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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

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    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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EN PLEIN CŒUR DE LA FORET Provençale

Posté par francesca7 le 27 février 2015

 

Baronnies2Situé à 800m d’altitude en plein cœur de la forêt domaniale des Baronnies Provençales dans les Hautes Pyrénées. Divinessence est un centre holistique proposant des séjours placés sous le signe de la détente et du ressourcement, nous avons pu interviewer les fondateurs.

Qu’est-ce que Divinessence ? Une ferme écologique contemporaine? Un centre holistique pour la détente et le ressourcement? Un lieu de stages de développement personnel? 

Concrètement, Divinessence c’est tout cela :-) , c’est donc un espace de possibilités.
Ce lieu est avant tout née d’un chemin de vie… c’est un concept imaginé et créé par Angélique & Paolo, afin de dessiner et vivre la vie que l’on rêve, en pleine nature, dans un espace où l’on se plait à grandir et partager nos passions.

Divinessence c’est la mise en vie de nos aspirations profondes : la concrétisation d’un lieu unique d’échange et de partage, un espace privilégié de ressourcement et de créativité. L’architecture est pensée par nous afin d’expérimenter cette proximité avec les éléments et communiquer notre amour pour la Vie, la Terre et l’Humanité autour de nous et en nous.

Un lieu de RESPECT de l’humain, des espaces à vivre et de l’environnement :
Notre ferme écologique contemporaine est en construction bio-climatique et allie tout le confort et la modernité. Elle émane d’un concept respectueux et écologique, crée avec des matériaux naturels comme le bois, la pierre et les enduits nobles.

Afin de préserver et participer au développement de l’écosystème, notre assainissement est installé en phyto-épuration ; c’est à dire que le traitement de nos eaux « usées » utilise les propriétés biologiques de plantes macrophytes ou microphytes et de la microfaune qui les accompagne.

Dans cet esprit de respect, nous sommes vigilants quant aux produits d’entretien que nous employons au sein de notre centre et encourageons l’emploi de cosmétiques et de produits d’entretien naturels.
Nous avons réalisé par nous-même un bassin de nage de 14X7m, qui est alimenté en continue à l’eau de source et filtré par les plantes. Il y règne une atmosphère particulièrement ludique et rafraîchissante.

Nous préparons la création de notre maraichage biologique intégrant les bases de la permaculture et de la biodynamie, le tout en forme de mandala. Le but de cet espace sera de nourrir le centre et de participer à l’expérimentation, la diffusion et l’éducation de techniques de culture en toute simplicité et en respect total du vivant et de l’environnement. Les avantages multiples étant notamment de contribuer à l’éco-système d’une manière consciente et responsable, de ne plus utiliser d’outils lourds et de ne plus jamais retourner la terre (et donc ne plus la maltraiter), de faire une économie de +90% en eau…

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Un lieu de DETENTE absolue :
En toute simplicité et dans la plus grande humilité, Divinessence propose un espace de ressourcement ou l’on peut profiter de la nature, faire des ballades dans la montagne, découvrir les environs, ne rien faire ou se reposer dans un cadre naturel, seul, accompagné ou en famille. 
A 800m d’altitude, en plein cœur de la forêt domaniale des Baronnies Provençales, face à la rivière et bien loin des interférences urbaines, la nature sauvage y est ici synonyme de bien-être, de sérénité et d’apaisement. C’est un lieu tout simplement ressourçant: le cadre idéal pour renouer avec la nature et revenir aux sources!
Simplicité, Elégance et Naturel: se sont nos 3 espaces à vivre avec terrasse et accès direct sur notre bassin de nage. Chaque éco-logis est très confortable et comprend un grand espace de vie particulièrement lumineux et meublé, orienté plein sud, intégrant une cuisine fonctionnelle, une mezzanine pour le couchage et une salle de douche. Nous proposons un couchage fabriqué à base de ressources naturelles : les tatamis sont constitués de paille de riz et la conception des futons (« matelas » en japonais) est élaborée à base de coton, latex et fibres de coco. Ces composants proposent un couchage naturel, original et surtout très agréable.

Un lieu de stages de développement personnel :
Nous disposons d’une salle d’expériences de 80m2 en arrondie, avec de grandes baies vitrées donnant sur la nature et la rivière en contrebas. Cet espace équipé de tout le nécessaire pour notamment le yoga et la méditation, est idéal pour accueillir stages / ateliers et conférences.
Axé sur la santé et le bien-être de la personne et de notre environnement, Divinessence se définit ici comme un espace d’éveil, pour (se) découvrir ou redécouvrir autour des 4 piliers qui constituent la trame de ce lieu : la nutrition, le mouvement, le développement personnel et le soin.

La Nutrition – Comment je me nourris ?
Nous proposons des cours de cuisine végétarienne-santé pour tous ceux qui souhaitent passer d’un régime alimentaire traditionnel souvent pauvre en éléments nutritifs et parfois toxique, à une cuisine revitalisante et régénèrente. La façon dont chacun se nourrit devrait permettre de promouvoir la nourriture comme l’un des piliers essentiels de notre bien-être. Alors si vous souhaitez apprendre à cuisiner des plats sains, authentiques et savoureux et par la même occasion, impressionner vos amis, vous êtes au bon endroit !
 
Toutes nos recettes sont simples à réaliser, sans produits laitiers et sans gluten lorsque cela est nécessaire. Nous utilisons des ingrédients biologiques, locaux et de saison. Aussi, nous nous efforçons de respecter le principe de bonnes associations alimentaires pour chaque plat afin d’assurer légèreté et digestion optimale. Nous privilégions également les méthodes de cuisson douces et respectueuses. Notre approche est tout à la fois vivifiante, savoureuse et équilibrée avec un plaisir garantie pour les cinq sens!
Tous les principes proposés peuvent être facilement intégrés ici et là à tous les plats quotidiens : une invitation à venir profiter de nos séjours avec des avantages durables.

images (1)Le Mouvement – C’est la Vie !
Afin d’équilibrer ou de retrouver ce bien-être physique, Divinessence propose le cadre idéal pour diverses activités corporelles en plein cœur de la nature.
Notre espace se prête particulièrement bien à la pratique du yoga, et Angélique étant elle-même fervente adepte du Hatha yoga, nous sollicitons fortement ces stages au sein de Divinessence.
Nous sommes également idéalement situés, avec un accès direct à de superbes randonnées (à pied, en cheval, à vélo…) et la région offre un éventail d’activités à découvrir et à expérimenter, dont la Via Ferrata, le canyoning, l’escalade à Buis les Baronnie etc.

Le Développement Personnel 
Divinessence, de part son cadre naturel et son emplacement, est un lieu favorisant la communication, réduisant le stress, apaisant les tensions et stimulant l’ouverture et la créativité, le tout étant particulièrement propice au déroulement de stages en développement personnel.
De surcroit, Angélique, formée au coaching systémique propose des séances de coaching individuel sur place ou à distance. 
Prendre conscience du potentiel de développement que l’on porte en soi… Puis le mettre en œuvre! C’est la démarche avec laquelle elle vous accompagne. 
Quelques exemples de résultats : Oser un nouveau chemin professionnel ; Vivre de votre passion ; Trouver votre place dans l’entreprise ; Optimiser vos méthodes de management ; Développer votre capacité de mise en actions ; Comprendre, accepter et utiliser vos émotions.

Le Soin 
Pour nous, le soin, c’est l’attitude que l’on porte sur notre environnement et les actes que l’on pose (ou pas) sur la nature. Notre approche est de mettre en place des pratiques simples et de bon sens au sein de Divinessence car nous sommes convaincus que chacun d’entres-nous, à son niveau et dans son environnement immédiat, peut participer à la protection de l’environnement. A notre échelle, nous mettons par exemple en place un potager mandala de 150m2 appliquant les techniques de la permaculture et de la biodynamie, nous avons installé des abris sanctuaires pour les abeilles afin de participer à leur régénération et préservation. Ces thématiques environnementales, nous les abordons de façon pratique au cœur de notre espace naturel afin que chacun reparte avec des idées simples, concrètes et efficaces à appliquer chez soi.

Les 21 et 22 février, Philippe Rousseaux propose un stage week-end « Ouvrir la Voie à son Féminin », de quoi s’agit-il ?

Notre collaboration avec Philippe Rousseaux a commencé en été 2014 et se poursuivra tout au long de l’année 2015, avec un stage tous les 2 mois, le premier ayant lieu en février.
L’accompagnement proposé par Philippe est celui d’une Aide précieuse aux passages-clés (noeuds) du chemin de chaque individu. L’énergie présente lors de ces stages permet d’aller très loin dans les cellules pour y transmuter, grâce à l’Energie de Vie, ces croyances ténues qui nous font douter de nous-mêmes et souffrir de l’émotionnel (mental de la personnalité). Ceci crée alors une alchimie libératrice donnant accès à la marche suivante de l’ »escalier d’expansion » de chacun. 
L’Ouverture du coeur, la méditation, l’ancrage, le rééquilibrage, l’Axe Ciel-Terre, la Joie sont sollicités à tout moment dans ces stages. 
Philippe voit et ressent très clairement les messages de l’Etre ou des Etres qui se trouvent en face de lui et il place chacun devant les blocages à dépasser pour aller dans le Vivant. C’est un travail profond, que nous avons nous-même expérimenté et que nous recommendons à toute personne sincérement engagée sur son chemin de vie !

