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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Qui était Saint Antoine de Padoue ?

Posté par francesca7 le 24 mai 2016

 

 

 

Invoqué lors de la perte d’un objet, Saint Antoine de Padoue, canonisé le 30 mai 1232 et docteur de l’Église depuis 1946, est fêté le 13 juin de chaque année. Coup de projecteur sur une figure incontournable du patrimoine spirituel de l’humanité…

Né à Lisbonne aux alentours de 1195, Fernando Martins de Bulhões est issu d’une noble famille de tradition militaire, descendant de Charlemagne et apparentée à celle de Godefroy de Bouillon. Décédé le 13 juin 1231 près de Padoue en Italie, il vécut seulement 36 années sur cette Terre mais sa renommée dépasse aujourd’hui les frontières. Rares, en effet, sont les églises dans le monde qui n’abritent pas une statue de Saint Antoine avec un ou plusieurs de ses attributs que sont la bure franciscaine, l’enfant Jésus, le livre, les poissons, le cœur enflammé ou le lys…

PADOUE

Un disciple de Saint François d’Assise

Très tôt attiré par la spiritualité, Fernando entreprend des études de théologie à Coïmbra, chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin, études pour lesquelles il se révèle très doué. Il y est ordonné prêtre. Il a seulement 25 ans lorsque les dépouilles des premiers martyrs franciscains sont ramenées au Portugal. Cet événement, et le témoignage de ces existences sacrifiées, le bouleversent, déclenchant chez lui un profond désir de devenir disciple de Saint François d’Assise. Il rejoint alors les Frères Mineurs et prend l’identité de Frère Antoine. S’identifiant à ses prédécesseurs, il demande à être envoyé, lui aussi, en mission au Maroc. Le destin en décide autrement, Antoine devant être rapatrié pour cause d’ennui de santé. En 1221, il se retrouve à Assise, au chapitre de l’Ordre. Ses frères décèlent alors en lui des talents exceptionnels en matière de théologie et de prédication.

Un prédicateur hors pair

Le dégageant des tâches ménagères de la communauté, Saint François lui-même l’autorise à enseigner et à prêcher à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. Il parcourt ainsi de nombreuses contrées, en moine errant, se retirant parfois dans des grottes pour prier. On raconte qu’à Brive-la-Gaillarde, il retrouve miraculeusement un commentaire des Psaumes qui lui avait été dérobé. Le voleur deviendra par la suite un pieux novice… C’est sans doute à partir de cette anecdote que Saint Antoine reste aujourd’hui le Saint Patron des objets perdus. À cette époque, dans le sud de la France, un mouvement spirituel est en train de menacer la théologie catholique : le catharisme. Il s’agit d’une conception dualiste de la Création qui remet en cause le pouvoir temporel de l’Église. Récupéré de part et d’autre par des enjeux plus politiques que théologiques, Frère Antoine, fidèle aux vœux de pauvreté de son Ordre, convaincra beaucoup de cathares par son exemple, conjugué à une connaissance approfondie des textes sacrés et un talent d’orateur hors pair. Le pape Grégoire IX voit en lui le Trésor vivant de la Bible. Les spiritualistes cathares se définissent en tant que Chrétiens mais rejettent le symbole de la Croix, le sacrement de l’Eucharistie et surtout l’intercession ecclésiale. Antoine met toutes ses forces dans cette prédication pacifique jusqu’à épuisement.

Surnaturel et paranormal
L’existence de Saint Antoine de Padoue est connue également pour avoir été l’objet de nombreuses manifestations surnaturelles. Ainsi, Jean Rigauld, auteur d’une biographie du Saint, rapporte un phénomène étonnant dit de bilocation : présence physique en deux endroits à la fois. En 1226, lors du Jeudi Saint, Saint Antoine célèbre la messe dans son monastère. Au même moment, des témoins certifient l’avoir vu en train de prêcher dans un autre lieu… On raconte également une étrange histoire alors qu’il se trouve dans le couvent qu’il venait de fonder à Brive. Il se rend compte que le cuisinier n’a rien à sa disposition pour nourrir les moines. Saint Antoine contacte une notable de la ville pour qu’elle fasse apporter par sa servante des légumes se trouvant dans un jardin. Dehors, un violent orage éclate. La servante s’acquitte de sa tâche sans avoir été mouillée par la pluie ! Beaucoup d’autres faits relevant du paranormal sont encore attribués à Saint Antoine de Padoue, telles la quarantaine de guérisons miraculeuses qui incitent le pape à le canoniser le 30 mai 1232. S’agit-il du domaine de la légende ou de la réalité historique ? Libre à chacun de s’en faire une idée. Quoi qu’il en soit, la renommée du Saint n’est certainement pas due au hasard et dépasse les clivages au point d’être reconnu au-delà des mers et des océans. Il reste même le Saint Patron des Amérindiens. Si sa courte vie terrestre se termine à Arcelle, près de Padoue, le rayonnement de son esprit vivifie encore et toujours des milliers de fidèles de par le monde… 

En savoir plus sur http://www.signesetsens.com/psycho-biographie-qui-etait-saint-antoine-de-padoue.html#HxtCAD0f6baSlsUd.99

Publié dans FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

Lorsque Madonna arrive en France

Posté par francesca7 le 21 mai 2016

 

 

Madonna Louise Veronica Ciccone n’a que 10 ans lorsqu’en 1968, le tube des Beatles « Lady Madonna » connaît un succès planétaire. Petit clin d’oeil anticipatoire à cette petite fille qui allait rejoindre la gloire quelques décennies plus tard…

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C’est donc le 16 août 1958, à Bay City, que naît Madonna, d’une mère québécoise (qui aurait des liens de parenté avec Céline Dion) et d’un père italo-américain dont la famille paternelle est originaire du village de Pacentro dans les Abruzzes. La future chanteuse a hérité sa pugnacité du grand-père paternel qui, sans aucun diplôme, exerça le métier de carrier pour un petit salaire. Il élevait ses enfants à la dure, leur inculquant discipline et respect, leur montrant par son exemple que la persévérance est une vertu essentielle. Le père de Madonna s’inspirera d’ailleurs de cette méthode éducative avec ses propres enfants…

Résilience


Les professionnels de la psyché expliquent souvent que l’on ne prend pas suffisamment en compte la souffrance d’un enfant qui perd un parent de façon prématurée. Madonna a à peine 5 ans, le 1er décembre 1963, lorsque sa mère, Madonna Louise Fortin, décède. L’artiste tentera plus tard de sublimer de façon récurrente sa douleur au travers de ses oeuvres musicales (« Promise to try », « Mer girl » et « Mother and father »). Pour l’heure, la grand-mère, Elsie Fortin, devient un substitut maternel rassurant en établissant une complicité affective qui fait du bien à sa petite-fille. Mais la famille déménage à Rochester Hills, dans l’agglomération de Détroit. Madonna n’est encore qu’une enfant. Pourtant, ceci ne l’empêche pas de poursuivre ses études secondaires avec succès à la Rochester Adams High School. Déjà Madonna montre des ressources psychiques et intellectuelles hors du commun qui vont l’aider à rebondir… On appelle cela aujourd’hui la résilience.

Une danseuse à l’énergie inépuisable


En 1978, Madonna a 20 ans. Riche seulement des quelques cours de ballet pris dans son enfance et de ses 35 dollars, elle se rend au quartier des théâtres à Times Square, mue par des rêves de gloire. Elle y subsiste modestement en occupant des emplois occasionnels de serveuse, de danseuse ou de modèle. Elle pose à cette époque pour Bill Stone, Jere Threadgill et Martin Schreiber. Madonna s’intéresse à toutes les formes créatives et possède une culture artistique et picturale de qualité. Lorsqu’elle réussira, elle s’offrira notamment des tableaux de Picasso. Mais pour l’instant, c’est une foi indéfectible dans le rêve américain, consistant à réussir à partir de rien, qui la soutient pendant cette période de vache maigre. N’hésitant pas à quitter la routine pour partir à Durham, elle décroche une audition et suit les cours de danse de Martha Grahamet à l’American Dance Center de New York. C’est en novembre de la même année que Pearl Lang, chorégraphe renommée, l’auditionne et que Madonna devient son élève. Pearl ne peut être qu’admirative devant l’assiduité et la volonté de celle que l’on peut comparer à une véritable amazone : Madonna n’est pas seulement déterminée, elle est passionnée. Elle parvient à faire exactement ce qu’elle a voulu et son énergie est inépuisable, avoue-t-elle. Mais les relations deviennent cependant vite tumultueuses entre les deux femmes. Madonna, habituée depuis son enfance à ne pas s’étayer trop longtemps, change de cap.

