommes employés à la construction et au défrichage auraient été autorisés à organiser un habitat permanent à distance du lieu de vie des moines, à y fonder ou installer famille puis à y pratiquer une activité autonome de production d’autosubsistance. Le vallon abrité des vents dominants le permettait. L’isolement y contraignait : jusqu’au début du XIXème siècle, on n’accédait à ce lieu que par d’étroits sentiers.

Mais en même temps cet éloignement condamnait le village. Pas de secours extérieurs pour combattre les incendies survenus en 1842 et 1850, par exemple. Ces catastrophes en ont découragé ou ruiné plus d’un et des familles ont alors quitté le pays. Tout comme lors de « catastrophes naturelles » comme la sévère sécheresse de 1881. En outre, certaines formes du développement local, même, ont été défavorables au hameau. La construction de la route de désenclavement de Rencurel, vers 1870, en facilitant la circulation vers Choranche par les gorges de la Bourne a détourné le maigre trafic qui passait par Valchevrière. Et, phénomène inverse, l’ouverture d’une route forestière à partir de Villard, en 1890, pour exploiter la forêt de Chalimont a permis à quelques-uns de continuer à cultiver leur terre tout en s’en éloignant : installés au chef lieu , ils bénéficiaient de meilleures conditions de vie même si, fait nouveau, ils devaient « faire le trajet »… En 1921, il ne restait sur place que 6 foyers, dont d’ailleurs les enfants n’ont pas pris le relais.

aAujourd’hui, Valchevrière reste pourtant vivant. Lieu de mémoire visité par quelques-uns qui se rappellent et viennent exprimer en silence leur émotion, leur tristesse, leur rage. Lieu de silence et de paix où passent des amoureux de la nature. Lieu d’accès malaisé par les sentes forestières où se réalisent des fervents de sport….

Lieu de signes pour la communauté catholique qui en 2000 choisit son nom pour la paroisse nouvelle, créée par regroupement de huit villages, et y célèbre chaque année sa communion avec ses frères d’antan, à travers le temps, par le pèlerinage traditionnel de septembre et deux messes, l’une à cette occasion, l’autre en juillet pour faire mémoire du sacrifice de ceux qui tombèrent ici. Lieu qui vit encore pendant le long hiver grâce à la crèche installée dans la chapelle, présence de l’univers avec ses santons de bois précieux sculptés à Madagascar et offerts par un habitant de Villard et l’association A.I.M.E.R.
Lieu que présente encore pour quelques mois l’exposition organisée à Villard de Lans par la Maison du patrimoine et où il faut vous rendre si vous ne l’avez déjà vue.

Le hameau est resté en l’état de ruines. Valchevrière est un des symboles de l’héroïsme des résistants français.

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Maison des traditions agricoles et artisanales de l’Yonne

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

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Le Musée de Laduz est à moins de 150 km de Paris, près de la ville d’Auxerre.
Situé sur l’axe Paris-Lyon, le Musée de Laduz est une étape sur la route des vacances, proche de Chablis et Vézelay…

 

Musée des Arts Populaires
22 Rue du Monceau
89110 Laduz – Email: musee@laduz.com – Téléphone: 03 86 73 70 08

 

Une collection impressionnante d’objets
qui témoignent de la vie quotidienne du XVIIIe au début du XXe siècle.

Dans un site très agréable, on découvre une multitude de vieux outils:
 de quoi se remémorer, pour certains, ou découvrir, pour d’autres,
 des métiers aujourd’hui disparus. A noter également une exposition
 remarquable sur les jouets populaires, et une idée intéressante: 
l’ atelier  de création d’animaux en bois pour manège
animé par Vincent Humbert.

 

Le Musée des Arts Populaires de Laduz est l’oeuvre de toute une vie, de toute une famille : la Famille Humbert. C’est en 1962 que Raymond et Jacqueline Humbert viennent vivre à la campagne…

 

Un jour de printemps 1977, Raymond Humbert déclare à ses trois enfants:

Je fais un musée et vous allez m’aider. Pas n’importe quel musée! J’ai horreur des musées passéistes. —Raymond Humbert

Après les constructions et les rénovations des bâtiments, la première partie du musée ouvrira ses portes à Pâques, en 1986. la tâche est immense, d’autres bâtiments seront aménagés. Jusqu’à sa disparition en 1990, Raymond Humbert ne cessera de chercher et de collectionner des objets, témoins du patrimoine rural. Aujourd’hui, Jacqueline veille sur l’oeuvre commune.

