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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Une étape bretonne pour Compostelle

Posté par francesca7 le 29 août 2015

 

 

La chapelle de Lizio,

 

chappelle IZIO

L’âge d’or des tisserands – Pendant longtemps le pays de Lizio fut très pauvre. La terre était ingrate, les familles vivaient chichement en élevant quelques moutons et vaches sur les landes. La plupart des habitants vivaient dans des maisons en bois. Or, voici qu’un jour à Lizio les paysans apprirent à cultiver le lin et le chanvre et à tisser. Toute la région de Malestroit, Ploërmel et Josselin se mit à fabriquer des draps que des courtiers allaient vendre en Angleterre et en Espagne. Au cours de cette période de prospé- rité, paysans et tisserands s’enrichirent et commencèrent à construire des maisons en pierre. C’était dans les années 1620-1720. Une période de reconstruction intensive et de renouveau spirituel s’ouvrit pour la région. Les trois édifices religieux de Lizio, l’église paroissiale, la chapelle Sainte-Catherine et une chapelle de dévotion près du manoir de la Ville Guéhard, datent de cette période

À 300 mètres de l’arrivée, le pèlerin trouvera tout d’abord, une imposante borne comportant plusieurs inscriptions. Elle indique les directions de Josselin, Le Roc, Malestroit d’une part et de Serent, Tromeur et la ville Guéhard d’autre part. Entre les deux, on lit : «chemin du ciel et de 1763». Inscription énigmatique, mais qui donne un premier indice sur l’invitation qui est faite au passant. C’est un premier signe qui indique qu’il faut lire entre les lignes. L’inscription 1 763 ainsi que d’autres que l’on découvrira au cours du parcours semblent indiquer une date. Mais le nombre peut signifier autre chose que le chiffre. Voilà un premier clin d’œil qui nous invite à nous pencher sur la symbolique des nombres. Voyons pour exemple ce que signifie 1763. Le nombre 4 étant celui de la matière, on a traditionnellement utilisé, pour symboliser la terre, un carré de 4 x 4, ce qui permet de dire que 16 est le nombre de la Terre. Par ailleurs, les bâtisseurs utilisaient le «carré long » qui est en fait un double carré de côté = 3. Habité par le chiffre 3, symbole de l’esprit, ce carré long de 6 x 3 avait pour surface 18, qui est donc considéré comme le nombre du Ciel. Seize étant l’en bas et dix-huit l’en haut, 17 est le passage de l’un à l’autre c’est-à-dire la Porte. Quant à 63, il faut le lire de droite à gauche, comme l’écriture arabe, donc 36, c’est-à-dire 18 + 18. Pythagore et Platon l’appelaient le nombre parfait ou la grande Tetraktys qui donne la connaissance de soi et du monde. C’était donc également un chiffre du ciel. La pierre indique par conséquent : «le chemin du ciel et de la porte du ciel» Par cette formule est annoncée la proximité d’une chapelle.

Au Moyen Âge, il était courant de dire les choses par énigmes, devinettes, rébus, proverbes… Pour piquer la curiosité, on ne craignait pas de «chiffrer» un message, de mélanger français, latin, grec ou hébreu, de transformer des lettres, de jouer avec les mots, de les mettre à l’envers, d’écrire les nombres arabes à la manière des Arabes. Le chemin proposé au pèlerin avait pour but la remise en forme du corps après une marche fatigante de 30 km. Le parcours comportait trois parties : – Le tour de la chapelle, le passage à la fontaine pour la remise en forme du corps. C’est ce que les latins appelaient la recreatio.

 - Le tour du narthex sous la forme de ce qu’on appelait le chemin de Jérusalem pour l’ouverture de l’esprit. C’était la dilatatio mentis.

- L’entrée dans la nef et la fin du parcours, sur le modèle de l’arbre des Séphiroth de la tradition hébraïque pour l’ouverture du cœur, en latin la dilatatio cordis.

 

PARCOURS CHAPELLE

La circumambulation Le parcours se fait dans le sens inverse du parcours du soleil ; c’est une démarche involutive. Il est en quelque sorte proposé au pèlerin de remonter le temps, de retrouver ses origines.

C’est ce que font les pèlerins musulmans autour de la Kaaba à La Mecque. Nous ne pouvons ici reproduire la totalité du parcours proposé. Il faudra pour cela vous procurer la brochure publiée par Auguste Coudray. Nous allons toutefois vous en donner quelques aperçus. Le chemin commence au pied de l’escalier, à droite lorsque l’on regarde la chapelle. Nous allons dès le départ être invités à regarder tantôt vers la terre, tantôt vers le ciel, Le chemin oblige à s’arrêter fréquemment, parce qu’il faut enjamber une pierre, comprendre une énigme, accomplir un rituel. Le parcours, fait avec le calme qui convient, permet à l’organisme de se recharger en énergie positive. On doit tantôt lever les yeux vers le ciel pour voir ce qui est en haut, le clocher ou une inscription, tantôt baisser les yeux vers le sol pour voir les pierres, le fond du bassin, l’eau qui s’écoule. Le pèlerin est ainsi amené à tisser des liens invisibles entre le haut et le bas, retrouvant par ces gestes sa juste place. Dans un lieu sacré, nous sommes invités à considérer le moindre signe ou geste comme chargé de sens. Ainsi, il nous est proposé de toucher deux types de pierres. En touchant le schiste, dont la formation par sédimentation a commencé il y a 800 millions d’années au fond des fleuves, nous sommes en quelque sorte replongés dans les eaux primordiales. En touchant le granit, issu du centre incandescent de la terre, nous sommes ramenés à une époque encore plus ancienne.

source Sacrée Planète 2015

Publié dans Bretagne, EGLISES DE FRANCE, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

À Tourves, on a le goût du bouchon

Posté par francesca7 le 15 août 2015

 

Chaque année, quelques milliers de nostalgiques se réunissent mi-août pour reconstituer le grand chassé-croisé des touristes dans un embouteillage festif.

Image DR

Image DR


Rappelez-vous les années 1960, la nationale 7, seule voie rapide endossant la transhumance vers la Côte d’Azur. Quelques sections seulement étaient passées à 2 x 2 voies, jouant sur la circulation les effets d’accordéon lorsque le tuyau s’étranglait. Le chassé-croisé des juillettistes et des aoûtiens se faisait à ce prix-là et donnait lieu à des bouchons mémorables dans les villages, sortis de leur torpeur pour assister à une joyeuse pagaille, celle des visages pâles croisant les bronzés déjà déprimés par le retour. Certains n’hésitaient pas à rouler de nuit, car les voitures « chauffaient ». Les garagistes se frottaient les mains : ils faisaient leur année en deux mois.

Eh bien croyez-le ou non, le 15 août prochain, le village varois de Tourves, entre Saint-Maximin et Brignoles, va retrouver son bouchon historique des années 1960, le vrai, avec voitures d’époque et figurants parfaitement raccords. Les plus récentes datant de 1968, année où la déviation du village a été mise en place. Il fallait quand même oser avoir cette idée pour le moins incongrue. Et cette idée folle a germé dans l’esprit de Thierry Dubois, dessinateur, auteur de BD, amoureux de voitures anciennes et passionné par les routes et en particulier par la N7.

