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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

L’enfance de Gérard de Nerval

Posté par francesca7 le 30 mai 2014

 

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance 
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin, 
je coulai ma douce existence, 
Sans songer au lendemain. 
Que me servait que tant de connaissances 
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice, 
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines 
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine 
Que, dans notre vaste univers, 
Tous les maux sortis des enfers, 
Avaient établi leur domaine ? 

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées, 
Car dans ces heureuses contrées 
Les hommes étaient des enfants.

 

220px-Félix_Nadar_1820-1910_portraits_Gérard_de_NervalGérard de NERVAL   (1808-1855)

Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie, est un écrivain et un poète français, né le 22 mai 1808 à Paris, ville où il est mort le 26 janvier 1855. Il est essentiellement connu pour ses poèmes et ses nouvelles, notamment son ouvrage Les Filles du feu, recueil de nouvelles (la plus célèbre étant Sylvie) et de sonnets (Les Chimères) publié en 1854.

Le 26 janvier 1855, on le retrouva pendu aux barreaux d’une grille qui fermait un égout de la rue de la Vieille-Lanterne (voie aujourd’hui disparue, qui était parallèle au quai de Gesvres et aboutissait place du Châtelet, le lieu de son suicide se trouverait probablement à l’emplacement du théâtre de la Ville), pour « délier son âme dans la rue la plus noire qu’il pût trouver », selon la formule de Baudelaire. Ses amis émirent l’hypothèse d’un assassinat perpétré par des rôdeurs, au cours d’une de ses promenades habituelles dans des lieux mal famés, mais il s’est certainement suicidé. Toutefois le doute subsiste car il fut retrouvé avec son chapeau sur la tête alors qu’il aurait normalement dû tomber du fait de l’agitation provoquée par la strangulation.

On retrouva une lettre dans laquelle il demandait 300 francs, somme qui, selon lui, aurait suffi pour survivre durant l’hiver. La cérémonie funéraire eut lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cérémonie religieuse qui lui fut accordée malgré son suicide présumé du fait de son état mental. Théophile Gautier et Arsène Houssaye payèrent pour lui une concession au cimetière du Père-Lachaise.

 

 

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Mimi Pinson chanson d’Alfred

Posté par francesca7 le 30 mai 2014

 

Chanson                    téléchargement (1)

Mimi Pinson est une blonde,
Une blonde que l’on connaît.
Elle n’a qu’une robe au monde,
Landerirette !
Et qu’un bonnet.
Le Grand Turc en a davantage.
Dieu voulut de cette façon
La rendre sage.
On ne peut pas la mettre en gage,
La robe de Mimi Pinson.

Mimi Pinson porte une rose,
Une rose blanche au côté.
Cette fleur dans son coeur éclose,
Landerirette !
C’est la gaieté.
Quand un bon souper la réveille,
Elle fait sortir la chanson
De la bouteille.
Parfois il penche sur l’oreille,
Le bonnet de Mimi Pinson.

Elle a les yeux et la main prestes.
Les carabins, matin et soir,
Usent les manches de leurs vestes,
Landerirette !
A son comptoir.
Quoique sans maltraiter personne,
Mimi leur fait mieux la leçon
Qu’à la Sorbonne.
Il ne faut pas qu’on la chiffonne,
La robe de Mimi Pinson.

Mimi Pinson peut rester fille,
Si Dieu le veut, c’est dans son droit.
Elle aura toujours son aiguille,
Landerirette !
Au bout du doigt.
Pour entreprendre sa conquête,
Ce n’est pas tout qu’un beau garçon :
Faut être honnête ;
Car il n’est pas loin de sa tête,
Le bonnet de Mimi Pinson.

D’un gros bouquet de fleurs d’orange
Si l’amour veut la couronner,
Elle a quelque chose en échange,
Landerirette !
A lui donner.
Ce n’est pas, on se l’imagine,
Un manteau sur un écusson
Fourré d’hermine ;
C’est l’étui d’une perle fine,
La robe de Mimi Pinson.

Mimi n’a pas l’âme vulgaire,
Mais son coeur est républicain :
Aux trois jours elle a fait la guerre,
Landerirette !
En casaquin.
A défaut d’une hallebarde,
On l’a vue avec son poinçon
Monter la garde.
Heureux qui mettra sa cocarde
Au bonnet de Mimi Pinson !

 

220px-Alfred_de_mussetAlfred de MUSSET   (1810-1857)

Alfred de Musset est un poète et un dramaturge français de la période romantique, né le 11 décembre 1810 à Paris, ville où il est décédé le 2 mai 1857.

Lycéen brillant, Alfred de Musset abandonne vite ses études supérieures pour se consacrer à la littérature à partir de 1828-1829. Dès l’âge de 17 ans, il fréquente les poètes du Cénacle de Charles Nodier et publie en 1829, à 19 ans, Contes d’Espagne et d’Italie, son premier recueil poétique qui révèle son talent brillant. Il commence alors à mener une vie de « dandy débauché ». En décembre 1830, sa première comédie La Nuit Vénitienne est un échec accablant qui le fait renoncer à la scène pour longtemps. Il choisit dès lors de publier des pièces dans La Revue des Deux Mondes, avant de les regrouper en volume sous le titre explicite Un Spectacle dans un fauteuil. Il publie ainsi À quoi rêvent les jeunes filles ? en 1832, puis Les Caprices de Marianne en 1833. Il écrit ensuite en 1833 son chef-d’œuvre, le drame romantique, Lorenzaccio, publié en 1834 (la pièce ne sera représentée qu’en 1896) après sa liaison houleuse avec George Sand et donne la même année Fantasio et On ne badine pas avec l’amour. Il publie parallèlement des poèmes tourmentés comme la Nuit de mai et la Nuit de décembre en 1835, puis La Nuit d’août (1836) La Nuit d’octobre (1837), et un roman autobiographique La Confession d’un enfant du siècle en 1836.

