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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les femmes de François Ier

Posté par francesca7 le 23 août 2014

 

téléchargement (4)Mère, sœur, épouses, maîtresses, nombreuses sont les femmes qui ont entouré d’une même adoration François Ier, roi magnifique en sa cour comme un sultan dans son Harem, lui consacrant leur vie entière. Il accepta leur don comme un dû, en enfant gâté par la fortune. Louise de Savoie, Marguerite de Navarre, Anne de Pisseleu, Claude de France et surtout Françoise de Châteaubriant, toutes femmes d’exceptions d’un règne flamboyant et mouvementé.

En dehors de sa haute stature, François Ier était un homme raffiné, intelligent et superficiel, amateur d’art, excellent cavalier, appréciant le luxe et surtout les jolies femmes. Autour de lui papillonnent en permanence un groupe de jeunes et charmantes personnes qu’il appelait affectueusement sa « petite Bande ». Cela ne l’empêche pas de s’occuper des affaires de l’état et de guerroyer, récoltant des lauriers à Marignan. Malgré son mariage avec la fille d’Anne de Bretagne, une question le préoccupait beaucoup : cette convention qui fit de la Bretagne un état libre de se séparer à tout moment de la France, risquait de lui faire perdre de nombreuses et riches baronnies.

François Ier et la question bretonne

La plupart de ces fiefs bretons se trouvaient appartenir au seigneur Jean de Laval, que François s’empressa d’inviter à la cour, ainsi que sa charmante épouse, cousine d’Anne de Bretagne. Il s’agit de Françoise de Foix née en 1475 et fiancée à l’âge de 11 ans au riche sieur de Laval- Chateaubriand. Dès son jeune âge l’exquise jeune fille était prometteuse par son caractère affirmé, son teint lisse, ses proportions harmonieuses et la beauté de ses cheveux noirs. Jean l’épousera donc en 1509 et vivra heureux dans son comté de Bretagne avec sa belle. Jusqu’à ce que François Ier entende parler de Françoise.

Le jeune roi est impatient de rencontrer cette jolie dame dont la renommée est parvenue à la cour, mais Jean de Laval qui connaît le penchant du roi pour les femmes, se rendra seul à son invitation, arguant de la nature farouche de Françoise. Cela ne fit qu’attiser la curiosité du roi, qui insista à plusieurs reprises et finit par exiger sa venue. Jean de Laval tentant alors une ultime stratégie, dite de la bague, écrivit devant le roi une lettre pour demander à son épouse de se rendre à la cour, joignant une bague qui signifiait au destinataire de ne pas tenir compte du courrier lorsqu’il contiendrait ladite bague. Cette tentative désespérée du mari sera éventée par un valet du roi qui ôtera la bague du courrier, et l’inévitable se produit. Françoise se rend à la cour, et est aussitôt présentée au roi qui tombe immédiatement sous le charme.

Il lui fera une cour pleine de courtoisie à laquelle la belle ne sera pas insensible : « Entrer dans le lit du roi comporte bien des avantages » se dit-t-elle. Rapidement, car François aimait les affaires rondement menées, elle devient sa maîtresse, se faisant une farouche ennemie de Louise de Savoie, influente mère du roi. Pour adoucir la jalousie du mari trompé, François lui offrira le commandement d’une compagnie d’ordonnances, et nommera le frère de son aimée gouverneur de Milan.

Françoise de Châteaubriant, favorite royale

En prévision d’un affrontement qu’il juge inévitable avec le très puissant Charles Quint, François 1er tente de s’allier en 1520 à Henri VIII d’Angleterre.

Dans ce but, il choisira un lieu neutre ou français et anglais pourront négocier une entente. Influencé par la belle Françoise, il fera ériger des tentes somptueuses décorées de tapisseries et meubles précieux, où se dérouleront des fêtes magnifiques destinées à éblouir Henry VIII. C’est le camp du drap d’or, opération si coûteuse qu’elle videra les caisses de l’Etat et aura pour conséquence de produire l’effet inverse de celui escompté : Henri, humilié et furieux, rentrera en Angleterre et s’alliera à Charles Quint.

Louise de Savoie, très en colère, imputera bien sûr cet échec à la maîtresse du roi et lui mènera une guerre sans merci, l’accusant d’être la maîtresse de Bonnivet, amiral du roi, ce qui était vrai. Mais le roi, aveuglé, n’en tiendra pas compte. Au cours d’une fête bien arrosée un invité lancera à la tête de François un tison enflammé mettant sa vie en danger. Il finira par se remettre et cet accident inspirera une mode qui allait caractériser l’homme du XVIe  siècle : les boucles du roi furent coupées, il dut se laisser pousser la barbe pour cacher les cicatrices de ses brûlures. Tous les hommes du royaume et d’Europe adopteront ce nouveau style.

En 1526 François Ier, qui se lance à la conquête de l’Italie, sera battu à Pavie et fait prisonnier par Charles Quint, au grand désespoir de Françoise. Louise de Savoie, sa grande ennemie, sera nommée régente, ne lui laissant pas d’autre choix que de plier bagages pour rejoindre la Bretagne où son mari lui fit sans doute bon accueil. Il s’établira une correspondance assidue et très poétique entre les deux amants, qui adoucira les longs mois de captivité du roi en Espagne. La reine Claude étant décédée discrètement en 1524, François Ier acceptera à des fins politiques d’épouser Eléonore, sœur de Charles Quint, qui tombe aussitôt amoureuse de ce roi si séduisant.

Le temps des rivales

Les femmes de François Ier dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Richard_Parkes_Bonington_003Une forte rançon avait été exigée pour sa libération et le roi promet de s’y soumettre. Il sera libéré en 1526 et regagne la France, acclamé par son peuple.

En Bretagne, où la nouvelle est parvenue, Françoise attend un signe de son bien-aimé, qui ne viendra pas, et pour cause. Elle se rendra à la cour pour y trouver une terrible rivale en la personne d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Etampes, belle jeune fille blonde de 18 ans, avec laquelle il lui faudra lutter pour conserver son titre de favorite royale. Une haine farouche opposera les deux femmes, à la plus grande joie des courtisans qui se délecteront de cette rivalité. Le roi, qui adorait sa nouvelle maîtresse, mais aimait encore Françoise, se trouvait très ennuyé par cette situation, usant de sa diplomatie pour apaiser les deux favorites, en vain.

Dépité par la faiblesse du roi, blessée dans son orgueil, Françoise quitte la cour et regagne sa Bretagne. Anne, la favorite victorieuse, ne comptant pas en rester là, exigera du roi la restitution des bijoux offerts à Françoise sur lesquels étaient gravées de belles devises.

Déjouant la mesquinerie de sa rivale, la favorite déchue fit fondre les bijoux, et rapporter ceux-ci au roi sous forme de lingots d’or. Ce dernier peu rancunier et amusé par ce geste, fit renvoyer les lingots et l’affaire se retourna contre la favorite jalouse.

Le roi ayant eu en 1532 d’importantes affaires à régler en Bretagne, s’installera à Châteaubriant pour six semaines au grand bonheur de Françoise, peut-être moins de celui de son mari. En son honneur seront donnés de nombreuses fêtes, tournois, chasses et banquets. Mais le roi, ses affaires terminées, regagnera la cour où l’attend Anne de Pisseleu avec l’impatience que l’on devine. Françoise ne devait jamais revoir François Ier. Suivirent néanmoins plusieurs années de correspondance entre ces deux êtres qui décidément s’appréciaient beaucoup.

Jean de Laval, que le roi avait comblé d’honneur, s’entendra fort bien avec celui-ci sur les questions d’ordre politique mais qu’en fut-il des relations de ce mari bafoué avec son épouse ? Par vengeance, il aurait exercé des sévices sur cette femme qui l’avait trompé.

