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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Ferney-Voltaire en Jura

Posté par francesca7 le 12 juin 2014

 

 

Ferney Voltaire jouxte la frontière franco-suisse. L’intérêt de cette petite ville est surtout littéraire. C’est le souvenir de Voltaire qu’on y cherche.

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En 1758, le philosophe qui réside aux Délices, près de Genève, a des difficultés avec les Genevois que les comédies jouées sur son théâtre effarouchent. C’est alors qu’il achète, en territoire français, mais près de la frontière, la terre de Ferney. Selon les circonstances, il pourra ainsi passer d’un asile dans l’autre. A partir de 1760, Ferney est sa résidence favorite. Il agrandit le château, crée le par cet prend au sérieux son rôle de seigneur. Le village, assaini, est doté d’un hôpital, d’une école, de fabriques d’horlogerie ; de bonnes maisons de pierre sont construites, entourant une église où Voltaire – sui l’eût dit – a son banc.

La vie à Ferney – Pendant 18 ans, Ferney abrite une petite cour : grands seigneurs, gens d’affaires, artistes, écrivains reçoivent l’hospitalité du patriarche, assistent aux représentations données dans son théâtre. L’immense fortune que Voltaire a réalisée, grâce à d’heureuses spéculations sur les fournitures militaires, lui permet d’avoir en permanence cinquante invités. Des curieux viennent de loin pour l’apercevoir dans le parc ; quand il sort du château, c’est entre deux haies d’admirateurs. Il écrit ses contes, multiplies les brochures, les pamphlets, mène campagne contre les abus de toute nature et notamment contre le servage dans le Haut Jura. Sa correspondance est prodigieuse : il écrit ou dicte à Ferney au moins vingt lettres par jour ; plus de 10 000 ont été publiées. Le « roi Voltaire » meurt en 1778, lors de son voyage triomphal à Paris.

Voltaire choisit Ferney en 1759 pour sa proximité de la frontière, utile en cas de problème avec l’administration royale, et de Genève, ville de son rival, Rousseau.

À son arrivée, le hameau comptait à peine cent cinquante habitants. Sur la statue de Voltaire, installée au centre-ville, il est qualifié de « Bienfaiteur de Ferney ». En effet, il permit l’essor tant démographique qu’économique de Ferney qui, en quelques années, passa d’une structure villageoise à une véritable petite ville. Voltaire fit construire plus de cent maisons, finança la construction d’une église, d’une école, d’un hôpital, d’un réservoir d’eau et de la fontaine.

De plus, il fit assécher les marais et créa des foires et marchés, attira des artisans — horlogers, tisserands — à s’y implanter, et enfin nourrit les habitants durant la disette de 1771. Rasant l’ancien bâtiment, il s’y fait édifier un château (aujourd’hui classé monument historique). Enfin, il prêta de l’argent gratuitement aux communes voisines.

Il n’est pas exagéré d’écrire que Ferney serait resté un petit village sans l’activité du « Patriarche » qui l’a fait entrer dans l’histoire. À sa mort en 1778, Ferney comptait près de 1 200 habitants mais sans son bienfaiteur, elle perdit alors sa vitalité et retrouva sa forme agraire.

Une statue de bronze a été inaugurée en son honneur le 27 juillet 1890, financée et sculptée par Émile Lambert (qui était alors propriétaire du château).

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Le CHATEAU de Ferney : Il contient entre autres le portrait de Voltaire à 40 ans par Quentin de La Tour. Lorsque Voltaire se porte acquéreur du domaine de Ferney, il décide de reconstruire entièrement le château. ll dirige lui-même les travaux dès octobre 1758.

Le château est terminé en 1762 et présente, côté cour, une façade classique organisée symétriquement autour d’une entrée encadrée de colonnes doriques, surmontée de pilastres doubles à l’étage, et d’un fronton portant les armes du seigneur. La façade, côté jardin, était animée d’un avant-corps en arrondi, encadré de pilastres ioniques et couronné d’un fronton curviligne. Il a été remplacé au XIXe siècle par une façade plate à fronton triangulaire. Le parc est aménagé simultanément et participe à la mise en scène du château qui domine le site, notamment par l’implantation, au sud, de charmilles et vers l’ouest d’un jardin à la française, d’une pièce d’eau et d’une large terrasse.

Voltaire avait fait ménager des ouvertures dans la frondaison des arbres en contrebas de la terrasse pour dégager la vue vers les Alpes. La grange voisine était aménagée en salle de spectacle. Très vite, Voltaire se rend à l’évidence : son château est trop petit pour accueillir ses nombreux visiteurs. Il fait appel en 1765 à l’architecte et potier Léonard Racle  pour ajouter deux ailes qui donnent à l’édifice son aspect définitif.

A la mort de Voltaire, Catherine II impératrice de Russie projette de bâtir à l’identique le château de Ferney dans le parc de Tsarkoïeselo, son palais d’été. Dans ce but, elle fait construire une maquette et dresser par Léonard Racle les plans du château et de l’ensemble du domaine, et achète la bibliothèque du philosophe. Ces documents, conservés à la bibliothèque nationale de Russie, constituent aujourd’hui une source inestimable sur le château de Voltaire et son organisation originelle. Voltaire, seigneur de Ferney. En 1758 lorsque Voltaire, âgé de 65 ans, acquit la seigneurie de Ferney, il déclara avoir trouvé un « hameau misérable » où il fit construire, suivant de près le chantier, la demeure de ses dernières années. Pendant près de vingt ans, Voltaire y reçut de nombreuses personnalités. Alors qu’il se déclarait «aubergiste de l’Europe»,

Ferney devenait le passage obligé d’une élite qui affluait de l’Europe entière. De cette retraite éloignée, il s’enflamma contre l’injustice de la société et prit la défense des victimes de l’intolérance politique et religieuse. L’État a acquis en 1999 le château de Ferney, ce lieu de mémoire où Voltaire a tant écrit pour la défense des droits de l’homme.

le site se visite : http://voltaire.monuments-nationaux.fr/

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Musée de la cloche – fonderie des cloches Grassmayr

Posté par francesca7 le 10 juin 2014

 

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C’est dans le monde entier, dans une centaine de pays, que retentissent les cloches issues de la fonderie de cloches Grassmayr.

C’est en 1599 que Bartlme  Grassmayr coula sa première cloche au Tyrol. Les connaissances techniques des fondeurs de cloches Grassmayr et les secrets de construction de leurs cloches (« ossatures ») sont jalousement gardés depuis 4 siècles, continuellement élargis par des recherches et transmis de père en fils selon une tradition se perpétuant depuis 14 générations. La fonderie de cloches Grassmayr ne se contente pas de couler de nouvelles cloches mais s’est aussi spécialisée dans la restauration de cloches historiques et dans la fabrication de la gamme complète d’accessoires techniques pour installations de cloches. L’une des plus grandes cloches sonne chaque jour à 17 heures en guise de bonne entente dans les pays des Alpes dans un beau bel endroit du Tyrol, à Telfs / Mösern.

Le musée des cloches est une combinaison tout à fait originale de fonderie de cloches, de musée des cloches et de salle de résonance. La longue expérience dont nous bénéficions est pour nous l’assurance que vous ne manquerez pas vous-aussi d’^rtre fasciné par une visite et c’est pourquoi nous vous recommandons d’y consacrer une heure environ.

Link unten: www.grassmayr.at

 

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La tradition est la transmission du « feu » nécessaire à la réalisation de quelque chose de particulier.

 

Depuis 1599, la fonderie de cloches GRASSMAYR réalise des cloches et des œuvres d’art en bronze. Plus ancienne entreprise familiale d’Autriche, la société GRASSMAYR est profondément marquée par l’art de ses artisans et le mystérieux pouvoir de la musique des cloches. Des époques de faste avec d’extraordinaires œuvres et de prestigieuses distinctions ! Des périodes de ténèbres comme la Guerre de Trente ans, la disette, les épidémies ou même l’interdiction politique de « couler des cloches ». 

Les efforts communs en vue de créer du « beau » pour nos clients et le souci des membres de la famille de vivre pour l’entreprise, tout cela a contribué à forger une tradition particulière. Le passé est un socle solide. Et pourtant, chaque jour est un nouveau jour, qui pose un défi, celui de créer la nouveauté et l’originalité dans l’instant présent ; ceux qui ont su s’en rendre compte dans leur quotidien vous le diront : bien plus qu’un travail, une telle tâche est un cadeau de la vie.

En termes de qualité, le défi consiste à combiner judicieusement les prestations sous-traitées (ex. accessoires découpés au laser) aux fabrications artisanales réalisés par l’équipe qualifiée de GRASSMAYR, regroupant des métiers variés mais complémentaires : sculptrices, fondeurs, musiciens, mécaniciens, menuisiers, électriciens. 

  La formation polyvalente des apprentis dans la fonderie de cloches GRASSMAYR a pour but d’offrir à nos jeunes collaborateurs des perspectives d’avenir et de renforcer le développement à long terme de l’entreprise.

