• BONJOUR A TOUS ET

    bienvenue (2)

     CHEZ FRANCESCA 

  • UN FORUM discussion

    http://devantsoi.forumgratuit.org/

    ............ ICI ............
    http://devantsoi.forumgratuit.org/

  • Ma PAGE FACEBOOK

    facebook image-inde

    https://www.
    facebook.com/francoise.salaun.750

  • DECOUVERTES !

    petit 7

  • BELLE VISITE A VOUS

    aniv1

    PETITS COINS DE PATRIMOINE QUI SERONT MIS EN LUMIERE AU DETOUR DE NOTRE REGION DE FRANCE...

  • Cathédrale St-Etienne-Auxerre

    St-Etienne Cathédral, Auxerre

    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

  • M

    JE SUIS ORIGINAIRE MOI-MEME DE LA BOURGOGNE....

  • FRANCE EN IMAGES

    G

    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

  • amis

  • Méta

  • amis

  • Architecture Française

    5

  • Artisanat Français

    1

  • A

  • amour-coeur-00040

  • montagne

    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

  • 180px-Hlézard1

  • Patrimoine Français

    3

    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

vous connaissez la VEULES

Posté par francesca7 le 8 décembre 2013

 

300px-Les_CressonnièresC’est à partir du xviie siècle que les habitants de Veules-les-Roses (qui s’appela Veules-en-Cauxjusqu’en 1897) utilisèrent le petit cours d’eau à des fins économiques. Une dizaine de moulinsfurent édifiés (un tous les 100 mètres) pour moudre le blé et le colza dont on extrayait l’huile, pour fouler le lin fournissant ainsi la matière première aux ateliers de tisserands. Dès le xiiie siècle, il existait, à l’embouchure de la Veules, un moulin de mer qui fonctionnait grâce à un bassin fermé par une porte à marée haute et que l’on ouvrait à marée descendante. À sa source, les habitants cultivaient le cresson, plante aquatique par excellence, commercialisé à Paris. Au xixe siècle, l’activité des moulins déclina en même temps que le village devenait un lieu de villégiature pour le milieu intellectuel parisien; Paul Meurice, Alexandre Dumas fils, Jules Michelet firent de fréquents séjours sur les bords du petit fleuve.

Aujourd’hui, le lieu est toujours prisé des touristes qui, après avoir respiré l’air iodé de laManche, peuvent accomplir d’agréables promenades leur permettant de découvrir quelques-uns des anciens moulins, restaurés avec soin.

Veules-les-Roses est une station balnéaire et une commune française, située en bord de mer, dans le département de la Seine-Maritimeen région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Veulais. Il s’agit du vieil anglais wella (anglais moderne well « puits »)3 ou du vieux norrois vella4, au pluriel qui peut désigner un cours d’eau ou une source, en l’occurrence « la Veules ». Le transfert du nom d’un cours d’eau au nom d’un lieu est fréquemment observé, ainsi trouve-t-on en Seine-Maritime : Dieppe, Fécamp, Eu, etc.

Homonymie avec les Wells d’Angleterre.

On identifie cet élément en Normandie dans des composés fréquents comme Cresseveuille (Cresseveulle 1668 cf. Creswell, GB), Rouelles (désigné sous la forme Rodewella au Moyen Âge cf. Rothwell, GB), Rouelles (lieu-dit à Sainte-Mère-Église), le Radegueule (Radevel XIIesiècle cf. Radwell, GB).

Le déterminant complémentaire -les-Roses a remplacé celui de -en-Caux (Journal Officiel du 30 juillet 1897).

 

Le cours de la Veules est tout entier contenu sur le territoire de la commune de Veules-les-Roses. Sa source est localisée à 20 mètres d’altitude environ au nord du lieu-dit la Cavée d’Iclon et son embouchure se situe à l’ouest de l’ancien blockhaus.

Son cours est très limité puisqu’il se réduit à 1 195 mètres : Soyons honnête. A vélo, la virée ressemble plus à une promenade tranquille, avec tout de même quelques petites montées et descentes aussi sèches que courtes. A Veules-les-Roses, le circuit du plus petit fleuve de France s’arpente sans encombre, à condition toutefois d’être matinal. Sans quoi, vous risquez de croiser trop de piétons.

La Veules à Veules-les-Roses.Se perdre est conseillé, au bout, il y a toujours la mer
Le départ se fait au pied de la falaise. Petit tour circulaire vers la mer, en devisant le bleu du ciel (pour de vrai) histoire de se dire qu’au bout de la boucle, la mer sera toujours là, version été (pour de vrai). Tout de suite, il faut se hisser pour redescendre rapidement vers la place du marché, rebaptisée place des Ecossais le jour de la Libération. Les habitations, rehaussées largement de briques, de silex, sont plutôt bien entretenues. Mais c’est la salle Anaïs Aubert qui attire l’œil. Une salle de cinéma qui aligne quatre ou cinq films, en alternance. Un bon point pour la cité.

Quelques maisons fort bien fleuries plus loin, le circuit évoque les tisserands par le biais de magnifiques chaumières. L’atmosphère humide, de faibles écarts de températures ont contribué à la régularité et à la finesse du fil de coton sorti de ces belles bâtisses de Veules. Jusqu’en 1847, quand les métiers à tisser mécanique ont commencé à se faire entendre. Un coup d’œil sur la chapelle en grès édifiée en 1162 – dernier vestige du couvent fondé par les Pénitents du Tiers Ordre de Saint-François d’Assise -, et il faut (un peu) forcer sur les pédales pour rejoindre la cressonnière, lieu incontournable de Veules-les-Roses. Pas de chance, c’est l’été et le cresson est maigrichon.

C’est à partir de fin juillet que les semis ou bouturages sont effectués, pour s’achever en mars. Il faut 6 à 8 semaines pour que les bottes (ou chignons) soient formées, prêtes pour la consommation. Pour l’heure, aux sources de la Veules, même un peu vides, les lieux conservent leur magie. Avec des canards colverts à observer, à moins de dénicher (avec un peu de patience) une poule d’eau. Les abords de la cressonnière alternent avancées, recoins pour déboucher sur de nouveaux points de vue, et forcément admirer l’un des onze moulins de la boucle.

Redescendre vers un des plus beaux endroits du circuit, l’abreuvoir. Jadis, le gué était la seule entrée de Veules, et les animaux venaient s’y désaltérer. On s’y attarde sans se faire prier tellement les chaumières sont belles, et les truites pas farouches du tout. Cela dit, les lieux constituent des frayères pour la Fario. Interdiction de pêcher par conséquent.

Même considération de l’autre côté de la rue principale de Veules, où le Moulin Anquetil en impose, tourne allègrement. Incendiée lors de la bataille de Veules en juin 1940, sa roue se joue du temps. La suite, superbe, est faite d’un sentier qui alterne montées, descentes, angles droits, passages entre les arbres, le tout rythmé toujours par les moulins : celui des Aïeux, des Tourelles, du Marché, de la Mer… Les habitations embrassent constamment le plus petit fleuve de France. Il est vrai qu’avec des Pucheux (récipients), on puisait autrefois l’eau dans ce fleuve. La Veules, justement, débouche sur la mer. La voilà de nouveau, toujours bleue et charmeuse.

Publié dans COURS d'EAU-RIVIERES de France | Pas de Commentaire »

XVII° siècle et les cloches refondues

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

 

220px-Villedieu-Cloches3La dernière refonte de la Mutte, de Metz, eut lieu en 1605 ; on lit sur le bronze, dit M. Bégin . »Et mes fodeurs (sic) ont esté J. DUBOIS dict MABLE, M. SONOYS, J. VOITIÉ, N. HUTINET BAINS, S. FRANÇOIS Abel. »Nous retrouvons à Nancy, l’année suivante, trois de ces fondeurs. En 1606 lit-on dans les délibérations du conseil de ville, fut passé « marché avec NICOLAS HUTTINET, fondeur de cloches à Huillécourt ; JEAN DU BOlS, demeurant à la Mo­the, et Melchior SAUNOIS, de Romain-sur-Meuse, pour faire les trois cloches de l’église Saint-Epvre « . Puis, dans le compte des receveurs de la ville pour 1607-1608, il est fait mention de « remontrance au sujet du marché passé avec HUTINET et JEAN DUBOIS pour faire une petite sonnerie répondant en accord à autres trois cloches qui sont déjà au clocher de Saint-Epvre « .