 

madona

Une soif d’expérience 


En 1979, lors d’une soirée, elle fait la connaissance de Dan Gilroy qui lui apprend à jouer de la guitare. Madonna laisse de côté sa carrière de danseuse et se lance alors dans la musique. C’est d’ailleurs dans cette discipline que se révèle son don puisqu’elle tient la batterie tout en chantant au sein du groupe « Breakfast Club », formé de Dan et Ed Gilroy, Gary Burke et Angie Smits. Si elle résout passablement ses problèmes financiers avec les cachets du groupe, cela ne lui suffit cependant pas pour vivre comme elle le voudrait. En mai, après bon nombre d’auditions, les producteurs Jean Van Loo et Jean-Claude Pellerin la remarquent. Elle va donc tenter sa chance en France. Madonna vit alors pendant cinq mois aux frais des producteurs belges entre Lille, Paris et Marseille, enchaînant des contrats peu lucratifs mais gagnant en expérience. Cependant, Madonna fait le tour de ce qu’elle pense devoir apprendre et, après une escapade à Tunis et suite à une pneumonie, elle rentre finalement aux États-Unis en août pleine d’usages et raison…

Prophète en son pays


Faisant mentir l’adage, c’est pourtant à partir de son propre pays que Madonna va séduire la planète. Un premier album intitulé… « Madonna » voit le jour en juillet 1983. Celui-ci rassemble huit titres écrits pour la plupart par la chanteuse elle-même. Voyant le succès de l’album devenir de plus en plus important, Madonna sort trois autres singles : «Holiday», «Borderline» et «Lucky Star». Le succès est encore au rendez-vous. Depuis, l’album s’est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, dont 5 millions aux États-Unis. Mais c’est l’année suivante qu’arrive la consécration : son deuxième album, « Like a Virgin » se vend à 21 millions d’exemplaires dans le monde entier ! Depuis, Madonna n’a pas cessé d’être en haut de l’affiche. 25 ans plus tard, sa tournée « Sticky and Sweet Tour » en 2008 et 2009, programmée dans 17 pays et 39 villes différentes, est considérée comme la plus rentable pour une artiste féminine dans l’histoire de la musique.

Lady Madonna, une grande dame de coeur


À plus de 50 ans, la chanteuse est non seulement une grande dame de la scène internationale, à l’instar de ses modèles Marlène Dietrich et Marylin Monroe, mais elle possède en partage de grandes qualités humaines et une éthique qu’elle met en pratique au quotidien. Touchée au coeur par l’accident d’un ouvrier lors de la préparation d’un concert au stade vélodrome à Marseille en 2009, elle n’hésite pas, toute affaire cessante, à rencontrer la famille. Madonna est un être sensibilisé par la souffrance humaine et sait garder les pieds sur terre. Elle ose s’engager politiquement contre la guerre en Irak et la politique américaine de l’époque. Femme de caractère et jusqu’au-boutiste, elle ne se fait pas que des amis. Bien que croyante, elle attire les foudres des institutions religieuses, ne faisant aucune concession lorsqu’il s’agit d’art. Mais, malgré son apparence, Lady Madonna est une dame de coeur. Son combat humanitaire au profit des plus démunis n’a rien de virtuel lorsqu’elle décide de lancer une campagne destinée à lever des fonds permettant de faire construire une école pour filles au Malawi, État africain ravagé par le sida, et où elle à adopté son fils David. Le documentaire « I am because we are » (J’existe parce que nous existons) en dit long sur son côté profondément altruiste…

 article issu de http://www.signesetsens.com

Publié dans CHANSON FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Quand la nature inspire l’homme

Posté par francesca7 le 21 mai 2016

 

Face au réchauffement climatique, Gauthier Chapelle est persuadé que la nature nous enseignera les solutions d’avenir. Ce biologiste et ingénieur agronome belge promeut le biomimétisme, une nouvelle science qui s’inspire du vivant pour développer des biens, services et organisations humaines vraiment durables.


nature

P Santé Comment en êtes-vous venu à introduire le biomimétisme en Europe ?

Gauthier Chapelle Je suis naturaliste dans l’âme depuis l’enfance. Plus tard, mes études de biologie m’ont amené en Antarctique. C’est là, dans cet endroit si beau et si fragile, que j’ai réalisé à quel point notre société est agressive pour la planète. Dès lors, j’ai souhaité participer à la sensibilisation du public par rapport à l’environnement et en particulier aux changements climatiques. J’ai alors rencontré la scientifique américaine Janine M. Benyus* qui m’a formé au biomimétisme pour la durabilité, mouvement que j’ai introduit en Europe en fondant l’association Biomimicry Europa.

P. & S. En quoi le biomimétisme est-il une réponse à la crise écologique ?

G. C. La vie sur Terre dure depuis plus de trois milliards d’années, ce qui en fait un laboratoire de recherche inégalé. Aujourd’hui si certaines espèces sont encore là c’est qu’elles maîtrisent leur durabilité et donc pour aller vers une civilisation durable, il suffit d’interroger ces experts ! Par ses innovations, la nature nous offre des réponses à la crise écologique et, de fait, économique. Le biomimétisme s’inspire du vivant à trois niveaux : la forme des minéraux, végétaux ou animaux, leurs matériaux (chimie du vivant) et enfin l’interaction entre les espèces.

P. & S. Concrètement quelles sont les innovations que nous devons au monde végétal et animal ?

G. C. Pour l’instant, ce sont surtout des innovations simples qui sont les plus répandues. Une des plus anciennes est le Velcro, issu de l’observation de la graine de bardane. La feuille de lotus a, quant à elle, permis le développement de toutes sortes de revêtements autonettoyants (peintures, verre, tissus, métal…). En étudiant sa structure, les chercheurs ont découvert un ingénieux procédé composé de creux et de bosses qui laisse littéralement « rouler » les gouttes d’eau, emportant avec elles les poussières qui ont pu se déposer, d’où l’effet autonettoyant. D’autres exemples sont également intéressants. Ainsi, au Zimbabwe, un architecte a imité le système de ventilation des termitières. Résultat : le centre commercial qu’il a construit régule naturellement la chaleur du bâtiment, économisant au passage 90 % d’énergie. On a aussi le cas de ce biologiste australien qui, en étudiant comment les grandes algues résistent aux vagues sans être arrachées, a pu développer un système d’hélices d’un nouveau genre avec à la clé des applications potentielles à retombées importantes : ventilateurs d’ordinateurs moins bruyants et moins gourmands en énergie, hélices de bateau permettant une réduction des émissions de CO2

P. & S. Comment les recherches actuelles sur la chimie du vivant pourraient révolutionner notre avenir ?

G. C. Jusqu’à présent les développements copiaient les forme de la nature, désormais les chercheurs essaient de reproduire ses procédés de fabrication, qui se font à température et pression ambiante et sans polluer. Ce que ne sait pas encore faire l’homme. En s’inspirant de la colle utilisée par les moules pour s’accrocher aux rochers, une entreprise américaine vient de développer, à partir de protéines de soja, un nouvel adhésif qui remplace les très toxiques formaldéhydes utilisés dans la fabrication des contreplaqués. Mais les découvertes les plus prometteuses restent à venir et déjà des centaines de chercheurs du monde entier planchent sur une nouvelle énergie solaire photovoltaïque non polluante et recyclable. Leur modèle ? Les feuilles des arbres ! Ces derniers savent transformer la lumière en énergie en collectant des photons qu’ils transforment en électrons. Les algues bleues, leurs ancêtres, font même cela depuis plus de deux milliards d’années ! Reproduire le miracle de la photosynthèse permettra de produire à basse température des panneaux avec des matériaux sains et recyclables (actuellement le procédé est coûteux en énergie et les métaux rares utilisés se recyclent mal). Les premiers prototypes pourraient arriver sur le marché d’ici dix à quinze ans.

P. & S. Vous intervenez aussi dans les entreprises. Qu’est-ce que la compréhension du vivant leur apporte ?

G. C. La nature a beaucoup à nous enseigner sur les relations humaines. Dans le vivant on ne reste pas dans la compétition pour le plaisir, car elle coûte de l’énergie et fait souffrir. En général, les espèces évoluent vers la coopération, le tout sans ministre ni PDG ! Si chaque arbre avait pour objectif de tuer ses congénères, les forêts seraient bien différentes. Elles sont, au contraire, dotées de systèmes d’entraide à commencer par l’association entre les plantes et les champignons. La plante fournit du sucre au champignon et celui-ci, grâce à son réseau de filaments mycéliens, l’aide à récolter eaux et sels minéraux. Mieux, ce réseau sert la solidarité entre les arbres. Un voisin malade ou qui supporte mal la sécheresse ? Ses congénères l’approvisionnent alors en nutriments. L’homme a encore tout à apprendre ! l

* Janine M. Benyus, biologiste américaine, a fait connaître la théorie scientifique du biomimétisme grâce à son livre « Biomimétisme, quand la nature inspire des innovations durables » (éd. de l’Echiquier).

fruitiers

Des arbres d’élite contre le réchauffement climatique

Déforestation, dégradation des sols, perte de la biodiversité, épuisement des nappes phréatiques, endettement des agriculteurs… Un cercle vicieux fatal ? Non, affirme l’association Biomimicry avec son programme Arbres sauveurs. Cette application du programme européen de recherche Co2SolStock développé par Gauthier Chapelle en partenariat avec des universitaires suisses porte notamment sur des arbres oxalogènes. Cette variété particulière d’arbres travaille en symbiose avec des bactéries et produit du calcaire à partir de gaz carbonique, le piégeant ainsi en toute sécurité et pour longtemps. Ces arbres améliorent les sols acides, restaurent la biodiversité et augmentent les récoltes. Pas moins de 80 000 plants de noyers maya (Brosimum alicastrum) – une variété d’arbres oxalogènes – sont actuellement plantés dans les régions les plus isolées et délaissées d’Haïti. Ils apporteront de plus de la nourriture aux populations grâce à leurs noix extrêmement nutritives (fer, vitamine E, folates…) et sont très résistants à la sécheresse. www.biomimicry.eu

Biographie

1991 Ingénieur en agronomie

1996 Collaborateur scientifique à l’Institut royal de Sciences naturelles de Belgique.

2001 Doctorat en biologie .

2002 Educateur scientifique à la Fondation polaire internationale.

2003 Se forme au biomimétisme auprès de la biologiste américaine Janine M. Benyus.

2006 Fonde l’association Biomimicry Europa afin de faire connaître le biomimétisme en Europe.

2007 Fonde le bureau de conseil Greenloop (expertise en durabilité et biomimétisme pour accompagner 
les entreprises et collectivités, www.greenloop.eu).