Avec le profond désir intérieur de concevoir les « stradivarius des cloches »…

« SOLI DEO GLORIA – A Dieu seul la gloire » : tels sont les premiers mots du carnet de voyage de Bartlme GRASSMAYR, qui prit la route pour peaufiner son art. Ce credo n’a rien perdu de sa pertinence pour la fonderie de cloches GRASSMAYR.

  Forte d’une grande tradition et soucieuse de toujours proposer la meilleure qualité du marché, la société GRASSMAYR allie l’expérience du passé aux expérimentations du présent et à la recherche scientifique de l’avenir, dans le cadre de coopérations. Animés par un « profond désir intérieur de concevoir les « stradivarius des cloches » », les frères Peter et Johannes Grassmayr, épaulés par leur équipe, ont nettement amélioré la qualité de leurs cloches ces dernières années. Avec pour moteur, la volonté inextinguible de toujours faire avancer l’entreprise en tant que pionnier en matière de qualité dans tous les domaines.    Leur objectif est de créer, avec leur équipe, des œuvres d’art qui mêlent esthétisme sonore et visuel et font la joie des hommes pour l’« éternité »

http://www.innsbruck.info/fr/

 

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Les cloches de la terre

Posté par francesca7 le 10 juin 2014

les_cloches_de_la_terre_paysage_sonore_et_culture_sensible_dans_les_campagnes_au_xixe_siècle20100424: paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle 

En exploitant pour la première fois les quelque dix mille affaires de cloches que le XIXe siècle nous a laissées, Alain Corbin découvre que ces sources insolites sont au centre d’un ordre symbolique. La cloche préside au rythme de la vie rurale, oriente son espace ; elle définit une identité et cristallise un attachement à la terre. La sonnerie constitue un langage, fonde un système de communication et accompagne des modes oubliés de relations entre les individus, entre les vivants et les morts. Enfin, qu’il s’agisse de traduire la liesse, la menace du feu ou du sang, la terreur des épidémies, il n’est pas de profonde émotion collective qui n’implique un recours à la cloche. Du même coup, maîtriser l’usage de la sonnerie constitue un enjeu majeur dans le déroulement des luttes de pouvoir qui agitent les microcosmes campagnards. L’historien, dans cet ouvrage brillant, se tient à l’écoute des hommes du passé, afin de détecter les passions qui les animaient et de comprendre un monde récemment disparu.

Le bruit des cloches : bonheur ou nuisance

« Au hameau dit « Les Huguets », sur la commune de Saint-Offenge-Dessous, rien ne va plus entre Pascal Francoz et son voisin, Daniel Brault, rapportait Pascale Robert-Diard (Le Monde, 07/10/2006). Les cloches que les paisibles ruminants du premier, éleveur de vaches laitières, agitent nuit et jour sous les fenêtres du second, dessinateur industriel, sont à l’origine d’une querelle de voisinage qui s’est envenimée au fil des ans jusqu’à devenir le symbole d’une bataille entre ruraux et « rurbains ». Régulièrement, les tribunaux français voient s’opposer, tel l’automne dernier, les partisans des cloches contre ceux qui les considèrent comme une nuisance sonore. En Compagnie d’Alain Corbin, Jean-Noël Jeanneney revient sur notre relation au bruit des cloches et à leur univers sonore entre préservation et disparition.

 

http://www.franceculture.fr

 

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Les cloches du soir

Posté par francesca7 le 10 juin 2014

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Quand les cloches du soir, dans leur lente volée
Feront descendre l’heure au fond de la vallée,
Si tu n’as pas d’amis ni d’amours près de toi,
Pense à moi ! Pense à moi !

Car les cloches du soir avec leur voix sonore
A ton coeur solitaire iront parler encore,
Et l’air fera vibrer ces mots autour de toi :
Aime moi ! Aime moi !

Si les cloches du soir éveillent les alarmes,
Demande au temps ému qui passe entre nos larmes,
Le temps dira toujours qu’il n’a trouvé que toi 
Près de moi ! 

Quand les cloches du soir, si tristes dans l’absence,
Tinteront sur mon coeur ivre de ta présence,
Ah ! c’est le chant du ciel qui sonnera pour toi !
Pour toi et pour moi !

Quand les cloches du soir, qui bourdonne et qui pleure,
Ira parler de mort au seuil de ta demeure,
Songe qu’il reste encore une âme près de toi :
Pense à moi ! pense à moi !

  

 Marceline DESBORDES-VALMORE   (1786-1859)

  • Marceline Desbordes est la fille de Catherine Lucas et Félix Desbordes, un peintre en armoiries, devenu cabaretier à Douai après avoir été ruiné par la Révolution.Fin 1801, après un séjour à Rochefort et un autre 220px-Marceline_Debordes-Valmore_1à Bordeaux, la jeune fille et sa mère s’embarquent pour la Guadeloupe, île appartenant à la France depuis 1635, afin de chercher une aide financière chez un cousin aisé, installé là-bas.

 Poétesse 

De 1808 à 1810, elle a une liaison passionnée avec le comédien et homme de lettres Henri de Latouche, qu’elle nomme Olivier dans ses poèmes. En 1816, elle perd le fils qu’elle a eu avec lui. Elle se marie en 1817 avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore, rencontré alors qu’elle jouait à Bruxelles. Elle en aura quatre enfants, dont un seul, Hippolyte Valmore, lui survivra (Junie, Inès décèdent en bas âge et Hyacinthe, dite Ondine, compose des poèmes et des contes avant de mourir à l’âge de 31 ans).

Marceline Desbordes-Valmore publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances, qui attire l’attention et lui ouvre les pages de différents journaux tels que leJournal des dames et des modes, l’Observateur des modes et la Muse française. En effet, son mari n’est guère aisé et sa popularité, à elle, a perdu de son aura : c’est ainsi tout d’abord pour un intérêt financier qu’elle se met à écrire. Le couple s’installe à Lyon. Marceline Desbordes-Valmore continue à voir Henri de Latouche, et entretient avec lui une relation épistolaire soutenue. Par la suite, ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvelles en 1824, les Pleurs en 1833, Pauvres fleurs en 1839 et Bouquets et prières en 1843. En 1832, elle cesse définitivement son activité au théâtre pour se consacrer à l’écriture. Toutes ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe Ier et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publie un roman autobiographique L’Atelier d’un peintre. Elle y met en évidence la difficulté d’être reconnue pleinement comme artiste pour une femme.

Fin de vie 

Marceline Desbordes-Valmore décède à Paris, dans sa dernière demeure au 59, rue de Rivoli, le 23 juillet 1859, en ayant survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (26ème division).

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Les cloches ont sauvé l’Abbaye de Moyenmoutier

Posté par francesca7 le 10 juin 2014

 (Vosges) en 984

(D’après « Le Pays lorrain » paru en 1907
et « Bulletin de la Société philomatique des Vosges » paru en 1888)

 
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Lorsqu’en 983, durant la trouble minorité de l’empereur Othon III, le bruit se répandit dans les Vosges que l’armée du roi de France Lothaire, en marche vers la Germanie, allait trouver devant elle les troupes du duc de Souabe, Cuonon, l’émoi fut grand au couvent de Moyenmoutier

La douloureuse Lorraine, tour à tour ravagée par ses voisins de l’est et de l’ouest, récemment dévastée par les incursions successives des bandes hongroises, allait-elle offrir un nouveau champ de bataille au heurt des convoitises guerrières et conquérantes ?

Les saints refuges où le labeur pacifique des hommes, la contemplation et l’étude tentaient de s’organiser à l’ombre de la croix, allaient-ils être livrés à la brutalité des gens de guerre, violemment dépossédés de leurs richesses et des reliques de leurs fondateurs, et rendus, par l’effet d’un seul combat peut-être ou du simple passage des soldats victorieux, à la désolation et à l’abandon d’où il faudrait des années pour les tirer ensuite ?

C’est en 671 que saint Hydulphe (ou Hidulphe), originaire du Norique, ancienne province romaine, avait fondé l’abbaye. Né en 612, il étudia les lettres et embrassa la cléricature à Ratisbonne ; mais c’est à Trèves qu’il fit profession de la vie monastique, et fut rapidement associé au gouvernement du diocèse. Il y rencontra Gondelbert, archevêque de Sens, et Déodatus, évêque de Nevers, qui quittèrent le monde et cherchèrent un asile dans les montagnes des Vosges : ce fut probablement à la suite d’entretiens avec eux qu’Hydulphe forma lui aussi le projet de se réfugier dans la solitude et de s’établir dans la même vallée que saint Gondelbert, un peu au-dessous, à distance égale de Senones et d’Étival, à douze kilomètres de Jointures, fondé et gouverné par Déodatus.