Les 4-5-6 avril, il y a un atelier « Volupté » entre Yoga & Calligraphie avec Laurence et Isabelle, cela me semble original comme approche, l’avez-vous pratiqué ?

Nous avons rencontré Laurence en Belgique. C’est une personne qui a évolué dans l’encre et le papier depuis son plus jeune âge. Elle est rayonnante et autodidacte et propose un travail et une expérience en calligraphie d’une grande richesse et d’une qualité exceptionnelle.
Isabelle, professeur certifiée de philosophie, poëte et auteur de livres d’artistes, propose un enseignement innovateur du Kundalini yoga et c’est tout naturellement que ces 2 personalités joyeuses et indépendantes se réunissent pour la première fois en France afin de mêler leur univers et proposer une experience hors du commun au sein de Divinessence!

Comment vous est venu à vous deux (toi et Paolo) l’idée de créer Divinessence ? Quel a été votre parcours avant ? 

Après deux carrières professionnelles respectives en stratégie de marque et en événementiel à l’international dans le secteur du luxe et une vie trépidante aux quatre coins du monde, nous avons été confrontés à une épreuve personnelle qui nous a ouvert les yeux et permis de nous remettre en question.

Toujours habités par un grand besoin de liberté, nous avons opéré une transformation radicale de notre vie et entamé un chemin personnel. Nous avons alors décidé de revenir aux choses simples, à l’essentiel et avons œuvré afin de créer « notre style de vie idéal », en pleine nature.

Nous avons entrepris la co-création de Divinessence, notre aspiration étant la concrétisation d’un lieu unique, espace privilégié de ressourcement et de créativité pour le partager avec d’autres. C’est un projet de vie que nous vivons avec Amour et Passion !

Aussi, c’est au travers de diverses cultures qu’est née la passion de Paolo pour la cuisine. Il s’est formé dans ce milieu avec le soucis de développer des plats nourrissants, mais surtout riches en éléments indispensables au maintien d’une santé de fer!
Soucieux de partager son savoir culinaire, Paolo a crée « Equilibrium Cuisine » axé sur une cuisine végétarienne équilibrée tout en combinant les bonnes associations alimentaires. Sa cuisine est fortement inspirée de la tradition ayurvédique, agrémentée d’épices et de saveurs qui font de chaque plat un festival de couleurs nourrissant tous les sens.
Il s’oriente aujourd’hui plus spécifiquement vers l’alimentation durable, c’est à dire respectueuse de la planète. C’est dans cet esprit que nous développons notre maraîchage au sein de Divinessence.
Paolo est un passionné et a l’art d’emmener chacun au travers d’une expérience sensorielle et culinaire du potager à l’assiette !

Adresse : 
DIVINESSENCE
26170 La Roche sur le Buis – 04 82 32 50 17
www.divinessence.fr

www.facebook.com/divinessence.fr

 

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A L’EPOQUE D’UNE PRINCIPAUTE de MONTBELIARD

Posté par francesca7 le 26 février 2015

 

La principauté appartenant à la maison du Wurtemberg depuis la fin du Moyen Âge, constituée de plusieurs enclaves en territoire français et dans le Saint Empire, et réunie définitivement à la France après la paix de Lunéville en 1801.

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les rois de France la font occuper à plusieurs reprises (1633-1650, 1676-1697, 1723-1748). La population y est hétérogène : elle est constituée de « bourgeois » (habitants depuis quatre générations) et de paysans luthériens, mais aussi de Comtois catholiques venus s’établir sur les terres du prince de Wurtemberg. En 1769, ce dernier confie à son frère Frédéric-Eugène le gouvernement de la principauté. Dès 1789, la situation politique est marquée par des tensions à Montbéliard en raison des mouvements révolutionnaires qui agitent la région, notamment ceux de Belfort. Frédéric-Eugène, prince dont plusieurs des enfants sont liés par mariage à des familles régnantes d’Europe, demande et obtient l’aide de Louis XVI pour faire régner l’ordre. Mais, en mars 1790, deux parties de sa principauté - les Quatre-Terres (pour lesquelles le prince relevait déjà du roi de France) et les seigneuries alsaciennes - sont réunies à la France. En avril 1792, le prince quitte ce qui reste de la principauté et y laisse une régence composée d’officiers. En mai, la déclaration de guerre de l’Empire à la France fait de ce territoire un « ennemi » de la République. Les autorités françaises mettent alors en place un blocus qui prive Montbéliard de ses sources d’approvisionnement en grains et en matières premières. Un parti profrançais commence pourtant à s’y manifester à l’été 1793, notamment parmi les « bourgeois » et les industriels de la ville. Ceux-ci entrent en contact avec le représentant de la Convention, Bernard de Saintes, en mission dans les départements de l’Est, et qui entre à Montbéliard en octobre 1793 avec quelques centaines de soldats. De sa propre initiative, il destitue toutes les autorités constituées et en organise de nouvelles sur le modèle français ; il confisque les caisses publiques et les biens du prince, qu’il transfère à Paris. L’assemblée provisoire de Montbéliard demande la réunion à la France le 20 brumaire an II (10 novembre 1793). Bernard de Saintes, qui se comporte en conquérant brutal, est rappelé un peu plus tard, à l’initiative de Robespierre. Le territoire de la principauté est intégré au département de la Haute-Saône, puis du Mont-Terrible (1797). Cette intégration est entérinée par le traité de Lunéville (1801) entre l’Autriche et la France, qui reconnaît à cette dernière la rive gauche du Rhin. En 1815, Montbéliard est rattachée au département du Doubs, dont elle est aujourd’hui l’une des sous-préfectures.

La première trace écrite de la ville (Montem Billiardae) date de 935. Il s’agit alors d’un petit groupe d’habitations situé sur un rocher fortifié surplombant le confluent de l’Allan et de la Lizaine. Le nom de « Montbéliard » vient d’un prénom féminin d’origine germanique. Les alentours du site de Montbéliard étaient déjà très développés dès l’époque antique, comme en témoignent les ruines du théâtre gallo-romain de Mandeure. Jusqu’auviie siècle, la région de Montbéliard est dominée par cette cité. Ensuite, Montbéliard devient la nouvelle puissance locale. Le château apparaît au xie siècle pour consolider les frontières face aux invasions hongroises. Le comte Louis (proche de l’empereur), qui détient la Haute-Lorraine, le comté de Bar et le Sundgau, se marie en 1038 avec Sophie de Bar (proche des Capétiens) pour conserver Montbéliard.

  • A L’EPOQUE D’UNE PRINCIPAUTE de MONTBELIARD  dans Autre région 220px-Cit%C3%A9e_r%C3%AAv%C3%A9e_2007_-_Place_Saint-Martin_-_Kolektif_Alambik_1Aujourd’hui Montbéliard compte près de 450 associations diverses (sport, loisirs, culture, solidarité, éducation, environnement…), dont 43 associations d’anciens combattants.
  • Le marché de Noël de Montbéliard ou les Lumières de Noël qui se tiennent pendant tout le mois de décembre, attirent chaque année près de 400 000 visiteurs venus admirer et faire des achats auprès des artisans qui y exposent, ce qui en fait le 3e marché de Noël de France. Sans oublier la possibilité de déguster les spécialités locales et boire un bon vin chaud. Plus de cent vingt artisans se blottissent autour du temple Saint-Martin. L’artisanat d’art côtoie la gastronomie régionale. Les maîtres mots du comité de sélection : tradition et authenticité. L’esprit de Noël doit être au rendez-vous. Les animations sont nombreuses (conférences, dégustations, ateliers pour enfants, patinoire à ciel étoilé, expositions…) et chaque année un pays invité est à l’honneur (le Canada en 2005, le Pérou en 2006, la Finlande en 2007…).
  • Tous les deux ans, le réveillon de fin d’année se passe dans la rue…

(2005) Le réveillon dans les rues (appelé réveillon des Boulons), tous les deux ans, est une tradition déjà ancienne à Montbéliard, mais entièrement renouvelée depuis la dernière édition en 2003. Voici donc Cité rêvée, deuxième acte, aboutissement d’un travail de plus de dix-huit mois pendant lesquels sept compagnies ont élaboré ensemble le menu d’une nuit inoubliable.
L’évènement ne se raconte pas, il se partage avec les milliers de voisins d’un soir, au cœur d’une fête étrange et joyeuse, d’un spectacle gigantesque étreignant la ville, courant dans ses artères, bousculant les repères familiers.
Il y a le feu qui fascine, la musique omniprésente, des caravanes d’animaux fantasmagoriques, des acrobates, des comédiens, des projections monumentales transfigurant les façades historiques, des concerts…
Ils sont plus de deux cents artistes et gais poètes à confectionner une œuvre unique et foisonnante à l’échelle d’une ville.

  • Montbéliard a été récompensée par quatre fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.

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Histoire de cloches pour les Moines

Posté par francesca7 le 11 février 2015

 

La fonderie Charles Obertino - Labergement Sainte Marie est la plus vieille fonderie de cloche de vache en activité de France.

Elle est basée à Labergement Sainte Marie dans le Haut-Doubs depuis 1834 environ. Cette entreprise artisanale, de six employés, produit des cloches de vaches (personnalisées ou non), des cloches souvenirs (personnalisables), des cloches d’appel (de quelques centaines de grammes à la cloche de chapelle pesant 17 kilos).