Dépressif et alcoolique, au-delà de 30 ans, il écrit de moins en moins : on peut cependant relever les poèmes TristesseUne soirée perdue (1840), Souvenir en 1845 et diverses nouvelles (Histoire d’un merle blanc, 1842). Il reçoit la Légion d’honneur en 1845 et est élu à l’Académie française en 1852. Il écrit des pièces de commande pour Napoléon III. Sa santé se dégrade gravement avec son alcoolisme et Alfred de Musset meurt à 46 ans, le 2 mai 1857 : il est enterré dans la discrétion au Cimetière du Père-Lachaise, après des obsèques en l’église Saint-Roch. Ludovic Vitet, au nom de l’Académie française prononce l’éloge funèbre.

Redécouvert au xxe siècle, Alfred de Musset est désormais considéré comme un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une interrogation sur la pureté et la débauche, une exaltation de l’amour et une expression sincère de la douleur. Sincérité qui renvoie à sa vie tumultueuse qu’illustre emblématiquement sa relation avec George Sand.

En 1999, la liaison entre Alfred de Musset et George Sand a fait l’objet d’une adaptation cinématographique de Diane Kurys, Les Enfants du Siècle.

Les œuvres de Musset ont fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques :

  • Il ne faut jurer de rien !, réalisé par Éric Civanyan, sorti en 2005
  • Confession d’un enfant du siècle, réalisé par Sylvie Verheyde, sorti en 2012

 

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Mouton-Rothschild grand nom

Posté par francesca7 le 30 mai 2014

 

téléchargementPropriétaire : Philippine de Rothschild. Un nom et peut-être plus encore un prénom. Philippine, c’est du tempérament, un caractère bien trempé comme l’était celui de son père Philippe, qui, le premier, imposa la mise en bouteille au château en 1926. Jusque-là, c’était au négociant qu’échoyait ce rôle et les dégustateurs de l’époque comparaient telle mise à une autre, élevage soigné ou pas, avec ajout parfois d’autres vins en provenance de la vallée du Rhône nord ou d’ailleurs quand le millésime était déficient. Ce Brane-Mouton, comme il s’appelait autrefois, relève davantage d’un tumultueux bélier que d’un gentil ovidé juste bon à la tonte. Bien géré mais de loin par quelques générations de Rothschild, il prend sa véritable identité en 1922 avec l’arrivée de ce jeune homme fougueux âgé de 20 ans, Philippe de Rothschild. En 1945, il crée la fameuse étiquette avec le V de la victoire illustré par Philippe Jullian. Depuis, chaque année, un nouveau peintre réalise la nouvelle étiquette du millésime. En 1973, il obtient l’impensable : la révision du classement de 1855 et l’accession au rang de premier cru classé de Mouton.

Ambassadrice infatigable de son domaine, Philippine a poursuivi l’oeuvre du baron. Avec le recrutement de Philippe Dhalluin comme directeur technique, Mouton a franchi un nouveau pas qualitatif. Davantage de pureté et de définition, plus de réussite dans les millésimes moyens. Surtout, une sélection beaucoup plus sévère qu’autrefois. Mouton a réduit sa production de moitié ou presque. La création de Petit-Mouton, le second vin, a contribué à cette hypersélection. Puis chaque cuve abrite désormais des parcelles bien précises qui sont écoulées « quand chacune semble à son optimum », dit Philippe Dhalluin. 

Le nouveau chai, prévu, discuté, minutieusement étudié car sa réalisation nécessitait la démolition d’une bonne part des bâtiments actuels, a été inauguré en juin dernier lors de Vinexpo. Il apporte encore plus de précision sans gommer toutefois ce qui a donné sa célébrité à Mouton : son nez. Ah, le nez de Mouton, comme celui de Cléopâtre, a beaucoup occupé les esprits ! Certaines années, les plus réussies en général, il développe des arômes de café, de moka, qui ne sont pas sans rappeler les odeurs que peuvent apporter les élevages en barriques fortement chauffées. Le nez de Mouton, disaient certains, c’est de la triche, de l’artifice, quelque chose que l’on rajoute et qui n’est pas inhérent au vin. La vérité est à mi-chemin : « Ce sont des parcelles dans le coeur historique du vignoble qui développent ça. On le trouve aussi sur une parcelle d’Armailhac, sans que l’on puisse trouver une explication technique. Cela se sent dès la vinification ! » commente Dhalluin. Mais, autrefois, les anciens maîtres de chai avaient repéré que cette nuance était présente sur les bons millésimes. Alors, pour forcer le destin, ils n’hésitaient pas à utiliser des barriques bien chauffées, toastées, qui, au moins sur les vins jeunes, donnaient l’illusion du moka en conférant au vin la petite touche café… Mouton, particulièrement réussi en 2012, a également à son palmarès un monument : le 2006, composé à 87 % de cabernet-sauvignon et à 13 % de merlot. « Nous n’avons pas utilisé les cabernets francs. Ils avaient beaucoup de fruit, mais ils conféraient au grand vin comme un petit creux en bouche », commente Philippe Dhalluin. L’équipe technique a choisi de procéder à des extractions et à des macérations assez courtes. « Nous savions que les tanins étaient présents et se libéraient facilement dans le vin. Simplement, il fallait les gainer, leur donner de la chair, sinon ça pouvait ressembler aux vins de 1994 ou de 1996, un peu sévères », complète le responsable technique, Éric Tourbier. Autre belle réussite récente, le 2008, d’une parfaite élégance, et le solaire 2009, qui, en vieillissant, perd un peu de son exubérance au profit d’une assise solide et raffinée. 

 

article LePoint.fr 

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Le massacre de Savernay

Posté par francesca7 le 29 mai 2014

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Au soir du 23 décembre 1793, Westermann vient d’écraser les Vendéens à Savenay, au terme d’une terrible campagne de deux mois qui a mené les troupes royalistes et des milliers de femmes et d’enfants en fuite, jusqu’aux côtes de la Normandie. Cette déroute a marqué la fin de la guerre de Vendée.