Le même « JEAN DUBOIS, fondeur à La Mothe », fit, en 1619, une nouvelle cloche, appelée Madelaine , pour l’église Saint­ Nicolas de Neufchâteau. En 1612 , »ABRAHAM et THOBI LES DELAPAIX », de Nancy (croit-on), fondirent la cloche de Pulligny, qui existe encore et jouit d’une assez grande renommée. Ces artistes, – car on peut, ce semble, leur donner cette qualification , – paraissent avoir eu des fils ou des neveux qui furent de grands voyageurs; si nous retrouvons , en effet, le nom de Charles Lapaix à Breuvannes, en 1680, nous remarquons, par contre, celui d’A. de la Paix à Chaumont, en 1654, et à Bayeux, en 1697; mais nous devons surtout appeler l’attention sur François DelapaIx, qui était en Hollande, en 1670.C’est ici, du reste, le lieu de citer les fondeurs lorrains qui allèrent dans le pays que nous venons de nommer, puisque le plus ancien est indiqué en 1617; quelques-uns, furent , sans doute, des protestants, forcés de quitter leur pays : les prénoms inscrits sur la cloche de Pulligny, tous deux tirés de l’Ancien Testament, semblent bien en rapport avec les idées de la Réforme.

M. le comte de Marsy, directeur de la Société française d’archéologie, a fait connaître ces Lorrains qui travaillèrent en Hollande ; nous nous bornerons à reproduire leurs noms et les dates sous lesquelles on les trouve. Ces Noms sont ceux de : JEAN SIMON, 1617, 1620 ; ANTOINE TILLUS , 1620; PiERRE JOLY, Lorrain ou Français, 1620 ; ANDRÉ OBERTIN Ou AUBERTIN, 1628, 1629,1631 ; NICOLAS ROYER, 1628, 1629 ; FRANÇOIS SIMON, probablement fils de Jean, 1629, 1631, et apparemment 1621, 1637, 1643, 1644 GODEFROI BOULARD, CLAUDE NOILLO, CLAUDE GAGE, 1644 ; enfin FRANÇOiS DELAPAIX, 1670. Peut-ètre, ajoute M. le comte de Marsy, pourrait-on ajouter â ces noms ceux de quelques fondeurs qui , par leur forme, semblent appartenir à la France, tels que les FRÉMY Jean (1703), Mammé (1704 et 1787), et Claude (1176); G. JULIEN et Joseph PETIT (1717 et 1721), Marc LE SERRE (1698), Claude et François SPONNEAUX (1686 et 1690), Hugues WERY (1690) ; mais je ne puis déterminer leur province, et, à cette époque, il est possible que plusieurs de ces artistes soient des réfugiés protestants, s’étant figés en Hollande à la suite de la révocation de l’édit de Nantes « .En 1633, l’église de Sainte-Croix, près de Craon (Mayenne), « s’enrichit d’une petite cloche, qui fut fondue par FRANÇOIS GARNIER et JEAN GARNIER, du païs de Lorraine ». JEAN et PiERRE HUART, d’Épinal , firent, en 1634, quatre cloches pour l’église des Jésuites de Pont-à-Mousson, aujourd’hui paroisse St-Martin; deux d’entre elles existent encore.L’année 1637 nous transporte dans le sud-ouest de la France, où, plus tard, nous aurons encore occasion de retourner; les grands malheurs de la Lorraine, pendant le milieu du XVII° siècle, ne sont certainement pas étrangers à l’absence des documents locaux pour cette époque, puisque, loin de songer â faire fabriquer des cloches, les populations avaient assez de souci de pourvoir â l’existence matérielle. En 1637, la paroisse de Saint-Maurice à Luc (Aveyron) fit marché avec « CLAUDE BAJOLLET, maître fondeur du bourg de Saint-Romain sur Muze en Lorraine, pour la refonte de la seconde cloche de l’église ». Le 10 mai 1643, fut passée convention « entre le chapitre de la cathédrale de Rodez, agissant comme prieur de l’église de Mayran, d’une part, JEAN MOLLOT et JEAN BAJOLLET, natifs de Roman en Lorraine, pour la refonte de la grosse cloche dudit Mayran ».

XVII° siècle et les cloches refondues dans CLOCHES de FRANCE 220px-Villedieu-Cloches4De l’année 1650, date une « convention pour la refonte, par CLAUDE HUMBERT, maître fondeur de Lorraine, de la grande cloche d’Auzits, dépendant de la commune de Limouze (Aveyron) ». Vers cette époque, le fléau de la guerre cesse d’accabler aussi lourdement la Lorraine; et, peu à peu , la vie semble y renaître. A Metz, en 1665, la cloche Marie de la cathédrale est refondue par CLAUDE GAULTIER et HENRI GUYOT; M. Bégin a décrit soigneusement cette cloche, qui existe encore.En 1680, « CHARLES LAPAIX, fondeur à Brevannes », fait, pour l’horloge de l’église Saint-Nicolas de Neufchâteau, un timbre pesant 400 livres. « A. DE LA Paix fondit, en 1684, la cloche de Chaumont (Haute-Marne) ». (F. Faraier.) « JEAN LAMBERT, fondeur de Doncourt, en Lorraine, fit en 1683 une cloche de la cathédrale de Reims ». (F. Farnier.) Un nouveau timbre, pour l’église Saint-Nicolas de Neuf­château, fut fondu en 1686, par NICOLAS JULIEN.La cloche de la tour de l’horloge à Bar-le-Duc, refondue en 1851, datait de 1689, et portait cette inscription : « ANDRÉ BERNARD m’a faict ». Le même « ANDRÉ BERNARD, maistre fondeur à Doncourt, proche Neufchâteau en Lorraine, »fit plusieurs cloches pour l’église paroissiale de Stenay, en 1691.La grosse cloche de Void porte la même date, 1691, et le nom d’ANTHOINE GUIOT.

Par M. LÉON GERMAIN, Membre titulaire. Mémoires de la Société des lettres sciences et arts de Bar le Duc 1887. 1. 2e sér. T. 6

 

 

Publié dans CLOCHES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Dans les Caveaux des églises

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

exemple à St SULPICE

316px-Gnomon_southern_plaqueL’église Saint-Sulpice est une grande église de Paris, située Place Saint-Sulpice et a pour adresse postale 2 rue Palatine dans le 6e arrondissement. Elle est dédiée à Sulpice le Pieux, évêque de Bourges au viie siècle.

L’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 mai 1915.

Les historiens ont beaucoup de difficulté à se mettre d’accord sur l’ancienneté de la première église construite à l’emplacement actuel de l’église Saint-Sulpice. En 1724, les fouilles de l’église permirent de mettre au jour une pierre tombale du xe siècle, prouvant par là même qu’une chapelle (dont dépendait un cimetière) existait à cet endroit depuis plusieurs siècles. Du xiie au xive siècles, une nouvelle église fut bâtie à la place de l’ancienne chapelle ; elle fut agrandie d’une nef sous François Ier, et de trois chapelles en 1614. Cependant, avec l’agrandissement des bourgs de Saint-Germain et Saint-Germain-des-Prés, la nécessité de construire une église plus grande et plus digne de la population qui la fréquente s’impose : le bâtiment d’alors ne peut contenir que le douzième des paroissiens. De plus, l’ancienne église menace de tomber en ruine. La proposition est résolue dans une assemblée, tenue le 16 mars 1643 sous la présidence du prince de Condé.

La première église paroissiale du bourg Saint-Germain étant devenue insuffisante pour les serfs de l’abbaye et les habitants du lieu, elle fut remplacée au XIIIe siècle par une église plus grande, la première église Saint-Sulpice, située à l’emplacement actuel de l’église de ce nom. De cet édifice, il ne reste que les piliers arasés visibles dans la crypte. L’augmentation croissante de la population entraîna, sous l’impulsion du curé Olier, le remplacement de cette église par une bien plus vaste qui, commencée en 1646, fut achevée partiellement en 1736 et complètement en 1788.

Il est évident que nous n’évoquerons cette église que sous l’angle de son patrimoine funéraire : vous ne trouverez donc dans cet article rien sur le magnifique gnomon, ni sur les diverses œuvres d’art qu’elle contient. Rien non plus, cela va sans dire, sur le médiocre roman de Dan Brown.

Comme pour la plupart des églises parisiennes, étudier le patrimoine funéraire de Saint-Sulpice n’est pas aisé dans la mesure où il faut faire la part de ce qui reste et de ce qui fût. Malgré sa taille importante et la richesse de son mobilier et de ses œuvres, Saint-Sulpice possède peu de choses en matière funéraire (encore que le mausolée de Languet de Gergy soit magnifique). En outre, cette église possède des caractéristiques propres qui perturbent la compréhension que l’on peut avoir de l’histoire funéraire du lieu : si on enterra peu de temps à Saint-Sulpice, on y enterra beaucoup (les guides du lieu parlent de 15 000 paroissiens inhumés dans l’église !). Celle-ci était particulièrement prisée par l’aristocratie qui peuplait le bourg Saint-Germain (d’où un grand nombre de personnalités issues de l’aristocratie inhumées ici). Néanmoins, le corollaire fut qu’elle fut profanée de manière particulièrement sauvage sous la Révolution, qui ravagea la surface mais également la crypte, qui demeura dans cet état pendant de longues années. Si on ajoute à ces données que Saint-Sulpice posséda au cours de son histoire six cimetières, qui sont traités à la fin de l’article, on comprend mieux la difficulté de l’étude.