S’agit-il de malsaines rumeurs ? Le mystère demeure sur la mort brutale de Françoise en 1537. Le bruit courut que son époux, fou de jalousie l’aurait assassinée. Mais l’opinion publique, avide d’histoires sombres et tragiques, a-t-elle colporté des faits sans fondement ? Sans doute ne le saura-t-on jamais.

Bibliographie

- Les femmes de François Ier de Christiane Gil. Pygmalion, 2005.

- François Ier : Le Roi-Chevalier de Georges Bordonove. Pygmalion, 2006.

- Journal de la mère de François Ier : 1459-1522 de Louise De savoie. Paleo, 2006.

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Les belles lettres du Sonneur et l’Araignée

Posté par francesca7 le 21 août 2014

 fable de La Fontaine ou supercherie littéraire ?

téléchargement (18)

Il serait difficile de s’imaginer combien de formes diverses peut prendre, pour se produire, la supercherie littéraire. Un exemple singulier nous est fourni par la fable intitulée le Sonneur et l’Araignée, attribuée à La Fontaine et publiée au sein d’un recueil paraissant en 1735 dont l’auteur, un certain Bouillet, est le pourtant très sérieux membre fondateur de l’Académie des sciences et belles-lettres de Béziers.

On comprend ce phénomène de supercherie, sans l’excuser, quand celle-ci ne vise qu’au bénéfice coupable de l’anonyme, et en l’excusant, quand elle est soit un simple moyen de piquer la curiosité, soit un désir réel d’effacement personnel, ou encore une façon de s’assurer un gain dont on ne tient pas à divulguer la recherche.

Mais en combien de cas la voyons-nous se manifester dans des conditions à peu près inexplicables, et dans lesquelles l’auteur n’a pu courir d’autres chances que celles d’être moqué, s’il ne réussit pas à imposer son subterfuge, ou d’être mis complètement hors de cause, si au contraire il y réussit.

Nous en citerons pour exemple le fait suivant. Bouillet, médecin de Béziers, publia, en 1735, un volume in-4°, qu’il intitula Recueil de Lettres, Mémoires et autres pièces pour servir à l’histoire de l’Académie des sciences et belles-lettres de la ville de Béziers. Ce Bouillet, renommé dans son art, sur lequel il a laissé plusieurs mémoires fort remarquables, et membre fondateur de l’académie de sa ville natale, en fut toute sa vie le secrétaire très actif. Au cours d’une des lettres faisant partie du recueil, en date du 15 mars 1732, après avoir analysé une dissertation sur la dangereuse inutilité de sonner les cloches pendant l’orage, il ajoute :

« Au lieu de ces raisons, dont tout le monde ne conviendrait peut-être pas, voici une fable de M. de La Fontaine qui appuie absolument le sentiment de l’auteur de la dissertation, elle fera peut-être plus d’impression sur ceux qui n’entendent pas la physique. »

Et sans plus de façon, le secrétaire de l’académie de Béziers cite un apologue intitulé le Sonneur et l’Araignée, à la marge duquel il place cette indication volontairement erronée :Fables choisies. Liv. 7, fable XVI (car rien de semblable ne se trouve dans aucun des recueils publiés sous ce titre), et qu’il fait suivre de cette note bien propre à achever de donner le change au lecteur — si le change pouvait résulter d’une production où la manière du maître est si malheureusement, ne disons pas imitée, mais parodiée : « On a cru devoir insérer au long cette fable qui n’est pas fort connue. »

Peut-être, après tout, le médecin bel esprit trouva-t-il des dupes. Mais, s’il les trouva, quel bénéfice retira-t-il de sa fraude ? D’entendre louer, comme étant de l’illustre fabuliste, des vers enfants de sa pauvre muse. Nous n’osons croire que cette satisfaction lui ait été donnée, sinon par des gens trop aisés à tromper, pour que leur assentiment équivalût à un éloge.

Voici l’œuvre, on jugera.

LE SONNEUR ET L’ARAIGNÉE

Certain sonneur, rempli de vanité,
Entre deux vins, et peut-être entre quatre,
Fut assez ivre pour débattre
A Jupiter la primauté,
Disant avec impiété,
Quand ce dieu lançoit le tonnerre,
Qu’il le pouvoit éloigner de la terre ;
Et que, la substance de l’air
Estant délicate et menue,
Ses cloches pouvoient l’ébranler,
Chasser et dissiper la nue,
Et donnant au foudre une issue,
Faire prendre un rat à l’esclair,
Comme l’avait soutenu haut et clair
Quelque philosophe moderne,
Qui sans doute avoit beû dans la même taberne.
Jupiter, l’oyant blasphémer,
Se préparoit à l’abysmer,
Accoutumé de mettre en poudre,
Quand il lance son foudre,
Plus de clochers et de sonneurs,
Que de toits de bergers et de pauvres glaneurs,
Lorsqu’une vieille et prudente araignée,
Hostesse du clocher depuis plus d’une année,
Voyant ce faux raisonnement,
Faisait des leçons à son hoste,
Pour lui faire avouer et réparer sa faute,
Et lui montroit que follement
Il s’attaquoit au maistre des estoiles ;
Qu’il auroit beau sonner en double carillon,
Bien loin de dissiper le moindre tourbillon,
Il ne lui romproit pas la moindre de ses toiles.

(D’après « La Mosaïque », paru en 1876)

 

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Fête de l’Eau au Fil du Temps (Oise)

Posté par francesca7 le 21 août 2014

3 juillet 2011

(Responsable : Association des Fêtes Historiques de Troissereux)

 
Troissereux  
Le dimanche 3 Juillet 2011, les fêtes historiques de Troissereux se replongent à l’époque de Marie Stuart (1542-1587), reine d’Ecosse et de France – elle passa par ce village lorsqu’elle se rendit à Paris –, épouse de François II, roi de France du 10 juillet 1559 au 5 décembre 1560. Marie fit en effet

A l’occasion de la fête de l’eau au fil du temps, le village de Troissereux propose un spectacle inédit mettant en scène le cortège de Marie Stuart et de François II dans la France du XVIe siècle. Au son des cornemuses, le cortège traversera le village, à partir de 10 h 30, pour se rendre au château et assister aux festivités : tournois, danses de cour et bien plus encore…

Le groupe bien connu « Somme Battlefield Pipe Band » viendra tout spécialement pour représenter la garde écossaise de la reine Marie Stuart et accompagnera le cortège composé de nos amis des fêtes historiques François Ier de Crèvecœur, des fêtes Jeanne Hachette de Beauvais, de Folleville, du souffle de la terre d’Ailly sur Noye, de Senlis, ainsi que la cavalerie des Hercui-liens de Crillon et de Folleville, sans oublier les enfants de l’école, ainsi que l’ensemble des associations de Troissereux et le Château de Troissereux qui ouvre ses portes gracieusement pour offrir un moment inoubliable aux petits comme aux grands…

Nombreuses animations et échoppes traditionnelles autour du château pour une journée encore plus magique …

Marie Stuart, fille de Jacques V d’Ecosse et de Marie de Guise, est l’un des personnages les plus attachants de l’histoire. Elle a seulement quelques jours lorsqu’elle devient reine par la mort de son père. Fiancée au fils aîné d’Henri II de France elle prend le chemin de Paris et passe à Troissereux.

Le village est en fête. Son intelligence, sa culture – elle parle plusieurs langues – et sa beauté en font bientôt une des plus brillantes étoiles de la cour. Elle a 15 ans lorsqu’elle épouse François de France, qui lui en a 14, et qui l’année suivante devient roi par la mort de son père Henri II (le jeune roi ayant pris comme symbole le soleil, ce symbole surmonte, en son honneur, une tour du Château de Troissereux). Mais bientôt François meurt à son tour - probablement d’une méningite - après moins de deux ans de règne et la jeune veuve doit prendre le chemin du retour vers l’Écosse.

