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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Expression : Je l’ai connu un peu plus poirier

Posté par francesca7 le 22 janvier 2015

 
téléchargement (1)En parlant d’un parvenu orgueilleux

Cette expression est venu d’une ancienne historiette que la fabuliste, poète et académicien Antoine-Vincent Arnault raconte ainsi : « Il y avait, dans une chapelle de village aux environs de Bruxelles, un saint Jean fait en bois, auquel les paysans portaient une grande dévotion. Ils y venaient en pèlerinage de dix lieues à la ronde. Le tronc qui lui servait de piédestal, quoique vide souvent, se remplissait toujours.

« Cette statue vermoulue étant tombée, le curé, qui l’avait fait restaurer plusieurs fois, prit le parti de la remplacer par une statue nouvelle, à la confection de laquelle il sacrifia son plus beau poirier. Maluit esse Deum (il préférait être Dieu). Le nouveau saint, peint et repeint, est remis à la place du vieux. En rajeunissant l’effigie, le curé crut raviver la piété des fidèles. Il en fut tout autrement : plus de pèlerinages. Les habitants du lieu même semblaient avoir oublié la route de la chapelle de Saint-Jean.

« Le pasteur, ne pouvant concevoir la cause de ce refroidissement, y rêvait, quand il rencontra un vacher qui, très dévot au vieux saint, n’était pas moins indifférent que les autres pour le nouveau. — Est-ce que tu n’as plus de dévotion à saint Jean ? lui dit-il. — Si, monsieur le curé. — Pourquoi donc ne te revoit-on plus à la chapelle ? — C’est qu’il n’y a plus là de saint Jean, monsieur le curé. — Comment ? il n’y a plus de saint Jean ! Ne sais-tu pas qu’il y en a là un tout neuf ? — Si fait, monsieur le curé ; mais celui-là n’est pas le vrai comme l’autre. — Et pourquoi ça ? — C’est que je l’avons vu poirier. »

Publié dans EXPRESSION FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Le Basilic ou l’Herbe Royale

Posté par francesca7 le 22 janvier 2015

 

290px-Basil-Basilico-Ocimum_basilicum-albahacaLe Basilic (Ocimum Basilicum) appartient à la famille des Lamiacées. Originaire d’Inde, où elle était considérée comme sacrée car symbolisant la puissance protectrice, cette herbe est depuis longtemps cultivée en Europe et particulièrement sur le pourtour du bassin méditerranéen.

 

Une herbe protectrice

Le pénétrant parfum de l’Herbe Royale modifie la conscience et incite à un état méditatif.

Sous nos climats, le basilic est surtout connu en cuisine, mais ailleurs dans le monde, il est très utilisé à des fins médicinales. Les Indiens et les Africains se frictionnent la peau à l’aide de feuilles de la plante pour faire fuir les insectes. La protection du basilic s’étend aussi aux lieux habités car, cultivé sous les fenêtres d’une maison, il fait rempart contre les moustiques.

 

Ses lieux préférés

L’Herbe Royale est d’origine Sud-Asiatique ; elle préfère le plein soleil pour bien développer ses principes odoriférants, un sol léger et moyennement irrigué. Il est conseillé de couper la majorité des épis floraux dès qu’ils se forment de manière à favoriser l’émission de nouvelles pousses latérales feuillues.

 

Utilisation en magie

Genre : masculin

Planète : Mars

Élément : Feu

Divinité : Vishnu, Erzulie

 

Pouvoirs attribués : amour, purification, protection, richesse.

«Le parfum du basilic provoque une sympathie immédiate entre deux personnes ; c’est pour cette raison qu’il était utilisé dans les rites d’amour ou pour calmer les tensions entre les amoureux» S. Cunningham Cette plante porte bien son nom d’Herbe Royale (du grec «basileus», le roi et «basilikos», royal) car en elle circulent les énergies jupitériennes et solaires transmises par la sphère mercurienne. L’Eau y jouant un grand rôle, ainsi que l’Air et le Feu, on dira du Basilic qu’il réunit dans sa texture un électromagnétisme parfait.

 

Cette nature particulière lui donne de grands pouvoirs :

Purification, destruction des parasites éthériques notamment

dans les canaux subtils du corps humain (appelés «nadis» en sanskrit), affaiblissement sinon dislocation des larves générées par les humains. 

Ainsi s’explique son utilisation dans les rites de divination (éclaircissement des canaux éthériques permettant une meilleure réceptivité), de guérison psychique (action sur le système sympathique, destruction des larves individuelles…), de détente et de restructuration d’un système nerveux perturbé, d’où, inspiration, action sur l’intellect, concret et abstrait. 

Le Basilic, du fait de son rayonnement extrêmement puissant, est réputé indiquer la qualité vibratoire des auras humaines en ayant des réactions à leur contact dans certaines conditions. En d’autres termes, il montre si la personne en question est malade ou non, ou si sa nature psychique est sombre, ou au contraire, claire et relativement purifiée. 

Enfin, les Anciens Grecs attribuaient au Basilic des propriétés érotiques. Conception essentiellement grecque de l’Eros plus précisément, donc de nature désincarnée, alliant une certaine froideur mentale à la célébration de la beauté mâle de mise chez les Hellènes. Dépourvu de passion, c’est un amour calme et «raisonnable» dont on parle ici. 

images (2)Les Romains aussi, pour apaiser les querelles des amoureux, leur faisaient manger du Basilic en salade. Les aliments préparés avec du basilic sont ainsi réputés générer des sentiments d’amour.

En visualisant de manière appropriée, le basilic s’ajoute à la liste des ingrédients concernant la protection ou favorisant la richesse… 

Autres histoires et légendes autour du Basilic A Byzance, raconte-t-on, seul le souverain était autorisé à cueillir cette plante sacrée à l’aide d’une faucille d’or ; et même après l’abolition de cette loi, la récolte de basilic a continué à donner lieu à des rituels complexes et rigoureusement codifiés. 

La plante est associée à l’au-delà et à la communication entre les mondes dans de nombreuses cultures : les  Hindous en placent une feuille sur la poitrine des défunts et les Egyptiens en répandent des fleurs sur les sépultures. La plante portée sur soi permettrait aussi de se protéger du pouvoir de l’animal portant le même nom, sorte de petit dragon né d’un coq et couvé par un crapaud, dont le regard pétrifie comme celui de la Gorgone.

 

Méthode divinatoire

Jeter deux grandes feuilles de basilic dans le foyer et observer la façon dont elles se comportent : le présage est excellent si elles se consument ensemble. Il est plus inquiétant si elles sautillent et s’éloignent ! 

Astuces relaxantes à base d’Huile Essentielle de Basilic Bain Magique

Préparer un bain chaud dans lequel on verse un peu d’huile de basilic pour détendre les muscles et réduire la tension. 

Décoction

Préparer une décoction de feuilles de basilic ou verser quelques gouttes d’huile essentielle dans de l’au bouillante et respirer les vapeurs en plaçant son visage au-dessus du bol fumant, la tête couverte d’une serviette. 

En cuisine avec le Basilic

Tisane de Basilic

Verser 10 à 12 g de feuilles fraiches dans un litre d’eau bouillante pour soulager les maux de tête ou encore pour faciliter la digestion.

 Recette : Soupe au Pistou de Provence

Mettez dans une casserole des haricots verts, haricots blancs écossés, quelques pommes de terre épluchées et coupées en dés, 3 ou 4 carottes coupées en rondelles, ainsi que 2 courgettes épluchées coupées en morceaux et hachées. 

Ajoutez la quantité d’eau nécessaire, du sel, du poivre et faites cuire doucement…

Un quart d’heure avant la fin de la cuisson, ajoutez 2 ou 3poignées de gros vermicelles.

 

Pendant la cuisson des légumes, préparez le pistou :

Dans un mortier, pilez 2 ou 3 gousses d’ail avec des feuilles fraiches de basilic. Ajoutez ½ verre d’huile d’olive et délayez le tout en incorporant petit à petit du fromage râpé (de préférence moitié gruyère, moitié hollande sec). Versez la soupe dans une belle soupière, ajoutez-y la «pommade» de plante Royale en mélangeant bien. 

Servez et présentez en même temps du fromage râpé supplémentaire que chaque convive pourra ajouter dans son assiette s’il le désire. Quelques tranches de pain de campagne grillées feront de

cette soupe un véritable repas complet pour réchauffer vos soirées d’hiver.

 
Bibliographie :

Le Pouvoir des plantes

James.A Duke

The Encyclopedia

of Magical Herbs

S.Cunningham

De l’Usage des Herbes,

Poudres et Encens

en Magie

M. d’Estissac

Jardin de Sorcière

Erika Lais

Herbier Féerique

A.Labarre

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

La belle histoire de Saint-Malo

Posté par francesca7 le 20 janvier 2015

 

 
 
images (3)En 1590, Saint-Malo proclame son indépendance au royaume de France. Le pays se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. L’épisode de quatre ans s’achèvera avec la conversion au catholicisme du roi Henri IV.

Il est minuit ce 11 mars 1590, une cinquantaine de Malouins s’apprête à prendre d’assaut le château de la ville réputé imprenable. Le royaume de France se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. Dix-huit ans après le massacre des huguenots lors de la nuit de la Saint-Barthélémy, la lutte fait toujours rage entre catholiques et protestants. L’assassinat d’Henri III, le 1er août 1589, et l’accession au trône de son successeur, Henri IV, roi protestant, vont précipiter les choses dans l’Ouest. À Paris, le peuple se soulève et n’admet pas l’idée que le trône revienne à un huguenot. Les Malouins refusent, eux aussi, de reconnaître ce roi de religion protestante. Mais le gouverneur de la ville et représentant du roi, Honorat de Bueil, baron de Fontaines, a choisi son camp. Si Henri IV se rend à Saint-Malo, il lui ouvrira les portes.