La technique de production de moulage au sable et le savoir-faire sont traditionnels mais le résultat est de toute première qualité.

La fonderie expose chaque année au Salon de l’Agriculture à Paris et à la Foire Exposition à Besançon.

CLOCHES+CHAPELLES

Plus de renseignements sur la fonderie et la production des cloches :http://monjura.actifforum.com/de-l-artisanat-jurassien-la-petite-industrie-f14/la-fonderie-de-cloches-obertino-labergement-ste-marie-25-t64.htm

Je vous propose quelques photos prises à la fonderie. D’autres sont visibles en cliquant ici.

Les moînes cisterciens de Citeaux ont créer une nouvelle abbaye à Munkeby en Norvège.

Cela fait 500 ans que cet ordre n’avait pas créé de nouvelle fondation. Quatre moines sont partis en Norvége fonder la nouvelle abbaye, début septembre 2009. Ils ont emporté avec eux cette cloche qui rythmera la vie de la nouvelle communauté.

Historique de la cloche :

Cette cloche vient de l’Abbaye de la Grâce Dieu dans le Doubs. C’est une abbaye cistercienne créée en 1139. Des moines ont occupé les lieux sans interruption jusqu’à la Révolution Française. Les bâtiments et l’église furent tranformés en fonderie et forge après l’expulsion des moines.

Ces dernier réoccupèrent l’abbaye dès la fin des années 1830 environ.

En 1929, des religieuses cisterciennes achetent le monastère et font vivre l’abbaye jusqu’en 2009. Elles quittent ce couvent suite à une réorganisation de leur ordre monastique.

Une nouvelle communauté, les Travailleuses Missionnaires, occupent déjà les lieux. Ainsi la vocation religieuse du lieu perdure encore.

Comme partout, chaque déménagement est l’occasion de faire le tri. Trois cloches se trouvaient dans les greniers de l’abbaye sans aucune utilité. Elles ont été mises en vente et j en ai été l’acquéreur. 

La cloche destinée à l’abbaye de Munkeby est la première sur la photo (celle du bas). Les deux autres font partie désormais de ma collection. Ce patrimoine Franc-Comtois reste donc dans la région.

La cloche destinée à la nouvelle fondation a un diamètre de 33 cm. Elle pèse 27 kilos, a été fondue à Besançon par le maître fondeur BEAU.

Elle est en bronze et date probablement des années 1820 ou 1830. De part sa taille et le type de fixation, cette cloche devait servir de cloche d’appel dans le monastère. On imagine aisément qu’elle pouvait se trouver au dessus de la porte d’entrée, ou à un endroit stratégique du monastère pour rythmer la vie des religieux. A noter que l’abbaye possède un clocher avec deux cloches monumentales servant encore actuellement pour les sonneries des heures et des offices.

La cloche avait été suspendue dans le clocher il y a plus de vingt ans dans l’espoir de créer un carillon, mais cela n’a pas abouti. De plus elle ne possèdait pas de battant.

La cloche a été nettoyée car certaines taches disgracieuses se trouvaient dessus. Le bronze se patinera avec le temps. Un battant neuf provenant de la fonderie de cloche OBERTINO à Labergement Sainte Marie dans le Doubs a été installé (Pour la petite histoire, une abbaye cistercienne se trouvait dans cette commune jusqu’à la Révolution)   

La cloche chez les moines :

Dans mon projet, j’ai souhaité que les moines disposent d’un support adapté à la cloche et surtout simple à fixer.

Diverses solutions ont été envisagées. J’ai proposé mon projet à Mr Claude GUINOT, ferronier d’art à MONTEPLAIN dans le Jura (pour la petite histoire, sa maison est une ancienne grange dépendant de l’abbaye cistercienne d’Acey).

Il a conçu un support moderne en forme d’ailes d’ange. C’est une très belle réalisation qui s’adaptera à merveille dans le cadre tout aussi moderne de la nouvelle abbaye.   

La curiosité est à son comble pour les quatres moines qui découvre avec joie, la cloche qui rythmera leur vie en Norvège. C’est une joie également pour eux que cette cloche issue d’une abbaye cistercienne multi-séculaires fasse le lien cistercien avec leur nouvelle fondation. Fin août, la cloche est partie en Norvège en camion avec les bagages des moìnes, ainsi que tout le materiel necessaire au bon fonctionnement de l’abbaye.

Le 12 septembre, les moines sont arrivés à Munkeby.  Un premier bâtiment est déjà construit. Il comporte les logements, la chapelle, une fromagerie. Plus tard d’autres batiments et une église seront construits.

Dès le premier jour, une messe et les vêpres ont été célébrés à Munkeby en présence des représentants des communautés religieuses voisines (il y a des soeurs cisterciennes entre autre), des représentants des autres religions et des autorités locales. La cloche, même si elle n’est pas encore fixée, semble déjà avoir trouvé sa vocation.   

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Quelques liens intéressants :

La nouvelle abbaye possède un site internet très intéressant expliquant le projet de création d’une nouvelle abbaye en Norvège.

Je vous invite à le visiter et à divulguer ce lien autour de vous : http://munkeby.net/francais/index.html

Le site de l’abbaye de Citeaux : cliquez ici

http://www.cloches.org/28.html

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La Fontaine Saint Gré à Avrillé

Posté par francesca7 le 7 février 2015

 

téléchargement (10)Je vous invite en Vendée. Ce département, anciennement appelé Bas-Poitou, tire son nom d’une des rivières qui sillonne son territoire. Je vous convie plus précisément dans une zone riche en mégalithes, la commune d’Avrillé, non loin des stations balnéaires des Sables-d’Olonne et de la Tranche-sur-Mer. Elle est à environ 110 km de Nantes et 75 km de La Rochelle, dans le bocage vendéen, au Sud de la Roche-sur-Yon. A l’office de tourisme, il est proposé un circuit de randonnée des mégalithes locaux qui vous permet de découvrir, entre autres, le Menhir de la Boilière, le Menhir dit du Camp de César, le Dolmen de la Frébouchère ou encore le Dolmen de la Sulette.

 

Mais le lieu que je vous propose de vous présenter aujourd’hui est une source guérisseuse, la Fontaine saint Gré.

UNE SOURCE MIRACULEUSE ET DES MÉGALITHES

Elle est située près du bourg de la commune d’Avrillé, entre les lieux-dits de la Petite Eraudière et de la Grande Maisonnette, dans une zone boisée (coordonnées GPS 46.460105, -1.484821). Elle se trouve à l’angle sud-est d’un petit espace aménagé en une sorte de jardin d’agrément. Lorsque vous arriverez sur place, remontez le chemin principal au fond de cet espace.

 

C’est là que se situe la fontaine. Le site a été classé monuments historiques en 1988. Longtemps, il fut une propriété privée, bien entretenu et ouvert à la visite. La commune a racheté le lieu il y a quelques années. Le site est constitué d’une source miraculeuse et de six petits menhirs, le tout datant apparemment de l’âge du bronze. Malheureusement, le lieu étant moins bien entretenu qu’il y a quelques années, il est déplorable que les menhirs aient subi des outrages de la part de visiteurs indélicats. Ils sont aujourd’hui tous couchés et il ne semble pas que les autorités locales aient pour projet de restaurer le site.

 

SOURCE GUÉRISSEUSE DE SAINT PIERRE, DE LA DÉESSE OU D’UN DIEU SOLEIL ?

Au début du 20ème siècle, les habitants d’Avrillé s’y rendaient le 29 juin, jour de la Saint-Pierre pour y puiser de l’eau. En effet, cette source était réputée guérisseuse et un proverbe local dit : « Si tu bois de l’eau de saint Gré dans la nuit d’avant la Saint-Pierre, tu te retrouveras plus dret [droit] que le menhir de la Boilière. » 

téléchargement (11)Cette source est aussi désignée sous les noms de Fontaine de la Fée ou Fontaine de la Dame Blanche. Son eau était connue pour soigner l’asthme, les maladies des yeux et pour aider les jeunes enfants dans l’apprentissage de la marche. Cette fontaine est mentionnée dans le Bulletin de la Société préhistorique française de l’année 1912. Un article intitulé Le Pas de la Vierge et les Cupules du Rocher de la Fontaine saint Gré parle de celle-ci. L’auteur Marcel Baudouin s’attarde plus précisément sur la présence de cupules sur une des pierres avoisinant la source et une marque comparable à l’empreinte d’un pied. Celui-ci fait le rapprochement avec le témoignage de 1906 d’un instituteur qui raconte que : « A Avrillé, les mères recueillent précieusement, avec une cuillère, l’eau de la cavité d’une pierre, dite Pas de la Vierge ; et le bébé dont la marche se fait attendre, boit ce liquide. » 

La population locale honorait ce lieu le jour de la Saint-Pierre. Cependant, les dénominations Fontaine de la Fée, Fontaine de la Dame Blanche et l’association de la marque de pied à la Vierge, semblent indiquer que la source était associée à une présence magique féminine. L’empreinte correspond à celle d’un pied gauche. Elle se trouve à proximité de la source. Enfin, la plante de pied est orientée sur un axe allant de l’Ouest vers l’Est, c’est-à-dire en regard du soleil levant. Enfin, selon Marcel Baudouin, si au 20ème siècle les vertus de la Fontaine étaient célébrées le 29 juin, à l’époque gallo-romaine elles l’étaient le 24 juin, soit quasiment au solstice d’été. Ceci laisse supposer, selon lui, la présence d’un culte à un dieu soleil, christianisé par la suite. 