Les quelque vingt mille survivants, toujours sous le commandement de La Rochejaquelein, traversent Laval le 14 et, par Craon et Pouancé, arrivent à Ancenis le 16, retrouvant ainsi la Loire et, au-delà, leur pays abandonné deux mois plus tôt. La Rochejaquelein, Stofflet et une centaine d’hommes réussissent à traverser le fleuve, dans le but de créer une tête de pont sur la rive gauche. Un millier de personnes les suivent au cours de la journée. Mais bientôt des canonnières venues de Nantes rendent la traversée impossible, cependant que Westermann approche d’Ancenis. La rage au coeur, les Vendéens renoncent à franchir le fleuve et décident de gagner la basse Loire en contournant Nantes. Ils sont le 20 à Blain. Là, ce qui reste de l’état-major blanc désigne Fleuriot comme généralissime. Talmont, furieux de ne pas avoir été choisi, quitte l’armée et gagne ses terres du Bas-Maine.

L’avance lente mais inexorable des troupes républicaines de Marceau, Kléber et Westermann ne laisse aux Vendéens d’autre choix que d’atteindre Savenay.

C’est là, à Savenay, que les Vendéens, encerclés par les troupes de Marceau et de Kléber, vont tirer leurs dernières cartouches avant de succomber. 

Le 23 décembre, les Royalistes font un effort pour se dégager et ils parviennent à faire reculer l’avant-garde républicaine. Kléber accourt, voit le danger et il s’en prend au général Verger qui commande cette avant-garde et qui répond :
— Nous n’avons plus de munitions.
— Eh bien ! écrasez-les à coups de crosse… Grenadiers, en avant…

Les Vendéens occupent trois fois Savenay. mais trois fois, ils doivent se replier. Un de leurs chefs. Marigny, apercevant madame de Les-cure. s’écrie :

— C’en est fait, madame. nous sommes perdus : dans douze heures l’armée sera exterminée. J’espère mourir en défendant votre drapeau ; vous, tâchez de fuir. Adieu…

Tout est perdu, en effet, et rien désormais ne peut sauver les Royalistes.
Les Républicains se précipitent… Ils tuent, ils égorgent, ils sabrent et tout le terrain est jonché de cadavres. Il y a eu, dit-on, plus de 15000 morts à cet endroit.

Deux généraux ont laissé leurs témoignages sur cette bataille de Savenay. Tribout tout d’abord :
Bientôt. il n’y aura plus de traces de l’armée brigantine et l’on pourra dire que la guerre de Vendée est finie. On m’avait confié la garde de la Vilaine, nul ne l’a passée, nul ne la passera. Je ne veux pas de prisonniers, ils mettraient la peste dans notre armée. Que les amis de la royauté aillent dans l’autre monde rejoindre les tyrans ils les aiment. qu’ils restent avec eux. »,
De son côté, Westermann écrit au Comité de Salut public :

Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui. au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé.. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs endroits ils font pyramide.

 Certes, la virée de galerne a été pour les Vendéens une effroyable hécatombe, mais qu’il est difficile de chiffrer avec certitude, dans la mesure où reste incertain le nombre de ceux qui ont franchi la Loire le 18 octobre — le chiffre de soixante mille étant sans doute un minimum. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’au soir du 23 décembre, seuls quelques milliers d’hommes et de femmes (dont la future marquise de La Rochejaquelein) échappent au massacre. Il convient d’y ajouter ceux qui, entre Le Mans et Savenay, ont réussi soit à rejoindre les quelques bandes chouannes opérant aux confins du Maine-et-Loire et de la Loire-Inférieure, contribuant à les renforcer et à les encadrer, soit à passer la Loire à Ancenis à la suite d’Henri de La Rochejaquelein et de Stofflet : au total, peut-être deux ou trois mille hommes qui, avec les rescapés de Savenay, n’atteignent sûrement pas dix mille. C’est donc au moins cinquante mille Vendéens qui périssent au cours de ces deux mois : soldats tombés au combat ou faits prisonniers, puis exécutés sommairement ou guillotinés ou noyés à Nantes ; civils — prêtres, femmes, enfants, vieillards — tombés sous les coups des soldats républicains, notamment lors des effroyables tueries du Mans et de Savenay, ou, plus nombreux encore, victimes de la dysenterie,

 

http://www.histoire-en-questions.fr/ 

 

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Au Mans, la ripaille !

Posté par francesca7 le 29 mai 2014

 

mans21793, Westermann vient d’écraser les Vendéens à Savenay, au terme d’une terrible campagne de deux mois qui a mené les troupes royalistes et des milliers de femmes et d’enfants en fuite, jusqu’aux côtes de la Normandie.

Le Mans… Quelle aubaine pour des hommes qui depuis des semaines sont privés de tout et doivent se contenter d’une mauvaise et maigre nourriture. La ville est bien ravitaillée et on y trouve des vivres en abondance.
Des vivres et surtout du vin…
Les hommes. affamés. font cuire de grands quartiers de viande et mettent en perce les tonneaux qu’ils trouvent dans les caves. Nombreux sont alors ceux qui sont complètement ivres et qui, ne pouvant plus marcher, tombent dans les rues et. comme à Châtillon deux mois avant. s’endorment sans se soucier de ce qui peut se passer autour d’eux.

Fort heureusement quelques détachements, sans doute mieux commandés. veillent aux portes de la ville. Ce sont ces braves qui, à plusieurs reprises, repoussent victorieusement les Républicains qui tentent de reprendre Le Mans.

Les chefs royalistes tiennent conseil à l’hôtel de la Biche. place des Halles. Les uns vou draient laisser leurs hommes se reposer pendant quelques jours. Les autres veulent continuer la marche en direction de Paris. La Rochejaquelein hésite. Il sait que ses soldats sont épuisés et qu’ils ne veulent pas continuer à se battre loin de leur pays. 

Or deux armées viennent de se concentrer près de La Flèche et se préparent a passer à l’attaque.
Le jeudi 12 décembre, les troupes de Westermann. de Marceau et de Kléber parviennent pénétrer dans la ville où elles se heurtent à une vive résistance de la part des soldats groupés autour du prince de Talmont. La Rochejaquelein, de son côté. veut contourner l’ennemi mais cette audacieuse manoeuvre ne peut réussir car. à chaque instant, les Bleus reçoivent de nouveaux renforts.