2009 Lancement du programme de recherche CO2SolStock.

2010 Cofonde le bureau français de Biomimicry Europa. Début de la plantation d’arbres oxalogènes en Haïti.

2012 Accompagne la région bruxelloise dans un programme d’alimentation durable à travers l’agriculture intra et périurbaine.

2014 Partenariat avec le CEEBIOS, Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis, impliquant scientifiques, chercheurs, ingénieurs, enseignants… (www.ceebios.com).

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

L’aliment qui ressort de terre

Posté par francesca7 le 19 mai 2016

 

Après une longue traversée du désert, la betterave rouge ressort de terre. Ses qualités nutritionnelles ont fait parler d’elle, et certains la voient aujourd’hui comme un super aliment avec le vent en poupe. Il est vrai qu’elle a des prétentions, la belle rouge ! Etudes scientifiques à l’appui, qui plus est. 


Si vous l’aviez un peu enterrée, il serait peut-être temps de redécouvrir les avantages de la betterave rouge, et les meilleures façons d’en profiter. La betterave rouge est un légume-racine, au même titre que la carotte ou le céleri. Cultivée et consommée depuis des siècles « de l’Atlantique à l’Oural » et au-delà, elle figurait en bonne place dans tout potager qui se respecte jusque dans les années soixante-dix.

Quelque peu éclipsée par le boom de l’agro-industrie, elle revient sous les feux des projecteurs grâce à des qualités nutritionnelles qui collent aujourd’hui au plus près des préoccupations à la mode en matière d’alimentation et de santé : faire le plein de nutriments protecteurs et d’antioxydants.

Betterave_potagère_rouge

La betterave potagère, un véritable alicament

Les Grecs et les Assyriens voyaient déjà dans la betterave potagère un véritable alicament. Mais à notre époque, c’est son rôle majeur dans la fameuse cure anti-cancer Breuss qui lui a donné ses lettres de noblesse en tant que légume-santé. Depuis quelques années, études et recherches « officielles » se sont attachées à démontrer les nombreuses vertus de la betterave rouge, qu’elle soit consommée crue, cuite ou en jus.

La betterave constitue d’abord un excellent apport de fibres solubles et insolubles, qui contribuent à entretenir la flore intestinale ou restaurer la bonne santé du tube digestif. Puis il y a toute une cohorte de vitamines : A, C, bêta-carotène, B5, B6, B9 (l’acide folique), B1 (la thiamine), B2 (la riboflavine) et la choline, pour ne citer que les principales. Viennent ensuite des composés comme la lutéine, la zéaxanthine, la glycine et la bétaïne. Lesminéraux ne sont pas en reste, avec du calcium, du magnésium, du potassium, du phosphore, du fer, du manganèse, du zinc, du sélénium, du cuivre…

Des nitrates, mais des bons

Les nitrates ont beaucoup fait parler d’eux il y a quelques années quand on s’est rendu compte que les rivières et les nappes phréatiques subissaient de plein fouet la pollution due aux amendements azotés agricoles et engrais issus de la pétrochimie. Dans toutes les régions où l’agriculture et l’élevage intensifs prédominaient, les teneurs en nitrates avaient dangereusement augmenté. Il est avéré qu’une ingestion élevée et prolongée de ces nitrates présente un risque pour la santé, tout particulièrement celle des nourrissons. Le principal symptôme est la fatigue, causée par une sous-oxygénation cellulaire qui peut, dans les cas extrêmes, provoquer l’asphyxie.

Pas grand-chose à voir, heureusement, avec les nitrates d’origine végétale qu’on trouve dans la quasi-totalité de nos légumes (céleri, laitue, épinards, radis…), la betterave en particulier, et qui ont un rôle bénéfique. Notamment celui de réduire l’hypertension artérielle. En effet, notre organisme convertit une partie des nitrates des végétaux en nitrite, puis en oxyde nitrique dans le sang. Ce dernier est un gaz capable de dilater les vaisseaux et d’améliorer la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus. Si bien que de nombreux sportifs ont adopté la betterave dans l’espoir d’augmenter leurs performances et leur endurance.

La bétaïne pour retrouver du jus

Des recherches sur la physiologie d’enfants autistes ont montré que la bétaïne, un acide aminé dont regorge la betterave rouge, pouvait faire office d’antidépresseur naturel de premier ordre. Le cheminement est le suivant : la bétaïne est un précurseur de S-Adénosylméthionine (couramment dénommé SAMe), elle-même indispensable à la synthèse de certaines hormones dont le binôme noradrénaline-dopamine et la sérotonine, maintenant bien connue pour son action équilibrante sur l’humeur ‒ d’où son surnom d’hormone du bonheur.

La bétaïne de la betterave a d’autres avantages : elle relance également la production de glutathion, reconnu depuis peu pour être peut-être le plus puissant antioxydant que l’organisme synthétise. Il joue notamment un rôle central dans la protection et la détoxification du foie, plus que jamais en danger de nos jours devant les innombrables molécules synthétiques auxquelles il est confronté via notre alimentation ou notre médication.

Autre bénéfice important de la bétaïne : elle agit sur les maladies cardiovasculaires  athérosclérotiques. Celles-ci sont très souvent liées à un taux sanguin d’homocystéine anormalement élevé, qui engendre l’encombrement des artères du cœur, mais aussi du cerveau et des membres inférieurs, avec thrombose veineuse. Un apport régulier de bétaïne fait chuter ce taux d’homocystéine et minore considérablement les désagréments qu’elle engendre.

La betterave en première ligne contre le cancer : la cure Breuss

Si vous connaissez la cure Breuss, vous savez que l‘ingrédient principal des jus de légumes qui en sont le pilier est… la betterave rouge. Rien d’étonnant donc à ce que notre légume du jour, sous forme d’extrait, se soit révélé un excellent cytotoxique dans plusieurs études officielles devant des cellules humaines de cancers dits hormonodépendants.

Le jus de betterave, comparativement à d’autres légumes, est aussi celui qui prévient le mieux les mutations susceptibles de dégénérer en cancer. Car le cancer est également ‒ ou avant tout selon certains ‒ une maladie du terrain, et là aussi, la betterave excelle. Sa richesse en minéraux la rend idéale pour contrebalancer un terrain acide, dénutri et sous-oxygéné, souvent (pour ne pas dire toujours) un corollaire des terrains cancéreux. Les personnes sous anticoagulants devront juste prendre garde à leur consommation de fanes de betterave, riches en vitamine K, un agent de coagulation du sang.

Betterave

Une liste de vertus à retenir

La betterave a indéniablement de nombreuses vertus, éprouvées par des millions de consommateurs et toutes plus importantes les unes que les autres. Pour en profiter au maximum, la solution idéale est évidemment de la manger crue et fraîche, sous forme de salade ou de jus, obtenu grâce à un extracteur à faible vitesse de rotation. Vous pourrez ainsi :

Améliorer votre transit intestinal.

ŸVous protéger de la déprime et de la dégénérescence cognitive.

ŸAugmenter vos performances physiques et cérébrales.

ŸDétoxifier et protéger votre foie.

Contribuer à faire barrage au cancer.

ŸLutter contre l’hypertension.

ŸVous mettre à l’abri des problèmes circulatoires et des cardiopathies, ou les amoindrir.

ŸBooster votre système immunitaire et votre moral.

Nous reviendrons prochainement sur ces jus de légumes et autres jus verts qui font de nombreux nouveaux adeptes ces dernières années.

A lire sur http://www.plantes-et-sante.fr

Publié dans FLORE FRANCAISE, GASTRONOMIE FRANCAISE, HISTOIRE DES REGIONS | Pas de Commentaire »

100 millions d’arbres en 25 ans 

Posté par francesca7 le 19 mai 2016

 » Juliano Ribeiro Salgado

« Le Sel de la terre », qui a remporté le César 2015 du meilleur documentaire, est un hommage au magnifique travail du photographe brésilien Sebastião Salgado. Coréalisé par son fils Juliano et Wim Wenders, « Le Sel de la terre » met en lumière l’autre projet un peu fou de Sebastião Salgado : reboiser les terres de la ferme familiale au Brésil. Juliano Ribeiro Salgado nous raconte ici la genèse d’Instituto Terra, un lieu porteur d’espoir et riche d’enseignements.