Ce 11 mars, une poignée d’hommes décide donc d’agir. À la nuit tombée, une cinquantaine d’entre eux s’empare du château sous le commandement de Michel Frotet de la Bardelière et de Jean Pépin de la Bélinaye. « Tous n’ont qu’un objectif : défendre les intérêts de leur religion et leur cité face à l’extrémisme des huguenots et des ultra-catholiques », comme le raconte Gilles Foucqueron, spécialiste de l’histoire de Saint-Malo. Grâce à une attaque minutieusement préparée, la forteresse tombe aux mains des insurgés en quelques heures. Le gouverneur, victime d’un coup d’arquebuse en pleine poitrine, succombe pendant la bataille. À l’aube, la cité maritime proclame son indépendance à la couronne et met en place ses propres structures d’auto-gouvernement.

Influence croissante des bourgeois
À l’époque, Saint-Malo compte environ 10.000 habitants et plusieurs pouvoirs y cohabitent : le pouvoir épiscopal, le pouvoir royal représenté par le gouverneur et la communauté des habitants emmenée par les bourgeois. L’influence et la puissance de ces derniers ne cessent de croître au sein de la cité. Au XVIe siècle, la ville connaît, en effet, un essor commercial considérable, comme l’écrit Gilles Foucqueron. Ses négociants commencent à fréquenter les côtes du Brésil, et quelques années plus tard, ses navires vont à la découverte des Grands Bancs de Terre-Neuve, marquant le début de la grande aventure de la pêche à la morue.

Essor commercial et « oligarchie parlementaire »
Or jusque-là, la Bretagne était restée relativement préservée par les premières guerres de religion, la présence protestante étant minime. Mais avec l’emprise de plus en plus importante de la Ligue, le parti-ultra-catholique dans la région et l’aggravation de la crise monarchique en 1589, le conflit finit par toucher l’Ouest de la France. Face à l’escalade des tensions, les riches familles commerçantes s’inquiètent des conséquences pour le développement économique de la ville. Forts de leur pouvoir de plus en plus important, ceux-ci se sont organisés depuis plusieurs décennies.

Ainsi, au début du XVIe siècle, les habitants obtiennent le droit de lever l’impôt, notamment pour l’entretien des remparts. En 1585, un nouveau cap est franchi, les habitants élisent un Conseil de douze conservateurs de la ville et du château « pour pourvoir aux choses nécessaires à la conservation de la place, repos et sûreté des habitants ». Ils se réunissent une fois par semaine et communiquent leurs décisions à la population mensuellement. En son sein, on retrouve les puissantes familles commerçantes qui œuvrent avant tout à préserver la richesse de Saint-Malo. C’est dans leurs rangs que le renversement du gouverneur et la prise du château se sont préparés en secret.

Dès le lendemain de la prise d’assaut, le Conseil est reconduit et prend les dispositions pour s’autogouverner jusqu’à l’accession d’un roi catholique au trône de France. Même si des assemblées générales ouvertes à tous les Malouins (adultes) se réunissaient régulièrement, le Conseil, toujours contrôlé par les riches familles commerçantes, décidera seul des intérêts de la cité. Gilles Foucqueron qualifie ainsi la république de Saint-Malo, d’« oligarchie parlementaire », comparable dans son images (4)mode de fonctionnement aux villes de la Hanse et aux assemblées communales italiennes.

La fin de la République
Pendant près de quatre ans, les habitants vont se gouverner seuls, développer leur commerce international et nouer des relations diplomatiques d’État à État. Mais le 25 juillet 1593, Henri IV se convertit au catholicisme. Il est sacré officiellement roi de France à Chartres, le 27 février 1594. Après s’être notamment assurée que les Malouins responsables des événements depuis 1590, ne seraient pas poursuivis, la ville rentre dans le giron français. Le Conseil est même reconduit avec ses pouvoirs, et un gouverneur, représentant du roi, fait son retour au château.

En se protégeant ainsi des ravages de la guerre civile pendant quatre ans, les Malouins ont poursuivi l’essor commercial de la ville qui deviendra un grand port aux XVIIe et XVIIIesiècles. Cet épisode de courte durée n’est pas si anodin souligne enfin Gilles Foucqueron. « Il ne faut pas oublier la dimension psychologique de l’événement qui n’a sans doute fait que confirmer et même développer l’esprit d’indépendance qui caractérise les Malouins ».

Céline Diais
Le Télégramme

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Les pâtisseries au temps jadis

Posté par francesca7 le 20 janvier 2015

imagesLes pâtissiers de jadis avaient, à ce qu’il paraît, une réputation moins bonne que leurs brioches, puisque la sagesse populaire a dicté cette phrase proverbiale, en parlant des femmes : « Elle a honte bue, elle a passé par-devant l’huis du pâtissier. » Tout cela, parce que jadis ces estimables industriels avaient des boutiques à double fond, des boîtes à malice dans lesquelles les femmes entraient seules pour rester deux pendant plus ou moins de temps… Ainsi était encore, au milieu du XIXe siècle, la boutique du pâtissier Piton, lequel se retirera des affaires vers 1860, et dont la figure la plus emblématique fut un certain Guichardet.

Elle était grande comme la main, cette boutique dont s’empara le café de la Porte-Montmartre pour s’agrandir en 1860, mais elle ne désemplissait jamais. Dans le jour, c’étaient les passants et les passantes, des inconnus et des inconnues qui se promenaient sur le boulevard et qui, entre leurs repas, venaient là croquer quelques puddings ou quelques madeleines. Mais à partir de onze heures du soir, ce n’étaient plus des mangeurs de babas ou des mangeuses de savarins qui entraient chez Piton ; ce n’étaient plus des inconnus : c’étaient des gens de lettres ou des artistes, seuls ou en féminine compagnie.

Ceux-là et celles-là ne s’arrêtaient pas aux bagatelles du comptoir : ils et elles passaient dans le double fond de la boîte, dans l’arrière-boutique du pâtissier, pour « boire la honte » — et quelques fioles de bordeaux avec. Ils et elles sortaient des cafés voisins, de chez Wolff ou de la brasserie des Martyrs — où ils étaient restés jusqu’à l’heure de la fermeture — et ils s’attablaient joyeusement au piano.

Ce piano mérite une description spéciale, car il ne s’agit ici, comme on pourrait le croire, ni d’un Pleyel, ni d’un Érard, ni d’un Scholtus, ni d’un Herz. Ce piano était une table en fer à cheval — ou plutôt à équerre, ce qui n’est pas la même chose — qui faisait le tour d’une petite salle très-basse de plafond, où les paroles des soupeurs rebondissaient, comme volants de raquette, dans les oreilles et dans les assiettes. Il n’y avait place que pour une demi-douzaine de joueurs — de mandibules —, mais on trouvait toujours moyen de s’y « caser » une quinzaine, en se serrant un peu, comme au cabaret de Dinochau, et pour les mêmes raisons.

Ces petits soupers improvisés sur le pouce — ou plutôt sur le genou — ne duraient qu’un instant ; mais cet instant était bien rempli par les éclats de rire et par les plaisanteries effrontées qui s’entrecroisaient avec les verres. Le pâtissier Piton vous servait une soupe au fromage, quelques tranches de pâté, quelques charcuteries variées, beaucoup de bouteilles, une victuaille complète, et il se retirait pour revenir aussitôt vous annoncer qu’il fallait partir, « ces messieurs étant à la porte ».

« Ces messieurs » étaient les sergents de ville qui savaient que le pâtissier avait la permission de « une heure et demie, » et qui apparaissaient toujours, au moment précis, comme l’ombre de Banquo au banquet de Macbeth. Les soupeurs étaient terrifiés : « Déjà ! s’écriaient-ils, nous n’avons pas encore eu le temps de manger notre soupe et de boire un coup de vin ! » C’était vrai, parce que soupeurs et soupeuses — très peu affamés pour la plupart — avaient plus songé à causer à l’oreille, à se demander et à se promettre un tas de choses, qu’à entamer le contenu de leurs assiettes et de leurs verres. Pourquoi aussi dialoguer du pied quand on doit monologuer de la fourchette ? Piton savait tout cela, et il s’en réjouissait : c’était double bénéfice pour lui.