Les Vendéens maintenant se réfugient dans les maisons qu’ils transforment en véritables fortins et d’où ils mitraillent leurs adversaires. 

On se bat pendant toute la nuit et des deux côtés les combattants sont épuisés. Westermann lui-même à bout de forces s’endort à quelques mètres de l’ennemi.

On assiste alors à une telle tuerie que Kléber et Marceau indignes font cesser le feu et l’on voit les grenadiers des régiments d’Armagnac et d’Aunis protéger les royalistes afin de leur permettre de s’enfuir. Chez les femmes. les vieillards et les enfants. c’est l’affolement et les malheureux ne savent pas de quel côté se diriger pour fuir la boucherie. Il faut que quelques hommes courageux les sauvent en contenant les Républicains.

Le vendredi 13, les Bleus sont totalement maîtres de la situation. Westermann. moins généreux que Kléber et que Marceau, continue à faire égorger les survivants. On dit qu’environ 15000 personnes ont trouvé la mort au cours du combat. Des femmes sont violées puis massacrées. Le général Kléber dira plus tard.

— On ne saurait imaginer le carnage qui se fit ce jour-là.

C’est près du Mans que la mère de Jean Chouan va trouver la mort. Ayant suivi l’armée royaliste elle se trouve au Mans au moment de la défaite et, malgré les conseils de son fils, elle veut prendre un peu de repos avant de s’enfuir. Quand elle veut quitter la ville elle est prise dans la foule des fuyards, renversée à terre, piétinée et affreusement blessée par les roues d’un chariot qui lui passe sur le corps. Relevée par deux de ses compatriotes, elle expire dans une maison abandonnée où ceux-ci l’ont transportée. Après la mort de sa mère, Jean Chouan quitte l’Armée catholique et royale et s’en retourne en Mayenne, dans le bois de Misedon. Ainsi lui et ses compagnons vont échapper au massacre de Savenay.

Aux environs du Mans. le carnage se poursuit. On assiste à des scènes qu’il est difficile de décrire et si certains Républicains font preuve de générosité. d’autres se déchaînent avec sauvagerie. C’est ainsi qu’ l’on voit l’un d’eux conduire dans sa maison des femmes et des enfants en leur disant qu’ils vont y trouver un lieu de repos et un asile sûr. Arrivés là. les fugitifs sont reçus par des soldats qui les égorgent sous les yeux de leur complice. La fille de ce misérable, indignée, intervient alors pour sauver plusieurs de ceux que son père veut conduire à la mort. 

Certains Vendéens qui ont échappé à la tuerie sont arrétés et vont subir une dure captivité en attendant d’être fusillés. Dans un récit écrit pour sa famille. Mlle Isidore de Gourcuff. qui est tombée entre les mains des Républicains. a donné ses impressions.

« Après nous avoir fouillés et pris ce que nous avions. l’on nous conduisit à l’état-major pour décider si on nous fusillerait. Plusieurs étaient d’avis de ne faire gràce qu’à celles qui n’avaient pas 15 ans. Nous les avions presque toutes… Le moment le plus périlleux pour nous. ce fut quand nous traversâmes la ville pour aller en prison. Nous passâmes au milieu de l’armée des Mayençais et nous entendions dire qu’il fallait nous fusiller.

Nous marchions sur les corps morts et dans des ruisseaux de sang. entendant continuellement des cris de personnes qui demandaient qu’on les achevât, d’autres qu’on jetait par les fenêtres et qui étaient reçues au bout d’une pique… Notre prison fut un autre suplice. Je fus transférée trois fois. La seconde. nous fûmes mis dans une église. hommes et femmes n’ayant de pain que tous les trois jours. tous malades et mourant de faim. couverts de poux, pas seulement de place a s’allonger, obligés de rester debout ou assis, ce qui n’est pas commode pour dormir. Tous les jours il mourait 7 à 8 personnes. »

Il faut cependant rendre hommage a ceux qui surent se montrer humains, tels ces grenadiers de Marceau qui sauvent Mlle Angélique des Melliers et la conduisent à leur chef. Celui-ci prend la jeune fille sous sa protection et il va la placer à Laval chez des personnes auxquelles il demande de la soigner. Hélas. quelques semaines après. Angélique est arrêtée et condamnée à mort. Prévenu. Marceau intervient auprès du Comité de Salut de Paris et obtient la grâce de sa protégée mais quand il arrive a Laval pour la faire libérer, la tète d’Angélique vient de tomber sous le couperet de la guillotine.

Revenons aux rescapés du Mans qui, pourchassés. se dirigent maintenant vers Ancenis ou La Rochejaquelein espère qu’il sera possible de passer la Loire.

http://www.histoire-en-questions.fr

 

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, Sarthe | Pas de Commentaire »

A l’assaut d’Angers

Posté par francesca7 le 29 mai 2014

 

angersAu soir du 23 décembre 1793, Westermann vient d’écraser les Vendéens à Savenay, au terme d’une terrible campagne de deux mois qui a mené les troupes royalistes et des milliers de femmes et d’enfants en fuite, jusqu’aux côtes de la Normandie. Cette déroute a marqué la fin de la guerre de Vendée.

Le mardi 3 décembre. c’est une armée délabrée qui se présente sous les murs d’Angers où la garnison a été renforcée par plusieurs régiments que commandent les généraux Kléber, Cannuel et Tilly. La ville est en état de siège. Au cours des journées qui ont précédé l’arrivée des royalistes, les conventionnels Francastel et Esnue-Lavallée ont multiplié leurs actes de cruauté. Cinquante-huit prêtres ont été envoyés a Nantes pour y être noyés. En cours de route plusieurs de ces malheureux seront jetés dans le Maine par leurs gardiens. De nombreuses femmes sont condamnées à mort. Fort heureusement pour elles. les soldats qui les gardent refusent de devenir leurs bourreaux. Elles sont alors conduites à Montreuil-Bellay où plusieurs vont périr.