Hidulphe arriva dans les montagnes des Vosges avec une suite de prêtres et de serviteurs, les solitaires de la région l’accueillant avec empressement, chacun des monastères de la vallée arrosée par le Rabodeau lui cédant une portion de son territoire. De généreuses libéralités, soit en Alsace, soit dans la vallée, complétèrent bientôt le domaine de l’abbaye qui devint et resta jusqu’à ses derniers jours une des plus opulentes de la contrée. Hydulphe s’établit sur la rive gauche du Rabodeau, au confluent du Rupt-de-Pierry, Rivus Petrosus, qui descend de La Chapelle et du Paire ; il imposa à son monastère le nom de Medianum Monasterium, dont nous avons fait Moyenmoutier, parce qu’il est situé à distance presque égale de Senones à l’orient, d’Étival au couchant, de Saint-Dié au midi, et de Bonmoutier au nord.

La légende rapporte que les miracles se multiplièrent à Moyenmoutier. A la prière d’Hydulphe, les aveugles voyaient, les estropiés étaient guéris, les démons prenaient la fuite. Il fallut construire en dehors de l’enceinte monastique pour accueillir la foule nombreuse, sous peine de troubler le recueillement de la jeune communauté. Le saint mourut le 11 juillet 707. Vers le milieu du Xe siècle, l’église d’origine, construite pauvrement et à la hâte, menaçait ruine. L’abbé Adalbert, probablement en 963, entreprit de la reconstruire sur de plus vastes proportions, exhuma le corps de saint Hydulphe et l’enferma dans une châsse de bois décemment ornée.

Un éclatant miracle signala cette cérémonie fixée au 7 novembre. Depuis un mois, des pluies continuelles désolaient la contrée, avaient détrempé le sol et ne permettaient pas de sortir des cloîtres. Rien ne présageait un temps serein. Cependant abbés et religieux assemblés pour la translation demandaient à se rendre avec la châsse, la croix, les cierges, les encensoirs et les ornements sacrés, de l’église monastique à l’église paroissiale. A peine eut-on soulevé le couvercle du cercueil, tout à coup le sol s’affermit sous les pieds, et le soleil, longtemps voilé, brilla radieux. La procession se fit avec pompe, et toute l’octave fut favorisée d’un ciel pur.

Vingt ans plus tard, le vieil abbé Adalbert, qui avait relevé de ses ruines le monastère de Moyenmoutier et y avait fait refleurir la règle bénédictine, voyait avec douleur en 984 les menaces que la cruauté des temps faisait pendre sur l’effort de toute sa vie. Frappé de paralysie et sentant prochaine une fin que ses membres perclus appelaient comme une délivrance, il passait ses journées et ses nuits en prières, affalé plutôt que prosterné devant la châsse de Saint-Hydulphe, et priant avec larmes le bienheureux fondateur d’écarter de son monastère le fléau du conflit opposant Lothaire et Cuonon, ou d’abréger les jours de l’abbé.

Dans les cellules des religieux, dans les ermitages et les manses qui dépendaient du couvent, la vie claustrale, les exercices de piété, les travaux de tout genre étaient abandonnés, laissant place à une désolation gémissante et vaine ou à des prières qui, malgré leur ferveur, tenaient bien plus d’une supplication d’enfant que d’un acte de foi de chrétien. Et c’est à peine si, dans le désarroi universel, un religieux songeait à célébrer la messe dans l’une des cinq églises encloses dans l’enceinte du monastère.

Dans ces conjonctures, le frère Smaragde eut une vision pendant son sommeil. C’était un homme simple, fils d’un tenancier du couvent, et que les moines avaient de bonne heure pris à leur service parce qu’il avait une âme fidèle et fruste. En témoignage de ces qualités qui brillaient d’une lueur paisible et calme pareille à l’éclat loyal de l’émeraude, ils lui avaient donné le nom de Smaragde, que ne semblaient guère appeler sa lourde encolure, la gaucherie de sa démarche et la rusticité de ses manières. Seul de tous les religieux et de leurs serviteurs, il avait continué ses occupations coutumières au milieu de l’inquiétude où s’affaissait le couvent tout entier.

De prime à none et de matines à complies, il n’était heure canoniale où il ne sonnât les cloches du monastère pour des offices le plus souvent négligés ; et, tour à tour, des cinq églises Notre-Dame, Saint-Pierre, Saint-Jean, Saint-Epvre et Saint-Grégoire, le tintement argentin qui s’échappe des campaniles sonores continuait par ses soins à clamer dans la solitude forestière la fraîcheur aigrelette du matin, la pleine saveur du milieu du jour, le recueillement du crépuscule. Il ne négligeait pas d’arroser, dans les coins perdus que laissait inoccupés l’enchevêtrement des cloîtres et des préaux, les légumes et les fleurs que chérissait son esprit rustique. Et son plaisir était toujours de guider, le long de minces cordelettes, l’enroulement des plantes grimpantes – comme si l’incendie et le pillage n’avaient pas menacé d’anéantir bientôt, sous l’injure des échelles dressées et la fumée des torches, la fragile croissance des liserons et des clématites.

Quand Saint Hydulphe apparut au frère Smaragde, il était revêtu de ses ornements épiscopaux et tenait son bâton pastoral à la main, tel que le figurait son portrait suspendu dans l’oratoire Saint-Epvre. Il sembla même au naïf garçon que la peinture qu’il avait si souvent contemplée dans le demi-jour de la chapelle représentait le saint fondateur sous des traits plus imposants, avec une auréole plus éblouissante ; une moindre magnificence lui paraissait émaner du personnage plus humain qui, cette nuit-là, vint interrompre son sommeil de bon et simple travailleur. Mais il n’eut pas le loisir de s’étonner, car le saint prit aussitôt la parole, et, après avoir évoqué la détresse des temps, demanda à frère Smaragde s’il était homme à sauver le monastère.

Malgré sa foi ingénue et l’attachement instinctif qu’il portait à cette abbaye où tenaient toutes ses racines, le frère Smaragde avait trop le sentiment de la hiérarchie pour accepter que le bienheureux patron de Moyenmoutier vînt proposer à un humble serviteur comme lui quelque chose qui, sans doute, ressemblerait fort à un miracle. Il répondit donc sans ambages : « Et comment, grand saint Hydulphe, ne vous adressez-vous pas à l’abbé lui-même ? N’est-ce pas lui qui fit déposer vos reliques dans notre plus chère église ? Et, le jour même où ces dépouilles sacrées y furent transportées, n’est-ce pas lui que vous honorâtes d’un éclatant miracle en faisant luire tout à coup, au ciel pluvieux de novembre, le soleil caché depuis deux mois, et en redressant toute droite, malgré la bise, la flamme courbée des cierges ? »

Frère Smaradge s’étonna dans son sommeil de sa soudaine éloquence. Lui qui d’ordinaire ne sortait de son mutisme coutumier que pour retomber bientôt, après un petit nombre de paroles, dans un silence plus obstiné, il sentit croître sa surprise quand, le saint lui ayant demandé une seconde fois s’il était prêt à sauver le couvent, il répliqua vivement : « Il y a encore, grand saint Hydulphe, le diligent Valcandus, qui est, dit-on, aussi savant que tous les autres moines réunis. Il ne sort guère de sa celle écartée que pour aller chercher, sur les rayons de la librairie, les livres les plus gros et les plus lourds qu’il peut trouver. Et il convient de ne pas oublier non plus le vénérable Tietfried. Vous savez qu’il a découvert jadis, grâce à une apparition de saint Boniface, les restes de ce glorieux martyr de la légion thébéenne. N’est-ce pas à lui que reviendrait, plutôt qu’à moi, l’honneur de sauver le monastère auquel il a donné ainsi un protecteur nouveau ? »

Et comme le saint réitérait son appel : « Notre prévôt Encibold, de qui je dépends pour toutes mes tâches domestiques, m’en voudrait certainement si j’étais l’artisan de salut choisi de préférence à lui. Vous ne sauriez croire, grand saint Hydulphe, quel homme ingénieux est le père Encibold. C’est lui qui a trouvé que l’abbaye de Moyenmoutier est au centre d’une croix formée par les cinq monastères du Val de Saint-Dié, et comme son office veut qu’il se tienne lui-même au milieu de ce couvent-ci, il dit en souriant qu’il est au centre de la chrétienté dans les Vosges. Il serait si heureux d’être l’instrument d’un miracle ! »

Smaragde fut lui-même effrayé d’en avoir tant dit, et d’avoir rappelé la plaisante vanité d’Encibold, dont s’égayait tout le monastère. Il vit d’ailleurs que saint Hydulphe le regardait sévèrement, et il ajouta avec humilité : « Mais si vous persistez, ô grand saint, à descendre jusqu’à moi, le plus infime de vos serviteurs, pour sauver le monastère que vous avez fondé, je suis prêt à donner ma vie pour vous obéir. »

Le saint lui répondit : « Ta résistance serait châtiée dès ici-bas si elle ne venait de ta grande ingénuité de cœur. Sache que tu as été choisi de préférence à d’autres parce que, seul de tous ceux du couvent, tu as marqué par la simple constance de tes occupations que tu croyais à ta manière au miracle dont tu vas être l’instrument. A ton réveil, tu prendras avec toi cinq chariots attelés de bœufs ; avec l’aide des bûcherons de la forêt, tu dépendras les cloches du monastère, et tu iras les cacher en divers lieux écartés. Laisse faire ensuite à Dieu et continue de le servir à ta façon. »

Smaragde se réveilla au point du jour et accomplit point par point les prescriptions du saint. Les cloches des cinq églises furent enlevées et placées sur des chariots, pour être transportées au pied de la Haute-Pierre, à Malfosse, à Coichot. La plus grosse de toutes et la plus aimée fut cachée sous le pont du Rabodeau : c’était celle dont jadis l’abbé Adalbert avait doté l’abbaye, et qui, cédée pour un temps à l’évêque de Toul, avait perdu la suavité de son timbre pendant toute la durée de son exil dans la ville épiscopale.

