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    St-Etienne Cathédral, Auxerre

    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

Liste des châteaux de France

Posté par francesca7 le 8 février 2013

Cette liste non exhaustive répertorie les principaux châteaux en France métropolitaine et d’outre-mer.

il vous suffit de cliquer sur la carte et vous pourrez découvrir un patrimoine architectural …. essayez plutôt !

Liste des châteaux de France dans CHATEAUX DE FRANCE liste-des-chateaux-de-france

bravo_super dans CHATEAUX DE FRANCE

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L’Eglise en France

Posté par francesca7 le 8 février 2013

L'Eglise en France dans EGLISES DE FRANCE eglise-200x300Une église est un édifice religieux dont le rôle principal est de faciliter le rassemblement d’une communauté chrétienne. C’est le principal édifice de ce type de la paroisse dans le christianisme. Les édifices qualifiés de chapelles sont généralement privés, comme la chapelle d’un château fort, ou réservés à une communauté religieuse, par exemple un monastère. L’église consiste en un bâtiment consacré à la prière et aux pratiques cultuelles des chrétiens. Notamment, la messe est, typiquement, dite dans une église par le prêtre, dans le catholicisme et l’orthodoxie. Dans le protestantisme, le même édifice ayant la même utilité est historiquement appelé le temple et non pas l’église, le terme (« Église » avec majuscule) étant essentiellement retenu pour désigner l’institution, ou bien la communauté des chrétiens (dans quelques cas exceptionnels, notamment dans le contexte luthérien institutionnel, le mot église est utilisé pour désigner un édifice).

Selon son importance et sa fonction, une église catholique peut être appelée :

  • cathédrale (adjectif et nom) si elle est dotée d’une cathèdre, là où siège un évêque.
  • primatiale (adjectif et nom) si elle est siège d’un primat, évêque ayant une primauté sur les autres.
  • basilique (adjectif et nom)
    • si elle est bâtie selon un plan à l’antique dit « plan basilical ».
    • ou si elle a été bâtie par un empereur.
    • ou si elle a reçu ce titre spécial du pape de par sa fonction de lieu de pèlerinage.
  • collégiale (adjectif et nom) si, sans être cathédrale, elle est desservie par un collège (le chapitre) de chanoines séculiers.
  • paroissiale (adjectif seulement) si elle est le siège d’une communauté de chrétiens.
  • abbatiale (nom et adjectif) si elle est l’église principale d’une abbaye.
  • priorale si elle est l’église d’un prieuré.
  • Une chapelle est un lieu de culte secondaire :
    • si elle fait partie d’une église plus vaste, elle est alors destinée au culte d’un saint, d’une famille, d’une confrérie.
    • elle est castrale ou nosocomiale si elle appartient à un château ou à un hôpital (chapelle d’autre bâtiment civil).
    • elle est commémorative si elle marque un lieu particulier (source miraculeuse, emplacement d’un miracle, tombeau d’un saint isolé).
    • elle est cimetériale si elle est bâtie dans un cimetière.

Dans le monde orthodoxe :

  • Une métropole est une cathédrale (siège d’archevêché).
  • Un catholicon (ou katholikon) est l’église principale d’un monastère cénobitique oriental.
  • Un kyriakon (mot qui a donné Kirche et church) est l’église principale d’une skite ou d’une laure.
  • La plus grande église d’une ville, si elle n’est pas cathédrale, est appelée en Grèce « katholiki » sans rapport avec le catholicisme.

Le terme générique désignant le ou les saint(s) au(x)quel(s) l’église est dédiée est le vocable ou la dédicace.

La plus ancienne église de France encore existante serait l’église Saint-Martin à Moissac (Tarn-et-Garonne), elle aurait été construite au iiie siècle.

La plus ancienne église du monde se situerait à Rihab, un grand site archéologique à une quarantaine de kilomètres d’Amman, l’époque de la construction se situerait environ entre les années 33 et 70.

 

TOUT SAVOIR SUR LES EGLISES, rejoignez le site : http://eglises.over-blog.fr/

 

eglises-de-france dans EGLISES DE FRANCE

 

 

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Cinéma depuis 1900

Posté par francesca7 le 8 février 2013

Vous trouverez sur ce  site : http://www.cinema-francais.fr/ ,  le détail de :

2 762 Réalisatrices et Réalisateurs français

11 796 Actrices et Acteurs français

12 101 Longs métrages de production française

Egalement quelques acteurs et actrices étrangers qui ont tourné dans des films français

et des réalisateurs et réalisatrices étrangers qui ont réalisé des films français

 postmaster@cinema-francais.fr 

Bernard SAVALLE 2001/2012

 

 

Année de réalisation des films

Cliquez sur l’année de votre choix

pour afficher tous les FILMS réalisés cette année là.

Cinéma depuis 1900 dans CINEMA FRANCAIS depositphotos_5723986-retro-cinema-theme-300x207

 

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Musée de la Poupée en France

Posté par francesca7 le 8 février 2013

 

Consulter le site : www.poupendol.com

 

Mademoiselle Marie Koenig et son exceptionnel Musée de Poupées Provinciales continue à vous intéresser. 
Le site qui lui a été consacré il y a déjà plusieurs années est toujours très visité. ( koenig.html )  

citation : Nous avons trouvé chez notre jeune libraire préféré de Normandie un petit livre bleu intitulé :   » Journal des poupées «   » Organe de la SOCIÉTÉ DES POUPÉES «  

En fait toute l’année reliée de 1902 du supplément au Journal des Petites Filles, lui-même issu de la Poupée Modèle.

Chacun d’eux comporte 16 pages de lecture diverses et charmantes plus une première et dernière de couverture en papier bleu pâle.  Ce n’est donc pas un simple petit prospectus mais un vrai petit journal édité par Tedesco.