Si vous avez l’occasion de passer par la Vendée, je vous invite donc à découvrir ce lieu et les mégalithes de la région. N’hésitez pas à signaler d’éventuelles dégradations opérées par des visiteurs indélicats aux autorités locales. En effet, il serait souhaitable qu’elles prennent mieux en compte l’importance de ce lieu et lui assurent un entretien convenable. Mes dernières visites à la Fontaine m’ont laissé un goût amer. Des promeneurs indélicats avaient laissé là cannettes, gobelets plastique flottant sur l’eau et restes d’un feu de camp improvisé. J’ai nettoyé comme j’ai pu le site. Puis, j’ai laissé un message à la municipalité, qui est resté sans réponse. 

Sources :

- La Vendée mythologique et légendaire, Jean-Loïc Le Quellec, Geste Éditions.

- Le Pas de la Vierge et les Cupules du Rocher de la Fontaine Saint-Gré,in Bulletin de la Société préhistorique française 1912, page 452, Marcel Baudouin.

 

 

 

 

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Au Prieuré de Saint-Thibault

Posté par francesca7 le 29 janvier 2015

 

250px-Prieuré_Saint-Thibault_-_Voûte_du_choeur_-1Situé dans l’Auxois, à proximité de Vitteaux et sur le territoire de la commune du même nom, le prieuré de Saint Thibault est un témoignage du développement monastique en Bourgogne durant les xie, xiiie et xive siècles. L’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Historique

Créé à la fin du xie siècle et dédié à Notre Dame, le prieuré de Saint-Thibault-en-Auxois naît de l’abbaye bénédictine Saint-Rigaud, de type érémitique, sise dans le Brionnais. Celle-ci, par la médiation de l’évêque d’Autun, Aganon de Mont Saint Jean, fut fondée en 1071 sur un ermitage déjà existant, par la bulle du cardinal Pierre Damien au nom du pape Alexandre II, deux partisans actifs de la réforme grégorienne. Les partenaires laïcs en furent les seigneurs locaux de la famille des Bosonides, souche parentale de Saint Thibault, très présente dans la région (Abbaye de Charlieu, Autun). Fondation confirmée quelques années plus tard par Grégoire VII, le réformateur de l’Eglise du xie siècle. En 1251 Innocent IV assouplit la Règle de l’abbaye érémitique.

Le plus ancien texte conservé concernant le prieuré de Saint-Thibault, en Auxois, date de 1249. On ne sait rien de précis sur la translation dans cet Auxois giboyeux du xiiie siècle des reliques de Saint Thibaut (ouThibaut de Provins), jeune saint du xie siècle de Champagne bourguignonne, ni à quelle date exacte celles-ci arrivèrent là (deux côtes) ni par qui elles furent apportées pour honorer le prieuré Notre-Dame de Fontaine, près saint-Beury, en Auxois, pour faire démarrer un pèlerinage d’envergure (changement de nom du village en « Saint-Thibault ») par le culte rendu à ce célèbre guérisseur thaumaturge, comme aux Blaise de Sébaste, Gilles l’Ermite, saint-Beury, autres célébrités du sanctuaire qui attiraient là, sur la route de Compostelle, foules, pélerins, ménestrels . Ce sont les éléments du décor de l’extraordinaire église prieurale actuelle Notre-Dame de Saint-Thibault qui permettent de supposer que la dédicace de celle-ci fut adressée à ce damoiseau de la famille de Champagne, pèlerin de Compostelle, ermite, jeune prêtre, jeune moinecamaldule la dernière année de sa vie (1066), canonisé en 1073 par le pape Alexandre II à la demande du Cardinal Pierre Damien, ces deux hommes contemporains de saint Thibault, dont ils connaissaient l’apostolat dans l’ermitage de Vicence (Italie). Et, au même moment, le bourguignon Hugues de Semur-en-Brionnais, l’abbé de Cluny, pouvait jeter un regard amusé sur la jeune abbaye Saint-Rigaud, sa voisine toute fraîche émoulue, en même temps que sur le minuscule prieuré de Fontaine près Saint-Beury, chez les Comtes de Thil, que celle-ci venait juste de fonder au-delà d’Autun, en Auxois, et dont il ne pouvait prévoir, ni même se figurer, le long destin que celui-ci allait être appelé à jouer au long du millénaire, et même outre …

Image illustrative de l'article Prieuré de Saint-ThibaultOnt été conservés des legs faits au prieuré. En 1257, Hugues de Quincy, vicomte de Tonnerre, fait un leg de 40 sous, en 1263, Jean de La Roche-en-Brenil promet 100 sous, puis un autre membre de sa famille fait un don de 5 sous par an. En 1298, c’est le duc de Bourgogne, Robert II, qui prévoit un legs de 100 livres. Guillaume de Bourgogne-Montagu lègue 60 sous viennois en 1299. Puis en 1323, la duchesse Agnès de France prévoit de donner 100 sous dijonnais.

La seigneurie de Fontaine-Saint Thibault appartenait à une branche de la maison de Thil, mais en 1270, Hugues de Thil l’engage pour 1000 livres au duc de Bourgogne alors régnant Hugues IV (1218-1272), sûrement l’initiateur du mouvement pèlerin à saint Thibault avec son épouse Béatrice de Champagne, fille de Thibaut le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre. Les ducs en resteront les seigneurs jusqu’en 1310. C’est surtout la noblesse locale qui participa à sa construction après les ducs de Bourgogne. On a d’autres documents mentionnant des dons de la famille ducale en 1345, 1372, 1375.

Le prieuré bénéficie donc à l’origine du soutien des puissants seigneurs de Thil et connaît, à partir du xiiie siècle, une réelle importance avec l’arrivée de reliques de Saint Thibaut de Provins, qui en font le lieu d’un pèlerinage réputé, remarquablement enjolivé et développé par l’architecture, la sculpture et la peinture de l’église prieurale à partir de 1272 par le duc de Bourgogne Robert II (1272-1306), fils d’Hugues IV, son épouse Agnès fille de Saint Louis et leur descendance directe.

Ces différentes dates permettent de préciser les campagnes de construction du bâtiment tel qu’il subsiste :

  • bras nord du transept, vers 1200,
  • portail nord, vers 1260,
  • chapelle Saint-Gilles sur le bras nord du transept, vers 1290,
  • chœur, au début du xive siècle,
  • prolongement d’une travée droite de la chapelle Saint-Gilles vers le transept et les voûtes du chœur, au xve siècle,
  • reconstruction de la nef et du clocher au xviiie siècle.

Son essor décline au xive siècle, du fait des difficultés financières de l’abbaye mère et des troubles de la guerre de Cent Ans. Au xve siècle, il n’y a aucune trace de donation. Puis, à partir de 1540, le prieuré est déserté et l’église sert pour le service paroissial.

Au Prieuré de Saint-Thibault dans EGLISES DE FRANCE 1024px-Saint-Thibault_-_Retable_2La décadence s’accélère avec l’instauration de la commende au xvie siècle. En 1616, des réparations sont nécessaires. Des réparations sont faites en 1682. Puis un orage détruit la charpente et les vitraux du chœur en 1701. En 1712, une partie de la nef s’écroule ne laissant couverts que le chœur et le sanctuaire. En 1723, on commence à entreprendre la restauration de l’église sous la direction de Charles Élie Le Jolivet, architecte et voyer de Dijon, grâce aux résultats d’une loterie. Un incendie se déclare en 1728, l’effondrement d’une autre partie de la nef en 1734. Finalement, en 1736, le clocher s’effondre. Jolivet propose alors de démolir le prieuré et d’en reconstruire un nouveau.
C’est le prieur de l’époque, Charles-François Piget, qui refuse de démolir et souhaite garder les anciennes parties subsistantes. Un autre architecte est alors choisi : Jean-Baptiste Caristie, de Saulieu. Le devis des travaux est présenté en 1748 à l’intendant de Bourgogne qui l’accepte en 1750. Le premier acompte est payé en 1752. Il conserve le chœur, la chapelle Saint-Gilles sur le bras nord du transept, le portail et reconstruit la nef et le clocher.

Remarqué par Prosper Mérimée, le prieuré fait l’objet d’une restauration en 1844 par Eugène Viollet-le-Duc. Les travaux sont faits entre 1848 et 1850.

Une nouvelle restauration de l’église a eu lieu en 2010 et 2011 sur l’extérieur du chœur. La toiture est refaite et les murs sont nettoyés.

Architecture

L’église comporte sur le côté nord un remarquable portail du xiiie siècle, avec une statue de saint Thibaut en son centre, revêtu d’habits sacerdotaux, surmontée de scènes de la vie de la Vierge (Dormition, Assomption, Couronnement). Les quatre statues qui l’encadrent sont identifiées comme étant des représentations de l’adolescent Thibault, de son mentor Gauthier, de sa mère Willa et de son arrière-grand-oncle Thibault, archevêque de Vienne (957-1101), qui prophétisa très à l’avance la naissance du saint (lecture de droite à gauche). Les niches du bas, dégradées, ont pu représenter au xiiie siècle et suivants la famille ducale de Bourgogne qui lança la construction de la nouvelle Prieurale, dédiée à saint Thibault, l’actuelle, c’est-à-dire les ducs Hugues IV et Robert II et leurs épouses respectives Béatrice de Champagne et Agnès de France.