De Lapalisse à Tourves

« Pour moi, la nationale 7 est aussi importante pour notre histoire qu’une route gallo-romaine. Je l’ai photographiée dans tous les sens, j’ai rencontré les riverains, recueilli des témoignages d’anciens chauffeurs, gendarmes, garagistes, répertorié les anciennes stations-service art déco – il en reste six. La N7, c’est le symbole des Trente Glorieuses. Les villages sont nés sur cet axe, ils ont souffert et se sont développés, les rois de France l’ont emprunté. La N7, avec la N6 également, est devenue un mythe. »

téléchargementAlors, quand on lui demande « et l’idée de recréer un bouchon ? », il sourit. « Elle est venue en 2006 à Lapalisse, dans l’Allier, lors de l’ouverture de la déviation de la N7. La mairie voulait commémorer l’événement. Alors, on a organisé le dernier bouchon de la ville avec des voitures anciennes. Deux cent cinquante propriétaires ont répondu présents. Mais attention, il ne s’agissait pas d’un défilé de voitures anciennes, mais de recréer toute une époque. Devant la demande, on a recommencé en 2008 : succès avec 350 voitures. L’année dernière, 800 passionnés sont venus de toute la France. La mayonnaise a pris pour le plus grand bonheur des habitants et des commerçants. »

Alors, quand Thierry Dubois vient voir Paul Castellan, le maire de Tourves, pour lui proposer de reconstituer le bouchon qui avait marqué tous les esprits jadis et rendu son village célèbre, il n’a pas hésité. « Rendez-vous compte, confie-t-il, les jours de grands départs, 20 000 voitures par jour se croisaient dans la rue principale du village. Le record fut le 2 août 1965 avec 28 000 véhicules. Au centre, la largeur de la voie ne faisait pas plus de 4 mètres. Deux caravanes ne pouvaient pas se croiser. Vous imaginez le spectacle. Ça alimentait les conversations. Quant à l’animation, le sport, c’était de contempler les Parisiens dans les embouteillages. Le garde champêtre ne savait pas où donner du képi pour régler la circulation. Il avait fallu détacher des gendarmes pendant les deux mois d’été. Tous les anciens s’en souviennent. Alors, pensez, reconstituer cette époque, on a dit oui tout de suite. »

Ça sent le bouchon

Bouchon-Tourves-2015« La première reconstitution du bouchon de Tourves s’est déroulée en 2011. Les habitants ont adhéré sans problème, tout le monde a joué le jeu jusqu’à mimer des disputes. Pour la deuxième édition, on a reproduit les anciennes plaques émaillées Michelin et, aux entrées du village, on va placer les anciennes bornes kilométriques blanches à chapeau rouge. Elles indiqueront également les lieux touristiques à visiter. » Le succès est au rendez-vous, attirant la grande foule autour des 137 véhicules d’époque attendus pour l’édition 2015. pour un joyeux embouteillage, car « celui-là est librement consenti et même provoqué », dit Christian Cadars, qui organise désormais l’événement. Thierry Dubois, l’inspirateur, viendra avec deux camions « et quelques surprises dans sa besace ».

Alors, le 15 août, ça va être chaud à Tourves. Cette année, on n’attend pas moins de 140 véhicules de 1935 à 1968, capables de reconstituer une véritable carte postale des années 1960 et des grands départs sur la N7. La police municipale a sensibilisé la population : pas de voitures modernes garées dans les rues, ce serait une faute de goût. Et si les spectateurs peuvent s’habiller en vêtements d’époque, c’est encore mieux.

Le départ du « convoi » aura lieu dans un endroit qui sent le bouchon, à la cave viticole – il y a pire comme endroit -, et l’aller et le retour à travers le village se feront sur deux heures. Ensuite, à midi, aïoli géant organisé sur le cours de la République. Pour les possesseurs d’Eriba et autre Tesserault, un rétro camping est même prévu. En fait, Thierry Dubois souhaitait créer un esprit nationale 7 : « Nous voulons faire la fête en retrouvant toute une époque. On a un présent pas très drôle, un futur incertain. Alors, on retient le bon côté du passé. » Ses successeurs poursuivent l’aventure qui a déjà inspiré d’autres événements sentant le bouchon sur le parcours de la N7.

Pour en savoir plus:- L’association Routes nationales 6, 7, 86 historiques regroupe les communes riveraines. Son but : promouvoir le tourisme et le patrimoine existant autour de ces routes. Contact : Mairie de Tain-l’Hermitage, 2, rue Frankin-Roosevelt, 26600 Tain-l’Hermitage. Pour rejoindre le site nationale 7 : - http://routenationale7.blogspot.fr/- routenationale7@orange.fr – À lire, indispensable : C’était la Nationale 7, de Thierry Dubois, édition Paquet, 208 pages, 30 euros. Des centaines de témoignages, 650 photos d’époque, 65 dessins originaux. La bible de la N7 par le spécialiste incontesté.

ANDRÉ DEGON Publié le 14/08/2015 à 06:45 | Le Point.fr

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Publié dans HISTOIRE DES REGIONS, HUMEUR DES ANCETRES, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

La commune : une idée du Moyen Âge

Posté par francesca7 le 1 août 2015

 L’idée de la commune est née de l’essor du commerce au XIe siècle.

 La commune, c’est un groupe humain correspondant à une ville, petite ou moyenne, dans laquelle les liens entre les individus vont être renforcés par un pacte de concorde, par l’assurance que chacun va agir pour la paix. Il s’agit pour les gens des villes, quelles qu’elles soient, de s’assurer une sorte d’indépendance par rapport au seigneur. Indépendance morale et financière.

 Leur direction est assurée par les membres les plus influents du groupe – en général par les marchands fortunés. La ville draine le fruit du commerce qu’elle effectue, elle redistribue ses richesses, notamment par l’utilisation du crédit. Peu à peu, au XIIe siècle, les communes favorisent l’émergence de la classe bourgeoise qui concurrence l’aristocratie et le clergé. Elle permet également à beaucoup de petites villes, de petits bourgs de demander l’exemption des charges les plus lourdes exigées par le pouvoir central.

Celui-ci va réagir avec Louis IX – Saint-Louis – qui, voyant le pouvoir monarchique s’émietter et prendre le risque de disparaître, exige de tous les maires, en 1256, un état annuel des comptes de leur commune. Le pouvoir central reprend ses droits, par la ruse ou par la force, et peu à peu, les communes se fondent dans l’unité nationale. Mais jamais l’idée de commune n’a disparu. Elle revit pendant la Révolution, entre 1789 et 1795. Elle renaît en 1871, pour soixante-douze jours.

 La Porte Cailhau à BordeauxPlace François Rude à Dijon200px-Notre_Dame_de_Paris_by_night_time

Le décret de l’Assemblée nationale du 12 novembre 1789 disposait « qu’il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ». La loi du 14 décembre 1789 proclamait « Les municipalités actuellement subsistantes en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté, sous le titre d’hôtel de ville, mairies, échevinats, consulats, et généralement sous quelque titre et qualification que ce soit, sont supprimées et abolies, et cependant les officiers municipaux actuellement en service, continueront leurs fonctions jusqu’à ce qu’ils aient été remplacés ». Ainsi furent créées les communes françaises telles qu’elles existent encore aujourd’hui.

Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes, toutes ont la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l’exception de Paris, Lyon et Marseille régies par la loi PLM). Les communes d’Alsace-Moselle ont des spécificités juridiques héritées de la période 1871-1919, lorsque l’Alsace et la Moselle étaient allemandes. Les communes des départements de la petite couronne ont également des règles particulières, notamment en ce qui concerne la police administrative.

Une commune est administrée par un conseil municipal dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le mode de scrutin pour ses conseillers est, pour les communes de moins de 3 500 habitants un scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec possibilité de créer une liste qui pourra subir un panachage. Et pour les communes de plus de 3 500 habitants, un scrutin de liste proportionnel bloqué avec une prime majoritaire de 50 % à deux tours. Le conseil élit en son sein un maire chargé de préparer et d’appliquer les décisions du conseil, et qui dispose de compétences propres. Le maire est assisté d’un ou de plusieurs adjoints, qui peuvent recevoir des délégations.

Le nombre de conseillers municipaux est fonction de la population de la commune, le minimum étant de 9. Les séances du conseil sont publiques mais seuls les élus peuvent s’exprimer.

Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d’un budget constitué pour l’essentiel des transferts de l’État (dotation globale de fonctionnement notamment) et des impôts directs locaux : taxes foncières (portant sur les propriétés), d’habitation et professionnelles (acquittées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s’occupe de l’administration locale (gestion de l’eau, des permis de construire, etc.). En tant que représentant de l’État dans la commune, le maire a la charge des actes d’état civil (naissance, mariage, divorce, décès…) et dispose d’un pouvoir de police (sauf à Paris où la compétence relève du préfet de police, sous l’autorité du gouvernement).

Les décisions des conseils municipaux et des maires peuvent être contestées devant le tribunal administratif.

Les trois communes les plus peuplées (Paris, Marseille et Lyon) sont divisées en arrondissements municipaux (rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française) mais leurs compétences sont réduites (ils n’ont pas de budget propre, par exemple).

Les compétences des communes sont essentiellement régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales (CGCT).

Affiche Chemin de Fer du Nord - Enghien-les-Bains.jpgIl y a en France environ 500 000 conseillers municipaux (maires inclus), certains étant de grands électeurs élisant les sénateurs.

La taille moyenne d’une commune de France métropolitaine est de 14,88 km2. La taille médiane des communes de France métropolitaine n’est que de 10,73 km2, à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d’exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km2, en Italie elle est de 22 km2, en Espagne 35 km2, en Belgique 40 km2). Plus de 35 000 communes s’étendent sur 2,5 à 10 km2. Dans les départements d’outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu’en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.

La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane avec 18 360 km2. Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km2) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km2), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues. La plus petite commune est Castelmoron-d’Albret (Gironde avec 0,0376 km2. Plessix-Balisson (0,08 km2, Côtes-d’Armor, entièrement enclavée dans Ploubalay) et Vaudherland (0,09 km2, Val-d’Oise) sont les deux autres communes les plus petites.

Depuis la loi Marcellin de 1971, qui avait l’objectif de réduire le nombre des communes, les ministres de l’Intérieur ont suscité de nouvelles structures intercommunales possédant de plus en plus de compétences, en laissant subsister la commune qui progressivement se vide d’attributions et tend en milieu rural à devenir une « coquille vide ». Ils ont ainsi créé un niveau supplémentaire d’administration et de gestion entre la commune et le département, avec un coût total de fonctionnement plus élevé qu’auparavant. Ce que Raymond Marcellin, qui avait écarté une formule de regroupement, voulait éviter.

 

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Le plus joli du monde

Posté par francesca7 le 20 juillet 2015

 

« Elle avait le plus joli – ici, le terme employé par Bonaparte est censuré, on peut trouver l’équivalent de sa pensée, si tant est qu’en ce domaine c’en est une, dans le dictionnaire, au mot callipyge – du monde ! »

Le plus joli du monde dans HUMEUR DES ANCETRES 220px-Jos%C3%A9phine_Imp%C3%A9ratrice_des_Fran%C3%A7ais_et_reine_d%27Italie.Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie – surnommée Yéyette dans son enfance martiniquaise – devient l’épouse de Bonaparte le 9 mars 1796. Veuve d’Alexandre de Beauharnais, guillotiné cinq jours avant le 9 thermidor, elle a bien failli elle aussi monter à l’échafaud. Aussitôt son mariage, Bonaparte part pour la campagne d’Italie. Il supplie Joséphine (Marie-Josèphe) de l’y rejoindre. Elle y va, accompagnée de… son amant, le beau lieutenant des hussards Hyppolite Charles ! Afin de se procurer de l’argent, elle trempe dans un trafic de chapeaux de paille et de saucissons destinés à l’armée ! Elle dépense beaucoup, Joséphine ! Aime-t-elle son mari ? Ce n’est pas sûr : ils envisagent même le divorce en 1799. Mais lorsque le vent tourne en faveur de Bonaparte, Joséphine se ravise. Impératrice en 1804, répudiée en 1810, elle meurt en 1814. L’amour qui n’avait peut-être jamais existé entre les époux impériaux avait été remplacé par la tendresse et la fidélité du coeur.

Il semble que Joséphine de Beauharnais ait eu trois vies. Née Marie-Josèphe-Rose, elle est appelée tout simplement Rose dans son enfance, à la Martinique. Elle grandit dans une noble famille de planteurs et est envoyée en métropole à 16 ans. Elle se marie presque immédiatement à Alexandre de Beauharnais, jeune homme qu’elle connaît depuis longtemps, et ami de la famille. Elle devient alors très proche de la noblesse française dès son arrivée à Paris, sa famille étant très ancienne… Son mari, Alexandre, n’est pas très bien vu. Il ne parvient pas à gravir les échelons de la noblesse, son patronyme est méconnu, et certaines disent que leur mariage a été considérablement fragilisé par ses guerres de pouvoir.

Alexandre de Beauharnais ne cesse d’avoir des aventures, laissant Rose souvent seule avec leurs deux enfants. Le couple se sépare à l’amiable 8 ans après, juste avant la révolution de 1794… Ce sont effectivement des temps troublés qui attendent Rose : son mari est guillotiné et elle même échappe de peu à la condamnation à mort. Elle ne reste emprisonnée que quelques semaines avant d’être relâchée, et parvient à sauver ses enfants. Rose est à présent une jeune veuve… Elle parvient à se remettre peu à peu et sa grande beauté lui permettra de rebondir très vite d’un point de vue sociale : c’est une personne extrêmement bien vue par toutes les strates de la population. Elle est accueillie dans les salons de dames les plus prisées, elle joue avec la mode, elle semble déjà avoir une passion pour les belles toilettes. N’ayant pas de revenus fixes, elle contracte dès lors de nombreuses dettes… Dont elle semble se sortir sans aucunes embûches. Elle acquiert très rapidement une réputation de passionnée de mode, et engendrera de nombreuses tendances!

Passionnée de botanique, elle contribue à introduire de nombreuses espèces florales en France, notamment des plantes d’origine subtropicale dans ses serres chaudes du château de la Petite Malmaison. L’impératrice est à l’origine de la première impulsion quant à l’acclimatation de végétaux exotiques sur la Côte d’Azur. Elle entreprend une correspondance suivie avec le préfet des Alpes-Maritimes, M.-J. Dubouchage et envoie sur la riviera française de nombreuses plantes en provenance de La Malmaison.

Bénéficiant de l’aide de l’État, et étant nostalgique des végétaux exotiques de La Martinique, elle réunit dans les serres de son château de la Malmaison de nombreuses plantes étrangères remarquables. Joséphine est ainsi à l’origine de l’introduction d’espèces nouvelles dans les Alpes-Maritimes, plantées dans le jardin botanique créé en septembre 1801 dans l’enceinte de l’École centrale du département, quartier Saint-Jean-Baptiste à Nice, sous l’égide de la Société d’agriculture des Alpes-Maritimes. Ce jardin botanique comprend deux parties dont l’une, d’une surface de 30 perches est destinée « à cultiver et à acclimater des plantes exotiques » et l’autre, d’une surface de 25 perches, comprend une grande serre.

 

Bien que sujette à de nombreux malaises, elle accepte de recevoir le tsar Alexandre Ier dans le château de Saint-Leu de sa fille Hortense, le 14 mai 1814. C’est pour s’être promenée avec lui dans le jardin, vêtue d’une simple robe d’été, qu’elle prend froid et contracte une pneumonie qui l’emporte le 29 mai 1814 vers midi, dans sa grande chambre du château de La Malmaison. Les médecins pratiquant l’autopsie confirment la pneumonie accompagnée d’une angine gangréneuse.

300px-Château_de_Malmaison_à_Rueil-Malmaison_003La veille de sa mort, elle faisait encore visiter son beau domaine à l’empereur de Russie. Elle meurt des suites d’un refroidissement attrapé sur l’étang de Saint-Cucufa.