Parmi les noms illustres qui allaient dépenser une heure joyeuse dans cet affreux petit trou, et exécuter les variations les plus brillantes autour du piano du pâtissier Piton, dominait la figure de Guichardet, le dernier des noctambules. Théodore de Banville l’a chanté. Rappelons-nous les Triolets rythmiques :

Là, Guichardet, pareil aux Dieux
Montre son nez vermeil et digne.
Ici d’affreux petits Mayeux,
Là, Guichardet, pareil aux Dieux.
Murger prodigue aux curieux
De l’esprit à cent sous la ligne.
Là, Guichardet, pareil aux Dieux.
Montre son nez vermeil et digne.

un nez qui reluisait à la lueur du gaz comme un louis d’or amoureux, un nez frère de celui du marquis Gumpelino, de Henri Heine. Il allait, il venait, en habit noir, pede titubante, distribuant ses poignées de main aux hommes et ses sourires aux femmes, parlant de ceci, de cela, et de bien d’autres choses encore. Quand le tapage devenait trop violent dans un coin de la salle habitée par quelques-uns de ses amis, il s’écriait alors dans son épaisse moustache : « Allons ! allons ! Il y a trop de petits verres à la clef… Il faut baisser le ton ! » Et il se dirigeait vers le groupe turbulent, auquel il jetait le mot de Fontenelle : images (1)« Mes enfants, si nous ne parlions que quatre à la fois, hein ?… »

Guichardet n’était pas un des misérables forçats de l’amour, de la gloire ou de la fortune. Il n’était pas ficelé dans les bandelettes d’argent du préjugé. Il marchait libre et fier dans la vie, comme Socrate dans l’Agora. Il s’était conquis et s’appartenait. Guichardet était l’impavidusd’Horace. Il avait assisté à bien des naufrages, et avait failli se noyer plusieurs fois dans les flots noirs de cette mer toujours houleuse qui s’appelle la vie parisienne. Mais était est bon nageur, il avait regagné le port, d’où il voyait arriver et partir toutes les naufs, grandes ou petites. Quand l’une d’elles sombrait, il saluait et disait simplement : « Encore une ! » Puis il remettait son chapeau.

Guichardet fut l’ami — et l’ami bienveillant — de toutes les réputations de ce temps, Henri Beyle, Honoré de Balzac, Alfred de Musset, entre autres. Il vit naître et mourir bien des systèmes philosophiques, bien des religions sociales, bien des journaux politiques. Il fut le parrain de bien des doctrines littéraires. Il fut mêlé à bien des écoles artistiques, qui se sont dévorées entre elles. Il eut l’honneur de servir de modèle, pour le portrait de La Palférine, à l’auteur de la Comédie humaine. Il y avait dans toute sa personne un parfum d’exquise politesse et de spirituelle impertinence, qui le rendait le plus aimable compagnon du monde.

On le recherchait beaucoup, et il ne fuyait personne. Toutefois, comme il avait autant de déplaisir à heurter des niais et des importuns, qu’il avait de plaisir à rencontrer des intelligents et des discrets, il avait toujours en réserve, dans les tire-bouchons de sa barbe, à l’endroit des premiers, une série de formules qu’il semait tout le long de sa journée et de sa nuit, avec la parfaite indifférence que met un cadran à semer les heures.

Si l’un de ces importuns le croisait sur l’asphalte du boulevard et lui demandait d’où lui venait l’air soucieux qu’il avait en ce moment, comme ses soucis ne regardaient personne, il répondait invariablement : « Je remue le monde par ma pensée. » Un autre importun — le même ou quelqu’un des siens — l’aperçoit chez Hill, un peu ebriolus, et s’étonne, tout haut, de le voir en cet endroit, lui, un homme sérieux ; et Guichardet lui répond, sans plus s’émouvoir : « C’est précisément parce que je suis un homme sérieux que je suis ici : je moralise les cabarets par ma présence et par ma conversation. »

Ou bien, lorsque, dans cette taverne, ou ailleurs, un gandin le regarde des pieds à la tête d’un air de pitié pour son costume un peu délabré, il lui jette un : « Je vous demande pardon, monsieur, de n’avoir pas trente mille francs de rente. » Ou bien encore, un : « Croyez-vous donc que, comme vous, monsieur, j’aie l’intention d’en imposer à l’humanité par l’étalage d’un faux-col ?… » Quand, assis dans un café, fumant sa cigarette, rêvant à mille choses, au passé, au présent, à l’avenir, au souper de la nuit, au déjeuner du lendemain, il était harcelé par le bourdonnement de ses voisins, jeunes moustiques de lettres qui causaient ab hoc et ab hac, il les faisait taire, du moins il essayait de les faire taire avec un : « Émettons des idées nouvelles, ou taisons-nous ! » Et comme les jeunes moustiques de lettres n’étaient pas assez riches — à eux tous — pour émettre des idées nouvelles, ils se taisaient et laissaient Guichardet dormir, ou plutôt rêver.

On ne peut dormir ou rêver toute la journée : il faut aller souper chez Leblond ou chez Vachette, à cent sous ou à cent francs, selon les amphitryons du moment. Guichardet, que l’on sait aimable convive, est naturellement du souper. Entre la poire et le fromage, un gandin de lettres se croit autorisé, par l’heure avancée de la nuit et de l’addition, à lui raconter ses insuccès auprès de M. de La Rounat ou de M. Montigny, ou de M. Billion, ou de M. Bartholy ; il l’apaise d’un geste noble, en lui disant avec bonté : « Espérez, jeune homme, espérez ! L’avenir couronnera vos talents et vos efforts ! » Ou bien encore : « Continuez, jeune homme, continuez ; vous réussirez malgré les méchants et les pervers ! »

Et comme il y a des chevilles qui vont à tous les trous, et des manches à tous les gigots, le jeune auteur remercie chaudement Guichardet de ses encouragements et se tient pour consolé. Quelquefois, à ce même souper, il se trouve un romancier très à la mode à qui chacun fait ses compliments empressés et intéressés. Vient le tour de Guichardet, qui s’écrie : « Mon cher Trois-Étoiles, je suis désespéré, parce que vous allez si vite que je n’aurai jamais le temps de comprendre votre talent et vos œuvres ! »

images (2)Assurément il y avait à boire et à manger dans cette phrase ; le romancier à la mode ne savait pas au juste si c’était une épigramme ou un éloge. Cependant comme, après tout, il y était question de son talent, il se déclarait satisfait et remerciait Guichardet, qui déclarait qu’il n’ y avait pas de quoi.

Il y avait d’autant moins de quoi qu’il avait l’habitude de demander au même romancier, toutes les fois que celui-ci avait l’imprudence de l’arrêter, lorsqu’ils se rencontraient : « Est-ce que vous vous livrez toujours aux intéressants travaux de l’esprit ? » Cette formule est cousine germaine de celle qu’il avait à sa disposition, lorsqu’il était rencontré par un neveu de M. Le Verrier, l’astronome : « Est-ce que monsieur votre oncle s’occupe toujours des petites affaires célestes ? »

(D’après « Histoire anecdotique des cafés et cabarets de Paris », paru en 1862)

 

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, Epiceries gourmandes | Pas de Commentaire »

L’abbaye de Bouches-du-Rhône

Posté par francesca7 le 18 janvier 2015

Montmajour – dans la vieille cité d’Arles

 

téléchargement (4)Le touriste qui visite la vieille cité d’Arles ne manque pas d’accomplir un pèlerinage à Montmajour. C’est un plateau de rochers, à 3 kilomètres de la ville, où croissent en abondance les plantes aromatiques, exhalant un agréable et tonique parfum, où les fleurettes naissent sous vos pas, où des arbustes de forme variée, l’olivier, le lilas, le pin, le laurier, le frêne et le jasmin font le contraste le plus charmant en mêlant leur feuillage et leur ombre. Le génie chrétien a jeté ici des monuments bien dignes de fixer l’attention, des cryptes silencieuses et sombres, où les premiers disciples du Christ venaient prier, une église dont le style n’est pas sans intérêt pour l’artiste, un monastère aux formes imposantes dont les ruines ont une certaine grandeur.

Le peuple d’Arles aime d’instinct Montmajour : il en est fier. Il a comme un sentiment de respect et presque d’affection pour cette tour gigantesque du XIVe siècle. La légende affirme que saint Trophime venait s’y reposer des travaux de son apostolat, au début du Ve siècle.

Trophime était un grec d’Ephèse converti par saint Paul, qui parle de lui avec tant d’affection dans ses épîtres ; bravant le martyre, il accourut à travers mille dangers, porter l’Evangile, labonne nouvelle, à la Rome des Gaules (Arles), idolâtre, orgueilleuse de sa puissance et de sa splendeur, « rendez-vous de tous les peuples qui habitaient sur les bords du Rhône et de la Méditerranée », suivant les termes même d’un édit impérial. Abbaye de Montmajour au début du XXe siècle

Bien souvent, après sa prédication, le saint Missionnaire se retirait dans sa cellule de Montmajour. Les disciples vinrent en foule, et grâce à lui le christianisme conquit à Arles le droit de cité. Saint Trophime devint ainsi le premier évêque d’Arles.

En 502, saint Césaire quitta le monastère de Lérins pour accepter l’évêché d’Arles. Il résista aux menaces des rois Alaric et Théodoric, maintint dans sa province l’intégrité de la foi. Ses travaux, ses luttes, les pénibles fonctions de son ministère ne lui faisaient pas oublier sa chère retraite de Montmajour, où son éloquence et sa réputation de sainteté attirèrent autour de lui de nombreux disciples. C’est lui qui posa la première pierre du monastère. Bientôt, le lieu devint une colonie de pieux cénobites vivant là en commun, s’appelant du nom de frères, et obéissant à une règle, expression sévère de la loi nouvelle qui avait fait de la vie de chrétien une continuelle préparation à la mort. La piété et la science fleurirent longtemps dans ce sanctuaire jusqu’à l’époque de l’invasion sarrasine.

Les Sarrasins avaient envahi la Provence et la tenaient sous le joug. Dans la tourmente du combat que Charlemagne leur livra, le monastère de Montmajour disparut, mais grâce à la munificence du souverain, ses murailles furent bientôt debout. Charlemagne avait vaincu par la croix ; il ordonna de bâtir une chapelle dédiée à la Sainte-Croix, ce signe de la victoire et du salut. On prétend que quelques-uns de ses preux, dignes compagnons de ce Roland que la légende a rendu si célèbre, reçurent la sépulture dans ce lieu consacré.