À quoi sert un Musée d’Art Populaire si la réflexion sur le passé, sur la diversité, n’est pas une ouverture sur le présent et sur l’avenir ? —Raymond Humbert

 

Depuis 1986, le Musée des Arts Populaires de Laduz fonctionne en association culturelle: Les Amis du Musée. De nombreux adhérents la soutiennent. 

Un reportage vidéo réalisé pour le journal de 13 heures de TF1

À la demande de certains des visiteurs, nous proposons ici un lien vers le reportage télé diffusé , en juin 2011, sur le journal de Jean-Pierre Pernaud. Cliquez ici pour voir la vidéo sur le site de TF1

 

sculpture-450x335Le Musée de Laduz propose des stages et des ateliers destinés aux adultes, et aux enfants des écoles maternelles et primaires.

Le grand jardin – Le grand jardin naturel du  musée est à la lisière du bois. La présence des grands arbres, tilleuls, marronniers, frênes, chênes, aulnes, cormiers… agrémentée d’arbres fruitiers et de massifs fleuris, conduisent vos pas jusqu’à la mare.

Sur la terrasse, vous dégustez du thé, du café, du cidre, des petits gâteaux, des jus de fruits… 

 

LADUZ – est une commune française située dans le département de l’Yonne en région Bourgogne. Bourg de la vallée du Ravillon composé d’un village et de deux hameaux.
Si les terres de ce pays appartenaient à l’Auxerrois, la paroisse, comme presque toutes celles de l’aillantais dépendait de l’archevêque de Sens. Les guerres de religions ont donc marqué et façonné le paysage de l’aillantais.

St Vigile, évêque d’Auxerre, légua la villa de Ladugium au monastère Notre-Dame-la-d’Hors en 680. La paroisse appartint au diocèse de Sens.   Mention des premiers seigneurs en 1154.  

Le  Fief du comté de Joigny fut le siège d’une prévôté au 16P avec justice haute, moyenne et basse.  Terre possédée par le duc de Lesdiguières, puis par le marquis de Guerchy. 
 La Maladrerie a été rattachée vers 1700 à l’Hôtel-Dieu de Joigny. 
Le poète Roger de Collerye, dit Roger Bontemps, se retira dans sa vieillesse au village de Laduz. 

Vestiges préhistoriques et antiques : – Vestiges gallo-romains repérés par photo aérienne. 

Architecture civile  : – Corps de logis 18ème dit « Pavillon de chasse des seigneurs de Guerchy ».  

* Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine restaurée en 1554 : portail ogival début 16ème, nef plafonnée à baies en lancettes 13ème, choeur reconstruit 16ème ; statues lutrin 18ème. 

Laduz est renommé aujourd’hui grâce à son Musée Rural des Arts Populaires, conservatoire de la mémoire collective, rassemblant d’innombrables collections d’anciens outils et autres objets, tous remarquables. L’évolution des traditions agricoles et artisanales nous est ainsi présentée de façon vivante. 

Cette passionnante collection, sans cesse renouvelée est l’œuvre de Raymond et Jacqueline Humbert que leurs fils, Denis, Jean-Christophe et Vincent, ont déjà bien relayée. 

 Un site : http://laduz.com/

 

 

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Musée du Costume et de la Mode dans l’Yonne

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

 

L’histoire d’une famille et d’une passion Avallonnaise

Agnès Carton raconte que sa famille a toujours aimé les choses anciennes : « À 11 ans, j’ai désiré mon premier costume lors d’une vente à laquelle j’ai assisté. Avec ma famille, et en particulier ma sœur, nous avons accumulé les objets anciens. Avec la passion, en visitant les salles des ventes, les antiquaires et les particuliers, cela peut aller très vite ». La famille, installée en Picardie, dans un bâtiment rapidement devenu trop petit, a racheté l’hôtel particulier d’Avallon en 1990. Une fois la bâtisse restaurée, le musée a ouvert en 1991 avec trois salles ; il y en a douze actuellement.

Au cœur d’un hôtel particulier des 17ème et 18ème siècles sont exposés des costumes, tous issus de fonds privés, changeant annuellement. Des robes de mariées, aussi belles que variées, sont à voir dans la chapelle.