L’abside de la nef, datant de la fin du xiiie siècle, est un chef d’œuvre du style gothique avec quatre élévations décorées de fines colonnettes.

L’autel est surmonté de retables en bois du xive siècle. Un gisant du xiiie siècle est identifié comme celui de Guy de Thil.

La chapelle Saint-Gilles abrite une grande chasse de saint Thibaut du xive siècle, qui a notamment connu les dévotions de la reine Jeanne, épouse de Jean le Bon, et de la duchesse de Bourgogne Marguerite.

 

 

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La belle histoire de Saint-Malo

Posté par francesca7 le 20 janvier 2015

 

 
 
images (3)En 1590, Saint-Malo proclame son indépendance au royaume de France. Le pays se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. L’épisode de quatre ans s’achèvera avec la conversion au catholicisme du roi Henri IV.

Il est minuit ce 11 mars 1590, une cinquantaine de Malouins s’apprête à prendre d’assaut le château de la ville réputé imprenable. Le royaume de France se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. Dix-huit ans après le massacre des huguenots lors de la nuit de la Saint-Barthélémy, la lutte fait toujours rage entre catholiques et protestants. L’assassinat d’Henri III, le 1er août 1589, et l’accession au trône de son successeur, Henri IV, roi protestant, vont précipiter les choses dans l’Ouest. À Paris, le peuple se soulève et n’admet pas l’idée que le trône revienne à un huguenot. Les Malouins refusent, eux aussi, de reconnaître ce roi de religion protestante. Mais le gouverneur de la ville et représentant du roi, Honorat de Bueil, baron de Fontaines, a choisi son camp. Si Henri IV se rend à Saint-Malo, il lui ouvrira les portes.

Ce 11 mars, une poignée d’hommes décide donc d’agir. À la nuit tombée, une cinquantaine d’entre eux s’empare du château sous le commandement de Michel Frotet de la Bardelière et de Jean Pépin de la Bélinaye. « Tous n’ont qu’un objectif : défendre les intérêts de leur religion et leur cité face à l’extrémisme des huguenots et des ultra-catholiques », comme le raconte Gilles Foucqueron, spécialiste de l’histoire de Saint-Malo. Grâce à une attaque minutieusement préparée, la forteresse tombe aux mains des insurgés en quelques heures. Le gouverneur, victime d’un coup d’arquebuse en pleine poitrine, succombe pendant la bataille. À l’aube, la cité maritime proclame son indépendance à la couronne et met en place ses propres structures d’auto-gouvernement.

Influence croissante des bourgeois
À l’époque, Saint-Malo compte environ 10.000 habitants et plusieurs pouvoirs y cohabitent : le pouvoir épiscopal, le pouvoir royal représenté par le gouverneur et la communauté des habitants emmenée par les bourgeois. L’influence et la puissance de ces derniers ne cessent de croître au sein de la cité. Au XVIe siècle, la ville connaît, en effet, un essor commercial considérable, comme l’écrit Gilles Foucqueron. Ses négociants commencent à fréquenter les côtes du Brésil, et quelques années plus tard, ses navires vont à la découverte des Grands Bancs de Terre-Neuve, marquant le début de la grande aventure de la pêche à la morue.

Essor commercial et « oligarchie parlementaire »
Or jusque-là, la Bretagne était restée relativement préservée par les premières guerres de religion, la présence protestante étant minime. Mais avec l’emprise de plus en plus importante de la Ligue, le parti-ultra-catholique dans la région et l’aggravation de la crise monarchique en 1589, le conflit finit par toucher l’Ouest de la France. Face à l’escalade des tensions, les riches familles commerçantes s’inquiètent des conséquences pour le développement économique de la ville. Forts de leur pouvoir de plus en plus important, ceux-ci se sont organisés depuis plusieurs décennies.

Ainsi, au début du XVIe siècle, les habitants obtiennent le droit de lever l’impôt, notamment pour l’entretien des remparts. En 1585, un nouveau cap est franchi, les habitants élisent un Conseil de douze conservateurs de la ville et du château « pour pourvoir aux choses nécessaires à la conservation de la place, repos et sûreté des habitants ». Ils se réunissent une fois par semaine et communiquent leurs décisions à la population mensuellement. En son sein, on retrouve les puissantes familles commerçantes qui œuvrent avant tout à préserver la richesse de Saint-Malo. C’est dans leurs rangs que le renversement du gouverneur et la prise du château se sont préparés en secret.

Dès le lendemain de la prise d’assaut, le Conseil est reconduit et prend les dispositions pour s’autogouverner jusqu’à l’accession d’un roi catholique au trône de France. Même si des assemblées générales ouvertes à tous les Malouins (adultes) se réunissaient régulièrement, le Conseil, toujours contrôlé par les riches familles commerçantes, décidera seul des intérêts de la cité. Gilles Foucqueron qualifie ainsi la république de Saint-Malo, d’« oligarchie parlementaire », comparable dans son images (4)mode de fonctionnement aux villes de la Hanse et aux assemblées communales italiennes.

La fin de la République
Pendant près de quatre ans, les habitants vont se gouverner seuls, développer leur commerce international et nouer des relations diplomatiques d’État à État. Mais le 25 juillet 1593, Henri IV se convertit au catholicisme. Il est sacré officiellement roi de France à Chartres, le 27 février 1594. Après s’être notamment assurée que les Malouins responsables des événements depuis 1590, ne seraient pas poursuivis, la ville rentre dans le giron français. Le Conseil est même reconduit avec ses pouvoirs, et un gouverneur, représentant du roi, fait son retour au château.

En se protégeant ainsi des ravages de la guerre civile pendant quatre ans, les Malouins ont poursuivi l’essor commercial de la ville qui deviendra un grand port aux XVIIe et XVIIIesiècles. Cet épisode de courte durée n’est pas si anodin souligne enfin Gilles Foucqueron. « Il ne faut pas oublier la dimension psychologique de l’événement qui n’a sans doute fait que confirmer et même développer l’esprit d’indépendance qui caractérise les Malouins ».

Céline Diais
Le Télégramme

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L’abbaye de Bouches-du-Rhône

Posté par francesca7 le 18 janvier 2015

Montmajour – dans la vieille cité d’Arles

 

téléchargement (4)Le touriste qui visite la vieille cité d’Arles ne manque pas d’accomplir un pèlerinage à Montmajour. C’est un plateau de rochers, à 3 kilomètres de la ville, où croissent en abondance les plantes aromatiques, exhalant un agréable et tonique parfum, où les fleurettes naissent sous vos pas, où des arbustes de forme variée, l’olivier, le lilas, le pin, le laurier, le frêne et le jasmin font le contraste le plus charmant en mêlant leur feuillage et leur ombre. Le génie chrétien a jeté ici des monuments bien dignes de fixer l’attention, des cryptes silencieuses et sombres, où les premiers disciples du Christ venaient prier, une église dont le style n’est pas sans intérêt pour l’artiste, un monastère aux formes imposantes dont les ruines ont une certaine grandeur.

Le peuple d’Arles aime d’instinct Montmajour : il en est fier. Il a comme un sentiment de respect et presque d’affection pour cette tour gigantesque du XIVe siècle. La légende affirme que saint Trophime venait s’y reposer des travaux de son apostolat, au début du Ve siècle.

Trophime était un grec d’Ephèse converti par saint Paul, qui parle de lui avec tant d’affection dans ses épîtres ; bravant le martyre, il accourut à travers mille dangers, porter l’Evangile, labonne nouvelle, à la Rome des Gaules (Arles), idolâtre, orgueilleuse de sa puissance et de sa splendeur, « rendez-vous de tous les peuples qui habitaient sur les bords du Rhône et de la Méditerranée », suivant les termes même d’un édit impérial. Abbaye de Montmajour au début du XXe siècle

Bien souvent, après sa prédication, le saint Missionnaire se retirait dans sa cellule de Montmajour. Les disciples vinrent en foule, et grâce à lui le christianisme conquit à Arles le droit de cité. Saint Trophime devint ainsi le premier évêque d’Arles.

En 502, saint Césaire quitta le monastère de Lérins pour accepter l’évêché d’Arles. Il résista aux menaces des rois Alaric et Théodoric, maintint dans sa province l’intégrité de la foi. Ses travaux, ses luttes, les pénibles fonctions de son ministère ne lui faisaient pas oublier sa chère retraite de Montmajour, où son éloquence et sa réputation de sainteté attirèrent autour de lui de nombreux disciples. C’est lui qui posa la première pierre du monastère. Bientôt, le lieu devint une colonie de pieux cénobites vivant là en commun, s’appelant du nom de frères, et obéissant à une règle, expression sévère de la loi nouvelle qui avait fait de la vie de chrétien une continuelle préparation à la mort. La piété et la science fleurirent longtemps dans ce sanctuaire jusqu’à l’époque de l’invasion sarrasine.