Les funérailles solennelles ont lieu le 2 juin avec la plus grande pompe, dans la modeste et petite église du village de Rueil. Joséphine est inhumée en l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison d’abord dans un caveau provisoire dans la cave du presbytère. Ce n’est en effet que le 28 septembre 1825 que ses cendres sont transférées dans le tombeau commandé par ses deux enfants Eugène et Hortense, ces derniers passant plus de dix ans à lever les obstacles auprès des autorités pour faire ériger ce mausolée. Son monument funéraire, œuvre de l’architecte Louis-Martin Berthault et du sculpteur Pierre Cartellier, est surmonté d’une effigie en marbre de Carrare de Joséphine dans la même attitude que dans le tableau du Sacre de David. Berthault construit quatre colonnes ioniques supportant une voûte plein cintre. Cartellier sculpte la statue de Joséphine en orant et en costume de cour, disposant habilement le peigne de sa coiffure de manière à simuler le diadème alors que le gouvernement de la Restauration avait défendu de représenter Joséphine avec aucun des attributs impériaux

Nous pouvons également nommer la grande-duchesse de Bade, née Stéphanie de Beauharnais, nièce de son premier mari et adoptée par Napoléon. Mariée au grand-duc Charles II de Bade en 1806, elle est l’ancêtre des maisons royales de Roumanie et de Belgique, de Yougoslavie, de Grèce, d’Italie et de la maison grand-ducale de Luxembourg.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phine_de_Beauharnais

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14 JUILLET 2015 EN FRANCE

Posté par francesca7 le 13 juillet 2015

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S’il y avait davantage de créatures qui travaillent avec désintéressement et abnégation pour le bien de tous, la face du monde serait changée. Ce pour quoi je souhaite participer ! 

aussi longtemps que les humains n’auront pas de vrais critères pour analyser l’origine de leurs exigences et de leurs revendications, la scène politique restera un lieu d’affrontements.

chacun doit avoir pour première préoccupation de développer ses aspirations spirituelles et de donner aux autres les possibilités de les développer aussi. Il faut une telle force de caractère pour résister aux pressions de l’entourage ! 
Alors plus nous serons nombreux et plus nous seront entendus !

Merci Osia pour cette belle initiative !

GRANDE MEDITATION DU 14 JUILLET pour envoyer de l’Amour sur la France

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Propos de OSIA  : 

dans la vie, nous devons assumer ce que nous sommes… nous devons nous aimer tel que nous sommes..

je veux que la Vie continue… Malheureusement, dans les prochains jours, il risque d’y avoir du « grabuge » en France et je n’aime pas ça Evil or Very Mad 

Sur Facebook et sur G+, nous avons pris l’initiative avec Fabrice Vanderheggende de faire une grande méditation qui permettra d’apaiser les esprits et d’envoyer de l’amour et de la Paix sur notre beau pays 

J’ai pensé à vous et je me suis dit qu’il aurait été dommage de ne pas vous inclure à cette Grande méditation / https://www.facebook.com/events/846852718731380/853123504770968/

SOYEZ NOMBREUX A VENIR NOUS REJOINDRE

SUR : LA VIE DEVANT SOI

Omraam a dit un jour : 

«Tu sauras que tu es parvenu à t’unir avec l’idée de la paix et l’égrégore de la colombe lorsque, même si la mer de ta vie quotidienne se déchaîne en tempête, tu es capable de garder ta vision intérieure claire du royaume idéal de la paix et ainsi demeurer, quoi qu’il advienne, en harmonie, en contact avec l’Esprit divin qui plane au-dessus des eaux parfois troubles du monde. L’esprit de la Paix est au-dessus de toi, au-dessus du monde, des formes, des guerres et discordes en tous genres. Lorsque tu  Parviendras à entrer en contact avec lui par ton intériorité, alors il embellira ta vie. »

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LES BEAUX VILLAGES DE FRANCE

Posté par francesca7 le 9 juillet 2015

L’étranger c’est très enrichissant, mais la France regorge également d’endroits fabuleux. La preuve ! Vous pensiez avoir tout vu de la France ? Sachez que notre bien beau pays est riche de divers paysages et de cultures régionales méconnues par beaucoup. 

 
Les grandes villes françaises sont sublimes mais la campagne de notre Hexagone est tout aussi bourrée de charme. On vous le prouve avec ces quelques photos. Vous voudrez sans aucun doute partir en vacances, là, maintenant, tout de suite…
 
Jugez par vous-même :
 
1. Le Col du Galibier
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Le Col du Galibier se trouve dans les Alpes françaises entre les départements de la Savoie au nord et les Hautes-Alpes du Sud. Avec ce petit aperçu, on a l’impression de faire face à un véritable petit coin de sérénité sur Terre. Superbe, non ?
 
2. Saint-Jean-de-Maurienne
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Située en Savoie, cette petite commune se trouve au milieu des montagnes et à y voir la photographie, on y passera bien un séjour au calme loin de la ville et de la pollution.
 
3. La Toussuire 
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@letapedutour

Une station de ski et des châlets qui se fondent parfaitement dans un décor à couper le souffle. En été, les pentes verdoyantes contrastent avec les rochers et les falaises, un lieu féérique, presque hors du temps.

 
4. Digne-les-Bains
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@wikimedia
Digne-les-Bains est une des villes thermales les plus réputées de la région PACA. Et en plus de prendre soin de votre corps, vous pourrez vous rendre dans le Gorges du Verdon, situées non loin de là.
 
5. Mende
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@MarcCECCHETTI/Fotolia
Avec 12 000 habitants, la préfecture de Lozère est une ville paisible, perchée à près de 1200 mètres d’altitude. Si vous y passez, n’oubliez surtout pas de visiter l’église, l’une des plus belles de la région !
 
6. Plateau de Beille
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@JPLagache
Si c’est de la liberté et de l’air pur que cherchez, alors vous ne serez pas déçu ! Beille est dans l’est des Pyrénées, et pour la première fois cette année, un étape du Tour de France y arrivera. Ça promet d’être grandiose !
 
7. La Pierre Saint-Martin
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@deepski
Là-bas, chaque jour, vous pourrez profiter d’activités ludiques et variées pour découvrir des paysages exceptionnels. Sur place, le pin à crochets reste l’arbre emblématique de la Pierre Saint-Martin. Certains d’entre eux vivent 500 ans.
 
8. Mûr de Bretagne
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@CRP-Bretagne/E.Berthier
En plein cœur de la Bretagne, ce petit village de 2000 habitants a vraiment tout du charme local. Entre la verdure florissante à perte de vue et son magnifique lac, vous trouverez bien de quoi vous régaler !
 
9. Tarbes
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@SLA-aiport
Tarbes, sa mairie, ses jardins, et son architecture unique auront de quoi vous dépayser. La ville est pleine de charme et on y mange particulièrement bien.
 
10. Cauterets

@wikimedia

Pour finir voici sans doute l’un des endroits les plus surprenants de cette liste. Il s’agit du paysage que l’on peut admirer à Cauterets, une station de ski située à l’extrême ouest des Pyrénées. En tout cas, ça vaut le détour !

 
 
N’est-ce pas superbe ? Figurez-vous que si au premier abord ces endroits ne sont pas les destinations de rêve des voyageurs, il faut retenir qu’ils ont l’honneur d’accueillir le Tour de France cette année !
 
Gardez un œil sur la plupart des villes où le Tour de France passe, car il est possible de gagner un week-end pour assister à l’arrivée du Tour de France ! Jouez au Contre-La-Montre Ibis : localisez le plus précisément possible sur la carte de France les villes où passent la compétition. Vous pouvez jouer ici !

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Port-Royal-des-Champs : vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement

Posté par francesca7 le 17 juin 2015

 

Longueville-ChauveauLes guerres de religion ont pris fin. En même temps que l’économie se développe, l’église catholique connaît un renouveau qui offre deux directions possibles : celle de la confiance en l’homme, tendance représentée par les jésuites, et celle de la méfiance de l’âme, toujours soupçonnée d’être assaillie ou conquise par le mal, abandonnée de Dieu, livrée au diable.