Rien de remarquable dans la petite église souterraine de Montmajour, qui fut l’asile de saint Trophime et de saint Césaire. Mais ces quarante-cinq marches que l’on descend, des héros, des saints, des princes les ont descendues ; Charlemagne les descendit aussi avec ses douze pairs, quand il vint s’agenouiller dans ce sanctuaire dont les murs ont tant d’éloquence. Cette caverne naturelle, avec sa nef de trois ou quatre arceaux uniformes, son long corridor étroit et sombre, qui se termine par une grotte allongée, est une des plus belles pages de l’histoire du christianisme.

C’est en 1016 que fut fondée la basilique de Montmajour. A cette date l’oeuvre n’était que commencée ; elle avança avec lenteur et il est facile de voir aux différents genres de style qui se mêlent dans cette construction que, pendant plus de deux cents ans, du XIe au XIIIe siècle, des ouvriers, des artistes, la plupart inconnus les uns aux autres, y ont successivement déposé le fruit de leur talent. Quant à l’église qui sert de support à la basilique, elle a été faite d’un seul jet. On trouve dans le manuscrit de l’abbé Bonnemant une description de l’abbaye de Montmajour au XIIIe siècle. Il ne reste de cet édifice que le cloître avec ses tombeaux et ses inscriptions. Là dorment les générations de plusieurs siècles : prélats, seigneurs, chevaliers, dames de haute lignée, moines obscurs. L’abbaye de Montmajour, comme le monastère de Lérins son modèle, fut longtemps une école permanente de vertus et de dévouement, un asile contre la persécution, un atelier où les arts et les lettres étaient cultivés avec succès. On cite ce moine, Hugues de Saint-Césaire qui avait fait un recueil de poésies provençales. Il était troubadour comme le fut plus tard saint François d’Assise.

Malgré les guerres qui éprouvèrent si cruellement la Provence au Moyen Age, les invasions des peuples qui se disputaient cette belle contrée comme une proie, Montmajour fut, surtout au XIVe siècle, une demeure somptueuse, enrichie qu’elle fut de bonne heure par les dons des fidèles. Cette magnificence devait lui être fatale. Du Guesclin gagnant l’Espagne avec ses routiers, voulut rançonner Arles qui résista.

Alors l’orage alla crever sur Montmajour que le grand capitaine ne put défendre contre les vexations d’une soldatesque effrénée ; le trésor fut mis au pillage ; l’incendie projeta au loin de sinistres lueurs.

téléchargement (5)Cette rude épreuve servit de leçon. L’abbé Pons de Ulmon fit construire la belle tour de défense, ornée de bossages et couronnée de mâchicoulis. Cette tour supporta plus d’un assaut ; fièrement campée en avant du monastère pour le protéger, elle ne put, au XVIe siècle, détourner ce torrent dévastateur qu’on appela les guerres de religion. Montmajour finit par succomber et ne fut plus qu’un monceau de ruines. Sur l’emplacement de la vieille abbaye, on bâtit cent ans plus tard une habitation spacieuse et romantique. C’était un château plutôt qu’un couvent et l’abbé, très richement doté, menait là une vie de grand seigneur. A contempler les ruines qui jonchent aujourd’hui le sol, ces larges corridors, ces élégantes salles, ces vastes appartements déserts, ces beaux escaliers de pierre, cette charmante terrasse qui plonge sur le paysage, on sent le luxe, le confortable, les habitudes de bien-être. Tout cela disparut sous les coups de la Révolution. Demeuré seul sur son rocher, l’antique donjon semble regretter son isolement et son impuissance.

(D’après « Revue de l’Agenais » paru en 1875)

 

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saint-Etienne-lès-Remiremont

Posté par francesca7 le 18 janvier 2015

(Vosges)

téléchargement (3)UN PEU D’HISTOIRE
Saint-Etienne est à l’origine un hameau agricole connu dès le VIIéme siècle sous le nom de Sancti Stepha. En 1789 la commune est rebaptisée Val Moselle et le 11 octobre 1936 à la demande du Ministre de l’intérieur de l’époque Saint-Etienne devient officiellement Saint-Etienne-lès-Remiremont. La ville est depuis 1986 jumelée avec Vila das Aves (Portugal).

LA QUALITÉ DE VIE
15ème commune des Vosges avec 4153 habitants, Saint-Etienne lès Remiremont est une ville accueillante située au pied du massif forestier du Fossard et à la confluence de la Moselle et de la Moselotte. Grâce à un fleurissement de qualité Saint-Etienne a obtenu 3 fleurs au niveau national du concours des Villes Fleuries.

Un habitat pavillonnaire convivial se développe dans un cadre verdoyant. Un parc de plus de 500 logements de type HLM est réparti dans les différents quartiers de la commune. Chaque habitant dispose des services que l’on peut trouver dans des agglomérations plus importantes.

Le massif forestier du Fossard permet de découvrir le long des circuits pédestres, équestres ou de VVT balisés, différentes curiosités (panoramas, fontaines, chapelles, roches, blocs monolithiques..) Deux circuits de découverte sont proposés sur le site officiel de la ville.

LES LOISIRS
Le réseau associatif de la commune offre de nombreuses possibilités tant au niveau sporti que culturel. On peut ainsi y pratiquer le tennis, le badminton, le football, le skate et le roller dans un parc spécialement aménagé. Une piste d’envol de parapente est accessible au sommet du Fossard et les performances enregistrées depuis cette aire sont remarquables. Le club cycliste local, l’espoir cycliste stéphanois porte haut les couleurs de la ville.

Une grande marche populaire est organisée annuellement au cours de la première. quinzaine de Mai. La Voie Verte implantée sur le ligne ferroviaire Remiremont-Cornimont permet la pratique du vélo, du roller, de la marche en famille et en toute sécurité. Saint-Etienne lès Remiremont se trouve à la porte des Hautes-Vosges, les pistes de ski sont à 30 km. Les crêtes et le parc Naturel des Ballons offre de splendides balades sur les crêtes et les chaumes vosgiennes.

L’EDUCATION
Les 3 écoles stéphanoises accueillent les enfants dès 2 ans. Tous les élèves de la commune bénéficient au moins une fois au cours de leur scolarité d’un séjour en classe transplantée. Un restaurant scolaire est ouvert pour le repas de midi et une garderie périscolaire héberge les enfants le matin et le soir. Les collèges et lycées sont situés dans la ville de Remiremont à 1 km. Les écoles supérieures sont à Epinal (25 km) ou Nancy (80 km).

L’ECONOMIE
Particulièrement bien placée sur l’axe routier et ferroviaire conduisant vers Nancy, la commune a su développer un tissu artisanal, commercial et industriel très diversifié. Plus de 1000 emplois existent sur la commune et notamment sur le parc économique des Grands Moulins et les zones d’activités de la Chaume, de la Queue de l’Etang , du Vélodrome et des Bruyères.

L’aéroport de Juvaincourt est à 70 km, l’aéroport régional à 120 km, l’aéroport Mulhouse-Bâle à 90 km.

Des avantages fiscaux sont proposés aux entreprises qui s’implantent sur la commune. Pour en savoir plus consultez notre site et n’hésitez pas à venir nous rencontrer dans notre belle cité stéphanoise. A Bientôt.

VISITER LE SITE 
www.ville-st-etienne-remiremont.fr

 

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L’EXPRESSION : Poser un lapin

Posté par francesca7 le 17 janvier 2015

 

3131410930_1_6_iMcyGhrEPoser un lapin c’est ne pas venir à un rendez-vous, et laisser attendre l’autre au lieu fixé. Certes le lapin est un animal instable, qui bondit dès qu’on veut l’approcher, mais cela n’explique guère la création de cette tournure qui date environ de la fin du siècle dernier, et dont le mystère demeure à peu près entier. L’hypothèse avancée par certains selon laquelle le lapin serait celui que produit le prestidigitateur devant son public ne paraît pas convaincante dans la mesure où il crée une agréable surprise et non une méchante blague.

On trouve par contre, dans le passé du lapin, si j’ose dire, trois significations annexes qui peuvent jeter quelque lueur sur ce délicat problème de paternité. D’abord au XVIIIè siècle on appelait « lapin » un passager en surnombre qui montait sur le siège à côté du cocher d’une diligence, et voyageait ainsi plus ou moins gratuitement au bon gré de son hôte. « Sur le devant de cette voiture, il existait une banquette de bois, le siège de Pierrotin, et où pouvaient tenir trois voyageurs, qui placés là, prennent comme on le sait le nom de lapins. Par certains voyages, Pierrotin y plaçait quatre lapins »… explique Balzac dans Un début dans la vie.

Deuxièmement un « lapin » a eu également le sens d’histoire fausse. Esnault cite pour 1718 : « Celui-là est de garenne, votre récit est incroyable ». Enfin il est bien connu que le « lapin » en terme de prostitution es – était déjà en 1880 – le client qui se sauve sans avoir rétribué les faveurs d’une fille. Il est évident que ces deux derniers sens – sui sont peut-être liés – paraissent se rapprocher du contexte d’un rendez-vous manqué, sans toutefois l’expliquer de façon tout à fait satisfaisante.

Personnellement, je crois qu’il faut aussi prendre en compte un vieux sens de « poser », ou « faire poser », qui est « faire attendre quelqu’un ». « Depuis trois mois, elle le faisait poser, jouant à la femme comme il faut, afin de l’allumer davantage » (Zola, Nana). Le mot était en usage en 1897 où G.Darien l’emploie dans un sens étrangement proche de celui de la locution ; « Je t’ai laissé poser hier soir ; excuse-moi car je n’ai pas pu faire autrement », dit un personnage du Voleur qui n’a pu se rendre à un rendez-vous.