Ce musée invite chaque année ses visiteurs à un voyage dans le temps moins lointain mais plein de charme, à travers une présentation, à chaque fois renouvelée, de costumes et d’accessoires de mode anciens, déployés dans le cadre d’un ancien hôtel particulier des XVIIème et XVIIIème siècles ayant appartenu à la famille de Condé

 Musée du Costume et de la Mode dans l’Yonne dans MUSEES de FRANCE 180px-Avallon_2

THEME : Masculin Féminin tel sera le thème de cette année 2008. Le musée retrace en 12 salles l’histoire du costume d’homme pendant 300 ans et son influence sur le costume féminin.

A découvrir, l’habit de cour à la française au 18esiècle – l’habit brodé sous l’Empire et la Restauration – l’habit moderne à la fin du 18e siècle avec notamment les Incroyables – le triomphe de l’habit noir aux 19e et 20e siècles, les dessous de ces messieurs, l’unisexe pour les moins de 5 ans et les premiers costumes pour les plus grands – les costumes de sport – les accessoires du costume masculin et l’influence du masculin sur le féminin.

 

220px-Avallon-Mus%C3%A9e_de_l%27Avallonnais_%284%29 dans Yonne

Le musée du Costume à Avallon – Situé en plein centre-ville d’Avallon, le musée du Costume accueille tous les jours sans exception un public chaque année plus nombreux. Une collection rare de costumes datant du XVIII e siècle à nos jours retrace l’histoire d’une passion, celle de deux sœurs, Agnès et Sylvie Carton, consacrant aujourd’hui l’essentiel de leur temps à leurs 2 600 costumes. Ceux-ci en matériau délicat, mousseline ou cotonnade, ne doivent pas rester trop longtemps sur un mannequin. Ils sont soigneusement rangés à plat dans des boîtes en carton excepté la centaine d’entre eux choisie chaque année afin d’être présentée au public. L’exposition est consacrée cette année aux imprimés dans la mode du XVIIIe siècle à nos jours. Rayures, pois, fleurs, les imprimés sont donc à la mode au musée du costume.

le Musée du Costume attire 3000 à 4000 visiteurs par an, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Aucune publicité n’est faite autour de ce musée puisqu’il n’a ni site internet ni chargé de communication. Ce musée ne compte pas non plus de conservateur, encore moins de muséographe ou de sercive des publics. En effet, ce musée extraordinaire a été monté de toute pièces par les deux charmantes soeurs Carton assistées de leur mère Marthe, âgée de 91 ans.

Avec leurs modestes salaires et pensions, elles se sont prises de passion pour la chine et la brocante. De quelques objets anciens est née une passion commune pour le costume. Aujourd’hui, elles ont amassé des centaines de costumes, objets, portraits, et en ont créé un musée de leurs propres mains. De la scénographie, au choix des thèmes d’exposition, à l’habillage des mannequins, aux visites guidées,les trois dames font tout elles-mêmes avec la plus grande passion.

Si j’essaye autant que faire se peut, faire connaître des lieux que j’ai visité par moi-même, j’ai eu écho de l’existence de ce musée grâce à un reportage mené par des journalistes du Monde dans la ville d’Avallon. J’estime que ce lieu insolite, peut être un prochain objectif de promenade très original!

Les douze salles, décorées avec du mobilier ancien et des tableaux qui varient selon le thème, illustrent tous ces aspects parfois inattendus des imprimés dans la mode. Agnès et Sylvie Carton, férues d’histoire, veulent avant tout faire partager leur passion. Les visites guidées et les explications sont toujours intéressantes : « La mode a toujours changé très vite, comme aujourd’hui. Au XVIII e siècle, la mode restait un phénomène réservé à la haute bourgeoisie. Au XIX e, avec l’industrialisation, tout change, la production de textile concerne tout le monde. Apparaît ensuite la haute couture, qui, d’une certaine façon, rétablit une aristocratie de l’élégance ».

6, rue Belgrand
Avallon 89200
tel: 03 86 34 19 95   fax: 03 86 31 63 67

Avallon : commune française située dans le sud du département de l’Yonne dans la région Bourgogne.

La ville, chef-lieu d’arrondissement, est située sur un plateau dominant la vallée du Cousin. Sa superficie est d’environ 2 673 hectares.