 Ce livre relie bien entendu douze numéros  du  » JOURNAL DES POUPÉES  » et commence en janvier ;  mais notre intérêt se porta immédiatement sur le numéro d’avril qui commence par Une Réception au Musée des Poupées

 Musée de la Poupée en France dans MUSEES de FRANCE musee-poupee

Habillée en costume de mariée, celui-ci très détaillé nous, est  décrit minutieusement : d’abord, le  » dalguen  » ( bandeau  ) «  car notre coiffure ne serait pas authentique et les visiteurs qui s’y connaissent le remarqueraient….« . Par dessus celui-ci, un  » dalleden  » ( linge blanc ) auquel on adaptera un  » bourdelen « , morceau de zinc ( ! ) ou de bois ( ! ), destiné à soutenir le fond de la coiffe. Sur cet édifice, on pose le bonnet du pays, très simple, c’est un large bandeau terminé par deux pattes qui se relèvent en ailes et s’attachent par une épingle au fond de la coiffe. Voilà résumées, la mariée et sa coiffe. 

Dans la suite de l’article, elle retrouve un  » pays  » le joueur de biniou, Yves, qui lui présente Vivette, une adorable arlésienne qui se mit à chanter  » O Magali ma tant amado…. », vêtue de son  » aise  » ( corsage ) de drap noir, sa  » capello  » de tulle plissé et sa  » mireille  » ( cravate blanche nouée sur le chignon ).  Ensuite apparait la petite Fadette qui récite à une pêcheuse sablaise sa chanson connue  » Fadet, Fadet, mon petit Fadet …

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Les poupées des Provinces

Posté par francesca7 le 8 février 2013

Musée (Un) des poupées des provinces
de France créé à la fin du XIXe siècle

(D’après « Almanach pratique du Petit Parisien », paru en 1908)

Publié le LUNDI 4 FÉVRIER 2013, par LA RÉDACTION

 

Les poupées des Provinces dans MUSEES de FRANCE poupee-243x300Qui se serait imaginé que nous aurions un jour, en France, à Paris, un musée de Poupées, et qu’il serait impossible de faire une visite à ce petit monde inanimé, à ce monde des légendes et des contes, au milieu duquel doivent circuler, invisibles, les ombres des frères Grimm et d’Andersen, sans le quitter avec une très douce émotion au cœur ? s’interroge le Petit Parisien en 1908, dont un chroniqueur s’émerveille devant les quelques centaines venues de tous les coins de France, témoins des coutumes locales et des costumes pittoresques de nos anciennes provinces dont les particularités tendent, déjà, à disparaître pour se fondre dans une universelle unification…

Tous ceux qui s’en iront contempler, rue Gay-Lussac, l’œuvre née des patients efforts et de la volonté de Mlle Koenig — inspectrice de l’Enseignement —, éprouveront ce sentiment et le manifesteront à la créatrice de ce petit palais de la Poupée. C’est dire, sans doute, qu’il ne s’agit plus d’une simple exposition sans caractère et sans portée. Il ne faut point contester, assurément, le mérite et la grâce de la Poupée française, si élégante, d’une finesse exquise et Parisienne jusqu’au bout des doigts. Mais, pour l’admirer, pour lui sourire, pour lui envoyer, du coin de l’œil, un bonjour amical et charmé, il n’est pas indispensable d’aller rue Gay-Lussac. Il suffit de se promener sur les boulevards. Elles sont là, derrière les glaces des magasins, des centaines, vous aguichant avec audace, d’un geste délicieusement mutin dans son excessif parisianisme.

Le musée des Poupées est à la fois aussi bien et mieux que cela. Dans la pensée de sa fondatrice, il devait répondre, et il répond, en effet, à une jolie préoccupation française. Comment, à propos de quoi, est-il venu à l’esprit de Mlle Koenig de rassembler et de nous faire voir, sous une forme artistique et délicate, toutes les vieilles petites patries qui constituèrent, par leur union, notre forte patrie ? C’est ce que l’auteur de ces lignes ne sait pas très bien. Et s’il avoue son ignorance, c’est un hommage qu’il rend à la fondatrice du musée des Poupées, réservée et modeste pour son compte, autant qu’elle se montre empressée, loquace, enthousiaste, dès qu’il faut présenter, détailler, vanter ces douzaines et ces douzaines d’enfants de son rêve, pour lesquels elle éprouve une affection quasi maternelle, et qu’elle est la première à regarder avec des yeux ravis et un peu émus.

Quoi qu’il en soit, Mlle Koenig eut un jour cette idée qu’il serait intéressant de rassembler, dans un local unique, et d’en faire en quelque sorte une grande et pittoresque famille, des poupées provenant de toutes les provinces de France, et portant le costume de leur pays d’origine. C’était ouvrir un champ nouveau à l’étude des particularités de noire vie nationale intime ; c’était apporter une documentation originale à tous ceux qui aiment à s’initier aux mille détails de l’existence française, et qui savent quels trésors offrent à leur curiosité les mœurs et les coutumes de nos anciennes provinces.

Il eût été facile d’exécuter ce projet sur place, avec les ressources que recèlent nos bibliothèques. Mais Mlle Koenig voulait davantage. Il ne lui suffisait pas de montrer aux visiteurs de son musée une poupée habillée en poitevine, en normande, en béarnaise, en angevine, alors même que la ressemblance eût été absolue. Elle entendait que sa Poupée fût vraiment de sa province, de la tête aux pieds, dans ses ajustements, dans les moindres parties de son costume et de sa parure. A son avis — et elle avait raison — c’était là ce qui devait assurer à son œuvre un mérite indiscutable et la rendre digne de toutes les sympathies.

Elle se mit en campagne et commença par réunir une quarantaine de poupées de Bretagne, qui occupent une des places d’honneur au musée de la rue Gay-Lussac. Ce fut l’origine d’une collection qui n’a peut-être pas sa pareille au monde, et qui comprend, à l’heure actuelle, environ cinq cents personnages, hommes et femmes, sans oublier les marmots — car les poupées ont toujours beaucoup d’enfants.