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Plantes & SantéComment cette ferme familiale située dans la Mata Atlantica (Forêt atlantique) est-elle devenue un désert ?

Juliano Ribeiro Salgado Quand mon grand-père achète la ferme Bulcao dans les années 1950, située à Aimorés, dans la région de Minas Gerais, au Brésil, il y a plus de 600 hectares de forêt et la terre est riche. Il y pratique une agriculture de subsistance pour élever sa famille. Sans état d’âme, il coupe le bois, le vend et l’utilise comme bois de chauffage. Mon grand-père a surexploité cette terre car il voulait que ses enfants aient une meilleure condition que la sienne. Quarante ans après, involontairement, par manque d’instruction, il avait complè-te-ment éradiqué la forêt de sa ferme devenue un désert. Quasiment plus rien n’y poussait.

P. & S.Comment a débuté l’aventure de l’Instituto Terra ?

J. R. S. En 1997, mes parents ont décidé de replanter une forêt identique à celle qui existait. Mon père, qui avait photographié les pires drames humains, a ressenti le besoin de retrouver ce lien pur avec la terre. Au début, les fermiers de la région et mon grand-père pensaient que mes parents jetaient leur argent par la fenêtre. Il y avait en effet un taux de perte de 60 %, car mes parents ne possédaient pas le savoir-faire. Je me souviens qu’à l’époque, avant que l’on produise nos propres plants, les pousses arrivaient dans des sachets en plastique. Pour les planter, il fallait faire un trou dans la terre, attendre que l’eau de pluie s’accumule autour des plants et croiser les doigts pour que cela marche. Petit à petit, mes parents ont mis en place une pépinière avec une capacité de production de 80 000 plants. Au fur et à mesure, ils sont arrivés à une capacité de stockage d’un million de pousses par an. Ensuite, ils ont aussi eu accès à d’autres sources de financement comme des collectivités locales, des entreprises… Car au Brésil, les entreprises qui polluent sont obligées de financer des projets de reforestation. Aujourd’hui, le taux de perte de l’Instituto Terra s’élève à 20 %, et il peut produire un million d’arbres par an.

Arbres plantés

P. & S.D’où proviennent les espèces qui ont été plantées au départ ?

J. R. S. La ferme a reçu de la part des botanistes de la fondation SOS Mata Atlântica(forêt soumise à l’influence océanique, ndlr) des espèces endémiques comme le pau-brasil, l’ipê, lejequitibas géant, l’anacardier, des orchidées sauvages, des lys et des bégonias. La Mata Atlantica est la forêt la plus riche de la planète par sa biodiversité, mais la majorité des espèces y sont en voie d’extinction à cause de la déforestation. Elle ne fait plus que 7,3 % de sa superficie initiale. Sur les parties les plus érodées du terrain, on a planté des légumineuses d’origine exotique provenant du biome de la Caatinga (nord-est du Brésil, ndlr). On y trouve du mimosa, des acacias, des flamboyants. Leurs racines ont la particularité métabolique de fixer l’azote. Du coup, le sol est plus équilibré, il redevient fertile.

P. & S.Au niveau de la faune et de la flore, quelles espèces sont réapparues ?

J. R. S. C’est impressionnant, il y a un tas d’animaux qui sont revenus : des paresseux, des tortues, des renards gris, des perroquets, des colibris, des singes… et même des jaguars ! Ces deux espèces sont tout en haut de la chaîne alimentaire. C’est très bon signe quand elles sont de retour. Le dernier rapport de l’Instituto mentionne l’existence de 180 espèces environ. On a également retrouvé trois plantes connues pour leurs vertues médicinales telles que l’aroeira, l’angico et le cajueiro.

P. & S.Comment avez-vous fait revenir l’eau sur cette terre déserte ?

J. R. S. Le fleuve immense qui irriguait la vallée du Rio Doce derrière la maison de mon grand-père était quasiment asséché. Mais en replantant les arbres, l’eau est revenue. Les plantations ont stabilisé le sol, les racines des arbres retiennent l’eau et la libèrent lentement, ce qui empêche la terre de boucher les sources d’eaux. L’Instituto vient de passer à une étape supérieure : Nous avons signé un contrat pour replanter cent millions d’arbres sur vingt-cinq ans autour des 370 000 sources d’eau du fleuve Rio Doce. Du coup, dans la zone de la fondation, agriculteurs et fermiers doivent garder 30 % de forêt intacte, et l’Instituto s’engage en contrepartie à les aider pour replanter la végétation.

P. & S.L’Instituto Terra a donc pour vocation de replanter et d’éduquer les populations locales. Quelles actions ont été menées dans ce sens ?

J. R. S. L’Instituto a développé une école qui joue sur trois niveaux. Premièrement, donner des cours aux fermiers locaux pour moderniser leur technique de travail tout en préservant la terre. 
Deuxièmement, les meilleurs élèves des écoles de la région destinés à être agriculteurs, comme leurs parents, suivent une formation sur l’écologie. Troisièmement, les ingénieurs agronomes peuvent y suivre une spécialisation en récupération des terres dégradées.

P. & S.Concrètement, quels sont les impacts de tous ces bouleversements, de tous ces changements sur la région ?

J. R. S. L’Instituto Terra est le plus grand employeur de la région : une soixantaine d’employés travaillent sur le domaine pour planter des arbres. Deux millions et demi d’arbres ont été plantés, c’est le projet de reforestation le plus grand au Brésil. Visuellement, on voit que la terre a été guérie. C’est formidable ! Les fermiers qui habitent ces terres vivent dans de meilleures conditions et ont pris conscience qu’on pouvait cultiver les champs différemment. Leurs vaches polluent moins en utilisant moins d’espace et produisent plus de lait. Cela améliore leur vie, même si ce sont des gens qui restent très pauvres : dans de nombreux endroits, il n’y a pas d’électricité, l’eau courante est celle de la rivière ou du puits. Mais aujourd’hui, ils ne sont plus obligés de partir, leur terre est productive et ils gagnent de l’argent. L’Instituto Terra a ainsi construit une relation de proximité avec ces populations rurales en éveillant leur conscience écologique. Qui plus est, le succès de ce projet pilote est tel qu’il a contribué à développer des programmes identiques de reforestation dans les zones alentour.

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HISTOIRE DU MANOIR DE LA REMONIERE

Posté par francesca7 le 16 mai 2016

 

A l’époque Gallo-Romaine, la famille Caîus Neron s’installe sur ce domaine au bord de l’Indre.
Les vestiges encore visibles sont ceux des temples construits par Secunda pour son mari et son fils.

Au XVe Siècle s’élève le Manoir, sur l’ancienne villa Gallo-romaine.

Au XVIe Siècle Philippa Lesbay entreprend la construction du château d’Azay le Rideau sur ce grand Domaine. C’est alors que François 1er séjourna à la Rémonière.

Traversant les siècles d’histoire, le château d’Azay le Rideau et le Manoir de la Rémonière n’ont cessés de se regarder à travers une large percée dans le parc.        

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         En 1985, Chantal et Carole PÉCAS acquièrent le Domaine et réveillent ces lieux endormis.
Un Manoir enchanté au cœur de 33 ha de nature, bois, prairies et rivière.

Au Domaine de la Rémonière, l’histoire se lit, s’écoute, et se vit, emprunte de magie :
Devant la cheminée du salon au coin du feu,
Sur la terrasse à la tombée de la nuit, face au Château d’Azay LE Rideau illuminé,
Dans l’embrassement d’une fenêtre à meneaux éclairée de vitraux …

Séjourner à la Rémonière c’est partager la paix et l’authenticité d’un lieu hors du temps

Au Coeur de la Vallée des Rois
Les Châteaux :
 

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Azay-le-Rideau, Bâti sur une île au milieu de l’Indre, Emergeant au centre d’un parc romantique, il fut édifié sous François 1er.
Distance : Contigu à la Rémonière
http://www.monum.fr/

Saché, demeure de Balzac où il écrivit le Lys dans la vallée. Découvrez de nombreux manuscrits, portraits et lettres de l’auteur.
Distance : 5 km
http://www.cg37.fr/

Langeais, château médiéval, avec son superbe pont-levis et sa remarquable collection de tapisseries du XVème et XVIème siècle.
Distance : 10 km
http://www.chateaulangeais.com/

Rigny Ussé (Château de la Belle au Bois Dormant), dominant la vallée de l’Indre, inspira Perrault pour ses célèbres contes.
Distance : 13 km
http://www.tourisme.fr/usse/

Villandry et ses Jardins : Villandry, magnifique témoignage de l’architecture et des jardins renaissance : étonnant potager, jardin d’eau, labyrinthe végétal, animations et festivals.
Distance : 10 km
http://www.chateauvillandry.com/

Chinon : Le château de Chinon, domine le long de la Vienne l’ensemble du centre ville sur 500m de longueur et est positionné sur un éperon rocheux, dont les pentes sont abruptes sur 3 cotés.
Distance : 20 km
http://www.cg37.fr/

Goûtez l’Italie en Val de Loire

Amboise : bâti aux 15 et 16èmes siècles, ce Château authentiquement royal, introduit le goût italien en Val de Loire. Lieu d’Histoire, il en permet une évocation chaleureuse du fait de la présence d’une exceptionnelle collection de mobilier gothique et Renaissance.