Y a-t-il eu croisement entre le lapin insolvable et l’action de « poser » dans l’attente ? … Evidemment on peut imaginer qu’une fille, pour se venger d’un client sans scrupule lui donne de faux rendez-vous, auquel cas elle « ferait poser un lapin » – mais rien n’indique que l’expression se soit ainsi abrégée, et avec des « si » on mettrait Paris en bouteille.

issu du livre : « La puce à l’Oreille » aux éditions Stock 1978

 

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UN JOURNEE DE TRAVAIL AU MOYEN AGE

Posté par francesca7 le 17 janvier 2015

 

 
 
téléchargementEn matière de durée de la journée de travail, l’idée qui paraît animer les règlements du XIIIe siècle et qui se justifie par des considérations de bon sens, d’humanité et d’intérêt professionnel sainement entendu, est la suivante : il n’est ni juste, ni avantageux de surmener l’ouvrier ; la fixation de la journée de travail ne doit donc pas être abandonnée à l’arbitraire des patrons, mais doit au contraire être réglementée par les statuts de chaque corporation, conformément à l’équité et aux usages

Cette idée admise, il restait à déterminer les limites de la journée de travail. La presque unanimité des statuts en fixe le commencement au lever du soleil ou à l’heure qui suit ce lever. Pour beaucoup de métiers, le signal précis de la reprise du travail était donné par le son de la corne annonçant la fin du guet de nuit. En revanche, le travail ne finissait pas à la même heure pour tous les métiers. Parfois, il ne se terminait qu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire à une heure variable selon les saisons. Parfois, au contraire, le signal de la cessation du travail était donné par la cloche de l’église voisine sonnant complies, ou par le premier crieur du soir comme pour les batteurs d’archal ou les faiseurs de clous. D’autres métiers quittaient l’ouvrage plus tôt encore, à vêpres sonnées : ainsi des boîtiers et des patenôtriers d’os et de corne.

Le motif le plus souvent donné pour justifier cette limitation de la durée du travail est la crainte que la fatigue de l’ouvrier et l’insuffisance de la lumière n’exercent une influence fâcheuse sur la qualité de la fabrication. « La clarté de la nuit, dit le statut des potiers d’étain, n’est mie si souffisanz qu’ils puissent faire bone œuvre et loïal ». Mais l’intérêt de l’artisan lui même n’est évidemment pas étranger à l’adoption de cette mesure. D’après le statut des baudroiers, la limitation de la journée de travail a été instituée « pour eux reposer ; car les jours sont loncs et le métier trop pénible » (Livre des Métiers).

Par exception, quelques rares corporations autorisent le travail de nuit (ouvriers de menues œuvres d’étain et de plomb, teinturiers, tailleurs d’images, huiliers, boursiers). Chez les foulons, le travail finissait au premier coup de vêpres (en carême, à complies), ce que les statuts expriment en disant que les valets ont leurs vesprées (leurs soirées). Mais si le maître avait métier (besoin d’eux), il pouvait les allouer par contrat spécial pour la durée de la vêprée, après s’être entendu avec eux sur le prix. Toutefois cette vêprée ne pouvait se prolonger au delà du coucher du soleil, ce qui signifie sans doute ici : jusqu’à la disparition complète du soleil. La journée ouvrable était ainsi, moyennant un salaire supplémentaire, allongée de deux ou trois heures.

Les règles qui précèdent permettent de déterminer assez exactement la durée de la journée normale de travail dans les corps de métier. La journée, commençant presque uniformément avec le jour (ou tout au moins dans l’heure qui suivait le lever du jour) et se terminant le plus souvent au soleil couchant, sa durée était évidemment variable selon les saisons. Théoriquement, cette durée de la journée de travail eût dû varier d’un minimum de 8 heures 1/2 en hiver à un maximum de 16 heures en été. Mais ce maximum de 16 heures n’était jamais atteint, et le travail effectif ne devait dépasser en aucune saison 14 heures à 14 heures 1/2. En effet, les règlements ou la coutume accordaient à l’ouvrier deux repos d’une durée totale d’environ 1 heure 1/2 pour prendre son repas (chez les ouvriers tondeurs de drap, au XIVe siècle, il était accordé une demi-heure pour le déjeuner et une heure pour le dîner) ; en outre et comme il vient d’être dit, dans un grand nombre de métiers, le travail se terminait en toute saison à complies (7 heures), ou même à vêpres (4 heures du soir).

Quelques statuts renferment des dispositions spéciales. Ainsi, les statuts des foulons du 24 juin 1467 paraissant constater un ancien usage, fixent la durée du travail en hiver à 11 heures (de 6 heures du matin à 5 heures du soir) ; et en été à 14 heures (de 5 heures du matin à 7 heures du soir) ; mais il y a lieu de déduire de cette durée au moins 1 heure 1/2 pour les repas, ce qui suppose une journée de travail effectif de 9 heures 1/2 en hiver, à 12 heures 1/2 en été. Chez les ouvriers tondeurs de drap, la journée d’abord fixée en hiver à 13 heures 1/2 avec travail de nuit fut réduite en 1284 à 9 heures 1/2 par suite de la suppression du travail de nuit ; en été, ces ouvriers commençaient et finissaient le travail avec le jour.

En résumé, dans les métiers où le travail commençait et finissait avec le jour, la journée variait, déduction faite du temps des repas, de sept à huit heures en hiver à environ quatorze heures en été. Pour d’autres métiers en assez grand nombre, la journée de travail effectif évoluait entre huit à neuf heures en hiver et dix à douze heures en été.

imagesLa journée de travail de l’artisan du Moyen Age telle qu’elle vient d’être évaluée paraît au premier examen plus longue que celle de l’artisan moderne : elle était surtout plus irrégulière. Mais pour se faire une idée de la somme de travail fournie annuellement par l’ouvrier, il ne suffit pas d’apprécier la durée de la journée de travail, mais il faut tenir compte du nombre de jours de chômage consacrés au repos ou à la célébration des fêtes. Si l’on prend en considération cet élément d’appréciation, il devient évident que l’on n’exigeait pas de l’ouvrier du Moyen Age un travail sensiblement supérieur à celui de l’ouvrier du XIXe siècle : l’artisan du XIIIe siècle paraît même avoir été sous ce rapport plus favorisé que celui du XIXe siècle. L’énumération suivante des chômages obligatoires démontrera cette proposition. Le chômage est partiel ou complet selon les circonstances.

Chômage complet 
Le travail est entièrement suspendu à certains jours consacrés au repos et à la célébration de cérémonies religieuses. Il en est ainsi :
1° Tous les dimanches de l’année. L’interdiction du travail se retrouve dans tous les registres des métiers et est sanctionnée par de sévères pénalités. On lit notamment dans les Registres du Châtelet, à la date du 17 mars 1401 : « Condémpnons Jehan le Mareschal esguilletier en 10 sols tournois d’amende pour ce que dimanche passé il exposa esguillettes en vente ».
2° Les jours de fêtes religieuses. Ces fêtes étaient alors très nombreuses, et le statut des talemeliers les énumère. La liste en est longue :

Les fêtes de l’Ascension et des Apôtres, le lundi de Pâques et la Pentecôte, Noël et les deux jours qui suivent Noël
1° Janvier. – Sainte Geneviève et l’Epiphanie
2° Février. – La Purification de la Sainte Vierge
3° Mars. – L’Annonciation
4° Mai. – Saint Jacques le Mineur et saint Philippe ; l’Invention de la Sainte Croix
5° Juin. – La Nativité de Saint Baptiste
6° Juillet. – Sainte Marie Madeleine ; Saint Jacques le Majeur et Saint Christophe
7° Août. – Saint Pierre ès-Liens ; Saint Laurent ; l’Assomption ; Saint Barthélemy
8° Septembre. – La Nativité de la Sainte Vierge ; l’Exaltation de la Sainte Croix
9° Octobre. – Saint Denis
10° Novembre. – La Toussaint et les Morts ; la Saint Martin
11° Décembre. – Saint Nicolas

Au total 27 fêtes auxquelles il faut en ajouter sans doute encore, si l’on veut tenir compte des chômages collectifs ou individuels, une demi-douzaine d’autres : la fête du saint patron de la confrérie, celle des saints patrons de la paroisse, de chaque maître en particulier, de sa femme, etc. En somme le travail était complètement suspendu chaque année pendant environ 80 à 85 jours.

Chômage partiel 
L’ouvrier bénéficie d’une réduction de la journée de travail :
1° Tous les samedis, soit 52 jours par an
2° Les veilles ou vigiles de fêtes religieuses communément chômées « que commun de ville foire ». Ces veilles de fêtes représentent un nombre de jours sensiblement moindre que les fêtes elles-mêmes, car on ne compte qu’une vigile pour Noël contre trois jours fériés (Noël et les deux jours suivants) ; qu’une vigile contre les deux fêtes consécutives de la Toussaint et des Morts, etc. Les vigiles de certaines fêtes comme celles du patron de la confrérie, du patron de l’église paroissiale, etc., n’étaient pas chômées. Il n’en reste pas moins une vingtaine de vigiles de fêtes pendant lesquelles on chômait une partie de la journée. Il s’ensuit que pendant 70 autres journées environ le travail quotidien était sensiblement diminué.