Les visiteurs s’arrêtent longtemps, devant ces Bretons, venus de tous les points du pays de Brizeux. Il y a là des gens de Cornouailles et de Léon, de jolies filles du Scorff et d’autres dont on croit voir les pieds blancs, pendant au fil de l’eau, du haut du vieux pont Kerlo ; les hommes de Saint-Brieuc y coudoient les femmes de Fouesnant ; on distingue, un peu à l’écart, comme des gens pour qui la danse et le biniou n’ont plus autant de mérite qu’autrefois, des vieux et des vieilles qui ont l’air de se conter des choses mystérieuses et un peu terribles, ainsi qu’il s’en passe aux approches de la baie des Trépassés ; et celui-là, dans un coin, ressemble fort à un bon petit tailleur, de qui la langue et l’aiguille marchent de compagnie, et qui coud des braies neuves tout en affirmant qu’il ne fait point bon, à minuit, devers la pointe de Penmarch. Enfin, on aperçoit des Chouans authentiques, le scapulaire au cou, le cœur sanglant au revers de la veste, solides et farouches, attendant les Bleus et prêts à s’égailler au premier signal venu de n’importe où.

Ces Chouans sont authentiques, ai-je dit. C’est là ce qui rend précieux le musée des Poupées, tel que l’avait conçu Mlle Koenig, tel qu’elle est parvenue à l’établir. Une poupée qui ne serait pas vraie, qui ne constituerait pas un document sérieux, complet, ne vaudrait rien à ses yeux, et c’est sans la plus légère hésitation qu’elle l’expulserait de son Panthéon en miniature.

Les centaines de petits personnages de la rue Gay-Lussac n’ont pas été confectionnés et costumés à Paris, sauf en ce qui concerne les types parisiens, comme celui de cette amusante élève de l’école communale, que vous apercevrez s’en allant le nez au vent, la natte dans le dos, vive, alerte, comique, la mine éveillée, en gamine avisée, qui sait bien qu’elle ne marchera pas longtemps sur le trottoir sans être divertie par le spectacle d’une de ces mille petites comédies que la rue de la capitale offre perpétuellement aux passants. Cette poupée-là, saisissante d‘exactitude, et de bonne humeur, a été vêtue dans une école de Paris. Elle sort des mains de ses grandes soeurs, et c’est pourquoi elle conserve un air de famille auquel on ne saurait vraiment pas se tromper.

Il en a été de même partout. Mlle Koenig — que les obstacles et les difficultés ne faisaient qu’exciter, et qui ne reculait pas à l’idée de l’effarement que sa prétention de faire entrer les Poupées dans le domaine de la grave et solennelle pédagogie causerait au premier instant — Mlle Koenig, pourvue de Bretons exacts, résolut de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Ce n’est pas le lieu de raconter comment elle parvint, étant éloquente et persuasive, à amener ses chefs à accepter ses projets. Le fait certain, c’est qu’elle gagna la partie, allant jusqu’à obtenir asile dans le Musée Pédagogique pour l’intéressante population qu’elle traînait derrière elle.

Ces poupées, elles les demanda aux directrices des écoles primaires et des écoles normales, disant ce qu’elles devaient être et comment elle les voulait. Il les lui faut rigoureusement vraies. Souliers, bas, chapeaux, les petits bijoux et les fines dentelles, les menus accessoires de la toilette, les jupes et les jupons, la lingerie, les coiffes légères et les jolis fichus, tout a été fait dans le pays, avec des « matériaux » du pays. Et c’est ainsi qu’on n’est pas en face d’une simple apparence, d’un jouet ordinaire, mais d’une réalité précieuse, à laquelle il est possible d’accorder une attention justifiée par l’excessive probité de la confection.

Voici, par exemple, une admirable petite Fadette, arrivée tout droit de Châteauroux, et qui paraît fraîchement sortie du roman de George Sand. Vous pouvez vous pencher sur elle et l’étudier avec la sévérité du juge et du connaisseur. Rien ne manque à son ajustement, qui est un chef-d’œuvre de goût. Aussi ne me suis-je pas montré surpris de rencontrer là une jeune femme au crayon habile, s’emparant de cette chère Fadette, qui eût mis des larmes de joie aux yeux de la bonne dame de Nohan, pour en orner une artistique édition des œuvres champêtres de l’auteur de la Mare au Diable et des Maîtres sonneurs, édition qui se prépare en un pays voisin, ami de la France.

N’est-ce pas une récompense précieuse pour Mlle Koenig ? C’est à son jeune musée qu’on vient frapper, quand on veut présenter au public un personnage réel. On y songera de plus en plus, et elle aura cette satisfaction de voir apprécier à sa juste valeur une œuvre que certains considérèrent peut-être comme futile à l’origine, alors qu’elle était destinée à contribuer à l’instruction générale et à sauver de l’oubli le pittoresque d’une France qui devient chaque jour plus uniforme. Peut-être devrions-nous le regretter, mais il appartient à d’autres de discuter cette question.

Chacune des poupées de la rue Gay-Lussac est, en son genre, une petite Fadette. Même souci de la fidélité dans l’exécution, même minutie patiente dans le détail. Il arrive donc que, peu à peu, grâce aux concours rencontrés, provoqués par Mlle Koenig, se forme une histoire presque vivante de la France d’autrefois, de la France des provinces, de cette France que les chemins de fer entamèrent si vigoureusement, et qui disparaît à mesure que les progrès s’accumulent, rendant les communications plus intenses et coulant les citoyens dans un semblable moule. C’est le progrès !