Et voici comment s’accomplit le miracle promis par saint Hydulphe. Le duc de Souabe, poursuivant jusqu’à la Meurthe le roi Lothaire qui battait en retraite, campa avec ses bandes non loin de Moyenmoutier, à la celle de Saint-Ehrhard, sur le ruisseau d’Hurbache. Ayant décidé de rançonner le couvent, il se mit en route dans la direction de la vallée de Rabodeau : le rapport téléchargement (8)de ses éclaireurs affirmait que la sonnerie des cloches du monastère suffirait à le guider dans les forêts d’alentour. Mais son armée, découragée, se débanda peu à peu à la suite d’un prodige inouï : pendant deux jours et une nuit, des tintements de cloches résonnèrent en cinq endroits différents de la montagne et de la vallée. Une large sonnerie de fête s’échappait des rives du Rabodeau, tandis que d’agiles carillons, des tocsins précipités se faisaient écho du sein des solitudes forestières.

On eût dit que cinq couvents célébraient à la fois toutes les cérémonies, appelaient à tous les offices, annonçaient toutes les heures du jour et de la nuit. Rien n’apparaissait cependant aux regards : mais une nappe sonore semblait sourdre en divers endroits de la terre, des rochers et des arbres. Les hordes du duc Cuonon, courant de l’un à l’autre de ces invisibles clochers, se remplissaient de colère et de confusion : peu s’en fallut qu’elles n’en vinssent aux mains avec elles-mêmes, et le chef souabe donna le premier l’ordre de la retraite pour éviter une mêlée fratricide.

Quant au frère Smaragde, il reprit sa vie laborieuse et simple et demanda comme unique faveur, lorsqu’il sentit sa mort prochaine, d’être enseveli près du pont de Rabodeau, à l’endroit où la plus harmonieuse de ses cloches avait, trente-six heures durant, vibré de tout son métal pour décevoir l’envahisseur barbare et l’écarter du monastère.

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La fête du Carnaval et origine

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

 

Alors que le célèbre Carnaval de Venise vient de débuter officiellement avec le « Vol de l’Ange » et que « le gros Momo » vient de recevoir symboliquement les clés de la ville de Rio de Janeiro, revenons sur cette tradition ancestrale, qui a perduré à travers l’histoire. Fête populaire où l’ordre établi est inversé, le carnaval, c’est la fête « du monde à l’envers ».

 

images (18)Origine du carnaval

Le carnaval a toujours lieu en hiver, commençant le jour de l’Epiphanie et se terminant la veille du mercredi des cendres. Mais bien souvent, et selon les pays, il est limité à environ une semaine pendant cette période. Pour fêter la fin de l’hiver et le début du printemps, le passage « de la mort à la vie », les gens oublient leurs soucis, s’amusent avant d’entamer la période du Carême. C’est une fête populaire où tous les individus se déguisent, se masquent que ce soit les grands ou le peuple pour « vivre dans la peau d’un autre le temps du carnaval ». 

Les fêtes de Carnaval remontent loin dans le temps, le port de masques est attesté depuis environ 10 000 ans avant J.C. 

Dans l’antiquité, des fêtes avaient lieu pour célébrer la fin de l’hiver. L’ordre établi était renversé : les esclaves devenaient les maîtres, les règles de préséance sont oubliées et tout était permis. Ces fêtes duraient de un à huit jours avec défilés, mascarades, mimes.

 Au Moyen-âge, l’Eglise condamne le carnaval qui fut un temps aboli, mais rapidement devant l’insistance du peuple, elle le prit en compte. Le carnaval est en quelque sorte officialisé, avec la désignation d’un « Roi ». 

De nos jours, toutes les villes ont leurs défilés, mais de longs mois de préparation sont nécessaires pour offrir au public le plus beau des carnavals. 

Quelques uns des plus beaux carnavals au monde

Celui dont on parle le plus souvent est bien le carnaval de Venise où un touriste sur quatre est français. C’est le carnaval le plus raffiné, où les costumes se concurrencent dans l’élégance et la grâce. Dès 1269, le Sénat autorise la veille du Carême comme un jour de fête. Pendant la Renaissance, c’est une liberté d’expression et un moment de fusion entre les nobles et le peuple de Venise, on peut critiquer et se moquer de qui on veut, dans le rire et la joie, pendant de longs mois. 

Le carnaval de Rio est bien connu avec ses Ecoles de Samba qui défilent dans un rythme endiablé, peut être le carnaval le plus coloré. Au XVII è siècle, c’était une fête portugaise où l’on envoyait des sceaux d’eau et tout ce qu’on trouvait sous la main, sur les passants. Cette manifestation fut interdite à partir de 1904, étant jugée trop violente. Le peuple continue à s’amuser dans les rues au son de la musique alors que les classes aisées dansent dans les salons. Puis vers 1930, les écoles de Samba voient le jour et inaugurent ainsi la forme actuelle du carnaval. 

Le carnaval de Nice est réputé pour ses chars fleuris. Les fêtes à Nice existent depuis au moins 1294 lorsque le Comte de Provence a passé à Nice « des jours joyeux de carnaval » lors de bals, mascarades, farandoles, feux de joie. Les premiers cortèges composés d’une trentaine d’équipages eurent lieu en 1830 en l’honneur des souverains du royaume de Piémont Sardaigne ; puis en février 1873, le carnaval moderne naissait avec cortèges de chars, mise en scène, ordre établi et tribunes payantes.

 En Belgique, le carnaval de Binche est un des plus célèbres d’Europe, où l’on danse au rythme de sonnailles et l’on porte d’immenses plumes d’autruche. La légende voudrait que « le Gille » descende des Incas, présents en costume lors des fêtes données par Marie de Hongrie en 1549 lorsqu’elle accueillit son frère Charles Quint. Conquis par ces costumes colorés, le carnaval a perduré, mais aujourd’hui il est très réglementé : le port du costume de « Gille » est réservé au jour du Mardi-Gras, avec interdiction de sortir de la ville et porté uniquement par les hommes de familles résidant depuis au moins cinq ans dans la ville. 

Celui de Bâle en Suisse est presque le plus extravagant du pays. Datant officiellement de 1835, même si on trouve des prémices au XIV è siècle, il débute à quatre heures du matin, le lundi qui suit le Mercredi des Cendres « Morgenstraich », les lumières s’éteignent et les défilés commencent au son de fifres et tambours. Au début, on défilait avec des flambeaux, puis peu à peu ils furent remplacés par des lanternes. Les cortèges se poursuivent toute la journée dans la musique, jusqu’au soir où l’on se retrouve dans les cafés à écouter des chants satiriques mettant à mal les politiques de la ville. 

Celui du Canada, devenu troisième plus grand carnaval du monde, existant depuis 1894, est considéré comme une grande fête des neiges. Il est fêté régulièrement tous les ans depuis 1955, avec défilés, joutes, épreuves insolites comme la course de canot sur glace, la course de tacots ou encore les bains de neige et se clôture par un immense feu d’artifice.

 

Source : http://www.histoire-pour-tous.fr/

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Les débuts de la photographie de presse

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

 

téléchargement (7)Entre les années 1840 et 1880, le recours à la photographie comme illustration de journal est indirect et lent à cause de la mauvaise qualité des tirages. Les évolutions techniques et la similigravure vont permettre le passage du dessin à l’intégration de la photographie dans le processus d’impression. Cette illustration de presse est appréciée pour ses nombreuses qualités : son esthétisme, son rôle informatif et explicatif. Les clichés qui créent une relation de proximité avec le lecteur, servent de témoins de la réalité. 

Au début du XXème siècle, les premières agences photographiques voient le jour, preuve du succès de la photographie et du besoin croissant en images. C’est dans un contexte d’âge d’or de la presse, d’une diffusion plus importante de journaux et de progrès techniques que la photographie deviendra une illustration convoitée. 