Mais ici se pose une question très délicate. Dans la majorité des métiers le travail doit cesser le samedi au premier coup de vêpres ; dans certains autres à none ou à complies ou à tel signal donné par les cloches d’une église voisine. Parfois la cessation du travail à lieu : en charnage après vêpres ; en carême à complies. A quelles heures correspondaient ces offices et quel temps désignent ces dénominations charnage et carême. On est d’accord pour admettre que none correspondait à trois heures de l’après-midi. Mais en ce qui touche l’heure réelle de la célébration des vêpres et des complies au Moyen Age, de sérieuses divergences se rencontrent entre les érudits.

D’après de Lespinasse, l’heure de vêpres était au Moyen Age six heures du soir environ et celle de complies neuf heures du soir. La même opinion est adoptée par Eberstadt et par Alfred Franklin (Dictionnaire des corporations des arts et métiers, 1906). En revanche, Fagniez (Etudes sur l’Industrie à Paris au XIIIe siècle) émet cette opinion que vêpres se chantaient à quatre heures et complies à sept heures. Sans prétendre apporter ici une affirmation qui ne pourrait s’appuyer sur des preuves catégoriques, la fixation proposée par. Fagniez semble la plus conforme à la vérité, et nous pourrions même dire que vêpres se chantaient entre 3 et 4 heures (peut-être avec un changement d’horaire selon la saison).

En faveur de ce système milite tout d’abord un argument de bon sens. La disposition des statuts qui ordonne de cesser le travail le samedi à vêpres ou à complies a évidemment pour but, en abrégeant la durée du travail quotidien la veille du dimanche, de permettre à l’artisan d’assister ce soir là aux offices religieux ; c’est une mesure de faveur. Où serait la faveur si le travail ne devait cesser l’hiver pendant les jours les plus courts qu’à 6 heures du soir et l’été pendant les jours longs qu’à 9 heures ? Cette disposition serait alors non plus une réduction, mais plutôt une prolongation de la durée habituelle du travail quotidien qui doit finir normalement avec le jour. Car le jour finit en hiver bien avant six heures et même en juin et juillet, pendant la saison des jours les plus longs, avant neuf heures !

Par exemple, le statut des garnisseurs de gaines et des faiseurs de viroles (titre LXVI) renferme cet article 4 : « Nus du mestier ne doit ouvrer en jour de feste que commun de vile foire ne au samedi en charnage (de) puis vespres, ne en samedi en quaresme (de) puis complies, ne par nuit en nul tans ». Il est clair que cette prohibition de travailler la nuit en nul temps eût été violée chaque samedi en plein hiver si les ateliers étaient demeurés ouverts jusqu’à six heures et chaque samedi d’été où la nuit tombe avant neuf. Si au contraire on fixe vêpres à 4 heures environ et complies à 6 ou 7, il en résulte une abréviation notable de la durée du travail chaque samedi, surtout l’été en ce qui touche ceux des métiers où ce travail du samedi finit en toutes saisons à vêpres.

La tradition ecclésiastique est du reste favorable à cette interprétation. Selon l’abbé Martigny dans son Dictionnaire des Antiquités chrétiennes, « tous les témoignages prouvent que la psalmodie de vêpres – vespertina – avait lieu (dans la primitive église) après le coucher du soleil. Aussi soit en Orient soit en Occident, l’heure de vêpres fut-elle appelée lucernarium parce qu’on allumait les flambeaux pour cet office. On continua à chanter vêpres après le coucher du soleil chez limages (1)es Grecs comme chez les Latins jusqu’au VIIIe et au IXe siècle. Ce n’est qu’à partir de cette époque que s’introduisit en Occident l’usage de l’Eglise de Rome qui récitait vêpres immédiatement après nones, avant le coucher du soleil ». Nones est fixé d’un avis unanime à trois heures du soir. Il n’est donc pas téméraire de conclure que vêpres devaient être chantées vers 4 heures, peut-être même plus tôt en hiver vers 3 heures ou 3 heures 1/2. La même cloche aurait alors sonné none et vêpres qui suivaient immédiatement none.

Nous disposons à cet égard d’un témoignage fort intéressant. En ce qui touche au moins le XVIe siècle, l’heure de la célébration de vêpres à Paris est fixée par un texte précis. « Tous compagnons apprentys du-dit métier (portent des lettres patentes de Charles IX de juin 1571 confirmant les statuts des patenôtriers d’os et de corne) seront tenuz de laisser besognes les quatre festes annuelles… après le tiers coup de vêpres qui est à trois heures après midy » Le texte cette fois est formel ; il date, il est vrai du XVIe siècle et non du XIIIe ; mais dans cet intervalle la fixation de l’heure des vêpres avait-elle changé à Paris ? A priori non. En 1514 en effet, une sentence du prévôt de Paris rendue à la demande des cordonniers, vise une requête de ces derniers disant que par les anciennes ordonnances du dit métier « avait été ordonné que nuls cordouenniers de Paris ne pourront ouvrer le jour du samedi depuis que le dernier coup de vêpres serait sonné en la paroisse ». Ces anciennes ordonnances sont le titre LXXXIV du Livre des Métiers dont le texte est expressément visé dans la sentence de 1514.

Or si l’heure à laquelle vêpres étaient sonnées avait été avancée ou reculée de 1268 à 1514, il paraît presque certain que les cordonniers en requérant en 1514 toute liberté de travailler désormais de nuit comme de jour et le samedi même après vêpres eussent fait mention de ce changement d’horaire ; ils insistent en effet avec détail sur les modifications survenues dans la technique de leur métier (plus grande difficulté dans la façon des souliers), alors qu’ils présentent la réglementation du temps de travail comme demeurée invariable depuis deux cents ans. « Lorsque icelles ordonnances avaient été faites ne y avait à Paris grand nombre de cordouenniers-varlets ne serviteurs et que de présent audit métier l’on ne se réglait sur lesdites ordonnances parce que deux cents ans et plus avaient été faites… » Nous conclurons donc qu’au XIIIe siècle les vêpres devaient être chantées entre 3 et 4 heures. Quant à complies, l’heure de neuf heures paraît également beaucoup trop tardive ; les données précises d’une fixation manquent encore plus que pour vêpres ; mais 6 à 7 heures paraissent bien correspondre à l’esprit des statuts qui font finir le jour ouvrable à complies encharnage pendant les jours longs.

Que faut-il entendre maintenant par charnage et par carême, termes que les statuts de métiers opposent l’un à l’autre pour faire finir le travail du samedi et des vigiles à vêpres en charnage et à complies en carême ? « Le temps du charnage ou carnaval qui précède le carême a été, dit de Lespinasse, employé chez les gens de métier pour désigner les jours courts depuis la saint Rémi (9 octobre) jusqu’aux Brandons, premier dimanche de Carême, comme l’ont dit quelques-uns. Puis le carême et le dimanche des Brandons qui coïncident avec les premiers jours de printemps ont été le point de départ de la saison des jours longs ». L’explication est certes séduisante, certains textes établissant en effet la division de l’année en deux saison : de la Saint-Rémi aux Brandons ; des Brandons à la Saint-Rémi suivante.

Mais aucun de ces textes n’identifie clairement les deux termes de cette division avec le charnage et le carême. L’opinion qui considère le mot carême comme comprenant dans le langage des métiers environ six mois de l’année – avril à octobre – la saison des jours longs, cette opinion paraît néanmoins assez vraisemblable ; car il serait étrange que le carême fini, et pendant toute la belle saison (d’avril aux premiers jours d’octobre), on fût revenu à des règles qui ne conviennent qu’à la saison d’hiver. Toutefois on ne peut ici apporter aucune certitude.

En définitive et tout compte fait, il résulte de ce qui précède que l’ouvrier du Moyen Age : 1° commençait et finissait son travail avec le jour. La journée était donc parfois plus courte, parfois plus longue que la journée du XIXe siècle ; 2° l’ouvrier fournissait dans une année un nombre de journées et d’heures de travail plutôt inférieur à celui que l’on exige de l’artisan du XIXe siècle. La moindre activité de la production, l’absence de toute spéculation, la régularité de la demande permettaient au maître de prévoir la quantité et la nature des objets qu’il devait fabriquer sans être obligé d’imposer à l’ouvrier des efforts extraordinaires. L’ouvrier travaillait donc moins longtemps, mais aussi son travail mieux équilibré, moins nerveux, moins surmené était plus soutenu, plus appliqué, plus consciencieux.

(D’après « Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines
jusqu’à leur suppression en 1791 » (3e éd.), paru en 1922)

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Saint Jacques de Compostelle – Un Chemin Alchimique

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

280px-Vista_de_la_Catedral_de_Santiago_de_CompostelaIl me paraissait important de vous partager l’expérience, l’aventure que le groupe a vécue sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle du 9 juin au 16 Juin 2012 Important parce que nous parcourons tous, chaque jour ce chemin, sans même en avoir toujours conscience, chemin de l’Amour, chemin du Coeur !! 

Si 1600 kilomètres séparent le Puy en Velay de Saint Jacques de Compostelle, en ce qui nous concerne, notre chemin vers le cœur ne mesure que quelques centimètres. Cette distance est bien courte mais ô combien mystérieuse et complexe. Voilà le vrai chemin de Saint Jacques !

Nous étions 19 dans cette aventure et je remercie encore chaque pèlerin, car chacun d’entre eux véhiculait bien plus que ce que nous aurions pu le penser.  Nous savions que la programmation de ce séjour renfermait des indices, des symboles, des clefs et que le chemin nous préparait déjà à vivre une expérience hors du commun. Au-delà de ce nous avions déjà perçu concernant les cadeaux du chemin, nous savions que la route de Compostelle allait nous transformer, nous guérir, et nous surprendre de ses trésors alchimiques. 