Pouvait-il se rencontrer une initiative plus heureuse, plus méritoire, que celle qui consistait à empêcher l’oubli de se faire sur ce passé encore si récent et déjà si lointain ? Avant longtemps, que restera-t-il des coiffes normandes, des capulets du pays bigourdan, des bonnets angevins qui mettent une ombre délicieuse sur les yeux des filles des Ponts-de-Cé, et du coquet mouchoir des Bordelaises ? Tout s’en va. Tout tombe dans le néant ! Pourquoi ? Qui a pu faire croire à ces paysans, à ces charmantes enfants, que nos vestons ridicules, nos niais pantalons, nos absurdes chapeaux, nos confections féminines valaient mieux que ce qui faisait d’elles et d’eux des créatures ayant leur allure propre, leur originalité, leur beauté, autant de qualités qui en entraînaient d’autres et rendaient la vie provinciale moins banale ?

Mais à quoi bon formuler de vains regrets. Ce qui est fait est fait, et nous ne remonterons pas le courant. Sachons gré à Mlle Koenig d’avoir voulu nous rendre, au moins avec des Poupées, l’ensemble de ces chères petites patries, si actives, d’une intellectualité souvent si forte. Qu’elles subsistent dans la mémoire des érudits, dans le cabinet de travail de l’écrivain, c’est bien ! Mais il fallait les rappeler à la foule, les enseigner à l’enfance, les montrer à tous souriantes, coquettes, pimpantes, avec leurs atours particuliers, leur richesse de goût, le coloris du costume, et c’est ce qu’a fait la créatrice du musée des Poupées de la rue Gay-Lussac, à Paris.

Dès lors, comment ne pas comprendre la joie avec laquelle elle se transforme en guide, lorsque vous lui demandez de vous faire faire connaissance avec sa famille ? Car, je tiens à le répéter, c’est une famille que possède là Mlle Koenig. Elle en est fière. Elle la contemple avec une légitime satisfaction, partagée, d’ailleurs, par sa fidèle collaboratrice et amie, Mlle Duhamel, qu’elle se plaît à nommer gaiement « mon lieutenant », et qui possède aussi sa part de maternité en cette œuvre qu’on n’aborde pas sans l’admirer, l’aimer immédiatement.

Suivons-la donc ! Accompagnons-la dans ce voyage qui nous paraîtra trop bref, et tâchons de nous souvenir des explications qu’elle veut bien nous donner avec une modestie et bonne grâce parfaites. A tout seigneur, tout honneur ! Nous abordons une reine pour débuter ! C’est Marie-Antoinette, en grand costume d’hiver. Pourquoi Marie-Antoinette ? me direz-vous ? Et pourquoi l’abbesse d’Epinal, sainte Radegonde, Marguerite d’Alençon et quelques autres personnages historiques ? C’est qu’il y a une section que je nommerai volontiers de « reconstitution », dans ce musée de la rue Gay-Lussac, et qui est destinée à remplacer ce que les conditions locales ne permettent pas toujours de donner.

A Versailles, par exemple, la couleur pittoresque fait un peu défaut. Je crois qu’on chercherait vainement dans la ville et les environs des types spéciaux. Et, pourtant, là aussi on a voulu apporter un concours amical à Mlle Koenig, et comme on ne pouvait pas lui envoyer une Poupée versaillaise, on s’est inspiré du passé, on s’est retourné vers la demeure des rois de France, et l’on a fait choix de Marie-Antoinette, qui trône superbement, au milieu d’une large vitrine, entourée d’une véritable cour. Elle est superbe, mais vous remarquerez qu’elle n’intimide pas ses voisins, ces paysans et ces filles des champs qui, par un étrange retour des choses d’ici bas, sont peut-être plus regardés que la souveraine !

Et comme si le monde des Poupées se modelait sur le nôtre, voici qu’à deux pas de la reine nous apercevons un robuste ouvrier tanneur, occupé à sa besogne, et qui n’est autre que Félix Faure, l’ancien Président de la République ! Que la distance paraît courte du brave tanneur à la reine qui vécut à Versailles ! Et quel admirable thème pour les gens qui aiment à philosopher à propos de n’importe quoi !

C’est maintenant la Normandie, la belle et riche Normandie, pays des gras pâturages. Elle est représentée brillamment, dans ces Etats-Généraux des provinces de France ! Quels fichus et quels bonnets, rivalisant de richesse et d’ampleur. Oh ! vous pouvez vous pencher, regarder à la loupe ! Vous constaterez que les dentelles sont de vraies dentelles, qu’il ne manque rien à la reconstitution du costume, et que ces magnifiques Normandes de Coutances, d’Evreux, de Rouen sont semblables, sous tous les rapports, à leurs sœurs de là-bas.

Une fois encore je répéterai que le mérite supérieur de l’exposition permanente imaginée par Mlle Koenig consiste dans ce souci de l’exactitude qui donne un prix considérable à cet original petit musée national, ce qui lui vaudra la faveur des chercheurs curieux et des fureteurs patients. C’est une réflexion qui renaît à chaque pas, et que chacun fera à son tour. Quoi de plus charmant, à ce point de vue, que ces deux dentellières du Puy, si graves devant leurs fuseaux, vêtues de leurs atours des dimanches et très occupées à poursuivre une exquise dentelle que les visiteuses ne contemplent pas sans une envie bien naturelle.

 A deux pas, ce sont des femmes de Chaumont, de Troyes, de Vesoul, puis la formidable cohorte de la vieille Armorique, y compris une jeune mariée de Douarnenez, suivie de sa noce, sans oublier le joueur de biniou en l’absence duquel il n’y a jamais de bonne fête. Les Angevines ne sont pas éloignées, non plus que les Sablaises, avec leurs jupons courts et leurs sabots qui ne les empêchent point d’être élégantes et lestes.

aurore-198x300 dans MUSEES de FRANCELe Poitou est présent ; sa demoiselle de la Mothe-Sainte-Héraye, avec sa coiffure bizarre et son minuscule tablier, faisant vis-à-vis à une « jeunesse » de Niort, portant fièrement un châle à longues franges, est engageante au possible. Plus rébarbatifs sont les gens de la Lozère, dont nous avons ici un groupe imposant, augmenté d’une monture moins fine que robuste, mais il ne faut jamais juger sur la mine, et ces Lozériens ont de bonnes âmes. La preuve, c’est qu’ils sont chez Mlle Koenig, qui ne voudrait pas donner asile à de mauvais garçons. Ils dépareraient sa collection si charmante.