Cette dernière tendance, pessimiste et austère, va être développée par une jeune fille de dix-huit ans qui transforme la journée du vendredi 25 septembre 1609 en date historique.

Voici comment : Près de Paris, dans la haute vallée de Chevreuse (aujourd’hui sur la commune de Magny-les-Hameaux), s’élevait l’abbaye de Port-Royal-des-Champs. Jacqueline Marie Angélique Arnauld de Sainte-Madeleine, fille d’un avocat au Parlement de Paris, conseiller d’État sous Henri IV et farouche adversaire des jésuites, devient coadjutrice de l’abbesse de Port-Royal à huit ans.

Elle fait partie d’une famille de vingt enfants, dont six filles qui deviennent toutes religieuses dans l’abbaye de la vallée de Chevreuse fort appréciée de la noblesse de robe parisienne friande de mondanités et de plaisirs divers !

À onze ans, la petite Jacqueline Arnauld montre une vocation religieuse exceptionnelle. À dix-huit ans, alors qu’elle est devenue abbesse, elle prend une décision irrévocable, le 25 septembre 1609 : son frère et son père étant venus lui rendre visite, elle refuse de les recevoir, fermant le guichet où les nonnes étaient accoutumées de s’entretenir avec leur famille. Désormais, s’ils veulent lui parler, ils le feront à travers une grille !

Ce vendredi 25 septembre 1609 demeure dans l’histoire la « journée du guichet ».

Toutes les religieuses se conforment à cette décision : elles ne recevront plus leur famille. Jacqueline Arnauld, devenue Mère Angélique, ne fait que commencer son programme d’austérité qui vise à agir en élus de la grâce de Dieu, en éloignant toutes les tentatives que pourrait faire le Malin pour s’introduire dans l’âme. Travail, prière (huit heures de prière par jour, le premier office commence à deux heures du matin !), repos, sont les trois règles de l’abbaye, renouant avec la règle de saint Benoit de Nursie.

À Port-Royal, on ne mange jamais de viande, on communique par gestes, on ne possède rien – posséder, c’est se livrer au mal, à la cupidité –, on couche sur une mauvaise paillasse. L’application de la règle est si stricte et la vie si austère qu’en trois ans, entre 1656 et 1659, vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement ! Jacqueline Arnauld trouvera ensuite dans les idées de l’évêque d’Ypres, Cornélius Jansen, l’écho exact de ses théories sur la grâce – cette sombre doctrine, reposant sur l’oeuvre de saint Augustin, l’Augustinus, deviendra le jansénisme.

La mère Le Tardif redevient simple religieuse et meurt, aveugle, en 1646.

Les religieuses n’étant plus présentes sur le site de Port-Royal des Champs, celui-ci devient un lieu d’attraction pour des hommes souhaitant se retirer temporairement du monde.

Le premier à s’y installer est un neveu de Jacqueline Arnauld, Antoine Le Maistre, qui séjourne à Port-Royal de mai à juillet 1638, avec ses frères, d’autres Solitaires et des enfants. Mais ils sont dispersés par ordre de la Cour, qui ne voit pas d’un bon œil cette nouvelle expérience. Antoine Le Maistre et son frère Simon Le Maistre de Méricourt reviennent cependant à Port-Royal à l’été 1639. C’est le début de la période des Solitaires à Port-Royal des Champs. Pendant une dizaine d’années, des hommes jeunes ou moins jeunes viennent se retirer à Port-Royal, attirés par le goût de la solitude et de la pénitence. L’abbé de Saint-Cyran leur rend visite pendant le court temps séparant sa libération de la Bastille (mai 1643) et sa mort, en octobre de la même année.

À Port-Royal de Paris, la communauté prend de l’ampleur. La mère Agnès Arnauld laisse sa place d’abbesse à sa sœur, la mère Angélique, en 1642. Réélue sans interruption jusqu’en 1651, elle a le projet de faire revenir la communauté aux Champs, qui ont été profondément assainis par les travaux des Solitaires. Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, autorise en 1647 la mère Agnès à envoyer quelques religieuses aux Champs. L’année suivante, la mère Angélique elle-même revient à Port-Royal des Champs avec neuf religieuses.

Les Solitaires quittent alors le site de l’abbaye pour s’installer aux Granges, comme le décrit Angélique dans une lettre écrite le 14 mai 1648 à la reine de Pologne : « Les ermites, qui occupaient nos bâtiments, nous reçurent en très grande joie, et chantèrent le Te Deum, nous quittant la place de très bon cœur. Quelques-uns se sont retirés bien affligés : on ne les abandonnera pourtant pas. Ils ont loué une maison à Paris, en attendant que Dieu nous donne la paix. Mes neveux et quelques autres se sont retirés à une ferme qui est au-delà de la montagne ». La mère abbesse passe son temps entre les deux monastères, qui n’ont qu’une seule autorité. Elle regrette cependant dans ses écrits de ne pas habiter en permanence Port-Royal des Champs, qu’elle appelle sa « chère solitude ».

La vie s’organise entre l’abbaye réinvestie par les religieuses et les Granges qui accueillent les Solitaires. Le 21 décembre 1649, Louis-Isaac Lemaistre de Sacy est ordonné prêtre à Port-Royal des Champs. Dans le monastère de Port-Royal de Paris, c’est son oncle Henri Arnauld qui est sacré évêque, le 29 juin 1649. La famille Arnauld est alors toute puissante dans un monastère qui fait figure de phare spirituel. Le Maistre de Sacy devient le confesseur des religieuses et des élèves des Petites Écoles, installés aux Granges où à partir de 1652 est construit le grand bâtiment de style Louis XIII qui accueille actuellement le musée. On compte parmi les Solitaires installés en haut de la colline, Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Antoine Arnauld, Claude Lancelot, Jean Hamon, Pierre Nicole et d’autres moins célèbres. C’est dans ce cadre que Blaise Pascal vient faire deux courtes retraites aux Granges, en 1656.

Port-Royal-des-Champs : vingt-cinq religieuses meurent d’épuisement dans AUX SIECLES DERNIERSLa période est alors celle de l’âge d’or de Port-Royal, malgré la Fronde qui commence. Celle-ci touche durement l’abbaye. Les pauvres affluent, cherchant un refuge. Le monastère est défendu par les Solitaires. Du 24 avril 1652 au 15 janvier 1653, la tension est telle que les religieuses doivent se réfugier à Paris avec la mère Angélique, en raison de la « guerre des Princes ». Les Solitaires, au nombre d’une vingtaine, sont eux restés garder l’abbaye et les Granges. C’est à cette période que le duc de Luynes fait construire sur le territoire de l’abbaye un château, le château de Vaumurier.

Malgré un riche passé, il ne reste aujourd’hui presque rien de ce monastère fondé en 1204.

Cet endroit fut le théâtre d’une intense vie religieuse, intellectuelle et politique du xiiie siècle à nos jours. D’abord simple abbaye cistercienne féminine au cœur du bassin parisien, Port-Royal devient au xviie siècle l’un des hauts lieux de la réforme catholique4 puis l’un des symboles de la contestation politique et religieuse, face à l’absolutisme royal naissant et aux réformes théologiques et ecclésiologiques de l’Église tridentine.

Qualifié d’« affreux désert » par la marquise de Sévigné en raison de son isolement, Port-Royal apparaît comme une « thébaïde » pour les admirateurs des Solitaires, c’est-à-dire un endroit privilégié où le chrétien est à même d’œuvrer pour son salut sans être tenté par le monde matériel. Attirant ou repoussant, il fascine le monde intellectuel et religieux du xviie siècle.