Les premiers usages de la photographie dans la presse : entre utilisation indirecte et collage

Avant d’être intégrée directement à l’impression, la photographie fait office de document et de modèle aux dessinateurs et graveurs. Utilisée comme « matière première visuelle », elle constitue un outil précieux pour les dessinateurs qui prennent des clichés afin de les recopier manuellement. En second lieu, les graveurs interprètent et intègrent l’image à la publication au moyen d’impressions mécaniques comme la lithographie (faite sur pierre calcaire) et la gravure sur bois. 

En 1843, l’année de sa création, L’Illustration, hebdomadaire illustré, publie sa première gravure sur bois réalisée d’après un daguerréotype et qui dévoile les troubles politiques au Mexique. Le daguerréotype est le premier procédé photographique inventé en 1839 par Daguerre permettant de fixer l’image sur une plaque argentée. Parmi les reprises les plus connues du journal, il existe aussi celle de la barricade de Saint-Maur publiée en juin 1848. D’autres journaux illustrés s’aident de la photographie. A la suite de la mission photographique de l’explorateur Desiré Charnay, réalisée en 1857 au Mexique, des clichés sont diffusés dans Le tour du monde en 1862 et Le monde Illustré en 1865. 

Il est important de noter que c’est seulement à partir des années 1860 que la photographie est reconnue dans la presse comme modèle d’illustration. En effet, c’est à cette période que les mentions « d’après photographie » apparaissent plus fréquemment au bas des légendes. Cette mention officialise l’usage de la photographie et permet également d’attester de l’exactitude de l’image reproduite.

 Lorsqu’il s’agit d’hebdomadaires par souscription et à tirage limité, les photographies peuvent être collées sur le papier. C’est notamment le cas des journaux de théâtre qui sont les équivalents des programmes actuels des spectacles de théâtre. La revue Paris-Théâtre propose en insertion hors texte, des planches imprimées en photoglyptie. C’est un procédé de reproduction mécanique inventé par Woodbury en 1864 qui possède des gradations de tons continus. Chaque semaine, le journal présente le portait d’un artiste avec au verso sa biographie.

 

Vers une meilleure reproduction de la photographie : la technique du bois pelliculé

La photographie reprise par le procédé de la gravure sur bois est longtemps restée un moyen d’illustrer par des portraits, des personnages ou des accusés lors d’affaires judiciaires, comme celle du Maréchal Bazaine en 1873, ou de l’Affaire Dreyfus en 1894. Les améliorations des procédés de gravures vont accentuer cette tendance. Les graveurs vont devenir des retoucheurs pour travailler l’image et lui donner plus de contraste. 

Ernest Clair-Guyot, dessinateur à l’Illustration depuis 1883, invente la technique du bois pelliculé qui permet de reproduire directement le cliché sur du bois, afin d’être gravé sans l’intermédiaire du dessin. D’après lui, ce nouveau procédé est très pratique « Au lieu de copier sur le bois la photographie qui servait seulement de document, je me servis de l’épreuve même en la retouchant directement, ce qui faisait bénéficier mon dessin de toute la précision du cliché, et mon travail terminé, on le photographiait sur le bois sensibilisé pour le graveur. Résultat: grande économie de temps puisque, au lieu de copier entièrement la photographie sur le bois, on ne faisait que l’améliorer et la terminer ». Cette technique aurait été utilisée pour la première fois avec « La garde-barrière » ( Image de gauche).

téléchargement (8) Néanmoins, la légende de l’image ne précise pas la technique employée et même si elle peut se confondre avec une photographie, il s’agirait davantage d’une gravure. La thèse de Thierry Gervais intitulée l’illustration photographique,  nous éclaire sur les caractéristiques de cette illustration « Ambroise-Rendu présente l’image de Clair-Guyot comme un moment clé, un tournant dans l’histoire de la photographie dans la presse alors que la technique du bois pelliculé produit une image dont le réseau de hachures certifie qu’elle relève du mode de la gravure ». 

De la similigravure aux premiers magazines photographiques

A la fin des années 1880, les progrès techniques de la similigravure marquent l’entrée de la photographie dans la presse. Cette technique est le fruit des travaux de Charles-Guillaume Petit en France et de Georg Meisenbach en Allemagne. En associant sur papier texte et image, la similigravure « utilise une trame pour diviser les tonalités photographiques en points » afin de conserver les formes de la photographie et sans passer par le travail du graveur. 

L’interview photographique du chimiste Michel Chevreul par Nadar publiée dans Le journal illustré du 5 septembre 1886 constituerait le « premier essai de transparence » et de publication fidèles de clichés. Il témoigne de ce nouveau besoin d’illustration plus réelle et vivante qu’offre la photographie. Il s’agit du premier reportage photographique intégré dans un journal. Les photogravures qui y sont publiées sont très bien imprimées et respectent les détails du cliché. Les événements mondiaux favorisent également

l’augmentation de la publication de photos. C’est le cas d’hebdomadaires illustrés britanniques comme le Graphic, qui publie un nombre important de clichés réalisés lors de la guerre des Boers en Afrique du sud entre 1899 et 1902. Les photos reportages augmentent ainsi les ventes des journaux car ces événements mondiaux passionnent les lecteurs qui disposent d’un plus vaste regard sur le monde. 

Les quotidiens se mettent progressivement à publier des tirages, comme les quotidiens britanniques Daily graphic et le Daily Mirror. En 1900, Le Chicago Tribune, quotidien américain, consacre des pages entières à un reportage photographique réalisé dans les bas quartiers de New-York. En France, quatre grands quotidiens d’information se livrent une concurrence acharnée autour de l’illustration photographique par le biais de suppléments illustrés. Le Petit journal et Le journal créent chacun en 1890 et 1983 un supplément illustré. Le Petit parisien augmente sa pagination et le Matin publie dès 1902 des photos. Entre 1880 et 1908 le tirage de ces quotidiens augmente considérablement, passant de 2 000 000 exemplaires en 1880 à 4 777 000 en 1908. En outre, de nouveaux quotidiens illustrés se créent. C’est par exemple en 1910, le cas d’Excelsior, qui utilise abondamment les photographies. De format plus petit que les autres quotidiens, il adopte la nouvelle formule vulgarisatrice des magazines « journal fait pour ceux qui ne savent pas lire ». Il comporte plus de vingt clichés par numéro et contient même des photos en pleine page. 

La photographie fait vendre et engendre une grande concurrence. A l’image des magazines américains, comme le Harper’s weekly qui publie des photos-reportages, et des journaux britanniques comme le Photographic News en 1858, des ma1858, des magazines  photographiques français et allemands arrivent en circulation. Ces derniers reprendront le concept de l’illustration presque exclusivement photographique et seront toujours imprimés sur du papier de qualité, couché ou même glacé, en privilégiant l’esthétique de la mise en page et de l’illustration. Les nouveaux magazines photographiques sont à la fois généralistes comme Berliner Ilustrierte Zeintung créé en 1891 et La vie illustrée en 1898 et spécialisés comme La vie au grand air en 1898 et Fémina en 1901. La vie au grand air est un magazine sportif composé de 16 pages et illustré à 70%. Par la suite, l’héliogravure rotative, favorise la création d’une seconde vague de magazines photographiques qui débute avec le Miroir en 1913. Il s’agit d’une technique d’impression adaptée aux longs tirages. La photographie a ici une place majeure dans ces magazines aux formats variables et aux contenus divers adaptés au public. 

Les limites de l’intégration de la photographie

La circulation des photographies constitue un obstacle majeur surtout pour les quotidiens. A partir de 1850, les photos arrivent par voie de chemin de fer plusieurs jours après l’événement, ce qui les rendent atemporelles, en retard sur l’actualité. Pour utiliser l’illustration photographique, il faudrait qu’un événement reste plusieurs jours dans l’actualité (comme les différentes guerres) ou qu’il se déroule à proximité d’une rédaction. Cependant, lorsqu’il s’agit d’événements soudains, les journaux ont recours aux traditionnels dessinateurs, qui reconstituent de mémoire l’événement. L’utilisation de la photographie est donc aléatoire, d’autant plus que la téléphotographie, système de transmission par signaux électriques, est utilisée sporadiquement depuis 1907. Elle ne connaîtra un essor qu’après la grande guerre. 

téléchargement (9)Le succès de l’illustration photographique engendre des mécontentements dans le milieu des dessinateurs et graveurs. La cohabitation est difficile. Ainsi, la presse satirique rejette la photographie et se moque d’elle. En effet, des caricatures ont été réalisées à l’encontre des photographes, notamment celles publiées dans le Charivari par Daumier, peintre et graveur. Honoré Daumier dénonce le fait que la photographie peut valoriser le rang et les richesses de l’homme qui pose. D’autres caricatures sont publiées dans le journal satirique : Le rire. Les graveurs qui ont rivalisé avec les photographes en retouchant et embellissant la photographie de base, ont contribué au retard de son exploitation directe et mécanisée. 