Elle passe de nouveau à Troissereux, mais cette fois elle est en deuil et a le cœur serré. Sa vie ne sera plus alors qu’une suite de tragédies. A la fin, étant venue demander de l’aide à sa cousine Élisabeth Ière d’Angleterre, celle-ci l’a fit emprisonner et décapiter.

Renseignements pratiques 
Coordonnées : Rue de la Prairie – Allée du Château, 60112 TROISSEREUX
Web : Association des Fêtes Historiques de Troissereux
 

 

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Curiosités naturelles de la Dordogne

Posté par francesca7 le 21 août 2014

 

(Région Aquitaine)

images (21)Bien que les collines qui couvrent en entier le département de la Dordogne ne soient pas élevées, cette région de la France n’en est pas moins très pittoresque, et assez riche en curiosités naturelles.

On y rencontre des sources abondantes, dont quelques-unes donnent naissance à de véritables rivières ; les plus remarquables sont, dans le bassin de la Vézère : la Doux de la Cassagne, qui alimente le Coly, et la Doux du Bugue ; dans le bassin de l’Isle : la source de la Glane, à quelques kilomètres en aval de Savignac-les-Églises ; celles du Toulon à Périgueux, celle du Gour de Saint-Vincent, alimentée par une perte de l’Auvezère au moulin du Souci, la fontaine de l’Abîme ou du Moulinot près de Razac, au pied même d’un talus du chemin de fer de Périgueux à Coutras ; celles de Sourzac : cette dernière s’échappe d’une grotte, et l’orme une petite rivière qui, après s’être précipitée d’une hauteur de 12 mètres, va se jeter dans l’Isle ; enfin, dans le bassin de la Dronne, celle du Puy-de-Fontas, à 1 500 mètres de Bourdeilles ; celle du Bouillidou de Creyssac, et, dans le bassin de la Lizonne, de nombreuses fontaines fort pures et fort abondantes.

Il est d’autres sources qui, pour être moins importantes, n’en sont pas moins remarquables. Nous ne citerons que le ruisseau de la Rège, qui laisse échapper des gaz inflammables ; la fontaine incrustante de Saint-Astier, la fontaine intermittente de Marsac ; les sources minérales de la Bachellerie, du Panassou, de Bandicalet, de l’Isle et de Fontaine-Cordelière.

Un beau spectacle est celui qu’offre la Dordogne à Lalinde, où elle forme les rapides auxquels on a donné les noms de Saut de la Gratusse, du Grand-Toret et des Porcherons. N’oublions pas de parler des nombreuses grottes que renferme ce département et que l’on rencontre quelquefois en grand nombre dans les vallées où coulent les rivières. Celles qui offrent le plus d’intérêt sont les fameuses grottes des Eyzies, au-dessus du confluent de la Vézère et de la Beüne : des savants s’en sont beaucoup occupés et s’en occupent encore à cause des ossements et des divers débris de « l’industrie préhistorique » qu’on y a découverts et qui abondent non seulement sur ce point, mais encore dans toute la vallée de la Vézère ; celles du Moulin-Grenier, ou Chambre-Noire, de Saint-Laurent-sur-Manoir, de Gouts-Rossignols ; de Saint-Capraise-d’Eymet, de Lamonzie-Montastruc (belles stalactites) ; celles du Moustier, qui renferment des ossements ; d’Azerat, profonde d’au moins 200 mètres ; celle d’Ajat, où s’éteignent les flambeaux ; et enfin, la plus grande de toutes, une des plus remarquables de France, la grotte de Miremont, vulgairement désignée dans le pays sous le nom du Trou de Granville. Elle se compose d’un grand nombre de vastes salles et de couloirs remplis d’admirables stalactites. La Grande-Branche mesure 1 067 mètres, et la totalité de ses ramifications offre un développement de 4 229 mètres.

Les paysages gracieux et pittoresques abondent dans les vallées de la Dronne, de l’Isle, de la Dordogne, de la Vézère et de l’Auvezère. Nous citerons seulement les roches et les talus des rives de la Dordogne, vers Domme ; les beaux rochers qui bordent, au Moustier, le cours de la Vézère ; les gorges du Génis où court l’Auvezère ; enfin les rochers qui bordent ou surplombent la Dronne un peu en amont de Bourdeilles.

 

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La Corse est une montagne dans la mer

Posté par francesca7 le 21 août 2014

 

Longue de 183 km et large de 83 km, la Corse déploie 1 047 km de côtes en une succession de magnifiques caps, falaises, golfes et plages. C’est la plus montagneuse des îles de la Méditerranée. En un éclair, on passe des plages dorées à la haute montagne : à 25 km seulement du littoral, le monte Cinto, point culminant éternellement enneigé, dresse ses 2 706 m. La proximité du rivage italien (83 km), français (170 km) et espagnol (450 km) explique l’importance commerciale et stratégique de l’île au cours des siècles.

téléchargement (16)Une île continent

Trois grandes régions se distinguent : la Corse occidentale (Corse cristalline ou « ancienne ») qui couvre près des 2/3 du territoire, la Corse orientale (Corse schisteuse) au nord-est et, séparant ces deux entités, le sillon central, qui s’étend de L’Île-Rousse à Solenzara.

La Corse occidentale

Elle porte les plus hauts sommets de la Corse. Ceux-ci dessinent au centre de l’île une épine dorsale discontinue qui délimite deux régions historiques : l’Au-Delà-des-Monts et l’En-Deçà-des-Monts, appellations génoises recouvrant approximativement les départements actuels de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. De part et d’autre de cette ligne faîtière, des chaînons transversaux bordés de vallées et de gorges s’abaissent graduellement vers la mer.

Les massifs du centre – Tout en pics, en aiguilles et en gorges encaissées, cette haute montagne alpine fait la joie des randonneurs en quête de paysages sauvages et exceptionnels. Les crêtes demeurent enneigées tard dans le printemps. Le climat de type alpin, avec ses fortes précipitations et ses basses températures, rend la vie rude et pauvre. Les bergers pratiquent l’élevage extensif du mouton en été. Aujourd’hui, les bourgs de montagne sont désertés, à l’exception de ceux qui orientent leurs activités vers le ski ou la randonnée (Soccia, Évisa, Zicavo, Quenza, Bastelica…).

Les extrémités nord et sud de l’île – Elles ont conservé un relief moins tourmenté de montagnes anciennes. La Balagne , terre de collines, s’ouvre sur la mer par une série de petites plaines côtières. Elle s’allonge de Galéria à Calvi et porte sur ses coteaux des oliviers et des vignes. Véritable « Riviera » de la Corse, son climat méditerranéen, ses plages et ses marinas attirent de nombreux estivants.

Appuyé sur le monte Incudine, le sud de la Corse s’ouvre en éventail, du golfe de Valinco à Porto-Vecchio. Son paysage montagneux, moins escarpé que le centre de l’île, rend les communications plus faciles et ses plateaux favorisent l’élevage. Le climat sec et chaud est propice à la culture de la vigne (Ste-Lucie-de-Tallano, Figari, Porto-Vecchio) et au développement du chêne vert et du chêne-liège. À l’extrême sud, Bonifacio forme une étonnante enclave de falaises calcaires.

La Corse orientale

Elle constitue le tiers nord-est de l’île, formé de monts schisteux orientés nord-sud, bordés d’une plaine côtière. Moins accidentée que la Corse occidentale, elle culmine en Castagniccia au San Petrone (1 767 m).