Nous avions donc choisi de démarrer du Puy en Velay car ce lieu est un lieu hautement mystique et d’une beauté unique au monde. Le Puy est une cité Mariale dont la configuration géologique est exceptionnelle. Un évêque avait dit du Puy : « C’est ici la maison de Dieu et la porte du Ciel.. » Elle est tel un sanctuaire qui touche l’âme et les cellules dès que l’on s’en approche. Constellée de vestiges

antiques, environ 120 traces (dolmens, témoignages divers, ossements de géants (s’agitait-il d’Atlantes.. ?)..), elle offre bien plus que sa majesté visuelle. Elle fut un antique lieu de cultes, un creuset où les miracles se produisaient et se produisent encore. Elle a également pour trésor une fontaine qui fut condamnée et qui, selon les écrits, promet de ressurgir quand il sera le moment de marquer une Nouvelle Ere.. !!…Intéressant. Le lieu était déjà si sacré que les premiers chrétiens  semblent avoir rencontré des difficultés à implanter leur nouvelle religion. C’est peut être pour cette raison que le Puy en Velay accueille deux Vierges : La vierge Noire et Marie (l’une étant la mère nourricière : la Terre Mère et l’Autre, Marie, la Mère qui chérit les coeurs, les âmes de ceux qui souffrent ! 

Puis il y a la Cathédrale qui symbolise la Matrice Divine. On y pénètre par des escaliers montant qui font penser à une « pénétration » au coeur de la matrice féminine. Certains disent que cette entrée représente le nombril, je penserai vraiment à autre chose.. Qu’importe, le nombril reste toujours le cordon qui nous lie à l’origine, à la source. Dès lors que nous sommes initiés, nous sortons de la cathédrale par les oreilles. Nous avons donc posés des intentions dans ce sens. Ainsi, le groupe a ressenti comme un profond « chérissement » en ce lieu divin. (il y aurait plus à dire… mais une autre fois) Puis vint le départ sur le chemin qui va à Compostelle (compost = champ mais aussi composte) puis stèle qui signifie étoile.. Le champ des étoiles, ou passer du composte à l’étoile…, les deux  peut-être. 

Compostelle, la route des Etoiles, le chemin qui suit la Voie Lactée… Chemin de transformation, de transmutation que nous avons amorcé en accrochant, en conscience, à nos sacs, la fameuse coquille Saint Jacques. 

Mais que signifie cette coquille ?

Saint Jacques de Compostelle - Un Chemin Alchimique dans Autre région 220px-Collection_du_Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Grenoble_5Elle fut tout d’abord la preuve que le pèlerin rapportait quand il avait parcouru le chemin jusqu’à Santiago. La coquille renferme un autre savoir bien plus subtil. Il lui avait été attribué un pouvoir protecteur, elle permettait de distinguer les pèlerins, et elle permettait aussi de boire l’eau des rivières. Mais la coquille est bien plus sacrée que cela : les mystiques disent qu’elle symbolise la fécondité, le féminin sacré, la sexualité sacrée, la virginité, la naissance de la  Perle. On dit aussi qu’elle nous relie au Monde Souterrain, à la Déesse Mère, aux Eaux primordiales. Elle représente le Coeur, les miroirs, le creuset sacré, la rencontre de soi à soi. Elle purifie et les lithothérapeutes l’utilisent pour nettoyer leurs pierres. Mais la coquille va encore plus loin. Elle vibre d’une géométrie sacrée et ses stries sont au nombre de 12. Elle est alchimique. Botticelli n’a-t-il pas représenté la Naissance de Vénus … sur une coquille Saint Jacques. Vénus, Déesse de l’AMOUR ! La coquille est elle alors l’écrin de ce qu’il y a de plus précieux : L’AMOUR. Cela confirmerait-il que le chemin est bien le chemin de  l’Amour. 

La coquille s’impose dans beaucoup d’églises, sur la croix de saint François d’Assise. Stylisée elle représente la Fleur de Lys.. La Fleur de Lys, elle-même symbole de la Triple-Flamme… : l’AMOUR

DIVIN ABSOLU. Mais la coquille, c’est aussi la convergence des chemins, chemin visible et invisible,

chemin qui conduit à l’OUEST, l’Ouest si précieux dans les constructions : l’Ouest qui symbolise le Paradis ! Le chemin de Saint Jacques se dirige vers l’OUEST, vers la constellation du CHIEN, cette constellation qui guidait les pèlerins avertis. Mais cet Ouest ne nous suggère– t-il pas quelques réflexions : Pourquoi ce lieu ? Est-ce la quête du Paradis Perdu ? Y a t-il un lien avec l’Arche de Noé,  les Atlantes ? 

Alors que je m’intériorisais, je percevais cette information : Et si avant de sombrer, l’ATLANTIDE, qui était immense, se serait préparée en anticipant le déluge. Et s’il y avait, non pas, un seul Arche de Noé mais plusieurs afin que les Atlantes puissent « ensemencer » les Nouvelles Terres ? Et si chacun de ces « vaisseaux » (qui font penser aux charpentes des cathédrales) avait accosté sur ces différentes terres : le Mont ARARAT dans le Caucase (Turquie), dans l’ATLAS (d’où la richesse culturelle qui a été acheminée jusqu’en Egypte), dans La Ria de Noya en Galice où se situe Saint Jacques, Le Mont SaintMichel conduisant à Brocéliande et Chartres puis Paris, et Les Cornouailles en Angleterre (Tintagel), Glastonbury (lieu du Roi Arthur), Stonehenge, et l’Irlande… Certains revendiquent que l’Arche aurait échoué sur leur Terre. Et …, s’ils avaient tous raison… ? Est-ce pour cela que le Chemin de Saint Jacques est constellé d’objets celtes, de promontoires, de symboles puissants qui sillonnent tous ces lieux cités et qui s’avèrent être souvent les mêmes ? 

Alors pourquoi marcher vers l’Ouest ?

400px-Stjacquescompostelle dans HUMEUR DES ANCETRESMarcher vers l’ouest c’est poser nos pas dans les empreintes que nous ont léguées les Atlantes et dont la mission était de recréer un paradis sur Terre après le déluge. Mission qui, comme nous le constatons, n’a pas connu l’envol escompté ! Il nous aura fallu des siècles et des siècles pour   réapprendre la Vérité Sacrée et comprendre ce que les Initiés savaient déjà ! Les Druides, les   Sorcières, les Savants, les Sages savaient-ils tout cela ? Gardaient-ils dans le secret de leur coeur l’histoire troublante d’une civilisation qui a laissé un enseignement codé, des informations cryptées, une

langue des « oiseaux » pour protéger un Savoir sacré et un chemin qui serpente jusqu’au lieu où ils ont foulé pour la première fois la Galice ? 

La coquille symbolisée également par la patte d’oie, la Mère l’Oye si précieuse en Egypte Antique nous renvoie à la symbolique de L’Univers et a sa toute puissance. La Mère l’Oye représente

la Terre Mère…. L’oie : LA LOI, celle du Divin ! L’Oye, Loi : représente la Mise au Monde, la Création, la Naissance, un Nouveau Commencement… Est-ce cela que portaient en leur coeur les Atlantes ? Un nouveau commencement qui, malheureusement, a souffert d’une bien trop lente évolution. La chute, celle qui nous a coupés de notre Divinité a fait naitre en l’humanité ce désir fondamental : celui de reconquérir ce joyau perdu, cette Perle d’Amour ? Est-ce pour cette raison que tant de pèlerins empruntent le chemin tous les ans, conscients ou pas de la symbolique que véhicule chacun de ces pas, pas qui nous reconduisent à notre origine, du temps où nous étions des êtres déployés, unis à notre Divinité ? Est- pour cela que le chemin nous dépouille, nous nettoie, nous

guide, nous parle, nous entend, nous voit, nous murmure sa sagesse, s’adresse à  notre Temple physique. Chacun de nos pas réveille t-il la mémoire sacrée de l’Atlante qui vit encore dans nos cellules et qui s’impatiente de renaitre enfin ?  

Est-ce là le Nouveau Commencement ? Investis de cette approche, nous nous élancions sur le chemin de Compostelle ! Nos intentions écrites et inscrites en nous déclenchaient l’alchimie que nous étions venu chercher et honorer ! Chacun couvait en son ADN, la mission qui lui était propre sans même en avoir vraiment conscience. Il y a avait là une aventure orchestrée à un niveau supérieur et le temps nous révélait au fur et à mesure ce que nous devions comprendre. Nous savions que nous devions déposer en conscience et recevoir en conscience ce que le chemin nous avait déjà préparé. 

Afin que nos coeurs s’ouvrent et déposent des voiles devenus trop encombrants, chaque membre du groupe avait passé un accord céleste pour représenter un aspect mal intégré de l’humanité ou un aspect à déployer sans retenue. Cependant, la veille, un des pèlerins du groupe percevait une guérison qui touchait mon fils mais qui concernait tout un chacun. Lors d’un état d’éveil pur, elle perçut la guérison de mon fils qui devait se faire opérer de l’oeil. Son oeil gauche, suite à un grave accident, développait une membrane intérieure qui lui faisait perdre la vue ! Cette personne comprenait qu’autour de cette guérison se produisait un phénomène qui dépassait notre entendement. Il lui était communiqué ce qui devait être mis en place afin que le rituel de guérison soit fait en conscience et en reliance avec l’assistance Céleste. 