L’attaque contre Angers commence le 3 décembre et les Vendéens s’emparent assez rapidement des faubourgs mais ils ne peuvent forcer les portes de la ville. Le lendemain, l’artillerie de l’Armée catholique et royale parvient à pratiquer une brèche dans les remparts près de la porte Saint-Michel. La Rochejaquelein s’élance mais ses hommes ne le suivent pas et. pris sous la mitraille. ils reculent.
Stofflet avait promis a ses soldats de les laisser piller la ville quand celle-ci serait prise ce qui provoque les protestations de plusieurs autres chefs qui s’opposent à tout acte de pillage.
— Si nous nous permettions un tel crime. disent-ils. Dieu nous punirait et il serait juste.
Après plus de cinquante heures de combat. les Vendéens, qui craignent d’être pris à revers par l’armée de Marceau, renoncent a occuper Angers et se retirent, laissant 2000 morts sur le terrain. La Rochejaquelein qui a toujours été à la tète des assaillants est désespéré car il se rend compte de l’importance de l’échec que ses troupes viennent de subir.

 

En revanche à l’intérieur d’Angers les républicains se réjouissent et pour fêter leur victoire ils prennent l’arrêté suivant :
‹« Toutes les têtes des brigands tués pendant le combat des deux jours seront coupées et disséquées pour être ensuite exposées sur les remparts au bout des piques. »

Cet arrêté reçut un commencement d’exécution mais les médecins ne purent aller jusqu’au bout de leur tâche. Les républicains se vengèrent alors sur les vivants.

Des prisonniers avaient été faits au moment de la retraite des Vendéens. Parmi eux on comptait Marcombe, Morna, madame de Civrac, abbesse d’Angoulême. madame d’Aubeterre, abbesse de Fontevrault et plus de cent cinquante laboureurs. Tout cela périt en moins de quarante-huit heures. Madame d’Aubeterre avait quatre-vingt-deux ans et était aveugle. Morna était encore un enfant qui ne consentit pas a livrer sa vie sans combat. Il résista. Les Bleus déchirèrent son corps à coups de baionnette puis on le conduisit au port de l’Ancre. Morna. tout sanglant s’échappe de leurs mains. Il se jette dans les marais. et la les exécuteurs le poursuivent. le traquent et le tuent comme un canard sauvage.

Durant trois jours ce fut une boucherie : le sang coula sur tous les points de la ville. Mais les prisonniers manquèrent bientôt a Franscatel et à Esnue-Lavallée. Les deux conventionnels se virent alors condamnés au repos.
Ils devaient prendre leur revanche quelques mois après en faisant fusiller à Avrillé (Maine-et-Loire) plus de 2000 personnes.

Après avoir subi cet échec sous les murs d’Angers. les Vendéens poursuivent leur course à travers la campagne aussi bien pour fuir les troupes républicaines lancées à leurs trousses que pour se procurer les vivres qui leur manquent. Les villes de Jarzé et de Baugé les voient passer.

L’Armée catholique et royale — du moins ce qu’il en reste — traîne toujours a sa suite son pitoyable troupeau de femmes et d’enfants. Beaucoup succombent en cours de route victimes du froid et de la maladie. Chaque bivouac. abandonné au petit jour, est jonché de cadavres qui demeurent là sans qu’il soit possible de leur donner une sépulture tellement ils sont nombreux.

Le samedi 7 décembre. les Vendéens sont à La Flèche (Sarthe) d’où ils délogent les six mille hommes du général Chabot. Deux jours après celui-ci veut reprendre l’offensive. mais cette fois encore il est battu. Le général Westermann n’a pas plus de chance. Lui aussi est repoussé par cette armée de spectres en haillons qui ne dispose plus que de trente canons et d’une quinzaine de milliers d’hommes en état de se battre.

Après La Flèche, voici Le Mans d’où les archives ont été déménagées. où l’on vit dans l’appréhension.
L’Armée catholique et royale y arrive le mardi 10 décembre après avoir parcouru 40 kilomètres sans halte.
Elle bouscule à Pontlieu quatre mille Républicains qui assurent la protection de la ville et, balayant la garnison. investit Le Mans sans coup férir tandis que les autorités s’enfuient en direction dAlençon et de Chartres.

http://www.histoire-en-questions.fr 

 

 

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Influence des civilisations Bourguignonne

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

 

Du vase de Vix aux vitraux modernes de la cathédrale de Nevers, la Bourgogne offre au visiteur un riche patrimoine, témoin de toutes les époques artistiques. Églises romanes, monastères cisterciens ou bénédictins, hôtels-Dieu et chemins de Saint-Jacques jalonnent cette terre de spiritualité. Petites cités et belles villes invitent à la flânerie, tout autant que les châteaux et leurs jardins.

180px-Chivres_-_saint_Léger_3Carrefour de routes et de voies d’eau, la région a connu, depuis la plus haute Antiquité, des migrations de peuples et subi l’influence de civilisations diverses. Sous le règne du monachisme, l’art roman fleurit autour de Cluny et de Cîteaux. Une autre période, très riche sur le plan de la création artistique, est celle du gothique tardif déployé à la cour des grands-ducs. Philippe le Hardi puis Philippe le Bon seront les mécènes d’une pléiade de peintres, sculpteurs, musiciens, originaires pour la plupart des « Pays-Bas » du duché.

L’art gallo-romain

Au moment de la conquête romaine, la capitale éduenne, Bibracte , rassemblait de nombreux artisans celtes qui excellaient dans le travail du bois, de la céramique et des métaux comme le fer, le bronze puis l’argent. Des sanctuaires votifs, comme ceux découverts aux sources de la Seine, jalonnaient les grandes voies de communication. Les Éduens, qui entretenaient depuis longtemps des rapports privilégiés avec Rome, virent avec l’implantation de la culture romaine un changement radical : celui du développement de l’urbanisation. Vers l’an 5 av. J.-C., Auguste décide de construire un nouveau chef-lieu selon les principes romains : plan orthogonal, grands axes routiers. Augustodunum (Autun) supplante Bibracte et devient une ville phare au niveau économique et culturel. D’autres cités, comme Alésia, Mâlain, Entrains, se développent sur des sites où l’artisanat prospère. Il faudra attendre le 2 e s. pour qu’apparaissent les premiers éléments (castrum de Divio) de la future capitale, Dijon .