Les secteurs montagnards offrent deux magnifiques visages. Le Cap Corse présente un squelette montagneux en arêtes de poisson avec des crêtes émoussées par l’érosion . Une splendide route du littoral permet d’en faire le tour. Les pentes du cap, façonnées en terrasses par l’homme et aujourd’hui abandonnées à la végétation, gardent les traces d’une activité agricole qui fut prodigue. Autour des villages subsistent quelques vergers et l’activité viticole fit dès le Moyen Âge la renommée de la péninsule. Cependant, la mer demeure la principale ressource.

La Castagniccia est délimitée par les fleuves du Golo au nord et du Tavignano au sud. Elle forme un moutonnement de larges collines, entaillées par les torrents. Elle est couverte d’un épais manteau de châtaigniers qui firent sa richesse.

La plaine orientale , terrain sédimentaire enrichi par les alluvions des torrents descendus de la Castagniccia, offre un paysage morne de collines, plateaux et plaines littorales. On distingue au nord la plaine de Bastia , dominée par la Casinca, et au sud, la plaine d’Aléria . Très favorable à la culture depuis son assainissement en 1945 (éradication de la malaria), elle accueille aujourd’hui des exploitations agricoles intensives où prévalent les agrumes et la vigne.

téléchargement (17)Le sillon central

Cette fracture élargie par les cours d’eau est la partie la plus ancienne de la Corse orientale. Elle marque la zone de contact avec la Corse occidentale. D’une altitude moyenne inférieure à 600 m, elle relie l’est du désert des Agriate à Solenzara, en passant par Corte. C’est au centre de l’île que la dépression est la plus affirmée : lesillon de Corte , drainé par le Golo puis le Tavignano, offre un paysage où coteaux et plateaux s’enchevêtrent dans un cadre montagneux.

Un don du ciel

La Corse bénéficie de ressources en eau beaucoup plus importantes que celles des autres îles de la Méditerranée.

Les précipitations

Le nombre de jours de pluie dans l’année est faible (95 jours à Ajaccio), mais l’île reçoit environ 900 mm d’eau, moyenne annuelle supérieure à celle du Midi de la France. Il pleut plus à l’est qu’à l’ouest, à l’intérieur que sur les côtes, au nord qu’au sud. Certains cols (Vizzavona, Vergio) sont régulièrement enneigés et parfois bloqués en hiver. L’été est synonyme de longue saison sèche ; pour pallier cette mauvaise répartition annuelle des pluies, plusieurs lacs de barrage ont été aménagés.

Au fil de l’eau

Tous les fleuves et rivières sont irréguliers : maigres de juin à octobre, volumineux et même impétueux d’octobre à avril, limpides à l’ouest, boueux à l’est. Parvenant difficilement à la mer, ils charrient des masses importantes d’alluvions. Le réseau hydrographique est aussi constitué de nombreux cours d’eau. Leur lit, caillouteux en été, peut devenir abondant et dangereux lors des orages.

Les ressources minières

Les minerais ont été découverts et exploités très tôt.

La Corse orientale , riche en ressources minières, a fait l’objet d’exploitation de nombreux gisements : fer à Farinole, dans le Cap Corse, manganèse à Morosaglia, cuivre à Ponte-Leccia, près du défilé de Lancone et aux abords de Vezzani, plomb argentifère près de Ghisoni, antimoine dans le nord du Cap et amiante à Canari, sur la côte ouest du Cap.

La Corse occidentale détient quelques minerais difficilement exploitables : antimoine à Vico, plomb argentifère en Balagne, fer à Calvi et cuivre dans le golfe de Sagone.

Les tentatives récentes de mise en valeur ont révélé que les gisements de Corse présentent plus d’intérêt pour les minéralogistes que pour les entreprises minières.

Les sculptures minérales

L’infinie variété des roches corses est un paradis pour les minéralogistes et un régal pour les yeux et l’imaginaire des voyageurs. Certaines régions constituent de véritables forêts de pierres aux formes presque surnaturelles.

Les roches magmatiques

Elles sont nées de la montée de matériaux en fusion situés sous l’écorce terrestre et couvrent la majeure partie de la Corse occidentale. Le granit est à l’origine de paysages célèbres : les aiguilles de Bavella, taillées par l’érosion ou encore le rivage découpé de la côte ouest dont les calanche de Piana constituent le fleuron. Dans ces aiguilles de granit rouge, l’eau et le vent ont creusé d’étonnantes cavités appelées taffoni (« trou », en corse) et sculpté de surprenantes silhouettes.

Si vous passez par le village de Ste-Lucie-de-Tallano dans l’Alta Rocca, vous aurez la chance de découvrir ladiorite orbiculaire , pierre rarissime et extrêmement belle. Utilisée à des fins ornementales, elle fut surnommée « corsite » jusqu’à ce qu’on découvre l’existence d’un autre gisement en Finlande.

Les rhyolites et les ignimbrites (roches volcaniques) se rencontrent en abondance dans le nord-ouest. Elles forment des paysages spectaculaires caractérisés par un relief élevé et des teintes allant du vert au rouge en passant par d’innombrables nuances. La presqu’île de Scandola , avec ses falaises et ses orgues, en est une des plus belles représentations, ce qui lui a valu son classement au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Les roches sédimentaires

Elles proviennent de dépôts de minéraux et d’organismes vivants, et forment de nombreuses enclaves dans l’ensemble de la Corse. Le calcaire est très présent dans la région de Corte et de Saint-Florent. Mais c’est Bonifacio, et ses hautes falaises blanches modelées par le vent et les vagues, qui constitue le plus spectaculaire bassin calcaire. D’autres formations sédimentaires ont laissé des traces : charbon dans le golfe de Porto, moraines à l’emplacement d’anciens glaciers et argile dans le golfe d’Ajaccio.

images (20)Les roches métamorphiques

Ces roches tiennent leur nom des modifications qu’elles ont subies dans leur composition et leur structure lors de mouvements tectoniques. Elles se reconnaissent à leur aspect feuilleté et habillent presque l’intégralité de laCorse orientale . Les schistes ont modelé un paysage massif, aux monts moins élancés et plus larges qu’en Corse occidentale. Les croupes de la Castagniccia et du Bozio, noyées sous la châtaigneraie, en constituent l’un des visages. Ces roches sont débitées en lauzes ou teghie pour assurer la couverture des maisons.

Les célèbres roches vertes , plus résistantes que les schistes, façonnent des paysages aux reliefs abrupts et découpés. Les torrents les ont fendues en gorges étroites et profondes : c’est le cas du défilé de Lancone et de la haute corniche du Golo. La roche connue sous le nom de « vert de Corse », pierre ornementale très prisée, contient de splendides cristaux vert jade. On en trouve des gisements en Castagniccia et dans le Cap Corse, près de Canari.

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Les plaisirs de la table en Corse

Posté par francesca7 le 21 août 2014

 

Une simple omelette au brocciu et à la menthe, accompagnée de quelques tranches de coppa et arrosée d’un « patrimonio » : en Corse, le plaisir du voyage se retrouve aussi bien dans l’assiette que dans le verre. Fermes-auberges, restaurants et boutiques du terroir vous attendent pour vous faire découvrir ces trésors gastronomiques aux parfums irrésistibles.

Cochonnailles

images (18)La charcuterie corse constitue le fleuron de la gastronomie insulaire en raison de sa saveur parfumée et incomparable. La recette est simple : les porcs, élevés en pleine nature et en semi-liberté, se nourrissent de bons produits, tels que les châtaignes, les glands et les herbes odorantes. Le goût de la charcuterie est encore relevé par un fumage au bois de châtaignier.