Ce n’est pas le reproche qu’on adressera à cette vieille Cévenole que vous apercevez, se rendant à la messe, avec son capuchon, . son manteau, de longues boucles à ses oreilles, et s’appuyant sur un extraordinaire parapluie, relique monumentale, ne s’ouvrant que dans le cas d’extrême urgence, et sous lequel s’abritèrent des générations successives. Elle a plaisir à vivre, cette bonne femme, sans montrer, néanmoins, autant d’exubérance que Lou Racho à son « retour du Mazet ».

Il est extraordinaire, ce jardinier nîmois, extraordinaire de vie et d’allure ; ce qui l’est davantage encore, ce que la gravure ne saurait rendre et qu’il faut examiner de près, c’est le soin inouï apporté dans la reconstitution de cet amusant personnage, affublé de ses divers outils, de sa pioche, d’une invraisemblable casquette, d’un gilet aux boutons ahurissants et d’une paire de souliers à clous énormes comme on ne saurait en inventer. Ce Racho est, à lui seul, une merveille entre cent autres, mais je lui comparerai, néanmoins, le ménage de Moulins, veillant sur l’enfant endormi dans son berceau, et qui n’est point en danger de s’échapper, tant il est solidement attaché, quoiqu’il paraisse encore bien jeune pour essayer de courir à travers la campagne.

Passons le Berry, le Dauphiné, ne donnons qu’un coup d’œil rapide aux pêcheuses d’Oléron, puis entrons dans les Landes et saluons au passage les résiniers et les bergers, ces derniers juchés sur leurs échasses ; le hasard nous ramène auprès des Auvergnats, des gens de la Creuse et de ceux de la Savoie, de la Corse et de l’Alsace, que ces rapprochements imprévus ne paraissent point choquer et qui font excellent ménage sous l’œil de leur protectrice. Nous nous trouvons bientôt dans les Pyrénées, et c’est l’apparition des bérets, des rouges capulets, des bonnets brodés des Catalanes, des sabots ouvragés des Bergers et des bergères de Bethmale, tout ce qu’on a pu voir à droite et à gauche, et qu’on est heureux de rencontrer, habilement rassemblé, leçon quasi vivante, que nul ensuite ne saurait oublier, et qui rattache le musée des Poupées à ce qu’il y a de meilleur dans l’art pédagogique. Faut-il ajouter que les belles filles d’Arles ne sont point oubliées, non plus qu’une foule d’autres desquelles les noms ne me reviennent pas.

Voici une belle dame toulousaine des environs de 1840, très fière d’une toilette qui avait bien son charme. Elle a pourtant de redoutables rivales dans deux Parisiennes, l’une de 1845 et l’autre de 1862, charmantes, exquises, et qui nous apprennent que les mamans de nos mamans étaient aussi jolies que leurs filles et petites filles, ce dont nous nous doutions un peu. De pareilles Poupées vous font rêver…

Notre chroniqueur rapporte qu’en quittant les Poupées de Mlle Koenig, et cependant que la salle était déserte, que le soleil baissant, le jour devenait plus discret, il y avait dans ce coquet musée comme une atmosphère de paix et d’intimité, avec une petite nuance de fantasmagorie, un atome de fantastique. Je me pris à penser, ajoute-t-il, à tout ce que les vieux conteurs ont dit de l’âme des Poupées, de la vie dont elles s’animent lorsqu’elles sont seules, des fêtes qu’elles se donnent entre elles et où elles font tant de bizarres petites manières, avec de si curieuses révérences. Et, une fois, il me vint à l’esprit que les vieux conteurs avaient peut-être raison, qu’ils savaient là-dessus plus de choses que nous, et qu’ils pouvaient fort bien avoir surpris ces étonnants secrets. Mlle Koenig, à qui je m’en ouvris, n’était pas éloignée de penser comme moi !… conclut-il.

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Promouvoir la Littérature

Posté par francesca7 le 8 février 2013

 

Promouvoir la Littérature dans LITTERATURE FRANCAISE 180px-carl_spitzweg_021-159x300Chanson de geste, romain courtois, poésie bourgeoise…. C’est au moyen âge que la littérature française a pris son essor pour évoquer les valeurs de l’époque : la bravoure, l’amour, la hardiesse, l’audace…. Mais c’est la littérature française du XVIIème siècle qui marquera les esprits avec les classiques de Pierre Corneille, Jean Racine, Molière, Jean De La Fontaine ou Blaise Pascal. Le XVIIIème siècle sera le Siècle des Lumières sous l’impulsion des textes de Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Denis Diderot ou Montesquieu. Le XIXème siècle a consacré le romantisme et le réalisme de François-René de Chateaubriand, Victor Hugo, Standhal, Gustave Flaubert ou Emile Zola. Depuis le début du XXème siècle, la littérature française se caractérise, tant pour les romans que pour les essais, par les crises historiques, politiques, morales ou artistiques. Vous trouverez sur Internet de nombreux sites consacrés à la littérature française. On peut les catégoriser par genre (philosophie, poésie, fiction, théâtre, jeunesse…) ou période (du XVIème siècle au XXIème siècle). Ces sites proposent des extraits, des biographies, des analyses, des citations, etc. A l’instar de Gallica Classique, le site officiel de la Bibliothèque Nationale de France qui met à disposition les textes des auteurs de référence de la littérature française, quelques sites permettent de lire des œuvres à l’écran ou de les télécharger gratuitement sous forme de livre électronique pour les retrouver sur un ebook, un téléphone mobile ou un ordinateur de poche. Il en est de même pour les œuvres les plus récentes, disponibles, quand à elles, en version payante chez certains libraires en ligne spécialisés.