UN LIEN / LE SITE DE LA PAROISSE : http://www.paroisse-saint-sulpice-paris.org/ 

L’ÉGLISE SAINT-SULPICE

(D’après Paris, 450 dessins inédits d’après nature, paru en 1890)

Image illustrative de l'article Église Saint-Sulpice de ParisLes savants spéciaux ont longuement disputé sur l’ancienneté plus ou moins grande des origines de Saint-Sulpice. Une pierre tombale du Xe siècle, trouvée

en 1724 dans les fouilles de la nouvelle église, a prouvé que dès les temps les plus reculés il existait en ce lieu un cimetière dépendant d’une chapelle. On y bâtit une église nouvelle du XIIe au XIVe siècle ; elle fut agrandie d’une nef sous François Ier, et de trois chapelles en 1614. Néanmoins l’augmentation croissante de la population du bourg Saint-Germain au sud de Saint-Germain des Prés fit naître chez ses plus illustres habitants la pensée de se réunir pour élever une église monumentale sur l’emplacement de l’ancienne, qui, d’ailleurs, menaçait ruine.

La proposition fut résolue dans une assemblée, tenue le 16 mars 1643 sous la présidence du prince de Condé. La reine Anne d’Autriche posa le 20 février 1646 la première pierre de l’église nouvelle. Les travaux, entrepris par Christophe Gamard, continués par Louis Le Vau, par Daniel Gittard, interrompus faute d’argent de 1678 à 1718, repris alors sous la conduite d’Oppenord, furent terminés par Jean Servandoni, grâce au zèle du curé Languet de Gergi et au bénéfice d’une loterie accordée par Louis XV en 1721.

Le grand portail, achevé en 1749, est l’œuvre de Servandoni ; il se compose de

deux portiques superposés, le rez-de-chaussée, d’ordre dorique, et le supérieur, d’ordre ionique, percés de sept arcades à jour et surmontés de deux tours de soixante-dix mètres, plus hautes par conséquent de quatre mètres que les tours Notre-Dame. L’effet obtenu par des moyens si simples est imposant et majestueux. Chacune des deux tours se compose d’un pavillon carré, accompagné de colonnes corinthiennes et d’un fronton, triangulaire dans celle du nord, demi-cintré dans la tour du midi, qui demeure inachevée et attend son couronnement depuis un siècle et demi. Au-dessus du pavillon carré, se dresse la tour circulaire. La tour du nord renferme les cloches ; sa grande hauteur l’avait désignée pour recevoir un télégraphe aérien du système Chappe, dont les bras noirs s’agitèrent au-dessus de la rue des Aveugles jusqu’à l’installation de la télégraphie électrique à Paris en 1852.

L’architecte Chalgrin avait achevé ou plutôt reconstruit la tour du nord en 1777 ; la Révolution ne lui permit pas de rendre le même service à la tour méridionale. De là, quelque chose de bizarre et de mal venu dans la situation respective de ces sœurs jumelles et dissemblables que Victor Hugo comparait, par une comparaison plus plaisante qu’exacte, à deux clarinettes de pierre. L’intérieur de l’édifice est de dimensions imposantes ; sa longueur, depuis la première marche de la façade principale jusqu’à l’extrémité de la chapelle de la Vierge, qui fait saillie en encorbellement sur la rue Garancière, est de 56 mètres ; sa hauteur, de 32 mètres, depuis le pavé jusqu’à la voûte.

Il est donc à la fois moins haut et plus large, toutes proportions gardées, que

Saint-Germain des Prés, artifice qui exagère le sentiment de vastitude, si l’on ose s’exprimer ainsi. La largeur de Saint-Germain des Prés n’est que d’un tiers environ comparativement à la longueur et à la hauteur, tandis que la largeur de Saint-Sulpice représente quatre dixièmes de sa longueur et seulement vingt-trois centièmes de sa hauteur. Le chœur, entièrement construit sur les dessins de Pierre Gittard, est entouré de sept arcades dont les pieds-droits sont ornés de pilastres corinthiens ; cette ordonnance est également celle de la nef et du bras de la croix. Tous les piliers de Saint-Sulpice sont revêtus de marbre à hauteur d’appui.

Derrière le maître-autel, la chapelle de la Vierge, attribuée à Servandoni, et achevée en 1777, onze ans après sa mort, par l’architecte Wailly, est d’une magnificence qui n’exclut ni la grâce ni l’onction. Vanloo en a peint les panneaux, les frères Slodtz en ont modelé les ornements de marbre, de bronze et d’or ; derrière l’autel, une étroite ouverture, percée au fond de la niche terminale, laisse filtrer un rayon de lumière mystérieuse sur une statue de la Vierge en marbre blanc, chef-d’œuvre de Pajou. La chapelle se couronne d’une coupole où Lemoine a peint à fresque l’Assomption, d’un coloris vigoureux qui rappelle le plafond d’Hercule, peint par le même artiste au palais de Versailles.

L’église Saint-Sulpice possède encore des richesses d’un autre genre, telles que la magnifique balustrade qui ferme le chœur, et les statues des douze apôtres par

Bouchardon, qui l’entourent ; la chaire, donnée en 1788, par le maréchal duc de Richelieu, surmontée d’un beau groupe sculpté en bois, la Charité entourée d’enfants ; l’obélisque en marbre blanc, haut de plus de 8 mètres, construit à usage de méridien par Sully et Lemonnier en 1773, pour fixer d’une manière certaine l’équinoxe du printemps et le jour de Pâques. Deux énormes coquillages, de l’espèce nommée tridachne gigas, donnés parla république de Venise à François Ier, servent de bénitiers à l’entrée de la nef.

Dans les Caveaux des églises   dans EGLISES DE FRANCE 320px-Int%C3%A9rieur_de_l%27%C3%A9glise_Saint-Sulpice_en_vue_d%27optiqueLes chapelles de la nef et du chœur, décorées par les maîtres célèbres de ce siècle, forment un riche musée de peinture religieuse. Eugène Delacroix a peint pour la chapelle des Saints-Anges deux pages murales et un plafond, empreints de son fougueux génie : le Triomphe de saint Michel, Héliodore battu de verges, la Lutte de Jacob et de l’Ange. Viennent ensuite, en continuant circulairement jusqu’à la chapelle de la Vierge, des chapelles peintes par Heim, Abel de Pujol, Vinchon, Signol, Jobbé-Duval, Mottez, Timbal, Lenepveu ; puis, au delà de la chapelle de la Vierge, en revenant vers le portail, les chapelles peintes par Matout, Charles Landelle, Pichon, Glaize, Guillemot, Drolling, Alexandre Hesse et Lafon.

La tribune de l’orgue est supportée par des colonnes composites d’un effet grandiose, œuvre de Servandoni ; le grand orgue est digne de cette tribune colossale ; reconstruit en 1861 par Cavaillé-Coll, il possède 5 claviers complets et un pédalier, 118 registres, 20 pédales de Coulmans et environ 7,000 tuyaux, depuis 5 millimètres jusqu’à 1o mètres de longueur ; l’étendue des sons est de dix octaves ; cet orgue, mû par des moteurs pneumatiques, est le plus considérable de l’Europe ; une foule où les dilettante se mêlent aux fidèles emplit la vaste nef les dimanches et fêtes pour entendre l’instrument gigantesque parler sous les doigts de l’artiste auquel il obéit, M. J.-M. Widor, que ses devoirs d’organiste n’ont pas empêché de faire applaudir le ballet de la Korrigane à l’Opéra et Maître Ambros à l’Opéra-Comique.

Par un de ces hasards dont on a peine à suivre les traces, un recoin des sept étages de l’orgue garde le dépôt d’un instrument mondain, sinon profane, aussi charmant dans sa forme délicatement ornée que précieux par son origine : c’est

le clavecin de Marie-Antoinette, reine de France. Quel contraste entre les sons éoliens de cette mélancolique épave, et son colossal voisin, aux flancs pleins de tonnerres !

L’église Saint-Sulpice, révolutionnairement baptisée en 1793 temple de la Victoire, fut le lieu de séance des théophilanthropes, sous la présidence de La Revellière-Lepeaux ; on y donna le 9 novembre 1799 un banquet au général Bonaparte ; enfin en 1802 on là rendit au culte et elle devint la paroisse du XIe (aujourd’hui VIe arrondissement). Ce monument, dont la superficie est de 6,170 mètres, repose sur une immense crypte où ses constructeurs ont respecté les piliers de l’église primitive, construite en contre-bas de celle d’aujourd’hui. Cette église souterraine, décorée des statues de saint Paul et saint Jean l’Évangéliste par Pradier, sert aux exercices du catéchisme et à de nombreuses réunions ou conférences.