Deux préparations sont particulièrement renommées : la coppa , constituée d’échine, et le lonzu , à base de filet. Leur font concurrence le prisuttu , jambon cru qu’on déguste avec des figues fraîches, et les figatelli , saucisses fumées faites avec les rognons, le cœur et le foie. Celles-ci se dégustent en période hivernale immédiatement après l’abattage des porcs qui a lieu en novembre et décembre.

Les autres charcuteries sont affinées et séchées de six mois à trois ans pour les jambons de grosse taille. Les boudins, sangui et terrines sont affaire de spécialistes et leur préparation varie selon les régions.

Poissons et fruits de mer

Le long du littoral, on se régale de poissons de roche, utilisés dans la bouillabaisse corse, aziminu , de fritures, de rougets ou de loups braisés aux sarments, de sardines grillées, etc. La langouste règne partout sur la côte, avec une prédilection pour le Cap Corse, notamment du côté de Centuri.

Les huîtres et les moules viennent des étangs de Diane et d’Urbino, dans la plaine orientale.

En montagne, les gourmets apprécient les truites de torrent . Elles étaient autrefois pêchées par les bergers au fusil et cuites sur des galets chauffés au feu.

Potages

En dehors des concoctions de légumes ( minestra ) et de poissons en bouillabaisse, les Corses sont friands de soupes aux haricots rouges, aux petits oignons, aux herbes sauvages, aux pâtes avec addition de brocciu . Après moult efforts le long du GR 20, une soupe corse est un véritable bonheur ! Dans la vallée de la Restonica, la soupe est enrichie de la chair savoureuse des truites de torrent. En hiver et à l’automne, les herbes aromatiques qui couvrent le maquis servent à concocter une soupe aux saveurs magiques d’angélique, de myrte et toute autre « erbiglie ».

Viandes et gibiers

Les Corses importent une partie de leur viande du continent. Au printemps, ils font honneur aux côtelettes d’agneau et au chevreau rôti aux herbes du maquis. Le ragoût de cabri aux poivrons, piverunata , est une grande spécialité. La chasse (d’août à février) fournit son lot de sangliers et de marcassins, servis rôtis ou en ragoûts et accompagnés d’une pulenta , purée de châtaignes. Depuis l’interdiction des pâtés de merles, on déguste toute l’année les pâtés de sansonnets (étourneaux) à la chair parfumée. Côté triperie , goûtez les andouillettes de Bonifacio, faites d’abats de chevreau ou d’agneau, et les tripes aux oignons « à la mode de Bastia ».

Pâtes

L’influence italienne l’emporte dans la pâte sèche (past’asciutta) cuite à l’eau, tandis que la personnalité corse domine dans le stufatu , pâte cuite à l’étouffée avec une sauce à la viande, et dans les raviolis ou les lasagnes garnis de brocciu (spécialité bastiaise). Les cannellonis au brocciu figurent en bonne place sur les menus corses. La pulenta , composée de farine de châtaigne, est servie en bouillie épaisse ou en galette et accompagne bien les plats de viande et les figatelli .

La farine de châtaigne est la base de l’alimentation traditionnelle. Il existait une variété étonnante de plats intégrant ce fruit. Toutefois, ils ont été réintroduits ces dernières années grâce au renouveau de la châtaigneraie.

Fromages

téléchargement (14)Plutôt secs en Corse-du-Sud et frais en Haute-Corse, les fromages sont très répandus. La vedette revient au fameux brocciu (prononcez broutch ), fromage de brebis ou de chèvre confectionné avec du petit-lait mêlé à du lait réchauffé et battu (broussé). Il entre dans la composition de maints plats locaux (omelettes, tartes, crêpes, beignets). D’octobre à juin, on le consomme généralement frais, nature ou sucré, arrosé d’eau-de-vie. Salé, il se conserve toute l’année et peut être dégusté très sec.

On trouve aussi des fromages de chèvre ou de brebis secs et très forts dont le plus connu est le niolo. Lecalinzana , fromage à pâte molle, était autrefois travaillé à façon par des femmes, e casgilante . Elles travaillaient de nuit évitant ainsi les hordes de mouches. Le sartinese , fromage à pâte pressée, est un fromage de garde permettant de faire le lien d’une production à l’autre. La croûte du sartinese ne s’affecte pas du temps qui passe et garde son intégrité quand l’intérieur, lui, se décompose. On le nomme alors casgiu merzu . Il fit la réputation d’Astérix en Corse mais reste réservé aux initiés.

Douceurs

Le brocciu intervient dans la confection de plusieurs pâtisseries : les falculelle , brioches de Corte et le fiadone , flan aromatisé au citron. Pour vous adoucir le palais, testez le beignet dit « frittella » , la torta castagnina , tourte piquée de noix, amandes, pignons, raisins secs et rhum, et les canistrelli , biscuits souvent aux amandes ou aux noisettes et parfumés à l’anis. Parfumé lui aussi à l’anis, le pastizzu est un de ces desserts à la farine de châtaigne qui rencontrent un grand succès. La châtaigne se retrouve dans bien d’autres spécialités : flans, gâteaux, mousses, glaces…

Parmi les sucreries, citons les compotes et gelées d’arbouses, les cédrats (agrume entre le citron et l’orange) confits et une grande variété de confitures. On ne présente plus la confiture de figue qui accompagne si bien les fromages les plus… corsés !

Les miels aussi sont une grande spécialité corse. Il y en a un pour chaque saison et les associations végétales lui donnent des propriétés uniques reconnues depuis l’Antiquité. Il est le deuxième miel français à avoir bénéficié d’une AOC. Le miellat du maquis (parmi les plus spécifiques, remarquable par sa couleur ambrée, tandis que dans la vallée de l’Asco, on peut trouver un miel blanc) et le miel de châtaigneraie sont les plus corsés tandis que le miel de printemps est d’une tendre douceur. Le miel d’été se parfume de toutes les odeurs des plantes aromatiques.

« A saluta », à votre santé !

Les vins

La Corse possède plus de trente cépages insulaires ; les plus réputés sont le nielluccio et le sciacarello pour les vins rouges, le malvoisie ( vermentino ) et le muscat pour les vins blancs. Ils produisent des crus corsés et bouquetés. Actuellement, neuf appellations d’origine contrôlée couronnent les efforts de sélection des producteurs corses.

Le patrimonio est le premier à avoir obtenu l’AOC en 1968. Il comprend des vins rouges, rosés et blancs et a acquis une renommée internationale. Les rouges sont produits presque exclusivement avec le cépage nielluccio, originaire d’Italie. Ces vins généreux, souvent de qualité, accompagnent bien charcuterie et gibier.

Le Cap Corse produit d’excellents vins blancs moelleux de muscat et de malvoisie. Le vignoble est en pleine expansion comme le prouve la désormais incontournable foire du vin de Luri (fiera di u vinu) .

Les vins rouges d’appellation « ajaccio » comprennent au moins 40 % de sciacarello . Le Sartenais produit des vins rouges. Au sud de l’île , sous l’appellation « porto-vecchio » et « figari-pianottoli », on trouve des vins rouges, rosés et blancs. La côte orientale de Bastia à Solenzara, la Balagne et les environs de Ponte-Leccia élaborent aussi des vins fruités de haute qualité.

Les alcools

Le Cap Corse est connu pour ses apéritifs comme le Cap Corse Mattei, un breuvage à base de quinquina fabriqué à Bastia.

Les liqueurs de fruits utilisent toutes les ressources d’une nature prodigue. Arbouse, myrte, cédrat composent des eaux-de-vie aux saveurs inhabituelles.

Le whisky corse , commercialisé depuis 2003 (deux marques se partagent le marché), est réalisé avec l’eau provenant de la source U canale à Patrimonio. Le pastis a trouvé ici des saveurs étonnantes.