Après la visite des logis royaux, la promenade s’impose dans de beaux jardins panoramiques plantés d’essences méditérannéennes. Dans la chapelle Saint-Hubert, la tombe de Léonard de Vinci vient de faire l’objet d’une élégante restauration.

Chaumont-sur-Loire : Dominant la Loire du haut d’une falaise, le château de Chaumont fut à l’origine une forteresse bâtie par les comtes de Blois, bâtie à partir du 10e siècle. Devenue propriété des Chaumont-Amboise, celle-ci fut démantelée par Louis XI en 1465. Entreprise la même année, la reconstruction se poursuivit jusqu’en 1510, pour glorifier la famille d’Amboise, qui s’était illustrée durant les guerres d’Italie. Le château a en partie perdu son aspect militaire au 18e siècle, avec la disparition du bâtiment fermant la cour intérieure du côté de la vallée. Le dispositif de défense de l’entrée contraste avec le décor Renaissance des façades.

Chenonceaux : Construit sur le Cher, dont les eaux reflètent la beauté de son architecture Renaissance, le château de Chenonceau est la merveille du Val de Loire. Ses jardins sont le témoignage éclatant du goût et du raffinement de leurs inspiratrices : Diane de Poitiers et Catherine de Médicis.
Depuis 2004, la visite est accessible par un audio guide (iPod) qui est à la disposition des visiteurs individuels (visite de 45mn ou 90mn). A côté de la visite du Château, de nombreuses activités sont proposées : le musée de cires, une promenade dans les jardins et le nouveau labyrinthe, le restaurant traditionnel de l’Orangerie et un self-service, une dégustation de vins dans la cave des dômes, mais aussi en période estivale une promenade nocturne dans les jardins illuminés, une flânerie en barque sur le Cher, l’exposition annuelle d’art contemporain, une aire de jeux pour les enfants… 
En 2005, les enfants sont les rois au Château puisqu’il met à la disposition des 7/12 ans une nouvelle promenade musicale audio guidée (iPod) ainsi qu’une fiche-jeu découverte «Sur la piste de l’Enfant Roy» pour apprendre en s’amusant.

 

 

SITE SOURCE A CONTACTER / http://www.manoirdelaremoniere.com/index.htm

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Habitudes parfois surprenantes des Grands écrivains

Posté par francesca7 le 16 mai 2016

 

 
 
De la vie d’un Balzac qui ne souffrait aucune exception à un rythme parfaitement réglé, à celle d’un Alexandre Dumas qui exigeait quelque constante agitation pour que s’exprime la fibre créatrice de l’artiste, l’existence des grands écrivains peut s’avérer être pétrie de singulières manies…

Balzac prétendait ne pouvoir bien travailler que le matin, et l’on va voir ce qu’il entendait par là ! L’auteur du LE PERE GLORIOT   se mettait au lit vers six ou sept heures du soir : il se levait à une heure du matin et travaillait jusqu’à huit.

Puis, il déjeunait copieusement, faisait un tour de promenade et se remettait à la besogne jusqu’à trois ou quatre heures de l’après-midi. Il prenait alors un bain, recevait quelques amis, dînait et se couchait. Il recommençait le lendemain ; cela dura quinze ans.

Un pareil système ne pouvait convenir à Alexandre Dumas père. Très nerveux, toujours en ébullition, il avait besoin de mouvement et exécrait — on le sait — l’existence réglée, où rien n’est laissé à l’imprévu. On raconte qu’un jour, ne pouvant mener à bien, dans le silence du cabinet, un roman qu’il avait en train, il s’embarqua dans une de ces lourdes diligences qui faisaient jadis le service entre Paris et le Havre. Pendant vingt heures il fut cahoté sur les pavés du chemin. Quand il arriva à destination son livre était composé de toutes pièces.

 

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Alexandre Dumas père

 

D’autres fois, il demandait à la musique ses meilleurs inspirations : souvent il venait au Conservatoire, se griser de mélodie, et, chez lui, écrivait l’un de ces merveilleux chapitres que chacun connaît. Enfin, on se rappelle qu’il aimait à se balancer sur les flots bleus du golfe de Messine dans une simple barque de pêcheur, pour y chercher, comme en rêve, quelqu’une de ses gracieuses héroïnes.

Théophile Gautier avait, lui aussi, cent façons de travailler. Dans certains bureaux de rédaction, on se rappelle encore à la fin du XIXe siècle comment il composait ses articles. Ecrivant debout sur une table spéciale, il avait à sa droite un sac de bonbons et à sa gauche une botte de cigarettes, dans lesquels il puisait alternativement.

Puis, quand il sentait l’inspiration faiblir, il s’arrêtait, et, à la stupéfaction de ceux qui le connaissaient peu, s’approchait d’une petite pompe qui se trouvait dans un coin, et pendant quelques minutes pompait de toutes ses forces. Cela, disait-il, renouvelait l’oxygène de son sang et lui donnait des idées. Puis il se remettait à écrire.

Dickens et Walter Scott, comme Balzac, travaillaient à hure fixe et surtout le matin. « Entre six et sept heures, dit quelque part l’auteur d’Ivanhoé, la muse me visite ; c’est là, pour moi, le meilleur moment de la journée, l’heure claire où je vois nettement ce que je cherche souvent en vain en d’autres instants du jour. « Quand je le puis, je ne travaille que le matin et flâne en fumant l’après-midi. C’est si bon, un cigare, après quelques heures de besogne ! »

(D’après « Le Nouvelliste illustré », paru en 1898)

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Le guérisseur des fous : Martin Degimard

Posté par francesca7 le 14 mai 2016

 

 
 
Au début du XXe siècle, le hasard d’un déménagement exhuma de sous un monceau de papiers à trier appartenant aux Archives départementales du Cantal un cahier de 18 pages in-folio, où se suivent, dans un ordre à peu près chronologique, de 1761 à 1781, 31 copies de lettres, annonces, certificats, attestations, tous documents à la gloire de Martin Degimard, docteur en médecine de Bort, inventeur d’un merveilleux spécifique contre la folie et les aliénations de l’esprit

imagesSur Martin Degimard, les renseignements que nous possédons se réduisent à bien peu de chose. Il fit ses études et obtint le titre de docteur à la célèbre Faculté de Médecine de Montpellier et, natif de Bort, il se fixa dans sa ville natale. Une pièce de procédure nous montre que la renommée que lui acquit sa découverte permit à Martin Degimard, quoique appartenant à une famille bourgeoise, de s’allier à la famille noble de Quinson. Nous devons donc nous borner à présenter une simple publication de textes.

Quoique à l’état de copies, l’authenticité de ces documents paraît hors de cause. Le dossier est, en effet, terminé par des attestations de Bernard Chasteau, « avocat en Parlement, bailli, juge civil, criminel et de police de la présente ville de Bort » et de Charles-Antoine Guirbail, bailli pour le duc de Castries, dans ses terres de Granges et Tauves, qui certifient que lesdites « copies de lettres missives et certificats ont été extraites mot à mot sur les originaux représentés par le sieur Martin Degimard et que foy doit y estre ajoutée ».

La première pièce est une lettre d’envoi, signée de la marquise de Salvert de Montrognon, « de l’approbation de Messieurs les quatre premiers médecins de la Cour, pour un malade de la première distinction, affecté de plusieurs maladies sérieuses, sans aliénation d’esprit » : « Voilà, Monsieur, la consultation que j’ai fait faire ; elle est de tout ce qu’il y a de plus habile dans le royaume, puisque c’est de Monsieur de Sénac, premier médecin du Roy, de M. de Lanove, médecin de la Reine, de M. de Bouillac, médecin de Madame la Dauphine, et rédigée par M. Petit, médecin de Monseigneur le duc d’Orléans. Vous voyez que votre conduite a été approuvée, il n’y a plus qu’à continuer de même. Je vous scay gré de votre zèle pour nos intérêts ; continuez, je vous en prie, et recommandez aussi l’ordre dans la maison si vous le pouvez. Donnez-moi de temps en temps des nouvelles du malade : vous voyez que je lui rends le bien pour le mal ; je pratique une religion qui me l’ordonne. Ma santé n’est pas bonne depuis longtemps. J’ai l’honneur d’être, Monsieur, plus que personne, votre très humble et très obéissante servante. Signé : LA MARQUISE DE SALVERT DE MONTROGNON. De Paris, le 12 novembre 1761 ». Et, au-dessus, est écrit à M. Martin Degimard, docteur en médecine, à Bort.