Les nouveaux quotidiens illustrés français qui se créent en utilisant abondamment la photographie, comme le Quotidien Illustré ou Excelsior subissent un échec. Ce dernier s’explique par les habitudes culturelles françaises qui, au contraire des habitudes américaines, privilégient l’écriture et la lecture à l’image dans les quotidiens. Les magazines ont eu plus de facilité en raison de leur vocation plus distractive et vulgarisatrice. Ces ratages montrent le rejet par une catégorie de population, cultivée, de l’illustration photographique au profit du texte. Les lecteurs considéraient que les photos, comme les gros titres prenaient abusivement la place du texte. 

Ainsi, si au début de son utilisation, la photographie n’est réduite qu’à celle de simple modèle, elle sera par la suite intégrée directement au processus d’impression grâce à la photogravure. Par ailleurs, à la suite des nombreux photos-reportages réalisés au cours des différents événements mondiaux du début du siècle, une nouvelle catégorie socioprofessionnelle verra le jour, il s’agit du reporter photographe de presse. Cet enthousiasme pour l’illustration photographique et l’ambition des éditeurs contribueront à donner naissance à des journaux spécialement illustrés par la photographie tels que les premiers magazines photographiques. La presse illustrée qui utilisait davantage les dessins s’est adaptée et a rivalisé avec les nouveaux magazines en intégrant aussi les clichés. Le journal L’Illustration se place au premier rand mondial de la presse illustrée avec 280 000 exemplaires vendus à la veille de la première guerre mondiale. L’année 1914 constituera une rupture dans la mesure où la première guerre mondiale va accroître considérablement la production de photographies pour manipuler le lecteur à travers le « bourrage de crâne ».

 

Bibliographie non exhaustive :

- De BAJAC, Quentin, L’Image révélée, l’invention de la photographie. Gallimard, 2001, 159 p

- De BAJAC, Quentin, La photographie, l’époque moderne 1880-1960. Gallimard, 2005, 159 p

- De FEYEL Gilles, La Presse en France des origines à 1944. Histoire politique et matérielle. Ellipses, 2000, 192 p

- De FREUND, Gisèle, Photographie et société. Éditions du Seuil, 1974, 222 p

- De FRIZOT, Michel, Nouvelle histoire de la photographie. Larousse, 2001, 775 p

- De LEMAGNY, Jean-Claude, ROUILLÉ, André, Histoire de la photographie. Bordas, 1986, 286 p

 

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La mort des géants

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

Les forces en présence ne pouvaient guère laisser d’espoir aux Vendéens. En face de Charette et de Stofflet, qui va lui aussi reprendre la lutte, le jeune général Lazare Hoche.
A peine vingt-sept ans, mais des talents militaires qui l’ont hissé au grade de général. Le Directoire, en août 1795, lui donnait toute l’armée des côtes s’élevant à 80000 hommes.
Sa mission : écraser la rébellion. 

BLa mort de Stofflet

Le chevalier Charette avait trente-trois ans, le courage et la ruse d’une bête fauve habituée à déjouer la mort jour après jour. Mais ses troupes avaient fondu et la défection du comte d’Artois (novembre) a fait souffler un vent de découragement chez la plupart des Vendéens. Du jour au lendemain, Charette va se retrouver avec un millier de fidèles.

Les Vendéens n’y croyaient plus. Continuer la lutte par fidélité au roi ? Mais il se désintéressait de ses derniers défenseurs. Pour la religion ? Mais le général Hoche permettait désormais de pratiquer librement le culte, et lui-même poussait ses généraux à se montrer aux offices. Contre la conscription ? Mais Hoche l’avait fait lever. Alors, à quoi bon ! Même les prêtres vendéens déconseillaient la reprise des combats.

Des grands chefs de l’insurrection, il ne restait, en cet automne 1795, que les deux farouches ennemis, Charette et Stofflet. Tout les séparait, sauf le but de leur combat. Stofflet reprit les armes, le 26 janvier 1796 sur l’ordre du comte d’Artois, qui lui fut apporté avec le brevet de lieutenant général par le chevalier de Colbert. Comme Charette, il n’y croyait plus :

— Mes amis, déclara-t-il, nous marchons à l’échafaud ; mais c’est égal, vive le roi quand même !
Lui aussi espérait un prince. Gomme Charette il dut se contenter du brevet de général. Il ne put réunir plus de quatre cents hommes.

C’est à lui que Hoche va d’abord s’attaquer. Traqué dans ce Bocage qui est son royaume à lui. Stofflet se cache le 23 février 1 796 dans la ferme de la Saugreniere. Le bâtiment se trouve loin de toutes les routes, à l’abri de toute perquisition. Là, à la fin du jour, se tient une réunion entre l’ancien garde-chasse et cinq de ses fidèles, et des émissaires de la chouannerie mainiaute et normande. La rencontre a été organisée par l’abbé Bernier, futur négociateur du Concordat, qui saura bientôt faire comprendre à Bonaparte, à travers l’explication du combat des Vendéens, tout l’intérêt pour lui du rétablissement de la paix religieuse. A la nuit, on se sépare. Les conjurés s’éloignent en pataugeant dans la neige. A la ferme ne restent que Stofflet, son officier d’ordonnance Charles Lichstenheim, et quatre Vendéens.

A quatre heures du matin deux cents soldats et vingt-cinq cavaliers cernent la ferme. Qui a dénoncé Stofflet ? On ne le saura jamais. On a soupçonné l’abbé Bernier, sans preuves.

Stofflet pensait finir sur l’échafaud. Il se trompait. Il est fusillé à Angers, sur la place qui s’appelait le champs de Mars. C’est le 25 février, à neuf heures du matin. Il refuse le bandeau qui doit lui ceindre les yeux en disant :

Un général vendéen n’a pas peur des balles.
Il commande le feu en criant
— Vive la religion, vive le roi !
Il s’écroule.

Méfiez-vous, notre général. Voilà les Bleus !
Ce cri. poussé par des enfants. Charette va l’entendre sans cesse dans les semaines qui suivent, les quatre semaines qui aboutissent à sa capture.

Hoche (gauche), talonné par le Comité de Salut public, et plus encore exaspéré par cette guerre qui n’en est pas une et qui s’éternise, déploie des forces énormes pour traquer le fugitif. Il met le paquet : 32500 hommes répartis en cinq colonnes ratissent jour et nuit les clos et les champs entourés de fossés ou bordés de haies, perquisitionnent dans les fermes et les châteaux. interrogent. menaçent…

— Ne laissez pas reposer votre proie. insiste Hoche.
Tous les moyens sont bons pour attraper ce renard trop rusé, méme les pires :
— Faites déguiser quelques hussards et volontaires en paysans munis de cocardes blanches…

Sur l’ordre du général Hoche, l’adjudant général Jean-Pierre Travot a lâché son commandement des Sables pour diriger les recherches sur le terrain méme. Depuis le 18 janvier 1796. il suit le fugitif et sa troupe, on pourrait dire « pas à pas », réussissant a abattre quelques-uns des Blancs qui entourent Charette, mais ne parvenant pas à prendre la tête. Travot arrive toujours trop tard. Dans la paroisse de Maché (Vendée). que son gibier vient de quitter, il promet les 6000 louis d’or que l’on dit étre en possession du fugitif à qui le dénoncera.

Le 21 février, dans un château près du village de La Bégaudière, Charette lance son dernier ordre de rassemblement
De par le Roi. Il est ordonné à tous les hommes en état de marcher et de porter les armes. de se rassembler et de me rejoindre de suite sous peine de mort.

Les commandants de paroisses et les conseillers civils me répondront sur leur tète de l’exécution du présent ordre.
Le chevalier Charette

Un commandement bien impératif pour le proscrit qui ne dispose plus que d’un effectif très réduit, une centaine d’hommes dont la moitié à cheval, et qui fond jour après jour. Les défections, les trahisons se multiplient. Travot, sur dénonciation de paysans, s’empare des dépôts de poudre et de fusils de Charette. Au combat de La Begaudière, le chevalier vendéen réussit une fois encore à s’échapper, mais son escorte est décimée. Cette fois ce sont 400 grenadiers qui canardent les Blancs. Une trentaine reste sur le terrain, et des meilleurs : le frère de Charette, un de ses cousins, MM. de la Porte, Beaumel’ c. le porte-fanion…

Travot envoie à Hoche un bulletin de victoire.
La noblesse, les émigrés, les chefs, ont fait les frais de cette journée, trente au moins ont été tués.
Au soir du 22 mars, le fugitif et sa petite bande trouvent un refuge dans la ferme du métayer Delhommeau, à La Pellerinière. sur la rive ouest de la rivière la Boulogne qui se jette plus au nord dans le lac de Grand-Lieu.
Il pleut et la nuit vient de tomber. Depuis le matin, ils n’ont cessé de marcher dans les petits chemins creux, car ils n’ont plus de chevaux. essuyant les coups de feu des chasseurs de montagne du commandant Gautier. Charette est blessé et tremble de fièvre. Ils sont là quarante-six, qui lui sont entièrement dévoués. Les cernant dans un périmètre terriblement restreint : douze mille hommes.