Les bières

La Pietra (du nom du village d’un de ses créateurs, Pietraserena) est apparue sur les zincs en 1996 ; elle est élaborée à base de châtaignes qui lui donnent une saveur originale. La Serena et la Colomba , parfumée aux herbes du maquis, sont nées en 1999. La Torra mêle des arômes d’arbouse et de myrte.

Les eaux

La montagne corse cache en ses flancs des sources d’eaux minérales exploitées depuis l’Antiquité. L’eau de Saint-Georges, produite à Grosseto-Prugna, possède de remarquables qualités désaltérantes. L’eau de Zilia, mise en bouteille depuis 1995, traverse une roche volcanique qui la filtre de toutes les impuretés. L’eau gazeuse d’Orezza, au goût délicat, est riche en fer et en gaz carbonique.

images (19)Les grands chefs de la région

Bonifacio

Typique auberge de la ville haute tenue en famille depuis toujours. La maman, Anna Ettori, aux fourneaux, prépare une savoureuse cuisine bonifacienne tandis que ses filles, en salle, réservent un charmant accueil dans un cadre joliment décoré. Stella d’Oro.

Ajaccio

Tenue par la famille Catellagi depuis 1970, cette auberge dominant le golfe d’Ajaccio propose une cuisine corse typique réalisée par le père et le fils (charcuteries maison). En salle, la patronne vous offre un accueil chaleureux.U Licettu.

Quenza

Depuis 1968, Félicien Balesi, truculent personnage, se fait un plaisir de vous régaler de ses recettes typiquement corses qu’il concocte avec d’excellents produits du terroir et qu’il sert dans une plaisante salle à manger rustique. Sole e Monti .

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Interlude de l’ORTF entre 1961 et 1974

Posté par francesca7 le 19 août 2014

Petit Train de la Mémoire (Le) :

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http://youtu.be/_uXWmkliLhA

C’est en 1960 que Maurice Brunot, qui concevait des jeux pour le magazine Pilote, est chargé par la Télévision Française de créer un interlude, transition entre deux programmes.

Faisant son apparition sur les écrans en 1961, le Petit Train Rébus est remplacé en 1963 et jusqu’en 1974 par le Petit Train de la Mémoire pour faire patienter les téléspectateurs lorsque surviennent des problèmes techniques ou lorsque les programmes sont en avance sur l’horaire prévu.

Sur une musique de Clyde Otis et Brook Benton, Endlessly, chaque wagon défile, présentant le fragment d’un rébus dont la solution est donnée en fin de diffusion.

 

images (5)Première diffusion du petit train rébus: 1960
Première diffusion du petit train de la mémoire: 1963
Chaîne de diffusion : ORTF

Le Petit Train Rébus servait d’interlude à l’heure où la publicité télévisuelle n’existait pas encore. Il était destiné à combler l’attente entre 2 programmes ou lors des pannes techniques. Il proposait aux téléspectateurs de reconstituer une phrase à l’aide d’un rébus dessiné sur ses wagons. 
——————-
La solution se trouvait sur un panneau à la gare d’arrivée du train. A partir de 1963, Le Petit Train Rébus est remplacé par le Petit Train de la mémoire, qui, fonctionnant sur le même principe proposait de trouver un objet, à l’aide d’un dessin fragmenté en plusieurs parties sur ses wagons. Les interludes disparaissent en 1974 entraînant par la même occasion la fin du voyage de ce petit train, laissant place à la publicité…

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Vos gueules les mouettes de Robert DHERY

Posté par francesca7 le 19 août 2014

 

Filmer le pays où l’on vit peut être fort tentant, surtout lorsqu’il s’agit d’un concours organisé par la télévision. Motivée, la famille Kenavec décide de réaliser “La Symphonie bretonne” et transmet son envie à tout le village de Saint-On qui se met alors sur le pied de guerre. Mais les nombreux problèmes des villageois créent un véritable imbroglio qui désaccorde quelque peu “La Symphonie bretonne”. Quand la télévision annonce l’ouverture d’un grand concours national de super-8, la famille Kenavec decide de filmer la vie de son village breton.

Vos gueules, les mouettes ! est une comédie française, réalisée par Robert Dhéry en 1974. C’est la dernière réalisation de Robert Dhéry, qui suite à des problèmes financiers survenus sur le tournage du Petit Baigneur, a dû attendre six ans avant de retourner au cinéma. On y retrouve la plupart des membres de la troupe des « Branquignols » : Robert Dhéry, Colette Brosset, Christian Duvaleix, Jacques Legras, Robert Rollis, Micheline Dax et Pierre Tornade

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extrait : http://youtu.be/_t1RVIBSBDM

La famille Kenavec habite « Saint-On », tout petit port de Bretagne. Passionnés de photographie et des tournages cinéma, il apprennent que la télévision nationale ORTF organise un grand concours primé pour réaliser des films amateurs, dont le lot principal s’élève à 5000 Francs. Le film récompensé doit également être diffusé à l’antenne nationale. Ils décident alors de filmer le quotidien de leur « pays » et mettent toute la population à contribution, sous la houlette de Bibi…

film_vos_gueules_mouettesDistribution

  • Robert Dhéry : Benoît Kenavec
  • Colette Brosset : Annick
  • Pierre Mondy : Bibi Kenavec
  • Jacques Legras : Monsieur le Marlec / Le prêtre / Le trompettiste
  • Micheline Dax : Madame le Marlec
  • Christian Duvaleix : Maman Kenavec / Un marin / Le mendiant
  • Robert Rollis : Le cul-de-jatte
  • Robert Castel : Antoine, le patron de la « Crepe d’Alger »
  • Pierre Tornade : Le capitaine / Le musicien
  • Jacques Marin : Le porte-bannière
  • Jacques Rouland : Le présentateur TV
  • Pierre Olaf : Pierrot
  • François Nadal : Le capitaine du jumping
  • Jacques Duby : Le gardien de phare
  • Jacques Eyser : Le PDG de l’ORTF
  • Isabelle Duby : Anne
  • Fernand Berset : Le chauffeur

 

 

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L’AUBERGE ROUGE extrait

Posté par francesca7 le 19 août 2014

 

L’Auberge rouge est un film français réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1951.

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Extrait : http://youtu.be/A4ZxUezl0GQ

 

 Distribution

  • Fernandel : le moine
  • Françoise Rosay : Marie Martin, la femme de l’aubergiste
  • Julien Carette : Pierre Martin, l’aubergiste de Peyrabelle
  • Marie-Claire Olivia : Mathilde Martin, la fille des aubergistes
  • Jacques Charon : Rodolphe, un voyageur
  • Nane Germon : Mademoiselle Élisa
  • Andrée Vialla : la marquise Caroline de La Roche de Glun
  • Didier d’Yd : Jeannou, le moinillon
  • Lud Germain : Fétiche, le serviteur noir des aubergistes
  • Grégoire Aslan : Barbeuf, un voyageur
  • Jean-Roger Caussimon : Darwin, un voyageur
  • René Lefèvre-Bel : un gendarme
  • Manuel Gary : un gendarme
  • Robert Berri : le cocher de la diligence
  • André Cheff : un gendarme
  • André Dalibert : un bûcheron

téléchargement (4) 

 

En 1833, un groupe des voyageurs, venus en diligence, passe la nuit dans une auberge isolée au milieu des montagnes et tenue par un couple d’aubergistes, Pierre et Marie Martin. Arrive un moine jovial auquel la femme du propriétaire avoue que son mari, leur valet et elle-même ont l’habitude de droguer et d’assassiner leurs hôtes pour les détrousser, avant d’enterrer leurs corps dans le jardin. L’histoire se corse du fait que le moine essaie de sauver la vie des autres hôtes sans trahir le secret de la confession. 