Litterature Abebooks - 110 millions de livres proposés par plus de 12 500 librairies sont actuellement disponibles.
Littérature

Association Jacques Rivière et Alain-Fournier - L’Association a pour objectifs de promouvoir la connaissance des auteurs en France et l’étranger et de veiller sur le respect de leur oeuvre et sur leur mémoire.
Littérature: Auteurs: 20e siècle: Langue française: Alain-Fournier

Exigence littéraire: Louis Ferdinand Céline - Bibliographie, chronologie, étude des idées.
Littérature: Auteurs: 20e siècle: Langue française: Céline, Louis Ferdinand

 

Et bien d’autres encore à retrouver ici : http://www.litterature.com/

 

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Le patrimoine Littéraire

Posté par francesca7 le 8 février 2013

Le patrimoine Littéraire dans LITTERATURE FRANCAISE arcimboldo_librarian_stokholmLe sentiment que le livre est le moyen le plus sûr de transmettre un héritage remonte à des époques lointaines. Il s’est agi tout d’abord, pour les bibliothécaires de l’Antiquité et du Moyen Âge, de conserver les tex tes par tous les moyens, quitte à les transférer d’un support à l ’ autre, et à perdre la qualité de référence de l’original. C’est à l’époque moderne que se développe le souci de conserver le document dans sa forme originelle : le mot « conservateur » dans son acception actuelle apparaît à la Renaissance. La recherche des manuscrits les plus anciens et celle de l’Antique prépare la voie au développement des techniques auxiliaires de l’histoire. Au XVIIe siècle, un humaniste comme Peiresca une approche résolument moderne des livres, Gabriel Naudé publie ses « instructions » ; mais il faudra encore du temps pour que le champ de la restauration et celui de la restitution soient encore précisément délimités.

 L’ évolution de la notion de conservation des monuments typographiques et paléographiques est en cela comparable à celle de la restauration des monuments historiques. Charles Nodier rend hommage aux grands relieurs – restaurateurs de son temps, en qui il voyait les artisans d’une « ingénieuse palingénésie ». Des pastiches de reliure ancienne en vogue au XIXe siècle au souci actuel de respect archéologique du document, il y a une prise de conscience progressive, et jamais définitive, de la modestie et du nécessaire pragmatisme du rôle des conservateurs du patrimoine écrit et graphique.

 Témoins et victimes de la durée historique et de l’histoire des fonds auxquels ils ont successivement appartenu, les documents de bibliothèques sont des objets complexes dont la préservation et la restauration échappe à tout axiome général, comme à toute « recette » systématique ou définitive. En outre, et au contraire de la plupart des autres patrimoines dont elles constituent souvent des clefs d’accès, ces collections ont un caractère massif et sériel qui rend les choix particulièrement délicats.

 Désormais documents anciens comme modernes, y compris les nouveaux supports de l’information, sont justiciables de « traitement physique de masse », les productions récentes ne sont plus les seules à alimenter les catalogues collectifs et les fonds des XIXe et XXe siècles ont vu leur blason redoré par l’importance donnée dans le décret du 9 novembre 1988 à la notion plus large de fonds anciens, rares, ou précieux

 BARRE SEPARATION

Extrait de :  Protection et mise en valeur du patrimoine des bibliothèques de France par  Jean – Sébastien DUPUIT – Directeur du livre et de la lecture

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Valeurs inversées du Monde

Posté par francesca7 le 7 février 2013

(Éditorial du 22 novembre 2012 paru dans le N° 42 de
La France pittoresque – automne-hiver 2012/2013)

C’est en 1877 qu’une chroniqueuse du Journal de la Jeunesse, par le biais d’une anecdote confinant à l’allégorie, entreprend de brosser le portrait d’un « monde renversé » vers lequel semble naturellement porté l’être humain et dont il doit pourtant chercher à se préserver. Il y avait autrefois, à la maison paternelle, nous explique-t-elle, une vieille image grossièrement peinte qui éveillait singulièrement sa curiosité. Où donc l’artiste avait-il été prendre des scènes semblables ? s’interroge-t-elle. Dans quel monde avait-il pu copier ses bizarres sujets ? Rien n’était à sa place.

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Ici, un brochet vorace, la gueule fendue jusqu’aux ouïes, pêchait tranquillement à la ligne et déposait sur le rivage un homme suspendu à l’hameçon. Là, un gros chat, renfermé dans une souricière, où il faisait la mine du diable en un bénitier, servait de divertissement à une troupe de jeunes souris, toutes rondes de graisse, qui prenaient leurs ébats autour du prisonnier, sans crainte de ses yeux flamboyants et de ses moustaches hérissées. Un peu plus loin, debout sur ses pattes de derrière, un lièvre audacieux couchait en joue un chasseur à qui l’effroi donnait des jambes. Plus loin encore, un bœuf attelait à la charrue le laboureur qui lui remettait l’aiguillon, tandis que, dans le champ voisin, Robin mouton portait la houlette et que le berger paissait l’herbe tendre. Dans un coin du tableau, se cachait tout confus maître Renard pris au piège par la gent volatile. Enfin au premier plan, attirant tous les regards, le maître d’école, coiffé du bonnet d’âne, était agenouillé au beau milieu de la classe, tandis que ses élèves émancipés s’étalaient en grappes joyeuses sur l’estrade jusque sur le pupitre du pauvre pédagogue. « Cela n’a pas le sens commun », déclarait-elle un jour, choquée d’une telle invraisemblance.