Les Sarrasins avaient envahi la Provence et la tenaient sous le joug. Dans la tourmente du combat que Charlemagne leur livra, le monastère de Montmajour disparut, mais grâce à la munificence du souverain, ses murailles furent bientôt debout. Charlemagne avait vaincu par la croix ; il ordonna de bâtir une chapelle dédiée à la Sainte-Croix, ce signe de la victoire et du salut. On prétend que quelques-uns de ses preux, dignes compagnons de ce Roland que la légende a rendu si célèbre, reçurent la sépulture dans ce lieu consacré.

Rien de remarquable dans la petite église souterraine de Montmajour, qui fut l’asile de saint Trophime et de saint Césaire. Mais ces quarante-cinq marches que l’on descend, des héros, des saints, des princes les ont descendues ; Charlemagne les descendit aussi avec ses douze pairs, quand il vint s’agenouiller dans ce sanctuaire dont les murs ont tant d’éloquence. Cette caverne naturelle, avec sa nef de trois ou quatre arceaux uniformes, son long corridor étroit et sombre, qui se termine par une grotte allongée, est une des plus belles pages de l’histoire du christianisme.

C’est en 1016 que fut fondée la basilique de Montmajour. A cette date l’oeuvre n’était que commencée ; elle avança avec lenteur et il est facile de voir aux différents genres de style qui se mêlent dans cette construction que, pendant plus de deux cents ans, du XIe au XIIIe siècle, des ouvriers, des artistes, la plupart inconnus les uns aux autres, y ont successivement déposé le fruit de leur talent. Quant à l’église qui sert de support à la basilique, elle a été faite d’un seul jet. On trouve dans le manuscrit de l’abbé Bonnemant une description de l’abbaye de Montmajour au XIIIe siècle. Il ne reste de cet édifice que le cloître avec ses tombeaux et ses inscriptions. Là dorment les générations de plusieurs siècles : prélats, seigneurs, chevaliers, dames de haute lignée, moines obscurs. L’abbaye de Montmajour, comme le monastère de Lérins son modèle, fut longtemps une école permanente de vertus et de dévouement, un asile contre la persécution, un atelier où les arts et les lettres étaient cultivés avec succès. On cite ce moine, Hugues de Saint-Césaire qui avait fait un recueil de poésies provençales. Il était troubadour comme le fut plus tard saint François d’Assise.

Malgré les guerres qui éprouvèrent si cruellement la Provence au Moyen Age, les invasions des peuples qui se disputaient cette belle contrée comme une proie, Montmajour fut, surtout au XIVe siècle, une demeure somptueuse, enrichie qu’elle fut de bonne heure par les dons des fidèles. Cette magnificence devait lui être fatale. Du Guesclin gagnant l’Espagne avec ses routiers, voulut rançonner Arles qui résista.

Alors l’orage alla crever sur Montmajour que le grand capitaine ne put défendre contre les vexations d’une soldatesque effrénée ; le trésor fut mis au pillage ; l’incendie projeta au loin de sinistres lueurs.

téléchargement (5)Cette rude épreuve servit de leçon. L’abbé Pons de Ulmon fit construire la belle tour de défense, ornée de bossages et couronnée de mâchicoulis. Cette tour supporta plus d’un assaut ; fièrement campée en avant du monastère pour le protéger, elle ne put, au XVIe siècle, détourner ce torrent dévastateur qu’on appela les guerres de religion. Montmajour finit par succomber et ne fut plus qu’un monceau de ruines. Sur l’emplacement de la vieille abbaye, on bâtit cent ans plus tard une habitation spacieuse et romantique. C’était un château plutôt qu’un couvent et l’abbé, très richement doté, menait là une vie de grand seigneur. A contempler les ruines qui jonchent aujourd’hui le sol, ces larges corridors, ces élégantes salles, ces vastes appartements déserts, ces beaux escaliers de pierre, cette charmante terrasse qui plonge sur le paysage, on sent le luxe, le confortable, les habitudes de bien-être. Tout cela disparut sous les coups de la Révolution. Demeuré seul sur son rocher, l’antique donjon semble regretter son isolement et son impuissance.

(D’après « Revue de l’Agenais » paru en 1875)

 

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saint-Etienne-lès-Remiremont

Posté par francesca7 le 18 janvier 2015

(Vosges)

téléchargement (3)UN PEU D’HISTOIRE
Saint-Etienne est à l’origine un hameau agricole connu dès le VIIéme siècle sous le nom de Sancti Stepha. En 1789 la commune est rebaptisée Val Moselle et le 11 octobre 1936 à la demande du Ministre de l’intérieur de l’époque Saint-Etienne devient officiellement Saint-Etienne-lès-Remiremont. La ville est depuis 1986 jumelée avec Vila das Aves (Portugal).

LA QUALITÉ DE VIE
15ème commune des Vosges avec 4153 habitants, Saint-Etienne lès Remiremont est une ville accueillante située au pied du massif forestier du Fossard et à la confluence de la Moselle et de la Moselotte. Grâce à un fleurissement de qualité Saint-Etienne a obtenu 3 fleurs au niveau national du concours des Villes Fleuries.

Un habitat pavillonnaire convivial se développe dans un cadre verdoyant. Un parc de plus de 500 logements de type HLM est réparti dans les différents quartiers de la commune. Chaque habitant dispose des services que l’on peut trouver dans des agglomérations plus importantes.

Le massif forestier du Fossard permet de découvrir le long des circuits pédestres, équestres ou de VVT balisés, différentes curiosités (panoramas, fontaines, chapelles, roches, blocs monolithiques..) Deux circuits de découverte sont proposés sur le site officiel de la ville.

LES LOISIRS
Le réseau associatif de la commune offre de nombreuses possibilités tant au niveau sporti que culturel. On peut ainsi y pratiquer le tennis, le badminton, le football, le skate et le roller dans un parc spécialement aménagé. Une piste d’envol de parapente est accessible au sommet du Fossard et les performances enregistrées depuis cette aire sont remarquables. Le club cycliste local, l’espoir cycliste stéphanois porte haut les couleurs de la ville.

Une grande marche populaire est organisée annuellement au cours de la première. quinzaine de Mai. La Voie Verte implantée sur le ligne ferroviaire Remiremont-Cornimont permet la pratique du vélo, du roller, de la marche en famille et en toute sécurité. Saint-Etienne lès Remiremont se trouve à la porte des Hautes-Vosges, les pistes de ski sont à 30 km. Les crêtes et le parc Naturel des Ballons offre de splendides balades sur les crêtes et les chaumes vosgiennes.

L’EDUCATION
Les 3 écoles stéphanoises accueillent les enfants dès 2 ans. Tous les élèves de la commune bénéficient au moins une fois au cours de leur scolarité d’un séjour en classe transplantée. Un restaurant scolaire est ouvert pour le repas de midi et une garderie périscolaire héberge les enfants le matin et le soir. Les collèges et lycées sont situés dans la ville de Remiremont à 1 km. Les écoles supérieures sont à Epinal (25 km) ou Nancy (80 km).

L’ECONOMIE
Particulièrement bien placée sur l’axe routier et ferroviaire conduisant vers Nancy, la commune a su développer un tissu artisanal, commercial et industriel très diversifié. Plus de 1000 emplois existent sur la commune et notamment sur le parc économique des Grands Moulins et les zones d’activités de la Chaume, de la Queue de l’Etang , du Vélodrome et des Bruyères.

L’aéroport de Juvaincourt est à 70 km, l’aéroport régional à 120 km, l’aéroport Mulhouse-Bâle à 90 km.

Des avantages fiscaux sont proposés aux entreprises qui s’implantent sur la commune. Pour en savoir plus consultez notre site et n’hésitez pas à venir nous rencontrer dans notre belle cité stéphanoise. A Bientôt.

VISITER LE SITE 
www.ville-st-etienne-remiremont.fr

 

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Saint Jacques de Compostelle – Un Chemin Alchimique

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

280px-Vista_de_la_Catedral_de_Santiago_de_CompostelaIl me paraissait important de vous partager l’expérience, l’aventure que le groupe a vécue sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle du 9 juin au 16 Juin 2012 Important parce que nous parcourons tous, chaque jour ce chemin, sans même en avoir toujours conscience, chemin de l’Amour, chemin du Coeur !! 

Si 1600 kilomètres séparent le Puy en Velay de Saint Jacques de Compostelle, en ce qui nous concerne, notre chemin vers le cœur ne mesure que quelques centimètres. Cette distance est bien courte mais ô combien mystérieuse et complexe. Voilà le vrai chemin de Saint Jacques !

Nous étions 19 dans cette aventure et je remercie encore chaque pèlerin, car chacun d’entre eux véhiculait bien plus que ce que nous aurions pu le penser.  Nous savions que la programmation de ce séjour renfermait des indices, des symboles, des clefs et que le chemin nous préparait déjà à vivre une expérience hors du commun. Au-delà de ce nous avions déjà perçu concernant les cadeaux du chemin, nous savions que la route de Compostelle allait nous transformer, nous guérir, et nous surprendre de ses trésors alchimiques. 