téléchargement (5)« L’année suivante, en 1950, changement de cap. Le comte Czarnezci, riche marchand d’armes, qui pense pouvoir tirer profit du centenaire de la mort de Balzac, propose à Autant-Lara d’adapter L’Auberge rouge déjà porté à l’écran, au temps du muet, par Jean Epstein. Alors que le projet s’enlise pour des raisons financières, une nuit, le metteur en scène se réveille en sursaut et déclare à Ghislaine : « Gardons le titre et racontons une autre histoire…« . C’est ainsi qu’avec la complicité d’Aurenche et Bost, Autant-Lara détourne la commande, ne conservant du roman de Balzac que le titre et le décor, une auberge perdue en montagne, théâtre d’évènements sanglants et mystérieux. Le trio imagine un scénario original dont le personnage central, un moine capucin, lié par le secret de la confession, fait tout pour sauver de la mort de malheureux voyageurs, victimes désignés d’aubergistes diaboliques. Ce conte philosophique, joyeusement anticlérical, au cynisme jovial, pratique un humour macabre, plus courant chez les Anglo-saxons que dans l’Hexagone. Mal accueilli par la critique, L’Auberge rouge fut un succès populaire, à mon avis, tout à fait mérité.

Dans le rôle du capucin, Fernandel a traversé le film sans rien comprendre à l’esprit de l’entreprise. Les rapports entre la vedette et son metteur en scène furent exécrables. On dit même que le dernier jour de tournage, le dernier plan mis en boite, Fernandel, en guise de salut, adressât un superbe bras d’honneur à Autant-Lara. « Si ça, c’est du cinéma d’art, tiens…« . »

— Francis Girod, Discours prononcé lors de sa réception sous la Coupole en hommage à Claude Autant-Lara

Fernandel réalisa pendant le tournage que le film avait des aspects anticléricaux, ce qui contrevenait à ses convictions personnelles. Le tournage ne fut pas non plus facilité par la vision qu’avait Fernandel du film. À cette époque, l’acteur était déjà très célèbre et habitué à être le centre d’intérêt quasi exclusif des comédies légères auxquelles il participait en tant que vedette, et les réalisateurs de « l’Auberge rouge » durent ruser pour pouvoir monter leur film comme ils l’entendaient et non pas comme Fernandel se l’imaginait. À la fin du tournage, Fernandel promit de ne plus participer à un « film d’art. » Claude Autant-Lara raconta cette dernière anecdote en ajoutant estimer qu’il avait fait tourner à Fernandel un de ses meilleurs films.

Le décor fut entièrement reconstitué en studio, ainsi que les extérieurs en plans serrés. Les extérieurs en plans larges ont été tournés sur le mont Revard à proximité d’Aix-les-Bains en Savoie.

 

Autour du film

L'AUBERGE ROUGE extrait dans CINEMA FRANCAIS 220px-Les_crimes_de_Peyrebeille_-_Lithographie_de_1885_%28Fonds_Biblioth%C3%A8que_Municipale_de_Lyon%29Le film illustre ce fait divers réel qui se passa en Ardèche autour de 1830 : à quelques kilomètres du petit village de Lanarce dans un lieu-dit appelé Peyrebeille et pendant près de 23 ans, les époux Martin, famille d’aubergistes, auraient assassiné et pillé plus de 50 voyageurs, selon la rumeur publique. Leur cupidité supposée finit par attirer l’attention des gens du lieu et les conduit à leur perte, ils sont arrêtés et exécutés au terme d’un procès peu satisfaisant qui débute le 6 juin 1833. Les aubergistes Pierre Martin, son épouse et Jean Rochette durent répondre du chef d’assassinats, tentatives d’assassinats et vols. Le 25 juin 1833, le jury les déclare coupables de meurtre. Leur pourvoi en appel est rejeté par le roi Louis-Philippe qui leur refuse la grâce. Ils sont exécutés, sous les yeux d’une foule venue nombreuse sur le lieu des crimes, à Peyrebeille, le 2 octobre 1833.

Confusion à éviter : ce fait divers n’a aucun rapport avec le roman du même nom L’Auberge rouge d’Honoré de Balzac. Cependant, le projet original du film devait bien s’inspirer du roman de Balzac. Les fonds pour la production du film avaient été trouvés essentiellement grâce à cette inspiration qui tombait alors que se préparait en France la commémoration des 100 ans de la mort de l’écrivain. C’est seulement après avoir vendu son projet aux producteurs que Claude Autant-Lara réalisa que la reconstitution des décors et des scènes nécessaires au tournage du film ne pouvait pas rentrer dans le budget alloué par les producteurs. Claude-Autant Lara raconta que c’est sa femme qui lui avait inspiré l’idée de reprendre l’histoire de l’auberge de Peyrebeille. Cette histoire permettait de garder le titre du film.

Le nombre de victimes est actuellement contesté, certains historiens disent une seule, voire aucune.

Gérard Krawczyk en réalise un remake en 2007 : L’Auberge rouge

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Légendes et littérature Bretonoise

Posté par francesca7 le 16 août 2014

 

D’est en ouest et du nord au sud, la Bretagne regorge de récits merveilleux. Croyances, rituels et contes ont ainsi créé au fil des siècles tout un univers, folklorique pour les uns, mystérieux pour les autres. Les légendes ont surtout su conserver la fraîcheur de mythes très anciens qui n’ont pas été sans imprégner la vie littéraire bretonne, du Moyen Âge à nos jours.

220px-Leighton-Alain_Chartier-1903Une terre de légendes

L’âme bretonne a toujours incliné au rêve, au fantastique, au surnaturel. C’est ce qui explique l’étonnante abondance et persistance des légendes.

La Table ronde

Après la mort du Christ, Joseph d’Arimathie, un de ses disciples, quitte la Palestine en emportant quelques gouttes du sang divin dans la coupe où le Rédempteur a bu lors de la Cène. Il débarque en Bretagne, séjourne en forêt de Brocéliande, l’actuelle forêt de Paimpont, puis disparaît sans laisser de traces.

Au 6 e s., le roi Arthur et 50 chevaliers entreprennent de retrouver la précieuse coupe. Elle constitue à leurs yeux le Saint-Graal , que seul pourra conquérir un guerrier au cœur pur. Cet homme idéal est Perceval, le Parsifal de Wagner. La recherche du Graal a donné naissance à d’inépuisables récits d’aventures médiévaux qui forment le cycle de la Table ronde. Ronde parce qu’Arthur et ses chevaliers s’assemblaient autour d’une table qui, par sa forme, supprimait toute préséance.

Merlin et Viviane

Un des compagnons du roi Arthur, Merlin l’Enchanteur, vient en forêt de Brocéliande. Dans sa retraite, il rencontre Viviane… et l’amour d’exalter l’enchanteur et la fée ! Pour garder plus sûrement Merlin, Viviane lui soutire un à un ses secrets et l’enferme dans un cercle magique. Il pourrait certes se libérer, mais il accepte avec joie, et pour l’éternité, cette captivité amoureuse.

Tristan et Iseult

Tristan, prince de Léonois envoyé par son oncle Mark, roi de Cornouaille, ramène d’Irlande Iseult, que Mark va épouser. Sur le navire, Tristan et Iseult boivent par erreur le philtre destiné à lier d’un amour inaltérable Iseult à son époux. La passion éclate dans les deux cœurs. Les récits font varier les dénouements : tantôt Tristan est tué par Mark, ulcéré de sa trahison ; tantôt il se marie et meurt dans son château de Bretagne. À chaque fois, Iseult le suit invariablement dans la tombe. L’opéra de Wagner et le livre de Joseph Bédier ont célébré ce drame de l’amour.