« Qu’en pensez-vous, enfants ? Devinez-vous mieux que je ne pouvais le faire à votre âge le sens profondément philosophique de ma vieille estampe ? Hélas ! en avançant dans la vie, combien en rencontre-t-on, autour de soi, de ces moutons portant la houlette, de ces poissons devenus pêcheurs, de ces écoliers en rupture de ban ? Vous, au moins, ne contribuez pas, en ce qui vous concerne, à établir autour de vous le monde renversé. Laissez la houlette aux mains de vos conducteurs naturels, n’enlevez pas l’aiguillon à ceux qui savent s’en servir et n’oubliez pas que les fleurs hâtives du printemps ne peuvent remplacer les fruits murs de l’automne. »

Mais ce monde aux valeurs inversées dont un artiste anonyme avait ébauché l’esquisse et que d’aucuns redoutaient au XIXe siècle, n’est-il pas celui au sein duquel se battent, s’ébattent et se débattent nos contemporains ?…

Valéry VIGAN - Directeur de la publication - La France pittoresque

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Histoire de Beaune

Posté par francesca7 le 7 février 2013

Histoire de Beaune dans Côte d'Or beaune

 

La charte des privilèges de Beaune : 1203

La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges. Eudes IIIduc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203sur le modèle de Dijon. Cette charte est conservée aux Archives municipales de Beaune.

Fondation des Hospices de Beaune en 1443

En 1422, Nicolas Rolin fut nommé chancelier de Philippe le Bonduc de Bourgogne. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde lesHospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux : Les sœurs hospitalières de Beaune. C’est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.

Révolte de Beaune et ralliement à Marie de Bourgogne en 1477

Les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l’occupation de la Bourgogne, par l’armée royale conduite par Jean IV de ChalonGeorges de la Trémoille et Charles d’AmboiseBeaune se rallient à Marie de Bourgogne, contre le roi de France Louis XI. Les révoltes de Beaune, ainsi que Semur-en-Auxois,Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées. Cependant, le roi confirme finalement les privilèges de la ville par ses lettres patentes en octobre 1478.

Les guerres de Religion

  • Henri II accompagné de son épouse Catherine de Médicis parcourt son royaume et fait une entrée fastueuse à Beaune le 18 juillet 1548. Le maire était Girard Legoux.
  • Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis, venant de Dijon, entre dans la ville le 30 mai 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’AnjouHenri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine : ils reçoivent un accueil triomphal.
  • En 1568, Wolfgang de Bavière, financé par Élisabeth Ire d’Angleterre prend la tête d’une armée expéditionnaire de 14 000 mercenaires pour apporter des renforts aux protestants français assiégés à La Rochelle. Dans sa traversée de la Bourgogne, ses troupes composées de reîtres, cavalerie lourde équipée de pistolets, ravagent la Franche-Comté et restent deux jours devant les murailles de Beaune et y détruisent les chartreux, avant de continuer leur route.
  • Le 15 avril 1575, on exécuta à DijonFrançois de Lespine et sa tête coupée fut plantée sur une pique, au-dessus de l’Hôtel-de-ville de Beaune, le 18. Il fut reconnu coupable de comploter en vue de livrer Dijon et le château de Beaune aux huguenots.
carte-postale-postcard-1914-1918-beaune-rue-des-tonneliers-et-hopital-auxiliaire-street-of-the-wet-coopers-and-auxiliary-hospital-300x197 dans Côte d'Or

Le grand hiver de 1709

De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial : un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.

Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709.

Beaune, sous-préfecture de la Côte-d’Or en 1790

Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l’Assemblée constituante à partir de l’ancienne province de Bourgogne.

Occupation de Beaune par l’armée autrichienne en 1814

En février 1814, 6000 hommes sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d’empêcher l’invasion de la France par la Sixième Coalition.

Création de l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture, la « Viti » en 1884

En 1881, la commission des Hospices de Beaune met en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture. Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture de Beaune. C’est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l’agriculture, en mars 1884, pour faire de ce projet, une priorité nationale et l’arrêté de création paraît le 25 octobre. L’école est destinée à former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L’entrée de l’école se fait alors sur concours, et accueille 30 élèves la première année, pour un cycle de 3 ans d’études. En 1962, avec la transformation de l’enseignement agricole, « la Viti », devint un Lycée agricole : le Lycée viticole de Beaune.

L’hôpital militaire américain de 1918-1919

  • Lors de la Première Guerre mondiale, Beaune devient l’une des bases arrière du corps expéditionnaire américain (A.E.F.) et de ses 2 millions d’hommes en France. En 1918, l’hôpital militaire américain est construit aux portes de la ville, avec 20 000 lits il sera l’un des plus importants en Europe.
  • L’hôpital sera transformé après l’armistice en Université américaine, par l’A.E.F. pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux États-Unis, dans les forces d’occupation de l’Allemagne. L’ »A.E.F. University of Beaune » ouvre de février à juin 1919 avec 15 000 militaires étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de 600 enseignants et personnels. L’A.E.F. University de Beaune avait un collège d’agriculture avec 2500 étudiants dans une ferme de 13 hectares a Allerey, et une branche de 1 000 étudiants, dans un collège d’art et d’architecture situé au château de Bellevue près de Versailles. Près de 30 000 ouvrages furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune. L’université fut dirigée par John Erskine, professeur d’anglais à l’université Columbia de New York, qui fut chargé de l’organisation de cette université militaire avec le colonel Ira Reeves.
  • À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par le 2e régiment de cuirassiers du colonel Durosoy, venue par Chalon-sur-Saône et Bligny-lès-Beaune le 8 septembre 1944. Unodonyme local (avenue du Huit-Septembre-1944) rappelle cet évènement. Les forces françaises se heurtent à de fortes défenses antichar, qui causent des pertes au 3e Escadron, et ne peut entrer dans la ville que le lendemain.