 

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Un aliéné

 

Le nom de la marquise de Salvert, célèbre dans la chronique galante de l’époque, vaut qu’on s’y arrête un moment. Jeanne-Marie de Méallet de Farges avait épousé en 1738 Guillaume de Salvert de Montrognon, seigneur de la Rodde, de Marse, lieutenant-général des armées du roi. Tous deux offrirent un parfait exemple de ces ménages si fréquents au XVIIIe siècle. Le marquis fut interdit et même enfermé pour dettes en 1748. Quant à sa femme, sa liaison avec son cousin germain, le baron de Lavaur, dura plus de trente ans, et ne cessa qu’à la mort du baron, en 1773. Cette belle et constante passion n’était, d’ailleurs, rien moins que désintéressée ; la marquise de Salvert sut profiter de l’état de décrépitude intellectuelle de son amant pour lui arracher in extremis un testament qui la faisait son héritière universelle au détriment des propres neveux du baron de Lavaur, les enfants de La Ronade. Ceux-ci attaquèrent le testament, et un procès en captation d’héritage se plaida en Parlement.

Quel était ce personnage « de la première distinction », à qui la marquise de Salvert déclarait rendre le bien pour le mal ? Peut-être le marquis de Salvert lui-même. La lettre est, en effet, du 12 novembre 1761, et nous savons que le marquis mourut en 1762. Le ton de cette lettre confirmerait d’ailleurs notre opinion. Comme bon nombre de personnes dont la conduite n’est pas à l’abri de toute critique, la marquise savait employer les mots de devoir et de religion, qui vont si bien dans la bouche des victimes innocentes et des épouses irréprochables. Cette première lettre, on le voit, ne fait pas mention du remède contre la folie inventé par Martin Degimard ; il y est même dit que le malade « de la première distinction » n’est pas atteint « d’aliénation d’esprit ». Au contraire, la seconde lettre de notre dossier, postérieure à la première de près de huit ans, parle précisément du fameux remède. Il semble bien que l’on en puisse placer la découverte durant ces huit années, de 1761 à 1769, et cette présomption devient fort vraisemblable, si l’on se rapporte aux termes mêmes de l’annonce du spécifique que nous citons plus loin. Cette annonce, du 8 août 1771, dit, entre autres choses, qu’après avoir guéri en 1761 diverses personnes « attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation d’esprit », le sieur Degimard a fait « depuis quelque temps la découverte d’un spécifique, etc. ».

Le 6 mai 1769, Turgot, alors intendant de la province du Limousin, écrivait à M. Chasteau, subdélégué à Bort : « Je vous envoye, Monsieur, la copie d’un mémoire qui m’a été remis, par lequel on annonce que le sr Martin Degimard, docteur en médecine, demeurant à Bort, a un remède spécifique pour le traitement et la guérison des maladies de la folie, des vapeurs et la consomption. Je vous serai obligé de me mander s’il est vray que le sieur Martin Degimard demeure à Bort, et quel degré de confiance vous pensez qu’on puisse avoir dans ses traitemens. J’ai l’honneur d’être… Signé : TURGOT. La réponse du subdélégué sur la réalité de ces guérisons dut confirmer les termes du mémoire dont parlait Turgot, à en juger par les lettres et certificats qui, depuis lors, ne cessèrent d’arriver à Bort, non seulement de tous les points de la France, mais aussi de l’étranger.

C’est ainsi que Me Jean Ternat, prieur et curé de Salins, Pierre Bruny, marchand, Jean Delpeux, Gérard Mauria, Pierre Griffol, Dussol, licencié en droit, et Forestier, chirurgien juré, « tous notables habitans » du village de Fageoles, attestent « que le nominé Jacques Dauzet, fils à Guillaume, laboureur, habitant dudit village, attaqué depuis treize ans de folie héréditaire, a été guéri par le sieur Martin Degimard qui a employé à sa guérison le remède spécifique de sa composition, lequel a été administré par le sr Antoine Forestier, chirurgien du bourg de Saignes, à qui ledit sieur Martin avait donné sa confiance… A Salins, le 14 janvier 1770 ».

De même, un certificat de Jean Dominique de Monclard, chevalier, seigneur et baron de Monclard, Montbrun et Longuevergne, Georges Lescurier, bourgeois, seigneur de Fournols, François Lescurier, seigneur des Peyrières, Antoine Faucher, notaire royal, Jacques Lapeyre, Paul Lapeyre, marchands, et Pierre Delsuc, déclare que Martin Degimard a « traitté, guéry et rendu bien tranquille, sans aucune aliénation d’esprit, le sieur Jacques Robert, marchand, habitant du bourg d’Anglards attaqué depuis environ treize ans d’une folie héréditaire… Le 29 juillet 1770 ».

Enfin, un M. Bérenger, habitant à « Mongiens » en Piémont, annonçait en ces termes l’amélioration de l’état de son frère, le 27 mars 1770 : « Monsieur, mon frère me charge de mettre de l’argent au courrier pour avoir encore vingt-six prises de votre remède spécifique ; vous recevrez en conséquence soixante-dix-huit livres. Au reste, l’effet de votre remède s’est manifesté depuis quelque temps ; il y a mieux dans l’état de mon frère, aussi se flatte-t-il qu’il achèvera de lui rendre cette tranquillité d’esprit dont il jouissait avant sa cruelle maladie. J’ai l’honneur… ». Le même confirmait, le 3 avril 1773, les heureux effets du remède : « Le courrier qui vous porte celle-cy vous remettra soixante livres pour avoir encore de vos pilules ; je vous prie de m’en expédier quelques-unes courier par courier, en cas que vous n’en ayez pas le nombre complet. Votre spécifique mérite assurément toutes sortes d’éloges, puisque mon frère n’éprouve de soulagement que dans l’usage de celui-là seul, aussi en a-t-il un besoin pressant. Nous nous proposons de le lui faire continuer toute la vie s’il le faut, espérant que vous voudrez bien faire quelque léger sacrifice, veû que c’est une des bonnes pratiques que vous ayez ».

Citons aussi cette lettre, de M. Auzier de Laplaux, notaire royal dans la vallée d’Oust en Couserans (Ariège), annonçant la complète guérison de son fils et datée du 17 février 1781. Elle donne sur le cours de la maladie et de la guérison des détails assez minutieux qui ne sont pas sans intérêt. « Vers le commencement d’octobre, j’eus l’honneur de vous écrire l’état de mon fils qui se trouvait alors pour la seconde fois dans une espèce d’assoupissement léthargique qui lui dura exactement quinze jours, au bout desquels il commença à donner quelque signe de vie en répondant par monosyllabes, et prenant lui-même le bouillon, pale, maigre et deffait. Il se leva insensiblement de son lit, et recouvra peu à peu ses forces, se contentant de répondre par ouy ou par non, ne sortant jamais de sa maison et se cachant avec soin lorsque nos amis venaient le voir. Ce ne fut qu’aux fêtes de la Noel que je pus obtenir de luy de sortir ; il commença pour lors de parler, il fit ses visites, et depuis, il se produit au dehors et se comporte toujours avec discrétion, raison et prudence. Il a beaucoup engraissé et je l’occupe parfois à l’écriture ; souvent il dort toute la nuit, et jamais plus il n’avait été si tranquille qu’il l’est à présent. J’ai donc lieu de le croire parfaitement guéri ».

Il ne faut pas croire que Martin Degimard reçut seulement de bonnes paroles et des remerciements, voire même des demandes de « quelque léger sacrifice ». La reconnaissance de ceux qu’il avait guéris se manifestait par des marques plus solides. Par acte du 14 janvier 1770, passé à Mauriac par devant notaire, Guillaume Dauzet, père de Jacques Dauzet, dont nous avons vu le prieur de Salins attester la guérison, lui faisait don d’une somme de 600 livres, « avec convention expresse dudit sieur Martin Degimard, qu’au cas que cette maladie reprendroit ledit Jacques Dauzet pendant un an à compter de ce jour, il promet et s’oblige de lui faire les remèdes nécessaires et convenables pour lui remettre la tranquillité dans sa maladie, le tout aux fraix et dépens dudit sieur Martin, à la charge néantmoins d’être nourry, et son cheval, lorsqu’il sera obligé de faire des voyages audit village de Fageoles ».

 

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Turgot

 

Voici encore une « Lettre de Cette en Languedoc, petite ville et port de mer, pour un jeune homme attaqué depuis dix-huit ans de manie et traité par Messieurs les Professeurs de Montpellier, de Paris et autres médecins célèbres, que le sr Martin a guéry sans le voir et dont le père a fait une pension audit sieur Martin Degimard de la somme de 600 livres » : « De Cette, le 3 mars 1776. Monsieur, j’ai bien reçu les cent pilulles que vous m’avez fait passer par l’honneur de votre lettre du douze de ce mois, et le malade est charmé de votre nouvelle assurance d’une parfaite guérison ; il suivra exactement le régime que vous lui avez prescrit,et prendra son caffé tous les matins à la barbe des Esculapes. Il est trop persuadé de vos lumières, de votre conscience, bonne foy et talens, malgré la modestie qui règne dans toutes vos lettres, pour ne pas renoncer aux ordonnances de ceux qui se croient médecins de la première classe. Les bons effets qu’il éprouve de votre remède sont infiniment plus convaincants que tous les argumens frivoles de ces messieurs qui méritent à juste titre le nom de charlatans, puisqu’ils ne sont capables de rien produire de bon.