Un art de tailleurs de pierre

La nouveauté apportée par les Romains dans le monde gaulois est le travail de la pierre , dont les monuments cultuels sont les premiers champs d’application. Beaucoup mieux conservés que les monuments et sculptures en bois, ils nous permettent d’apprécier l’art de la période gallo-romaine.

L’examen des stèles ou des sanctuaires est révélateur des différents degrés de romanisation : dans les grandes villes, l’influence de Rome est assez hégémonique, et de nombreux temples sont élevés en l’honneur d’Apollon, souvent associé à des divinités indigènes ; dans les campagnes, le panthéon romain parvient plus difficilement à assimiler les dieux celtes. Les matres gauloises, divinités de la prospérité et de la fécondité, restent très vénérées ; les sources sont encore fréquentées pour leurs pouvoirs curatifs ; les ex-voto anatomiques en bois y sont peu à peu remplacés par d’autres en pierre .

Une grande importance est donnée aux monuments funéraires, et les stèles, de plus en plus expressives et réalistes, donnent une image fidèle de l’organisation de la société gallo-romaine.

Les riches propriétaires se font construire des villas à la romaine : la cella gauloise est entourée de portiques, décorée de colonnes et de mosaïques, agrémentée de thermes et de salles chauffées par hypocauste (système de chauffage par le sol utilisé à l’époque romaine).

À l’aube de l’avènement de la culture chrétienne, amorcée à Autun par le martyre de saint Symphorien et accélérée par l’évangélisation de saint Martin, de nouvelles inspirations apparaissent, qui vont changer et marquer l’art de la région.

L’art carolingien

téléchargement (5)Une période inventive

Après la période d’éclipse du haut Moyen Âge, l’époque carolingienne (8 e -9 e s.) connaît un renouveau artistique qui se manifeste principalement en architecture . Parmi les éléments novateurs, on relève la crypte annulaire sous le chevet, la crypte-halle aux dimensions d’une véritable église souterraine, le chapiteau cubique. Les plans des édifices religieux sont simples et les constructions, de pierre grossièrement taillée, rudimentaires. On en voit des exemples dans l’ancienne crypte de St-Bénigne à Dijon, ainsi que dans celles de Ste-Reine à Flavigny-sur-Ozerain et de St-Germain d’Auxerre.

La sculpture s’exprime alors assez maladroitement : deux chapiteaux de St-Bénigne représentent, sur chaque face, un homme en prière, les mains levées vers le ciel. Travaillée sur place, la pierre témoigne des tâtonnements du sculpteur ; certaines faces sont restées à l’état linéaire. Vestige de la basilique construite au milieu du 8 e s., la crypte de Flavigny conserve quatre fûts de colonnes, dont trois semblent être romains et le quatrième carolingien ; les chapiteaux présentent un décor de feuilles plates d’une facture encore fruste.

À la même époque, fresques et enduits sont employés dans la décoration des édifices religieux. D’admirables fresques représentant avec beaucoup de vivacité la lapidation de saint Étienne ont été mises au jour en 1927 à St-Germain d’Auxerre.

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Tour de l’Orle d’Or Semur-en-Auxois

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

Tour de l’Orle d’Or – 1, rue du Rempart à SEMUR EN AUXOIS (21)

 

images (8)Au centre de la cité médiévale, le quartier du Donjon possédait sa propre enceinte flanquée de quatre tours imposantes : la tour de la Prison, la tour Margot, la tour de la Gehenne et la tour de l’Orle d’Or. Cette dernière est la plus grande : elle mesure plus de 44 mètres de haut, avec une épaisseur de murs de 5 m à la base et de 2,50 m au sommet. Elle servait aussi d’entrée principale dans le bourg Notre-Dame, pour les gens qui arrivaient du pont Dieu ou pont des Minimes, avant la construction du pont Joly, en 1786. Initialement nommée tour Lourdeault, elle devient tour de l’Orle d’or à cause du bandeau de plomb cuivré qui protégeait ses créneaux (mais qui ont aujourd’hui disparu). Au cours de la visite guidée, vous découvrirez les cinq niveaux de la tour qui abritent les collections de la Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. Le dernier étage est libéré pour permettre aux visiteurs d’admirer la vue panoramique. Le sous-sol donne sur une estacade reconstruite, qui permettait de surveiller la route venant de Paris. On sait, depuis 2010, grâce à une étude datant les arbres utilisés pour la construction des planchers et de la charpente, que la tour a été érigée en 1274.

 La plus imposante des 4 tours du donjon (XIIIe-XIVe s.) était l’entrée principale de la cité au Moyen Âge. Elle abrite sur ses 4 niveaux les collections de la Société des Sciences Historiques de Semur. La salle des gardes a un accès sur une estacade reconstruite. Imposante  par sa hauteur de 44 mètres et par ses murs dont la base a 5 mètres d’épaisseur. Sa lézarde date de 1602 et son sommet était autrefois cerclé de métal doré. Elle est le siège depuis 1904 de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, dont elle est « affectataire » par accord avec la municipalité de Semur afin d’exposer ses collections, d’aménager sa bibliothèque. La Tour est par ailleurs ouverte au public par le biais de visite touristique, mené par le plus jeune sociétaire, Antoine LACAILLE. 

Ouvert du 01/07 au 31/08 de 14h à 19h (dernière visite vers 18h30),  fermé le lun. Ouv. certains weekend en mai, juin et septembre. Se renseigner auprès de l’office de tourisme et de la mairie. A (plus de 18 ans ) : 3 e. E (moins de 18 ans) : Gratuit. Tél. 03 80 97 05 96

  

Voir aussi  la Collégiale Notre-Dame

Edifiée aux XIIIe et XIVe s., c’est l’une des églises les plus raffinées du gothique Bourguignon. Le porche  pinacles flamboyants, les chapelles et les reliefs du tympan de la Porte des Bleds sont remarquables ainsi que le mobilier, les vitraux et les orgues du XVIIIe s. 