Le plan de Servandoni comprenait l’ouverture devant le portail de l’église d’une place monumentale de 120 mètres de large sur 208 de largeur, et la construction à élever devait avoir des façades symétriques ; on en peut voir le modèle dans l’encoignure S.-E. de la place, entre la rue des Canettes et la rue Saint- Sulpice. On renonça à cette exigence. Achevée en vertu d’un décret de 1811, plantée d’arbres en 1838, la place Saint-Sulpice est ornée depuis 1847 d’une fontaine monumentale construite par Visconti, en remplacement de celle qu’on avait transportée au marché Saint-Germain ; l’édicule central de cette fontaine, au milieu de trois bassins concentriques, supporte quatre statues représentant Bossuet, Fénelon, Massillon et 220px-Servandoni_-_Fa%C3%A7ade_de_Saint-Sulpice dans ParisFléchier. Un marché aux fleurs se tient deux fois par semaine sous les regards des quatre prédicateurs de bronze. Au fond de la place, faisant face à l’église, une lourde bâtisse indique la mairie du VIe arrondissement, en alignement de cette section de la rue Bonaparte qui s’appelait autrefois rue du Pot-de-Fer et qui aboutit au jardin du Luxembourg.

La façade méridionale appartient au séminaire de Saint-Sulpice, reconstruit en 1820 sur le plan de l’architecte Godde, et dont les jardins s’étendent, vers le midi, entre la rue du Pot-de-Fer et la rue Férou. Fondé en 1641 par l’abbé Ollier, curé de Saint-Sulpice, le séminaire devint une congrégation, dite des prêtres de Saint-Sulpice, qui, supprimée en 1792, fut rétablie en 1802. Le séminaire et la congrégation qui le dirige ont aujourd’hui une existence officielle, le séminaire de Saint-Sulpice étant le séminaire du diocèse métropolitain de Paris ; il comprend, sous l’autorité de l’archevêque, la maison de Paris dirigée par un vicaire général de Saint-Sulpice et la maison d’Issy. La congrégation de Saint-Sulpice dirige en outre le séminaire de l’Institut catholique de Paris, dont le siège est fixé rue de Vaugirard, n° 74.

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Paris | Pas de Commentaire »

Abbaye de Belloc au détour de Bayonne

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

 

280px-Abbaye_Notre-Dame_de_Belloc_1UNE ABBAYE BÉNÉDICTINE À 25 KM DE BAYONNE dans les Pyrénées-Atlantiques.

L’abbaye Notre Dame de Belloc, fait partie de la Province française de la Congrégation de Subiaco.

Elle a été fondée en 1875 par des prêtres Missionnaires Diocésains, formés à la l’Abbaye de la Pierre qui Vire dans le Morvan. Cette origine explique l’engagement des moines dans les missions paroissiales jusque dans les années 1960n puis dans les missions en d’autres parties du monde : en 1899 en Argentine, puis dans la mission palestinienne avec Abou Gosh, lors des expulsions de 1903 fondation du monastère de Lazkao en Guipuzkoa, nord de l’Espagne, ainsi qu’un essai en Afrique dans les années soixante.

Les religieux de l’abbaye Notre-Dame de Belloc sont probablement les initiateurs et les créateurs des fromages de brebis au Pays basque, au XVIIe siècle. Située à proximité de l’océan et des premiers contreforts pyrénéens, l’Abbaye de Belloc profite d’un climat océanique qui permit dès les temps les plus reculés, l’essor d’une civilisation pastorale.

L’Abbaye de Belloc est un fromage de brebis français. C’est un fromage basque à pâte mi-dure, pressée non cuite et au lait cru entier. Le Belloc est fabriqué au Béarn et au Pays Basque, et il est issu d’une fabrication artisanale dans l’enceinte d’un monastère.

Le fromage basque fait partie d’une gastronomie du Pays basque reconnue pour sa qualité et son raffinement.

Le fromage basque est souvent fabriqué à partir de lait de brebis, un lait d’une qualité exceptionnelle provenant principalement de trois races : la Basco béarnaise, la Manech à tête rousse et la Manech à tête noire.

Si le lait de ces brebis est exceptionnel, c’est qu’il est aussi très rare : il faut 22 brebis pour obtenir la quantité équivalente à la traite d’une seule vache ! Les brebis Basco béarnaises et Manech sont des races locales et rustiques, dont le lait apporte les arômes, la finesse et toute l’originalité du fromage basque. 

On dit souvent des Basques qu’ils sont obstinés, fiers de leur pays et de leurs traditions. Cela est vrai pour les producteurs de fromage basque. Le fromage basque, ce sont quelques 3 000 années d’histoire, de tradition et de savoir-faire que chaque berger, artisan et producteur s’efforcent de développer pour mieux faire connaître leur passion. Le fromage basque, empreint des arômes des montagnes, est authentique, savoureux, subtil et parfumé.

L’AOC Ossau-Iraty  désigne la famille des fromages à base de lait de brebis de races Basco-béarnaises, Manech rousse et noire, issues du Pays basque et du Béarn. Plus précisément, elle concerne exclusivement la famille des pâtes pressées non-cuites. Son nom vient du pic du Midi d’Ossau qui surplombe la vallée d’Ossau et le Béarn, et de la forêt d’Iraty.

Image illustrative de l'article Abbaye de Belloc (fromage)

Le fromage basque « d’estive » est le plus savoureux. Il est fabriqué chaque année, lors de la transhumance des bergers et de leurs troupeaux…

La période de transhumance ou d’estive se déroule généralement entre fin mai et le mois de septembre, selon les années et les saisons. Cet intervalle représente une étape essentielle de la fabrication du fromage basque.

Chaque année, cet événement rassemble toutes les familles et toutes les communautés de la vallée : bergers et brebis quittent leurs villages de nuit, accompagnés par leurs proches sur les premiers kilomètres, avant d’arriver sur les sommets à l’aurore. Toute la nuit, les bergers et leurs troupeaux s’orienteront en direction des hauts plateaux pyrénéens, en quête d’une herbe tendre et jeune, escortés par leurs chiens appelés « patous » ou « labrits ». 

Cette tradition pastorale permet d’obtenir un fromage basque exemplaire et représente une activité précieuse pour les montagnes des Pyrénées. 

Longtemps l’Abbaye de Belloc a pratiqué le travail agricole, adaptant ses productions aux nécessités du marché. Aujourd’hui, les frères développent leur économie :

     • En affinant et commercialisant le fromage de brebis- Abbaye de Belloc, 
     • En illustrant des textes par l’art de la calligraphie et de l’enluminure, 
     • Avec la librairie Siloé-Ezkila spécialisée dans le rayon religieux.

Abbaye de Belloc au détour de Bayonne dans EGLISES DE FRANCE 320px-Abbaye_Notre-Dame_de_Belloc_3Cette alternance de la prière et du travail qualifie l’authenticité de la vie monastique à la suite de Saint Benoît : vivre d’une spiritualité inscrite dans le concret des relations fraternelles et sociales. À tel point que la fameuse devise « Ora et Labora », « Prie et travaille » a traversé les siècles.

La poursuite d’une réelle communauté de vie monastique se rattache à l’idéal proposé par les premières communautés chrétiennes : que « tout soit commun à tous » et « on partageait à chacun selon ses besoins ». Comme dans toute famille, cela implique des services domestiques (cuisine, lingerie, infirmerie ) et un travail rémunérateur. La communauté de Belloc compte aujourd’hui une trentaine de moines . Mise à part la vocation propre du moine dans l’Église, son activité essentielle est l’accueil liturgique.

1uflw1oh

Le fromage de Belloc se présente sous la forme d’une meule aplatie à bords convexes, de 35 cm de diamètre et 8cm d’épaisseur. Il pèse 5 kilogrammes. 

L’affinage du Belloc dure 3 mois en cave fraîche et humide avec lavages et raclages. 
Une pâte souple, une saveur fruitée et une croûte fleurie : telle est la note spécifique du Pur Brebis de l’Abbaye de Belloc.

Choix de l’aspect du Belloc : croûte lisse dorée
- à l’odeur  du Belloc : pratiquement nulle
- au toucher du Belloc  : ferme avec un peu d’élasticité
- au goût  du Belloc : saveur noisetée caractéristique de l’espèce ovine. Rappele le sucre brun caramélisé.

Lien producteur : http://www.belloceturt.org/

 

 

 

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Les Fromages | Pas de Commentaire »

La maison FAUCHON un luxe alimentaire

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

 

18861886

Ouverture du premier magasin à enseigne sur la Place de la Madeleine.

1895

Ouverture de la Boulangerie – Pâtisserie.