 

Le lendemain. très tôt, dans [aube livide. Charette se réveille. Ses derniers fidèles sont allonges autour de lui son domestique Bossard et Pfeiffer, son garde du corps, un Allemand farouche et devoué comme un chien-loup, puis les survivants de son état-major : Samuel et Charles de l’Espinay de La Roche-Daveau, le chevalier de Gousinot, La Bouere… et puis l’épicier Joseph Renolleau. le bourrelier Pierre Morisseau. le forgeron Louis Sorin.

Charette a-t-il un pressentiment ? Il fait ses adieux a l’abbé Remaud, un prètre réfractaire qui le suit depuis longtemps :

— Vous me quitterez aujourd’hui. l’abbé. et vous passerez en Angleterre où vous direz a Monseigneur le comte d’Artois que je saurai mourir en chevalier français…
Il n’a pas le temps de finir…
— Les Bleus ! crie une sentinelle ou ouvrant brusquement la porte.
Il faut fuir. encore une fois. Courant a moitié courbe. Charette passe la Boulogne. Son petit groupe de tête se compose de Bossard et Pfeiffer du garçon meunier Jaunâtre et de Samuel de l’Espinay. Les autres suivent en peloton. [oreille aux aguets, le fusil à la main.
On arrive au hameau de La Guyonniére, un hameau tranquille.
— Allons, dit Charette, ils ne nous auront pas cette fois encore !

Il a parlé trop tôt. Sa présence aussitôt signalée. a déclenché un vaste mouvement d’encerclement. Fantassins et cavaliers convergent sur lui en provenance des Lucs au sud, de Montaigu à l’est et de Saint-Philbert au nord. A la sortie du village de La Guyonnière, qu’il traverse d’ouest en est, Charette tombe sur les grenadiers du général Valentin arrivant des Lucs.
Aussitôt, les Blancs se dispersent. Ils fonçent dans les chemins creux, sautent les haies. courent en ligne brisée, toujours talonnés par les grenadiers.

Charette est reconnaissable de loin avec son chapeau à panache blanc et à ganses d’or. Pfeif fer s’en rend compte. Il arrive par derrière, fauche le chapeau d’un geste du bras, s’en coiffe et met le sien sur la tête de son général. Puis il court comme un fou.
Il a vu juste ! Le tir se concentre sur la cible qu’il forme avec son panache. Atteint par trois balles, il culbute sur le sol. Des grenadiers s’élancent sur lui…

— C’est moi, Charette, dit-il.
Il meurt aussitôt. Le général Valentin accourt. Il exulte déjà ! Quel rapport triomphant il pourra faire à Hoche !
Il déchante immédiatement : ce n’est pas Charette qui gît à ses pieds. La chasse reprend.

Vers onze heures. Charette et les 35 hommes qui lui restent, prennent un peu de repos dans une ferme située au Sableau. Les habitants de la ferme ont disparu. Charette pose ses deux pistolets sur la table et coupe un morceau de pain. Il n’a pas le temps de le porter à sa bouche : des coups de feu claquent.

Charette, sans même reprendre ses pistolets, attrappe son espingole au vol et saute par la fenêtre. Avec trois de ses hommes, il se cache dans un taillis, juste le temps de tirer sur le général Valentin, de le rater, et de repartir en courant. Un quart d’heure plus tard, il rejoint ses hommes au hameau de La Boulaye.

Au même moment, le général Travot et 80 chasseurs entrent au château de La Chabotterie. A vol d’oiseau, il se trouve à peine à deux kilomètres de La Boulaye. Le château, à moitié incendié par la guerre vendéenne, se trouve sur la route qui monte de Belleville à Clisson. Travot décide une halte. Au moment où il se met à table, on lui amène un paysan qui a des révélations à faire. C’est un traître. On pense qu’il s’agissait du nommé Buet, et qu’il voulait venger la mort du curé de la Rabatelière abattu par les hommes de Charette. A l’entendre, il sait où se cache Charette, il est prêt à le livrer. Travot saisit ses armes et accompagné du capitaine Verges à la tete des quatre-vingt chasseurs, il part en courant avec le paysan.

Tout près de là, au hameau de La Boulaye. les Blancs se heurtent à la colonne du commandant Dupuy. Obligés de fuir à nouveau, ils foncent vers le nord-est, traversent au pas de course le village de La Morinière, puis enfilent un chemin passant au sud du château de La Chabotterie. li est midi. Sous les yeux ébahis des habitants, Charette et ses compagnons dévalent la petite route traversant le hameau du Fossé et s’engloutissent dans les taillis de La Chabotterie. Il suffit de les traverser pour atteindre le bois de l’Essart d’où il pourra gagner cette forét de Gralas où il sera en sûreté. Mais le chemin qui traverse les taillis est fermé aux deux extrémités par ce que les Vendéens appellent des « échaliers « . Ce sont des clôtures épaisses Aformées de ronces et d’épines, qui ne s’ouvrent que difficilement. On ne les déplace que pour le passage des charrettes et carrioles.

L’escalade du premier échalier se fait sans trop de mal. Il faut vite gagner l’autre bout du chemin. Encore une escalade, déjà plus pénible, puis Charette et ses derniers fidèles tombent sur le sol. se ramassent et détalent à toutes jambes. Mais. juste devant eux, surgissent Travot et ses chasseurs. Charette fait demi-tour, se hisse a nouveau sur l’espalier, non sans mal car son épaule droite a été atteinte par une balle la veille. et réussit à retomber de l’autre côté. Mais les deux issues sont bouchées, et quatre cents cavaliers cernent ce taillis de trois hectares.

Charette prend le parti d’essayer une sortie à travers la broussaille, vers le pré de la Musse. Mais il tombe sur le capitaine Vergés à l’affût. Le capitaine saisit ses deux pistolets et tire des deux mains a la fois en se précipitant sur le fugitif. Charette recule précipitamment, la figure inondée de sang car une balle l’a atteint au front, labourant le front en diagonale. Une autre penétre dans son épaule déjà blessée. Les forces lui manquent. Depuis le matin il court presque sans une halte dans une boue épaisse qui colle a ses bottes. Il n’en peut plus, il tombe et perd conscience. Son fidèle Bossard le prend sur ses épaules mais il n’a pas fait cinq pas qu’une balle l’abat raide mort. Samuel de l’Espinay se précipite alors et saisit le corps de son général sous les aisselles. Il veut le dissimuler derrière un fourré. Les Bleus surgissent de tous côtes. L’Espinay descend le premier, presque à bout portant, puis, criblé de balles s’écroule.

 

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les costumes de la chouannerie

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

volatiliser1La chouannerie ne change pas de caractère en passant aux ordres de Puisaye : une guerre de clair de lune menée sur la bruyère au chuintement du hibou par des soldats fantômes, c’est la figure déjà connue et seulement intensifiée dans son expression, qu’elle va continuer de présenter jusqu’à La Mabilais. D’où la même difficulté pour la saisir, la fixer. On pense la tenir et elle échappe. Les généraux républicains, les représentants aux armées, les administrateurs, tous gémissent sur cette mobilité incroyable de l’adversaire, sur sa faculté presque fabuleuse de disparaître, de se volatiliser.

« Parti de bandits, écrivaient déjà sous la Terreur les délégués de la Convention, disséminés en pelotons plus ou moins forts, ils se répandent dans les campagnes, sur les routes et dans les champs. Sont-ils en nombre, ils attaquent nos postes ; sont-ils isolés, c’est à l’abri des haies qu’ils tirent leur coup de feu sur les voyageurs, et principalement sur nos soldats. Ils ont plutôt l’air d’agriculteurs que de brigands embusqués. Tel a été saisi, un hoyau à la main, qui avait caché son fusil derrière un buisson…

Un uniforme les trahirait. Les Bleus ont le leur. Même en haillons, quand l’habit n’a plus ni forme ni couleur, quand la guêtre ne tient plus au soulier rattaché par des ficelles, leurs baudriers en croix, leurs briquets à poignée de cuivre, le balai de crin rouge de leurs vieux tricornes, la cadenette qui leur tape le dos et leurs longues moustaches gauloises les dénoncent à trois cents mètres.

Mais les chouans ! Sauf les déserteurs, dont beaucoup portent encore l’uniforme de l’ancienne armée, les autres, ne sauraient en être distingué à l’oeil nu.

Le costume des campagnes semble avoir été d’ailleurs à cette époque beaucoup moins divers qu’aujourd’hui. Dans le Maine comme dans la Cornouaille, on retrouvait chez les paysans ce bonnet de laine bleue ou rouge d’où coulaient jusqu’aux épaules de longs cheveux plats ou bouclés et que remplaçait, les jours de fête, le grand chapeau à cuve, cette veste brune ou grise doublée en hiver par une peau de bique ou de mouton, ces braies courtes et larges de berlinge, nommées bragou-braz en Bretagne, ces guêtres de cuir jaune, ces jarretières de couleur tranchante, ces sabots ou ces souliers ferrés pour les longues marches.