Ouvert du 01/01 au 07/04 et du 02/11 au 31/12, tlj de 9h à 12h et de 14h à 17h30 et du 08/04 au 01/11, tlj de 9h à 12h et de 14h à 18h30 sauf le dim. de 9h à 18h30 – office religieux le dim. à 11h Gratuit. (visite libre) Tél. 03 80 97 05 96

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Semur-en-Auxois

 le pont Joly enjambant l'Armançon

ET LE Musée municipal – Rue Jean-Jacques-Collenot

Installé dans l’ancien couvent des Jacobines (XVIIe s): galerie de plâtres originaux d’Augustin Dumont – dont le célèbre Génie de la Place de la Bastille à Paris, lapidaires de

l’époque médiévale, pièces archéologiques, section géologique, section zoologique, gravures des planches originales de Buffon et, autour de trois oeuvres de Corot, tableaux et sculptures des XIVe-XIXe s, le tout dans une ambiance du XIXe siècle !

 

Ouvert Du 01/04 au 30/09 tlj sauf mar. de 14h à 18h. En plus, du 01/06 au 30/09 lundi, mer. , jeudi, ven. de 10h à 12h30. Du 01/10 au 31/03 lundi, mer. , jeudi, ven. De 14h à 18h. Gratuit pour le public individuel. Tél. 03 80 97 24 25

 

Eco-musée agricole Ferme des Alouettes – Route de Lantilly

Visite guidée et commentée. Présentation de la collection d’outils et d’engins agricoles de

1930 à 1960 et de la collection complète de charrues utilisées pour les divers travaux  agricoles. Visites en calèche dans et autour de Semur-en-Auxois.

 

Ouvert du 01/05 au 30/09 le ven. de 14h à 18h et sam. et dim. de 9h à 12h et de 14h à 18h et toute l’année sur rendez-vous. Gratuit. (au choix des visiteurs, participation libre et reversée à une oeuvre) Tél. 03 80 97 26 13 

Visite guidée nocturne, le soleil a rendez-vous avec la lune

A la tombée de la nuit, redécouvrez la cité médiévale semuroise autrement ! Visite avec un guide en costume au départ de l’office de tourisme. Du 06/07/2012 au 31/08/2012 tous les vendredis de 21h à 22h30. A : 5 e Enfants (de 4 à 16 ans ) : 2.50 e Tél. 03 80 97 05 96 

Visite découverte de la cité médiévale

Du 19/06 au 11/09, tous les mardis de juillet et août, départ à 15h devant l’office de tourisme.

 

 

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Cap Canal – Bateau-promenade en Bourgogne

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

 

« La Billebaude » et parcours-découverte sur le port – Pouilly-en-Auxois

Port de plaisance – Route de Saulieu

 zoom_6326_DSC02255recadry-e

S’il fait chaud et que vous cherchez de l’ombre, ou s’il pleut et que vous souhaitez vous mettre à l’abri, cette croisière est pour vous. Claustrophobes s’abstenir ! Car une bonne partie de la balade ne se passe pas à l’air libre : La Billebaude emprunte sous la « montagne » de Pouilly une longue voûte de trois mille trois cent trente-trois mètres. Avant le départ, le capitaine vous présente le lieu. Vous êtes au sommet du canal de Bourgogne, qui relie la Saône et l’Yonne. Cinq réservoirs l’alimentent en permanence : une journée sans ravitaillement, et il baisse de vingt-cinq centimètres ! Sous la voûte, vous découvrez une ambiance de cathédrale grâce à un éclairage qui met en valeur des pierres taillées sur mesure. Vous observez les cheminées d’aération qui remontent à la surface ; ce sont les puits qui ont servi à descendre les ouvriers pour qu’ils creusent le tunnel. Bien assis dans votre siège, vous écoutez l’histoire des premiers mariniers. Eux mettaient dix heures à franchir la voûte, à la seule force des bras. En sortant, vous découvrez la faune caractéristique du canal, jusqu’à la première écluse que vous franchissez. Puis c’est le retour et la visite guidée du parcours découverte sur le port. De quoi revenir sur terre en douceur…

 

Croisière insolite au sommet du canal de Bourgogne sur le site Cap Canal. Traversez la fameuse Voûte, souterrain illuminé de 3333 m et des écluses fleuries, à bord de la Billebaude, bateau promenade électro-solaire de 50 passagers, pour découvrir l’histoire du Canal de Bourgogne. Croisières commentées : circuit de la Voûte (Pouilly/Escommes/Pouilly : la Voûte + 1 écluse, 2h aller retour) ou circuit des écluses (Pouilly/Vandenesse/Pouilly : la Voûte + 8 écluses à la journée, déjeuner non compris mais escale au port de Vandenesse pour pique nique ou restaurants). 

Le PASS inclut la croisière et la visite de la Halle du Toueur sur le port de Pouilly, architecture contemporaine abritant l’ancien remorqueur fluvial de 1893.

 Navigation d’avril à octobre (sauf 1/05 et 14/07). Croisières sur réservation à la Capitainerie (minimum 10 passagers – départs non réguliers). A : 9 à 25 euros – E : 5,50 à 16 euros

 

Sentier aménagé sur le port de Pouilly pour observer les témoins rescapés de l’activité des hommes sur le canal de Bourgogne : brise-glace, halle du toueur, écluse, centrale hydroélectrique… valorisé par les constructions contemporaines de l’architecte japonais Shigeru Ban. Accès libre. 