C’est alors que je perçois la symbolique de cette membrane. Lors de son accident, mon fils a subi une craniotomie et c’est la partie gauche de son crâne qui a été ôtée, comme si la lumière devait inonder l’hémisphère gauche, illuminant ainsi ce lobe du cerveau. En effet, le monde a fonctionné trop longtemps avec les énergies mal intégrées du Masculin. Cependant l’oeil gauche représente le regard provenant du coeur et l’oeil droit reste le regard de l’analyse et de la logique. Nos coeurs ont si longtemps été voilés de petitesses, de médiocrités, de haine, etc.que notre perception s’est atrophiée et nous avons développé un regard dur, un regard de jugement, de méfiance et d’intolérance.. Eliminer la membrane et nettoyer l’oeil de mon fils s’inscrivait alors dans la symbolique incroyable de cette purification. (« Dieu a besoin d’un corps » me répétait mon Indien Comanche) 

Le vendredi 15 juin, était le jour où nous avions décidé de prendre le temps afin d’assimiler tout ce processus alchimique. J’avais préparé un travail concernant La Puissance de la Vision. Personne ne  savait ce sur quoi s’appuyait mon travail (pas même la personne qui reçut l’information de la guérison de l’oeil de mon fils). Alors que nous étions assis dans l’herbe et que je présentais l’objectif de la journée, nous décidions de changer d’endroit tant le vent était froid et inconfortable. Au moment de nous lever, certains pèlerins remarquent dans l’herbe un crapaud. Plusieurs viennent y jeter un oeil.  Puis nous prenons nos affaires pour dénicher un écrin dans la forêt où le soleil réchaufferait nos os. Je présente alors un dessin représentant un crapaud, puis je refais circuler la même feuille que je présente sous un autre angle. L’image du dessin offre alors une belle tête de cheval. 

L’exercice a pour but de démontrer que selon l’angle d’attaque d’une image, d’une personne ou d’une situation nous ne voyons pas du tout la même chose, alors que nous avons face à nous la même représentation. J’insistais sur le regard que nous posions sur nous-mêmes et sur les autres, sachant que l’intention de ce regard ouvrait ou fermait le coeur ! Le coeur, point essentiel du chemin de Saint Jacques. Quelques minutes après nous être installés, se présente un magnifique cheval couleur fauve.. Synchronicité remarquable qui interpelle chacun d’entre nous.. Puis d’autres chevaux nous ont encerclés, clin « d’oeil » à l’enseignement tel un message vivant ! Puis nous avons fait un travail d’accueil de l’autre, accueil de ce que nous semblions ne pas accepter chez l’autre. 

L’ouverture de coeur de chacun était impressionnante au point d’en pleurer. Il nous était demandé de voir autrement et de laisser couler de nos yeux des regards emplis d’un amour infini ! Les coquilles s’ouvraient, chaque face de la coquille était le miroir de l’autre ! Magique. Puis les pèlerins ont déposé en conscience ce qu’ils désiraient offrir au chemin… 

220px-Peregrinos_llegando_a_Salamanca dans VILLAGES de FRANCEDe retour à Toulon, le soir même, je suis invitée à un anniversaire. Il est tard et je justifie mon retard en expliquant que je reviens du chemin de St Jacques. Je suis assise sur une banquette, et la personne qui se tient à ma gauche (la première à qui j’adresse la parole depuis le retour) me regarde et me dit : « Je pars la semaine prochaine au Puy, je suis l’architecte qui a été choisi pour baliser les monuments importants du chemin…. » WOW ?!?.. La personne qui reçu intensément l’information concernant l’oeil de mon fils, m’appelle le lendemain pour me dire que sa fille qui était au Maroc, lui a envoyé « l’oeil du Touareg » (paquet reçu alors qu’elle était sur le chemin). Le même jour, alors qu’elle est dans son atelier, une indonésienne, vient lui rendre visite pour lui offrir une poignée de perles de culture. Et plus encore.. d’autres événements ont ponctué notre retour… et l’alchimie poursuit son chemin.. 

Je tenais à remercier ceux et celles qui se sont connectés à nous et qui ont maintenu la méditation du jeudi. Puisse cette expérience ouvrir des portes et déchirer des voiles. Puissions-nous ressentir enfin la beauté de ce que Nous Sommes et l’Amour infini !

Merci au chemin… 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende »

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jusqu’au Mont Saint Michel

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

France-Mont-Saint-Michel-1900_bordercroppedLe Mont se dresse tel un gardien indétrônable et s’impose comme un poste avancé qui protège un univers inestimable. Le Mont est tel le Creuset du Grand OEuvre. L’Archange Michaël nous a conduit jusqu’à lui pour nous révéler ses secrets et nous suggérer que la frontière qu’Il garde en ce lieu depuis si longtemps ne peut être franchie qu’à certaines conditions. Le Mont Saint Michel symboliserait-il les portes du Royaume Céleste ?

 

Serait-il comme les colonnes d’Hercule, que chacun se doit de franchir afin de jouir du repos au paradis ou tout simplement de pénétrer notre propre paradis intérieur? Le Mont flirterait-il avec le Démiurge, créateur de l’Univers, suggérant de ce fait à celui qui a dissout ses peurs, à celui qui parle le langage de l’Amour, à celui qui embrasse sa dimension divine qu’il peut pénétrer le royaume céleste, et se délecter des splendeurs du paradis ? Serait-il alors un lieu où l’on peut ascensionner, ressusciter et vivre l’alchimie divine au-delà des brumes d’Avallon ?

 

Est-ce pour cela qu’il est associé au Grand OEuvre ? Le Grand OEuvre, c’est le processus alchimique qui sublime l’homme ordinaire en homme divin. Le Savoir Sacré, l’Art Sacré favorisent la réalisation de soi. Se réaliser c’est découvrir le Graal, c’est trouver la Pierre Philosophale. Il est dit qu’à l’intérieur du Mont : « tu trouveras la pierre cachée : la pierre philosophale », celle qui transmute le plomb en or. Alors le Mont Saint Michel serait-il le lieu de rencontre entre le Céleste et la Matière ? Le Mont Saint Michel protégerait-il un feu caché, un feu purificateur, élévateur, celui de la Déesse endormie : ISIS représentée par les Vierges Noires ??

 

Le Mont était avant les années 700 de notre ère, un lieu de culte et il semblerait que des menhirs se dressaient en son sommet, tels des gardiens.. Le Mont, relai entre le Haut et le Bas, entre l’énergie de la Terre et du Ciel, est-il un symbole de l’Infini balayé par les vents, caché dans les brumes et protégé par l’Océan. Est-il semblable à l’échelle de Jacob ?

 

Alors pourquoi l’Archange Michael ? Le mot Archange signifie le Messager qui commande ! Arke (l’arche) : le lien, celui qui relie.et qui commande. La Statue imperturbable flanquée au sommet de la flèche est recouverte d’Or : l’ OR : O = EAU , R = Air, petit clin d’oeil propre à la langue des oiseaux, langue utilisée par les Initiés afin de transmettre sans crainte un savoir libérateur…De ces hauteurs, l’Archange terrasse le Dragon ! Que de significations autour de ce dragon. Souvent jumelé au « mal », le dragon a endossé bien des aspects démoniaques. Il est associé aux peurs et à bien des énergies négatives. Mais au-delà de cette projection limitée, Le dragon, c’est aussi le Gardien des trésors (Michel ne le tue pas, il le terrasse et le maintient sous terre). Le dragon, c’est aussi la force provenant de la Terre, la Kundalini, l’énergie qui va du bas vers le haut, la force de Vie. L’énergie Féminine ! Dans la chapelle Saint Pierre, le vitrail qui resplendit en ce lieu souligne bien cet aspect… On y voit là les énergies masculines et féminines et du bas, surgit un magnifique Dragon rouge…

 jusqu’au Mont Saint Michel dans Autre région 170px-Folio_195r_-_The_Mass_of_Saint_Michael

La visite du Mont va se faire du haut vers le bas, comme si nous descendions dans le creuset de nos profondeurs…et libérer la Lumière de la matière ! Le Mont symboliserait-il alors le feu d’en bas qui rejoint le feu d’en haut : rencontre avec sa Présence JE SUIS, l’alchimie de l’Ascension ? Nous allons y retrouver la Coquille Saint Jaques : symbole des Atlantes, de Vénus et de l’Amour ! Dès notre arrivée dans le cloître, notre guide a osé suggéré, avec un sourire, que le cloître symbolisait le Paradis suspendu.. Notre guide nous a confirmé que ce jardin était tel un livre ouvert…

 

Au-delà de tout cela, l’austérité du Mont contrastait tant avec le déploiement de Versailles, qu’il était presque difficile d’y trouver la Joie entre ces pierres froides. Si le Mont a été pendant des siècles un rempart entre les deux mondes, son rôle semble toucher à sa fin et il nous murmure que chaque Artisan de Lumière qui vient l’honorer, se transforme lui-même en une sorte de relai. Ainsi, à notre tour nous pouvons être les gardiens de ce Savoir libérateur. Non pas pour le maintenir secret mais bien au contraire pour le répandre et le répandre encore, car il est temps de faire tomber les murs de l’ignorance. Les temps n’ont plus besoin de secret. Chacun d’entre nous est un relai entre la troisième et la cinquième dimension. Aller au coeur du mont Saint Michel, c’est explorer notre intérieur et l’offrir à la lumière. Le Mont serait-il alors comme le bourgeon d’une fleur qui est arrivé au terme de sa maturation et qui n’attend plus que l’instant magique : celui de présenter ses pétales au soleil de la Nouvelle Terre. Il en est de même pour chacun d’entre nous.

 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

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