Selon l’historien Victor Petit :

« Avallon, ville d’origine extrêmement ancienne, est bâtie dans une situation remarquablement pittoresque. Aussi jugeons-nous utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs une carte topographique des environs d’Avallon, un plan de l’ancienne ville et enfin une vue panoramique de la ville actuelle. La vue d’ensemble, prise du haut du parc des Alleux peut donner une idée générale de l’aspect agreste et charmant de la haute colline rocheuse sur le sommet de laquelle se développe la ville tout entière(…).

220px-Avallon_005Vers le centre du dessin on remarque les deux principaux monuments d’Avallon : l’église de Saint-Lazare, et, un peu sur la gauche, la tour de l’Horloge. En avant du clocher de Saint-Lazare se trouvent les restes de l’église Saint-Pierre. Un peu à gauche est le tribunal donnant sur la rue Bocquillot et aboutissant à la Petite-Porte en avant de laquelle on voit la charmante promenade dite Terreau de la Petite-Porte. La tour Gaujard est à gauche ; l’Eperon fortifié, qui domine la route de Lormes, est à droite et domine les beaux escarpements de roches granitiques qui plongent jusqu’au fond de la vallée. Le chevet de l’église Saint-Lazare cache le vaste bâtiment des Ursulines. La tour qui est en face porte le nom de l’Escharguet.

Plus à droite se voit une autre tour s’élevant au-dessus d’une énorme muraille défensive très bien conservée ainsi que sa petite guérite en pierre. Un peu plus à droite, on voit l’église neuve de Saint-Martin. Plus à droite encore, et précédée de quelques arbres verts, on remarque la sous-préfecture. Enfin, à l’extrémité du dessin, on aperçoit l’ancienne église Saint-Martin. En avant s’étend un immense terrain rocheux et ondulé qu’on nomme Les Chaumes. Le versant rapide de cette colline forme, à gauche, le vallon profond qui isole et borde, à l’est, tout un côté de la ville. Le fond de ce vallon est occupé par un petit cours d’eau venant de l’étang des Minimes. Une route longe ce ruisseau, qui traverse un groupe de maisons formant le faubourg de Cousin-La-Roche.

À droite, on voit la route de Quarré-les-Tombes, aboutissant au Pont-Claireau. Le cours du Cousin, divisé par plusieurs îles, occupe le premier plan (…) Remontons à la tour de l’Horloge. Derrière la tour Gaujard, mais à 700 mètres au-delà, se trouve l’Hôpital (…) À gauche de la maison d’école, on voit le Terreau de la Porte-Neuve. Au-dessous on reconnaît la bordure de la route de Lormes, contournant, en écharpe, le flanc cultivé de la montagne, et descendant droit au grand pont du Cousin, par le fond du vallon de l’ouest, arrosé par le petit cours d’eau du Pautot ou de Touillon. On entrevoit ce pont à la base de beaux escarpements de roches de la colline dite La Morlande, au sommet de laquelle s’élève une maison bourgeoise, qui, en construction en 1830, a pris le nom de Maison-d’Alger.

IllustrationEn avant du pont du faubourg de Cousin-le-Pont, s’élance d’une rive à l’autre la belle arche construite pour le passage des tuyaux des fontaines remontant au niveau de la ville après être descendus d’un plateau un peu plus élevé. C’est à l’extrémité de ce plateau que s’élève la belle maison des Alleux, placée au sommet de magnifiques escarpements de roches (…) Le camp des Alleux se trouve tout à fait en dehors de notre panorama et ainsi l’étroite et tortueuse vallée du Cousin est oubliée. La vallée n’est belle que vue de la ville, et la ville n’est réellement belle que vue de la vallée. »

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Circuit dans la vallée de la Bienne

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

 

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Tout d’abord, la Bienne, affluent de l’Ain, a un cours très pittoresque, presque constamment en gorges. C’est un torrent qui naît près des Rousses, à 1 100 m d’altitude. De sa source à Morez, il suit une profonde entaille orientée Sud-Est-Nord-Ouest qui coupe par des cluses les chaînons jurassiens. Morez occupe l’un de ces cluses. Sortie de la ville, la rivière fait un coude à angle droit et prend la direction générale des vals de la région, c’est à dire Nord-Est – Sud-Ouest. A St Claude, dans le site magnifique, elle reçoit le Tacon, puis s’infléchit fortement vers l’Ouest et recommence à tailler son chemin au travers des chaînons montagneux. Elle prend ensuite un cours paresseux, trace de nombreux méandres au milieu des champs et des bois, avant de confondre ses eaux avec celles d el’Ain dans la retenue de Coiselet.