1898

Ouverture du restaurant –salon de thé qui devient rapidement une institution parisienne prisée des fortunes et des têtes couronnées du monde entier. FAUCHON devient l’enseigne la plus chic de Paris et le fameux « Central 4354 » devient le téléphone le plus célèbre de la capitale. 

1900

Auguste Fauchon ouvre les « Grandes Caves de Réserves des Magasins Fauchon », rue de la Comète, près des Invalides. Sur la carte, les meilleurs crus des terroirs français et des « vins du monde ».

1945

Auguste Fauchon rend son dernier soupir et ses enfants reprennent les rênes de la Maison.

1952

Au moment du grand appétit de consommation et de luxe qui suit la deuxième guerre mondiale, l’affaire est entre les mains d’un industriel originaire de Bulgarie, Joseph Pilosoff, qui a racheté le magasin de textile « Aux 100 000 chemises ». Comme Auguste Fauchon, il est audacieux et souhaite innover. Il a l’idée de conclure un accord avec Air France pour importer des produits exotiques et jusqu’alors inconnus à Paris.C’est chez FAUCHON que l’on trouve des fraises à Noël, des cerises du Chili, que l’on découvre les premiers kiwis et les premiers avocats, offerts aux clients fidèles.

1960

1960

La création se poursuit avec les thés parfumés aux fruits. Le thé à la pomme rencontre un immense succès au Japon. Dix ans plus tard, les thés aux pétales de fleurs sont lancés, ils sont toujours très appréciés dans le monde entier.

1972

La marque commence à s’implanter à l’étranger et un premier point de vente ouvre au Japon puis au Qatar en 1994, Corée en 1995 et Égypte en 1996.

1998

Cession de FAUCHON par les descendants de la famille Pilosoff.

 

2004

Actionnaire du Groupe FAUCHON depuis 1998, Michel Ducros en devient Président le 14 janvier 2004. Faisant sienne la devise du fondateur, « Être le meilleur, voire l’unique », il initie un plan énergique de redressement de l’entreprise et de modernisation de la marque. L’offre produits est également redéployée sur des racines françaises, suivant une stratégie baptisée « Made in F – Made in FAUCHON, Made in France ». Nouvelle identité graphique et visuelle, nouvelle image et nouveau concept de magasin, annoncent la nouvelle ère FAUCHON.

2007

A Paris, en décembre, après avoir totalement rénové son magasin Traiteur en 2004, FAUCHON ré-ouvre son magasin 30 Place de la Madeleine, totalement redesigné par Christian Biecher.

2012FAUCHON accélère son expansion à l’international et ouvre magasins et cafés FAUCHON essentiellement en Asie et au Moyen Orient et rénove également son parc de magasins existants comme au Japon à partir de 2005 ou en Corée en 2011.

FAUCHON poursuit également son développement en France et développe de nouvelles activités comme FAUCHON Réceptions à Paris en 2009.

2012

Ouvertures de boutiques macarons – chocolats – cadeaux dans les aéroports Parisiens.

 

SOURCE http://www.fauchon.com/fr/maison-fauchon/

Publié dans Epiceries gourmandes, Les spécialités, Paris | Pas de Commentaire »

Histoire du fromage du XXème à aujourd’hui

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

ytT3M_fabrication-du-fromageA l’aube du XXème siècle, la France peut se vanter de produire de nombreux fromages parmi lesquels certains dont la réputation n’est plus à faire : le Maroilles, le Brie, le Neufchâtel en Bray, le Camembert, le Roquefort, le Bleu de Sassenage.

L’industrie fromagère va progresser rapidement avec la collecte du lait qui s’organise pour la fabrication de fromage. Entre 1900 et 1925, des fromageries industrielles s’ouvrent dans la Meuse et dans l’Est; on y fabrique les premiers ferments de culture ; le Roquefort bénéficie d’une Appellation Contrôlée.

En 1962, Charles de Gaulle décrète « qu’on ne peut pas gouverner un pays qui offre 246 variétés de fromages ». 

Quant à Wilson Churchill, il déclare pendant l’occupation allemande « qu’un pays capable de donner au monde 360 fromages ne peut pas mourir ». 

En réalité il y a  plus de 1000 variétés de fromages qui représentent la créativité de notre pays et donnent toute sa dimension à notre civilisation. « Matière délicate et vivante dans laquelle se nichent les identités et les traditions, le fromage exhale l’âme de la terre et de ses habitants » disait Pierre Androuet.

 La première publicité télévisée pour un fromage date de 1968, avec le Boursin. A partir de 1973 : un fromage ne peut obtenir une Appellation d’Origine que par décret, après consultation de ce comité.

Il existe ainsi 46 fromages classés AOC en France : 

Brebis – Fromage aoc
Ossau-Iraty , fromage AOC depuis 1980

Brocciu , fromage AOC depuis   1998
Roquefort, fromage AOC depuis    1925

Chèvre – Fromage aoc
Banon de Banon, fromage AOC depuis   2003    
Chabichou du Poitou, fromage AOC depuis  1990
Charolais, fromage AOC depuis 2010
Chevrotin , fromage AOC depuis   2002
Crottin de  Chavignol , fromage AOC depuis   1976
Mâconnais  , fromage AOC depuis  2006
Pélardon, fromage AOC depuis   2000
Picodon, fromage AOC depuis    1983
Pouligny-Saint-Pierre, fromage AOC depuis   1972
Rigotte de Condrieu , fromage AOC depuis   2008
Rocamadour , fromage AOC depuis   1996
Sainte-Maure-de-Touraine , fromage AOC depuis   1990
Selles-sur-Cher, fromage AOC depuis  1975
Valencay, fromage AOC depuis   1998

Vache - Fromage aoc
Abondance, fromage AOC depuis   1990
Beaufort, fromage AOC depuis  1968
Bleu d’Auvergne , fromage AOC depuis   1975
Bleu de Gex , fromage AOC depuis   1977
Bleu des Causses, fromage AOC depuis  1991
Bleu du Vercors-Sassenage , fromage AOC depuis   1998
Brie de Meaux , fromage AOC depuis   1980
Brie de Melun , fromage AOC depuis  1980
Camembert de Normandie , fromage AOC depuis   1983
Cantal, fromage AOC depuis  1956
Chaource, fromage AOC depuis  1970
Comté, fromage AOC depuis   1958
Epoisses, fromage AOC depuis   1991
Fourme d’Ambert, fromage AOC depuis   1972
Fourme de Montbrison, fromage AOC depuis   1972
Gruyère français, fromage AOC depuis 
Laguiole, fromage AOC depuis   1961
Langres , fromage AOC depuis  1991

Livarot, fromage AOC depuis  1975
Maroilles, fromage AOC depuis   1976

Mont d Or, fromage AOC depuis   1981
Morbier, fromage AOC depuis   2000
Munster, fromage AOC depuis    1969
Coeur de Neufchâtel , fromage AOC depuis   1969
Pont l’Evêque, fromage AOC depuis   1972
Reblochon de Savoie, fromage AOC depuis    1958
Saint-Nectaire, fromage AOC depuis   1955
Salers , fromage AOC depuis   1961
Tome des Bauges, fromage AOC depuis 2002

2YRWm_moulageActuellement, la France, produit la part la  plus élevée de la production mondiale, les autres grands producteurs étant les Etats-Unis, le Danemark, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse, le Grande-Bretagne.

     La France produit environ 1,8 million de tonnes de fromage, soit, proportionnellement à sa surface et à sa production : 550.000 kilomètres carrés, 63 millions d’habitants, beaucoup plus que les Etats-Unis qui, pour 9.400.000 km² et 305 millions d’habitant, produisent 4,3 millions de tonnes de fromage.

     Aujourd’hui, l’industrie du fromage bat son plein, la France produit plus de 1.000 fromages et l’éleveur, le laitier et le fromager demeurent des savants qui continuent à perpétuer un art aussi vieux que la nuit des temps.
La petite production fermière se maintient avec peine. 
C’est pourquoi la maison Androuet se bat pour défendre les petits producteurs en leur assurant un débouché et en valorisant leurs productions.

Source : http://androuet.com/L’Histoire%20du%20fromage-1-1-guide-fromage.html

 

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, Les Fromages | Pas de Commentaire »

les Spécialités en pays lorrain

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

téléchargement (7)

 

La Lorraine propose une cuisine à la fois rustique et recherchée, truculente et raffinée. Deuxième région charcutière de France, dès le XVIIè siècle, elle était devenue experte dans l’art de conserver et d’accommoder la viande de porc. Fuseau Lorrain, pâté lorrain, saucisse lotharingienne vous régaleront les papilles… Le poisson d’eau douce est également très souvent cuisiné (Carpe, brochet, truite, perche ou anguille). Par ailleurs le chou fournit un thème qui se décline indéfiniment : chou farci, potée de chou, salade de chou rouge, chou-fleur en gratin… Les fromages ne sont pas oubliés et vous pouvez à loisir déguster un Munster géromé ou une Tome de Gorze. Quant à la vigne, bien qu’elle ait reculé, elle se maintient dans le Toulois et son vin gris mérite bien son renom.