A.E.F. University of Beaune en 1919

Libération de Beaune en 1944

Viticulture

images-1Beaune est considérée comme la capitale des vins de Bourgogne. Au nord, au sud et à l’ouest de la commune s’étend la Côte de Beaune sur laquelle se trouvent nombre d’appellations qui comptent parmi les plus prestigieuses des vins de Bourgogne. Elle représente une superficie de 5 980 hectares, soit un peu moins d’un quart du vignoble de Bourgogne. Elle regroupe 20 AOC communales et 331 climats classés en premier cru.

De nombreux producteurs et négociants en vin sont implantés à Beaune. Chaque année depuis 1851, les Hospices de Beaune organisent une vente aux enchères de charité de ses production, qui bénéficie aujourd’hui d’une portée internationale. Enfin, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), qui fédère les viticulteurs et les négociants en vin, est domicilié à Beaune.

En outre, Beaune possède sa propre appellation d’origine contrôlée, le beaune. Cette appellation compte 411,7 hectares en superficie avec une très forte majorité de vins rouges. En couleur la répartition donne 362,74 hectares de vins rouges (dont 281,49 ha en premier cru) plantés en pinot noir et 48,96 hectares en vins blancs (dont 36,06 ha en premier cru) plantés en chardonnay. Sur le volume total, cela donne 13 540 hectolitres (dont 10 322 hl en premier cru) pour les vins rouges et 2 368 hectolitres (dont 1 761 hl en premier cru) pour les vins blancs.

Cependant en plus de l’AOC Beaune, d’autres vins peuvent légalement y être produits comme : le Bourgogne aligoté, le Bourgogne, le Bourgogne Passe-tout-grains et les Coteaux Bourguignons.

Écologie

Le tri sélectif et l’usage de composteur sont entrés dans les mœurs. Des pistes cyclables facilitent la circulation des vélos. Les jardins publics sont aménagés pour favoriser les pratiques propices à l’environnement : non implantation de gazon pour éviter les tontes, pose de caillebotis pour préserver le sol, limitation des traitements. Une usine de traitement des eaux permet d’éliminer les produits phytosanitaires liés à la vigne. L’entreprise Sécula spécialisée dans le traitements des déchets a su exporter son savoir faire à l’étranger. La commune a mis en place un programme de rénovation de l’éclairage public, qui lorsqu’il sera achevée en 2012, permettra une baisse de consommation d’énergie de 47 %.

Lieux et monuments

Beaune est classée Ville d’Art et d’Histoire. Pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

24 Heures de Beaune

Cette manifestation est une course de vélos originaux se déroulant sur vingt-quatre heures. Elle est organisée sur un weekend du mois de mai. Originellement du samedi au dimanche, le départ et l’arrivée se faisaient à 16 heures, depuis 2010 elle se déroule désormais du vendredi au samedi, le départ et l’arrivée se font à 20 heures.

Les vélos sont des tandems à trois roues (deux roues avant et une roue arrière) et sont généralement décorés de plaques en carton peintes.

Deux prix sont remis à l’issue de la course : Le prix du vainqueur, pour l’équipe qui a remporté la course, et le prix du plus beau vélo. Les équipes participantes ont donc le choix de concourir pour la victoire sportive ou pour l’effort artistique. Ces deux objectifs sont généralement exclusifs, l’ajout de structures décoratives alourdissent les vélos, et sont un frein évident à l’aérodynamisme, à la maniabilité, et donc à la compétitivité sportive. Des prix sont également remportés par catégories (hommes, femmes, mixtes, jeunes), ainsi que pour le fair-play, et la décoration des stands de chaque équipe.                                        

UN SITE à Visiter ici ……  

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Le Haut Jura

Posté par francesca7 le 7 février 2013

Fromagerie Haut Jura

 

Le Haut Jura dans Les Fromages telechargement-1

Comté AOC Morbier AOC, Bleu de Gex Haut-Jura AOC, raclette, tomme : Des fromages au lait cru qui sentent bon la montagne. Fabrication et Vente Directe, VENTE PAR CORRESPONDANCE, vente en ligne de nos FROMAGES AU LAIT CRU…

Galerie de visite, magasin, vente de fromages

Si vous êtes de passage dans le Haut-Jura, venez nous rendre visite : le magasin et la fromagerie sont ouverts toute l’année. Une galerie de visite et des visites guidées de la fromagerie permettent de découvrir la fabrication du Bleu de Gex Haut Jura.                                                                              

   La fromagerie du Haut-Jura 
La fromagerie est située aux Moussières, en plein coeur du Haut-Jura à 1100 mètres d’altitude, dans le Parc naturel régional du Haut-Jura. 

C’est la montagne avec ses pâturages et ses forêts d’épicéas, fréquentée par les randonneurs en été et les skieurs en hiver, très réputée pour sa richesse et sa diversité floristique, richesse que l’on retrouve dans le goût de nos fromages.

 

LA RACLETTE

Les premiers froids arrivent, quoi de plus conviviale qu’une soirée Raclette ?

Vous pouvez utiliser différents fromages du Jura au lait cru pour accompagner le fromage « Raclette« , tels que le Bleu du Haut Jura et le Morbier.

raclette-300x203 dans Les Fromages

Ingrédients:     pour 4 personnes,

il faut compter 200gr de fromage par personne.

- 100gr de fromage raclette

- 50gr de bleu du Haut Jura

- 50gr de morbier

- 12 petites pommes de terre

- 400gr de charcuterie (jambon fumé, saucisse de Morteau, viande des grisons….)

- cornichons, oignons au vinaigre

 

Préparation:

- Mettez les pommes de terre non épluchées dans une casserole d’eau froide et faîtes cuire pendant 20mn environ.

Lorsqu’elles sont cuites, égouttez-les et réservez-les.

- Disposez la charcuterie, les portions de fromages, les cornichons et les oignons dans un grand plat.

- Dégustez les fromages fondus avec les pommes de terre coupées en deux, de la charcuterie et des cornichons.

Vous pouvez accompagner le tout avec de la salade verte d’hiver.

rubon62-150x150 VISITER ce site

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