Les gorges de la Bienne sont longues de 25 km situées au cœur du massif et du département du Jura è La Bienne parcours le massif jurassien à travers une vallée encaissée, elle se resserre et les versants deviennent extrêmement raides, voire des falaises.  .

Circuit dans la vallée de la Bienne dans JuraDe Morbier à Valfin-lès-Saint-Claude, les gorges de la Bienne ont été creusées dans un synclinal en suivant le sens des plis jurassiens en direction du sud-ouest ; à partir de Valfin, la Bienne bifurque vers le sud et coupe l’anticlinal des côtes de la Bienne avant de suivre le sens du synclinal de Longchaumois de la cascade de la Vouivre à Saint-Claude. Les versants des gorges de la Bienne sont principalement constitués de calcaires sublithographiques du Kimméridgien.

Située sur le territoire du Parc naturel régional du Haut-Jura, le site des « Vallées et côtes de la Bienne, du Tacon et du Flumen » s’étale sur 14 982 ha, du nord au sud de Morbier aux Bouchoux, et de l’est à l’ouest des Molunes à Chancia.  Affluent de l’Ain, la Bienne naît de la confluence du Bief de la Chaille et de l’Evalude, à une altitude de 1 100 mètres. Flanquée à l’est comme à l’ouest de reliefs très accentués, elle entaille profondément le massif plissé jurassien jusqu’à Saint-Claude (environ 400 m d’altitude) où elle reçoit le Tacon, grossi du Flumen. Elle poursuit son cours plus calmement en traçant de nombreux méandres avant de confondre ses eaux avec celles de l’Ain dans la retenue de Coiselet (environ 310 m d’altitude). Le Tacon, son principal affluent, parcourt une combe longue et profonde (entre 1020 et 420 m d’altitude) avant de recevoir le Flumen. Celui-ci est formé à partir des eaux qui s’échappent de grottes ouvertes dans les couches calcaires ; ces résurgences sont alimentées par une série de pertes qui affectent les écoulements superficiels des plateaux voisins.

 

restaurant-le-cantou dans Jura

Le CANTOU a ouvert ses portes le 20 septembre1997.
L’établissement, étant situé à proximité du village de Molinges, permet un accès assez simple et un environnement calme pour les occupants. Les terrasses offrent un espace de détente pour les occupants et leurs visiteurs. Chaque résident est muni d’une alarme, reliée au personnel. Le résident aménage le logement avec ses propres meubles, le décore à son goût, afin qu’il se sente comme chez lui, et peut garder son médecin traitant. Les familles peuvent venir manger après réservation, le résident peut sortir comme il le souhaite.

L’AAPPMA La Biennoise souhaite interdire la pêche sur 24 kilomètres, pour une durée indéterminée, à la suite de la forte mortalité de poissons découverte à la mi-mars dans cette rivière jurassienne. Sur son blog, le pêcheur jurassien précise que « les limites du secteur fermé à la pêche sont pour l’amont, la  confluence du Tacon avec la Bienne à St Claude et pour l’aval, la  confluence du Merdançon et la Bienne à Dortan« . Cette décision intervient alors que les analyses réalisées par l’ONEMA sur les poissons morts ne sont toujours pas connues. Aujourd’hui encore, Charles Varenne, le président de l’ AAPPMA, récupère des poissons morts au bord de cette rivière.  Et pourtant, selon l’association de pêche, des pêcheurs continuaient de pêcher et de manger leurs prises. La Biennoise veut également sauvegarder les truites encore bien portantes.

VIDEO 

http://www.dailymotion.com/video/xpm6ui

Le site des « Vallées et côtes de la Bienne, du Tacon et du Flumen », est également marqué par une forte activité industrielle représentée par quelques entreprises importantes et une multiplicité d’autres de petites tailles. Héritières d’une longue tradition locale, elles sont à l’origine de productions spécifiques telles la lunetterie, la taille de pierres précieuses et semi précieuses, les métiers du bois (tournerie…), le jouet… Plus récemment, de nouvelles industries sont apparues autour du plastique, du traitement de surface, du décolletage, des mécaniques diverses… 