Et enfin, les bières artisanales sont encore brasées en Lorraine et dans les villages, les eaux-de-vie fruitées sont toujours autant distillées. Question gastronomie, la Lorraine relève donc le défi… Toutefois, le chapitre le plus succulent est sans doute celui des fruits, à commencer par la mirabelle, fruit en or, aux qualités gustatives extraordinaires. On la savoure en tarte, confitures ou en fruit frais. La mirabelle est également et surtout réputée pour la célèbre eaux-de-vie, généreuse et fruitée.

On trouve aussi de nombreux fruits tels que les groseilles rouges, les framboises, les quetsches…La Lorraine recèle aussi de nombreuses spécialités culinaires : La quiche lorraine, que l’on doit au cuisinier du roi de Lorraine, Stanislas, lequel affina la pâte à pain en la remplaçant par une pâte feuilletée. Ses saveurs et son moelleux firent vite le tour du pays. La soupe lorraine est également réputée. L’homme qui désirait avoir un garçon devait saler sa soupe au lard et manger de l’ail. Cette soupe au lard est considérablement enrichie de légumes, surtout du chou et des haricots blancs.

 

Quelques exemples de spécialités :

Les madeleines de Commercy 

 

téléchargement (8)Le village de Commercy vit la naissance au XVIIIème siècle d’une petite fille qui allait faire la renommée de ce petit coin de Lorraine. Adolescente, la jeune soubrette du nom de Madeleine entra au service du Duc Stanislas Leszczynski. L’histoire s’arrêterait là si elle n’avait dû, un beau jour, remplacer au pied levé le cuisinier du Duc, absent alors que son maître réclamait qu’on le nourrisse. Elle improvisa une recette simple qui conquit le maître des lieux. La recette de la Madeleine de Commercy était née.Cette délicieuse pâtisserie se prépare encore aujourd’hui dans un moule en forme de coquille St Jacques. Elle présente une belle couleur jaune doré à l’extérieur et une mie jaune clair et très moelleuse à l’intérieur. La particularité et le moelleux des Madeleines de Commercy est due aux blancs d’oeufs battus en neige que l’on incorpore à la pâte. Composée de Beurre, de farine, de sucre et d’une larme de fleur d’Oranger, elle régalera petits et grands autour d’une délicieuse collation.

 

Les dragées de Verdun 

 

téléchargement (9)Baptêmes, communions, mariages, pas une occasion où la dragée, amande enrobée d’un sirop de sucre, ne soit présente… pour le plus grand plaisir des petits et des grands ! La dragée de Verdun, est une délicieuse friandise dont l’histoire remonte au Moyen Age quand l’amande arrive en France avec les croisés de retour d’Orient… En 1220, à Verdun, un apothicaire recouvre l’amande d’un mélange de sucre et de miel qu’il fait ensuite durcir pour en faciliter le transport…

La dragée était née…Rapidement la gourmandise dépasse les vertus pharmaceutiques et il n’est pas de chambre ou de salon où les dragées n’aient leur place ! Au XVIIIème siècle, un nouveau procédé permet de lisser l’enrobage de l’amande… L’activité est florissante mais c’est au cours du XIXème qu’elle s’industrialise réellement avec l’élaboration de toute une variété de dragées… L’amande partage désormais la vedette avec le chocolat, le nougat, la nougatine…

 

Publié dans Les spécialités, Lorraine | Pas de Commentaire »

Truffe en chocolat, toute une histoire

Posté par francesca7 le 6 décembre 2013

 

220px-Chocoladetruffels_Lindt

La truffe en chocolat est une confiserie au chocolat. Elle fut inventée par Louis Dufour, un pâtissier de Chambéry, en décembre 1895. Ce chocolatier vint à manquer de matière première pour fabriquer ses friandises de fin d’année. Refusant le déshonneur de s’approvisionner chez un confrère, il eut une idée de génie : il mélangea de la crème fraiche, de la vanille et du cacao en poudre. Pour rendre son produit plus présentable, il le plongea dans du chocolat fondu et l’enroba de poudre de chocolat. La truffe au chocolat était née ! Elle est très connue des amateurs de chocolat. Elle est offerte en cadeau, par exemple à Noël.

La truffe désigne plein de choses à la fois : le champignon, la gourmandise et la bêtise. Mais dans le cas présent, le terme « truffe » désigne une friandise à base de chocolat fondu, façonné en boulette et parfumé à la vanille, au kirsch ou au café…

 

La truffe fut inventée à Chambéry par un certain monsieur Dufour, le Noël 1895. 

À court de chocolat pour confectionner ses confiseries, ce confiseur eut l’idée révolutionnaire de mélanger de la crème fraîche, de la vanille et du cacao en poudre pour arriver à bout de sa fabrication.

Pour une présentation plus agréable, il décida des les tremper dans de la poudre de cacao et la truffe était née.

 Parmi les traditions culinaires, le chocolat de Noël occupe en effet une place majeure : la traditionnelle mousse de truffe nature enrobée d’une fine couche de chocolat et recouverte de poudre de cacao est le cadeau inévitable pour les fêtes de fin d’année.

 Face à l’engouement de la population pour cette tradition, les pâtissiers ont dû redoubler de créativité pour satisfaire une gourmandise générale débordante.

C’est pourquoi l’on trouve aujourd’hui une très grande variété de truffes parfumées : aux marrons, au grand Marnier, à la mandarine, à la noix de coco…

Savoyarde et chambérienne qui plus est, je vais faire dans le chauvinisme en vous racontant vite fait l’histoire des truffes que tout le monde connait et apprécient, car c’est un fait établi elles ont été inventées à Chambéry, si, si !

Il existe aussi à Chambéry une tradition chocolatière, nous avons eu longtemps l’usine Coppélia, qui fabriquait chocolats et confiseries, maintenant rattachée au groupe Cémoi.

Donc, c’est en 1895 que Louis Dufour,  pâtissier chocolatier chambérien vint à manquer de matière première pour fabriquer ses friandises de fin d’année. Refusant le déshonneur de s’approvisionner chez un confrère, il eut une idée de génie : il mélangea de la crème fraîche, de la vanille et du cacao en poudre, puis, pour rendre son produit plus présentable, il le plongea dans du chocolat fondu et l’enroba de poudre de chocolat. La truffe  était née.

On trouve aujourd’hui cette friandise  dans la France entière, voire même au delà de nos frontières et interprétée  de mille et une manières, ce qui est le propre des recettes et fait leur richesse,  mais l’originale reste bien une ganache moelleuse enrobée de chocolat de  couverture et roulée dans de la poudre de cacao.

Certains  ne mettent pas la couverture, d’autres vont jusqu’à mettre des œufs dans la ganache, mais nous, nous sommes fiers de la recette d’origine !

L’invention du cacao enfoncent 1828 a rendu possible séparant la graisse normale dans des graines de cacao, appelées le beurre de cacao, des solides d’haricot. Ceci a non seulement amélioré l’uniformité et le goût de la poudre de cacao restante mais a rendu le développement possible du chocolat plein. Manger du chocolat ou du chocolat plein, par opposition au chocolat potable, a été produit la première fois en 1847 ont dedans fait frire l’usine de chocolat à Bristol, Angleterre. Le chocolat plein est une combinaison de poudre de cacao, de sucre, de beurre de cacao et souvent d’assaisonnements comme la vanille. Dans 1879 Suisses Henri Nestle et Daniel Peter a développé le chocolat du lait en combinant le chocolat plein avec le lait en poudre. L’expérimentation en France et en Suisse a mené au développement du ganache.

images (13)Ganache est le composant central d’une truffe. Ganache est une combinaison sans heurt veloutée de chocolat et de crème mi-doux pleins. Cuit juste à la bonne température il se refroidit pour former une pâte riche et ferme avec la saveur intense de chocolat. Une truffe est une confection faite d’un centre rond de ganache, souvent assaisonné, couvert de coquille de lait, chocolat foncé ou blanc. Des truffes sont souvent couvertes dans la poudre de cacao, le sucre ou des écrous finement hachés.

Peut-être provenant de la France, la truffe est appelée pour sa similitude visuelle au mycète genre champignon français du même nom. Comme la truffe originale, les truffes de chocolat sont devenues synonymes avec le luxe et une expérience somptueuse de goût. Des truffes sont faites dans une grande variété de goût. Dans beaucoup de maisons de chocolat les ingrédients les plus fins du Chocolatier sont réservés pour la truffe.