« Le malade s’inquiette seulement de l’opiniâtreté de sa maladie. Comme il a passé quelques jours sans votre remède, sa provision ayant finy, il a eu un petit retour de souffrance et vous suplie de ne pas lui laisser manquer de remèdes. Vous sçavez qu’il lui en faut tous les vingt-cinq à trente jours cent prises ; de grâce, ne mettez que trente jours d’un envoy à l’autre. Les dartres ont entièrement disparu depuis quinze jours ; il y a plus de dix-huit ans qu’il est attaqué. Pour la première fois, il ne faira plus usage d’aucune préparation d’opium, puisque vous le deffendez comme favorisant le délire et l’aliénation. J’ai l’honneur d’être sans réserve… Signé Charles, Frédéric, Ferbert. Permettez, s’il vous plaît, pour éviter la peine d’affranchir chaque fois les lettres, je vous envoye vingt-quatre livres pour vous dédommager des ports ».

Ces guérisons avaient attiré l’attention de l’intendant de la province ; et, en 1771, Martin Degimard, ayant été nommé collecteur d’impôts, obtint, « en considération des services qu’il rend journellement à un grand nombre de malades de la campagne », d’être déchargé de cette absorbante et parfois onéreuse fonction. « Madame, écrivait, le 12 août, Turgot à la baronne de Murat, j’ai reçu, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, la requette par laquelle le sieur Martin Degimard, médecin à Bort, demande la décharge de la collecte à laquelle il a été nommé. Je me ferai, Madame, représenter sa requette au département prochain et je lui rendray avec plaisir la justice qui lui sera due ».

La « sensibilité » de Turgot, comme on disait au XVIIIe siècle, l’inclinait à se préoccuper du parti à tirer de la découverte du médecin de Bort pour la guérison ou le soulagement des aliénés de l’hôpital de Limoges. Il ajoutait : « Comme il paroit que ce médecin a le secret d’un remède qu’il a employé avec succès à la guérison des personnes qui ont l’esprit aliéné, je serais fort aise qu’il en fît l’essai sous mes yeux, et, s’il vouloit se rendre à Limoges, je le chargerais volontiers du traitement de quelques malheureux qui sont renfermés à la maison de force pour cause de folie. Je vous serai obligé, Madame, de le lui proposer. Je suis, avec respect… ».

L’offre fut acceptée, car, le 17 août 1772, Turgot s’informait, auprès de Degimard lui-même, des dépenses qu’entraîneraient le séjour du guérisseur et la cure des malades. « Je consens volontiers, Monsieur, que vous fassiez sous mes yeux l’essai de votre remède sur les particuliers attaqués de démence qui sont renfermés dans la maison de force établie en cette ville, mais je vous serai obligé de me mander, avant vous rendre ici, quel est, non seulement le traitement que vous demandez, mais encore l’objet de la dépense qu’il y a lieu de faire pour la cure de chaque particulier. Je suis… »

Les conditions proposées par Degimard, à savoir « cent livres pour la guérison de chaque particulier » plus sa pension, furent agréées, et Turgot lui donna rendez-vous à Limoges pour la fin d’octobre 1772. Mais un contretemps inattendu empêcha au dernier moment la réalisation de ce projet. Le 12 octobre, Turgot envoyait à Degimard ce court billet : « Je viens, Monsieur, de recevoir une lettre de la Cour, par laquelle on me marque de me rendre incessamment à Paris, ce qui dérange entièrement notre projet. Il faudra, en conséquence, remettre au printemps prochain le traitement que nous avions proposé, ou, du moins, à mon retour de Paris ». Cette lettre est suivie de ces mots : « Pour lors, Monsieur Turgot entre au ministère ; en conséquence, le sr Martin ne fut pas mandé ». Il y a là une erreur. Ce n’est, en effet, que deux ans plus tard, le 20 juillet 1774, que Turgot prit possession du ministère de la Marine. Ne possédant aucun document susceptible d’apporter un élément de contrôle ou de comparaison, nous ne pouvons que signaler cette erreur, imputable très probablement à l’inattention du copiste, sans pouvoir préciser si elle porte sur le commentaire dudit copiste ou sur la date même des lettres.

Quoi qu’il en soit, le projet de Turgot ne fut pas repris et Degimard ne put procéder à une cure « officielle ». Son spécifique n’en continua pas moins à faire merveille, à en juger par les remerciements et les certificats dont la transcription deviendrait monotone et que nous nous bornons à résumer. Dom Palis, bénédictin à Saint-Pè, près de Tarbes en Bigorre, après avoir pris douze pilules purgatives ou de longue vie qui l’ont bien purgé et quarante pilules raisonnables « éprouve une différence considérable dans tout son être, n’ayant plus cette tension dans les nerfs ; les idées ne sont plus confuses et ne causent plus de suffocation, ni ces tiraillements énormes, ces mouvements convulsifs involontaires et ces tremblements de tous les membres » (Lettre du 12 décembre 1772). M. Alberty, docteur piémontais, médecin de la marquise de Ricei, à Nice, certifie que l’oncle de celle-ci a éprouvé, après les premières pilules, « un soulagement marqué, n’ayant plus ces mouvements convulsifs que, depuis longtemps, il soufroit aux yeux » (Lettre du 4 janvier 1774).

 

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L’Aliéné. Peinture de Théodore Géricault

 

D’une lettre du docteur Audibert, chirurgien de la marquise de Gantes au Puget-lès-Fréjus en Provence, nous extrayons ce curieux passage : « Il seroit bien temps que je vous donne des nouvelles de notre malade, qu’un excès de dévotion avoit jeté dans des accès de manie singulière… Le soir même de la réception de vos remèdes jusqu’à la fin d’iceux, nous eûmes la satisfaction de voir que notre aimable dolente avançoit journellement vers la santé par degrés bien marqués, de façon que vers la my-novembre, elle eut recouvré la santé et la raison… Grâce à vos remèdes, elle jouit aujourd’hui de la plus parfaite santé, pratiquant ses exercices de dévotion sans donner dans aucun excès… »

L’abbé Faugières, vicaire de la ville de Sarlat, le sieur François Chaussade, natif de Chamblat, paroisse de Trizac et le sieur Jean Brugières, ancien vicaire de Giat en Auvergne, retrouvèrent également la santé et le calme de l’esprit. Le sieur Chaussade « fut fait prêtre sur la parole dudit sieur Martin Degimard après sa guérison d’une manie extravagante héréditaire… ; depuis ce temps-là, il a été vicaire à Orcines, près le Puy-de-Dôme, et est actuellement vicaire en Bourbonnois ». Quant à Jean Brugières, « attaqué de manie violente extravagante et se croyant possédé par trois démons qu’il avait, selon lui, dans l’estomach depuis un an, a resté deux mois en pension chez ledit sieur Martin Degimard et a célébré pendant seize jours la messe… Il est parti sur la fin de novembre, bien tranquille, et a été six mois vicaire à Saint-Sauves, sa paroisse, où il est actuellement communaliste et fait bien ses fonctions depuis sa guérison, sans aucune récidive ».

Les Capucins « missionnaires au fond de la Syrie, sur le déclin du Mont Liban », expérimentèrent sur les indigènes l’efficacité du traitement. Le 10 juillet 1781, leur correspondant à Marseille écrivait à Degimard : « Les RR. PP. Capucins me témoignent toute la satisfaction possible des bons effets que votre remède a déjà produit dans ce pays-là ».

Il est une lettre qui mérite une mention particulière. Il y est question d’un prince que l’on ne savait pas, croyons-nous, avoir donné des craintes pour sa raison et dans l’entourage duquel on avait fait, avec succès, usage des pilules « raisonnables » du médecin de Bort. Le nom de ce prince, d’abord écrit, a été raturé, mais non si parfaitement que l’on ne puisse voir qu’il s’agit du duc de Penthièvre : « Lettre adressée au sr Martin Degimard de la part de Son Altesse sérénissime, Monseigneur le duc de [Penthièvre]. Au château de la Brugière, le 20 juillet 1770. Monsieur, vos pilulles raisonnables ont fait de si bons effets, que Monseigneur le duc de [Penthièvre] m’a chargé de vous demander un imprimé que vous donnez en envoyant vos pilulles, pour voir si le régime que vous ordonnez peut se faire sans beaucoup de peine. Comme la santé de ce prince m’est chère, je le porterai à faire usage de votre remède, s’il peut lui être salutaire. Je vous prie de vouloir bien remettre à mon envoyé cet imprimé ; vous obligerez celui qui a l’honneur d’être… Signé : Du [Hautier], capitaine au régiment de [Penthièvre] dragons ».

Sur la composition du remède lui-même, rien dans toutes ces lettres ne nous donne aucune indication. Nous ne pouvons qu’en constater les effets extraordinaires, et, pour le reste, nous devons nous en tenir aux termes assez vagues – ainsi qu’il convient – de l’annonce insérée dans le Courrier de Monaco du 8 août 1771, et la Gazette de France de La Haye du 17 septembre 1772. Nous n’y trouvons qu’une chose précise, c’est que Degimard n’était pas partisan du traitement par l’eau froide, bien inférieur du reste comme efficacité à ses pilules :

« Le sieur Martin Degimard, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, résidant à Bort, ville du Limouzin, par une longue expérience et une pratique solide qui lui ont mérité la confiance du public, et, en 1761, l’approbation de MM. les quatre premiers médecins de la Cour, pour la guérison de plusieurs personnes de la première distinction, et nombre d’autres attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation, a fait depuis quelque temps la découverte d’un spécifique assuré contre la manie, la folie, la stupidité, la mélancolie, les vapeurs, la consomption, les convulsions, coliques, vomissements, migraines, diarrhées, dysenteries, aliénation d’esprit et toutes les maladies du genre nerveux. Il peut produire les certificats de guérison de plusieurs maniaques furieux, que l’honneur des familles l’empêche de rendre publics, dont les deux derniers, attaqués de folie héréditaire, ont été guéris l’année dernière en très peu de temps.