Livret découverte en vente à la capitainerie (2€). Capitainerie ouverte toute l’année (sauf 1er/05 et 14/07) du lundi au samedi 9h-12h30 et 14h-17h (18h d’avril à octobre) et le dimanche 10h-12h30 du 15/06 au 15/09, 10h-12h30/14h- 17h en juillet-août. Tél. : 03 80 90 77 36 

Cap Canal - Bateau-promenade en Bourgogne dans Côte d'OrCet été, déplacez-vous dans l’Auxois à bord de la navette touristique pour vous rendre dans les plus beaux sites de l’Auxois parmi lesquels l’Abbaye de Fontenay, la cité médiévale de Semur-en- Auxois, Montbard et les forges de Buffon, Bussy-le- Grand et le château de Bussy- Rabutin, Venarey-Les Laumes, Flavigny-sur-Ozerain, et Alise-Sainte-Reine, lieu de la mythique bataille d’Alésia et site d’implantation du MuséoParc Alésia. 

Des correspondances sont assurées avec les lignes SNCF en gare de Montbard et Venarey-Les Laumes, et les lignes de cars TRANSCO. Le tarif est de 2€e / personne avec la  possibilité d’emporter son vélo dans la navette. Du 1er juillet au 31 août.

 Pour toutes informations complémentaires :

- Office de Tourisme du Pays d’Alésia & de la Seine – Tél. 03 80 96 89 13

- Office de Tourisme de Montbard – Tél. 03 80 92 53 81

- Office de Tourisme de Semur-en-Auxois Tél 03 80 97 05 96

 Découvrez également la navigation fluvial à bord nos péniches en Bourgogne sur le canal du Nivernais au départ de Chatillon en Bazois ou Coulanges sur Yonne, vous permettra de découvrir les vignobles de Tannay et de Chablis. Chargé d’histoire et de tradition, ce canal, mis en chantier à la fin du XVIIIème siècle, vous racontera, tout au long de votre navigation en bateau, l’histoire de la Bourgogne et du flottage des bois du Morvan vers la capitale. Ne manquer pas le château de Tanlay ainsi que le village de Vermenton. Le Canal de Roanne à Digoin, ainsi que le canal latéral à la Loire vous fera découvrir les fabuleux restaurants gastronomiques de Roanne. Le passage du pont canal de Digoin en péniche est tout aussi intéressant à découvrir.

La location d’une péniche en Bourgogne, sur le canal du nivernais est une expérience inoubliable.

 

 

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Bussy-le-Grand et son Château (en 21)

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

280px-Château_de_Bussy-Rabutin_113Château de Bussy-Rabutin

Roger de Rabutin, comte de Bussy, noble turbulent de la cour du Roi-Soleil et cousin de Madame de Sévigné passa ses années d’exil à redécorer le château familial.

 Le corps de logis Louis XIII flanqué de deux ailes disposées en U forme un ensemble sobre achevé en 1649. A l’intérieur, le comte trace à l’aide de tableaux insérés dans de délicates boiseries, une fresque très caustique de son époque et de la cour de Versailles. Sa vie amoureuse et militaire transparaît dans les pièces et galeries ornées de devises et de portraits. Visite de l’aile droite du château uniquement sur RV. 

Jardin à la française restauré dans son état du XVIIe s. 

Ouvert tous les jours. Du 15/05 au 14/09 de 9h15 à 13h et de 14h à 18h. Du 15/09 au 14/05 de 9h15 à 12h et de 14h à 17h. Fermé les 01/01, 01/05, 01/11, 11/11 et 25/12. Fermeture de la billetterie 20 mn après le départ de la dernière visite. Gratuit. (moins de 25 ans) A : 7.5 eTél. 03 80 96 00 03

 

Soirée galante au Château

A la lueur féerique des bougies, venez vivre une soirée de rêve. Jeudis 12/07, 26/07, 23/08 à 21h30 et 27/10 , à 19h30. 

Musée Gorsline – Route d’Etormay

Une ancienne grange transformée en galerie moderne expose les tableaux, dessins,  aquarelles et lithographies de Douglas Gorsline (1913-1985), un peintre américain amoureux de la Bourgogne. Peinture réaliste fragmentée, empruntant au cubisme et à la chronophotographie. Exposition temporaire 2012 : William Ivey Long, costumes de scènes par un grand maître de Broadway. . 

Ouvert du 01/06 au 30/09 du mar. au dim. de 15h à 19h ou toute l’année sur rendez-vous. A : 3 e. E (moins de 6 ans) : Gratuit. Etudiants : 1.5 e. Jeunes (6 à 18 ans) : 1e. Tél. 03 80 96 03 29

 

Châteauneuf-en-Auxois

Bussy-le-Grand et son Château (en 21) dans CHATEAUX DE FRANCESur un éperon rocheux dominant la riche plaine agricole se dresse l’imposante forteresse médiévale, gardienne des marches méridionales de l’Auxois. Autour se déploie châteauneuf-en-Auxois, classé l’un des  »plus beaux villages de France », petit bourg prospère et fleuri à la belle architecture de maisons de pierre décorées de frontons et de tourelles d’escalier des XVe et XVIe s. Le village possède d’autres atouts comme ses ruelles discrètes, ses

recoins ombragés ou ses jardins secrets qui donnent à cette commune un charme tout particulier. 

Château

Donjon carré du XIIème siècle, entouré de logis du XVème s. construits par Philippe Pot,

Conseiller des Ducs de Bourgogne, Chevalier de la Toison d’Or. La chapelle est ornée d’une fresque des apôtres. Le château conserve la réplique polychrome du tombeau de Philippe Pot (original au musée du Louvre), deux cheminées monumentales et une belle collection de tapisseries XVIIe sur la vie de Moïse. 

Ouvert du 03/01 au 15/05 et du 17/09 au 31/12 de 10h à 12h30 et de 14h à 17h45 et du   16/05 au 16/09 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h45. Fermé lun. et les 01/01, 01/05, 01/11, 11/11 et 25/12. A : 5 e. E (moins de 12 ans) :  Gratuit. Jeunes (de 12 à 18 ans ) : 3.50 e. Tél. 03 80 49 21 89 / 03 80 44 37 56

 Visites nocturnes du château, en costume et à la bougie. Du 17/07 au 21/08, les mardis soirs, vers 21h45 6.50 e.

 

 

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