C’était là indistinctement et à quelques nuances près le costume de toute la paysantaille masculine de l’Ouest. Rien là de militaire, rien de significatif. Dans les expéditions, dans la bataille seulement, les signes distinctifs du clan apparaissent : des parements mobiles de diverses couleurs, le Sacré-Coeur accroché sur la poitrine ou porté en brassard, le chapelet à la ceinture ou au gilet, la médaille ou la statuette bénite de plomb fixée au chapeau avec la cocarde blanche. Et le porteur de hoyau de tout à l’heure se révélait le fusil de chasse au poing et la poire à poudre en sautoir. Mais que la poursuite commence, que le détachement des Bleus ou des gardes nationaux franchisse la haie et tombe sur l’assaillant embusqué derrière, tout disparaît à la seconde, fusil, poire à poudre, cocarde, amulettes, Sacré-Cœur : il n’y a plus qu’un nigous quelconque qui, à toutes les interrogations, répond par son décourageant nentenket (« je ne comprends pas »).

Sur les camps ou campements chouans, il n’est pas plus facile de se faire une opinion précise que sur les costumes. Peut-on même dire que ce fussent là des camps ? Ce sont tantôt des carrières abandonnées comme les caves de Laudéan, dans la forêt de Fougères ; tantôt des souterrains de fraîche date comme ceux d’Hubert dans la forêt de Vitré, aménagés en dortoirs au revers d’une faible éminence et où l’on n’accédait « qu’après avoir marché plus de cent pas dans un ruisseau (Pontbriand) ; tantôt une série d’alvéoles « profondes, recouvertes de branchages » et creusées derrière le rempart de quelque talus, comme à Saint-Bily ; tantôt des « baraques de planches », sept ou huit, avec « chacune vingt-cinq couchettes », comme à Boscény ; tantôt enfin (mais seulement après des razzias républicaines ou en cas d’émigration) de vrais villages sylvestres comme celui qu’a décrit Souvestre sous le nom de Placis de la Prenessaye et où cent huttes de charbonniers, dans une clairière, entouraient quelque grand chêne druidique exorcisé par les saintes images et par l’autel de verdure qui s’adossaient à son tronc.

Mais la plupart du temps, quand le signal du rassemblement » les tirait de leurs chaumières, les chouans ne s’embarrassaient point de tout ce luxe : la nuit venue, si le temps était propice, ils se roulaient à la belle étoile dans leur peau de bique et, au cas contraire, empruntaient le paillis ou le grenier d’une ferme voisine. Des grand’gardes, on ne prenait même point toujours la peine d’en poster ; les enfants, alertés, surveillaient les routes et, au premier bruit d’une troupe en marche, détalaient vers le camp en criant : « la Nation ! »

 

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Au château de Gombervaux (Meuse)

Posté par francesca7 le 7 juin 2014

 

 

280px-GombervauxLe Château de Gombervaux est un château du xive siècle situé près de Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine.

Cette maison forte, dont il ne subsiste guère que la façade, était dotée de quatre tours d’angle et d’un altier donjon-porche à créneaux. Partie du château (par abus de langage) a été utilisée comme carrière de pierre par les habitants des villages circonvoisins. Le château est entouré de douves emplies d’eau, alimentées par trois sources. L’eau des douves est régulée par une vanne et le trop-plein s’écoule dans le fossé dit de Gombervaux».

Le site de Gombervaux a été classé au titre des Monuments historiques par un arrêté du 21 mars 1994. La création de l’Association Gombervaux, le 11 janvier 1989, a permis de sauver le château qui était alors totalement a l’abandon, ses douves n’existaient plus, et la végétation avait envahi le château. Grâce aux efforts de l’association le château de Gombervaux a pu renaître de ses ruines, de nombreux éléments ont été restaurés. L’association anime le lieu en organisant des actions culturelles et touristiques, attirant un large public soucieux de mieux connaitre ce patrimoine régional. Pour en savoir plus sur l’association et ses actions, vous pouvez aller sur leur site www.gombervaux.com

Selon la légende, le premier château de Gombervaux serait l’oeuvre des quatre fils Aymon, héros ardennais, ou bien un pavillon de chasse de Charlemagne.

Après maints succès et libéralités royales, Geoffroy de NANCY se livre à des exactions, abus de pouvoirs, agissant plus en tyran qu’en pondérateur. Le 16 février 1348, un arrêt du Parlement de Paris le condamne. En 1350, Jean II le Bon, roi de France, fait arrêter Geoffroy qu’il accuse de forfaiture. Geoffroy réussit à s’enfuir pour se réfugier à La Ferté-sur-Chiers (Ardennes). Banni du royaume par contumace, ses biens sont confisqués. Le roi est vaincu à Poitiers par les Anglais et s’en va, prisonnier, à Londres. Charles V est paré du titre de lieutenant du royaume. Geoffroy se fait enjôleur et plaide sa cause, obtient son pardon et récupère, le château de Gombervaux, en cours de reconstruction, mais non son territoire, puis aussi partie de ses biens, largement amputés. Le dauphin lui accorde, en mars 1358, des lettres de grâce. Et le 11 du même mois Geoffroy de Nancy prête foi et hommage au dauphin Charles pour la seigneurie de Gombervaux dans laquelle il est rentré en possession. Geoffroy jouit encore quelque temps de titres honorifiques mais son pouvoir a été sérieusement amoindri.

Gombervaux est situé à 3,5 km au nord ouest de Vaucouleurs, en contrebas de la route qui mène à Commercy (D 964). Autrefois, ce point de passage obligé entre Vaucouleurs et Void surveillait les chemins reliant plusieurs villages de la châtellenie (SauvoyUgnyOurches, etc.). Niché au creux d’un vallon, le site dessine un quadrilatère entouré de larges fossés en eau. Avec la basse-cour adjacente (ferme actuelle), il forme un ensemble surprenant entre la forêt et les champs de colza. 

La façade sud est dominée en son milieu par un imposant donjon-porche crénelé, haut de 22 m. Elle témoigne d’une réelle qualité de construction (grand appareillage) et d’un goût certain pour l’ornementation (pierres jaunes et blanches, arc en tiers-point, archères finement travaillées, etc.). Les blasons sculptés sur le donjon et au-dessus des fenêtres représentent les familles seigneuriales qui se sont succédé à Gombervaux. 

Il ne subsiste que trois des quatre tours d’origine ; celle du nord-ouest a disparu, celle du nord-est s’est en partie effondrée au cours de l’hiver 1952-53. 
A l’origine, ces tours, presque aussi élevées que le donjon-porche, étaient coiffées de toits coniques en tuile (à l’exception de la tour nord-ouest, recouverte d’ardoise). 

170px-Château_de_gombervauxL’un des joyaux du château est la grande salle du logis sud-ouest, récemment protégée par une vaste toiture. Au centre : une grande cheminée dont les piédroits reposent sur des supports trapézoïdaux, dans le style gothique. C’est probablement dans cette cheminée que Taillevent a rôti les sangliers, paons et perdrix du banquet servi au roi Charles V en 1367. La voûte d’une des deux fenêtres encadrant la cheminée est décorée de petites fleurs peintes à même la pierre. 

Les travaux réalisés : 1989: Mise hors d’eau provisoire de la grande salle et de la tour sud-est.

Etaiement de la grande cheminée.

-        1990: Début de réfection de la salle voûtée. Déblaiement du premier étage de la tour sud-est; pose d’une toiture autoportante.

-        1991: Restauration du mur de soutènement de la grande salle; pose d’une dalle de béton. Réfection du sommet de la courtine sud-est

-        1992: Pose d’échafaudage en bois contre la tour nord-est à demi effondrée (5 niveaux de travail). Réfection d’une fenêtre de la courtine sud-est.

-        1993: Sauvegarde du mur ouest: pose d’un échafaudage en bois (4 niveaux), ouverture d’une fenêtre comblée. Début de réfection de la base de la tour sud-ouest.

-        1994: Installation d’escaliers et de passerelles entre les différents logis. Réfection de deux fenêtres. Début du nettoyage des douves.

-        1995: Travaux de réfection de la Salle voûtée, mise en place de la grille métallique, aménagement de la cour intérieure et assemblage et montage de la charpente en résineux pour en coiffer la tour sud-est.

-        1998: Début de la consolidation du parement du premier étage de la tour sud-est.

-        2000 et 2001: exploration archéologique avec le concours du SRA, permet la découverte, le soubassement de la tour nord-ouest, disparue, des vestiges du mur de courtine, un dallage de fours probablement du xviiie siècle.

-        2002: travaux d’ampleur sur le château ; tour sud-ouest : restauration du parement extérieur côté douves, restauration du cœur de la cheminée intérieure au premier étage ; salle voûtée : réfection de plusieurs arcs doubleaux menaçant de s’effondrer et réfection de l’embrasure de la fenêtre côté cour. Le coût total des travaux fût financé par les subventions de la DRAC Lorraine, de l’Union européenne, du propriétaire et de l’Association.

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