« Ce remède prodigieux, annoncé dans le Mercure de France et cette Gazette, lui a procuré des lettres d’Allemagne, du Piémont et autres royaumes de l’Europe, comme des principales villes de France, avec mille applaudissements. Son remède est aisé à prendre et opère en toute saison, ne donne aucun dégoût, ne fait aucun effet violent, et le régime en est doux, n’excluant que le salé et les liqueurs spiritueuses. Il s’envoie dans une lettre, et le sieur Martin Degimard ne demande de l’argent à ceux qui se rendent chez lui qu’après la guérison, et offre de le rembourser à ceux qui lui prouveront le mauvais effet de son remède, pourvu qu’on le prenne en suffisante quantité et avec les précautions qu’il indique en l’envoyant. Il n’use point de bains froids, dont il connaît les effets pernicieux. On trouve auprès de lui toute sorte de satisfactions ; il travaille à d’autres remèdes utiles au public. Le prix de ses consultations est de six livres, franc de port avec la lettre, si l’on veut une réponse. Son remède purifie aussi le sang et arrête l’effet des poisons. Le prix est de trente sols pour les riches et vingt sols pour les pauvres. Son adresse est à Bort, en Limouzin, par Paris et Clermont en Auvergne ». Les mots en italiques ne se trouvent que dans l’annonce deLa Gazette de France, postérieure d’un an à celle du Courrier de Monaco.

(D’après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1904)

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Kalimantan exposition

Posté par francesca7 le 14 mai 2016

 

« La peur, l’accueil, le passage »

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Peut-être parce que les routes de notre pays, routes d’expansion ou de découverte, ne sont pas passées par ce que, longtemps, on a appelé Insulinde, cet archipel fiévreux qui va de la Malaisie aux Philippines en incluant l’arc indonésien, l’art des communautés ethniques de l’île de Bornéo reste en France l’un des plus mal connus des arts premiers. 

Hormis le cercle assez étroit de collectionneurs, de voyageurs, ou d’ethnologues dont les recherches et les travaux sont de diffusion très restreinte encore qu’ils aient beaucoup contribué à un déchiffrage des données, (historiques, géographiques, ethnologiques, etc … ) la familiarité des arts de l’île est encore superficielle. 

Dans de nombreux catalogues d’exposition ou de ventes publiques où des oeuvres, parfois importantes sont présentées, les attributions restent sommaires. On parle d’art «Dayak», ce qui signifie «les gens de l’intérieur» ou les « insulaires » et qui équivaut à peu près à l’appellation «d’art nègre», couramment utilisée dans les premières décennies de ce siècle pour qualifier l’art des différentes ethnies africaines.

 

2

Bornéo est moins grande que l’Afrique, c’est certain.
Environ une fois et demie le territoire de la France. 

Mais la mosaïque des communautés y est extrêmement compliquée. On compte six grands groupes de Dayaks comportant des groupes principaux et des ethnies satellites ou apparentées, et pas moins de 200 tribus ou communautés distinctes, chacun ayant, par rapport à un «adat», (ensemble de traditions) des différences rituelles considérables, des dialectes, des modes de vie liés à des environnements différents, et, bien sûr, des styles d’expression complètement distincts, en dépit de thématiques communes. 

Cette connaissance, assez succincte, des arts de Bornéo - rituels ou usuels – n’est d’ailleurs pas que française. Les différents chercheurs ou amateurs qui ont travaillé sur ces thèmes restent, dans la plupart des cas, extrêmement réservés sur l’appartenance des objets (statues ou masques, par exemple) leur fonction d’utilisation au cours des cérémonies rituelles, le lieu où ils ont été collectés. 

Tout ici contribue à entretenir le flou, parfois même le mystère. Aussi bien la géographie que le découpage politique de l’île (le Nord en deux provinces, le Sabbah et le Sarawak, appartient à la Malaisie avec, en son centre l’enclave indépendante de l’Emirat de Brunei, le Sud, qui représenteles deux tiers des 740 000 km carrés de l’île étant indonésien et s’appelant Kalimantan). 

Parviendra-t-on dans l’avenir à affiner nos connaissances, à amener celles-ci au niveau où nous sommes parvenus avec l’art africain? 
Rien -n’est moins sûr. Bornéo, dans sa partie malaiseen tout cas est, comme de nombreux pays du Sud-Estasiatique, en train de sauter sans filet, de l’âge du bronze à l’espace Internet et les anciens dayaks ne sont pas d’une grande loquacité lorsqu’on évoque leurs rites, ce qui peut se comprendre. 

Les «coupeurs de têtes» n’ont arrêté leurschasses que depuis cinquante ans, c’est dire que les souvenirs en sont très proches. De plus le fond animiste reste vivant et fort, comme partout en Asie, ce que l’on sous-estime. Les conversions aux grands courants religieux, qu’ils soient aussi bien chrétiens que bouddhiste ou surtout islamiste, restent traversées de réminiscences rituelles, de superstitions, de codes ancestraux. 
De la Thaïlande aux Philippines, l’univers reste peuplé d’esprits qui assistent les Dieux. 

Et c’est à ces « esprits » que nous devons tant de richesses. 

Henry Lhong Henry Lonhg

Les textes (Henry Lhong), et les photos (Patrick Riou), de cette étude ont été publiés à l’occasion d’une exposition La peur, l’accueil, le passage, réalisée par Didier Pignon.

Cette exposition s’est tenue du 18 Février au 19 Avril 1997 au Centre Culturel Aerospatiale Toulouse. 

SOURCE : http://www.espritsnomades.com/artsplastiques/artspremiers.html

 

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Le top des légumes anciens

Posté par francesca7 le 13 mai 2016

 

Soucieux de retrouver une alimentation plus équilibrée, plus goûteuse aussi, de nombreux consommateurs ont souhaité renouer avec les saveurs authentiques : ils privilégient autant que possible la cuisine traditionnelle, les petits plats d’antan que l’on prépare soi-même, et dans lesquels on sait précisément quels sont les ingrédients. C’est ainsi que s’est développé depuis quelques saisons un réel engouement pour la cuisine et le jardinage, activités qui vont de pair. On cultive soi-même ses fruits et légumes, pour retrouver le vrai goût des aliments, ou pour diversifier sa production et intégrer dans ses recettes de nouveaux ingrédients.

Parmi les légumes d’antan qui ont fait un retour remarqué dans les jardins ou le panier de la cuisinière, on note quelques noms récurrents, sortis de l’oubli pour nous inviter à (re)découvrir des saveurs authentiques, et permettre de varier votre alimentation avec originalité.

 

 

Legumes anciens

Les légumes anciens ont connu un retour en grâce, dans les jardins, sur les tables des grands chefs, dans les livres de recettes de cuisine et dans les étals de votre magasin Grand Frais : son rayon Fruits et Légumes fait la part belle aux légumes oubliés, tels le navet boule d’or, le céleri rave, le panais, le rutabaga, la pomme de terre vitelotte, la courge butternut ou le topinambour…

cliquez sur les liens ci-dessous…..

Le panais

Cultivé depuis le Moyen-âge, ce vieux légume est un ancêtre de la carotte, malgré sa couleur blanc ivoire, et se récolte dès septembre et jusqu’aux gelées. Il a un goût légèrement sucré, et peut être consommé cru ou cuit. Côté santé, le panais est riche en vitamine C, en fibres et en antioxydant.

Le rutabaga

Ce légume d’automne et d’hiver, facile à cultiver et peu cher, appartient à la même famille que le radis ou le navet. Malgré sa mauvaise réputation auprès des personnes âgées (comme le topinambour, il a servi d’aliment de base durant la seconde guerre mondiale), le rutabaga peut être consommé cru ou cuit : c’est le chou-navet à chair jaune qui convient le mieux à l’alimentation de l’homme.

La courge butternut 

Appelé en français la courge doubeurre, ce légume ancien est une variété de courge musquée, que l’on récolte en septembre et octobre, et peut être conservé entre 6 et 10 mois. 

Le céleri-rave

Appartenant à la famille des apiacées, le céleri-rave est un légume à la saveur délicate particulièrement apprécié en hiver comme la plupart des légumes racines. Il s’avère riche en plusieurs vitamines et minéraux, en particulier la vitamine K.

La pomme de terre vitelotte

Il s’agit d’une ancienne variété de pomme de terre française traditionnelle facilement reconnaissable à sa peau et sa chair de couleur violette. Si la vitelotte offre un rendement faible en termes de culture, elle est cependant très appréciée pour son goût délicat, évoquant la châtaigne.

 

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