Nous avions donc choisi de démarrer du Puy en Velay car ce lieu est un lieu hautement mystique et d’une beauté unique au monde. Le Puy est une cité Mariale dont la configuration géologique est exceptionnelle. Un évêque avait dit du Puy : « C’est ici la maison de Dieu et la porte du Ciel.. » Elle est tel un sanctuaire qui touche l’âme et les cellules dès que l’on s’en approche. Constellée de vestiges

antiques, environ 120 traces (dolmens, témoignages divers, ossements de géants (s’agitait-il d’Atlantes.. ?)..), elle offre bien plus que sa majesté visuelle. Elle fut un antique lieu de cultes, un creuset où les miracles se produisaient et se produisent encore. Elle a également pour trésor une fontaine qui fut condamnée et qui, selon les écrits, promet de ressurgir quand il sera le moment de marquer une Nouvelle Ere.. !!…Intéressant. Le lieu était déjà si sacré que les premiers chrétiens  semblent avoir rencontré des difficultés à implanter leur nouvelle religion. C’est peut être pour cette raison que le Puy en Velay accueille deux Vierges : La vierge Noire et Marie (l’une étant la mère nourricière : la Terre Mère et l’Autre, Marie, la Mère qui chérit les coeurs, les âmes de ceux qui souffrent ! 

Puis il y a la Cathédrale qui symbolise la Matrice Divine. On y pénètre par des escaliers montant qui font penser à une « pénétration » au coeur de la matrice féminine. Certains disent que cette entrée représente le nombril, je penserai vraiment à autre chose.. Qu’importe, le nombril reste toujours le cordon qui nous lie à l’origine, à la source. Dès lors que nous sommes initiés, nous sortons de la cathédrale par les oreilles. Nous avons donc posés des intentions dans ce sens. Ainsi, le groupe a ressenti comme un profond « chérissement » en ce lieu divin. (il y aurait plus à dire… mais une autre fois) Puis vint le départ sur le chemin qui va à Compostelle (compost = champ mais aussi composte) puis stèle qui signifie étoile.. Le champ des étoiles, ou passer du composte à l’étoile…, les deux  peut-être. 

Compostelle, la route des Etoiles, le chemin qui suit la Voie Lactée… Chemin de transformation, de transmutation que nous avons amorcé en accrochant, en conscience, à nos sacs, la fameuse coquille Saint Jacques. 

Mais que signifie cette coquille ?

Saint Jacques de Compostelle - Un Chemin Alchimique dans Autre région 220px-Collection_du_Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Grenoble_5Elle fut tout d’abord la preuve que le pèlerin rapportait quand il avait parcouru le chemin jusqu’à Santiago. La coquille renferme un autre savoir bien plus subtil. Il lui avait été attribué un pouvoir protecteur, elle permettait de distinguer les pèlerins, et elle permettait aussi de boire l’eau des rivières. Mais la coquille est bien plus sacrée que cela : les mystiques disent qu’elle symbolise la fécondité, le féminin sacré, la sexualité sacrée, la virginité, la naissance de la  Perle. On dit aussi qu’elle nous relie au Monde Souterrain, à la Déesse Mère, aux Eaux primordiales. Elle représente le Coeur, les miroirs, le creuset sacré, la rencontre de soi à soi. Elle purifie et les lithothérapeutes l’utilisent pour nettoyer leurs pierres. Mais la coquille va encore plus loin. Elle vibre d’une géométrie sacrée et ses stries sont au nombre de 12. Elle est alchimique. Botticelli n’a-t-il pas représenté la Naissance de Vénus … sur une coquille Saint Jacques. Vénus, Déesse de l’AMOUR ! La coquille est elle alors l’écrin de ce qu’il y a de plus précieux : L’AMOUR. Cela confirmerait-il que le chemin est bien le chemin de  l’Amour. 

La coquille s’impose dans beaucoup d’églises, sur la croix de saint François d’Assise. Stylisée elle représente la Fleur de Lys.. La Fleur de Lys, elle-même symbole de la Triple-Flamme… : l’AMOUR

DIVIN ABSOLU. Mais la coquille, c’est aussi la convergence des chemins, chemin visible et invisible,

chemin qui conduit à l’OUEST, l’Ouest si précieux dans les constructions : l’Ouest qui symbolise le Paradis ! Le chemin de Saint Jacques se dirige vers l’OUEST, vers la constellation du CHIEN, cette constellation qui guidait les pèlerins avertis. Mais cet Ouest ne nous suggère– t-il pas quelques réflexions : Pourquoi ce lieu ? Est-ce la quête du Paradis Perdu ? Y a t-il un lien avec l’Arche de Noé,  les Atlantes ? 

Alors que je m’intériorisais, je percevais cette information : Et si avant de sombrer, l’ATLANTIDE, qui était immense, se serait préparée en anticipant le déluge. Et s’il y avait, non pas, un seul Arche de Noé mais plusieurs afin que les Atlantes puissent « ensemencer » les Nouvelles Terres ? Et si chacun de ces « vaisseaux » (qui font penser aux charpentes des cathédrales) avait accosté sur ces différentes terres : le Mont ARARAT dans le Caucase (Turquie), dans l’ATLAS (d’où la richesse culturelle qui a été acheminée jusqu’en Egypte), dans La Ria de Noya en Galice où se situe Saint Jacques, Le Mont SaintMichel conduisant à Brocéliande et Chartres puis Paris, et Les Cornouailles en Angleterre (Tintagel), Glastonbury (lieu du Roi Arthur), Stonehenge, et l’Irlande… Certains revendiquent que l’Arche aurait échoué sur leur Terre. Et …, s’ils avaient tous raison… ? Est-ce pour cela que le Chemin de Saint Jacques est constellé d’objets celtes, de promontoires, de symboles puissants qui sillonnent tous ces lieux cités et qui s’avèrent être souvent les mêmes ? 

Alors pourquoi marcher vers l’Ouest ?

400px-Stjacquescompostelle dans HUMEUR DES ANCETRESMarcher vers l’ouest c’est poser nos pas dans les empreintes que nous ont léguées les Atlantes et dont la mission était de recréer un paradis sur Terre après le déluge. Mission qui, comme nous le constatons, n’a pas connu l’envol escompté ! Il nous aura fallu des siècles et des siècles pour   réapprendre la Vérité Sacrée et comprendre ce que les Initiés savaient déjà ! Les Druides, les   Sorcières, les Savants, les Sages savaient-ils tout cela ? Gardaient-ils dans le secret de leur coeur l’histoire troublante d’une civilisation qui a laissé un enseignement codé, des informations cryptées, une

langue des « oiseaux » pour protéger un Savoir sacré et un chemin qui serpente jusqu’au lieu où ils ont foulé pour la première fois la Galice ? 

La coquille symbolisée également par la patte d’oie, la Mère l’Oye si précieuse en Egypte Antique nous renvoie à la symbolique de L’Univers et a sa toute puissance. La Mère l’Oye représente

la Terre Mère…. L’oie : LA LOI, celle du Divin ! L’Oye, Loi : représente la Mise au Monde, la Création, la Naissance, un Nouveau Commencement… Est-ce cela que portaient en leur coeur les Atlantes ? Un nouveau commencement qui, malheureusement, a souffert d’une bien trop lente évolution. La chute, celle qui nous a coupés de notre Divinité a fait naitre en l’humanité ce désir fondamental : celui de reconquérir ce joyau perdu, cette Perle d’Amour ? Est-ce pour cette raison que tant de pèlerins empruntent le chemin tous les ans, conscients ou pas de la symbolique que véhicule chacun de ces pas, pas qui nous reconduisent à notre origine, du temps où nous étions des êtres déployés, unis à notre Divinité ? Est- pour cela que le chemin nous dépouille, nous nettoie, nous

guide, nous parle, nous entend, nous voit, nous murmure sa sagesse, s’adresse à  notre Temple physique. Chacun de nos pas réveille t-il la mémoire sacrée de l’Atlante qui vit encore dans nos cellules et qui s’impatiente de renaitre enfin ?  

Est-ce là le Nouveau Commencement ? Investis de cette approche, nous nous élancions sur le chemin de Compostelle ! Nos intentions écrites et inscrites en nous déclenchaient l’alchimie que nous étions venu chercher et honorer ! Chacun couvait en son ADN, la mission qui lui était propre sans même en avoir vraiment conscience. Il y a avait là une aventure orchestrée à un niveau supérieur et le temps nous révélait au fur et à mesure ce que nous devions comprendre. Nous savions que nous devions déposer en conscience et recevoir en conscience ce que le chemin nous avait déjà préparé. 

Afin que nos coeurs s’ouvrent et déposent des voiles devenus trop encombrants, chaque membre du groupe avait passé un accord céleste pour représenter un aspect mal intégré de l’humanité ou un aspect à déployer sans retenue. Cependant, la veille, un des pèlerins du groupe percevait une guérison qui touchait mon fils mais qui concernait tout un chacun. Lors d’un état d’éveil pur, elle perçut la guérison de mon fils qui devait se faire opérer de l’oeil. Son oeil gauche, suite à un grave accident, développait une membrane intérieure qui lui faisait perdre la vue ! Cette personne comprenait qu’autour de cette guérison se produisait un phénomène qui dépassait notre entendement. Il lui était communiqué ce qui devait être mis en place afin que le rituel de guérison soit fait en conscience et en reliance avec l’assistance Céleste. 