Les Jésuites, par l’intermédiaire du roi Louis XIV, après de multiples entraves et suppression de revenus financiers, font chasser les religieux de Port-Royal des Champs en 1709 et, en 1712 l’abbaye fut « rasée par la poudre » sur ordre du Conseil d’État sous l’autorité de Louis XIV, l’abbaye et son domaine deviennent des lieux de mémoire et d’histoire, séduisant et inspirant visiteurs et intellectuels.

Le site de Port-Royal des Champs est aujourd’hui classé parmi les Monuments historiques et au titre des sites protégés. Il abrite un musée national.

En 1706, la mère Élisabeth de Sainte-Anne Boulard de Denainvilliers meurt. Elle a auparavant désigné la sœur Louise de Sainte-Anastasie du Mesnil pour prendre sa suite. Mais la communauté n’a pas le droit de procéder à l’élection. La mère Louise reste donc prieure, jusqu’à la fin de l’abbaye. L’année suivante, Louis XIV donne l’ordre de donner les revenus de Port-Royal des Champs à l’abbaye de Port-Royal de Paris. C’est signer, à très brève échéance, la mort de l’abbaye. L’archevêque de Paris interdit aux religieuses de recevoir la communion. Il les déclare également « contumaces et désobéissantes aux constitutions apostoliques et comme telles incapables de participer aux sacrements de l’Église». Les sœurs sont donc privées à la fois des nourritures spirituelles et des nourritures temporelles. Leur nombre se réduit, au fur et à mesure des décès.

Le 27 mars 1708, une bulle pontificale retire aux religieuses l’usage de leurs terres, ne leur laissant que l’église et le monastère. Une deuxième bulle, datée de septembre, ordonne la suppression de Port-Royal des Champs.Louis Phélypeaux de Pontchartrain, chancelier, essaie de s’opposer aux décisions royales et pontificales. Mais le parlement de Paris enregistre les textes du pape et du roi.

L’archevêque de Paris confirme le 11 juillet 1709 la suppression du monastère. Après une visite orageuse de l’abbesse de Port-Royal de Paris le 1er octobre, qui n’est pas reconnue comme supérieure par les religieuses, le Conseil d’État rend un arrêt confirmant les droits du monastère parisien sur celui des Champs. Le 26 octobre, il ordonne également l’expulsion des religieuses.

Image illustrative de l'article Port-Royal des ChampsLe lieutenant de police d’Argenson est désigné pour procéder à l’expulsion. Le 29 octobre 1709, il se rend à l’abbaye, accompagné de soldats. Les quinze sœurs professes et les sept sœurs converses présentes sont emmenées vers différents couvents d’exil. Une dernière sœur, malade, est expulsée le lendemain en litière.

Quelques mois plus tard, en janvier 1710, le Conseil d’État ordonne la démolition de l’abbaye. Entre le mois d’août 1710 et l’année 1711, de nombreuses familles de proches du monastère viennent exhumer les corps des religieuses enterrées dans l’église. Certaines dépouilles, comme celles des Arnauld, sont transférées à Palaiseau, d’autres à Magny-Lessart. Près de 3 000 corps sont enterrés à Saint-Lambert-des-Bois, dans une fosse commune encore identifiable aujourd’hui et appelée « carré de Port-Royal ». Les dépouilles de Jean Racine, Antoine Lemaître et Louis-Isaac Lemaistre de Sacy sont emmenées à Saint-Étienne-du-Mont à Paris.

Au cours de l’année 1713, l’abbaye est rasée à la poudre. Ses pierres sont vendues ou récupérées par les habitants des alentours, parfois comme reliques mais le plus souvent comme matériau de construction.

Une littérature liée à Port-Royal apparaît dès le début du xixe siècle. Ainsi Henri Grégoire, dans Les Ruines de Port-Royal des Champs (1801 et 1809), dresse un tableau romantique du site, où « la clématite, le lierre et la ronce croissent sur cette masure ; un marsaule élève sa tige au milieu de l’endroit où étoit le chœur ». Mais l’abbé Grégoire est aussi le premier à considérer Port-Royal comme un symbole de lutte contre l’absolutisme et comme un précurseur de la Révolution française :

« Sur le point de vue politique, les savans de Port-Royal peuvent être cités comme précurseurs de la révolution considérée, non dans ces excès qui ont fait frémir toutes les âmes honnêtes, mais dans ses principes de patriotisme qui, en 1789, éclatèrent d’une manière si énergique. (…) Depuis un siècle et demi presque tout ce que la France posséda d’hommes illustres dans l’Église, le barreau et les lettres, s’honora de tenir à l’école de Port-Royal. C’est elle qui, dirigeant les efforts concertés de la magistrature et de la portion la plus saine du clergé opposa une double barrière aux envahissements du despotisme politique et du despotisme ultramontain. Doit-on s’étonner qu’en général les hommes dont nous venons de parler aient été dans la Révolution amis de la liberté? »

Chateaubriand, dans la Vie de Rancé, compare la Trappe à Port-Royal en ces termes : « La Trappe resta orthodoxe, et Port-Royal fut envahi par la liberté de l’esprit humain. » Reprenant la description des ruines du monastère qu’avait faite l’abbé Grégoire, il dépeint avec une violence tragique l’exhumation des corps en 1710.

Mais celui qui va donner ses lettres de noblesse littéraire à ce thème est Charles Augustin Sainte-Beuve. Dans un cours professé à Lausanne en 1837-1838, il brosse un portrait élogieux d’un monastère composé d’intellectuels brillants et de religieuses exaltées mais pures. Il fixe pour longtemps cette vision dans l’imaginaire collectif, avec la publication de son monumental Port-Royal à partir de 1848. Il voit en Port-Royal un exemple de rigueur et de courage, et élabore une lecture à la fois très précise sur le plan historique et elliptique concernant les aspects dérangeants du jansénisme.

À sa suite, de nombreux intellectuels se réfèrent à cette image mythique pour écrire des romans ayant pour cadre le monastère, ou pour invoquer l’esprit de Port-Royal au milieu d’autres réflexions. Au début du xxe siècle on trouve même des romans mettant en scène des personnages réels, mais avec un comportement déconnecté de la réalité historique. Les port-royalistes sont des « héros », combattant l’Église et la monarchie. Dans un contexte d’installation difficile de la Troisième République et de lutte anticléricale, Port-Royal est un argument de poids, souvent utilisé comme tel.

En 1954, Henry de Montherlant écrit une pièce de théâtre en un acte, Port-Royal, dont l’action se concentre sur la journée du « 26 d’août » 1664, c’est-à-dire la visite de Mgr de Péréfixe au couvent du faubourg Saint-Jacques. Cette œuvre remet au goût du jour les vestiges du monastère. Montée dans le contexte du rachat par l’État d’une partie du site des Granges (voir supra), elle attire de nombreux visiteurs sur les lieux.

À la fin du xxe siècle et au début du xxie siècle, Port-Royal des Champs reste une référence intellectuelle et patrimoniale. Si son histoire et celle du jansénisme sont de moins en moins connues du grand public, son exemple représente un symbole, comme le montrent les créations artistiques contemporaines : un écrivain comme Gabriel Matzneff, qui fut l’ami de Montherlant, ne manque pas d’évoquer dans nombre de ses livres l’abbaye. Le film de Vincent Dieutre, Fragments sur la grâce, sorti en 2006, a remporté un succès d’estime surprenant. Des œuvres littéraires ayant le monastère pour objet ou pour cadre sont régulièrement éditées comme (en 2007) le roman de Claude Pujade-Renaud, Le désert de la grâce. Elles sont souvent empreintes d’une vision idéalisée de la réalité, mais reflètent bien la fascination que Port-Royal continue d’exercer.

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L’age d’or du CREUSOT

Posté par francesca7 le 29 mai 2015

 

le_creusot_et_ses_usines_-_Liv4-Ch02grand ensemble sidérurgique et grande ville industrielle situés en Saône-et-Loire, dont la principale phase de développement s’ouvre dans les années 1830.