 Ces entreprises, dont plusieurs restent encore à ce jour non raccordées à un réseau d’eau usée et rejettent directement leurs effluents dans la Bienne et son bassin versant, sont à l’origine de pollutions diverses : métaux lourds, matières en suspension, huiles, hydrocarbures… 

Les analyses réalisées au milieu des années 1990, au démarrage du contrat de rivière Bienne révélaient ainsi diverses pollutions dont la plus conséquente provenait des métaux lourds. Celle-ci était particulièrement importante en haute Bienne (secteur de La Doye, Morez, Morbier), les concentrations restant significatives jusqu’à l’amont de Saint-Claude. Plus à l’aval, on observe une diminution progressive qui pourrait en partie s’expliquer l’absence de rejets importants, l’augmentation des débits de la Bienne et le rôle de « piège à sédiments  » qu’a pu jouer le barrage d’Etable. 

A ce jour, et suite notamment, au contrat de rivière Bienne et à l’engagement de 11 industriels de la lunette de Morez à mettre en place des stations d’épuration autonomes et performantes, les concentrations en métaux (Chrome, Cuivre, Nickel, Plomb et Zinc) ont considérablement diminuées. A titre d’exemple, les cours d’eau de l’Evalude et du Chapy étaient, en 1995, les affluents de la Bienne les plus pollués par les métaux. Or, aujourd’hui, les analyses révèlent que ces cours d’eau ont retrouvé une qualité tout à fait satisfaisante. Cette très nette amélioration peut aujourd’hui être attribuée aux efforts des industriels en ce qui concerne l’Evalude, à l’amélioration du traitement des effluents sur la commune de Septmoncel en ce qui concerne le Chapy.

Activités estivales.  

On parle d’activités estivales mais il convient de rappeler que les loisirs ci-dessous présentés sont en réalité pratiqués du printemps (plus tardif sur les hauteurs du site que dans la vallée de la Bienne) à l’automne. 

Les activités de randonnée  

La première d’entre eux est nettement la randonnée pédestre et la promenade (plus courte et pratiquée sur l’ensemble des saisons sans neige par la population locale notamment). Des itinéraires balisés et entretenus par les communautés de communes en étroite collaboration avec le Parc naturel régional du Haut-Jura (pour la marche à pied mais également pour le VTT) jalonnent l’ensemble du site de la Bienne, du Tacon et du Flumen . Ils ont, pour la très très grande majorité d’entre eux, intégré les sensibilités environnementales. Localement toutefois, des traversées de pâturages (abritant souvent des milieux type pelouses sèches, sensibles à un piétinement important) ou le dérangement d’oiseaux rupestres sont signalées ; elles sont souvent le fait de promeneurs locaux qui s’écartent des sentiers balisés. C’est la raison pour laquelle, il semble important aux personnes ayant étudié cette problématique, de se donner les moyens d’informer les promeneurs. Signalons également, pour information et pour en terminer avec les activités dites « de randonnée » que le « grand huit », itinéraire équestre, traverse le site de la Bienne au gré des 2000 km de circuit qu’il emprunte dans le Jura, de la plaine de la Bresse aux montagnes du Parc Naturel Régional en passant par la région du vignoble et des lacs.

La pratique du VTT est également omniprésente sur le site mais est le fait d’un public beaucoup moins important du fait de son caractère particulièrement physique. Les adeptes de ce sport restent généralement sur les sentiers balisés à cet effet même si la traversée de milieux sensibles tels que les pelouses sèches ou pelouses sur dalles calcaires est à surveiller. Une course annuelle de renommée nationale traverse en partie le site et mérite d’être signalée : la Forestière.

 

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Les curiosités de BELLEY

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

 

Bellay, détruite par un incendie en 1385, la ville est reconstruire et entourée de fortifications par Amédée VII de Savoie (le Bugey appartenait à la Maison de Savoie depuis 1077. La « Vieille Porte » à l’extrémité du boulevard du Mail est un vestige de ces remparts. En 1601, le traité de Lyon rattache définitivement le Bugey et Belley sa capitale à la France. Belley située dans un riant bassin arrosé par le Furan, constitue un bon centre d’excursions dans le verdoyant Bugey. Animée par quelques activités commerciales et industrielles, la ville a su garder son atmosphère paisible de cité administrative. Belley s’honore d’avoir accueilli Lamartine et son collège (une statue du poète devant le collège Lamartine commémore ce souvenir) et doit à Brillat Savarin, l’in de ses enfants, sa renommée dans le monde de la gastronomie.