C’est alors que je perçois la symbolique de cette membrane. Lors de son accident, mon fils a subi une craniotomie et c’est la partie gauche de son crâne qui a été ôtée, comme si la lumière devait inonder l’hémisphère gauche, illuminant ainsi ce lobe du cerveau. En effet, le monde a fonctionné trop longtemps avec les énergies mal intégrées du Masculin. Cependant l’oeil gauche représente le regard provenant du coeur et l’oeil droit reste le regard de l’analyse et de la logique. Nos coeurs ont si longtemps été voilés de petitesses, de médiocrités, de haine, etc.que notre perception s’est atrophiée et nous avons développé un regard dur, un regard de jugement, de méfiance et d’intolérance.. Eliminer la membrane et nettoyer l’oeil de mon fils s’inscrivait alors dans la symbolique incroyable de cette purification. (« Dieu a besoin d’un corps » me répétait mon Indien Comanche) 

Le vendredi 15 juin, était le jour où nous avions décidé de prendre le temps afin d’assimiler tout ce processus alchimique. J’avais préparé un travail concernant La Puissance de la Vision. Personne ne  savait ce sur quoi s’appuyait mon travail (pas même la personne qui reçut l’information de la guérison de l’oeil de mon fils). Alors que nous étions assis dans l’herbe et que je présentais l’objectif de la journée, nous décidions de changer d’endroit tant le vent était froid et inconfortable. Au moment de nous lever, certains pèlerins remarquent dans l’herbe un crapaud. Plusieurs viennent y jeter un oeil.  Puis nous prenons nos affaires pour dénicher un écrin dans la forêt où le soleil réchaufferait nos os. Je présente alors un dessin représentant un crapaud, puis je refais circuler la même feuille que je présente sous un autre angle. L’image du dessin offre alors une belle tête de cheval. 

L’exercice a pour but de démontrer que selon l’angle d’attaque d’une image, d’une personne ou d’une situation nous ne voyons pas du tout la même chose, alors que nous avons face à nous la même représentation. J’insistais sur le regard que nous posions sur nous-mêmes et sur les autres, sachant que l’intention de ce regard ouvrait ou fermait le coeur ! Le coeur, point essentiel du chemin de Saint Jacques. Quelques minutes après nous être installés, se présente un magnifique cheval couleur fauve.. Synchronicité remarquable qui interpelle chacun d’entre nous.. Puis d’autres chevaux nous ont encerclés, clin « d’oeil » à l’enseignement tel un message vivant ! Puis nous avons fait un travail d’accueil de l’autre, accueil de ce que nous semblions ne pas accepter chez l’autre. 

L’ouverture de coeur de chacun était impressionnante au point d’en pleurer. Il nous était demandé de voir autrement et de laisser couler de nos yeux des regards emplis d’un amour infini ! Les coquilles s’ouvraient, chaque face de la coquille était le miroir de l’autre ! Magique. Puis les pèlerins ont déposé en conscience ce qu’ils désiraient offrir au chemin… 

220px-Peregrinos_llegando_a_Salamanca dans VILLAGES de FRANCEDe retour à Toulon, le soir même, je suis invitée à un anniversaire. Il est tard et je justifie mon retard en expliquant que je reviens du chemin de St Jacques. Je suis assise sur une banquette, et la personne qui se tient à ma gauche (la première à qui j’adresse la parole depuis le retour) me regarde et me dit : « Je pars la semaine prochaine au Puy, je suis l’architecte qui a été choisi pour baliser les monuments importants du chemin…. » WOW ?!?.. La personne qui reçu intensément l’information concernant l’oeil de mon fils, m’appelle le lendemain pour me dire que sa fille qui était au Maroc, lui a envoyé « l’oeil du Touareg » (paquet reçu alors qu’elle était sur le chemin). Le même jour, alors qu’elle est dans son atelier, une indonésienne, vient lui rendre visite pour lui offrir une poignée de perles de culture. Et plus encore.. d’autres événements ont ponctué notre retour… et l’alchimie poursuit son chemin.. 

Je tenais à remercier ceux et celles qui se sont connectés à nous et qui ont maintenu la méditation du jeudi. Puisse cette expérience ouvrir des portes et déchirer des voiles. Puissions-nous ressentir enfin la beauté de ce que Nous Sommes et l’Amour infini !

Merci au chemin… 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende »

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La porte taillée de Besançon

Posté par francesca7 le 3 janvier 2015

 

(Doubs)

Porte_RrivotteDès longtemps avant la conquête des Gaules par les Romains, Besançon dut jouer un rôle important dans l’histoire de ce pays ; mais les monuments historiques manquent complètement jusqu’à cette époque. Peut-être seulement le nom de Chrysopolis, ville d’or, que lui avaient donné les Grecs de la colonie de Marseille, suffit-il pour prouver que dès ce temps-là on exploitait dans cette ville la pêche des parcelles d’or que le Doubs roule dans ses eaux, et que l’on apercevait encore au siècle dernier, ça et là, sur les ses rives, briller au soleil à travers le sable.

Quand on observe que l’or était assez commun dans les Gaules pour que le plus grand nombre des guerriers portassent des bracelets et des colliers de ce métal, on ne peut pas douter qu’il n’existât dans ce pays assez d’or pour fournir à une grande partie de la consommation. D’ailleurs, il existe des titres qui prouvent que l’exploitation de l’or des sables du Doubs fut affermée dans le Moyen Age, et qu’elle était encore productive. Il est probable qu’elle avait été abandonnée du temps de César, comme elle l’a été depuis, après avoir été reprise et continuée avec succès pendant plusieurs siècles ; car les Commentaires, qui, dans une description fort détaillée de cette ville, nous la montrent comme une place de guerre très importante, située dans un pays riche et fertile, ne disent rien des richesse sous ce rapport ; ils ne disent rien non plus du percement de rocher dont nous allons parler plus loin.

Du temps de Louis XIV, Pelisson décrivait ainsi la ville : « Besançon est située au fond d’un très beau vallon qui représente presque un amphithéâtre qu’on aurait paré exprès de vignobles, de vergers et de bois, pour le seul plaisir des yeux. Jules César l’a décrite en ses Commentaires comme l’une des plus fortes villes des Gaules, parce que le Doubs, grande rivière qui coulait sous ses remparts, l’environnait de tous côtés comme un fossé en forme de fer à cheval, ne laissant qu’un espace de six cents pas à l’ouverture, remparé d’une haute montagne dont le pied plongeait dans la rivière des deux côtés, et qui, étant en outre fermé d’un mur, servait de citadelle à la ville au seul endroit par où l’on pouvait en approcher. Depuis, la ville s’est accrue, et au-delà du Doubs on a vu s’élever comme une colonie et une autre ville, jointe à l’ancienne par un beau pont. »

Du temps des Romains on ne pouvait pénétrer dans la ville que par le pont de bois que les Gaulois avaient établi sur la rivière, ou bien en traversant la citadelle, qui, étant le seul chemin pour communiquer avec l’Helvétie et toute la montagne, devait être exposée à un coup de main par l’affluence continuelle des marchands et des voyageurs. Il devait être bien plus à la convenance des vainqueurs de faire de la citadelle une forteresse inabordable, d’où ils pussent commander des routes passant à plus de cinq cents pieds perpendiculairement sous leurs remparts, que de la laisser ainsi ouverte à tout venant.

Tel a été, à ce qu’on prétend, le motif qui a dû les déterminer à faire des chaussées aux pieds des rochers et à percer la roche même dans l’endroit où elle ne pouvait être que difficilement tournée, car il est évident qu’avant l’élévation du niveau de l’eau par les écluses bâties pour le service des moulins à eau construits dans la ville, il restait un espace libre entre la rivière et le rocher, suffisant pour le passage des voitures. Ainsi, l’ouverture taillée dans le roc n’a pu avoir d’autre but que de donner passage au canal ou aqueduc qui amenait les eaux d’Arcier à Besançon.

Image illustrative de l'article Porte tailléeBeaucoup plus tard, lorsque l’aqueduc abandonné cessa d’amener l’eau de la ville, il est probable qu’on déblaya la place qu’il avait occupée pour en faire un chemin, et que l’élévation du niveau de l’eau rendant l’ancienne route impraticable, on fut forcé d’élargir cette ouverture, qui ne fut longtemps qu’un passage couvert auquel le roc servait de voûte. Enfin, après la conquête par les Français, Vauban la fit mettre à ciel ouvert lorsqu’il traça les fortifications de la place. Il bâtit aussi la petite tourelle isolée qui la domine, que l’on confie à la garde d’une centaine de fusiliers lorsque la ville est assiégée.

Les historiens sont unanimes sur ce point, que Besançon n’avait jamais été prise avant Louis XIV, et qu’alors même elle ne fut livrée, après vingt-huit jours de tranchée ouverte, que par la trahison et les intrigues de l’abbé de Vatteville, qui reçut en récompense des terres et des seigneuries. Mais ces faveurs profitèrent peu à la famille de l’abbé : la dernière héritière de son nom est morte à Besançon, sous l’empire, dans un état voisin de l’indigence.

Nous vous conseillons la visite du site Internet officiel de la Ville de Besançon : vous y trouverez des infos sur l’histoire de cette ville, son économie, ses attraits touristiques, ainsi que les manifestations qui s’y déroulent.

Nous vous conseillons la visite du site Internet officiel de la Ville de Besançon :
vous y trouverez des infos sur l’histoire de cette ville, son économie,
ses attraits touristiques, ainsi que les manifestations qui s’y déroulent.

VISITER LE SITE 
www.besancon.fr

(D’après un article paru en 1834)

 

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