Vouloir apprendre plus au sujet de l’histoire fascinante du chocolat ? Nous rendre visite chez http://www.chocolate-gourmet-gifts.com 

 

Publié dans Les spécialités | Pas de Commentaire »

Les vaches et le fromage

Posté par francesca7 le 5 décembre 2013

 

 

260px-Grasend_Kuh_mit_Kalb La première domestication des vaches date de 8000 avant J-C au Moyen Orient, et en Inde. Les premiers produits issus de l’élevage sont la traction et le lait transformé en fromage. 

     L’invention de l’agriculture en Mésopotamie sédentarise des peuples. Chez eux, le fromage, sorte de lait fermenté conservé dans des outres, va devenir plus diversifié. L’affinage va prendre naissance et sa durée de conservation va s’allonger, permettant le transport sur de longues distances. 

     Ce sont ces éleveurs qui vont contraindre leurs bovins à devenir bête de somme. Animal agricole (labour) puis de commerce (traction de chariots), il va aussi accompagner les peuples qui l’ont domestiqué durant leurs migrations. Cette proximité ancienne va profondément modifier les animaux de leur ancêtre Bos taurus primigenius. L’expansion de l’élevage bovin a même contribué à faire disparaître l’ancêtre sauvage d’Europe.

 

      Les Romains contribuent à l’expansion de l’élevage bovin par la technicité des esclaves vachers et par la diffusion du savoir-faire des fromagers alpins: le fromage pressé à pâte cuite qui se conserve bien et se transporte sans problème, faisait partie de la nourriture des légionnaires.

     Durant le Moyen- Âge le savoir-faire de la sélection se perd en partie, bien que les monastères continuent leur travail : le fromage est la nourriture principale avec le pain donnée aux pèlerins. L’historique de certaines races cite un monastère comme élément de sélection des bons géniteurs. (Abondance ou Aubrac).

 

      En production laitière, la production passe de 2 000 kg de lait par lactation par vache fécondée par la monte publique, à des records de plus de 18 000 kg pour les meilleurs individus issus d’insémination artificielle. 

En France, le cheptel bovin laitier est surtout composé des races suivantes :

* Abondance 
* Bordelaise 
* Brune 
* Jersiaise 
* Pie rouge des plaines 
* Prim’holstein (ou Française frisonne pie noir) 
* Rouge flamande 
* Armoricaine 
* Aubrac 
* Aure-et-saint-girons 
* Bleue du Nord 
* Maraîchine 
* Montbéliarde 
* Normande 
Salers 
* Simmental française 
* Tarentaise (ou tarine) 
* Villard-de-lans 
* Vosgienne 

Voici quelques caractéristiques des principales race laitières :
 
     – La Prim’holstein ou Frisonne pie-noire : d’origine hollandaise et dont le robe noire et blanche est connue de la plupart d’entre nous. Cette race de vache représente aujourd’hui le troupeau le plus important. Le plus souvent croisée à la Prim-Holstein, elle est, à n’en pas douter, la plus prolifique des races laitières. Elle ne fournit pas pour autant le lait le plus riche, loin s’en faut.  La production atteint 9 100 kg par lactation en moyenne et peut dépasser 11 000 kg, avec un taux butyreux de 4,07 % et un taux de protéines de 3,33 %. Son succès est dû à sa croissance rapide et à sa grande adaptabilité à l’élevage intensif. (bonne conformation de mamelle et grande efficacité de transformation de fourrage riche type maïs). Elle assure à elle seule 80 % de la collecte nationale de lait destiné à l’industrie laitière: yaourts, lait en bouteille… En revanche, on lui préfère souvent d’autres races pour l’élaboration de fromages de caractère (Normande, Montbéliarde, Abondance…). Elle est peu adaptée à la fabrication de fromage de par la composition de son lait (moins riche en caséines nécessaires à la fabrication de fromages). Les vaches de réforme sont en revanche peu recherchées par la boucherie et alimentent principalement le marché de la grande distribution. Une bonne partie du troupeau est mené en croisement avec des races bouchères, solution permise par un vêlage aisé. Les veaux sont ainsi mieux valorisés grâce à une bonne conformation de carcasse.

 

Les vaches et le fromage dans FAUNE FRANCAISE 220px-Vaches_de_race_montb%C3%A9liarde     – La Montbéliarde. Elle à la tête toute blanche et au corps parsemé de grandes taches rouge acajou. Indispensable à la fabrication du célèbre Comté, elle fournit un lait de très haute qualitéfromageable, utilisé également pour la fabrication du délicieux Mont-d’or et du Morbier mais aussi de plus en plus du Reblochon, Abondance, Bleu de GexBleu du Vercors-Sassenage et Cantal… C’est la principale race utilisée par les AOC fromagères françaises. Aujourd’hui, la montbéliarde est évidement présente sur sa terre d’origine, la Franche-Comté, mais sa robustesse lui a également permis d’investir l’Auvergne, quelques vallées. Elle donne 7600 kg par lactation d’un lait riche en matière sèche. C’est une race qui a également une bonne conformation pour la boucherie et dont la viande est réputée savoureuse et peu grasse. Les taurillons grandissent vite et sont recherchés. Elles sont aussi croisées avec des races bouchères, donnant des jeunes lourds et savoureux à la descente d’alpage. Ces vaches sont appréciées pour leurs qualités d’élevage : fertilité, longévité, capacité à valoriser des fourrages grossiers et résistance aux maladies (particulièrement aux mammites). Vaches de montagne, elles supportent bien le plein air intégral en alpage et sont de bonnes marcheuses. Leurs onglons durs leur permettent de supporter la stabulation sur aire bétonnée en élevage intensif. C’est donc une race universelle.

 

     – La Rouge flamande : belle vache à la robe brun d’acajou. La production   moyenne s’établit à 6 600 kg de lait par lactation. Son lait, grâce à sa richesse en protéines, est à la base de la production de   certaines spécialités fromagères régionales : MaroillesBerguesMimolette, Mont  des Cats.

    – La Simmental française : race mixte à la robe variant du rouge pâle au roux. Elle participe à l’élaboration des fromages AOC : ComtéMont d’orMorbier et Bleu de Gex en Franche-Comté, et laguiole dans le Massif central.

  Image illustrative de l'article Salers (race bovine)   – La Salers : remarquable par sa robe de couleur rouge. Son lait était utilisé pour la production des fromages AOC régionaux, notamment le Cantal et le Salers mais il n’y a pratiquement plus de producteurs qui l’utilisent car elle est peu productive. Il reste moins de dix producteurs qui l’utilise pour la fabrication de fromage. Grimpeuse infatigable, elle n’est pas sujette au vertige, ce qui lui permet de pâturer les solitudes pentues des Monts du Cantal. En production laitière, elle peut produire jusqu’à2 000 a 2 400 kg d’un lait riche en matière grasse par lactation. La particularité de cette race est de n’accepter d’être traite qu’en présence de son veau. La salers est aujourd’hui surtout exploitée en système allaitant pour la production de veau de boucherie, souvent en croisement avec des taureaux charolais. Ils donnent des broutards lourds sans complément alimentaire. Elle est recherchée pour ses qualités de rusticité : elle supporte de fortes variations de température et un fourrage parfois grossier. Ses éleveurs louent sa fertilité et sa facilité d’élevage. Dans le Cantal, les éleveurs pratiquaient l’estive : les troupeaux passaient l’été sur les hauteurs, les estives. Les veaux grandissaient au lait de leur mère, et la traite commençait sur les pâturages riches à la fin du printemps. Ce système permettait la production de broutards de qualité et de fromage exclusivement issu du lait le plus parfumé.

     – La Vosgienne : à la robe mouchetée noire et blanche. Ce lait est à la base du fromage Munster. C’est une race classée mixte, donnant un lait de grande qualité et en quantité honorable (environ 4 400 kg par an). C’est une race d’une rusticité remarquable : excellente marcheuse, peu sensible aux changements de température, elle s’accommode des reliefs difficiles et des fourrages grossiers; elle est parfaitement adaptée à la montagne. Elle a une bonne fertilité en terrain carencé. elle se laisse approcher trés facilement avec une trés légére crainte.

      - L’Abondance. C’est une race mixte: bonne laitière et une bonne conformation pour la boucherie. La production de lait se situe à 5 700 kg par lactation sur 302 jours pour les plus performantes, 5 144 en moyenne en 2006 (+ 886 kg en vingt ans). Il est riche en matière grasse et en protéines avec un bon équilibre entre les deux. Le taux butyreux se situe en moyenne à entre 37,0 et 37,4 et le taux protéique entre 32,9 et 33,1. Le rapport taux butyrique/taux protéique est de 1,13, idéal pour le rendement fromager. Ce lait est à la base de la fabrication de fromages AOC, le Reblochon,l’Abondance, la tome des Bauges et le Beaufort. Ces vaches sont appréciées pour leurs qualités d’élevage : rusticité, aptitude à la marche, résistance aux amplitudes thermiques, facilité de vêlage, aptitude à la consommation de fourrages grossiers et leur longévité. Avec la difficulté de vendre leur fromage, des éleveurs savoyards la croisent avec des taureaux de race bouchère. Elle élève bien son veau en étable, puis la traite commence l’été pour produire le fromage d’alpage, le plus renommé et le plus cher. Ainsi, elle produit sur plusieurs tableaux.