L’histoire industrielle du Creusot commence à la fin du XVIIIe siècle, avec l’exploitation systématique du charbon local pour fondre le fer. Travaillant essentiellement pour la marine, la Fonderie royale, qui compte 4 hauts fourneaux et quelque 1 500 ouvriers en 1785, fait déjà figure de géante industrielle. Mais Le Creusot prend son véritable essor après le rachat des usines par un groupe d’hommes d’affaires, dont deux Lorrains, les frères Schneider. En 1836, ils fondent la Société des forges et ateliers du Creusot.

L’âge d’or.

• Le développement du Creusot est étroitement lié à l’histoire de la dynastie Schneider. En 1838, on y construit la première locomotive française. Symbole de l’industrialisation de la France dans la seconde moitié du XIXe siècle, la compagnie connaît une croissance quasi ininterrompue jusqu’à la Première Guerre mondiale. Sous la présidence d’Eugène Schneider, qui fut aussi maire et député du Creusot, ainsi que vice-président puis président du Corps législatif sous le Second Empire, la variété et la qualité de ses produits (matériel ferroviaire, artillerie) permettent de concurrencer la très puissante sidérurgie anglaise.

Après la mort d’Eugène Schneider, en 1875, la croissance se poursuit, sous la houlette de son fils Henri, puis de son petit-fils Eugène, malgré une période de crise entre 1882 et 1887. En 1914, les usines du Creusot emploient 15 000 ouvriers - sur une population de 38 000 habitants. L’acier occupe alors une place prépondérante dans la production.

Un capitalisme paternaliste.

• Ce développement ne saurait être compris indépendamment du système mis en place par les Schneider, et qui peut être considéré comme l’un des sommets du paternalisme industriel. Alors que, jusqu’à la fin du XIXe siècle, la majeure partie de la production industrielle française dépend encore de petits ateliers ruraux ou urbains, le souci constant des Schneider est de fixer, discipliner et former la main-d’œuvre dans une grande ville-usine constituant un système clos. Dès 1837, des écoles sont créées pour assurer la formation des futurs employés de la compagnie, une initiative en rupture avec la tradition de transmission du savoir-faire ouvrier dans l’atelier. D’autre part, considérant que la préservation de la famille et de la propriété sont les meilleurs moyens d’assurer la moralisation et la « reproduction » de la main-d’œuvre sur place, les Schneider prennent progressivement en charge tous les aspects de la vie des Creusotins : santé, logement, retraite, allocations familiales.

La dépendance de la population à l’égard des Schneider, le poids politique de la dynastie, rendent toute opposition difficile, ou radicale. Les grèves sont peu nombreuses, mais dures : en 1870, les ateliers, puis les mines, sont paralysés ; la grève de 1899 donne lieu à un arbitrage du gouvernement et à la création des premiers délégués ouvriers, et celle de 1900, à l’exil de nombreux ouvriers hostiles aux Schneider.

Crises et déclin.

• Après la Première Guerre mondiale, tout en restant une grande ville industrielle, Le Creusot, concurrencé par d’autres sites, perd de son importance. En 1936, la nationalisation de la fabrication des armes et les lois sociales du Front populaire, qui rendent le paternalisme obsolète, réduisent l’emprise des Schneider sur la ville.

La reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis l’édification européenne, la concurrence de nouveaux pays et de nouveaux matériaux, conduisent à d’importantes concentrations dans la sidérurgie française. Après la mort, en 1960, de Charles Schneider, dernier membre de la famille à la tête du groupe, la fusion des Forges et ateliers du Creusot avec les Ateliers et forges de la Loire donne naissance, en 1970, à Creusot-Loire, qui devient le premier groupe national pour les aciers spéciaux. Mais la crise frappe durement cette nouvelle société, qui fait faillite en 1984. Déclaré « pôle de conversion », Le Creusot - Le Marteau-pilonLe Creusot doit faire face à la suppression progressive de 3 000 emplois, ainsi qu’à une reconversion douloureuse. Pour partie, ses usines, emblématiques de la croissance industrielle française au tournant du siècle, ont été transformées en musée.

Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne. Elle fait partie de la métropole Rhin-Rhône. Le Creusot est la septième ville de Bourgogne en termes de population, avec 22 783 habitants, une agglomération de 34 272 habitants et enfin une aire urbaine de 42 846 habitants.

Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec environ 23 000 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par la technologie de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (Arcelor-Mittal), de l’énergie (Areva, General Electric Oil & Gas, Siag), des transports (Alstom, Safran-Snecma), etc. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Écomusée ainsi que l’Académie François Bourdon, centre d’archives industrielles, qui retracent l’épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d’attractions et de balades en train touristique côtoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature.

Le Creusot est, par ailleurs, le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son Institut universitaire de technologie (4 départements, 6 licences professionnelles) et le centre universitaire Condorcet  (4 filières DEUG, DESS), antenne de l’université de Bourgogne.

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Le fromage Mâconnais

Posté par francesca7 le 21 mai 2015

Le fromage Mâconnais  (71) est appelé Chevroton de Maçon ou Cabrion de Maçon.
images (1)Le fromage Mâconnais prend la forme d’un petit cylindre tronçonique et pèse dans les 100 grammes. L’affinage du fromage Mâconnais dure deux semaines, mais plus l’affinage est prolongé, plus le fromage devient dur et salé.

Il peut être dégusté frais ou sec. Son odeur est celle d’une senteur d’herbe.

Choix à l’aspect  du fromage Mâconnais: croûte fine et de couleur bleu clair;
Choix à l’odeur : du fromage Mâconnais aucune odeur spéciale;
Choix au toucher  du fromage Mâconnais: pâte ferme presque dure;
Choix au goût du fromage Mâconnais : faible saveur caprine peu noisetée à noisetée;

Originaire de Bourgogne du sud, le Mâconnais a obtenu son AOC en décembre 2005. Fromage de chèvre fabriqué à base de lait cru et entier, le Mâconnais était historiquement consommé pour le casse-croûte lors des travaux de la vigne : l’élevage de chèvres était traditionnellement une activité complémentaire des exploitations viticoles du Mâconnais. 
De couleur crème, sa pâte lisse et ferme, à la texture fine, s’assouplit avec l’affinage qui doit durer 10 jours au minimum.
Le Mâconnais est un fromage de chèvre de Bourgogne du Sud, aussi appelé Chevreton de Mâcon. 
Historiquement, l’élevage des chèvres a toujours été une activité complémentaire à la viticulture mâconnaise : le pâturage des chèvres sur les prairies intercalées entre les vignobles à flanc de coteaux permettait de produire le fumier nécessaire à la vigne et … des fromages !
La notoriété du Mâconnais a dépassé sa région d’origine dès le XIX ème siècle.