Jean_Anthelme_Brillat-Savarin

LA PHYSIOLOGIE DU GOUT – Quand, en 1755, nait à Bellay Jean Anthelme  Brillat-Savarin, sa carrière est déjà toute tracée ; il sera avocat, comme son père. Il s’installe donc confortablement dans la quiétude de la vie belleysane, s’intéressant aux sciences comme aux arts et animant les réunions de famille et d’amis à Belley ou à Vieu dans sa maison de campagne. En 1789, il est élu député du Tiers Etat et ne se départira pas, dans l’exercice de ses fonctions, de sa bonhomie, de sa tolérance. Il ne peut malgré tout échapper aux soupçons de la Terreur et, en 1794, alors que de retour à Belley il y avait été élu maire, il doit s’enfuir. Après un séjour en Suisses puis en Amérique, il regagne la France où il se retrouve Conseiller à la Cour de cassation durant le Consulat. Là, il occupe des loisirs à écrire, d’abord des ouvrages juridiques et politiques puis le petit chef d’œuvre qui lui vaudra la célébrité : La physiologie du goût. En trente méditations, il aborde tous les problèmes du bien manger et du bien vivre : les principes philosophiques côtoient les réflexions sur la gourmandise, le sommeil, les rêves ; des théories scientifiques il passe aux préceptes culinaires, sans jamais abandonner le ton débonnaire et joyeux qui a caractérisé toute sa vie d’érudit.

En 1826, il mourut et Belley, reconnaissante, lui a élevé sur le « Promenoir » une statue où apparaît en exergue une de ses maximes :

« Convier quelqu’un c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit »

Description de cette image, également commentée ci-après

La Cathédrale Saint Jean : Reconstruire presque entièrement au 19ème siècle, elle a gardé son portail Nord, probablement du 14ème siècle – une porte surmontées d’un arc en ogive et entourée de deux arcatures aveugles. A l’intérieur, l’édifice a conservé un vaste chœur de six travées datant de 1473 dont le triforium possède de belles balustrades ajourées. Cinq chapelles richement décorées s’ouvrent sur le déambulatoire. La chapelle de la Vierge, derrière le maître-autel, renferme une imposante statue de la Vierge, en marbre, œuvre de Chinard (1756-1813). A gauche de l’autel, est exposée une châsse de saint Anthelme, évêque de Belley de 1163 à 1178 et patron de la ville. En bronze doré orné d’émaux, elle retrace la vie du saint en 12 scènes ; disposés sur le socle : le globe azur, la croix et les étoiles surmontant le coffre, représentant les armes des Chartreux dont il faisait partie.

La Maison natale de Brillat-Savarin : au n° 62 de la Grande Rue. Belle demeure à deux étages présentant des cintres en façade. Sa cour intérieure prolongée par un jardin s’orne d’une loggia, d’une façade à 3 étages de galeries et balustres et d’un vieux puits. Le buste de Brillat Savarin se dresse à l’extrémité Nord du Promenoir, face au Grand Colombier qu’il aimait et où il posséda le château de Vieu. 

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ENFANTS TERRIBLES ET GENIES de DOLE

Posté par francesca7 le 9 mars 2014

 

Image illustrative de l'article Claude-François MaletMalet le conspirateur – Le général Malet, enfant de Dole, cousin de Rouget de Lisle, d’esprit indépendant et de tempérament républicains, devient suspects à Napoléon qui le fait incarcérer à Paris en 1808. Dans la nuit du 23 au 24 octobre 1812, Malet s’évade et tente avec quelques amis de se rendre maître des principaux organes de pouvoir. Mais la conspiration échoue, Malet est arrêté et fusillé avec neuf de ses compagnons.