La ville d’Ys

Au temps du bon roi Gradlon , vers le 6 e s., Ys est la capitale de la Cornouaille : la baie des Trépassés et la baie de Douarnenez en revendiquent les vestiges. La ville est protégée de la mer par une digue, et le roi garde toujours sur lui la clef d’or qui ouvre les écluses.

Sa fille, la belle Dahut, appelée encore Ahès, mène une vie de débauche et rencontre le diable sous la forme d’un séduisant jeune homme. Comme preuve d’amour, il lui demande d’ouvrir les portes aux flots. Dahut dérobe la clef pendant le sommeil du roi et bientôt la mer se rue dans la ville. Gradlon fuit à cheval, sa fille en croupe. Mais les vagues le poursuivent et vont l’engloutir. À ce moment, une voix céleste lui ordonne, s’il veut être sauvé, de jeter à l’eau le démon qu’il porte derrière lui. Le cœur serré, le roi obéit, et la mer se retire aussitôt. Mais Ys est détruite.

Gradlon, qui choisit Quimper comme nouvelle capitale, finira ses jours en odeur de sainteté, guidé par saint Corentin. Quant à Dahut, changée en sirène, elle est devenue Marie-Morgane et entraîne depuis lors au fond de la mer les marins attirés par sa beauté. Il en sera ainsi jusqu’au vendredi de la Croix où la messe du rachat sera célébrée dans la cité engloutie. Alors Ys ne sera plus maudite et Morgane reprendra sa première forme.

La vie littéraire - Moyen Âge et Renaissance

Aucune œuvre rédigée en vieux breton n’ayant été conservée, seuls ont traversé les siècles des ouvrages en latin, ayant le plus souvent pour thèmes l’histoire de l’Église ou de la Bretagne, la morale et la vie des saints. D’un côté, la littérature bretonne disparue a inspiré le cycle arthurien ; de l’autre, il nous reste des écrits de moines.

La grande figure médiévale est Pierre Abélard (1079-1142), brillant philosophe, natif du Pallet, près de Nantes, qui fut abbé de St-Gildas-de-Rhuys. Il y reçut la correspondance passionnée de la jeune Héloïse, épousée secrètement, et relata l’histoire de ses malheurs. On peut citer aussi Guillaume Le Breton , poète et historiographe de Philippe Auguste, auteur de douze volumes de Philippide où il exalte les événements du règne avec patriotisme. Ce n’est qu’aux 15e et 16 e s. qu’on cerne une véritable école d’historiens et de poètes, née après la création de l’université de Nantes au 15 e s.

Aux 17e et 18 siècles

Bretonne par alliance, Mme de Sévigné a, de son château des Rochers-Sévigné, daté maintes lettres décrivant Rennes, Vitré, Vannes et Port-Louis où elle a fait « le plus joli voyage du monde ». Alain René Lesage , spirituel auteur de Gil Blas , connut le succès avec ses œuvres réalistes où il transposa des souvenirs de son Vannetais natal. Élie Fréron s’est illustré à travers ses démêlés avec Voltaire, et fut le brillant directeur du périodique parisien, L’Année littéraire .

Du romantisme aux romans du terroir

« Il inventa la mélancolie et la passion moderne. » Cette opinion de Théophile Gautier souligne à quel pointFrançois René de Chateaubriand a eu un rayonnement immense. Sa sensibilité, son éloquence passionnée, servies par un talent et un style brillants, expliquent l’influence qu’il exerça sur ses contemporains. Ses Mémoires d’outre-tombe évoquent son enfance à St-Malo et sa jeunesse au château de Combourg. Royaliste et théocrate,Lamennais devint un démocrate convaincu. L’évolution de sa philosophie se reflète dans ses œuvres, de l’ Essai sur l’indifférence au Livre du peuple paru en 1837. Philologue, historien et philosophe, Ernest Renan fut un esprit critique professant une foi absolue dans la science. Il écrivit de nombreux ouvrages parmi lesquels sesSouvenirs d’enfance et de jeunesse rappellent sa Bretagne natale. La jeunesse et la famille ont également été les thèmes de prédilection de Zénaïde Fleuriot dont les romans ont largement été publiés dans la seconde moitié du 19 e s.

Probablement moins puissants, mais fidèles interprètes du terroir, quelques auteurs ont bien traduit la pensée bretonne : Auguste Brizeux (1803-1858), auteur des poésies Telen Arvor ; le conteur Émile Souvestre qui écrivitLes Derniers Bretons ; Hersart de La Villemarqué et ses recueils poétiques de chants populaires, Barzaz Breizet Myrdhinn ou l’Enchanteur Merlin ; le chantre du cidre Frédéric Le Guyader ; le folkloriste et poète Anatole Le Braz (1859-1926) avec Les Légendes de la mort ; le romancier Charles Le Goffic (1863-1932), également poète avec L’Amour breton ; le chansonnier Théodore Botrel (1868-1925) qui célébra Les Chansons de chez nous etLes Chants du bivouac .

Quelques auteurs célèbres

Parmi le grand nombre d’auteurs que l’on pourrait citer ici, dégageons les poètes symbolistes Villiers de L’Isle-Adam et Tristan Corbière , les romanciers Paul Féval, auteur du Bossu , et Jules Verne (1828-1905), précurseur des découvertes modernes et traduit dans le monde entier, ainsi que J.-P. Calloc’h, poète lyrique qui s’exprimait dans le dialecte de Vannes. Pierre Loti doit également être mentionné pour Mon frère Yves et Pêcheur d’Islandequi a Paimpol pour cadre. Enfin, il faut encore évoquer le poète surréaliste Saint-Pol-Roux , dit « le Magnifique », Marseillais mais Breton de cœur, le romancier et nouvelliste Jakes Riou (1899-1937), auteur de Nominoé qui écrivait en breton, le journaliste, essayiste et écrivain Louis Guilloux (1899-1980), originaire de St-Brieuc (ville qui apparaît souvent en filigrane dans Le Sang noir , Le Pain des rêves et Le Jeu de la patience ), et le poète René-Guy Cadou (1920-1951) qui chanta sa Brière natale.

Littératures d’aujourd’hui

Littérature, essais, contes et récits, BD, divers : les auteurs bretons publient chaque année plusieurs centaines d’ouvrages, dont beaucoup sont désormais aussi édités en langue bretonne (le catalogue de Coop Breizh est riche de centaines de titres). Le dynamisme littéraire de la région se mesure aussi à la popularité du festival Les Étonnants Voyageurs , qui se tient à St-Malo depuis 1990.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsHenri Queffélec (1910-1992) est un des auteurs ayant le plus célébré la Bretagne. Son roman le plus populaire reste Un recteur de l’île de Sein , adapté au cinéma en Dieu a besoin des hommes . Son fils Yann a brillamment pris la relève et a reçu d’ailleurs le prix Goncourt en 1985 pour son roman Les Noces barbares.

Pierre Jakez Hélias (1914-1995) a consacré toute son œuvre à la Bretagne, publiant plus de 60 ouvrages, dontLe Cheval d’orgueil , publié en breton sous le titre Marh .

Glenmor (1931-1996), de son vrai nom Émile Le Scanff ou Milig ar Scanv, fut un inlassable défenseur de la culture bretonne. Ce chanteur a laissé de nombreux disques et recueils de poèmes.

Irène Frain , née en 1950 à Lorient, est une romancière et historienne parmi les plus lues du grand public. Elle a reçu le Grand prix du roman historique en 2009 pour Les Naufragés de l’île Tromelin .

Claire Bretécher , née en 1940, est une dessinatrice de BD rendue célèbre notamment par ses albums Agrippine ou Les Frustrés.

 

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