Le Mâconnais est un petit fromage élaboré à partir de lait de chèvre cru faiblement emprésuré.Il est obtenu à partir d’un caillé de type lactique. Sa forme particulière, facilement identifiable, detype tronconique est due à l’utilisation d’un moule à la forme adéquate et à l’absence de retournement des fromages en faisselle depuis le démoulage et jusqu’à la fin de la période minimale d’affinage prévu 

Traditionnellement, le Mâconnais sèche à l’air libre dans des cages à fromages installées à l’ombre, avant d’être affiné en cave ou en hâloir . Il y reste au moins 6 jours entre 8 et 12°C, et 70 à 90% d’hygrométrie.
Durée d’affinage minimum : 10 jours

L’alimentation du troupeau est basée sur un système herbager avec des fourrages issus exclusivement de l’aire géographique définie au chapitre 4 du présent cahier des charges. L’herbe est consommée soit sous forme pâturée (prairies permanentes et/ou temporaires), soit apportée en vert à l’auge ou encore sous forme de foin. Les prairies temporaires monospécifiques sont interdites, à l’exception de la luzerne. En période de pâturage ou d’affouragement en vert, la part de l’herbe fraîche pâturée et/ou distribuée à l’auge représente au minimum un tiers de la ration quotidienne par chèvre, avec un apport en foin ne pouvant excéder 1,2 kg de matière brute et un apport en aliments complémentaires ne pouvant excéder 1 kg en matière brute. Toute forme de fourrages fermentés est interdite dans l’alimentation du troupeau caprin. Par ailleurs, dans le cas d’exploitations utilisant des fourrages fermentés sur d’autres ateliers que l’atelier caprin, les producteurs doivent stocker ces fourrages fermentés à l’écart du parcours normal des chèvres et de manière individualisée des aliments destinés à leur alimentation.
images (2)Les aliments complémentaires aux fourrages sont constitués des matières premières incorporables définies selon une liste positive (annexe 2). Le lactosérum issu de la ferme peut-être redistribué aux chèvres mais n’est pas intégré dans le calcul de la ration.
La quantité annuelle d’aliments complémentaires distribuée ne peut excéder 350 kg de matière brute par chèvre.
Seuls sont autorisés dans l’alimentation des animaux les végétaux, co-produits et aliments complémentaires issus de produits non transgéniques. L’implantation de cultures transgéniques est interdite sur toutes les surfaces d’une exploitation produisant du lait destiné à être transformé en appellation d’origine protégée « Mâconnais ». Cette interdiction d’implantation s’entend pour toute espèce végétale susceptible d’être donnée en alimentation aux animaux de l’exploitation et toute culture d’espèce susceptible de les contaminer.

Lire la suite sur le site d’origine….. http://androuet.com/

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Viriville, petit coin de paradis

Posté par francesca7 le 16 mai 2015

 

PRÉSENTATION
Petit bourg du Dauphiné de plus de 1300 habitants, situé au Nord-Ouest de l’Isère, au coeur du pays de Chambaran, Viriville est bâti sur les rives de la Pérouse.

Situé à 70 km de Lyon, 50 km de Grenoble – soit à une heure de la première station de ski et à trois heures de Marseille -Viriville rassemble ses maisons au pied des ruines du château de Grolée. D’une superficie de 3046 ha, il y a un centre bourg important et 11 hameaux. La Pérouse est le principal ruisseau qui traverse le village.

A VISITER AU VILLAGE
Plusieurs curiosités locales sont à découvrir à Viriville :

  • une chapelle magnifiquement conservée d’origine romane
  • la madone dans le bois de Saint-Baudille (statue)
  • le clocher d’une ancienne église
  • les ruines du château de Grolée.

La_ferme_des_Bonnettes

La ferme des Bonnettes se situe au niveau du hameau des Bonnettes sur la commune de Viriville à quelques kilomètres de la ville de Roybon. Il s’agit en fait d’un ensemble de trois bâtiments comprenant une maison d’habitation et deux granges inscrites monuments historiques depuis le 12 février 2003. Cet ensemble niché au milieu des bois et des champs domine la plaine de la Bièvre grâce à sa position au sommet d’une colline.

Cet ensemble agricole se décompose en deux parties.

La partie « ferme nord » date du xviie siècle et se compose de la maison d’habitation et d’une des deux granges.

Une datation par dendrochronologie a été effectuée et a permis de dater l’habitation et la grange. Celles-ci auraient été construites en 1626 et 1643. Ces bâtiments font partie des rares constructions témoignant encore d’une architecture typique des constructions rurales dans les Chambaran. Ces deux constructions sont de plan carré. L’étage est constitué d’une ossature en bois de châtaignier et de chêne avec un remplissage en torchis composé de terre argileuse, de paille et d’eau appliqué directement sur un support fait de petits bois souples (noisetier, châtaignier…). Les murs du rez-de-chaussée quant à eux furent construits grâce à un empilement de galets roulés. Le toit est composé deux pans couvert de tuiles creuses de terre cuite de type « tuile canal ».

La « ferme sud » comprenait initialement plusieurs bâtiments comme le prouve le cadastre de 1825. Ces derniers ont été remplacés au milieu du xixe siècle par une grange en pisé. Cette grange est caractéristique des constructions en pisé de la région et l’on trouve encore beaucoup d’autres bâtiments de ce genre en Isère.

Ainsi la rareté des bâtiments en pan de bois et les caractéristiques de cet ensemble sont représentatifs des constructions rurales en pan de bois du xviie siècle dans ce secteur du Dauphiné : le hameau dans son ensemble fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 2003.

De nos jours la ferme appartient à une famille d’agriculteur de Viriville. Ces derniers utilisent encore les granges à des fins professionnelles, mais n’utilise plus l’habitation principale, cependant cette famille virivilloise a décidé de la sauver et d’en faire un lieu à vocation patrimoniale. Il est d’ailleurs possible de visiter la ferme lors des journées du patrimoine, de plus quelques animations sont organisées au sein de la ferme, spectacle en tous genres, cuisson dans le four à pain.

 

LE VILLAGE ET SES PROJETS

  • un musée de landaus (unique en France : une exposition a lieu chaque année en été !)
  • un musée Playmobil.

Thodure, village rural, est implanté au sud de la plaine de la Bièvre, au pied du plateau de Chambaran.

Au centre du village de Thodure, vous pourrez admirer une église aux murs de galets roulés typiques des constructions de la région.

La petite place, ornée d’une très jolie fontaine construite à la fin du 19e siècle, est un lieu de rencontre privilégié pour les villageois et une halte rafraichissante pour les randonneurs cyclistes et pédestres.

Elle accueille également un petit marché le samedi matin, et un concert de la société de musique du village au mois de juin.

Lapeyrouse-Mornay (26210) est un village dromois enclavé dans le département de l’Isère, à proximité de Beaurepaire.
Lapeyrouse-Mornay – points d’intérêt

Le musée « Les outils de nos ancêtres » vous fait découvrir 10 métiers anciens travers une multitude d’objets et d’outils.

    Réservez en ligne votre chambre d’hôtes près de Lapeyrouse-Mornay

LES FÊTES AU VILLAGE
1. la foire au boudin
Tous les ans, le dernier samedi de Janvier, sur la place du village, un immense chapiteau recouvre d’ énormes chaudrons fumants où sont cuits plusieurs kilomètres d’un boudin parfumé que l’on peut déguster sur place accompagné d’un vin chaud.

2. les feux de la Saint-Jean
En juin, jour de la St. Jean, un feu majestueux réuni une foule impressionnante venue danser et admirer l’illumination fantastique du clocher et son embrasement de feux d’artifice.

3. le pucier
Le 22 juillet, les villageois, pour la plupart devenus exposants, viennent de bon matin étaler leurs trésors dans les ruelles du vieux village pour le plus grand plaisir des chineurs.

Paysage_rural_en_hiver4. la fête de la Jeanne Sappey
Depuis plus de 150 ans, chaque année en août, se déroule dans les rues du village, la grande Vogue dite la Jeanne Sappey, organisée par les conscrits du village et le comité des fêtes. Les festivités comportent : une retraite aux flambeaux pour l’ouverture, un important corso fleuri le dimanche après-midi et repris le mardi soir, une foire aux célibataires et divers jeux (tir à l’oie, concours de boules…). Elles attirent de nombreux manèges et attractions foraines (plus de 10 000 visiteurs).

Viriville (Isère 38) village de 1300 habitants, en plein essor, au nord-ouest de l’Isère en lisière de la forêt de Chambaran.

Très vivant, le petit bourg de Viriville est le théâtre de nombreuses manifestations dont la plus importante est sans doute la fête de la Jeanne Sappey au mois d’août. Il s’agit d’une grande vogue organisée par les conscrits du village. Au programme : retraite aux flambeaux, corso fleuri, foire aux célibataires, jeux divers et attractions foraines. 

Réservez votre chambre d’hôtes près de Viriville (38)                     

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