Malet a su se constituer un réseau au point qu’une légende veut qu’il ait appartenu à la société des Philadelphes, une société secrète républicaine. Personnage procédurier et tatillon, il devient aigri pour avoir manqué un rôle national dans une carrière politique (par deux fois, il a échoué dans la mandature de député du Jura) ou militaire. Il est au moins certain qu’il ourdit une conspiration en 1808 avec des sénateurs républicains prévoyant d’apposer 12 000 affiches dans Paris proclamant la déchéance de l’Empire, pendant que l’Empereur est en Espagne. Trahi par un de ses complices, il est arrêté, et 55 personnes avec lui ; mais au lieu de lui infliger la peine capitale, on se contenta de le retenir dans une prison d’État à la Force en 1809. Il conçoit une deuxième conspiration le 29 juin 1809 alors que l’Empereur se trouve à Schönbrunn mais un « mouton » à la prison de la Force dénonce Malet à la police. Il est transféré à la prison de Sainte-Pélagie, puis placé en résidence dans la maison médicale du docteur Dubuisson en 1810, où il met au point son coup d’État avec plusieurs autres détenus politiques, notamment des royalistes comme l’abbé Lafon (membre de La Congrégation), Jules de Polignac ou Ferdinand de Bertier, au point que certains historiens pensent que Malet a été manipulé par les partisans du retour des Bourbons sur le trône.

 

180px-Dole_-_Maison_PasteurLa Famille de Pasteur – C’est à Dole, le 27 décembre 1822, que naît le grand savant. Son père, Joseph Pasteur, ancien sergent-major de l’armée impériale, licencié après la chute de Napoléon, a repris son métier de tanneur, il a épousé, en 1816, Jeanne-Etiennette Roqui.

Ce que furent ses parents, le grand homme, parvenu au faite des honneurs, l’a dit en une sorte d’oraison, le 14 juillet 1883, quand une plaque commémorative fut apposée sur sa maison natale :

« Oh ! mon père et ma mère !

Oh ! mes chers disparus, qui avez si modestement vécu dans cette petite maison, c’st à vous que je dois tout. Tes enthousiasmes, ma vaillante mère, tu les as fait passer en moi. Si j’ai toujours associé la grandeur de la science à la grandeur de la patrie, c’est que j’étais imprégné des sentiments que tu m’avais inspirés. Et toi, mon cher père, dont la vie fut aussi rude que ton rude métier, tu m’as montré ce que peut faire la patience dans les longs efforts… tu avais l’admiration des grands hommes et des grandes choses. Regarder en haut, apprendre au-delà, chercher à s’élever toujours, voilà ce que tu m’as enseigné… »

en 1827, la famille quitte Dole et se fixe à Arbois.


Marcel Aymé, hôte de Dole
 : Parfois surnommé « le paysan de Montmartre », Marcel Aymé (1902-1067) a vécu ses jeunes années à Villers-Robers, village de la Bresse comtoise, avant d’être confié à l’âge de sept ans à sa tante de Dole. Il va passer là son adolescence, laissant au vénérable Collège de l’Arc le souvenir d’un élève facétieux. Tenu d’interrompre pour raisons de santé des études d’ingénieur effectuées à Paris, il revient à Dole écrire son premier roman, Brûlebois, publié en 1926. Le talent de l’écrivain est rapidement reconnu : en 1929, le prix Renaudot est attribué à la Table aux crevés ; suivront La Jument verte, La vouivre…

la ville de Dole est très présente dans l’œuvre romanesque de Marcel Aymé ; on y reconnaît le champ de fore, l’hôpital, la gare, la rue Pasteur, la Grande Fontaine, la place du marché .. Le haut clocher de l’église notre Dame joue même un rôle déterminant dans l’intrigue policière du Moulin de la Sourdine.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’écrivain a été attaqué par tous ceux qui ne supportaient pas que ses romans décrivent assez crûment la France des années quarante et celle de l’épuration, mettant sur le même pied les collaborateurs monstrueux et les revanchards sinistres, décrivant avec une exactitude désinvolte le marché noir, les dénonciations, les règlements de comptes (UranusLe Chemin des écoliers). Mais il a surtout soutenu jusqu’au bout Robert Brasillach, tentant de faire signer à des intellectuels et des artistes de tout bord la pétition contre la peine de mort dont Brasillach était frappé. Albert Camus, Jean Cocteau, François Mauriac et d’autres l’ont signée, sauf Picasso qui venait d’adhérer depuis peu au parti communiste, ainsi que l’explique Claude Roy « J’ai souffert que mon parti d’alors s’oppose à ce que je participe à une demande de grâce. Picasso a refusé aussi pour la même raison. » Mais Brasillach a été fusillé quand même, de Gaulle ayant rejeté sa grâce, malgré la lettre que lui avait adressée l’ancien résistant Daniel Gallois qui avait appartenu à un mouvement de résistance : l’O.C.M,

 

 

 

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