        – La Tarine ou Tarentaise. Elle est classée laitière. Cette race est bonne en production laitière et elle donne un lait riche en matières grasses sur des alpages où aucune race « productive » ne pourrait vivre en plein air. Elle donne 4800 kg sur 292 de lactation par an. Son lait est utilisé pour la fabrication de fromages AOC : le Beaufort, la tome des Bauges, le reblochon ou l’abondance et de fromages IGP comme l’emmental de Savoie ou la tomme de Savoie. En aptitude bouchère, elle donne un excellent rendement grâce à la finesse de ses os: 65 à 72 %. C’est une race très rustique, de bonne longévité et bien adaptée au pâturage en montagne et à la transhumance, bonne marcheuse et résistante à la chaleur comme au froid. Elle valorise bien des fourrages médiocres et elle est résistante aux maladies.
 

source : http://androuet.com/fromage-paris.html

Publié dans FAUNE FRANCAISE, Les Fromages | Pas de Commentaire »

Les chèvres et le fromage

Posté par francesca7 le 5 décembre 2013

 

220px-Kid Le lait de chèvre se digère plus facilement que le lait de vache et il est donc recommandé pour les bébés et les personnes qui supportent mal ce dernier. Le caillé est beaucoup plus fin et plus digeste.

De plus il est naturellement homogénéisé car il est dépourvu d’une protéine, l’agglutinine. Le lait de chèvre comporte peu de lactose puisqu’on y retrouve environ 40-45 grammes par litre de lait contre 45-50 g pour le lait de vache et 65-70 grammes pour le lait humain.

Contrairement à une idée reçue, le lait de chèvre n’a pas naturellement mauvais goût : quand il est manipulé correctement, qu’il vient de chèvres propres et en bonne santé, et qu’il est recueilli de manière hygiénique et réfrigéré rapidement, le goût n’a rien de particulier. Le lait de chèvres est aussi utilisé pour faire des fromages très populaires comme le Rocamadour, bien qu’il puisse aussi bien être utilisé pour fabriquer n’importe quel type de fromage.

À noter que 14 spécialités de fromage de chèvre sont en AOC en France : 

Banon de Banon, fromage de chevre de Provence AOC depuis   2003    
Chabichou du Poitou, fromage de chevre  AOC depuis  1990
Charolais, fromage de chevre  AOC depuis 2010
Chevrotin , fromage  de chevre AOC depuis   2002
* Crottin de  Chavignol , fromage  de chevre AOC depuis   1976
* Mâconnais  , fromage de chevre  AOC depuis  2006
Pélardon, fromage  de chevre  de chevre AOC depuis   2000
Picodon, fromage  de chevre AOC depuis    1983
Pouligny-Saint-Pierre, fromage  de chevre AOC depuis   1972
* Rigotte de Condrieu , fromage  de chevre AOC depuis   2008
Rocamadour , fromage  de chevre AOC depuis   1996
Sainte-Maure-de-Touraine , fromage  de chevre AOC depuis   1990
Selles-sur-Cher, fromage  de chevre AOC depuis  1975
Valencay, fromage de chevre  AOC depuis   1998

 Retrouvez également toutes les informations sur les fromages de chèvre sur le site d’origine :
* fromage de chevre de France
* fromage de chevre d’Espagne
* fromage de chevre d’Italie
* fromage de chevre d’Angleterre
* fromage de chevre du monde
 

 

L’élevage caprin a connu de profondes mutations lors de ces vingt dernières années. C’est un élevage traditionnellement extensif qui utilise les territoires où bovins et ovins ne sont pas rentables. La chèvre est probablement l’animal laitier le plus facile à élever car elle est peu exigeante. 
 
     La chèvre a ses terres de prédilection : le Poitou-Charentes et le Centre, berceau emblématique et historique depuis le VI siècle et l’occupation sarrasine, et la région Rhône-Alpes, où la chèvre s’est progressivement implantée puis enracinée. D’autres régions s’ouvrent à l’élevage caprin et laissent augurer d’une jolie production fermière dans les décennies à venir. 
 
Le cheptel caprin de France compte 1 200 000 têtes dont 800 000 chèvres. Les races Alpine et Saanen dominent largement cet effectif. Les principales races d’élevage en France sont : 

* Alpine 
* Saanen 
* Poitevine 
* Provençale 
* Corse 
* Angora 
* Pyrénées 
* Rove 
* Des fossés

Parmi elles /  


Les chèvres et le fromage dans FAUNE FRANCAISE 300px-Les_Lindarets- L’Alpine.
 Elle est originaire des Alpes suisses et françaises. Race sélectionnée depuis la Seconde Guerre mondiale pour améliorer sa production, elle a peu à peu conquis le centre-ouest de la France. Avec 55% du cheptel caprin, c’est la race de chèvre la plus répandue en France. Sa robe est de couleur variable, elle passe du blanc pur au blanc tacheté de brun, de fauve, de gris, de noir, de pie ou de roux. Les troupeaux sélectionnés génétiquement présentent une couleur plus homogène, marron avec les extrémités et la ligne dorsale noire. La femelle pèse entre 50 et 80 kg et le mâle entre 80 et 100kg.  

Chèvre de race Alpine à robe polychrome noire et blanche Elle a une stature fine, avec des jambes sèches aptes à la marche. Ses mamelles sont volumineuses et bien attachées. Les trayons sont bien adaptés à la traite manuelle comme mécanique. L’Alpine à d’excellentes aptitudes laitières. Elle produit en moyenne 850 litres de lait par lactation, mais les meilleures dépassent souvent 1000 litres par lactation. Elle supporte les écarts de température des alpages et ses onglons durs lui permettent d’être adaptée aux sols bétonnés des élevages intensifs comme aux cailloux des chemins de montagne.

- La Saanen est une race caprine originaire du Sannenland et de l’Obersimmental en Suisse. Le blanc et le crème sont les seules couleurs de robe acceptées. C’est une excellente laitière. Elle produit en moyenne 900 litres de lait par lactation, mais les plus productives dépassent 1000 litres. En France, le cheptel de saanen représente environ 350 000 têtes. Son élevage est surtout concentré dans le sud-est et le centre. Avec l’alpine et la poitevine, la saanen fournit la plupart des fromages de chèvre français. Au niveau mondial, c’est l’une des races laitières les plus répandues.

- La Poitevine est une race caprine originaire du centre ouest de la France. Pelage long de couleur brune marqué de blanc au ventre, aux pattes et la tête. Très nombreuse autrefois en Poitou, pays de fromage de chèvre par excellence, elle a été victime d’une épidémie de fièvre aphteuse au début du XXe siècle. Après des abattages massifs, les troupeaux ont été reconstitués par des Alpines et Saanens. Elle tente de reconquérir sa place, mais la sélection opérée sur ses concurrentes et dont elle n’a pas bénéficié en font une race locale protégée mais moins rentable. Elle produit quand même environ 500 litres de lait de très bonne qualité.

Malgré ce bref rappel sur le cheptel français, on ne peut pas plus parler de races de terroir. En effet, les croisements et la course effrénée à la productivité ont balayé ces notions de régionalisme. Les trois races principales assurent 90% de la production laitière du pays. 

On aura compris que l’époque moderne a donné priorité aux « usines à lait » que sont les races prolifiques au détriment de beaucoup de races locales, qui se sont dès lors raréfiées, voire éteintes. Ceci pourrait sembler dommageable sur le plan biologique mais n’a qu’une influence très limitée sur un plan strictement fromager. 

A quelques exceptions près, on peut dire que la race de l’animal n’a que peu d’influence sur le goût du lait. Les fromages ne sont pas nécessairement meilleurs s’ils sont issus de races autochtones.

Exemples de fromages de chèvre de ProvenceExemples de fromages de chèvre de ProvenceExemples de fromages de chèvre de Provence

+ Plus d’information sur la fabrication du fromage de chevre

Idée repas : proposer à vos convives un plateau de fromage de chèvre ou une recette au chèvre. 

source : http://androuet.com/fromage-paris.html

Publié dans FAUNE FRANCAISE, Les Fromages | Pas de Commentaire »

1...4546474849...129
 

leprintempsdesconsciences |
Lechocdescultures |
Change Ton Monde |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | C'est LE REVE
| Détachement Terre Antilles ...
| ATELIER RELAIS DU TARN ET G...